460 - Pape Benoît

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N° 460 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 10 mars 2013 • Calendrier des Célébrations pénitentielles • avez-vous renContré Celui qui est amour ? • inCulturation : le Chant liturgique loCal • denier de l’eglise DENIER E g l i s e de l’ Au cœur de la Mission : le don

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Editorial Editorial • Serviteur du Serviteur Mot de l'Evêque • Au revoir Très Saint-Père (bis) Eglise universelle • Regards sur le pontificat de Benoît XVI - Un enseignement pour affermir les jeunes dans la foi - La défense de la liberté religieuse - Les grands Textes du Magistère de Benoît XVI Liturgie • Parole dominicale Droit canonique • Le sacrement de l’Ordre (suite et fin) Vie du diocèse • Campagne du Denier de l’Eglise • Avez-vous rencontré Celui qui est Amour ? • Journée Diocésaine de la Jeunesse • Calendrier des célébrations pénitentielles Bible • La foi dans le Nouveau Testament Culture • Entretien avec frère David Macaire, o.p. • Inculturation : Le chant liturgique local Médias numéro 460 N° 460 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 ` 10 mars 2013 • CALENDRIER DES CÉLÉBRATIONS PÉNITENTIELLES • AVEZ-VOUS RENCONTRÉ CELUI QUI EST AMOUR ? • INCULTURATION : LE CHANT LITURGIQUE LOCAL • DENIER DE L’EGLISE DENIERE g l i s ede l’ Au cœur de la Mission : le don S ommaire Directeur De la publication R.P. Jean de CoulangesréD acteur en chefR.P. Jean de Coulanges Mise en page – iMpressionCaraïb Édiprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 tirage : 8 000 exeMplaires i.s.s.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 Ad m i n i s t r At i o n – ré d Ac t i o n Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 se r v i c e d e s Ab o n n e m e n t s Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cédex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.cef.fr archeveche-martinique@wanadoo.fr L a renonciation de Benoît XVI à sa charge pastorale et au gouvernement de l’Eglise, a été ressentie et commentée de manière diverse par l’opinion publique. Certains ont de la compassion pour lui et comprennent qu’il est épuisé par le poids de l’âge et de la charge, et qu’il a déjà donné le meilleur de lui-même. D’autres, surpris par le caractère inattendu de ce retrait, sont plus circonspects et donnent leur préférence à l’attitude du pape Jean Paul II. En pareille circonstance et pour un tel évènement, seul, me semble- t-il, le bien de l’Eglise doit être recherché. Celle-ci doit continuer sa route et exercer sa mission avec un même dynamisme et un même élan. Je suppose que c’est la motivation qui a guidé la décision de Benoît XVI. Digne successeur de Pierre, Benoît XVI a pris à-bras-le-corps, dans la période où il a exercé son pontificat, les questions qui ont été des blessures dans le corps ecclésial. Avec lui, comme avec Pierre, Jésus a construit son Eglise. Sa touche particulière a été de fortifier la foi du peuple de Dieu par un enseignement sûr et solide. Le cardinal Ruini disait de lui : Benoît XVI est un grand maître de la foi, un pasteur qui connaît le chemin pour nous introduire dans l’intimité de Dieu, un catéchète d’une profondeur et d’une clarté extraordinaires, un évangélisateur qui sait pour ainsi dire obliger, mais en douceur, à prêter attention au Christ. Le concile Vatican II a remis en mémoire et ravivé la conscience des chrétiens que l’Eglise est en chemin et que ses membres sont en marche. Peut-être l’avions-nous oublié ? Ce pèlerinage rencontre les difficultés de la route, mais, forte de l’évangile et de la présence de l’Esprit-Saint, l’Eglise est purifiée dans ses membres pour qu’elle le soit aussi dans l’organisation de la vie de la communauté. Au début du carême, temps favorable pour renouveler sa vie, l’Eglise invite chaque fidèle à se convertir et à croire à l’évangile. Jésus Christ est notre guide, c’est lui qui nous fait vivre par son Esprit, qui donne à chacun son identité de croyant. Parce que l’Eglise partage les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, les chrétiens ont l’exigence de vivre leur foi au sein de ce monde et d’être les témoins de la Bonne Nouvelle du Christ. C’est le défi de la Nouvelle Evangélisation. Père Jean de Coulanges n 2 3 Serviteur du Serviteur 5 6 8 9 12 10 13 15 14 18 16 19 7

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Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 3 Mot de l'Evêque Au revoir Très Saint-Père (bis) D ans l’avant-dernière livraison de Eglise en Martinique , le mot que j’ai l’honneur d’écrire chaque quinzaine dans notre revue s’intitulait : Au revoir Très saint-Père. Je préférais dire Au revoir plutôt que Adieu . Au revoir est une locution qui suggère la relativité du départ. Elle sous-entend que la séparation n’est pas définitive et que ceux qui y consentent ont l’espoir de se revoir un jour. Pour moi, cet Au revoir signifiait surtout que Benoît XVI ne nous quittait pas pour de bon . Bien au contraire, il serait plus que jamais proche et solidaire de cette Eglise qui est toute sa vie et sa raison d’être. C’est paradoxalement pour continuer à la servir comme il s’est efforcé de le faire de son mieux, pendant les huit années de son pontificat, que Benoît XVI a pensé après mûre réflexion et dans la prière, qu’il était préférable que le gouvernail de la lourde barque de Pierre soit tenu par d’autres mains que les siennes devenues trop fragiles. Le 28 février dernier, le Pape Benoît XVI a donc définitivement renoncé à son ministère pétrinien et à son ministère d’Evêque de Rome. Il faut se rappeler que dans l’Eglise catholique le mot ministère a toujours la connotation de service. Le sacerdoce ministériel est le service de leurs frères que l’Eglise confie à des baptisés consacrés par elle à cet effet. La première qualité attendue d’un serviteur n’est pas qu’il meurt à la tâche mais qu’il s’acquitte efficacement de son service. Si ce serviteur reconnaît, en son âme et conscience, qu’il ne peut plus assumer le service que l’Eglise exige de lui, c’est pour lui un devoir moral d’y renoncer. Dès intellectuels et philosophes qui, habituellement, se gaussent de la religion catholique ont cru bon de descendre de leur piédestal hautain et souverain, pour se pencher sur la renonciation du Pape et la mesurer à l’aune de leurs réflexions mondaines. Ils en ont conclu que la renonciation du Pape était simplement un mauvais exemple donné par lui, de son manque de foi en Dieu et de son refus de se sacrifier : comportement qui allait, selon eux, dans le même sens que notre société actuelle hédoniste, individualiste et ne vivant que dans l’instant présent. Mais qui sont-ils ces beaux parleurs qui se permettent de juger ainsi le Pape et de le condamner ? D’où leur vient cet intérêt soudain pour une Eglise qu’ils pas- sent leur temps à vilipender ? Contempteurs habituels de la religion catholique, par quelle miraculeuse conversion devien- nent-ils soudain des « Pères de l’Eglise » capables de lire dans le tréfonds des âmes et de dire à un Pape ce que devrait être son comportement face à Dieu et à la mission confiée par lui ? Ne soyons pas étonnés pour autant. Car Jésus aussi a été ridiculisé et jugé par ceux qui se prenaient pour l’élite de son peuple. Depuis le 23 février des paris se sont ouverts. Des bookmakers ont joué leurs pronostics, les supputations et les hypothèses se sont exprimées dans les salons où l’on cause…. Et nous chrétiens, que faisons-nous ? Face à cette situation totalement nouvelle dans notre Eglise depuis sept siècles, nous avons d’abord le devoir de prier. Prier, c’est parler à Dieu, lui dire notre reconnaissance et notre confiance en lui ; ensuite, Lui demander ce que nous attendons de Lui, en ayant soin de Lui dire : Cependant, que ta volonté soit faite et non la nôtre. Donc, attendons dans la prière et la confiance que le Seigneur choisisse parmi les 115 cardinaux réunis en conclave, celui qui rece- vra de ses pairs le ministère pétri- nien qui avait été confié à Joseph Ratzinger. Le conclave tire son nom de l’expression latine cum clave ;

