Eglise catholique de Martinique
http://martinique.catholique.fr/spip.php?page=imprimer_rubrique&id_rubrique=334

Evènements passés



Journée de la Terre de Martinique - Lettre ouverte de Mgr Macaire

 

26 avril 2017 par Michel DEGLISE

En application de l’encyclique du Pape François et dans l’héritage du Père Gaston Jean-Michel, ardent défenseur de la terre de Martinique, qui nous a quittés le 21 avril 2015, Mgr David Macaire a lancé aux Martiniquais, hommes et femmes, croyants et non-croyants, un défi à relever : restaurer la beauté de "Madinina, l’ile aux fleurs", jardin de la Création, dans une lettre ouverte publiée le dimanche de Pâques :

« Cher homme et chère femme de la Martinique, jeune et moins jeune, croyant ou non croyant, l’Action Catholique et moi-même, nous vous proposons, selon les enseignements de « Laudato Si », (Encyclique du Pape François) et dans l’héritage du Père Gaston Jean-Michel, d’honorer le Créateur pour la belle terre de Martinique qu’il nous a offerte.

A cette occasion, le 21 avril, et tout au long du lweek-end du 22 et 23 avril 2017, nous vous proposons de célébrer « la Journée de la Terre de Martinique »

Aussi, nous lançons pour cette grande cause, un nouveau défi :

" PLANTER UN ARBRE AUJOURD’HUI POUR LA MARTINIQUE DE DEMAIN "

La démarche, que vous ferez de manière individuelle, en famille ou en groupe (Associations, Mouvements, PCE, Pastorale…) est très simple :

Etape préalable . Adhérer à la cause (si vous possédez un compte Facebook) :

- Se rendre sur la page Facebook « Défi d’Aujourd’hui Pour la Martinique de Demain »
- Cliquer sur « J’aime » et S’abonner » afin de montrer que tu t’engages personnellement dans cette démarche

Etape 1. Prier pour la création (si tu es chrétien)

- Un "Notre Père" - Un "Je vous salue Marie" - Dire la « Prière chrétienne avec la création* » du Pape François dans son Encyclique Laudato Si

Etape 2. Planter un arbre ou une plante locale (pour tous)

- Plantation d’un arbre ou d’une plante
- Prise d’une photo ou Selfie autour de l’arbre
- Chant : Psaume de la création ( Voir pièce jointe )

Etape 3. Partage (si Action en communauté)

- Partage d’un goûter (gâteaux, jus…..) avec des produits locaux

Etape 4. Transmission de la photo sur la page facebook : https://www.facebook.com/D%C3%A9fi-dAujourdhui-Pour-la-Martinique-de-Demain-142784172923474/

Oui, tous ensemble, en suivant les enseignements de « Laudato Si » du Pape François et l’exemple du Père Jean-Michel, honorons le Créateur pour la belle terre de Martinique qu’il nous a confiée ...

Alors à vos pelles et à vos bêches !!!! »

+ Fr David Macaire

* Prière du Pape François dans Laudato Si :

" Nous te louons, Père, avec toutes tes créatures, qui sont sorties de ta main puissante.
Elles sont tiennes, et sont remplies de ta présence comme de ta tendresse.
Loué sois-tu.
Fils de Dieu, Jésus,
toutes choses ont été créées par toi.
Tu t’es formé dans le sein maternel de Marie,
tu as fait partie de cette terre,
et tu as regardé ce monde avec des yeux humains.
Aujourd’hui tu es vivant en chaque créature avec ta gloire de ressuscité. Loué sois-tu.
Esprit-Saint, qui par ta lumière
orientes ce monde vers l’amour du Père
et accompagnes le gémissement de la création,
tu vis aussi dans nos cœurs
pour nous inciter au bien.
Loué sois-tu.
Ô Dieu, Un et Trine,
communauté sublime d’amour infini,
apprends-nous à te contempler
dans la beauté de l’univers,
où tout nous parle de toi.
Éveille notre louange et notre gratitude
pour chaque être que tu as créé.
Donne-nous la grâce
de nous sentir intimement unis à tout ce qui existe.
Dieu d’amour, montre-nous
notre place dans ce monde
comme instruments de ton affection
pour tous les êtres de cette terre,
parce qu’aucun n’est oublié de toi.
Illumine les détenteurs du pouvoir et de l’argent
pour qu’ils se gardent du péché de l’indifférence,
aiment le bien commun, promeuvent les faibles,
et prennent soin de ce monde que nous habitons.
Les pauvres et la terre implorent :
Seigneur, saisis-nous
par ta puissance et ta lumière
pour protéger toute vie,
pour préparer un avenir meilleur,
pour que vienne
ton Règne de justice, de paix, d’amour et de beauté.
Loué sois-tu.
Amen.



 


Ordination diaconale de Michel Delvarice

 

13 janvier 2017 par Michel DEGLISE

Dimanche 18 décembre 2016, à 15h30, Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort de France, a ordonné diacre en vue du sacerdoce le séminariste Michel Delvarice à la cathédrale Saint-Louis de Fort de France. De nombreux prêtres et diacres du diocèse étaient présents ainsi que Mgr Emeri Kabongo, archevêque émérite de Luebo en RDC, en visite dans notre diocèse.

.

