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• Le MouveMent
Chrétien des retraités
fête ses 50 ans
• eveiLLer La foi
des tout-petits
• Journées de
L’insertion au
p atronage saint-Louis
N° 463 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 21 avril 2013
Oui, Seigneur !
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Editorial
Editorial
• La Vocation et les vocations
Mot de l'Evêque
• Conférence des evêques des Antilles
Eglise universelle
• Extrait du Message de Benoît XVI
pour la 50 ème Journée mondiale
de prière pour les vocations
Liturgie
• Parole dominicale
Droit canonique
• Les bénédictions
Vie du diocèse
• Vœux perpétuels chez les Sœurs
de Saint-Joseph de Cluny
• Eveiller la foi des tout-petits
• Récollection de l’ACPM
• Le Mouvement Chrétien des
Retraités fête ses 50 ans
• 50 ans des Equipes du Rosaire
à la Martinique
Education
• Journées de l’insertion
au Patronage Saint-Louis
Société
• Vers un renforcement de la
coopération régionale de la
Martinique avec ses voisins de la
Caraïbe et de l’Amérique latine
Vers la vie
• Sœur Irène du Sacré-Cœur
• Sœur Marie-Christiane Brin
Médias
numéro
463
• LE MOUVEMENT CHRÉTIEN DES RETRAITÉS FÊTE SES 50 ANS
• EVEILLER LA FOI
DES TOUT-PETITS
• JOURNÉES DE
L’INSERTION AU
PATRONAGE SAINT-LOUIS
N° 463 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 ` 21 avril 2013
Oui, Seigneur !
S ommaire
Directeur De la publication R.P. Jean de CoulangesréD acteur en chefR.P. Jean de Coulanges Mise en page – iMpressionCaraïb Édiprint – Bois Quarré
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S
’il y a une question
aujourd’hui qui hante l’esprit
de nombreux chrétiens et qui
est un sujet de préoccupation pour
les communautés diocésaines et
paroissiales, c’est bien celle de
la vocation vue sous toutes ses
formes : sacerdoce ministériel et
sacerdoce commun des fidèles.
Benoît XVI, dans le message qu'il
avait écrit pour la 50
ème Journée
mondiale de prière pour les
vocations, rappelait ces mots de
Paul VI : Le problème du nombre
suffisant de prêtres touche de près
tous les fidèles : non seulement parce
que l’avenir religieux de la société
chrétienne en dépend, mais aussi parce
que ce problème est le signe précis et
indéniable de la vitalité de la foi et de
l’amour des communautés paroissiales
et diocésaines particulières, et le
témoignage de la santé morale des
familles chrétiennes. Là où l’on vit
généreusement selon l’Evangile, là
jaillissent de nombreuses vocations à
l’état clérical et religieux.
Ces paroles de Paul VI ont le
mérite d’attirer notre attention
sur le fait que la question de la
vocation dépend de la vitalité de
l’Evangile dans les communautés,
dans les familles, dans les groupes
de chrétiens.
Il n’est pas rare de faire le lien entre
la chute des vocations et la montée
de la sécularisation.
Mais quels que soient le
développement des sociétés et
l’orientation prise par elles, les
disciples du Christ sont envoyés
pour être témoins de sa bonne
nouvelle, lumière du monde et
levain dans la pâte. En appelant des
hommes et des femmes à sa suite,
Jésus leur dit : Voici que moi, je vous
envoie comme des brebis au milieu
des loups ; soyez donc rusés comme
les serpents et candides comme des
colombes (Mt 10,16). Une manière
pour lui, par ce langage imagé, de
faire appel à notre intelligence
créatrice, pour œuvrer avec doigté
dans les eaux quelquefois troubles
des sociétés humaines.
Le document conciliaire Gaudium
et Spes (L’Eglise dans le monde de
ce temps) reconnaît l’autonomie
des réalités terrestres et plaide pour
que l’activité humaine soit conforme
au bien authentique de l’humanité et
qu’elle permette à l’homme, considéré
comme individu ou comme membre
de la société, de s’épanouir selon la
plénitude de sa vocation (G.S. 35).
Là où nous sommes tentés de mettre
des barrières entre les réalités
terrestres et les réalités spirituelles,
s’il faut les distinguer, il ne faut pas
les séparer, parce que l’Evangile
nous rappelle que notre mission de
chrétien est de leur donner du sens
par un service de tout l’homme et
de tous les hommes.
Jésus appelle ceux et celles qui
veulent être ses disciples à ne pas
rester les bras croisés dans l’attitude
du spectateur, mais à mettre la
main à la pâte pour la transformer
grâce au ferment de son Esprit qui
la fera lever.
Père Jean de Coulanges n
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La Vocation
et les vocations
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Mot de l'Evêque
Conférence des Evêques
des Antilles
C
haque année,
la Conférence
des Evêques des
Antilles (Antilles Episcopal
Conference) organise
l’Assemblée plénière de ses
membres, dans un de leurs
diocèses désigné par eux. A
leur dernière rencontre qui
eut lieu au Guyana en 2012,
Monseigneur Jean Hamot,
alors Administrateur du
Diocèse de Guadeloupe,
proposa d’accueillir la
Conférence dans son île ;
sa proposition fut retenue
et il fut décidé que la 57 ème
Assemblée Plénière des Evêques
des Antilles se tiendrait dans le
Diocèse de Basse-Terre et Pointe-
à-Pitre, du 13 au 19 avril 2013.
En tant qu’Archevêque Métro-
polite de Martinique, Guadeloupe,
Guyane, je devais présider
l’Eucharistie au cours de laquelle
s’ouvrirait officiellement la
Conférence, le diocèse de
Guadeloupe étant suffragant
de l’archidiocèse de Martinique.
J’en fus empêché au dernier
moment, des ennuis de santé
m’étant survenus inopinément.
Néanmoins, si je ne puis rendre
compte du déroulement de
la rencontre des Evêques des
Antilles, comme j’envisageais de
le faire, il m’est toujours loisible
de profiter de l’occasion pour
rappeler ce qu’est la Conférence
des Antilles et citer ceux qui en
sont les membres.
La Conférence des Evêques des
Antilles regroupe cinq « Provinces
Ecclésiastiques » ayant chacune à
leur tête un évêque auquel Rome
donne le titre d’archevêque ou
« Métropolitain ».
La « Province » est le regroupement
voulu par Rome d’un certain
nombre de diocèses. A l’instar
des agglomérations de communes
dans lesquelles les communes
conservent leur maire, leur
autonomie, leur originalité et leur
réalité, la Province Ecclésiastique
n’affecte nullement l’autonomie ni
le pouvoir de décision des diocèses
appelés « suffragants » dont
l’Archevêque ou « Métropolite »
veille à l’unité.
Dans la Conférence des Antilles,
quatorze diocèses sont « suffra-
gants » des cinq Provinces
Ecclésiastiques de cette région
des Petites Antilles.
A ces quatorze diocèses s’ajoutent
deux « missions indépendantes »,
dites sui juris parce qu’elles ont un
statut canonique particulier.
