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• Témoignage d'olivier
lucenay avanT son
ordinaTion diaconale
• saison cyclonique
2013
•
les JmJ locales
au couvenT sainT -
Joseph de cluny
N° 467 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 16 juin 2013
Venez à l'écart, et reposez-vous
PROCHAINE PARUTION
LE 22 SEPTEMBRE 2013
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Editorial
Editorial
• Temps libéré ?
Mot de l'Evêque
• Cinquante ans déjà !
Eglise universelle
• Congrégation des Dominicaines
Missionnaires de Notre-Dame
de la Délivrande
Liturgie
• Parole dominicale
Droit canonique
• Les bénédictions (fin)
Vie du diocèse
• Témoignage d'Olivier Lucenay
avant son ordination diaconale
• Tricentenaire de la paroisse
Saint-Jean-Baptiste du Vauclin
• Les JMJ locales au couvent
Saint-Joseph de Cluny
• Evangéliser à l'école de Marie
• La Légion de Marie fête ses 65 ans
• Découvrir la communauté
Anne la prophétesse
• Venez tous fêter la famille à Ducos
avec Radio Saint-Louis !
• Qu’est-ce qu’un saint patron ?
Société
• Introduction à la problématique
du développement durable
• Saison cyclonique 2013
Médias
numéro
467
• TÉMOIGNAGE D'OLIVIER
LUCENAY AVANT SON
ORDINATION DIACONALE
• SAISON CYCLONIQUE
2013
•
LES JMJ LOCALES
AU COUVENT SAINT-
JOSEPH DE CLUNY
N° 467 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 16 juin 2013
Venez à l'écart,
et reposez-vous
PROCHAINE PARUTIONLE 22 SEPTEMBRE 2013
S ommaire
Directeur De la publication R.P. Jean de CoulangesréDacteur en chefR.P. Jean de Coulanges Mise en page – iMpressionCaraïb Édiprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
tirage : 8 000 exeMplaires
i.s.s.N. 0759-4895
Commission paritaire N° 1115L87225
Administr Ation – réd Action Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
service des Abonnements Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586
97207 Fort de France Cédex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.cef.fr
egliseenmartinique@orange.fr
C
e numéro de Eglise en
Martinique est le dernier
de l’année scolaire.
Les mois qui s’annoncent seront,
pour ceux qui le peuvent, con-
sacrés aux vacances. Nous
souhaitons à tous un bon temps
de repos, de détente, qui leur
permette de reconstituer leurs
énergies perdues en cours d’année,
à cause d’une vie trépidante.
Le temps de congé devrait favoriser
la vie en famille. Pourquoi ne
pas saisir les occasions de se
rencontrer, de se retrouver dans
une ambiance détendue, gratuite,
pour renouer et fortifier des liens
de famille trop superficiels ?
En cours d’année, chacun est
absorbé par ses occupations
quotidiennes. Nous nous
plaignons du manque de temps,
c’est une course contre la montre.
Nos relations proches sont parfois
sacrifiées par manque d’écoute
et de dialogue. Comment
éviter d’être écartelé dans sa
vie personnelle, familiale et ses
obligations sociales ? L’équilibre
entre le travail, l’école des
enfants, les engagements
citoyens, les déplacements, les
loisirs, est toujours instable.
Comment changer le rythme de
nos activités et prendre du temps
pour se renouveler, se recréer, au
contact de la nature par exemple ?
La vie moderne ne nous aide pas
à trouver un bon équilibre entre
les différents aspects de notre
existence. Le temps des congés
peut contrebalancer et corriger les déséquilibres qui s’inscrivent
progressivement dans notre vie
personnelle.
Bien souvent, même l’envi -
ronnement n’est plus un élé -
ment d’apaisement, de détente.
Beaucoup de ceux qui habitent
les agglomérations sont agressés
par les décibels qui mettent leurs
nerfs à rude épreuve. Mettons
le bruit en congé. Le silence a
des vertus insoupçonnées pour
la santé physique, mentale, spi-
rituelle. Peut-être avons-nous
peur du silence qui est un des
révélateurs de la réalité de notre
être et de notre vie spirituelle ?
S’étourdir de bruit est une fuite
pour éviter d’affronter la réalité
!
Comment entendre les signes et
les appels du Seigneur, si je suis
toujours à l’extérieur de moi-
même, sous la pression des autres
et des choses à faire ? Dieu se révèle
dans le bruissement d’un souffle ténu
(1 Rois 19,12).
Jésus avait un sens aigu des réalités
humaines. Dans l’évangile, nous
connaissons l’épisode où il invite
ses apôtres, de retour de mission,
à prendre du repos : Vous autres,
venez à l’écart dans un lieu désert et
reposez-vous un peu. Car, souligne
l’évangile : il y avait beaucoup de
monde qui venait et repartait et
eux n’avaient pas même le temps
de manger (Marc 6,31).
Sachons libérer du temps pour
nous, et le vivre autrement.
Père Jean de Coulanges n
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Temps libéré ?
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Couverture : Jardin de Balata (photo Diocèse de la Martinique)
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Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
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Mot de l'Evêque
Cinquante ans déjà !
I
l y a cinquante ans de cela, le
3 juin 1963, le Pape Jean XXIII
– pour l’état civil, Angelo
Giuseppe Roncalli – passait de ce
monde à la Maison du Père.
Sans faire d’anachronisme, on peut
dire que son décès fut comparable
à celui de Jean Paul II quant à la
vague de tristesse et de regrets qu’il
provoqua dans le monde entier et,
bien entendu, à la Martinique, tout
particulièrement en la paroisse du
Lamentin.
A l’époque, j’étais vicaire dans cette
paroisse Saint-Laurent du Lamentin
où m’avait nommé Monseigneur
Henri Marie François de Sales Varin
de la Brunelière alors évêque de
Saint-Pierre et de Fort-de-France.
Je revenais, depuis peu, de Rome
où j’avais effectué mon séminaire
et où j’avais été ordonné prêtre le
20 décembre 1959.
Au cours de ma formation dans la
Ville Eternelle j’avais eu l’immense
privilège d’avoir pour tuteur le
secrétaire particulier du Pape
Jean XXIII qui était Mgr Francesco
Loris Capovilla, grâce à Dieu encore
vivant, et continuant à veiller sur
la mémoire de Jean XXIII.
Mgr Capovilla, avec qui je
correspondais régulièrement,
m’avait informé de la maladie très
grave du Pape et des inquiétudes
qu’elle suscitait. En conséquence
j’avais demandé aux enfants de
cinquième année de catéchisme
dont j’avais la responsabilité, de
prier pour le Saint-Père et de lui
faire parvenir des témoignages de
leur attachement et de leurs prières
à son intention.
Avec beaucoup d’amour les jeunes
avaient confectionné un album
qu’ils avaient illustré avec leurs
dessins et dans lequel ils avaient écrit
leurs vœux, leurs prières et leurs
souhaits de prompt rétablissement
au Souverain Pontife.
Mgr Capovilla, dès réception de ce
document, l’avait porté au Pape
qui en avait pris connaissance
et, de son lit de douleur, avait
remercié les enfants du Lamentin
en leur adressant sa paternelle et
particulière bénédiction.
Quelques jours plus tard, le 3
juin 1963, lundi de la Pentecôte,
Mgr Capovilla m’adressait un
télégramme me faisant part du
décès du Saint-Père.
Ce fut la consternation pour
le monde entier ; le sentiment
général d’avoir perdu un père en la
personne du bon Pape Jean comme
tous l’appelaient.
Les enfants du catéchisme étaient
atterrés. Spontanément, ils renon-
cèrent à la sortie du lundi de
Pentecôte qu’ils avaient prévu
de faire à la poterie de Duchasel
et, comme un seul homme, se
rendirent à l’église paroissiale pour
offrir à Dieu dans la prière, le retour
à lui de celui qu’ils avaient appris à
connaître et à aimer.
Aujourd’hui, il est émouvant
pour moi de penser que l’une des
dernières bénédictions d’un Pape avait été adressée à des enfants
de notre île.
Cinquante ans se sont écoulés
depuis. Les jeunes de cette époque
sont maintenant des adultes entrés,
pour la plupart, dans leur troisième
ou quatrième âge.
Que le temps passe vite ! Il nous
rappelle par sa fuite rapide, que
nous devons nous hâter de le
mettre à profit pour faire le bien
que Dieu attend de nous !
Qu’est-ce qu’un demi-siècle au
regard de l’éternité vers laquelle
nous marchons tous consciemment
ou inconsciemment ?
Le Christ nous invite à ensemencer
l’aujourd’hui et les heures de
chaque jour, avec les germes
de bonté et d’amour que nous
possédons tous en nous, mais
que nous avons parfois du mal à
reconnaître et davantage encore à
partager. Pourtant ce sont eux et le
fait de les partager qui donnent à
nos vies leur vrai sens et leur vraie
valeur.
Que ce cinquantième anniversaire
de la naissance au ciel de celui
que l’Eglise a reconnu Bienheureux
en l’an 2000, fixant sa fête au 11
octobre, fasse monter vers Dieu
Bienheureux Jean XXIII (1881-1963)
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Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
4
Eglise
en Martinique
Règlement à l’ordr\se de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martiniq\
ue
Boîte \sPostale 586
\b7 207 FORT de FRance cedeX
MARTiNiquE 40 €
GuADElOupE 44 €
Guy ANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
Oui, je m’abonne !
Nom : ........................................................................\
...................................................................................
Prénom : ........................................................................\
...........................................................................
