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18 - 25 janvier 2012
N° 456 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 13 janvier 2013
• Le NoëL du Sourire
•
SemaiNe de prière
pour L ’uNité
deS ChrétieNS
Dédicace de l'église
Saint-Hyacinthe du Lorrain
• SdF
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Editorial
Editorial
•Toutmounsémoun
Mot de l'Evêque
• LebaptemedeJésus
Droit canonique
•Lesacrementdel’Ordre(4)
Année de la Foi
•SainteMarie, MèredeDieu
Liturgie
•Paroledominicale
Vie consacrée
•Retouraupays:
-SrMarie-Ancelle, Missionnairede
laCharité
-Anne-MarieMolinard, Fraternité
JesusCaritas
Vie du diocèse
• Dédicacedel’église
Saint-Hyacinthe
•Semainedeprièrepourl’Unité desChrétiens
•Unenouvelleannéepour l’AumônerieCatholiqueUniversitaire
•LeNoëldusourire
Société
•SDF
Médias
numéro
456
18 - 25 JANVIER 2012
N° 456 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 ` 13 janvier 2013
• LE NOËL DU SOURIRE • SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ
DES CHRÉTIENS
Dédicace de l'église Saint-Hyacinthe du Lorrain
• SDF
S ommaire
Directeur De la publication R.P. Jean de CoulangesréD acteur en chefR.P. Jean de Coulanges Mise en page – iMpressionCaraïb Édiprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
tirage : 8 000 exeMplaires
i.s.s.N. 0759-4895
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Ad m i n i s t r At i o n – ré d Ac t i o n Archevêché de la Martinique
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Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.cef.fr
archeveche-martinique@wanadoo.fr
L
e lancement de cette
année pourrait s’inspirer
de l’orientation que pro-
pose la Semaine de Prière pour
l’Unité des Chrétiens, tirée du
prophète Michée : On t’a fait
savoir, homme, ce qui est bien,
ce que le Seigneur attend de toi :
rien d’autre que d’accomplir la jus-
tice, d’aimer la bonté et de marcher
humblement avec ton Dieu
(Mi 6,8).
Marcher, pour un peuple, une
communauté, un individu, c’est
se mettre en mouvement, sortir
d’une certaine inertie, d’une
position acquise, se tourner vers
l’avenir, accepter de prendre le
risque d’aller de l’avant dans
une direction même encore
inconnue.
La peur ou le manque de confiance
peut immobiliser, empêcher
quelqu’un de se lancer hors des
sentiers battus pour affronter la
vie avec ses imprévus. Renvoyer
à plus tard une décision qu’il faut
prendre dans l’immédiat, c’est
choisir l’immobilisme. Comme le
dit l’Ecclésiaste : Il y a un moment
pour tout et un temps pour toute
chose sous le ciel. Se réfugier der -
rière le manque de temps est un
faux prétexte pour ne rien faire :
les vraies raisons qui empêchent
d’agir sont l’absence de motiva-
tion, la perte d’espérance, la peur
de l’avenir.
L’invitation à marcher humble-
ment avec Dieu est à l’opposé
de l’attitude de ceux qui sont
remplis d’eux-mêmes, gonflés de
leur suffisance, de leurs réussi-
tes : ils s’illusionnent sur eux-
mêmes et sur leur relation à
Dieu. N’est-ce pas ce que Jésus
dénonce dans la parabole : Deux
hommes montèrent au temple pour prier. L’un disait
: 'Mon Dieu, je te
rends grâces de ce que je ne suis pas
comme les autres hommes : voleurs,
malfaisants, adultères…' L’autre se
tenait à distance, ne voulait même
pas lever les yeux au ciel, mais se
frappait la poitrine en disant :
'Mon
Dieu, prends pitié du pécheur que je
suis'. Jésus de conclure :
'Je vous
le déclare : celui-ci redescendit chez
lui justifié et non l’autre, car tout
homme qui s’élève sera abaissé,
mais celui qui s’abaisse sera élevé '
(Luc 18,9-15).
Accepter d’avancer humble-
ment devant Dieu, c’est mettre
en avant les autres qui, dans leur
condition de vie, sont rejoints par
la justice et la bonté. Cette
démarche de vérité en présence
de Dieu, rappelée à l’occasion de
la Semaine de Prière pour l’Unité
des Chrétiens, a été proposée
par les Dalits (les intouchables
qui n’ont pas droit de cité dans
la société indienne) qui repré-
sentent 80% de la communauté
chrétienne.
En communion avec eux dans la
prière et par exigence de vérité
devant Dieu, nous devons aussi
regarder les "Dalits" de nos socié-
tés, c’est-à-dire nous demander
quelles sont les personnes qui
sont exclues et laissées sur le bord
du chemin, que nous évitons en
passant à côté d’elles sans rien
faire, avec la bonne conscience
de gens qui n’ont rien à se
reprocher.
Il ne suffit pas de dire : tout moun
sé moun (toute personne est une
personne). Il y a fort à faire dans
les faits pour que toute personne
soit reconnue et respectée dans sa
dignité d’enfant du même Père.
Père Jean de Coulanges n
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Tout moun sé moun
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Mot de l'Evêque
Le baptême de Jésus
A
près les belles célébrations
de Noël et de l’Epiphanie,
l’Eglise catholique célèbre le
Baptême de Jésus. Cet évènement
est d’une grande importance
puisque les quatre Evangélistes le
relatent.
Au commencement de sa vie
publique Jésus de Nazareth a
voulu recevoir le baptême que Jean-
Baptiste proposait aux pécheurs qui
consentaient à changer de vie pour
accueillir le Messie qui devait venir.
Jean disait :
Moi je vous baptise
dans l’eau. Mais celui qui est plus
fort que moi, lui vous baptisera
dans l’Esprit-saint et le feu.
(Luc 3,16)
C’était, en effet, une démarche
de conversion et de purification
symbolisée par l’eau dans laquelle
ils étaient plongés, que Jean
proposait à ceux qui venaient à lui.
Jésus n’avait donc pas besoin de ce
baptême, puisque étant Fils de Dieu,
il était sans péchés. Cependant il a
voulu quand même le recevoir pour
manifester sa mission et exprimer
sa solidarité avec les pécheurs qu’il
venait racheter.
Le Seigneur Jésus est venu sauver les
hommes en assumant totalement
leur humanité. Or l’humanité des
hommes est faite de tous ces liens de
dépendance et d’interdépendance
qui les unissent les uns aux autres.
L’homme est un être relationnel. Un
homme n’est jamais un être seul du
début de sa vie jusqu’à sa mort : il
se reçoit des autres et transmet aux
autres ce qu’il a reçu et ce qu’il est.
Bien que conscient d’être le Fils
unique de Dieu, Jésus accepte,
avec beaucoup d’humilité, de
s’insérer, par le baptême de Jean,
dans l’immense foule de ceux qui,
depuis les origines du monde, avec
leur misère, leurs péchés, mais
aussi leur générosité et leur bonne
volonté, constituent le peuple de
ceux que Dieu aime et veut sauver.
Son attitude est à l’opposé de la
mentalité moderne dans laquelle
prévaut l’individualisme.
De nos jours, au prétexte de fuir le
communautarisme et par volonté
de se singulariser, des chrétiens
abandonnent les traditions véné-
rables de l’Eglise, telles que la
participation à la messe dominicale,
le baptême des enfants dès leur
plus jeune âge, le mariage chrétien
avant de cohabiter ensemble, la
participation aux mouvements
d’action catholique, la prière en
famille, le bénédicité au début
des repas, le respect du temps du
Carême. Ils veulent être des chrétiens
à la carte en demandant à l’Eglise
de répondre à ce qu’ils conçoivent
eux, et à ce qu’ils veulent. Que
leur volonté soit faite comme dans
les supermarchés où ils prennent
uniquement ce qui les intéresse.
Jésus se comporte différemment.
Jésus n’est d’ailleurs ni un lévite,
ni un prêtre, ni un docteur de la
Loi, ni un pharisien, mais un laïc,
charpentier de profession ; un Juif
pieux qui se conforme aux coutumes
et aux lois religieuses de son peuple,
sans oublier pour autant que « le
sabbat est fait pour l’homme et
non l’homme pour le sabbat. Jésus
n’a pas voulu se singulariser ou se
mettre au dessus de la foule des
pécheurs, bien au contraire, il est
venu prendre sur lui le péché des
hommes. Et Dieu le Père l’approuve
en disant : C’est toi mon Fils, moi
aujourd’hui, je t’ai engendré.
Cependant, le baptême reçu par
Jésus n’est pas le même que celui qui
nous fait devenir chrétiens. Il n’en
est que le signe. Aujourd’hui c’est
Jésus-Christ, ressuscité, vivant, qui
plonge dans la vie de Dieu ceux qui
croient en lui et lui demandent de
mourir à leurs péchés pour renaître
avec lui.
Le premier effet du baptême est
de les incorporer à lui-même Jésus-
Christ, dans l’Eglise qui est son Corps.
Ils deviennent, par conséquent,
membres à part entière de ce Corps,
chacun et chacune à sa place.
Le baptême chrétien n’est pas une
formalité dont on inscrit les traces
dans un registre de catholicité.
