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N° 454 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 16 décembre 2012 • Pour un noël solidaire • Célébrons la réussite ! • dîner-débat Foi et culture Viens Emmanuel !

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Editorial Editorial •Ilahabitéparminous Mot de l'Evêque •Lekerigme Droit canonique •Lesacrementdel’Ordre(2) Noël •FaisNoëlautourdetoi •Noëlsolidaire •UnNoëldepartage Education • Célébronslaréussite! Liturgie •Paroledominicale •Priersanscesse:  LaLiturgiedesHeures(2) La famille • Lerôledelamorale dansl’évolutiondudroitfrançais delafamille(2) Vie du diocèse •Dîner-débat FoietCulture  organiséparlaCommunauté duCheminNeuf •Pastoraledelaculture •Paroisseenfête •HorairesdesmessesdeNoël etduJourdel’An Société •Chrétiendanslemonde: Parcours d'unjeunecréateurd’entreprise Médias numéro 454 N° 454 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 ` 16 décembre 2012 • POUR UN NOËL SOLIDAIRE • CÉLÉBRONS LA RÉUSSITE ! • DÎNER-DÉBAT FOI ET CULTURE Viens Emmanuel ! S ommaire Directeur De la publication R.P. Jean de CoulangesréD acteur en chefR.P. Jean de Coulanges Mise en page – iMpressionCaraïb Édiprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 tirage : 8 000 exeMplaires i.s.s.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 Ad m i n i s t r At i o n – ré d Ac t i o n Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 se r v i c e d e s Ab o n n e m e n t s Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cédex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.cef.fr archeveche-martinique@wanadoo.fr L e temps de Noël baigne peu à peu d’une atmosphère de joie et de fête nos paroisses, nos villes, nos rues, nos maisons, même nos entreprises. Pour ceux qui ne participeront pas à cette joie parce qu’ils sont éloignés de leur famille à cause de la maladie ou pour des raisons de grande pauvreté, cette période de l’année sera plus difficile à vivre parce que la solitude ou l’exclusion sera ressentie plus douloureusement. En ce premier Noël, Jésus lui-même a été exclu : n’est-il pas né dans une crèche parce qu’il n’y avait pas de place dans la salle commune, dit l’évangéliste Luc (Lc 2,7) ? Jésus est venu dans notre humanité pour nous apprendre à aimer, à pardonner, à partager. Il est venu pour les pauvres, les petits, pour ceux qui souffrent dans leur cœur et dans leur corps. Quels que soient le pays et l’époque où nous vivons, nous n’aurons jamais fini, à la suite de Jésus, d’être des affamés d’amour, de justice et de paix. Nous avons la certitude que la paix entre les hommes se trouve entre nos mains, mais, pour la construire, elle doit être fondée sur les bases solides de la justice. Noël, aujourd’hui, aura le visage que nous lui donnerons : prévenant, souriant, amical, fraternel ; ce sont là les traits du visage de Jésus à l’égard des plus démunis. Cet état d’esprit pour un Noël solidaire, nous voulons en faire l’écho à travers les initiatives de jeunes et d’adultes de plusieurs paroisses. De toutes les fêtes liturgiques, Noël est celle qui a le plus inspiré l’imaginaire culturel des pays où l’évangile a été annoncé. On y trouve la dévotion à l’Enfant Jésus, couché dans une crèche avec Joseph et Marie, accompagné du bœuf et de l’âne. Chez nous, Noël a suscité un véritable folklore qui, partant de la liturgie, s’est éloigné progressivement de son origine chrétienne pour devenir un produit commercial. N’est-ce pas le cas des Chanté Noël ?! Se former, s’engager avec d’autres dans la création d’une entreprise, demande de l’initiative, de la persévérance et une bonne dose de foi et d’espérance. Dans un contexte social de morosité où le défaitisme devient un mal contagieux, combien il est réconfortant de trouver des qualités et des aptitudes à travailler et à entreprendre chez des personnes qui ont surmonté les difficultés et réalisé ce qui leur tenait à cœur. La fête de la réussite, à l’adresse de vingt jeunes, s’est tenue récemment à l’Espérance - Patronage Saint- Louis : une manière pour les éducateurs et les responsables de reconnaître et de récompenser le travail et le parcours de ces jeunes. Créer une entreprise aujourd’hui, c’est, dit-on, un véritable parcours du combattant : à travers le témoignage d’un entrepreneur, nous découvrons que c’est possible et que son travail est pour lui source d’un accomplissement de lui-même et d’une satisfaction à vivre et à faire vivre d’autres personnes. Que cette fête de Noël nous engage à vivre entre nous la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu et à offrir au monde sa paix ! Père Jean de Coulanges n 2 3 Il a habité parmi nous Photo de couverture : P. Luc Philippon - Crèche réalisée par Jacqueline Haustant, artisan potier au Vllage de la Poterie des Trois-Ilets 5 6 7 7 9 10 1 2 14 14 15 18 16 19 8

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Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 3 Mot de l'Evêque Le kerigme I l y a cinquante ans de cela, à la Martinique les nouvelles ne circulaient pas comme de nos jours. La radio était balbutiante, la télévision inexistante, le téléphone un luxe, il n’existait pas de Fax, on ne connaissait ni SMS ni Textos. Mais il y avait des crieurs publics. Mandatés par le maire de la commune, ils se rendaient aux carrefours et points névralgiques de l’agglomération . Ils signalaient leur présence par les roulements du tambour qui les accompagnait. On appelait cela : battre au son de caisse. Vite entourés par une foule de curieux, ils imposaient le silence et criaient de leur plus belle voix : Aviss…, le Maire de la commune avise ses administrés… etc…etc. Ils concluaient les décisions du maire par la formule : Le Maire signé… suivie du nom du maire. La foule se dispersait alors en commentant l’annonce qui venait de lui être faite. Dans l’antiquité ces crieurs existaient déjà. L’annonce qu’ils faisaient sur les places se disait en grec kérygma . Quand il s’agissait d’une Bonne Nouvelle on l’appelait : Euangelion . Le mot Evangile vient de là. L’Eglise a retenu le mot Kerygme pour désigner la proclamation de l’essentiel de la foi chrétienne. L’essentiel de la Bonne Nouvelle qui fonde son existence et sa mission c’est JESUS-CHRIST. Dans sa première lettre aux Corinthiens Saint Paul écrit : Je vous rappelle, frères, l’Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, auquel vous restez attachés, et par lequel vous serez sauvés si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement vous auriez cru en vain. Je vous ai transmis en premier lieu ce que j’avais reçu moi- même: Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures; il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures. il est apparu à Céphas, puis aux Douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, la plupart sont encore vivants et quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. En tout dernier lieu, il m’est aussi apparu, à moi l’avorton. Car je suis le plus petit des apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être appelé apôtre parce que j’ai persécuté l’Eglise de Dieu. Cet écrit de Saint Paul est un résumé de la Bonne Nouvelle annoncée à tous les hommes et prioritairement aux païens. C’est le Kérygme et l’Evangile que l’Eglise veut et doit proclamer à tous les hommes. Le monde d’aujourd’hui est un monde friand de nouvelles. Il zappe en permanence de réseaux sociaux en réseaux sociaux, d’ordinateurs portables en tablettes numériques, à l’affût de ce qui crée le buzz . Cet anglicisme, comme on le sait, désigne l’événement qui retient l’attention, alimente les conversations, fait sensation, est l’annonce incontournable. Il y a cependant un évênement qui devrait faire le « buzz » pour l’humanité tout entière et qui ne retient plus l’attention du plus grand nombre : c’est Jésus-Christ. Alors que depuis qu’ils existent, les hommes se demandent sans véritable réponse : d’où ils viennent, pourquoi ils vivent, où ils iront au terme de leur vie, quelqu’un est venu leur apporter les réponses à toutes ces questions, par sa vie, sa mort et sa Résurrection. C’est Jésus-Christ. Cet homme a corroboré ses paroles par des miracles qui ont interpellé ses contemporains et nous interpellent encore. Le plus étonnant a été celui de leur apparaître vivant, trois jours après sa mort. Cet homme a affirmé: « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Tout homme qui croit en moi fut-il mort vivra. Je le ressusciterai au dernier jours » De nos jours, les hommes assoiffés de nouvelles ignorent pourtant cette Bonne Nouvelle. Ils préfèrent consacrer leur attention à des fables au lieu de se tourner vers l’Evangile. Ils ignorent la Bonne Nouvelle criée depuis plus de deux mille ans, partout dans le monde. Noël, est la fête de la naissance de cet homme appelé Jésus de