Adresse : ........................................................................\
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Mail : ........................................................................\
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Tél. ........................................................................\
.........................
Code Postal ..................................
Ville ........................................................................\
..........................................................................................
MARTiNiquE 40 € GuADElOupE 44 €
Guy ANE 44 € FRANCE et étranger 50 €
* * * * *
Mot de l'Evêque (suite)
nos prières d’action de grâce pour
nous avoir donné ce Pape si bon, si
humble, si plein de confiance dans
la Providence, au point d’ accepter
malgré son âge et la maladie qui
le minait déjà, la responsabilité
d’Evêque de Rome et de pasteur
de l’Eglise universelle.
Sous l’impulsion du Saint Esprit,
Jean XXIII a eu l’intuition du
concile Vatican II qu’il a annoncé
le 25 janvier 1959 et ouvert le 11
octobre 1962. La mort ne lui a
pas permis de le conclure, laissant
ce soin à son successeur, le Pape
Paul VI.
Que le cinquantième anniversaire
du décès de Jean XXIII nous invite
à redécouvrir ce concile Vatican
II et mieux connaître celui qui l’a
initié.
Qu’il nous donne aussi envie de
redécouvrir les encycliques qu’il
nous a laissées dont je ne fais que
citer deux d’entre elles parmi les
plus riches :
Mater et Magistra
(« Mère et Educatrice ») et Pacem
in terris (« La Paix sur la terre »,
encyclique s’adressant à tous les
hommes de bonne volonté pour
fonder la paix sur la charité, la
justice et la vérité).
Que les anciens jeunes du
Lamentin qui se souviennent
encore de ce jour mémorable où
ils ont pleuré son passage de ce
monde auprès du Père, aient une
pensée particulière en ces jours
pour lui et avec lui.
Est-ce trop tard pour que certains
parmi eux se retrouvent et
forment une amicale des amis
de Jean XXiii afin de perpétuer
dans la Martinique d’aujourd’hui
l’Esprit qui anima le Bon Pape Jean
pendant sa vie sur terre ?
+ Michel Méranville, Archevêque n
PS : A partir de cette livraison,
Eglise en Martinique entre en
hibernation, pendant le temps
des vacances, jusqu’au mois de
septembre.
C’est une grâce pour moi de
terminer la parution du Mot de
l’Evêque
pour cette année, par
l’évocation du Bon Pape Jean,
précurseur du Pape François qui
lui ressemble beaucoup.
Au nom de notre Eglise, je
remercie toutes celles et tous ceux
qui se sont dévoués tout au long
de l’année au service de notre
revue.
Merci aux collaborateurs pour
leurs articles et leurs avis.
Merci au Père De Coulanges
chargé de synchroniser le tout.
Merci à celles et ceux qui expédient,
distribuent et font connaître
Eglise en Martinique.
Que le Seigneur répare leurs
forces pendant ce temps de
vacances afin qu’à la rentrée
prochaine ils reviennent, pleins
d’ardeur et d’enthousiasme, aider
notre revue à être un vecteur
humble mais efficace de la
Bonne Nouvelle du Christ Jésus
Ressuscité. !
Bonnes vacances à tous !
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L
e mouvement DSI re-
groupe 25 400 Sœurs
Dominicaines de Vie
Apostolique appartenant à 153
congrégations agrégées à l’Ordre
de saint Dominique, présentes
dans 111 pays, et vivant sur les
cinq continents (Afrique, Asie-
Pacifique, Europe, Amérique
Latine et Caraïbes, Amérique du
Nord).
Le 14 mai 2013, les 90 Prieures
Générale ou leurs déléguées,
provenant de différents pays, ont
élu Sr Marie-Thérèse Clément,
Coordinatrice Internationale de
DSI pour six ans (2013-2019).
Sr Marie-Thérèse est membre de la
Congrégation, en communauté à
Gros-Ilets, à Sainte-Lucie.
Responsable du fonctionnement
général des Sœurs Dominicaines
Internationales, elle travaille en
collaboration avec le Conseil de
Coordination composé d’une
Coordinatrice de chacun des
groupements continentaux.
Le rôle de Sr Marie-Thérèse sera
de coordonner toute la vie des
Dominicaines Apostoliques dans
l’Ordre ; de stimuler, de vivifier,
de revitaliser ; de dynamiser
l’engagement des sœurs pour
l’évangélisation, en se rendant
dans les différents continents.
Pour cette mission, elle travaillera
en étroite collaboration avec le
Maître de l’Ordre des Prêcheurs
Dominicains, Frère Bruno Cadoré.
Sr Marie-Thérèse travaillera aussi
avec la Commission Internationale
Justice et Paix de l’Ordre, l’ONU,
les Volontaires Dominicaines
Internationales.
Le bureau des
Dominican sisters
international se trouve à Rome,au
Couvent de Sainte-Sabine où réside la Curie généralice des Dominicains.
Dès le mois de septembre,
j’irai installer Sr Marie-Thérèse
pour cette nouvelle mission.
Aujourd’hui, par le service que le
Seigneur lui confie, c’est à toute
la Congrégation qu’Il propose
d’entrer dans cette nouvelle ère
d’évangélisation.
Sr Jeanne-Marie Chroné n
Eglise universelle
Congrégation des Dominicaines Missionnaires
de Notre-Dame de la Délivrande
Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
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Du 9 au 15 mai 2013, Sr Jeanne-Marie Chroné, Prieure Générale des
Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande, a participé à la
7
ème Assemblée Générale du mouvement Dominican Sisters international (DSI),
à l’Institut du Carmel, à Ciampino, à Rome. Le thème était : La Nouvelle
Evangélisation et notre mission dominicaine aujourd’hui.
Sr Marie-Thérèse Clément, Coordinatrice Internationale des Sœurs Dominicaines Internationales
Retraite des catéchistes - du 8 au 10 juillet 2013
L’équipe diocésaine de la catéchèse invite les catéchis\
tes et animateurs du
cheminement et de l’Eveil à la foi à la retraite spirituelle qui se déroulera du
lundi 8 juillet, à partir de 8 heures, au mercredi 10 juillet 2013, à 17 heures,
à l’Impératrice Village aux Trois-Ilets. Un silence favorisant le recueillement,
la réflexion et la méditation sera observé durant la retraite. L’Eucharistie
sera célébrée chaque jour.
Nous sommes encore dans l’Année de la Foi ; la Lettre apostolique de Benoît XVI, Porta Fidei,
servira de support à notre réflexion et à notre méditation.
Nous recommandons à chaque participant de lire l’ensemble de la Lettre apostolique avant la retraite.
Les frais de séjour s’élèvent à 150 € en pension complète.
Pierre Valey, Délégué épiscopal à la catéchèse
Communiqué Diocèse De s aint-PieRRe et FoR t-De-FRance
seR vice De la c atéchèse
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Dimanche 16 juin 2013
L a P arole D ominicale
2 Samuel 12,7-10.13 • Psaume 31 • Galates 2,16.19-21 • Luc 7,36-50 ; 8,1-3
11 ème dimanche du Temps ordinaire
Année C
D
epuis la fête de la Pentecôte
nous sommes revenus
au temps liturgique dit
‘ordinaire’. Ordinaire ne veut pas
dire sans importance ou de moindre
importance. C’est au contraire le
temps d’approfondir notre foi.
Dimanche après dimanche, nous
sommes invités à entrer dans ce
dialogue que le Seigneur souhaite
établir avec nous. Un dialogue
dans lequel nous apportons nos
questions, nos étonnements à
la manière des disciples et aux -
quels Jésus répond par un ensei-
gnement en paroles et en actes.
En ce 11
ème dimanche, le dialogue
va tourner autour du ‘pardon’ :
Dieu pardonne-t-il ? Comment
pardonne-t-il ?
Une scène de la vie quotidienne.
Jésus est invité chez un pharisien
nommé Simon (généralement
dans la Bible, lorsque nous nous
trouvons face à un nom, il faut
essayer d’en chercher la significa-
tion. Celle-ci peut nous donner une
indication du souci de l’auteur ;
en hébreu simon signifie : qui est
exaucé
ou Dieu a entendu ). Dieu
va entendre son incompréhension,
son manque de foi et lui répondre.
Pendant le repas, une femme (ano -
nyme : à ne pas confondre avec
Marie-Madeleine nommée à la fin
du passage, ni avec Marie, sœur
de Marthe et Lazare) se tient en
larmes aux pieds de Jésus. Simon
s’offusque... Si Jésus est ce qu’il prétend être, c'est-à-dire un pro-
phète, il ne doit pas se laisser ne
serait-ce qu’approcher par cette
femme de mauvaise vie... Jésus se
révèle plus que prophète. Il com-
prend le geste d’amour de cette
femme qui sait rendre grâce pour
ses bienfaits et il saisit la pensée
de Simon.
Simon ! Il est celui qui nous
représente… Nous jugeons, nous
condamnons, nous mettons dans
des catégories. Il a jugé cette
femme ; pour lui, elle n’a rien à
faire ici ! Il juge Jésus qui ne devrait
pas se laisser toucher par cette
‘moins que rien’. Il a condamné
cette femme à cause de sa vie. Il
condamne Jésus qui ne dit rien !