C’est la démarche de foi d’une
personne qui croit en Jésus-Christ
et qui renonce à tout ce qu’elle était
autrefois pour vivre avec le Christ et
conformer sa vie à l’ Esprit-Saint. Le
baptême est donc comme une mort
symbolisée par le fait d’être plongé
dans l’eau – ( baptizo en grec signifie
plonger ) – mais une mort suivie
d’une résurrection puisque avec le
Christ commence une vie nouvelle.
Par le baptême la grâce de Dieu nous
est donnée. En parlant d’elle saint
Paul écrit à son disciple Tite :
C’est
elle qui nous apprend à rejeter le
péché et les passions d’ici-bas,
pour vivre dans le monde présent
en hommes raisonnables, justes
et religieux, et pour attendre le
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E g l i sE En M a r t i n i q u E
Règlement à l’ordre de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
É glise en Martinique
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Mot de l'Evêque (suite)
Eglise universelle
bonheur que nous espérons avoir
quand se manifestera la gloire de
Jésus-Christ.
A l’occasion de la fête du baptême
de Jésus, remercions Dieu pour la
grâce de notre propre baptême si
nous l’avons reçu. Par le baptême
notre Sauveur nous a manifesté sa
miséricorde et sa tendresse. Il nous
a purifiés de nos fautes pour faire de
nous son peuple, un peuple ardent
à faire le bien.
Si nous sommes baptisés, vivons
en baptisés dans tout ce que nous
faisons, tout ce que nous disons, tout
ce que nous imaginons.
Un conseil pratique, pour ne pas
oublier que notre baptême fait de
nous des enfants de Dieu : prenons
l’habitude de célébrer la date de
notre baptême comme nous fêtons
l’anniversaire de notre naissance.
Nous sommes nés peut-être par
hasard. Mais notre baptême a été
un choix et un engagement à la
suite du Christ, faits par nos parents
quand nous étions enfants, en
nous donnant, par une éducation
chrétienne, la possibilité de ratifier
ces choix ; ou délibérément et
consciemment faits par nous-mêmes,
nous engageant à n’avoir qu’un seul
Seigneur et Maître, Jésus-Christ.
D’une manière ou d’une autre, le
jour de notre baptême nous sommes
devenus pour toujours membres de
Jésus-Christ, prêtre, prophète et
Roi. Bonne fête aux baptisés. Bonne
fête à celles et ceux qui sont appelés
à l’être.
+ Michel Méranville, Archevêque n
Au moment où l’Eglise universelle
s’apprête à entrer dans la Semaine
de Prière pour l’Unité des Chrétiens, il
nous est bon, en cette année du 50 ème
anniversaire de l’ouverture du Concile
Vatican II, de reprendre le Préambule
du Décret sur l’Œcuménisme issu de
ce Concile.
Promouvoir la restauration de l’unité
entre tous les chrétiens est l’un des
objectifs principaux du saint Concile
œcuménique de Vatican II. Une seule
et unique Église a été fondée par le
Christ Seigneur. Et pourtant plusieurs
communions chrétiennes se présentent
aux hommes comme le véritable
héritage de Jésus Christ. Tous, certes,
confessent qu’ils sont les disciples du
Seigneur, mais ils ont des opinions
différentes. Ils suivent des chemins
divers, comme si le Christ lui-même était
divisé. Il est certain qu’une telle division
s’oppose ouvertement à la volonté du
Christ. Elle est pour le monde un objet
de scandale et elle fait obstacle à la
plus sainte des causes : la prédication
de l’Évangile à toute créature.
Or, le Maître des siècles, qui poursuit
son dessein de grâce avec sagesse
et patience à l’égard des pécheurs
que nous sommes, a commencé en
ces derniers temps de répandre plus
abondamment sur les chrétiens divisés
entre eux l’esprit de repentance et
le désir de l’union. Très nombreux
sont partout les hommes qui ont été
touchés par cette grâce et, sous l’effet
de la grâce de l’Esprit Saint, est né un
mouvement qui s’amplifie de jour en
jour chez nos frères séparés en vue de
rétablir l’unité de tous les chrétiens.
À ce mouvement vers l’unité, qu’on
appelle le mouvement œcuménique,
prennent part ceux qui invoquent le
Dieu Trinité et confessent Jésus comme
Seigneur et Sauveur, non seulement
pris individuellement, mais aussi réunis
en communautés dans lesquelles ils ont
entendu l’Évangile et qu’ils appellent
leur Église et l’Église de Dieu. Presque
tous cependant, bien que de façon
diverse, aspirent à une Église de Dieu,
une et visible, vraiment universelle,
envoyée au monde entier pour qu’il
se convertisse à l’Évangile et qu’il soit
ainsi sauvé pour la gloire de Dieu.
Voilà pourquoi le Concile, considérant
avec joie tous ces faits, après avoir
exposé la doctrine relative à l’Église,
pénétré du désir de rétablir l’unité
entre tous les disciples du Christ, veut
proposer à tous les catholiques les
moyens, les voies et les modes d’action
qui leur permettront à eux-mêmes de
répondre à cet appel divin et à cette
grâce. n
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Décret sur l’Œcuménisme – Unitatis Redintegratio
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L
es baptisés, par la
régénération et l'onction du
Saint Esprit, sont consacrés
pour être une demeure spirituelle
et un sacerdoce saint. Tous les
baptisés exercent un sacerdoce
commun, différent cependant du
sacerdoce ministériel des prêtres
et évêques.
Tout d’abord, il faut se rappeler
que Seul le Christ est grand
prêtre. Par son sacrifice, il rachète
l’humanité entière. Il est l’unique
sacerdoce auquel participent,
selon des modes différents, les
fidèles (sacerdoce commun) et les
prêtres (sacerdoce ministériel).
En quoi les fidèles participent au
sacerdoce du Christ grand prêtre ?
Les disciples du Christ, persévérant
dans la prière et la louange de
Dieu, doivent s'offrir en victimes
vivantes, saintes, agréables à
Dieu, porter témoignage du
Christ sur toute la surface de la
terre et rendre raison, sur toute
requête, de l'espérance qui est
en eux d'une vie éternelle. Les
baptisés concourent à l'offrande
de l'Eucharistie et exercent leur
sacerdoce par la réception des
sacrements, la prière et l'action de
grâces, le témoignage d'une vie
sainte, et par leur renoncement
et leur charité effective
(2).
Le paragraphe 1547 du Catéchisme
de l’Eglise Catholique précise
ceci : Le sacerdoce ministériel ou
hiérarchique des évêques et des
prêtres et le sacerdoce commun
de tous les fidèles, diffèrent
cependant essentiellement, tout en
étant "ordonnés l'un à l'autre". En
quel sens ? Alors que le sacerdoce
commun des fidèles se réalise
dans le déploiement de la grâce
baptismale, vie de foi, d'espérance
et de charité, vie selon l'Esprit,
le sacerdoce ministériel est au
service du sacerdoce commun,
il est relatif au déploiement de
la grâce baptismale de tous les
chrétiens. il est un des moyens
par lesquels le Christ ne cesse
de construire et de conduire son
Eglise. C'est pour cela qu'il est
transmis par un sacrement propre,
le sacrement de l'Ordre.
La différence essentielle entre
le sacerdoce commun et le
sacerdoce ministériel ne réside
donc pas dans le sacerdoce du
Christ, qui demeure toujours
unique et indivisible, ni non
plus dans la sainteté à laquelle
sont appelés tous les fidèles. Le
sacerdoce ministériel, en effet, ne
signifie pas en soi un degré plus
élevé de sainteté par rapport au
sacerdoce commun des fidèles ;
mais, par le sacerdoce ministériel,
les prêtres ont reçu du Christ, par
l'Esprit, un don spécifique, afin de
pouvoir aider le peuple de Dieu à
exercer fidèlement et pleinement
le sacerdoce commun qui lui est
conféré. Dans l'édification de
l'Eglise, Corps du Christ, la diversité
des membres et des fonctions est
en vigueur, mais il n'y a qu'un
seul Esprit qui, pour l'utilité de
l'Eglise, distribue ses divers dons
avec une largesse proportionnée
à sa richesse et aux nécessités des
services. Le sacerdoce ministériel
diffère essentiellement du
sacerdoce commun des fidèles
parce qu'il confère un pouvoir
sacré pour le service des fidèles.
Dans ce but, le prêtre est exhorté
à croître dans la conscience de la profonde communion qui le relie
au peuple de Dieu pour susciter
et développer la coresponsabilité
dans une même et unique
mission de salut, en valorisant
avec empressement et de bon
cœur tous les charismes et les
fonctions que l'Esprit répartit aux
croyants pour la construction de
l'Eglise (3).
La fonction des prêtres, en tant
qu'elle est unie à l'Ordre épiscopal,
participe à l'autorité par laquelle
le Christ lui-même construit,
sanctifie et gouverne son Corps.
C'est pourquoi le sacerdoce des
prêtres, s'il suppose les sacrements
de l'initiation chrétienne, est
cependant conféré au moyen
du sacrement particulier qui,
par l'onction du Saint Esprit, les
marque d'un caractère spécial
et les configure ainsi au Christ
Prêtre pour les rendre capables
d'agir au nom du Christ Tête en
personne.
P. Jean-Max Renard, Vice-Official n
Droit canonique
Le Christ Seigneur, grand prêtre d'entre les hommes a fait du peuple nouveau « un
royaume, des prêtres pour son Dieu et Père »
(1) .
