Eglise catholique de Martinique
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Mot du Curé



Mot du Curé du mois d’août 2019

 

6 août 2019 par Père Sosthène Godjo

Bien aimé(e) en Jésus,

Deux jours après la Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, nous fêtons notre Saint Patron.

Voici donc 12 raisons de te rapprocher davantage de Saint Hyacinthe.

1. Notre paroisse est placée sous son égide. Il est notre Saint Patron, qui du Ciel, veille sur les Lorrinois et Lorrinoises comme un père.

2. A côté de notre Ange gardien, il est un signe de Dieu à nos côtés pour nous accompagner dans notre imitation de Jésus-Christ.

3. Il est pour nous à la fois un protecteur et un modèle, un soutien et un intercesseur.

4. Son exemple nous inspire et sa prière nous maintient dans l’amour sans limite de Dieu.

5. Son histoire de vie nous édifie et nous encourage à tenir bon dans notre mission.

6. Nous sommes confiés à Saint Hyacinthe pour qu’il nous aide spirituellement, qu’il nous console et nous réconforte dans notre combat spirituel.

7. Il nous accompagne sur les routes souvent sinueuses de nos vies et nous aide à discerner.

8. C’est encourageant de savoir que des personnes comme nous sont près de Dieu et nous attirent à Lui.

9. Développer l’amitié avec notre Saint Patron attise notre confiance en Dieu et avive notre Espérance.

10. Les saints sont les amis de Dieu. Leur vie s’est déroulée sous son regard. Se tourner vers eux c’est donc se tourner vers Celui qu’ils ont passionnément aimé et qu’ils aident à découvrir.

11. Dieu à travers les saints, permet que s’accomplissent pour nous des choses extraordinaires. Par eux, Dieu continue de faire des miracles dans notre vie.

12. C’est une façon de se rapprocher de Dieu et de vivre ensemble ce que l’Église appelle "la communion des saints" ; : le lien vivant, fort, entre les vivants et les morts, sans oublier entre les vivants et les vivants qui se soutiennent mutuellement dans une communion orante.

Joyeuse Assomption ; Bonne fête Paroissiale et sanctifiant mois d’août à toutes et à tous.



 


Mot du Curé du mois de juillet 2019

 

1er juillet 2019 par Père Sosthène Godjo

La grâce d’appartenir à l’Eglise-Famille

Bien-aimés paroissiens
Merci à chacun de vous et à vous tous pour cette belle année pastorale que nous avons vécue personnellement et en Église. Nous formons une famille. Et comme toutes familles nous partageons nos joies et nous nous soutenons dans nos peines. Merci à Dieu qui est présent parmi nous et qui nous nourrit de sa Parole de vie. A tous ceux qui ont été touché par le deuil, la séparation, la maladie ou autres épreuves difficiles, je redis notre proximité dans la prière et la charité. Toujours garder confiance en Jésus. Il nous garantit la vie qui ne finit jamais. En effet l’essentiel pour Dieu est la sauvegarde de notre vie en Lui. C’est Dieu qui donne la vie et qui l’entretient (Mc. 5, 21-43 ; 6,30-34 ; Jn. 6,1 15). Il a juste besoin de notre confiance et de notre collaboration (Mc. 6,1-6 ; 7-13). En toutes choses rendons grâce au Seigneur, il est bon ! (Ps 105).

Bon epi bèl vakans ba zot tout.



 


Mot du Curé du mois de juin 2019

 

5 juin 2019 par Père Sosthène Godjo

Qui est le Saint Esprit ?
Un enfant me répond : l’Esprit Saint c’est Celui qui nous réveille. Et c’est plus que vrai. Nous sommes des vivants, ressuscités avec Jésus, mais nous ne le savons pas toujours : Alors l’Esprit vient nous secouer pour nous dire d’ouvrir les yeux et de sortir de nos torpeurs pour aller témoigner de cette vie.

Les festivités pascales aboutissent à la Pentecôte afin que nous puissions nous
rendre compte de la portée de ce que Jésus a fait pour nous et que nous puissions décider de sortir de nos prisons pour aller annoncer aux hommes et aux femmes quelles que soient leurs origines ethniques ou sociales, que « Jésus est Seigneur » et qu’en Lui, nous avons la paix et la vie. Chaque célébration de la pentecôte nous rappelle la nécessité d’un renouvellement permanent et d’une régénération dans le Seigneur qui nous a appelés à demeurer avec lui pour cette mission. C’est pourquoi le Saint Esprit nous est indispensable.

C’est Lui qui nous pousse à sortir de nos timidités pour accéder au courage d’aimer et à l’audace de proclamer que la paix est possible pour tous, dans notre monde. C’est Lui qui en nous, par nous et pour nous, renouvelle la face de la terre (Ps. 103). C’est Lui qui nous rend capable de dire : « Jésus est Seigneur » 1Co.12

Pour recevoir l’Esprit Saint, deux conditions semblent requises :

1. Être ensemble, en Eglise. Les disciples étaient ensemble au Cénacle. Car ils sont les différents membres d’un seul Corps. Chacun étant différent mais doté d’un don particulier de l’Esprit pour le bien de tout le Corps (du Christ). C’est donc rejoindre l’Église pour recevoir l’effusion de l’Esprit afin d’œuvrer pour la délivrance de l’humanité pécheresse. (Jn. 20,23)

2. Être assidus à la prière. « Tous d’un même cœur étaient assidus à la prière »( Ac. 1,14). La prière est la porte de l’Esprit. Et une fois-là, l’Esprit nous apprend à mieux prier, à savoir dire Abba Père. Et à pouvoir se tourner vers la sœur, le frère pour le rejoindre dans sa langue maternelle, dans son langage, dans sa différence pour lui annoncer les merveilles de Dieu.

Soyons toujours ensemble et assidus à la prière pour bénéficier de la profusion de l’Esprit. Allons nombreux à cette Pentecôte des Familles à laquelle nous convie notre Archevêque Mgr David MACAIRE, et que soit effusé sur toutes nos familles l’Esprit de Consolation, de guérison, d’apaisement, de libération, de pardon, de paix et qu’augmentent nos raisons de croire. A chacun de lui ouvrir les portes de sa demeure pour qu’Il y dépose ses dons.

Qu’il en soit ainsi.



 


Mot du Curé du mois de mai 2019

 

2 mai 2019 par Père Sosthène Godjo

Pourquoi un mois de Marie ?

Mai est le mois de Marie comme quatre autres mois de l’année consacrés à la Vierge à savoir : Août le mois du Cœur Immaculé de Marie, Septembre le mois de Notre-Dame des Douleurs, Octobre le mois du Rosaire et Décembre le mois de l’Immaculée Conception.

Cependant le mois de mai officiellement consacré à Marie depuis 1724 est le mois de l’année où la piété mariale est la plus déployée de par le monde. Ce mois qui se termine par la fête de la Visitation oriente notre regard vers Marie comme Tabernacle de la présence théophanique du Dieu d’amour dans notre histoire.
Mais pourquoi un mois consacré à Marie ?
Pour penser à elle et en parler de façon particulière, disait Saint Jean-Paul II le 2 mai 1979. En effet par Marie, le Seigneur fait des merveilles à l’humanité en donnant Jésus au monde comme seul Médiateur et Sauveur. Et Marie nous conduit à Jésus. Cette véritable « Porte du Ciel » nous invite à imiter Jésus et à faire tout ce qu’Il nous dira (Jn.2,5) pour avoir tout ce qu’il nous faut au quotidien.
L’Église, s’appropriant les paroles de l’Ange Gabriel et celles qu’a prononcées Elisabeth sous l’action de l’Esprit Saint (Lc.1,26-45), redis de façon litanique son engagement à demeurer dans la volonté de Dieu. A l’instar de Marie qui lui est donné comme Mère (Jn.19,26-27), la communauté ecclésiale ouvre de façon spéciale son cœur au Dieu Vivant et Vrai afin que tout lui soit fait selon sa Parole.
Ce mois consacré à Marie nous permet donc de redécouvrir la richesse de la Parole par la méditation des différents mystères du Verbe Rédempteur.
Inscrivons-nous véritablement dans ce chemin de grâce et évitons la vanité des chapelets creux, distraits, hypocrites et idolâtres.
A l’école de Marie notre intercesseur, ouvrons nos cœurs de façon spéciale à la grâce sanctificatrice du Dieu vivant et Sauveur.

