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        Petit hommage à un Grand Homme ( II )

Petit hommage à un Grand Homme ( II )

Seconde partie : hommage de Michel-Ange

En cette année où l’on célèbre le centenaire de la naissance d’Aimé Césaire, Michel Ange Amar a réuni plusieurs témoignages et des textes du poète lui-même, permettant de découvrir un Césaire méconnu, celui qui est relié aux autres par un amour qui prend sa source dans le Dieu de Jésus-Christ tel que sa mère le lui avait fait découvrir dans son enfance et qu’il n’a jamais oublié. C’est en tant que poète et chrétien que Michel-Ange lui rend ici cet hommage singulier. Ces textes, destinés par l’auteur à être mis en scène dans une présentation théâtrale, ont été repris sous une autre forme pour être présentés sur ce site.


Dans les extraits de sa poésie, présentés en italique dans le texte, on retrouve l’amour qu’Aimé Césaire portait à la vie et aux autres, amour partagé par l’auteur de cet hommage.

La flamme de nos vies danse
Encore
- en silence-
la cadence d’une biguine en couleur
sous le souffle igné
du cri poussé en nos cœurs,
Du cri jeté sur nos peurs
D’une parole …
obvie parabole
allumée
« Au bout d’un petit matin » (1)
Et même encore maintenant
L’éclat de ce feu élémentaire, azure
De mille brins d’espérance
Aux lèvres de soleils
L’aujourd’hui de cette
" vieille vie menteusement souriante, ses lèvres ouvertes d’angoisses désaffectées "
Le quotidien
De " cette foule à côté de son cri de faim ,de misère, de révolte, de haine, cette foule si étrangement bavarde et muette ". (1)

Alors : Merci !
Merci au poète,
Et merci au prophète :
Poète ? oui ! Mais pourquoi, poète ?

" La poésie c’est la parole essentielle la poésie dit plus… c’est la parole fondamentale parce qu’elle vient des profondeurs, des fondements, très exactement et c’est pour cela que les peuples naissent avec la poésie "(2)

Et c’est cela même que J-C Renard, poète de la foi, et donc prophète qui parle une parole divine affirme :

" Le poète entend et révèle ce que lui dicte son inconscient personnel mais il rejoint aussi dans l’inconscient collectif les racines communes à tous les êtres humains et qui servent à fonder les cultures et les civilisations dans leurs identités comme dans leurs diversités !
La poésie comporte en fait les sens passés présents et futurs des mots ! "(3)

Oui !
Chaque peuple a son poète
Chaque temps a son prophète :
Toi !
Toi qui,
Par un travail d’enfantement, à travers la poésie
Par une refondation, à travers la prophétie :
Oui c’est bien toi , poète, qui nous a boutés
" hors des jours étrangers…
Toi qui nous as étreints quand nous commencions à poindre
Pour nous faire
" germer une tête bien nôtre sur nos épaules renouées...et la parole (4).

Mais aussi toi, prophète !
Oui, quand tu as tonné contre le mal et notre malheur,
Quand tu nous as rendu capables d’entendre, de croire, d’agir, pour
" le congé dépêché aux traites… , aux maîtres.

Prophète, quand tu as annoncé que nous deviendrions :
" demain, mon peuple…
Peuple de mauvais sommeil rompu
Peuple d’abîmes remontés
Peuples de cauchemars domptés…
Demain plus haut plus doux plus large..
Le pain restitué, la terre lavée, la terre donnée
La parole à quand demain mon peuple "(4)

Le vrai message du christianisme apparaît aussi plus clairement :

« …voilà ce qui ressort précisément et en clair du mystère de la Rédemption : Je veux dire que Jésus, en écrivant cette équation : "L’homme égale Dieu pour Dieu", en pesant notre vie au poids de Sa Propre Vie, Notre Seigneur révèle en clair que le Mal, c’est une blessure infinie faite à l’Amour qui s’est livré totalement à notre amour, qui est remis totalement entre nos mains.

« Il s’agit donc de communiquer Jésus en suscitant la liberté divine dans le cœur de ceux auxquels on s’adresse ; de leur communiquer cette présence même du Seigneur qui est chez lui à l’intérieur des autres – mais pas comme un intrus, non pas comme quelqu’un qui surplombe et domine - mais comme quelqu’un qui actualise l’inviolabilité de l’homme (6).

« Le christianisme n’est pas une doctrine comme les autres ; le christianisme n’est pas un système du monde ; le christianisme c’est quelqu’un ; le christianisme, c’est Jésus !