Le sacrement de l’Ordre (4)
(1) Concile de Vatican II, Paul VI, constitution Lumen
Gentium, n°10, 1964
(2) Idem
(3) instruction de la Congrégation pour le clergé sur quelques questions concernant la collaboration des
fidèles laïcs au ministère des prêtres, Vatican, 1997
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B
eaucoup de ceux qui vont à
la messe le dimanche et les
jours de solennité récitent
le
Je crois en Dieu peut-être d'une
manière distraite. Tous ceux qui
prient le rosaire, le chapelet ou
simplement un
Je vous salue
Marie
en prêtant attention aux
paroles, ne mesurent sans doute
pas toute la portée des paroles,
pourtant fondamentales de notre
foi catholique.
Au moment de Noël, les
restaurants affichent le menu
du réveillon de la Saint-Sylvestre,
alors que saint Sylvestre n'a rien
à voir, ni avec le champagne, ni
avec le foie gras. Il est le pape du
Concile de Nicée, à l'origine de
la majeure partie du
Credo de la
messe…
Quel terrible combat à l'époque !
Et la lutte durera longtemps : il a
fallu s'opposer aux gigantesques
dégâts que faisait l'arianisme
(hérésie du prêtre Arius pour
qui Jésus n'est pas Dieu, mais la
première des créatures). Pas mal
d'évêques verseront dans cette
erreur pour plaire aux empereurs
"chrétiens" qui s'en étaient faits les
défenseurs et promoteurs, sans
doute pour asseoir davantage leur
autorité : un Dieu non pas trinitaire
mais solitaire, représenté par un
seul Chef, voilà ce qui apportait
de l'eau à leur moulin…
En Europe, l'arianisme a sévi
jusqu'au 6 ème siècle, notamment
chez les Wisigoths d'Espagne et
les Lombards de Ravenne. Savez-
vous que les trois derniers papes
martyrs n'ont pas été tués par
Hitler, Staline ou Mao Zedong,
mais par trois princes "chrétiens"
aux 6 ème et 7 ème siècles, justement
parce que ces papes enseignaient
la vraie doctrine sur le Christ ?
Mais que penser du fait que,
selon les sondages de la SOFRES,
80% des Français affirment
croire en Dieu, mais seulement
30% croient que Jésus est le Fils
de Dieu, ressuscité et vivant... ?
L'arianisme est donc de retour à
notre époque, sans doute pour
d'autres raisons et sous d'autres
apparences. L'Européen moyen
est déiste et se contente du dieu
de Rousseau ou de Voltaire : Jésus
est alors rangé dans la catégorie
des héros, pas plus.
Le C
oncile de Nicée est le premier
grand acte de l'Eglise. C'est pour
cela qu'il a été tant contesté,
comme Vatican ii de nos jours. L'Eglise ne se réunit pas en concile
pour passer un agréable moment
de convivialité, comme on dit
aujourd'hui. Elle le fait au nom
de sa mission, dans la conscience
que l'heure est grave, parce que la
foi est menacée. Comment croire
que le Christ nous sauve, s'il n'était
pas le Fils de Dieu en personne
?
Comment pourrait-il sanctifier,
s'il n'était pas lui-même le Saint ?
Comment pourrait-il nous diviniser,
s'il n'était pas Dieu lui-même ? C'est
une question de vie ou de mort.
Aujourd'hui comme hier, il y a deux
grandes manières de comprendre
Jésus. Ou bien l'on part d'en bas,
de l’homme concret, Jésus de
Nazareth, et l’on se demande
comment il a pu être "assumé"
par le Fils de Dieu. Ou bien l’on
part d’en haut, du Fils de Dieu,
et l’on se demande comment il
a pu devenir homme. En 431,
au Concile d'Ephèse , ces deux
tendances étaient représentées
par deux écoles, situées dans
deux grandes villes de l'époque :
Antioche et Alexandrie. La
manière d'Antioche était
représentée de façon défectueuse
par un évêque nommé Nestorius.
Il avait tendance à considérer
Jésus comme un homme complet,
pris après coup par le Fils de Dieu
comme on adopte quelqu'un,
ou bien comme on habite une
maison. De ce fait, le Christ était
le résultat d’un collage, sans unité.
L’homme agissait en homme d’un
côté, le Fils de Dieu agissait en
Dieu de l’autre côté, chacun dans
son secteur. Pour Nestorius, il
était inacceptable d’affirmer que
quand Jésus naît, c’est Dieu qui
Année de la Foi
xxx
Sainte Marie, Mère de Dieu
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naît, et que quand Jésus meurt,
c’est Dieu qui meurt. Mais alors
que reste-t-il de l’affirmation
audacieuse de saint Jean :
Le
Verbe s'est fait chair ?
Mais qu’est-ce que tout cela a
à faire avec la Vierge Marie, me
direz-vous ? Eh bien, depuis un bon
siècle, la foi la disait Theotokos :
Mère de Dieu. L’évêque Nestorius,
fidèle à lui-même, mais pas à
l’Eglise, s’était mis à contester
ce titre, pourtant traditionnel.
Pour lui, Marie n’était que la
mère de l’homme Jésus. Il y avait
comme une division du travail
entre le Père et elle. Bon à savoir :
c'est sous l'influence des moines
nestoriens que Mohammed
adopte la même pensée dans le
Coran ! Cela, l’Eglise ne l’a jamais
admis. Attention ! Elle n'a jamais
prétendu que Marie soit mère
de la divinité, mais que, par un engendrement humain, elle est
la mère d’un Fils qui est Dieu.
Elle a en commun avec le Père,
mais à sa place humaine, d’avoir
le même Enfant. Autrement dit,
le Fils du Père et le Fils de Marie
ne sont pas deux Fils mais un seul.
En langage philosophique, on dira
que l’engendrement éternel et
l’engendrement temporel ont le
même terme. Marie n’est pas la
mère d’une nature abstraite, pas
plus que n’importe quelle autre
femme. Comme toutes les mères,
elle est mère d’une personne
concrète, avec la différence que,
pour Marie, cette Personne est
vrai Dieu et vrai homme. Marie
seule a pu appeler "mon Fils" celui
que le Baptiste désignait comme
l’Agneau de Dieu, l'évangéliste
comme le Verbe fait chair, Simon-
Pierre comme
le Christ, le Fils du
Dieu vivant et Thomas comme
mon seigneur et mon Dieu !
Voilà pourquoi Marie est
indispensable pour bien
comprendre le mystère du
Christ. L’histoire nous apprend
que beaucoup, après avoir rejeté
le culte marial, ont souvent fini
par nier la divinité de Jésus. A
l’occasion du 19 ème centenaire
de la mort de saint Pierre et de
saint Paul, Paul VI institua une
Année de la Foi. A son terme, le
30 juin 1968, il publia le
Credo
du Peuple de Dieu.
Depuis le 11
octobre de l'année dernière, à
l’occasion du 50 ème anniversaire
de l'ouverture du Concile Vatican
ii, il nous est donné de vivre une
nouvelle Année de la Foi. Comme
nous y invite Benoît XVI : Confions
à la Mère de Dieu, proclamée
"bienheureuse parce qu'elle a cru "
(Lc 1,45), ce temps de grâce.
P. Walter Covens n
Église en Martinique du 13 janvier 2013 / n°456
7
La Fédération des associations FamiLiaLes c athoLiques
de La martinique (Les aFc) et L ’union départementaLe des
associations FamiLiaLes de La martinique (udaF)
invitent toutes les familles de la Martinique et tous ceux qui se sentent concernés à participer à
un grand rassemblement (citoyen et aconfessionnel) afin de contester « la loi relative au mariage
pour tous » :
le dimanche 13 janvier 2013 de 15h à 17h place mgr roméro, face à la cathédrale.
Des prises de paroles, la signature d’une pétition à transmettre à nos élus ainsi qu’une campagne
d’adhésion aux AFC sont prévus au cours de ce temps fort.
Alors, mobilisons-nous !!! Transmettons l’invitation et venons nombreux !!!
Venez nombreux chanter, prier, célébrer avec votre Service Diocésain de Radio Télévision (SDRT) qui organise le dimanche 27 janvier 2013, de 14h00 à 19h00,
au p alais des sports de rivière-s alée, son après-midi d'amitié et de p artage.
Pour le SDRT, Monique Coco
Communiqué service diocésain de radio téLévision
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13 janvier 2013
L a P arole D ominicale
Isaïe40,1-5.9-11•Psaume103•Tite2,11-14;3,4-7•Luc3,15-16.21-22
Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j’ai mis tout mon amour
Baptême du Seigneur
Année C
Q
uand on parle du baptême
du seigneur,
de quoi parle-
t-on ? Est-ce vraiment celui
qu’il a reçu de Jean le Baptiste ? Dans
ce cas, pourquoi Jésus dit-il, après le
baptême du Jourdain :
Je dois être
baptisé d’un baptême et quelle n’est
pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il
soit consommé
(Lc 12,50). De quoi
parle-t-il puisqu’il est déjà baptisé ?
D’autre part, est-ce que le baptême
que nous avons reçu est également
celui de Jean le Baptiste ? Il semble
bien que non puisque Jean Baptiste,
lui-même, dit qu’il baptise d’eau,
mais que celui qui vient après lui – et
qui lui est éminemment supérieur –
baptise dans l’Esprit-Saint et le feu.
