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• Le Fourneau économique • Le repas des F amiLLes au Lamentin • Les enF ants de L ’eveiL à La Foi au domaine du Fort N° 465 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 19 mai 2013 Au souffle de l’Esprit

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Editorial Editorial • Sois marqué de l’Esprit Saint Mot de l'Evêque • Bonne nouvelle ! Droit canonique • La bénédiction des objets destinés au culte (3) Liturgie • Parole dominicale Vie du diocèse • Les Equipes du Rosaire • Evangéliser à l’école de la Vierge Marie (1) • Concert de solidarité avec la paroisse du Morne-Vert • Les enfants de l’Eveil à la foi au Domaine du Fort • Le Fourneau économique • Y a-t-il une solution à la crise ? • Le repas des familles : un moment d'échange et de convivialité Education • Bénédiction de la Centrale photovoltaïque de l’Espérance Société • Esclavage et christianisme • Manifestation contre la loi pour le « mariage pour tous » Médias numéro 465 • LE FOURNEAU ÉCONOMIQUE • LE REPAS DES FAMILLES AU LAMENTIN • LES ENFANTS DE L’EVEIL À LA FOI AU DOMAINE DU FORT N° 465 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 ` 19 mai 2013 Au souffle de l’Esprit S ommaire Directeur De la publication R.P. Jean de CoulangesréD acteur en chefR.P. Jean de Coulanges Mise en page – iMpressionCaraïb Édiprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 tirage : 8 000 exeMplaires i.s.s.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 Ad m i n i s t r At i o n – ré d Ac t i o n Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 se r v i c e d e s Ab o n n e m e n t s Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cédex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.cef.fr egliseenmartinique@orange.fr L e dimanche 28 avril 2013, à la cathédrale de Fort-de-France, cent soixante-neuf jeunes et adultes étaient confirmés dans la foi de l’Eglise par notre évêque. La confirmation, sacrement de l’initiation chrétienne, rappelle que Dieu agit dans notre existence, quel que soit notre âge. Il nous rejoint dans nos questions, nos doutes, nos recherches, à condition pour nous d’ouvrir notre existence, en toute liberté, à sa présence. Il est nécessaire, pour celui ou celle qui demande la confirmation, de l’exprimer par lettre à son évêque, lui confiant ses raisons personnelles de croire en Jésus Christ et d’espérer. Pour se préparer à vivre une nouvelle relation avec Jésus Christ dans l’Esprit Saint, une formation devra prendre en compte son histoire, avec ses forces et ses faiblesses, pour l’accompagner dans un approfondissement personnel de la foi. Dans cette perspective, celui qui commence ce chemin devra compter sur l’aide fraternelle de personnes expérimentées, témoins de la communauté chrétienne, pour avancer à la lumière de la Parole de Dieu. Les rites de la confirmation, faits de paroles et de signes, conduisent le croyant à la présence de l’Esprit Saint qui se donne dans la diversité de son être : esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et d’affection filiale, esprit d’adoration. Liée à l’onction d’huile sainte, la parole adressée au confirmand, appelé par son prénom, est : Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu. Une telle empreinte laissée sur le corps du confirmé n’est pas seulement un signe extérieur, tout en surface, mais un appel à rencontrer Dieu au plus profond de son être, une trace à imprimer dans la vie de tous les jours. Plus qu’une invitation, un vœu pieux, c’est une mission à entreprendre et à réaliser. Comment ne pas regretter que trop souvent nous nous satisfassions de l’intention (l’enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions !) sans parvenir à l’action, à la phase concrète de la réalisation. Quand il s’agit de la foi, nous le savons, seule la vérité des actes a de la valeur devant Dieu. Jeunes ou adultes, il nous faut du temps pour transformer nos intentions pieuses en actes, nos désirs en réalité. Le chemin qui permet de sortir des illusions perdues est la route de la conversion qu’il nous faut prendre de manière résolue, avec l’aide de l’Esprit. Dans le monde et ses institutions, combien seraient nécessaires un brin de sagesse et d’intelligence, une brassée de conseil, de force, d’affection filiale, pour mieux se comprendre, s’entraider, avancer ensemble dans les difficultés de la vie ! Père Jean de Coulanges n 2 3 Photo de couverture : Paroisse de Saint-Esprit - dimanche 20 mai 2012, confirmation de 81 jeunes spiritains Sois marqué de l’Esprit Saint 5 6 7 8 10 11 13 12 14 15 16 18 19

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Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 3 Mot de l'Evêque Bonne nouvelle ! J e vous annonce une Bonne Nouvelle, disaient les anges aux bergers, dans la nuit de Noël ! Amis lecteurs, à mon tour, je vous annonce une Bonne Nouvelle, celle de la résurgence du site internet du Diocèse. Cette renaissance, décidée par l’Archevêque, a été possible grâce à l’opiniâtreté de l’économe du Diocèse, le Diacre Hervé Lordinot, grâce à Madame Mathilde Henry, conceptrice du site, ainsi qu’à d’autres personnes, prêtres et laïcs, gagnées par le souci de permettre au Diocèse de retrouver la voie royale de sa Communication. il a fallu la foi, la détermination, la persévérance de ce petit groupe, alliées au savoir-faire de la technicienne, pour que soit mis sur pied cet outil qui sera désormais au service du projet pastoral du Diocèse dont le mot d’ordre est bien connu : Etre ensemble le Corps du Christ pour le salut du monde. C’est donc une Bonne Nouvelle q u e j’annonce, avec d’autant plus de bonne humeur que la société gérée par Madame Mathilde Henry, qui a conçu et entretiendra ce site, a pour enseigne : Bonnenouvelle.fr Cependant, pour accéder au site internet du Diocèse de la Martinique il faudra taper son adresse : martinique.catholique.fr (ou encore se rendre sur le site de la Conférence des Evêques de France (CEF), dans la rubrique Diocèses , et taper Martinique). L’ouverture officielle du site est en corrélation avec la belle fête de la Pentecôte et a lieu dans l’octave de la 47 ème Journée mondiale des communications sociales. Ce n’est pas un hasard. A la Pentecôte, le Christ Jésus a répandu l’Esprit Saint sur ses disciples pour qu’ils soient remplis de son amour et en témoignent partout dans le monde. La grâce de l’Esprit a donné aux disciples le courage d’ouvrir les portes qu’ils avaient verrouillées par peur. Elle leur a permis de se comprendre, de s’accepter différents et complémentaires. Elle leur a donné le besoin de communiquer les uns avec les autres, de constituer des communautés et de témoigner, par leurs paroles et par leurs actes, que Jésus est le Sauveur. Les objectifs de ce site internet s’inspirent de la Pentecôte. Tout d’abord, le site veut instaurer une communion véritable entre les paroisses, les mouvements et associations ainsi qu’entre les divers organes de communication du Diocèse pour vivre l’unité autour de l’Evêque et en lien avec l’Eglise Universelle dont l’Evêque de Rome, notre Pape François, est garant de l’unité. Comme à la Pentecôte, le site veut répondre à la nouvelle évangélisation dont notre monde a besoin, en donnant aux chrétiens les moyens de cette évangélisation par une meilleure connaissance de la Parole de Dieu et de la vie de l’Eglise. Avant d’apprendre le latin à John il faut connaître John, dit un proverbe. Avant d’être un chrétien un homme est un homme. Dans l’incarnation Dieu s’est fait homme. Le site a donc pour objectif d’être très près de la vie des hommes et de leurs actualités, avec une option préférentielle pour les plus pauvres et les plus démunis. L’un des objectifs les plus importants du site est de permettre à chacun de découvrir et d’approfondir sa vocation baptismale : par le baptême tout chrétien est devenu membre de l’Eglise Corps du Christ qui est Prêtre, Prophète et Roi. Le chrétien est donc appelé par son baptême à être dans les réalités de la vie comme le sel qui donne du goût à la nourriture et la préserve de la corruption. Cependant, il ne suffit pas de permettre à un site internet de renaître de ses cendres. il faut, certes, saluer cette performance. Mais il ne faut surtout pas oublier que le plus important reste à faire : celui de permettre à ce site d’être informé, de se nourrir des actualités quotidiennes, d’être informé de ce qui se vit et se décide dans les paroisses et les mouvements. il faut que le site soit informé de l’agenda de chaque paroisse, des fêtes importantes, des horaires des messes et cérémonies. C’est la raison pour laquelle je demande à chaque curé d’avoir dans sa paroisse un comité de communication capable de faire le lien avec les responsables du site. i l suffira de les contacter à l’adresse que vous trouverez facilement sur martinique.catholique.fr. Amis lecteurs, c’est sur ces Bonnes Nouvelles que je vous quitte donc aujourd’hui en vous disant A bientôt ! et en souhaitant à chacune et à chacun une bonne et sainte fête de Pentecôte. + Michel Méranville, Archevêque n

