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N° 460 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 10 mars 2013
• Calendrier
des Célébrations
pénitentielles
•
avez-vous renContré
Celui qui est amour ?
• inCulturation : le Chant liturgique
loCal
• denier de l’eglise
DENIER
E g l i s e
de l’
Au cœur de
la Mission :
le don
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Editorial
Editorial
• Serviteur du Serviteur
Mot de l'Evêque
• Au revoir Très Saint-Père (bis)
Eglise universelle
• Regards sur le pontificat
de Benoît XVI
- Un enseignement pour affermir les
jeunes dans la foi
- La défense de la liberté religieuse
- Les grands Textes du Magistère de
Benoît XVI
Liturgie
• Parole dominicale
Droit canonique
• Le sacrement de l’Ordre (suite et fin)
Vie du diocèse
• Campagne du Denier de l’Eglise
• Avez-vous rencontré Celui
qui est Amour ?
• Journée Diocésaine de la Jeunesse
• Calendrier des célébrations
pénitentielles
Bible
• La foi dans le Nouveau Testament
Culture
• Entretien avec frère David Macaire, o.p.
• Inculturation : Le chant liturgique
local
Médias
numéro
460
N° 460 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 ` 10 mars 2013
• CALENDRIER
DES CÉLÉBRATIONS
PÉNITENTIELLES
• AVEZ-VOUS RENCONTRÉ
CELUI QUI EST AMOUR ?
• INCULTURATION : LE CHANT LITURGIQUE
LOCAL
• DENIER DE L’EGLISE
DENIERE g l i s ede l’
Au cœur de
la Mission : le don
S ommaire
Directeur De la publication R.P. Jean de CoulangesréD acteur en chefR.P. Jean de Coulanges Mise en page – iMpressionCaraïb Édiprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
tirage : 8 000 exeMplaires
i.s.s.N. 0759-4895
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Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
se r v i c e d e s Ab o n n e m e n t s Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586
97207 Fort de France Cédex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.cef.fr
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L
a renonciation de Benoît XVI à sa charge pastorale et au
gouvernement de l’Eglise, a été ressentie et commentée de
manière diverse par l’opinion publique.
Certains ont de la compassion pour lui et comprennent qu’il est
épuisé par le poids de l’âge et de la charge, et qu’il a déjà donné le
meilleur de lui-même.
D’autres, surpris par le caractère inattendu de ce retrait, sont plus
circonspects et donnent leur préférence à l’attitude du pape Jean
Paul II.
En pareille circonstance et pour un tel évènement, seul, me semble-
t-il, le bien de l’Eglise doit être recherché. Celle-ci doit continuer sa
route et exercer sa mission avec un même dynamisme et un même
élan. Je suppose que c’est la motivation qui a guidé la décision de
Benoît XVI.
Digne successeur de Pierre, Benoît XVI a pris à-bras-le-corps, dans
la période où il a exercé son pontificat, les questions qui ont été
des blessures dans le corps ecclésial. Avec lui, comme avec Pierre,
Jésus a construit son Eglise. Sa touche particulière a été de fortifier
la foi du peuple de Dieu par un enseignement sûr et solide. Le
cardinal Ruini disait de lui : Benoît XVI est un grand maître de la foi,
un pasteur qui connaît le chemin pour nous introduire dans l’intimité de
Dieu, un catéchète d’une profondeur et d’une clarté extraordinaires, un
évangélisateur qui sait pour ainsi dire obliger, mais en douceur, à prêter
attention au Christ.
Le concile Vatican II a remis en mémoire et ravivé la conscience
des chrétiens que l’Eglise est en chemin et que ses membres sont en
marche. Peut-être l’avions-nous oublié ? Ce pèlerinage rencontre
les difficultés de la route, mais, forte de l’évangile et de la présence
de l’Esprit-Saint, l’Eglise est purifiée dans ses membres pour qu’elle
le soit aussi dans l’organisation de la vie de la communauté.
Au début du carême, temps favorable pour renouveler sa vie, l’Eglise
invite chaque fidèle à se convertir et à croire à l’évangile. Jésus Christ
est notre guide, c’est lui qui nous fait vivre par son Esprit, qui donne
à chacun son identité de croyant.
Parce que l’Eglise partage les joies et les espoirs, les tristesses et les
angoisses des hommes de ce temps, les chrétiens ont l’exigence de
vivre leur foi au sein de ce monde et d’être les témoins de la Bonne
Nouvelle du Christ.
C’est le défi de la Nouvelle Evangélisation.
Père Jean de Coulanges n
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Serviteur du Serviteur
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Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
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Mot de l'Evêque
Au revoir Très Saint-Père (bis)
D
ans l’avant-dernière
livraison de Eglise en
Martinique , le mot
que j’ai l’honneur d’écrire
chaque quinzaine dans notre
revue s’intitulait : Au revoir
Très saint-Père.
Je préférais dire Au revoir
plutôt que Adieu .
Au revoir est une locution
qui suggère la relativité du
départ. Elle sous-entend
que la séparation n’est pas
définitive et que ceux qui y
consentent ont l’espoir de se
revoir un jour.
Pour moi, cet Au revoir
signifiait surtout que Benoît XVI
ne nous quittait pas
pour de bon .
Bien au contraire, il serait plus que
jamais proche et solidaire de cette
Eglise qui est toute sa vie et sa
raison d’être.
C’est paradoxalement pour
continuer à la servir comme il s’est
efforcé de le faire de son mieux,
pendant les huit années de son
pontificat, que Benoît XVI a pensé
après mûre réflexion et dans la
prière, qu’il était préférable que
le gouvernail de la lourde barque
de Pierre soit tenu par d’autres
mains que les siennes devenues
trop fragiles.
Le 28 février dernier, le Pape
Benoît XVI a donc définitivement
renoncé à son ministère pétrinien
et à son ministère d’Evêque de
Rome.
Il faut se rappeler que dans l’Eglise
catholique le mot ministère a
toujours la connotation de service.
Le sacerdoce ministériel est le
service de leurs frères que l’Eglise
confie à des baptisés consacrés par
elle à cet effet.
La première qualité attendue d’un
serviteur n’est pas qu’il meurt à
la tâche mais qu’il s’acquitte
efficacement de son service. Si ce
serviteur reconnaît, en son âme
et conscience, qu’il ne peut plus
assumer le service que l’Eglise
exige de lui, c’est pour lui un devoir
moral d’y renoncer.
Dès intellectuels et philosophes
qui, habituellement, se gaussent
de la religion catholique ont cru
bon de descendre de leur piédestal
hautain et souverain, pour se
pencher sur la renonciation du
Pape et la mesurer à l’aune de leurs
réflexions mondaines.
Ils en ont conclu que la renonciation
du Pape était simplement un
mauvais exemple donné par lui, de
son manque de foi en Dieu et de son
refus de se sacrifier : comportement
qui allait, selon eux, dans le même
sens que notre société actuelle
hédoniste, individualiste et ne
vivant que dans l’instant présent.
Mais qui sont-ils ces beaux parleurs
qui se permettent de juger ainsi le
Pape et de le condamner ? D’où leur vient cet intérêt soudain
pour une Eglise qu’ils pas-
sent leur temps à vilipender
?
Contempteurs habituels de la
religion catholique, par quelle
miraculeuse conversion devien-
nent-ils soudain des « Pères de
l’Eglise » capables de lire dans
le tréfonds des âmes et de
dire à un Pape ce que devrait
être son comportement face
à Dieu et à la mission confiée
par lui ?
Ne soyons pas étonnés pour
autant. Car Jésus aussi a été
ridiculisé et jugé par ceux qui
se prenaient pour l’élite de
son peuple.
Depuis le 23 février des paris se
sont ouverts. Des bookmakers
ont joué leurs pronostics, les
supputations et les hypothèses se
sont exprimées dans les salons où
l’on cause…. Et nous chrétiens, que
faisons-nous ?
Face à cette situation totalement
nouvelle dans notre Eglise depuis
sept siècles, nous avons d’abord le
devoir de prier.
Prier, c’est parler à Dieu, lui dire
notre reconnaissance et notre
confiance en lui ; ensuite, Lui
demander ce que nous attendons
de Lui, en ayant soin de Lui dire :
Cependant, que ta volonté soit
faite et non la nôtre.
Donc, attendons dans la prière
et la confiance que le Seigneur
choisisse parmi les 115 cardinaux
réunis en conclave, celui qui rece-
vra de ses pairs le ministère pétri-
nien qui avait été confié à Joseph
Ratzinger.
Le conclave tire son nom de
l’expression latine
cum clave ;
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La défense de la liberté religieuse
dans le bilan du pontificat de Benoît XVI
Dès le début de son pontificat, le Saint-Père a affirmé que la liberté religieuse
est fondamentale ; elle s’enracine en effet pour lui dans la dignité de chaque
homme et elle est donc une valeur universelle. Il se situe ainsi clairement dans
la lignée de Vatican II et, en particulier, de la déclaration Dignitatis humanae
1.
Mot de l'Evêque (suite)
littéralement : avec les clefs. Cette
expression remonte à l’époque où il
fallait enfermer à clef les cardinaux
pour les soustraire aux pressions
de toute sorte visant à leur dicter
le choix du candidat pour lequel
ils devraient voter et aussi pour
faire en sorte qu’ils se décident
dans leur choix, le plus rapidement
possible.
Nous souhaitons nous aussi que
le conclave connaisse sa joyeuse
conclusion le plus rapidement
possible. Dans l’attente, prions pour
que l’Esprit-Saint, et seulement
lui, dicte son choix aux cardinaux
électeurs.