Pour ajouter à la complexité de la
question, signalons une pratique :
le baptême pour les morts, qui avait
cours dans l’Eglise primitive et que
nous rapporte saint Paul à propos
de la résurrection :
si les morts
ne ressuscitent absolument pas,
pourquoi donc se fait-on baptiser
pour eux ?
(1 Cor 15,29). Nous allons
essayer brièvement de répondre à
toutes ces interrogations.
Un jour, à Ephèse, Paul rencontra
des gens qui déclaraient avoir été
baptisés du baptême de Jean,
mais qui n’avaient pas accueilli
pleinement l’Esprit-Saint dans
leur vie. Il s’adressa alors à eux en
ces termes :
Jean a baptisé d’un
baptême de repentance, en disant
au peuple de croire en celui qui
viendrait après lui, c'est-à-dire en
Jésus
(Ac 19,4).
La symbolique du baptême de Jean
est simple : le pécheur est immergé
dans l’eau et y disparaît un moment
pour traduire sa décision de mourir
au péché ; et sa remontée signifie
qu’il naît de nouveau pour vivre
selon la Loi de Dieu.
On comprend tout de suite que
Jésus ne pouvait pas recevoir un tel
baptême pour son propre compte. Il
n’avait pas besoin de se repentir de
ses péchés puisqu’il n’en avait pas.
Pour qui se baptise-t-il alors ? Pour
nous bien sûr. Le credo des premiers
chrétiens consistait à dire : Christ
est mort pour nos péchés selon les
Ecritures, il a été mis au tombeau
et il est ressuscité le troisième
jour conformément aux Ecritures
(1 Co 15,3-4).
L’immersion du Christ par Jean dans
le Jourdain était la préfiguration
de son véritable baptême qui est
plongée, non pas dans les eaux mais
dans la mort (cf. Rm 6,3-4). Mais
nous l’avons dit, ce n’était pas pour
ses péchés mais pour les nôtres. Son
baptême véritable s’accomplira sur
la croix où il plongera dans les eaux
tumultueuses de la mort pour nos
péchés et en resurgira le troisième
jour. Voilà le baptême qu’il lui tardait
de vivre (cf. Luc 12,50). Le baptême que nous avons reçu
n’est pas celui qu’administrait Jean
Baptiste, mais une participation à
celui du Christ
: Nous avons donc été
ensevelis avec lui par le baptême
dans la mort, afin que, comme le
Christ est ressuscité des morts (…)
nous vivions, nous aussi, dans une
vie nouvelle (Rm 6,4). Autrement
dit, quand on nous reproche, à
nous catholiques, de baptiser les
enfants petits, c’est parce qu’on
est persuadé que nous en sommes
restés au baptême de Jean Baptiste.
Mais nous l’avons dépassé depuis
2 000 ans : nous proposons à toute
personne, quel que soit son âge,
d’être associée au mystère pascal du
Christ, c'est-à-dire d’entrer dans son
baptême de sang pour vivre avec lui
éternellement.
Le salut est offert à tous
gratuitement et indépendamment
des mérites et c’est ce que notre
baptême exprime. C’est pour cela
qu’on l’a donné aux petits enfants
dès l’Eglise primitive et c’est aussi
pour cela qu’à Corinthe, les gens
se faisaient baptiser pour les morts.
Bien entendu, il faut accueillir la
grâce du salut qui nous est offerte.
Quand on est adulte et qu’on reçoit
le baptême, il est normal que la
repentance y soit associée, mais,
de toute façon, quel que soit l’âge
où on le reçoit, il faut toute une vie
pour se l’approprier, voire toute
l’éternité.
P. Alain Ransay,
curé de Saint-Christophe et Sainte-Thérèse
n
Le salut est offert à
tous gratuitement et
indépendamment des
mérites et c’est ce que
notre baptême exprime ; c’est pour cela qu’on l’a
donné aux petits enfants dès l’Eglise primitive
Église en Martinique du 13 janvier 2013 / n°456
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Vie consacrée
Église en Martinique du 13 janvier 2013 / n°456
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Deux personnes consacrées originaires de la Martinique ont récemment effectué
un séjour sur leur île natale. Elles nous font découvrir la diversité des formes
de vie consacrée.
Missionnaire de la Charité
Retour au pays
O
riginaire de la Martinique,
plus précisément de Fonds-
Saint-Denis où j’ai eu une
activité paroissiale bien intense,
j’ai dû quitter la Martinique pour
la métropole à cause de ma santé.
J’ai alors débuté une activité
professionnelle comme infirmière,
avec tous les inconvénients que
cela comporte, mais aussi les
grâces puisque j’y ai fait carrière en
suivant les échelons et les grades.
Au bout de presque dix ans
d’activité professionnelle, avec
l’aide de certains guides, je me suis
sentie appelée à une autre voie que
j’ai suivie jusqu’à maintenant.
Voilà plus de 26 ans, coïncidence ou
grâce, j’ai été amenée à connaître
les Sœurs Missionnaires de la
Charité sur mon lieu de travail,
à la demande du chapelain de
l’hôpital. Ne sachant alors rien
au sujet de Mère Teresa, je me
souviens du choc provoqué par la
rencontre avec elles. Elles venaient
régulièrement à l’hôpital et j’allais
les visiter à la rue Saint-Bon, sans
envisager de les rejoindre un jour.
Une invitation m’est venue de
Rome où j’aurais la possibilité de
rencontrer « la Mère ». Sur les
conseils de mon directeur spirituel,
je m'y suis rendue et, après trois
jours d’attente, j’ai vu la Mère.
Deuxième choc. Petite de taille,
rien d’extraordinaire de l’extérieur,
mais un regard de feu si perçant
que vous avez l’impression qu’elle
vous connaît depuis longtemps. Elle
m’a invitée à rejoindre la Société.
Elle s’exprimait dans un anglais
très simple. La conversation n’a
duré que quelques minutes, mais
assez pour que je m’en souvienne
clairement. Après six mois d’attente,
mon directeur spirituel m’a
encouragée à poursuivre, en dépit
des difficultés rencontrées tout au
long du parcours ; spécialement au
niveau de la vie communautaire
organisée, habituée que j’étais à
vivre seule, donc à une certaine
liberté.
Dans notre Société, nous avons
cinq branches : Sœurs et Frères
Missionnaires de la Charité actifs,
Sœurs et Frères Missionnaires de
la Charité contemplatifs, Pères
Missionnaires de la Charité, Prêtres
et Laïcs associés, Laïcs Missionnaires
de la Charité.
Je fais partie de la branche active
des sœurs. Après avoir servi au
Yémen, en Syrie et en Jordanie, je
suis actuellement au Nord Liban,
dans la montagne, pas loin de
la Vallée Sainte maronite et du
Sanctuaire de Saint-Charbel et des
fameux cèdres du Liban : un site
béni et merveilleux.
Nous sommes quatre dans la
communauté, très bien intégrées
dans le pays et spécialement dans
le quartier où nous sommes. Les
gens sont accueillants et le contact
est simple ; beaucoup connaissent
le français. Ne faisant pas de
différences, nous ne rencontrons
pas de différences.
Jetant un regard en arrière, je rends
grâce à Dieu qui a eu pitié de moi
en m’appelant à lui.
Sr Marie-Ancelle n
Nous vivons au milieu d’une
mer de pauvreté. Néanmoins
on peut réduire cette mer.
Notre travail n’est qu’une
goutte dans un seau, mais
cette goutte est nécessaire.
* * *
On ne fait pas de grandes
choses, mais seulement
des petites avec un amour immense.
* * *
Insistons sur
le développement de l’amour ,
la gentillesse,
la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert.
Mère Teresa
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Vie consacrée
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Fraternité Jesus Caritas
C
e qui signifie que la per-
sonne consacrée dans un
institut séculier vit son
engagement à l’intérieur de sa vie ordinaire, de son métier et de tout ce qui fait sa vie. Témoignage silen-cieux, au cœur de la vie quotidienne et qui passe par une manière d’être et de regarder la vie des autres.
Vocation qui
unit très étroi-
tement la pas-
sion du monde
et la passion de
Dieu : pour eux, il
n’y a pas d’un côté
le sacré dans l’église et
de l’autre le profane. Les
lieux professionnels, quartiers,
associations sont aussi, pour ces
personnes, des lieux sacrés parce
que habités par Dieu.
Actuellement, il existe des membres
d'instituts séculiers dans les cinq
continents. Chaque institut a une
coloration particulière selon la
spiritualité qui l’anime.
Parmi eux, il y a La Fraternité Jesus
Caritas qui fait partie de la grande
famille de Charles de Foucauld. La
spiritualité de Charles de Foucauld,
qui rejoint notre vie, se trouve dans
ces deux mots : Nazareth et Crier
l’Evangile par toute sa vie.
•Nazareth, bourgade de Galilée
où Jésus a vécu trente ans dans la
simplicité des jours, lieu qui a marqué
profondément Charles de Foucauld,
ébloui par l’amour de Dieu lors de
sa conversion ; cet amour auquel il
veut répondre dans une vie toute
donnée, en conformité avec Jésus
qu’il appelle son
Bien-Aimé et qu’il
veut imiter à Nazareth.
