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• Le MouveMent Chrétien des retraités fête ses 50 ans • eveiLLer La foi des tout-petits • Journées de L’insertion au p atronage saint-Louis N° 463 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 21 avril 2013 Oui, Seigneur !

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Editorial Editorial • La Vocation et les vocations Mot de l'Evêque • Conférence des evêques des Antilles Eglise universelle • Extrait du Message de Benoît XVI pour la 50 ème Journée mondiale de prière pour les vocations Liturgie • Parole dominicale Droit canonique • Les bénédictions Vie du diocèse • Vœux perpétuels chez les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny • Eveiller la foi des tout-petits • Récollection de l’ACPM • Le Mouvement Chrétien des Retraités fête ses 50 ans • 50 ans des Equipes du Rosaire à la Martinique Education • Journées de l’insertion au Patronage Saint-Louis Société • Vers un renforcement de la coopération régionale de la Martinique avec ses voisins de la Caraïbe et de l’Amérique latine Vers la vie • Sœur Irène du Sacré-Cœur • Sœur Marie-Christiane Brin Médias numéro 463 • LE MOUVEMENT CHRÉTIEN DES RETRAITÉS FÊTE SES 50 ANS • EVEILLER LA FOI DES TOUT-PETITS • JOURNÉES DE L’INSERTION AU PATRONAGE SAINT-LOUIS N° 463 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 ` 21 avril 2013 Oui, Seigneur ! S ommaire Directeur De la publication R.P. Jean de CoulangesréD acteur en chefR.P. Jean de Coulanges Mise en page – iMpressionCaraïb Édiprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 tirage : 8 000 exeMplaires i.s.s.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 Ad m i n i s t r At i o n – ré d Ac t i o n Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 se r v i c e d e s Ab o n n e m e n t s Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cédex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.cef.fr egliseenmartinique@orange.fr S ’il y a une question aujourd’hui qui hante l’esprit de nombreux chrétiens et qui est un sujet de préoccupation pour les communautés diocésaines et paroissiales, c’est bien celle de la vocation vue sous toutes ses formes : sacerdoce ministériel et sacerdoce commun des fidèles. Benoît XVI, dans le message qu'il avait écrit pour la 50 ème Journée mondiale de prière pour les vocations, rappelait ces mots de Paul VI : Le problème du nombre suffisant de prêtres touche de près tous les fidèles : non seulement parce que l’avenir religieux de la société chrétienne en dépend, mais aussi parce que ce problème est le signe précis et indéniable de la vitalité de la foi et de l’amour des communautés paroissiales et diocésaines particulières, et le témoignage de la santé morale des familles chrétiennes. Là où l’on vit généreusement selon l’Evangile, là jaillissent de nombreuses vocations à l’état clérical et religieux. Ces paroles de Paul VI ont le mérite d’attirer notre attention sur le fait que la question de la vocation dépend de la vitalité de l’Evangile dans les communautés, dans les familles, dans les groupes de chrétiens. Il n’est pas rare de faire le lien entre la chute des vocations et la montée de la sécularisation. Mais quels que soient le développement des sociétés et l’orientation prise par elles, les disciples du Christ sont envoyés pour être témoins de sa bonne nouvelle, lumière du monde et levain dans la pâte. En appelant des hommes et des femmes à sa suite, Jésus leur dit : Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc rusés comme les serpents et candides comme des colombes (Mt 10,16). Une manière pour lui, par ce langage imagé, de faire appel à notre intelligence créatrice, pour œuvrer avec doigté dans les eaux quelquefois troubles des sociétés humaines. Le document conciliaire Gaudium et Spes (L’Eglise dans le monde de ce temps) reconnaît l’autonomie des réalités terrestres et plaide pour que l’activité humaine soit conforme au bien authentique de l’humanité et qu’elle permette à l’homme, considéré comme individu ou comme membre de la société, de s’épanouir selon la plénitude de sa vocation (G.S. 35). Là où nous sommes tentés de mettre des barrières entre les réalités terrestres et les réalités spirituelles, s’il faut les distinguer, il ne faut pas les séparer, parce que l’Evangile nous rappelle que notre mission de chrétien est de leur donner du sens par un service de tout l’homme et de tous les hommes. Jésus appelle ceux et celles qui veulent être ses disciples à ne pas rester les bras croisés dans l’attitude du spectateur, mais à mettre la main à la pâte pour la transformer grâce au ferment de son Esprit qui la fera lever. Père Jean de Coulanges n 2 3 La Vocation et les vocations 5 6 7 8 9 10 12 14 15 16 18 19

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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 3 Mot de l'Evêque Conférence des Evêques des Antilles C haque année, la Conférence des Evêques des Antilles (Antilles Episcopal Conference) organise l’Assemblée plénière de ses membres, dans un de leurs diocèses désigné par eux. A leur dernière rencontre qui eut lieu au Guyana en 2012, Monseigneur Jean Hamot, alors Administrateur du Diocèse de Guadeloupe, proposa d’accueillir la Conférence dans son île ; sa proposition fut retenue et il fut décidé que la 57 ème Assemblée Plénière des Evêques des Antilles se tiendrait dans le Diocèse de Basse-Terre et Pointe- à-Pitre, du 13 au 19 avril 2013. En tant qu’Archevêque Métro- polite de Martinique, Guadeloupe, Guyane, je devais présider l’Eucharistie au cours de laquelle s’ouvrirait officiellement la Conférence, le diocèse de Guadeloupe étant suffragant de l’archidiocèse de Martinique. J’en fus empêché au dernier moment, des ennuis de santé m’étant survenus inopinément. Néanmoins, si je ne puis rendre compte du déroulement de la rencontre des Evêques des Antilles, comme j’envisageais de le faire, il m’est toujours loisible de profiter de l’occasion pour rappeler ce qu’est la Conférence des Antilles et citer ceux qui en sont les membres. La Conférence des Evêques des Antilles regroupe cinq « Provinces Ecclésiastiques » ayant chacune à leur tête un évêque auquel Rome donne le titre d’archevêque ou « Métropolitain ». La « Province » est le regroupement voulu par Rome d’un certain nombre de diocèses. A l’instar des agglomérations de communes dans lesquelles les communes conservent leur maire, leur autonomie, leur originalité et leur réalité, la Province Ecclésiastique n’affecte nullement l’autonomie ni le pouvoir de décision des diocèses appelés « suffragants » dont l’Archevêque ou « Métropolite » veille à l’unité. Dans la Conférence des Antilles, quatorze diocèses sont « suffra- gants » des cinq Provinces Ecclésiastiques de cette région des Petites Antilles. A ces quatorze diocèses s’ajoutent deux « missions indépendantes », dites sui juris parce qu’elles ont un statut canonique particulier. Au total donc, la Conférence des Evêques des Antilles est constituée de 21 unités ecclésiastiques qui se répartissent dans cinq Provinces Ecclésiastiques dont voici l’énumération : Province de Port of Spain (Trinidad and Tobago) : L’archevêque de la Province est Mgr Joseph Harris qui a pour suffragants : - Le diocèse de Georgetown (Guyana) : Mgr Francis Alleyne - Le diocèse de Willemstad (Curaçao et les îles) : Mgr Luigi Secco - Le diocèse de Paramaribo (Surinam) : Mgr Wilhelmus De Bekker - Le diocèse de Bridgetown (Barbados) : Mgr Gordon Jason Province de Kingston (Jamaïque) : Archevêque de Kingston : Mgr Charles Dufour - Le diocèse de Montego Bay (Jamaïque) : Mgr Burchel McPherson - Le diocèse de Mandeville (Jamaïque) : Mgr Nell Tiedemann - Le diocèse de Belize et Belmopan : Mgr Dorick Wright + Mgr Chr. Glancy - La mission sui juris de Cayman Islands : Mgr Francis Reiss Province de Nassau : Archevêque Mgr Patrick Pinder, Président de la Conférence - Le diocèse de Hamilton (Bermuda) : Mgr Robert Kurtz - La mission sui juris Turks and Caicos Islands Province de Saint-Pierre et Fort-de-France : Archevêque : Michel Méranville - Le diocèse de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) : Mgr Jean-Yves Riocreux - Le diocèse de Cayenne (Guyane Française) : Mgr Emmanuel Lafont