Michel Delvarice est originaire d’Haïti où il effectué sa formation philosophique et théologique dans la congrégation des Rédemptoristes, fondée par Saint Alphonse de Ligori, puis au CIFOR ( Centre Inter-Instituts de Formation Religieuse) à Port au Prince.

Attiré par la mission "ad extra", il a demandé à être accueilli dans le diocèse de la Martinique où sa demande a été acceptée en 2015. Il est arrivé à Fort de France en Juillet 2015 d’abord au Foyer Dominique Savio, puis à la Maison Saint Jean-Paul II avec les autres séminaristes.

Il a été envoyé en mission dans les paroisse de Sainte-Thérèse et de Saint-Christophe auprès de P. Catayée et de P. Lucenay. Il a été institué lecteur et accolyte en juin 2016 par Mgr Macaire à l’archevêché. Enfin, il a été affecté en stage préparatoire au diaconat à la cathédrale Saint-Louis auprès du P. Catayée.

C’est là qu’il a été ordonné diacre en vue du sacerdoce pour le diocèse de Martinique le dimanche 18 décembre à 15h30 par Mgr David Macaire.



 


Journée Portes Ouvertes à l’Espérance - Patronage Saint-Louis

 

3 mai 2016 2016 par Michel DEGLISE

L’Espérance organise sa traditionnelle Journée Portes Ouvertes le Jeudi de l’Ascension, 5 mai 2016, de 8h à 16h, à Châteaubœuf ! En 2016, 2 anniversaires sont célébrés : les 150 ans de la naissance du fondateur du Patronage Saint-Louis, Adolphe Trillard, et les 150 ans de la création de la Fondation des Apprentis d’Auteuil. Vous êtes attendus nombreux !

Découvrez le programme complet en cliquant sur l’icône ci-dessous :

Retour sur le Dîner de Charité annuel }

L’Espérance Patronage Saint-Louis a organisé son Dîner de Charité annuel, avec le concours du chef étoilé Marcel Ravin, à l’hôtel Bakoua, vendredi 4 décembre 2015. Pour la première fois, les organisateurs ont dû refuser des inscriptions. Cette soirée fut une belle récompense pour les jeunes, en cuisine comme au service des tables, qui y ont participé sous la conduite de Marcel Ravin. Rendez-vous pour la cinquième édition en décembre 2016 !

Pourquoi la direction de l’Espérance a-t-elle sollicité le concours de Marcel Ravin pour cette opération ? Que signifie l’organisation d’un tel événement ?

Parce que son parcours personnel lui a montré la valeur de la persévérance et parce qu’il a gardé un attachement profond pour son île natale, Marcel Ravin a accepté de consacrer bénévolement une pleine semaine aux jeunes apprentis cuisiniers de l’Espérance, du RSMA et du lycée hôtelier Nord-Caraïbe.

Ainsi, dès lundi 30 novembre, il accueille dans les cuisines du Bakoua une première équipe de 9 élèves issus des 3 établissements. Chaque jour une nouvelle équipe travaillera à ses cotés. Les jeunes les plus méritants l’accompagneront dans le défi du menu « le goût de l’essentiel » pour la 3ème édition du Dîner de Charité de l’association l’Espérance Patronage Saint-Louis vendredi 4 décembre 2015 à 19 heures 30 au Bakoua.

C’est cette rencontre entre un chef étoilé et des jeunes souhaitant embrasser une carrière de chef qui donne tout son sens à cet événement. Ce dîner devient le fruit de leur travail commun et de leurs échanges en dehors de toute présence d’enseignants. Plus de 30 autres jeunes en formation seront aussi mobilisés, à cette occasion, pour le service à table et l’accueil des convives.

Initié en 2012 par l’association l’Espérance Patronage Saint-Louis, ce partenariat s’est développé et enrichi autour d’une valeur partagée, celle du risque de la confiance et de l’engagement avec des jeunes aux parcours souvent difficiles.

Ce dîner se révèle comme un moment d’exception réunissant une diversité de convives venus découvrir, à la fois, une cuisine gastronomique aux influences caribéennes délicates et, soutenir une institution, l’Espérance Patronage Saint-Louis, qui offre, depuis 1907, une seconde chance aux enfants et jeunes en difficulté.

L’intégralité des bénéfices de cette opération vient financer des projets qui ne trouvent pas de financement public. Ces projets à forte valeur ajoutée, destinés aux jeunes de l’Espérance, ne pourraient voir le jour sans la générosité des convives et la participation essentielle de l’hôtel Bakoua, du pôle « Services, Tourisme et Restauration » du RSMA Martinique et du lycée hôtelier du Nord-Caraïbe.

Vous voulez, vous aussi, devenir bienfaiteur de l’Espérance-Patronage Saint-Louis ?

Contactez le service de communication de l’association



 


Jubilé de la Miséricorde - Veillée pour ceux qui ont besoin de consolation

 

5 mai 2016 2016 par Michel DEGLISE

Dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde, le 5 mai 2016, au soir de la fête de l’Ascension, le pape François présidera à Rome une veillée pour ceux qui ont besoin de consolation, intitulée « Essuyer les larmes ».
En union avec le Saint Père, le diocèse de la Martinique organise une veillée de consolation dans chaque sanctuaire jubilaire. Donc, trois veillées auront lieu simultanément, de 16h à 20h, à Notre-Dame de la Délivrande au Morne-Rouge, au Sacré-Coeur de Balata à Fort de France et à Notre-Dame de la Salette à Sainte-Anne,

Ces veillées sont ouvertes à tous, mais surtout à ceux qui ressentent, au plus profond d’eux, le besoin d’une parole de soutien, de force et de consolation.

