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• Témoignage d'olivier lucenay avanT son ordinaTion diaconale • saison cyclonique 2013 • les JmJ locales au couvenT sainT - Joseph de cluny N° 467 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € 16 juin 2013 Venez à l'écart, et reposez-vous PROCHAINE PARUTION LE 22 SEPTEMBRE 2013

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Editorial Editorial • Temps libéré ? Mot de l'Evêque • Cinquante ans déjà ! Eglise universelle • Congrégation des Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande Liturgie • Parole dominicale Droit canonique • Les bénédictions (fin) Vie du diocèse • Témoignage d'Olivier Lucenay avant son ordination diaconale • Tricentenaire de la paroisse Saint-Jean-Baptiste du Vauclin • Les JMJ locales au couvent Saint-Joseph de Cluny • Evangéliser à l'école de Marie • La Légion de Marie fête ses 65 ans • Découvrir la communauté Anne la prophétesse • Venez tous fêter la famille à Ducos avec Radio Saint-Louis ! • Qu’est-ce qu’un saint patron ? Société • Introduction à la problématique du développement durable • Saison cyclonique 2013 Médias numéro 467 • TÉMOIGNAGE D'OLIVIER LUCENAY AVANT SON ORDINATION DIACONALE • SAISON CYCLONIQUE 2013 • LES JMJ LOCALES AU COUVENT SAINT- JOSEPH DE CLUNY N° 467 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 €  16 juin 2013 Venez à l'écart, et reposez-vous PROCHAINE PARUTIONLE 22 SEPTEMBRE 2013 S ommaire Directeur De la publication R.P. Jean de CoulangesréDacteur en chefR.P. Jean de Coulanges Mise en page – iMpressionCaraïb Édiprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 tirage : 8 000 exeMplaires i.s.s.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 Administr Ation – réd Action Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 service des Abonnements Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cédex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.cef.fr egliseenmartinique@orange.fr C e numéro de Eglise en Martinique est le dernier de l’année scolaire. Les mois qui s’annoncent seront, pour ceux qui le peuvent, con- sacrés aux vacances. Nous souhaitons à tous un bon temps de repos, de détente, qui leur permette de reconstituer leurs énergies perdues en cours d’année, à cause d’une vie trépidante. Le temps de congé devrait favoriser la vie en famille. Pourquoi ne pas saisir les occasions de se rencontrer, de se retrouver dans une ambiance détendue, gratuite, pour renouer et fortifier des liens de famille trop superficiels ? En cours d’année, chacun est absorbé par ses occupations quotidiennes. Nous nous plaignons du manque de temps, c’est une course contre la montre. Nos relations proches sont parfois sacrifiées par manque d’écoute et de dialogue. Comment éviter d’être écartelé dans sa vie personnelle, familiale et ses obligations sociales ? L’équilibre entre le travail, l’école des enfants, les engagements citoyens, les déplacements, les loisirs, est toujours instable. Comment changer le rythme de nos activités et prendre du temps pour se renouveler, se recréer, au contact de la nature par exemple ? La vie moderne ne nous aide pas à trouver un bon équilibre entre les différents aspects de notre existence. Le temps des congés peut contrebalancer et corriger les déséquilibres qui s’inscrivent progressivement dans notre vie personnelle. Bien souvent, même l’envi - ronnement n’est plus un élé - ment d’apaisement, de détente. Beaucoup de ceux qui habitent les agglomérations sont agressés par les décibels qui mettent leurs nerfs à rude épreuve. Mettons le bruit en congé. Le silence a des vertus insoupçonnées pour la santé physique, mentale, spi- rituelle. Peut-être avons-nous peur du silence qui est un des révélateurs de la réalité de notre être et de notre vie spirituelle ? S’étourdir de bruit est une fuite pour éviter d’affronter la réalité ! Comment entendre les signes et les appels du Seigneur, si je suis toujours à l’extérieur de moi- même, sous la pression des autres et des choses à faire ? Dieu se révèle dans le bruissement d’un souffle ténu (1 Rois 19,12). Jésus avait un sens aigu des réalités humaines. Dans l’évangile, nous connaissons l’épisode où il invite ses apôtres, de retour de mission, à prendre du repos : Vous autres, venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu. Car, souligne l’évangile : il y avait beaucoup de monde qui venait et repartait et eux n’avaient pas même le temps de manger (Marc 6,31). Sachons libérer du temps pour nous, et le vivre autrement. Père Jean de Coulanges n 2 3 Temps libéré ? 5 6 Couverture : Jardin de Balata (photo Diocèse de la Martinique) 7 8 11 10 12 13 14 15 16 20 22 23

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Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 33 Mot de l'Evêque Cinquante ans déjà ! I l y a cinquante ans de cela, le 3 juin 1963, le Pape Jean XXIII – pour l’état civil, Angelo Giuseppe Roncalli – passait de ce monde à la Maison du Père. Sans faire d’anachronisme, on peut dire que son décès fut comparable à celui de Jean Paul II quant à la vague de tristesse et de regrets qu’il provoqua dans le monde entier et, bien entendu, à la Martinique, tout particulièrement en la paroisse du Lamentin. A l’époque, j’étais vicaire dans cette paroisse Saint-Laurent du Lamentin où m’avait nommé Monseigneur Henri Marie François de Sales Varin de la Brunelière alors évêque de Saint-Pierre et de Fort-de-France. Je revenais, depuis peu, de Rome où j’avais effectué mon séminaire et où j’avais été ordonné prêtre le 20 décembre 1959. Au cours de ma formation dans la Ville Eternelle j’avais eu l’immense privilège d’avoir pour tuteur le secrétaire particulier du Pape Jean XXIII qui était Mgr Francesco Loris Capovilla, grâce à Dieu encore vivant, et continuant à veiller sur la mémoire de Jean XXIII. Mgr Capovilla, avec qui je correspondais régulièrement, m’avait informé de la maladie très grave du Pape et des inquiétudes qu’elle suscitait. En conséquence j’avais demandé aux enfants de cinquième année de catéchisme dont j’avais la responsabilité, de prier pour