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        Retour sur la Fête de la Divine Miséricorde à Cracovie

Retour sur la Fête de la Divine Miséricorde à Cracovie

Au cours du pèlerinage organisé par le père Christian Catayée en Pologne, les pèlerins martiniquais ont vécu la messe de la Divine Miséricorde au sanctuaire de Lagiewniki. Nous vous proposons de découvrir l’homélie de Mgr Marek JEDRASZEWSKI, archevêque métropolitain de Cracovie.


Le premier mot que le Seigneur ressuscité a adressé aux apôtres réunis au Cénacle a été une salutation : « La paix soit avec vous » (Jn 20, 19c). La paix du cœur est devenue le premier fruit de la miséri¬corde de Dieu, qui a révélé son pouvoir salvateur en vertu de la Pâque du Christ - le premier fruit de Ses souffrances, de Sa passion, de Sa mort sur la croix et de Sa résurrection. La paix que le Christ apporte est la suppression ultime de ce qui s’est passé au début de l’histoire humaine lorsque Dieu a interdit à nos premiers parents le paradis après leur péché et « posta, à l’orient du jardin d’Éden, les Kéroubim, armés d’un glaive fulgurant, pour en garder l’accès. » (voir Genèse 3, 24). Dans le symbolisme de l’Ancien Testament, cela signifiait que les gens ne pouvaient pas retourner à leur état initial de bonheur et d’amitié avec Dieu. En désobéissant au Créateur, c’est-à-dire par rejet de l’amour de Dieu, l’humanité était condamnée non seulement à l’énorme travail et à la peine de donner naissance, de passer et de mourir (voir Genèse 3, 16-19), mais aussi à l’angoisse constante du cœur, qui après le péché, a ordonné à Adam et Eve de se cacher de Dieu (voir Genèse 3, 8b). La conséquence de la perte de l’esprit d’enfance en Dieu fut en fait une crainte constante d’un juste juge, devant lequel aucun péché et aucune faute de l’homme ne pourraient être cachés.

Cet état de peur et d’inquiétude a pris fin lorsque le Christ a apporté aux Apôtres le plus grand cadeau dont l’homme puisse jouir - un cadeau que le monde n’a pas pu et ne peut jamais lui donner : la paix du cœur. De plus, le Christ souhaitait que cette paix devienne un état d’esprit permanent pour tous ceux qui croyaient en Lui ; devienne le contenu de la vie de l’Église, qui a pour tâche de l’annoncer et de la donner au monde entier. De là, les paroles du Christ adressées aux apôtres au Cénacle : « Recevez l’Esprit Saint. à qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis, à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » (Jn 20, 22b-23).
Le don de la paix du cœur était rempli des souffrances incommensurables et de l’effrayante mort du Christ sur la croix. Les empreintes des plaies sont restées sur le corps du Seigneur ressuscité comme la trace visible de ce qu’Il a fait pour nous et pour notre salut. Ils témoignent de la grandeur du prix que le Sauveur a payé pour cette grâce. Ce signe a été demandé par saint Thomas, disant aux autres Apôtres : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas / » (Jn 20, 25b). Une semaine après sa résurrection, Jésus a dit à l’apôtre Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant ; » (Jn 20, 27). Saint Thomas a ensuite exprimé sa profession de foi en la divinité du Christ : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 28). C’était une profession de foi, non seulement dans le fait que le Seigneur était ressuscité, mais aussi dans le fait que par Sa résurrection, il manifestait Son infinie miséricorde au monde. Par la volonté du Christ lui-même, Thomas devait toucher Ses blessures afin de pouvoir ensuite proclamer la vérité que Dieu, dont la vie et l’enseignement, Sa mort et Sa résurrection ont révélé au monde son Fils unique Jésus-Christ, est l’Amour même (voir 1 Jean 4, 8. 16). Qu’il est un amour miséricordieux.