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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 4 E g l i sE En M a r t i n i q u E Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : É glise en Martinique Boîte Postale 586 • 97 207 FORT de FRance cede X MARTiNiquE 40 € GuADElOupE 44 € Guy ANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ .................................................................................. Prénom : ........................................................................\ ........................................................................... Adresse : ........................................................................\ ........................................................................... Mail : ........................................................................\ ...................................................................................... Tél. ........................................................................\ ........................ Code Postal .................................. Ville ........................................................................\ ......................................................................................... La défense de la liberté religieuse dans le bilan du pontificat de Benoît XVI Dès le début de son pontificat, le Saint-Père a affirmé que la liberté religieuse est fondamentale ; elle s’enracine en effet pour lui dans la dignité de chaque homme et elle est donc une valeur universelle. Il se situe ainsi clairement dans la lignée de Vatican II et, en particulier, de la déclaration Dignitatis humanae 1. Mot de l'Evêque (suite) Province de Sainte-Lucie : Archevêque de Castries : Mgr Robert Rivas - Le diocèse de Roseau (Dominique) : Mgr Gabriel Malzaire - Le diocèse de Saint Georges (Grenade) : Mgr Vincente Darius - Le diocèse de St. John’s Basseterre : Mgr Kenneth Richards La conférence est animée par un Conseil permanent qui se réunit ordinairement deux fois par an à son siège situé à Port-of-Spain, Trinidad. Les archevêques sont membres de droit de ce Conseil permanent dont les travaux sont scrupuleusement organisés par le Secrétaire général, en l’occurrence le diacre permanent Mike James. Chaque année, tous les membres de la Conférence se retrouvent pour une Assemblée plénière qui se tient dans le diocèse de leur choix, au cours de la semaine qui suit le troisième dimanche de Pâques. Le Président actuel de la Conférence est son Excellence Mgr Patrick Pinder, archevêque de Nassau (Bahamas) ; le Vice-Président en est son Excellence Mgr Francis Alleyne, évêque de Georgetown (Guyana). Son Excellence Mgr l’Archevêque Nicola Girasoli, Nonce Apostolique auprès des Etats indépendants de la région des Petites Antilles et Délégué du Pape auprès de la Province ecclésiastique Martinique- Guadeloupe et Guyane, est venu exprimer à l’Assemblée l’expression de la sollicitude paternelle de notre nouveau Pape, le Saint-Père François, qu’il a bien connu pour avoir travaillé à ses côtés lorsqu’il se trouvait à Buenos Aires. Les travaux de l’Assemblée devraient commencer le lundi 15 avril et se poursuivre jusqu’au jeudi 18 avril. Eglise en Martinique tâchera d’en rendre compte. Il est, certes, souhaitable de mettre en relief, de temps à autre, les aspects institutionnels de notre Eglise et même d’en déployer les fastes. Cependant, il ne nous faut jamais perdre de vue que l’Eglise est avant tout un peuple rassemblé par l’amour du Christ pour continuer son œuvre. Cette œuvre consiste d’abord à proclamer la Bonne Nouvelle du salut. Ce salut, c’est le Christ lui- même vivant, ressuscité et agissant par l’intermédiaire de ceux qui croient en lui et mettent sa Parole en pratique. En cette Année de la Foi particulièrement, il nous dit qu’il compte sur chacune et chacun pour révéler sa présence salvatrice à ce monde en désarroi qui ne sait plus qui croire, qui suivre, en qui mettre sa confiance. Si nous croyons en lui, il nous demande d’oser témoigner de lui par nos paroles, nos rassemblements, nos liturgies, mais surtout par notre amour les uns envers les autres, notre respect de la personne, de la réputation et des biens des autres, par notre proximité bienfaisante avec ceux qui souffrent et ceux qui sont dans le besoin. Redisons-nous avec joie et force cette Bonne Nouvelle : Christ est ressuscité, Alleluia ! C’est la Bonne Nouvelle qui transforme notre existence et, malgré les vicissitudes de la vie, nous remplit d’espérance. Sachons la communiquer à tous ! A bientôt. + Michel Méranville, Archevêque n * * * * *

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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 5 L es vocations sacerdotales et religieuses naissent de l'expérience de la rencontre personnelle avec le Christ, du dialogue sincère et confiant avec Lui, pour entrer dans sa volonté. Il est donc nécessaire de grandir dans l'expérience de la foi, comprise comme relation profonde avec Jésus, comme écoute intérieure de sa voix qui résonne en nous. Ce chemin, qui rend capable d'accueillir l'appel de Dieu, peut advenir à l'intérieur de communautés chrétiennes qui vivent un intense climat de foi, un témoignage généreux d'adhésion à l'Evangile, une passion missionnaire qui conduit au don total de soi pour le Royaume de Dieu, alimenté par la fréquentation des sacrements, en particulier de l'Eucharistie, et par une fervente vie de prière. Cette dernière doit, d'une part, être très personnelle, une confrontation de mon moi avec Dieu, avec le Dieu vivant. D'autre part, cependant, elle doit toujours être à nouveau guidée et éclairée par les grandes prières de l'Église et des saints, par la prière liturgique, dans laquelle le seigneur nous enseigne continuellement à prier de façon juste (Spe salvi, 34). La prière constante et profonde fait croître la foi de la communauté chrétienne, dans la certitude toujours renouvelée que Dieu n'abandonne jamais son peuple et qu'il le soutient en suscitant des vocations spéciales, au sacerdoce et à la vie consacrée, pour qu'elles soient signes d'espérance pour le monde. Les prêtres et les religieux, en effet, sont appelés à se donner d'une manière inconditionnée au peuple de Dieu, dans un service d'amour de l'Evangile et de l'Eglise, un service de cette ferme espérance que seule l'ouverture à l'horizon de Dieu peut donner. Ainsi, avec le témoignage de leur foi et avec leur ferveur apostolique, ils peuvent transmettre, particulièrement aux nouvelles générations, le vif désir de répondre généreusement et promptement au Christ qui appelle à le suivre de plus près. Quand un disciple de Jésus accueille l'appel divin pour se dédier au ministère sacerdotal ou à la vie consacrée, se manifeste un des fruits les plus mûrs de la communauté chrétienne, qui aide à regarder avec une particulière confiance et espérance vers l'avenir de l'Eglise et vers sa mission d'évangélisation. Cela nécessite toujours en effet de nouveaux ouvriers pour la prédication de l'Evangile, pour la célébration de l'Eucharistie, pour le sacrement de la Réconciliation. Par conséquent, que ne manquent pas les prêtres zélés, qui sachent accompagner les jeunes comme compagnons de voyage pour les aider à reconnaître, sur le chemin souvent tortueux et obscur de la vie, le Christ, Voie, Vérité et Vie (cf. Jn 14,6) ; pour leur proposer, avec courage évangélique, la beauté du service de Dieu, de la communauté chrétienne, des frères ! Des prêtres qui montrent la fécondité d'un engagement enthousiasmant, donnant un sens plénier à leur propre existence, parce que fondé sur la foi en celui qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4,19) ! Je souhaite également que les jeunes, au milieu de tant de propositions superficielles et éphémères, sachent cultiver l'attrait pour les valeurs, les buts élevés, les choix radicaux, pour un service des autres sur les pas de Jésus. Chers jeunes, n'ayez pas peur de le suivre et de parcourir les voies exigeantes et courageuses de la charité et de l'engagement généreux ! Ainsi vous serez heureux de servir, vous serez témoins de cette joie que le monde ne peut donner, vous serez les flammes vives d'un amour infini et éternel, vous apprendrez à rendre raison de l'espérance qui est en vous (1 P 3,15) ! Benoît XVI n Eglise universelle Extrait du Message de Benoît XVI pour la 50 ème Journée mondiale de prière pour les vocations Dans son message pour la 50 ème Journée mondiale de prière pour les vocations, le 21 avril 2013, Benoît XVI invitait notamment les prêtres à être des "compagnons de voyage" pour les jeunes. En voici un extrait.