Dans le chapitre 21 du Livre de l’Apocalypse, il est écrit : « Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » Cet évènement jubilaire veut être le signe visible de la main miséricordieuse du Père, tendue pour sécher les larmes de celui qui a perdu un être cher, de celui qui se bat contre une maladie, de celui qui souffre de la solitude, ou du chômage, ou encore de celui qui ne trouve aucun sens à sa vie… Autant de situations de souffrance qui habitent nos sociétés contemporaines, et dont l’Église veut être proche.

La veillée de Balata sera animée par Mère de Miséricorde et le père Christian Marie Donet, op, missionnaire de la Miséricorde, les deux autres par les équipes du sanctuaire : vous avez un deuil difficile, une peine familiale ou sentimentale, une situation socio-économique qui vous désespère, ou tout autre situation qui vous pèse ? Ces veillées sont pour vous !

Sanctuaire du Sacré-Cœur de Balata, avec Mère de Miséricorde :

Il s’agit d’un temps fort durant lequel des mères, des pères, des couples, pourront se laisser toucher par la miséricorde de Dieu en faisant l’expérience de son Amour inconditionnel, face à l’enfant non né (IVG, Fausse couche) ou à la perte d’un enfant. Ils pourront aussi se réconcilier avec Dieu, leur enfant et avec eux-mêmes.

1. Accueil des participants au fond de l’église et remise d’un feuillet de chant et de prière
2. 16H-16H30 Début de la célébration
Chants de louange (3)
Chants à l’Esprit Saint (2 ou 3) en finissant par : « Que mon Esprit soit sur vous »
3. 16H30-16H45 Présentation de Mère de Miséricorde et de la soirée par les organisateurs
Ce qu’on pourra écrire sur les papiers
Ce qu’on en fera : les déposer dans une corbeille au pied du Saint Sacrement – papiers brûlés ensuite-
Prise d’un lumignon allumé à allumer au cierge Pascal ( si possible)
Préparer les cœurs à accueillir les témoignes ( 1 je vous salut Marie)
4. 17H-17H30 TÉMOIGNAGES
5 . 17H30-18H00 Lecture d’un passage de l’Evangile + Exhortation« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Marc 10, 26-52
6. Exposition du St Sacrement par le prêtre ou le diacre présent
7. 18H-19H30 Adorationpendant laquelle plusieurs démarches peuvent se vivre ( à partir de 18H30) :
- Déposition du papier devant le Saint Sacrement (dans corbeilles)
- Sacrement de réconciliation
- Une écoute par les écoutantes de MMC
- Temps soutenu par des litanies d’intercession, des chants méditatifs, d’abandon ou musique solo.
8. 19H30 Procession du Saint Sacrement par le prêtre ou le diacre
9. 19H50 Prière de fin : (Prière de Confiance en Dieu, inspirée de St Claude la Colombière)
10. 20H Mots de Fin– remerciements- possibilité de poursuivre
accompagnement à MMC
11. Chant à la Vierge Marie (Salvé Régina) et Bénédiction finale

Pour joindre l’Équipe Mère de Miséricorde :

0696.37.84.86 ou 0596.75.19.21

Sanctuaire de Notre-Dame de la Délivrande

- Veillée animée par l’équipe du sanctuaire et le père Josef Nowak de 16h à 20h.

Sanctuaire de Notre-Dame de la Salette

- Veillée animée par l’équipe du sanctuaire et le père Alain Ransay de 16h à 20h.



 


Jubilé des Enfants de Chœur du diocèse

 

29 mars 2016 2016 par Michel DEGLISE

Le service diocésain de la Pastorale des Vocations et le père Emmanuel Chaulvet délégué de l’Évêque aux vocations, invitent les enfants de chœur de tout le diocèse, de Grand-Rivière à Sainte-Anne, à vivre leur Jubilé de la Miséricorde, le dimanche 17 Avril 2016, de 9h à 16h, au Morne Rouge. En ce dimanche, Journée mondiale de prière pour les vocations, nous prierons pour les vocations dans notre diocèse et dans toute l’Église.

