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        Journées Mondiales des catéchistes à Rome

Journées Mondiales des catéchistes à Rome

La délégation martiniquaise donne de ses nouvelles

Du 23 au 28 septembre 2013, près de 2000 catéchistes venus du monde entier se sont réunis à Rome. La délégation martiniquaise, forte d’une trentaine de membres, a vécu cette rencontre dans la joie. Depuis Rome, le chef de la délégation, le diacre Pierre Valey, nous a adressé un premier compte-rendu.


Depuis le 23 septembre une délégation de 23 catéchistes de notre diocèse s’est envolée pour Rome via Paris où se sont joints à eux 5 autres Martiniquais. Après un voyage de plus de 13 h, sans incident, ils ont atterri à l’aéroport Fiumicino.

Deux groupes ont été constitués parmi les congressistes, l’un de 11 pèlerins et l’autre de 17. Les lieux d’hébergement ont été différents en raison des activités proposées à chaque groupe
.
Le Congrès et le pèlerinage ne commençant que le jeudi 26 la visite du Vatican et une ballade dans la Rome gothique ont été programmées. Les pieds et les chevilles ont souffert à cause des longues séances de marche. Cela a servi d’entraînement aux pèlerins qui ont beaucoup marché par la suite.

Nous avons été rassemblés à la salle Paul VI, où Son Excellence Mgr Octavio Ruiz Arenas nous a accueillis puis présenté les Journées Mondiales de la Catéchèse. Après la projection d’une vidéo d’art et de la nouvelle évangélisation, le Congrès a été introduit par Son Excellence Mgr Rino Fisichella.

Plusieurs éminents chercheurs nous ont communiqué le fruit de leurs travaux concernant la Catéchèse et la Nouvelle évangélisation.

Madame Bruna Costacurta a animé la Lectio Divina à partir de l’Evangile selon saint Luc, les disciples d’Emmaüs.
Les travaux du professeur Petroc Willey ont porté sur « Dieu cherche l’homme et se révèle tandis que le Révérend P. Manuel José Jiménez Rodriguez nous a parlé de « l’Eglise, premier sujet de la foi ».

Afin de clôturer la journée du jeudi, nous avons été invités à participer à un module art et foi à l’église saint Ignace de Loyola où le décor et les tableaux sont magnifiques. Pour certains la journée s’est terminée autour de 24h00.
La journée du vendredi a commencé pour moi de manière très accélérée. En effet, il a fallu prendre en charge deux pèlerins qui avaient loupé le départ de leur bus. Après l’installation des congressistes, nous sommes partis en métro vers la Basilique Sainte Marie Majeure.

Entre temps, les congressistes après la prière de Tierce, avaient eu une conférence par le professeur Pierangelo Sequeri : Memoria fidei, le dynamisme de l’acte de foi (Mémoire, évènement, prophétie)

Puis le Père Robert DONARO nous a entretenu sur : Traditio et Redditio Silboli, Notre « oui » à Dieu.

L’après-midi les travaux ont débuté avec du retard car il a fallu contrôler toutes les personnes présentes à la salle Paul VI à cause de l’intervention du Saint Père prévue en fin de journée.
Après quatre communications données très rapidement par le Révérend Krzysztof Kaucha, Mme Jem Sullivan, le Révérend Alberto Franzini et M. Joël Molinario, Sa Sainteté le pape François a fait son entrée dans cette magnifique salle Paul VI.

L’accueil des congressistes a été magnifique, le pape a pris le temps pour serrer des mains dire un petit mot à certains de ceux qui se trouvaient sur son passage. Durant toute sa présence avec nous il a arboré un large sourire.
Dans son intervention, il a beaucoup insisté pour dire qu’ « être catéchiste » n’est ni un métier, ni un titre mais une vocation. Le catéchiste doit permettre la rencontre avec Jésus par toute sa vie. Il nous a invités à être des témoins qui ne s’enferment pas mais qui vont dans la périphérie, là où le Christ nous attend dans le pauvre, le petit...
Il nous a exhorté à prendre du temps pour Dieu quelque soit notre situation de vie, notre charge de travail…

C’est en trois points qu’il a expliqué ce que voulait dire repartir du Christ ; en trois points comme le faisaient les vieux jésuites - a-t-il précisé en plaisantant. Sortant plusieurs fois de son texte, racontant des anecdotes personnelles, il a expliqué que recommencer par le Christ, cela voulait dire tout d’abord entretenir des rapports familiers avec Lui. Par exemple, en regardant le Tabernacle et en se laissant regarder par Dieu. Vous vous ennuyez, vous vous endormez - a-t-il lancé - Peu importe, Dieu, Lui, vous regarde. Il faut se laisser regarder par le Seigneur, lui permettre de nous réchauffer pour réchauffer les autres. Bien sûr, pour ceux qui sont mariés et qui ont des enfants, il peut être difficile de prendre du temps. Mais il y a dans l’Eglise différentes vocations et formes spirituelles. Pour le Souverain Pontife ce qui compte c’est que chacun trouve sa façon de rester avec le Seigneur.

Repartir du Christ, cela veut dire aussi sortir de soi-même et aller à la rencontre de l’autre. Ceux qui placent le Christ au centre de leur vie – explique le Pape - se décentrent. Plus on s’unit à Jésus, plus Il nous ouvre aux autres. Dieu est le centre, mais il est toujours don de soi, relations, vie qui se communique. Et avec le sens de la formule qui le caractérise, le pape François a affirmé que le cœur du catéchiste vit toujours le mouvement de « systole et diastole » : union avec Jésus – rencontre avec l’autre. Si l’un de ces deux mouvements vient à manquer, son cœur ne bat plus.

Repartir du Christ, cela veut dire enfin ne pas avoir peur de partir avec Lui dans les « périphéries ». A ce propos, le pape a invité les catéchistes à relire le Livre de Jonas, homme pieux mais rigide, qui juge tout selon des schémas bien établis. Ce Livre nous enseigne à ne pas avoir peur de sortir de nos systèmes pour suivre Dieu. Pour être fidèles et créatifs, il faut savoir changer. Pour rester avec Dieu, il faut savoir sortir. Si un catéchiste se laisse saisir par la crainte, c’est un lâche ; si un catéchiste reste tranquille dans son coin, il finit par être comme une statue dans un musée ; si -un catéchiste est rigide, il devient stérile et raide comme un parchemin.

La catéchèse est un pilier de l’éducation à la foi ; l’Eglise a besoin de bons catéchistes. Même si la tache des catéchistes peut être parfois difficile, c’est une des plus belles aventures, car c’est l’Eglise qu’ils construisent. Mais les chrétiens, selon le pape François, doivent éviter à tout prix de s’enfermer dans leur groupe, leur paroisse, leur mouvement. Quand on reste enfermé, on finit par tomber malade.

Pierre VALEY

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    Michel DEGLISE
    Conseiller de l’Évêque à la Communication
    Secrétaire général de la Communication du diocèse,
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