Au total donc, la Conférence des
Evêques des Antilles est constituée
de 21 unités ecclésiastiques
qui se répartissent dans cinq
Provinces Ecclésiastiques dont
voici l’énumération :
Province de Port of Spain
(Trinidad and Tobago) :
L’archevêque de la Province est
Mgr Joseph Harris qui a pour
suffragants :
- Le diocèse de Georgetown
(Guyana) : Mgr Francis Alleyne
-
Le diocèse de Willemstad
(Curaçao et les îles) : Mgr Luigi
Secco
-
Le diocèse de Paramaribo
(Surinam) : Mgr Wilhelmus De
Bekker
-
Le diocèse de Bridgetown
(Barbados) : Mgr Gordon
Jason
Province de Kingston (Jamaïque) :
Archevêque de Kingston :
Mgr Charles Dufour
- Le diocèse de Montego Bay
(Jamaïque) : Mgr Burchel
McPherson
-
Le diocèse de Mandeville
(Jamaïque) : Mgr Nell
Tiedemann
- Le diocèse de Belize et
Belmopan : Mgr Dorick Wright
+ Mgr Chr. Glancy
-
La mission sui juris de Cayman
Islands : Mgr Francis Reiss
Province de Nassau : Archevêque
Mgr Patrick Pinder, Président de
la Conférence
- Le diocèse de Hamilton
(Bermuda) : Mgr Robert Kurtz
- La mission
sui juris Turks and
Caicos Islands
Province de Saint-Pierre et
Fort-de-France : Archevêque :
Michel Méranville
- Le diocèse de Basse-Terre et
Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) :
Mgr Jean-Yves Riocreux
- Le diocèse de Cayenne (Guyane
Française) : Mgr Emmanuel
Lafont
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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463
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E g l i sE En M a r t i n i q u E
Règlement à l’ordre de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
FORT-DE-FRANCE
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La défense de la liberté religieuse
dans le bilan du pontificat de Benoît XVI
Dès le début de son pontificat, le Saint-Père a affirmé que la liberté religieuse
est fondamentale ; elle s’enracine en effet pour lui dans la dignité de chaque
homme et elle est donc une valeur universelle. Il se situe ainsi clairement dans
la lignée de Vatican II et, en particulier, de la déclaration Dignitatis humanae
1.
Mot de l'Evêque (suite)
Province de Sainte-Lucie :
Archevêque de Castries :
Mgr Robert Rivas
-
Le diocèse de Roseau
(Dominique) : Mgr Gabriel
Malzaire
- Le diocèse de Saint Georges
(Grenade) : Mgr Vincente
Darius
-
Le diocèse de St. John’s
Basseterre : Mgr Kenneth
Richards
La conférence est animée par un
Conseil permanent qui se réunit
ordinairement deux fois par an
à son siège situé à Port-of-Spain,
Trinidad.
Les archevêques sont membres de
droit de ce Conseil permanent dont
les travaux sont scrupuleusement
organisés par le Secrétaire général,
en l’occurrence le diacre permanent
Mike James.
Chaque année, tous les membres
de la Conférence se retrouvent
pour une Assemblée plénière qui se
tient dans le diocèse de leur choix,
au cours de la semaine qui suit le
troisième dimanche de Pâques.
Le Président actuel de la Conférence
est son Excellence Mgr Patrick
Pinder, archevêque de Nassau
(Bahamas) ; le Vice-Président en
est son Excellence Mgr Francis
Alleyne, évêque de Georgetown
(Guyana).
Son Excellence Mgr l’Archevêque
Nicola Girasoli, Nonce Apostolique
auprès des Etats indépendants
de la région des Petites Antilles
et Délégué du Pape auprès de la
Province ecclésiastique Martinique-
Guadeloupe et Guyane, est venu
exprimer à l’Assemblée l’expression
de la sollicitude paternelle de
notre nouveau Pape, le Saint-Père
François, qu’il a bien connu pour
avoir travaillé à ses côtés lorsqu’il
se trouvait à Buenos Aires.
Les travaux de l’Assemblée
devraient commencer le lundi
15 avril et se poursuivre jusqu’au
jeudi 18 avril. Eglise en Martinique
tâchera d’en rendre compte.
Il est, certes, souhaitable de mettre
en relief, de temps à autre, les
aspects institutionnels de notre
Eglise et même d’en déployer
les fastes. Cependant, il ne nous
faut jamais perdre de vue que
l’Eglise est avant tout un peuple
rassemblé par l’amour du Christ
pour continuer son œuvre.
Cette œuvre consiste d’abord à
proclamer la Bonne Nouvelle du
salut. Ce salut, c’est le Christ lui-
même vivant, ressuscité et agissant
par l’intermédiaire de ceux qui
croient en lui et mettent sa Parole
en pratique.
En cette Année de la Foi
particulièrement, il nous dit qu’il
compte sur chacune et chacun
pour révéler sa présence salvatrice
à ce monde en désarroi qui ne sait
plus qui croire, qui suivre, en qui
mettre sa confiance.
Si nous croyons en lui, il nous
demande d’oser témoigner
de lui par nos paroles, nos
rassemblements, nos liturgies, mais
surtout par notre amour les uns
envers les autres, notre respect
de la personne, de la réputation
et des biens des autres, par notre
proximité bienfaisante avec ceux
qui souffrent et ceux qui sont dans
le besoin.
Redisons-nous avec joie et force
cette Bonne Nouvelle : Christ est
ressuscité, Alleluia ! C’est la Bonne
Nouvelle qui transforme notre
existence et, malgré les vicissitudes
de la vie, nous remplit d’espérance.
Sachons la communiquer à tous !
A bientôt.
+ Michel Méranville,
Archevêque
n
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L
es vocations sacerdotales
et religieuses naissent de
l'expérience de la rencontre
personnelle avec le Christ, du
dialogue sincère et confiant
avec Lui, pour entrer dans sa
volonté. Il est donc nécessaire
de grandir dans l'expérience de
la foi, comprise comme relation
profonde avec Jésus, comme
écoute intérieure de sa voix qui
résonne en nous. Ce chemin, qui
rend capable d'accueillir l'appel
de Dieu, peut advenir à l'intérieur
de communautés chrétiennes
qui vivent un intense climat de
foi, un témoignage généreux
d'adhésion à l'Evangile, une
passion missionnaire qui conduit
au don total de soi pour le
Royaume de Dieu, alimenté par la
fréquentation des sacrements, en
particulier de l'Eucharistie, et par
une fervente vie de prière. Cette
dernière
doit, d'une part, être très
personnelle, une confrontation de
mon moi avec Dieu, avec le Dieu
vivant. D'autre part, cependant,
elle doit toujours être à nouveau
guidée et éclairée par les
grandes prières de l'Église et des
saints, par la prière liturgique,
dans laquelle le seigneur nous
enseigne continuellement à prier
de façon juste
(Spe salvi, 34).
La prière constante et profonde
fait croître la foi de la communauté
chrétienne, dans la certitude
toujours renouvelée que Dieu
n'abandonne jamais son peuple
et qu'il le soutient en suscitant des
vocations spéciales, au sacerdoce
et à la vie consacrée, pour qu'elles
soient signes d'espérance pour
le monde. Les prêtres et les
religieux, en effet, sont appelés
à se donner d'une manière
inconditionnée au peuple de
Dieu, dans un service d'amour de
l'Evangile et de l'Eglise, un service
de cette ferme espérance que
seule l'ouverture à l'horizon de
Dieu peut donner. Ainsi, avec le
témoignage de leur foi et avec leur
ferveur apostolique, ils peuvent
transmettre, particulièrement
aux nouvelles générations, le vif
désir de répondre généreusement
et promptement au Christ qui
appelle à le suivre de plus près.
Quand un disciple de Jésus
accueille l'appel divin pour se
dédier au ministère sacerdotal
ou à la vie consacrée, se manifeste
un des fruits les plus mûrs de la
communauté chrétienne, qui aide
à regarder avec une particulière
confiance et espérance vers
l'avenir de l'Eglise et vers sa
mission d'évangélisation. Cela
nécessite toujours en effet
de nouveaux ouvriers pour la
prédication de l'Evangile, pour la
célébration de l'Eucharistie, pour
le sacrement de la Réconciliation.
Par conséquent, que ne manquent
pas les prêtres zélés, qui sachent
accompagner les jeunes comme
compagnons de voyage pour les
aider à reconnaître, sur le chemin
souvent tortueux et obscur de la
vie, le Christ, Voie, Vérité et Vie
(cf. Jn 14,6) ; pour leur proposer,
avec courage évangélique, la
beauté du service de Dieu, de
la communauté chrétienne, des
frères ! Des prêtres qui montrent
la fécondité d'un engagement
enthousiasmant, donnant un sens
plénier à leur propre existence,
parce que fondé sur la foi en
celui qui nous a aimés le premier
(cf. 1 Jn 4,19) ! Je souhaite
également que les jeunes, au
milieu de tant de propositions
superficielles et éphémères,
sachent cultiver l'attrait pour les
valeurs, les buts élevés, les choix
radicaux, pour un service des
autres sur les pas de Jésus.
