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        Messe de clôture et envoi en mission des jeunes à Copacabana

Messe de clôture et envoi en mission des jeunes à Copacabana

Plus d’1,5 million de jeunes ont passé la nuit sur la plage de Copacabana. Ils se sont préparés pour vivre ce dimanche 28 juillet 2013 la dernière journée de ces JMJ de Rio avec le pape François qui leur a demandé d’être toujours et partout les pierres vivantes donnant vie à l’Église.


Hier, au cours de la grande veillée du samedi soir, le Pape a appelé les jeunes à construire l’Église pour construire un monde meilleur.

Le Pape François a appelé la jeunesse à donner sa contribution à la vie de l’Église, à se mettre à son service en l’aimant et en travaillant, pour qu’ elle reflète toujours davantage le Visage du Christ.

Si les jeunes ont besoin de l’Église en cette période de crise profonde, rappelle le pape, l’Église a surtout besoin des jeunes. Elle appelle chaque jeune à être missionnaire.

Comment faire pour être missionnaire ? Le Saint-Père a utilisé une triple image, du champ lieu dans lequel on sème, celle du champ comme lieu d’entraînement, et celle du champ comme chantier.

Tout d’abord, le champ comme lieu ou l’on sème :

« Je suis certain que la semence tombe dans la bonne terre, que vous voulez être un bon terrain, non pas des chrétiens part-time, « empesés », de façade, mais des chrétiens authentiques. Je suis certain que vous ne voulez pas vivre dans l’illusion d’une liberté qui se laisse entraîner par les modes et les convenances du moment. Je sais que vous visez haut, vous voulez faire des choix définitifs qui donnent plein sens à la vie. Jésus est capable de vous offrir cela. Il est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6). »

Ensuite, le champ comme lieu où l’on s’entraîne :

« Jésus demande de nous entraîner pour « être en forme », pour affronter sans peur toutes les situations de la vie, en témoignant de notre foi. Comment ? Par le dialogue avec lui : la prière, qui est le colloque quotidien avec Dieu qui toujours nous écoute. Par les sacrements, qui font grandir en nous sa présence et nous configurent au Christ. Par l’amour fraternel, par l’écoute, la compréhension, le pardon, l’accueil, l’aide de l’autre, de toute personne, sans exclure, sans mettre en marge. Chers jeunes, soyez de vrais athlètes du Christ  »

Enfin, le champ comme chantier où l’on travaille :

« L’Église de Jésus, nous en sommes, nous, les pierres vivantes, et Jésus nous demande de construire son Église ; et non pas comme une petite chapelle qui ne peut contenir qu’un petit groupe de personnes. Il nous demande que son Église vivante soit grande au point de pouvoir accueillir l’humanité entière, qu’elle soit la maison de tous ! Il dit à toi, à moi, à chacun : « allez, et de tous les peuples faites des disciples  »

A 10h, heure locale (9h à la Martinique), le pape François est arrivé une fois encore à Copacabana pour la dernière grande célébration de ces 28èmes JMJ : la messe dominicale, à laquelle plus de 3 millions de personnes, selon le maire de Rio de Janeiro, ont participé dans la joie et le recueillement. Selon la tradition, le pape a révélé à la fin de la célébration le nom de la ville qui accueillera les prochaines JMJ : ce sera Cracovie en Pologne, ville natale du Bienheureux Jean-Paul II, en 2016 !

Il a demandé aux jeunes de ne pas rester au balcon, mais de s’engager pleinement pour transformer le monde et renouveler l’Église  :

« Les jeunes dans les rues veulent être les acteurs du changement. S’il vous plaît, ne laissez pas les autres devenir les acteurs du changement. (…) Ne restez pas au balcon de la vie, Jésus n’y est pas resté. Il s’y est engagé ! Engagez-vous-y comme l’a fait Jésus ! » Et il a encore précisé en envoyant les jeunes en mission : « où nous envoie Jésus ? Il n’y a pas de frontières, il n’y a pas de limites : il nous envoie à tous. » Enfin, il s’est adressé à chacun : « cela a été beau de participer aux Journées mondiales de la Jeunesse, de vivre la foi avec des jeunes provenant des quatre coins du monde, mais maintenant tu dois aller et transmettre cette expérience aux autres ! ». Tout commence maintenant : « Vous pouvez faire une Église plus belle et un monde plus beau ! »

Enfin, il a rencontré dans l’après-midi le comité de coordination du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), avant de s’envoler dans la soirée pour Rome. Il a mis en garde les évêques en leur rappelant qu’il y avait deux défis à relever : le renouveau interne de l’Église et le dialogue avec le monde actuel.

Tout d’abord, le renouveau interne de l’Église  : il nécessite une véritable conversion pastorale, il a alors posé des questions très directes : « Faisons-nous en sorte que notre travail et celui de nos prêtres soit plus pastoral qu’administratif ? Promouvons-nous des lieux et des occasions pour manifester la miséricorde de Dieu ? Sommes-nous conscients de la responsabilité de reconsidérer les activités pastorales et le fonctionnement des structures ecclésiales, en cherchant le bien des fidèles et de la société ? Offrons-nous la Parole de Dieu et les sacrements avec la claire conscience et la conviction que l’Esprit se manifeste en eux ? Il a dénoncé une nouvelle fois la tentation du cléricalisme à l’œuvre dans l’Église.

Ensuite, le dialogue avec le monde actuel : il nécessite une adaptation aux questions existentielles de l’homme d’aujourd’hui, spécialement des nouvelles générations, en ne négligeant aucune langue, aucune culture ni aspect du contexte social.

Le pape s’est ensuite fait plus sévère pour dénoncer les dérives de la mission pastorale : l’idéologisation du message évangélique, sa réduction à une vision de classes du monde, le fonctionnalisme qui paralyse l’Église, ou la tentation chez certains pasteurs de se comporter en fonctionnaires cléricaux.

Face à ces écueils, le pape a repris son image favorite de « périphéries », car c’est bien là que se joue la réelle dimension missionnaire contemporaine. L’évêque est le premier pasteur et il doit être proches des gens. Sa place pour être avec son peuple est triple : ou devant pour indiquer le chemin, ou au milieu pour le maintenir uni et neutraliser les dispersions, ou en arrière pour éviter que personne ne reste derrière. Sa conclusion est claire :
« Je vous demande que nous prenions avec sérieux notre vocation de serviteurs car c’est en ceci que s’exerce et se montre l’autorité : dans la capacité de service. »

Le premier pape sud-américain de l’histoire a ainsi terminé son premier voyage à l’étranger, 4 mois après le début de son pontificat, voyage au cours duquel il a fait preuve à 76 ans d’une énergie étonnante.

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    Michel DEGLISE
    Conseiller de l’Évêque à la Communication
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