Qu’ils aient toujours en mémoire les
attentes d’un monde moderne ou plutôt post-moderne qui a besoin
d’une anthropologie humaine
qui ne sera jamais achevée tant
que Dieu n’y aura pas pleinement
sa place, puisque Dieu a créé
l’homme à son image et à sa
ressemblance.
+ Michel Méranville,
Archevêque
n
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
4
Erratum
Une erreur s’est glissée dans le dernier numéro de Eglise en Martinique concernant le témoignage de
M. Jean-Louis Nabajoth, après l’appel décisif du 17 février 2013. Il fallait lire :
A 61 ans, je vais recevoir
avec joie les trois sacrements de l’initiation chrétienne
(ndlr : c’est-à-dire au cours de la vigile pascale
du samedi 30 mars 2013).
E glise
en Martinique
Règlement à l’ordre de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martinique
Boîte Postale 586
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MARTiNiquE 40 €
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FRANCE et étranger 50 €
Oui, je m’abonne !
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........................
Code Postal ..................................
Ville ........................................................................\
.........................................................................................
* * * * *
Mgr Michel Méranville et les prêtres accompagnateurs de la Pastorale des Jeunes
invitent tous les jeunes de 15 à 35 ans à la Journée Diocésaine de la Jeunesse qui se
tiendra à la cathédrale de Saint-Pierre, le dimanche 24 mars 2013, de 8h à 16h.
Thème :
Allez, de toutes les nations faites des disciples
(voir programme et consignes en page 13).
Parents, recommandez ce grand rendez-vous de la jeunesse martiniquaise à vos enfants.
Jeunes, entraînez vos amis et connaissances.
Journée Diocésaine De la Jeunesse
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Eglise universelle
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
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Regards sur le pontificat
de Benoît XVI
Un enseignement pour affermir les jeunes dans la foi
E
n ce temps de carême,
parmi les nombreuses prises
de parole de Benoît XVI
auprès des jeunes, nous retenons
des extraits d’un de ses discours
qui touche encore les jeunes, en
particulier ceux qui se préparent à
la confirmation.
P. Luc Philippon
[…] La route de la Vérité est en
même temps une et multiple, selon
les divers charismes de chacun, tout
comme la Vérité est une et à la
fois d’une richesse inépuisable.
Confiez-vous à l'Esprit-Saint pour
découvrir le Christ. L'Esprit est le
guide nécessaire de la prière, l'âme
de notre espérance et la source de
la vraie joie.
Pour approfondir ces vérités de
foi, je vous encourage à méditer
la grandeur du sacrement de la
Confirmation que vous avez reçu
et qui vous introduit dans une vie
de foi adulte. Il est urgent de mieux
comprendre ce sacrement pour
vérifier la qualité et la profondeur de
votre foi et pour l'affermir. L'Esprit-
Saint vous fait approcher du Mystère
de Dieu et vous fait comprendre qui
est Dieu. Il vous invite à voir dans
votre prochain, le frère que Dieu
vous a donné pour vivre avec lui
en communion, humainement et
spirituellement, pour vivre en Église,
donc. En vous révélant qui est le
Christ, mort et ressuscité pour nous,
il vous pousse à témoigner. Vous êtes
à l'âge de la générosité. Il est urgent
de parler du Christ autour de vous, à vos familles et à vos amis, sur vos
lieux d'études, de travail ou de loisirs.
N'ayez pas peur !
Ayez le courage de vivre l'évangile
et l'audace de le proclamer. Pour
cela, je vous encourage à avoir les
mots qu'il faut pour annoncer Dieu
autour de vous, appuyant votre
témoignage sur la force de l'Esprit
demandé dans la prière. Portez
la Bonne Nouvelle aux jeunes de
votre âge et aussi aux autres. Ils
connaissent les turbulences des
affections, le souci et l'incertitude
face au travail et aux études. Ils
affrontent des souffrances et ils
font l'expérience de joies uniques.
Témoignez de Dieu, car, en tant que
jeunes, vous faites pleinement partie
de la communauté catholique en
vertu de votre baptême et en raison
de la commune profession de foi (cf.
Eph 4,5). L'Église vous fait confiance,
je tiens à vous le dire ! […]
[…] Beaucoup d'entre vous portent
autour de leur cou une chaîne avec
une croix. Moi aussi, j'en porte une,
comme tous les évêques d'ailleurs.
Ce n'est pas un ornement, ni un
bijou. C'est le symbole précieux de
notre foi, le signe visible et matériel
du ralliement au Christ. Saint Paul
parle clairement de la croix au
début de sa première Lettre aux
Corinthiens
: Le langage de la croix
est folie pour ceux qui vont vers
leur perte, mais pour ceux qui
vont vers le salut, pour nous, il
est puissance de Dieu
(1 Cor 1,18).
Puis l'Apôtre montre l'opposition
singulière qui existe entre la sagesse
et la folie, selon Dieu et selon les
hommes. Il conclut en insistant sur la
Le 28 février 2013 à 20h – heure de Rome – le pape Benoît XVI a cessé ses
fonctions pontificales. Le père Luc Philippon et M. Michel Déglise soulignent,
parmi tant d’autres, deux éléments importants dans le bilan de son pontificat :
l’affermissement des jeunes dans la foi et la défense de la liberté religieuse.
JMJ - Madrid 2011 ▲ ▼
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Eglise universelle
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
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beauté de la sagesse de Dieu que le
Christ et, à sa suite, ses Apôtres sont
venus enseigner au monde et aux
chrétiens. Cette sagesse, mystérieuse
et demeurée cachée (cf. 1 Cor 2,7),
nous a été révélée par l'Esprit car
l’homme qui n’a que ses forces
d’homme ne peut pas saisir ce qui
vient de l’Esprit de Dieu ; pour lui
ce n’est que folie, et il ne peut pas
comprendre, car c'est par l’Esprit
qu'on en juge
(1 Cor 2,14). L'Esprit
ouvre l’intelligence humaine à de
nouveaux horizons qui la dépassent
et lui fait comprendre que l'unique
vraie sagesse réside dans la grandeur
du Christ. Pour les chrétiens, la
Croix symbolise la sagesse de Dieu et son amour infini révélé dans le
don salvifique du Christ mort et
ressuscité pour la vie du monde,
pour la vie de chacun et de chacune
d'entre vous en particulier. Puisse
cette découverte bouleversante
vous inviter à respecter et à vénérer
la Croix ! Elle est non seulement
le signe de votre vie en Dieu et
de votre salut, mais elle est aussi
– vous le comprenez – le témoin
muet des douleurs des hommes
et, en même temps, l'expression
unique et précieuse de toutes leurs
espérances.
Chers jeunes, je sais que vénérer la
Croix attire aussi parfois la raillerie
et même la persécution. La Croix
compromet en quelque sorte la
sécurité humaine, mais elle affermit,
aussi et surtout, la grâce de Dieu et
confirme notre salut. Je vous confie
la Croix du Christ. […]
n
La défense de la liberté religieuse
D
ès le début de son pontificat,
le Saint-Père a affirmé que
la liberté religieuse est
fondamentale
; elle s’enracine en
effet pour lui dans la dignité de
chaque homme et est donc une
valeur universelle. Il se situe ainsi
clairement dans la lignée de Vatican
II et, en particulier, de la déclaration
Dignitatis humanae (1).
Ce dossier a été défendu par Benoît
XVI pendant tout son pontificat :
on ne compte plus les discours dans
lesquels il a mis en avant la défense
et la promotion de cette liberté
dont il fait la synthèse et le sommet
des autres droits fondamentaux
de la personne humaine et donc
l’élément incontournable d’un
Etat de droit.
Ainsi, dès son discours de Noël
2005 à la Curie, texte fondamental
dans lequel il posait le principe de
l’herméneutique de la réforme
dans la continuité, permettant pour
lui de comprendre réellement les
textes de Vatican II, il reconnaissait
solennellement le tournant constitué
par Dignitatis humanae : La vérité
ne s’impose que par la force de
la vérité elle-même, qui pénètre
l’esprit avec autant de douceur
que de puissance. Pour lui, comme
pour les pères conciliaires, chaque
homme a le droit et même le devoir
de la chercher, librement, par le
moyen de l’enseignement ou de
l’éducation, de l’échange et du
dialogue.
Mais c’est dans son Message pour
la journée mondiale de la paix du
1
er janvier 2011 qu’il a développé le
plus clairement son argumentation
en faveur de cette liberté qu’il a
désignée comme la mère de toutes
les libertés :
Le droit à la liberté
religieuse s’enracine dans la dignité
même de la personne humaine
dont la nature transcendante ne
doit être ni ignorée ni négligée.
S’il reconnaît cette dignité de la
personne humaine comme une
valeur essentielle de la sagesse
* * * * *
Chemin de croix - JMJ de Madrid -Simon de Cyrène aide Jésus à p\
orter sa croix
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Les grands Textes du Magistère de Benoît XVI
-
Deus caritas est, Dieu est amour
(25 décembre 2005)
- spe salvi, Sauvés dans l’espérance
(30 novembre 2007)
-
Caritas in veritate, L’amour dans
la vérité (29 juin 2009)
- sacramentum Caritatis (22 février
2007) : exhortation apostolique
post-synodale sur l’Eucharistie,
source et sommet de la vie et de
la mission de l’Eglise.
- Verbum Domini (30 septembre
2010) : exhortation post-synodale
sur la Parole de Dieu dans la vie
et dans la mission de l’Eglise.
- Africae Munus (19 novembre
2011) : exhortation post-syno-
dale sur l’Eglise en Afrique au
service de la réconciliation, de la
justice et de la paix.