le Saint-Père et de lui faire parvenir des témoignages de leur attachement et de leurs prières à son intention. Avec beaucoup d’amour les jeunes avaient confectionné un album qu’ils avaient illustré avec leurs dessins et dans lequel ils avaient écrit leurs vœux, leurs prières et leurs souhaits de prompt rétablissement au Souverain Pontife. Mgr Capovilla, dès réception de ce document, l’avait porté au Pape qui en avait pris connaissance et, de son lit de douleur, avait remercié les enfants du Lamentin en leur adressant sa paternelle et particulière bénédiction. Quelques jours plus tard, le 3 juin 1963, lundi de la Pentecôte, Mgr Capovilla m’adressait un télégramme me faisant part du décès du Saint-Père. Ce fut la consternation pour le monde entier ; le sentiment général d’avoir perdu un père en la personne du bon Pape Jean comme tous l’appelaient. Les enfants du catéchisme étaient atterrés. Spontanément, ils renon- cèrent à la sortie du lundi de Pentecôte qu’ils avaient prévu de faire à la poterie de Duchasel et, comme un seul homme, se rendirent à l’église paroissiale pour offrir à Dieu dans la prière, le retour à lui de celui qu’ils avaient appris à connaître et à aimer. Aujourd’hui, il est émouvant pour moi de penser que l’une des dernières bénédictions d’un Pape avait été adressée à des enfants de notre île. Cinquante ans se sont écoulés depuis. Les jeunes de cette époque sont maintenant des adultes entrés, pour la plupart, dans leur troisième ou quatrième âge. Que le temps passe vite ! Il nous rappelle par sa fuite rapide, que nous devons nous hâter de le mettre à profit pour faire le bien que Dieu attend de nous ! Qu’est-ce qu’un demi-siècle au regard de l’éternité vers laquelle nous marchons tous consciemment ou inconsciemment ? Le Christ nous invite à ensemencer l’aujourd’hui et les heures de chaque jour, avec les germes de bonté et d’amour que nous possédons tous en nous, mais que nous avons parfois du mal à reconnaître et davantage encore à partager. Pourtant ce sont eux et le fait de les partager qui donnent à nos vies leur vrai sens et leur vraie valeur. Que ce cinquantième anniversaire de la naissance au ciel de celui que l’Eglise a reconnu Bienheureux en l’an 2000, fixant sa fête au 11 octobre, fasse monter vers Dieu Bienheureux Jean XXIII (1881-1963) Xxxx

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Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 4 Eglise en Martinique Règlement à l’ordr\se de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martiniq\ ue Boîte \sPostale 586 \b7 207 FORT de FRance cedeX MARTiNiquE 40 € GuADElOupE 44 € Guy ANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ ................................................................................... Prénom : ........................................................................\ ........................................................................... Adresse : ........................................................................\ ............................................................................ Mail : ........................................................................\ ....................................................................................... Tél. ........................................................................\ ......................... Code Postal .................................. Ville ........................................................................\ .......................................................................................... MARTiNiquE 40 € GuADElOupE 44 € Guy ANE 44 € FRANCE et étranger 50 € * * * * * Mot de l'Evêque (suite) nos prières d’action de grâce pour nous avoir donné ce Pape si bon, si humble, si plein de confiance dans la Providence, au point d’ accepter malgré son âge et la maladie qui le minait déjà, la responsabilité d’Evêque de Rome et de pasteur de l’Eglise universelle. Sous l’impulsion du Saint Esprit, Jean XXIII a eu l’intuition du concile Vatican II qu’il a annoncé le 25 janvier 1959 et ouvert le 11 octobre 1962. La mort ne lui a pas permis de le conclure, laissant ce soin à son successeur, le Pape Paul VI. Que le cinquantième anniversaire du décès de Jean XXIII nous invite à redécouvrir ce concile Vatican II et mieux connaître celui qui l’a initié. Qu’il nous donne aussi envie de redécouvrir les encycliques qu’il nous a laissées dont je ne fais que citer deux d’entre elles parmi les plus riches : Mater et Magistra (« Mère et Educatrice ») et Pacem in terris (« La Paix sur la terre », encyclique s’adressant à tous les hommes de bonne volonté pour fonder la paix sur la charité, la justice et la vérité). Que les anciens jeunes du Lamentin qui se souviennent encore de ce jour mémorable où ils ont pleuré son passage de ce monde auprès du Père, aient une pensée particulière en ces jours pour lui et avec lui. Est-ce trop tard pour que certains parmi eux se retrouvent et forment une amicale des amis de Jean XXiii afin de perpétuer dans la Martinique d’aujourd’hui l’Esprit qui anima le Bon Pape Jean pendant sa vie sur terre ? + Michel Méranville, Archevêque n PS : A partir de cette livraison, Eglise en Martinique entre en hibernation, pendant le temps des vacances, jusqu’au mois de septembre. C’est une grâce pour moi de terminer la parution du Mot de l’Evêque pour cette année, par l’évocation du Bon Pape Jean, précurseur du Pape François qui lui ressemble beaucoup. Au nom de notre Eglise, je remercie toutes celles et tous ceux qui se sont dévoués tout au long de l’année au service de notre revue. Merci aux collaborateurs pour leurs articles et leurs avis. Merci au Père De Coulanges chargé de synchroniser le tout. Merci à celles et ceux qui expédient, distribuent et font connaître Eglise en Martinique. Que le Seigneur répare leurs forces pendant ce temps de vacances afin qu’à la rentrée prochaine ils reviennent, pleins d’ardeur et d’enthousiasme, aider notre revue à être un vecteur humble mais efficace de la Bonne Nouvelle du Christ Jésus Ressuscité. ! Bonnes vacances à tous !

