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        Questionnaire de carême 2017

Questionnaire de carême 2017

Découvrez le questionnaire du carême 2017, publié dans la revue Eglise en Martinique n°539. Carême : quarante jours pour se préparer à l’événement majeur de notre foi, le noyau dur de notre foi chrétienne étant la Résurrection du Seigneur. Comme le dit Saint Paul aux Corinthiens 15, 14 : " Si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide et vide aussi votre foi."


Questionnaire de carême 2017

Faire faire l’expérience de la communauté, de l’Esprit-Saint et de la mission à chaque baptisé

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1e Semaine : Accompagner et protéger les familles
Textes :
Lecture de Ben Sirac le Sage, chapitre 7 : 09 Ne dis pas : « Le Dieu Très-Haut verra l’abondance de mes offrandes ; quand je les présenterai devant lui, il les acceptera. » 10 Ne te décourage pas dans ta prière, et ne néglige pas de faire l’aumône. 11 Ne te moque pas d’un homme qui est dans la peine, car le Dieu qui humilie est aussi celui qui élève. 12 Ne cultive pas le mensonge contre ton frère, et pas davantage contre ton ami. 13 Ne consens jamais au mensonge : l’habitude de mentir ne produit rien de bon. 14 Ne pérore pas devant les anciens, et ne rabâche pas dans ta prière. 15 Ne prends pas en dégoût les travaux pénibles, ni le travail des champs institué par le Très-Haut. 16 Ne te joins pas à la compagnie des pécheurs, souviens-toi que la colère ne tardera pas. 17 Humilie-toi profondément, car l’impie aura pour châtiment le feu et les vers. 18 Ne vends pas un ami pour de l’argent, ni un frère de sang pour l’or d’Ophir. 19 Ne te détourne pas d’une épouse sage et bonne, car sa valeur surpasse l’or. 20 Ne maltraite pas l’esclave qui travaille fidèlement, ni le journalier qui se dévoue sans compter. 21 Aime de tout ton cœur l’esclave intelligent, ne lui refuse pas la liberté. 22 As-tu du bétail ? Prends-en soin ; s’il te rapporte, ne t’en défais pas. 23 As-tu des enfants ? Éduque-les ; dès le jeune âge, apprends-leur à obéir. 24 As-tu des filles ? Veille à leur vertu, et montre-leur un visage sérieux. 25 Donne ta fille en mariage, tu auras conclu une affaire importante, mais donne-la à un homme de bon sens. 26 As-tu une femme selon ton cœur ? Surtout, ne la renvoie pas ! Mais si elle n’est pas aimée, méfie-toi d’elle ! 27 De tout ton cœur, honore ton père, et n’oublie pas les douleurs de ta mère. 28 Souviens-toi que tu leur dois d’être né ; comment leur rendras-tu ce qu’ils ont fait pour toi ? 29 De toute ton âme, révère le Seigneur et vénère ses prêtres. 30 De toute ta force, aime ton Créateur et ne délaisse pas ceux qui le servent. 31 Crains le Seigneur et honore le prêtre, donne-lui la part qui est prescrite : prémices, sacrifice de réparation, épaules des bêtes immolées, sacrifice de consécration et prémices saintes. 32 Tends aussi ta main au pauvre, pour être pleinement béni. 33 Que ta générosité s’étende à tous les vivants ; même envers les morts sois généreux. 34 Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés. 35 N’hésite pas à visiter un malade : en agissant ainsi, tu seras aimé. 36 Quoi que tu fasses, souviens-toi que ta vie a une fin, et jamais tu ne pécheras. Premier Précédent 7 Suivant