Chers jeunes, n'ayez pas peur
de le suivre et de parcourir les
voies exigeantes et courageuses
de la charité et de l'engagement
généreux ! Ainsi vous serez
heureux de servir, vous serez
témoins de cette joie que le monde
ne peut donner, vous serez les
flammes vives d'un amour infini et
éternel, vous apprendrez à rendre
raison de l'espérance qui est en
vous
(1 P 3,15) !
Benoît XVI n
Eglise universelle
Extrait du Message de Benoît XVI
pour la 50
ème
Journée mondiale
de prière pour les vocations
Dans son message pour la 50 ème Journée mondiale de
prière pour les vocations, le 21 avril 2013, Benoît XVI
invitait notamment les prêtres à être des "compagnons
de voyage" pour les jeunes. En voici un extrait.
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21 avril 2013
L a P arole D ominicale
Actes 13,14.43-52 • Psaume 99 • Apocalypse 7,9.14b-17 • Jean 10,27-30
Quatrième dimanche de Pâques Année C
L
e 4 ème dimanche de Pâques
est appelé le dimanche du
Bon Pasteur parce que, dans
l’évangile du jour, Jésus dit : Je
suis le bon Pasteur, le vrai berger
(Jn 10,27). C’est une journée où
l’Eglise sensibilise le peuple de Dieu
à sa vocation baptismale et prie
de manière particulière pour les
vocations sacerdotales et religieuses.
Dans le monde de la Bible, le berger
évoquait une réalité riche de sens
religieux qui parlait à la foi des
croyants. Ces derniers pouvaient
ainsi se référer à ce fameux texte
du prophète Ezéchiel qui adres-
sait de vives critiques aux mauvais
bergers dont l’attitude était de se
servir avant de prendre soin du
peuple de Dieu (cf. Ez. 34). Sans
oublier que les auditeurs de Jésus
nourrissaient leur prière de l’image
symbolique du bon berger décrit
dans le psaume 22 :
Le seigneur
est mon berger, je ne manque de
rien. sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.
Dans l’évangile de Jean, Jésus insiste
sur deux attitudes qu’il veut trouver
chez ses disciples : écouter sa voix
et le suivre. Deux attitudes qui sont
à la base de tout appel, de toute
vocation, de toute relation avec
lui ; ce qui lui permet de dire : Moi,
je les connais.
Dans la Bible, connaître ne signifie
pas se renseigner sur quelqu’un,
avoir des informations sur lui : son
nom, son âge, son adresse. Quand
Jésus parle de connaissance, il parle
d’amour. Connaître, c’est naître à
la vie de quelqu’un, briser l’anony -mat, se relier à lui par un lien de
personne à personne. Jésus s’est
fait l’un de nous. En lui, c’est Dieu
qui s’est fait proche des hommes. Il
partage notre vie parce qu’il nous
aime. Nous l’acceptons vraiment
quand nous entrons dans une rela-
tion de confiance, d’amour, d’at-
tention à ce qu’il est.
Ecouter pour dialoguer avec lui.
Une écoute est le point de départ
d’une bonne relation, d’un bon
échange, d’une bonne connais-
sance. Ecouter, c’est être ouvert à
l’autre, accueillir sa parole, sa diffé-
rence, avec respect et bienveillance.
L’écoute a toujours besoin d’un
temps de silence.
La prière a besoin d’écoute.
Bavarder pour ne rien dire, c’est
ignorer la présence de l’autre.
Jésus nous dit
:
Heureux ceux qui
écoutent la parole de Dieu
. Le pro-
blème avec nous, c’est que beau-
coup entendent mais peu écoutent.
Nous connaissons ce beau texte de
la vocation prophétique de Samuel
décrit au chapitre 3 du premier
livre de Samuel. A trois reprises, le
jeune Samuel est réveillé dans son
sommeil. Eli, le prophète, lui dit :
Retourne te coucher, et si l’on t’ap-
pelle, tu diras : 'Parle, seigneur, ton
serviteur écoute'.
Demandons au Seigneur de nous
apprendre à écouter son message
d’amour pour être imprégnés de
sa présence quand sa voix se fait
silence dans l’intimité de notre
cœur. C’est là que commence l’ap-
pel à vivre avec lui. Sa parole ne
s’embarrasse pas de futilités mais va
au plus profond de notre vie.
Quand Jésus dit qu’il est le Bon
Pasteur, n’hésitons pas à le rejoindre
dans la prière du psaume 22 : proche
de Toi, ô Christ, je ne manque de
rien, Tu me fais reposer, Tu me fais
revivre. Tu me conduis, Tu prends
soin de moi, T u m’aimes.
Jésus nous invite à écouter sa
voix, à entendre sa parole pour le
connaître ; le suivre pour devenir
son disciple. A son contact, en le
fréquentant, nous, les adultes, les
parents, nous avons à cultiver un
art de vivre différent du matéria-
lisme ambiant. C’est cela que nous
pouvons proposer aux nouvelles
générations.
Le pasteur n’est pas le mercenaire
qui agit par intérêt et qui fait
sentir son pouvoir sur les autres.
Le pasteur est un guide qui ne
cherche pas à posséder l’autre, à
le manipuler mais au contraire à
le respecter, à lui faire confiance.
Les parents sont comme de bons
pasteurs pour leurs enfants quand
ils ont avec eux des relations de
confiance, de respect, d’amour. Les
éducateurs qui accompagnent les
jeunes sont des pasteurs quand
leurs motivations ne s’arrêtent pas
aux seuls avantages personnels,
mais quand ils cherchent le bien des
autres et aident au développement
de leur vie. N’est-ce pas là un signe
d’amour vrai ?
Jésus appelle chaque disciple à le
suivre sur ce chemin du service ; le bon
pasteur donne sa vie par amour.
P. Jean de Coulanges n
Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463
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Qu’est-ce qu’une bénédiction ?
U
n mouvement de Dieu vers
l'homme et la nature :
La
bénédiction est d’abord
l’expression de la faveur divine et des
dons qui en résultent.
Un mouvement de l'homme vers
Dieu : La bénédiction se confond avec
la prière de l’homme vers Dieu. Elle
peut être d’adoration, de louange,
d’action de grâces, de reconnaissance,
de demande.
Un mouvement de l’homme vers
l’homme, de la part de Dieu : La
bénédiction peut venir de quelqu'un
qui a reçu de Dieu mandat officiel
de la dispenser. Distincte d'une
prière privée, elle est alors l'exercice
du pouvoir, communiqué par
le Créateur ou le Rédempteur à
certains hommes, de bénir au nom
même de Dieu et d'obtenir ainsi, par
l'accomplissement de rites définis
et par voie d'intercession publique,
certains bienfaits déterminés.
Quelle source aux bénédictions ?
La source de toute bénédiction est
Dieu, le seul Béni au-dessus de tout, le
seul Bon qui a bien fait toutes choses.
Il veut que toutes ses créatures soient
comblées de ses bénédictions. Il a
maintenu ses bénédictions même
après la faute de l’homme, en signe de
miséricorde. En son Fils et par son Fils,
il a de nouveau béni tous les hommes
de toutes bénédictions spirituelles.
Par l’Esprit Saint Dieu, il donne la vie
nouvelle dans toute la plénitude de la
bénédiction.
Mais que Dieu bénisse par lui-même
ou par d’autres, c’est bien toujours
le secours de Dieu qui est promis, sa
grâce qui est annoncée, sa fidélité
envers son alliance entreprise qui
est proclamée. Et quand les hommes
bénissent, ils louent celui qu’ils
proclament bon et miséricordieux.
Dieu, en effet, accorde sa bénédiction
en communiquant sa bonté ou en
l’annonçant. Les hommes bénissent
Dieu et proclament ses louanges en
lui rendant grâce, en lui attribuant
le culte et l’hommage de leur piété
et, lorsqu’ils bénissent les autres, ils
invoquent le secours de Dieu soit sur
une personne déterminée soit sur des
groupes rassemblés (2).
