Eglise catholique de Martinique
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Les prêtres !

Ah ! nos prêtres ! Nous les aimons. Il faut le dire car nous en avons bien besoin !
Si nous n’avions pas le sacrement de l’ordre, dit le saint curé d’Ars, nous n’aurions pas Notre Seigneur ! Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ?
Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre… toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir à cause du péché, qui la ressuscitera ? Qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre. Après Dieu, le prêtre c’est tout. Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel…


Le saint curé a bien raison. Le presbytérat est un vrai mystère ; c’est-à-dire une réalité unique en deux dimensions. Une dimension humaine, bien humaine, parfois trop humaine. On peut réduire le prêtre à être un administrateur des biens d’une paroisse, ou un animateur socio-culturel, voire un personnage qui fait de la politique et du social…

Ce faisant, on détruit la source de la fécondité même de son ministère : la grâce de Dieu. Le prêtre est un homme de Dieu, un consacré. Une dimension qu’il ne faut pas exagérer non plus (un prêtre n’est pas un ange, ni un extraterrestre, encore moins un saint –avant l’heure), mais qu’il ne faut pas ignorer : on raconte l’histoire d’un prêtre dont la seule présence dans un quartier en Haïti avait suffi un jour à faire stopper une cérémonie vaudou… Le pauvre homme en était le premier étonné. Trop conscient de son insignifiance personnelle, il en oubliait presque la puissance de la grâce sacerdotale et ministérielle dont il était porteur par la grâce de Dieu, et l’imposition des mains de son évêque.
En tout cas, sur la terre, et en particulier sur la terre de Martinique, nous avons un Presbytérium en chair et en os. « Un très bon Presbyterium, parmi les plus engagés de toute la Caraïbe », comme le disait Monseigneur le nonce apostolique lors de la remise du pallium.

Oui c’est vrai, en Martinique nous avons de bons prêtres. Ces prêtres ne sont pas des anges, et tant mieux ! Ce sont des hommes choisis au milieu des hommes. Mais des hommes entièrement livrés à Dieu.

Les qualités de ces hommes nous réjouissent et font notre admiration. Ils ont mis à notre service tout ce qu’ils ont, tout ce qu’ils sont. Leurs limites personnelles ou collectives, si elles nous touchent plus que celles d’autres personnes (c’est bien normal, ils sont nos pères et nos pasteurs) devraient aussi, sinon nous réjouir, mais tout au moins nous faire admirer le plan de Dieu qui sait écrire droit sur des lignes courbes ! N’est-ce pas un peu rassurant pour tous et surtout pour les plus faibles de ne pas se retrouver face à des « monstres de sainteté », dont la supposée perfection-en-toute-chose écraserait ceux qui se sentent bien incapables « d’être parfaits comme le Père est parfait ».

Justement ! « Ni par puissance, ni par force, mais par l’Esprit du Seigneur », la vie et le ministère des prêtres sont un témoignage permanent que « l’on peut tout avec Celui qui nous rend forts » ! Le Seigneur choisit donc des hommes pour en faire ses serviteurs, les dispensateurs de sa grâce au milieu des hommes. Il les appelle, et notre prière permet à ses frères d’entendre l’appel et d’avoir le courage d’y répondre. Depuis mon arrivée parmi vous, je suis témoin que Dieu appelle beaucoup de jeunes hommes dans notre diocèse. Mais ceux qu’il appelle sauront-ils répondre ? Le diocèse saura-t-il les accueillir et leur offrir des structures de formations adéquates ? Les familles, les frères et sœurs, les amis et amies sauront-ils permettre à ceux qui entendent cet appel, qui dépasse notre entendement, d’y répondre ?

Voici donc une petite intention de prière : la Martinique manque de prêtres, mais elle n’est pas la seule. Prions le Seigneur pour la Guyane, la Guadeloupe et bien des diocèses d’Occident aussi touchés par ce manque de prêtres et de vocations. Prions pour que, comme en Haïti, en Pologne et dans bien d’autres pays d’Amérique et d’Afrique, les vocations fleurissent tant en Martinique, que nous soyons capables d’envoyer des missionnaires nous aussi dans le monde entier ! Et rendons grâce pour tous nos prêtres, nos frères bien-aimés.

+ David Macaire ,
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France

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