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Mot de l'Evêque (suite) E g l i sE En M a r t i n i q u E Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : É glise en Martinique Boîte Postale 586 • 97 207 FORT de FRance cede X MARTiNiquE 40 € GuADElOupE 44 € Guy ANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ .......................................................................... Prénom : ........................................................................\ ................................................................... Adresse : ........................................................................\ ................................................................... Mail : .................................................................... Tél. ................................................................. Code Postal ..................................................... Ville ............................................................... Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 4 Nazareth reconnu par les croyants comme Christ et Seigneur. L’Evangéliste Saint Luc bénéficiant des confidences de la Vierge Marie est avec Matthieu celui qui nous renseigne sur l’enfance du Seigneur. Connaissons-nous les premiers chapitres de son Evangile? La naissance du Fils de Dieu nous intéresse-t-elle autant que celle du futur bébé du couple princier d’Angleterre ? Quand le Sauveur est né dans notre monde, il n’y avait pas de place pour lui dans l’auberge. Nous préparons Noël en prévoyant le réveillon, les chanter Noël pour boire et danser , les sapins et les cadeaux qui vont avec… Prenons- nous le temps de nous demander pour quelles vraies raisons nous faisons la fête à Noël. soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui vous anime recommandait Saint Pierre aux chrétiens. Pouvons-nous justifier notre joie de Noël ? Accepterons-nous de consacrer du temps au Seigneur par la prière et la lecture de sa Parole? Dans nos maisons ferons-nous un petit coin prière où la famille se réunira ne fut-ce qu’une fois dans la semaine pour que papa, maman et les enfants parlent ensemble au Seigneur ? Pourquoi ne pas renouer avec la belle tradition du bénedicité qui remercie le Seigneur d’avoir de quoi manger alors que pas bien loin de chez nous il y a des hommes et des femmes qui meurent de faim. Essayerons-nous de partager quelque chose avec les plus pauvres, les plus seuls de nos voisins ? Puisque Noël n’est ni un conte de fée ni une légende, mais que Dieu est venu vraiment habiter parmi nous en la personne de son Fils, quelles conséquences en tirons- nous ? Sommes-nous prêts à faire retentir autour de nous la Bonne Nouvelle de Noël ? Notre manière de vivre les uns avec les autres peut elle être kerygme pour ceux qui nous regardent ? Par nos paroles et surtout par nos actes puissions-nous dire qu’un Sauveur nous est né et qu’il reste avec nous jusqu’à la fin des temps ? Joyeux Noël à tous. + Michel Méranville, Archevêque n * * * * * * * * * * Nous tenons à remercier les fidèles et généreux donateurs qui, cette année encore, ont apporté leur contribution à la vie matérielle de leur Eglise. La collecte du Denier de l’Eglise se réalise toute l’année. Il nous semble donc important de rappeler à ceux qui n’auraient pas encore fait ce geste, qu’il n’est pas trop tard. Les dons peuvent être reçus directement à l’Archevêché : B.P. 586 - 97207 Fort-de-France Cedex ou par l’intermédiaire habituel des paroisses. D’avance, merci. Hervé Lordinot, Econome diocésain Rappel

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M inistre vient du latin ministerium, une charge, un emploi, une fonction créant des devoirs. Rapproché au latin minus, petit, le ministre peut être compris comme celui qui a une charge de serviteur. Ainsi, dans l’Eglise, certains fidèles reçoivent le sacrement de l’Ordre et deviennent des serviteurs sacrés. Vous avez bien dit sacrés ? Dans le monde actuel, un tel vocabulaire est mal vu et assez mal reçu. Il donne lieu à de nombreuses incompréhensions et interprétations erronées. D’aucuns se demandent pourquoi il y aurait des personnes plus sacrées que d’autres, des privilèges que d’autres n’auraient pas ? Comment l’Eglise peut-elle se permettre de faire autant d’injustices et de différences entre les personnes ? Pourquoi un prêtre serait-il plus sacré que le commun des mortels ? Avec tout ce qui se dit sur le clergé, il est déplacé de proclamer que les prêtres sont sacrés... Les réflexions vont bon train et elles ne sont pas toutes insensées. Tout d’abord, il faut considérer que cette règle canonique et ce vocabulaire sont destinés et utilisés dans le contexte spécifique de l’Eglise catholique, telle qu’elle a été voulue et organisée par Dieu et ceux à qui Dieu l’a confiée. Ensuite, il faut se rappeler que le droit canonique n’a pas la prétention de régir ni régler la société civile d’un quelconque Etat. Par contre, les chrétiens ont le devoir de faire respecter et appliquer la morale naturelle et chrétienne dans les sociétés où ils vivent. Enfin, dans la société Eglise, les baptisés, qui sont les membres, sont organisés de telle manière que la mission du Christ, par l’Eglise et dans le monde, soit assurée, chacun ayant une fonction, des droits et devoirs particuliers. Le mot sacré a plusieurs acceptions. Au sens populaire, sacré est cet adjectif qui renforce un juron. Il peut indiquer une distinction, une excellence (dans le bien ou dans le mal). Plus généralement, sacré est ce qui revêt de l’importance, du respect, est intangible. Dans la Communauté Européenne, est sacré l’ensemble des valeurs unanimement partagées. Enfin, sacré a trait au religieux et c’est son sens premier. Sacré viendrait du latin sacer, sacra, sacrum : consacré à une divinité. Il s’oppose à profane qui vient de profanus, profanum : devant de l’enceinte consacrée, qui n’est pas consacré. Ainsi, sacré est dit de ce qui appartient au domaine séparé du divin. Le divin est une réalité spirituelle que l’homme ne peut appréhender immédiatement. Il a besoin de médiation. C’est pourquoi aux yeux de l'homo religiosus (l’homme religieux) le sacré est une puissance. son rôle fondamental est d'être médiateur entre la source de cette puissance et l'homme. Considéré dans sa fonction et sa dimension de médiateur, le sacré donne à l'homme religieux la possibilité d'entrer en relation avec la transcendance, avec la divinité, avec Dieu. La vie humaine se déroule dans un contexte où seule l'expérience médiate du « surnaturel » est possible (1), c'est-à-dire que Dieu passe par la médiation des réalités naturelles de la création pour entrer en relation avec l’homme. Ainsi, des choses et des personnes peuvent être sacrées parce qu’elles assurent cette médiation entre le naturel et le surnaturel, l’humain et le spirituel, la création et Dieu incréé. La foi catholique reconnaît que Jésus Christ est le lien parfait entre la réalité humaine et la réalité divine spirituelle. Homme sacré par excellence, il nous donne à voir les réalités spirituelles invisibles. Il est la médiation parfaite qui rend visible cet au-delà invisible. A la suite de Jésus, des fidèles seront missionnés pour être ces médiateurs. Comme le Christ et par le Christ, ils rendront visible l’invisible, ils feront advenir les réalités spirituelles dans la création, dans l’humain. Choisis parmi les fidèles, les ministres sacrés sont mis à part, consacrés pour un service particulier de médiation entre Dieu et l’homme. Ils deviennent consacrés, serviteurs de Dieu, pasteurs du peuple de Dieu. Mais ils restent des fidèles qui ont besoin de la prière et du soutien du peuple, de la miséricorde de Dieu. P. Jean-Max Renard, Vice-Official n Droit canonique Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 5 Par le sacrement de l’Ordre... certains fidèles sont constitués ministres sacrés, canon 1008. Dès lors que des fidèles sont ordonnés, ils deviennent des ministres sacrés. (1) J. RIES, Le sacré, 1991, in Catholicisme, Hier Aujourd’hui et Demain, éditions Letouzé et Ainé Le sacrement de l’Ordre (2)