Qui peut bénir ?
Le canon 1168 ouvre largement les
possibilités en reconnaissant que le
ministre des sacramentaux est le clerc
muni du pouvoir requis. Par clerc ,
membre du clergé, nous comprenons
tous ceux qui ont été ordonnés clercs,
c’est-à-dire les évêques, les prêtres et
les diacres. Le clerc est donc le ministre
ordinaire des sacramentaux. Ce clerc
doit avoir été validement ordonné et
ne doit pas être empêché d’exercer
sa mission à cause d’une sanction
ou d’une restriction canonique. En
effet, cette règle générale bénéficie
de précisions. Par exemple, concernant
les bénédictions, le ministre ordinaire
est plus précisément le prêtre.
Tout
prêtre peut donner les bénédictions.
Cependant, le prêtre ne peut pas tout
faire. Il y a des bénédictions qui sont
réservées à l’ évêque (comme les
consécrations et dédicaces d’églises
C1169§2) et d’autres au pape seul
(bénédiction Urbi et Orbi ).
Le diacre peut donner seulement
les bénédictions qui lui sont
expressément permises par le droit
(canon 1169§3). La constitution Lumen
Gentium (n° 29) du concile Vatican II
rappelle que la grâce sacramentelle
donne [aux diacres] la force nécessaire
pour servir le peuple de Dieu dans la
diaconie de la liturgie, de la parole
et de la charité, en communion avec
l'évêque et son presbyterium. selon
les dispositions prises par l'autorité
qualifiée, il appartient aux diacres
d'administrer solennellement le
baptême, de conserver et distribuer
l'Eucharistie, d'assister, au nom de
l'Eglise, au mariage et de le bénir,
de porter le viatique aux mourants,
de donner lecture aux fidèles de
la sainte Ecriture, d'instruire et
exhorter le peuple, de présider aux
rites funèbres et à la sépulture…
Mais les laïcs ne sont pas oubliés.
Le canon 1168 précise que certains
sacramentaux, selon les règles
des livres liturgiques, peuvent
aussi, au jugement de l'Ordinaire
du lieu, être administrés par des
laïcs ayant les qualités voulues.
En vertu du sacerdoce commun des
fidèles (fruit du baptême et non du
sacrement de l’ordination), les laïcs,
hommes ou femmes, peuvent célébrer
certaines bénédictions, avec les rites et
formules prévus pour eux. Ils le font
en vertu de leur charge propre, par
exemple comme parent (bénédiction
des enfants, de la famille, bénédiction
de la maison…), soit qu’ils exercent une
fonction particulière ou un ministère
extraordinaire (bénédiction des
malades, d’une maison nouvelle…),
avec l’accord de l’évêque.
P. Jean-Max Renard,Vice-Official n
(1) Inspiré de Catholicisme hier, aujourd’hui et demain, article Bénédiction, Jacquemet, Mathon et Baudry, éditions Letouzé et Ané.
(2) Voir la présentation générale du Livre des bénédictions, Rituel Romain, Paris 1995, Chatelet-Tardy.
Les bénédictions
(1)
Le mot français bénédiction a pour racines latines benedictio (louange, belle parole)
et benedicere (dire du bien). Liée aux mots bibliques correspondants : berâkah
(hébreu), (grec), bénédiction est synonyme de louange et de bienfait
accordé. La compréhension populaire saisit la bénédiction comme le contraire
d’une malédiction (désastre, calamité, désagrément, souffrance souvent injuste) ;
elle est accueillie comme une grâce et une assistance.
Droit canonique
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Vie du diocèse
Le 7 avril 2013, fête de la Miséricorde Divine, Sr Marie-Aimée de la Miséricorde
divine Louiset s’est donnée totalement à Dieu dans la Congrégation des Sœurs
de Saint-Joseph de Cluny, pour toujours, par amour pour lui, au service de
l’Eglise et des frères. Souhaitons que son témoignage interpelle les jeunes en
cette Journée mondiale de prière pour les vocations.
Vœux perpétuels chez
les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny
C
omme tous les jeunes,
j’avais bien sûr des projets
d’avenir dans ma vie
personnelle et professionnelle. En
1998, je fais mon service militaire
qui devait aboutir à un contrat de
trois ans, mais le Seigneur en a
décidé autrement. Pour des raisons
de santé, j’ai donc renoncé à une
carrière militaire.
Pentecôte 2000 : le Seigneur, lors
d’une veillée de prière, a bouleversé
ma vie !
Mais revenons en arrière. Le jour
de ma confirmation, le père Michel
Méranville, qui est actuellement
notre évêque, avait posé cette
question aux nouveaux confirmés:
Quels sont ceux et celles qui, parmi
vous, seraient prêts à répondre
à l’appel du seigneur dans la
prêtrise ou la vie religieuse ? Il
nous a invités à nous lever et je
l’ai fait sans hésitation avec deux
ou trois autres jeunes. Le père a
donc relevé nos prénoms et nous a
assurés de ses prières. Cela m’avait
beaucoup touchée. Après avoir reçu
le sacrement de la confirmation,
je me suis engagée en tant que
catéchiste. Il m’arrivait parfois de
faire des remplacements. Lors d’une
sortie-détente des catéchistes de la
cathédrale à Sainte-Marie, c’est le
père Emmanuel Saint-Honoré qui a
formulé cette même question, mais
de manière différente : Quels sont
ceux qui, parmi vous, sont prêts
à prendre leur croix pour suivre
le seigneur ?
a-t-il dit. Je me suis
mise debout à nouveau. Plus tard,
ce sera le père Alain Ransay qui
confirmera, la veille de la Pentecôte
2000, mon appel à la vie consacrée.
Le Seigneur passe souvent par des
intermédiaires pour la réalisation de
son dessein d’amour dans nos vies.
Enfin, j’entame mes démarches
chez les Sœurs de Saint-Joseph de
Cluny pour faire un essai…
Je découvre donc la vie de prière,
communautaire et missionnaire.
Après les vœux temporaires, j’ai
été affectée à la communauté du
couvent de Fort-de-France pour
deux ans, puis à la communauté
de Sainte-Marie pour le même
nombre d’années.
C’est dans la mission paroissiale à
Sainte-Marie que j’ai découvert la pastorale des jeunes avec le père
Marcel Crépin. J’ai beaucoup
apprécié leur compagnie, leur
autonomie, leur efficacité, les
temps de prière, de louange et
d’adoration. Les enseignements
reçus dans les différents temps
forts m’ont aidée à progresser dans
mon cheminement. C’est pour moi
une joie de retrouver la pastorale
des jeunes pour vivre cette nouvelle
étape de ma vie.
En tant que jeune sœur, je voudrais
rendre grâce au Seigneur et
partager avec tous les jeunes mon
témoignage qui pourrait les aider à
répondre à l’appel de Dieu dans la
vocation qui leur est propre. Avec
la fondatrice des Sœurs de Saint-
Joseph de Cluny, nous prierons
le maître de la moisson afin de
demander des ouvriers à sa moisson
car la moisson est abondante et les
ouvriers sont peu nombreux.
Chacun de nous a été créé en
vue du «
pour toujours » pour
réaliser quelque chose de beau et
de grand avec Dieu dans sa vie
(Benoît XVI).
Tu es jeune : le Seigneur peut
t’appeler au mariage, au célibat
consacré, au sacerdoce ou encore
à la vie consacrée. Il te dit :
Viens,
suis-moi, n’aie pas peur.
Viens, il t’attend.
Sr Marie-Aimée
de la Miséricorde divine
n
Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463
8
Sr Marie-Aimée prononce son engagement définitif au service du Seigneur
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Eglise en Martinique : L’Eveil à
la foi : de quoi s’agit-il ? Qui sont
les personnes concernées ?