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Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 4 E g l i sE En M a r t i n i q u E Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : É glise en Martinique Boîte Postale 586 • 97 207 FORT de FRance cede X MARTiNiquE 40 € GuADElOupE 44 € Guy ANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ .................................................................................. Prénom : ........................................................................\ ........................................................................... Adresse : ........................................................................\ ........................................................................... Mail : ........................................................................\ ...................................................................................... Tél. ........................................................................\ ........................ Code Postal .................................. Ville ........................................................................\ ......................................................................................... Résultat de la tombola de Saint-Vincent de Paul Ré sul ta t de la t om bol a d e S aint -V inc ent de Paul Ré sul ta t du t ira ge du 4 m ai 2013 d e l a t om bola d e S aint -V inc ent -de -Paul com mun iqué par le Cons eil D épa rtem ent al de la M art in ique . 1 5 276 1 Voitur e Che vrolet S pa rk 2 21 565 1 I-Pad 3 23 020 1 PC P ort abl e 4 33 190 1 Groupe Ele c trogè ne 5 17 548 1 Clim ati s e ur 6 21 801 1 Paire de lune tt e s s ol aire Jim my Choc 7 10 180 1 Paire de lune tt e s s ol aire Taghe ner 8 1 283 1 Montre G uess A cti va te ur 9 3 949 1 Paire de lune tt e s s ol aire G ucci 10 28 350 1 Saut oir a rg ent 1 1 29 080 1 Paire de lune tt e s s ol aire G ucci 12 7 004 1 Bague 13 10 911 1 Sortie Ca ta M am bo pour 2 p ers onne s 14 28 182 1 Sortie Ca ta M am bo pour 2 p ers onne s 15 28 484 1 Sortie Ca ta D elph is 16 34 451 1 collie r a rge nt fe mm e 17 18 942 1 collie r a rge nt fe mm e 18 28 196 1 AR F ort de F ranc e – P ointe-à -P it r e E xpre ss de s Il es 19 13 636 1 AR F ort de F ranc e – S ain te -L ucie E xpr ess de s Il es 20 18 731 1 Coffret port e fe uille 21 22 070 1 Chevali è re H om me 22 17 942 1 Chevali è re H om me 23 30 498 1 Bague femme 24 5 604 2 soins Espa ce E nerg ie 25 25 672 1 Colli e r hom me 26 10 986 1 Bracele t 27 5 341 1 Porte fe uille f em me 28 17 108 1 coffre t A ve nture Tam L oisirs 29 11 899 2 soins Espa ce E nerg ie 30 27 907 1 Trous se m anuc ure 31 6 902 1 Porte fe uille + port e m onna ie 32 5 378 1 Pochette hom me 33 9 301 1 Porte m onna ie fe mme 34 23 841 1 Servi ce N app e + Servi ette s 12 c ouverts 35 19 408 1 Pèse -p ers onne L es b ille ts s e t erm ina nt par : 794 - 323 e t 373 g agne nt cha cun un l ot de cons olation. L es l ot s p ourront être re ti ré s à pa rtir du 27 mai 2013 à la M ais on d'Accue il de Mont géra lde , 1 1, A venue de la P la in e, F ort -de -Franc e. T él : 05 96 75 20 08 Résultat du tirage du 4 mai 2013 de la tombola de Saint-Vincent-de-Paul communiqué par le Conseil Départemental de la Martinique. Les billets se terminant par : 794 - 323 et 373 gagnent chacun un lot de consolation. Les lots pourront être retirés, à partir du 27 mai 2013, à la Maison d'Accueil de Montgéralde, 11, Avenue de la Plaine, Fort-de-France. Tél : 05 96 75 20 08

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D ans le cadre de l’activité humaine traitée dans l’article précédent, nous avons abordé la bénédiction de personnes, d’animaux et de certains instruments de travail et objets destinés au bienfait de l’homme. Aujourd’hui, il s’agit de se rapprocher des bénédiction et dédicace de choses et objets destinés au culte. En sachant que la dédicace concerne une consécration de lieux sacrés, nous nous limiterons aux bénédictions d’objets destinés au culte. il faut savoir que l’Eglise a toujours veillé avec un soin particulier à ce que les objets destinés au culte soient dignes, nobles et beaux, sans richesse excessive. Pour les chrétiens, il ne s’agit nullement d’un luxe ostentatoire prouvant une prétendue richesse et supériorité de l’Eglise. Mais la beauté et le caractère précieux des matériaux utilisés ne font que refléter la beauté, la richesse et la préciosité de Dieu. D’ailleurs, ces objets, une fois bénits, ne peuvent plus servir à un usage profane mais seulement pour les célébrations sacrées. ils sont destinés exclusivement au culte et doivent donc être traités avec respect. Parmi ces objets, nous trouvons les baptistères, le mobilier liturgique, les portes d’églises, les croix destinées à la vénération publique, comme les images ou statues de saints. On trouve aussi les cloches des églises, l’orgue, les chemins de croix, les cimetières, les tombes. Font aussi partie de ces choses bénites, l’eau utilisée en de multiples circonstances et les objets servant aux célébrations liturgiques (calices, patènes, ciboires, ostensoirs, vêtements liturgiques, linges liturgiques comme les corporaux, nappes d’autels...). Souvent, ces objets, démodés ou abîmés, ne font plus l’objet du respect de leur bénédiction. ils sont relégués dans des remises, donnés ou vendus, voire jetés faute d’utilisation. Par contre, il arrive que ces objets soient, dans l’esprit des personnes, chargés d’un pouvoir spirituel particulier et fassent l’objet d’un trafic à des fins mercantiles et ésotériques. Peut-on vendre des objets de culte bénits ? il n'est pas interdit, d'une manière générale, de vendre un objet bénit, si on en est le propriétaire légitime. Mais il est interdit de vendre la bénédiction qui lui est attachée. Ce serait, de droit divin, de la simonie puisque ce serait la vente d'une chose spirituelle. La simonie est l’achat ou la vente pour un prix temporel d’un bien spirituel. En clair, le simoniaque monnaye la valeur spirituelle d’un objet. La simonie est interdite. Elle est un délit canonique et est punie par le code de droit canonique. Ainsi, un calice consacré ne peut pas être vendu plus cher à cause de la consécration qu'il a reçue. Tout contrat simoniaque étant invalide de plein droit, l'acheteur devrait restituer le calice ainsi acquis, et recouvrer la somme payée ou tout au moins obtenir du vendeur le remboursement du supplément qu'il avait perçu à cause de la consécration. Les objets consacrés ou munis d'une bénédiction constitutive doivent être traités avec respect et ne peuvent être employés à un usage profane ou étranger à leur destination, même s'ils appartiennent à des particuliers. L'acheteur d'un calice consacré n'a donc le droit de l'utiliser que pour la célébration de la sainte messe. il peut en faire cadeau à un prêtre qui l’utilisera pour offrir le sacrifice eucharistique. Les objets bénits ou consacrés peuvent perdre leur bénédiction ou consécration, notamment lorsqu'ils ont été exposés à une vente publique. L'expression vente publique ne désigne pas seulement une vente aux enchères, mais aussi, semble-t-il, toute vente faite dans un magasin ouvert à tous. Ainsi, un objet qui a perdu sa bénédiction ou sa consécration peut servir à des usages profanes, mais non vulgaires ! L'acheteur du calice qui a perdu sa consécration pourrait sans doute en faire un bibelot d'étagère, une curiosité de son salon, mais non un verre à boire ! Lorsqu'une église est devenue inutilisable et ne peut être réparée, l'Ordinaire du lieu a le droit de la réduire à un usage profane mais non sordide. L'acheteur de cette ancienne église pourrait en faire une bibliothèque ou une salle de conférences, mais non une écurie ou une boîte de nuit. il en est de même pour un objet indulgencié qui perd ses indulgences lorsqu'il est vendu. P. Jean-Max Renard,Vice-Official n La bénédiction des objets destinés au culte (3) Les choses sacrées qui sont destinées au culte divin par une dédicace ou une bénédiction seront traitées avec respect et ne seront pas employées à un usage profane ou impropre, même si elles sont la propriété de personnes privées (canon 1171). Droit canonique Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 5