La proclamation de la vérité sur Dieu et sur Sa miséricorde est devenue la tâche principale de l’Église depuis le tout début. C’est ainsi que nous devrions regarder la présence bénie des Apôtres, devant « lesquels on apportait les malades sur les places, en les mettant sur des civières et des brancards : ainsi, au passage de Pierre, son ombre couvrirait l’un ou l’autre. La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs. Et tous étaient guéris ; » (Actes 5, 15-16). Annoncer le message de la miséricorde de Dieu au monde était souvent au cœur de la souffrance et de la persécution. Saint Jean l’Apôtre, exilé sur l’île de Patmos, s’adressa donc aux chrétiens, subissant les atrocités de la persécution sous l’empereur Domitien : « Moi, Jean, votre frère, partageant avec vous la détresse, la royauté et la persévérance en Jésus. » (Ap 1, 9)

Dans les années trente du vingtième siècle, la vérité sur la miséricorde de Dieu avec toute son expressivité et son pouvoir résonna grâce aux révélations partagées par sœur Faustine Kowalska. Ce fut une période très difficile pour les chrétiens, marquée par la persécution et le martyre d’un grand nombre de croyants, de prêtres et de laïcs dans divers pays : en Russie soviétique, au Mexique et en Espagne, et à partir de 1939 également en Pologne. D’une part, il y avait une accumulation effrayante de mal et de haine, tandis que d’autre part - par la volonté de Christ lui-même - le message de la miséricorde de Dieu commençait à retentir. En cela, sainte Faustine a vu dans sa cellule le 22 février 1931, lors de son séjour à Plock, une certaine ressemblance avec la rencontre du Christ ressuscité avec les apôtres, en particulier saint Thomas. Sœur Faustine n’a pas vu ses blessures, et elle n’y a pas mis la main, mais elle a été frappée par l’extraordinaire lumière qui émanait du cœur du Christ, transpercée pour nous et pour notre salut. « Ce soir-là, dans ma cellule, je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entr’ouverte sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle. Je fixais le Seigneur en silence, l’âme saisie de crainte, mais aussi d’une grande joie. Après un moment, Jésus me dit ; « Peins un tableau de ce que tu vois, de ce que tu vois avec l’inscription « Jésus, j’ai confiance en vous ! ». Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier. Je promets que l’âme qui honorera cette image, ne sera pas perdue. Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis dès ici-bas, et, spécialement à ! ’heure de la mort. Moi même je la défendrai comme Ma propre gloire. » (Petit Journal nn. 47-48).

Le Petit Journal de sainte sœur Faustine commence par un poème-prière adressé à Dieu. Il décrit les trois dimensions du temps dans lequel elle expérimente son "je suis" spécial dans le mystère de la miséricorde de Dieu.

Passé  :« Le temps passé n’est plus en mon pouvoir, pour changer quelque chose, corriger ou ajouter. Car ni le sage, ni les prophètes ne seront parvenus à le faire. Donc, il faut remettre à Dieu ce que contenait le passé. » (PJSF n.2)

C’est ainsi que, complètement impuissants, nous regardons ce qui est déjà passé. Nous ne pouvons pas revenir en arrière, nous ne pouvons pas changer ce qui est arrivé une fois. Le plus troublant est le souvenir du mal et du péché commis par nous personnellement ou par d’autres. Nous ressentons parfois de la douleur avec une grande ombre sur notre vie personnelle actuelle et sur la vie de toute l’Église dont nous sommes membres. Ce qui compte pour nous, c’est de confier notre passé à Dieu lui-même, à Son infinie miséricorde.