Alors Jésus, qui entend la ques -
tion de Simon, va inviter celui-ci
à changer son regard. Une petite
parabole va permettre à Jésus de
faire une catéchèse sur la miséri-
corde de Dieu, obligeant Simon à
prendre parti différemment. Dieu
– par Jésus – se révèle le créan-
cier, celui qui remet toute dette…
Simon c’est celui – pense-t-il – qui
n’a pas une grosse créance… La
femme, elle, s’est vu remettre de
sa lourde dette (son péché). Elle
en montre d’autant plus de joie
et d’action de grâce.
Comme pour Simon, comme pour
cette femme, comme pour David
dans la première lecture (malheu-
reusement nous ne lisons pas la
parabole de Nathan qui précède
et éclaire l’attitude de David –
2 S 12,1-6), comme pour nous, Dieu
se montre plein d’amour miséri-
cordieux. Serons-nous, comme
cette femme, remplis d’amour
pour Jésus qui nous pardonne
nos nombreux péchés ? Serons-
nous, comme Simon, assez peu
reconnaissants, oubliant très
vite nos propres faiblesses, nos
péchés, n’hésitant pas à juger les
autres sans savoir quel chemin eux-
mêmes ont parcouru ? Je pense en
particulier à telle ou telle personne
qui, après avoir reçu le pardon de
Dieu par le sacrement de réconci-
liation, s’approche de la table du
Seigneur. Face à cette personne, il
y a les ‘Simon’, tous ces ‘bons’ chré -
tiens qui se permettent de juger
en leur for intérieur sans savoir
quelle conversion, quelle action
de grâce est en train de vivre ce
croyant pardonné.
Tous pécheurs, et – si nous en
avons fait la démarche – tous
pardonnés, sachons rendre grâce
en nous mettant à genoux devant
le Seigneur, le remerciant pour ses
bienfaits, lui offrant ce que nous
avons de plus précieux, reconnais-
sant simplement de quel grand
Amour nous sommes aimés.
Portons notre regard, non pas sur
l’autre pour le juger, mais sur Celui
qui est la source et le sommet de
tout Amour.
P. Bruno Latour, C.S.Sp
Curé du François
n
Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
6
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Comment bénir ?
L
e canon 1167§2 du code de
droit canonique précise que
dans la confection ou l'adminis-
tration des sacramentaux, les rites et
les formules approuvés par l'autorité de
l'Eglise seront soigneusement observés.
Dans cette lignée, notre archevêque
rappelle souvent : le rituel et rien que
le rituel ! Ce rappel, valable pour tous
et pas seulement pour les prêtres et
diacres, nous invite à revenir à l’essen
-
tiel. Pourquoi fais-je cette bénédiction,
en ai-je le droit et comment le faire ?
Dans un précédent article, nous nous
sommes déjà intéressés aux personnes
qui peuvent bénir sacramentellement.
Aujourd’hui, le canon cité nous invite
à célébrer les sacramentaux et donc
les bénédictions comme cela est prévu
par les rituels. Ces livres liturgiques
reprennent la règlementation prévue
pour les bénédictions notamment.
Les formules prévues, dans certains
cas aménageables, ont été réfléchies
afin d’assurer une certaine uniformité
dans les rites, une adéquation avec
l’intention du sacrement ou du sacra
-
mental et surtout une conformité avec
la foi catholique. Ainsi, en s’appuyant
sur les rituels, d’aucuns sont assurés
de ne pas se tromper. Outre les rituels,
des recommandations diocésaines
peuvent être prises par l’ordinaire du
lieu.
Quels sont les effets
d’une bénédiction ?
Pour obtenir cette pleine efficacité, il
est nécessaire que les fidèles accèdent
à la liturgie avec les dispositions d’une
âme droite. Ainsi ceux qui demandent à
l’Eglise la bénédiction de Dieu doivent
conformer leurs dispositions par une
foi pour laquelle tout est possible ;
s’appuyer sur l’espérance qui ne trompe
pas, être surtout vivifiés par la charité
qui pousse à garder les commandements
de Dieu. De cette manière, les hommes
qui cherchent à reconnaître quelle est
la volonté de Dieu, ce qui est bon,
comprendront pleinement ce qu’est la
bénédiction de Dieu et l’obtiendront
vraiment. Ce commentaire nous
rappelle combien les bénédictions,
notamment, ne sont pas des actes
magico-religieux. Hormis les dédicaces
et consécrations, les bénédictions
ne chargent pas les personnes, les
objets ou les événements d’une
étonnante capacité magique. Mais
ces bénédictions demandent toujours
l’adhésion et la participation de ceux
et celles qui en bénéficient. Le bien-
être des personnes, la croissance
spirituelle et la protection sont les
objectifs majeurs des bénédictions.
Des recommandations
diocésaines spécifiques
Concernant les bénédictions des
personnes ne pouvant pas communier,
depuis quelque temps, lors des
eucharisties, une pratique originaire
de métropole tend à se répandre dans
notre diocèse. En effet, alors que pour
des raisons personnelles, des fidèles
s’abstiennent respectueusement
de la communion, ils s’avancent
néanmoins dans la file afin de recevoir
non pas le Corps du Christ (l’hostie
consacrée), mais une bénédiction du
prêtre ou du ministre extraordinaire
de la communion. Si cette habitude
se conçoit et se pratique aisément
pour les enfants qui n’ont pas encore
fait leur première communion, il n’en
va pas de même pour les fidèles qui
ne peuvent pas communier. Pour
ceux-là, il faut se rappeler que la
célébration eucharistique est en soi
une bénédiction. La communion à la table de la Parole et la participation à
l’Ecclésia (assemblée convoquée des
fidèles) mettent en œuvre notre foi
et assurent une croissance spirituelle
personnelle et communautaire.
Cependant, il peut être surprenant
de dire du bien (bénédiction) alors
que la situation personnelle du fidèle
crée une distance par rapport aux
commandements de l’amour de
Dieu, atténuant ainsi la communion
ecclésiale.
Aussi, relativement à cette pratique
et pour éviter tout risque de méprise,
Monseigneur l’
Archevêque a demandé
qu’en lieu et place de la communion
eucharistique, aucun signe de bénédic -
tion ne soit manifesté aux personnes
qui ne peuvent pas communier.
Toutefois, ces fidèles qui, par ailleurs,
pourront recevoir des bénédictions
dans d’autres circonstances, seront
encouragés à participer à la vie de
prière personnelle et de l’Eglise, en
attendant une conversion personnelle
permettant une communion plus par -
faite.
Bénédiction d’huile et de sel
Enfin, compte tenu du contexte de
l’Eglise locale, la pratique pastorale
en Martinique n’autorise pas les
bénédictions d’huile et de sel, en
dehors des célébrations chrismales
et de baptême. Ces huiles et ce sel
bénis, destinés aux sacrements
principalement de baptême, ne sont
jamais à la disposition des laïcs qui ne
devront pas les utiliser directement.
D’autres éléments et formes de
bénédictions sont à leur disposition
comme par exemple l’eau bénite.
P. Jean-Max Renard,Vice-Official n
Les bénédictions (fin)
Sans aucune règle que celle de l’amour, il nous est toujours possible et profitable
de dire du bien de Dieu, de quelqu’un ou de soi-même. Les remerciements et
la reconnaissance n’ont pas d’autres limites que celles de notre cœur. Aussi
est-il toujours possible de bénir ! Cependant, lorsqu’il s’agit d’une bénédiction
sacramentelle, il convient que certaines règles soient observées.
Droit canonique
Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
7 (1) Présentation générale du Livre des bénédictions, Rituel
Romain, Paris, Chatelet-Tardy, 1995, p. 8
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Vie du diocèse
Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
8
Père Jean-Max Renard : Olivier,
qui es-tu ?
Olivier Lucenay : Je suis originaire
du Robert, j’ai 31ans, dernier d’une
famille de trois enfants. Petit, j’ai
pratiqué le football, puis du basket
en club, pendant une dizaine
d’années. Mon père a développé
ma fibre musicale en m’initiant très
tôt au tambour et à la musique
locale. J’ai un BTS Informatique, et
j’ai travaillé quatre ans en tant que
technicien réseau dans la grande
distribution. Étant d’une famille
pratiquante, j’ai suivi le catéchisme
au sein de la paroisse Sainte-Rose
de Lima, où j’ai été servant d’autel
pendant plusieurs années. Une
de mes caractéristiques : je n’ai
jamais su me prendre au sérieux.
Contrairement à ce qu’on m’avait
dit, ça ne s’est pas arrangé au
séminaire !
P. J-M R :
Le 22 juin
prochain, tu seras
ordonné diacre en
vue du sacerdoce.
Comment t’est
venue cette idée ?
O.L : Avant d’en
parler, je voudrais
retracer mon
parcours spirituel
pour poser le
contexte.
Après ma confir -
mation, j’ai déserté
les bancs de l’église, et j’ai com-
mencé à vivre ma vie d’adolescent
« libre », m’éloignant peu à peu
de Dieu et de l’éducation fami -
liale reçue. En classe de 1 ère j’ai
découvert le monde obscur de la drogue et de la rue, où j’ai vécu
des choses très difficiles. Mais
malgré les risques de cet univers,
je m’y sentais à l’aise car libre et un
peu « maître du monde ». Cette
violence rejaillissait dans le foyer,
verbalement et affectivement, et
je reconnais avoir fait beaucoup
de mal aux miens. C’est en 2000,
après le bac, que cette aventure prit fin. J’ai compris, malgré moi,
que ce chemin me conduisait à
la mort. Je l’ai donc quitté, et je
me suis ouvert à mes parents, qui
furent bouleversés d’apprendre
que leur fils, ayant tout reçu d’eux,
avait pu aussi mal tourner. Eh oui,
rien, même la meilleure éducation,
ne peut retenir une liberté rebelle
!