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Fais Noël autour de toi S i tu donnes des cadeaux à Noël,donne-les avec ton cœur et non pas parce qu’il le faut… Et si tu en reçois, que ton sourire vienne du plus profond de toi et non pas seulement du bout de tes lèvres… Si tu visites des malades, des personnes âgées ou seules durant les Fêtes, ne les visite pas pour la forme, mais pour la joie que tu leur apporteras et qu’elles sauront bien te rendre… Si tu vas à l’église pour la messe de minuit, n’y va pas simplement parce que c’est Noël, mais parce que Jésus est venu sur la terre pour toi et pour tout le monde,et que tu veux lui dire merci d’être devenu l’un des nôtres… Si tu pries le Seigneur en toute sincérité au plus profond de ton cœur et du plus profond de ton être, si tu rends service à plus petit que toi, si tu dépannes plus mal pris que toi, bref, si tu aimes de mille manières les mendiants de ton cœur…tu fais Noël autour de toi… Et Jésus n’est pas venu chez toi pour rien. Jules Beaulac 6

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Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 7 L e samedi 15 décembre 2012, le secteur 5 de la paroisse Saint-Laurent du Lamentin, en collaboration avec la Société Saint-Vincent de Paul de la paroisse, organise un Noël solidaire : les paroissiens sont invités à donner avec cœur à la collecte de jouets au profit des enfants défavorisés de notre paroisse pour que jaillisse la joie de l’Emmanuel sur le visage des enfants. Redonner la joie et l’espérance, n’est-ce pas déjà rendre Dieu présent dans la vie à la fois de ceux qui ont donné et de ceux qui ont reçu ? Le plus grand mal de notre société moderne, c’est l’exclusion. Jésus nous montre le chemin : il bannit l’exclusion en réintégrant l’homme dans la communion de ses frères (cf. guérison du lépreux, Marc 1,40-45). Faisons de même ! Equipe d’animation pastorale du secteur 5 n P our cela, nous envisageons de partager un moment convivial avec ces jeunes malades âgés de 3 à 18 ans. Ainsi, depuis le samedi 1 er décembre a lieu une collecte de cadeaux sur la paroisse, qui se prolongera jusqu’au dernier dimanche de l’Avent. Cette action a été mise en place avec la collaboration de la directrice de la MFME, M me Marie-Alice Divron. Le lundi 24 décembre 2012, nous nous rendrons à l’hôpital afin de remettre aux intéressés les présents recueillis et de passer ensemble un moment convivial, partageant ainsi la joie de la naissance du Christ. Pastorale des Jeunes de la Cathédrale n Pour un Noël solidaire Un Noël de partage Noël, pour les chrétiens, c’est célébrer la naissance de Jésus, mais Noël c’est aussi une fête qui peut rassembler des personnes en difficulté que seul relie l’attente de jours meilleurs, d’un avenir qui offrirait quelques repères, quelques certitudes… Mais en fait, c’est cela la vraie naissance de Jésus dans la vie et le cœur de chacun d’entre nous ! En cette période de l’Avent, la Pastorale des Jeunes de la Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France a projeté d’offrir un « Noël Joyeux » aux enfants hospitalisés de la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant (MFME). Fais Noël autour de toi Noël D es enfants de la paroisse, solidaires de ceux qui n'ont rien

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Education Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 8 L a cérémonie a eu lieu dans l'ancienne chapelle du site (la nouvelle chapelle a été bâtie à proximité en 1973) et, dans ce lieu chargé de sens, vingt jeunes ont reçu une récompense pour leur parcours à l'Espérance. Leurs éducateurs, parents, enseignants et plusieurs visiteurs dont : M. Suivant, adjoint du directeur de l'Aide Sociale à l’Enfance ; M me Largen, élue à la commission des Affaires Sociales du Conseil Général ; le RSMA ; M. Emmanuel de Reynal, Président de Contact Entreprises ; le Délégué Episcopal à l’Information, le père Luc Philippon ; le Maire de Fort-de- France, M. Raymond Saint-Louis-Augustin, ainsi que l'Inspecteur d'Académie, M. Emilien- Pierre Petit, tous ont vécu ces moments si intenses où l'émotion était vive. Une émotion qui nous touche au cœur Comment ne pas avoir la gorge nouée devant le récit d'un jeune ou d'une mère qui évoquent leur parcours, avec pudeur mais sans cacher les épreuves d'une dureté parfois effrayante. Ces vingt jeunes ont tous surmonté une difficulté importante et obtenu un diplôme reconnu, ou tout simplement radicalement changé leur comportement. Ils ont été accompagnés pour cela par des parents, des éducateurs, des enseignants et par la prière. Plus qu'un dernier recours, la prière est surtout une relation à Dieu, qui s'intéresse et parle à chacun de nous et pour qui chaque personne est une histoire sacrée. Un exemple qui encourage Il y avait aussi dans la salle beaucoup d'autres jeunes de l'Espérance pas encore récompensés. L'exemple de leurs aînés les a sans doute encouragés à avancer et à exercer leur talent profond à vivre debout. Une invitation pour chacun de nous Ces vingt jeunes sont aussi un exemple pour nous tous qui rencontrons à un moment ou à un autre de notre vie de grandes difficultés, qui ne sont peut-être pas scolaires ni de comportement, mais qui peuvent être par exemple relationnelles, de santé ou spirituelles. En acceptant l'aide de nos proches ou de ceux que le Seigneur met sur notre route, en nous mettant à son écoute, nous pouvons nous aussi avancer. Si l'émotion suscitée par ces vingt parcours nous envahit, c'est bien, en effet, que leur exemple nous touche profondément et nous montre une voie qui est aussi pour nous. Cette fête était une première à l’Espérance. L’idée nous vient de notre partenaire Apprentis d’Auteuil, qui célèbre cette fête dans ses 230 établissements en métropole, à La Réunion et à Mayotte, le même jour. C’est une idée qui peut être reprise dans d’autres circonstances et d’autres lieux, tant il est important de célébrer la réussite, pour détromper un climat de morosité qui nous détourne de la louange du Seigneur ! Matthieu Bergot Directeur Général de l’Espérance – Patronage Saint-Louis n Célébrons la réussite ! Célébrer la réussite et croire que c'est possible pour chacun : la "fête de la réussite", qui s'est tenue à l'Espérance - Patronage Saint-Louis le vendredi 30 novembre dernier, a marqué les participants par son formidable message. Bien loin de la morosité. Fête de la réussite de l'Espérance - Patronage Saint-Louis : photo avec les lauréats Le lauréat pour le prix d'excellence