Contrairement à ce qui a été vécu, nous pouvons accomplir beaucoup à la fois dans le présent et dans le futur. Car ici s’ouvre l’espace d’action auquel nous appelle Jésus-Christ lui-même : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Le 6, 36)

Présent : Sainte Faustine écrit : « Ô moment présent, tu m’appartiens tout entier. Je désire tirer profit de toi selon mes possibilités, et bien que je sois petite et faible, Vous me donnez la grâce de Votre Toute-Puissance. C’est donc par la confiance en Votre miséricorde que j’avance dans la vie comme un petit enfant, et je vous offre chaque jour mon cœur brûlant d’amour pour Votre plus grande gloire. >> (PJSF n. 2)

Avancer, pour sainte Faustine, par la foi et 1a confiance en la miséricorde de Dieu, cela signifie d’abord regarder en vérité l’Église actuelle, qui entretient la douleur des péchés passés commis par certains de ses fils, en particulier ceux qui ont blessé des faibles et des sans-défense. Par leur péché, ils ont non seulement compromis le VIème Commandement du Décalogue, mais également les promesses sacerdotales de pureté de cœur et de célibat qu’ils avaient faites lors de leur ordination sacerdotale. Au lieu d’être un signe d’opposition au monde, ils ont succombé à son esprit dévastateur, qui s’est manifesté, entre autres, sous la forme de la prétendue révolution sociétale des années soixante du siècle dernier. Ses effets pernicieux continuent à ce jour, dévorant de nouvelles victimes. Comme le pape émérite Benoît XVI a récemment écrit à ce sujet.

Le mal commis par certains membres du clergé s’inscrit dans l’indifférence du monde d’aujourd’hui à des dizaines de millions. d’enfants victimes, qui ne sont presque jamais mentionnées dans les médias. Le pape François s’est lamenté sur le sacrifice de ces victimes le 24 février de cette année, à la fin de la réunion avec les présidents des conférences épiscopales du monde entier : « Il est donc difficile de comprendre le phénomène des abus sexuels sur les mineurs sans considérer le pouvoir, étant donné qu’ils sont toujours la conséquence de l’abus de pouvoir, l’exploitation d’une position d’infériorité de l’être abusé sans défense qui permet la manipulation de sa conscience et de sa fragilité psychologique et physique. L’abus de pouvoir est présent aussi dans les autres formes d’abus dont sont victimes presque quatre-vingt-cinq millions d’enfants oubliés de tous : les enfants-soldats, les mineurs prostitués, les enfants sous-alimentés, les enfants enlevés et souvent victimes du monstrueux commerce des organes humains, ou transformés en esclaves, les enfants victimes des guerres, les enfants réfugiés, les enfants avortés, et ainsi de suite. »

D’où vient ce mal ? Où a-t-il sa cause première ? Dans son discours du 24 février, le pape François a attiré l’attention sur le fait que « la "signification" existentielle de ce phénomène criminel (…) n’est aujourd’hui que la manifestation actuelle de l’esprit du mal. Sans savoir présente cette dimension nous resterons loin de la vérité et sans véritables solutions. (. .. ) Nous sommes aujourd’hui face à une manifestation du mal, flagrante, agressive et destructrice. Derrière et à l’intérieur de tout cela, il y a l’esprit du mal qui, dans son orgueil et son arrogance, se sent le maître du monde et pense avoir vaincu. »

Ce triomphalisme particulier de l’esprit du mal commence à partir du moment où il convainc les gens qu’il n’y a pas de Dieu, qu’Il n’existe pas du tout. En attendant, le Saint Père Benoît a déclaré avec une grande clarté que « un monde sans Dieu ne peut être qu’un monde sans signification. Car alors, d’où vient tout ce qui est ? En tout cas, il n’a pas de fondement spirituel. Il est tout simplement là, on ne sait trop comment, et n’a ni but ni sens. Dès lors, il n’y a pas de normes du bien ou du mal. Alors, seul ce qui est plus fort que l’autre peut s ’auto-affirmer. Alors, la puissance est le seul principe. La vérité ne compte pas - en fait, elle n’existe même pas. [Alors que ce n’est que si les choses ont une raison d’être spirituelle, ayant été voulues et conçues - c’est seulement s’il y a un Dieu créateur qui est bon et qui veut le bien -que la vie de l’homme peut aussi avoir un sens. »