- Ecclesia in Medio Oriente ( 14
septembre 2012) : exhortation
apostolique post-synodale sur
l’Eglise au Moyen-Orient, com-
munion et témoignage. Le pape théologien, sous le nom
de Joseph Ratzinger Benoît XVI, a
aussi écrit trois livres pour répondre
à la question que Jésus a posée à
ses disciples
et qu’il pose à chacun
de nous :
Pour vous, qui suis-je ?
- Jésus de Nazareth, Tome 1,
Du Baptême dans le Jourdain
à la Transfiguration, Editions
Flammarion (Mai 2007).
-
Jésus de Nazareth, Tome 2, De l’en-
trée à Jérusalem à la Résurrection,
Editions du Rocher, Groupe Parole
et Silence (Mars 2011).
- L’Enfance de Jésus, Porte d’en-
trée à mes deux précédents ouvra-
ges consacrés à Jésus de Nazareth
(par lequel nous conseillons de
commencer), Editions Flammarion
(Novembre 2012).
Enfin, il a ouvert son cœur en ne
laissant aucune question de côté
dans le livre-entretien qu’il a publié
avec le journaliste allemand Peter Seewald en 2010, livre qui éclaire
sa décision de renoncer à son
ministère pétrinien,
annoncée le
11 février 2013 :
- Lumière du monde, Le pape,
l’Eglise et les signes des temps,
Editions Bayard.
Michel Déglise n
judéo-chrétienne, il affirme qu’elle
peut être cependant reconnue par
tous les hommes grâce à la raison.
C’est pourquoi elle ne peut pas être
considérée comme le patrimoine
exclusif des croyants, mais comme
celui de
la famille tout entière des
peuples de la terre.
Il a d’ailleurs souvent rappelé que
la liberté religieuse figure dans la
Déclaration universelle des droits
de l’homme et du citoyen de 1948 (2)
et dans la charte des Nations
Unies. Il est également intervenu
régulièrement pour défendre les
membres des minorités religieuses
persécutées en raison de leur foi, et
pas seulement les fidèles catholiques,
en particulier en Asie et en Afrique.
Dans ses voyages, surtout dans les
pays sécularisés, il a revendiqué le
droit d’ordonner sa vie personnelle
et sociale selon Dieu, et notamment
de pouvoir faire jouer l’objection de
conscience quand les valeurs et les
principes exprimés dans l’évangile
étaient bafoués.
Enfin, on sait que ce principe de
la liberté religieuse, reconnu par
Dignitatis humanae, est l’un des
principaux obstacles au retour de
la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X
dans l’Eglise catholique, ardemment
souhaité par Benoît XVI comme
premier signe du retour à l’unité
des chrétiens. Et pourtant, ce
dernier n’a jamais transigé sur ce
point, montrant ainsi qu’il faisait
totalement sienne l’orientation du
concile Vatican II sur ce thème et
quelle place fondamentale il lui
accordait !
Michel Déglise n
(1) « Cette liberté consiste en ce que tous les hommes
doivent être exempts de toute contrainte de la part tant
des individus que des groupes sociaux et de quelque
pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé
à d’autres » (D.H. 2).
(2) « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de
conscience et de religion ; ce droit implique la liberté
de changer de religion ou de conviction ainsi que la
liberté de manifester sa religion ou sa conviction …
tant en public qu’en privé… » (Article 18).
Des centaines de discours, de lettres, de messages ont permis au Saint-Père de
s’adresser aux chrétiens et à tous les hommes de bonne volonté. Mais nous retien-
drons plus particulièrement les trois encycliques et les quatre exhortations apos-
toliques qu’il a promulguées pendant les huit années de son pontificat et que nous
devons lire ou relire pour bénéficier pleinement de son enseignement lumineux :
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10 mars 2013
L a P arole D ominicale
Josué 5,10-12 • Psaume 33 • 2 Corinthiens 5,17-21 • Luc 15,1-3.11-32
4 ème dimanche de carême Année C
L
e chemin entrepris depuis le
jour des cendres est déjà bien
avancé.
Avec Jésus, nous avons été conduits
au désert pour apprendre du Fils
comment la Parole de Dieu, connue et
vécue, nous aide à ne pas succomber
aux séductions-tentations de celui
qui veut nous diviser.
Puis nous sommes montés sur la
montagne. Pour prier. Et la Voix
est venue jusqu’à nous : elle nous
invitait à écouter le Fils, lui qui
réalise les promesses faites par les
prophètes (symbolisés par Elie) et
qui porte à sa perfection toute la Loi
(symbolisée par Moïse). L’écouter,
c’est se laisser habiter par un réel
désir de conversion. La conversion.
Au cœur du carême, dimanche der -
nier, Jésus nous a invités à chan-
ger radicalement nos manières de
penser Dieu (il n’est pas celui qui
nous envoie le malheur) et nos opi-
nions sur ce qui nous arrive.
Deux semaines ! Voilà le temps qui
nous reste avant la Pâques… Où
en sommes-nous ? Avons-nous fait
le point ? Non pas de nos efforts,
ce n’est pas ce que Dieu nous
demande ! Mais de nos change-
ments de cœurs, nos conversions !
La Parole de Dieu devient-elle la
compagne de nos vies, donnant
sens à nos choix, orientant nos déci-
sions ?… C’est ce que demandait
Benoît XVI en nous invitant à vivre
une Année de la Foi. Combien plus,
en ce temps de carême, devons-nous
nous réapproprier cette Parole.
Justement, aujourd’hui, cette parole
vient lever un coin du voile et nous donne à contempler un Père prodi-
gue en miséricorde. Jésus est atta-
qué, dénigré. Il faut dire qu’aux
yeux de ceux qui se croient justes,
des bien-pensants, des gens qui sont
sans cesse dans le Temple à louer
Dieu, il passe pour un drôle de per
-
sonnage. Il va chez les étrangers, il
reconnaît la grandeur de la foi chez
un colonisateur, centurion romain,
il fréquente des gens à la fortune
ambiguë… Bref, Jésus n’entre pas
dans les canons du politiquement
correct du croyant. il fait bon accueil
aux pécheurs…
Oserons-nous reconnaître qu’il y
a de ‘nous’ dans ces accusateurs.
Jésus vient dire à tous la Bonne
Nouvelle de l’Amour infini du Père
pour tous les hommes… mais on ne
comprend pas que les autres, les
gens ‘pas comme nous’, les étran-
gers, les riches, les prisonniers, soient
aussi conviés à vivre la vie de Dieu…
Nous sommes aimés du Père mais
eux aussi ils sont aimés du même
amour ! Alors Jésus va raconter une
de ces histoires qui frappe l’imagi-
nation, que nous retenons facile-
ment et qui doit nous conduire à
changer notre regard sur Dieu et
sur les autres…
Très souvent, cette parabole est uti-
lisée pour montrer la conversion du
pécheur qui revient tout contrit vers
son père… Relisez bien ce texte : le
fils ne revient pas pour demander
pardon, il n’a encore rien changé de
son attitude. Il est parti pour satis-
faire ses envies. Il prend le chemin du
retour simplement parce qu’il a faim.
Il espère que son père lui donnera
de quoi manger… C’est l’attitude
du Père qui doit nous interpeller.
Que fait-il ? Il ne juge pas son fils lorsque celui-ci lui demande sa part
d’héritage… Le fils veut soi-disant sa
liberté, le père le laisse partir… Mais
il va désormais attendre son retour...
Le fils vit sa vie, s’amuse… Le père
regarde l’horizon, c’est lui qui souf-
fre d’être abandonné, incompris…
Le fils revient, le père pourrait pren-
dre un air sévère, sous la véranda, et
faire une bonne leçon de morale…
Non, il court vers le fils, il le couvre
de baisers, l’habille. Il lui rend sa
dignité de fils (la bague au doigt
marque la confiance, c’est le sceau
par lequel les actes sont authenti-
fiés)...
Mon fils qui était mort est
revenu à la vie...
C’est la fête ! Pour
un seul pécheur qui se convertit,
c’est la joie dans le Royaume... Dieu
plein d’amour qui nous attend, Dieu
qui nous renouvelle sans cesse sa
confiance... Quelle grandeur, quelle
chance pour nous ! Pouvons-nous
encore oser dire que Dieu nous
punit par les accidents, les maladies,
les catastrophes ?
Il reste le fils aîné qui n’a pas compris
que l’amour de son père est aussi
grand pour lui que pour son frère.
Et qu’il sera digne de son Père s’il
accepte de partager la même joie,
la même table... Le père n’a pas
jugé mais le fils aîné a condamné,
méprisé et rejeté son frère... Saura-
t-il lui aussi comprendre que le cœur
de Dieu est pour tous ?
Encore un effort, le carême c’est
changer notre regard sur Dieu et,
par là même, sur nos frères, tous
nos frères, sans aucune distinction
ni discrimination… Où en sommes-
nous de notre carême ???
P. Bruno Latour, curé du François n
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
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Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
9
Qui peut être ordonné ?
P
arce qu’entre autres, il agit
à la place du Christ,
seul
un homme baptisé reçoit
validement l'ordination sacrée,
énonce le canon 1024. Cette
règle, certainement exclusive des
femmes et des non-baptisés, pose
d’emblée les conditions minimales
pour recevoir ce sacrement.
Dans l’Eglise catholique de rite
latin – la nôtre – ces candidats
hommes peuvent être mariés s’ils
aspirent au diaconat permanent.
Ils auront 25 ans accomplis pour
les célibataires ou au moins 35
ans pour les hommes mariés
(C.1031§2). S’ils demandent
à recevoir le presbytérat ou
l’épiscopat (C.1031 et 378), ils
seront toujours célibataires, âgés
de 25 ans accomplis pour les
prêtres et 35 ans au moins pour
les évêques (et 5 ans d’ordination
sacerdotale minimum). Dans
l’Eglise catholique de rite oriental,
il faut savoir que des hommes
mariés peuvent être ordonnés
prêtres. Les évêques quant à eux
sont toujours célibataires.