Lui seul peut rassembler tous les peuples, lui seul peut surmonter toutes les frontières, lui seul peut faire de tous les hommes une seule personne dans sa Personne. »(6)

L’humanité n’a jamais pu comprendre autrement la grandeur que sous la forme de la domination. Le plus grand, c’est celui qui écrase, qui a des sujets, qui commande et exige d’être obéi. C’est celui devant qui le peuple n’est que poussière. Et c’est pourquoi les Pharaons sont divinisés. Ils reçoivent leur investiture de la divinité et ils exigent d’être obéis et d’être reconnus comme des Dieux.

Le Pharaon est Dieu.
Mais si le Pharaon est Dieu, Dieu est aussi un Pharaon.

Cette image de la grandeur divine va traverser l’histoire. Dieu apparaîtra lui aussi comme un monarque, comme un despote, Comme le maître absolu devant lequel nous ne sommes que néant, Celui qui peut nous imposer son joug et nous châtier des derniers châtiments si nous nous soustrayons à sa volonté.

Et dans la Bible elle-même, dans l’Ancien Testament l’image de Dieu est cette image royale, le plus souvent l’image d’un dominateur, d’un despote absolu, dont la présence fait mourir.

C’est ainsi que si les hommes ont donné à leurs rois, dans l’antiquité ; le visage de la divinité, ils ont donné aussi à la divinité le visage de leurs rois.

Et nous sommes tout infectés, tout empoisonnés de cette image de la grandeur, puisque nous aussi, dévorés comme nous le sommes par notre amour-propre, nous ne pensons qu’à nous mettre en valeur, éclipser les autres, en faisant parler de nous.

Cette image corrompt notre esprit, corrompt aussi notre religion, parce que justement l’Evangile nous a apporté une autre échelle des valeurs.

A cette échelle des valeurs fondée sur la domination, sur l’écrasement de la fragilité humaine par la puissance divine, selon l’image que les hommes étaient alors capables de construire,
l’Evangile oppose une nouvelle échelle des valeurs, incroyable, merveilleuse et dont nous n’avons pas encore commencé de comprendre la portée.

Et c’est en cela que cette Révolution dont tu parles est encore à faire !
Et en cela que ta poésie, s’est faite prophétie.

Bien sûr, comme l’écrit l’historienne Mme Suzette Quitman (in Histoire du diocèse de la Martinique) dans ton « Cahier d’un retour au Pays Natal », tu avances que le christianisme des « missionnaires » et l’acculturation des « bienfaiteurs de l’humanité » n’a eu qu’un seul but, celui d’abrutir le nègre.

Dans ton œuvre, écrit l’historienne catholique, le « dieu des chrétiens » qui est essentiellement celui des occidentaux apparaît comme un « dieu » qui n’aime pas les nègres lesquels se consolent de « n’être pas faits à la ressemblance de Dieu mais du diable. » Dans le cahier ce "dieu " est complice de la traite : tu l’exprimes ainsi : « l’on nous vendait sur les places et l’aune du drap anglais et la viande salée d’Irlande coutaient moins cher que nous, et ce pays était calme tranquille, disant que l’Esprit de Dieu était dans ses actes »…

Mais, comme le capucin Epiphane de Moirans avant toi, l’historienne reconnaît que ce que tu rejettes en fait, c’est le détournement des valeurs du christianisme au profit d’’un système économique et culturel. Elle dit que tu repousses l’une des supercheries majeures de l’histoire du monde du 4e siècle à nos jours à savoir la survie sous l’appellation trop souvent usurpée de religion catholique, des valeurs culturelles de la civilisation gréco-romaine : le pouvoir civil, l’esclavage…Tu sembles, dit-elle le pressentir en ces termes : l’Europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et gonflés de pestilences. »

Autrement dit, ton texte met brillamment en relief la substitution de la « civilisation de l’amour » par l’universalisme de la culture gréco-romaine. C’est en ce sens écrit Mme Quitman « qu’Aimé Césaire associe évangélisation et aliénation par la culture ».

Mais voilà maintenant celui qui apparaît, qui transparaît dans ta poésie :

" Et Jésus va nous introduire maintenant dans la véritable grandeur. Il va mettre de l’eau dans une bassine, il va se ceindre d’un linge, il va s’agenouiller devant eux, il va leur laver les pieds, faisant le geste que les esclaves des Hébreux eux-mêmes auraient refusé à leurs maîtres. Et Pierre, toujours dominé par son image de la grandeur, de la fausse grandeur, se scandalise :

"Mais non, Seigneur, c’est impossible !" Il veut détourner- Jésus de cette humilité, comme il voulait le détourner naguère de la croix. Il faut que Jésus affirme qu’il n’aura aucune part au Royaume s’il ne se laisse faire. Et maintenant Jésus à genoux lave les pieds de Judas qui l’a vendu, de Pierre qui va le renier, de Jacques et Jean qui vont s’endormir dans le Jardin de l’Agonie, de tous les autres qui vont s’enfuir quand il aura été livré et qu’il apparaîtra désormais comme le condamné voué à l’infamie.