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19 mai 2013 L a P arole D ominicale Actes 2,1-11 • Psaume 103 • Romains 8,8-17 • Jean 14,15-16.23b-26 « …un autre Paraclet » Dimanche de Pentecôte Année C U n de mes filleuls qui est en Métropole et qui a des amis musulmans et juifs cherchait à améliorer ses connaissances bibliques pour pouvoir dialoguer avec eux. il m’a téléphoné pour me demander ce que signifiait l’expression un autre paraclet , qu’il avait lue dans l’évangile de la fête de Pentecôte. C’est vrai que ce mot est curieux car il est repris presque tel quel du grec paraclètos qui signifie : défenseur, intercesseur et conso- lateur. Dans la traduction liturgi- que, on a mis tout simplement défenseur ; mais on n’y retrouve pas l’idée d’ intercesseur ni de consolateur . Certains traduc- teurs avancent le mot avocat qui semble mieux rendre le vocable paraclètos mais cette proposition reste encore insatisfaisante. De fait, c’est la difficulté à traduire ce terme qui fait que la Bible de Jérusalem l’a tout simplement transcrit par paraclet , de peur de perdre certaines nuances du mot par une traduction comme défenseur ou même avocat . Donc Jésus dit que le Père enverra un autre paraclet . Or, dans la première lettre de saint Jean, l’apôtre dit : si l'un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste (1 Jn 2,1). Ainsi, Jésus et l’Esprit Saint sont deux paraclets envoyés par le Père ; ils nous défendent comme des avo- cats, ils intercèdent pour nous et ils nous consolent. On peut dire que Jésus, pendant son ministère public sur la terre, nous a effectivement défendus vis-à-vis des agressions multiples du mal, au point de tout prendre sur lui-même ; on peut dire qu’il a intercédé pour nous (cf. Jn 17) ; on peut dire aussi qu’il nous a conso- lés de toutes nos peines par les nombreuses guérisons et libéra- tions qu’il a accomplies (voire les résurrections) ; plus encore, par le don de l’eucharistie à la dernière Cène – Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. (Jn 6,54) – c’est incontestable- ment une consolation pour nous et un encouragement majeur. Le Saint Esprit qu’il nous promet a pour but de faire la même chose, mais aujourd’hui et jusqu’à la fin des temps. il reprend ce qui est de Jésus pour nous le donner, il rend la mission de Jésus actuelle ; il rend notamment Jésus présent dans l’eucharistie. C’est pourquoi Jésus dit que lui aussi reviendra vers nous et qu’il sera auprès de nous. Ainsi, l’Esprit et le Verbe demeurent en nous pour œuvrer comme paraclets. Si, durant son ministère public, Jésus agissait par la puissance de l’Esprit Saint, depuis la Pentecôte, c’est l’Esprit qui agit mais au nom de Jésus. Cependant, c’est la même œuvre de salut voulue par le Père qu’ils opèrent en nous et pour nous. Oui, aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin que l’on prenne notre défense face au péché, car nous ne parvenons pas à lui résister comme il faudrait – et sommes trop souvent vaincus par lui ; alors l’Esprit Saint vient allumer dans nos cœurs un feu qui ne consume pas, sauf le mal qui s’y trouve. Nous avons besoin que l’on intercède pour nous, car nous ne savons pas prier comme il faut ; alors l’Esprit Saint vient à notre secours par des gémis- sements ineffables , pour parler comme saint Paul. Nous avons besoin de consolations face aux dures réalités de ce monde et le Saint Esprit est encore là pour nous ; par sa puissance se réali- sent des signes qui réconfortent, mais aussi des miracles dans les cœurs et dans les âmes auxquels il apporte la paix et la joie. Bonne fête de Pentecôte à tous ! P. Alain Ransay Curé de Saint-Christophe et Sainte-Thérèse n Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 6 Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : C'est l'Esprit de vérité. (Jn 14,16)

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L a progression des Equipes dans notre diocèse est constante de 1963 jusqu’à une période très récente. Une vingtaine à l’origine, elles sont aujourd’hui plus de quatre cents, après avoir connu un pic il y a deux ans, où elles ont atteint le chiffre de cinq cents. Elles comptent en 2013 plus de cinq mille membres. Les Equipes du Rosaire ne sont pas faites pour satisfaire un besoin de religiosité qui de toute façon paraîtrait suran- née compte tenu de l’orien- tation donnée par le concile Vatican ii : l’Eglise, peuple de Dieu, intègre tous ses membres pour tendre vers cet effort mission- naire pour lequel elle a été instituée. Les Equipes du Rosaire cherchent à y correspondre grâce à l’émer - gence dans les quartiers, chez les particuliers, de petites Eglises domestiques constituées autour de la Parole de Dieu, du partage et de la mise en commun de prières d’action de grâce et d’intercession et d'une référence vivante à la pré- sence de Marie, Vierge et Mère. La première Equipe fut fondée en 1963 par M elle Bertha Gaboly qui fut directrice d’école et connue pour être une éducatrice rigou- reuse et attentive aux besoins des jeunes. Elle était de la paroisse de Redoute, laquelle est consacrée à Notre-Dame du Rosaire. Le mouvement s’est développé sous l’inspiration discrète mais réelle du Foyer de Charité, où se tenaient ses récollections annuelles et d’où est partie une tendance à l’unification du mouvement au niveau diocésain. Une mention spéciale doit être faite du père Joseph Eyquem, Dominicain, véritable fondateur du mouvement et de son souci de le voir conserver son caractère de petites Eglises domestiques, multiples et unifiées autour du feuillet mensuel et d’une documentation élaborée dans l’esprit de l’ordre dominicain. Les responsables diocésaines successives, à savoir : M mes Colette Orel, Suzanne Vestris, inès Amar, Sylvane Tramis et, depuis 2008, Mme Marie-José Pastel, ont eu à cœur d’œuvrer pour que le mouvement corresponde à son but initial qui est missionnaire et marial. Gérard Landau n Vie du diocèse Les Equipes du Rosaire un mouvement missionnaire Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 7 Les Equipes du Rosaire ont cinquante ans d’existence à la Martinique. Elles ont été créées à la suite de ce mouvement d’Eglise que fut le Rosaire Vivant, initié par Pauline Jarricot. Pauline Jarricot Marie-José Pastel, responsable diocésaine et P. Patrick-Alexis Phanor, aumônier diocésain du Rosaire Au premier plan, les jeunes du Rosaire de Saint-Esprit