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L e mouvement DSI re- groupe 25 400 Sœurs Dominicaines de Vie Apostolique appartenant à 153 congrégations agrégées à l’Ordre de saint Dominique, présentes dans 111 pays, et vivant sur les cinq continents (Afrique, Asie- Pacifique, Europe, Amérique Latine et Caraïbes, Amérique du Nord). Le 14 mai 2013, les 90 Prieures Générale ou leurs déléguées, provenant de différents pays, ont élu Sr Marie-Thérèse Clément, Coordinatrice Internationale de DSI pour six ans (2013-2019). Sr Marie-Thérèse est membre de la Congrégation, en communauté à Gros-Ilets, à Sainte-Lucie. Responsable du fonctionnement général des Sœurs Dominicaines Internationales, elle travaille en collaboration avec le Conseil de Coordination composé d’une Coordinatrice de chacun des groupements continentaux. Le rôle de Sr Marie-Thérèse sera de coordonner toute la vie des Dominicaines Apostoliques dans l’Ordre ; de stimuler, de vivifier, de revitaliser ; de dynamiser l’engagement des sœurs pour l’évangélisation, en se rendant dans les différents continents. Pour cette mission, elle travaillera en étroite collaboration avec le Maître de l’Ordre des Prêcheurs Dominicains, Frère Bruno Cadoré. Sr Marie-Thérèse travaillera aussi avec la Commission Internationale Justice et Paix de l’Ordre, l’ONU, les Volontaires Dominicaines Internationales. Le bureau des Dominican sisters international se trouve à Rome,au Couvent de Sainte-Sabine où réside la Curie généralice des Dominicains. Dès le mois de septembre, j’irai installer Sr Marie-Thérèse pour cette nouvelle mission. Aujourd’hui, par le service que le Seigneur lui confie, c’est à toute la Congrégation qu’Il propose d’entrer dans cette nouvelle ère d’évangélisation. Sr Jeanne-Marie Chroné n Eglise universelle Congrégation des Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 5 Du 9 au 15 mai 2013, Sr Jeanne-Marie Chroné, Prieure Générale des Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande, a participé à la 7 ème Assemblée Générale du mouvement Dominican Sisters international (DSI), à l’Institut du Carmel, à Ciampino, à Rome. Le thème était : La Nouvelle Evangélisation et notre mission dominicaine aujourd’hui. Sr Marie-Thérèse Clément, Coordinatrice Internationale des Sœurs Dominicaines Internationales Retraite des catéchistes - du 8 au 10 juillet 2013 L’équipe diocésaine de la catéchèse invite les catéchis\ tes et animateurs du cheminement et de l’Eveil à la foi à la retraite spirituelle qui se déroulera du lundi 8 juillet, à partir de 8 heures, au mercredi 10 juillet 2013, à 17 heures, à l’Impératrice Village aux Trois-Ilets. Un silence favorisant le recueillement, la réflexion et la méditation sera observé durant la retraite. L’Eucharistie sera célébrée chaque jour. Nous sommes encore dans l’Année de la Foi ; la Lettre apostolique de Benoît XVI, Porta Fidei, servira de support à notre réflexion et à notre méditation. Nous recommandons à chaque participant de lire l’ensemble de la Lettre apostolique avant la retraite. Les frais de séjour s’élèvent à 150 € en pension complète. Pierre Valey, Délégué épiscopal à la catéchèse Communiqué Diocèse De s aint-PieRRe et FoR t-De-FRance seR vice De la c atéchèse

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Dimanche 16 juin 2013 L a P arole D ominicale 2 Samuel 12,7-10.13 • Psaume 31 • Galates 2,16.19-21 • Luc 7,36-50 ; 8,1-3 11 ème dimanche du Temps ordinaire Année C D epuis la fête de la Pentecôte nous sommes revenus au temps liturgique dit ‘ordinaire’. Ordinaire ne veut pas dire sans importance ou de moindre importance. C’est au contraire le temps d’approfondir notre foi. Dimanche après dimanche, nous sommes invités à entrer dans ce dialogue que le Seigneur souhaite établir avec nous. Un dialogue dans lequel nous apportons nos questions, nos étonnements à la manière des disciples et aux - quels Jésus répond par un ensei- gnement en paroles et en actes. En ce 11 ème dimanche, le dialogue va tourner autour du ‘pardon’ : Dieu pardonne-t-il ? Comment pardonne-t-il ? Une scène de la vie quotidienne. Jésus est invité chez un pharisien nommé Simon (généralement dans la Bible, lorsque nous nous trouvons face à un nom, il faut essayer d’en chercher la significa- tion. Celle-ci peut nous donner une indication du souci de l’auteur ; en hébreu simon signifie : qui est exaucé ou Dieu a entendu ). Dieu va entendre son incompréhension, son manque de foi et lui répondre. Pendant le repas, une femme (ano - nyme : à ne pas confondre avec Marie-Madeleine nommée à la fin du passage, ni avec Marie, sœur de Marthe et Lazare) se tient en larmes aux pieds de Jésus. Simon s’offusque... Si Jésus est ce qu’il prétend être, c'est-à-dire un pro- phète, il ne doit pas se laisser ne serait-ce qu’approcher par cette femme de mauvaise vie... Jésus se révèle plus que prophète. Il com- prend le geste d’amour de cette femme qui sait rendre grâce pour ses bienfaits et il saisit la pensée de Simon. Simon ! Il est celui qui nous représente… Nous jugeons, nous condamnons, nous mettons dans des catégories. Il a jugé cette femme ; pour lui, elle n’a rien à faire ici ! Il juge Jésus qui