Ensuite,
pour que quelqu'un soit
ordonné, il faut qu'il jouisse de la
liberté voulue ; il est absolument
interdit à quiconque, de quelque
manière et pour quelque raison
que ce soit, de contraindre
quelqu'un à recevoir les ordres,
ou d'en détourner quelqu'un qui
est canoniquement idoine à les
recevoir (C.1026).
Encore,
seront seuls promus aux
ordres ceux qui, au jugement
prudent de l'Evêque propre ou du
supérieur majeur compétent, tout
bien pesé, ont une foi intègre, sont
animés par une intention droite,
possèdent la science voulue,
jouissent d'une bonne réputation
et sont dotés de mœurs intègres,
de vertus éprouvées et des autres
qualités physiques et psychiques
en rapport avec l'ordre qu'ils vont
recevoir (C.1029). Ici, se comprend
les recommandations qui écartent
de ce sacrement les personnes
dont l’orientation sexuelle avérée
est homosexuelle. Dans le même
ordre d’idée, sont empêchées de
recevoir ce sacrement les personnes
atteintes de troubles psychiques
ou psychologiques majeurs les
rendant incapables d’exercer le
ministère : ... celui qui a commis un
homicide volontaire ou procuré un
avortement suivi d'effet et tous ceux
qui y ont coopéré positivement ...
celui qui, d'une manière grave et
coupable, s'est mutilé ou a mutilé
quelqu'un d'autre, ou celui qui a
tenté de se suicider
(C.1041).
Enfin,
les aspirants au diaconat
et au presbytérat recevront une
préparation soignée (C.1027).
Elle est d’au moins 5 années de
philosophie et de théologie pour
le presbytérat (C.1032).
Qu’est-ce qui fait l’ordination ?
Les ordres sont l'épiscopat, le
presbytérat et le diaconat… ils
sont conférés par l'imposition des
mains et la prière consécratoire
que les livres liturgiques
prescrivent pour chacun des
degrés (C.1009) . La constitution
apostolique sacramentum ordinis
de Pie XII du 30 novembre 1947 a
clarifié l'importance théologique
des rites en définissant que la
matière unique des ordres sacrés
du diaconat, du presbytérat et
de l'épiscopat est l'imposition
des mains ; la forme, unique
également, consiste dans les paroles
qui déterminent l'application de
cette matière, et par lesquelles
sont signifiés de manière univoque
les effets sacramentels. L’onction
du saint chrême, marque du
Saint-Esprit, fait partie des rites
complémentaires.
A ces essentiels, au moment de
l’ordination, sont demandées
différentes promesses telles que :
le consentement de l’épouse pour
les candidats au diaconat s’ils sont
déjà mariés ; le célibat pour tous
les autres ; l’obéissance à l’évêque
propre et à ses successeurs ; la
célébration régulière de la liturgie
des heures ; garder et développer
un esprit de prière conforme au
nouvel état et dans la fidélité à
cet esprit ; l’accomplissement avec
sagesse et dignité du ministère de
la Parole ; l’annonce de l’Evangile et
l’exposition de la foi catholique ; la
célébration des sacrements pour la
louange de Dieu et la sanctification
du peuple chrétien ; implorer la
miséricorde de Dieu pour le peuple
qui sera confié, en étant toujours
assidu à la charge de la prière ;
s’unir davantage au souverain
prêtre Jésus Christ qui s'est offert
pour nous à son Père en victime
sans tache en se consacrant à Dieu
avec Lui pour le salut du genre
humain.
En Martinique
L’habitude est de s’orienter très
jeune dans la voie de la vie en
couple. Pourtant, si grande soit la
vocation au mariage, le Seigneur
appelle nombre de jeunes et moins
jeunes à son service. Peu prennent
le temps de vérifier cet appel.
Le sacrement de l’Ordre (suite et fin)
Après les explications et repères sur le sacrement de l’Ordre que nous avons
approchés précédemment, il convient maintenant de considérer ceux qui peuvent
être ordonnés, ce qui fait l’ordination et les contacts diocésains.
Droit canonique
(suite page 19)
Page 10
Vie du diocèse
Je crois en l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Lorsque nous
prononçons cette phrase issue du Credo, chaque dimanche à la messe, nous
pensons à cette Eglise-Ekklesia composée de tous ceux qui partagent notre foi
trinitaire. Nous pensons aussi à cette belle institution à l’origine de la création
et de l’édification d’écoles, d’hôpitaux et d’établissements pour les plus démunis,
au nom d’un Christ mort et ressuscité.
Campagne du Denier de l’Eglise
Au cœur de la Mission : le don
M
ais l’Eglise est aussi un
ensemble d’associations
diocésaines dont l’évêque
est le président.
L’Association diocésaine de la
Martinique est une personne
morale qui trouve son fondement
dans deux lois :
- La loi de 1905 établissant la
stricte séparation de l’Eglise et
de l’Etat ;
- La loi de 1901 régissant les
associations à but non lucratif.
Ces deux lois ont des répercussions
sur l’immobilier de notre Association
diocésaine, ainsi que sur son mode
de financement.
En premier lieu, la loi de 1905 classe
nos églises en deux catégories
distinctes :
- Celles qui ont été bâties avant
1905 ;
- Celles qui ont été bâties après
1905.
La première catégorie est propriété
de l’Etat et des communes qui en
ont la charge, tandis que l’Eglise
est affectataire, c’est-à-dire
utilisatrice exclusive. Pour celles
bâties après 1905, la charge revient
à l’Association diocésaine.
L’autre répercussion de la loi de
1905 est le mode de financement
de notre Association. En effet,
toute subvention du culte par
une institution publique devient
interdite. Il en découle que l’Eglise,
au même titre que tous les cultes,
doit compter sur ses fidèles pour
assurer les moyens matériels.
La loi de 1901 sur les associations
à but non lucratif a, elle aussi, une
répercussion sur la vie temporelle
de notre diocèse. En effet, les
associations diocésaines étant
classées dans la catégorie de la
délégation de service public,
sont réputées d’utilité publique.
A ce titre, elles ont « la grande
capacité », c’est-à-dire la possibilité
de recevoir des dons et legs en
complète exonération de droits de
mutation et de délivrer en retour
des reçus fiscaux.
Cette analyse du cadre juridique
dans lequel évolue notre Eglise
permet d’invalider deux mythes
encore répandus :
- L’Eglise ne bénéficie d’aucune
subvention publique ;
- L’Eglise n’est pas riche.
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
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DENIER
E g l i s e
de l’
Au cœur de
la Mission :
le don
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L’Eglise ne possède que ce que ses
fidèles lui donnent. Ses principales
ressources sont :
- le Denier de l’Eglise
- les quêtes
- les offrandes à l’occasion des
sacrements (casuel)
- les offrandes de messe
- les legs et donations
pour un montant total de 7,4
millions d’Euros.
Cela lui permet de faire l’équilibre
avec les dépenses suivantes :
- les traitements et salaires
- les frais généraux
- les frais engendrés par la
pastorale
-
les entretiens et les gros travaux
immobiliers
La campagne du Denier de 2012 a
donné les résultats suivants :
- le montant du Denier a
progressé de 7%, s’établissant
à 1 070 ke ;
- le nombre de donateurs a
progressé de 9% pour atteindre
13 951 ;
-
le don moyen s’est quasi
maintenu à 76e .
Au nom de toute l’Eglise en
Martinique, de Monseigneur
l’Archevêque et de son presbyte-
rium, je tiens à remercier celles et
ceux qui, à l’imitation de la veuve
de l’évangile, ont donné de leur
superflu et quelquefois de leur
nécessaire.
La campagne de collecte du Denier
commence le dimanche 10 mars
2013 et s’étalera sur toute l’année.
Son thème sera le suivant : au
cœur de la Mission : le don.
Nous mettons en œuvre les moyens
suivants pour la collecte :
- Distribution des enveloppes
dans chaque paroisse.
-
Distribution par la Poste à
chaque foyer de Martinique
d’une enveloppe contenant
une enveloppe retour (port
payé).
- Une campagne d’information
(presse, radio, affiches…).
Les dons peuvent être effectués
soit en espèces, soit par chèque,
soit par prélèvement bancaire ou
encore par carte bleue.
La nouveauté de cette année
consiste à permettre le don en
ligne, par le site internet diocésain,
dès le mois d’avril 2013.
Pour les foyers assujettis à l’impôt
sur le revenu, un reçu fiscal leur
permet de bénéficier d’une
déduction fiscale de 66% de leur
impôt.
La répartition qui suit montre
l’utilisation qui est faite des dons
confiés au titre du Denier :
Les Martiniquais aiment leur Eglise.
Ils sont l’Eglise. A ce titre, nous
avons une grande responsabilité
quant à sa vie matérielle. D’abord,
en y participant nous-mêmes, que
nous soyons ou non pratiquants,
mais aussi en étant acteurs de la
promotion de ce geste auprès de
nos proches.
etre ensemble le corps du christ
pour le salut du monde.
Tel est le projet pastoral de notre diocèse.
Dans ce Corps, certains ont consacré
leur vie. Ils sont les garants et les
acteurs des Sacrements. Ils sont
dans la Mission.
D’autres donnent de leur temps
et de leur énergie en enseignant
aux jeunes, en embellissant nos
lieux de culte. Eux aussi sont dans
la même Mission.
D’autres encore donnent de leurs
moyens financiers pour que les
besoins matériels de leur Eglise
soient assurés. Et c’est la même
Mission.
Vous aussi, rejoignez la Mission…
Au cœur de la Mission : le don.