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Vie du diocèse La Vierge Marie inspire notre vie de prière dans l’accueil de l’Esprit, l’écoute de la Parole, l’attention à la Présence. A l'occasion du mois de Marie et de la fête de la Pentecôte, le père Patrick-Alexis Phanor nous invite à nous mettre à l'école de la Vierge, docile à l'Esprit. Evangéliser à l’école de la Vierge Marie (1) N ous allons regar - der l'épisode de la Visitation de Marie à Élisabeth, un épisode que l'on peut rattacher à l'Annoncia- tion. On peut délimiter dans cet Évangile de l'enfance selon saint Luc une séquence Annonciation -Visitation -Magnificat (au chapi- tre premier, les versets 26 à 56). Dans cette séquence, la réponse que fait la Vierge Marie à l'ange Gabriel, est véritablement au cœur, au centre : Je suis la servante du seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole (verset 38). Jean Paul ii nous dit : Marie a prononcé ce fiat dans la foi. il nous dit encore que cette réponse de Marie, c'est comme le point culminant de la foi de Marie dans son attente du Christ, mais aussi le point de départ, le commencement de tout son cheminement dans la foi. Dans la foi, par la puissance de l'Esprit, Marie accueille le Fils de Dieu envoyé par le Père. C'est aussi cette même foi et ce même Esprit qui animent Marie pour porter Jésus à Élisabeth. Car c'est une véritable rencontre évangélisatrice qui se produit entre ces deux femmes ; c'est-à-dire, au fond, un partage de la Bonne Nouvelle, de la présence de Jésus vivant. Nous découvrons dans cette séquence (Annonciation - Visitation - Magnificat) une lumière qui peut nourrir et animer nos rencontres de personne à personne en vue de partager l'Évangile, la présence de Jésus vivant. Cette lumière que nous trouvons éclaire cinq aspects de la rencontre évangélisatrice. Elle va nous aider à mieux comprendre comment nous-mêmes, dans nos rencontres, nous devons porter l'Évangile de Jésus : - d'abord, dire « oui » à Dieu : Marie a commencé par dire « oui » à Dieu ; - deuxièmement, aller vers l'autre pour accueillir ce que Dieu a fait dans sa vie : Marie va vers Élisabeth, mais c'est d'abord pour accueillir ce que Dieu a fait en elle ; - troisièmement, témoi- gner en apportant la paix : c'est la salutation de Marie qui touche pro- fondément Élisabeth et Jean Baptiste ; - quatrièmement, réveiller l'étonnement : c'est Élisabeth qui dit : Mais comment se fait-il que la mère de Mon seigneur vienne à moi ? ; - cinquièmement, prier ensemble dans la joie : c'est le Magnificat que Marie partage à sa cousine Élisabeth. 1. Évangéliser, c'est dire « oui » à Dieu Le premier aspect de cette lumière qui nous est donnée : Marie dit « oui » à Dieu. Je suis la servante, qu'il m'advienne selon ta parole. On évangélise d'abord en commençant par dire «oui » à Dieu dans sa vie, profondément. Marie a prononcé ce fiat dans la foi. Par la foi, elle s'est remise à Dieu sans réserve, et elle se livra Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 8

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elle-même intégralement, comme la servante du seigneur, à la personne et à l'œuvre de son Fils. Et ce Fils, comme l'enseignent les Pères, elle l'a conçu en son esprit avant de le concevoir dans son sein, précisément par la foi. C'est d'abord dans son âme, par son attitude de foi et d'obéissance, que Marie a conçu Jésus. Telle doit être notre attitude première pour évangéliser : obéir au Père, dire oui au Père et ainsi accueillir Jésus en nous. Écoutons le Cardinal Danneels : L'évangélisation commence un peu plus tôt que cet épisode, car Marie s'est mise en marche parce qu'elle avait reçu le seigneur en elle et avait prononcé son "oui" total. si vous voulez évangéliser, ne pensez pas à des techniques, ou comment faire ; ce qui est important, c'est que vous ayez dit, dans votre cœur, le "oui" total. Qui dit un "oui" total évangélisera en tout ce qu'il dit et fera. si vous avez dit "oui" à moitié, vous évangéliserez à moitié. Et si vous avez dit un tout petit "oui", très hésitant, qui est déjà bien, il ne faut pas vous surestimer, c'est déjà quelque chose, il y aura une toute petite évangélisation. sans le "oui" de Marie, elle ne serait jamais partie chez Élisabeth. C'est parce que Marie a prononcé ce "oui" total qu'il y a chez elle une sorte d'impatience qui s'installe et Marie ne peut pas rester chez elle. Elle aurait pu rester chez elle. Elle en aurait eu le droit car son enfant est venu d'une manière mystérieuse. Elle aurait pu se retirer dans sa chambre. Mais non : une fois que quelqu'un a dit "oui", il y a un feu qui s'installe dans son cœur. Luc nous dit : Marie partit en 'hâte'. si vous voulez évangéliser, essayez de dire ce soir dans votre cœur le "oui" le plus global et le plus complet possible, à la mesure de la grâce que Dieu vous a faite. Mais ne sous-estimez pas la grâce, vous donnerez un "oui" beaucoup plus fondamental que vous ne le croyez. si vous avez dit ce "oui" de tout votre cœur, ne vous faites aucun souci : l'évangélisation a déjà commencé. Comme la Visitation avait déjà commencé au moment où Marie avait dit "oui" dans son cœur. Voici donc une première lumière qui nous est donnée à travers cette rencontre de Marie et d'Élisabeth. Évangéliser, ce n'est pas d'abord agir. Évangéliser, c'est d'abord dire « oui ». C'est-à-dire être serviteur, être servante. Marie coagit seulement, en laissant les choses s'accomplir. 2. Évangéliser, c'est aller vers… pour accueillir La seconde lumière qui nous est donnée dans cette rencontre, c'est celle-ci : nous rencontrons des personnes, nous allons vers des personnes, non pas d'abord pour apporter l'Évangile comme une richesse qui nous établirait dans un esprit de supériorité, mais en accueillant ce que l'Esprit Saint a déjà fait dans la vie des autres, dans le cœur de l'autre. Luc nous dit : En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda (1,39). Marie porte en elle le Fils de Dieu, et elle part sous l'inspiration de l'Esprit Saint qui vient de la couvrir de son ombre. Lors de la Pentecôte, nous voyons aussi les apôtres, saisis par l'Esprit, sortir du Cénacle. Jésus leur avait dit : Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit saint qui descendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre (Actes 1,8) On comprend que recevoir l'Esprit Saint, c'est devenir témoin. Pour évangéliser, il faut accepter de bouger, de sortir, d'aller vers... C'est dans la maison de Zacharie (v. 40) qu'éclate la joie du Salut, et c'est seulement après un séjour de trois mois que Marie retourne dans sa propre maison (v. 56). Tout l'épisode de la Visitation de Marie à Élisabeth se trouve ainsi comme enserré entre ces deux notations de la maison : Marie qui arrive à la maison de Zacharie et Marie qui repart dans sa propre maison. Alors la hâte de Marie, c'est d'une certaine façon le souffle de l'Esprit qui la pousse à sortir et à aller. Mais c'est aussi la délicatesse de son obéissance. Beaucoup de choses, dans les paroles de l'ange Gabriel, n'étaient qu'allusions et n'étaient annoncées qu'implicitement ; c'est à Marie qu'il revient, par son sens de l'obéissance... de donner une réalité à ces allusions et de prendre les moindres signes comme des ordres. L'ange lui avait dit en parlant de la grossesse d'Élisabeth : Rien n'est impossible à Dieu (v. 37). Littéralement traduit du grec, on comprend : « Aucune parole n'est impuissante chez Dieu. » Et Marie le sait bien, elle qui vient d'accueillir la Parole, le Verbe. Si donc elle part chez Élisabeth, ce n'est pas pour vérifier ce que l'ange lui a dit. Elle part avec la certitude que Dieu a agi en sa cousine. Quant à nous, nous évangéliserons dans la mesure où nous aurons ce sens du partage : la certitude que Dieu a déjà agi dans l'autre. Je ne pars pas seulement pour porter l'Évangile, je pars aussi pour trouver – peut-être au milieu de bien des aspects négatifs – telle ou telle merveille de Dieu dans le cœur et la vie de la personne que je rencontre. P. Patrick-Alexis Phanor, Curé de Morne-Rouge et Prêcheur n Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 9