Bonne Solennité de l’Ascension, Heureuses fêtes de la profession de foi de nos jeunes catéchisés et de la Visitation.

Mari Manman nou, ou bel, Ou Joli…



 


Mot du Curé du mois d’avril 2019

 

31 mars 2019 par Père Sosthène Godjo

La grâce de Pâques
Les jours défilent. Le séjour dans le désert tire à sa fin. L’éclatement de notre Alléluia Pascal est imminent. La Vie a vaincu la mort. La Lumière a dissipé les ténèbres. Le Christ nous a libérés de nos maux. Par ses blessures nous sommes guéris (Is.53,5).
En effet pour la guérison intérieure et la sanctification de la Martinique, notre diocèse nous a invités à nous inscrire en sentinelles du jeûne, de la Parole, de l’Adoration, du chapelet et de la Confession. Cinq candélabres que nous portons avec détermination et fierté. Car nous savons que nous sommes ensemble et que nous avons tout en Celui qui nous fortifie
(Ph.4,13).
Ce carême plus ambitieux que les autres, nous a permis d’expérimenter sous un nouveau jour, la joie de notre appartenance à cette grande famille ecclésiale où les uns intercèdent pour les autres.
Par notre union de Prière renforcée par le Jeûne, Dieu nous libère de nos idoles et des superflus du quotidien qui gauchissent notre relation à Lui, aux autres et à nous-mêmes. La Parole de Dieu retrouve sa place nourricière dans nos aridités existentielles et nous guérit de nos ignorances peccamineuses. L’Eucharistie et l’Adoration nous guérissent de notre manque d’amour et de confiance. Cette source intarissable d’amour inconditionnelle se déverse dans tout cœur ouvert et accueillant. Car la grâce est disponible, mais il faut la prendre. Dieu qui nous a créés sans nous n’a pas voulu nous sauver sans nous. La guérison de nos blessures nécessite une conversion du cœur qui nous pousse à la Confession. Ainsi Dieu qui guette notre retour se précipite pour nous accueillir dans ses bras tendres et miséricordieux (Lc.15). Il urge donc de se décider pour bénéficier de la grâce de ce carême de guérison spirituelle. Il est encore temps de guérir du vieil homme pour revêtir l’homme nouveau, l’homme vivant par et en Jésus-Christ. Ainsi notre annonce du Ressuscité serait plus cohérente et plus féconde.
Très bonne fin de séjour dans le désert avec Jésus Sauveur Et Joyeuses fêtes de Pâques à vous tous sœurs et frères bien-aimés.



 


Mot du Curé du mois de mars 2019

 

25 février 2019 par Père Sosthène Godjo

Le Seul Vrai Guérisseur c’est Dieu.

Chers ami(e)s
Seul Dieu Créateur sait guérir et restaurer sa création en son Fils Jésus par l’onction de l’Esprit Saint. Comme je vous le partageais l’année dernière à la même époque, Jésus est le Thérapeute par excellence qui guérit nos blessures, nos maladies, nos lèpres et qui nous libère de nos chaines et de nos démons (cf. Mc.1,29-45).
En ce Carême 2019, l’Église en Martinique prend résolument le chemin de guérison avec une détermination accrue. Et par cette démarche synodale, c’est chacun de nous qui, rangé aux côtés de Mgr David Macaire notre Berger, s’engage dans un combat spirituel redoutable, mais déjà gagné par Jésus, notre ami fidèle et miséricordieux.
En effet le premier texte de la Liturgie de ce mois nous dit qu’un ami fidèle n’a pas de prix. Il est un refuge assuré. Celui qui le trouve a trouvé un trésor (Si.6,5-17). Et le dernier texte de ce mois nous montre le visage miséricordieux de Dieu à travers la Parabole du l’enfant prodigue (Lc.15). Nous avons donc Tout. Nous sommes déjà gagnants. Nos blessures personnelles comme communautaires trouveront cicatrisation et guérison en Dieu notre Tout.
Il s’agira pour nous de ne pas nous cacher de nous-mêmes. Reconnaissons nos blessures et, personnellement et en Église, montrons nos plaies et nos souffrances à la Miséricorde Divine.
Le Combat spirituel se vit en Église et non chacun dans son coin. Cette fois-ci ne soyons pas éparpillés.
Engageons-nous pour tenir l’un après l’autre les candélabres de l’Eucharistie, du jeûne, de la Bible, du Rosaire et de la Confession.
Prions ensemble, combattons ensemble pour notre guérison spirituelle et la sanctification de la Martinique.
D’abondantes grâces à tous et à chacun.
Je vous aime.



 


Mot du Curé du mois de février 2019

 

29 janvier 2019 par Père Sosthène Godjo

Nous manquons de prêtres, religieux et religieuses.

Bien-aimées Paroissiennes et vous très chers Paroissiens,
Je nous invite ce mois à encourager les vocations et à prier pour les Consacrés : Ceux qui donnent tout aux hommes et s’abandonnent tout entiers à Dieu. Ils sont Évêques, prêtres, religieux, religieuses et laïcs. Livrés à Dieu suprêmement aimé, ils se vouent plus intimement à son service par la profession publique des conseils évangéliques de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Comme les premiers apôtres, « laissant tout, ils le suivirent » (Lc.5,11) pour annoncer la foi et pêcher les hommes et les femmes piégés dans les flots du péché. Nous devons soutenir leur mission et encourager les jeunes à leur emboiter le pas. La moisson reste abondante et l’Église manque d’ouvriers. La Vie Consacrée est présentée aujourd’hui comme quelque chose d’austère. Mais c’est faux. Regardez la joie de vivre de Sr Marie-Paule, de P. Gaëtan et la mienne, et celle plus belle encore de Mgr David Macaire et des consacrés de ce diocèse. Renoncer aux richesses qui passent pour embrasser Celui qui reste, comme le dit le Pape François, voilà notre grand secret et notre vrai bonheur. Car, qui a Dieu a tout. Prions pour nos consacrés et encourageons les vocations. Que par l’intercession de Marie notre Mère et des Saintes Bernadette Soubirous et Joséphine Bakhita, nos paroisses engendrent des prêtres, religieuses, religieux, et bien sûr, beaucoup de couples mariés.
J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? »
Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! » Is.6,8



 


Mot du Curé du mois de janvier 2019

 

29 décembre 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

« Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)

Mes bien-aimé(e)s,

Comme Saint Paul dans 2Co.13,13, je souhaite que la grâce de Jésus notre Seigneur, l’Amour de Dieu le Père et la Communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous tous.

Souhaiter des vœux à quelqu’un, c’est lui vouloir du bien. Que Dieu nous bénisse et nous garde dans son Amour afin que demeure dans notre cœur sa Parole, que brillent sur notre visage sa paix et sa joie et que tout au long de cette année 2019, nous ayons la force d’œuvrer les uns pour le bien des autres.

Que Marie Mère de Dieu et notre mère nous rapproche de son Fils

Et que Dieu nous prenne en grâce et qu’il nous bénisse (Ps.66,2)

Paisible et sanctifiante année 2019



 


Mot du Curé du mois de Décembre 2018

 

1er décembre 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

Renaître pour mieux faire confiance

Bien-aimé(e), Dieu nous fait grâce d’une nouvelle année liturgique (C) pour nous restaurer et nous régénérer. Faisons-Lui confiance. Il l’a fait et Il le fera encore.