Hervé Lordinot, diacre permanent
Econome diocésain
n
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
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Frais de personnel laïc
et charges sociales des prêtres (25%)
Rémunération des prêtres (25%)
Frais de formation des séminaristes (20%)
Frais de catéchèse, de catéchuménat
et divers mouvements (8%)
Entretien patrimoine immobilier (8%)
Dons aux défavorisés et paroisses
nécessiteuses (4%)
Frais administratifs (8%)
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Vie du diocèse
Tel était le thème de la réflexion proposée aux jeunes femmes entre 18 et 35 ans
par le comité de la Pastorale des Vocations, le 16 février 2013, à l’Accueil Don
Bosco. Cet appel a résonné de manière particulière dans le cœur de vingt-trois
jeunes femmes des quatre coins de l’île qui se sont retrouvées afin d’échanger
sur ce thème. Célibataire, en couple, mariée : qu’importe notre passé ou notre
situation actuelle, nous étions appelées par le même Esprit et destinées au
même Amour.
Avez-vous rencontré
Celui qui est Amour ?
P
as de crainte à avoir,
la journée s’annonçait
conviviale et pleine de
promesses. Nous n’avons pas été
déçues. Après l’accueil du père
Emmanuel Chaulvet, la louange
a facilité le premier contact. Sr
Jessie nous a complètement mises
à l’aise avec une animation dont
elle a le secret. Nous avons fait
connaissance au milieu des rires.
Le comité des vocations avait
opté pour un texte susceptible
de parler à chacune. Le texte de
Marc 5,25-24 nous a replongées
dans nos propres souffrances et
nos manques de foi. Cette femme
malade a tellement cru en Jésus
qu’en touchant ses vêtements elle
a été guérie. Elle qui avait été déçue
par le monde, elle qui n’avait pu
obtenir aucune aide des médecins,
a mis toute sa confiance en Lui. Son
acte de foi est un mélange d’espoir
et d’humilité. N’osant affronter
Jésus, elle lui touche le
vêtement par derrière. Il
se sent vidé d’une force.
Cette force est donnée à
cette femme très affaiblie
par la maladie. Ressentant
ce qui se passe dans son
corps, elle est prise de
crainte lorsque Jésus
demande : Qui a touché
mon vêtement ?
Elle finit
par avouer son geste.
Ma
fille, ta foi t’a guérie. Va
en paix et sois délivrée de
ton mal. Jésus lui redonne la force
qui quittait son corps. C’est de
cette façon que Dieu désire venir
jusqu’à nous. Il souhaite un face-
à-face et un dialogue. Il veut nous
donner un peu de lui chaque jour
et ce, simplement par amour. Nous
oublions souvent qu’Il est ce Dieu
d’amour qui nous rejoint là où nous
sommes, qui nous accepte tels que
nous sommes et nous conduit sur
des chemins d’espérance. Chacune,
à sa manière, a déposé dans le
cœur de Dieu ses souffrances, ses
attentes, ses faiblesses, ses manques
de foi, afin d’être transformée de
l’intérieur.
Le témoignage d’une célibataire
consacrée est venu nous chercher
dans nos vies. Il était si actuel, si
profond et empreint de vérité qu’il
nous a émues. L’abandon dont elle
a su faire preuve dans sa vie afin
d’accueillir le Christ est une belle
leçon de vie. Durant cette journée,
nous avons pu déposer, dans une
boîte mise à notre disposition, des
questions parmi lesquelles :
Comment savoir que l’on a trouvé
la bonne personne avec qui
construire sa vie ? Comment faire
grandir sa foi ? Engagement et
chasteté ? Ces questions ont trouvé
leurs réponses lors des carrefours
avec les membres du comité.
La louange qui nous a accueillies
nous a raccompagnées après la
bénédiction du père. Nous nous
sommes séparées avec la promesse
de nous revoir le mois prochain,
certaines que ce nouveau rendez-
vous ne devrait pas nous passer
sous le nez.
Que ta volonté soit faite : cette
phrase que nous disons chaque
jour est facile à prononcer mais
tellement difficile à assumer. Bien
souvent, nous souhaitons mener
nos combats seules, nous voulons
atteindre les objectifs que nous
nous sommes fixés sans nous
soucier de ce que le Seigneur désire
pour chacune d’entre nous.
Comme cette femme qui a cru en
Jésus au point d’y mettre tous ses
espoirs lorsque le monde ne pouvait
plus rien lui donner, puissions-nous
croire que Dieu est notre salut,
sans nous laisser modeler par ce
monde !
Géraldine, pour le Comité
de la Pastorale des Vocations
n
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
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Page 13
L
es JDJ se situent dans le
cadre des JMJ (Journées
Mondiales de la Jeunesse) et
sont célébrées normalement dans
chaque diocèse. Le thème retenu
par le Saint-Père pour l’année 2013
est :
Allez donc, de toutes les nations
faites des disciples
(Mt 28,19).
Tous les jeunes âgés de 15 à 35 ans
sont invités à participer à ce temps
fort diocésain sous la présidence de notre archevêque, Mgr Michel
Méranville. Le rendez-vous est fixé
au dimanche 24 mars 2013 à la
cathédrale de Saint-Pierre de 8h
à 16h. Les jeunes sont priés de
s’inscrire dans leur paroisse avant
le mercredi 20 mars 2013.
Notons que la participation à
la journée est de 3e par jeune
pour le financement des actions
proposées dans le cadre de la
Pastorale des Jeunes. Restera pour
chaque paroisse à préciser le coût
du transport.
Il est demandé aux jeunes de
s’engager à être respectueux
et à l’écoute durant toute
la manifestation. La tenue
vestimentaire doit être correcte
et des couleurs de tee-shirt sont
proposées par secteur. ( Voir le
tableau ci-dessous).
Le programme de la journée est le suivant :
8h - Accueil en louange
9h30 - Eucharistie présidée par Mgr Méranville
12h - Déjeuner (tiré du sac)
14h - Reprise en louange - Sketch
Mot de l’évêque - Surprises
16h - Envoi
Pour faire mémoire de l’entrée messianique de Jésus à
Jérusalem avant d’entrer dans sa Passion, les jeunes sont
invités à se munir d’un rameau ou
multipliant , qu’ils habilleront d’un ruban aux couleurs de leurs secteurs.
Comme le rapportent les quatre évangiles :
La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait
à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du seigneur !
(Jn 12,12-13).
Que la jeunesse martiniquaise se rassemble ce dimanche des Rameaux pour acclamer son Seigneur !
Le Comité de la Pastorale des Jeunes n
Journée Diocésaine de la Jeunesse
Allez donc, de toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19)
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
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Chaque année, le dimanche des Rameaux est marqué par un grand rassemblement
de jeunes à l’occasion des Journées Diocésaines de la Jeunesse (JDJ). Depuis
1996, cette Pâques des jeunes, véritable expression de foi, est une occasion
de partager dans la joie : joie d'être chrétien, joie d'appartenir à l'Eglise, Corps
du Christ Ressuscité.
Secteur Paroisses
centre
Tee-shirt rouge
Balata, Bellevue, Cathédrale, Coridon, De Briant, Redoute, Saint-Christophe, Saint-
Joseph, Sainte-Thérèse, Schœlcher et Terres-Sainville
nord caraïbe
Tee-shirt bleu
Bellefontaine, Carbet, Case-Pilote, Fonds-Saint-Denis, Morne-Rouge, Morne-Vert,
Prêcheur et Saint-Pierre
nord atlantique
Tee-shirt
Ajoupa-Bouillon, Basse-Pointe, Grand-Rivière, Gros-Morne, Lorrain, Macouba, Marigot,
Morne-des-Esses, Robert, Sainte-Marie, Tartane, Trinité et Vert-Pré
sud
Tee-shirt
Anses d’Arlet, Diamant, Ducos, François, Josseaud, Lamentin, Marin, Régale, Rivière-
Pilote, Rivière-Salée, Sainte-Anne, Sainte-Luce, Saint-Esprit, Trois-Ilets et Vauclin
jaune orange
ou
blanc vert
ou
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Vie du diocèse
Célébrations pénitentielles 2013
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
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ParoisseDate Heure
Doyenné de Fort-de-France
Bellevue Mardi 12 mars 18h
Balata Mercredi 13 mars18h
Coridon Mercredi 13 mars18h
Schœlcher Jeudi 14 mars18h
Redoute Lundi 18 mars18h
Terres-Sainville Mercredi 20 mars18h
Case-Pilote Mercredi 20 mars18h
De Briant Mercredi 20 mars18h
Cathédrale Jeudi 21 mars17h
Saint-Christophe/Sainte-Thérèse Vendredi 22 mars17h (à Saint-Christophe)
Doyenné du Centre nord
Gros-Morne Lundi 11 mars9h – 12h et 15h – 18h*
Saint-Joseph Mardi 12 mars9h – 12h et 15h – 18h*
Robert Mercredi 13 mars9h – 12h et 15h – 18h*
Vert-Pré Jeudi 14 mars15h – 18h*
Morne-des-Esses Lundi 18 mars15h – 18h*
Sainte-Marie Mercredi 20 mars8h30 – 12h et 15h – 18h30*
Trinité Jeudi 21 mars9h – 12h et 15h – 18h*
Tartane Lundi 25 marsA partir de 17h30
Doyenné du Sud
Sainte-Anne Lundi 4 mars16h – 18h30
Vauclin Lundi 4 mars16h – 18h30
François Mardi 5 mars9h30 – 11h30 et 16h – 18h30
Lamentin Jeudi 7 mars9h30 – 11h30 et 16h – 18h30
Diamant Vendredi 8 mars16h – 18h
Jossseaud Vendredi 8 mars16h – 18h30
Régale Vendredi 8 mars16h – 18h30
Sainte-Luce Lundi 11 mars16h – 18h30
Rivière-Pilote Mardi 12 mars9h30 – 11h30 et 16h – 18h30
Saint-Esprit Jeudi 14 mars9h30 – 11h30 et 16h – 18h30
Petit-Bourg Vendredi 15 mars 16h – 18h30
Rivière-Salée Vendredi 15 mars16h – 18h30
Anses d’Arlet Lundi 18 mars16h – 18h
Marin Lundi 18 mars16h – 18h30
Ducos Mardi 19 mars9h30 – 11h30 et 16h – 18h30
Trois-Ilets Vendredi 22 mars16h – 18h
Doyenné du nord atlantique
Marigot Mardi 12 mars 17h30
Basse-Pointe Mercredi 13 mars17h
Macouba Vendredi 15 mars17h30
Ajoupa-Bouillon Dimanche 17 mars
Mercredi 20 mars 15h-18h
(uniquement pour les personnes qui travaillent)
17h
(pour toutes les autres personnes)
Lorrain Mardi 19 mars17h30
Grand-Rivière Jeudi 21 mars18h
Doyenné du nord Caraïbe
Bellefontaine Lundi 18 mars17h30 – 19h30
Carbet/Morne-Vert Lundi 18 mars 17h30 – 19h30 (au Carbet)
Saint-Pierre/Fonds-Saint-Denis Mercredi 20 mars17h30 – 19h30 (à Saint-Pierre)
Morne-Rouge/ Prêcheur Vendredi 22 mars 17h30 – 19h30 (au Morne-Rouge)
* Les horaires de fin de soirée correspondent à la fermeture des portes de l’église ; les personnes se trouvant dans l’église au
moment de la fermeture seront confessées.