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Vie du diocèse Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 10 Depuis l’ouragan Dean en 2007, les paroissiens du Morne-Vert ne peuvent plus se rassembler dans leur église. C’est la vie chrétienne des fidèles et de la communauté dans son ensemble qui souffre de cette situation. Aussi, le curé et son équipe paroissiale n’ont cessé de manifester leur volonté d’entreprendre des actions en vue de la restauration de l’édifice. C’est le sens du concert prévu le 22 mai 2013 à la cathédrale Saint-Louis. Concert de solidarité avec la paroisse du Morne- Vert L e mercredi 22 mai 2013, le Chœur d’hommes des Pitons, de la paroisse du Morne-Vert, invite tous ceux qui sont sensibles aux difficultés que connaît leur paroisse, au concert de solidarité qu’ils organisent à la cathédrale de Fort-de-France, à 16 heures. Le but de cette manifestation, qui se veut avant tout festive, est d’aider au financement des réparations de l’église pour que les paroissiens retrouvent au plus vite leur lieu de culte. Plusieurs chorales ont accepté de nous apporter leur soutien en participant à ce concert : Transfiguration du Morne-Vert, Révélation et Esperanza du Carbet, Betty Marolany, le Chœur des Anges des Trois- ilets, Les Voix du Renouveau de De Briant, immaculée-Conception et Les Benjamins de Rivière-Pilote, Madinina Accordéon e t Chœur à pleine voix de Trinité, et bien sûr le Chœur d’hommes des Pitons. Chacun pourra manifester sa générosité au cours de la quête qui sera réalisée à l’entracte. La paroisse du Morne-Vert compte sur la présence du plus grand nombre et remercie à l’avance tous les donateurs. Le Conseil paroissial n Une vue de l’extérieur de l'église V ue d’ensemble de l'intérieur l’église Depuis l’ouragan Dean, une partie du plafond de l’église s’e\ st affaissée

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Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 11 I ls y ont été accueillis par les membres de la Communauté du Chemin Neuf dans la joie et l’amour de notre Seigneur. Au cours d'un temps d’adoration du Saint-Sacrement, ils ont placé leurs activités sous le regard de Dieu. Les ateliers de confection d’icônes, de dizainiers et de croix, auxquels se sont joints leurs parents, ont précédé la célébration de l’Eucharistie par le père Jean-David Angouroussiva. Chants et danses des petits et des grands ont joyeusement animé cette messe. Après un repas bien mérité, mais rapidement pris, les jeux et la découverte du site occupèrent les participants sous un soleil voilé, mais bien présent. Le thème de la journée était : Jésus, apprends-moi à prier. Les croix, les dizainiers et les icônes réalisés par les enfants accompagneront leurs prières. Toutefois, les animateurs ont souhaité aller plus loin en ponctuant la journée d’instants de prière et de chants. Sur le parcours du retour, leurs petites voix faisaient entendre des chants de louanges au Christ ressuscité semant ainsi des grains de joie et d’amour. Quand est-ce qu’on recommence ? C’était super ! ont été les commentaires entendus le plus souvent. Nous disons un grand merci à la Communauté du Chemin Neuf. Les équipes Eveil à la foi de Ducos et de Saint-Joseph n Les enfants de l’Eveil à la foi au Domaine du Fort Dimanche 28 avril 2013, une soixantaine d’enfants de l’Eveil à la foi des paroisses de Ducos et Saint-Joseph ont eu la joie et le bonheur de découvrir le Domaine du Fort, à Saint-Pierre.

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Vie du diocèse Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 Eglise en Martinique : sœur Marie-Michel, depuis octobre 2012, vous avez pris le relais de sœur Rose au Fourneau économique, au service de la charité. Pour vous qu'est-ce que la charité ? Sœur Marie-Michel : Dans mon cœur, c'est l'Evangile de saint Matthieu qui dit : J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! (Mt 25,35-36). La charité est attention et service aux frères et sœurs qui s'adressent à nous. EeM : Comment faites-vous pour trouver les moyens qui rendent possible cette immense et nécessaire action caritative ? Sr M-M : Notre premier moyen est celui de la prière ; les paroles du Saint-Père François sur l'Eglise qui doit demeurer vigilante afin de ne pas devenir une organisation humanitaire non gouvernementale, résonnent en moi. Avec cette prière régulière pleine de confiance en la divine Providence, grâce à la générosité des Martiniquais, nous sommes capables de donner à manger à ceux qui frappent à notre porte depuis 1902. Ainsi, depuis plus de cent ans, les sœurs de Saint-Paul de Chartres sont au service de ceux qui ont besoin d'aide pour se nourrir. Nous continuons l'œuvre fondée par un laïc martiniquais, Adolphe Trillard, qui a beaucoup œuvré auprès des plus pauvres à la Martinique. Concrètement, nous recevons des dons en nature sous forme de produits alimentaires que nous remettent des particuliers, mais aussi la banque alimentaire qui, en ce moment, vit des temps difficiles, ce qui n'est pas sans conséquence pour nous. Si la banque alimentaire ferme, le Fourneau pourra- t-il encore donner à manger à ceux qui, de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes, viennent à nous ? Cette situation alarmante a touché le cœur des artistes qui nous ont récemment aidés à sensibiliser la population martiniquaise ; permettez-moi de leur adresser tous nos remerciements. EeM : Comment s'organise l'accueil des personnes ? Sr M-M : il y a un travail préalable des assistantes sociales qui permet d'évaluer les besoins des sœurs et des frères que nous accueillons ; nous commençons par les écouter, ce qui parfois nous amène à compatir à des situations de désespoir. Nous puisons dans l'espérance de l'Evangile pour accompagner et réconforter celui ou celle qui n'en peut plus de cette vie. Nous accueillons du lundi au samedi les personnes n'ayant pas un domicile fixe, en prenant soin de leur donner une aide alimentaire pour le dimanche. EeM : Comment faites-vous en étant seulement trois religieuses ? Sr M-M : Nous rendons grâce à la Providence car des bénévoles participent très fraternellement et très efficacement à notre action caritative : nous sommes aidées par une cuisinière et une trentaine de bénévoles dont ingrid, une étudiante. n Le Fourneau économique Le Fourneau économique La Providence vient au secours des plus démunis, leur octroyant une aide alimentaire quotidienne depuis cent onze ans. Eglise en Martinique donne un coup de projecteur sur cette association caritative qui n’est pas épargnée par la crise. Préparation de colis alimentaire Distribution de repas Un accueil personnalisé 12

