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        Conférence des Evêques de France

Conférence des Evêques de France

La Conférence des Evêques de France a publié un communiqué pour le premier anniversaire des attentats du 13 novembre 2015 qui ont frappé la France il y a un an. Nous vous proposons d’en prendre connaissance :


" Le dimanche 13 novembre, marquera le premier anniversaire des attentats de l’an passé au Bataclan, dans plusieurs autres lieux (Stade de France, plusieurs rues des 10ème et 11ème arrondissements de Paris) auxquels on peut relier la mémoire de l’attaque contre Charlie-Hebdo et contre l’Hyper-Cacher de la porte de Vincennes en janvier 2015, les attentats de Bruxelles, plusieurs assassinats perpétrés au long de ces mois, liés de près ou de loin à des projets d’attentats, et encore le drame de Nice et l’assassinat du Père Jacques Hamel.

Les catholiques français ont réagi toujours avec une dignité et un calme qui impressionnent encore. Les célébrations d’obsèques ont partout été des moments de grande douleur mais aussi de gravité et d’espérance, sans haine, par-delà les peurs et les colères.

Avec le Cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, la Conférence des évêques de France invite à prier pour ceux qui sont morts, pour ceux qui ont été blessés, pour ceux qui ont vécu les attaques diverses et travaillent à en surmonter le traumatisme, pour les proches des victimes. Que notre prière aide ceux qui restent marqués par ce qu’ils ont subi à se sentir entourés et soutenus.

Elle invite à prier pour que les chrétiens soient dans notre pays des artisans de paix et des porteurs d’espérance, qu’ils ne se laissent jamais entraîner par la tentation de la peur ou de la colère, qu’ils puisent dans l’espérance de la vie éternelle et la foi en la victoire du Christ sur la mort et sur le péché, l’énergie pour aller vers les autres, pour chercher inlassablement comment vivre dans l’unité, si différents que soient les hommes.

Prions aussi pour que nos concitoyens musulmans puissent être pleinement acteurs de notre unité nationale et pour que tous les citoyens grandissent dans l’estime mutuelle et la recherche du bien commun.

Dans ces mois où l’approche des élections suscite des débats nombreux sur les voies les meilleures pour notre pays, la prière des croyants de toutes confessions en cet anniversaire sera un encouragement à chercher le meilleur. Que Dieu nous accorde d’être à la hauteur de ce que notre pays représente dans le monde. "

Mardi 8 Novembre 2016

Le cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux (Saint-Siège), a présidé la messe du 8 novembre 2016, à Lourdes. Venu de Rome, il est intervenu dans l’hémicycle sur le dialogue avec les musulmans pour les évêques réunis en Assemblée plénière. Retrouvez le texte de son homélie :

" Les textes qui viennent d’être proclamés me semblent particulièrement indiqués pour une assemblée épiscopale comme la nôtre.

Paul s’apprête à quitter la Crète, laissant Tite à la tête de la communauté. Il lui suggère les exhortations qu’il devra adresser aux diverses catégories du nouveau peuple de Dieu : jeunes, adultes, anciens, femmes et hommes, les invitant à témoigner de la « singularité chrétienne ».

Elle ne sera crédible que si la communauté – et son Pasteur – parleront le même langage et collaboreront à l’unisson. On ne dit pas Dieu tout seul : on le dit avec les autres. « La sainte doctrine » ne suffit pas pour évangéliser. Enseignement et témoignage vont de pair. Rien d’extraordinaire, seulement la fidélité, la cohérence. Il existe une manière chrétienne de dire « bonjour », « merci ». François de Sales parlait de la « vie quotidienne aux travaux ennuyeux et faciles, mais qui demandent beaucoup d’amour ! »

En vous regardant, je pense à vos responsabilités, mais aussi à la fraternité aux liens qui nous unissent en tant que membres du collège épiscopal. Nous devons nous aider les uns les autres à devenir toujours davantage signe de la présence de Dieu au milieu de son peuple. « En la personne des évêques, assistés des prêtres, c’est le Seigneur Jésus-Christ qui est présent au milieu des croyants » (Lumen gentium 28). Qui ne se sentirait pas tout petit face à un tel appel ?

Laissons-nous saisir et modeler par l’Esprit-Saint. Jésus-Christ a voulu avoir besoin de nous et comme Marie, nous ne pouvons qu’être étonnés devant l’audace du Seigneur d’avoir fait appel à notre collaboration.

En ces temps où l’homme ne sait plus très bien ce qu’il est et où il va, il est urgent de former nos communautés à aimer à la manière de Jésus-Christ : un style de vie sobre, une disponibilité pour faire un bout de chemin avec ceux que Dieu met sur notre route, le choix du droit et du dialogue pour vaincre la haine sont les pierres de fondation du monde d’aujourd’hui et de demain.

