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• SeSSion
deS SéminariSteS
à Grenoble
•
la ConférenCe
deS évêqueS
deS antilleS
en Guadeloupe
• aGriCulture
à la martinique
N° 462 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 7 avril 2013
Journée diocésaine
des jeunes
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Editorial
Editorial
• Servir avec amour
Mot de l'Evêque
• E Risorto Gesù Christo Alleluia
Eglise universelle
• Remerciements du Pape François
aux cardinaux
• Extraits du discours du pape
François aux représentants des
Eglises et des différentes religions
Eglise dans la Caraïbe
• La Conférence des évêques
des Antilles en Guadeloupe
Liturgie
• Parole dominicale
Droit canonique
• Les autres actes du culte divin
Les sacramentaux
Vocations
• Journée mondiale de prière
pour les vocations
• Session des séminaristes à Grenoble
Vie du diocèse
• Journée diocésaine des jeunes
Année de la Foi
Témoignages
Société
• Agriculture à la Martinique :
La filière de diversification
(fruits - légumes - fleurs)
• La Manif pour tous 972
Médias
numéro
462
• SESSION
DES SÉMINARISTES
À GRENOBLE
•
LA CONFÉRENCE
DES ÉVÊQUES
DES ANTILLES
EN GUADELOUPE
• AGRICULTURE À LA MARTINIQUE
N° 462 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 ` 7 avril 2013
Journée diocésaine des jeunes
S ommaire
Directeur De la publication R.P. Jean de CoulangesréD acteur en chefR.P. Jean de Coulanges Mise en page – iMpressionCaraïb Édiprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
tirage : 8 000 exeMplaires
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A
u cœur de notre foi, il y
a Pâques : le passage de
la mort à la vie du Christ
ressuscité, la victoire de la vie sur
la mort.
Chacun de nous, marqué par le
temps et évoluant dans le temps,
fait dans sa vie l’expérience de la
chronologie des évènements et des
situations. Pour notre croissance,
nous sommes, malgré nous,
contraints de faire de nombreux
passages dans notre existence :
passer (Pâques) d’une situation
acquise, connue, recherchée, à une
autre imprévue, angoissante qui
nous provoque à la confiance et à
l'espérance.
Nous vivons actuellement des
évènements importants de l’histoire
de notre Eglise, évènements qui
exigent de nous d’entrer dans le
dynamisme pascal.
L’Eglise universelle est appelée
à passer de Benoît XVI – qui a
marqué par la profondeur de sa
réflexion théologique – à François
qui conduira l’Eglise sur des voies
nouvelles. Dès maintenant, les
observateurs essaient de décrypter,
à partir des attitudes et des paroles
du Saint-Père, l’orientation qu’il
donnera à son pontificat.
Dans sa première homélie lors de
l’inauguration de son pontificat, il
a dit : N’oublions jamais que le vrai
pouvoir est le service et que le Pape
aussi, pour exercer le pouvoir, doit
entrer toujours plus dans ce service
qui a son sommet lumineux sur la
croix. Il doit regarder vers le service
humble, concret, riche de foi de saint
Joseph et, comme lui, ouvrir les bras pour garder tout le peuple de Dieu et
accueillir avec affection et tendresse
l’humanité tout entière, spécialement
les plus pauvres, les plus faibles, les
plus petits.
Et, en une phrase lapidaire, il
conclut
: Seul celui qui sert avec
amour sait garder.
On a là des paroles fortes, inspirées
par l’évangile, qui méritent notre
attention, appellent à changer de
perspective et surtout ouvrent nos
chantiers d’évangile à une grande
espérance.
Peut-être aurions-nous préféré
prendre un temps de repos pour
souffler, digérer l’inédit. Mais le
Ressuscité appelle et envoie ses
disciples à prendre la route de la
mission. Pas étonnant que l’Eglise
choisisse un dimanche de cette
période pascale (le quatrième
dimanche de Pâques) pour revivi-
fier la vocation du peuple de Dieu
à travailler à la vigne du Seigneur,
et aussi à sensibiliser les jeunes
générations à prendre part à cette
mission.
Contrairement aux sociétés du
passé qui étaient uniformes et
relativement stables dans leur mode
de vie, notre époque se distingue par
une grande mobilité des personnes
qui vivent désormais au rythme
des évènements de la planète. En
cette Année de la Foi, prenons
conscience que la foi ne se garde
pas en la mettant en conserve,
mais en la communiquant, en la
transmettant de bouche à oreille,
de mains en mains, de cœur à cœur,
parce que l’évangile est une Parole
en liberté.
Père Jean de Coulanges n
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Photo de couverture : Journée diocésaine des jeunes à la cathédrale de Saint-Pierre (photo P. Luc Philippon)
Servir avec amour
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Mot de l'Evêque
E risorto Gésù Cristo. Alleluia !
S
oixante ans après, je
me souviens encore de
la joyeuse affirmation
qu’échangeaient les passants
en se croisant dans les ruelles
du Trastevere à Rome :
E risorto Gésù Cristo.
Alleluia ! criaient-ils les uns
aux autres.
J’étais alors jeune séminariste,
au début de ma première
année de philosophie. Je ne
connaissais que quelques mots
d’italien et je ne comprenais
pas la signification de ce
Risorto qui semblait provoquer
une joie réelle entre ceux qui
l’échangeaient.
On m’expliqua alors que
risorto
était le participe passé du verbe
risorgere qui signifie se relever,
renaître
et aussi ressusciter .
Crier à travers les rues :
E risorto
Gesù Cristo revenait à crier à
pleins poumons : Jésus Christ
est ressuscité . C’était cette
Bonne Nouvelle la cause de la
joie communicative de toutes ces
personnes.
C’était en 1953. Soixante ans se
sont depuis écoulés : un demi-
siècle plus dix ans.
Sans être de ces inconditionnels
du passé dont Jésus lui-même
disait avec humour : Quiconque
boit du vin vieux n’en désire pas
du nouveau, car il dit « le vieux est
meilleur » (Luc 5,39), j’ai quand
même le sentiment d’être l’un des
derniers dinosaures survivants,
en comparant le présent à ces
souvenirs dont je me demande
parfois s’ils sont bien réels, tant
le monde a changé depuis.
A cette époque, il est vrai, la
sécularisation de la société ne
s’était pas encore généralisée.
L’Eglise, contestée comme depuis
toujours, était quand même
respectée et, sous la conduite
majestueuse du Pape Pie XII,
montrait imperturbablement la
voie du salut à tout homme de
bonne volonté. Dieu avait sa place
dans la cité et Jésus Christ était
invoqué comme son Fils bien aimé,
ressuscité d’entre les morts.
A propos, que signifiait cette
résurrection proclamée chaque
dimanche dans le symbole des
Apôtres ? Rares étaient ceux qui
se posaient la question. Et sans
doute aussi rares ceux qui auraient
été en mesure d’y répondre.
Il existe, en effet, diverses
conceptions de la Résurrection.
L’une d’entre elles affirme que la
résurrection est le retour, après
la mort, à la vie d’avant la mort.
Elle serait la continuation de la
vie d’ici-bas. Le récit de Lazare
ramené à la vie par Jésus, quatre
jours après sa mort, illustre ce
point de vue ; de même le récit de
la fille de Jaïre, ou celui du fils de
la veuve de Naïm. Dans tous ces
cas, il s’agit plus de
réanimation
que de résurrection , car ces
personnes ramenées à la vie
sont mortes à nouveau.
La résurrection de Jésus n’a
rien de semblable. Elle n’est
ni une réanimation, ni une
réincarnation, ni un phéno-
mène de métempsychose.
La résurrection de Jésus, cas
absolument unique dans
toute l’histoire de l’huma-
nité, est bien un retour à la
vie du Jésus historique, né
de la Vierge Marie, qui a
souffert et qui est mort. Mais
cette vie, qui est la sienne
n’est plus la même. Elle est
transformée, pour ainsi dire
divinisée, spiritualisée
; elle est
devenue la vie de Dieu lui-même ;
une vie qui n’est plus soumise
aux contraintes du temps et de
l’espace ni aux lois de la biologie
ou de la physique.
Jésus se fait toucher et il demande
même à manger à ses apôtres,
mais c’est pour leur dire :
Je ne
suis pas un fantôme ou un esprit,
car un fantôme n’a ni chair ni os
comme vous pouvez constater que
j’en ai. Il disparaît cependant à
leur regard pour se rendre présent
parmi eux huit jours plus tard,
alors que toutes les portes du lieu
dans lequel ils se trouvent sont
fermées.
Admettre la résurrection de Jésus
c’est faire un acte de foi. Jésus disait
à son Apôtre Thomas l’incrédule :
Tu crois parce que tu as vu, heureux
plutôt ceux qui croiront sans avoir
vu (Jean 20,29).