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21 avril 2013 L a P arole D ominicale Actes 13,14.43-52 • Psaume 99 • Apocalypse 7,9.14b-17 • Jean 10,27-30 Quatrième dimanche de Pâques Année C L e 4 ème dimanche de Pâques est appelé le dimanche du Bon Pasteur parce que, dans l’évangile du jour, Jésus dit : Je suis le bon Pasteur, le vrai berger (Jn 10,27). C’est une journée où l’Eglise sensibilise le peuple de Dieu à sa vocation baptismale et prie de manière particulière pour les vocations sacerdotales et religieuses. Dans le monde de la Bible, le berger évoquait une réalité riche de sens religieux qui parlait à la foi des croyants. Ces derniers pouvaient ainsi se référer à ce fameux texte du prophète Ezéchiel qui adres- sait de vives critiques aux mauvais bergers dont l’attitude était de se servir avant de prendre soin du peuple de Dieu (cf. Ez. 34). Sans oublier que les auditeurs de Jésus nourrissaient leur prière de l’image symbolique du bon berger décrit dans le psaume 22 : Le seigneur est mon berger, je ne manque de rien. sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Dans l’évangile de Jean, Jésus insiste sur deux attitudes qu’il veut trouver chez ses disciples : écouter sa voix et le suivre. Deux attitudes qui sont à la base de tout appel, de toute vocation, de toute relation avec lui ; ce qui lui permet de dire : Moi, je les connais. Dans la Bible, connaître ne signifie pas se renseigner sur quelqu’un, avoir des informations sur lui : son nom, son âge, son adresse. Quand Jésus parle de connaissance, il parle d’amour. Connaître, c’est naître à la vie de quelqu’un, briser l’anony -mat, se relier à lui par un lien de personne à personne. Jésus s’est fait l’un de nous. En lui, c’est Dieu qui s’est fait proche des hommes. Il partage notre vie parce qu’il nous aime. Nous l’acceptons vraiment quand nous entrons dans une rela- tion de confiance, d’amour, d’at- tention à ce qu’il est. Ecouter pour dialoguer avec lui. Une écoute est le point de départ d’une bonne relation, d’un bon échange, d’une bonne connais- sance. Ecouter, c’est être ouvert à l’autre, accueillir sa parole, sa diffé- rence, avec respect et bienveillance. L’écoute a toujours besoin d’un temps de silence. La prière a besoin d’écoute. Bavarder pour ne rien dire, c’est ignorer la présence de l’autre. Jésus nous dit : Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu . Le pro- blème avec nous, c’est que beau- coup entendent mais peu écoutent. Nous connaissons ce beau texte de la vocation prophétique de Samuel décrit au chapitre 3 du premier livre de Samuel. A trois reprises, le jeune Samuel est réveillé dans son sommeil. Eli, le prophète, lui dit : Retourne te coucher, et si l’on t’ap- pelle, tu diras : 'Parle, seigneur, ton serviteur écoute'. Demandons au Seigneur de nous apprendre à écouter son message d’amour pour être imprégnés de sa présence quand sa voix se fait silence dans l’intimité de notre cœur. C’est là que commence l’ap- pel à vivre avec lui. Sa parole ne s’embarrasse pas de futilités mais va au plus profond de notre vie. Quand Jésus dit qu’il est le Bon Pasteur, n’hésitons pas à le rejoindre dans la prière du psaume 22 : proche de Toi, ô Christ, je ne manque de rien, Tu me fais reposer, Tu me fais revivre. Tu me conduis, Tu prends soin de moi, T u m’aimes. Jésus nous invite à écouter sa voix, à entendre sa parole pour le connaître ; le suivre pour devenir son disciple. A son contact, en le fréquentant, nous, les adultes, les parents, nous avons à cultiver un art de vivre différent du matéria- lisme ambiant. C’est cela que nous pouvons proposer aux nouvelles générations. Le pasteur n’est pas le mercenaire qui agit par intérêt et qui fait sentir son pouvoir sur les autres. Le pasteur est un guide qui ne cherche pas à posséder l’autre, à le manipuler mais au contraire à le respecter, à lui faire confiance. Les parents sont comme de bons pasteurs pour leurs enfants quand ils ont avec eux des relations de confiance, de respect, d’amour. Les éducateurs qui accompagnent les jeunes sont des pasteurs quand leurs motivations ne s’arrêtent pas aux seuls avantages personnels, mais quand ils cherchent le bien des autres et aident au développement de leur vie. N’est-ce pas là un signe d’amour vrai ? Jésus appelle chaque disciple à le suivre sur ce chemin du service ; le bon pasteur donne sa vie par amour. P. Jean de Coulanges n Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 6