Cette année, n’accepte aucun « bain » en dehors de celui de sa présence continue par les Sacrements. Le temps de l’Avent qui commence avec ce mois nous apprend à garder confiance dans l’espérance qui ne déçoit jamais. L’Avent est un temps d’attente et de préparation à « l’adventus » (la venue, l’avènement) du Seigneur.  

Cet « adventus » nous ouvre les étapes d’une grossesse en quatre dimanches marqués par les quatre bougies de la couronne représentant l’éclairage dynamique du rayonnement du Règne du Verbe qui se fait chair
Règne effectivement présent dans la Personne de Jésus-Christ qui se donne à nous au quotidien autant aux tables de la Parole et de l’Eucharistie que dans le service du prochain et dans les sacrements en général. Par ce temps de l’Avent, Il nous invite à la vertu de la vigilance et de la persévérance

Avançons au rythme des dimanches de l’Avent à la lumière de l’Évangile. L’humanité en gestation est proche de sa délivrance. 
L’Amour vient à notre rencontre pour faire de nous des veilleurs actifs ; c’est-à-dire des croyants et des croyantes fidèles à Dieu qui savent qu’accueillir le Christ, c’est porter en soi cette assurance qu’Il vient vers nous dans les appels de nos frères, dans les recherches de notre humanité et dans les aspirations des hommes de ce temps. Le veilleur c’est celui qui, à force de vigilance, sait déceler le signe de la Lumière au cœur de la brume maussade du quotidien. 

La venue de Jésus à Noël, annonce une autre venue plénière à la fin des temps. « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura plus de fin » (Symbole de Nicée-Constantinople). La gestation dont nous faisons mémoire durant l’Avent n’est pas seulement celle de Marie, mais celle du Royaume. C’est la création toute entière qui gémit encore dans les douleurs de l’enfantement (Rm.8,22).
L’Avent nous donne la grâce et le temps de désirer et de nous préparer à accueillir le retour du Christ Sauveur dans une attente joyeuse. « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance », nous dit Saint Paul le troisième dimanche de l’Avent. 
Fructueuse attente du Sauveur à tous. Heureuse nouvelle année liturgique et Bonnes fêtes de fin d’année. 

Amour immense à tous et à chacun. 



 


Mot du Curé du mois de Novembre 2018

 

1er novembre 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

La première en chemin, Marie tu précèdes toute l’humanité.

« Du Royaume accompli, tu es pierre précieuse, revêtue de soleil, en Dieu transfiguré. Marche avec nous Marie, aux chemins de nos vies, ils sont chemins vers Dieu ».

Après le mois du Rosaire, nous commençons le mois des élus du Royaume. Et de ces élus, tu es encore la première. La Toute Sainte, la comblée de grâce, par qui le Dieu Saint s’est fait chair pour nous rejoindre et nous sauver.
Merci Marie pour toutes les grâces obtenues par ton intercession et pour le témoignage que tu nous laisses.
De tous les saints tu es la Reine, tu es notre Reine, notre Mère et nous t’aimons.
Nous voulons faire parti de cette multitude de bienheureux qui voient Dieu tel qu’Il est (1 jn.3). A ton école nous voulons purifier notre vêtement dans le sang de l’Agneau pour rentrer dans la cour de ceux qui aiment jusqu’au bout, qui donnent tout et se donnent avec. Nous aspirons à la sainteté et nous nous mettons en chemin avec toi. Par toi, nous remercions tous nos saints du Ciel et avec toi, nous consacrons librement et définitivement à Dieu notre Créateur et Père, notre volonté et notre vie.

Prie pour nous maintenant et à l’heure de notre mort. Marche avec nous Marie, tout ce mois durant, où nous prions pour l’entrée au Paradis de nos défunts. La douleur de la séparation est toujours vive, mais l’Espérance de la Vie éternelle nous comble de paix.
Que par ton intercession Marie, cette paix de Dieu règne dans les cœurs, dans nos familles et dans notre communauté. Obtiens pour nous tous, la santé de l’âme et du corps et la délivrance des tristesses de la vie présente.
Sainte Marie Mère de l’Église, soutiens notre combat et prie pour notre conversion.

Sainte Marie Mère de Dieu, Prie pour nous afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ et que nous ayons part aux joies éternelles.
Tous les Saints du Ciel, Priez pour nous.
Et que les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen

Plis fos ba zot tout. Nou ansamb en Jézi Rwa nou.



 


Mot du Curé du mois d’Octobre

 

30 septembre 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas… »

Dans l’Evangile du premier dimanche de ce mois, Jésus se fâcha contre les disciples qui écartaient les enfants que les gens lui présentaient pour qu’il pose la main sur eux. Il leur dit :

« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
  Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Mc.10,14-15

Nous faisons de cette invitation de Jésus, notre thème d’année. Dans ce monde changeant, relativiste et à perte de vitesse, nos enfants ont besoin de Jésus comme Boussole. La mise en garde de Jésus nous concerne tous. « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas… » reviendrait à aider les enfants à s’approcher de Dieu afin de le connaître pour découvrir combien de fois Il est Bon et qu’Il les aime. L’enfant est une richesse de Dieu qui porte l’espérance du monde et la splendeur de son amour. Toutefois, il est avant tout un être vulnérable qui a besoin qu’on le porte et le supporte. Il attend tout et espère tout. Il a besoin de protection et d’un accompagnement suffisamment bon. Le Seul capable de les lui fournir c’est Jésus. Alors conduisons-les vers Jésus
en intercédant pour eux dans nos prières

- en les consacrant à sa Divine Miséricorde
- en leur ouvrant le chemin des sacrements du salut
- en les amenant à la messe et au KT
- en vivant avec eux des valeurs chrétiennes
- en leur donnant le goût de la Bible et de la vie des saints.
- en leur laissant la possibilité de prendre leur place dans l’Église
- en encourageant leurs initiatives apostoliques
- en les respectant, en les écoutant et en les aimant profondément
- en éveillant leur intelligence aux logiques de la création et au respect de la nature
- en les consacrant à Marie Mère de Jésus et Notre Mère.

Daigne la Vierge Marie, Notre-Dame du Rosaire, nous aider à donner à nos enfants, le meilleur, c’est-à-dire, la vie en Dieu.
Amen

Plis fos.



 


Mot du Curé du mois de Septembre

 

3 septembre 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

De quel patrimoine avons-nous hérité ?

Chers amis,

C’est la reprise des classes, des études ou du travail pour bon nombre d’entre vous. Nous rendons grâce à Dieu pour tout ce qu’Il nous a donné de vivre pendant ces vacances-ci. Le Psaume 32 que nous méditons le tout premier jour de ce mois, nous rappelle que « Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour » (v18). C’est ma prière pour chacun de vous. Confiez tout à l’amour de Dieu et Lui, veillera toujours sur tout le reste. Féconde année a zot tout.

Les 14, 15 et 16 de ce mois, se déroulera la 35è édition des Journées Européennes du Patrimoine ; avec pour thème : « l’art du partage ». En consultant le site du ministère de la Culture j’ai lu que : « Partager le patrimoine entre Européens lors des Journées européennes du patrimoine, c’est permettre aux citoyens de mieux comprendre ce qui les rapproche en partageant des valeurs communes historiques et esthétiques dépassant les rivalités et les irrédentismes identitaires ». Selon la même source, l’Europe du sacré, ce sont ses Cathédrales gothiques, ses Synagogues et cimetières, ses mosquées et palais.

Chers amis, Quelles sont ces valeurs historiques et esthétiques ? Sont-ce simplement des bâtiments et des monuments ? Ou bien ce qu’ils portent, évoquent et racontent ?

Aujourd’hui le regard du visiteur est orienté vers l’esthétique de l’architecture vidée de la présence et de l’existence de l’Architecte. Dans nos Églises, les touristes lèvent le regard sur la beauté des murs, des vitraux et des charpentes et ne savent plus rien du Maître des lieux. Nous nous efforçons de tenir et d’entretenir l’extérieur tout en négligeant l’intérieur. Mais celui qui a fait l’extérieur, n’a t’il pas aussi fait l’intérieur ? (Lc.11,40). Arrêtons notre hypocrisie comme Jésus nous le demande. Faudra-t-il se battre pour entretenir et maintenir des églises tout en niant et en détruisant ce qu’elles représentent et le message qu’elles nous adressent ?