Programme

9h00 : Accueil à la salle paroissiale du Morne-Rouge
9h40 : Procession vers l’église en aube
9h50 : Prière à la Miséricorde
10h : Eucharistie
A l’issue de l’Eucharistie : déplacement à pied vers le Millenium
Prière et Repas tiré du sac

Ateliers/ Enseignement / Jeux/ Défis
Goûter - Envoi

Quelques informations complémentaires :

-  Tous les enfants de Chœur doivent être en aube pour la messe (couleur liturgique : blanc)

-  Pour le service lors de l’Eucharistie, la répartition est la suivante :

Service d’Autel : Morne Rouge
1ère lecture : Lorrain – 2nde lecture : Cathédrale Saint-Louis
Prière Universelle : Rivière-Salée - François
Quête : Case-Pilote - Rivière-Pilote - Redoute - Robert - Schœlcher - Lamentin

-  Une participation de 2€ par enfant et par accompagnateur est demandée pour le service diocésain des vocations

-  Le repas sera tiré du sac et pour le goûter, merci d’apporter gâteaux et jus… pour un partage en fin de rencontre

- Pour une question d’organisation, merci de nous faire parvenir votre effectif au plus tard ; jeudi 7 Avril par mail : foyerdomsavio chez gmail.com

- Inscription par internet : http://goo.gl/forms/4vC8VQ1gtL



 


Jubilé des Familles au Morne Rouge

 

14 mai 2016 2016 par Michel DEGLISE

Dans la dynamique de l’année jubilaire de la Miséricorde, Mgr David Macaire nous invite à venir vivre, célébrer et fêter la Miséricorde de Dieu en famille avec lui au Sanctuaire Notre-Dame de la Délivrande au Morne-Rouge le dimanche 27 décembre 2015, fête de la Sainte Famille.

Programme du Jubilé des familles :

7h00 : Messe paroissiale

8h00 : Adoration permanente à la chapelle du Sacré Cœur

10h00 :
• Ouverture de la Porte de la Miséricorde
en présence de l’icône de la Vierge de la Miséricorde
• Messe Solennelle présidée par Mgr David MACAIRE

12h30 :

• Repas servis sur réservation
• Sandwichs, paëlla et boissons à acheter sur place sans réservation

13h00 à 17h00 :

• Temps de louange
• Témoignages de familles « vivre la Miséricorde en famille »
• Jeux et bien d’autres surprises…

17h00 : Chapelet de la Miséricorde Divine chanté
17h30 : Vêpres solennelles

Le passage de la porte de la Miséricorde, l’adoration eucharistique, les confessions, la vénération de l’icône de la Vierge de la Miséricorde, les démarches d’indulgence se feront de 13h à 17h au Sanctuaire.

Vous pouvez réserver votre repas ou solliciter un transport en bus :

en vous adressant à la librairie l’Immaculée Conception du Lamentin : 0596 39 22 13 (avant le 20 décembre 2015).



 


Audience générale du Pape François

 

31 octobre 2015 2015 par Michel DEGLISE

Le Pape François a présidé une audience générale pas comme les autres ce mercredi 28 Octobre : elle était marquée en effet par le dialogue interreligieux. Il y a tout juste 50 ans paraissait la déclaration Nostra Aetate sur les rapports entre l’Église catholique et les autres religions. Plusieurs membres de ces religions étaient présents place Saint-Pierre pour célébrer cet évènement. Le Saint-Père a rendu hommage aux fruits de Nostra Aetate, un texte décisif qui marque encore le dialogue de l’Eglise avec les autres croyants.

50ème anniversaire de la promulgation de Nostra Aetate

« Le Concile Vatican II fut un temps extraordinaire de réflexion, de dialogue et de prière pour renouveler le regard de l’Église sur elle-même et sur le monde » a expliqué le Pape, qui a souligné combien la déclaration Nostra Aetate était toujours d’actualité. François en a rappelé des points essentiels comme la recherche commune des religions d’un sens à la vie, l’unicité de la famille humaine, la recherche de Dieu et de l’Absolu à travers les différences ethniques et culturelles, ou encore le regard d’estime que l’Église porte sur les croyants des autres religions, leur engagement spirituel et moral.

L’Église est ouverte au dialogue avec tous, a redit le Souverain Pontife, tout en restant fidèle à la vérité en laquelle elle croit, à commencer par le Salut offert à tous les hommes en Jésus.

Le Pape a rappelé les fruits du dialogue interreligieux depuis la première rencontre d’Assise en 1986, soulignant que « cette flamme allumée à Assise s’était étendue au monde entier et constituait un signe permanent d’espérance ».

En relisant l’histoire des rapports interreligieux, le Saint-Père a souhaité en particulier rendre grâce à Dieu pour la transformation du dialogue judéo-chrétien, passé d’une attitude de défiance voire de franche hostilité, à une collaboration et une bienveillance réelles. « D’ennemis et étrangers nous sommes devenus amis et frères », a-t-il expliqué, rappelant combien Nostra Aetate avait permis de redécouvrir les racines juives du christianisme.

Ce respect et cette estime mutuels valent également pour les autres religions, a poursuivi le Pape, en particulier l’islam. « Le dialogue dont nous avons besoin ne peut qu’être ouvert et respectueux, et ainsi se révéler fructueux » a-t-il dit en précisant que les finalités de dialogue consistaient à respecter chaque individu dans son droit à vivre, sa liberté de conscience et de pensée, et sa liberté religieuse.

Comme il l’avait déjà soulignt dans son discours devant le Congrès américain, le 24 septembre dernier, le Pape a souligné qu’aucune religion n’était à l’abri de déviances fondamentalistes ou extrémistes, mais qu’il était essentiel de regarder les valeurs positives qu’elles vivent et proposent.

Face aux grands défis du monde : corruption, crise morale, de la famille, crise économique et financière, les religions n’ont pas des réponses toutes faites, a enfin souligné François , mais ont un trésor commun, la prière. « Puisse notre prière adhérer pleinement à la volonté de Dieu qui désire que tous les hommes se reconnaissent et vivent comme frères » a-t-il conclu.