C’est de là que j’ai découvert que
le Jésus du caté était une personne
réelle. Il se présentait alors à moi
et me proposait ce bonheur que je
recherchais. J’ai donc commencé
à le fréquenter, par la lecture de
la Bible, la prière. J’ai redécouvert
l’amour de mes parents, ainsi que
l’Eglise, de l’intérieur, notamment
grâce à un groupe de prière de
jeunes du Robert,
les sarments.
Puis en 2003, j’ai découvert la
Communauté de l’Emmanuel dans
laquelle je me suis engagé depuis,
et au sein de laquelle
je me destine à être
prêtre.
C’est en 2005 que
« l’idée » de la vocation
se présenta à moi
durant un temps de
prière personnelle.
En ce temps-là, animé
d’un zèle missionnaire,
je m’étais investi en
tant qu’animateur à
Radio Saint-Louis et
au sein de la pastorale
des jeunes. Il s’agissait
d’une interrogation :
Pourquoi pas toi, prêtre ? Mais
je l’ai rapidement écartée car elle
contrariait mes projets de mariage
d’alors. J’ai donc « proposé » au
Seigneur de me suivre, moi, dans
ce projet personnel, plus sécurisant
Témoignage d’ Olivier Lucenay
avant son ordination diaconale
Peu avant son ordination diaconale, Olivier Lucenay a accordé une interview au
père Jean-Max Renard où il témoigne de son parcours.
Toujours un tambour à la main
Pèlerinag en Terre Sainte avec le séminaire
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Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
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car l’ayant réfléchi. Mais après
deux ans de tensions intérieures,
j’ai décidé de reconsidérer la
question, car je constatais que la
simple idée se changeait peu à
peu en un désir brûlant de me
donner entièrement à Dieu. Avec
l’accord de mon père spirituel, je
suis parti dans l’Hexagone en 2007
afin de vivre une retraite de saint
Ignace de Loyola, spécialisée dans
le discernement, durant laquelle le
Seigneur semblait confirmer qu’il
m’appelait au sacerdoce. Parler
d’appel est important, car c’est
Dieu qui est à l’initiative. C’est une
« proposition » dans laquelle nous
sommes invités à entrer dans la
confiance. Ce n’est pas un plan
de carrière : être prêtre n’est pas
un métier ! À mon retour, après
un entretien avec Mgr Méranville,
j’ai pris les dispositions nécessaires
et je suis parti en Belgique en
septembre 2007 pour une année
de discernement au sein de ma
communauté. Puis, en septembre
2008, je commençais la formation
au séminaire de Paris. J’arrive donc
au terme de ma 5 ème année, et je
peux témoigner avec force que
Dieu est resté fidèle au plan de
bonheur qu’il me proposait.
P. J-M R : Comment se sont
passées tes années d’études
au séminaire ? Que retiens-tu
essentiellement ?
O.L : Après un temps d’incul-
turation assez éprouvant, j’ai
découvert avec joie d’autres
facettes de notre Eglise, et
d’autres cultures. Aussi, j’ai
fait l’expérience d’une saine
articulation entre intelligence
et foi qui stimule mon chemi-
nement. Ensuite, étant très
sensible à notre identité
martiniquaise, cet éloignement
physique m’a aidé à mieux
apprécier ma particularité de
Martiniquais et à approfondir
la réflexion sur notre histoire
et les problématiques de
notre société particulière que
j’affectionne de plus en plus. Et
puis, la formation, ce sont aussi
des temps fructueux en paroisse,
où je me suis essentiellement
occupé d’adolescents, précisant
ainsi mon intérêt pour l’éducation
des jeunes. Enfin, je
m’épanouis également
dans la composition de
chants par lesquels j’essaie
de transmettre ma foi à la
jeunesse. Plusieurs retours
positifs de jeunes et de
prêtres m’encouragent
à continuer si possible.
Je dirai que la vocation
est avant tout un
approfondissement de
notre lien à Jésus, un
temps de conversion permanente,
qui ordonne tout notre être à Dieu.
Je constate aussi que le Seigneur se
« sert » de mon expérience passée
pour être audible, particulièrement
des jeunes.
P. J-M R : Tu seras ordonné diacre,
qu’est-ce que cela va changer dans
ta vie ?
O.L : Essentiellement deux choses.
Être livré, au service des âmes. Aussi,
l’engagement définitif au célibat,
car même si on le vit de fait durant
le séminaire, c’est au diaconat que
l’on manifeste publiquement son
désir de vivre définitivement le
célibat pour le Royaume. C’est un
point sensible, car nous ne sommes
pas désincarnés, mais comprenant
la sagesse de l’Eglise par cette
discipline, c’est librement et dans
la joie que j’ai choisi cet état de
vie pour être tout à Dieu pour le
monde.
P. J-M R : Pour toi, qu’est-ce qu’un
prêtre ?
O.L : Un homme embrasé par
l’Amour du Christ, qui agit en son
nom, livrant sa vie pour ramener
les âmes à Dieu. Attentif à chacune
de ses brebis, il les introduit aux
sacrements par lesquels le Seigneur
répand sa grâce.
P. J-M R : Qu’est-ce qui fait ta joie
aujourd'hui ?
O.L : La joie de faire la volonté
de Dieu, de pouvoir m’engager
définitivement sur la voie de
bonheur qu’il me propose.
P. J-M R : Quels conseils
donnerais-tu à un jeune
aujourd’hui ?
O.L : Que Jésus vous aime et
vous connaît mieux que vous-
mêmes. La vocation, quelle
qu’elle soit, est un projet
d’Amour, que vous pouvez
emprunter sans crainte, malgré
ses exigences, car Dieu est là
et reste fidèle. Et pour finir,
la leçon que je tire de mon
expérience passée : Ne vous
contentez pas de la médiocrité !
Quelles que soient vos limites,
Dieu vous propose l’excellence, il
mise sur vous car il a confiance en
vous ! Alors, Jénès Mada, doubout
pou Jézi ! n
Témoignage aux jeunes au Millénium en août 2012
Avec deux séminaristes haïtiens lors d'un temps de détente
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Vie du diocèse
Nous sommes au service du Christ ! Tel fut, en
début d’année, le slogan lancé par le curé de la
paroisse, le père Yves Boccovi, invitant chacun à
conforter sa foi à la lecture de la Parole et à agir
dans un esprit solidaire où l’amour du prochain
devait prendre toute sa place.
Tricentenaire de la paroisse
Saint- Jean-Baptiste du Vauclin
1713- 2013 : 300 ans d’histoire
D
ès lors, le ton était donné
pour lancer les festivités
d’un événement phare
pour le Vauclin. Une tonalité
forte, à l’image du saint patron,
le précurseur saint Jean-Baptiste,
l’homme à la voix tonitruante
qui exhortait les foules à se
convertir.
Cette charmante commune doit
son nom au comte de Vauquelin
qui s’établit dans cette région au
tout début du 18 ème siècle pour
y cultiver le tabac et la canne à
sucre. Elle fut la dernière à être
colonisée car longtemps occupée
par les Caraïbes.
Les habitants obtinrent que la
localité soit érigée en paroisse
en 1713. Elle est placée sous
le patronage de saint Jean-
Baptiste, fêté le 24 juin, jour de
sa nativité. Le Vauclin devient
alors la vingtième paroisse de la
Martinique.
Le cyclone Edith, en septembre
1963, entraîna la fermeture
de l’église. Elle est alors
reconstruite en 1977. Les
cloches sont réinstallées dans la
flèche en béton inaugurée en
1991 et consacrées le 24 juin
sous la présidence de l’abbé
Michel Méranville, natif de
la commune, alors curé de la
Cathédrale de Fort-de-France et
actuel archevêque. Les parrains et marraines de trois des quatre
cloches étaient des notables de
la paroisse qui avaient contribué
à leur financement.
La communauté a trouvé sa
vitalité à travers l’empreinte
indélébile de religieuses et de
laïcs assurant le service alors
que la paroisse était sans prêtre.
Aujourd’hui, près d’une trentaine
de mouvements et services
rythment la vie communautaire.
Une riche mosaïque, au service
du Christ, comme pour faire
un clin d’œil à l’imposant
vitrail qui domine le porche de
l’église, invitant chacun à aller
jeter les filets et rappelant au
passage l’activité essentielle de
la commune, la pêche.
La paroisse est aussi connue
pour son chemin de croix. Ce
lieu de recueillement aménagé
sur les pentes de la montagne du
Vauclin abrite une petite chapelle
érigée par l’abbé François Corvez,
curé de 1897 à 1906.
Le curé de la paroisse, assisté des
responsables des mouvements
et services paroissiaux, invite
l’ensemble des fidèles à participer
aux différents temps forts prévus
(cf. programme ci-contre).
Conseil Pastoral Paroissial du Vauclin
B. Laviolette et M. Cléon
n
Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
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Programme
des manifestations :
• Concert spirituel Cœurs à Chœurs en
avril dernier
- Messe de requiem pour les religieux
et laïcs en mai
• Dimanche 16 juin :
- Début de la neuvaine à saint Jean-
Baptiste /messe animée par la pas-
torale des jeunes
- Ouverture de la campagne de lutte
contre la solitude :
une fraternité
nouvelle est en marche
• Lundi 24 juin : point culminant du
Tricentenaire, fête du saint patron
- 18h : Procession aux flambeaux
- 18h30 : Bénédiction du feu de la
Saint-Jean
- 19h : Messe de la Nativité de saint
Jean-Baptiste
- 20h30 : Louange sur le parvis de
l’église
• Dimanche 30 juin : ouverture de la
fête patronale
• Samedi 20 juillet : Petit déjeuner
pen
o bè chokola
en louange
• Dimanche 15 septembre : Pèlerinage
Notre-Dame des sept Douleurs
• Samedi 26 octobre : marché de la
paroisse (vente de produits, jeux,
animation podium)
• Dimanche 24 novembre : Christ-Roi,
déjeuner en louange au restaurant
scolaire
• Dimanche 29 décembre :
Rétrospective tricentenaire à l’issue
de la messe.