Pierre Valey : Depuis 2005, les
évêques de France ont lancé le
vaste chantier de la catéchèse
et de l’évangélisation et
Mgr Méranville aime à nous
rappeler cette phrase :
Etre
ensemble le Corps du Christ pour
le salut du monde. Les enfants qui
sont en classes de Maternelle et
de CP, ainsi que leurs parents, ne
doivent pas être tenus à l’écart
de cette action. L’idée est donc
venue d’éveiller les enfants à la
Foi dès leur plus jeune âge. Il
s’agit de les accompagner dans la
découverte de Dieu, les initier à
la vie chrétienne par la prière, les
fêtes, les rites et le jeu.
Ainsi, avec l’aide de leurs parents
et animateurs, ils prennent
conscience du trésor d’amour que
Dieu a déposé dans leur cœur. Lors
des rencontres, parents et adultes
partagent, transmettent leur foi
aux enfants de manière ludique
L'Eveil à la foi concerne donc les
enfants de 3 à 6 ans, baptisés ou
non. Son but est de créer une
Eglise familiale en donnant aux
personnes l'occasion de prendre
l'habitude de prier en famille. Les
parents aident leurs enfants à vivre
dans la foi chrétienne.
EeM :
Comment l’Eveil à la foi
est-il organisé ?
PV : L’Eveil à la foi est une
commission du Service de la
Catéchèse. Trente paroisses et deux
écoles d’enseignement catholique
proposent des activités, les
mercredis, samedis ou dimanches
à plus de six cents enfants.
L’encadrement est assuré par
cent vingt animateurs aidés
de parents et de jeunes en
cheminement.
Les rencontres sont organisées
au niveau des paroisses. Les
thèmes sont en lien avec la vie
de tous les jours, la liturgie ou
les grandes fêtes liturgiques.
L'objectif est aussi de découvrir
et de se familiariser avec la
vie de l'Eglise. Des célébrations
peuvent être organisées avec la
communauté.
EeM : s ur un plan concret,
que se passe-t-il pendant ces
rencontres ?
PV : Les rencontres se déroulent
dans une salle paroissiale, en plein
air ou dans l'église. Sur un plan
pratique, le principe est le suivant :
le programme des rencontres
ainsi que les thèmes qui y seront
développés sont arrêtés pour
l'année. Les animateurs choisissent,
en fonction d'une histoire qui sera
contée aux enfants, les divers
moments autour du thème :
courtes prières, chants, bricolage,
temps du geste.
Attention, l’Eveil à la foi n’est
pas un pré-catéchisme. Il ne faut
pas confondre Eveil à la foi et
catéchisme. L'Eveil à la foi est
également l'occasion pour les
parents de parler de la foi, de
partager leurs expériences avec
d’autres. C'est l'occasion pour eux
de vivre des moments forts avec
leurs enfants, de les regarder
avec un autre regard.
La fréquence des réunions dépend
des personnes et des lieux. L'Eveil à
la foi est au service des familles. Les
mamans y sont majoritaires mais
il y a aussi des papas. Au début,
certains viennent pour rendre
service en aidant à réaliser un petit
bricolage. Mais d’autres ont envie
d'aller plus loin et s'investissent
activement dans un groupe.
EeM : Comment monter un
groupe ?
PV : Il suffit que quelques mamans
et/ou papas se mettent d'accord
pour qu'un groupe d'Eveil à la foi
voie le jour sur une paroisse. Ils
rencontrent en premier lieu leur
curé qui les mettra en contact
avec le Service de la Catéchèse.
Ils seront aidés à la mise en place
des premières réunions par un
membre de l’équipe diocésaine.
EeM :
sur le plan diocésain ?
PV : Chaque année, avec les
animateurs des paroisses,
nous organisons un grand
rassemblement qui est préparé
avec les enfants. Cette année, nous
avons retenu pour thème : L’appel
des disciples et la confiance en
Dieu. Il sera développé en cinq
tableaux par quelques-unes des
paroisses, le dimanche 21 avril 2013,
au hall des sports de Ducos.
Actuellement, nous réfléchissons sur
un projet autour de Noël 2013.
Pierre Valey n
Eveiller la foi des tout-petits
Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463
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Dans le cadre du rassemblement diocésain de l’Eveil à la Foi du
dimanche 21 avril 2013 à Ducos, Eglise en Martinique a rencontré
le diacre Pierre Valey, délégué de l’évêque à la Catéchèse.
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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463
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Vie du diocèse
Gabriel Levif, responsable diocésain, nous présente la récollection
organisée pendant le carême, par l’Association des Centres de Préparation au
Mariage (ACPM), à l’intention des couples désireux de se ressourcer.
Récollection de l’ACPM
P
our beaucoup d’entre nous,
le dimanche 17 mars 2013 ne
fut pas un dimanche comme
les autres : d’abord parce que
c’était le 5
ème dimanche de carême,
le dernier avant la célébration des
Rameaux, mais surtout parce que
nous avions fait le déplacement au
Domaine du Fort de Saint-Pierre
pour participer à la récollection de
carême organisée par l’Association
des Centres de Préparation au
Mariage (ACPM).
Le thème choisi pour cette année
était d’actualité, rejoignant tous
les couples dans leur vécu, mais en
même temps sensible et donc délicat
à traiter : Crise dans le couple,
chemin de rupture ou chemin
de croissance ? (Les grâces du
sacrement de mariage) . Comment
une crise, où l’on se dispute, où
l’on n’arrive plus à communiquer
et qui conduit souvent à l’envie de
se séparer, peut-elle être un chemin
de croissance ?
C’est sans doute cette interrogation
qui animait les cent vingt-cinq
participants, accompagnés de leurs
trente-sept enfants, à leur arrivée
ce dimanche matin sur le site de la
Communauté du Chemin Neuf, à
Saint-Pierre.
A travers les temps forts
de cette journée, tout a
été fait pour permettre à
chacun d’effectuer une
plongée en lui-même
et s’interroger sur sa
propre responsabilité
dans les crises du
couple. Non pas pour
en être culpabilisé,
mais pour reconnaître
ses pauvretés et les présenter au Seigneur qui ne
peut nous guérir que si nous nous
reconnaissons malades. Ce ne
sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin, mais
les malades
(Mt 9,12).
La journée a commencé par le
témoignage d’un couple qui a
accepté d’ouvrir les portes de son
intimité et nous faire découvrir
comment il est facile de tomber
dans l’adultère lorsqu’on se
laisse entraîner dans les voies du
monde
; mais aussi comment on
peut être sauvé et restauré quand
on reconnaît son péché et qu’on
décide de donner la première place
à Jésus Christ.
Le temps de partage qui a
suivi, en couples dissociés et en
petits carrefours de dix à douze
participants, a permis à chacun de
partager ce qu’il vivait et d’écouter
la souffrance et les questions des
autres. Beaucoup ont découvert
alors que tous les couples vivent
des crises, mais ce qui est important
c’est la façon de les aborder. La
crise ne doit-elle pas nous amener à
nous remettre en question et à nous
recentrer sur notre engagement
initial du sacrement de mariage ?
L’intervention du père Gabriel
Valard, délégué de l'évêque à
la Pastorale Familiale, a permis
d’éclairer cette question. Le
sacrement de mariage contient en
lui-même toutes les solutions pour
éviter ou sortir des situations de
crise que peut rencontrer le couple.
C’est en acceptant le passage
par la croix (renoncement à soi-
même) que Jésus nous a montré
que nous pouvons rester fidèles à
ce sacrement et traverser les crises
en préservant l’unité du couple.
Chaque désaccord devient alors
occasion d’accueillir l’autre dans
ses différences et conduit à faire
grandir l’unité et l’amour dans le
couple.
Après la célébration fervente
de l’eucharistie et un délicieux
repas préparé et servi par la
Communauté, l’après-midi a été
consacré au visionnage du film
Fireproof , suivi par l’intervention
du diacre Jean-Paul Levif.