ne devrait pas se laisser toucher par cette ‘moins que rien’. Il a condamné cette femme à cause de sa vie. Il condamne Jésus qui ne dit rien ! Alors Jésus, qui entend la ques - tion de Simon, va inviter celui-ci à changer son regard. Une petite parabole va permettre à Jésus de faire une catéchèse sur la miséri- corde de Dieu, obligeant Simon à prendre parti différemment. Dieu – par Jésus – se révèle le créan- cier, celui qui remet toute dette… Simon c’est celui – pense-t-il – qui n’a pas une grosse créance… La femme, elle, s’est vu remettre de sa lourde dette (son péché). Elle en montre d’autant plus de joie et d’action de grâce. Comme pour Simon, comme pour cette femme, comme pour David dans la première lecture (malheu- reusement nous ne lisons pas la parabole de Nathan qui précède et éclaire l’attitude de David – 2 S 12,1-6), comme pour nous, Dieu se montre plein d’amour miséri- cordieux. Serons-nous, comme cette femme, remplis d’amour pour Jésus qui nous pardonne nos nombreux péchés ? Serons- nous, comme Simon, assez peu reconnaissants, oubliant très vite nos propres faiblesses, nos péchés, n’hésitant pas à juger les autres sans savoir quel chemin eux- mêmes ont parcouru ? Je pense en particulier à telle ou telle personne qui, après avoir reçu le pardon de Dieu par le sacrement de réconci- liation, s’approche de la table du Seigneur. Face à cette personne, il y a les ‘Simon’, tous ces ‘bons’ chré - tiens qui se permettent de juger en leur for intérieur sans savoir quelle conversion, quelle action de grâce est en train de vivre ce croyant pardonné. Tous pécheurs, et – si nous en avons fait la démarche – tous pardonnés, sachons rendre grâce en nous mettant à genoux devant le Seigneur, le remerciant pour ses bienfaits, lui offrant ce que nous avons de plus précieux, reconnais- sant simplement de quel grand Amour nous sommes aimés. Portons notre regard, non pas sur l’autre pour le juger, mais sur Celui qui est la source et le sommet de tout Amour. P. Bruno Latour, C.S.Sp Curé du François n Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 6

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Comment bénir ? L e canon 1167§2 du code de droit canonique précise que dans la confection ou l'adminis- tration des sacramentaux, les rites et les formules approuvés par l'autorité de l'Eglise seront soigneusement observés. Dans cette lignée, notre archevêque rappelle souvent : le rituel et rien que le rituel ! Ce rappel, valable pour tous et pas seulement pour les prêtres et diacres, nous invite à revenir à l’essen - tiel. Pourquoi fais-je cette bénédiction, en ai-je le droit et comment le faire ? Dans un précédent article, nous nous sommes déjà intéressés aux personnes qui peuvent bénir sacramentellement. Aujourd’hui, le canon cité nous invite à célébrer les sacramentaux et donc les bénédictions comme cela est prévu par les rituels. Ces livres liturgiques reprennent la règlementation prévue pour les bénédictions notamment. Les formules prévues, dans certains cas aménageables, ont été réfléchies afin d’assurer une certaine uniformité dans les rites, une adéquation avec l’intention du sacrement ou du sacra - mental et surtout une conformité avec la foi catholique. Ainsi, en s’appuyant sur les rituels, d’aucuns sont assurés de ne pas se tromper. Outre les rituels, des recommandations diocésaines peuvent être prises par l’ordinaire du lieu. Quels sont les effets d’une bénédiction ? Pour obtenir cette pleine efficacité, il est nécessaire que les fidèles accèdent à la liturgie avec les dispositions d’une âme droite. Ainsi ceux qui demandent à l’Eglise la bénédiction de Dieu doivent conformer leurs dispositions par une foi pour laquelle tout est possible ; s’appuyer sur l’espérance qui ne trompe pas, être surtout vivifiés par la charité qui pousse à garder les commandements de Dieu. De cette manière, les hommes qui cherchent à reconnaître quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, comprendront pleinement ce qu’est la bénédiction de Dieu et l’obtiendront vraiment. Ce commentaire nous rappelle combien les bénédictions, notamment, ne sont pas des actes magico-religieux. Hormis les dédicaces et consécrations, les bénédictions ne chargent pas les personnes, les objets ou les événements d’une étonnante capacité magique. Mais ces bénédictions demandent toujours l’adhésion et la participation de ceux et celles qui en bénéficient. Le bien- être des personnes, la croissance spirituelle et la protection sont les objectifs majeurs des bénédictions. Des recommandations diocésaines spécifiques Concernant les bénédictions des personnes ne pouvant pas communier, depuis quelque temps, lors des eucharisties, une pratique originaire de métropole tend à se répandre dans notre diocèse. En effet, alors que pour des raisons personnelles, des fidèles s’abstiennent respectueusement de la communion, ils s’avancent néanmoins dans la file afin de recevoir non pas le Corps du Christ (l’hostie consacrée), mais une bénédiction du prêtre ou du ministre extraordinaire de la communion. Si cette habitude se conçoit et se pratique aisément pour les enfants qui n’ont pas encore fait leur première