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16 décembre 2012 L a P arole D ominicale Sophonie3,14-18a•Psaume19•Philippiens4,4-7•Luc3,10-18 3 ème dimanche de l’AventAnnée C C 'est aujourd'hui le dimanche de la joie (Gaudete) . Nous retrouvons la figure de Jean-Baptiste, que saint Luc met particulièrement en lumière, en montrant à la fois sa grandeur et son infériorité, ou mieux, sa relativité par rapport à Jésus. La grandeur de Jean, c'est précisément de n'avoir aucun sens, sinon par rapport au Messie, dont il prépare la venue. Dans la personne du Baptiste, vous retrouvez aujourd'hui les traits fondamentaux de votre service ecclésial. En vous confrontant à lui, vous êtes encouragés à effectuer un contrôle de la mission que l'Eglise vous confie. Qui est Jean-Baptiste? Il est tout d'abord un croyant engagé en première personne sur un chemin spirituel exigeant, fait d'une écoute attentive et constante de la Parole de salut. En outre, il témoigne d'un style de vie détaché et pauvre ; il démontre un grand courage en proclamant à tous la volonté de Dieu, jusqu'aux conséquences les plus extrêmes. Il ne cède pas à la tentation facile de jouer un rôle de premier plan, mais avec humilité, il s'abaisse pour exalter Jésus. Aujourd'hui, le Baptiste se présente comme modèle des Apôtres et des messagers que le Seigneur envoie deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller (Lc 10,1). Les Apôtres sont douze, les envoyés du chapitre 10 de saint Luc sont soixante-douze. Jean, lui, est seul et donc unique, le premier d'une multitude. Il est leur maître d'apprentissage. En envoyant les Douze, puis les soixante-douze, c'est comme si Jésus leur disait : Maintenant à votre tour de faire comme Jean-Baptiste a fait pour moi ! Jean vous a formés tous les deux, cher Jean, cher André ! Et maintenant, faites comme lui. Lui est déjà au ciel ; maintenant vous le relayez, vous êtes sa relève. Vous serez aussi mes petits précurseurs. Ce que Jean a été, vous le serez à votre tour ! (Père Daniel-Ange) La prédication de Jean traverse et les siècles et les frontières. Rien à voir avec la spiritualité des Esséniens, les fils de la lumière, une secte qui se prenait pour l'élite spirituelle de l'époque et qui avait fui le monde mauvais en proclamant qu'eux seuls seraient sauvés. Rien à voir non plus avec les pharisiens, les séparés , qui, sans se retirer dans le désert, vivaient dans un mépris souverain de toute cette "racaille" de pécheurs qu'ils évitaient comme la peste. Jean, lui, n'est allé dans le désert que pour mieux se préparer à aller vers les pécheurs de tout bord. Remarquez aussi que Jean, qui vivait dans une ascèse plutôt rigoureuse, ne commence pas par imposer des exigences exorbitantes à ceux qui viennent vers lui. Il ne leur demande ni de suivre son régime alimentaire, ni d'adopter son mode vestimentaire. (Il ne leur donne pas non plus des tas de prières à réciter...) Mais se contenter de médiocrité, ce n'était pas son genre non plus. Non ! Il ne prend pas la morale à la légère, notamment dans le domaine de l'argent, le "nerf de la guerre". Avez-vous remarqué que dans ses réponses à la question : Que devons-nous faire ? il ne parle que du bon usage de la richesse (v. 10-11) et du danger de l'acquérir de manière injuste (v. 12-13; 14). Même aux publicains et aux soldats, il ne demande pas de changer de profession. Saint Luc ne mentionne pas ici les prostituées qui, elles, ne sont pas dans le même cas de figure... Aux pornocrates d'aujourd'hui, Jean aurait certainement répondu autre chose ! Qu'aurait-il dit à tous ceux qui, aujourd'hui, font de l'argent leur dieu, en sacrifiant tout pour pouvoir faire carrière et avoir des promotions professionnelles, au prix de multiples sacrifices, y compris du temps consacré à Dieu (par exemple la messe du dimanche) et à leur famille ? Chose importante pour aujourd'hui : sa morale n'est pas seulement une morale individuelle (ou individua- liste). Sa prédication s'adresse à des groupes de personnes, à des corps de métier, au Peuple de Dieu dans son ensemble, à la société tout entière. La conversion demandée n'est pas seulement celle des per- sonnes prises individuellement. Elle a une dimension sociale. P. Walter Covens Aumônier des cliniques n http://.www.homelie.biz/ Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 9

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Liturgie Avec Mère Marie-Reine van Deth, poursuivons la présentation de la Liturgie des Heures, en vue d’une meilleure compréhension de la prière officielle de l’Eglise. Prier sans cesse : La Liturgie des Heures (2) Les heures liturgiques T rès tôt, les premiers chrétiens, en majorité juifs, ont sanctifié les Heures, en continuant de prier aux heures de la prière juive : le matin, le soir, et à trois reprises au cours de la journée. Ainsi naquit la prière des Heures, dialogue entre Dieu et l’homme, où Dieu parle et où le Peuple répond. Les éléments fondamentaux qui composent chaque office sont au nombre de quatre : les hymnes, les psaumes, les lectures, les prières. Au-delà du cri : Dieu, viens à mon aide ! par lequel s’ouvre la prière des Heures, au-delà des intercessions et des psaumes d’imploration, la caractéristique la plus importante et la fonction première de la Prière de l’Église, est de louer Dieu du matin jusqu’au soir : louange au Dieu créateur, que nous rappellent les heures ; louange au Dieu rédempteur en son Fils qui nous éclaire au-delà de nos obscurités ; louange au Dieu, lumière sans déclin, dans l’anticipation des derniers temps. A chaque office, la prière s’enracine d’abord dans l’Ancien Testament, avec la prière des psaumes, s’épanouit dans la proclamation de la Parole de Dieu, trouve son sommet dans la prière du Seigneur, le Notre Père , et se conclut par l’intercession et la collecte qui, comme son nom l’indique, rassemble en un tout la prière de chaque membre de l’assemblée priante, pour l’unir à celle de toute l’Eglise et la présenter au Père par son Fils, Notre Seigneur Jésus, le Christ. L’introduction à tout l’office « Habituellement, tout l'office est introduit par l'invitatoire. Celui-ci consiste dans le verset : s eigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange, suivi du psaume 94, par lequel, chaque jour, les fidèles sont invités à chanter les louanges de Dieu, à écouter sa voix, à tendre vers le repos du seigneur »(1). L’Office des Lectures Durant la nuit, dans les monastères, se place l’ Office des Vigiles. Leur équivalent dans les livres officiels de la Liturgie des Heures est l’ Office des Lectures qui n’est pas lié à un moment particulier de la journée. Il est ainsi appelé car il propose, comme les Vigiles monastiques, une longue lecture scripturaire et une lecture spirituelle, le plus souvent patristique. Mais « la prière des fidèles – à savoir la psalmodie – doit aller de pair avec la lecture de la Sainte Ecriture, pour que s'établisse le dialogue entre Dieu et l'homme, car nous lui parlons quand nous prions, mais nous l'écoutons quand nous lisons les oracles divins (2) » . (3) Offices du matin et du soir « Les Laudes, comme prières du matin, et les Vêpres, comme prières du soir, (…) constituent les deux pôles de l'office quotidien, et doivent être tenues pour les Heures principales » (4). • Les Laudes La prière des Laudes consacre les premières heures du jour. Le nom de Laudes , c’est-à-dire louange, exprime l’attitude filiale par excellence, l’attitude de la créature tournée vers son créateur. Le motif principal de l’action de grâces, tôt le matin, c’est le retour de la lumière, évocation de la Résurrection du Seigneur et de sa présence continuelle dans l’Eglise. Il est le vrai soleil levant venu nous visiter (5) chanté par le cantique Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 10