• Crier l’Evangile par toute sa vie,
sera l’appel de l’Esprit qui le mènera,
à travers le désert, à la recherche des
populations les plus pauvres, dans un
amour de plus en plus profond. Avoir
des compagnons fut son désir tout
au long de son existence. Il mourut
seul le 1
er décembre 1916.
Depuis, de nombreux disciples
s’engagent à la suite de Jésus,
selon l’esprit de Charles de Foucauld
et, parmi eux, la Fraternité Jesus
Caritas fondée par Marguerite
Poncet avec quelques compagnes
en 1952. Dispersées à travers le
monde dans les cinq continents,
ces personnes veulent suivre Jésus
dans son amour du Père et pour
tous ceux qui vivent près d’elles,
en particulier les plus démunis. De
professions et de milieux différents,
elles veulent répondre à l’appel
du Seigneur : Venez à ma suite,
dans une vie laïque, celle de tout le
monde ; vie qui parfois peut paraître
insignifiante, mais qui rejoint une
majorité de nos contemporains et
peut être signe de la Bonne Nouvelle
parce que centrée sur Jésus. Aujourd’hui, nous vivons dans un
monde éclaté, mobile, multiculturel,
dans une société de plus en plus
anonyme et indifférente, avec des
fractures sociales profondes. En
même temps, face à ce constat,
des hommes et des femmes
prennent de plus en plus conscience
de l'importance de la solidarité
humaine. C’est au cœur de ces
contradictions que nous voulons
vivre l’esprit des Béatitudes,
témoigner de l’Evangile, participer
à la construction d’un monde plus
fraternel en relevant le défi
: de
la gratuité sur l’efficacité, de la
confiance sur la défiance et la peur,
de la fidélité sur la relativité, de
l’abandon à Dieu sur la réussite à
tout prix.
Mais comment vivre concrètement
l’esprit de Nazareth ? Pour le
comprendre, voici le témoignage
de Sophie que nous avons intitulé :
De Nazareth, peut-il sortir quelque
chose de bon ?
Je suis orthophoniste et, très vite,
j’ai senti que c’était là, dans mon
travail, en particulier à travers mes
relations avec les patients, que j’avais
à vivre l’Evangile. La rééducation
orthophonique est toujours une
rencontre, une histoire partagée
entre le patient, sa famille et moi.
Comme Jésus s’est invité chez les
hommes à Nazareth, je suis invitée
à entrer dans la vie d’une famille,
pour une petite tranche de vie en
commun.
Dans l’Eglise, la vocation de laïc consacré dans un institut séculier est assez mal
connue. C’est Pie XII qui a reconnu pleinement cette forme de vie consacrée.
Après lui, Paul VI exprime sa vision des instituts séculiers : Le Monde est le lieu
théologal de votre vocation, vous n'êtes pas envoyés au monde, vous êtes dans
le monde et, de l'intérieur du monde, avec les moyens du monde, vous essayez
de vivre cette "suite du Christ", que vous voulez radicale. Mais n'oubliez pas
que la radicalité est du côté du Christ et non du vôtre… Demandez au Christ
de travailler en vous, afin que ce travail d'humanisation soit vraiment celui que
le Christ poursuit dans le Monde.
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La première rencontre est toujours
une aventure : l’autre, le patient
ou sa famille vient demander
de l’aide… Alors commence un
chemin ensemble, généralement
sur plusieurs mois, parfois plusieurs
années. Plus que jamais, je me sens
au service de ces familles, chacun
doit pouvoir trouver et prendre
sa place. Au fur et à mesure des
rencontres, je reçois souvent les
confidences des évènements
heureux et malheureux qui
traversent la famille. Je deviens
témoin de la vie de ces familles
et, en quelque sorte, solidaire
car tout ce qui les touche me
touche aussi. Mon sentiment, en
particulier devant les épreuves, est
celui d’une grande humilité et d’un
profond respect pour ces familles
qui déploient parfois beaucoup
d’énergie pour s’en sortir. Toute
cette vie de relation, c’est cela mon
Nazareth.
Mais je ne saurais y demeurer s’il
n’y avait pas la prière et l’union
avec Jésus : la prière quotidienne
dans laquelle je confie mes
journées, les rencontres prévues et
imprévues, tous ces visages, toutes
ces histoires, pour les mettre dans
le cœur de Dieu ; la prière où je
puise « le pain quotidien » pour
être vraiment au service, à l’écoute
et pour toujours essayer de croire
en l’autre. Il y a ces journées parfois
écourtées pour pouvoir participer à
l’Eucharistie, ces pages barrées sur
l’agenda pour vivre une journée
de désert, des temps forts avec les
jeunes. Autant de moments où je
m’éloigne de ce monde pour un
instant, comme Jésus qui n’oublie
jamais sa relation à son Père :
Ne
saviez-vous pas que je dois être
dans la maison de mon Père ?
D’un Nazareth à l’autre
Le cheminement en fraternité, la
grâce de ma première consécration
m’ont amenée à envisager une
autre façon de travailler : rapprocher
mon activité professionnelle de mon
domicile pour éviter la dispersion et
me permettre d’aller vers les plus
pauvres. Travaillant dans un cabinet
de groupe en milieu rural, je me
suis sentie poussée à déplacer le
cabinet dans un quartier populaire.
En étudiant la carte de la ville, je me
suis rendue compte qu’un quartier
énorme était totalement dépourvu
de cabinet d’orthophoniste,
malgré une forte concentration
de population.
Ce quartier, je le connaissais bien
pour sa réputation de « quartier
chaud », le quartier que les
« Français de souche » désertaient
devant la présence de plus en
plus importante de population
d’origine maghrébine. Je sentais
bien qu’il y avait un enjeu en allant
vers ce quartier pauvre où les besoins
étaient importants : aller vers les
gens plutôt que leur demander de
se déplacer, être au milieu d’eux :
comme Charles de Foucauld qui a
voulu rejoindre les plus rejetés, les
plus éloignés ; comme Jésus qui a
choisi non pas Jérusalem, mais le
petit village de Nazareth dont la
réputation n’était pas très bonne
non plus ! De Nazareth peut-il
sortir quelque chose de bon ?
(Jn 1,46). A travers un même travail, il
s’agit de m’adapter à des habitudes
de vie différentes, à des centres
d’intérêts différents. La plupart
des familles que je rencontre sont
en situation de grande pauvreté,
déchirées, vivant l’incertitude du
lendemain, la violence parfois. Il me
faut découvrir ce qui fait vraiment
le quotidien de ces familles pour
mieux les comprendre et pouvoir
mieux les aider. Pour cela, j'essaie
de me rendre présente à la vie du
quartier (marché de Noël, repas
au centre socioculturel, mais aussi
initiatives de la paroisse locale pour
des rencontres interreligieuses).
Ce sont autant d’occasions de
rencontrer les patients en dehors du
travail et, chaque fois, j’ai perçu une
réelle joie de la part de mes petits
patients et même parfois de la fierté
de pouvoir dire aux copains : « C’est
mon orthophoniste ! ».
Depuis toujours, je traversais
ce quartier en voiture, mais en
ignorant tout ce qui pouvait
s’y vivre. Après deux années de
présence au milieu de ces familles,
je commence à mieux connaître
leurs fragilités, leur détresse sociale
et morale, mais aussi leur courage
et leur sens de la solidarité. J’ai
encore beaucoup à découvrir, mais
chaque rencontre, au bureau ou
dans le quartier, est une occasion
de rapprochement pour faire
grandir entre nous la Fraternité ».
Que dire de plus après ce
témoignage ! Tout y est : C’est
bien dans le monde et de l'intérieur
du monde, avec les moyens du
monde que sophie essaie de vivre
cette suite du Christ, qu’elle
souhaite radicale. Sans oublier que
la radicalité est du côté du Christ
et non du sien, d’où l’importance
de la prière, de l’adoration, des
journées de désert pour demander
au Christ de travailler en elle, afin
que ce travail d'humanisation
soit vraiment celui que le Christ
poursuit dans le Monde
avec et
par elle.
Ce qu’il faut peut-être préciser,
c’est que la Fraternité est pour
nous un lieu de foi, d’exigence
et de partage. Cependant, notre
vie en fraternité n’est pas une
vie communautaire. Elle se vit à
partir de petites fraternités locales
de cinq à sept personnes qui se
réunissent 24 heures tous les mois
environ. Les moments essentiels de
ces rencontres fraternelles sont :
le partage de la Parole de Dieu,
la célébration de l’eucharistie,
l’adoration prolongée et la révision
de vie. C’est la révision de vie qui
a permis à Sophie de discerner,
avec l’aide de l’Esprit-Saint et des
membres de sa Fraternité, les signes
de la présence de Dieu et de l’appel
particulier reçu au cœur de sa vie
professionnelle.
Anne Marie Molinard n
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Vie du diocèse
Après dix ans d’attente, les paroissiens du Lorrain ont pu enfin, le dimanche 23
décembre 2012, retrouver leur lieu de culte flambant neuf.
Dédicace de l’église Saint-Hyacinthe
Kloch Légliz Sen Yasent rikoumansé sònnen ! (1)
D
ès sa prise de fonction
en septembre 2008,
notre curé le père Pierre
Henderson, a mobilisé toutes les
forces vives de la paroisse en vue
de la réouverture de l’église. De
nombreuses actions (concerts,
marchés, déjeuners en louange,
vente de gâteaux après les messes,
appels à dons) ont été entreprises
pour recueillir une partie des fonds
nécessaires à l’aménagement
intérieur de l’église.