Alors, c’est ici qu’apparaît le vrai Dieu !

" C’est ici que commence la Nouvelle Alliance, que le voile se déchire, que le vrai visage de Dieu apparaît et que cette échelle de grandeurs nouvelle, incomparable, nous est enfin révélée :
la véritable grandeur, ce n’est pas de dominer, la véritable grandeur, c’est la générosité, c’est la générosité...
Le plus grand, c’est celui qui donne le plus, celui qui donne tout, celui qui donne infiniment, celui qui n’a rien, celui qui n’est qu’Amour et qui ne peut qu’aimer.

Oui, de cette vérité-là, de cette grandeur-là, tu es prophète, par ta poésie et surtout par ta vie en ce monde, en ce pays, en cette île.

Et là, Oui !
Tu es bien prophète de ce Dieu-là quand tu glorifies :

« Ceux qui n’ont inventé ni la poudre ni la boussole ceux qui n’ont jamais su dompter la vapeur ni l’électricité, ceux qui n’ont exploré ni les mers ni le ciel. »

Remarquons tout de même que comme l’a dit Martin Luther King : "Quand vous êtes prêts à partir pour le travail, sachez que la moitié de toutes les choses et de tous les appareils dont vous vous êtes servis avant de quitter votre domicile a été inventé par des noirs".

Devant quoi Jésus est-il à genoux ?
Devant ce Royaume de Dieu que nous avons à devenir.
Et il n’y en a pas d’autre.

Le voilà, le vrai Dieu qui apparaît, qui transparaît dans ta poésie, dans ton engagement, dans ta vie toute entière !

Le Royaume de Dieu, c’est la Royauté d’Amour de Dieu au plus intime de nous. Et cette Royauté, Dieu ne peut pas l’accomplir tout seul. Autrement, Jésus ne serait pas à genoux devant ses disciples. Pour que cette Royauté existe réellement, il faut notre consentement, il faut que le coeur de Judas s’ouvre, que le coeur de Pierre accepte, que le coeur de Jacques et de Jean s’éveille, que tous les autres sortent de leur sommeil et qu’ils prononcent ce "oui" sans lequel rien ne peut s’accomplir.

Et c’est justement pour éveiller ce consentement, pour rendre attentif chacun de ses disciples et nous-mêmes à ce Royaume intérieur que Jésus est à genoux.

Jamais l’homme n’a reçu tant d’honneurs, jamais la liberté humaine n’a reçu une telle dimension que dans cet agenouillement du Seigneur devant ses disciples et devant nous-mêmes.

Un monde nouveau, un monde inconnu, un monde insoupçonné, un monde merveilleux, puisque notre "oui" - comme le "oui" de la fiancée dans un véritable mariage, conditionne le "oui" du fiancé - est condition dans ce mariage que Dieu veut contracter avec nous.
Comme l’exprime l’apôtre Paul : "Je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure."

C’est cela notre Dieu. Non pas une limite, non pas une menace, non pas un interdit, non pas une vengeance, mais l’Amour agenouillé qui attend éternellement le consentement de notre amour sans lequel le Royaume de Dieu ne peut se constituer et s’établir.

On imagine les croyants comme de pauvres types qui ont peur, qui s’en remettent à une puissance indiscutable pour boucher les trous de leur impuissance.
Dieu, le bouche- trous de tout ce que l’on ne sait pas, et de tout ce que l’on ne peut pas. Alors, cela fait un Dieu rabougri, un Dieu et un homme méprisables ?

Mais non, justement l’Evangile, la Bonne Nouvelle nous ouvre cet horizon prodigieux, celui-là même que secrètement notre cœur attendait : l’Evangile nous fait connaître, l’Evangile nous révèle le cœur de notre Dieu et nous introduit dans son amitié car désormais, il n’y a plus de serviteurs, il n’y a plus que des amis. C’est une révolution sans précédent.

L’Evangile nous fait entrer dans l’intimité du Dieu vivant, qui fait surabonder la vie, et il vient à nous, l’Evangile , comme la Bonne Nouvelle d’aujourd’hui, la plus brûlante, la plus passionnante, la plus magnifique.

Il nous demande de nous redresser, d’atteindre à notre stature qui est la stature du Christ et de devenir avec Dieu des créateurs dans le même ordre de grandeur que lui, l’ordre de grandeur de la générosité, de l’Amour et du don de soi.
Car justement, Dieu s’est fait homme afin que l’homme devînt Dieu. (7)
Et tout cela est vrai pour nous
comme pour tout homme !