communion, il n’en va pas de même pour les fidèles qui ne peuvent pas communier. Pour ceux-là, il faut se rappeler que la célébration eucharistique est en soi une bénédiction. La communion à la table de la Parole et la participation à l’Ecclésia (assemblée convoquée des fidèles) mettent en œuvre notre foi et assurent une croissance spirituelle personnelle et communautaire. Cependant, il peut être surprenant de dire du bien (bénédiction) alors que la situation personnelle du fidèle crée une distance par rapport aux commandements de l’amour de Dieu, atténuant ainsi la communion ecclésiale. Aussi, relativement à cette pratique et pour éviter tout risque de méprise, Monseigneur l’ Archevêque a demandé qu’en lieu et place de la communion eucharistique, aucun signe de bénédic - tion ne soit manifesté aux personnes qui ne peuvent pas communier. Toutefois, ces fidèles qui, par ailleurs, pourront recevoir des bénédictions dans d’autres circonstances, seront encouragés à participer à la vie de prière personnelle et de l’Eglise, en attendant une conversion personnelle permettant une communion plus par - faite. Bénédiction d’huile et de sel Enfin, compte tenu du contexte de l’Eglise locale, la pratique pastorale en Martinique n’autorise pas les bénédictions d’huile et de sel, en dehors des célébrations chrismales et de baptême. Ces huiles et ce sel bénis, destinés aux sacrements principalement de baptême, ne sont jamais à la disposition des laïcs qui ne devront pas les utiliser directement. D’autres éléments et formes de bénédictions sont à leur disposition comme par exemple l’eau bénite. P. Jean-Max Renard,Vice-Official n Les bénédictions (fin) Sans aucune règle que celle de l’amour, il nous est toujours possible et profitable de dire du bien de Dieu, de quelqu’un ou de soi-même. Les remerciements et la reconnaissance n’ont pas d’autres limites que celles de notre cœur. Aussi est-il toujours possible de bénir ! Cependant, lorsqu’il s’agit d’une bénédiction sacramentelle, il convient que certaines règles soient observées. Droit canonique Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 7 (1) Présentation générale du Livre des bénédictions, Rituel Romain, Paris, Chatelet-Tardy, 1995, p. 8

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Vie du diocèse Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 8 Père Jean-Max Renard : Olivier, qui es-tu ? Olivier Lucenay : Je suis originaire du Robert, j’ai 31ans, dernier d’une famille de trois enfants. Petit, j’ai pratiqué le football, puis du basket en club, pendant une dizaine d’années. Mon père a développé ma fibre musicale en m’initiant très tôt au tambour et à la musique locale. J’ai un BTS Informatique, et j’ai travaillé quatre ans en tant que technicien réseau dans la grande distribution. Étant d’une famille pratiquante, j’ai suivi le catéchisme au sein de la paroisse Sainte-Rose de Lima, où j’ai été servant d’autel pendant plusieurs années. Une de mes caractéristiques : je n’ai jamais su me prendre au sérieux. Contrairement à ce qu’on m’avait dit, ça ne s’est pas arrangé au séminaire ! P. J-M R : Le 22 juin prochain, tu seras ordonné diacre en vue du sacerdoce. Comment t’est venue cette idée ? O.L : Avant d’en parler, je voudrais retracer mon parcours spirituel pour poser le contexte. Après ma confir - mation, j’ai déserté les bancs de l’église, et j’ai com- mencé à vivre ma vie d’adolescent « libre », m’éloignant peu à peu de Dieu et de l’éducation fami - liale reçue. En classe de 1 ère j’ai découvert le monde obscur de la drogue et de la rue, où j’ai vécu des choses très difficiles. Mais malgré les risques de cet univers, je m’y sentais à l’aise car libre et un peu « maître du monde ». Cette violence rejaillissait dans le foyer, verbalement et affectivement, et je reconnais avoir fait beaucoup de mal aux miens. C’est en 2000, après le bac, que cette aventure prit fin. J’ai compris, malgré moi, que ce chemin me conduisait à la mort. Je l’ai donc quitté, et je me suis ouvert à mes parents, qui furent bouleversés d’apprendre que leur fils, ayant tout reçu d’eux, avait pu aussi mal tourner. Eh oui, rien, même la meilleure éducation, ne peut retenir une liberté rebelle ! C’est de là que j’ai découvert que le Jésus du caté était une personne réelle. Il se présentait alors à moi et me proposait ce bonheur que je recherchais. J’ai donc commencé à le fréquenter, par la lecture de la Bible, la prière. J’ai redécouvert l’amour de mes parents, ainsi que l’Eglise, de l’intérieur, notamment grâce à un groupe de prière de jeunes du Robert, les sarments. Puis en 2003, j’ai découvert la Communauté de l’Emmanuel dans laquelle je me suis engagé depuis, et au sein de laquelle je me destine à être prêtre. C’est en 2005 que « l’idée » de la vocation se présenta à moi durant un temps de prière personnelle. En ce temps-là, animé d’un zèle missionnaire, je m’étais investi en tant qu’animateur à Radio Saint-Louis et au sein de la pastorale des jeunes. Il s’agissait d’une interrogation : Pourquoi pas toi, prêtre ? Mais je l’ai rapidement écartée car elle contrariait mes projets de mariage d’alors. J’ai donc « proposé » au Seigneur de me suivre, moi, dans ce projet personnel, plus sécurisant Témoignage d’ Olivier Lucenay avant son ordination diaconale Peu avant son ordination diaconale, Olivier Lucenay a accordé une interview au père Jean-Max Renard où il témoigne de son parcours. Toujours un tambour à la main Pèlerinag en Terre Sainte avec le séminaire