Conscients de l’importance des
travaux et animés du désir de
participer à la restauration de
leur église, les paroissiens se sont
toujours montrés très généreux.
D’ailleurs, ils ont été régulièrement
tenus informés du montant des
sommes collectées et de l’usage
que l’on ferait de leur contribution
financière. Cette transparence a
favorisé l’élan et le désir
de donner.
Sur le plan spirituel,
tous les fidèles ont
été invités à prier avec
ferveur saint Hyacinthe,
patron de la paroisse.
Une neuvaine, rédigée
à l’aide de documents
pris sur Internet et une
bougie à l’effigie du saint
proposée à la vente, ont
permis à tous de faire
l’unité dans la prière.
A partir du moment où le Maire de
la ville a annoncé à la population
qu’il mettrait tout en œuvre pour
livrer le bâtiment à la fin de l’année
2012, tous les Lorrinois attendaient
de pied ferme l’ouverture pour le
mois de décembre.
Dès septembre, sans qu’aucune
date ne soit encore arrêtée, des
commissions (liturgique, logistique
et inaugurale) ont été constituées
pour organiser l’inauguration sous
la direction du Curé, dans un souci
de concertation et d’unité.
Parallèlement, des rencontres
entre la commission de pilotage
de la ville et les responsables des
commissions de la paroisse se
tenaient régulièrement à la mairie
afin de définir le rôle de chaque
partie. Une fois la date connue,
toutes les chorales se sont mobilisées
pour faire de ce jour un moment inoubliable. Pour la première fois,
et à partir de la mi-novembre, elles
se sont retrouvées le dimanche
après-midi pour les répétitions. A
cette occasion, un ordinaire de la
messe et une biguine dédiée à saint
Hyacinthe ont été composés par
Léa Joly. De son côté, le sculpteur
Narcisse mettait toute son énergie
à faire naître saint Hyacinthe dans
un tronc de mahogany.
Durant les deux semaines qui ont
précédé l’inauguration de l’église,
une effervescence régnait tant
du côté des ouvriers que du côté
des paroissiens. La commission
logistique de la paroisse et la
commission de pilotage de la
ville ont fait de l’accueil et de la
sécurité leur priorité
: objectif zéro
bousculade !
Face à la crainte qui germait dans
le cœur de certains, le
père Henderson a proposé
une journée d’adoration
silencieuse le vendredi 21
décembre, de 7h à 18h,
dans la chapelle du Saint
Curé d’Ars.
Le samedi 22 décembre,
de 9h à 13h, la ville a
monté, tout autour du
nouvel édifice, le village de
l’inauguration qui a permis
à quelques mouvements
de la paroisse de se faire
connaître.
Dans la soirée, alors que les ouvriers
s’affairaient encore à l’intérieur et
que l’équipe d’art floral apportait
une dernière touche à la décoration,
la ville assurait la mise en lumière
extérieure du bâtiment, classé aux
Monuments Historiques. Église en Martinique du 13 janvier 2013 / n°456
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Allocution du Maire avant l'ouverture de la nouvelle église
Procession de la cour du presbytère vers l'église
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Sonia Bertrand, directrice de la
bibliothèque de la ville, a présenté
le recueil
L’église saint-Hyacinthe,
un patrimoine religieux et culturel,
édité par la ville. Le film, Eglise
saint-Hyacinthe, la renaissance,
réalisé par MNTV (2), retraçant
l’histoire de l’église et les grandes
étapes de sa restauration, a été
projeté.
Des objets publicitaires (parapluies,
mugs, éventails, clés USB, stylos)
portant le nom du saint ou l’image
de l’église, ont été proposés à la
vente.
Bèlè Légliz a clôturé cette
rencontre sur le parvis.
Le dimanche 23 décembre, dès
le lever du soleil, sous un ciel
clément, l’équipe municipale et
la commission logistique de la
paroisse, ainsi que la Protection
Civile, les Pompiers, la Gendarmerie
et les vigiles d’une entreprise de
surveillance, élégamment vêtus
pour la circonstance, étaient déjà
à pied d’œuvre pour accueillir les
fidèles venus de partout.
La cérémonie d’ouverture a débuté
dans la cour du presbytère par le
mot de Mgr Michel Méranville,
en présence des mouvements
paroissiaux, de l’équipe pastorale,
des invités – citons le Vicaire général,
le père Jean-Max Renard, les
pères Jean-David Angouroussiva,
Emmanuel Chaulvet, Jacek Ossowski,
Christian Catayée, cérémoniaire,
Michel Sellaye, le diacre Pierre
Valey, des Sœurs Dominicaines de
Notre-Dame de la Délivrande, des
Sœurs de Saint-Paul de Chartres,
une délégation du Foyer de Charité.
Une procession s’est formée pour se
diriger vers le parvis où attendaient
le Maire, le Conseil municipal, les
représentants des Assemblées et le
représentant du Préfet.
Après les allocutions, sous une
volée de cloches, une plaque a été
dévoilée et l’inscription lue à haute
voix. M. Justin Pamphile, maire de
la ville du Lorrain, a remis une clef
symbolique à Mgr Méranville qui
l’a transmise au curé de la paroisse
qui a frappé trois coups ; les portes
se sont ouvertes, invitant le peuple
de Dieu à entrer dans son église, en
chantant :
Entrez, venez voir, Jésus
nous appelle, Jésus nous rassemble
pour faire son Eglise.
Grâce aux hôtesses d’accueil, les
fidèles ont pu prendre place à
l’intérieur sans cohue, ni bousculade.
Tout ceci est le résultat d’un travail de
communication et de sensibilisation
mené par la paroisse, pendant trois
semaines, sous forme d’annonces et
de panneaux. Ces derniers mettaient
en scène les quatre cloches de l’église,
Cécile, Cécilia, Clémence et Lucie qui
conversaient et communiquaient
les informations utiles, à savoir la
date de l’événement, la capacité de
l’église, la durée de la cérémonie,
l’intérêt du respect de la discipline, les
différents points de retransmission
sur grand écran – qui ont d’ailleurs
permis le jour « J » de diminuer le
flux vers l’église.
Le rituel de la consécration s’est
poursuivi, sous la conduite du père
Catayée. Dans une atmosphère de ferveur, d’émotion, de foi, de joie,
choristes et musiciens ont donné le
meilleur d’eux-mêmes, entraînant
une assemblée enthousiaste et unie
dans la prière. L’évêque a insisté sur
l’utilité de l’église-bâtiment, mais
plus encore sur l’importance de faire
Eglise.
La cérémonie terminée, le chant
d’envoi Peuple de la fête et la biguine
à saint Hyacinthe, interprétée au
moment de la bénédiction de la
sculpture de Narcisse, ont été repris
plusieurs fois, les paroissiens ne
voulant pas quitter les lieux et laissant
éclater leur joie. Ils s’extasiaient
devant la beauté de l’architecture et
admiraient les compositions florales
de Christiane Marie-Louise.
A l’issue de la cérémonie, la paroisse
a remis à chacun un présent en
souvenir de ce beau jour. Quant
à la municipalité, elle a offert un
partage fraternel.
L’église Saint-Hyacinthe a redonné
vie au centre-bourg et les cloches
nous invitent tous à faire Eglise
!
Un dépliant, conçu et réalisé par
les élèves de BAC Pro Compta du
Lycée J. Pernock, vous aidera pour
la visite.
Les responsables des commissions n
Église en Martinique du 13 janvier 2013 / n°456
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(1) Les cloches de l’église saint-Hyacinthe ont recommencé
à sonner(2) MNTV : Martinique Nord Télévision
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Vie du diocèse
Église en Martinique du 13 janvier 2013 / n°456
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A l’occasion de la Semaine de Prière pour l’Unité
des Chrétiens, du 18 au 25 janvier 2013, autour
du thème : Que nous demande le Seigneur ? Dans
la justice et la bonté, marcher avec Lui (cf. Michée
6,6-8), la Communauté du Chemin Neuf de Martinique
nous dit comment elle vit l’œcuménisme.
Semaine de prière
pour l’Unité des Chrétiens
Chemin Neuf et unité des chrétiens
L
a Communauté du Chemin
N euf (CCN) est une com-
munauté catholique à
vocation œcuménique, fondée
par le père Laurent Fabre en 1973
à Lyon.
Dans la dynamique du
Renouveau charismati-
que, elle est née au double
moment de l’histoire de
la construction de l’Eu-
rope et de la recherche de
l’unité des chrétiens.
Elle propose un
parcours de formation
œcuménique.
Que tous soient un comme
toi, Père, tu es en moi et
que je suis en toi ; qu’ils
soient en nous eux aussi,
afin que le monde croie
que tu m’as envoyé
(Jn
17,21). Nous, membres
de la Communauté du
Chemin Neuf, recevons
cette prière de Jésus
comme un envoi en
mission et croyons
qu’elle sera exaucée.
Ensemble, orthodoxes, protestants,
catholiques, sans plus attendre,
empruntons l’humble chemin
d’une vie quotidienne partagée
(Manifeste communautaire, (CCN),
Pâques 1986).