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de Zacharie et acclamé par nos hymnes. La victoire du jour sur la nuit symbolise le triomphe du Christ sur la mort, le péché et Satan. La création renouvelée par le Christ est la préfiguration de la terre nouvelle. « Louange du matin, pour consacrer à Dieu les premiers mouvements de notre âme et de notre esprit, pour que nous n'entreprenions rien avant de nous être réjouis à la pensée de Dieu, selon ce qui est écrit : Je me suis souvenu de Dieu et j'y ai pris mes délices (6), et pour que nos corps, de même, ne se mettent pas au travail avant que nous ayons accompli ce qui est écrit : Je dirigerai vers toi ma prière, seigneur ; au matin, tu exauceras ma voix ; au matin, je me tiendrai devant toi et je te verrai (7) »(8). • Les Vêpres Les Vêpres tirent leur nom du latin Vespera , soir : c’est l’heure que l’on célèbre au coucher du soleil, quand le jour baisse et qu’on allume les lampes. Alors nous faisons monter notre prière comme l’encens en présence du seigneur (9), en action de grâces pour ce qui, en ce jour, nous a été donné, ou pour ce que nous avons fait de bien (10) . La mémoire du Christ à Vêpres se construit comme les Laudes, autour du thème de la lumière : « Pour diriger notre espérance vers la lumière qui ne connaît pas de crépuscule, nous prions et demandons que la lumière revienne sur nous, nous demandons l'avènement du Christ qui doit nous apporter la grâce de la lumière éternelle. A cette heure-là, nous unissons notre voix à celle des Eglises d'Orient en invoquant la Joyeuse lumière de la sainte gloire du Père céleste et éternel, le bienheureux Jésus Christ ; parvenus au coucher du soleil, en voyant la lumière du soir, nous chantons Dieu, Père, Fils et Esprit saint… » (11) Souvent mises en parallèle avec l’office du soir au Temple de Jérusalem, les Vêpres rappellent aux chrétiens le sacrifice du soir transmis par le Seigneur aux Apôtres lors de la dernière Cène et offert au Père le lendemain sur l’autel de la croix pour le salut du monde. (12) L’heure médiane Les Petites Heures : Tierce (ou 3 ème heure, selon la manière ancienne de compter les heures, la journée commençant alors à 6 heures), sexte (ou 6 ème heure), None (ou 9ème heure) – qui peuvent être groupées en une seule au milieu du jour – scandent la journée et ont pour but principal de rappeler la primauté de Dieu et de sanctifier les occupations humaines. Nous y faisons mémoire des événements fondateurs du christianisme que sont, à l’heure de Tierce, la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres au jour de la Pentecôte ; à Sexte, la mise en croix du Seigneur Jésus ; à None, sa mort pour le salut de tous. Qu’à la neuvième heure, les fidèles s’adonnent à une grande prière et à une grande louange, écrit Hippolyte de Rome, car, en cette heure, le côté du Christ a été percé de la lance et il en est sorti du sang et de l’eau. Enfin Complies C’est la prière du soir, lorsque tout est achevé de la tâche quotidienne. C’est la dernière prière du jour, la prière avant le repos de la nuit. Les psaumes priés à cette Heure et le Cantique de Siméon évoquent la confiance en Dieu et l’attente de la Rencontre avec le Seigneur au soir de notre pèlerinage sur terre. La Liturgie des Heures, qui sanctifie le temps, se situe au cœur de l’histoire. Tout récemment le Pape a rappelé que toute l’action liturgique de l’Eglise apporte sa contribution à l’œuvre civilisatrice (13) : « La liturgie est en effet la célébration de l’événement central de l’histoire humaine : le sacrifice rédempteur du Christ. Par là, elle témoigne de l’amour dont Dieu aime l’humanité, elle témoigne que la vie de l’homme a un sens et qu’il est par vocation appelé à partager la vie glorieuse de la Trinité. L’humanité a besoin de ce témoignage. Elle a besoin de percevoir, à travers les célébrations liturgiques, la conscience que l’Église a de la seigneurie de Dieu et de la dignité de l’homme (14) ». Mère Marie-Reine van Deth Prieure du monastère Sainte-Marie-des-Anges n (1) Cf. Présentation Générale de la Liturgie des Heures, n° 37 (2) S. Ambroise, off. 1,88 (3) PGLH, n° 55-56 (4) PGLH, n° 37 (5) Lc 1,78 (6) Cf. Ps 76,4 (7) Ps 5,4-5 (8) Saint Basile cité par PGLH, 38 (9) Cf. Ps 140 (10) Saint Basile (11) PGLH, 39 (12) Cf. Cassien (13) Cf. Gaudium et spes, n° 58,4 (14) Discours de sa sainteté Benoît XVI au deuxième groupe d'évêques français en visite ad limina (évêques des provinces du Nord et de l’Est), le vendredi 16 novembre 2012 Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 11 « Les Laudes, comme prières du matin, et les Vêpres, comme prières du soir, (…) constituent les deux pôles de l'office quotidien, et doivent être tenues pour les Heures principales ».

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La famille Nous vous proposons la suite de l’article de Maître Raymond Auteville, commencé dans le numéro précédent. Le rôle de la morale dans l’évolution du droit français de la famille (2) II. La morale, moteur de l’évolution du droit français de la famille L ’analyse du droit français de la famille met en lumière une très grande stabilité du statut familial depuis le Code Civil de 1804, jusqu’aux années 1960. A partir de cette date, on a assisté à une véritable inflation législative. Mais, contrairement à ce que l’on aurait pu croire, cette évolution n’a pas porté atteinte aux fondamentaux de l’institution familiale. Elle s’est plutôt faite dans le sens de deux grands accroissements : protection de l’enfant (A), égalité et liberté dans les liens familiaux (B). Parallèlement, l’adoption, inconnue par l’ancien droit, s’est développée, pour s’inscrire dans le droit de la famille (C). A) Accroissement de la protection de l’enfant La morale contemporaine met dorénavant l’accent sur la nature substantiellement humaine de l’enfant, dès le stade de l’embryon. L’accent sera mis sur les droits de l’enfant et sur sa protection, à l’intérieur comme à l’extérieur de la famille. Le concept légal de l’intérêt de l’enfant est né et se retrouve dans les textes internationaux (Convention internationale des Droits de l’Enfant, 20 novembre 1989 ; Convention de La Haye, 19 octobre 1996). Le droit français de la famille va s’y abreuver : - exercice en commun, par le père et la mère, de l’autorité parentale (article 371-16 du Code Civil) ; - renforcement des garanties de la procédure d’adoption (loi du 22 décembre 1976, loi du 5 juillet 1996, loi du 6 février 2001, loi du 4 juillet 2005) ; - audition de l’enfant dans les procédures qui le concernent (article 388-1 du Code Civil) ; - création du défenseur de l’enfant, par la loi du 6 mars 2000. Le vent de l’amélioration des droits et libertés ne souffle pas exclusivement pour l’enfant. C’est tout le droit de la famille qui va être irrigué de ces notions. B) Accroissement de la liberté et de l’égalité dans les rapports familiaux Par diverses réformes successives, le droit de la famille va s’orienter vers deux directions : - amélioration de l’équilibre des droits parents-enfants ; - liberté et égalité dans les rapports entre époux. a- Amélioration de l’équilibre des droits parents-enfants La famille du Code Civil de 1804 se définissait comme une cellule composée du père, de la mère et des enfants, placée sous la puissance paternelle. Le législateur a dorénavant établi des rapports plus équilibrés entre les parents et les enfants : - la loi du 4 juin 1970 a remplacé l’expression de puissance paternelle par celle d’ autorité parentale ; - des réformes successives ont établi l’exercice en commun, par le père et la mère, de l’autorité parentale (loi du 22 juillet 1987, loi du 8 janvier 1993, loi du 4 mars 2002) ; - les deux parents administrent légalement les biens du mineur (loi du 23 décembre 1985). Les rapports parents et enfants étant devenus plus équilibrés, ceux des époux entre eux vont l’être également par une série de réformes successives. b- Rééquilibrage des rapports entre les époux Le concept d’égalité parfaite entre les époux va s’imposer au fur et à mesure des réformes : - le principe d’égalité entre les époux est posé par la loi du 23 décembre 1989, qui a réécrit les articles 212 à 226 du Code Civil ; - les époux assurent ensemble les directions morale et matérielle de la famille (article 219-1 du Code Civil) ; - les époux choisissent ensemble le choix de la résidence familiale (article 275-2 du Code Civil) ; - chaque époux assure seul la gestion de ses biens propres (article 1428 du Code Civil) ; - renforcement des droits du conjoint survivant par la loi du 3 décembre 2001. Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 12