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La défense de la liberté religieuse dans le bilan du pontificat de Benoît XVI Dès le début de son pontificat, le Saint-Père a affirmé que la liberté religieuse est fondamentale ; elle s’enracine en effet pour lui dans la dignité de chaque homme et elle est donc une valeur universelle. Il se situe ainsi clairement dans la lignée de Vatican II et, en particulier, de la déclaration Dignitatis humanae 1. Mot de l'Evêque (suite) littéralement : avec les clefs. Cette expression remonte à l’époque où il fallait enfermer à clef les cardinaux pour les soustraire aux pressions de toute sorte visant à leur dicter le choix du candidat pour lequel ils devraient voter et aussi pour faire en sorte qu’ils se décident dans leur choix, le plus rapidement possible. Nous souhaitons nous aussi que le conclave connaisse sa joyeuse conclusion le plus rapidement possible. Dans l’attente, prions pour que l’Esprit-Saint, et seulement lui, dicte son choix aux cardinaux électeurs. Qu’ils aient toujours en mémoire les attentes d’un monde moderne ou plutôt post-moderne qui a besoin d’une anthropologie humaine qui ne sera jamais achevée tant que Dieu n’y aura pas pleinement sa place, puisque Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance. + Michel Méranville, Archevêque n Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 4 Erratum Une erreur s’est glissée dans le dernier numéro de Eglise en Martinique concernant le témoignage de M. Jean-Louis Nabajoth, après l’appel décisif du 17 février 2013. Il fallait lire : A 61 ans, je vais recevoir avec joie les trois sacrements de l’initiation chrétienne (ndlr : c’est-à-dire au cours de la vigile pascale du samedi 30 mars 2013). E glise en Martinique Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97 207 FORT de FRance cede X MARTiNiquE 40 € GuADElOupE 44 € Guy ANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ .................................................................................. Prénom : ........................................................................\ ........................................................................... Adresse : ........................................................................\ ........................................................................... Mail : ........................................................................\ ...................................................................................... Tél. ........................................................................\ ........................ Code Postal .................................. Ville ........................................................................\ ......................................................................................... * * * * * Mgr Michel Méranville et les prêtres accompagnateurs de la Pastorale des Jeunes invitent tous les jeunes de 15 à 35 ans à la Journée Diocésaine de la Jeunesse qui se tiendra à la cathédrale de Saint-Pierre, le dimanche 24 mars 2013, de 8h à 16h. Thème : Allez, de toutes les nations faites des disciples (voir programme et consignes en page 13). Parents, recommandez ce grand rendez-vous de la jeunesse martiniquaise à vos enfants. Jeunes, entraînez vos amis et connaissances. Journée Diocésaine De la Jeunesse

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Eglise universelle Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 5 Regards sur le pontificat de Benoît XVI Un enseignement pour affermir les jeunes dans la foi E n ce temps de carême, parmi les nombreuses prises de parole de Benoît XVI auprès des jeunes, nous retenons des extraits d’un de ses discours qui touche encore les jeunes, en particulier ceux qui se préparent à la confirmation. P. Luc Philippon […] La route de la Vérité est en même temps une et multiple, selon les divers charismes de chacun, tout comme la Vérité est une et à la fois d’une richesse inépuisable. Confiez-vous à l'Esprit-Saint pour découvrir le Christ. L'Esprit est le guide nécessaire de la prière, l'âme de notre espérance et la source de la vraie joie. Pour approfondir ces vérités de foi, je vous encourage à méditer la grandeur du sacrement de la Confirmation que vous avez reçu et qui vous introduit dans une vie de foi adulte. Il est urgent de mieux comprendre ce sacrement pour vérifier la qualité et la profondeur de votre foi et pour l'affermir. L'Esprit- Saint vous fait approcher du Mystère de Dieu et vous fait comprendre qui est Dieu. Il vous invite à voir dans votre prochain, le frère que Dieu vous a donné pour vivre avec lui en communion, humainement et spirituellement, pour vivre en Église, donc. En vous révélant qui est le Christ, mort et ressuscité pour nous, il vous pousse à témoigner. Vous êtes à l'âge de la générosité. Il est urgent de parler du Christ autour de vous, à vos familles et à vos amis, sur vos lieux d'études, de travail ou de loisirs. N'ayez pas peur ! Ayez le courage de vivre l'évangile et l'audace de le proclamer. Pour cela, je vous encourage à avoir les mots qu'il faut pour annoncer Dieu autour de vous, appuyant votre témoignage sur la force de l'Esprit demandé dans la prière. Portez la Bonne Nouvelle aux jeunes de votre âge et aussi aux autres. Ils connaissent les turbulences des affections, le souci et l'incertitude face au travail et aux études. Ils affrontent des souffrances et ils font l'expérience de joies uniques. Témoignez de Dieu, car, en tant que jeunes, vous faites pleinement partie de la communauté catholique en vertu de votre baptême et en raison de la commune profession de foi (cf. Eph 4,5). L'Église vous fait confiance, je tiens à vous le dire ! […] […] Beaucoup d'entre vous portent autour de leur cou une chaîne avec une croix. Moi aussi, j'en porte une, comme tous les évêques d'ailleurs. Ce n'est pas un ornement, ni un bijou. C'est le symbole précieux de notre foi, le signe visible et matériel du ralliement au Christ. Saint Paul parle clairement de la croix au début de sa première Lettre aux Corinthiens : Le langage de la croix est folie pour ceux qui vont vers leur perte, mais pour ceux qui vont vers le salut, pour nous, il est puissance de Dieu (1 Cor 1,18). Puis l'Apôtre montre l'opposition singulière qui existe entre la sagesse et la folie, selon Dieu et selon les hommes. Il conclut en insistant sur la Le 28 février 2013 à 20h – heure de Rome – le pape Benoît XVI a cessé ses fonctions pontificales. Le père Luc Philippon et M. Michel Déglise soulignent, parmi tant d’autres, deux éléments importants dans le bilan de son pontificat : l’affermissement des jeunes dans la foi et la défense de la liberté religieuse. JMJ - Madrid 2011 ▲ ▼

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Eglise universelle Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 6 beauté de la sagesse de Dieu que le Christ et, à sa suite, ses Apôtres sont venus enseigner au monde et aux chrétiens. Cette sagesse, mystérieuse et demeurée cachée (cf. 1 Cor 2,7), nous a été révélée par l'Esprit car l’homme qui n’a que ses forces d’homme ne peut pas saisir ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; pour lui ce n’est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c'est par l’Esprit qu'on en juge (1 Cor 2,14). L'Esprit ouvre l’intelligence humaine à de nouveaux horizons qui la dépassent et lui fait comprendre que l'unique vraie sagesse réside dans la grandeur du Christ. Pour les chrétiens, la Croix symbolise la sagesse de Dieu et son amour infini révélé dans le don salvifique du Christ mort et ressuscité pour la vie du monde, pour la vie de chacun et de chacune d'entre vous en particulier. Puisse cette découverte bouleversante vous inviter à respecter et à vénérer la Croix ! Elle est non seulement le signe de votre vie en Dieu et de votre salut, mais elle est aussi – vous le comprenez – le témoin muet des douleurs des hommes et, en même temps, l'expression unique et précieuse de toutes leurs espérances. Chers jeunes, je sais que vénérer la Croix attire aussi parfois la raillerie et même la persécution. La Croix compromet en quelque sorte la sécurité humaine, mais elle affermit, aussi et surtout, la grâce de Dieu et confirme notre salut. Je vous confie la Croix du Christ. […] n La défense de la liberté religieuse D ès le début de son pontificat, le Saint-Père a affirmé que la liberté religieuse est fondamentale ; elle s’enracine en effet pour lui dans la dignité de chaque homme et est donc une valeur universelle. Il se situe ainsi clairement dans la lignée de Vatican II et, en particulier, de la déclaration Dignitatis humanae (1). Ce dossier a été défendu par Benoît XVI pendant tout son pontificat : on ne compte plus les discours dans lesquels il a mis en avant la défense et la promotion de cette liberté dont il fait la synthèse et le sommet des autres droits fondamentaux de la personne humaine et donc l’élément incontournable d’un Etat de droit. Ainsi, dès son discours de Noël 2005 à la Curie, texte fondamental dans lequel il posait le principe de l’herméneutique de la réforme dans la continuité, permettant pour lui de comprendre réellement les textes de Vatican II, il reconnaissait solennellement le tournant constitué par Dignitatis humanae : La vérité ne s’impose que par la force de la vérité elle-même, qui pénètre l’esprit avec autant de douceur que de puissance. Pour lui, comme pour les pères conciliaires, chaque homme a le droit et même le devoir de la chercher, librement, par le moyen de l’enseignement ou de l’éducation, de l’échange et du dialogue. Mais c’est dans son Message pour la journée mondiale de la paix du 1 er janvier 2011 qu’il a développé le plus clairement son argumentation en faveur de cette liberté qu’il a désignée comme la mère de toutes les libertés : Le droit à la liberté religieuse s’enracine dans la dignité même de la personne humaine dont la nature transcendante ne doit être ni ignorée ni négligée. S’il reconnaît cette dignité de la personne humaine comme une valeur essentielle de la sagesse * * * * * Chemin de croix - JMJ de Madrid -Simon de Cyrène aide Jésus à p\ orter sa croix