Vitrail de l'église du Vauclin
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Allez, de toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19)
JMJ Locales au couvent
Saint
- Joseph de Cluny
Inscriptions
(n’attendez pas la dernière minute)
Les inscriptions se font sur le site
pasto972.com
Tarif de 25€ donnant accès au kit JMJ-L constitué
d’un sac, d’un tee-shirt… de surprises… du pass
d’entrée… des tickets repas du soir et petit
déjeuner du dimanche.
Tous les jeunes sont invités à signer une charte du
pèlerin pour vivre ce temps fort diocésain dans la
paix, la joie et le respect.
Les adultes âgés de 30 ans minimum peuvent
s’inscrire en tant que bénévoles.
Les mineurs peuvent participer aux JMJ-L à
condition toutefois d’être accompagnés (voir les
délégués paroissiaux à cet effet).
Préparation spirituelle
en amont du temps fort
Les délégués paroissiaux ont pour mission de
mener – d’ici à la fin du mois de juin – un temps
de réflexion autour des quatre questions à partir
de la lettre de Benoît XVI sur les JMJ 2013 :
- Pour toi, qu’est-ce qu’un disciple ?
- Que t’inspire le thème des JMJ 2013 ?
- Quelles actions pourrais-tu mettre en œuvre
pour être un disciple du Christ ?
- Quelles difficultés rencontres-tu aujourd’hui
pour vivre ta foi ? Vendredi 26 juillet 2013 :
en districts, en paroisses
ou en mouvements
- 18h : méditation d’un chemin de croix commun
pour tout le diocèse
- activités diverses au libre choix des paroisses ou des
mouvements : concert, feux de camps, marche aux
flambeaux, rencontre sportive, louange…
Samedi 27 juillet 2013 : festival nocturne de 17h à
2h du matin au couvent Saint-Joseph de Cluny
- A partir de 15h : accueil des groupes
- 17h : début du festival
Temps de louange et de prière… chant choral…
danses… sketches… concert… surprises…
Exhortation et entretien avec Mgr Michel Méranville
Adoration du saint-sacrement toute la nuit -
Confessions possibles à partir de 21h…
Dimanche 28 juillet 2013 : clôture
- Prières des psaumes (Laudes)
- Eucharistie solennelle présidée par Mgr Michel
Méranville et envoi en mission.
Programme des trois jours
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3. Évangéliser, c'est prier
ensemble dans la joie
L
a cinquième lumière qui
nous est donnée à travers
cette rencontre entre Marie
et sa cousine Élisabeth, c'est la
prière du Magnificat.
Dans son oui, Marie s'est
abandonnée à ce double mystère :
comme servante, de disparaître
et comme porteuse du Verbe de
Dieu, d'apparaître. Et dans son
Magnificat, les deux s'unissent.
Toutes les générations la diront
bienheureuse et ne cesseront de
regarder vers elle, mais elle-même
ne regarde que vers Celui qui
a adopté israël pour serviteur,
se souvenant de sa miséricorde
comme il l'a promis à nos pères,
Abraham et toute sa postérité.
Marie, toute transparente de
l'Esprit Saint, laisse s'échapper de
ses lèvres la louange de l'Esprit
en son cœur. Dans cette prière
s'exprime sa vie théologale : sa
foi, sa charité, son espérance. On
pourrait peut-être ainsi résumer
le Magnificat dans ce triple élan
de louange.
Béni sois-tu, Père, pour ce que Tu
as accompli en demandant notre
foi ! Béni sois-tu pour la révélation
de ton amour qui nous saisit !
Béni sois-tu pour ta fidélité qui
ne déçoit pas notre espérance !
En écoutant les paroles de Marie,
Élisabeth prie déjà avec elle. Ainsi Marie nous apprend-elle
à prier au cours de tout contact
évangélisateur, à louer Dieu avec
simplicité et à terminer notre
témoignage et notre rencontre par
une prière de louange, ainsi que
le souligne le cardinal Danneels :
Alors, dans l'évangélisation, ne
dites jamais rien sur vous-mêmes.
Terminez le témoignage par une
prière de louange, concluez en
priant Dieu. Marie ne parle que
de Dieu, elle ne fait que cela. Elle
reste trois mois chez Élisabeth
:
quand on évangélise, il faut rester
un peu de temps pour aider,
être là et glorifier le seigneur.
L'évangélisation est un oui, Marie
est un oui. Elle ne parle pas d'elle-
même ; elle aurait des raisons de
le faire : 'Toutes les générations
me diront bienheureuse' ; elle le
sait car 'le Tout-Puissant a fait
pour moi des merveilles'. Donc,
c'est Dieu, et pas elle. Elle ne
mentionne même pas son oui ni
son doute : 'Comment cela va-t-il
se faire ?' L'évangélisateur donne
un témoignage personnel puis
se tait. il ne développe pas, il
laisse réagir. En partant pour
l'évangélisation, ouvrons notre
cœur à l'Esprit saint et à Marie
car elle est évangélisatrice. Faites
comme elle : dites oui, courez,
sortez, soyez vrais. Ayez une
confiance ferme et une certitude
qu'il y a une entente entre vous et
ceux et celles qui vont vous aider.
Jean-Baptiste est là, il attend
et Jésus le touche. Ce n'est pas
votre éloquence ou votre exposé,
n'employez pas de truc. Aucun truc
ne dure, c'est Dieu qui évangélise
par nos paroles.
Le soir, il ne faut pas se demander
si on a bien fait ou dit cela. Le
soir, récitez un Magnificat et allez
dormir. Ne restez pas longtemps,
sauf si vous êtes en groupe : ainsi,
on n'est pas centré sur soi-même et
on aide les autres. Le soir, mieux
vaut dire un Magnificat, rendre
grâce au seigneur et Lui confier
le grain qui est dans le cœur et
ne plus s'en préoccuper. Ne vous
faites aucun souci. Faites ce que le
seigneur dit dans une parabole :
le semeur sème et ne va pas
regarder tous les matins si le grain
germe. ii ne peut jamais aller voir
dans le cœur de l'autre et vérifier
si cela pousse. il laisse cela au
seigneur. Ayez confiance en Lui.
si vous étiez préoccupés du fruit,
il n'y aurait pas de résultat, et puis
on pourrait se croire de grands
évangélisateurs. Le soir, allez
dormir. Je fais la même chose :
"seigneur, ce sont tes enfants,
occupe-toi d'eux s'il te plaît, moi
je vais dormir". C'est le seul
moyen de rester en bonne santé !
soyez comme Marie : quand vous
voyez que Jean-Baptiste bouge
un peu, dites : "Mon âme exalte
le seigneur, exulte mon esprit en
Dieu mon sauveur"; et continuez
votre travail.
P. Patrick-Alexis Phanor n
Evangéliser à l’école
de la Vierge Marie (fin)
Troisième et dernier volet de la réflexion du père
Patrick-Alexis Phanor sur l’évangélisation à l’école
de la Vierge Marie.
Vie du diocèse
Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
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Citations principales Jean Paul II : La Mère du Rédempteur ; Cardinal Danneels : homélie d'une messe d'envoi en mis - sion en Belgique.
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Née le 7 septembre 1921 à Dublin, en Irlande, l'œuvre de la Légion de Marie
est arrivée à la Martinique en 1948.
La Légion de Marie fête ses 65 ans
L
e 1 er praesidium a été créé
le 7 avril 1948 à Saint-Pierre,
sous le vocable Notre-Dame
de l’Assomption.
Composé de six curiae (Fort-de-
France, Lamentin, Rivière-salée,
Lorrain, Trinité, Saint-Pierre), notre
comitium compte environ 800
membres actifs et 2 200 membres
auxiliaires.
Une fois par mois, le dimanche,
les officiers des différents secteurs
et quelques membres actifs
se retrouvent, en réunion du
comitium, au siège de la Légion
de Marie, 59 rue Blénac.
Une retraite – et parfois une journée
de récollection – est organisée une
fois par an au Foyer de Charité. Le
thème est choisi en accord avec
le prêtre. Un pèlerinage hors du
département peut être également
organisé, ce qui nous permet de
rencontrer d’autres sœurs et frères.
C’est ainsi qu’en 2012, au retour
de Medjugorje, nous avons pu
échanger avec quelques membres
de la regia de Paris.
Le rassemblement annuel des
légionnaires (l’Acies), se tient tour
à tour dans les différentes paroisses
du diocèse.
Cette année particulièrement, nous
avons voulu marquer les soixante-
cinq ans d’existence du mouvement
en Martinique.
C’est ainsi que le 1
er mai dernier,
à la cathédrale Notre-Dame de
l’Assomption de Saint-Pierre, nous
avons célébré l’Acies.
A cette occasion, tous les
mouvements mariaux ainsi que
les sympathisants se sont
retrouvés dès 8h30 dans
les locaux et jardins de la
paroisse.