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Ce souci d’égalité entre les différents membres de la famille s’est imposé comme une nécessité. De même, le nombre croissant d’enfants sans parents a imposé l’adoption dans le droit de la famille. C) L’adoption s’inscrit dans le droit de la famille L’ancien droit ne connaît pas l’adoption. C’est la Révolution française qui fait apparaître le concept d’adoption et c’est le Code Civil (sous l’insistance de Bonaparte qui n’avait pas d’enfant) qui inscrit l’adoption dans le droit civil français. Le législateur va d’abord soumettre l’adoption à des conditions très strictes. Puis, sous le double effet de l’accroissement du nombre d’enfants sans parents et de celui du désir d’enfants de bon nombre de personnes incapables d’en procréer, les réformes successives vont assouplir les conditions de l’adoption. Depuis l’Ordonnance du 23 décembre 1958, l’adoption est une institution juridique, indépendante de toute notion contractuelle. Aujourd’hui, c’est l’Ordonnance du 4 juillet 2005 qui régit l’adoption. Et l’essence même de cette institution est de faire primer l’intérêt de l’enfant sur le désir d’enfants des candidats à l’adoption. Si l’adoption individuelle est inscrite dans la loi, en réalité, elle reste marginale, car les enfants sont confiés, en priorité, à des couples mariés. L’article 343 du Code Civil dispose que seul un couple marié, non séparé de corps, peut solliciter une adoption. La loi du 4 juillet 2005, qui a assoupli les conditions de l’adoption, ne permet pas à des concubins d’adopter ensemble un enfant. Par contre, un seul des deux concubins peut demander une adoption individuelle. Aujourd’hui encore, l’éthique originelle de l’adoption, lors de son introduction dans le droit civil français, doit demeurer : L’adoption est une fiction qui singe la nature. C’est dans l’essence de l’institution ainsi conçue qu’il faut chercher les règles de son organisation… (Ferret, Rec. des travaux préparatoires du Code Civil, citation de Frédérique Eudier, Maître de conférences à la Faculté de droit de l’Université de Rouen). Bien inspiré, le législateur a toujours, à ce jour, inscrit l’adoption dans la vraisemblance biologique. L’adoption par un couple n’est possible que par un couple marié, non séparé de corps, marié depuis plus de deux ans ou âgé l’un et l’autre de plus de vingt-huit ans (article 343 du Code Civil). Si l’adoption individuelle par une personne mariée est possible, le consentement du conjoint est requis (article 343-1 du Code Civil). On peut enfin noter que les recours judiciaires pour tenter d’ébranler cette institution fondée prioritairement sur l’intérêt de l’enfant, ont tous échoué. Les juridictions saisies ont toutes donné la priorité à l’intérêt de l’enfant, sur le désir d’enfant des demandeurs à l’adoption : - Conseil d’Etat, 5 juin 2002 – Req. N° 230533 AJ – Famille – 2002 – 259. Obs – Deis – Beauquesne. - Cour Européenne des Droits de l’Homme, 31 août 2012 – GAS et Dubois / France n° 25951/07. - Question Prioritaire de Constitutionnalité – Conseil Const. 2010 – 6 octobre 2010. Cette rapide étude de l’évolution du droit français démontre qu’en réalité, même si cela ne plaît pas à certains, c’est la morale qui a donné la cohérence indispensable aux règles qui régissent la famille. Celles-ci assurent, à n’en pas douter, le bonheur personnel, mais également une fonction sociale, que ce soit dans l’alliance, la parentalité, la filiation, la transmission des valeurs et du patrimoine. La dissociation de la sexualité et de la procréation a facilité la revendication de plusieurs formes d’unions, par essence différentes du mariage, tout autant que la revendication d’un droit à l’enfant. Les plus hautes juridictions nationales et internationales – Cour de Cassation, Conseil d’Etat, Cour de Justice de la Communauté Européenne, Cour Européenne des Droits de l’Homme – ont toujours, à ce jour, affirmé que l’ordre public commande de faire primer l’intérêt de l’enfant, la sécurité, la pérennité de la parentalité et de la filiation, sur le désir personnel de l’adulte et le choix personnel de vie. Le plus grand danger serait d’ébranler cette construction équilibrée, cohérente et pleine de sens, en voulant assimiler à l’institution du mariage, des situations, naturellement et juridiquement, d’essence et à finalité différentes. Raymond Auteville Avocat à la Cour Ancien Bâtonnier de l’Ordre n Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 13

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Vie du diocèse En cette Année de la Foi, la Communauté du Chemin Neuf, communauté catholique à vocation œcuménique, a organisé un dîner-débat sur le thème Foi et Culture, le 23 novembre 2012, au Domaine du Fort, à Saint-Pierre. Dîner- débat Foi et Culture organisé par la Communauté du Chemin Neuf O rchestré par les pères Jean- Michel Monconthour et Pierre Henderson et le père Jean-David Angouroussiva, responsable de la communauté en Martinique, le débat interactif a permis de souligner l’importance cruciale de la culture pour un développement intégral de l’homme, les multiples connexions entre la Bonne Nouvelle du Christ et la culture humaine, l’enrichissement mutuel de l’Eglise et des cultures par l’entrée en communion avec les diverses formes de culture. Toutefois, l’évangile, et donc l’évangélisation ne s’identifient pas avec la culture et sont indépendants à l’égard de toutes les cultures. Soirée empreinte de chants et de prières des frères de la Communauté, au rythme et au son du tambour, avec les danses du groupe Bèlè Légliz de la Cathédrale Saint-Louis. Invités d’honneur, les représentants de l’association Tous Créoles , Roger de Jaham, Erick Dédé et Nicole Desbois, ont exprimé l’importance de la réconciliation et de la fraternité. En lien avec la thématique de la soirée, le vice- président Erick Dédé a eu cette belle pensée : Ou ka rékolté sa ou planté. Mé si an plis ou ka mété la fwa adan sa ou ka planté, rékolt-la ké bel. Vif succès et grand intérêt exposé chez les deux cent vingt convives intéressés par la richesse des interventions. Sous le signe du partage, cette soirée fut l’occasion d’exprimer un formidable message de vie, de foi, d’espérance et d’amour. Une excellente entrée en matière pour ce temps de l’Avent ! P. Jean-David Angouroussiva, ccn n Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 14 U ne première partie traite de l’approche de la culture et ses mutations et aborde les points suivants : - Une définition de la culture - Comment l’homme se définit par rapport à sa culture - La culture toujours en gesta- tion - La pastorale de la culture signe de communion mais également signe de rupture. Une deuxième partie concerne la mission des Eglises particulières et se penche sur le devoir qui Pastorale de la culture Le Conseil Pontifical de la Culture a fait paraître le 23 mai 1999 un document intitulé : Pour une pastorale de la culture. Ce document, s’adressant à toutes les Eglises particulières, puise sa réflexion non seulement dans les écrits de Jean Paul II, mais aussi dans les débats et les conclusions des différents synodes continentaux.