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Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 7 Les grands Textes du Magistère de Benoît XVI - Deus caritas est, Dieu est amour (25 décembre 2005) - spe salvi, Sauvés dans l’espérance (30 novembre 2007) - Caritas in veritate, L’amour dans la vérité (29 juin 2009) - sacramentum Caritatis (22 février 2007) : exhortation apostolique post-synodale sur l’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Eglise. - Verbum Domini (30 septembre 2010) : exhortation post-synodale sur la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise. - Africae Munus (19 novembre 2011) : exhortation post-syno- dale sur l’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. - Ecclesia in Medio Oriente ( 14 septembre 2012) : exhortation apostolique post-synodale sur l’Eglise au Moyen-Orient, com- munion et témoignage. Le pape théologien, sous le nom de Joseph Ratzinger Benoît XVI, a aussi écrit trois livres pour répondre à la question que Jésus a posée à ses disciples et qu’il pose à chacun de nous : Pour vous, qui suis-je ? - Jésus de Nazareth, Tome 1, Du Baptême dans le Jourdain à la Transfiguration, Editions Flammarion (Mai 2007). - Jésus de Nazareth, Tome 2, De l’en- trée à Jérusalem à la Résurrection, Editions du Rocher, Groupe Parole et Silence (Mars 2011). - L’Enfance de Jésus, Porte d’en- trée à mes deux précédents ouvra- ges consacrés à Jésus de Nazareth (par lequel nous conseillons de commencer), Editions Flammarion (Novembre 2012). Enfin, il a ouvert son cœur en ne laissant aucune question de côté dans le livre-entretien qu’il a publié avec le journaliste allemand Peter Seewald en 2010, livre qui éclaire sa décision de renoncer à son ministère pétrinien, annoncée le 11 février 2013 : - Lumière du monde, Le pape, l’Eglise et les signes des temps, Editions Bayard. Michel Déglise n judéo-chrétienne, il affirme qu’elle peut être cependant reconnue par tous les hommes grâce à la raison. C’est pourquoi elle ne peut pas être considérée comme le patrimoine exclusif des croyants, mais comme celui de la famille tout entière des peuples de la terre. Il a d’ailleurs souvent rappelé que la liberté religieuse figure dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1948 (2) et dans la charte des Nations Unies. Il est également intervenu régulièrement pour défendre les membres des minorités religieuses persécutées en raison de leur foi, et pas seulement les fidèles catholiques, en particulier en Asie et en Afrique. Dans ses voyages, surtout dans les pays sécularisés, il a revendiqué le droit d’ordonner sa vie personnelle et sociale selon Dieu, et notamment de pouvoir faire jouer l’objection de conscience quand les valeurs et les principes exprimés dans l’évangile étaient bafoués. Enfin, on sait que ce principe de la liberté religieuse, reconnu par Dignitatis humanae, est l’un des principaux obstacles au retour de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X dans l’Eglise catholique, ardemment souhaité par Benoît XVI comme premier signe du retour à l’unité des chrétiens. Et pourtant, ce dernier n’a jamais transigé sur ce point, montrant ainsi qu’il faisait totalement sienne l’orientation du concile Vatican II sur ce thème et quelle place fondamentale il lui accordait ! Michel Déglise n (1) « Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres » (D.H. 2). (2) « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction … tant en public qu’en privé… » (Article 18). Des centaines de discours, de lettres, de messages ont permis au Saint-Père de s’adresser aux chrétiens et à tous les hommes de bonne volonté. Mais nous retien- drons plus particulièrement les trois encycliques et les quatre exhortations apos- toliques qu’il a promulguées pendant les huit années de son pontificat et que nous devons lire ou relire pour bénéficier pleinement de son enseignement lumineux :

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10 mars 2013 L a P arole D ominicale Josué 5,10-12 • Psaume 33 • 2 Corinthiens 5,17-21 • Luc 15,1-3.11-32 4 ème dimanche de carême Année C L e chemin entrepris depuis le jour des cendres est déjà bien avancé. Avec Jésus, nous avons été conduits au désert pour apprendre du Fils comment la Parole de Dieu, connue et vécue, nous aide à ne pas succomber aux séductions-tentations de celui qui veut nous diviser. Puis nous sommes montés sur la montagne. Pour prier. Et la Voix est venue jusqu’à nous : elle nous invitait à écouter le Fils, lui qui réalise les promesses faites par les prophètes (symbolisés par Elie) et qui porte à sa perfection toute la Loi (symbolisée par Moïse). L’écouter, c’est se laisser habiter par un réel désir de conversion. La conversion. Au cœur du carême, dimanche der - nier, Jésus nous a invités à chan- ger radicalement nos manières de penser Dieu (il n’est pas celui qui nous envoie le malheur) et nos opi- nions sur ce qui nous arrive. Deux semaines ! Voilà le temps qui nous reste avant la Pâques… Où en sommes-nous ? Avons-nous fait le point ? Non pas de nos efforts, ce n’est pas ce que Dieu nous demande ! Mais de nos change- ments de cœurs, nos conversions ! La Parole de Dieu devient-elle la compagne de nos vies, donnant sens à nos choix, orientant nos déci- sions ?… C’est ce que demandait Benoît XVI en nous invitant à vivre une Année de la Foi. Combien plus, en ce temps de carême, devons-nous nous réapproprier cette Parole. Justement, aujourd’hui, cette parole vient lever un coin du voile et nous donne à contempler un Père prodi- gue en miséricorde. Jésus est atta- qué, dénigré. Il faut dire qu’aux yeux de ceux qui se croient justes, des bien-pensants, des gens qui sont sans cesse dans le Temple à louer Dieu, il passe pour un drôle de per - sonnage. Il va chez les étrangers, il reconnaît la grandeur de la foi chez un colonisateur, centurion romain, il fréquente des gens à la fortune ambiguë… Bref, Jésus n’entre pas dans les canons du politiquement correct du croyant. il fait bon accueil aux pécheurs… Oserons-nous reconnaître qu’il y a de ‘nous’ dans ces accusateurs. Jésus vient dire à tous la Bonne Nouvelle de l’Amour infini du Père pour tous les hommes… mais on ne comprend pas que les autres, les gens ‘pas comme nous’, les étran- gers, les riches, les prisonniers, soient aussi conviés à vivre la vie de Dieu… Nous sommes aimés du Père mais eux aussi ils sont aimés du même amour ! Alors Jésus va raconter une de ces histoires qui frappe l’imagi- nation, que nous retenons facile- ment et qui doit nous conduire à changer notre regard sur Dieu et sur les autres… Très souvent, cette parabole est uti- lisée pour montrer la conversion du pécheur qui revient tout contrit vers son père… Relisez bien ce texte : le fils ne revient pas pour demander pardon, il n’a encore rien changé de son attitude. Il est parti pour satis- faire ses envies. Il prend le chemin du retour simplement parce qu’il a faim. Il espère que son père lui donnera de quoi manger… C’est l’attitude du Père qui doit nous interpeller. Que fait-il ? Il ne juge pas son fils lorsque celui-ci lui demande sa part d’héritage… Le fils veut soi-disant sa liberté, le père le laisse partir… Mais il va désormais attendre son retour... Le fils vit sa vie, s’amuse… Le père regarde l’horizon, c’est lui qui souf- fre d’être abandonné, incompris… Le fils revient, le père pourrait pren- dre un air sévère, sous la véranda, et faire une bonne leçon de morale… Non, il court vers le fils, il le couvre de baisers, l’habille. Il lui rend sa dignité de fils (la bague au doigt marque la confiance, c’est le sceau par lequel les actes sont authenti- fiés)... Mon fils qui était mort est revenu à la vie... C’est la fête ! Pour un seul pécheur qui se convertit, c’est la joie dans le Royaume... Dieu plein d’amour qui nous attend, Dieu qui nous renouvelle sans cesse sa confiance... Quelle grandeur, quelle chance pour nous ! Pouvons-nous encore oser dire que Dieu nous punit par les accidents, les maladies, les catastrophes ? Il reste le fils aîné qui n’a pas compris que l’amour de son père est aussi grand pour lui que pour son frère. Et qu’il sera digne de son Père s’il accepte de partager la même joie, la même table... Le père n’a pas jugé mais le fils aîné a condamné, méprisé et rejeté son frère... Saura- t-il lui aussi comprendre que le cœur de Dieu est pour tous ? Encore un effort, le carême c’est changer notre regard sur Dieu et, par là même, sur nos frères, tous nos frères, sans aucune distinction ni discrimination… Où en sommes- nous de notre carême ??? P. Bruno Latour, curé du François n Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 8

