Eglise catholique de Martinique
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Dimanche des quatre papes

Ce dimanche 27 avril 2014 à Rome, deux Papes étaient canonisés : Jean XXIII et Jean-Paul II déclarés officiellement « saints » par le Pape François en présence du Pape émérite Benoît XVI.


C’étaient quatre Papes qui étaient en même temps rendus présents au Peuple de Dieu, dans cette célébration qui avait lieu le dimanche dit « dans l’Octave de Pâques », parce que célébré huit jours après la grande fête de la Résurrection du Seigneur Jésus.

Ce dimanche est appelé aussi « Dimanche de la Divine Miséricorde ».
C’est en effet le Pape Jean-Paul II qui a institué la fête de la Divine Miséricorde le 30 avril 2000, jour où il a canonisé la sœur Faustine Kowalska, apôtre de la Miséricorde. L’année suivante, cette fête fut célébrée le 22 avril, et elle est célébrée depuis, chaque année, le dimanche qui suit le dimanche de Pâques.
C’est le dimanche de la Divine Miséricorde, 2 avril 2005, que Jean-Paul II a quitté ce monde. En l’honneur de sa dévotion à sainte Faustine et à la divine miséricorde, Jean-Paul II a été béatifié le 1° mai 2011, dimanche dans l’octave de Pâques. Il convenait que le Pape François choisisse de le déclarer Saint ce dimanche 27 avril 2014.

Jean-Paul II, né Karol Wojtyla le 18 mai 1920 à Wadowice, à 50 kilomètres de Cracovie en Pologne, a été élu Pape le 16 octobre 1978, à l’âge de 58 ans, devenant le 263e successeur de Saint Pierre.

Personne n’ignore le mot d’ordre qu’il lança aux chrétiens et à tous les hommes de bonne volonté au moment de son élection : « N’ayez pas peur. » Ces mots prononcés avant lui par Jésus Ressuscité devaient sous-tendre son apostolat, tout au long de son pontificat qui dura vingt-sept ans, avec son ouverture au monde, ses centaines de voyages autour du monde, l’attentat qui devait le diminuer pour le reste de sa vie, ses nombreuses encycliques, sa passion des jeunes pour lesquels il institua les Journées mondiales de la jeunesse.

Nous aurions certes beaucoup à dire au sujet de Jean-Paul II. Nous nous contentons de rappeler que le pape François a tenu à lui associer, dans la même canonisation, celui dont l’Esprit Saint s’est servi pour initier « l’aggiornamento » de l’Eglise : Jean XXIII, de son vrai nom Angelo Giuseppe Roncalli, né à Sotto il Monte, près de Bergamo, Italie, le 25 novembre 1881, d’une modeste famille de paysans. Elu Pape le 28 octobre 1958, il surprit le monde entier en annonçant, dès le début de son pontificat, son intention de convoquer un Concile Oecuménique. Ce concile fut convoqué le 10 octobre 1962 sous le nom de Concile Vatican Il, et se termina en 1965. Jean XXIII n’en vit pas la fin puisqu’il fut rappelé à Dieu le lundi de la Pentecôte, le 3 juin 1963.

Jean XXIII, au cours de son bref Pontificat, a ouvert la porte à ses successeurs et montré la voie : c’est lui le premier Pape à sortir du Vatican, à aller visiter les enfants à l’hôpital du Bambino Gésù, les détenus de la prison Regina Coeli, les prêtres âgés à Monte Mario.

Il a eu le temps d’écrire d’admirables encycliques telles que « Pacem in terris. »Trois mois avant sa mort. Il a introduit la simplicité dans la liturgie et dans le mode de vie du clergé, insistant sur le service et la bonté.
La bonté était ce qui le caractérisait le mieux et explique qu’on lui ait donné en Italie le surnom de « Papa Buono » (Le Bon Pape).

Ce dimanche de la Divine Miséricorde, la Ville de Rome était trop petite pour contenir le million de pèlerins venus participer à l’événement qui se déroulait sur la place Saint Pierre, embrassant difficilement entre ses bras huit cent mille personnes. Un millier d’évêques venus du monde entier concélébraient avec le pape François et le Pape émérite Benoît XVI. Je me tenais parmi eux, juste derrière le Cardinal Sarah qui a gardé un bon souvenir de son séjour en Martinique et a été plein de prévenance à notre égard.

Ma présence se justifiait par la reconnaissance impérissable que j’ai envers ces deux Papes que j’ai connus personnellement, et qui sont intervenus de manière particulière dans le cours de ma vie. Elle s’expliquait surtout par le besoin très fort de « faire église » avec tous les hommes représentés par cette grande diversité de personnes.

Si en effet Jésus a choisi les hommes qu’il voulait et en a fait ses « apôtres » c’est pour leur dire Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. Allez, de tous les hommes faites des disciples. Baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit, apprenez-leur à observer ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps.

Ces deux Papes ont été grands, « géants » même, parce que successeurs des Apôtres, comme le sont tous les évêques, ils ont simplement fait ce que le Seigneur exige de chaque baptisé, et plus encore de ceux qui sont consacrés de manière exclusive au service de son Peuple.

Que Saint Jean XXIII et Jean-Paul II intercèdent pour nous de manière efficace ? et obtiennent du Seigneur les grâces dont notre Eglise particulière a d’avantage besoin, et que le Seigneur vous bénisse.

+Michel Méranville

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