Le film a sans doute été le moment
le plus fort pour la majorité des
participants. L’histoire d’un couple
au bord du divorce qui, à travers la
conversion du mari, découvre ce que veut dire
se donner
totalement pour l’autre,
non pas avec ses propres
forces, mais avec la grâce
de Dieu . Cette histoire, si
touchante par son réalisme
et l’espoir qu’elle fait
naître, a arraché quelques
larmes à plusieurs d’entre
nous.
L’intervention du diacre
qui a suivi nous a rappelé
que nous sommes Vue des participants
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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463
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responsables de notre conjoint et
notre mission est de faire s’exprimer
ce qu’il y a de plus beau en lui
(elle).
A la fin de cette journée, nous avions
tous le cœur joyeux et ressentions
une grande paix intérieure. N’était-ce
pas le signe de la présence de l’Esprit
Saint, agissant dans nos cœurs et
nos âmes ? Nous sommes rentrés
chez nous différents, avec des mots
forts dans le cœur :
prière, sacrements, humilité, pardon, comme
des clés essentielles pour faire grandir, au quotidien, l’Amour dans
nos couples… Les participants à la récollection ont manifesté le désir
de vivre à nouveau une telle rencontre.
Qu’ils soient rassurés, le prochain rendez-vous est déjà programmé,
du 17 au 19 mai 2013, au Foyer de Charité de Trinité, où se déroulera
la retraite de Pentecôte, organisée par l’ACPM.
Gabriel Levif, Responsable diocésain CPM Martinique n
Vous avez un projet
de mariage religieux ?
L’ACPM vous accueille dans ses
deux permanences :
1) Presbytère de Bellevue,
à Fort-de-France
(fermé au mois d’août)
Mercredi de 15h30 à 17h30
Samedi de 9h à 11h
Tél. : 0596 72 03 69
2) Presbytère de Sainte-Marie
(fermé en juillet et en août)
2
ème et 4 ème samedis du mois,
de 9h à 11h
vous convie à sa retraite de Pentecôte autour du thème :
Le couple, chemin vers Dieu : de la tendresse humaine à la tendresse de Dieu.
Cette retraite, ouverte à tous, se déroulera au Foyer de Charité de Trinité
du vendredi 17 (17h30) au dimanche 19 mai (17h) - pour un coût de 90€ par retraitant.
Nous serons accompagnés par le père Jean-Michel Monconthour et le diacre Jean-Paul Levif.
Nous vous attendons nombreux pour une plongée au cœur de la tendresse de Dieu et vous accueillons pour toute demande d'information et d'inscription :
- Amélie : 0696 365 736 / 0596 545 173 (après 18h) - Régine : 0696 293 555
Pour des raisons de bonne organisation, clôture des inscriptions : le mardi 14 mai 2013.
Communiqués L’ACPM
invite les visiteurs de malades et les ministres extraordinaires de communion aux malades à la dernière matinée de formation qu’elle organise à leur intention sur le thème :
Passer de la visite à la visitation.
Cette formation se déroulera à la salle paroissiale de Sainte-Marie : le samedi 27 avril 2013 de 8h30 à 11h30.
Ces formations s’adressent à ceux qui n’ont pu participer aux précédentes formations dispensées au Carbet, à Fort-de-France (Bellevue) et à Rivière-Salée.
LA PAstorALe dioCés Aine de LA sAnté
Membres de la Fédération des Mouvements d’Action Catholique de la Martinique (FEMAC/M),
nous invitent à participer à la célébration eucharistique qui aura lieu le mardi 30 avril 2013,
à 18h30, à l’église s aint-Laurent du Lamentin à l’occasion de la fête du travail.
Témoignage d’un membre du Mouvement Mondial des Travailleurs Chrétiens (M.M.T.C.) Contacts : s amson : 06 96 83 08 16 ou Yves-Marie : 06 96 85 22 00
Les Chrétiens en Monde du trA vAiL (C.M.t .),
P. Gabriel Valard
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Vie du diocèse
Le Mouvement Chrétien
des Retraités fête ses 50 ans
Ce nouveau logo, pour le Mouvement Chrétien des Retraités
(MCR, ex Vie Montante), est comme une invitation à prendre un
nouveau départ à l’occasion du cinquantenaire de ce mouvement
d’Action Catholique générale.
L
e 10 avril dernier, à Sainte-
Marie, plus de 350 membres
du MCR et sympathisants
se sont retrouvés pour la
déclinaison martiniquaise de ce
50
ème anniversaire. La journée a
commencé dès 8h par la messe
à l’église paroissiale. Le curé, le
père Fortuné Gibon, a exhorté
les retraités chrétiens présents – qui ne sont pas des chrétiens
retraités
! – à continuer à suivre
Jésus Christ à la manière des
témoins, Abraham et Sarah, qui
ont su garder leur lampe allumée
et la tenue de service. La journée
s’est poursuivie dans ‘la joie et la
gaieté’ au Palladium.
Alex Grandin n
Quelques membres du MCR
du François ont profité de ce
cinquantenaire pour commencer
un échange autour des deux enjeux
des Etats Généraux organisés au
niveau national le mois dernier
et que M
me Monique Bodhuin, la
présidente nationale, a présentés
au nom du bureau national, sous
le double signe de la Foi et de
l'Espérance :
- enjeu ecclésial, à travers des
propositions nouvelles pour
engager le MCR sur des
chemins nouveaux ;
- enjeu évangélique, dans un
rôle de veilleur et d’éveilleur,
afin de mettre en valeur les
richesses que manifestent les
engagements bénévoles des
retraités.
\
\
Pour continuer cette réflexion, ces
membres vont se retrouver durant
le mois de mai au François, avec ceux
qui le voudront, au sein de deux ateliers pour agir et trouver des
pistes pour un nouveau départ
du
mouvement : l’atelier ‘Retour des
États Généraux’ et l’atelier ‘Groupe
de lecteurs
Nouvel Essor ’ autour
de la prochaine livraison de la
revue du MCR et de son dossier
‘Colloque et Etats généraux de
mars 2013’. Ces membres veulent
bien sûr s’appuyer sur les charismes
du MCR : disponibilité, expérience,
force intérieure, convictions bien
ancrées… qui prennent appui sur
le socle de la Parole de Dieu.
La retraite est un âge où l’on peut,
à nouveau, croire… La Nouvelle
Evangélisation passe peut-être
par une pastorale du monde de la
retraite où catholiques habitués
et ‘recommençants’ pourront
s’entraider pour
« être ensemble
le Corps du Christ »
, « entamer
des débats pour comprendre
le monde »
et faire que « la foi
chrétienne soit un chemin de
vie ».
Mais rien de tout cela ne sera
possible s’il n’est pas fait effort
pour que ‘vivent bien ensemble’ les
anciens et les nouveaux, ceux qui
ont connu
Vie Montante , qui voient
le mouvement se transformer par
les nouvelles orientations données
par le national, et les nouveaux
retraités qui frappent à la porte du
MCR avec de nouvelles attentes…
C’est un challenge ! Sera-t-il
relevé ?
Pour conclure, reprenons cette
citation du Cardinal Daneels,
archevêque émérite de Bruxelles :
Quand vous voulez, dans un camp
de jeunes, les rassembler autour
du feu de camp, il ne sert à rien
de les appeler à coups de sifflet…
il suffit d'allumer le feu et ils
viendront tous spontanément !
Au MCR d'allumer le feu ! Comment
s’y prendre ?
Alex Grandin, au nom de quelques
membres du MCR du François
Durant ce cinquantenaire… une initiative
Ce qui a été fait, n'est plus à faire.
Il y a quelque chose à réinventer
dans un monde qui change, aussi
bien dans les pratiques sociales
que dans les attitudes de vie...
L'action catholique a un sens si,
aujourd'hui, elle devient un lieu
de créativité sociale.
Père Henri-Jérôme Gagey, théologien
Page 13
Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463
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La foi chrétienne n'est pas une résignation à
l'inévitable. En ce qui concerne les retraités, y a-t-il
encore de la place pour des gens moins rentables,
moins rapides ? Bien sûr, parce que vous apportez
l'expérience. Dans un monde bruyant, agité, vous
contribuez à créer l’intériorité et le silence.
Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres et président du
Conseil pour les mouvements et associations de fidèles
Vous êtes des retraités chrétiens, mais vous
n'êtes pas des chrétiens retraités.
Mgr Jean-Pierre Grallet, Archevêque de Strasbourg
Tenez bon car vous êtes la génération relais. Quel
dommage que la richesse des retraités ne soit pas
prise en compte par l'ensemble de la société ! Le
MCR est une aide puissante pour trouver… toute
votre place !
Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg
Évangéliser aujourd’hui, c'est entamer des dé-
bats pour comprendre le monde… La foi chré-
tienne est un chemin de vie… Si vous êtes au
MCR, c'est parce que vous êtes dans un chemi-
nement historique
Père Henri-Jérôme Gagey, théologien
Célébration eucharistique : une vue de l'assemblée
Animation au Palladium
Célébration eucharistique : procession des offrandes
La nouvelle affiche du MCR
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50 ans des Equipes du Rosaire à la Martinique
En cette Année de la Foi, c’est avec beaucoup de joie que les Equipes du Rosaire
fêteront, du 7 au 12 mai 2013, les cinquante ans du mouvement dans notre
diocèse, en présence des responsables internationaux, nationaux, de la Guyane
et de la Guadeloupe.
Page 15
Qu’est-ce que l’insertion ?
L
’insertion sociale et professionnelle désigne le processus
permettant l’intégration d’un individu au sein du système
socio-économique par l’appropriation des normes et
règles dudit système.
Pour porter des éléments de réponse à cette problématique,
des chefs d’entreprise et des responsables de dispositifs
d’insertion viendront sur place échanger individuellement ou
collectivement avec les jeunes. Des visites d’entreprises et du
RSMA seront également programmées.
Cette année une dizaine de jeunes filles du Foyer la Ruche
participeront à nos journées. Il s’agit de favoriser des échanges
avec d’autres jeunes et d’autres structures d’accueil.
Hugues Harnais
Chef de Service à la Maison d'Enfants - Foyer de l'Espérance
n
Education
Journées de l’insertion
au Patronage Saint-Louis
Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463
15
Les mardi 23 et mercredi 24 avril 2013 auront
lieu les journées de l’insertion à l’Espérance.
Chaque année, à cette période, l’équipe éducative,
en collaboration avec l’équipe pédagogique,
mettent en place ces journées afin de répondre
à une demande des jeunes souvent indécis
quant à leurs choix d’orientation scolaire ou de
formation professionnelle.
Collecte de dons
pour le 9 mai 2013
A l’occasion de la Journée Portes Ouvertes
du 9 mai 2013, une grande action de
collecte de dons est lancée depuis
le jeudi 11 avril 2013. Venez déposer
vos dons en nature tous les jeudis et
vendredis de 9h à 17h.
L’équipe des bénévoles présentes sur
place accepte tous les biens EN BON
ETAT : vêtements, jouets, linge de
maison, petit électroménager, petit
mobilier, livres, CD, DVD, etc.
Merci d’avance pour votre contribution.
L’équipe des bénévoles de la braderie n
Jeunes en CAP Cuisine
Travaux de menuiserie par un jeune de l'Espérance
Grande braderie prévue lors de la Journée Portes Ouvertes du 9 mai\
2013
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Société
Église en Martinique a demandé à M. Emmanuel JOS, professeur de droit public
à l’Université des Antilles et de la Guyane, spécialiste des questions concernant
la coopération régionale, qui a notamment animé l’atelier des États Généraux
de l’Outre-mer consacré à l’insertion de la Martinique dans son environnement
régional, de bien vouloir faire le point sur l’actualité relative à ce domaine.
Vers un renforcement de la coopération
régionale de la Martinique avec ses voisins
de la Caraïbe et de l’Amérique latine
L
e 31 août 2012, la Région
Martinique a été admise
comme membre associé au
sein de la Commission Économique
pour l’Amérique Latine et les
Caraïbes
(1). Le processus est en cours
concernant son adhésion comme
membre associé à l’Organisation
des États de la Caraïbe de l’Est
(2),
à la Communauté des Caraïbes(3)
et à l’Association des États de la
Caraïbe
(4).
Ces adhésions sont possibles dans
la mesure où, d’une part, la quasi-
totalité des organisations régionales
prévoient la possibilité d’accueillir
comme membres associés des
territoires non indépendants de la
région et que, d’autre part, l’article
L4433-4-5 du code général des
collectivités territoriales (issu de la
Loi d’orientation pour l’outre-mer
du 13 décembre 2000 modifiée qui
a étendu largement les possibilités
d’action des départements et des
régions d’outre-mer en matière
de coopération régionale) dispose
que « Les régions de Guadeloupe,
de Martinique, de Mayotte, de
Guyane et de La Réunion peuvent,
avec l'accord des autorités de la
République, être membres associés
des organismes régionaux... ».
Ainsi, après délibération du Conseil
régional, son président a adressé
les courriers nécessaires au Ministre
des Affaires étrangères. Celui-ci
a donné son accord permettant
d’entamer les négociations
d’adhésion et la conclusion des
actes juridiques qui formaliseront
ces adhésions.
Le champ de participation de
la collectivité régionale dans
ces organisations est limité à
ses domaines de compétences
et devront être respectés les
engagements internationaux de
la France ainsi que les compétences
dévolues à l’Union européenne.
Ces adhésions permettront de
renforcer nos liens de solidarité
avec nos voisins et de mener plus
facilement des actions communes
dans divers domaines où il existe
des intérêts communs.
Le renforcement des relations avec
nos voisins concerne notamment :
l’amélioration des échanges
commerciaux ; la facilitation des
investissements afin de créer des
entreprises créatrices d’emplois ; la
conclusion de conventions fiscales ;
la recherche des règlementations
douanières mutuellement profi-
tables ; l’harmonisation des normes
applicables en matière de biens
et de services ; le développement
du tourisme vert ; la préservation
de l’environnement terrestre et
marin ainsi que de la biodiversité ;
les énergies nouvelles ; la gestion
durable des ressources de la mer ; la conclusion d’accords de pêche
permettant de répondre aux
besoins des professionnels et des
consommateurs tout en préservant
la ressource
; l’amélioration de la
santé des populations par la lutte
commune contre des maladies
comme la dengue, le VIH/SIDA ;
l’amélioration des services de
santé ; la lutte contre la pauvreté,
les exclusions et les discriminations ;
la prévention des catastrophes
naturelles et l’organisation
des secours ; l’efficacité dans
la lutte contre les trafics illicites
de stupéfiants ou de migrants ;
l’amélioration de la coopération
en matière judiciaire et pénale
notamment par la conclusion
de conventions d’extradition ;
l’organisation de manifestations
culturelles ou sportives, etc.
Il s’agit donc d’un champ très vaste
d’actions qui peuvent contribuer à
améliorer les conditions de vie des
populations de notre région. Les
avancées qui peuvent être espérées
du renforcement de la coopération
régionale dépendent non seulement
des actions menées par l’État et les
élus locaux dans leurs domaines de
compétences respectives mais aussi
et surtout de l’implication de tous
ceux qui, dans leurs divers secteurs
d’activités, peuvent y apporter leurs
contributions.
Emmanuel Jos n
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(1) La CEPALC est un organe régional du
Conseil Économique et Social des Nations
Unies. Elle vise à renforcer la coopération
entre ses membres dans les domaines
économique, social, culturel et de respect
des droits de l’homme. Elle dispose
d’un bureau régional à Port-of-Spain à
Trinidad. Actuellement, elle comprend 44
États, principalement d’Amérique latine
et 9 non régionaux : Allemagne, France,
Royaume-Uni, Pays-Bas, États-Unis, Japon,
Canada, Portugal, Corée du sud. Elle inclura
désormais 12 territoires comme membres
associés : Anguilla, Aruba, Iles Caïmans,
Guadeloupe, Martinique, Montserrat, Porto-
Rico, Iles Turques et Caïques, Iles Vierges
britanniques, Iles Vierges étasuniennes,
Curaçao et les Bermudes.