La résurrection de Jésus n’a
pas eu de témoins. Elle est
cependant étayée par le constat
des femmes et des disciples au
lendemain du sabbat, lorsqu’ils
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Eglise
en Martinique
Règlement à l’ordre de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martinique
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La défense de la liberté religieuse
dans le bilan du pontificat de Benoît XVI
Dès le début de son pontificat, le Saint-Père a affirmé que la liberté religieuse
est fondamentale ; elle s’enracine en effet pour lui dans la dignité de chaque
homme et elle est donc une valeur universelle. Il se situe ainsi clairement dans
la lignée de Vatican II et, en particulier, de la déclaration Dignitatis humanae
1.
Mot de l'Evêque (suite)
ont trouvé le tombeau de Jésus
mystérieusement vide de son corps
tandis que le linceul et le suaire
qui enveloppaient son cadavre
étaient à leur place, posés à plat.
Cependant ces détails matériels
n’auraient aucune valeur apo-
dictique sans les nombreuses
apparitions de Jésus lui-même
après sa mort.
Saint Paul en cite quelques-unes
dans sa première lettre aux
Corinthiens au chapitre 15. Il écrit :
Christ est mort pour nos péchés,
selon les Ecritures. il a été enseveli.
il est ressuscité le troisième jour,
selon les Ecritures. il est apparu
à Céphas puis aux Douze. Ensuite
il est apparu à plus de cinq cents
frères à la fois : la plupart sont
encore vivants et quelques-uns
sont morts. Ensuite il est apparu
à Jacques puis à tous les apôtres.
En tout dernier lieu, il m’est aussi
apparu, à moi l’avorton. Car je
suis le plus petit des Apôtres parce
que j’ai persécuté l’Eglise de Dieu
(1 Cor. 15,1-12).
Saint Paul s’étonnait :
Comment
certains d’entre vous disent qu’il
n’y a pas de résurrection des
morts ? Mais s’il n’y a pas de
résurrection des morts, Christ
non plus n’est pas ressuscité. Et
si Christ n’est pas ressuscité notre
prédication est vide et vide aussi
notre foi. si nous avons mis notre
espérance en Christ pour cette vie
seulement, nous sommes les plus à
plaindre de tous les hommes. Mais
Christ est vraiment ressuscité.
Si Paul s’est converti, est devenu le
plus zélé des Apôtres du Christ alors
qu’il l’avait combattu auparavant.
Si les apôtres qui avaient renié
Jésus et s’étaient cachés, par peur,
après sa mort, ont eu le courage de
témoigner de lui en affrontant la
torture et la mort. Si des hommes
possédant de grands biens ont
accepté de s’en dépouiller pour
les donner aux pauvres, c’est parce
qu’un jour, tous ces hommes ont
rencontré sur leur route Jésus
Ressuscité.
Jésus est le chemin, la vérité et la
vie. Il a vaincu la mort et ne peut
plus mourir. Il donne la vie en
plénitude à tous ceux qui croient
en lui. Il est la résurrection de tout
homme qui vit et croit en lui.
Il est vivant, non pas à la manière
de l’homme invisible qui se tient
quelque part, au milieu de nous. Il
vit en chacun de ceux qui croient
en Lui et Il vit dans la communauté
de tous ces croyants qui forment
son Eglise.
Le signe qu’il est vivant et que sa
vie triomphe de toute mort, c’est la
communion de ses disciples entre
eux. La veille de sa mort il a prié
pour cette communion en disant à
son Père : Père, que mes disciples
soient UN comme toi et moi nous
sommes UN, pour que le monde
croie que tu m’as envoyé.
Autre signe indéniable de sa
résurrection c’est l’amour vrai qui,
au-delà de nos misères, de nos
péchés, de nos faiblesses et de nos
reniements et grâce à la puissance
de sa Résurrection, nous donne
la force de nous aimer les uns les
autres, comme il nous aime.
A ce signe l’on reconnaîtra que
vous êtes mes disciples : Si vous
vous aimez comme je vous aime.
Oui, Christ est Ressuscité. E risorto
Gésù Cristo. Alleluia ! Alleluia !
+ Michel Méranville,
Archevêque
n
* * * * *
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Chers frères cardinaux,
C
ette période, dédiée au
conclave, a été chargée de
signification non seulement
pour le Collège cardinalice mais
aussi pour tous les fidèles. En ces
jours, nous avons senti de manière
presque sensible l’affection et la
solidarité de l’Église universelle,
ainsi que l’attention de
nombreuses personnes
qui, bien qu’elles ne
partagent pas notre foi,
regardent l’Église avec
respect et admiration. De
tous les coins de la terre,
s’est élevée la prière
fervente et unanime du
peuple chrétien pour
le nouveau pape et ma
première rencontre avec
la foule massée sur la
place Saint-Pierre a été
riche en émotions. Avec
cette image suggestive
du peuple priant et
joyeux encore gravée
dans mon esprit, je
désire manifester ma
sincère reconnaissance
aux évêques, aux prêtres, aux
personnes consacrées, aux jeunes,
aux familles, aux personnes âgées
pour leur proximité spirituelle, si
touchante et fervente.
Je ressens le besoin de vous
exprimer à vous tous, chers et
vénérés frères cardinaux, ma plus
vive et profonde gratitude pour
votre collaboration diligente dans
la conduite de l’Église pendant la
vacance du Siège. J’adresse mes
salutations cordiales à chacun de
vous, à commencer par le doyen
du Collège cardinalice, Monsieur
le cardinal Angelo Sodano, que je
remercie pour les aimables paroles et pour les vœux fervents qu’il m’a
adressés en votre nom. Avec lui,
je remercie Monsieur le cardinal
Tarcisio Bertone, camerlingue de
la Sainte Église romaine, pour son
travail précieux pendant cette
phase délicate de transition, ainsi
que le très cher cardinal Giovanni
Battista Re, qui a été notre président
pendant le conclave : merci
beaucoup ! Ma pensée se tourne
avec une affection particulière
vers les vénérés cardinaux qui, en
raison de leur âge ou de la maladie,
ont assuré leur participation et
manifesté leur amour de l’Église à
travers l’offrande de leur souffrance
et de leur prière. […]
Mes remerciements vont aussi à
tous ceux qui, dans les différentes
maisons, se sont employés
activement à la préparation et au
bon déroulement du conclave,
assurant la sécurité et la tranquillité
des cardinaux en cette période
si importante pour la vie de
l’Église.J’adresse une pensée pleine d’af-
fection et de profonde gratitude
à mon vénéré prédécesseur Benoît
XVI qui, dans les années de son
pontificat, a enrichi et fortifié
l’Église par son magistère et par
la manière dont il l’a guidée, par
sa bonté, sa foi, son humilité, sa
douceur. Ces années resteront pour
tous un patrimoine spirituel ! Vécu
dans un total don de soi,
le ministère pétrinien a eu
en lui un interprète sage
et humble, le regard tou-
jours fixé sur le Christ, le
Christ ressuscité, présent
et vivant dans l’Eucharis-
tie. Notre fervente prière,
le souvenir impérissable
que nous gardons de lui,
notre fidèle et affectueuse
reconnaissance l’accom-
pagneront toujours.
Nous sentons bien que
Benoît XVI a allumé une
flamme au plus profond
des cœurs : elle continuera
de brûler parce qu’elle sera
alimentée par sa prière, qui
soutiendra encore l’Église
sur son chemin spirituel et
missionnaire.
Je confie à la puissante intercession
de Marie, notre Mère, Mère de
l’Église, mon ministère et le vôtre.
Sous son regard maternel, que
chacun de nous puisse avancer,
joyeux et docile à la voix de son
divin Fils, en renforçant l’unité,
en persévérant d’un seul cœur
dans la prière et en témoignant
de la véritable foi en la présence
continuelle du Seigneur. Avec ces
sentiments – qui sont véritables !
– je vous donne de tout cœur la
bénédiction apostolique. […]
Sa Sainteté François n
Eglise universelle
Remerciements du pape François
aux cardinaux
Le Pape François remerciant le cardinal Sodano, Doyen du Collège d\
es Cardinaux
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Eglise universelle
Chers frères et sœurs,
J
e commence mon ministère
apostolique durant cette année
que mon vénéré prédécesseur,
Benoît XVI, avec une intuition
vraiment inspirée, a proclamée
être l’Année de la Foi pour l’Église
catholique. Par cette initiative,
que je désire poursuivre et qui,
j’espère, sera un stimulant pour le
cheminement de foi de chacun, il a
voulu marquer le 50
ème anniversaire
du début du Concile Vatican II,
proposant en quelque sorte un
pèlerinage vers ce qui représente
l’essentiel pour chaque chrétien : le
rapport personnel et transformant
avec Jésus Christ, Fils de Dieu, mort
et ressuscité pour notre salut. C’est
justement dans le désir d’annoncer
aux hommes de tous les temps ce
trésor de la foi perpétuellement
valable, que réside le cœur du
message conciliaire.