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Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 9 Qui peut être ordonné ? P arce qu’entre autres, il agit à la place du Christ, seul un homme baptisé reçoit validement l'ordination sacrée, énonce le canon 1024. Cette règle, certainement exclusive des femmes et des non-baptisés, pose d’emblée les conditions minimales pour recevoir ce sacrement. Dans l’Eglise catholique de rite latin – la nôtre – ces candidats hommes peuvent être mariés s’ils aspirent au diaconat permanent. Ils auront 25 ans accomplis pour les célibataires ou au moins 35 ans pour les hommes mariés (C.1031§2). S’ils demandent à recevoir le presbytérat ou l’épiscopat (C.1031 et 378), ils seront toujours célibataires, âgés de 25 ans accomplis pour les prêtres et 35 ans au moins pour les évêques (et 5 ans d’ordination sacerdotale minimum). Dans l’Eglise catholique de rite oriental, il faut savoir que des hommes mariés peuvent être ordonnés prêtres. Les évêques quant à eux sont toujours célibataires. Ensuite, pour que quelqu'un soit ordonné, il faut qu'il jouisse de la liberté voulue ; il est absolument interdit à quiconque, de quelque manière et pour quelque raison que ce soit, de contraindre quelqu'un à recevoir les ordres, ou d'en détourner quelqu'un qui est canoniquement idoine à les recevoir (C.1026). Encore, seront seuls promus aux ordres ceux qui, au jugement prudent de l'Evêque propre ou du supérieur majeur compétent, tout bien pesé, ont une foi intègre, sont animés par une intention droite, possèdent la science voulue, jouissent d'une bonne réputation et sont dotés de mœurs intègres, de vertus éprouvées et des autres qualités physiques et psychiques en rapport avec l'ordre qu'ils vont recevoir (C.1029). Ici, se comprend les recommandations qui écartent de ce sacrement les personnes dont l’orientation sexuelle avérée est homosexuelle. Dans le même ordre d’idée, sont empêchées de recevoir ce sacrement les personnes atteintes de troubles psychiques ou psychologiques majeurs les rendant incapables d’exercer le ministère : ... celui qui a commis un homicide volontaire ou procuré un avortement suivi d'effet et tous ceux qui y ont coopéré positivement ... celui qui, d'une manière grave et coupable, s'est mutilé ou a mutilé quelqu'un d'autre, ou celui qui a tenté de se suicider (C.1041). Enfin, les aspirants au diaconat et au presbytérat recevront une préparation soignée (C.1027). Elle est d’au moins 5 années de philosophie et de théologie pour le presbytérat (C.1032). Qu’est-ce qui fait l’ordination ? Les ordres sont l'épiscopat, le presbytérat et le diaconat… ils sont conférés par l'imposition des mains et la prière consécratoire que les livres liturgiques prescrivent pour chacun des degrés (C.1009) . La constitution apostolique sacramentum ordinis de Pie XII du 30 novembre 1947 a clarifié l'importance théologique des rites en définissant que la matière unique des ordres sacrés du diaconat, du presbytérat et de l'épiscopat est l'imposition des mains ; la forme, unique également, consiste dans les paroles qui déterminent l'application de cette matière, et par lesquelles sont signifiés de manière univoque les effets sacramentels. L’onction du saint chrême, marque du Saint-Esprit, fait partie des rites complémentaires. A ces essentiels, au moment de l’ordination, sont demandées différentes promesses telles que : le consentement de l’épouse pour les candidats au diaconat s’ils sont déjà mariés ; le célibat pour tous les autres ; l’obéissance à l’évêque propre et à ses successeurs ; la célébration régulière de la liturgie des heures ; garder et développer un esprit de prière conforme au nouvel état et dans la fidélité à cet esprit ; l’accomplissement avec sagesse et dignité du ministère de la Parole ; l’annonce de l’Evangile et l’exposition de la foi catholique ; la célébration des sacrements pour la louange de Dieu et la sanctification du peuple chrétien ; implorer la miséricorde de Dieu pour le peuple qui sera confié, en étant toujours assidu à la charge de la prière ; s’unir davantage au souverain prêtre Jésus Christ qui s'est offert pour nous à son Père en victime sans tache en se consacrant à Dieu avec Lui pour le salut du genre humain. En Martinique L’habitude est de s’orienter très jeune dans la voie de la vie en couple. Pourtant, si grande soit la vocation au mariage, le Seigneur appelle nombre de jeunes et moins jeunes à son service. Peu prennent le temps de vérifier cet appel. Le sacrement de l’Ordre (suite et fin) Après les explications et repères sur le sacrement de l’Ordre que nous avons approchés précédemment, il convient maintenant de considérer ceux qui peuvent être ordonnés, ce qui fait l’ordination et les contacts diocésains. Droit canonique (suite page 19)

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Vie du diocèse Je crois en l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Lorsque nous prononçons cette phrase issue du Credo, chaque dimanche à la messe, nous pensons à cette Eglise-Ekklesia composée de tous ceux qui partagent notre foi trinitaire. Nous pensons aussi à cette belle institution à l’origine de la création et de l’édification d’écoles, d’hôpitaux et d’établissements pour les plus démunis, au nom d’un Christ mort et ressuscité. Campagne du Denier de l’Eglise Au cœur de la Mission : le don M ais l’Eglise est aussi un ensemble d’associations diocésaines dont l’évêque est le président. L’Association diocésaine de la Martinique est une personne morale qui trouve son fondement dans deux lois : - La loi de 1905 établissant la stricte séparation de l’Eglise et de l’Etat ; - La loi de 1901 régissant les associations à but non lucratif. Ces deux lois ont des répercussions sur l’immobilier de notre Association diocésaine, ainsi que sur son mode de financement. En premier lieu, la loi de 1905 classe nos églises en deux catégories distinctes : - Celles qui ont été bâties avant 1905 ; - Celles qui ont été bâties après 1905. La première catégorie est propriété de l’Etat et des communes qui en ont la charge, tandis que l’Eglise est affectataire, c’est-à-dire utilisatrice exclusive. Pour celles bâties après 1905, la charge revient à l’Association diocésaine. L’autre répercussion de la loi de 1905 est le mode de financement de notre Association. En effet, toute subvention du culte par une institution publique devient interdite. Il en découle que l’Eglise, au même titre que tous les cultes, doit compter sur ses fidèles pour assurer les moyens matériels. La loi de 1901 sur les associations à but non lucratif a, elle aussi, une répercussion sur la vie temporelle de notre diocèse. En effet, les associations diocésaines étant classées dans la catégorie de la délégation de service public, sont réputées d’utilité publique. A ce titre, elles ont « la grande capacité », c’est-à-dire la possibilité de recevoir des dons et legs en complète exonération de droits de mutation et de délivrer en retour des reçus fiscaux. Cette analyse du cadre juridique dans lequel évolue notre Eglise permet d’invalider deux mythes encore répandus : - L’Eglise ne bénéficie d’aucune subvention publique ; - L’Eglise n’est pas riche. Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 10 DENIER E g l i s e de l’ Au cœur de la Mission : le don

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L’Eglise ne possède que ce que ses fidèles lui donnent. Ses principales ressources sont : - le Denier de l’Eglise - les quêtes - les offrandes à l’occasion des sacrements (casuel) - les offrandes de messe - les legs et donations pour un montant total de 7,4 millions d’Euros. Cela lui permet de faire l’équilibre avec les dépenses suivantes : - les traitements et salaires - les frais généraux - les frais engendrés par la pastorale - les entretiens et les gros travaux immobiliers La campagne du Denier de 2012 a donné les résultats suivants : - le montant du Denier a progressé de 7%, s’établissant à 1 070 ke ; - le nombre de donateurs a progressé de 9% pour atteindre 13 951 ; - le don moyen s’est quasi maintenu à 76e . Au nom de toute l’Eglise en Martinique, de Monseigneur l’Archevêque et de son presbyte- rium, je tiens à remercier celles et ceux qui, à l’imitation de la veuve de l’évangile, ont donné de leur superflu et quelquefois de leur nécessaire. La campagne de collecte du Denier commence le dimanche 10 mars 2013 et s’étalera sur toute l’année. Son thème sera le suivant : au cœur de la Mission : le don. Nous mettons en œuvre les moyens suivants pour la collecte : - Distribution des enveloppes dans chaque paroisse. - Distribution par la Poste à chaque foyer de Martinique d’une enveloppe contenant une enveloppe retour (port payé). - Une campagne d’information (presse, radio, affiches…). Les dons peuvent être effectués soit en espèces, soit par chèque, soit par prélèvement bancaire ou encore par carte bleue. La nouveauté de cette année consiste à permettre le don en ligne, par le site internet diocésain, dès le mois d’avril 2013. Pour les foyers assujettis à l’impôt sur le revenu, un reçu fiscal leur permet de bénéficier d’une déduction fiscale de 66% de leur impôt. La répartition qui suit montre l’utilisation qui est faite des dons confiés au titre du Denier : Les Martiniquais aiment leur Eglise. Ils sont l’Eglise. A ce titre, nous avons une grande responsabilité quant à sa vie matérielle. D’abord, en y participant nous-mêmes, que nous soyons ou non pratiquants, mais aussi en étant acteurs de la promotion de ce geste auprès de nos proches. etre ensemble le corps du christ pour le salut du monde. Tel est le projet pastoral de notre diocèse. Dans ce Corps, certains ont consacré leur vie. Ils sont les garants et les acteurs des Sacrements. Ils sont dans la Mission. D’autres donnent de leur temps et de leur énergie en enseignant aux jeunes, en embellissant nos lieux de culte. Eux aussi sont dans la même Mission. D’autres encore donnent de leurs moyens financiers pour que les besoins matériels de leur Eglise soient assurés. Et c’est la même Mission. Vous aussi, rejoignez la Mission… Au cœur de la Mission : le don. Hervé Lordinot, diacre permanent Econome diocésain n Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 11 Frais de personnel laïc et charges sociales des prêtres (25%) Rémunération des prêtres (25%) Frais de formation des séminaristes (20%) Frais de catéchèse, de catéchuménat et divers mouvements (8%) Entretien patrimoine immobilier (8%) Dons aux défavorisés et paroisses nécessiteuses (4%) Frais administratifs (8%)