En ce mois où nous sommes invités à admirer notre patrimoine, posons-nous les vraies questions sur sa nature. Quel est notre vrai patrimoine commun ? Seulement des bâtiments construits de mains d’hommes suivant les traditions des hommes ?

Comme aux Pharisiens, Jésus nous répondrait : « Vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes » Mc 7,8

Chers amis, notre vrai patrimoine, n’est-ce pas la Parole, la Foi, la Grâce, le Don de soi, l’Amour et l’Engagement comme nous l’indiquent les liturgies dominicales de ce mois ?
L’esthétique de nos églises gothiques ou pas gothiques, ne servirait-elle pas plutôt à nous conduire vers ces véritables valeurs que nous devons transmettre aux jeunes et aux enfants ?

Priez avec moi, afin que nos préoccupations essentielles de cette rentrée soient centrées autour de ce patrimoine spirituel.

« La joie de notre cœur vient de Dieu,
notre confiance est dans son nom très saint ». Ps. 32,21



 


Mot du Curé du mois d’août

 

2 août 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

Comme Pierre, Jacques et Jean descendant de la Montagne de la Transfiguration, nos jeunes JCJistes nous reviennent rayonnant de l’amour de Jésus et déterminés à œuvrer à ses côtés pour la transformation de nos familles.
Encouragés par le message du Pape François, ils sont décidés à s’inspirer du chapitre 4 de "Amoris Laetitia" pour mieux vivre l’amour en famille. Car c’est surtout de la sève de nos racines familiales que nous trouverons des forces pour avancer. « Nous avons le pouvoir de transformer la Caraïbe… » « Yes we can », scandaient les jeunes. Avec eux, nous le pouvons ensemble. L’Église nous en montre l’urgence et notre Sauveur Jésus nous en donne les moyens. La Vierge Marie est à nos côtés.

Ce mois-ci, nous avons trois occasions supplémentaires pour nous unir à son Magnificat : Assomption le 15 Août, Marie Reine le 22 Août et Notre-Dame de la Délivrande, Patronne de la Martinique le 30 Août.

Avec les jeunes, consacrons à la Vierge nos familles, afin qu’à son école, nos familles accueillent la Bonne Nouvelle et "travaillent pour la nourriture qui demeure," la véritable sève qui infuse la nourriture céleste. Cette nourriture c’est le Christ, le pain vivant qui est descendu du Ciel. Qui mange de ce pain vivra éternellement (Jn.6, 51).

A l’exemple de Saint Hyacinthe, que nous fêtons le 17 de ce mois, portons au cœur de nos familles, l’Eucharistie et la Vierge. Et nos familles s’en trouveront transformées et transfigurées.

Que les Saints Jean-Marie Vianney, Gaëtan, Dominique, Thérèse-Bénédicte de la Croix, Laurent, Claire, Hyacinthe, Maximilien Kolbe, Bernard, Rose de Lima, Monique, Augustin, Jean-Baptiste et Barthélémy intercèdent pour nous.
Et que Notre-Dame de la Délivrande, Etoile de la mer, gardienne de nos rivages, inspire les recherches pour nous délivrer des sargasses. Amen.

Grande union de prière.



 


Mot du Curé du mois de Juillet

 

1er juillet 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

Bien-aimé(e)s Paroissien(e)s.

Nous allons vers la fin de l’année pastorale et nous rendons grâce (sans fin) au Dieu d’amour qui nous permet d’avancer sur le chemin du Royaume et de réaliser de belles choses ensemble pour sa Gloire et notre salut.

Merci aux différents mouvements paroissiaux qui, à travers leurs engagements pastoraux, favorisent la conversion de notre cœur et notre choix radical de Dieu.

Merci aux différents artisans de paix et aux ouvriers de la moisson du Seigneur qui brûlent du zèle de sa Maison. Ensemble et en famille, nous continuerons à montrer Jésus en actes et en vérité.

Certains paroissiens ont la possibilité de diminuer le rythme de leurs activités pour profiter des rencontres, des découvertes et du repos. Sachant que c’est en Dieu que nous avons le vrai repos, je les invite à ne pas délaisser la messe et les exercices spirituels. Car notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Dieu (St Augustin). Alors à la croisée des départs et des arrivées, partageons la joie de l’Évangile, particulièrement avec les enfants et les jeunes. Ils méritent davantage que le jeu, les écrans, la distraction, les sorties et les bons repas. Donnons-leur aussi et surtout le goût du Royaume. Proposons leur également des "plages" de lecture de l’Évangile. Encourageons-les à venir puiser la grâce divine dans les JCJ.

Recherchez d’abord le Royaume et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroit (Mt 6,33).
L’essentiel pour Dieu est la sauvegarde de notre vie en Lui. En effet, la Liturgie de la Parole de ce mois tourne notre regard vers le Dieu Vivant qui donne la vie et qui l’entretient (Mc. 5, 21-43 ; 6,30-34 ; Jn. 6,1-15). Il a juste besoin de notre collaboration (Mc. 6,1-6 ; 7-13). Comme le dit notre bien-aimé Pape François, soyons les disciples-missionnaires qui répandent loin autour de nous le message de la Vie éternelle.

Bon epi bèl vakans ba zot tout an ba limiè Bondjé.



 


Mot du Curé du mois de Juin

 

30 mai 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

Laissez les enfants venir à la Vie

Mes bien-aimé(e)s, c’est le temps où beaucoup de nos jeunes sont confrontés aux épreuves des examens et concours. Nous les soutenons de notre prière et les entourons de toute notre affection.

Cette fin d’année académique coïncide aussi avec la période des Sacrements et de la Profession de Foi. Et vous êtes nombreux en pèlerinage de commune en commune et de Paroisse en Paroisse pour accompagner les enfants et les jeunes dans leur consécration à Dieu notre Père. Vous faites une très belle démarche de foi en laissant les enfants venir non seulement à la vie mais surtout à la Vie Divine.

—> à la vie : car il faut bien qu’ils naissent avant de devenir chrétiens. Merci de ne les avoir pas avortés. Merci d’œuvrer avec Dieu qui est Dieu des vivants et non des morts (Lc.20,38). Aujourd’hui l’avortement se répand dans le monde occidental. Mais le fait qu’il soit de plus en plus accepté dans l’opinion publique ne change rien à la cruauté de ce drame social. L’Église interpelle notre conscience : il s’agit du meurtre délibéré d’un être humain dans la phase initiale de son existence. Il est vrai que le choix de l’avortement est dramatique pour la mère, mais aucune situation ne peut justifier la suppression libre et volontaire d’une vie innocente. L’enfant à naître a droit à un respect inconditionnel dès le premier moment de son existence.

Je tire la sonnette d’alarme ce mois-ci pour trois raisons :
- C’est bientôt les vacances et beaucoup de rencontres vont se solder par des avortements.
- Or nous manquons d’enfants pour l’évangélisation, pas par manque de fécondation ; mais parce qu’ils sont tués avant même de venir à la vie. La grossesse est présentée comme un fléau à éradiquer et moins comme une grâce. Il devient de plus en plus rare de croiser dans nos rues, une femme enceinte.
- Enfin en Martinique, le taux d’IVG chez les femmes en âge de procréer est exponentielle. C’était déjà de 28% en 2010. Nous battons le record français en tuerie d’enfants innocents incapables de se défendre. Alors que notre Madinina se vieillit en population. D’où viendront-elles les forces vives ?

Certains pourraient être tentés de me demander pourquoi moi je ne fais pas d’enfants. Mais vous en connaissez bien les raisons. Attention à ce que les survivants des générations futures ne nous traitent de meurtriers comme nous condamnons aujourd’hui les esclavagistes et accusons leurs complices.