Magistère :
39. Cela ne signifie pas qu’il faut cesser de prendre en compte la décadence culturelle qui ne promeut pas l’amour et le don de soi. Les consultations préalables aux deux derniers Synodes ont mis en lumière divers symptômes de la ‘‘culture du provisoire’’. Je fais référence, par exemple, à la rapidité avec laquelle les personnes passent d’une relation affective à une autre. Elles croient que l’amour, comme dans les réseaux sociaux, peut se connecter et se déconnecter au gré du consommateur, y compris se bloquer rapidement. Je pense aussi à la peur qu’éveille la perspective d’un engagement stable, à l’obsession du temps libre, aux relations qui calculent les coûts et les bénéfices, et qui se maintiennent seulement si elles sont un moyen de remédier à la solitude, d’avoir une protection, ou de bénéficier de quelque service. Ce qui arrive avec les objets et l’environnement se transfère sur les relations affectives : tout est jetable, chacun utilise et jette, paie et détruit, exploite et presse, tant que cela sert. Ensuite adieu ! Le narcissisme rend les personnes incapables de regarder au-delà d’elles-mêmes, de leurs désirs et de leurs besoins. Mais celui qui utilise les autres finit tôt ou tard par être utilisé, manipulé et abandonné avec la même logique. Il est significatif que les ruptures aient lieu souvent entre des personnes âgées qui cherchent une espèce d’‘‘autonomie’’, et rejettent l’idéal de vieillir ensemble en prenant soin l’un de l’autre et en se soutenant.
40 « Au risque de simplifier à l’extrême, nous pourrions dire que nous vivons dans une culture qui pousse les jeunes à ne pas fonder une famille, parce qu’il n’y a pas de perspectives d’avenir. Par ailleurs la même culture offre à d’autres tant d’options qu’ils sont aussi dissuadés de créer une famille ».[14] Dans certains pays, de nombreux jeunes « sont souvent induits à repousser leur mariage pour des problèmes économiques, de travail ou d’études. Parfois aussi pour d’autres raisons, comme l’influence des idéologies qui dévaluent le mariage et la famille, l’expérience de l’échec d’autres couples qu’ils ne veulent pas risquer de vivre à leur tour, la peur de quelque chose qu’ils considèrent comme trop grand et trop sacré, les opportunités sociales et les avantages économiques qui découlent de la simple cohabitation, une conception purement émotionnelle et romantique de l’amour, la peur de perdre leur liberté et leur autonomie, le refus de quelque chose qui est conçu comme institutionnel et bureaucratique ».[15] Nous devons trouver les mots, les motivations et les témoins qui nous aident à toucher les fibres les plus profondes des jeunes, là où ils sont le plus capables de générosité, d’engagement, d’amour et même d’héroïsme, pour les inviter à accepter avec enthousiasme et courage le défi du mariage.
Pape François, Amoris Laetitia

Questions :
Quelle est votre définition de la famille ? La famille est-elle voulue par le créateur ou une réalité humaine assumée par Dieu ? L’être humain peut-il se passer de famille ? Comment souligner deux dimensions dans la famille : affective et sociale ? En quoi la famille est-elle un « bout » de la société ?
Est-il si important pour l’Eglise de s’intéresser à la famille ? Comment percevez-vous le regard de l’Eglise sur votre propre famille ? Comment la famille est-elle la première communauté ecclésiale qui me concerne ?
Vie de couple- vie de famille, quels liens, quels rapports ? Puis-je sacrifier ma vie de couple au profit de ma famille ou l’inverse ?
Questions personnelles : concrètement, combien d’heures dans la semaine suis-je en famille ? Est-ce que j’accepte les remarques de mes proches ou est-ce que je veux systématiquement imposer mes idées, opinions, décisions ?
Effort de la semaine : passer une soirée gratuite en famille, partager un repas familial, mettre de côté mes occupations pour me consacrer à ma famille.

2e Semaine : Convertir la pastorale en Mission du Parvis
Textes :
Lecture de la lettre de St Jacques, chapitre 2 : 14 Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ?
15 Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ;
16 si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ?
17 Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte.
18 En revanche, on va dire : « Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi.
19 Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons, eux aussi, le croient et ils tremblent.
20 Homme superficiel, veux-tu reconnaître que la foi sans les œuvres ne sert à rien ?
21 N’est-ce pas par ses œuvres qu’Abraham notre père est devenu juste, lorsqu’il a présenté son fils Isaac sur l’autel du sacrifice ?
22 Tu vois bien que la foi agissait avec ses œuvres et, par les œuvres, la foi devint parfaite.
23 Ainsi fut accomplie la parole de l’Écriture : Abraham eut foi en Dieu ; aussi, il lui fut accordé d’être juste, et il reçut le nom d’ami de Dieu. »
24 Vous voyez bien : l’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi.