Ensemble avec vous, je ne peux
oublier tout ce que ce concile
a signifié pour le cheminement
œcuménique. Il me plaît de rappeler
les paroles que le bienheureux Jean
XXIII a prononcées, lui dont nous
nous rappellerons dans peu de
temps le 50 ème anniversaire de son
décès. Il a dit dans son discours
inoubliable d’ouverture : L'Église
catholique estime que son devoir
est de faire tous ses efforts pour
que s'accomplisse le grand mystère
de cette unité que Jésus Christ,
à l'approche de son sacrifice, a
demandée à son Père dans une
ardente prière ; et elle éprouve
une douce paix à savoir qu'elle est
étroitement unie à ces prières du
Christ.
Ce Pape Jean !
Oui, chers frères et sœurs dans
le Christ, sentons-nous tous
intimement unis à la prière de notre
Sauveur durant la dernière Cène, à
son invocation : Ut unum sint (qu’ils
soient un). Demandons au Père
miséricordieux de vivre en plénitude
cette foi que nous avons reçue
en don le jour de notre baptême,
et de pouvoir en donner le libre,
joyeux et courageux témoignage.
Ce sera là notre meilleur service à
la cause de l’unité des chrétiens,
un service d’espérance pour un
monde encore marqué par des
divisions, des oppositions et des
rivalités. Plus nous serons fidèles
à sa volonté, en pensées, dans les
paroles et dans les œuvres, plus
nous cheminerons vraiment et
substantiellement vers l’unité.
Pour ma part, je désire vous assurer,
suivant en cela mes prédécesseurs,
de la volonté ferme de poursuivre le
chemin du dialogue œcuménique,
et je remercie déjà le Conseil
pontifical pour la promotion de
l’Unité des Chrétiens, pour l’aide
qu’il continuera à offrir, en mon
nom, à cette très noble cause. Je
vous demande, chers frères et
sœurs, de porter ma salutation
cordiale et l’assurance de mon
souvenir dans le Seigneur Jésus
aux Églises et aux Communautés
chrétiennes que vous représentez.
Et je vous demande d’avoir la
charité d’une prière spéciale pour
ma personne, afin que je puisse
être un Pasteur selon le cœur du
Christ.
Et maintenant, je m’adresse à vous,
distingués représentants du peuple
juif, auquel un lien spirituel très
spécial nous unit puisque, comme
l’affirme le Concile Vatican II :
L’Église du Christ reconnaît que
les prémices de sa foi et de son
élection se trouvent déjà, selon le
mystère divin du salut, dans les
patriarches, Moïse et les prophètes
(Nostra aetate, 4). Je vous remercie
pour votre présence et j’ai
confiance qu’avec l’aide du Très-
Haut, nous pourrons poursuivre
avec profit ce dialogue fraternel
que le concile a souhaité (cf. ibid.)
et qui s’est effectivement réalisé,
portant des fruits non négligeables,
spécialement au cours des dernières
décennies.
Je vous salue ensuite et je vous
remercie cordialement, chers amis
appartenant à d’autres traditions
religieuses : d’abord les musulmans
qui adorent Dieu unique, vivant et
miséricordieux, et l’invoquent par
la prière, et vous tous. J’apprécie
beaucoup votre présence. En elle, je
vois un signe tangible de la volonté
de croître dans l’estime réciproque
et dans la coopération pour le bien
commun de l’humanité.
Sa Sainteté François n
Église en Martinique du 7 avril 2013 / n°462
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Extraits du discours du pape François
aux représentants des Eglises
et des différentes religions
Page 7
L
es évêques arriveront à
l'aéroport Pôle Caraïbes
entre le jeudi 11 et le samedi
13 avril 2013. Ils seront logés dans
un premier temps soit au Centre
Diocésain aux Abymes (CPSO),
soit à l’hôtel Pergola à Gosier.
Le samedi 13 avril 2013 à 18h,
une messe solennelle ouvrira
l'assemblée plénière. Elle sera
célébrée en la cathédrale Saint-
Pierre et Saint-Paul de Pointe-à-
Pitre et présidée par Mgr Michel
Méranville, archevêque de Saint-
Pierre et Fort-de-France.
Le dimanche 14 avril 2013, un grand
rassemblement avec confirmation
de cinq cents jeunes et adultes se tiendra au Palais omnisports
de Gosier. Dès le matin, les
confirmands arriveront sur place
pour les ultimes préparatifs. La
messe solennelle, présidée par
Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque
de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre,
concélébrée par les évêques
présents, débutera à 15h. Elle
sera retransmise à la télévision
en Guadeloupe, Martinique et
Guyane par Guadeloupe 1 ère.
Du lundi 15 au jeudi 18 avril
2013, les évêques tiendront
leur assemblée dans les locaux
de l’évêché de Basse-Terre. Le
mardi 16 avril à 18h, une messe
solennelle présidée par le
Nonce
apostolique, Mgr Nicola Girasoli,
sera célébrée en la cathédrale
Notre-Dame-de-Guadeloupe à
Basse-Terre.
Vendredi 19 avril 2013, après
une ultime séance de travail,
les évêques découvriront la
Guadeloupe lors d’une excursion
touristique.
Depuis plusieurs mois déjà, de
nombreuses personnes participent
aux préparatifs de cet évènement
pour l’accueil, la logistique, les
liturgies. Un comité, présidé par
Jean-Marie Lapoussin, regroupe
toutes les personnes bénévoles
souhaitant s’associer à cette
assemblée plénière et à la journée
du dimanche 14 avril 2013. n
Eglise dans la Caraïbe
La Conférence des évêques
des Antilles en Guadeloupe
Église en Martinique du 7 avril 2013 / n°462
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Du samedi 13 au vendredi 19 avril 2013, l'assemblée plénière des évêques de
la Caraïbe se tiendra en Guadeloupe. Vingt évêques des différents diocèses de
la Caraïbe y participeront.
La Conférence des Evêques des Antilles à Barbade - mai 2011
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7 avril 2013
L a P arole D ominicale
Actes 5,12-16 • Psaume 117 • Apocalypse1,9-19 • Jean 20,19-31
Deuxième dimanche de Pâques Année C
S
i le Christ est ressuscité, à
quels signes le reconnaîtrons-
nous ? Thomas a exigé de
voir et de toucher ses plaies
avant de croire à la résurrection.
Thomas,
le jumeau, notre jumeau,
me rappelle également la résistance
de tant de frères et sœurs qui voient
en l’affirmation de la résurrection
une pierre d’achoppement ; en
effet, notre monde d’aujourd’hui
réclame des signes pour croire.
Quelle réponse leur donnera le
Seigneur ? Celle de la miséricorde
que nous célébrons en ce dimanche.
Examinons brièvement ces diffé-
rents signes :
1. Thomas et les signes
du Ressuscité
Malgré les déclarations enthou-
siastes des autres disciples, Thomas
refuse de croire à la résurrection.
Il lui faut davantage qu’un simple
témoignage pour accepter la bou-
leversante nouvelle. Voir et toucher
les plaies du Ressuscité pour s’assu-
rer que c’est vraiment lui : voilà la
condition qu’il pose pour couper
court à toute discussion.
Thomas n’a visiblement pas envie
d’être traité de crédule. Mais voilà
que Jésus le surprend huit jours plus
tard, en lui demandant de toucher
ses plaies. Bouleversé et profondé-
ment ému, Thomas s’exclame : Mon
seigneur et mon Dieu ! Sa foi va
au-delà de celle des autres disciples
puisqu’il donne au Christ ressuscité le
titre le plus grand de tout l’Evangile.
Oui, cet homme qui se tient devant
lui et l’invite à plonger le doigt dans ses plaies, n’est pas seulement un
innocent que Dieu a ramené à la
vie. C’est son Seigneur et son Dieu.
Et le récit de la double apparition du
Christ se conclut par cette béatitude
adressée aux croyants de tous les
temps
:
Heureux ceux qui croient
sans avoir vu !
Si donc la foi en la résurrection ne
doit plus être basée sur la vision
du corps physique du Christ, quels
sont alors les signes nouveaux de
sa présence ? Jésus lui-même en
mentionne trois : la paix, l’Esprit et
le pardon des péchés.
2. Les trois signes
• Le premier don du Christ ressuscité
à ses disciples est la paix : une paix
définitive, réelle qui transfigure
leur histoire ; une paix intérieure
pour tranquilliser leurs consciences
perturbées après les événements
tragiques qu’ils ont vécus.