—>à la Vie Divine : Vous n’êtes pas dans le "Carnaval des Sacrements" dont le sommet seraient le chocolat chaud et le pain au beurre. Mais vous amenez vos enfants à la source du vrai Pain de Vie : Jésus. Il a dit : « Laissez les enfants venir à moi » (Mc.10,14). Inscrire son enfant au caté et respecter son engagement en le soutenant jusqu’aux sacrements et au-delà, c’est l’amener à la Vie qu’est Jésus. « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jn.14,6). Vous donnez à Dieu ce qui est à Dieu (Mc.12,17). Et vous donnez à vos enfants, Le Meilleur dont ils vous remercieront éternellement.

Que les Saints Pierre et Paul que nous fêtons le 29 de ce mois, nous protègent et intercèdent pour notre engagement indéfectible à la suite de Jésus notre Seigneur et Sauveur. Amen

Je vous aime.



 


Mot du Curé du Mois de Mai

 

30 avril 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

Bien-aimé(e)s paroissiens, paroissiennes, chers tous,

Avec Jésus et en Lui nous commençons ce nouveau mois de Mai qui est un mois de grâce. En effet à l’école de la Vierge Marie, à qui ce mois est dédié, nous apprendrons à nous laisser plonger dans la profondeur du mystère du salut. Le Ressuscité nous promet le Paraclet (Jn.15,26), le Défenseur qui nous sortira de toutes nos peurs et nous donnera l’audace de l’évangélisation par le témoignage. La Trinité s’expose et se dépose dans la petitesse de notre cœur afin de l’élever à la dimension de la divinité (Mt.28,16-20). Jésus ayant accompli sa mission s’élève sous les yeux de ses apôtres et part (Ac.1,1-11). Alors, que devons-nous éprouver ? De la tristesse causée par la séparation ou plutôt de l’allégresse suscitée par la réparation ?

Le départ de Jésus à l’Ascension signe l’accomplissement et le succès de sa mission auprès de nous. L’obéissance a vaincu le péché. L’amour est victorieux de la mort. La vie a retrouvé sa beauté originelle. La créature est revenue à son Créateur. Dieu s’est réconcilié avec son peuple et a scellé avec lui une nouvelle alliance dans la personne de Jésus.

La montée de Jésus vers son Père est alors une fête. Car en Lui, désormais notre nature humaine rentre au Paradis. Notre place est désormais assurée dans le Royaume. Jésus part nous la préparer afin que nous siégions à sa table à la fin de notre mission dans le monde.

Pour y accéder, Il nous a laissé ce qu’il faut : le passeport c’est la Charité ; le visa c’est la Foi ; la Carte d’embarquement c’est l’Espérance et le moyen de transport c’est l’Eglise avec ses Sacrements et sa Mère, la Vierge Marie. L’Esprit Saint est notre conducteur. Nous avons tout en JÉSUS. Ainsi la montée de Jésus vers le Père tourne notre regard vers les réalités d’en Haut. Laissons-nous donc, élever tout le long de ce mois vers les choses du Royaume (Col.3,1-11).

Ce mois de Mai qui commence par la fête de Saint Joseph travailleur et qui se termine par la Visitation, invite chacun au vrai « travail du négatif » c’est-à-dire à soumettre nos peurs, nos rancœurs, nos meurtrissures et nos blessures au feu de l’Esprit, afin d’oser la visite de ceux et celles vers qui le Seigneur nous envoie pour partager la Joie de l’Évangile. Finis alors les « macrélages » inutiles ; Terminée la propagande de la négativité et des propos désobligeants.

Tous à l’école de Marie pour donner Jésus au monde.

Plis Fos



 


Mot du Curé du Mois d’Avril

 

1er avril 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

Témoins de la Résurrection, nous jubilons de joie car le Seigneur est vivant. Et ce n’est pas un poisson d’avril ! Pour nous et pour notre salut Jésus-Christ a vaincu la mort pour toujours. Le tombeau est vide, les linges gisent au sol, Christ est Ressuscité.

La résurrection de Jésus Christ est le point central de notre foi chrétienne. Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide et vide aussi notre foi » (1Co.15,14). Aux Corinthiens, l’apôtre Paul transmet l’essentiel de la Bonne Nouvelle en disant : "Je vous ai transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu : Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures. Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, il est apparu à Céphas (Pierre), puis aux Douze, selon les Écritures" (1 Co.15, 3-4).
Ainsi par pure miséricorde, la vie divine a fait irruption dans la condition mortelle de l’humanité pour nous libérer du péché et nous ouvrir l’accès à la Vie Nouvelle.
Jésus Christ est le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis » (Jn.10,11). Pourquoi encore avoir peur ? Devant qui tremblerais-je ?

Mon frère, tes chaines sont brisées et fracassées. Ma sœur, tes peurs sont tombées et vaincues. Jésus est vivant, et toi avec Lui, par Lui, en Lui et pour Lui. Il t’a démontré les frontières sans limites de son amour inconditionnel pour toi et chacun de nous.

Alors rends grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour (Ps.117). Rends grâce pour la foi. Elle est la grâce de la Divine Miséricorde, qui nous favorise l’accès à cette Vie Nouvelle et qui nous fait devenir des missionnaires du Christ pour que tous le connaissent et que personne ne demeure dans les ténèbres.
Que dimanche après dimanche, brille sur nos visages, de façon exponentielle, l’éclat de la Résurrection. Soyons dans la joie.

Merci Jésus.

Joyeuses et glorieuses Pâques à zot tout.

Amen



 


Mot du Curé du mois de Mars

 

2 mars 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

C’est encore possible !

- Si tu n’as pas commencé le carême, commence maintenant, ne rate pas tout. C’est encore possible !
- Si tu as perdu le fil de tes efforts de carême, ne te décourage pas, n’abandonne pas, recommence maintenant. C’est encore possible !
- Si tu as du mal à vivre ton carême sous la cadence de la prière, du jeûne et du partage, C’est encore possible. Ton Père t’attend. Il est tendresse et pitié (Ps 102).

Choisis Dieu et tiens bon.

Les 31 jours de ce mois de Mars nous amèneront jusqu’à la mère de toutes les saintes veillées : la Veillée Pascale où l’Année Liturgique atteint son point culminant dans la Résurrection du Christ. Alors éclatera dans le ciel la joie des anges, éclatera de partout, la joie du monde, éclatera dans l’Église la joie des fils de Dieu (Exultet).

Pour arriver à cette explosion de joie, il nous faudra poursuivre notre marche dans le désert au rythme de la Parole de Dieu qui nous invite à prendre conscience que :
- Pas de résurrection sans le choix de Dieu. Tu n’auras pas d’autres Dieu en face de moi (Ex.20).

- Pas de résurrection sans la mort dans le Christ. Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle (Jn.12).

- Pas de résurrection sans la marche derrière la croix. Suivons-le dans sa passion jusqu’à la croix pour avoir part à sa résurrection et à sa vie (monition avant la bénédiction des rameaux).

Que le chapelet de ces 31 jours de marche à la suite de Jésus, nous conduise au vrai choix de Dieu et de son Royaume. Vivement Pâques !

C’est toujours possible !

Tchimbè raid, Pa moli.



 


Mot du Curé du mois de Février 2018

 

1er février 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

Mois de Février, mois d’intimité avec Jésus.

Le Fils unique de Dieu présenté dans le Temple veut présenter à son tour, chacun de nous, à Dieu son Père et notre Père. Il se révèle comme la Lumière venue dissiper nos ténèbres et purifier notre âme spirituellement malade, de son effraction identitaire.

Avec les quarante jours de désert (mais surtout d’amour) qui commencent le 14 février, Jésus nous attire dans son intimité rédemptrice pour nous réconcilier avec nous-même, avec les autres et avec Dieu. Notre pieuse réception des Cendres et notre endurance sur le chemin du Jeûne, de la Prière et du Partage, marqueront notre accueil libre et joyeux de sa proximité salvatrice et favoriseront l’expression et le témoignage de notre être guéri et sauvé.