Après l’accueil du
père David Rondof, la
présidente du comitium
de la Martinique salue
son homologue de
Sainte-Lucie, M me Joseph
Marguerite, qui a tenu à faire le
déplacement pour être à nos côtés
en ce jour.
Nous sommes ensuite invités à
entrer dans la louange avec Le trio
de Mikael.
Après ce moment très fort en
ferveur, l’assemblée, importante,
fut scindée en deux groupes : l’un
restant à l’église pour la méditation
du chapelet (les mystères joyeux),
tandis que l’autre groupe se
dirigeait vers la salle paroissiale
pour voir un film sur la vie de Frank
Duff, le fondateur du mouvement.
A 11h30, l’eucharistie a été
concélébrée par le père David et
le père Mirta.
Au cours de son homélie, le père
David a insisté sur certains points :
• L’envoi en mission, à l’exemple
de Marie après qu’elle reçu la
visite de l’ange et l’effusion de
l’Esprit Saint.
• Le rôle des membres auxiliaires
qui soutiennent, par leurs
prières, les membres actifs dans
leur mission.
• Le sens précis du mot
légionnaire : action, fidélité,
obéissance et discipline.
Autre temps fort de la célébration :
trois frères et onze sœurs ont fait
leur promesse et pris place dans les
rangs de la Légion ; puis les officiers
ainsi que l’assemblée ont renouvelé
leur attachement à Marie.
Après la pause déjeuner, nous
avons poursuivi notre temps de
prière, pendant l’adoration, en
méditant les mystères glorieux du
Rosaire de la famille.
Un enseignement, nous rappelant
notamment le rôle des parrains
et marraines, fut dispensé par le
père David, suivi de l’effusion de
l’Esprit Saint et de la bénédiction
finale à 17 h.
Cette journée s’est terminée par
un partage dans la joie et la bonne
humeur.
Nous remercions le père David
Rondof et son équipe, Mikael et
son groupe, et tous ceux qui ont
contribué à la réussite de cette belle
journée de louange et d’action de
grâces.
Rendons grâce au Père, au Fils et à
l’Esprit Saint, pour cette rencontre,
en union avec Marie et Joseph.
Yvette Lange n
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Vie du diocèse
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Le mercredi 15 mai 2013 a été célébrée dans la joie, la première consécration au
Seigneur d’une veuve de Martinique, Emilie Champlain, au sein de la communauté
Anne la Prophétesse. L’événement s’est déroulé lors de la messe de 6h45, à la
cathédrale de Fort-de-France, sous la présidence du père Monconthour.
Découvrir la communauté
Anne la prophétesse
A
cette occasion, Emilie
était entourée de ses
sœurs en cheminement
qui préparent leur entrée en
communauté, et de quatre veuves
consacrées, venues spécialement
de métropole, parmi lesquelles la
responsable générale, Francine
Somsois.
Avant de présenter le déroulement
de cette célébration, quelques
mots sur cette communauté peu
connue en Martinique.
La communauté Anne la
prophétess e a été fondée en 1981,
à Dijon, par Jacqueline de Broissia
et le père Bourland. Après une
période de structuration, les statuts
de cette nouvelle communauté
sont acceptés par les autorités
ecclésiastiques et définitivement
approuvés par Mgr André Vingt-
Trois, le 8 décembre 2006. Cette communauté s’adresse aux
veuves de plus de 50 ans qui, après
leur veuvage, ont entendu l’appel
du Seigneur à Lui consacrer cet état
de vie, dans la continuité des grâces
du sacrement de mariage, en union
avec leur mari. Elles doivent n’avoir
été mariées qu’une fois.
La communauté est constituée de
laïques consacrées, vivant dans leur
cadre habituel une vie semblable
à celle de leur entourage mais
transfigurées par leur union au
Christ.
Pour une veuve, s’engager dans
cette communauté c’est continuer
à vivre la fidélité complète à son
amour conjugal, dans une union
qu’elle veut indissoluble, en
l’offrant au Père.
La vie de la communauté se
concrétise (en France métro-
politaine) par trois rencontres
générales à Paris sur quatre
jours et par trois rencontres de
proximité d’un ou deux jours, en
fonction des lieux et une retraite
communautaire tous les trois ans.
Celles qui manifestent le désir de
rejoindre la communauté sont
accompagnées pendant quatre
ans par une responsable d’équipe.
Au terme des deux premières
années, elles font leur entrée en
communauté, la consécration se
fera au terme de deux nouvelles
années. Pendant ces années, elles
mènent la vie de la communauté et
reçoivent une formation destinée
à connaître les points de la règle
de vie, à pratiquer l’oraison, à approfondir la spiritualité du
veuvage consacré.
La communauté, connue dès
2009 en Martinique, s’est
concrètement mise en place en
2011. Les conditions de vie n’étant
pas les mêmes qu’en France, les
rencontres ont lieu mensuellement
et la formation se poursuit pour
discerner si c’est bien à ce choix
de vie que le Seigneur appelle les
quinze membres inscrites à ce jour.
Déroulement de la consécration
Pour revenir à la consécration
d’Emilie, le rite s’est déroulé au
cours de l’Eucharistie, après la
prière universelle. En s’offrant au
Seigneur, Emilie s’est engagée
solennellement à lui consacrer
sa vie et a prononcé le vœu de
chasteté. Après la communion,
la nouvelle consacrée a offert à
Dieu son alliance de mariage, le
célébrant l’a bénite en disant : Que
cette alliance, signe de son amour
pour son mari, devienne signe de
son amour pour Toi, Dieu vivant
et vrai.
Enfin, Emilie a rejoint ses
sœurs déjà consacrées en chantant
avec elles un chant d’offrande et de
louange : Ecce, Fiat, Magnificat.
Grâce soit rendue au Seigneur pour
la persévérance et la joie d’Emilie,
sa servante consacrée !
Monique Palcy
n
Contact :
F. Somsois : 04 78 37 01 61 M. Palcy : 05 96 64 12 28
Emilie Champlain (à droite) avec Francine Somsois, responsable gé\
nérale et Serge Gélas, accompagnateur de la communauté en Martinique
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Radio Saint-Louis invite tous ses auditeurs et tous les fidèles de la\
Martinique à
la fête de la famille qu’elle organise sur la place des fêtes de Ducos, le dimanche
23 juin 2013, de 16h à 21h. En cette période où la conception c\
hrétienne de la
famille est l’objet de tant d’attaques, cette fête prend encore plus d’importance !
Venez tous fêter la famille à Ducos
avec Radio Saint- Louis !
C
ette manifestation sera
placée sous la présidence
de notre archevêque,
Mgr Michel Méranville, et sera
retransmise en direct sur les ondes
de RSL.
Elle débutera à 16h par le mot
d’accueil de Mgr Gaston Jean-
Michel, fondateur de la radio.
La première partie musicale sera
ensuite animée par le groupe
Péniel , de Saint-Joseph.
A 18h, avec Mgr Michel Méranville,
Mgr Jean-Michel et les prêtres
présents, nous dirons l’ Angélus et
nous confierons nos familles à la
Vierge Marie.
A 18h05, Mgr Michel Méranville
nous donnera son enseignement
sur la famille, puis la pastorale
familiale (ACPM) nous aidera à
prier pour la famille.
A 19h, la seconde partie musicale
commencera avec le groupe
Louanges sans frontière, de Sainte-
Marie.
Vers 19h45, la pastorale des
vocations (père Emmanuel
Chaulvet) nous aidera à prier
pour que les familles chrétiennes
soient le berceau de nombreuses
vocations.
L’animation musicale se poursuivra
avec Louanges sans frontière
jusqu’à 20h55.
A 20h55, nous entrerons dans un
dernier temps de prière et d’action
de grâce avec les prêtres présents,
avant la bénédiction finale à 21h. Depuis 2007, année où
elle a célébré son 25
ème
anniversaire,
Radio
Saint-Louis organise, fin
juin, une grande mani-
festation qui permet
à ses membres actifs
(direction, animateurs,
bénévoles assurant l’ac -
cueil) et à tous ses audi-
teurs de se rencontrer
pour rendre grâce au
Seigneur, le remercier
pour toutes ces années
(31 années en 2013) au
cours desquelles, selon
le souhait de Mgr Jean-
Michel, RSL a permis
à l’Evangile de se
répandre par-dessus les
toits de la Martinique,
et aujourd’hui, grâce
à Internet, en passant
par-dessus les océans,
dans le monde entier !
Rappelons que les stu-
dios de RSL se trouvent
sous l’église Emmaüs, rue Georges-
Zaïre, ZAC de Rivière Roche, à Fort-
de-France.
Venez en famille vivre, dans la joie
et la paix, ce temps de louange et
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diocésaine. L’entrée est gratuite !
Si vous voulez nous aider, vous
pourrez vous procurer le livre
Le Père Gaston Jean-Michel,
Témoin de l’Evangile, aux éditions
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lumignons de RSL. Mgr Jean-Michel
dédicacera le livre pendant une
partie de l’après-midi. Ne manquez
pas ce grand rendez-vous !
Vous pouvez nous joindre par
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Michel Déglise n
Page 16
Vie du diocèse
Chacun de nous peut avoir un saint patron, souvent celui qui porte notre prénom.
Les villes, les pays, ou même des ensembles de pays, prennent un saint patron.
Les professions aussi.
Qu’est-ce qu’un saint patron ?
L
e patron est choisi pour
quelques traits majeurs de
sa vie : le lieu où il s’est rendu
célèbre, son caractère, ses activités,
les circonstances de sa mort.