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Vie du diocèse Tel était le thème de la réflexion proposée aux jeunes femmes entre 18 et 35 ans par le comité de la Pastorale des Vocations, le 16 février 2013, à l’Accueil Don Bosco. Cet appel a résonné de manière particulière dans le cœur de vingt-trois jeunes femmes des quatre coins de l’île qui se sont retrouvées afin d’échanger sur ce thème. Célibataire, en couple, mariée : qu’importe notre passé ou notre situation actuelle, nous étions appelées par le même Esprit et destinées au même Amour. Avez-vous rencontré Celui qui est Amour ? P as de crainte à avoir, la journée s’annonçait conviviale et pleine de promesses. Nous n’avons pas été déçues. Après l’accueil du père Emmanuel Chaulvet, la louange a facilité le premier contact. Sr Jessie nous a complètement mises à l’aise avec une animation dont elle a le secret. Nous avons fait connaissance au milieu des rires. Le comité des vocations avait opté pour un texte susceptible de parler à chacune. Le texte de Marc 5,25-24 nous a replongées dans nos propres souffrances et nos manques de foi. Cette femme malade a tellement cru en Jésus qu’en touchant ses vêtements elle a été guérie. Elle qui avait été déçue par le monde, elle qui n’avait pu obtenir aucune aide des médecins, a mis toute sa confiance en Lui. Son acte de foi est un mélange d’espoir et d’humilité. N’osant affronter Jésus, elle lui touche le vêtement par derrière. Il se sent vidé d’une force. Cette force est donnée à cette femme très affaiblie par la maladie. Ressentant ce qui se passe dans son corps, elle est prise de crainte lorsque Jésus demande : Qui a touché mon vêtement ? Elle finit par avouer son geste. Ma fille, ta foi t’a guérie. Va en paix et sois délivrée de ton mal. Jésus lui redonne la force qui quittait son corps. C’est de cette façon que Dieu désire venir jusqu’à nous. Il souhaite un face- à-face et un dialogue. Il veut nous donner un peu de lui chaque jour et ce, simplement par amour. Nous oublions souvent qu’Il est ce Dieu d’amour qui nous rejoint là où nous sommes, qui nous accepte tels que nous sommes et nous conduit sur des chemins d’espérance. Chacune, à sa manière, a déposé dans le cœur de Dieu ses souffrances, ses attentes, ses faiblesses, ses manques de foi, afin d’être transformée de l’intérieur. Le témoignage d’une célibataire consacrée est venu nous chercher dans nos vies. Il était si actuel, si profond et empreint de vérité qu’il nous a émues. L’abandon dont elle a su faire preuve dans sa vie afin d’accueillir le Christ est une belle leçon de vie. Durant cette journée, nous avons pu déposer, dans une boîte mise à notre disposition, des questions parmi lesquelles : Comment savoir que l’on a trouvé la bonne personne avec qui construire sa vie ? Comment faire grandir sa foi ? Engagement et chasteté ? Ces questions ont trouvé leurs réponses lors des carrefours avec les membres du comité. La louange qui nous a accueillies nous a raccompagnées après la bénédiction du père. Nous nous sommes séparées avec la promesse de nous revoir le mois prochain, certaines que ce nouveau rendez- vous ne devrait pas nous passer sous le nez. Que ta volonté soit faite : cette phrase que nous disons chaque jour est facile à prononcer mais tellement difficile à assumer. Bien souvent, nous souhaitons mener nos combats seules, nous voulons atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés sans nous soucier de ce que le Seigneur désire pour chacune d’entre nous. Comme cette femme qui a cru en Jésus au point d’y mettre tous ses espoirs lorsque le monde ne pouvait plus rien lui donner, puissions-nous croire que Dieu est notre salut, sans nous laisser modeler par ce monde ! Géraldine, pour le Comité de la Pastorale des Vocations n Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 12

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L es JDJ se situent dans le cadre des JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) et sont célébrées normalement dans chaque diocèse. Le thème retenu par le Saint-Père pour l’année 2013 est : Allez donc, de toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19). Tous les jeunes âgés de 15 à 35 ans sont invités à participer à ce temps fort diocésain sous la présidence de notre archevêque, Mgr Michel Méranville. Le rendez-vous est fixé au dimanche 24 mars 2013 à la cathédrale de Saint-Pierre de 8h à 16h. Les jeunes sont priés de s’inscrire dans leur paroisse avant le mercredi 20 mars 2013. Notons que la participation à la journée est de 3e par jeune pour le financement des actions proposées dans le cadre de la Pastorale des Jeunes. Restera pour chaque paroisse à préciser le coût du transport. Il est demandé aux jeunes de s’engager à être respectueux et à l’écoute durant toute la manifestation. La tenue vestimentaire doit être correcte et des couleurs de tee-shirt sont proposées par secteur. ( Voir le tableau ci-dessous). Le programme de la journée est le suivant : 8h - Accueil en louange 9h30 - Eucharistie présidée par Mgr Méranville 12h - Déjeuner (tiré du sac) 14h - Reprise en louange - Sketch Mot de l’évêque - Surprises 16h - Envoi Pour faire mémoire de l’entrée messianique de Jésus à Jérusalem avant d’entrer dans sa Passion, les jeunes sont invités à se munir d’un rameau ou multipliant , qu’ils habilleront d’un ruban aux couleurs de leurs secteurs. Comme le rapportent les quatre évangiles : La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du seigneur ! (Jn 12,12-13). Que la jeunesse martiniquaise se rassemble ce dimanche des Rameaux pour acclamer son Seigneur ! Le Comité de la Pastorale des Jeunes n Journée Diocésaine de la Jeunesse Allez donc, de toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19) Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 13 Chaque année, le dimanche des Rameaux est marqué par un grand rassemblement de jeunes à l’occasion des Journées Diocésaines de la Jeunesse (JDJ). Depuis 1996, cette Pâques des jeunes, véritable expression de foi, est une occasion de partager dans la joie : joie d'être chrétien, joie d'appartenir à l'Eglise, Corps du Christ Ressuscité. Secteur Paroisses centre Tee-shirt rouge Balata, Bellevue, Cathédrale, Coridon, De Briant, Redoute, Saint-Christophe, Saint- Joseph, Sainte-Thérèse, Schœlcher et Terres-Sainville nord caraïbe Tee-shirt bleu Bellefontaine, Carbet, Case-Pilote, Fonds-Saint-Denis, Morne-Rouge, Morne-Vert, Prêcheur et Saint-Pierre nord atlantique Tee-shirt Ajoupa-Bouillon, Basse-Pointe, Grand-Rivière, Gros-Morne, Lorrain, Macouba, Marigot, Morne-des-Esses, Robert, Sainte-Marie, Tartane, Trinité et Vert-Pré sud Tee-shirt Anses d’Arlet, Diamant, Ducos, François, Josseaud, Lamentin, Marin, Régale, Rivière- Pilote, Rivière-Salée, Sainte-Anne, Sainte-Luce, Saint-Esprit, Trois-Ilets et Vauclin jaune orange ou blanc vert ou

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Vie du diocèse Célébrations pénitentielles 2013 Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 14 ParoisseDate Heure Doyenné de Fort-de-France Bellevue Mardi 12 mars 18h Balata Mercredi 13 mars18h Coridon Mercredi 13 mars18h Schœlcher Jeudi 14 mars18h Redoute Lundi 18 mars18h Terres-Sainville Mercredi 20 mars18h Case-Pilote Mercredi 20 mars18h De Briant Mercredi 20 mars18h Cathédrale Jeudi 21 mars17h Saint-Christophe/Sainte-Thérèse Vendredi 22 mars17h (à Saint-Christophe) Doyenné du Centre nord Gros-Morne Lundi 11 mars9h – 12h et 15h – 18h* Saint-Joseph Mardi 12 mars9h – 12h et 15h – 18h* Robert Mercredi 13 mars9h – 12h et 15h – 18h* Vert-Pré Jeudi 14 mars15h – 18h* Morne-des-Esses Lundi 18 mars15h – 18h* Sainte-Marie Mercredi 20 mars8h30 – 12h et 15h – 18h30* Trinité Jeudi 21 mars9h – 12h et 15h – 18h* Tartane Lundi 25 marsA partir de 17h30 Doyenné du Sud Sainte-Anne Lundi 4 mars16h – 18h30 Vauclin Lundi 4 mars16h – 18h30 François Mardi 5 mars9h30 – 11h30 et 16h – 18h30 Lamentin Jeudi 7 mars9h30 – 11h30 et 16h – 18h30 Diamant Vendredi 8 mars16h – 18h Jossseaud Vendredi 8 mars16h – 18h30 Régale Vendredi 8 mars16h – 18h30 Sainte-Luce Lundi 11 mars16h – 18h30 Rivière-Pilote Mardi 12 mars9h30 – 11h30 et 16h – 18h30 Saint-Esprit Jeudi 14 mars9h30 – 11h30 et 16h – 18h30 Petit-Bourg Vendredi 15 mars 16h – 18h30 Rivière-Salée Vendredi 15 mars16h – 18h30 Anses d’Arlet Lundi 18 mars16h – 18h Marin Lundi 18 mars16h – 18h30 Ducos Mardi 19 mars9h30 – 11h30 et 16h – 18h30 Trois-Ilets Vendredi 22 mars16h – 18h Doyenné du nord atlantique Marigot Mardi 12 mars 17h30 Basse-Pointe Mercredi 13 mars17h Macouba Vendredi 15 mars17h30 Ajoupa-Bouillon Dimanche 17 mars Mercredi 20 mars 15h-18h (uniquement pour les personnes qui travaillent) 17h (pour toutes les autres personnes) Lorrain Mardi 19 mars17h30 Grand-Rivière Jeudi 21 mars18h Doyenné du nord Caraïbe Bellefontaine Lundi 18 mars17h30 – 19h30 Carbet/Morne-Vert Lundi 18 mars 17h30 – 19h30 (au Carbet) Saint-Pierre/Fonds-Saint-Denis Mercredi 20 mars17h30 – 19h30 (à Saint-Pierre) Morne-Rouge/ Prêcheur Vendredi 22 mars 17h30 – 19h30 (au Morne-Rouge) * Les horaires de fin de soirée correspondent à la fermeture des portes de l’église ; les personnes se trouvant dans l’église au moment de la fermeture seront confessées. Messe chrismale : Mercredi 27 mars 2013 à 10h30 à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France.