Magistère :
46. L’Église “en sortie” est une Église aux portes ouvertes. Sortir vers les autres pour aller aux périphéries humaines ne veut pas dire courir vers le monde sans direction et dans n’importe quel sens. Souvent il vaut mieux ralentir le pas, mettre de côté l’appréhension pour regarder dans les yeux et écouter, ou renoncer aux urgences pour accompagner celui qui est resté sur le bord de la route. Parfois c’est être comme le père du fils prodigue, qui laisse les portes ouvertes pour qu’il puisse entrer sans difficultés quand il reviendra.
47. L’Église est appelée à être toujours la maison ouverte du Père. Un des signes concrets de cette ouverture est d’avoir partout des églises avec les portes ouvertes. De sorte que, si quelqu’un veut suivre une motion de l’Esprit et s’approcher pour chercher Dieu, il ne rencontre pas la froideur d’une porte close. Mais il y a d’autres portes qui ne doivent pas non plus se fermer. Tous peuvent participer de quelque manière à la vie ecclésiale, tous peuvent faire partie de la communauté, et même les portes des sacrements ne devraient pas se fermer pour n’importe quelle raison. Ceci vaut surtout pour ce sacrement qui est “ la porte”, le Baptême. L’Eucharistie, même si elle constitue la plénitude de la vie sacramentelle, n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles.[51] Ces convictions ont aussi des conséquences pastorales que nous sommes appelés à considérer avec prudence et audace. Nous nous comportons fréquemment comme des contrôleurs de la grâce et non comme des facilitateurs. Mais l’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile.
48. Si l’Église entière assume ce dynamisme missionnaire, elle doit parvenir à tous, sans exception. Mais qui devrait-elle privilégier ? Quand quelqu’un lit l’Évangile, il trouve une orientation très claire : pas tant les amis et voisins riches, mais surtout les pauvres et les infirmes, ceux qui sont souvent méprisés et oubliés, « ceux qui n’ont pas de quoi te le rendre » (Lc 14, 14). Aucun doute ni aucune explication, qui affaiblissent ce message si clair, ne doivent subsister. Aujourd’hui et toujours, « les pauvres sont les destinataires privilégiés de l’Évangile », et l’évangélisation, adressée gratuitement à eux, est le signe du Royaume que Jésus est venu apporter. Il faut affirmer sans détour qu’il existe un lien inséparable entre notre foi et les pauvres. Ne les laissons jamais seuls.

Pape François, Evangelii gaudium

Questions :
Quels sont les gestes et les attitudes essentiels à l’accueil ? Quels sont les freins « naturels » à l’accueil ? Avons-nous déjà été accueillis sur une terre (pays, commune, paroisse, famille) étrangère ? Avez-vous observé un changement ou une évolution dans la manière d’accueillir en général ?
« Là où tu es, tu es le chrétien qui convient ». Ai-je tendance à renvoyer vers une autre personne chaque fois qu’on me sollicite au nom de ma foi ? Est-ce que j’assume ma responsabilité de chrétien(ne) dans le monde ?
Quelle image colle le plus à l’Eglise : un club de bien-pensance ou un hôpital de campagne ? Quels est mon rapport avec ceux qui sortent du lot ? « Catholique » vient du terme grec « kata holon » (selon le tout), comment le tout est-il présent dans notre Eglise ?
Question personnelle : Quelles sont mes peurs vis-à-vis des autres ? Quels sont les racismes/discriminations présents en moi ? M’arrive-t-il d’avoir des regards en coin vers des personnes à la messe ?
Effort de la semaine : C’est la semaine du sourire ! J’aurai à cœur de transpirer la joie d’être chrétien à la maison, au travail, au loisir par mes sourires et une attitude positive et constructive et en fuyant toute critique…