• À ce merveilleux don de la paix
qui fait naître l’espérance, Jésus
ajoute celui de l’Esprit Saint qui
en est d’ailleurs la source. C’est
lui qui, hier et aujourd’hui, donne
vie à l’Eglise. Sans ce dernier, il
était impensable que les disciples
deviennent des témoins intré-
pides du Christ ressuscité. C’est
par lui qu’ils font les miracles, en
témoigne la première lecture de
ce dimanche. Les guérisons qu’ils
opèrent, attirent l’attention sur
leur message, aident la foi et
l’Eglise grandit. C’est encore le
même don divin qui permettra
plus tard à saint Jean, dans l’Apo-
calypse, de bénéficier d'une vision
grandiose destinée à produire la
conviction que tout le cours de
l’histoire est commandé par Dieu
et son Christ.
• Le troisième don que le Seigneur
ressuscité accorde à son Eglise
est le pouvoir de pardonner les
péchés, de réconcilier avec Dieu.
Née de la miséricorde du Père,
l’Eglise est envoyée dans le monde
pour être instrument de réconcilia-
tion entre Dieu et les hommes.
3. Le signe
de la miséricorde
Un dernier signe du Ressuscité, mis
en évidence par la liturgie de ce
dimanche, est celui de la miséricorde.
Depuis l’an 2000, le pape Jean Paul
II a demandé à l’Eglise entière de
célébrer en ce deuxième dimanche
de Pâques la fête de la Miséricorde
divine. C’était lors de la canonisa-
tion de Sr Faustine Kowalska à qui
Jésus, au cours d’une apparition,
avait montré son côté ouvert d’où
jaillissaient deux rayons illuminant
le monde. Ces deux rayons, lui a-t-il
expliqué, représentent sa miséri-
corde qui se déverse sur l’humanité.
Le terme miséricorde , comme on le
sait, est composé en latin de miseri
(misère) et de cordia (cœur).C’est le
Cœur de Dieu qui se penche sur la
misère de l’homme pour le sauver.
Aujourd’hui plus que jamais, le
monde a besoin de l’annonce
de cette Miséricorde divine pour
croire au Dieu vainqueur de la mort.
Soyons les messagers de cette bonne
nouvelle.
P. Gérard Yougbaré,
Vicaire à Saint-Christophe et Sainte-Thérèse n
Église en Martinique du 7 avril 2013 / n°462
8
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Église en Martinique du 7 avril 2013 / n°462
9
C
ependant, l’Eglise dispose
d’autres moyens pour le progrès
de la foi des fidèles. Par d’autres
actes du culte divin, l’Eglise assure la
sanctification de son peuple.
Les canons 1166 à 1204 précisent ces
autres actes. Il s’agit des sacramentaux,
de la liturgie des heures, des funérailles
ecclésiastiques, du culte des saints, des
saintes images et des reliques, du vœu
et du serment. Dans les prochains
articles, nous verrons tour à tour ces
différents actes mis à la disposition
des fidèles pour leurs sanctification et
progrès spirituel.
Mais voyons d’abord :
Les sacramentaux
Il y a plusieurs mois, une présentation
a déjà été faite des sacramentaux.
Ces derniers, encadrés par les canons
1166 à 1172, sont des signes sacrés
par lesquels, d'une certaine manière, à
l'imitation des sacrements, sont signifiés
et obtenus à la prière de l'Eglise des
effets surtout spirituels (C1166).
Proches des sacrements qui réalisent
efficacement la grâce qu'ils signifient,
les sacramentaux sont des signes sacrés
qui rappellent toujours, directement ou
indirectement, un sacrement. En fait,
ils préparent à recevoir l’effet principal
des sacrements. (Ainsi par exemple,
l’utilisation de l’eau bénite, sans être
un sacrement, rappelle la purification
par l’eau du sacrement du baptême).
Par eux, les diverses circonstances de la
vie sont sanctifiées.
Quels sont
les sacramentaux ?
Contrairement aux sacrements, les
sacramentaux ne font pas l’objet d’une
liste exhaustive.
Les canons 1169 à 1172 parlent des
consécrations, des dédicaces, des
exorcismes, des onctions, de l’imposition
des mains, des bénédictions et des
aumônes. Alors que les sacrements sont
ordonnés par le Christ et sont l’action
même du Christ, les sacramentaux, eux,
sont à l’initiative de la foi, de la prière et
des supplications de l’Eglise elle-même.
Aussi, contrairement aux sacrements,
d’autres sacramentaux peuvent être
inventés par l’Eglise. Dans ce cas, seul
le siège Apostolique peut constituer de
nouveaux sacramentaux ou interpréter
authentiquement ceux qui sont en usage,
abolir ou changer certains d'entre eux
(C1167§1). Les fidèles et les prêtres
sont attentifs à ne pas inventer des
sacramentaux au gré de leur fantaisie
ou de l’humeur du moment. Le respect
de cette mesure nous assure de persister
dans la foi catholique et la communion
en Eglise.
Quelles sont les caractéristiques
des sacramentaux ?
Le Catéchisme de l’Eglise Catholique
précise : En premier lieu, les
sacramentaux sont institués par l'Eglise
en vue de la sanctification de certains
ministères de l'Eglise, de certains états
de vie, de circonstances très variées de
la vie chrétienne, ainsi que de l'usage
des choses utiles à l'homme. Ensuite,
ils relèvent du sacerdoce baptismal :
tout baptisé est appelé à être une
"bénédiction". Enfin, les sacramentaux
ne confèrent pas la grâce de l'Esprit Saint
à la manière des sacrements, mais par la
prière de l'Eglise ils préparent à recevoir
la grâce et disposent à y coopérer. Chez
les fidèles bien disposés, presque tous les
événements de la vie sont sanctifiés par
la grâce divine qui découle du Mystère
pascal de la Passion, de la Mort et de la
Résurrection du Christ. Car c'est du Christ
que tous les sacrements et sacramentaux
tirent leur vertu. Ils orientent l’usage des
choses matérielles vers l’objectif final : la
sanctification de l'homme et la louange
de Dieu.
Qui peut célébrer
ces sacramentaux ?
Le ministre des sacramentaux est le
clerc muni du pouvoir requis ; certains
sacramentaux, selon les règles des livres
liturgiques, peuvent aussi, au jugement de
l'Ordinaire du lieu, être administrés par des
laïcs ayant les qualités voulues (C1168).
En Martinique, aucun sacramental
n’a été autorisé à l’administration par
des laïcs. Cette consigne n’est pas à
appliquer aux funérailles qui ne sont pas
des sacramentaux, au sens canonique
du terme. Elles peuvent être célébrées
par des laïcs. Que dire des bénédictions ?
Le cas sera abordé dans le prochain
article.
Comment célébrer
les sacramentaux ?
Ils comportent toujours une prière,
souvent accompagnée d'un signe
déterminé comme l'imposition de la
main, le signe de la croix, l'aspersion
d'eau bénite. Mais les sacramentaux
seront conférés et pratiqués selon
les rites et les formules approuvés
par l'autorité de l'Eglise [qui] seront
soigneusement observés (C1167§2).
En Martinique, notre archevêque a
cette formule coutumière : ‘le rituel
et rien que le rituel !’. Applicable pour
les sacrements ainsi que pour les
sacramentaux, cette consigne nous
garde dans une uniformité des pratiques
pastorales diocésaines et universelles.
P. Jean-Max Renard,Vice-Official n
Les autres actes du culte divin
Les sacramentaux
Dans les précédents chapitres, nous avons abordé les sacrements dans l’Eglise
catholique. Les sacrements, signes et moyens par lesquels la foi s'exprime et
se fortifie, le culte est rendu à Dieu et se réalise la sanctification des hommes
(C840), sont l’action efficace du Christ lui-même dans son Eglise.
Droit canonique
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Vocations
Église en Martinique du 7 avril 2013 / n°462
10
D
ans son message,
Benoît XVI nous
invitait à réfléchir sur le
thème suivant :
Les vocations,
signe de l’espérance fondée
sur la foi
, qui s’inscrit dans
le contexte de l’Année de la
Foi et du 50
ème anniversaire de
l’ouverture du Concile œcumé-
nique Vatican II.
Chaque année, l’ensemble
des chrétiens se retrouvent
le quatrième dimanche de
Pâques pour implorer de Dieu
le don de saintes vocations et
pour proposer à nouveau à
la réflexion de tous l’urgence
de la réponse à l’appel divin.
Ce rendez-vous se vit dans
l’espérance car Dieu ne nous
laisse jamais seuls et il est fidèle
à la parole donnée. Nous
pouvons compter sur l’Amour
de notre Dieu manifesté
pleinement en Jésus Christ.
Et nous, nous avons reconnu
l'amour que Dieu a pour
nous, et nous y avons cru !
(1 Jn 4,16).