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C hacun des vingt-sept livres néotestamentaires aborde la question à sa manière, leurs différents rédacteurs n’ayant ni les mêmes destinataires ni les mêmes projets. Ainsi, l’évangile selon saint Jean se distingue des autres, entre autres éléments, par sa manière de traiter du thème de la foi. La présentation de son message à ce sujet peut s’organiser en deux points portant respectivement et successivement sur les généralités et sur des cas particuliers. La foi dans l’évangile en général Une vue d’ensemble permet de constater, avec la plupart des exégètes, que le quatrième évangile est le livre le plus croyant du Nouveau Testament. Cela ne signifie en rien que son auteur, ses personnages ou ses destinataires auraient plus confiance en Dieu que les autres. Nous voulons dire que chez saint Jean, le thème de la foi est massivement présent, comme l’attestent les statistiques. En effet, même s’il n’utilise jamais le terme « foi », saint Jean reste l’auteur qui emploie le plus le verbe « croire ». Ce mot revient littéralement deux cent quarante et une fois dans la totalité du Nouveau Testament, dont quatre- vingt-dix-huit fois, soit plus de quarante pour cent des emplois, se concentrent dans l’évangile selon saint Jean. De plus, en précisant la finalité de son évangile, l’auteur johannique déclare clairement ses intentions en disant : Jésus a opéré sous les yeux de ses disciples bien d'autres signes qui ne sont pas rapportés dans ce livre. Ceux-ci l'ont été pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour que, en croyant, vous ayez la vie en son nom (Jn 20,30-31). Ces versets enseignent clairement que l’évangéliste n’a pas le projet de tout rapporter. Il écrit pour susciter la foi ! Fréquenter le texte de l’évangile, c’est en fait aller aux sources de la foi. Autrement dit, la foi s’alimente par la lecture du message évangélique. C’est aussi le lieu de rappeler que Jn 1,7 et Jn 3,16 associent la même foi à la venue du Fils de Dieu au monde. De cette manière, la mission de Jésus et la rédaction du quatrième évangile se rencontrent au carrefour de la foi. La foi à travers quelques cas particuliers En parcourant les différents chapitres qui constituent la matière de l’évangile selon saint Jean, le lecteur remarque que, Jésus apparaît régulièrement en conversation relativement intime avec divers personnages. Il s’entretient, par exemple, avec ses premiers disciples (Jn 1,35-51), avec Nicodème (Jn 3,1-21), avec la Samaritaine (Jn 4,7-26), avec la femme adultère (Jn 7,53-8,11), avec l’aveugle de naissance (Jn 9,1-7), avec Marthe (Jn 11,17-27), avec Pierre (Jn 13,6-11 ; 21,20-23), avec le Grand Prêtre Anne (Jn 18,19-24), avec Pilate (Jn 18,28-38 ; 19,9-11), avec Marie de Magdala (Jn 20,11-18), avec Thomas (Jn 20,24-29)... Ces nombreuses rencontres, quoique différentes par les circonstances et par les personnages qu’elles mettent en scène, comportent quelques points communs. Dans tous les cas, il s’agit de rencontre et de dialogue avec Jésus. On remarque aussi que ces conversations sont de véritables itinéraires spirituels au terme desquels se produit une profonde transformation de la personne. À dire vrai, la situation d’arrivée concernant la conception de Jésus est souvent en contraste avec celle de départ, dans le sens d’une évolution. Ce progrès s’opère à la faveur d’une conversation avec Jésus. Sur la base de ces constatations, il est possible de formuler une conception de la foi. Croire, consiste à faire l’expérience de la rencontre de Jésus. La foi se nourrit d’un échange constant entre parole divine et parole humaine. Loin d’être une réalité figée, la foi est mouvement qui fait grandir dans la manière de concevoir Dieu. D’ailleurs, saint Jean le suggère à travers son style. Dans la langue originelle du Nouveau Testament, le grec, il fait fréquemment suivre le verbe « croire » de la préposition « vers ». Comme s’il voulait dire à ses destinataires que la position croyante ne s’acquiert pas définitivement, mais se cultive, s’entretient, dans un mouvement qui, jour après jour, rapproche de l’objet de la foi : Jésus. P. Elvis Elengabeka C.S.Sp. n Bible La foi dans le Nouveau Testament : le cas du quatrième évangile Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 15 Il existe une relation naturelle entre le Nouveau Testament et la foi. En réalité, cette dernière se comprend comme la réponse positive de l’humanité à la parole divine consignée dans les écrits bibliques. Cependant, les différentes parties de la Bible proposent des approches spécifiques de la foi.

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Culture Frère David Macaire, actuellement prieur du couvent dominicain de la Sainte- Baume (Var), est Martiniquais et il vient de diriger la rédaction et la publication d’un livre consacré au père Gaston Jean-Michel, doyen du presbyterium de la Martinique et prélat d’honneur de Sa Sainteté, qui a fêté le 20 décembre dernier à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France son 101 ème anniversaire et son 77 ème anniversaire d’ordination sacerdotale. Eglise en Martinique l’a rencontré à l’occasion d’une émission de Radio Saint-Louis consacrée à la sortie (1) du livre à la Martinique. Entretien avec frère David Macaire, o.p. sur son livre : Le Père Gaston Jean- Michel, Témoin de l'Evangile Michel Déglise : Frère David, vous avez dirigé avec frère Gilles Danroc (2) la publication du livre Le père Gaston Jean-Michel, Témoin de l’Evangile (3), préfacé par notre archevêque, Mgr Michel Méranville. Pouvez-vous nous rappeler dans quelles conditions est né le projet de ce livre ? Frère David : Volontiers ! Surtout que ce fut une véritable épopée… près de dix ans de travail ! Comme beaucoup de personnes – je pense en particulier aux auditeurs de RSL – j’ai toujours été enthousiasmé d’entendre parler le père Jean- Michel… Quelques années plus tard, devenu prêtre, j’ai pris conscience de la richesse des enseignements que j’avais reçus auprès de cet homme. J’ai voulu en partager le fruit avec le plus grand nombre. Mais je n’étais pas le seul à avoir « écouté » le père, ni à avoir eu la même idée ! En fait, c’est au cours d’un repas avec feu Henry Titina et le père Alain Ransay que le projet s’est formalisé en 2003. Ensuite, mon frère dominicain Gilles Danroc m’a, lui aussi, fait part d’un projet similaire : nous avons uni nos forces. MD : A quand remontent vos rapports avec le père Jean-Michel ? Vous considérez-vous comme l’un de ses fils spirituels ? FD : Ayant eu la joie d’être son « voisin » pendant les années où j’étais bénévole à RSL, avant mon entrée dans les ordres, j’ai pu partager avec lui de longues heures de discussion. Oui, nous sommes devenus proches malgré les presque soixante ans qui nous séparent. Il n’y a pas de doute, c’est le grand-père qui m’a manqué. Mais, étrangement, c’est aussi un ami. Enfin, c’est un modèle… sa ki lé sa ki mandé (4) : j’ai déjà demandé au Seigneur une double part de son esprit (comme le prophète Elisée le fit au départ de son maître Elie) ! Mais le père Jean-Michel n’est pas près de partir, alors j’attendrai. MD : Vous avez animé le travail de deux équipes : une première équipe d’interviewers et de rédacteurs de RsL, travaillant directement avec le père Jean-Michel, et une équipe d’historiens, revenant sur l’histoire de l’Eglise de Martinique : parlez- nous de ce travail. FD : Conseillé par mes deux complices (Henry et le père Alain), j’ai établi la liste des thèmes et des questions que je savais être les sujets de prédilection du père. Je tiens à rendre hommage aux collaboratrices de Radio Saint-Louis, Claude Remer et Ginette Yung- Hing, qui, avec une grande finesse et fidèlement aux propos du père Jean-Michel, ont réalisé ce premier Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 16 F. Gaston Jean-Michel