Les deux dimanches ordinaires avant le Carême présentent Jésus comme le Thérapeute par excellence qui guérit nos blessures, nos maladies, nos lèpres et qui nous libère de nos chaines et de nos démons (5è et 6è Dim Ord. B). La victoire pascale est annoncée. Elle est imminente. Jésus veut la partager avec toi. Laisse-Le t’y plonger en te rapprochant de Lui.
Ce mois est favorable à la guérison physique et intérieure. Rapproche-toi de Jésus et présente-lui tes lèpres comme le lépreux de Marc 1,40-45, lui disant : « Si tu le veux, tu peux me purifier ». Ne reste pas loin. Viens ! Approche et présente-lui la maladie qui te dérange, le cancer qui te ronge, le péché qui te dénature. Et tu verras la Gloire resplendissante de Dieu.
Que Notre Dame de Lourdes intercède pour la vraie guérison de ses enfants. Amen

Plis Fos a zot tout.



 


Mot du Curé du mois de Janvier 2018

 

4 janvier 2018 2018 par Père Sosthène Godjo

Bien-aimé(e) de Dieu,

A l’orée de cette nouvelle Année 2018, je te souhaite la Santé et la Paix dans ton âme et dans ton corps. Que l’Esprit Saint accorde à ton esprit de vivre la Joie de l’évangile au quotidien. Mon message de ce mois se veut bref et porteur d’espérance.
Que chantent continuellement dans ton cœur et tout autour de toi, l’oiseau de la sérénité et l’Ange du bonheur. Oui le vrai bonheur c’est d’avoir Dieu avec soi. Laisse donc le Seigneur te porter et avance… marche… et témoigne de la beauté de sa présence dans ta vie.
Quelque soit ce qui se passe, reste debout … Resplendis ! Car elle est venue ta lumière, et la Gloire du Seigneur s’est levée sur toi (Is.60,1). Mieux que les Mages, laisse-toi guider et devient missionnaire de la paix et de la miséricorde autour de toi. Car le temps de ce monde est limité (1Co.7,31). Et le Sauveur a besoin de l’engagement de chacun de nous, pour que s’installe dans chaque cœur, son Règne d’amour et de justice.
Cette année sera meilleure si chacun se rend meilleur. Le Christ Lumière pour tous les hommes nous en donne les moyens au quotidien. Puissions-nous accepter de les utiliser.
Paisible Année dans le Seigneur a zot tout.



 


Mot du Curé du mois de Décembre

 

4 décembre 2017 2017 par Père Sosthène Godjo

Décembre en 4 mots : Espérance, Conversion, Gestation et Jubilation.

Mois d’Espérance et de Conversion

Ce mois qui est le dernier de l’année civile, oriente notre regard sur l’à-venir. Qu’est-ce qui va venir ? Est-ce la fin de tout ? ou plutôt le commencement de tout ? Qui est-ce qui vient ? N’est-ce pas le Sauveur ?
Ce mois s’ouvre avec le Temps de l’Avent qui est un temps d’attente et de préparation à l’adventus (la venue, l’avènement) du Seigneur. Du 03 au 24 Décembre nous vivons une période de préparation au triple avènement de Jésus-Christ  :

• La naissance de Jésus dans la chair à Bethléem par le oui de Marie
• Sa venue quotidienne dans l’histoire gestative de l’humanité
• Son retour glorieux pour le jugement dernier.

L’Avent nous plonge dans le mystère du déjà et du pas encore où nous proclamons avec évidence que le Christ, le Messie, "est déjà venu, en prenant la condition des hommes pour nous ouvrir le chemin du salut ; et qu’il viendra de nouveau revêtu de sa gloire pour nous donner les biens éternels que nous attendons en veillant dans la foi" (Préface de l’Avent).

Avant l’Avent, Dieu dans sa Miséricorde a pris notre humanité pour nous unir à sa divinité : « Le verbe s’est fait chair, et il habité parmi nous » (Jn.1,14). La nouvelle Alliance a été scellée par la rencontre effective de Dieu et de l’humanité en la personne de Jésus de Nazareth. Le temps de l’Avent nous prépare ainsi à Noël et à la manifestation théophanique du Fils de Dieu né de la Vierge Marie. C’est un temps d’attente de la naissance de notre Sauveur.

Pour accueillir l’Enfant Divin à Noël, nous préparons le trousseau et le berceau en nous souvenant que Jésus est né dans une famille modeste avec des conditions précaires. Pour le trousseau ne nous tracassons pas : Allumons juste la flamme de notre espérance provenant de la foi qui s’exprime en charité. Et pour le berceau, aménageons seulement la simplicité de notre cœur. Jésus veut crécher dans notre cœur. Les crèches grandiloquentes et scintillantes de certains lieux, loin de figurer l’humble mangeoire de Bethléem, sont plutôt représentatives de nos vies extérieurement ornées et maquillées mais intérieurement hypocrites et vides de Dieu.
Cette année Jésus veut être accueilli et adoré dans la pauvreté de nos cœurs vrais et convertis. L’Avent est avant tout, un temps de renouvellement et de conversion qui nous réveille de nos torpeurs spirituelles et de nos conforts malsains pour nous remettre en marche derrière Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie et qui détient les clés du Royaume.

Mois de Gestation et de Jubilation

Le temps de l’Avent nous ouvre les étapes d’une grossesse en quatre dimanches marqués par les quatre bougies de la couronne représentant l’éclairage dynamique de la grande Lumière du Verbe fait chair. Cette tradition de la couronne de l’Avent avec les quatre bougies, est née en Europe centrale et symbolise les grandes étapes du salut avant la venue du Messie. La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève. La deuxième est le symbole de la foi des patriarches en la terre promise. La troisième est le symbole de la joie de David célébrant l’alliance avec Dieu. Et la quatrième est le symbole de l’enseignement des prophètes annonçant un règne de justice et de paix. En effet, ce règne est effectivement présent dans la Personne de Jésus-Christ qui se donne à nous au quotidien autant aux tables de la Parole et de l’Eucharistie que dans le service du prochain et les sacrements en général. Par ce temps de l’Avent Il nous invite à la vertu de la vigilance et de la persévérance. Avançons au rythme des dimanches de l’Avent à la lumière de l’Évangile. Comme le disait le bienheureux père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus, « avance, la Lumière se fait en marchant ». L’humanité en gestation est proche de sa délivrance.
L’Amour vient à notre rencontre pour faire de nous des veilleurs actifs ; c’est-à-dire des croyants et des croyantes fidèles à Dieu qui savent qu’accueillir le Christ, c’est porter en soi cette assurance qu’Il vient vers nous dans les appels de nos frères, dans les recherches de notre humanité et dans les aspirations des hommes de ce temps. Le veilleur c’est celui qui, à force de vigilance, sait déceler le signe de la Lumière au cœur de la brume maussade du quotidien.
La venue de Jésus à Noël, annonce une autre venue plénière à la fin des temps. « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura plus de fin » (Symbole de Nicée-Constantinople). La gestation dont nous faisons mémoire durant l’Avent n’est pas seulement celle de Marie, mais celle du Royaume. C’est la création toute entière qui gémit encore dans les douleurs de l’enfantement (Rm.8,22). L’Avent nous donne la grâce et le temps de désirer et de nous préparer à accueillir le retour du Christ Sauveur dans une attente joyeuse. « Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance », nous dit Saint Paul le troisième dimanche de l’Avent. Et ce jour même, Dieu nous fait le don d’un nouveau prêtre. L’Eglise en Martinique d’ores et déjà, tressaille de joie dans l’attente de l’ordination sacerdotale de notre bien-aimé frère Gaëtan PRESENT.
Au cœur de notre heureuse espérance, nous le portons dans notre prière, et le confions à la protection de Celle qui a dit Oui.
Son ordination presbytérale et ses messes de prémices au Lorrain et au Marigot, viennent augmenter la joie de nos communautés paroissiales et en l’occurrence celle du Lorrain qui célèbre une semaine de grâce du 15 au 23 Décembre 2017 à l’occasion du 5è anniversaire de la restauration de l’Église Saint Hyacinthe et de sa Consécration.
Fructueuse attente du Sauveur à tous.
Heureuse nouvelle année liturgique et Bonnes fêtes de fin d’année.