Messe chrismale : Mercredi 27 mars 2013 à 10h30 à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France.
Page 15
C
hacun des vingt-sept livres
néotestamentaires aborde
la question à sa manière,
leurs différents rédacteurs n’ayant
ni les mêmes destinataires ni les
mêmes projets. Ainsi, l’évangile
selon saint Jean se distingue des
autres, entre autres éléments,
par sa manière de traiter du
thème de la foi. La présentation
de son message à ce sujet peut
s’organiser en deux points portant
respectivement et successivement
sur les généralités et sur des cas
particuliers.
La foi dans l’évangile
en général
Une vue d’ensemble permet
de constater, avec la plupart
des exégètes, que le quatrième
évangile est le livre le plus croyant
du Nouveau Testament. Cela ne
signifie en rien que son auteur, ses
personnages ou ses destinataires
auraient plus confiance en Dieu que
les autres. Nous voulons dire que
chez saint Jean, le thème de la foi
est massivement présent, comme
l’attestent les statistiques.
En effet, même s’il n’utilise jamais
le terme « foi », saint Jean reste
l’auteur qui emploie le plus le
verbe « croire ». Ce mot revient
littéralement deux cent quarante
et une fois dans la totalité du
Nouveau Testament, dont quatre-
vingt-dix-huit fois, soit plus de
quarante pour cent des emplois, se
concentrent dans l’évangile selon
saint Jean.
De plus, en précisant la finalité de
son évangile, l’auteur johannique
déclare clairement ses intentions
en disant :
Jésus a opéré sous les
yeux de ses disciples bien d'autres
signes qui ne sont pas rapportés
dans ce livre. Ceux-ci l'ont été
pour que vous croyiez que Jésus
est le Christ, le Fils de Dieu, et
pour que, en croyant, vous ayez
la vie en son nom
(Jn 20,30-31).
Ces versets enseignent clairement
que l’évangéliste n’a pas le projet
de tout rapporter. Il écrit pour
susciter la foi ! Fréquenter le texte
de l’évangile, c’est en fait aller aux
sources de la foi. Autrement dit,
la foi s’alimente par la lecture du
message évangélique.
C’est aussi le lieu de rappeler
que Jn 1,7 et Jn 3,16 associent la
même foi à la venue du Fils de Dieu
au monde. De cette manière, la
mission de Jésus et la rédaction du
quatrième évangile se rencontrent
au carrefour de la foi.
La foi à travers
quelques cas particuliers
En parcourant les différents
chapitres qui constituent la
matière de l’évangile selon saint
Jean, le lecteur remarque que,
Jésus apparaît régulièrement
en conversation relativement
intime avec divers personnages.
Il s’entretient, par exemple, avec
ses premiers disciples (Jn 1,35-51),
avec Nicodème (Jn 3,1-21), avec
la Samaritaine (Jn 4,7-26), avec
la femme adultère (Jn 7,53-8,11),
avec l’aveugle de naissance (Jn
9,1-7), avec Marthe (Jn 11,17-27),
avec Pierre (Jn 13,6-11 ; 21,20-23),
avec le Grand Prêtre Anne (Jn
18,19-24), avec Pilate (Jn 18,28-38 ;
19,9-11), avec Marie de Magdala
(Jn 20,11-18), avec Thomas (Jn
20,24-29)...
Ces nombreuses rencontres,
quoique différentes par
les circonstances et par les
personnages qu’elles mettent
en scène, comportent quelques
points communs. Dans tous les
cas, il s’agit de rencontre et de
dialogue avec Jésus. On remarque
aussi que ces conversations sont
de véritables itinéraires spirituels
au terme desquels se produit une
profonde transformation de la
personne. À dire vrai, la situation
d’arrivée concernant la conception
de Jésus est souvent en contraste
avec celle de départ, dans le sens
d’une évolution. Ce progrès s’opère
à la faveur d’une conversation avec
Jésus.
Sur la base de ces constatations,
il est possible de formuler une
conception de la foi. Croire,
consiste à faire l’expérience de la
rencontre de Jésus. La foi se nourrit
d’un échange constant entre
parole divine et parole humaine.
Loin d’être une réalité figée, la foi
est mouvement qui fait grandir
dans la manière de concevoir Dieu.
D’ailleurs, saint Jean le suggère à
travers son style. Dans la langue
originelle du Nouveau Testament,
le grec, il fait fréquemment
suivre le verbe « croire » de la
préposition « vers ». Comme s’il
voulait dire à ses destinataires que
la position croyante ne s’acquiert
pas définitivement, mais se cultive,
s’entretient, dans un mouvement
qui, jour après jour, rapproche de
l’objet de la foi : Jésus.
P. Elvis Elengabeka C.S.Sp. n
Bible
La foi dans le Nouveau Testament :
le cas du quatrième évangile
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
15
Il existe une relation naturelle entre le Nouveau Testament et la foi. En réalité,
cette dernière se comprend comme la réponse positive de l’humanité à la parole
divine consignée dans les écrits bibliques. Cependant, les différentes parties de
la Bible proposent des approches spécifiques de la foi.
Page 16
Culture
Frère David Macaire, actuellement prieur du couvent dominicain de la Sainte-
Baume (Var), est Martiniquais et il vient de diriger la rédaction et la publication
d’un livre consacré au père Gaston Jean-Michel, doyen du presbyterium de la
Martinique et prélat d’honneur de Sa Sainteté, qui a fêté le 20 décembre dernier
à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France son 101
ème anniversaire et son
77
ème anniversaire d’ordination sacerdotale. Eglise en Martinique l’a rencontré
à l’occasion d’une émission de Radio Saint-Louis consacrée à la sortie
(1) du livre
à la Martinique.
Entretien avec frère David Macaire, o.p.
sur son livre : Le Père Gaston Jean- Michel, Témoin de l'Evangile
Michel Déglise : Frère David,
vous avez dirigé avec frère Gilles
Danroc (2) la publication du livre
Le père Gaston Jean-Michel,
Témoin de l’Evangile (3), préfacé
par notre archevêque, Mgr Michel
Méranville. Pouvez-vous nous
rappeler dans quelles conditions
est né le projet de ce livre ?
Frère David : Volontiers ! Surtout
que ce fut une véritable épopée…
près de dix ans de travail ! Comme
beaucoup de personnes – je pense
en particulier aux auditeurs de RSL
– j’ai toujours été enthousiasmé
d’entendre parler le père Jean-
Michel… Quelques années plus tard,
devenu prêtre, j’ai pris conscience
de la richesse des enseignements
que j’avais reçus auprès de cet
homme. J’ai voulu en partager le
fruit avec le plus grand nombre.
Mais je n’étais pas le seul à avoir
« écouté » le père, ni à avoir eu
la même idée ! En fait, c’est au
cours d’un repas avec feu Henry
Titina et le père Alain Ransay que
le projet s’est formalisé en 2003.
Ensuite, mon frère dominicain
Gilles Danroc m’a, lui aussi, fait
part d’un projet similaire : nous
avons uni nos forces.
MD : A quand remontent vos
rapports avec le père Jean-Michel ?
Vous considérez-vous comme l’un
de ses fils spirituels ?
FD : Ayant eu la joie d’être son
« voisin » pendant les années
où j’étais bénévole à RSL, avant
mon entrée dans les ordres, j’ai
pu partager avec lui de longues
heures de discussion. Oui, nous
sommes devenus proches malgré
les presque soixante ans qui nous
séparent. Il n’y a pas de doute,
c’est le grand-père qui m’a
manqué. Mais, étrangement,
c’est aussi un ami. Enfin, c’est un
modèle…
sa ki lé sa ki mandé (4) :
j’ai déjà demandé au Seigneur une
double part de son esprit (comme
le prophète Elisée le fit au départ
de son maître Elie) ! Mais le père
Jean-Michel n’est pas près de
partir, alors j’attendrai.