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travail (entre 2004 et 2007). Ensuite, munis de ce matériau de base, il a fallu choisir ce que nous voulions en faire. Un livre oui, mais quel type de livre ?… un simple livre de mémoire ? un récit commenté ? Finalement, j’ai opté pour un livre d’interview afin de laisser la parole au père Jean-Michel et de préserver son dynamisme et sa liberté de ton. Mon travail a alors consisté à réécrire et réorganiser les interviews, à repérer les oublis puis demander des compléments d’information et surtout à écrire et faire écrire les notes de bas de pages pour faciliter la compréhension. Je remercie les personnes qui se sont alors mises au travail : père Ransay, Sr Marie-Bénédicte (Dominicaine de Notre-Dame de la Délivrande avec une petite équipe) et Michel Déglise de Radio Saint-Louis qui a travaillé directement ces deux dernières années avec le père Jean- Michel pour relire et corriger le texte et les notes et pour fournir des photos qui agrémentent l’ouvrage. Tout cela a pris quatre ans, jusqu’en 2011. J’ai été très déçu de ne pouvoir offrir le livre au père Gaston Jean-Michel pour ses 100 ans ! Mais je ne regrette rien car il restait beaucoup de travail, la partie historique n’étant pas finalisée. Enfin, bien sûr, merci à Monsei- gneur Méranville qui a, en quelque sorte, béni tout le projet en nous offrant une belle préface qui révèle son affection pour le père Jean- Michel. MD : Votre collaboration avec le frère Gilles Danroc, dominicain comme vous-même, s’est-elle bien passée ? FD : Oui et je tiens à lui rendre hommage, car il m’a énormément motivé dans ce travail. Le frère Gilles est un passionné de l’histoire du Nouveau Monde depuis son séjour de près de vingt ans en Haïti. Nous ne sommes ni de la même génération, ni du même style et nous n’avons pas la même expérience : Gilles a été missionnaire en Haïti sous Duvalier ; moi je suis missionnaire en Métropole dans une société décadente ! Et puis, notre rapport aux Antilles et à leur histoire n’est pas le même : cette histoire est la mienne, je la porte en moi comme beaucoup d’Antillais ; lui, il l’a découverte et l’a étudiée. Mais nos deux approches sont pour chacun une richesse et j’espère que le livre en témoigne. En tout cas, sa présence dans ce projet nous dit à quel point notre histoire est belle à l’échelle du monde et de l’Eglise et que le témoignage du père Gaston Jean-Michel a une portée universelle, qui dépasse notre petite Martinique. Le frère Gilles a, comme bien d’autres, rencontré le père Jean- Michel et il a été fasciné par cette rencontre. Je crois qu’il a eu le sentiment, en écoutant le père, de toucher un de ces témoins de l’Histoire de l’Eglise aux Antilles dont il est un spécialiste. C’est lui qui a donné au livre sa profondeur historique. En hommage au père, il a contacté M elle Liliane Chauleau, M. Léo Elisabeth, M. Philippe Delisle, M me Nathalie Zonzon- Quitman (pour obtenir un article de sa mère, M me Suzette Quitman) ; il a potassé les travaux du grand historien, feu le père Bernard David, ami du père Gaston Jean- Michel. Je remercie au passage Melle Nina Brador pour le travail de secrétariat qu’elle a efficacement fourni à ce stade du travail. MD : Que retenez-vous du parcours exceptionnel, par sa durée et son intensité, du père Jean-Michel, encore engagé très activement dans l’apostolat à plus de 101 ans ? FD : Je retiens que le père Jean- Michel ne m’a jamais raconté « ses mémoires ». Vous savez qu’il n’est pas tourné vers le passé, même aujourd’hui à 101 ans. Son but est toujours d’analyser le présent pour construire l’avenir (voir, juger, agir !). Mais il sait tirer les leçons du passé ! Comme je l’explique quelque part dans le livre, il n’est jamais content : c’est un insatisfait et il le restera tant que l’Evangile n’aura pas durablement pénétré, pas seulement dans la « religiosité » mais aussi dans le cœur des hommes, dans leur vie sociale et professionnelle… C’est pour cela qu’il va encore vivre longtemps ! MD : Que peut apporter ce livre à ses nombreux lecteurs, catholiques ou non ? FD : Dans l’introduction, nous expliquons que ce n’est pas tant des mémoires que le père Jean-Michel nous lègue, mais une mémoire. Parce qu’il a étudié l’histoire de son peuple et de son Eglise, il a inscrit consciemment son ministère sacerdotal dans la noble lignée des grands évangélisateurs qui ont façonné la richesse de notre peuple, sa vie sociale, sa culture, sa foi… Il est le digne descendant de ces prêtres, religieux et religieuses qui font l’honneur de l’Eglise ici et que l’Histoire officielle, parfois idéologisée, a eu tendance à oublier. Mais le père ne les a pas oubliés. Et nous non plus ! On ne pouvait pas proposer un voyage dans sa mémoire sans donner au lecteur de quoi la comprendre, sans entrer rigoureusement dans la Mémoire ecclésiale et l’Histoire martiniquaise ! C’est donc ce que le lecteur découvrira ! Propos recueillis par Michel Déglise pour Radio Saint-Louis n (1) Contactez Radio Saint-Louis pour commander le livre : RSL Rue Georges Zaïre ZAC Rivière Roche 97200 Fort de France ou par tél. 05 96 71 86 04 du lundi au vendredi de 8h à 14h, et le samedi de 8h à 11h. (2) Frère Gilles Danroc, prêtre dominicain, missionnaire et historien, présent pendant vingt ans en Haïti, et actuellement aumônier des équipes internationales du Rosaire. (3) Le père Gaston Jean-Michel, Témoin de l’Evangile. Mémoire Martiniquaise et Histoire Ecclésiale. Sous la direction de David Macaire, o.p. et Gilles Danroc, o.p. aux Editions La Thune, Marseille. Préface de Mgr Michel Méranville. Livre broché, 280 p. Prix Martinique : 25e . (4) Que ceux qui veulent en fassent la demande. Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 17

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Culture Allez, de toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19). Tous entendaient les merveilles de Dieu proclamées dans leurs langues maternelles (Ac 2,11). Inculturation : Le chant liturgique local E n ce temps de carême et de commémoration du mystère pascal de notre Sauveur Jésus Christ, il est bon de se rappeler l’axe du projet pastoral diocésain : Etre ensemble le corps du Christ pour le salut du monde. L’universalité du salut se révèle par son expression pour et dans toutes les formes culturelles. Des chants sacrés martiniquais C’est grâce à une dynamique spirituelle de notre Eglise que le chant reçoit l’évangile. Ainsi, il doit être une expression artistique locale, fruit de la méditation des textes sacrés, bibliques et liturgiques. Aujourd’hui, il existe de nouvelles approches de la musique spirituelle, des créations nouvelles. L’initiative du mouvement Bèlè Légliz suscite un vif intérêt du peuple chrétien qui se retrouve au plus profond de lui-même dans l’expression de sa foi. L’évangile est dans sa culture. Les compositions sont inspirées des textes bibliques souvent travaillés en atelier Bèlè Légliz . Ces chants, qui sont d’abord destinés à des célébrations inculturées, viennent enrichir le répertoire liturgique de l’Eglise en Martinique. Dans la mouvance du CD Bèlè Légliz, quelques prêtres du diocèse ont partagé leur passion commune pour le chant sacré par le CD Vwa Légliz. Les chants émanent de leurs lectures bibliques et liturgiques et de leurs expériences. C’est dans le prolongement de ce mouvement de création musicale que le CD Van Lespri du père Patrick- Alexis Phanor est présenté. P. Jean-Michel Monconthour, Curé de la Cathédrale Saint-Louis n Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 18 V an Lespri est un projet qui est né suite à ma participation à l’album Vwa Légliz . Le père Jean-Michel Monconthour et Fred Jean- Baptiste, le producteur, sachant que je possédais des compositions, m’ont convaincu que mon devoir était de contribuer à ce travail d’évangélisation par une inculturation de la musique religieuse commencée avec Bèlè Légliz . En effet, jusque-là, je m’étais toujours refusé à faire un album, proposition qui m’avait été faite par d’autres à maintes reprises. J’ai toujours estimé que ce talent de la musique, de la composition et du chant est un don de Dieu. Produire un album était en quelque sorte sortir de cette gratuité. Mais l’Esprit a soufflé pour me faire comprendre que cette fausse modestie n’était peut-être qu’un orgueil mal placé et que ce que l’on a reçu de Dieu est fait pour être donné, partagé aux autres ; livré, comme Christ s’est livré pour nous. Donc pendant un an, j’ai travaillé avec Fred Jean-Baptiste. J’avoue que je suis surpris du résultat et que je reçois cette production à nouveau comme un don, car il m’a permis de croiser bien des personnes, croyantes ou non et même athées, qui se sont mises au service de cette musique inspirée et du texte des Evangiles. Le professionnel de la voix que je suis a dû aussi faire un chemin de descente dans la noble réalité spirituelle qui s’appelle l’humilité, car il fallait parfois reprendre telle ou telle phrase à cause d’une mauvaise diction, d’une intonation à la limite de la détonation, etc. Ainsi, de même que pour la vie spirituelle, rien n’est définitivement acquis : il faut travailler, surtout quand on a un producteur exigeant qui vous invite à vous surpasser pour toucher les futurs auditeurs au cœur. Voilà donc, chers amis lecteurs, un album de douze titres profonds et recueillis pour vous laisser toucher au cœur par le Christ, à travers ce don que Dieu m’a accordé. Cet album invite à un voyage spirituel au travers de l’année liturgique chrétienne, du temps de Noël à celui de Pentecôte, en passant par une attention à la création qui nous entoure. La musique pleine de profondeur, les voix chaudes des chœurs et les arrangements splendides donnent à cet album une qualité autant artistique que spirituelle. P. Patrick-Alexis Phanor, curé de Morne-Rouge et Prêcheur n