Nous devons être l’Eglise des témoins. Dans la Lettre aux Hébreux, nous lisons « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans la lutte contre ce qui détruit l’homme » (2-4). Certes, nous ne sommes pas tous appelés au martyre, mais nous ne pouvons pas oublier qu’aujourd’hui encore des frères et sœurs meurent parce qu’ils confessent Jésus-Christ, rédempteur de l’homme. Au milieu d’une nuée de témoins, grâce à tous ces saints anonymes qui nous ont précédés (mères de famille qui ont su transmettre la Bonne nouvelle, ces pères de famille qui ont inculqué à leurs enfants le sens du devoir et du service, ces prêtres et religieux/ses qui ont tous donné pour faire de leur vie une « vivante offrande à la louange de la gloire de Dieu). OUI, grâce à eux, la Lumière qu’est Jésus-Christ a continué de briller.

Nous l’avons reçue ; transmettons-la à notre tour….

Alors un peu grâce à nous, le message de Jésus-Christ et l’action de son Eglise seront pour ces temps incertains ce que, dans le fond, le christianisme a toujours été et sera toujours : une invitation et une source ! "

Mardi 8 Novembre 2016

Hier, les évêques ont vécu une journée de prière et de repentance pour les victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Retrouvez l’homélie de Mgr Luc Crépy, président de la cellule permanente de lutte contre la pédophilie, prononcée lors de la messe du 7 novembre pour le pardon des péchés commis par des membres de l’Église.

" Chers amis,

Les paroles du Christ nous touchent tout particulièrement ce matin par leur actualité et par leur vérité : « il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute mais malheureux celui par qui cela arrive ! » (Lc 17, 1) (1) Oui, il nous faut oser regarder en face les scandales du péché qui atteignent l’Église tout entière. Oui, il nous faut sortir du trop long silence coupable de l’Église et de la société et entendre les souffrances des victimes : les actes pédophiles, ces crimes si graves, brisent l’innocence et l’intégrité d’enfants et de jeunes. Oui, il nous faut oser prendre tous les moyens pour que la Maison Église devienne un lieu sûr. Oui, il nous faut comme le demande le pape François, « demander pardon pour les péchés commis par les autorités ecclésiastiques qui ont couvert les auteurs d’abus et ignoré la souffrance des victimes ».

Quand il s’agit des plus fragiles, des plus faibles, des « petits », Jésus parle haut et fort. Ainsi les enfants sont la figure même des vrais disciples : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. » (Mc 10, 14) D’où, dans l’Évangile que nous venons d’entendre, cette condamnation si claire et si vigoureuse de ceux qui scandalisent et méprisent les petits : « Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite dans la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. » (Lc 17, 2). Il n’y a pas d’excuses ou de demi-mesures pour les actes commis sur un seul de ces petits ! Il y a cette condamnation sans appel du Christ face au scandale vis-à-vis d’un seul de ces petits. L’Évangile ne transige pas avec ce qui porte atteinte et méprise la dignité de tout homme, et plus encore quand il s’agit des plus faibles.

Ainsi Jésus invite ses disciples à la vigilance : « Prenez garde à vous-mêmes ! » (Lc 17, 3). Tenez-vous sur vos gardes, gardez votre cœur en éveil, maintenez vive votre volonté et forte votre conscience face à ce mal qui brise la vie d’un être fragile. Ce mal, nous avons pu en être complices, nous évêques, par notre silence, notre passivité ou notre difficulté à entendre et à comprendre la souffrance que nous pensions oubliée chez ceux qui avaient été blessés dans leur chair, il y a longtemps. Nous avons voulu sans doute sauvegarder l’image de respectabilité de l’Église, par peur du scandale, en oubliant qu’elle est sainte et composée de pécheurs. En cela, nous avons failli à notre mission en n’étant pas meilleurs que le reste de la société qui gardait aussi le silence.

Dans l’Évangile, face à ceux qui commettent le scandale, Jésus en vient à parler du pardon : il nous demande d’interpeller vivement le frère qui a péché, de l’inviter à reconnaître sa faute, aussi grave soit-elle, et, seulement alors, s’il se repent, de lui pardonner. « Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches et, s’il se repent, pardonne-lui. » (Lc 17, 3) Par deux fois, Jésus affirme que le pardon ne peut être accordé au pécheur que s’il se repent. Ce pardon, comprenons bien que pour les victimes, il est souvent si difficile, parfois impossible, à donner. Car ce pardon s’écrit au terme d’un long chemin, dans la mémoire douloureuse des souffrances qu’ont vécues les victimes. Pardonner n’est pas oublier. Pardonner demande, d’abord, ce temps nécessaire où peu à peu se fait la vérité, où peu à peu des mots sont possibles pour dire l’indicible douleur, où la justice et le droit sont convoqués et désignent clairement la faute et le coupable. Pardonner est en premier lieu l’affaire des victimes, mais cela n’est possible que si les auteurs sortent de tout déni, prennent véritablement conscience du mal commis et manifestent un repentir qui ne soit pas seulement des mots, mais une profonde repentance et une volonté ferme d’un travail profond sur eux-mêmes.