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Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 9 car l’ayant réfléchi. Mais après deux ans de tensions intérieures, j’ai décidé de reconsidérer la question, car je constatais que la simple idée se changeait peu à peu en un désir brûlant de me donner entièrement à Dieu. Avec l’accord de mon père spirituel, je suis parti dans l’Hexagone en 2007 afin de vivre une retraite de saint Ignace de Loyola, spécialisée dans le discernement, durant laquelle le Seigneur semblait confirmer qu’il m’appelait au sacerdoce. Parler d’appel est important, car c’est Dieu qui est à l’initiative. C’est une « proposition » dans laquelle nous sommes invités à entrer dans la confiance. Ce n’est pas un plan de carrière : être prêtre n’est pas un métier ! À mon retour, après un entretien avec Mgr Méranville, j’ai pris les dispositions nécessaires et je suis parti en Belgique en septembre 2007 pour une année de discernement au sein de ma communauté. Puis, en septembre 2008, je commençais la formation au séminaire de Paris. J’arrive donc au terme de ma 5 ème année, et je peux témoigner avec force que Dieu est resté fidèle au plan de bonheur qu’il me proposait. P. J-M R : Comment se sont passées tes années d’études au séminaire ? Que retiens-tu essentiellement ? O.L : Après un temps d’incul- turation assez éprouvant, j’ai découvert avec joie d’autres facettes de notre Eglise, et d’autres cultures. Aussi, j’ai fait l’expérience d’une saine articulation entre intelligence et foi qui stimule mon chemi- nement. Ensuite, étant très sensible à notre identité martiniquaise, cet éloignement physique m’a aidé à mieux apprécier ma particularité de Martiniquais et à approfondir la réflexion sur notre histoire et les problématiques de notre société particulière que j’affectionne de plus en plus. Et puis, la formation, ce sont aussi des temps fructueux en paroisse, où je me suis essentiellement occupé d’adolescents, précisant ainsi mon intérêt pour l’éducation des jeunes. Enfin, je m’épanouis également dans la composition de chants par lesquels j’essaie de transmettre ma foi à la jeunesse. Plusieurs retours positifs de jeunes et de prêtres m’encouragent à continuer si possible. Je dirai que la vocation est avant tout un approfondissement de notre lien à Jésus, un temps de conversion permanente, qui ordonne tout notre être à Dieu. Je constate aussi que le Seigneur se « sert » de mon expérience passée pour être audible, particulièrement des jeunes. P. J-M R : Tu seras ordonné diacre, qu’est-ce que cela va changer dans ta vie ? O.L : Essentiellement deux choses. Être livré, au service des âmes. Aussi, l’engagement définitif au célibat, car même si on le vit de fait durant le séminaire, c’est au diaconat que l’on manifeste publiquement son désir de vivre définitivement le célibat pour le Royaume. C’est un point sensible, car nous ne sommes pas désincarnés, mais comprenant la sagesse de l’Eglise par cette discipline, c’est librement et dans la joie que j’ai choisi cet état de vie pour être tout à Dieu pour le monde. P. J-M R : Pour toi, qu’est-ce qu’un prêtre ? O.L : Un homme embrasé par l’Amour du Christ, qui agit en son nom, livrant sa vie pour ramener les âmes à Dieu. Attentif à chacune de ses brebis, il les introduit aux sacrements par lesquels le Seigneur répand sa grâce. P. J-M R : Qu’est-ce qui fait ta joie aujourd'hui ? O.L : La joie de faire la volonté de Dieu, de pouvoir m’engager définitivement sur la voie de bonheur qu’il me propose. P. J-M R : Quels conseils donnerais-tu à un jeune aujourd’hui ? O.L : Que Jésus vous aime et vous connaît mieux que vous- mêmes. La vocation, quelle qu’elle soit, est un projet d’Amour, que vous pouvez emprunter sans crainte, malgré ses exigences, car Dieu est là et reste fidèle. Et pour finir, la leçon que je tire de mon expérience passée : Ne vous contentez pas de la médiocrité ! Quelles que soient vos limites, Dieu vous propose l’excellence, il mise sur vous car il a confiance en vous ! Alors, Jénès Mada, doubout pou Jézi ! n Témoignage aux jeunes au Millénium en août 2012 Avec deux séminaristes haïtiens lors d'un temps de détente