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Certains tentent l’aventure d’un cheminement. Quelques- uns finalement se consacrent à Dieu. Dès lors qu’une question de consécration se pose à un fidèle, fille ou garçon, le curé de la paroisse saura l’accompagner efficacement ou l’aiguiller vers le service des vocations du diocèse dont le père Emmanuel Chaulvet a la charge. Pleinement disponible à la cause des vocations et des jeunes, le père Emmanuel invite régulièrement à des récollections. Contact : Foyer Dominique Savio 05 96 79 36 32. Père Jean-Max Renard, Vice-Official n (suite de la page 9) Dimanche 10 mars 2013 Dieu nous aide-t-il à nous surpasser ? Est-ce que Dieu peut nous aider à nous surpasser ? Les valeurs d’entraide et de partage sont-elles compatibles avec l’esprit de compétition ? Qu’est-ce que les chrétiens peuvent apprendre des sportifs ? Pour répondre à ces questions, Dieu m’est témoin reçoit cette semaine Laura Flessel, une icône de l’escrime française, championne olympique. Catholique convaincue, la Guadeloupéenne nous racontera comment sa foi a pu l’aider dans son parcours de championne. Elle nous parlera aussi de Ti Colibri, l’association qu’elle a fondée avec son mari pour promouvoir l’escrime et aider les clubs défavorisés. Elle réagira au reportage réalisé en Nouvelle-Calédonie, au club des piroguiers du Mont-Dore, où les enfants, grâce au sport, apprennent à partager. Dimanche 17 mars 2013 La foi inspire-t-elle les artistes ? Notre foi est-elle une source d’inspiration créatrice ? Les artistes s’inspirent-ils de Dieu pour créer ? Comment ? Le travail d’un artiste chrétien est-il différent ? Pour répondre à toutes ces questions, Dieu m’est témoin accueille ce dimanche, Raphaël Kaikilekofe, un peintre d’origine wallisienne qui reconnaît que Dieu influence son œuvre. Nous serons connectés avec Gilda Gonfier, depuis Pointe-à-Pitre, bibliothécaire guadeloupéenne, écrivain à ses heures, qui nous racontera comment son écriture est aussi un cheminement de foi. Victor Anicet, céramiste martiniquais, nous ouvrira les portes de son atelier pour nous dire comment Dieu est présent lorsqu’il crée. Il nous emmènera à Saint-Pierre, dans le nord de l’île, pour nous montrer les vitraux de la cathédrale qu’il a réalisés. Dimanche 24 mars 2013 Emission spéciale - Election du nouveau pape Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions MeDIAs Église en Martinique du 10 mars 2013 / n°460 19 99.5 - 101.3 et 105.3 mHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com 1 Pour répondre à ces questions, « Dieu m’est témoin » reçoit cette semaine Laura Flessel, une icône de l’escrime française, championne olympique, porte drapeau aux derniers JO de Londres. Catholique convaincue, la Guadeloupéenne nous racontera comment sa foi a pu l’aider dans son parcours de championne. Elle nous parlera aussi de « Ti Colibri » l’association qu’elle a fondée avec son mari pour promouvoir l’escrime et aider les clubs défavorisés. Elle réagira au reportage réalisé en Nouvelle-Calédonie , au club des piroguiers du Mont -Dore, où les enfants apprennent à partager grâce au sport. Nous irons à l’Île-de-la -Réunion , faire la connaissance du père Jean -Yves Payet. Quand il ne célèbre pas dans sa paroisse de Terre-Sainte au sud de l’île, ce prêtre énergique s’entraîne à vélo pour des compétitions cyclistes. Nous serons également connectés par Skype avec Alexis Ajinça, basketteur antillais de 2m15 ! Le « big man » international français sélectionné à la NBA, le prestigieux championnat nord -américain, nous expliquera comment et pourquoi il partage ses lectures de la Bible sur Twitter. Kaikilekofe, un peintre d’origine wallis ienne, représentant du Siapo à P aris, un collectif d’artistes calédoniens . Raphaël ne se définit pas comme « artiste ca tho » mais reconnaît que Dieu influence son œuvre. Nous serons connectés avec Gilda Gonfier, depuis la Pointe-à -Pitre . Cette bibliothécaire guadeloupéenne écrivain à ses heures nous racontera comment son écriture est aussi un cheminement de foi. Nous décou vrirons également le portrait de Karl Lauricourt, un prêtre jésuite, mauricien d’or igine, installé à la Est -ce que Dieu peut nous aider à nous surpasser ? Les valeurs d’entraide et de partage sont -elles compatibles avec l’esprit de compétition ? Qu’est -ce que les chrétiens peuvent apprendre des sportifs ? Notre foi est -elle une source d’inspiration créatrice ? Les artistes s’inspirent -ils de Dieu pour créer ? Comment ? Le travail d’un artiste chrétien est -il différent ? Pour répondre à toutes ces questions, «Dieu m’est témoin » accueille ce dimanche Raphaël 1 Pour répondre à ces questions, « Dieu m’est témoin » reçoit cette semaine Laura Flessel, une icône de l’escrime française, championne olympique, porte drapeau aux derniers JO de Londres. Catholique convaincue, la Guadeloupéenne nous racontera comment sa foi a pu l’aider dans son parcours de championne. Elle nous parlera aussi de « Ti Colibri » l’association qu’elle a fondée avec son mari pour promouvoir l’escrime et aider les clubs défavorisés. Elle réagira au reportage réalisé en Nouvelle-Calédonie , au club des piroguiers du Mont -Dore, où les enfants apprennent à partager grâce au sport. Nous irons à l’Île-de-la -Réunion , faire la connaissance du père Jean -Yves Payet. Quand il ne célèbre pas dans sa paroisse de Terre-Sainte au sud de l’île, ce prêtre énergique s’entraîne à vélo pour des compétitions cyclistes. Nous serons également connectés par Skype avec Alexis Ajinça, basketteur antillais de 2m15 ! Le « big man » international français sélectionné à la NBA, le prestigieux championnat nord -américain, nous expliquera comment et pourquoi il partage ses lectures de la Bible sur Twitter. Kaikilekofe, un peintre d’origine wallis ienne, représentant du Siapo à P aris, un collectif d’artistes calédoniens . Raphaël ne se définit pas comme « artiste ca tho » mais reconnaît que Dieu influence son œuvre. Nous serons connectés avec Gilda Gonfier, depuis la Pointe-à -Pitre . Cette bibliothécaire guadeloupéenne écrivain à ses heures nous racontera comment son écriture est aussi un cheminement de foi. Nous décou vrirons également le portrait de Karl Lauricourt, un prêtre jésuite, mauricien d’or igine, installé à la Est -ce que Dieu peut nous aider à nous surpasser ? Les valeurs d’entraide et de partage sont -elles compatibles avec l’esprit de compétition ? Qu’est -ce que les chrétiens peuvent apprendre des sportifs ? Notre foi est -elle une source d’inspiration créatrice ? Les artistes s’inspirent -ils de Dieu pour créer ? Comment ? Le travail d’un artiste chrétien est -il différent ? Pour répondre à toutes ces questions, «Dieu m’est témoin » accueille ce dimanche Raphaël

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Nous te portons, Jésus, présent dans la figure du pain, dans les rues de notre ville. Nous confions ces rues, ces maisons – notre vie quotidienne – à ta bonté. Que nos rues soient des routes pour toi, Jésus ! Que nos maisons soient des maisons pour toi et avec toi ! Que notre vie de tous les jours soit empreinte de ta présence. Nous plaçons sous ton Regard, Jésus, les souffrances des malades, la solitude des jeunes et des personnes âgées, les tentations, les peurs. Nous plaçons sous ton regard toute notre vie. De l'homélie de Benoît XVI - Corpus Domini 26.05.2005 Jésus, sous Ton Regard