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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 7 Qu’est-ce qu’une bénédiction ? U n mouvement de Dieu vers l'homme et la nature : La bénédiction est d’abord l’expression de la faveur divine et des dons qui en résultent. Un mouvement de l'homme vers Dieu : La bénédiction se confond avec la prière de l’homme vers Dieu. Elle peut être d’adoration, de louange, d’action de grâces, de reconnaissance, de demande. Un mouvement de l’homme vers l’homme, de la part de Dieu : La bénédiction peut venir de quelqu'un qui a reçu de Dieu mandat officiel de la dispenser. Distincte d'une prière privée, elle est alors l'exercice du pouvoir, communiqué par le Créateur ou le Rédempteur à certains hommes, de bénir au nom même de Dieu et d'obtenir ainsi, par l'accomplissement de rites définis et par voie d'intercession publique, certains bienfaits déterminés. Quelle source aux bénédictions ? La source de toute bénédiction est Dieu, le seul Béni au-dessus de tout, le seul Bon qui a bien fait toutes choses. Il veut que toutes ses créatures soient comblées de ses bénédictions. Il a maintenu ses bénédictions même après la faute de l’homme, en signe de miséricorde. En son Fils et par son Fils, il a de nouveau béni tous les hommes de toutes bénédictions spirituelles. Par l’Esprit Saint Dieu, il donne la vie nouvelle dans toute la plénitude de la bénédiction. Mais que Dieu bénisse par lui-même ou par d’autres, c’est bien toujours le secours de Dieu qui est promis, sa grâce qui est annoncée, sa fidélité envers son alliance entreprise qui est proclamée. Et quand les hommes bénissent, ils louent celui qu’ils proclament bon et miséricordieux. Dieu, en effet, accorde sa bénédiction en communiquant sa bonté ou en l’annonçant. Les hommes bénissent Dieu et proclament ses louanges en lui rendant grâce, en lui attribuant le culte et l’hommage de leur piété et, lorsqu’ils bénissent les autres, ils invoquent le secours de Dieu soit sur une personne déterminée soit sur des groupes rassemblés (2). Qui peut bénir ? Le canon 1168 ouvre largement les possibilités en reconnaissant que le ministre des sacramentaux est le clerc muni du pouvoir requis. Par clerc , membre du clergé, nous comprenons tous ceux qui ont été ordonnés clercs, c’est-à-dire les évêques, les prêtres et les diacres. Le clerc est donc le ministre ordinaire des sacramentaux. Ce clerc doit avoir été validement ordonné et ne doit pas être empêché d’exercer sa mission à cause d’une sanction ou d’une restriction canonique. En effet, cette règle générale bénéficie de précisions. Par exemple, concernant les bénédictions, le ministre ordinaire est plus précisément le prêtre. Tout prêtre peut donner les bénédictions. Cependant, le prêtre ne peut pas tout faire. Il y a des bénédictions qui sont réservées à l’ évêque (comme les consécrations et dédicaces d’églises C1169§2) et d’autres au pape seul (bénédiction Urbi et Orbi ). Le diacre peut donner seulement les bénédictions qui lui sont expressément permises par le droit (canon 1169§3). La constitution Lumen Gentium (n° 29) du concile Vatican II rappelle que la grâce sacramentelle donne [aux diacres] la force nécessaire pour servir le peuple de Dieu dans la diaconie de la liturgie, de la parole et de la charité, en communion avec l'évêque et son presbyterium. selon les dispositions prises par l'autorité qualifiée, il appartient aux diacres d'administrer solennellement le baptême, de conserver et distribuer l'Eucharistie, d'assister, au nom de l'Eglise, au mariage et de le bénir, de porter le viatique aux mourants, de donner lecture aux fidèles de la sainte Ecriture, d'instruire et exhorter le peuple, de présider aux rites funèbres et à la sépulture… Mais les laïcs ne sont pas oubliés. Le canon 1168 précise que certains sacramentaux, selon les règles des livres liturgiques, peuvent aussi, au jugement de l'Ordinaire du lieu, être administrés par des laïcs ayant les qualités voulues. En vertu du sacerdoce commun des fidèles (fruit du baptême et non du sacrement de l’ordination), les laïcs, hommes ou femmes, peuvent célébrer certaines bénédictions, avec les rites et formules prévus pour eux. Ils le font en vertu de leur charge propre, par exemple comme parent (bénédiction des enfants, de la famille, bénédiction de la maison…), soit qu’ils exercent une fonction particulière ou un ministère extraordinaire (bénédiction des malades, d’une maison nouvelle…), avec l’accord de l’évêque. P. Jean-Max Renard,Vice-Official n (1) Inspiré de Catholicisme hier, aujourd’hui et demain, article Bénédiction, Jacquemet, Mathon et Baudry, éditions Letouzé et Ané. (2) Voir la présentation générale du Livre des bénédictions, Rituel Romain, Paris 1995, Chatelet-Tardy. Les bénédictions (1) Le mot français bénédiction a pour racines latines benedictio (louange, belle parole) et benedicere (dire du bien). Liée aux mots bibliques correspondants : berâkah (hébreu), (grec), bénédiction est synonyme de louange et de bienfait accordé. La compréhension populaire saisit la bénédiction comme le contraire d’une malédiction (désastre, calamité, désagrément, souffrance souvent injuste) ; elle est accueillie comme une grâce et une assistance. Droit canonique

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Vie du diocèse Le 7 avril 2013, fête de la Miséricorde Divine, Sr Marie-Aimée de la Miséricorde divine Louiset s’est donnée totalement à Dieu dans la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, pour toujours, par amour pour lui, au service de l’Eglise et des frères. Souhaitons que son témoignage interpelle les jeunes en cette Journée mondiale de prière pour les vocations. Vœux perpétuels chez les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny C omme tous les jeunes, j’avais bien sûr des projets d’avenir dans ma vie personnelle et professionnelle. En 1998, je fais mon service militaire qui devait aboutir à un contrat de trois ans, mais le Seigneur en a décidé autrement. Pour des raisons de santé, j’ai donc renoncé à une carrière militaire. Pentecôte 2000 : le Seigneur, lors d’une veillée de prière, a bouleversé ma vie ! Mais revenons en arrière. Le jour de ma confirmation, le père Michel Méranville, qui est actuellement notre évêque, avait posé cette question aux nouveaux confirmés: Quels sont ceux et celles qui, parmi vous, seraient prêts à répondre à l’appel du seigneur dans la prêtrise ou la vie religieuse ? Il nous a invités à nous lever et je l’ai fait sans hésitation avec deux ou trois autres jeunes. Le père a donc relevé nos prénoms et nous a assurés de ses prières. Cela m’avait beaucoup touchée. Après avoir reçu le sacrement de la confirmation, je me suis engagée en tant que catéchiste. Il m’arrivait parfois de faire des remplacements. Lors d’une sortie-détente des catéchistes de la cathédrale à Sainte-Marie, c’est le père Emmanuel Saint-Honoré qui a formulé cette même question, mais de manière différente : Quels sont ceux qui, parmi vous, sont prêts à prendre leur croix pour suivre le seigneur ? a-t-il dit. Je me suis mise debout à nouveau. Plus tard, ce sera le père Alain Ransay qui confirmera, la veille de la Pentecôte 2000, mon appel à la vie consacrée. Le Seigneur passe souvent par des intermédiaires pour la réalisation de son dessein d’amour dans nos vies. Enfin, j’entame mes démarches chez les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny pour faire un essai… Je découvre donc la vie de prière, communautaire et missionnaire. Après les vœux temporaires, j’ai été affectée à la communauté du couvent de Fort-de-France pour deux ans, puis à la communauté de Sainte-Marie pour le même nombre d’années. C’est dans la mission paroissiale à Sainte-Marie que j’ai découvert la pastorale des jeunes avec le père Marcel Crépin. J’ai beaucoup apprécié leur compagnie, leur autonomie, leur efficacité, les temps de prière, de louange et d’adoration. Les enseignements reçus dans les différents temps forts m’ont aidée à progresser dans mon cheminement. C’est pour moi une joie de retrouver la pastorale des jeunes pour vivre cette nouvelle étape de ma vie. En tant que jeune sœur, je voudrais rendre grâce au Seigneur et partager avec tous les jeunes mon témoignage qui pourrait les aider à répondre à l’appel de Dieu dans la vocation qui leur est propre. Avec la fondatrice des Sœurs de Saint- Joseph de Cluny, nous prierons le maître de la moisson afin de demander des ouvriers à sa moisson car la moisson est abondante et les ouvriers sont peu nombreux. Chacun de nous a été créé en vue du « pour toujours » pour réaliser quelque chose de beau et de grand avec Dieu dans sa vie (Benoît XVI). Tu es jeune : le Seigneur peut t’appeler au mariage, au célibat consacré, au sacerdoce ou encore à la vie consacrée. Il te dit : Viens, suis-moi, n’aie pas peur. Viens, il t’attend. Sr Marie-Aimée de la Miséricorde divine n Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 8 Sr Marie-Aimée prononce son engagement définitif au service du Seigneur