Avancer pour sainte Faustine, par le biais d’une vie confiante dans la miséricorde de Dieu, consiste donc, comme l’a écrit Benoît XVI, « à commencer nous-mêmes de nouveau à vivre par Dieu et pour Lui. Par-dessus tout, nous devons apprendre de nouveau à reconnaître Dieu comme fondement de notre vie au lieu de le laisser de côté comme une phrase d’une certaine manière inopérante. »

La conséquence de cette foi signifie, à la lumière de Dieu qui est la Vérité Suprême, que nous devons condamner et combattre sans équivoque et avec une "fermeté sans faille" le mal que certaines personnes consacrées ont causé, En même temps, en considérant Dieu comme "Père riche en miséricorde’’ (voir Eph. 2, 4) ; nous devons être prêts à faire preuve de miséricorde envers tous ces méchants qui se détournent de leur péché, se repentent de cc péché, font pénitence et demandent pardon. Lors de l’audience générale qui s’est déroulée mercredi 24 avril 2019 devant près de 30 000 fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre, le pape François a analysé les paroles de la prière "Notre Père" : « comme nous remettons leurs dettes à nos débiteurs » Le Saint-Père a alors déclaré que « la justice seule ne résout pas tout », en particulier lorsqu’il est nécessaire de mettre fin au mal. Il faut pardonner et remplacer la « loi de la vengeance par la loi de l’amour ». C’est pourquoi nous devons nous demander si nous sommes capables de pardonner. Malheureusement, on entend souvent des gens dire : "Je ne pardonnerai jamais ce qu’ils m’ont fait," En attendant, comme l’enseigne le pape François,« si vous ne pardonnez pas, Dieu ne vous pardonnera pas ; vous fermez la porte. Pensons si nous pouvons pardonner ou nous pardonnons pas. » Précisément parce que chaque chrétien a reçu la grâce de Dieu de pardonner ses péchés, il peut « écrire. une histoire de bien dans la vie de ses frères, en particulier de ceux qui lui ont fait quelque chose de mal et d’incorrect. Par un mot, une étreinte, un sourire, nous pouvons donner aux autres ce que nous avons reçu de plus précieux : le pardon. »

Avancer pour sainte Faustine, en vivant avec confiance dans la miséricorde de Dieu, signifie également garder confiance dans le jugement de l’Eglise elle-même. Le but n’est pas de transférer les péchés et les péchés de quelques prêtres à tous les prêtres. Une telle attitude serait une injustice ouverte et un préjudice. C’est pourquoi le Saint-Père François, lors de son discours du 24 février dernier, a parlé avec tout son pouvoir : « Permettez-moi maintenant d’adresser ma vive gratitude à tous les prêtres et à toute les personnes consacrées qui servent le Seigneur fidèlement et totalement et qui se sentent déshonorés et discrédités par les comportements honteux de quelques de leurs confrères. Nous portons tous - Eglise, personnes consacrées, peuple de Dieu, voire Dieu lui-même - les conséquences de leur infidélité. Je remercie, au nom de toute l’Église, la très grande majorité des prêtres qui non seulement sont fidèles à leur célibat mais se dépensent dans un ministère rendu aujourd’hui encore plus difficile par les scandales provoqués par un petit nombre (mais toujours trop nombreux) de leurs confrères. Et merci également aux fidèles qui connaissent bien leurs bons pasteurs et continuent de prier pour eux et de les soutenir. »

Avenir : La miséricorde dans cette dimension du temps comprend toutes les actions possibles de notre part qui pourraient nous protéger et protéger les autres contre le mal imminent.