Pour tout homme !
Car, Nous avons été faits nègres
Or un nègre " ça " naît noir
Fils des douleurs
Et enfant du labeur,
Mais nous avons été faits hommes
Or tout homme est une image de Dieu
Et un nègre est son reflet fidèle
Né comme tous pour vouloir être heureux
et chasser le vieil homme pour faire place au nouvel

Oui ! Nous sommes nés comme tous les univers
De la poussière d’étoiles,
Et nous tourbillonnions
Avant la fondation des mondes
Aux sources fondamentales
d’où les galaxies fécondes
catapultent les big-bang de vie originaire

Oui ! Nous, comme tous, images du Dieu vivant,
étions comptés en la première poignée de terre
Oui !Nous avons giclé d’un rut ,
Nous aussi, gouttes en crue ,
de cellules amoureuses liées par paires
en la chair matricielle d’une maman !

C’est vrai
des savanes à la mer, des prairies à Gorée
Rois, pauvres bougres, hommes femmes et enfants par milliers
chassés, parqués ,jetés enchaînés dans les cales
vautrés dans la vermine, vendus comme animal,

Et Nous fûmes des millions plus de trois siècles durant
Victimes à merci du crime triangulaire
Comptés comme bœufs, meubles ou objets à tout faire
Lapidés, maltraités mais libres cependant

Et debout !
Oui libres dans votre for intérieur
Dans votre être, debout donc, par essence
Car Nous sommes Tous nés, en nos êtres
De l’haleine formidable de l’ÊTRE
Qui souffla en nous avec tendresse
une âme nôtre , diaprée d’or, d’innocence
Et imprima en nous d’une flamboyante caresse
Les arcanes sacrés d’une éternelle existence

Et dans les larmes et dans la foi en l’homme
de sa dignité,
Dans la prière mais aussi dans le sang,
Elle brilla
Tout le long de la nuit, sa gloire,
La liberté
Et au bout de la nuit, sa victoire,
arrachée
Car en elle seule est ce qui fait des hommes,
Pas seulement créatures mais des enfants
De Dieu,
Qui libres
Nous créa.

Oui libres, car Nous sommes Nous aussi de l’ESPRIT.
Nous, sommes pensée et substance
De l’intelligence divine,
Qui nous fit force sublime
Et nous savons nous aussi … [Nous surtout ? ]
Révéler les clameurs du silence
Chanter les affres de la souffrance
exalter les triomphes de la vie...

Et c’est Toi, Ô poète, Toi prophète,
Oui c’est Toi, qui a montré la voie
Toi, qui as guidé nos voix
Quand tu nous appris
à chanter
face aux autres
à chanter
Pour les autres
Oui, Ô poète, prophète
tu es de ce Dieu d’Amour
Qui aime et qui pardonne
et c’est bien cette prière :

" …Mon cœur, préservez-moi de toute haine
ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n’ai que haine
car pour me cantonner en cette unique race
vous savez pourtant mon amour tyrannique
vous savez que ce n’est point par haine des autres races
que je m’exige bêcheur de cette unique race
que ce que je veux
c’est pour la faim universelle
Pour la soif universelle
la sommer libre enfin
de produire de son intimité close
la succulence des fruits… " (1)

Oui, c’est bien cette prière de prophète
grâce à qui aujourd’hui,

Nous pouvons attester de la puissance
Du Dieu d’Amour
Qui pardonne aux bourreaux
Pour mieux en faire des frères
Prophète pour qui maintenant
Nous devons occuper notre place de prophètes
D’une humanité métisse,
Plurielle mais unifiée
Oeuvrant sur ce chemin de l’homme réconcilié
Avec tout homme
Avec tout l’homme
de l’homme réconcilié avec Dieu en chaque homme
Devenir enfin, des hommes réconciliés avec l’HOMME
Par et pour le Dieu Homme
Par, pour le Dieu de l homme !

Michel-Ange AMAR

(1) Aimé Césaire « cahier d’un retour au pays natal »
(2) interview de Daniel Maximin in « présence africaine »
(3) Jean-Claude Renard in « quand le poème devient prière »
(4)Aimé Césaire « hors des jours étrangers »
(5) Benoît XIV « voici quel est notre Dieu »
(6) Maurice Zundel in « conférence abbaye de Bellefontaine en 1972 »
(7) Maurice Zundel in « autre conférence ….)
(8)M.L. King in « la force d’aimer »
(9)Psaume ..in La Bible
(10) un évêque Français

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