Et s’adressant particulièrement
aux jeunes, Benoît XVI
concluait son message avec
les mots suivants : Que ne
manquent pas les prêtres zélés
qui sachent accompagner les
jeunes comme "compagnons
de voyage" pour les aider à
reconnaître, sur le chemin
souvent tortueux et obscur
de la vie, le Christ, Voie,
Vérité et Vie (cf. Jn 14,6) ;
pour leur proposer, avec
courage évangélique, la
beauté du service de Dieu,
de la communauté chrétienne,
des frères ! Des prêtres qui
montrent la fécondité d’un
engagement enthousiasmant,
donnant un sens plénier à leur
propre existence, parce que
fondé sur la foi en celui qui
nous a aimés le premier
(cf. 1
Jn 4,19) ! Chers jeunes, n’ayez
pas peur de le suivre et de
parcourir les voies exigeantes
et courageuses de la charité et
de l’engagement généreux !
Ainsi vous serez heureux de
servir, vous serez témoins de
cette joie que le monde ne peut
donner, vous serez les flammes
vives d’un amour infini et
éternel, vous apprendrez à
"rendre raison de l’espérance
qui est en vous ! (1 P 3,15) ".
A cette occasion, les prêtres,
les diacres, les religieux et
religieuses de notre diocèse
témoigneront de façon
dynamique et originale de la
joie qui les habite à suivre le
Christ par des sketches, des
danses, des chants ou des
contes… Ce sera l’occasion de
présenter et faire connaître les
différentes communautés qui
œuvrent dans notre diocèse.
Ainsi, nous invitons tous ceux
qui veulent nous encourager à
venir nous rejoindre pour cette
après-midi récréative au Foyer
Dominique Savio - Accueil Don
Bosco : le dimanche 21 avril
2013 à partir de 15h.
Le Comité de la Pastorale
des Vocations
n
Journée mondiale de prière
pour les vocations
Dans le cadre de la cinquantième Journée mondiale de prière pour les vocations,
le comité diocésain propose cette année un temps festif extraordinaire le
dimanche 21 avril 2013 au Foyer Dominique-Savio, à partir de 15h.
Au programme :
15h : Temps de louange et d'action de grâces
16h : Prestations des communautés…
congrégations…
(sketches, danses, chants, contes...)
18h : Angelus chanté
18h10 : Office des Vêpres
18h40 : Surprises
Une buvette payante sera mise en place
au Foyer pour soutenir les projets de la
pastorale diocésaine des vocations.
Tu portes un regard d'amour !
Seigneur Jésus,
Toi le Ressuscité,
tu connais les doutes,
les hésitations, les peurs
de ceux et celles qui aujourd’hui
ont à faire des choix qui engagent
leur vie,
une vie qui t’est consacrée et
pour laquelle
ils ont envie de se donner à fond,
sans réserve.
Tu portes sur chacun d’eux
un regard d’amour
et tu leur parles au cœur.
A ceux et celles qui se risquent
ainsi à te suivre,
donne des frères et sœurs
qui les accompagnent
et les font grandir dans la foi.
Donne des signes qui les
encouragent et confirment leur
choix.
Donne-leur confiance et paix.
Pour ta gloire.
Et pour la joie de ton Église !
Amen.
Mgr Jean Kockerols
Evêque auxiliaire de Malines - Bruxelles
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Une fois par trimestre, les séminaristes martiniquais
se retrouvent à l’occasion d’une session. Au
programme : partage, sorties découvertes, rencontres
passionnantes, réflexions spirituelles. Voici l’écho qui
nous est parvenu de leur dernière session.
D
u 4 au 8 mars 2013, nous
avons rendu visite aux
Dominicaines Missionnaires
de Notre-Dame de la Délivrande à
Grenoble.
Pour cette session, en l’absence
de notre délégué épiscopal à la
formation au ministère (DEFM),
nous sommes allés sur les traces
de Laure Sabès (Mère Marie de la
Providence), fondatrice de l’ordre.
Originaire de la Martinique, elle a
fondé en 1868 cette congrégation
qui a pour devise
A imer et servir
les plus pauvres. Puis la maison-
mère fut déplacée de Martinique
à Grenoble suite à l’éruption de la
Montagne Pelée.
C’est au sein de cette maison-mère
que nous avons résidé durant cinq
jours. A notre arrivée, nous avons
été très bien accueillis par les sœurs.
Nous avons échangé avec elles sur
les joies de leur vocation et de la
vie communautaire religieuse ; puis
chacun d’entre nous a fait le récit
de sa vocation. Nous avons été
marqués par le dévouement, la
gentillesse et la sagesse des sœurs.
Nous nous sommes sentis, l’espace
de cinq jours, au cœur même de la
Martinique.
Le lendemain, nous nous sommes
rendus à la Grande Chartreuse
pour découvrir la vie de ces moines
qui sont reclus au sommet de la
Grande Chartreuse dans le silence
et la prière. Nous avons marché
jusqu’au monastère où nous avons
visité un musée qui explique la vie
des moines et la fabrication de
la Chartreuse , liqueur à base de
quinze plantes. Nous avons été
surpris par la rigueur et le don total
que requiert la règle cartusienne.
Ces sessions sont aussi l’occasion
de nous donner des nouvelles sur
nos cheminements respectifs, dans
la joie et la bonne humeur, afin
de consolider notre fraternité en
tant que frères du même diocèse.
Chacun de nous a pu livrer ses
joies et ses difficultés à propos des
études, de la vie communautaire,
de la vie pastorale et personnelle
sur cette route particulière du
sacerdoce ministériel.
Toujours sous l’égide de saint
Bruno, fondateur des Chartreux,
nous sommes allés dire les vêpres
au sein de la famille monastique
de Bethléem. Cette communauté
vit dans le même esprit que les
Chartreux mais elle a adopté le
rite byzantin (1) dans sa liturgie. A
l’issue des vêpres, nous avons été
accueillis pour un goûter-échange
avec la sœur hôtelière. Nous avons
échangé sur les particularités de
cet ordre contemplatif et sur les
joies de la vie consacrée. En guise
de cadeau, la sœur nous a livré
comme parole de vie : Je suis venu
pour que les hommes aient la vie
et qu’ils l’aient en abondance,
en
nous exhortant à être des ministres
de la vie de Dieu et à engager
tout notre être au service de la
Vie. Cette phrase demeure pour
nous, aujourd’hui, un leitmotiv
pour persévérer sur ce chemin qui
est le nôtre.
Enfin, le jeudi 7, nous sommes allés
sur les traces de Marthe Robin à
Châteauneuf-de-Galaure. Nous
avons participé à la messe au Foyer
de Charité. Nous nous sommes
rendus à la ferme de Marthe. Dès
notre arrivée, nous avons visualisé
un film retraçant sa vie, puis nous
avons pris un temps de prière dans
sa chambre. Nous avons été émus
par la force de ce lieu. Nous avons
tous ressenti la présence forte et
les nombreuses prières faites à
Marthe avant nous. Nous avons été
très heureux de vivre ce moment
privilégié auprès d’elle. Nous avons
eu une pensée pour notre Foyer de
Charité de Martinique.
Gaëtan, Jean-Jacques, Ludovic et Olivier,
Séminaristes
n
(1) Rite catholique oriental
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Session
des séminaristes
à Grenoble
A Grenoble avec les sœurs Dominicaines
Au Foyer de Charité de Châteauneuf-de-Galaure
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Vie du diocèse
Ce dimanche 24 mars 2013, dimanche des Rameaux et de la Passion du
Seigneur, les jeunes de nos paroisses ont convergé vers la cathédrale de Saint-
Pierre pour vivre le premier temps fort diocésain de la Pastorale des Jeunes,
sous la présidence de notre Archevêque, Mgr Michel Méranville.
Journée diocésaine des jeunes
C
e grand rassemblement fait écho aux
Journées Mondiales de la Jeunesse
instituées par le Bienheureux Pape
Jean Paul II.
Allez donc, de toutes les nations
faites des disciples
(Mt 28,19) : tel est le
thème majeur pour cette année.
Ce fut une réussite car près de 1 200 jeunes
ont fait le déplacement. Presque toutes les
paroisses de l’île étaient représentées, dans
une diversité de couleurs de T-shirts proposée
par la Pastorale diocésaine : rouge pour
les jeunes du Centre, bleu pour ceux du
Nord-Caraïbe, orange ou jaune pour le Nord-
Atlantique et blanc ou vert pour le Sud.
La célébration
eucharistique a
débuté comme
convenu à 9h30.
Mgr Méranville
était accompa-
gné de deux dia-
cres permanents,
Georges Brival et
René Morélot.
Deux prêtres
concélébraient : le père Jean-David Angouroussiva,
membre de la Communauté du Chemin Neuf, et le
père Emmanuel Chaulvet, délégué épiscopal pour la
Pastorale des Jeunes et des Vocations.