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Eglise en Martinique : L’Eveil à la foi : de quoi s’agit-il ? Qui sont les personnes concernées ? Pierre Valey : Depuis 2005, les évêques de France ont lancé le vaste chantier de la catéchèse et de l’évangélisation et Mgr Méranville aime à nous rappeler cette phrase : Etre ensemble le Corps du Christ pour le salut du monde. Les enfants qui sont en classes de Maternelle et de CP, ainsi que leurs parents, ne doivent pas être tenus à l’écart de cette action. L’idée est donc venue d’éveiller les enfants à la Foi dès leur plus jeune âge. Il s’agit de les accompagner dans la découverte de Dieu, les initier à la vie chrétienne par la prière, les fêtes, les rites et le jeu. Ainsi, avec l’aide de leurs parents et animateurs, ils prennent conscience du trésor d’amour que Dieu a déposé dans leur cœur. Lors des rencontres, parents et adultes partagent, transmettent leur foi aux enfants de manière ludique L'Eveil à la foi concerne donc les enfants de 3 à 6 ans, baptisés ou non. Son but est de créer une Eglise familiale en donnant aux personnes l'occasion de prendre l'habitude de prier en famille. Les parents aident leurs enfants à vivre dans la foi chrétienne. EeM : Comment l’Eveil à la foi est-il organisé ? PV : L’Eveil à la foi est une commission du Service de la Catéchèse. Trente paroisses et deux écoles d’enseignement catholique proposent des activités, les mercredis, samedis ou dimanches à plus de six cents enfants. L’encadrement est assuré par cent vingt animateurs aidés de parents et de jeunes en cheminement. Les rencontres sont organisées au niveau des paroisses. Les thèmes sont en lien avec la vie de tous les jours, la liturgie ou les grandes fêtes liturgiques. L'objectif est aussi de découvrir et de se familiariser avec la vie de l'Eglise. Des célébrations peuvent être organisées avec la communauté. EeM : s ur un plan concret, que se passe-t-il pendant ces rencontres ? PV : Les rencontres se déroulent dans une salle paroissiale, en plein air ou dans l'église. Sur un plan pratique, le principe est le suivant : le programme des rencontres ainsi que les thèmes qui y seront développés sont arrêtés pour l'année. Les animateurs choisissent, en fonction d'une histoire qui sera contée aux enfants, les divers moments autour du thème : courtes prières, chants, bricolage, temps du geste. Attention, l’Eveil à la foi n’est pas un pré-catéchisme. Il ne faut pas confondre Eveil à la foi et catéchisme. L'Eveil à la foi est également l'occasion pour les parents de parler de la foi, de partager leurs expériences avec d’autres. C'est l'occasion pour eux de vivre des moments forts avec leurs enfants, de les regarder avec un autre regard. La fréquence des réunions dépend des personnes et des lieux. L'Eveil à la foi est au service des familles. Les mamans y sont majoritaires mais il y a aussi des papas. Au début, certains viennent pour rendre service en aidant à réaliser un petit bricolage. Mais d’autres ont envie d'aller plus loin et s'investissent activement dans un groupe. EeM : Comment monter un groupe ? PV : Il suffit que quelques mamans et/ou papas se mettent d'accord pour qu'un groupe d'Eveil à la foi voie le jour sur une paroisse. Ils rencontrent en premier lieu leur curé qui les mettra en contact avec le Service de la Catéchèse. Ils seront aidés à la mise en place des premières réunions par un membre de l’équipe diocésaine. EeM : sur le plan diocésain ? PV : Chaque année, avec les animateurs des paroisses, nous organisons un grand rassemblement qui est préparé avec les enfants. Cette année, nous avons retenu pour thème : L’appel des disciples et la confiance en Dieu. Il sera développé en cinq tableaux par quelques-unes des paroisses, le dimanche 21 avril 2013, au hall des sports de Ducos. Actuellement, nous réfléchissons sur un projet autour de Noël 2013. Pierre Valey n Eveiller la foi des tout-petits Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 9 Dans le cadre du rassemblement diocésain de l’Eveil à la Foi du dimanche 21 avril 2013 à Ducos, Eglise en Martinique a rencontré le diacre Pierre Valey, délégué de l’évêque à la Catéchèse.

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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 10 Vie du diocèse Gabriel Levif, responsable diocésain, nous présente la récollection organisée pendant le carême, par l’Association des Centres de Préparation au Mariage (ACPM), à l’intention des couples désireux de se ressourcer. Récollection de l’ACPM P our beaucoup d’entre nous, le dimanche 17 mars 2013 ne fut pas un dimanche comme les autres : d’abord parce que c’était le 5 ème dimanche de carême, le dernier avant la célébration des Rameaux, mais surtout parce que nous avions fait le déplacement au Domaine du Fort de Saint-Pierre pour participer à la récollection de carême organisée par l’Association des Centres de Préparation au Mariage (ACPM). Le thème choisi pour cette année était d’actualité, rejoignant tous les couples dans leur vécu, mais en même temps sensible et donc délicat à traiter : Crise dans le couple, chemin de rupture ou chemin de croissance ? (Les grâces du sacrement de mariage) . Comment une crise, où l’on se dispute, où l’on n’arrive plus à communiquer et qui conduit souvent à l’envie de se séparer, peut-elle être un chemin de croissance ? C’est sans doute cette interrogation qui animait les cent vingt-cinq participants, accompagnés de leurs trente-sept enfants, à leur arrivée ce dimanche matin sur le site de la Communauté du Chemin Neuf, à Saint-Pierre. A travers les temps forts de cette journée, tout a été fait pour permettre à chacun d’effectuer une plongée en lui-même et s’interroger sur sa propre responsabilité dans les crises du couple. Non pas pour en être culpabilisé, mais pour reconnaître ses pauvretés et les présenter au Seigneur qui ne peut nous guérir que si nous nous reconnaissons malades. Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades (Mt 9,12). La journée a commencé par le témoignage d’un couple qui a accepté d’ouvrir les portes de son intimité et nous faire découvrir comment il est facile de tomber dans l’adultère lorsqu’on se laisse entraîner dans les voies du monde ; mais aussi comment on peut être sauvé et restauré quand on reconnaît son péché et qu’on décide de donner la première place à Jésus Christ. Le temps de partage qui a suivi, en couples dissociés et en petits carrefours de dix à douze participants, a permis à chacun de partager ce qu’il vivait et d’écouter la souffrance et les questions des autres. Beaucoup ont découvert alors que tous les couples vivent des crises, mais ce qui est important c’est la façon de les aborder. La crise ne doit-elle pas nous amener à nous remettre en question et à nous recentrer sur notre engagement initial du sacrement de mariage ? L’intervention du père Gabriel Valard, délégué de l'évêque à la Pastorale Familiale, a permis d’éclairer cette question. Le sacrement de mariage contient en lui-même toutes les solutions pour éviter ou sortir des situations de crise que peut rencontrer le couple. C’est en acceptant le passage par la croix (renoncement à soi- même) que Jésus nous a montré que nous pouvons rester fidèles à ce sacrement et traverser les crises en préservant l’unité du couple. Chaque désaccord devient alors occasion d’accueillir l’autre dans ses différences et conduit à faire grandir l’unité et l’amour dans le couple. Après la célébration fervente de l’eucharistie et un délicieux repas préparé et servi par la Communauté, l’après-midi a été consacré au visionnage du film Fireproof , suivi par l’intervention du diacre Jean-Paul Levif. Le film a sans doute été le moment le plus fort pour la majorité des participants. L’histoire d’un couple au bord du divorce qui, à travers la conversion du mari, découvre ce que veut dire se donner totalement pour l’autre, non pas avec ses propres forces, mais avec la grâce de Dieu . Cette histoire, si touchante par son réalisme et l’espoir qu’elle fait naître, a arraché quelques larmes à plusieurs d’entre nous. L’intervention du diacre qui a suivi nous a rappelé que nous sommes Vue des participants