Atann épi Fwa épi Pasians. Sa ka poté fwi.



 


Mot du Curé du mois de Novembre

 

1er novembre 2017 2017 par Père Sosthène Godjo

Ce mois qui commence par la fête de tous les Saints est le mois des vivants et non des morts. « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc.20, 27-40). Car Notre Sauveur, le Christ Jésus, "le Roi de l’univers", a détruit la mort ; il a fait resplendir la vie par l’Évangile (2 Tm 1, 10). Oui aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir ; leur départ est compris comme un malheur, et leur éloignement, comme une fin ; mais ils sont dans la paix (Sg.2).

En ce mois de Novembre nous prions pour nos morts parce que nous les savons toujours vivants dans le Seigneur. Nous les voudrons parmi la multitude des bienheureux qui verront Dieu tel qu’Il est (1Jn.3) ; parmi la foule immense que nul ne peut dénombrer qui se tiennent debout devant le Trône et devant l’Agneau vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main (Ap.7).

En ce mois de Novembre, l’Église terrestre et l’Église céleste acclament d’une voix unanime : « Amen ! Louange, Gloire, Sagesse et Action de Grâce, Honneur, Puissance et Force à Notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! » (Ap.7, 12).
En ce mois de Novembre, nous pensons à ceux qui sont partis, et implorons la Miséricorde sans fin de notre Père Céleste. Garde leurs âmes dans la Paix, près de toi Seigneur (Ps 130).

Pour nous, Pèlerins sur terre, marchant vers la Cité céleste, Dieu nous rappelle à l’ordre : L’hypocrisie n’entre pas au paradis. Seul le cœur qui aime, qui partage et qui croit y pénètre. « Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma Parole et croit au Père qui m’a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie (Jn. 5,24). Le vivant c’est le croyant qui écoute la Parole de Dieu et qui l’accomplit. Le vivant c’est celui qui aime et qui pardonne. « Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et s’il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : "Je me repens", tu lui pardonneras » (Lc.17). Car l’accomplissement parfait de la loi, c’est l’amour (Rm.13,10). Cependant n’aimons pas en paroles, mais par des actes et en vérité (1Jn.3,18).

En ce mois de Novembre, l’Église nous invite au pardon et à la sensibilité à l’égard du démuni ; autant le démuni de notre amour que le démuni des conditions existentielles. Le Pape François tourne notre regard vers les pauvres en décrétant la première Journée Mondiale des pauvres au 33è dimanche du Temps Ordinaire (le 19 Novembre). L’homme de bien a pitié, il partage (Ps.111). Comme nous le rappelle le Pape dans son message, « partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde. Les pauvres ne sont pas un problème : ils sont une ressource où il faut puiser pour accueillir et vivre l’essence de l’Évangile ».

Alors quelle action concrète vas-tu poser ? Que feras-tu pour rendre compte de l’amour que Dieu a déposé en toi ? (Lc.19)

Seigneur augmente en nous la foi et donne-nous ta sagesse qui est le rayonnement de ta lumière éternelle. (Sg.7)

En ce mois de Novembre nous prions pour l’ordination presbytérale de l’abbé Gaëtan PRESENT (le 17 Décembre). Que le Seigneur achève en lui ce qu’il a commencé et qu’il soit un serviteur efficace et heureux auprès des pauvres de Dieu.

Amen



 


Mot du Curé du mois d’octobre

 

4 octobre 2017 2017 par Père Sosthène Godjo

Jubilation en nos cœurs pour cette nouvelle année pastorale.

Avec toute l’Église de la Martinique et d’ailleurs, nous prenons un nouveau départ missionnaire à la suite du Christ. « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » (Lc 10, 1-9).

Nous sommes fiers de prendre part à la Pastorale de cette année et de répéter avec confiance la promesse de Lc 9, 57 : « Je te suivrai partout où tu iras ». Cette belle parole audacieuse adressée à Jésus, vient de la bouche d’un homme auquel St Luc ne donne pas de nom. Alors, il peut être toi, il peut être moi, il peut être lui. Ainsi cet anonyme (disciple) auquel chacun de nous peut s’identifier, exprime son engagement à Jésus. Il ne connait pas encore bien le Chemin, ni sa capacité à pouvoir le suivre, mais il se dit prêt à s’y engager. Il ne connaît pas encore là où peut aller Jésus. Cependant il veut y aller avec lui. Mais ! Où va Jésus en réalité ?

La liturgie de ce mois le localise spécifiquement chez le frère, chez la sœur.
« Je te suivrai partout où tu iras » : Le suivrai-je ?
Le voilà qui va chez la veuve et l’orphelin. L’accompagnerai-je ?
« Je te suivrai partout où tu iras » : c’est avant tout une déclaration d’amour : Je t’aime et je voudrais tout le temps rester avec toi.

Et Jésus nous répond : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l’homme, lui, n’a pas où reposer la tête » (Lc.9.58). Si tu m’aimes, suis-moi dans l’inconfort de la demeure du frère, viens me retrouver dans la pauvreté de la demeure de la sœur. Ainsi se réalise le grand Commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 34-40).

Voilà le défi de ce beau mois d’octobre qui est un mois de mission sous l’égide de Notre Dame du Rosaire, Celle qui est allée jusqu’au bout de son engagement.
A l’école de Marie, retrouvons Jésus autant en nous que dans la demeure du prochain et du voisin.

« Je te suivrai partout où tu iras » : Parole du missionnaire ; Parole des acteurs des P.C.E. (Petites Communautés Ecclésiales) ; Parole des catéchistes et des différents agents pastoraux qui œuvrent au cœur des mouvements de notre paroisse ; Parole de chacun de nous.

Quand Jésus vient chez l’ami bienveillant, Il me trouve à ses côtés. De même quand Il va chez le voisin méchant, j’y vais aussi ; chez la voisine bizarre, je Le suis ; chez le frère athée ou d’une autre conviction religieuse, je le rejoins ; chez la sœur fragilisée par les vicissitudes de la vie, je l’accompagne ! « Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 57)

Saint Luc qui nous accompagne ce mois et que nous fêtons le 18, écrit que celui qui suit Jésus ne craint rien car : « Les cheveux de votre tête sont tous comptés » (Lc.12, 1-7).
Alors confiance ! Pa moli !

A nos Rosaires priés et vécus dans la concrétude du témoignage.
Que Marie Notre Dame du Rosaire fêtée le 07 Octobre nous porte continuellement dans la Joie de l’Évangile.
Amen.

Plis Fos



 


Mot du Curé du mois de Septembre

 

2 septembre 2017 2017 par Père Sosthène Godjo

N’envisage pas le Ciel sans ton frère

A travers ce bon mois de septembre, la Parole de Dieu nous invite à désirer Dieu et à demeurer ensemble vigilants dans la foi. La gloire de Dieu c’est l’homme debout.

« J’encourage à faire des prières pour tous les hommes à Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1Tim2,1).

L’indifférence à l’égard de la sœur ou du frère est à enterrer définitivement.

« Si tu n’avertis pas le méchant, c’est à toi que je demanderai compte de son sang » (Ez.33,8).

Jésus nous aime et nous veut tous ensemble à sa suite pour devenir comme Lui, des pêcheurs d’hommes (Mt.16, 21-27). Nous sommes appelés à travailler dans la même Vigne. Et Dieu dispose pour les ouvriers, le même salaire, selon la prodigalité de sa Miséricorde. (Mt.20,1-16). L’Amour ne saurait être quantifié. Il est l’Accomplissement (Rm13). Ensemble donc, veillons dans la prière (Mt.25,13) et ayons à cœur de prier pour la sœur en difficulté et le frère qui s’égare.