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D epuis la rentrée pastorale de septembre 2012, des commissions – liturgique, logistique et inaugurale – ont été mises en place et s’affairent pour préparer l’événement historique et religieux ! Des projets originaux se concrétisent. C’est ainsi que le jardin du presbytère est devenu le nouvel atelier de Narcisse Ranarison, sculpteur malgache résidant aux Trois-Ilets. En effet, depuis le début du mois de novembre, il réalise une sculpture en trois dimensions de saint Hyacinthe. Les paroissiens ont pu voir au fil des jours « apparaître » leur saint patron sous les doigts de Narcisse, dans un tronc de mahogany. Et c’est l’émerveillement général ! Désormais, un autre regard sera porté sur cet élu de Dieu que tous ont pris l’habitude de prier de manière fervente depuis 2007, sur les conseils des pères Michel Sellaye et Hubert Balogou. Saint Hyacinthe s’est fait encore plus proche de la communauté lorrinoise grâce au talent de Narcisse. L’occasion nous est donnée de le remercier d’avoir accepté de faire « naître » saint Hyacinthe au Lorrain, entre la fête de la Toussaint et la Nativité du Seigneur. Que tes œuvres sont belles, Seigneur, tu nous combles de joie ! Léa Joly n incombe à toute Eglise particulière d’inculturer le message de la Foi avec quelques propositions concrètes. Pour en savoir plus : www.arts-cultures.cef.fr Le pape Benoît XVI a invité l’Eglise à célébrer l’Année de la Foi de manière digne et féconde. C’est dans ce cadre que la pastorale de la culture de la paroisse de la Cathédrale a répondu à l’invitation de la Communauté du Chemin Neuf pour son dîner-débat sur le thème Foi et Culture. Une belle occasion a été fournie aux différentes communautés présentes, à des chrétiens, grands et petits, de différentes paroisses, d’exprimer leur foi à travers leur culture. Cinquante ans après Gaudium et spes , les membres de la pastorale de la culture, motivés par les orientations de l’Eglise, ont abordé avec les intervenants et les participants la question de la Foi, de la culture, de leur interrelation. Les échanges furent fructueux et dans une grande convivialité. Chacun a pu s’exprimer librement, s’interroger, interroger. L’animation assurée par Bèlè Légliz – groupe Cathédrale – a permis aux personnes présentes de prier avec des compositions de catholiques martiniquais, véritable preuve des différents charismes que notre Dieu nous donne pour le bien du Corps entier. Elle s’est déroulée en trois temps : d’abord, action de grâce au Seigneur pour ses merveilles ; ensuite demandes de pardon et prières d’intercession. Les intentions de prière spontanées se sont élevées vers Dieu avec un désir manifeste que se poursuive l’incarnation du Christ dans notre culture. Nous avons tous pris la mesure de cette phrase extraite de Veritatis splendor n° 53 : Une foi qui ne devient pas culture est une foi qui n’est pas pleinement accueillie, entièrement pensée et fidèlement vécue. Le troisième et dernier temps fut celui de la louange. Nous sommes heureux d’adhérer au message de notre pape et d’intensifier la réflexion sur la foi pour aider tous ceux qui croient au Christ à rendre plus consciente et à revigorer leur adhésion à l’Evangile (Porta Fidei). Equipe communication de la C athédrale n Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 15 Le 23 décembre prochain, la paroisse du Lorrain vivra l’inauguration et la consécration de son église dédiée à saint Hyacinthe, prêtre polonais dominicain, de l’Ordre des Frères Prêcheurs. Paroisse en fête ! M. Narcisse Ranarison à l'œuvre

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Société Les fêtes de fin d’année approchent et, avec elles, bon nombre de créations culinaires émergent. Eglise en Martinique a interviewé Thierry Lauzéa, artisan chocolatier, qui nous parle de son métier en toute simplicité. Chrétien dans le monde : Parcours d'un jeune créateur d’entreprise Eglise en Martinique : Pourquoi avez-vous choisi le chocolat ? M. Lauzéa : A la fois par passion et raison. La passion, car c’est un produit qui est bon et que je suis, dirons-nous, gourmand ! Les métiers de bouche sont des métiers qui ont toujours été très attractifs pour moi. La raison est qu’après avoir étudié le marché du chocolat en Martinique, il se trouvait qu’il y avait une belle place à conquérir pour une entreprise désireuse de se lancer dans un produit artisanal raffiné, de qualité, avec une offre de valorisation des saveurs du terroir au travers d’un réseau de boutiques spécialisées ou d’épicerie fine. C’est ce que nous avons fait : des chocolats et des confiseries de fruits haut de gamme, vendus dans les boutiques Lauzéa. Eglise en Martinique : Quelles sont les difficultés rencontrées dans cette activité particulière ? Ce concept fonctionne bien car il s’adresse aussi bien à la clientèle locale qu’à la clientèle touristique. Un produit gourmand, un produit plaisir, mais également un cadeau à offrir. Cependant, cette activité n’est pas facile du fait de sa saisonnalité et du choix du positionnement des produits. En effet, plus de la moitié de l’activité se concentre pendant les fêtes de fin d’année, et trois quarts du chiffre se fait avec Noël et Pâques, ce qui nécessite performance et prudence tout le long de l’année. Le choix de produit de qualité fait que nos produits ne se conservent que cinq semaines : là encore, nous devons avoir une gestion rigoureuse de nos stocks pour éviter d’en jeter. Pour terminer, notre climat – avec la chaleur et l’humidité – rend cette activité particulièrement consommatrice d’énergie. Prendre conscience de tout cela pour construire un "business model" pérenne a été un travail de longue haleine. EeM : Quel a été le fil conducteur de votre parcours professionnel, la source de votre motivation ? M. Lauzéa : Le fil conducteur de ma jeune carrière est jusqu’à maintenant la quête de l’excellence et la recherche du plaisir. Cela se manifeste, entre autres, par un besoin assez permanent d’innovation, de créer des choses nouvelles et surtout d’être d’avant- garde. Conquérir de nouveaux espaces et ouvrir de nouvelles voies par l’exemple, font partie de mon caractère. J’essaie autant que faire se peut d’avoir un autre regard sur le monde, d’avoir une pensée différente et de montrer qu’il existe d’autres voies ouvrant à l’épanouissement et au bonheur. Une de mes motivations principales est de rendre la vie plus douce, plus agréable à vivre et plus confortable. J’ai toujours eu une forte propension à générer et à partager des moments de pur bonheur… Plus la vie est douce et heureuse pour mes proches et pour moi, plus grand est mon bonheur ! Ce principe de vie est valable pour ma vie, qu’elle soit professionnelle, associative, personnelle ou spirituelle. Je considère n’avoir qu’une seule vie et veux y maintenir de la cohérence. EeM : Quelle est votre philosophie concernant le management ? En quoi votre expérience vous a-t-elle aidé à appréhender cet aspect de votre métier ? M. Lauzéa : En matière de management, je suis plutôt dans le laisser-faire et la confiance, avec une forte autonomie de mes collaborateurs. J’essaie de créer les conditions pour que chacun puisse exprimer pleinement ses talents dans le cadre défini. L’initiative et la prise de responsabilités sont pour moi un état d’esprit que je privilégie et que j’encourage au sein de mes équipes. Très tôt dans ma carrière, je me suis retrouvé dans ces situations de Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 16

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Chrétien dans le monde : Parcours d'un jeune créateur d’entreprise prise d’initiatives et de très forte autonomie où créativité et audace ont été les balises de mon action professionnelle. Je crois fortement qu’un collaborateur à qui on permet la pleine expression de son talent, de sa créativité, de son initiative, donne le maximum de lui et contribue pleinement au développement de la structure dans laquelle il évolue. Ce n’est certes pas forcément suffisant car l’expérience m’a également montré que la définition d’un cadre est rassurante pour certains collaborateurs ayant besoin d’un « rail » pour être d’excellentes locomotives. EeM : Vous avez été président de la Jeune Chambre Économique, quel regard portez-vous sur la situation des jeunes chefs d’entreprise à la Martinique ? Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui a envie d’entreprendre ? M. Lauzéa : La Jeune Chambre Économique est l’une de mes plus belles rencontres de vie et le parcours que j’ai pu y faire – au travers de mes prises de responsabilités au niveau martiniquais, de la Fédération de la Guyane et des Antilles et également au niveau national – a développé une réelle ouverture d’esprit au monde, une méthodologie dans l’action et la réalisation de projets et une quête de l’excellence. Face aux jeunes chefs d’entreprises et aux chefs de jeunes entreprises, je suis souvent admiratif : parce que la situation économique est compliquée en Martinique ; parce que dans le monde de l’entreprise, l’entraide et la solidarité ne sont pas de mise sur notre petit territoire ; parce que le marché est restreint et nécessite une véritable débauche d’énergie, de créativité et de rigueur pour survivre. Pour toutes ces raisons, je porte un regard admiratif et de compassion face aux obstacles rencontrés car je les partage. Aussi, à un jeune qui souhaite entreprendre, je lui dirais de gonfler sa motivation à fond, de bien ficeler son projet et de le faire valider par d’autres professionnels expérimentés et aguerris, de se former en permanence, de travailler en mutualisation avec d’autres pour diminuer les coûts, de parler de son projet pour qu’il soit connu, de voir grand pour viser juste et surtout d’intégrer la Jeune Chambre Économique car toutes ces qualités se développent dans cette magnifique organisation qui a donné de brillants chefs d’entreprises à la Martinique. EeM : Vous êtes engagé dans la vie de votre paroisse. Comment conciliez-vous votre vie de foi et votre vie professionnelle ? M. Lauzéa : C’est une question bien difficile que je me pose régulièrement ! Suis-je en cohérence dans mon action professionnelle par rapport à ma foi ? Ma foi dicte-t-elle cette action professionnelle ou du moins cette vie professionnelle est-elle empreinte de foi et de spiritualité ? Vaste programme ! Je distinguerai l’interne de la chocolaterie où je mets en avant spiritualité et valeurs chrétiennes, pour que la vie y soit bonne et harmonieuse : sagesse, respect des collaborateurs, des clients, des fournisseurs, confiance et développement du personnel. Et l’externe où je m’appuie sur mes qualités et mon expérience en matière économique et managériale pour les mettre au service de ma paroisse et de mon diocèse : conseil économique, conseil pastoral, suivi des servants d’autel ou encore service des vocations. Recevoir, comprendre, diffuser, partager et donner envie, voilà comment je porte dans la foi les différentes activités de ma vie. n Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 17 pour la deuxième année consécutive, et dans le cadre de son activité paroissiale, organise un concert en faveur des enfants nécessiteux ce dimanche 16 décembre de 17h à 19h30 à l’église Saint-Antoine des Terres- Sainville. Ceux et celles qui le peuvent sont priés d’apporter un présent qui sera remis aux enfants démunis pour leur redonner le sourire et les aider à passer un Joyeux Noël. Manmay an nou rété toujou pli fò adan la fwa, an nou ba sé ti manmay-la an pal pou yo kontinié ri épi chanté. Communiqué l’ASSociATion chœur en Por Tée deS TerreS-S Ainville