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Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 13 Depuis plusieurs années déjà, elle constitue l’information basique incontournable, lancinante, et malheureusement angoissante, des quotidiens de presse. La crise, en effet, est là, au cœur de la société occidentale, avec son cortège d’abominations : pauvreté, chômage, désespérance. Les décideurs semblent impuissants face à ce problème et dès lors l’opinion, désemparée, se demande s’il s’agit d’une fatalité ou s’il y a bien une solution \ à semblable fléau ? Y a- t-il une solution à la crise ? A l’analyse, force est de reconnaître que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne manque pas de solutions ; bien au contraire, il y a pléthore, tout à la fois sur le plan international, européen et national... Au niveau international, les chefs d’Etat réunis en groupe des huit (G8) ou des vingt (G20) ne cessent de s’accorder sur d’excellents principes. Ainsi, le G20 de Washington du 15 novembre 2008 a acté des mesures essentielles : recentrer les banques sur leur métier, renforcer la transparence des marchés, celle des produits financiers complexes, limiter l’activité des fonds spéculatifs, contrôler les paradis fiscaux, les agences de notation, la rémunération des traders, etc. Encore faut-il que ces mesures soient intégrées dans l’ordre juridique interne des Etats, faute de quoi, elles demeurent des vœux pieux ! Et c’est là que le bât blesse. Au niveau européen, beaucoup pensent qu’en appui sur la Banque Centrale Européenne (BCE), et avec ses financements, on pourrait soutenir, voire relancer une activité économique qui décline. La BCE n’est pas endettée : elle pourrait, si elle le souhaitait, soutenir dans la gestion de leur dette, les Etats qui auraient la possibilité à leur tour d'alimenter les entreprises en investissements nouveaux. Que nenni ! dit l’Allemagne : Nous, on s’en sort par notre rigueur et notre gestion, sans avoir besoin d’endetter la BCE. D’ailleurs, c’est actuellement notre économie qui est la seule capable de garantir la pérennité de cette banque centrale. Cet affrontement entre rigoristes et relanceurs trouve un écho au niveau des Etats, entre partisans de l’austérité, d’une part, et adeptes d’un vigoureux interventionnisme d’Etat, d’autre part. Le débat sur ce point monte en puissance ; il devrait s’amplifier au fil des échéances à venir. Ce débat s’élargit même jusque à l’utopie, car déjà certains esprits prônent une « gouvernance mondiale », voire une « symbiose planétaire ». On le voit, jamais l’occident ne s’était autant divisé sur ses méthodes, ses principes et ses valeurs, car pendant que l’on discute, la cupidité fait son chemin, la souffrance croît, des vies se brisent, les Etats se délitent et l’avenir s’étiole. Comment va se dénouer ce nœud gordien qui nous menace tous ? L’avenir nous le dira, mais on ne saurait terminer sans évoquer l’ouvrage récent du Pape François : seul l’amour nous sauvera... Après avoir fustigé la spéculation, le Saint-Père y prône une société tournée vers les plus faibles, les enfants et les personnes âgées. L’amour est évidemment le médicament absolu ; mais hélas, pas à court terme, à moins que… François Paul Félicité n File d'attente au Fourneau économique

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Vie du diocèse C’est dans l’esprit du service des frères que vingt-sept familles se sont retrouvées à midi, dimanche 28 avril 2013, à la salle Méricy, à l’initiative de deux secteurs de la paroisse du Lamentin, pour le repas des familles, dans une ambiance chaleureuse et festive. Le repas des familles : un moment d'échange et de convivialité V ivre Diaconia 2013 tout en faisant le lien avec l’Année de la Foi : c’est parce que nous voulions vivre les implications concrètes de la foi et œuvrer au service des plus démunis qu’est né le projet de ce repas des familles et de la solidarité. Nous avons donc fait appel à un réseau de « veilleurs » des familles en très grande précarité, comme les visiteurs de personnes seules et isolées ou encore les membres de la société Saint-Vincent-de-Paul impliqués sur ces deux secteurs pour répertorier les familles en difficulté et préparer ce déjeuner. Ce n’était pas un déjeuner pour les familles pauvres, mais un moment convivial et de solidarité. Nous voulions poser un geste concret et tangible de solidarité, en offrant un repas aux familles, aux personnes âgées seules, souligner les valeurs d’accueil, d’ouverture à l’autre, d’aide mutuelle, qui sous- tendent la vie dans les secteurs de quartiers, créer un espace de rencontre fraternelle et d’écoute. La solidarité, c’est au jour le jour, avec ses proches, ses voisins, dans son quartier que cela se vit. C’est ainsi qu’on crée du lien et qu’on évite plus tard le recours aux associations. Afin de répondre à l’objectif de convivialité, d'attention à tous, que nous nous étions fixé, il était donc nécessaire de s'appuyer sur une bonne organisation matérielle. Nous avons eu des réunions de travail en présence ou non du curé, le père Gaby Lémy. Nous avons lancé les invitations aux familles concernées. Pour récolter les denrées nécessaires au repas, il a fallu faire appel à un réseau de pourvoyeurs de denrées : commerçants ou particuliers (pain, pâtisseries, fruits et légumes, viande, poisson, etc.). Nous avons sollicité des bénévoles pour l’encadrement de la journée : animateurs possédant le BAFA, bénévoles de la Croix-Rouge pour la sécurité… Cette journée conviviale nous a permis d'échanger, de prendre le temps de mieux connaître les gens qui nous entourent, de les accueillir et de nous laisser conduire par le Christ qui nous motive dans notre témoignage de foi. Nous n’avons pu que nous réjouir du bon déroulement de cette journée riche en rencontres, en témoignages et en sourires. Elle était animée par le Groupe de Prière Familiale (GPF) et le groupe gestuel Magnificat q u i ont su créer une ambiance festive autour de ces familles. Grâce au dévouement des bénévoles et aux familles présentes, ce repas a été un vif succès. Un grand merci aux jeunes qui ont fait le service et qui ont fait montre d’une grande disponibilité auprès des familles et d’une bonne humeur communicative. ils ont servi avec gentillesse tous les invités, ravis. La paroisse a été le point d’appui spirituel de notre projet : la présence de M. le Curé, lors du repas, la prière de la communauté ont été primordiales pour la réussite de cette journée. Equipes d’animation des secteurs 2 et 3 n Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 14 Une vue des participants au repas L'équipe d'accueil

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C e moment très rare de grâce est une bénédiction en soi, à plus d’un titre. Nous pouvons en retenir sept. 1. Nous réunir : Nous étions réunis tous dans un même lieu, au nom ce jour-là d’une même mission : accueillir, éduquer, former et insérer les jeunes en difficulté. Cette mission, l’Espérance – Patronage Saint- Louis (PSL), nous en sommes dépositaires pour la mettre en action, mais tous nos donateurs, partenaires institutionnels ou non, partagent cette mission, la vivent chacun à sa manière ; et eux et nous sommes transformés par elle. Nous savons que la qualité d’une société se mesure à la manière dont elle prend en compte les plus fragiles : le moment que nous avons vécu, par la réunion d’acteurs très divers, a été un moment intense et vrai. 2. Abriter : Au-delà de rénover près de 6 000 m 2 de couvertures dont certaines étaient largement délabrées, il n’a échappé à personne l’importance symbolique des toitures, quand on sait que, depuis 1907, le PSL a reçu comme mission d’offrir un abri sûr à des jeunes qui n’en ont plus. 3. Faire des projets : Avoir des projets, petits ou grands, c'est croire en l'avenir, croire que chacun d’entre nous est appelé au meilleur, et croire que nous pouvons ensemble travailler à l’avènement du Royaume. C'est une valeur que nous voulons transmettre aux jeunes, afin qu’ils croient en un avenir pour eux-mêmes et pour les autres. 4. Etre davantage en harmonie avec la nature : La centrale produit un peu plus de 2 mWh chaque jour en moyenne, mais nous rappelle chaque jour l’humilité des agriculteurs dont la récolte dépend du ciel. En nous rapprochant de la création, nous nous rapprochons du Créateur. 5. Participer à un effort global : La centrale économise 600 tonnes de CO2 par an et participe ainsi à cet effort mondial de réduction des gaz à effet de serre. Cet effort nous relie au monde. 6. Former des jeunes : Le cadre créé nous aidera à former des jeunes à la maintenance photovoltaïque et, plus largement, aux énergies vertes et aux technologies de développement durable. Des métiers d’avenir. 7. Etre reconnaissants : Ce projet n’aurait jamais vu le jour sans le soutien sans faille de plusieurs partenaires : l’Europe (FEDER) via l’ADEME, la Région, la Préfecture (Monsieur le Préfet était parmi nous le 25 avril), la BNP Martinique (seule banque à nous avoir accordé le prêt indispensable), Apprentis d’Auteuil. Mais il faut citer M me Jacob, paroissienne de Balata décédée en mai 2008, qui a Education Bénédiction de la Centrale photovoltaïque de l’Espérance Et Dieu vit que cela était bon (Genèse 1) Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 15 Le 25 avril 2013 a été bénie la Centrale photovoltaïque de l’Espérance par le Vicaire Général, le père Jean-Max Renard. Il remplaçait ce jour-là Mgr Michel Méranville qui n’avait pu faire le déplacement. Le site de l'Espérance et la centrale photovoltaïque en toiture Une plaque en mémoire de l'événement Bénédiction de la Centrale par le père Jean-Max Renard, 25 avri\ l 2013 (suite page 16)