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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 11 responsables de notre conjoint et notre mission est de faire s’exprimer ce qu’il y a de plus beau en lui (elle). A la fin de cette journée, nous avions tous le cœur joyeux et ressentions une grande paix intérieure. N’était-ce pas le signe de la présence de l’Esprit Saint, agissant dans nos cœurs et nos âmes ? Nous sommes rentrés chez nous différents, avec des mots forts dans le cœur : prière, sacrements, humilité, pardon, comme des clés essentielles pour faire grandir, au quotidien, l’Amour dans nos couples… Les participants à la récollection ont manifesté le désir de vivre à nouveau une telle rencontre. Qu’ils soient rassurés, le prochain rendez-vous est déjà programmé, du 17 au 19 mai 2013, au Foyer de Charité de Trinité, où se déroulera la retraite de Pentecôte, organisée par l’ACPM. Gabriel Levif, Responsable diocésain CPM Martinique n Vous avez un projet de mariage religieux ? L’ACPM vous accueille dans ses deux permanences : 1) Presbytère de Bellevue, à Fort-de-France (fermé au mois d’août) Mercredi de 15h30 à 17h30 Samedi de 9h à 11h Tél. : 0596 72 03 69 2) Presbytère de Sainte-Marie (fermé en juillet et en août) 2 ème et 4 ème samedis du mois, de 9h à 11h vous convie à sa retraite de Pentecôte autour du thème : Le couple, chemin vers Dieu : de la tendresse humaine à la tendresse de Dieu. Cette retraite, ouverte à tous, se déroulera au Foyer de Charité de Trinité du vendredi 17 (17h30) au dimanche 19 mai (17h) - pour un coût de 90€ par retraitant. Nous serons accompagnés par le père Jean-Michel Monconthour et le diacre Jean-Paul Levif. Nous vous attendons nombreux pour une plongée au cœur de la tendresse de Dieu et vous accueillons pour toute demande d'information et d'inscription : - Amélie : 0696 365 736 / 0596 545 173 (après 18h) - Régine : 0696 293 555 Pour des raisons de bonne organisation, clôture des inscriptions : le mardi 14 mai 2013. Communiqués L’ACPM invite les visiteurs de malades et les ministres extraordinaires de communion aux malades à la dernière matinée de formation qu’elle organise à leur intention sur le thème : Passer de la visite à la visitation. Cette formation se déroulera à la salle paroissiale de Sainte-Marie : le samedi 27 avril 2013 de 8h30 à 11h30. Ces formations s’adressent à ceux qui n’ont pu participer aux précédentes formations dispensées au Carbet, à Fort-de-France (Bellevue) et à Rivière-Salée. LA PAstorALe dioCés Aine de LA sAnté Membres de la Fédération des Mouvements d’Action Catholique de la Martinique (FEMAC/M), nous invitent à participer à la célébration eucharistique qui aura lieu le mardi 30 avril 2013, à 18h30, à l’église s aint-Laurent du Lamentin à l’occasion de la fête du travail. Témoignage d’un membre du Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens (M.M.T.C.) Contacts : s amson : 06 96 83 08 16 ou Yves-Marie : 06 96 85 22 00 Les Chrétiens en Monde du trA vAiL (C.M.t .), P. Gabriel Valard

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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 12 Vie du diocèse Le Mouvement Chrétien des Retraités fête ses 50 ans Ce nouveau logo, pour le Mouvement Chrétien des Retraités (MCR, ex Vie Montante), est comme une invitation à prendre un nouveau départ à l’occasion du cinquantenaire de ce mouvement d’Action Catholique générale. L e 10 avril dernier, à Sainte- Marie, plus de 350 membres du MCR et sympathisants se sont retrouvés pour la déclinaison martiniquaise de ce 50 ème anniversaire. La journée a commencé dès 8h par la messe à l’église paroissiale. Le curé, le père Fortuné Gibon, a exhorté les retraités chrétiens présents – qui ne sont pas des chrétiens retraités ! – à continuer à suivre Jésus Christ à la manière des témoins, Abraham et Sarah, qui ont su garder leur lampe allumée et la tenue de service. La journée s’est poursuivie dans ‘la joie et la gaieté’ au Palladium. Alex Grandin n Quelques membres du MCR du François ont profité de ce cinquantenaire pour commencer un échange autour des deux enjeux des Etats Généraux organisés au niveau national le mois dernier et que M me Monique Bodhuin, la présidente nationale, a présentés au nom du bureau national, sous le double signe de la Foi et de l'Espérance : - enjeu ecclésial, à travers des propositions nouvelles pour engager le MCR sur des chemins nouveaux ; - enjeu évangélique, dans un rôle de veilleur et d’éveilleur, afin de mettre en valeur les richesses que manifestent les engagements bénévoles des retraités. \ \ Pour continuer cette réflexion, ces membres vont se retrouver durant le mois de mai au François, avec ceux qui le voudront, au sein de deux ateliers pour agir et trouver des pistes pour un nouveau départ du mouvement : l’atelier ‘Retour des États Généraux’ et l’atelier ‘Groupe de lecteurs Nouvel Essor ’ autour de la prochaine livraison de la revue du MCR et de son dossier ‘Colloque et Etats généraux de mars 2013’. Ces membres veulent bien sûr s’appuyer sur les charismes du MCR : disponibilité, expérience, force intérieure, convictions bien ancrées… qui prennent appui sur le socle de la Parole de Dieu. La retraite est un âge où l’on peut, à nouveau, croire… La Nouvelle Evangélisation passe peut-être par une pastorale du monde de la retraite où catholiques habitués et ‘recommençants’ pourront s’entraider pour « être ensemble le Corps du Christ » , « entamer des débats pour comprendre le monde » et faire que « la foi chrétienne soit un chemin de vie ». Mais rien de tout cela ne sera possible s’il n’est pas fait effort pour que ‘vivent bien ensemble’ les anciens et les nouveaux, ceux qui ont connu Vie Montante , qui voient le mouvement se transformer par les nouvelles orientations données par le national, et les nouveaux retraités qui frappent à la porte du MCR avec de nouvelles attentes… C’est un challenge ! Sera-t-il relevé ? Pour conclure, reprenons cette citation du Cardinal Daneels, archevêque émérite de Bruxelles : Quand vous voulez, dans un camp de jeunes, les rassembler autour du feu de camp, il ne sert à rien de les appeler à coups de sifflet… il suffit d'allumer le feu et ils viendront tous spontanément ! Au MCR d'allumer le feu ! Comment s’y prendre ? Alex Grandin, au nom de quelques membres du MCR du François Durant ce cinquantenaire… une initiative Ce qui a été fait, n'est plus à faire. Il y a quelque chose à réinventer dans un monde qui change, aussi bien dans les pratiques sociales que dans les attitudes de vie... L'action catholique a un sens si, aujourd'hui, elle devient un lieu de créativité sociale. Père Henri-Jérôme Gagey, théologien