"Quand je regarde l’avenir, je suis submergé par la peur" - a écrit sœur Faustine dans son Journal (n. 2). Oui. En expérimentant l’énormité du mal, nous avons peur de ce qui peut arriver d’autre. Ce fléau actuel est : guerres, injustices humaines, violence, assassinats - pas plus tard qu’il y a une semaine à la dernière fête de Pâques au Sri Lanka, où plus de 350 personnes ont perdu la vie à la suite d’attaques terroristes, où la majorité des chrétiens dans leurs églises à l’occasion de La Résurrection du Seigneur voulait chanter joyeusement "Alléluia !".

Nous sommes également inquiets et craignons l’attitude de nombreux citoyens européens qui se sont sciemment coupés de leurs racines chrétiennes. Il existe également quelques raisons de s’inquiéter de ce qui se passe actuellement en Pologne : le rejet ostentatoire par certaines personnes et même d’organisations entières, des valeurs et traditions chrétiennes, la profanation de symboles et d’images religieuses (comme cela s’est passé récemment à Plock), l’accroissement des divisions dans la société, le manque de volonté de communiquer les uns avec les autres, la négation totale, la crise des valeurs dans l’éducation polonaise, les tentatives d’introduire les idéologies de genre et les directives de l’Organisation mondiale de la Santé polonaise dans les écoles polonaises, ce qui entraînerait inévitablement la privation pour les enfants en âge préscolaire de l’innocence et d’une enfance joyeuse, la promotion de la carte LGBT. Tout cela frappe la dignité de l’homme. C’est contraire non seulement à la morale chrétienne, mais raisonnablement aussi, conformément à la loi naturelle, à l’anthropologie. Par conséquent, afin de faire miséricorde aux enfants et aux jeunes et de les protéger de la menace de ces malheurs, nous devons exprimer notre ferme opposition à toutes ces tentatives partout dans le monde. En même temps, en tant que chrétiens, nous sommes obligés de prier pour le repentir de tous ceux qui non seulement succombent à des idéologies trompeuses et erronées, mais souhaitent également les introduire dans la réalité de notre patrie au nom du prétendu progrès.

Dans le Petit Journal de sœur Faustine, début septembre 1936, on lit : « A un certain moment j’ai vu le Siège de l’Agneau de Dieu et devant Son trône trois Saints : Stanislas Kosta, André Bobola et le prince Casimir, qui intercédaient pour la Pologne. Je vis aussi un grand livre placé devant le Siège et on me le donna pour que je lise. Ce livre était écrit de sang. Cependant je ne pouvais rien lire, sauf le nom de Jésus. Tout à coup, j’entendis une voix, qui me dit : « Ton heure n ’est pas encore venue. » On me prit le livre et j’entendis ces mots : « Tu vas témoigner de mon infinie miséricorde. Dans ce livre sont inscrites les âmes qui ont adoré Ma miséricorde. » Une grande joie s’empara de moi devant une si grande bonté de Dieu. » (689).

Le Petit Journal est un clair écho du livre de I’ Apocalypse et de sa vision de l’Agneau qui a été « immolé rachetant pour Dieu, par ton sang, des gens de toute tribu, langue, peuple et nation et a pris le Livre et en ouvrit les sceaux, (Ap. 5, 9•10). C’est Lui qui règne dans les cieux, a dit le Fils de l’homme à saint Jean : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts » (Ap 1, 17b-18).

Ces paroles sont une sorte de répétition des paroles que le Seigneur Jésus a adressées aux Apôtres au Cénacle : « Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » (Jn 16, 33).

Ce sont les paroles que le Christ ressuscité aujourd’hui nous adresse également. Car c’est Lui que « Dieu a élevé au-dessus de toutes choses et a donné le nom qui est au-dessus de tout nom » (Phil. 2, 9) - le nom de Jésus. Il est Celui qui vit pour toujours comme une miséricorde infinie et éternelle.

Par conséquent, en ce Dimanche de la Miséricorde plein de foi, d’honneur et d’amour, nous fléchissons les genoux devant lui (voir Phil 2, 10) et nous disons avec ferveur : "Jésus, j’ai confiance en toi !".

Amen.

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