En écoutant le Christ nous parler ainsi du scandale, du mépris des plus petits mais aussi du pardon et de la repentance des pécheurs, nous avons envie de dire – peut-être même de supplier – comme les disciples : « Augmente en nous la foi ! » (Lc 17, 5) Chez Luc, la foi peut déraciner les arbres, chez Matthieu et Marc la foi peut déplacer les montagnes. Aussi petite qu’un grain de moutarde, la foi au Christ, peut nous aider à déraciner l’arbre du mal qui parfois pousse sans vergogne dans nos communautés. La foi au Christ peut nous aider à transporter les montagnes qui obscurcissent la lumière dans notre Église et barrent le chemin de la vie. La foi au Christ, mort et ressuscité pour le pardon de nos péchés et le salut de tous, est une force qui nous donne d’avancer sur un chemin de purification, sur un chemin de justice et de vérité face aux abus sexuels, sur un chemin où la souffrance des victimes est pleinement entendue. Ce chemin demande beaucoup d’écoute et d’attention. Et nous, évêques, nous devons nous y engager fermement et prendre toute notre part à cette lutte contre ces actes scandaleux et criminels qui touchent les plus petits.

Faisons nôtre cette prière :

Seigneur, fais de ton Église
un lieu de vérité et de liberté,
de justice et de paix,
pour que l´humanité tout entière
renaisse à l´espérance (2). "

(1) Luc 17, 1-6 : 01 Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! 02 Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. 03 Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. 04 Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » 05 Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » 06 Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi.

(2) Prière eucharistique pour les circonstances particulières.

Lundi 7 Novembre 2016

La lutte contre la pédophilie au cœur de l’assemblée plénière d’automne des évêques de France à Lourdes : la journée de ce lundi 7 novembre 2016 est en effet placée sous le signe de la prière et de la pénitence.

En réponse à l’appel du Pape Francois, les évêques avaient en effet décidé d’une journée de prière pour les victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Une messe a ainsi été célébrée ce lundi matin « pour demander le pardon des péchés » commis par les membres du clergé. L’homélie a été dite par Mgr Luc Crepy, évêque du Puy-en-Velay, et président de la cellule permanente de lutte contre la pédophilie.

Dans son homélie, il a rappelé « qu’il n’y a pas d’excuses ou de demi-mesures pour les actes commis sur un seul des plus petits ». « Oui, il nous faut oser regarder en face les scandales du péché qui atteignent l’Église toute entière » a-t-il déclaré. « Oui, il nous faut sortir du trop long silence coupable de l’Église et de la société et entendre les souffrances des victimes : les actes pédophiles, ces crimes si graves, brisent l’innocence et l’intégrité d’enfants et de jeunes. Oui, il nous faut oser prendre tous les moyens pour que la Maison Église devienne un lieu sûr ».

« Nous avons voulu sans doute sauvegarder l’image de respectabilité de l’Église par peur du scandale, en oubliant qu’elle est sainte et composée de pécheurs. En cela, nous avons failli à notre mission » souligne Mgr Crepy, évoquant le silence, la passivité ou une difficulté à entendre et à comprendre la souffrance.

L’évêque du Puy-en-Velay encourage à avancer sur un « chemin de purification, sur un chemin de justice et de vérité face aux abus sexuels, sur un chemin où la souffrance des victimes est pleinement entendue. Nous, évêques, nous devons nous y engager fermement » a-t-il conclu.

(Avec R. V.)

Dimanche 6 novembre 2016

Mgr Pierre-Marie Carré, Vice-Président de Conférence des Evêques de France, a présidé la messe de ce dimanche à Lourdes. Retrouvez le texte de son homélie en intégralité.

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ! » (lc 20, 38). Il est bon d’entendre cette affirmation de Jésus quelques jours après la fête de la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts, le 2 novembre.

On reproche parfois aux prédicateurs de ne plus parler de l’au-delà. Pourtant, bien des questions nous arrivent, parfois de la bouche des enfants :

– Si on a été handicapé ou malade toute sa vie, qu’en sera-t-il après la résurrection ?

– Ou encore la question posée à Jésus, que nous venons d’entendre dans l’Evangile : si on a été marié plusieurs fois, comment cela se passera-t-il après la mort ?