Retrouvez dans son intégralité le discours du Saint-Père :

" Chers frères et sœurs, bonjour !

Lors des Audiences générales, il y a souvent des personnes ou des groupes appartenant à d’autres religions ; mais aujourd’hui, cette présence est tout à fait particulière, pour rappeler ensemble le 50e anniversaire de la Déclaration du Concile Vatican II, Nostra ætate sur les relations de l’Eglise catholique avec les religions non chrétiennes. Ce thème tenait profondément à cœur au bienheureux Pape Paul VI, qui déjà lors de la fête de Pentecôte de l’année précédant la fin du Concile, avait institué le Secrétariat pour les non chrétiens, aujourd’hui Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. J’exprime donc ma gratitude et une chaleureuse bienvenue aux personnes et aux groupes de différentes religions, qui ont aujourd’hui voulu être présents, en particulier à ceux qui sont venus de loin.

Le Concile Vatican II a été un temps extraordinaire de réflexion, de dialogue et de prière pour renouveler le regard de l’Eglise catholique sur elle-même et sur le monde. Une lecture des signes des temps, en vue d’une mise à jour orientée par une double fidélité : fidélité à la tradition ecclésiale et fidélité à l’histoire des hommes et des femmes de notre temps. En effet, Dieu qui s’est révélé dans la création et dans l’histoire, qui a parlé au moyen des prophètes et de manière concrète dans son Fils fait homme (cf. He 1, 1), s’adresse au cœur et à l’esprit de chaque être humain qui cherche la vérité et les voies pour la pratiquer.

Le message de la Déclaration Nostra ætate est toujours actuel. J’en rappelle brièvement certains points :

— l’interdépendance croissante des peuples (cf. n. 1) ;

— la recherche humaine d’un sens de la vie, de la souffrance, de la mort, des interrogations qui accompagnent toujours notre chemin (cf. n. 1) ;

— l’origine commune et le destin commun de l’humanité (cf. n. 1) ;

— l’unicité de la famille humaine (cf. n. 1) ;

— les religions comme recherche de Dieu ou de l’Absolu, au sein des diverses ethnies et cultures (cf. n. 1) ;

— le regard bienveillant et attentif de l’Eglise sur les religions : cette dernière ne rejette rien de ce qui se trouve en elles de vrai et de beau (cf. n. 2) ;

— l’Eglise considère avec estime les croyants de toutes les religions, appréciant leur engagement spirituel et moral (cf. n. 3) ;

— l’Eglise, ouverte au dialogue avec tous, est dans le même temps fidèle à la vérité dans laquelle elle croit, à commencer par celle que le salut offert à tous à son origine en Jésus, unique Sauveur, et que le Saint-Esprit est à l’œuvre, comme source de paix et d’amour.

Ces dernières cinquante années, de nombreux événements, initiatives, relations institutionnelles ou personnelles ont eu lieu avec les religions non chrétiennes et il est difficile de tous les rappeler. Un événement particulièrement significatif a été la rencontre d’Assise du 27 octobre 1986. Celle-ci fut voulue et promue par saint Jean-Paul II, qui une année auparavant, il y a donc trente ans, en s’adressant aux jeunes musulmans à Casablanca souhaitait que tous les croyants en Dieu favorisent l’amitié et l’union entre les hommes et les peuples (19 août 1985). La flamme, allumée à Assise, s’est étendue au monde entier et constitue un signe permanent d’espérance.

Dieu mérite une gratitude particulière pour la véritable transformation qu’a subie, au cours de ces 50 années, la relation entre les chrétiens et les juifs. L’indifférence et l’opposition se sont transformées en collaboration et bienveillance. D’ennemis et étrangers, nous sommes devenus amis et frères. Le Concile, avec la déclaration Nostra ætate, a tracé la route : « oui » à la redécouverte des racines juives du christianisme ; « non » à toute forme d’antisémitisme et condamnation de toute injure, discrimination et persécution qui en découlent. La connaissance, le respect et l’estime réciproques constituent la voie qui, si cela vaut de manière particulière pour la relation avec les juifs, vaut également pour les relations avec les autres religions. Je pense en particulier aux musulmans, qui — comme le rappelle le Concile — « adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes » (Nostra ætate, n. 3). Ils se réfèrent à la paternité d’Abraham, ils vénèrent Jésus comme prophète, ils honorent sa Mère vierge, Marie, ils attendent le jour du jugement dernier, et pratiquent la prière, l’aumône et le jeûne (cf. ibid.).

Le dialogue dont nous avons besoin ne peut être qu’ouvert et respectueux, c’est alors qu’il se révèle fructueux. Le respect réciproque est la condition et, dans le même temps, le but du dialogue interreligieux : respecter le droit d’autrui à la vie, à l’intégrité physique, aux libertés fondamentales, c’est-à-dire la liberté de conscience, de pensée, d’expression et de religion.