MD : Vous avez animé le travail de
deux équipes : une première équipe
d’interviewers et de rédacteurs de
RsL, travaillant directement avec
le père Jean-Michel, et une équipe
d’historiens, revenant sur l’histoire
de l’Eglise de Martinique : parlez-
nous de ce travail.
FD : Conseillé par mes deux
complices (Henry et le père Alain),
j’ai établi la liste des thèmes et
des questions que je savais être
les sujets de prédilection du père.
Je tiens à rendre hommage aux
collaboratrices de Radio Saint-Louis,
Claude Remer et Ginette Yung-
Hing, qui, avec une grande finesse
et fidèlement aux propos du père
Jean-Michel, ont réalisé ce premier
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
16
F. Gaston Jean-Michel
Page 17
travail (entre 2004 et 2007).
Ensuite, munis de ce matériau de
base, il a fallu choisir ce que nous
voulions en faire. Un livre oui, mais
quel type de livre ?… un simple livre
de mémoire ? un récit commenté ?
Finalement, j’ai opté pour un
livre d’interview afin de laisser la
parole au père Jean-Michel et de
préserver son dynamisme et sa
liberté de ton. Mon travail a alors
consisté à réécrire et réorganiser
les interviews, à repérer les oublis
puis demander des compléments
d’information et surtout à écrire et
faire écrire les notes de bas de pages
pour faciliter la compréhension. Je
remercie les personnes qui se sont
alors mises au travail : père Ransay,
Sr Marie-Bénédicte (Dominicaine
de Notre-Dame de la Délivrande
avec une petite équipe) et Michel
Déglise de Radio Saint-Louis qui
a travaillé directement ces deux
dernières années avec le père Jean-
Michel pour relire et corriger le
texte et les notes et pour fournir
des photos qui agrémentent
l’ouvrage. Tout cela a pris quatre
ans, jusqu’en 2011. J’ai été très
déçu de ne pouvoir offrir le livre au
père Gaston Jean-Michel pour ses
100 ans ! Mais je ne regrette rien
car il restait beaucoup de travail,
la partie historique n’étant pas
finalisée.
Enfin, bien sûr, merci à Monsei-
gneur Méranville qui a, en quelque
sorte, béni tout le projet en nous
offrant une belle préface qui révèle
son affection pour le père Jean-
Michel.
MD :
Votre collaboration avec le
frère Gilles Danroc, dominicain
comme vous-même, s’est-elle bien
passée ?
FD : Oui et je tiens à lui rendre
hommage, car il m’a énormément
motivé dans ce travail. Le frère
Gilles est un passionné de l’histoire
du Nouveau Monde depuis son
séjour de près de vingt ans en
Haïti. Nous ne sommes ni de la
même génération, ni du même
style et nous n’avons pas la même
expérience : Gilles a été missionnaire
en Haïti sous Duvalier ; moi je suis
missionnaire en Métropole dans
une société décadente ! Et puis,
notre rapport aux Antilles et à leur
histoire n’est pas le même : cette
histoire est la mienne, je la porte en
moi comme beaucoup d’Antillais ;
lui, il l’a découverte et l’a étudiée.
Mais nos deux approches sont pour
chacun une richesse et j’espère que
le livre en témoigne. En tout cas,
sa présence dans ce projet nous
dit à quel point notre histoire est
belle à l’échelle du monde et de
l’Eglise et que le témoignage du
père Gaston Jean-Michel a une
portée universelle, qui dépasse
notre petite Martinique.
Le frère Gilles a, comme bien
d’autres, rencontré le père Jean-
Michel et il a été fasciné par cette
rencontre. Je crois qu’il a eu le
sentiment, en écoutant le père,
de toucher un de ces témoins de
l’Histoire de l’Eglise aux Antilles
dont il est un spécialiste. C’est lui
qui a donné au livre sa profondeur
historique. En hommage au père,
il a contacté M elle Liliane Chauleau,
M. Léo Elisabeth, M. Philippe
Delisle, M me Nathalie Zonzon-
Quitman (pour obtenir un article
de sa mère, M me Suzette Quitman) ;
il a potassé les travaux du grand
historien, feu le père Bernard
David, ami du père Gaston Jean-
Michel. Je remercie au passage
Melle Nina Brador pour le travail de
secrétariat qu’elle a efficacement
fourni à ce stade du travail.
MD : Que retenez-vous du
parcours exceptionnel, par sa
durée et son intensité, du père
Jean-Michel, encore engagé très
activement dans l’apostolat à plus
de 101 ans ?
FD : Je retiens que le père Jean-
Michel ne m’a jamais raconté « ses
mémoires ». Vous savez qu’il n’est
pas tourné vers le passé, même
aujourd’hui à 101 ans. Son but
est toujours d’analyser le présent
pour construire l’avenir (voir, juger,
agir !). Mais il sait tirer les leçons
du passé ! Comme je l’explique
quelque part dans le livre, il
n’est jamais content : c’est un
insatisfait et il le restera tant que
l’Evangile n’aura pas durablement
pénétré, pas seulement dans la
« religiosité » mais aussi dans le
cœur des hommes, dans leur vie
sociale et professionnelle… C’est
pour cela qu’il va encore vivre
longtemps !
MD :
Que peut apporter ce livre à
ses nombreux lecteurs, catholiques
ou non ?
FD : Dans l’introduction, nous
expliquons que ce n’est pas tant des
mémoires que le père Jean-Michel
nous lègue, mais une mémoire.
Parce qu’il a étudié l’histoire de
son peuple et de son Eglise, il a
inscrit consciemment son ministère
sacerdotal dans la noble lignée
des grands évangélisateurs qui
ont façonné la richesse de notre
peuple, sa vie sociale, sa culture, sa
foi… Il est le digne descendant de
ces prêtres, religieux et religieuses
qui font l’honneur de l’Eglise ici
et que l’Histoire officielle, parfois
idéologisée, a eu tendance à
oublier. Mais le père ne les a pas
oubliés. Et nous non plus ! On ne
pouvait pas proposer un voyage
dans sa mémoire sans donner au
lecteur de quoi la comprendre,
sans entrer rigoureusement dans
la Mémoire ecclésiale et l’Histoire
martiniquaise ! C’est donc ce que
le lecteur découvrira !
Propos recueillis par Michel Déglise
pour Radio Saint-Louis
n
(1) Contactez Radio Saint-Louis pour commander le
livre : RSL Rue Georges Zaïre ZAC Rivière Roche
97200 Fort de France ou par tél. 05 96 71 86 04 du lundi au vendredi de 8h à 14h, et le samedi de 8h à 11h.
(2) Frère Gilles Danroc, prêtre dominicain, missionnaire
et historien, présent pendant vingt ans en Haïti, et
actuellement aumônier des équipes internationales du Rosaire.
(3) Le père Gaston Jean-Michel, Témoin de l’Evangile.
Mémoire Martiniquaise et Histoire Ecclésiale. Sous
la direction de David Macaire, o.p. et Gilles Danroc,
o.p. aux Editions La Thune, Marseille. Préface de Mgr Michel Méranville. Livre broché, 280 p. Prix Martinique : 25e .
(4) Que ceux qui veulent en fassent la demande.
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
17
Page 18
Culture
Allez, de toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19).
Tous entendaient les merveilles de Dieu proclamées dans leurs langues
maternelles (Ac 2,11).
Inculturation :
Le chant liturgique local
E
n ce temps de carême et
de commémoration du
mystère pascal de notre
Sauveur Jésus Christ, il est bon de
se rappeler l’axe du projet pastoral
diocésain :
Etre ensemble le corps
du Christ pour le salut du monde.
L’universalité du salut se révèle par
son expression pour et dans toutes
les formes culturelles.
Des chants sacrés martiniquais
C’est grâce à une dynamique
spirituelle de notre Eglise que le
chant reçoit l’évangile. Ainsi, il
doit être une expression artistique
locale, fruit de la méditation des textes sacrés, bibliques et
liturgiques.
Aujourd’hui, il existe de nouvelles
approches de la musique spirituelle,
des créations nouvelles.
L’initiative du mouvement Bèlè
Légliz
suscite un vif intérêt du
peuple chrétien qui se retrouve
au plus profond de lui-même dans
l’expression de sa foi. L’évangile est
dans sa culture. Les compositions sont
inspirées des textes bibliques souvent
travaillés en atelier Bèlè Légliz . Ces
chants, qui sont d’abord destinés à
des célébrations inculturées, viennent
enrichir le répertoire liturgique de
l’Eglise en Martinique.
Dans la mouvance du CD Bèlè
Légliz, quelques prêtres du diocèse
ont partagé leur passion commune
pour le chant sacré par le CD
Vwa
Légliz.
Les chants émanent de leurs
lectures bibliques et liturgiques et de
leurs expériences.
C’est dans le prolongement de ce
mouvement de création musicale
que le CD Van Lespri du père Patrick-
Alexis Phanor est présenté.
P. Jean-Michel Monconthour,
Curé de la Cathédrale Saint-Louis
n
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
18
V
an Lespri est un projet qui
est né suite à ma participation
à l’album
Vwa Légliz . Le père
Jean-Michel Monconthour et Fred Jean-
Baptiste, le producteur, sachant que
je possédais des compositions, m’ont
convaincu que mon devoir était de
contribuer à ce travail d’évangélisation
par une inculturation de la musique
religieuse commencée avec
Bèlè
Légliz
.
En effet, jusque-là, je m’étais toujours
refusé à faire un album, proposition qui m’avait été faite par d’autres à maintes
reprises. J’ai toujours estimé que ce
talent de la musique, de la composition
et du chant est un don de Dieu. Produire
un album était en quelque sorte sortir
de cette gratuité. Mais l’Esprit a soufflé
pour me faire comprendre que cette
fausse modestie n’était peut-être qu’un
orgueil mal placé et que ce que l’on a
reçu de Dieu est fait pour être donné,
partagé aux autres
; livré, comme Christ
s’est livré pour nous.