En rester à ces questions, c’est imaginer l’au-delà à notre simple mesure ! Jésus nous demande de croire que Dieu va transformer totalement notre vie. La vie de ressuscité n’aura rien à voir avec la vie actuelle. N’imaginons pas le ciel à partir de ce que nous connaissons maintenant. Jésus nous promet un ciel nouveau et une terre nouvelle.

Dans un instant, nous redirons ensemble que nous croyons « à la résurrection de la chair et à la vie éternelle ». Qu’est-ce donc que la vie éternelle ? Avant tout, elle est un don gratuit offert par Dieu à qui se tourne vers lui avec confiance : « celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » dit Jésus. Seule la rencontre avec Celui qui est sainteté, amour et vie peut combler le cœur : « tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi ».

Notre foi en la vie du monde à venir s’appuie sur la fidélité de notre Dieu. Serait-il possible d’avoir été créés et voulus par Lui et d’être abandonnés par lui au moment de la mort ? Entendons à nouveau cette affirmation de saint Paul « ni la mort, ni la vie… rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur » (Rm 8, 39). C’est cette assurance qui mène à des témoignages extraordinaires de foi. Nous avons entendu le récit de l’Ancien Testament racontant qu’une mère et ses sept fils ont préféré donner leur vie plutôt que de trahir leur foi. Ce n’est pas que du passé ! Combien de nos frères et sœurs chrétiens sont aujourd’hui témoins de la foi jusqu’à donner leur vie ? Ce sont les martyrs de ce temps. Nous ne pouvons pas les oublier !

Notre espérance est fondée sur la résurrection de Jésus. Depuis le jour de Pâques, les disciples de Jésus croient que Dieu leur offre la vie nouvelle dans laquelle son Fils est entré. Comment cela se fera-t-il ? Nous ne le savons pas, mais nous croyons qu’un amour nous attend. Alors la mort devient un passage. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus disait : « je ne meurs pas, j’entre dans la vie ».

La vie éternelle n’est pas pour plus tard : elle commence dès à présent. « La vie éternelle, c’est te connaître, Toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17,3), nous dit l’apôtre Jean. Ici, connaître, c’est aimer ! La mort n’a pas pu garder le Vivant en son pouvoir. Désormais le Christ ressuscité nous entraîne vers l’éternité.

« J’attends la résurrection des morts ». Ces mots du Credo sont notre espérance. Soutenus par la prière des saints, de tous ceux qui vivent avec le Seigneur, au premier rang desquels se trouve la Vierge Marie, Notre-Dame de Lourdes, nous pouvons affirmer paisiblement que notre Dieu est vraiment le Dieu des vivants.

Chers amis, et vous qui êtes avec nous grâce à la télévision, soyons témoins de la foi en la résurrection ! Que les paroles de saint Paul entendues à l’instant restent en nous : « Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu et l’endurance du Christ. »

Message du Saint-Père

Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique en France, a transmis à Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France, un message du cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat, de la part du pape François, pour l’Assemblée plénière d’automne 2016 qui débute aujourd’hui 4 novembre 2016 à Lourdes.

A l’occasion de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, réunie à Lourdes, Sa Sainteté le pape François est heureux de s’associer à vos travaux par la prière et la proximité spirituelle. Dans un contexte encore marqué par les attentats qui ont meurtri votre pays et dans la perspective d’échéances électorales importantes, le Saint-Père vous encourage à aider les habitants de la France à affermir leur espérance et à contribuer à la recherche du Bien commun. Puissent aussi vos échanges sur les vocations sacerdotales manifester votre sollicitude pastorale envers les jeunes pour les aider à découvrir leur projet de vie et à le réaliser avec joie. Avec le 60ème anniversaire de la Mission ouvrière, votre réflexion sur les orientations à prendre pour « avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de l’Evangile » (Evangelii Gaudium, n. 20), y compris dans un monde rural en mutation, sera, à n’en pas douter, l’occasion d’un nouvel élan pour la mission de l’Eglise en France. A quelques jours de la clôture du Jubilé de la Miséricorde, le Pape demande au Seigneur de vous aider à ouvrir des chemins nouveaux pour « que les années à venir soient comme imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu » (Misericordiae Vultus, n. 5). En confiant les évêques de France à l’intercession de Notre Dame de Lourdes, de sainte Bernadette, de sainte Elisabeth de la Trinité et de saint Salomon Le Clercq, le Saint-Père vous adresse une affectueuse Bénédiction Apostolique.

En vous transmettant ce message du Saint-Père, je vous assure de ma prière fraternelle pour le bon déroulement de vos travaux.

Cardinal Pietro Parolin

Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté

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