Nous avons le désir de faire nôtre la
prière de Jésus : Que tous soient un
et d’entendre aujourd’hui ce que
l’Esprit dit aux Eglises sur le chemin
de l’unité des chrétiens. C’est ainsi
que les frères de la Communauté
du Chemin Neuf s’engagent à
vivre l’œcuménisme à travers : Le
partage de la vie quotidienne entre
membres de différentes confessions
chrétiennes, la prière commune,
la formation intellectuelle ; pour
pouvoir évangéliser ensemble et
témoigner de l’œuvre du Ressuscité
dans le monde.
Convaincus que cette unité
est possible, nous nous engageons
à y travailler de toutes nos forces
et chaque jour nous prions ainsi :
seigneur Jésus, qui as
prié pour que tous soient
un, nous te prions pour
l’unité des chrétiens,
telle que tu la veux, par
les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne
d’éprouver la souffrance
de la séparation, de voir
notre péché et d’espérer
au-delà de toute espérance.
Amen.
Tous nous serons
transformés par la victoire
de notre Seigneur Jésus
Christ (cf. 1 Co 15,51-58).
Dans la Communauté
du Chemin Neuf, l’unité
des chrétiens se vit au
quotidien, au nom du
partage de la même foi :
pour la joie et la vérité,
pour la prière au travail, pour
l’amour, pour la fraternité.
Il y a bien une Eglise unique et
pourtant nous connaissons
ses divisions internes. Plusieurs
déchirures se sont produites, au
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long des siècles entre les baptisés qui
constituent pourtant cette Eglise en
raison de leur baptême.
Eglise unique mais qui n’est plus unie :
paradoxe toujours actuel du christianisme
se réclamant de la même source. Malgré
leur séparation, les chrétiens peuvent
encore donner un témoignage commun
face aux grands défis du temps présent.
Ce que nous appelons l’œcuménisme est,
aujourd’hui, une réalité incontournable.
Rien ne peut arrêter la dynamique
engagée et que soutient l’Esprit de Dieu
plus fort que toutes nos ruptures. Il y
a une volonté commune et irréversible
de rétablir l’unité des chrétiens dans le
monde.
Dans le monde, les chrétiens représentent
une diversité. L’œcuménisme exprime la
recherche de communion entre protes-
tants, anglicans, orthodoxes et catholi-
ques. Les coprésidents du Conseil d’Eglises
Chrétiennes en France dans une de leurs
déclarations adressent un message aux
chrétiens et encouragent un authentique
dialogue sociétal fondées sur le respect
et, pourquoi ne pas le dire, sur la liberté
et la fraternité.
L’œcuménisme véritable demande avant
tout l’humilité et l’abandon à la volonté
du Seigneur. C’est dans cette dynamique
que la Communauté du Chemin Neuf en
Martinique œuvre pour cette unité.
Aujourd’hui, nos différents travaux nous
ont permis de réaliser que nos différences
n’empêchent pas la fraternité et que cet
appel de Jésus à l’unité des chrétiens est
un appel qui ne saurait attendre. C’est
un appel d’autant plus pressant que le
monde va mal et a soif de l’Evangile :
corruption, drogue, délinquance
juvénile, homosexualité, pédophilie,
criminalité, guerre, égoïsme, pauvreté,
famine, intégrisme, injustice, montée de
l’occultisme, de l’ésotérisme…
Nous croyons à l’action de l’Esprit-Saint qui
est le véritable agent de l’œcuménisme.
Pour la Semaine de l’Unité du 18 au 25
janvier, des rencontres sont prévues pour
préparer des temps communs. n
Verse le feu de ton Esprit
Christ, en nos cœurs,
ravive le nom de Ton Père, creuse-le profond,
verse dans cette profondeur le feu de Ton Esprit,
que sa flamme ardente et haute monte vers notre Père.
Que tous nos frères
reconnaissent dans la lumière que tracera ce feu
le Nom du même Père,
afin que vienne le jour que Tu veux, Christ ! Le jour que, depuis la sainte Cène,Tu ne cesses de demander : le jour de l’Unité,
dans la foi de Ton unique Eglise.
Il viendra ce jour,
quand notre douleur des séparations nous aura fait assez souffrir,
et que sera devenue assez brûlante
la flamme de notre même amour pour Toi. Alors ton Nom : Père
sera sanctifié sur la Terre !
Abbé Paul Couturier
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Vie du diocèse
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L’Aumônerie Catholique Universitaire (ACU) est implantée sur le campus de
Schœlcher depuis 2007. C’est le diacre René Morélot, l’aumônier désigné, et
le père Jean-Marie Yang-Ting, chargé pastoral des lycées et du campus, qui en
sont responsables.
Une nouvelle année pour
l’Aumônerie Catholique Universitaire
L
es étudiants peuvent émettre
des propositions qui leur
tiennent à cœur et qui sont
prises en compte.
Des rencontres, intitulées
Mercredis
du Campus – débat autour d’un
thème ou projection d’un film suivie
de débat, clôturés par un partage
convivial – ont lieu deux fois par mois
selon un calendrier établi dès le mois
de juillet.
Le père Yang-Ting reçoit celles et ceux
qui le veulent, toujours sur le campus,
un samedi sur deux, pour un temps
d’entretien.
L’équipe d’animation de l’ACU et celle
de l’aumônerie des lycées ont marqué
leur rentrée par une matinée de
récollection, aux Eaux Jaillissantes ,
le dimanche 4 octobre 2012. Les
grandes orientations d’action
y ont été évoquées et dégagées,
notamment, l’Année de la Foi. Il a
été proposé à l’équipe d’animation
de l’aumônerie d’acquérir le Youcat,
catéchisme pour les jeunes élaboré au
départ pour les JMJistes de Madrid
(août 2012), afin de l’utiliser avec les
étudiants.
Par la suite, une liste d’idées pour vivre
l’Année de la Foi, individuellement
ou en communauté, a été diffusée
à l’équipe d’animation du
campus et des lycées ainsi qu’aux
membres.
Au cours des échanges lors de
la récollection, des enseignants
et parents présents ont aussi
abordé la question de l’influence
néfaste de la télévision (certaines
émissions, pub, films, clips), et
de l’Internet (PC, portables,
smartphones) sur les jeunes,
générant une certaine violence, des
phénomènes de bande, notamment
par le biais des messages subliminaux…
L’ensemble des participants a estimé
que, compte-tenu de la situation, il
s’avérait nécessaire de faire passer
l’information aux jeunes scolarisés et
aux étudiants, si possible par le biais
de la pastorale des jeunes.
Il a été proposé de former
préalablement les membres des
équipes d’animation des deux
aumôneries. Une matinée de
formation a donc eu lieu le dimanche
26 novembre 2012, aux Eaux
Jaillissantes , animée par l’association
Oxygène . Cette formation a permis
à toutes les personnes présentes
de découvrir (par la théorie, des
exemples, ainsi que par des moyens
audiovisuels) tous les moyens mis en
œuvre aujourd’hui pour « pousser les
gens à la consommation », « démolir
notre jeunesse », mais plus grave,
« manipuler les consciences »…
Jusqu’où ? Et pourquoi ?
Pour ce qui est de l’ACU, lors du
premier Mercredi du Campus , il
a été convenu d’organiser pour la
prochaine rencontre la projection,
en deux parties, du film Courageous ,
du réalisateur de Facing the Giants
et
Fireproof . Le débat qui a suivi les
deux projections a été très animé,
avec l’évocation du mariage chrétien
et des relations dans le couple marié,
des relations parents-enfants, de
la question du concubinage, du
mariage homosexuel, du respect de
la femme, etc.
Les étudiants ayant souhaité
aborder la question du tatouage,
du piercing, des signes et symboles,
et devant l’engouement des jeunes
à ce sujet, deux rencontres ont été
programmées, une le mercredi 28
novembre 2012, l’autre le mercredi
12 décembre 2012, avec à la fin un
partage convivial de Noël.
Pour cette année universitaire
2012-2013, l’ACU a commencé ses
activités sous de bons auspices : à
noter par exemple, la fréquentation
plus importante des
Mercredis du
Campus. L’ensemble des moyens
(mail, texto, flyer) mis en œuvre
pour informer les étudiants et
communiquer avec eux portent leurs
fruits. D’autres actions sont prévues
(sortie, chemin de croix) au cours de
l’année.
L’ACU a toujours bénéficié du soutien
du Président de l’UAG et du Doyen
de la Faculté des Lettres et Sciences
Humaines. L’équipe d’animation tient
à les remercier vivement pour leur
esprit d’ouverture et les conditions
d’accueil qu’ils ont su créer pour
permettre à l’équipe d’avancer dans
l’exercice de cette mission pastorale, si
utile pour le bien «vivre ensemble».
L’équipe campus de l’ACU n
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I
l nous a en effet semblé
important, en ces temps
de crise où la précarité et
la pauvreté sont à nos portes,
d’accueillir ces familles dans un
geste symbolique de soutien et
de solidarité. Nous avons voulu
cette rencontre fraternelle pour
les enfants mais aussi pour les
parents.