Le monde nous regarde, nous, croyants, il nous exhorte à collaborer entre nous et avec les hommes et les femmes de bonne volonté qui ne professent aucune religion, il nous demande des réponses effectives sur de nombreux thèmes : la paix, la faim, la pauvreté qui touche des millions de personnes, la crise environnementale, la violence, en particulier celle commise au nom de la religion, la corruption, la déliquescence morale, les crises de la famille, de l’économie, de la finance, et surtout de l’espérance. Nous, croyants, n’avons pas de recettes pour ces problèmes, mais nous avons une grande ressource : la prière. Et nous croyants, nous prions. Nous devons prier. La prière est notre trésor, dans lequel nous puisons selon nos traditions respectives, pour demander les dons auxquels l’humanité aspire.

A cause de la violence et du terrorisme s’est diffusé un comportement de suspicion voire de condamnation des religions. En réalité, bien qu’aucune religion ne soit immunisée contre le risque de déviations fondamentalistes ou extrémistes chez des individus ou des groupes (cf. Discours au Congrès des Etats-Unis, 24 septembre 2015), il faut regarder les valeurs positives que celles-ci proposent et qui sont des sources d’espérance. Il s’agit d’élever le regard pour aller plus loin. Le dialogue basé sur le respect confiant peut apporter des semences de bien qui à leur tour deviennent des germes d’amitié et de collaboration dans de nombreux domaines et surtout dans le service aux pauvres, aux petits, aux personnes âgées, dans l’accueil des migrants, dans l’attention envers les exclus. Nous pouvons avancer ensemble en prenant soin les uns des autres et de la création. Tous les croyants de chaque religion. Ensemble nous pouvons louer le Créateur pour nous avoir donné le jardin du monde à cultiver et à protéger comme un bien commun et nous pouvons réaliser des projets partagés pour combattre la pauvreté et assurer à chaque homme et femme des conditions de vie dignes.

Le jubilé extraordinaire de la miséricorde, qui est devant nous, est une occasion propice pour travailler ensemble dans le domaine des œuvres de charité. Et dans ce domaine, où compte surtout la compassion, peuvent s’unir à nous tant de personnes qui ne sentent pas croyantes ou qui sont à la recherche de Dieu et de la vérité, des personnes qui mettent au centre la figure de l’autre, en particulier la figure du frère ou de la sœur dans le besoin. Mais la miséricorde à laquelle nous sommes appelés embrasse toute la création, que Dieu nous a confiée afin que nous en soyons les gardiens, et non les exploiteurs ou, pire encore, les destructeurs. Nous devrions toujours nous proposer de laisser le monde meilleur que celui que nous avons trouvé (cf. encyclique Laudato si’, n. 194), à partir de l’environnement dans lequel nous vivons, à commencer par les petits gestes de notre vie quotidienne.

Chers frères et sœurs, pour ce qui est de l’avenir du dialogue interreligieux, la première chose que nous devons faire est de prier. Et prier les uns pour les autres : nous sommes frères ! Sans le Seigneur, rien n’est possible ; avec Lui, tout le devient ! Que notre prière — chacun selon sa propre tradition — puisse adhérer pleinement à la volonté de Dieu, qui désire que tous les hommes se reconnaissent frères et vivent ainsi, en formant la grande famille humaine dans l’harmonie des diversités.

A présent, pour finir cette audience, je vous invite tous, chacun de son côté, à prier en silence. Que chacun le fasse selon sa propre tradition religieuse. Demandons au Seigneur qu’il nous rende davantage frères entre nous, et davantage serviteurs de nos frères qui sont le plus dans le besoin. Prions en silence.

Et que Dieu nous bénisse tous ! "

Auparavant, lors de cette audience particulière, le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a pris la parole pour rappeler que, lors du Concile Vatican II, l’Église avait commencé « à inviter ses membres à promouvoir des relations de respect, d’amitié et de dialogue avec des personnes d’autres religions ».

Ces relations sont au cœur d’une conférence qui se déroule actuellement à Rome au sein de l’université pontificale grégorienne. Le cardinal Tauran a déclaré à ce propos que « dans notre recherche commune de la paix, la promesse du prophète Isaïe nous donne de l’espoir » : « Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples ».

« De ce chemin vers cette montagne, qui jusqu’alors était une montée difficile, mais toujours exaltante, lors de ces cinquante dernières années (…) nous sommes les témoins, les héritiers et les protagonistes », a expliqué le président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.

Il en a profité également pour remercier le Pape et « son lumineux témoignage », qui « encourage à poursuivre la route du dialogue interreligieux, allant à la rencontre des autres croyants avec une claire conscience de notre identité ». Il l’a remercié aussi pour ses encouragements à « travailler pour la paix, éliminant les injustices et les inégalités, et à prendre soin de notre maison commune ».

Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, s’est lui aussi exprimé. Il a insisté sur le dialogue entre les chrétiens et les juifs (un dialogue qui s’intègre dans l’œcuménisme, et dépend donc de son dicastère) en évoquant l’amitié entre Jean XXIII et l’historien juif français Jules Isaac, qui suite au traumatisme de la Shoah, avait invité les catholiques à sortir de "l’enseignement du mépris". Le cardinal Koch a rappelé que le Concile Vatican II avait mis en évidence « les racines juives de la foi chrétienne » et « le grand "patrimoine spirituel commun" aux chrétiens et aux juifs ».