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Vie du diocèse Horaires des messes de Noël et du Jour de l’An PAROISSES Nuit de Noël Jour de Noël Jour de l’An Ajoupa-Bouillon 21h00 8h00Le 31 : 18h - Le 1 er : 8h00 Anses d’Arlet 15h (enfants) - 18h 10hLe 31 : 17h - Le 1er : 10h Balata 20h 9hLe 1 er : 8h Basse-Pointe 21h00 8h00Le 31 : 18h - Le 1 er : 8h00 Bellefontaine 19h conte des enfants du catéchisme + messe 8h Le 31 : 20h - Le 1er : 9h Bellevue 15h30 (enfants) - 20h 8h30 Le 1 er : 8h30 Carbet 8h 7h307h30 Case-Pilote 19h 8h8h Cathédrale 20h 7h30 - 10h30 Le 31 : 18h Adoration + messe - Le 1 er : 7h30 - 10h30 Coridon 19h30 veillée + messe 9h Le 31 : 19h messe d’action de grâce - Le 1 er : 9h De Briant 19h 9hLe 31 : 11h - Le 1 er : 9h Diamant 19h 8hLe 31 : 18h30 - Le 1er : 8h Ducos 20h 8hLe 31 : 20h Veillée suivie de la messe - Le 1 er : 6h30 - 9h Fond-Saint-Denis 19h 10h0010h00 Foyer de Charité 9hLe 31 : 21h nuit d’adoration + messe à 1h du matin François 19h 8h Le 31 : 18h30 - Le 1 er : 8h30 Grand-Rivière 18h 10h00 10h00 Gros-Morne 19h veillée suivie de la messe 9hLe 1 er : 9h Josseaud 20h veillée + messe 9h30Le 1er : 9h30 Lamentin 15h30 (enfants) - 19h 8h Le 1er : 8h Lorrain 15h30 (enfants) - 23h30 9hLe 31 : 20h Veillée - Le 1 er : 9h Macouba 18h 10h00 10h00 Marigot 15h30 (enfants) - 19h 9hLe 31 : 19h - Le 1 er : 9h Marin 18h 7hLe 31 : 18h30 - Le 1er : 7h Morne-des-Esses 19h 8hLe 1 er : 8h Morne-Rouge 20h 9h309h30 Morne-Vert 20h 9h309h30 Prêcheur 18h 7h7h Redoute 15h30 (enfants) - 19h 8hLe 31 : 8h - Le 1 er : 8h Régale 18h30 Pas de messeLe 1 er :7h30 Rivière-Pilote 18h30 8h Le 31 : 18h30 Action de grâce - Le 1 er : 8h Rivière-Salée (Grand-Bourg) 20h 9h30Le 31 : 18h - Le 1 er : 9h30 Petit-Bourg 18h00 7h7h Robert 20h 8hLe 31 : 20h - Le 1 er : 8h Sainte-Anne 20h veillée + messe 9hLe 1 er : 9h Saint-Christophe 16h (enfants du caté) - 20h 6h15 - 8h30 Le 31 : 21h Veillée suivie de messe - Le 1 er : 6h15 - 8h30 Saint-Esprit 19h 8hLe 31 : 21h à minuit veillée + adoration - Le 1 er : 8h Saint-Joseph 19h 7h30Le 31 : 18h Action de grâce - Le 1 er : 7h30 Sainte-Luce 18h30 7h30Le 31 : 18h Action de grâce - Le 1er : 7h30 Sainte-Marie 16h (enfants du caté) - 19h 8h Le 1 er : 6h30 - 9h00 Saint-Pierre 22h veillée suivie de la messe 8hLe 1er : 8h Sainte-Thérèse (Emmaüs) 10h (enfants du caté) - 20h 8h Le 31 : 21h Veillée suivie de messe - Le 1 er : 8h Schœlcher 19h (Terreville) 8h (Bourg)Le 31 : 18h Adoration + messe à 19h (Terreville) Le 1 er : 8h (Bourg) Tartane 20h veillée suivie de la messe 9h30 Le 31 : 20h Veillée - Le 1 er : 9h30 Terres-Sainville 20h 8hLe 31 : 18h30 messe + Adoration - Le 1 er : 8h Trinité 19h 8hLe 1 er : 8h Trois-Ilets 10h : enfants - 20h 8hLe 31 : 19h - Le 1 er : 8h Anse Mitan 18h30 9hLe 31 : 18h - Le 1er : 9h Vauclin 18h veillée suivie de la messe 9hLe 31 : 18h à 19h Veillée de prière - Le 1 er : 9h Vert-Pré 19h veillée + messe 8h Le 1 er : 8h

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MeDIAs Dimanche 16 décembre 2012 Grandes figures missionnaires – Thérèse de Lisieux Réalisation : Claire Jeanteur A l'image de l'histoire de son âme que Thérèse de Lisieux a écrite de 1895 à 1897, le documentaire de Claire Jeanteur nous mène, au fil des évènements de sa vie, sur les traces de son cheminement spirituel. Dimanche 23 décembre 2012 Grandes figures missionnaires – Saint François-Xavier Réalisation : Jean Noël Despert Noble espagnol du 16 ème siècle, François-Xavier fut le premier compagnon de la Compagnie de Jésus fondée par Ignace de Loyola. Ce documentaire est une reconstitution de son aventure spirituelle et missionnaire en Asie. Mardi 25 décembre 2012 La crèche provençale Réalisation : François Stuck Découverte de l’univers des crèches à travers la création d’une crèche provençale. Ce projet réalisé à Breuillet nous permet de comprendre que la crèche est une tradition populaire et vivante, enracinée dans les traditions locales. C’est en Ile-de-France, loin des tambourins et des danses provençales, que François Stuck est parti à la rencontre des bâtisseurs de la crèche de Breuillet. Les gestes de ces hommes et de ces femmes construisant une crèche prolongent ceux des chrétiens qui, comme eux, au cours des siècles, faisaient mémoire de la naissance du Christ, de l’incarnation de Dieu dans l’histoire. 99.5 - 101.3 et 105.3 mHz www.radiosaintlouis. com radio Saint-louis, rue Georges-Zaïre, ZAc rivière roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaint louis.com Église en Martinique du 16 décembre 2012 / n°454 19

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A ujourd'hui, vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. (Luc 2,11-12)