(2) L’OECS permet de renforcer la coopération
entre les petits États et territoires de l’Est
de la Caraïbe dans divers domaines
économiques et sociaux ainsi que de
la défense et de la sécurité, d’organiser
un marché commun et de se concerter
en matière de relations extérieures. Les
membres à part entière sont : Antigua
et Barbuda, la Dominique, Grenade,
Montserrat, Saint-Kitts et Nevis, Sainte-
Lucie et Saint-Vincent-et-les Grenadines.
Les membres associés sont pour l’instant
Anguilla et les Iles Vierges britanniques.
(3) La CARICOM vise à construire une
économie et un marché intégrés entre ses
membres et à développer la réalisation
d’actions communes dans une diversité
de secteurs. Les membres actuels de la
CARICOM sont : Antigua-et-Barbuda,
les Bahamas, la Barbade, Belize, la
Dominique, Grenade, le Guyana, Haïti, la
Jamaïque, Montserrat, Saint-Christophe-et-
Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les
Grenadines, le Suriname, Trinité-et-Tobago.
Sont membres associés pour l’instant :
Anguilla, les Bermudes, les Iles Vierges
britanniques, les Iles Caïmans, les Iles
Turques et Caïques.
(4)
L’AEC est une organisation de consultation,
de concertation et de coopération à
l’échelon de la Grande Caraïbe (élargie
à plusieurs territoires continentaux). Elle
a pour objectif en particulier de favoriser
le développement durable dans les
domaines culturel, économique, social,
scientifique et technologique ; la prise en
compte du potentiel de la Mer Caraïbe ; le
développement d’un espace élargi favorable
au commerce et aux investissements.
Les États Membres sont au nombre de
25 : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas,
la Barbade, Belize, Colombie, Costa
Rica, Cuba, la Dominique, la République
dominicaine, El Salvador, Grenade, le
Guatemala, le Guyana, Haïti, le Honduras,
la Jamaïque, le Mexique, le Nicaragua,
le Panama, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-
Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines,
le Suriname, Trinité-et-Tobago et le
Venezuela. Les membres associés sont
pour l’instant : Aruba (territoire d’outre-
mer des Pays-Bas), Curaçao (territoire
d’outre-mer des Pays-Bas), Saint-Martin
(territoire d’outre-mer des Pays-Bas),
les Pays-Bas représentant Bonaire,
Saba et Saint-Eustache (communes à
statut particulier des Pays-Bas), les Iles
Turques et Caïques (territoires d’outre-
mer du Royaume-Uni), la République
française au titre de la Guadeloupe, la
Guyane, la Martinique, Saint-Martin
et Saint-Barthélemy. Compte tenu des
compétences de l’Union européenne et
de son implication dans la coopération
régionale, elle bénéficie depuis décembre
2008 du statut d’observateur.
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Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463
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Vers la vie
Sœur Irène du Sacré-Cœur
(1920-
2013)
L
ouise Bernadette Lédée est née le 22 septembre 1920 à
Saint-Barthélemy, en Guadeloupe.
Elle est baptisée le 27 septembre 1920 à l’église paroissiale de
Lorient.
Le 24 juillet 1942, elle entre au noviciat dans la Congrégation des
Sœurs de Saint-Paul de Chartres. Elle reçoit l’habit le 2 février 1943
et s’appelle désormais Sr Irène du Sacré-Cœur.
Elle est envoyée en mission dans diverses communautés de la
Province pour y exercer son œuvre de charité envers les plus
pauvres et les malades.
En 1991, Sr Irène du Sacré-Cœur rentre à la Maison Provinciale
pour s’adonner à de multiples tâches et plus encore à la prière.
Tombée gravement malade, elle s’éteint le samedi 23 mars
2013. n
Sœur Marie- Christiane Brin
(1932-
2013)
S
œur Marie-Christiane est originaire de Saint-Barthélemy,
en Guadeloupe. Elle a été durant sa vie au service de ses
sœurs : Ecole de Marie-Galante (Guadeloupe) ; Maison à
Saint-Esprit et Maison Provinciale, dans une grande disponibilité
et avec beaucoup de générosité.
Hospitalisée, elle se disait prête pour faire le grand passage, à la
rencontre de Celui en qui elle croit et qui est à l’origine de son
appel à la vie religieuse.
Elle s’éteint le mardi 2 avril 2013 : elle avait 81 ans.
n
* * * * *
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Dimanche 21 avril 2013
La foi peut-elle inspirer le travail en entreprise ?
Comment vivre sa foi dans son travail ? Comment rencontrer Dieu au travail ? Les
chefs d’entreprise catholiques peuvent-ils faire du profit ? S’enrichir en respectant
les valeurs chrétiennes, comment faire ? Comment manager ses équipes de façon
morale et éthique ? Comment ne pas se poser ces questions lorsqu’on est patron ?
Et lorsqu’on est salarié, comment notre foi nous motive ?
Arnold Louis, le Monsieur CFTC de La Réunion, sera notre invité.
Miguel Guitteaud, membre du MRJC et producteur de banane en Martinique, nous accueille dans
son exploitation.
Dimanche 28 avril 2013
Dieu nous aide-t-il à accueillir l’étranger ?
Comment notre foi nous aide à mieux comprendre l’étranger ? Comment, malgré nos a priori, Dieu
nous aide-t-il à les accueillir ? Face aux lois sur l’immigration, pouvons-nous être cohérents en tant
que chrétiens ?
Dieu m’est témoin accueille ce dimanche Nathalie Baugier, ancienne
présidente du Secours Catholique de Mayotte.
Nous irons en Guyane, à Cacao, rencontrer une famille Hmong qui
nous racontera comment, depuis leur arrivée du Laos, ils se sont
intégrés (non sans mal) dans la société guyanaise.
Connecté depuis Cayenne, le père Elie Lagrille, responsable de la
pastorale des migrants en Guyane, nous aidera à comprendre les difficultés que rencontrent les
Surinamiens et les Brésiliens, deux pays frontaliers.
Dimanche 5 mai 2013
Ils ont tout quitté par amour pour Dieu, pourquoi ?
Un appel, un signe : ils ont tous ressenti un jour une demande particulière du Christ. Ils ont fait le
choix de tout quitter par amour pour Dieu. Prêtres, religieuses, laïcs consacrés, comment ont-ils
vécu cet appel ? Pourquoi ont-ils fait ce choix ? Quelle est aujourd’hui leur vocation ?
Dieu m’est
témoin
veut faire témoigner tous ceux qui s’engagent au nom de leur foi et se donnent à Dieu. Nous
recevrons Antonina, une travailleuse missionnaire, originaire de Wallis et Futuna, installée depuis
vingt ans à Paris. Nous irons à la Martinique découvrir comment vivent les Bénédictins au monastère
de Terreville, mais aussi à La Réunion rencontrer Rodolphe Emard, un tout jeune prêtre de 32 ans
ordonné l’été dernier.
Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions
MeDIAs
Église en Martinique du 21 avril 2013 / n°463
19
99.5 - 101.3 et 105.3 mHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
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J ’ai peur de dire oui, Seigneur.Où m’emmèneras-tu?
J’ai peur de tirer la paille la plus longue.
J’ai peur de signer au bas de la feuille blanche. J’ai peur du oui qui réclame d’autres oui.
Et pourtant, je ne suis pas en paix.
Tu me poursuis, Seigneur, tu me cernes de partout. Je cherche le bruit car je crains de t’entendre, mais tu te glisses dans un silence.
Je m’enfuis de la route car je t’ai aperçu.
Mais au bout du sentier tu m’attends quand j’arrive…
Mais j’ai peur de dire oui, Seigneur.
J’ai peur de te donner la main, tu la gardes en la tienne. J’ai peur de rencontrer ton regard, tu es un séducteur… Je suis captif, mais je me débats,
et je combats en me sachant vaincu. Car tu es le plus fort, Seigneur,
tu possèdes le monde et tu me le dérobes. Aide-moi à dire oui.
Michel Quoist