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Société L’institution de l’esclavage a surgi de la nuit des temps, permettant au camp vainqueur d'intégrer les vaincus, ou au groupe dominant d'exploiter telle minorité. Ainsi, le peuple hébreu fut-il esclave des Egyptiens pendant quatre siècles, avant l'Exode ! Esclavage et christianisme Q uatre à cinq siècles avant Jésus Christ, les cités grecques, exemples de démocratie, sont peuplées d'une minorité de citoyens libres et d'une écrasante majorité d'esclaves. Dans la Rome du iii ème siècle après Jésus Christ, le nombre d’esclaves était si élevé que le peuple (la plèbe) n’avait plus besoin de travailler. Dans cet empire romain, la croix du supplice de Jésus Christ était réservée aux marginaux et aux esclaves, et l’Eglise chrétienne des trois premiers siècles de notre ère, persécutée, ne faisait guère de différence entre libres et esclaves de toutes races lorsqu’il s’agissait de répartir les charges et les fonctions. il y eut des diacres, des évêques, voire deux papes, Sixte 1 er et Pie 1 er, issus de l’esclavage. Des mariages entre chrétiens pouvaient unir libres et esclaves. De plus, des Noirs, esclaves ou non, ont été évangélisateurs, voire martyrs, comme saint Maurice, témoin de l’Evangile dans la Gaule Cisalpine et l’Helvétie. L’esclavage, intégré dans les sociétés antiques, apparaissait comme un fait "normal". il n’en fut pas moins contesté par les premiers Pères de l’Eglise, au nom de la totale liberté de l’homme, création divine : Quand vous condamnez à la servitude l’homme, par nature libre et maître de lui-même, vous portez une loi contraire à la loi de Dieu… Homme, comment pouvez-vous vous dire maître d’un homme ? (Grégoire de Nysse, 4 ème homélie sur l’Ecclésiaste). Au Moyen Âge, l’esclavage recule en Europe, mais prospère en Afrique par le trafic négrier aux mains de chefs musulmans et des Portugais, explorateurs des côtes africaines. En 1492, année de la découverte de l’Amérique, on comptait 100 000 esclaves noirs à Lisbonne ; et au sud de la péninsule ibérique, des plantations de canne à sucre et des orangeraies étaient cultivées par une abondante population servile. C’est ce modèle qui fut implanté en Amérique à partir du XVi ème siècle. Mais le statut de l’esclave a muté : l’esclave antique est un être humain, l’esclave noir des Temps Modernes est un bien meuble ! C’est un système d’Etat, voulu par les rois : catholiques comme en Espagne, au Portugal ou en France ; anglicans comme en Angleterre ; protestants comme aux Pays- Bas et au Danemark. En tirent profit, le fisc royal qui prélève les taxes, la bourgeoisie qui possède, entre autres, les bateaux négriers, des navires marchands et des manufactures dont la production ravitaille les colonies et fournit les produits de traite pour acheter les esclaves, les coloniaux (maîtres habitants et administrateurs). Bref, entrepreneurs catholiques ou protestants, banquiers protestants ou juifs, chefferies musulmanes du Sahel, du Soudan et de la côte Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 16 Education donné en legs au Patronage Saint-Louis une maison dont la vente a permis l’apport financier du PSL à ce projet. Son don très généreux a donc pu être transformé, d’une certaine manière, en une centrale photovoltaïque de 0,5 mWc, soit la puissance consommée par plus de 200 foyers martiniquais. A travers elle, nous exprimons notre reconnaissance à tous nos donateurs, quel que soit le montant de leur don, et les assurons de notre reconnaissance et de tous nos efforts pour que leur don porte des fruits pour les jeunes. La bénédiction prononcée le 25 avril dernier nous a permis de manifester notre louange devant tant de grâces. Nous le savons, toute rénovation importante de bâtisses anciennes doit commencer par les toits, c’est ce que nous avons fait. Cet effort entamé en juillet dernier est maintenant terminé, et la centrale photovoltaïque a permis de réaliser ce projet dans des conditions économiques compatibles avec les moyens très limités du PSL. Nos activités seront ainsi désormais "à l'abri" et nous pourrons, au fur et à mesure des besoins, rénover les locaux nécessaires à nos activités avec les jeunes. Quant au véritable abri, le seul où nous pouvons demeurer pleinement avec nos faiblesses et nos fragilités, c'est Dieu lui-même. En Toi j'ai mis mon abri (Ps 7) pourrait ainsi être notre prière chaque matin pour notre rénovation intérieure. Puissent ces belles toitures et notre centrale photovoltaïque nous le rappeler chaque jour ! Matthieu Bergot Directeur Général de l’Espérance – Patronage Saint-Louis n (suite le la page 15)

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orientale de l’Afrique, tous ont joué leur rôle dans cette première mondialisation qu’a constitué le système colonial esclavagiste. Par le Code noir, qu'il promulgue en 1685, Louis XiV, qui se considère comme le chef du clergé français, affiche le but de faire triompher la religion catholique, apostolique et romaine, mais il s’agit d’utiliser la religion pour légitimer le système esclavagiste aux yeux des Européens vivant loin de la réalité coloniale. Ce Code noir a été peu ou mal appliqué dans les colonies, mais il contribue aujourd’hui, à travers le prisme de l’idéologie, à faire le procès de l’Eglise catholique. Cependant, le rôle des hommes d’Eglise qui ont dénoncé le fait esclavagiste est souvent ignoré ou déformé. Au XVi ème siècle, Bartholomé de Las Casas, fils d’un des compagnons de voyage de Christophe Colomb, converti et devenu prêtre, consacre l’essentiel de sa vie à défendre les indiens d’Amérique, réduits en esclavage sur leur propre terre. Nommé évêque, il contribue à ralentir, sur le continent, le génocide des Amérindiens qu’il nomme le massacre des innocents, déjà consommé dans les Grandes Antilles. il s’oppose aussi à l’esclavage des Africains : La captivité des noirs est aussi injuste que celle des indiens… car elle crée des fléaux en Afrique en générant des injustes guerres et des moyens illicites pour se procurer des nègres de traite. (Las Casas, Histoire des indes, Tome iii, Editions du Seuil, p. 626-627). D’autres religieux (dominicains, capucins, jésuites…) ont poursuivi la voie tracée par Las Casas, en dépit des risques encourus. En 1681, alors qu’il est en prison à La Havane de Cuba, le capucin Epiphane de Moirans écrit La liberté juridique ou défense juridique de la liberté naturelle des esclaves, condamne l’esclavage par des arguments juridiques, théologiques et philosophiques, repris par les prêtres philosophes du siècle des Lumières (Abbé de Reynald, Sieyès, Abbé Grégoire…) Ces anti-esclavagistes ont joué un rôle très actif dans la révolte des esclaves de la côte française de Saint- Domingue en 1791, qui aboutit à l’affranchissement général de 1793, et au décret de février 1794 abolissant l’esclavage. Des religieux étaient alors aux côtés des esclaves qui luttaient pour leur liberté, et l’Abbé Grégoire a soutenu les premiers pas de l’Etat haïtien. En 1815, le Congrès de Vienne interdit la Traite négrière à partir de l’Europe. En 1833, l’Angleterre affranchit les esclaves dans ses colonies ; la France autorise des expériences dans ce même but. C’est ainsi que Mère Anne-Marie Javouhey, religieuse, fondatrice de la Congrégation des sœurs de Saint- Joseph de Cluny, installe en 1836- 1838 une colonie de Noirs à Mana en Guyane française : il s’agit de regrouper des Africains, déportés malgré l’interdiction de la Traite, afin de leur procurer des conditions de vie décente sur une terre inconnue. Mana offrait, bien avant 1848, le spectacle d’un village de Noirs libres, agriculteurs et artisans, fondant des familles stables, avec des enfants scolarisés, très loin de la propagande esclavagiste faisant croire à l’opinion publique que la libération des esclaves aboutirait aux pires désordres ! En 1848, la liberté fut proclamée dans les quatre anciennes colonies françaises. Le clergé était aux côtés des nouveaux libres, bénissant les arbres de la liberté, après le Te Deum ! il faudra encore quarante ans pour extirper l’esclavage de la terre d’Amérique. Des hommes d’Eglise ont joué un rôle pionnier dans cette dynamique de libération. Mais au nom de l’écrasante majorité de ceux qui ont été les acteurs dans cet odieux système, clercs ou laïcs, le Pape Jean Paul ii, lors d’un discours prononcé à Gorée, au Sénégal, en 1992, demanda pardon à Dieu pour le crime contre l’Humanité qu’a été la traite négrière en ces termes : il convient que soit confessé en toute vérité et humilité ce péché de l'homme contre l'homme, ce péché de l'homme contre Dieu. (…) Dans ce sanctuaire africain de la douleur noire, nous implorons le pardon du ciel. Nous prions pour qu'à l'avenir les disciples du Christ se montrent pleinement fidèles à l'observance du commandement de l'amour fraternel légué par leur Maître. Nous prions pour qu'ils ne soient plus jamais les oppresseurs de leurs frères, de quelque manière que ce soit (…). Nous prions pour que disparaissent à jamais le fléau de l'esclavage ainsi que ses séquelles. Yvette Farraudière n Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 17