3e Semaine : Bâtir une éducation chrétienne
Textes :
Lecture de Ben Sirac le Sages, chapitre 20 : 01 Certains reproches sont intempestifs ; certains silences dénotent quelqu’un d’intelligent.
02 Mieux vaut s’expliquer que rester en colère.
03 Qui avoue ses faiblesses évite d’être humilié.
04 Qui veut établir la justice par la violence est comme l’eunuque qui voudrait déflorer une jeune fille.
05 Tel se montre sage en gardant le silence, tel autre se rend odieux par son bavardage.
06 Tel garde le silence, car il n’a rien à répondre, tel autre, par sens de l’opportunité.
07 L’homme sage se tait jusqu’au moment opportun, que le sot, imbu de lui-même, laissera passer.
08 Qui parle trop se rend insupportable, qui se croit tout permis devient odieux. C’est bien de montrer du repentir après un blâme, tu éviteras ainsi de t’obstiner dans le mal.
09 D’un malheur on peut tirer profit, et une aubaine peut tourner au désastre.
10 Certains cadeaux sont offerts en pure perte, et d’autres te rapportent le double.
11 Parfois la gloire conduit à l’humiliation, et parfois d’humbles gens ont pu relever la tête.
12 Voici quelqu’un qui achète beaucoup pour pas cher, mais paie encore sept fois le prix.
13 Le sage se fait aimer pour ses seules paroles, mais les largesses des sots sont prodiguées en vain.

Magistère :
24. […] L’homme a besoin de connaissance, il a besoin de vérité, car sans elle, il ne se maintient pas, il n’avance pas. La foi, sans la vérité, ne sauve pas, ne rend pas sûrs nos pas. Elle reste un beau conte, la projection de nos désirs de bonheur, quelque chose qui nous satisfait seulement dans la mesure où nous voulons nous leurrer. Ou bien elle se réduit à un beau sentiment, qui console et réchauffe, mais qui reste lié à nos états d’âme, à la variabilité des temps, incapable de soutenir une marche constante dans notre vie. Si la foi était ainsi, le roi Achaz aurait eu raison de ne pas miser la vie et la sécurité de son royaume sur une émotion. Par son lien intrinsèque avec la vérité, la foi est capable d’offrir une lumière nouvelle, supérieure aux calculs du roi, parce qu’elle voit plus loin, parce qu’elle comprend l’agir de Dieu, fidèle à son alliance et à ses promesses.
25. Justement à cause de la crise de la vérité dans laquelle nous vivons, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de rappeler la connexion de la foi avec la vérité. Dans la culture contemporaine, on tend souvent à accepter comme vérité seulement la vérité de la technologie : est vrai ce que l’homme réussit à construire et à mesurer grâce à sa science, vrai parce que cela fonctionne, rendant ainsi la vie plus confortable et plus aisée. Cette vérité semble aujourd’hui l’unique vérité certaine, l’unique qui puisse être partagée avec les autres, l’unique sur laquelle on peut discuter et dans laquelle on peut s’engager ensemble. D’autre part, il y aurait ensuite les vérités de chacun, qui consistent dans le fait d’être authentiques face à ce que chacun ressent dans son intériorité, vérités valables seulement pour l’individu et qui ne peuvent pas être proposées aux autres avec la prétention de servir le bien commun. La grande vérité, la vérité qui explique l’ensemble de la vie personnelle et sociale, est regardée avec suspicion. N’a-t-elle pas été peut-être — on se le demande — la vérité voulue par les grands totalitarismes du siècle dernier, une vérité qui imposait sa conception globale pour écraser l’histoire concrète de chacun ? Il reste alors seulement un relativisme dans lequel la question sur la vérité de la totalité, qui au fond est aussi une question sur Dieu, n’intéresse plus. Il est logique, dans cette perspective, que l’on veuille éliminer la connexion de la religion avec la vérité, car ce lien serait la racine du fanatisme, qui cherche à écraser celui qui ne partage pas la même croyance. Nous pouvons parler, à ce sujet, d’un grand oubli dans notre monde contemporain. La question sur la vérité est, en effet, une question de mémoire, de mémoire profonde, car elle s’adresse à ce qui nous précède et, de cette manière, elle peut réussir à nous unir au-delà de notre « moi » petit et limité. C’est une question sur l’origine du tout, à la lumière de laquelle on peut voir la destination et ainsi aussi le sens de la route commune.

