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      Prions pour l’unité des chrétiens

Prions pour l’unité des chrétiens

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, prions avec l’abbé Paul Couturier (1881-1953), initiateur de cette semaine de prière, sous sa forme actuelle, dans les années 1930.


« Seigneur Jésus, qui à la veille de mourir pour nous,

as prié pour que tous tes disciples soient parfaitement un, comme toi en ton Père, et ton Père en toi,

Fais-nous ressentir douloureusement l’infidélité de notre désunion.

Donne-nous la loyauté de reconnaître et le courage de rejeter

ce qui se cache en nous d’indifférence, de méfiance, et même d’hostilité mutuelle.

Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi,

afin que, de nos âmes et de nos lèvres, monte incessamment ta prière pour l’unité des chrétiens,

telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.

En toi, qui es la charité parfaite, fais-nous trouver la voie qui conduit à l’unité, dans l’obéissance à ton amour et à ta vérité. »

Qui était l’Abbé Paul Couturier ?

Un historien a pu dire qu’il est certainement "le prêtre catholique le plus connu dans le monde entier". Ce prêtre modeste et effacé, professeur dans une institution catholique, n’a jamais eu le souci de laisser son nom à la postérité, et il a souvent été ignoré ou méconnu de ceux qui l’entouraient. Mais ses audaces tranquilles – la Semaine de prière pour l’Unité, le Groupe des Dombes… - ont eu une influence déterminante sur l’évolution des relations entre les différentes Églises chrétiennes et la mise en route du mouvement œcuménique.

Les dates importantes de sa vie :

29 juillet 1881 : Paul Couturier naît à Lyon. Il passe son enfance dans le quartier de la Guillotière, fait sa première communion à l’église Saint-Nizier en juin 1893 et ses études aux Lazaristes.

9 juin 1906 : il est ordonné prêtre.

1906-1907 : sur ordre de ses supérieurs, il prépare une licence de sciences physiques aux Facultés catholiques de Lyon et il est nommé en octobre 1907 professeur de sciences à l’Institution des Chartreux, à la Croix-Rousse où il exercera jusqu’en 1946.

1923 : il lui est demandé de venir en aide à des réfugiés politiques qui ont fui la Russie après la Révolution de 1917. Il découvre à leur contact le christianisme orthodoxe.

Mi-juillet 1932 : il fait une retraite spirituelle chez les bénédictins d’Amay-sur-Meuse (Belgique) qui le sensibilisent au souci de l’unité des chrétiens. Au retour, il organise la première rencontre pour l’Unité à Lyon, en janvier 1933, ancêtre de la « Semaine de prière pour l’unité chrétienne ».

14 octobre 1934 : il rencontre le métropolite (archevêque orthodoxe) russe, Mgr Euloge.

1936 : il suscite la première rencontre spirituelle interconfessionnelle à Erlenbach, en Suisse alémanique, entre des pasteurs protestants et des prêtres catholiques. C’est l’origine du « Groupe des Dombes » qui réunit maintenant chaque année quarante théologiens et théologiennes, catholiques et protestants, sur des thèmes de réflexion communs aux deux Églises.

1937 et 1938 : il se rend en Angleterre où il rencontre des responsables de l’Église anglicane. En novembre-décembre 1937, il écrit plusieurs articles sur « L’universelle Prière des Chrétiens pour l’Unité Chrétienne », dans la Revue Apologétique.

1939 : il fait la connaissance du Pasteur Visser’t Hooft qui deviendra secrétaire du Conseil Œcuménique des Églises à Genève(1948-1967).

Automne 1940 : il rencontre à Lyon le Pasteur Roger Schütz qui envisage de créer à Taizé une communauté monastique dans le cadre du protestantisme.

1942 : premier numéro des « Pages Documentaires », l’ancêtre de la revue « Unité chrétienne ». Paul Couturier, l’année suivante, évoque dans cette publication l’idée du « Monastère invisible » qui réunit dans la prière les chrétiens des différentes confessions qui se soucient de l’unité.

12 avril 1942 : il est arrêté par la Gestapo, sans doute en raison de ses amitiés avec des anglicans. Il est emprisonné au fort Montluc jusqu’au 12 juin 1944.

1947 : il écrit (en collaboration) dans la revue Catholicité un article intitulé « Chrétiens devant l’Œcuménisme » et en 1950, il écrit (en collaboration) « Unité Chrétienne et Tolérance Religieuse » et « Dialogue sur la Vierge ».

11 avril 1952 : le patriarcat grec-melkite d’Antioche le nomme archimandrite (titre honorifique de certains ecclésiastiques, notamment les supérieurs de monastère).

Nuit du 23 au 24 mars 1953 : il meurt à son domicile, d’une crise cardiaque.

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