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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 13 La foi chrétienne n'est pas une résignation à l'inévitable. En ce qui concerne les retraités, y a-t-il encore de la place pour des gens moins rentables, moins rapides ? Bien sûr, parce que vous apportez l'expérience. Dans un monde bruyant, agité, vous contribuez à créer l’intériorité et le silence. Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres et président du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles Vous êtes des retraités chrétiens, mais vous n'êtes pas des chrétiens retraités. Mgr Jean-Pierre Grallet, Archevêque de Strasbourg Tenez bon car vous êtes la génération relais. Quel dommage que la richesse des retraités ne soit pas prise en compte par l'ensemble de la société ! Le MCR est une aide puissante pour trouver… toute votre place ! Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg Évangéliser aujourd’hui, c'est entamer des dé- bats pour comprendre le monde… La foi chré- tienne est un chemin de vie… Si vous êtes au MCR, c'est parce que vous êtes dans un chemi- nement historique Père Henri-Jérôme Gagey, théologien Célébration eucharistique : une vue de l'assemblée Animation au Palladium Célébration eucharistique : procession des offrandes La nouvelle affiche du MCR

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50 ans des Equipes du Rosaire à la Martinique En cette Année de la Foi, c’est avec beaucoup de joie que les Equipes du Rosaire fêteront, du 7 au 12 mai 2013, les cinquante ans du mouvement dans notre diocèse, en présence des responsables internationaux, nationaux, de la Guyane et de la Guadeloupe.

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Qu’est-ce que l’insertion ? L ’insertion sociale et professionnelle désigne le processus permettant l’intégration d’un individu au sein du système socio-économique par l’appropriation des normes et règles dudit système. Pour porter des éléments de réponse à cette problématique, des chefs d’entreprise et des responsables de dispositifs d’insertion viendront sur place échanger individuellement ou collectivement avec les jeunes. Des visites d’entreprises et du RSMA seront également programmées. Cette année une dizaine de jeunes filles du Foyer la Ruche participeront à nos journées. Il s’agit de favoriser des échanges avec d’autres jeunes et d’autres structures d’accueil. Hugues Harnais Chef de Service à la Maison d'Enfants - Foyer de l'Espérance n Education Journées de l’insertion au Patronage Saint-Louis Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 15 Les mardi 23 et mercredi 24 avril 2013 auront lieu les journées de l’insertion à l’Espérance. Chaque année, à cette période, l’équipe éducative, en collaboration avec l’équipe pédagogique, mettent en place ces journées afin de répondre à une demande des jeunes souvent indécis quant à leurs choix d’orientation scolaire ou de formation professionnelle. Collecte de dons pour le 9 mai 2013 A l’occasion de la Journée Portes Ouvertes du 9 mai 2013, une grande action de collecte de dons est lancée depuis le jeudi 11 avril 2013. Venez déposer vos dons en nature tous les jeudis et vendredis de 9h à 17h. L’équipe des bénévoles présentes sur place accepte tous les biens EN BON ETAT : vêtements, jouets, linge de maison, petit électroménager, petit mobilier, livres, CD, DVD, etc. Merci d’avance pour votre contribution. L’équipe des bénévoles de la braderie n Jeunes en CAP Cuisine Travaux de menuiserie par un jeune de l'Espérance Grande braderie prévue lors de la Journée Portes Ouvertes du 9 mai\ 2013

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Société Église en Martinique a demandé à M. Emmanuel JOS, professeur de droit public à l’Université des Antilles et de la Guyane, spécialiste des questions concernant la coopération régionale, qui a notamment animé l’atelier des États Généraux de l’Outre-mer consacré à l’insertion de la Martinique dans son environnement régional, de bien vouloir faire le point sur l’actualité relative à ce domaine. Vers un renforcement de la coopération régionale de la Martinique avec ses voisins de la Caraïbe et de l’Amérique latine L e 31 août 2012, la Région Martinique a été admise comme membre associé au sein de la Commission Économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (1). Le processus est en cours concernant son adhésion comme membre associé à l’Organisation des États de la Caraïbe de l’Est (2), à la Communauté des Caraïbes(3) et à l’Association des États de la Caraïbe (4). Ces adhésions sont possibles dans la mesure où, d’une part, la quasi- totalité des organisations régionales prévoient la possibilité d’accueillir comme membres associés des territoires non indépendants de la région et que, d’autre part, l’article L4433-4-5 du code général des collectivités territoriales (issu de la Loi d’orientation pour l’outre-mer du 13 décembre 2000 modifiée qui a étendu largement les possibilités d’action des départements et des régions d’outre-mer en matière de coopération régionale) dispose que « Les régions de Guadeloupe, de Martinique, de Mayotte, de Guyane et de La Réunion peuvent, avec l'accord des autorités de la République, être membres associés des organismes régionaux... ». Ainsi, après délibération du Conseil régional, son président a adressé les courriers nécessaires au Ministre des Affaires étrangères. Celui-ci a donné son accord permettant d’entamer les négociations d’adhésion et la conclusion des actes juridiques qui formaliseront ces adhésions. Le champ de participation de la collectivité régionale dans ces organisations est limité à ses domaines de compétences et devront être respectés les engagements internationaux de la France ainsi que les compétences dévolues à l’Union européenne. Ces adhésions permettront de renforcer nos liens de solidarité avec nos voisins et de mener plus facilement des actions communes dans divers domaines où il existe des intérêts communs. Le renforcement des relations avec nos voisins concerne notamment : l’amélioration des échanges commerciaux ; la facilitation des investissements afin de créer des entreprises créatrices d’emplois ; la conclusion de conventions fiscales ; la recherche des règlementations douanières mutuellement profi- tables ; l’harmonisation des normes applicables en matière de biens et de services ; le développement du tourisme vert ; la préservation de l’environnement terrestre et marin ainsi que de la biodiversité ; les énergies nouvelles ; la gestion durable des ressources de la mer ; la conclusion d’accords de pêche permettant de répondre aux besoins des professionnels et des consommateurs tout en préservant la ressource ; l’amélioration de la santé des populations par la lutte commune contre des maladies comme la dengue, le VIH/SIDA ; l’amélioration des services de santé ; la lutte contre la pauvreté, les exclusions et les discriminations ; la prévention des catastrophes naturelles et l’organisation des secours ; l’efficacité dans la lutte contre les trafics illicites de stupéfiants ou de migrants ; l’amélioration de la coopération en matière judiciaire et pénale notamment par la conclusion de conventions d’extradition ; l’organisation de manifestations culturelles ou sportives, etc. Il s’agit donc d’un champ très vaste d’actions qui peuvent contribuer à améliorer les conditions de vie des populations de notre région. Les avancées qui peuvent être espérées du renforcement de la coopération régionale dépendent non seulement des actions menées par l’État et les élus locaux dans leurs domaines de compétences respectives mais aussi et surtout de l’implication de tous ceux qui, dans leurs divers secteurs d’activités, peuvent y apporter leurs contributions. Emmanuel Jos n Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 16