Donc pendant un an, j’ai travaillé avec
Fred Jean-Baptiste. J’avoue que je suis
surpris du résultat et que je reçois cette
production à nouveau comme un don,
car il m’a permis de croiser bien des
personnes, croyantes ou non et même
athées, qui se sont mises au service de
cette musique inspirée et du texte des
Evangiles.
Le professionnel de la voix que je suis
a dû aussi faire un chemin de descente
dans la noble réalité spirituelle qui
s’appelle l’humilité, car il fallait parfois reprendre telle ou telle phrase à cause
d’une mauvaise diction, d’une intonation
à la limite de la détonation, etc. Ainsi,
de même que pour la vie spirituelle,
rien n’est définitivement acquis
: il
faut travailler, surtout quand on a un
producteur exigeant qui vous invite à
vous surpasser pour toucher les futurs
auditeurs au cœur.
Voilà donc, chers amis lecteurs, un
album de douze titres profonds et
recueillis pour vous laisser toucher au
cœur par le Christ, à travers ce don que
Dieu m’a accordé. Cet album invite à un
voyage spirituel au travers de l’année
liturgique chrétienne, du temps de Noël
à celui de Pentecôte, en passant par une
attention à la création qui nous entoure.
La musique pleine de profondeur,
les voix chaudes des chœurs et les
arrangements splendides donnent à cet
album une qualité autant artistique que
spirituelle.
P. Patrick-Alexis Phanor,
curé de Morne-Rouge et Prêcheur
n
Page 19
Certains tentent l’aventure
d’un cheminement. Quelques-
uns finalement se consacrent à
Dieu. Dès lors qu’une question
de consécration se pose à un
fidèle, fille ou garçon, le curé de
la paroisse saura l’accompagner
efficacement ou l’aiguiller vers
le service des vocations du
diocèse dont le père Emmanuel
Chaulvet a la charge. Pleinement
disponible à la cause des
vocations et des jeunes, le père
Emmanuel invite régulièrement
à des récollections.
Contact : Foyer Dominique Savio
05 96 79 36 32.
Père Jean-Max Renard,
Vice-Official
n
(suite de la page 9)
Dimanche 10 mars 2013
Dieu nous aide-t-il à nous surpasser ?
Est-ce que Dieu peut nous aider à nous surpasser ? Les valeurs d’entraide et de partage sont-elles compatibles avec
l’esprit de compétition ? Qu’est-ce que les chrétiens peuvent apprendre des sportifs ?
Pour répondre à ces questions,
Dieu m’est témoin reçoit cette semaine Laura Flessel, une icône de
l’escrime française, championne olympique.
Catholique convaincue, la Guadeloupéenne nous racontera comment sa foi a pu l’aider dans son
parcours de championne. Elle nous parlera aussi de
Ti Colibri, l’association qu’elle a fondée avec
son mari pour promouvoir l’escrime et aider les clubs défavorisés. Elle réagira au reportage réalisé en
Nouvelle-Calédonie, au club des piroguiers du Mont-Dore, où les enfants, grâce au sport, apprennent à partager.
Dimanche 17 mars 2013
La foi inspire-t-elle les artistes ?
Notre foi est-elle une source d’inspiration créatrice ? Les artistes s’inspirent-ils de Dieu pour créer ? Comment ?
Le travail d’un artiste chrétien est-il différent ?
Pour répondre à toutes ces questions,
Dieu m’est témoin accueille ce dimanche, Raphaël Kaikilekofe,
un peintre d’origine wallisienne qui reconnaît que Dieu influence son œuvre.
Nous serons connectés avec Gilda Gonfier, depuis Pointe-à-Pitre, bibliothécaire guadeloupéenne,
écrivain à ses heures, qui nous racontera comment son écriture est aussi un cheminement de foi.
Victor Anicet, céramiste martiniquais, nous ouvrira les portes de son atelier pour nous dire comment Dieu est présent
lorsqu’il crée. Il nous emmènera à Saint-Pierre, dans le nord de l’île, pour nous montrer les vitraux de la cathédrale
qu’il a réalisés.
Dimanche 24 mars 2013
Emission spéciale - Election du nouveau pape
Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions
MeDIAs
Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460
19
99.5 - 101.3 et 105.3 mHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
1
Pour répondre à ces questions, « Dieu m’est témoin » reçoit
cette semaine Laura Flessel, une icône de l’escrime
française, championne olympique, porte drapeau aux derniers
JO de Londres. Catholique convaincue, la
Guadeloupéenne nous racontera comment sa foi a pu l’aider
dans son parcours de championne. Elle nous parlera aussi de
« Ti Colibri » l’association qu’elle a fondée avec son mari pour
promouvoir l’escrime et aider les clubs défavorisés. Elle
réagira au reportage réalisé en Nouvelle-Calédonie , au club
des piroguiers du Mont -Dore, où les enfants apprennent à
partager grâce au sport. Nous irons à l’Île-de-la -Réunion ,
faire la connaissance du père Jean -Yves Payet. Quand il ne
célèbre pas dans sa paroisse de Terre-Sainte au sud de l’île,
ce prêtre énergique s’entraîne à vélo pour des compétitions cyclistes. Nous serons également connectés par Skype
avec
Alexis Ajinça, basketteur antillais de 2m15 ! Le « big man »
international français sélectionné à la NBA, le prestigieux
championnat nord -américain, nous expliquera comment et
pourquoi il partage ses lectures de la Bible sur Twitter.
Kaikilekofe, un peintre d’origine wallis ienne, représentant
du Siapo à P aris, un collectif d’artistes calédoniens .
Raphaël ne se définit pas comme « artiste ca tho » mais
reconnaît que Dieu influence son œuvre. Nous serons
connectés avec Gilda Gonfier, depuis la Pointe-à -Pitre . Cette
bibliothécaire guadeloupéenne écrivain à ses heures nous
racontera comment son écriture est aussi un
cheminement de
foi. Nous décou vrirons également le portrait de Karl
Lauricourt, un prêtre jésuite, mauricien d’or igine, installé à la
Est -ce que Dieu peut nous aider à nous surpasser ? Les valeurs d’entraide et de partage sont -elles compatibles avec l’esprit de compétition ? Qu’est -ce que les chrétiens peuvent apprendre des sportifs ?
Notre foi est -elle une source d’inspiration créatrice ? Les artistes s’inspirent -ils de Dieu pour créer ? Comment ? Le travail d’un artiste chrétien est -il différent ? Pour répondre à toutes ces questions, «Dieu m’est témoin » accueille ce dimanche Raphaël
1
Pour répondre à ces questions, « Dieu m’est témoin » reçoit
cette semaine Laura Flessel, une icône de l’escrime
française, championne olympique, porte drapeau aux derniers
JO de Londres. Catholique convaincue, la
Guadeloupéenne nous racontera comment sa foi a pu l’aider
dans son parcours de championne. Elle nous parlera aussi de
« Ti Colibri » l’association qu’elle a fondée avec son mari pour
promouvoir l’escrime et aider les clubs défavorisés. Elle
réagira au reportage réalisé en Nouvelle-Calédonie , au club
des piroguiers du Mont -Dore, où les enfants apprennent à
partager grâce au sport. Nous irons à l’Île-de-la -Réunion ,
faire la connaissance du père Jean -Yves Payet. Quand il ne
célèbre pas dans sa paroisse de Terre-Sainte au sud de l’île,
ce prêtre énergique s’entraîne à vélo pour des compétitions cyclistes. Nous serons également connectés par Skype
avec
Alexis Ajinça, basketteur antillais de 2m15 ! Le « big man »
international français sélectionné à la NBA, le prestigieux
championnat nord -américain, nous expliquera comment et
pourquoi il partage ses lectures de la Bible sur Twitter.
Kaikilekofe, un peintre d’origine wallis ienne, représentant
du Siapo à P aris, un collectif d’artistes calédoniens .
Raphaël ne se définit pas comme « artiste ca tho » mais
reconnaît que Dieu influence son œuvre. Nous serons
connectés avec Gilda Gonfier, depuis la Pointe-à -Pitre . Cette
bibliothécaire guadeloupéenne écrivain à ses heures nous
racontera comment son écriture est aussi un
cheminement de
foi. Nous décou vrirons également le portrait de Karl
Lauricourt, un prêtre jésuite, mauricien d’or igine, installé à la
Est -ce que Dieu peut nous aider à nous surpasser ? Les valeurs d’entraide et de partage sont -elles compatibles avec l’esprit de compétition ? Qu’est -ce que les chrétiens peuvent apprendre des sportifs ?
Notre foi est -elle une source d’inspiration créatrice ? Les artistes s’inspirent -ils de Dieu pour créer ? Comment ? Le travail d’un artiste chrétien est -il différent ? Pour répondre à toutes ces questions, «Dieu m’est témoin » accueille ce dimanche Raphaël
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Nous te portons, Jésus,
présent dans la figure du pain, dans les rues de notre ville. Nous confions ces rues,
ces maisons – notre vie quotidienne – à ta bonté.
Que nos rues
soient des routes pour toi, Jésus ! Que nos maisons
soient des maisons pour toi et avec toi ! Que notre vie de tous les jours soit empreinte de ta présence.
Nous plaçons sous ton Regard, Jésus, les souffrances des malades,
la solitude des jeunes et des personnes âgées, les tentations, les peurs.
Nous plaçons sous ton regard toute notre vie.
De l'homélie de Benoît XVI - Corpus Domini 26.05.2005
Jésus, sous Ton Regard