Pape François, Lumen Fidei

Questions :
Quelle ma définition de la vérité ? Peut-il y avoir deux vérités contradictoires ? L’Eglise est –elle la seule à détenir la vérité ? Quelles sont les « sources » de vérité (média, professeurs, prêtres, scientifiques, amis) ? Qui ai-je tendance à croire d’emblée ? Pour vous, qu’est-ce que la désinformation ?
Est-il facile d’accepter la vérité quand elle ne vous arrange pas ? Quels sont les cas où la vérité dérange ?
Eduquer est-il simplement une transmission du savoir ? Comment définir une éducation chrétienne ? Croyez-vous qu’il soit possible d’éduquer « comme avant » ? Pourquoi ? Quelles seraient les qualités d’un(e) éducateur(trice) chrétien(ne) ?
Est-il possible de bien éduquer sans être chrétien (croyant) ?
Question personnelle : Ai-je des doutes sur les enseignements de l’Eglise ? Ai-je déjà tendu l’oreille à « d’autres voix » ? Est-ce que je fais l’effort de me former (foi, science, connaissance) ?
Effort de la semaine : Lire en entier un article d’un magazine ou écouter entier un enseignement.

4e Semaine : Soigner et délivrer les âmes
Textes :
Lecture du prophète Isaïe, chapitre 43 : 01 Mais maintenant, ainsi parle le Seigneur, lui qui t’a créé, Jacob, et t’a façonné, Israël : Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi.
02 Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi, les fleuves ne te submergeront pas. Quand tu marcheras au milieu du feu, tu ne te brûleras pas, la flamme ne te consumera pas.
03 Car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur. Pour payer ta rançon, j’ai donné l’Égypte, en échange de toi, l’Éthiopie et Seba.
04 Parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime, je donne des humains en échange de toi, des peuples en échange de ta vie.
05 Ne crains pas, car je suis avec toi. Je ferai revenir ta descendance de l’orient ; de l’occident je te rassemblerai.
06 Je dirai au nord : « Donne ! » et au midi : « Ne retiens pas ! Fais revenir mes fils du pays lointain, mes filles des extrémités de la terre,
07 tous ceux qui se réclament de mon nom, ceux que j’ai créés, façonnés pour ma gloire, ceux que j’ai faits ! »
08 Faites sortir le peuple aveugle qui a des yeux, les sourds qui ont des oreilles.
09 Toutes les nations sont rassemblées, les peuples sont réunis. Qui, parmi eux, peut annoncer cela et nous rappeler les événements du passé ? Qu’ils produisent leurs témoins pour se justifier ; qu’on les entende et qu’on puisse dire : « C’est vrai ! »
10 Vous êtes mes témoins – oracle du Seigneur –, vous êtes mon serviteur, celui que j’ai choisi pour que vous sachiez, que vous croyiez en moi et compreniez que moi, Je suis. Avant moi aucun dieu n’a été façonné, et après moi il n’y en aura pas.
11 C’est moi, oui, c’est moi qui suis le Seigneur ; en dehors de moi, pas de sauveur.
12 C’est moi qui annonce, qui sauve et qui proclame, et non un dieu étranger parmi vous. Vous êtes mes témoins – oracle du Seigneur –, et moi, je suis Dieu.

