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Synode extraordinaire sur la famille

Le Pape François a convoqué, à Rome, un synode extraordinaire sur la famille, qui durera du 05 au 19 octobre 2014. A cette occasion il n’est pas inutile d’essayer de rappeler ce qu’est un synode, d’autant que l’on a tendance à confondre « synode » et « concile ».


Un synode, c’est une assemblée d’évêques convoquée par le Pape pour réfléchir sur divers enjeux. Les Evêques qui participent à cette assemblée y ont été délégués par leurs conférences épiscopales. La plupart du temps, ils sont accompagnés d’experts, laïcs ou clercs, femmes ou hommes.

Le Pape convoque et rassemble autour de lui toutes ces personnes, d’abord pour écouter ce qu’elles répondent aux questions préalables qui leur ont été posées sur un thème bien précis, questions que l’on appelle en latin les lineamenta.
Lors de leur audience à Rome, en présence du Pape, ces questions déjà posées sont devenues l’Instrumentum laboris (littéralement l’objet des débats). Les intervenants ont à peu près cinq minutes chacun pour donner leur réponse aux lineamenta.

Lorsque tous les intervenants se seront exprimés, deux documents seront publiés : l’un résumera les propositions qui auront été faites ; l’autre sera un message à l’adresse du peuple chrétien.
Enfin, le pape lui-même s’exprimera dans un message qui sera présenté comme une Exhortation post Synodale.

Pendant plusieurs semaines les médias se focaliseront sur les interventions des pères synodaux. Néanmoins, faut-il attendre la conclusion du synode extraordinaire qui se déroule actuellement, et celle du synode ordinaire qui lui fera suite l’an prochain, pour s’interroger sur la famille ?
Point n’est besoin d’être « grand grec » - comme nous disons familièrement – pour constater que la famille, cellule de base de la société et « église domestique », se porte bien mal en ce moment.

La violence endémique qui gangrène la vie quotidienne et s’installe dans les établissements scolaires, les incivilités, la consommation de drogues et d’alcool, les « rackets » et tous les autres fléaux, face auxquels on ne fait que baisser les bras, ont tous en point commun : la détérioration de la famille.

La famille, bien malmenée depuis des lustres, ne peut évidemment pas être le « bouc émissaire » auquel il faut imputer tous les maux de notre société. Mais elle peut, en toute certitude, être le point de départ de la guérison sociale que l’on souhaite. C’est une des raisons majeures pour laquelle il est nécessaire d’ausculter avec soin la famille pour relever ses défis, dans le contexte de la Bonne Nouvelle que le Christ est venu porter à l’humanité.

Au moment où débute ce synode, nous devons d’abord prier pour son succès qui sera celui de la famille. Nous devons surtout demander au Seigneur la grâce de nous sentir tous et chacun responsables de nos familles. Cela n’exige pas de grandes compétences de notre part, ni de grandes capacités intellectuelles, mais avant tout beaucoup d’amour, de respect et d’attention pour les autres.

Jésus disait dans l’une de ces paraboles qu’il aimait proposer à ses contemporains : Quiconque boit du vin vieux n’en désire pas du nouveau, car il dit : « Le vieux est meilleur ». C’est vrai que nous avons souvent tendance à dire que le passé était meilleur que le présent que nous connaissons. Néanmoins, il est raisonnable de croire que le simple retour à quelques habitudes du passé, aujourd’hui totalement oubliées ou méconnues, contribuerait déjà à modifier en bien nos comportements de tous les jours.

J’en cite pêle-mêle quelques unes : retrouver l’habitude qu’avaient les membres de la famille de se dire « bonjour » au lever, « bonsoir » avant d’aller se coucher…. S’’attendre les uns les autres avant de se mettre à table. Faire précéder le repas d’une prière pour rendre grâce à Dieu de la nourriture qui est sur la table alors que tant d’hommes et de femmes meurent de faim… Que l’on ne se précipite pas sur la plus grosse part. Que l’on sache dire « S’il te plait » et « merci »… Qu’on se tienne correctement à table… Que l’on donne un coup de main pour desservir, faire la vaisselle… Que l’on ne jette pas le pain…
Ce sont là des tout petits « riens » qui se faisaient automatiquement autrefois, mais qui aujourd’hui ont disparu dans de nombreuses familles. Or, ils apprenaient le respect, le service, la tolérance. Ils ouvraient au souci des autres et du bien commun.
Quand tout cela est suivi d’une prière même une fois par semaine, au cours de laquelle est rendue grâce à Dieu… Quand avant d’aller se coucher on demande ensemble pardon à Dieu pour le mal que l’on a pu commettre et merci pour le bien dont on a été aussi capable, c’est le comportement général qui s’améliore, mine de rien et petit à petit.

Que le lecteur ait l’indulgence de pardonner ce côté un peu niais de mes propos. Je pense cependant que rechercher ce qui permettait à nos familles de tenir bon dans le passé, malgré les conjonctures économiques qui n’étaient pas meilleures que celles d’aujourd’hui, peut être une contribution positive à la finalité du Synode qui veut nous faire retrouver « La joie de l’Evangile ».

+Michel Méranville

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