Enfin, à la fin de l’audience, le Pape a lancé un appel pour les populations du Pakistan et de l’Afghanistan frappées par un fort tremblement de terre qui a causé la mort de nombreuses personnes et provoqué de graves dégâts. Le Pape les a assurées de sa solidarité et a demandé aux fidèles de prier pour que Dieu soulage les victimes et leur donne courage dans l’adversité. Mardi, au nom du Saint-Père, le cardinal Parolin avait envoyé un télégramme au nonce apostolique au Pakistan.

(Avec R. V.)



 


Audience générale du Pape François à Rome

 

3 octobre 2015 2015 par Michel DEGLISE

Cuba et les Etats-Unis ont été au cœur de l’audience générale du mercredi 30 septembre, place Saint-Pierre. Le Pape François est en effet revenu sur son dernier voyage apostolique qui l’a mené de La Havane à Philadelphie. La 8ème rencontre mondiale des familles était le but originel de ce déplacement outre-Atlantique. Principaux points forts de cette semaine revisitée par le Pape : Cuba, le discours au Congrès américain, et Philadelphie. Retrouvez en intégralité le discours du Pape François.

Retour sur le voyage apostolique à Cuba et aux Etats-unis

Première étape, Cuba où le Pape s’est rendu en « missionnaire de la miséricorde » de Dieu, celle qui est « plus grande que chaque blessure, chaque conflit, chaque idéologie ». François a ainsi embrassé tout le peuple cubain, « au-delà de toute division ». Il a partagé avec lui l’accomplissement de la « prophétie de Jean-Paul II » : « que Cuba s’ouvre au monde et que le monde s’ouvre à Cuba ». Et de souhaiter qu’il n’y ait plus « de fermeture, d’exploitation de la pauvreté » mais qu’au contraire il y ait plus de « liberté dans la dignité ».

C’est cette « route qui fait vibrer le cœur de tant de jeunes Cubains » a affirmé le Pape qui a précisé que cette voie n’est pas synonyme « d’évasion, de gains faciles » mais de « responsabilité, de service au prochain et de soin des plus fragiles ». Le Pape a ensuite effectué « un passage » qu’il a qualifié « d’emblématique », « un pont », en se rendant dans la foulée à Washington. « C’est nous qui construisons les murs, et les murs s’effondrent, toujours » s’est-il exclamé.

Aux Etats-Unis, le Pape a rappelé aux Américains que leur « plus grande richesse » « réside dans le patrimoine spirituel et éthique ». Il les a encouragés à poursuivre « la construction sociale dans la fidélité » à leur « principe fondamental, que tous les hommes sont créés par Dieu égaux et doués de droits inaliénables, ceux de la vie, la liberté et la poursuite du bonheur ». Les Etats-Unis, bâtis sur ces idéaux, ont été invités à rester « terre de liberté et d’accueil » et à « coopérer pour un monde plus juste et fraternel ».

Enfin, le Pape a évoqué la rencontre mondiale des familles de Philadelphie, réaffirmant que « la famille est la réponse au grand défi de notre monde : la fragmentation et la massification » qui soutiennent ensemble « le modèle économique consumériste ». La famille est en effet « la cellule d’une société qui équilibre les dimensions personnelle et communautaire », et peut être « le modèle d’une gestion durable des biens et des ressources de la création ». Un modèle qui conjugue le principe « de communion » et celui de « fécondité », et cela depuis le jardin d’Eden.

Le Pape François est également revenu sur d’autres moments forts de ce voyage, comme la visite au Palais de Verre des Nations Unies, la prière à Ground Zero, la messe au Madison Square Garden. Lors de cette audience, le Pape a béni la statue de sainte Rita de Cascia et salué les fidèles venus du diocèse de Spolète-Norcia en Italie. François en a profité pour inviter chacun, lors du prochain jubilé de la miséricorde, « à relire l’extraordinaire expérience humaine et spirituelle » de la sainte, « comme le signe de la puissance de la miséricorde de Dieu ». Avant de se rendre place Saint-Pierre, le Pape s’est rendu dans la salle Paul VI pour saluer quatre cents malades et quatre cents accompagnateurs de l’Ordre de Malte venus d’Allemagne.

Ces malades avaient pu suivre l’audience sur un écran géant. « La maladie est toujours une chose mauvaise, mais il y a la foi qui nous donne du courage, leur a dit le Souverain Pontife, Dieu s’est fait malade pour nous, Il a envoyé son fils qui a pris sur lui toutes nos maladies, jusqu’à la Croix. En regardant Jésus, avec sa patience, notre foi devient plus forte ».

(Avec R. V.)

Retrouvez le discours du Pape François :

« Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Audience d’aujourd’hui aura lieu en deux endroits : ici, sur la place, et également dans la salle Paul VI, où il y a de nombreux malades qui la suivent sur un écran géant. Étant donné que le temps est un peu mauvais, nous avons décidé qu’ils restent à l’intérieur et ainsi, ils seront à l’abri et plus tranquilles là-bas. Unissons-nous les uns les autres et saluons-nous.