Le groupe
Bénédiction du Morne-des-Esses a assuré
l’animation de l’Eucharistie et a contribué grandement
au recueillement de tous ces jeunes désirant
rencontrer le Seigneur, témoigner de la foi qui
les habite et de la joie d’appartenir à l'Eglise,
Corps du Christ Ressuscité.
Église en Martinique du 7 avril 2013 / n°462
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Après la pause-déjeuner, c’était à la chorale de la
Caravane de l’Espoir
de reprendre le flambeau
de l’animation musicale. Ensuite, Mgr Méranville
a voulu rappeler l’histoire de Mgr Oscar Romero,
Archevêque martyr de San Salvador, tué en pleine
célébration eucharistique le 24 mars 1980 par
un meurtrier non identifié. Mgr Romero avait
anticipé le danger d'un assassinat et en avait parlé
souvent, déclarant sa volonté d'accepter le martyre
si son sang pouvait contribuer à la solution des
problèmes de la nation. En tant que chrétien, dit-il
à l’une de ces occasions, je ne crois pas à la mort
sans résurrection. s'ils me tuent, je ressusciterai
à nouveau dans le peuple salvadorien.
C’est en son honneur que la place qui se trouve
en face de la cathédrale de Fort-de-France porte
son nom.
Ce témoignage concret montre l’exigence d’une
foi enracinée dans le Christ pour vaincre toutes les
peurs. Et c’est aussi une manière d’interpeller les
jeunes et les moins jeunes sur les défis à relever
quand on est chrétien.
L’après-midi s’est poursuivie avec des sketches,
malgré quelques problèmes techniques de
sonorisation. Ces sketches mettaient en scène les
difficultés de répondre à l’appel :
Allez donc, de
toutes les nations faites des disciples.
Les jeunes
sont hélas souvent catalogués : « drogués… toxicos…
alcoolos… », même par d’autres jeunes.
Souhaitons que cette rencontre leur aura permis
de véritablement choisir de suivre le Christ avec
tout leur dynamisme et la force de la jeunesse. Il y
a là un potentiel à exploiter. Soyons confiants car
le Christ nous précède dans la mission et c’est Lui
qui donne les forces nécessaires.
Le Comité de la Pastorale des Jeunes n
Église en Martinique du 7 avril 2013 / n°462
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Page 14
Année de la Foi
En cette Année de la Foi, il nous a semblé intéressant de donner la parole à des
chrétiens désireux de partager avec nos lecteurs le sens qu’ils donnent à cette
démarche proposée par l’Eglise universelle et les fruits qu’ils en attendent.
Église en Martinique du 7 avril 2013 / n°462
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Témoignages
Cette Année de la Foi
est compliquée car je
suis confrontée à divers
challenges sur les plans
spirituel et professionnel.
Je dois faire des choix
dans ma vie mais aussi
continuer mon engagement
sur ma paroisse au sein de
l’équipe pastorale dont je
suis membre.
Je suis interpellée par la
situation de mes frères
et sœurs démunis et,
avec d’autres personnes
engagées comme moi,
nous avons fait le projet
d’un repas solidaire sur
lequel nous travaillons
depuis le mois de février.
C’est une manière de poser
un geste concret et tangible
de solidarité, en offrant un
repas à ces familles. Cela
nous permet de souligner
les valeurs d’accueil,
d’ouverture à l’autre et
d’aide mutuelle qui sous-
tendent la vie dans les
secteurs de quartiers.
Mon engagement en
tant qu’animatrice du
cheminement m’a poussé à entrer, avec les treize jeunes
dont j’ai la responsabilité,
plus profondément dans
le texte du Credo pour
comprendre ensemble ce
qu’il signifie pour notre
foi.
Au quotidien, cette
Année de la Foi m’incite
à une réflexion plus
rigoureuse sur ma vie,
mes engagements… Pour
cela, la présence du Christ
m’est indispensable. Elle
se manifeste dans ma
prière, dans la lecture de
la Parole de Dieu, dans les
sacrements, dans la messe
et dans le regard de mes
frères quand je prends le
temps de m’intéresser à
eux.
En conclusion, je dirais
que cette Année de la Foi
m’invite à une relecture
de ma vie pour mieux me
situer dans la perspective
de l’appel que j’ai reçu et
de la mission qui m’a été
confiée.
Irénette Crétinoir
Paroisse du Lamentin
L’annonce de la proclamation de l’Année
de la Foi en octobre 2012 par Benoît XVI,
je l’ai accueillie et ressentie comme une
invitation, une aventure à vivre et à partager
avec toute la communauté chrétienne.
Cette Année de la Foi est pour moi
l’occasion de redécouvrir le chemin de
la foi, de ressentir la joie de connaître le
Christ et de vivre en chrétien, de garder
sans cesse le regard tourné vers le Christ.
Les enseignements et les temps
forts que j’ai pu vivre au sein de ma
communauté paroissiale ou ailleurs m’ont
enthousiasmée et poussée à témoigner de
l’amour du Christ.
Cette année n’est pas terminée, elle devra
se poursuivre par notre engagement pour
proclamer sans cesse notre foi, dans
l’unité, la fraternité et la fidélité.
Elisabeth Goldéry, Paroisse de Redoute
É G L I S E E N M A R T I N I Q U E d u 9 o c t o b r e 2 0 1 1 / n ° 4 2 9
12
Catéchèse
Une nouvelle année pastorale commence pour la catéchèse dans la dynamique
du projet pastoral diocésain : Etre ensemble le Corps du Christ pour le salut
du monde.
Catéchistes pour annoncer
Jésus Christ !
La catéchèse pour qui et
pourquoi ?
J
ésus est venu dans notre monde,
il a choisi des hommes, d’autres
l’ont suivi car il enseignait avec
autorité. Après sa mort et sa
résurrection, avant de retourner à
son Père, il a rassemblé ses disciples
et leur a confié une mission :
Allez
donc ! De toutes les nations faites
des disciples, baptisez -les… ;
apprenez -leur à garder (obéir à)
tous les commandements que je
vous ai donnés. Et moi, je suis avec
vous tous les jours, jusqu’à la fin
du monde
(Mt 28,19-20).
Ces deux versets de l’évangile
de saint Matthieu résument très
bien le but de la catéchèse et
la mission des catéchistes. C’est
Jésus qui envoie vers les peuples,
vers les personnes pour en faire
des disciples, afin de transmettre
quelque chose, un enseignement
qui a été reçu.
La catéchèse s’adresse à tous les
chrétiens pris individuellement
mais aussi aux communautés
chrétiennes (de toutes les nations).
Elle ne s’adresse pas seulement
aux enfants et adolescents, mais
aussi aux jeunes et aux adultes.
La catéchèse est l’affaire de la
communauté et de chacun de ses
membres.
La catéchèse sert à faire résonner
le message de Jésus Christ. Le but
de la catéchèse est donc d’aider
les personnes et les communautés
à comprendre la foi en Jésus Christ
et en vivre de manière personnelle.
Elle conduit à une foi adulte. Et Jésus
ajoute qu’ I l est avec nous jusqu’à
la fin des temps.
La catéchèse doit permettre au catéchisé d’être en
communion avec la personne de
Jésus Christ, avec Dieu.
La catéchèse ne se limite pas à la
foi, elle doit permettre à l’enfant et
à l’adulte de vivre en témoignant
de la grâce de Dieu manifestée en
Jésus Christ, de l’espérance qu’ils
ont et de l’amour inconditionnel
qu’ils sont invités à vivre au nom
de Jésus.
Les catéchistes
Le meilleur pédagogue, c’est Jésus.
C’est sur la route d’Emmaüs, au soir
de sa Résurrection, qu’Il en donne le
meilleur exemple. De quoi parliez
-
▲▼ Rassemblement des catéchistes (Palais des sports de Ducos)
Rassemblement des enfants de l'Eveil à la foi (Morne-Rouge)
Eglise_429.indd 12 4/10/11 9:23:51
Page 15
Une année dédiée à la foi est une
providence de Dieu et une réponse
de l’Esprit Saint aux besoins de
l’Eglise. Comment accueillir cette
Année de la Foi dans ma vie pour
qu'elle puisse porter du fruit et du
bon ? C'est peut-être d'abord en me
laissant interroger à nouveau en
profondeur : qu'est-ce que croire ?
En qui je crois ? Qu’est-ce que cela
change à ma vie ?
La foi nous permet d’avoir cette
assurance de n’être jamais seul
sur le chemin, même si ce dernier
peut en venir à se transformer en
chemin de croix. Et je dois avouer
que, depuis deux ans, j’ai mon
compte d’épreuves : entre les
difficultés familiales, de voisinage
et professionnelles, j’ai parfois
l’impression de perdre pied. Mais je
crois que Jésus, homme admirable et
sans défaut, mais aussi Fils de Dieu,
mort, mais premier ressuscité, nous
précède sur ce chemin pour nous en
faire sortir vainqueurs de la mort.