II a été déclaré saint selon l’héroïcité
de ses vertus, jugement confirmé
par quelques miracles. Un lien
d’affection ou d’admiration se crée
entre le saint patron et ceux qui le
choisissent.
II est pris comme protecteur, comme
celui qui se fait l’intermédiaire
auprès de Dieu pour lui demander
de sécuriser, guérir, consoler,
conseiller ceux qui le prennent
comme patron. Homme comme nous, il est, pour
certains, plus accessible que Dieu,
et devient ainsi notre confident.
Par ses représentations, images,
statues, il nous rappelle l’essentiel
:
l’amour de Dieu pour nous et ceux
que nous aimons.
Bien que chaque dimanche nous
nous rencontrions à l'Eucharistie
pour faire corps avec le Christ et que
nous découvrions constamment sa
présence dans notre communauté,
la fête paroissiale ajoute une autre
dimension à nos célébrations. Elle
nous rappelle que l'appellation de
paroisse sainte-Jeanne d'Arc n'est
pas un simple nom mais que nous
avons une patronne, un guide qui,
par son exemple et ses vertus, nous
mène vers Jésus dans la communion
avec Dieu et nos frères.
En effet, chaque année, le 30 mai,
les paroissiens du Vert-Pré célèbrent
sainte Jeanne d'Arc, patronne
de la paroisse. Ils expriment ainsi
leur dévotion, leur attachement
pour cette jeune fille si pure et si
courageuse dans le martyrologe
chrétien.
Jeanne d'Arc nous enseigne la
disponibilité absolue à la volonté
de Dieu, nous invite à un haut
degré de la vie chrétienne et nous
enseigne une charité sans limites
et un amour profond pour l'Eglise. Il faut rappeler que sainte Jeanne
d'Arc et sainte Thérèse de Lisieux
sont au nombre des patrons
secondaires de la France, après la
Bienheureuse Vierge Marie dans
son A
ssomption.
sainte Jeanne d'Arc, intercède
pour notre pays traversé de tant de
maux, donne-nous ta foi confiante
et audacieuse et que le témoignage
de ta vie, toute donnée, nous
ramène aux vérités fondamentales
de l’Evangile.
Les Paroissiens n
Paroisse Sainte -Jeanne d'Arc du Vert -Pré
Célébration de sainte Jeanne d’Arc
Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
16
* * * * *
Eglise du Vert-Pré
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Église en Martinique
17
Paroisse Notre-Dame de la Visitation du Gros- Morne
Paroisse Notre- Dame du Sacré- Cœur de Coridon
En 1706, le quartier Gros-Morne était rattaché
à la paroisse de La Trinité. Suite à un important
accroissement de la population, et très éloignés
de leur lieu de culte, les Gros-Mornais bâtissent,
vers 1730, une chapelle desservie une ou deux
fois par mois par un religieux de La Trinité.
A la demande du père Mane et avec l’accord du
gouverneur, le marquis de Caylus, le quartier Gros-
Morne est érigé en paroisse, sous le patronage
de Notre-Dame de la Visitation.
La fête de la Visitation a son origine dans l’évangile
de saint Luc (Lc 1,39-56). Marie va chez sa parente
Elisabeth qui attend son fils Jean-Baptiste. Elle y
restera jusqu’à la naissance de l’enfant.
C’est aussi la mystérieuse rencontre du Seigneur
Jésus et de Jean-Baptiste, du Messie et du
Précurseur que l’Eglise célèbre en cette fête du
31 mai.
C’était d’abord une
chapelle et à partir
de 1964, Coridon
est érigé en paroisse
avec un prêtre
attitré qui choisit
le 31 mai comme
date de la fête de
la paroisse.
Notre église étant
dédiée à Notre-
Dame du Sacré-
Cœur, la commu -
nauté s’est retrou -
vée le vendredi
31 mai, dans une
ambiance fraternelle pour fêter
cet évènement.
Marie se trouve au pied de la
croix de son fils qui a accepté de
donner sa vie, participant ainsi,
avec le Christ, à la rédemption de
l’humanité. Qu’elle nous aide à
nous tourner vers son fils afin de
lui présenter tous ces hommes, ces
femmes, ces enfants en souffrance
de par le monde.
Ô Marie, toi qui as été avec
humilité et magnanimité la
servante du seigneur, donne-nous
la totale disponibilité qui fut la
tienne pour le service de Dieu et
le salut de nos frères. Ouvre nos
cœurs aux immenses perspectives
du règne de Dieu et de l’annonce
de l’évangile à toutes les créatures.
P. Gabriel Valard n
* * * * *
Eglise de Coridon
Eglise du Gros-Morne
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Pour la rentrée, pensez à le réserver
Nouvel Agenda
du Diocèse 2013/2014
Disponible
prochainement
dans les paroisses
et à l’Archeveché
…
Prix de vente
8€
Page 20
Société
Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467
20
Le développement durable est une préoccupation des Etats, des ré\
gions et des
communes, qui tente d’apporter des réponses aux inquiétudes relatives à la
planète. Il a acquis une dimension mondiale dont il est nécessaire de souligner
l’intérêt comme les contradictions.
Une introduction à la problématique
du développement durable
L
a révolution industrielle,
si elle a entraîné une
croissance considérable de la
production de biens et de services
ainsi qu’une augmentation non
négligeable du niveau de vie, la
démarche productiviste (tant à l’Est
qu’à l’Ouest), qui l’a accompagnée,
n’a pas manqué de provoquer des
dégâts considérables en matière
environnementale, sociale et
économique.
Aussi, face à la dégradation de
l’environnement, à la pollution, à la
spéculation financière (notamment
sur les matières premières), aux
crises économiques et financières…
qui s’en sont suivies, bref, face à la
crise écologique et sociale qui se
manifeste aujourd’hui de manière
mondialisée (réchauffement
climatique, trou dans la couche
d’ozone, raréfaction des
ressources naturelles, pénurie
d’eau douce, désertification,
rapprochement du pic
pétrolier, développement
de la pauvreté, écarts entre
pays développés et pays en
développement, catastrophes
naturelles et industrielles,
croissance de la population
mondiale, déforestation et
destruction de la biodiversité,
problèmes relatifs à la
sécurité alimentaire), certains,
dès la fin du siècle dernier, ont
prôné un autre modèle de
développement.
C’est ainsi qu’Ignacy Sachs va,
dès 1972, proposer le concept
d’
écodéveloppement. En effet,
alors qu’il était Conseiller spécial
du Secrétaire Général de l’ONU,
il va indiquer dans son rapport,
à la Conférence des Nations
Unies sur l’Environnement
Humain (5-16 juin 1972), que la
croissance et le développement
effrénés conduiraient à une
catastrophe écologique planétaire.
Il va proposer, dès lors, l’éco-
développement défini comme
le développement endogène et
dépendant de ses propres forces,
soumis à la logique des besoins
de la population entière, conscient
de sa dimension écologique
et recherchant une harmonie
entre l’homme et la nature. Son
approche se propose de combiner
politique sociale, préservation de
l’environnement et développement
économique, avec une économie
au service des Hommes. C’est,
selon lui, le développement tout
entier qui doit être imprégné,
stimulé, soutenu par la recherche
d’un équilibre dynamique entre la
vie et les activités collectives des
groupes humains.
Même si cette première conférence
est un échec du fait qu’aucune
décision importante n’en est
ressortie, la question est dès
lors posée : l’environnement se
présente comme un patrimoine
mondial fondamental à
transmettre aux générations futures.
Et, lui reprochant une critique
du libéralisme, les politiques
américains vont refuser le
terme d’écodéveloppement
et imposer, en 1987, à
la
Commission mondiale
sur l’Environnement et le
Développement,
le terme de
sustainable development (Rapport
Brundtland), traduit par la
suite en français, après
quelques hésitations, par
développement durable ; mais
nous y reviendrons.
Auparavant, il paraît opportun
de rappeler que, toujours en
1972, le Club de Rome publie
le rapport The limits to growth
(littéralement Les limites à la
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croissance , traduit en français sous
le titre Halte à la croissance ? ).
Ce rapport, rédigé par une équipe
de chercheurs du
Massachusetts
institute of Technology,
présente
les résultats de simulations
informatiques sur l’évolution de
la population humaine en fonction
de l’exploitation des ressources
naturelles, avec des projections
jusqu’en 2100. Il stipule que la
croissance poursuivie entraînera
au cours du XXI ème siècle une chute
brutale des populations à cause de
la pollution, de l’appauvrissement
des sols cultivables et de la
raréfaction des énergies fossiles.
On peut souligner à ce stade que,
dans la mise à jour de leur modèle
en 2004
(Limits to Growth. The
30-Year Update,
non traduite en
français), les auteurs démontrent
que la réalité est plutôt conforme
à leurs prévisions de 1972.
Le rapport Brundtland, lui, définit
le développement durable comme
suit :
Le développement qui répond
aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des
générations futures à répondre
à leurs propres besoins. Deux
concepts sont inhérents à cette
notion :
- Le concept de « besoins »,
et plus particulièrement des
besoins essentiels des plus
démunis, à qui il convient
d’accorder la plus grande
priorité ;
- L’idée de « limitations » que
l’état de nos techniques et de
notre organisation sociale
impose sur la capacité de
l’environnement à répondre
aux besoins actuels et à venir.