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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 17 (1) La CEPALC est un organe régional du Conseil Économique et Social des Nations Unies. Elle vise à renforcer la coopération entre ses membres dans les domaines économique, social, culturel et de respect des droits de l’homme. Elle dispose d’un bureau régional à Port-of-Spain à Trinidad. Actuellement, elle comprend 44 États, principalement d’Amérique latine et 9 non régionaux : Allemagne, France, Royaume-Uni, Pays-Bas, États-Unis, Japon, Canada, Portugal, Corée du sud. Elle inclura désormais 12 territoires comme membres associés : Anguilla, Aruba, Iles Caïmans, Guadeloupe, Martinique, Montserrat, Porto- Rico, Iles Turques et Caïques, Iles Vierges britanniques, Iles Vierges étasuniennes, Curaçao et les Bermudes. (2) L’OECS permet de renforcer la coopération entre les petits États et territoires de l’Est de la Caraïbe dans divers domaines économiques et sociaux ainsi que de la défense et de la sécurité, d’organiser un marché commun et de se concerter en matière de relations extérieures. Les membres à part entière sont : Antigua et Barbuda, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts et Nevis, Sainte- Lucie et Saint-Vincent-et-les Grenadines. Les membres associés sont pour l’instant Anguilla et les Iles Vierges britanniques. (3) La CARICOM vise à construire une économie et un marché intégrés entre ses membres et à développer la réalisation d’actions communes dans une diversité de secteurs. Les membres actuels de la CARICOM sont : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, Belize, la Dominique, Grenade, le Guyana, Haïti, la Jamaïque, Montserrat, Saint-Christophe-et- Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, le Suriname, Trinité-et-Tobago. Sont membres associés pour l’instant : Anguilla, les Bermudes, les Iles Vierges britanniques, les Iles Caïmans, les Iles Turques et Caïques. (4) L’AEC est une organisation de consultation, de concertation et de coopération à l’échelon de la Grande Caraïbe (élargie à plusieurs territoires continentaux). Elle a pour objectif en particulier de favoriser le développement durable dans les domaines culturel, économique, social, scientifique et technologique ; la prise en compte du potentiel de la Mer Caraïbe ; le développement d’un espace élargi favorable au commerce et aux investissements. Les États Membres sont au nombre de 25 : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, Belize, Colombie, Costa Rica, Cuba, la Dominique, la République dominicaine, El Salvador, Grenade, le Guatemala, le Guyana, Haïti, le Honduras, la Jamaïque, le Mexique, le Nicaragua, le Panama, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte- Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, le Suriname, Trinité-et-Tobago et le Venezuela. Les membres associés sont pour l’instant : Aruba (territoire d’outre- mer des Pays-Bas), Curaçao (territoire d’outre-mer des Pays-Bas), Saint-Martin (territoire d’outre-mer des Pays-Bas), les Pays-Bas représentant Bonaire, Saba et Saint-Eustache (communes à statut particulier des Pays-Bas), les Iles Turques et Caïques (territoires d’outre- mer du Royaume-Uni), la République française au titre de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Compte tenu des compétences de l’Union européenne et de son implication dans la coopération régionale, elle bénéficie depuis décembre 2008 du statut d’observateur.

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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 18 Vers la vie Sœur Irène du Sacré-Cœur (1920- 2013) L ouise Bernadette Lédée est née le 22 septembre 1920 à Saint-Barthélemy, en Guadeloupe. Elle est baptisée le 27 septembre 1920 à l’église paroissiale de Lorient. Le 24 juillet 1942, elle entre au noviciat dans la Congrégation des Sœurs de Saint-Paul de Chartres. Elle reçoit l’habit le 2 février 1943 et s’appelle désormais Sr Irène du Sacré-Cœur. Elle est envoyée en mission dans diverses communautés de la Province pour y exercer son œuvre de charité envers les plus pauvres et les malades. En 1991, Sr Irène du Sacré-Cœur rentre à la Maison Provinciale pour s’adonner à de multiples tâches et plus encore à la prière. Tombée gravement malade, elle s’éteint le samedi 23 mars 2013. n Sœur Marie- Christiane Brin (1932- 2013) S œur Marie-Christiane est originaire de Saint-Barthélemy, en Guadeloupe. Elle a été durant sa vie au service de ses sœurs : Ecole de Marie-Galante (Guadeloupe) ; Maison à Saint-Esprit et Maison Provinciale, dans une grande disponibilité et avec beaucoup de générosité. Hospitalisée, elle se disait prête pour faire le grand passage, à la rencontre de Celui en qui elle croit et qui est à l’origine de son appel à la vie religieuse. Elle s’éteint le mardi 2 avril 2013 : elle avait 81 ans. n * * * * *

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Dimanche 21 avril 2013 La foi peut-elle inspirer le travail en entreprise ? Comment vivre sa foi dans son travail ? Comment rencontrer Dieu au travail ? Les chefs d’entreprise catholiques peuvent-ils faire du profit ? S’enrichir en respectant les valeurs chrétiennes, comment faire ? Comment manager ses équipes de façon morale et éthique ? Comment ne pas se poser ces questions lorsqu’on est patron ? Et lorsqu’on est salarié, comment notre foi nous motive ? Arnold Louis, le Monsieur CFTC de La Réunion, sera notre invité. Miguel Guitteaud, membre du MRJC et producteur de banane en Martinique, nous accueille dans son exploitation. Dimanche 28 avril 2013 Dieu nous aide-t-il à accueillir l’étranger ? Comment notre foi nous aide à mieux comprendre l’étranger ? Comment, malgré nos a priori, Dieu nous aide-t-il à les accueillir ? Face aux lois sur l’immigration, pouvons-nous être cohérents en tant que chrétiens ? Dieu m’est témoin accueille ce dimanche Nathalie Baugier, ancienne présidente du Secours Catholique de Mayotte. Nous irons en Guyane, à Cacao, rencontrer une famille Hmong qui nous racontera comment, depuis leur arrivée du Laos, ils se sont intégrés (non sans mal) dans la société guyanaise. Connecté depuis Cayenne, le père Elie Lagrille, responsable de la pastorale des migrants en Guyane, nous aidera à comprendre les difficultés que rencontrent les Surinamiens et les Brésiliens, deux pays frontaliers. Dimanche 5 mai 2013 Ils ont tout quitté par amour pour Dieu, pourquoi ? Un appel, un signe : ils ont tous ressenti un jour une demande particulière du Christ. Ils ont fait le choix de tout quitter par amour pour Dieu. Prêtres, religieuses, laïcs consacrés, comment ont-ils vécu cet appel ? Pourquoi ont-ils fait ce choix ? Quelle est aujourd’hui leur vocation ? Dieu m’est témoin veut faire témoigner tous ceux qui s’engagent au nom de leur foi et se donnent à Dieu. Nous recevrons Antonina, une travailleuse missionnaire, originaire de Wallis et Futuna, installée depuis vingt ans à Paris. Nous irons à la Martinique découvrir comment vivent les Bénédictins au monastère de Terreville, mais aussi à La Réunion rencontrer Rodolphe Emard, un tout jeune prêtre de 32 ans ordonné l’été dernier. Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions MeDIAs Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463 19 99.5 - 101.3 et 105.3 mHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com

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J ’ai peur de dire oui, Seigneur.Où m’emmèneras-tu? J’ai peur de tirer la paille la plus longue. J’ai peur de signer au bas de la feuille blanche. J’ai peur du oui qui réclame d’autres oui. Et pourtant, je ne suis pas en paix. Tu me poursuis, Seigneur, tu me cernes de partout. Je cherche le bruit car je crains de t’entendre, mais tu te glisses dans un silence. Je m’enfuis de la route car je t’ai aperçu. Mais au bout du sentier tu m’attends quand j’arrive… Mais j’ai peur de dire oui, Seigneur. J’ai peur de te donner la main, tu la gardes en la tienne. J’ai peur de rencontrer ton regard, tu es un séducteur… Je suis captif, mais je me débats, et je combats en me sachant vaincu. Car tu es le plus fort, Seigneur, tu possèdes le monde et tu me le dérobes. Aide-moi à dire oui. Michel Quoist