Eglise catholique de Martinique
http://martinique.catholique.fr/parlez-moi-des-morts

Parlez-moi des morts !

Discutant avec des Sadducéens qui ne croyaient pas en la Résurrection, le Seigneur Jésus leur disait : « Vous êtes dans l’erreur en ne connaissant ni les Écritures ni la puissance de Dieu ». Dieu vous dit : « Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Ce n’est pas de morts mais de vivants qu’il est le Dieu ! »


Cette controverse relatée à l’occasion des fêtes de la Toussaint par notre revue « Eglise en Martinique » a été l’occasion pour plusieurs de ses lecteurs de faire part de leurs questions.

Certains demandaient : « Comment pouvez-vous dire que Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants, alors que l’Eglise prie pour les morts et célèbre la liturgie des défunts au lendemain de la Toussaint ? Comment comprendre ces contradictions ? ».

C’est précisément pour éviter de telles équivoques, que chaque fois que cela est possible, l’Église préfère parler de « défunts » plutôt que de « morts ».

La mort désigne la fin de la vie et son absence définitive. Le mort n’est plus la personne vivante qu’il était mais son cadavre ou sa dépouille. Certaines langues ont dans leur vocabulaire un mot pour désigner un animal vivant et un autre pour nommer ce même animal une fois qu’il est mort.

L’Église a beaucoup de considération pour le cadavre de l’être humain, car avant d’être cadavre c’était un corps animé par lequel la personne a vécu, est entrée en relation avec les autres, a aimé, a prié, a souffert, est passée de vie à trépas. A ce titre le cadavre ou dépouille humaine comme on l’appelle mérite le respect et parfois même une certaine vénération. Il ne peut cependant plus être considéré comme une « personne ». C’est pourquoi l’Église n’administre pas de sacrement à un « mort ».

La personne humaine porte en soi une dimension spirituelle qui ne se réduit pas aux seules molécules constituant son corps. Pour l’Église cette dimension perdure au delà de la mort biologique. L’Église croit en la vie qui demeure en dépit de la mort. Sa foi s’enracine dans les paroles et les actes de son Seigneur Jésus.

Dans une de ses paraboles, - petites histoires inventées par lui pour rendre plus compréhensibles ses messages -, Jésus met en scène un riche et un pauvre au moment de leur mort. Il laisse clairement entendre que la mort est suivie d’un jugement, puisque celui de ces deux hommes qui n’avait pensé qu’à soi même et n’avait cherché le sens de sa vie que dans la possession et la jouissance des biens matériels est condamné aux tourments éternels tandis que le pauvre, privé de tout pendant sa vie, est reçu dans le sein d’Abraham.

Cette parabole révèle que pour Jésus, la vie continue au delà de la mort. Elle affirme que toute vie humaine sera soumise au jugement de Dieu après ce passage de la mort.

Elle se trouve justifiée par les paroles de Jésus à l’adresse du Larron crucifié en même temps que lui : « Aujourd’hui même, tu seras avec moi au paradis. » La mort physique sera donc suivie du jugement de Dieu.

Mais demandera-t-on, s’il en est ainsi, où sont donc ces défunts qui sont toujours vivants pour Dieu, même si leur cadavre a été enterré ou incinéré ?
L’Église répond qu’ils sont passés de ce monde auprès de Dieu. Cela ne satisfait pas notre imagination qui localise souvent Dieu « dans le ciel », au dessus de nous, là-haut dans les nuages.

Mais Dieu est Esprit par excellence. On ne peut l’enfermer dans un lieu. Rien ne peut le contenir ni le comprendre, pas même notre imagination. Le Ciel qui est conventionnellement son domaine n’est ni en haut, ni en bas, ni à droite, ni à gauche. Nous disons par commodité que « Dieu est partout ».

En passant par la mort physique notre vie se transforme et passe dans une autre dimension comme le grain tombé en terre qui ne devient pas un autre grain qui aurait grossi mais une plante combien différente de ce grain ! Comme une larve qui se transforme en moustique. Comme les ondes invisibles, inaudibles de nos portables et smartphones qui se transforment en sons, en images et en vidéos.

Ces analogies, n’ont pas la prétention de répondre à nos interrogations, pas plus qu’elles ne pourront nous dire où est ce que nous étions avant notre naissance. Scientifiques, philosophes, penseurs et sages auront encore longtemps à épiloguer, sans réponse apodictique, autour de l’origine et du terme de notre existence humaine.

Les chrétiens préfèrent se fier à Jésus Christ. Cet homme – le seul – qui a vraiment connu la mort et qui s’en est relevé dans son corps, à la fois le même et transformé. C’est lui qui nous dit : Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ».

Il nous révèle que Dieu nous aime et nous a créés par Amour, pour que nous ayons avec lui la vie éternelle.

Lui, Fils de Dieu ne cesse de nous dire : Je suis la résurrection et la vie, tout homme qui vit et qui croit en moi, fut-il mort vivra, je le ressusciterai au dernier jour.
Croyons en lui ! Et qu’en toute chose, sa vie soit toujours pour nous plus forte que la mort !

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Votre réaction

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.



Edito

Radio Saint Louis en direct

Ma paroisse en un clic


Radio Saint-Louis

Dans l'Eglise

Nouvelles du Vatican

Eglise de France

Dieu m'est témoin

Saint(s) du jour

Lectures du jour