C’est ainsi que vingt-six familles
et soixante-trois enfants ont été
conviés à participer à ce moment
de fête organisé à leur intention le
15 décembre 2012. Après avoir été
accueillis par les mots de bienvenue
du curé, le père Bruno Latour, qui,
brièvement, a expliqué le sens de
notre démarche paroissiale, les
familles ont assisté à un spectacle
où chants, rires et expressions de
joie des enfants et des parents
prédominèrent.
A l’issue de ce premier temps
fort, les enfants eurent la fierté
et l’émotion de recevoir des
mains du Père Noël un cadeau
préalablement choisi par des
bénévoles en fonction de leur âge.
La fête s’est ensuite poursuivie par
la remise d’un panier de Noël :
pâtés, jambon, boissons, chocolat,
nougat…
Enfin, nous avons terminé notre
rencontre par un moment de
partage qui a favorisé l’échange
avec nos familles et qui nous a
permis de leur redire que nous
étions à leurs côtés en ce moment
difficile qu’elles traversent.
Nous tenons à remercier les
coordinatrices de cette opération
et les bénévoles car, sans eux,
le Noël du sourire n’aurait pu
atteindre ses objectifs.
Cette solidarité des enfants du
catéchisme s’est poursuivie le 28
décembre par une célébration
eucharistique à l’église, à l’occasion
de la fête des saints Innocents.
Occasion de rendre grâce pour
le salut apporté par Jésus, Fils de
Dieu, venu sauver les hommes et
apporter la lumière de la paix et
de l’amour à tous.
Les gestes de solidarité de la
paroisse, tant pendant le Carême
que le temps de l’Avent, dans le
cadre de l’opération nationale
Diacona 2013 et dans cette
Année de la Foi voulue par notre
Pape Benoît XVI, se veulent
l’expression concrète, vivante, de
ce don que nous fait le Seigneur
par la présence de son Fils au
milieu de nous.
Que cette joie de la foi partagée
et vécue, telle que l’entend Benoît
XVI, soit pour chacun d’entre nous
l’occasion de témoigner de l’amour
et de la miséricorde auprès de tous
nos frères et sœurs… C’est le vœu
de notre paroisse pour toute la
Martinique en ce début de l’année
2013.
Colette Rosinet
P. Bruno Latour, curé du François
n
Le Noël du Sourire
Pour ce Noël 2012 et dans le droit fil de son opération de Carême Solidarité
et charité fraternelle, la paroisse du François, avec le concours de bénévoles
et des enfants du catéchisme, a organisé, au profit de familles en situation de
précarité, un moment de partage et de joie à l’approche des fêtes de Noël.
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Société
Ce sigle que nous connaissons comme étant le degré zéro de la misère humaine
a été remplacé, l’espace d’un jour, par : Soulage les Difficultés Frères. Eglise
en Martinique a été à la rencontre de Mali, le jeune à l’origine du repas de fête
organisé pour les personnes sans domicile fixe, le samedi 19 décembre 2012,
au Parc Floral de Fort-de-France.
SDF
M
on nom d’artiste est
Mali, le raccourci de
mon nom de famille
Malidor. Educateur sportif en
structure spécialisée, je travaille
dans un ITEP, c'est-à-dire un
Institut thérapeutique d’éducation
pédagogique. Je m’adresse à
un public de jeunes qui ont des
troubles du comportement et de
la conduite.
J’ai une passion : le chant. Mon style
musical, c’est le rap, le hip hop, le
slam. L’un des titres de mon dernier
album se nomme SDF. J’ai été
sensibilisé à cette population de la
rue par les rencontres que j’ai eues
au cours de ces huit derniers mois.
Le fait qui m’a particulièrement
marqué a été le jour où, cherchant
vainement des pièces de monnaie
pour régler le parcmètre, une
personne Sans Domicile Fixe me
donna le complément de pièces
qui me manquait.
A partir de ce moment-là,
mon regard changea sur cette
population. J’ai alors écrit le texte
d’une chanson ayant comme thème
les personnes personne
Sans Domicile Fixe en
vue d’un clip-vidéo
dont la parution a été
retardée et renvoyée en
fin d’année.
D’autre part, j’ai contacté
Rodrigue, un ami de
longue date, membre
de l’association JAHAIR
(Janvier Haïti Rescapés)
dont la mission est de
venir en aide aux sans-
abri d’Haïti. Il me donne
aussitôt son soutien pour mettre
en œuvre le projet d’un repas à la
période des fêtes de fin d’année.
La première étape consistait
à collecter des fonds par un
moyen dont j’avais une certaine
expérience : l’organisation d’un
concert caritatif. Nous avons
assuré la couverture médiatique de
l’évènement pour faire connaître le
projet. Les artistes contactés se sont
ralliés à notre idée ; ils ont collaboré
et participé de manière gratuite à ce concert. La manifestation s’est
déroulée dans une grande salle du
Lamentin où nous avons accueilli
environ huit cents personnes avec
une entrée à 5e
.
Rodrigues m’a ensuite orienté
vers les religieuses du Fourneau
pour la confection des repas :
en effet, elles ont un savoir-
faire en la matière puisque
chaque jour elles rencontrent et
nourrissent des personnes de la
rue. Nous leur devons une grande
reconnaissance.
Il fallait s’assurer d’un lieu vaste :
nous avons demandé et obtenu
de la municipalité de la ville de
Fort-de-France des chapiteaux au
Parc Foral. Par les réseaux sociaux,
nous avons lancé un appel à des
bénévoles pour le service des tables
et l’encadrement des convives.
Ce repas se voulait festif, convivial,
si bien qu’il était agrémenté de
chants et même d’une crèche
vivante. Les personnes qui ont
accepté de participer à ce rendez-
vous de paix et de bonne humeur
étaient au nombre d’environ deux
cents.
Ce projet, personnel au départ,
n’est pas resté un rêve ou une
idée généreuse : il est devenu une
réalité, grâce à la collaboration
d’artistes et à la mobilisation de
nombreuses personnes bénévoles
qui ont offert leur temps et leur
bonne humeur pour donner à des
frères un peu de bonheur. Jésus, ce
jour-là, était l’un des convives.
Mali n
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Dimanche 13 janvier 2013
La famille est-elle le berceau de la foi ?
Robert Cabald, diacre en Guadeloupe, sera notre invité plateau. Il partagera avec nous son
expérience de père de famille. Une famille de Saint-Pierre-et-Miquelon nous dira comment la
foi passe d'une génération à une autre. Avec une famille wallisienne, en Nouvelle-Calédonnie,
c'est cette question de la transmission de la foi qui sera évoquée. Enfin, avec Dominique Lamy,
présidente de l'Action Catholique des Enfants, nous verrons comment à la Réunion se met en place
l'éducation chrétienne des enfants.
Dimanche 20 janvier 2013
Avons-nous besoin de l'école catholique ?
Sylvie Maunier-Gallizia, adjointe du directeur de l'enseignement catholique de la Réunion, sera
notre invitée plateau. Elle nous parlera de son travail dans une île multiconfessionnelle. Avec elle
nous verrons comment le lycée agricole de Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane, ouvre ses portes
à des jeunes qui ne trouvaient pas leur place dans l'enseignement général.
Une étudiante de Polynésie qui n'était pas encore prête à quitter sa terre natale pour aller en
métropole a trouvé avec l'Institut Supérieur d'Enseignement Privé de Polynésie une solution pour
continuer sa formation dans l'enseignement universitaire.
Enfin par Skype, avec Frédéric Martot, c'est en Martinique, dans le collège Saint-Joseph-de-Cluny, que
nous irons pour découvrir comment l'accompagnement spirituel des jeunes filles se met en place.
Dimanche 27 janvier 2013
Qu'as-tu fait de ta terre ?
Louis-Daniel Bertome, président de la Chambre d'Agriculture de Martinique, sera notre invité plateau.
Son engagement au sein du MRJC a profondément marqué son existence. Avec lui, nous verrons
comment le Mouvement des Travailleurs Chrétiens de la Réunion se mobilise.
Nous verrons également comment les sœurs de la Mission à Saint-Louis, en Nouvelle-Calédonie,
voient dans le travail de la terre une continuation de l'œuvre de création.
Enfin, avec Fabienne Rémir, c'est dans les jardins de la Martinique que nous irons faire un tour.
Quelques rendez-vous de
Radio Saint-Louis à retenir
Prière et liturgie
Du lu NDi au v ENDrED i
6h00 (12h et 18h tous les jours) :
Angélus
6h05 (8h10) :
Prions avec la Parole de
Dieu
(Ludovic, Marylène, Nadiège)
15h00 (22h tous les jours) : Chapelet
(lundi : en direct de l’église Emmaüs)
29 ans
à votre service 1982 - 2011 Sam EDi
6h05 (18h30) : Temps Présent (Josèphe, Monette) puis 7h30 :
Mère de miséricorde
9h00 : Emission de louange
(Feu nouveau et Torrent d’amour)
19h00 : Pour mieux vivre la messe (français et anglais : Marylène et Christina)
Dima NChE
6h05 (18h05) : Temps Présent, puis 7h00 (18h30) : Pour mieux vivre la messe
10h30 : Messe en direct intégral depuis l’église Emmaüs
(sauf en cas de
retransmission de messe dans une autre paroisse ou d’un événement
diocésain avec l’équipe du direct)
21h : Homélie du jour et chapelet (Alain)
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MeDIAs
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Que tous, ils soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi,
pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
Jean 17,21