Au cours des derniers jours, j’ai accompli un voyage apostolique à Cuba et aux États-Unis d’Amérique. Celui-ci est né de la volonté de participer à la Rencontre mondiale des familles, en programme depuis longtemps à Philadelphie. Ce « noyau originel » s’est étendu à une visite aux États-Unis d’Amérique et au siège central des Nations unies, puis également à Cuba, qui est devenu la première étape de l’itinéraire. J’exprime à nouveau ma reconnaissance au président M. Castro, au président M. Obama et au secrétaire général M. Ban Ki-moon pour l’accueil qu’ils m’ont réservé. Je remercie de tout cœur mes frères évêques et tous les collaborateurs pour le travail important accompli et pour l’amour de l’Eglise qui l’a animé.

« Misionero de la Misericordia » : c’est ainsi que je me suis présenté à Cuba, une terre riche de beauté naturelle, de culture et de foi. La miséricorde de Dieu est plus grande que toute blessure, tout conflit, toute idéologie ; et avec ce regard de miséricorde, j’ai pu embrasser tout le peuple cubain, dans sa patrie et en dehors, au-delà de toute division. Le symbole de cette unité profonde de l’âme cubaine est la Vierge de la Charité del Cobre, qui il y a cent ans précisément, a été proclamée patronne de Cuba. Je me suis rendu en pèlerinage au sanctuaire de cette Mère d’espérance, Mère qui guide sur le chemin de justice, de paix, de liberté et de réconciliation.

J’ai pu partager avec le peuple cubain l’espérance de l’accomplissement de la prophétie de saint Jean-Paul II : que Cuba s’ouvre au monde et que le monde s’ouvre à Cuba. Plus jamais de fermeture, plus jamais d’exploitation de la pauvreté, mais liberté dans la dignité. Telle est la voie qui fait vibrer le cœur de tant de jeunes Cubains : non pas une voie d’évasion, de gains faciles, mais de responsabilité, de service au prochain, de soin de la fragilité. Un chemin qui puise sa force dans les racines chrétiennes de ce peuple, qui a tant souffert. Un chemin sur lequel j’ai encouragé de façon particulière les prêtres et toutes les personnes consacrées, les étudiants et les familles. Que l’Esprit Saint, par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, fasse grandir les semences que nous avons jetées.

De Cuba aux États-Unis d’Amérique : cela a été un passage emblématique, un pont qui grâce à Dieu est en train de se reconstruire. Dieu veut toujours construire des ponts ; c’est nous qui construisons des murs ! Et les murs s’écroulent, toujours !

Aux États-Unis, ensuite, j’ai accompli trois étapes : Washington, New York et Philadelphie.

À Washington, j’ai rencontré les autorités politiques, la population, les évêques, les prêtres et les personnes consacrées, les plus pauvres et marginalisés. J’ai rappelé que la plus grande richesse de ce pays et de son peuple réside dans le patrimoine spirituel et éthique. Et ainsi, j’ai voulu encourager à mener de l’avant la construction sociale dans la fidélité à son principe fondamental, c’est-à-dire que tous les hommes sont créés par Dieu égaux et dotés de droits inaliénables, tels que la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Ces valeurs, qui peuvent être partagées par tous, trouvent dans l’Évangile leur plein accomplissement, comme l’a bien souligné la canonisation du père Junípero Serra, franciscain, grand évangélisateur de la Californie. Saint Junípero montre la voie de la joie ; aller et partager avec les autres l’amour du Christ. Telle est la voie du chrétien, mais également de tout homme qui a connu l’amour : ne pas le garder pour soi, mais le partager avec les autres. C’est sur cette base religieuse et morale que sont nés et se sont développés les États-Unis d’Amérique, et c’est sur cette base qu’ils peuvent continuer d’être une terre de liberté et d’accueil et contribuer à un monde plus juste et fraternel.

À New York, j’ai pu visiter le siège central de l’ONU et saluer le personnel qui y travaille. J’ai eu des entretiens avec le secrétaire général et les présidents des dernières assemblées générales et du Conseil de sécurité. En parlant aux représentants des nations, dans la lignée de mes prédécesseurs, j’ai renouvelé l’encouragement de l’Église catholique à cette institution et à son rôle dans la promotion du développement et de la paix, en rappelant en particulier la nécessité de l’engagement commun et concret pour la sauvegarde de la création. J’ai répété également l’appel à faire cesser et prévenir les violences contre les minorités ethniques et religieuses et contre les populations civiles.

Nous avons prié pour la paix et la fraternité au mémorial de Ground Zero, avec les représentants des religions, les familles des nombreuses victimes et la population de New York, si riche de variétés culturelles. Et j’ai célébré l’Eucharistie pour la paix et la justice au Madison Square Garden.

Tant à Washington qu’à New York, j’ai pu rencontrer certains organismes caritatifs et éducatifs, emblématiques de l’immense service que les communautés catholiques — prêtres, religieuses, religieux, laïcs — offrent dans ces domaines.

Le sommet du voyage a été la Rencontre des familles à Philadelphie, où l’horizon s’est élargi au monde entier, à travers le « prisme » pour ainsi dire, de la famille. La famille, c’est-à-dire l’alliance féconde entre l’homme et la femme, est la réponse au grand défi de notre monde, qui est un double défi : la fragmentation et la massification, deux extrêmes qui coexistent et qui se soutiennent réciproquement, et qui soutiennent ensemble le modèle économique consumériste. La famille est la réponse parce qu’elle est la cellule d’une société qui équilibre la dimension personnelle et la dimension communautaire, et qui dans