Je fais l’expérience de la rencontre
avec Jésus dans ma vie quotidienne
et je peux témoigner de ma foi par
la manière dont je vis et je m’engage
en son nom. Pour rendre sa foi
crédible, il faut pouvoir la justifier
par ses choix et ses engagements.
Pour moi, c’est aller à la messe plus
régulièrement, continuer mes efforts
pour ne plus prêter l’oreille aux
médisances et même les décourager.
J’ai conscience que ce n’est pas
extraordinaire comme engagements,
mais je suis sûre qu’avec l’aide de
l’Esprit Saint, non seulement je vais
persévérer dans les décisions que j’ai
prises depuis l’Avent 2012, mais je
vais encore progresser en échangeant
avec d'autres qui peuvent enrichir ma
quête, et avec eux grandir dans une
foi partagée et commune.
Vivre ma foi aujourd'hui, c'est vivre
le Credo dans la confiance la plus
absolue.
Léna Clem, Paroisse de Rivière-Pilote
J’apprends à accorder une
confiance encore plus grande à
la Miséricorde divine dans tout
ce que je vis : une démarche
administrative, une décision
à prendre, l’acceptation de
la maladie d’un proche, une
action à mener sur la paroisse,
un problème à résoudre, un
conseil à donner à un jeune,
mon engagement dans ma vie
de couple, malgré les assauts
intérieurs et extérieurs.
Je comprends à la lumière
des Ecritures, notamment
en étudiant la foi de Pierre,
qu’aimer le Christ appelle le
sacrifice et le renoncement.
Mais je choisis plus que jamais
de faire grandir ma relation
personnelle avec Dieu, en dépit de ce que peuvent penser
les autres.
Je découvre le Credo que
j’ai dû, si souvent, réciter
machinalement !
Je me rends compte que je ne
dois pas me taire et je proclame,
chaque fois que l’occasion
se présente, que Dieu est le
Maître de la création, qu’il
nous a faits homme et femme.
J’acquiers la certitude que
je fais partie de l’Eglise
universelle, celle fondée sur
les Apôtres et confiée aux
Evêques et au Pape.
Léa Joly, Paroisse du Lorrain
L’Association du Pèlerinage du Rosaire informe que des places sont encore disponibles
pour le Pèlerinage du Rosaire à Lourdes en octobre 2013. Les dernières inscriptions
sont reçues à la permanence qui se tient au presbytère de la Cathédrale Saint-Louis
le vendredi de 9h à 12h.
Les personnes intéressées sont invitées à se présenter sans tarder.
Communiqué PELERINAGE DU ROSAIRE
* * * * *
15
Page 16
La SOCOPMA,
première structure collective
de la profession.
L
a SOCOPMA (Société
Coopérative Maraîchère)
a été créée en 1981 pour
impulser la production locale et
la commercialisation des fruits
et légumes sur le marché de la
Martinique.
240 producteurs adhérents, dont
une centaine réguliers, travaillent
à la coopérative ainsi que des
producteurs occasionnels. La
commercialisation se fait en
direction des grandes surfaces et
des collectivités d’environ 8 000 T/ an en moyenne, pour un chiffre
d’affaires (CA) d’environ 8 M€
.
Cependant, 2011 a vu le tonnage
chuter à 6 000 T et 2012 à envi-
ron 1 500 T. Une dette globale
importante (4.3 M€ ) dont 1 M€
dû aux producteurs, des difficultés
d’organisation, un déficit de pro-
grammation de la production, une
démarque supérieure à la norme,
une masse salariale disproportion-
née, une politique de recouvrement
tardif des créances (860.000€ de
créances dues) ont eu pour consé-
quences : une perte de confiance
suivie d’une désaffection des pro-
ducteurs et des institutions, une
trésorerie difficile, la perte de mar -
chés, l’arrêt des investissements, le
licenciement de 50% du personnel.
Il s’en est suivi une mise en redresse-
ment judiciaire en février 2012, une
liquidation le 28 février 2013 et une
forte inquiétude de la profession.
Le marché en quelques
chiffres clés pour l’ensemble
de la Martinique.
Concernant le tonnage d’importa-
tion, il ne s’agit que des produits
également cultivés en Martinique.
Ne sont pas pris en compte, par
exemple, les pommes, les poires,
les raisins…venant de la France
métropolitaine.
Trois observations :
- Une consommation élevée et régulière
par an.
- Une mise sur le marché nettement
supérieure aux possibilités de la
SOCOPMA.
- Une grande marge de progression
possible car seuls 50% des besoins du
marché sont couverts par la production
locale.
Société
Agriculture à la Martinique :
La filière de diversification
(fruits - légumes - fleurs)
2010 2011
Prod. Locale (t) Importations (t) Prod. Locale (t)Importations (t)
Légumes 9 100.71 6 496.59 9 552.406 246.53
Fruits 9 460.14 8 869.1010 715.058 011.94
Tubercules 1 603.00 9 063.64 1 619.128 162.18
Total 20 163.85 24 429.3321 886.5722 420.65
Total marché Total 2010 : 44 593.18 Total 2011 : 44 307.22
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La récente liquidation judiciaire de la SOCOPMA nous
fait prendre la mesure des énormes difficultés que
connaît l’agriculture à la Martinique. Un producteur
de fruits et légumes nous présente son analyse de la
situation et ses espérances.
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Situation actuelle de la filière
Aujourd’hui, la filière est
complètement atomisée, sans
aucune relation entre les différents
acteurs. L’esprit d’individualisme
prime largement dans nos
campagnes et dans nos organisations
professionnelles. Six Organisations
Professionnelles se partagent déjà
une partie du marché abandonné
par la SOCOPMA, en direction
des circuits organisés, à savoir les
grandes surfaces, les collectivités,
la restauration : la Sica Ananas
Martinique, l’association des vergers
et jardins tropicaux, l’association des
planteurs de melons, l’association
Caraïbes exotiques, le GIE-MHM, la
Sica de Château-Gaillard.
Les marchandes, mais aussi
directement certains agriculteurs,
se partagent sur les bords des
routes (ventes à la sauvette) une
partie significative de la clientèle
particulière. Nous pourrions nous
interroger sur les conditions de
conservation des marchandises,
sur la traçabilité, sur la sécurité des
consommateurs, sur l’investissement
en temps des agriculteurs absents
de leurs champs durant ce temps.
Nous enregistrons donc une filière
désorganisée qui est inquiète pour
son avenir et qui n’arrive pas à se
substituer à l’importation qui se
renforce.
Une filière à réorganiser
et à unifier
La production peut doubler pour
répondre à la demande du marché
qui existe. La profession doit
impérativement s’organiser, jouer
collectif, réunir ses forces, s’unifier.
Deux initiatives complémentaires,
pas encore opérationnelles, donnent
pourtant à cette filière confiance en
l’avenir.
1) La Région propose la création d’un
marché de gros, de 14 000 T, puis
25 000 T à l’horizon 2015, sur un site
de cinq hectares à Mangot-Vulcin,
d’un investissement de 6,3 M€,
pour permettre de mutualiser les
moyens, notamment en chambres
froides, et de proposer un lieu de
regroupement des produits pour
une meilleure distribution. La
Région lancerait les appels d’offres
en 2013.
2) Depuis le 14 mai 2010,
l’IMAFLHOR (Interprofession
Martiniquaise des Fruits, Légumes
et produits Horticoles), d’initiative
privée, fortement encouragée par
les pouvoirs publics, se propose de
regrouper une grande proportion
de producteurs produisant 20 000 T,
pour un CA de 26 M€ . Un peu en
veilleuse en ce moment, faute de
moyens et n’ayant pas encore
réussi à fédérer l’ensemble des
partenaires, elle a des objectifs
ambitieux et intéressants. Le
conseil d’administration regroupe
les organisations de producteurs,
les importateurs-distributeurs, les
petites et moyennes industries agro-
alimentaires, les représentants des
intrants. Pour compléter le dispositif,
six sections de gestion sont prévues,
correspondant chacune à une filière
de production : cultures maraîchères
et de plein champ, cultures vivrières,
productions fruitières, horticulture
et productions ornementales,
cultures sous abris, cultures destinées
à la transformation. Chacune
de ces sections, de structure de
gestion autonome, doit élaborer
les programmes, les financements,
contrôler les actions. Dans le même
temps, la formation des producteurs
(gestion, qualité, environnement)
et la recherche sur les variétés
nouvelles seront privilégiées. Vaste
programme intéressant, réunissant
la production, la transformation,
l’importation.