« Aujourd’hui ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur » Ps. 94 (95)

Bon lanné l’école ba zot tout !

Bondjié béni Mamaï nou ek tout pwofessè !

Amen !



 


Mot du Curé du mois d’août

 

4 octobre 2017 2017 par Père Sosthène Godjo

En ce mois d’Août, la splendeur de Dieu se révèle dans la plénitude de sa beauté et prend des visages lumineux. Le visage du Christ brillant comme le soleil (Transfiguration) dévoile la joie et la gloire de l’Amour qui va jusqu’au bout.

Au cœur de ce temps de vacances et de rencontres, le Seigneur veut continuer à dévoiler le mystère de sa beauté à travers mon visage, à travers ton visage, à travers son visage.

"Montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise" est avant tout une histoire d’Amour et de confiance.
Quand nous avons l’Amour, nous brillons pour le prochain. Quand nous avons la foi, nos yeux savent reconnaître et savourer la Beauté de Dieu offerte en l’autre. « Voir Dieu en l’autre, c’est cela le seul amour… » disait Maurice Zundel. La vie et le témoignage des Saints, que nous contemplons en ce mois, nous convient à nous laisser transfigurer à notre tour, à la lumière de l’amour divin. La Vierge Marie totalement transfigurée dans le mystère de son Fils, est élevée au Ciel (Assomption) pour se donner à toute la création comme Mère et Reine.

Saint hyacinthe notre Patron fêté le 17 de ce mois, fut un grand dévot de la Madone qu’il serre dans ses mains avec le Très Saint Sacrement. « Heureuse Celle qui a une cru … »

A l’école de la foi et du témoignage, nous retrouvons ce mois, des figures, à nous, familiers : Saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars (4 juillet) à qui est dédiée notre chapelle paroissiale ; Saint Dominique (8 juillet), fondateur des Frères Prêcheurs dont Saint Hyacinthe le patron de notre Paroisse (17 Août).
Nous prions aux intentions de notre Archevêque Mgr David Macaire (Frère Prêcheur) et nous confions notre Commune à la prière de nos paroissiens en pèlerinage dans les sanctuaires mariaux.

Que ce mois nous fasse grandir dans la beauté du mystère de Dieu.
Excellent mois d’Août et Bonne fête aux paroissiens et à toute la Commune du Lorrain.

Plis fos.



 


Mot du Curé du mois de juillet

 

19 juillet 2017 2017 par Père Sosthène Godjo

Le vacancier est aussi un missionnaire.

Pour le chrétien le loisir des vacances culmine dans les découvertes, les rencontres et le repos. Découverte de la beauté et de la diversité de la Création. Rencontre et accueil de l’autre. Et repos et refuge dans le cœur doux et humble de Jésus-Christ qui nous offre toute son hospitalité.

Aussi Dieu récompense-t-il l’hospitalité et la générosité à l’égard du missionnaire. Car qui accueille un envoyé, accueille Dieu lui-même (Dim 2 juillet). Il aura la vie féconde et fructueuse que génère la réception de la Parole de vie (Dim 16 juillet).

En réalité c’est avant tout, Dieu Lui-même qui nous offre généreusement son Hospitalité.
Pendant cette période de vacances, il ouvre grandement pour nous, les portes de sa Demeure pour nous faire savourer la douceur de son cœur et admirer la beauté de son Unité (Dim 9 juillet). Allons contempler.

Que l’Esprit Saint vienne au secours de notre faiblesse et ouvre notre cœur à l’accueil de la Parole qui émonde patiemment, qui trie le bon de l’inutile et qui purifie (Dim 23 et 30 juillet).

Temps de vacances : temps d’accueil et de découverte du Royaume, Trésor dissimulé autant dans la petitesse de l’autre que dans la douce humilité du Tout-Autre.

Mwen enmé zot. Bonjie ka béni zot tout. Plis Fos.

P. Soso



 


Mot du Curé du mois de juin

 

3 juin 2017 2017 par Père Sosthène Godjo

Ce mois de Juin porte le "Madras" de l’unité.

Dans la finale de sa prière en Jn.17 (Évangile de ce 1er Juin), Jésus insiste dans sa demande sur l’unité de ses disciples : « Que tous soient un, comme toi Père tu es en moi et moi en toi »…« Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un … ». A la Pentecôte (4 Juin), nous les trouvons unis comme Jésus l’a souhaité et ils reçoivent l’effusion de l’Esprit, le Paraclet qui les fait sortir de leur retranchement pour annoncer à toutes les nations que Dieu nous a définitivement sauvés dans son Fils Jésus-Christ.

L’expérience de la présence trinitaire de Dieu (11 Juin) les confortera dans une grande unité malgré leurs diversités. Ils sont les différents membres d’un seul corps, l’Église, dont le Christ est la tête. Ils forment l’Église Une, Sainte, Apostolique et Catholique qui vit et grandit de la vie du Christ qui se donne entièrement à Elle dans le Très Saint Sacrement de son Corps et de son Sang (18 juin). La communion devient le lieu de la Victoire de l’Amour ( 23 Juin) qui va jusqu’au bout. Le péché ni la mort ne sauraient avoir le dernier mot. La grâce de Dieu dans sa surabondance s’est déjà répandue sur la multitude (25 Juin). Cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ (Rm.5,15). Pour la recevoir deux conditions semblent requises :

1. Être ensemble, en Eglise. Les disciples étaient ensemble au Cénacle. Car ils sont les différents membres d’un seul Corps (1.Co.12,12). Chacun étant différent mais doté d’un don particulier de l’Esprit pour le bien de tout le Corps. Rejoindre l’Église pour recevoir l’effusion de l’Esprit afin d’œuvrer pour la délivrance de l’humanité pécheresse (Jn. 20,23).

2. Être assidus à la prière. « Tous d’un même cœur étaient assidus à la prière » (Ac. 1,14 lu dimanche dernier). La prière est la porte de l’Esprit. Et une fois présent en nous, l’Esprit nous apprend à mieux prier, à savoir dire Abba, Père. Et à pouvoir se tourner vers la sœur, le frère pour le rejoindre dans sa langue maternelle, dans son langage, dans sa différence pour lui annoncer les merveilles de Dieu (Ac.2,11).

Soyons toujours ensemble et assidus à la prière pour bénéficier de la profusion de l’Esprit. Amen.

Je vous aime .



 


Mot du Curé du mois de mai

 

30 avril 2017 2017 par Le Lorrain

« Il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir » (Ac. 2,24).

Bienvenue à toutes et à tous sur notre tout nouveau Site. En ce temps de Pâques, la Communauté Paroissiale du Lorrain est très heureuse de partager avec tous, la Joie de l’Évangile.
Faisant nôtre l’invitation de Mgr David MACAIRE à « Montrer Jésus » , nous sommes résolus à inscrire notre foi dans notre vie. Nous invoquons Dieu comme notre Père. Alors nous nous efforçons de le montrer par notre manière de vivre. Nous faisons l’expérience de la Puissance du « Nom de Jésus » qui sauve et de la richesse de la Messe comme le lieu de la reconnaissance et de la réception de celui qui est notre salut et notre vie. C’est dans l’Eucharistie que nous revivons les quatre temps importants d’Emmaüs : le temps de la rencontre, le temps de la parole, le temps de la fraction du pain et le temps de l’envoi en mission.

Alors à toutes et à tous, je souhaite la Paix et la grâce de pouvoir accueillir avec joie, la mission d’annoncer ensemble les merveilles de "l’Amour qui va jusqu’au bout".

Restons décidés à contaminer le monde par notre Joie à partager ensemble, l’héritage du Ressuscité.
Puisse cette Pâque nous sortir définitivement de nos retranchements, de nos déchirements, de nos indifférences et de nos peurs afin que nous devenions effectivement et efficacement des envoyés de la Bonne Nouvelle.

Grandes affections et Bénédictions.



 


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