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Société Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 18 Après le vote du 23 avril dernier ouvrant le mariage et l’adoption aux personnes homosexuelles, le collectif LaManifPourTous organise sur le plan national une manifestation le 25 mai 2013. Cette manifestation est relayée le même jour à la Martinique, sur la place de la Savane, par la coordination LaManifPourTous972 qui nous a envoyé le communiqué suivant. Manifestation contre la loi pour le « mariage pour tous » 1. Pourquoi continuer la mobilisation ? Parce que cette loi est passée en force, contre l’avis de la majorité des Français, sans réels débats. Des millions de citoyens qui, de manière pacifique et avec le souci de respecter les personnes, ont manifesté leur opposition au projet de loi, n’ont pas été entendus : pétitions et manifestations de rue sans précédent, sérieux des argumentaires déployés, renversement de l’opinion dans les sondages. 2. Parce que cette loi est injuste Lorsque le pouvoir cherche à ébranler les assises d’une civilisation, bouscule les fondements ancestraux de la société, revendique son droit d’arracher les enfants à l’éducation de leurs parents, pour satisfaire des revendications idéologiques et catégorielles, il est de notre devoir d’y résister. Le droit des enfants à avoir un père, une mère et une filiation, est un droit naturel et inaliénable. Le droit des parents à éduquer leurs enfants selon leurs valeurs, leurs convictions, leur culture, leurs traditions, est un droit naturel, ancestral et inaliénable. 3. Parce que cette loi est fondée sur le mensonge Le mariage homosexuel est fondé sur une fausse idée de l’égalité. Un homme n’est pas et ne sera jamais une femme. Une femme n’est pas et ne sera jamais un homme : égal ne veut pas dire semblable. Mensonges sur la définition de la fonction du mariage, voulu conjointement par les autorités civiles et religieuses, pour garantir la protection de la mère et des enfants contre les aléas de la vie, par l’engagement contractuel du père à assumer ses responsabilités envers son épouse et les enfants nés de cette union. Le mariage civil est un engagement vis-à-vis de la société et non une reconnaissance des sentiments. Le mariage civil est une institution sociale et non une affaire privée. 4. Parce que cette loi c’est "l’arbre qui cache la forêt" – "chat an sak" : danger. Nous y sommes, à partir de septembre 2013, à l’école, on enseignera à nos enfants, dès l’âge de 6 ans, que le sexe n’est pas le signe de leur réelle identité. Une idéologie, qui veut transformer la réalité : ce ne serait pas le sexe qui déterminerait notre nature d’homme ou de femme. Théorie du genre ! 5. Parce que cette loi se détourne de sa mission d’organiser le bien commun Pour satisfaire des désirs individuels, quitte à sacrifier ainsi la dignité humaine au bénéfice d’une valeur marchande : L’enfant sera un objet de convoitise La femme, un corps-machine à fabriquer des enfants 6. Parce que cette loi a des conséquences sur toute la société PMA (Procréation Médicalement Assistée), GPA (Gestation Pour Autrui) : qui paiera ? Actes médicaux remboursés par la Sécurité Sociale ! 7. Parce que tous ensemble nous pouvons changer le cours des évènements !!! Une loi votée n’est pas une loi promulguée. Une loi promulguée peut être suspendue (comme le fut le CPE en 2006). Une loi promulguée peut être abrogée. Plus d'informations sur notre Blog : http:// lamanifpourtous972. blogspot.com/ Rejoignez-nous sur Facebook (ManifPourTousMartinique) Suivez-nous sur Twitter (LaManifPT972) Tous à Fort-de-France le 25 mai pour la veillée des familles : Place de la Savane à 20 heures

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Dimanche 19 mai 2013 – Pentecôte Quelle place pour le père dans la famille ? Quelle est la place du père dans la famille aujourd’hui ? Que représente-t-il dans la société polynésienne ou antillaise ? Comment joue-t-il son rôle auprès de ses enfants et comment leur transmet-il sa foi ? Toutes ces questions, Dieu m’est témoin les a posées à ses différents invités. Dimanche 26 mai 2013 – Sainte-Trinité Mères de famille Quelle est la place de la mère de famille dans nos sociétés d’outre-mer ? Quelle différence entre la femme poto mitan antillaise et la femme du Pacifique ? La mère est-elle chef de famille par choix ou par devoir ? Dieu m’est témoin tentera de répondre à ces questions cette semaine. En plateau, nous retrouverons une bénévole du Centre d’aide aux familles matrifocales, pour qui le comportement des femmes créoles est issu de l’histoire locale, une conséquence directe de l’esclavage. Nous irons en Martinique à la rencontre de deux mamans qui sont au four, au moulin et à l’autel. Dimanche 2 juin 2013 – Saint-Sacrement Quelle humanité dans nos prisons ? Quelles sont les conditions de détention Outre-mer ? Comment les détenus font face à la promiscuité, à la violence, à la solitude ? Quels sont leurs soutiens et comment trouvent-ils l’espérance ? Dieu vient-il les rencontrer derrière les barreaux? Dieu m’est témoin reçoit cette semaine François Bès, responsable de l’OiP (l’Observatoire international des Prisons), en charge de l’Outre-mer. Nous découvrirons au centre pénitentiaire de Baie-Mahault, en Guadeloupe, un chantier d’insertion agricole qui permet aux détenus de préparer leur nouvelle vie une fois leur peine purgée ; une initiative soutenue par les bénévoles du Secours Catholique. Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions MeDIAs Église en Martinique du 19 mai 2013 / n°465 19 99.5 – 101.3 et 105.3 mHz Site internet : www.radiosaintlouis.com Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05Courriel : contact@radiosaintlouis.com L’Evangile par-dessus les toits 30 ans à votre service : 1982 - 2012

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J e te salue Marie, Mère de toutes pentecôtes. Tu es, avec les apôtres, l’Eglise qui prie et accueille les dons du Saint Esprit. Je te salue Marie, Mère de toutes nos espérances. Tu es l’étoile radieuse d’un peuple en marche vers Dieu. Tu es l’annonce de l’humanité transfigurée, tu es la réussite de la création que Dieu a faite pour son éternité. Michel Hubaut Je te salue Marie