Mais dans l’immédiat, l’urgence,
pour pallier le vide laissé par la
SOCOPMA, serait de regrouper
toutes les Organisations de
Producteurs sur le volet unique de
la distribution.
Une autre priorité consisterait
à revaloriser la profession en
communiquant plus sur la ruralité, en
faisant redécouvrir aux Martiniquais
les produits locaux, leurs saveurs,
leurs qualités nutritives. Les médias
pourraient jouer un rôle objectif
et moteur en ce sens. Les thèmes
ne manquent pas : alimentation,
environnement, nature, eau,
rivières, santé, etc.
S’inspirer des filières Canne
et Banane
Les grandes filières, canne et banane,
ont réussi, elles, à prendre ce virage
de l’unification. Elles doivent être
soutenues car elles génèrent
beaucoup d’emplois directs et
indirects, une bonne image de notre
pays et du travail des hommes. Elles
permettent aussi de baisser les coûts
des échanges transatlantiques
pour l’ensemble des activités
économiques de la Martinique.
Ces deux filières sont des modèles
d’organisations professionnelles qui
ont su se regrouper, s’organiser,
parler d’une même voix et se faire
entendre. Aujourd’hui, dans la
profession bananière, il existe un seul
groupement : Banamart. La filière
rhum, quant à elle, a réussi aussi à
s’unifier pour obtenir le label AOC
(Appellation d’Origine Contrôlée)
pour booster ses ventes à l’export,
tout en développant un intérêt
touristique dans ses distilleries.
Souhaitons le même avenir pour
la filière de diversification : Fruits -
Légumes - Fleurs.
Baudouin de Reynal
Agriculteur - Maraîcher
n
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Société
Samedi 23 mars 2013, à 14h, la coordination La Manif Pour Tous 972 avait
donné rendez-vous devant la bibliothèque Schœlcher à tous ceux qui souhaitaient
défendre le mariage, union entre un homme et une femme, et le droit de tous
les enfants à avoir un père et une mère.
La Manif pour tous 972
Des milliers de personnes dans les rues
pour défendre la famille et les droits de l’enfant
P
lusieurs milliers de
manifestants, venus le
plus souvent en famille
(grands-parents, parents, enfants),
ont répondu à l’appel des
organisateurs, parmi lesquels les
Associations Familiales Catholiques
de la Martinique (AFC) et l’Union
Départementale des Associations
Familiales (UDAF), opposées à
ce que la ministre de la Justice a
elle-même qualifié de « véritable
changement de civilisation » ! Ils
étaient deux fois plus nombreux
que le 13 janvier 2013 devant la
cathédrale Saint-Louis et ils ont
défilé dans le calme en empruntant
la rue de la Liberté, puis le boulevard
du Général de Gaulle, jusqu’au
Palais de Justice, pour demander
le « retrait complet » du projet de
loi sur « le mariage pour tous ».
Parmi cette foule, représentative
de toutes les composantes de la
société martiniquaise, plusieurs
élus avaient tenu à soutenir
publiquement le mouvement :
Bruno-Nestor Azérot, Jean-
Philippe Nilor, Raymond
Occolier, Ralph Monplaisir,
Miguel Laventure, qui
ont pris la parole devant
le Palais de Justice pour
affirmer leur opposition
déterminée à ce projet
du gouvernement. Sont
également intervenus :
Fred Tirault pour les
politiques, puis, pour les
chrétiens : Georges Zaïre
(Alliance Evangélique),
Dominique Catherine
(cRc), Myriane Gaval (Fédération
des AFC) et Jean-Paul Levif
(représentant de l’Evêque). Jean-
Paul Levif a rappelé que la famille,
indissociable du mariage, était au
fondement de notre civilisation
et qu’il fallait la défendre pour
la transmettre aux générations
futures comme un bien précieux,
donné par Dieu à l’humanité.
Les deux porte-parole du collectif,
Franck Monlouis-Félicité et Ralph
Ragoo, ont rappelé toutes les
raisons de refuser ce projet de loi. Ils
ont fait reprendre par cette foule,
chaleureuse et enthousiaste, les
nombreux slogans préparés pour
l’occasion.
Mais c’est surtout pour la défense
de la famille naturelle, fondement
de notre civilisation, que les slogans
et les pancartes ont fleuri : Nou tout
yich papa épi manman (1) ou encore :
Un papa + une maman, y’a pas
mieux pour les enfants, La famille
est précieuse, défendons-la !
Beaucoup s’interrogeaient
d’ailleurs : pourquoi renvoyer
l’examen de la PMA (2) à un projet
de loi sur la famille étudié plus
tard par le Parlement, alors que le
mariage qui en est le fondement est
naturellement indissociable de la
famille ?
Dans cette foule, les chrétiens
étaient très nombreux pour
défendre leurs valeurs et leur
conception du mariage et de la
famille, mais également le droit des
enfants adoptés à avoir un père et
une mère. En fin de manifestation,
c’est vers le ciel où un avion venait
d’apparaître que tous les regards se
sont tournés ; la vérité y était inscrite
en toutes lettres : Un enfant = un
papa + une maman.
Le principe de précaution, si souvent
invoqué pour justifier les choix du
gouvernement, ne s’impose-t-il
pas encore plus quand il s’agit de
l’avenir de la personne et de la
famille humaine ? Les manifestants
ont donc demandé solennellement
au Président de retirer ce projet
et d’entreprendre une véritable
consultation en vue de l’élaboration
d’une grande loi sur la famille !
Le succès de cette manifestation,
organisée de belle manière par le
collectif
La Manif Pour tous 972,
fera date pour la défense de la
famille à la Martinique !
Michel Déglise n
(1) Nous sommes tous enfants d’un papa et d’une maman.
(2) Procréation Médicalement Assistée.
La bibliothèque Schœlcher, point de départ de la manifestation
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Dimanche 7 avril 2013
La mer, bénédiction ou malédiction ?
Les marins, les pêcheurs, les navigateurs, ont-ils un rapport différent à la mer ?
Face aux éléments parfois déchaînés, nous sentons-nous plus humbles, plus
croyants ?
Jacqueline Tabarly, présidente de l’Association
Eric Tabarly, sera l’invitée de
Dieu m’est témoin. Martiniquaise d’origine, mais bretonne d’adoption, cette
femme de caractère nous racontera comment elle tient la barre de cette
association depuis la mort de son célèbre navigateur de mari en 1998.
Nous serons aussi connectés avec Régis Derouet depuis Saint-Pierre-et-Miquelon et avec Théophile,
ancien pêcheur, devenu catéchiste, depuis l’île Ouen, petite île au large de la commune du Mont-
Dore.
Dimanche 14 avril 2013
Ils sont jeunes, que font-ils pour Dieu ?
Ils sont jeunes, étudiants, et dans leur vie bouillonnante s’engagent au nom
de leur foi. Pour eux, croire rime avec concret. Chacun d’entre eux trouve un
engagement à sa mesure et viendra en témoigner sur le plateau de
Dieu m’est
témoin.
Matthieu Alcime, 25 ans, étudiant guadeloupéen et président de l’association-
aumônerie
s ous le figuier , nous racontera comment sa foi est pour lui synonyme
de responsabilité.
Nous serons connectés avec Vanessa Nativel, une jeune enseignante réunionnaise de 24 ans et nous
irons à Cayenne, en Guyane, rencontrer Stéphanie, juste 20 ans.
Dimanche 21 avril 2013
La foi peut-elle inspirer le travail en entreprise ?
Comment vivre sa foi dans son travail ? Comment rencontrer Dieu au travail ? Les chefs d’entreprise
catholiques peuvent-ils faire du profit ? S’enrichir en respectant les valeurs
chrétiennes, comment faire ? Comment manager ses équipes de façon morale
et éthique ? Comment ne pas se poser ces questions lorsqu’on est patron ? Et
lorsqu’on est salarié, comment notre foi nous motive ?
Arnold Louis, le Monsieur CFTC de La Réunion, sera notre invité.
Miguel Guitteaud, membre du MRJC et producteur de banane en Martinique,
nous accueille dans son exploitation.
Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions
MeDIAs
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99.5 - 101.3 et 105.3 mHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
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O Dieu, Père de tous les hommes,tu nous demandes de porter
l’amour là où les pauvres sont humiliés, la joie là où l’Eglise est abattue,
la réconciliation là où les hommes sont divisés.
Aide-nous donc à réconcilierle père avec son fils,
la mère avec sa fille,
le mari avec sa femme,
le croyant avec celui qui ne peut croire,
le chrétien avec son frère chrétien qu’il n’aime pas.
Tu nous ouvres ce chemin
pour que le corps blessé de Jésus Christ, ton Eglise,
soit ferment de communion
pour les pauvres de la terre
et dans toute la famille humaine.
Mère Teresa
Pour les familles divisées