Ce rapport renvoie, en réalité, aux
propos du chef indien Seattle :
soyez bon avec la terre : elle ne
vous a pas été donnée par vos
parents, elle vous est prêtée par
vos enfants. Nous n’héritons
pas la terre de nos parents, nous
l’empruntons de nos enfants.
On peut noter aussi ici que deux
catastrophes environnementales et
humanitaires majeures ont marqué
les travaux de la Commission
mondiale sur l’environnement et
le développement : la catastrophe
survenue à Bhopal en Inde
(1984), provoquée par une
fuite de gaz toxique dans une
usine de pesticides, qui a causé
la mort de milliers de personnes
et blessé plusieurs centaines de
milliers d’autres ; et l’explosion
d’un des quatre réacteurs de la
centrale nucléaire de Tchernobyl
en Ukraine (1986). Les retombées
radioactives suite à cet accident
ont eu et auront, pour plusieurs
années encore, des effets néfastes
sur la santé des populations et des
écosystèmes touchés. Aussi, c’est
dans un rapport intitulé Notre
avenir à tous que les travaux de la
Commission ont été publiés.
Par la suite, en 1992, le troisième
sommet de la Terre, à Rio de Janeiro,
va introduire « trois piliers » devant
être conciliés dans une démarche de
développement durable :
le progrès
économique, la justice sociale et la
préservation de l’environnement.
A ces trois piliers s’ajoute la
gouvernance : enjeu transversal
indispensable à la définition et
à l’élaboration de politiques
relatives au développement
durable. S’agissant, comme nous
l’avons vu, d’un problème global,
le problème de la gouvernance
se pose au niveau international,
voire mondial, d’où les différents
sommets internationaux organisés
par l’ONU, avant de se décliner
de manière complémentaire : au
niveau politique, sur les territoires,
dans les entreprises, voire au niveau
personnel.
Par exemple, s’agissant de la
gouvernance sur les territoires, l’on
dispose de l’Agenda 21, véritable
plan d’action de la politique de
développement durable des
collectivités. A la Martinique, on
peut rappeler que notre ami,
trop tôt disparu, Pinceau-Clusel
Jean-Philippe, qui a beaucoup
collaboré avec nos mouvements
d’Action Catholique, CMR et MRJC,
a contribué à l’élaboration de
l’Agenda 21 de la Ville de Sainte-
Anne ainsi que de celui du Conseil
Général.
Au niveau de la société civile, ce sont
les associations et les organisations
non gouvernementales (WWF,
Les Amis de la Terre, Secours
Catholique, Action contre la
Faim, Amnesty International…)
qui contribuent le plus à la
sensibilisation du grand public.
Par exemple, en France, la Maison
d’Eglise Notre-Dame de Pentecôte
(du diocèse de Nanterre) a lancé
dès 2002 un groupe d’échange
sur le développement durable.
L’Eglise n’a pas été absente de la
réflexion. Faut-il rappeler combien
saint François d’Assise nous invitait,
dès le 13 ème siècle, à chanter la
nature, comme chef-d’œuvre
de la création, du Créateur du
ciel et de la terre ? Aussi, notre
Bienheureux Jean Paul II n’a pas
manqué de le reconnaître comme
saint patron des écologistes. Plus
près de nous, Benoît XVI, dans
Caritas in veritate, nous rappelle
que
pour préserver la nature (…)
le point déterminant est la tenue
morale de la société dans son
ensemble .(…) Exiger des nouvelles
générations le respect du milieu
naturel devient une contradiction,
quand l’éducation et les lois ne
les aident pas à se respecter elles-
mêmes. Le livre de la nature est
unique et indivisible, qu’il s’agisse
de l’environnement comme de la
vie, de la sexualité, du mariage, de
la famille, des relations sociales, en
un mot du développement humain
intégral.
Serge Baret,
Docteur en Sciences Economiques
n
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Société
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22
Nous sommes au tout début de la saison cyclonique et Eglise en Martinique a
choisi de nous informer sur les risques majeurs auxquels nous sommes soumis,
ainsi que sur les mesures de sauvegarde qu’il nous faut respecter.
Saison cyclonique 2013 ‟
Elle risque d’être active !
Les choses sont rendues difficiles
chaque jour du fait de la crise
économique. Durant toute l’année,
il faut renforcer le lien à l’intérieur
des familles et entre voisins pour
gérer au mieux les situations de crise
lors du passage des tempêtes ou
autres ouragans sur la Martinique.
L’université populaire et de la
prévention propose ici, en formule
simplifiée, les 27 consignes de base
qu’il faudra mettre en œuvre. Elles
combinent les réflexes, les attitudes,
les recommandations des autorités
et le nécessaire bon sens populaire…
Prenez-en lecture en famille !
Albéric Marcelin
Président de l’université populaire et de la prévention
n
D
ix-huit phénomènes sont
identifiés pour la période
cyclonique qui a commencé le
1
er juin et qui se termine, au
mieux, le 30 novembre. En 2007
le cyclone Dean nous a laissé
un léger goût amer. Cela nous
impose, à tous et à chacun, un
comportement responsable au
sein duquel la prévention doit
trouver toute sa place.
• Relire les consignes des autorités
• Préparer les numéros de téléphones utiles
• Tisser de bonnes relations de voisinage toute
l’année…
•
Identifier au préalable la liste des cités
refuges de la commune
•
Protéger ses documents personnels dans
des poches en plastique
•
Prendre des photos de son mobilier et des
effets personnels (à présenter aux experts
des assurances après le sinistre)
•
Faire l’inspection générale de son habitation
pour déceler les zones de faiblesse en vue
de confortement par des professionnels
habilités ou par soi-même.
•
Vérification de la toiture et des faux plafonds
(système de fixation tirefonds, clous tôles,
chasse aux termites appelés communément
poux de bois)…
• Contrôler l’évacuation des eaux pluviales
• Curage des rivières et des ravines…
•
Elagage des arbres et particulièrement
ceux qui tombent sur le domaine public
(EDF, Téléphone)… arbres, branches, haies,
racines.
• Sceller ce qui pourrait s’envoler... (projectiles)
• Mettre à l’abri les animaux
• Le kit de survie (denrées non périssables,
eau, médicaments, hygiène, etc.)
•
Refaire les gestes de base du secourisme
(PLS, hémorragies, réanimation, etc.)
Consignes, sauvegardes et postures
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Dimanche 16 juin 2013
A quel saint se vouer ?
Qui sont les saints les plus appréciés Outre-mer ? Comment sont-ils priés ? La dévotion
aux saints n’est-elle pas parfois excessive ? Comment doit-elle nous ramener à l’essentiel : le Christ ?
Deux jeunes séminaristes martiniquais viendront apporter leur témoignage sur le plateau de
Dieu m’est
témoin
cette semaine : Olivier Lucenay et Gaëtan Présent. Tous deux, actuellement en formation au
collège des Bernardins, viendront aussi nous dire comment la dévotion est encouragée au séminaire
mais pas n’importe comment. Forts de leur culture martiniquaise, ils nous expliqueront comment la
frontière entre la croyance et la superstition est parfois mince.
Dimanche 23 juin 2013
Vous avez dit : "nouvelle évangélisation" ?
Comment, en cette Année de la Foi, la nouvelle évangélisation initiée par Jean Paul II se poursuit-elle ?
En quoi l’évangélisation est-elle « nouvelle » ? Comment doit-elle s’adapter au monde qui change ? Et
comment sommes-nous tous des acteurs de la nouvelle évangélisation ?
Cette semaine, Soane Malivao sera l’invité de
Dieu m’est témoin . Ce séminariste wallisien, en formation au
séminaire d’Issy-les-Moulineaux, viendra nous dire comment il perçoit, dans les insertions qu’il fait chaque
week-end à la paroisse Sainte-Geneviève de Garges-lès-Gonesse, le travail d’évangélisation des fidèles.
Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions
MeDIAs
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• Le coussin hémostatique d’urgence (à commander en
pharmacie)
•
Identifier une petite pièce refuge dans la maison si la toiture
s’envole…
• Les comprimés pour purifier l’eau… (vendus en pharmacie)
• Contrôler groupes électrogènes et tronçonneuses (carburant,
bougies)
• Bâcher les zones fragilisées … (cf. glissement de terrain)
• Solidarité avec les personnes vulnérables (âgées, TH, mobilité
réduite, etc.)
• La remise en place des téléphones filaires (fixes)
•
Charger les téléphones mobiles dès le déclenchement de l’alerte
orange
• Plan de retour à la vie normale (vigilance grise)… Attention !!!
• Signaler les dégâts à la CCAS (mairie)
•
Se faire aider pour préparer le dossier de reconnaissance
catastrophe naturelle (CAT NAT)
•
S’armer de courage pour reprendre goût à la vie si l’on est
sinistré
99.5 - 101.3 et 105.3 mHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
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Mise en page : P. Emmanuel Saint-Honoré
A toi toute bénédiction
Loué sois-tu, Seigneur,
dans toutes tes créatures,
spécialement messire frère le Soleil,
par qui tu donnes le jour et la lumière ;
il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de toi, le Très Haut,
il nous offre le symbole.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère le Vent, et pour l’air et pour les nuages,
pour l’azur calme et pour tous les temps
par lesquels tu donnes soutien à toute créature.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau, qui est utile et très humble,précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu par qui tu éclaires la nuit :il est beau et joyeux, indomptable et fort.
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour sœur notre mère la Terre
qui nous porte et nous nourrit,
qui produit la diversité des fruits, les fleurs diaprées et les herbes.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour Toi.
François d’Assise