Magistère :
Le regard de Marie, Consolatrice des affligés, illumine le visage de l’Église dans son engagement quotidien pour les personnes dans le besoin et celles qui souffrent. Les fruits précieux de cette sollicitude de l’Église pour le monde de la souffrance et de la maladie sont un motif de remerciement au Seigneur Jésus, qui s’est fait solidaire avec nous, en obéissance à la volonté du Père et jusqu’à la mort de la croix, afin que l’humanité soit rachetée. La solidarité du Christ, Fils de Dieu né de Marie, est l’expression de la toute-puissance miséricordieuse de Dieu qui se manifeste dans notre vie – surtout quand elle est fragile, blessée, humiliée, marginalisée, souffrante – infusant en elle la force de l’espérance qui nous fait nous relever et nous soutient.
Tant de richesse d’humanité et de foi ne doit pas être perdue, mais plutôt nous aider à nous confronter à nos faiblesses humaines et, en même temps, aux défis présents dans le monde de la santé et de la technologie. À l’occasion de la Journée Mondiale du Malade nous pouvons trouver un nouvel élan pour contribuer à la diffusion d’une culture respectueuse de la vie, de la santé et de l’environnement ; une impulsion nouvelle à lutter pour le respect de l’intégralité et de la dignité des personnes, également à travers une approche juste des questions bioéthiques, de la protection des plus faibles et de la sauvegarde de l’environnement.
À l’occasion de la XXVème Journée mondiale du Malade, je renouvelle ma proximité dans la prière et mon encouragement aux médecins, aux infirmiers, aux volontaires et à toutes les personnes consacrées engagées au service des malades et des indigents ; aux institutions ecclésiales et civiles qui œuvrent dans ce domaine ; et aux familles qui prennent soin avec amour de leurs proches malades. À tous, je souhaite d’être toujours des signes joyeux de la présence et de l’amour de Dieu, en imitant le témoignage lumineux de tant d’amis de Dieu parmi lesquels je rappelle saint Jean de Dieu et saint Camille de Lellis, patrons des hôpitaux et du personnel de santé, et sainte Mère Teresa de Calcutta, missionnaire de la tendresse de Dieu.
Frères et sœurs, tous, malades, personnels de santé et volontaires, élevons ensemble notre prière à Marie, afin que sa maternelle intercession soutienne et accompagne notre foi et nous obtienne du Christ son Fils l’espérance sur le chemin de la guérison et de la santé, le sens de la fraternité et de la responsabilité, l’engagement pour le développement humain intégral et la joie de la gratitude chaque fois qu’elle nous émerveille par sa fidélité et sa miséricorde.
O Marie, notre Mère,
qui, dans le Christ, accueille chacun de nous comme un enfant,
soutiens l’attente confiante de notre cœur,
secours-nous dans nos infirmités et nos souffrances,
guide-nous vers le Christ ton fils et notre frère,
et aide-nous à nous confier au Père qui accomplit de grandes choses.

Pape François, Message pour la 25° journée mondiale du malade 2017

Questions :
Quels sont les maux les plus importants pour un être humain ? Quel est l’écho de la souffrance humaine en nous ? La souffrance est-elle un échec ?
Que puis-je faire face à la souffrance (douleur) de l’autre ? Quels sont les maux que je considère comme irréparables ? Que pensez-vous qu’il faudrait améliorer pour que la détresse et la souffrance soit pris en compte ?
Qui doit traiter la souffrance ? L’Eglise ou l’Etat ?
« Là où tu es, tu es le chrétien qui convient ». Faut-il laisser le traitement de la souffrance à des spécialistes (psychologues, médecins, prêtres, etc.) ? Suis-je vraiment impuissant face aux blessures de mes frères et sœurs ?
Seriez-vous d’accord pour dire qu’il y a un mal très grave qui n’est pas forcément une souffrance ressentie ? Pouvez-vous donner un exemple ? Faut-il alors « forcer » l’autre à se sauver ?
Vouloir aider est-il de l’ingérence ?
Question personnelle : Quelles sont mes blessures intérieures ? Dans mon passé, il y a-t-il un événement négatif qui a encore des répercussions aujourd’hui ? Ai-je conservé une rancune ? A quand remonte ma dernière confession « authentique » ?
Effort de la semaine : Etre attentif à toute forme de souffrance (physique et psychologique, voire spirituelle). Consoler quelqu’un. Prendre la résolution de visiter ou téléphoner à un ami, collègue ou parent malade. Prier pour les confesseurs.

5e Semaine : Guérir le monde par l’Evangile
Textes :
Lecture du prophète Isaïe, chapitre 43 : 24 Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
25 Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. »
26 Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
27 Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
28 Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
30 L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux.
31 Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
32 Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
33 Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
34 Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
35 Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
36 Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
37 Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
38 Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
39 Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
40 Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
41 Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure.