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Vie du diocèse Nous sommes au service du Christ ! Tel fut, en début d’année, le slogan lancé par le curé de la paroisse, le père Yves Boccovi, invitant chacun à conforter sa foi à la lecture de la Parole et à agir dans un esprit solidaire où l’amour du prochain devait prendre toute sa place. Tricentenaire de la paroisse Saint- Jean-Baptiste du Vauclin 1713- 2013 : 300 ans d’histoire D ès lors, le ton était donné pour lancer les festivités d’un événement phare pour le Vauclin. Une tonalité forte, à l’image du saint patron, le précurseur saint Jean-Baptiste, l’homme à la voix tonitruante qui exhortait les foules à se convertir. Cette charmante commune doit son nom au comte de Vauquelin qui s’établit dans cette région au tout début du 18 ème siècle pour y cultiver le tabac et la canne à sucre. Elle fut la dernière à être colonisée car longtemps occupée par les Caraïbes. Les habitants obtinrent que la localité soit érigée en paroisse en 1713. Elle est placée sous le patronage de saint Jean- Baptiste, fêté le 24 juin, jour de sa nativité. Le Vauclin devient alors la vingtième paroisse de la Martinique. Le cyclone Edith, en septembre 1963, entraîna la fermeture de l’église. Elle est alors reconstruite en 1977. Les cloches sont réinstallées dans la flèche en béton inaugurée en 1991 et consacrées le 24 juin sous la présidence de l’abbé Michel Méranville, natif de la commune, alors curé de la Cathédrale de Fort-de-France et actuel archevêque. Les parrains et marraines de trois des quatre cloches étaient des notables de la paroisse qui avaient contribué à leur financement. La communauté a trouvé sa vitalité à travers l’empreinte indélébile de religieuses et de laïcs assurant le service alors que la paroisse était sans prêtre. Aujourd’hui, près d’une trentaine de mouvements et services rythment la vie communautaire. Une riche mosaïque, au service du Christ, comme pour faire un clin d’œil à l’imposant vitrail qui domine le porche de l’église, invitant chacun à aller jeter les filets et rappelant au passage l’activité essentielle de la commune, la pêche. La paroisse est aussi connue pour son chemin de croix. Ce lieu de recueillement aménagé sur les pentes de la montagne du Vauclin abrite une petite chapelle érigée par l’abbé François Corvez, curé de 1897 à 1906. Le curé de la paroisse, assisté des responsables des mouvements et services paroissiaux, invite l’ensemble des fidèles à participer aux différents temps forts prévus (cf. programme ci-contre). Conseil Pastoral Paroissial du Vauclin B. Laviolette et M. Cléon n Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 10 Programme des manifestations : • Concert spirituel Cœurs à Chœurs en avril dernier - Messe de requiem pour les religieux et laïcs en mai • Dimanche 16 juin : - Début de la neuvaine à saint Jean- Baptiste /messe animée par la pas- torale des jeunes - Ouverture de la campagne de lutte contre la solitude : une fraternité nouvelle est en marche • Lundi 24 juin : point culminant du Tricentenaire, fête du saint patron - 18h : Procession aux flambeaux - 18h30 : Bénédiction du feu de la Saint-Jean - 19h : Messe de la Nativité de saint Jean-Baptiste - 20h30 : Louange sur le parvis de l’église • Dimanche 30 juin : ouverture de la fête patronale • Samedi 20 juillet : Petit déjeuner pen o bè chokola en louange • Dimanche 15 septembre : Pèlerinage Notre-Dame des sept Douleurs • Samedi 26 octobre : marché de la paroisse (vente de produits, jeux, animation podium) • Dimanche 24 novembre : Christ-Roi, déjeuner en louange au restaurant scolaire • Dimanche 29 décembre : Rétrospective tricentenaire à l’issue de la messe. Vitrail de l'église du Vauclin

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Allez, de toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19) JMJ Locales au couvent Saint - Joseph de Cluny Inscriptions (n’attendez pas la dernière minute) Les inscriptions se font sur le site pasto972.com Tarif de 25€ donnant accès au kit JMJ-L constitué d’un sac, d’un tee-shirt… de surprises… du pass d’entrée… des tickets repas du soir et petit déjeuner du dimanche. Tous les jeunes sont invités à signer une charte du pèlerin pour vivre ce temps fort diocésain dans la paix, la joie et le respect. Les adultes âgés de 30 ans minimum peuvent s’inscrire en tant que bénévoles. Les mineurs peuvent participer aux JMJ-L à condition toutefois d’être accompagnés (voir les délégués paroissiaux à cet effet). Préparation spirituelle en amont du temps fort Les délégués paroissiaux ont pour mission de mener – d’ici à la fin du mois de juin – un temps de réflexion autour des quatre questions à partir de la lettre de Benoît XVI sur les JMJ 2013 : - Pour toi, qu’est-ce qu’un disciple ? - Que t’inspire le thème des JMJ 2013 ? - Quelles actions pourrais-tu mettre en œuvre pour être un disciple du Christ ? - Quelles difficultés rencontres-tu aujourd’hui pour vivre ta foi ? Vendredi 26 juillet 2013 : en districts, en paroisses ou en mouvements - 18h : méditation d’un chemin de croix commun pour tout le diocèse - activités diverses au libre choix des paroisses ou des mouvements : concert, feux de camps, marche aux flambeaux, rencontre sportive, louange… Samedi 27 juillet 2013 : festival nocturne de 17h à 2h du matin au couvent Saint-Joseph de Cluny - A partir de 15h : accueil des groupes - 17h : début du festival Temps de louange et de prière… chant choral… danses… sketches… concert… surprises… Exhortation et entretien avec Mgr Michel Méranville Adoration du saint-sacrement toute la nuit - Confessions possibles à partir de 21h… Dimanche 28 juillet 2013 : clôture - Prières des psaumes (Laudes) - Eucharistie solennelle présidée par Mgr Michel Méranville et envoi en mission. Programme des trois jours Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 11

