Eglise catholique de Martinique
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Tous saints !

Contrairement à une opinion très largement répandue à la Martinique, la fête de la Toussaint n’est pas la fête des morts, mais la fête des vivants. Dieu n’est pas le Dieu des morts, il est le Dieu des vivants, répondait Jésus aux Sadducéens qui ne croyaient pas à la Résurrection.


La Toussaint est la fête de tous ceux qui vivent dans la sainteté de Dieu. C’est aussi la fête de tous ceux qui s’efforcent de répondre à l’invitation que le Seigneur leur adresse : Pour vous, soyez saints, comme votre Père des cieux est saint.

Cette fête fait monter vers Dieu l’action de grâce de l’Église pour ces centaines de millions d’hommes et de femmes, de toutes les époques et de tous les temps, chrétiens ou autres hommes de bonne volonté, qui ont rendu concrète la plus belle utopie qui soit : « Etre tous saints ».

Dieu seul est saint, clame l’Église catholique. La Sainteté est, en effet, ce qui caractérise Dieu seul. Cependant, nous ne sommes pas dans l’erreur lorsque nous disons que la Toussaint est la fête de « tous les saints ». Car, dans son amour infini, Dieu a voulu offrir en partage à l’humanité cette sainteté qui est son privilège exclusif. C’est en effet Dieu lui-même qui nous dit : Vous donc, soyez saints car je suis saint, moi, le Seigneur votre Dieu (Lévitique 19).
Jésus, Fils de Dieu, venu nous révéler le vrai visage de Dieu, dit à ses disciples : Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait (Matthieu 5,48). En d’autres termes : Soyez saints comme Dieu, votre Père, est saint.

Malgré nos misères et nos péchés, nous sommes déjà « saints » par notre participation à la sainteté de Dieu lorsqu’il fait alliance avec nous. Par le baptême, il nous plonge dans la personne et dans la vie de son Fils Jésus et de l’Esprit Saint et donc, il nous fait partager sa nature divine. Cela est si vrai que Jésus Christ, son Fils, vrai Dieu et vrai homme, s’identifie à chacun de nous et dit : Tout ce que vous faites à l’un de ces plus petits d’entre vos frères, c’est à moi-même que vous le faites . (Matthieu 25,40).

Les premiers chrétiens, qui avaient conscience de participer à la sainteté de Dieu, se donnaient entre eux le nom de « saints ». Lorsque saint Paul écrit aux chrétiens qui sont à Rome, il dit : Je salue les saints qui sont à Rome. Quand il fait une collecte, c’est, dit-il, pour venir en aide aux « saints » qui sont à Jérusalem.

La fête de tous les saints rend grâce à Dieu pour le partage de sa sainteté avec nous. Elle nous invite aussi à devenir ce que nous sommes déjà, c’est-à-dire des « saints ». On peut la comprendre comme une exhortation, comme un mot d’ordre : « Tous ! Saints ! »

Le vocable « saint » évoque presque toujours l’image de ces personnes « canonisées » par l’Église et statufiées dans le marbre. Mais la sainteté ne nous fossilise pas, ni ne nous momifie. Être saint ne signifie nullement se couper de la vie terrestre et de ses réalités. Bien au contraire, c’est en s’acquittant consciencieusement et avec amour de toutes ses responsabilités humaines que l’on se sanctifie. Saint Joseph s’est sanctifié en accomplissant son métier de charpentier et en faisant à tout moment ce que le Seigneur attendait de lui. La Vierge Marie elle-même, bien que conçue sans péché, s’est sanctifiée en répondant à l’annonce de l’Ange : Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon sa parole.

La sainteté nous invite à vivre intensément l’instant présent, comme s’il était notre dernier instant, sous le regard de Dieu, avec le désir de lui obéir et de lui plaire, au service de notre prochain. Elle nous fait expérimenter déjà la joie qui vient de Dieu quand notre conscience est en paix avec lui et nous fait pressentir le bonheur qui sera le notre si Dieu nous juge dignes d’être accueillis dans son Royaume au terme de notre vie humaine.

Nous sommes en marche vers ce moment où nous serons des « défunts » et non pas des morts. Le mot défunt tient son origine du latin defunctus qui vient lui-même d’un verbe qui signifie s’acquitter de. Le mot fonctionnaire a la même racine. Le défunt est donc comme quelqu’un qui s’est acquitté de ce pour quoi il a été créé ; comme un bon fonctionnaire qui a fait son devoir et, au terme de sa carrière, va prendre une retraite bien méritée.

A partir du 9ème siècle, l’Église a voulu associer la mémoire de ces fidèles défunts à la belle fête de Tous les Saints. Il nous est bon d’évoquer de manière particulière ceux qui nous ont quittés, qui nous étaient proches, que nous continuons à aimer, et de penser qu’ils font maintenant partie de cette immense cohorte des bienheureux que nous espérons rejoindre un jour, dans la vie éternelle, dans ce bonheur et cette joie qu’absolument rien ne pourra plus leur ravir.

Que la fête de la Toussaint soit aussi dès maintenant la nôtre !
Bonne fête !

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