Magistère :
L’idéologie, qui utilise les difficultés sociales pour attiser le mépris et la haine et qui voit l’autre comme un ennemi à anéantir, est ennemie de la paix. Malheureusement, de nouvelles formes d’idéologies se présentent continuellement à l’horizon de l’humanité. Se déguisant en porteuses de bien pour le peuple, elles laissent au contraire derrière elles pauvreté, divisions, tensions sociales, souffrance et souvent aussi, la mort. La paix, au contraire, se conquiert par la solidarité. D’elle germe la volonté de dialogue et la collaboration qui trouve dans la diplomatie un instrument fondamental. L’engagement convaincu du Saint-Siège et de l’Église catholique à écarter les conflits, ou à accompagner les processus de paix, de réconciliation et de recherche de solutions négociées avec les autres, se situe dans la perspective de la miséricorde et de la solidarité. Voir que certaines tentatives entreprises rencontrent la bonne volonté de beaucoup de personnes qui, de diverses parties, œuvrent activement et effectivement pour la paix, donne du courage. Je pense aux efforts accomplis ces deux dernières années pour rapprocher Cuba et les États Unis. Je pense aussi à l’effort entrepris avec ténacité, quoiqu’avec difficultés, pour terminer des années de conflit en Colombie.

Cette démarche entend favoriser la confiance réciproque, soutenir des chemins de dialogue et souligner la nécessité de gestes courageux, qui sont toujours plus urgents également au proche Venezuela, où les conséquences de la crise politique, sociale et économique pèsent depuis longtemps sur la population civile ; ou bien dans d’autres parties du globe, en commençant par le Moyen Orient, non seulement pour mettre fin au conflit syrien, mais aussi pour favoriser une société pleinement réconciliée en Irak et au Yemen. De plus, le Saint-Siège renouvelle son appel pressant afin que reprenne le dialogue entre Israéliens et Palestiniens pour arriver à une solution stable et durable qui garantisse la coexistence pacifique de deux États à l’intérieur de frontières reconnues internationalement. Aucun conflit ne peut devenir une habitude dont il semble presque qu’on ne puisse se défaire. Israéliens et Palestiniens ont besoin de paix. Tout le Moyen Orient a un besoin urgent de paix !

De même, je souhaite la pleine mise en œuvre des accords destinés à rétablir la paix en Lybie, où il est très urgent de réparer les divisions de ces dernières années. De la même manière, j’encourage tout effort au niveau local et international pour reprendre la cohabitation civile au Soudan et au Sud Soudan, en République Centrafricaine, tourmentés par de persistants affrontements armés, des massacres et des dévastations, come également en d’autres nations du continent marquées par des tensions et une instabilité politique et sociale. En particulier j’exprime le souhait que le récent accord signé dans la République Démocratique du Congo, contribue à faire en sorte que ceux qui ont des responsabilités politiques s’emploient avec diligence à favoriser la réconciliation et le dialogue entre toutes les composantes de la société civile. Ma pensée va, de plus, au Myanmar pour qu’une coexistence pacifique soit favorisée et, qu’avec l’aide de la communauté internationale, on ne manque pas d’assister ceux qui en ont un grave et urgent besoin.
Pape François, Vœux au Corps diplomatique 2017

Questions :
La foi est-elle affaire privée ? L’Evangile change-t-il la vie personnelle des individus et/ou la vie en société ? Qu’observez-vous de la société qui vienne de l’Evangile ? « Guérir le monde par l’Evangile », comment comprenez-vous cette expression ? Quels sont les domaines où vous souhaiteriez prioritairement que l’Evangile transforme ?
Le pluralisme religieux est-il un frein à la proclamation de l’Evangile ? Peut-on vivre sa foi dans un monde multi-confessionnel ? Proposer l’Evangile peut-il être un manque de respect de la liberté de conscience ?
Peut-on témoigner de sa foi tout s’engageant dans la vie de la société ? Comment parler du Christ sans avoir à prononcer son nom ?
Question personnelle :Est-ce que j’évangélise ? Ai-je honte dans certaines situations d’afficher mon appartenance à l’Eglise ?
Effort de la semaine : C’est la semaine du témoignage ! Je veillerai quand l’occasion se présentera à témoigner de ma foi, de ma confiance dans le Seigneur. Je n’hésiterai pas à inviter quelqu’un (proche ou autre) à vivre la Semaine Sainte (je me renseignerai au préalable des horaires).

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