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3. Évangéliser, c'est prier ensemble dans la joie L a cinquième lumière qui nous est donnée à travers cette rencontre entre Marie et sa cousine Élisabeth, c'est la prière du Magnificat. Dans son oui, Marie s'est abandonnée à ce double mystère : comme servante, de disparaître et comme porteuse du Verbe de Dieu, d'apparaître. Et dans son Magnificat, les deux s'unissent. Toutes les générations la diront bienheureuse et ne cesseront de regarder vers elle, mais elle-même ne regarde que vers Celui qui a adopté israël pour serviteur, se souvenant de sa miséricorde comme il l'a promis à nos pères, Abraham et toute sa postérité. Marie, toute transparente de l'Esprit Saint, laisse s'échapper de ses lèvres la louange de l'Esprit en son cœur. Dans cette prière s'exprime sa vie théologale : sa foi, sa charité, son espérance. On pourrait peut-être ainsi résumer le Magnificat dans ce triple élan de louange. Béni sois-tu, Père, pour ce que Tu as accompli en demandant notre foi ! Béni sois-tu pour la révélation de ton amour qui nous saisit ! Béni sois-tu pour ta fidélité qui ne déçoit pas notre espérance ! En écoutant les paroles de Marie, Élisabeth prie déjà avec elle. Ainsi Marie nous apprend-elle à prier au cours de tout contact évangélisateur, à louer Dieu avec simplicité et à terminer notre témoignage et notre rencontre par une prière de louange, ainsi que le souligne le cardinal Danneels : Alors, dans l'évangélisation, ne dites jamais rien sur vous-mêmes. Terminez le témoignage par une prière de louange, concluez en priant Dieu. Marie ne parle que de Dieu, elle ne fait que cela. Elle reste trois mois chez Élisabeth : quand on évangélise, il faut rester un peu de temps pour aider, être là et glorifier le seigneur. L'évangélisation est un oui, Marie est un oui. Elle ne parle pas d'elle- même ; elle aurait des raisons de le faire : 'Toutes les générations me diront bienheureuse' ; elle le sait car 'le Tout-Puissant a fait pour moi des merveilles'. Donc, c'est Dieu, et pas elle. Elle ne mentionne même pas son oui ni son doute : 'Comment cela va-t-il se faire ?' L'évangélisateur donne un témoignage personnel puis se tait. il ne développe pas, il laisse réagir. En partant pour l'évangélisation, ouvrons notre cœur à l'Esprit saint et à Marie car elle est évangélisatrice. Faites comme elle : dites oui, courez, sortez, soyez vrais. Ayez une confiance ferme et une certitude qu'il y a une entente entre vous et ceux et celles qui vont vous aider. Jean-Baptiste est là, il attend et Jésus le touche. Ce n'est pas votre éloquence ou votre exposé, n'employez pas de truc. Aucun truc ne dure, c'est Dieu qui évangélise par nos paroles. Le soir, il ne faut pas se demander si on a bien fait ou dit cela. Le soir, récitez un Magnificat et allez dormir. Ne restez pas longtemps, sauf si vous êtes en groupe : ainsi, on n'est pas centré sur soi-même et on aide les autres. Le soir, mieux vaut dire un Magnificat, rendre grâce au seigneur et Lui confier le grain qui est dans le cœur et ne plus s'en préoccuper. Ne vous faites aucun souci. Faites ce que le seigneur dit dans une parabole : le semeur sème et ne va pas regarder tous les matins si le grain germe. ii ne peut jamais aller voir dans le cœur de l'autre et vérifier si cela pousse. il laisse cela au seigneur. Ayez confiance en Lui. si vous étiez préoccupés du fruit, il n'y aurait pas de résultat, et puis on pourrait se croire de grands évangélisateurs. Le soir, allez dormir. Je fais la même chose : "seigneur, ce sont tes enfants, occupe-toi d'eux s'il te plaît, moi je vais dormir". C'est le seul moyen de rester en bonne santé ! soyez comme Marie : quand vous voyez que Jean-Baptiste bouge un peu, dites : "Mon âme exalte le seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur"; et continuez votre travail. P. Patrick-Alexis Phanor n Evangéliser à l’école de la Vierge Marie (fin) Troisième et dernier volet de la réflexion du père Patrick-Alexis Phanor sur l’évangélisation à l’école de la Vierge Marie. Vie du diocèse Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 12 Citations principales Jean Paul II : La Mère du Rédempteur ; Cardinal Danneels : homélie d'une messe d'envoi en mis - sion en Belgique.

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Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 13 Née le 7 septembre 1921 à Dublin, en Irlande, l'œuvre de la Légion de Marie est arrivée à la Martinique en 1948. La Légion de Marie fête ses 65 ans L e 1 er praesidium a été créé le 7 avril 1948 à Saint-Pierre, sous le vocable Notre-Dame de l’Assomption. Composé de six curiae (Fort-de- France, Lamentin, Rivière-salée, Lorrain, Trinité, Saint-Pierre), notre comitium compte environ 800 membres actifs et 2 200 membres auxiliaires. Une fois par mois, le dimanche, les officiers des différents secteurs et quelques membres actifs se retrouvent, en réunion du comitium, au siège de la Légion de Marie, 59 rue Blénac. Une retraite – et parfois une journée de récollection – est organisée une fois par an au Foyer de Charité. Le thème est choisi en accord avec le prêtre. Un pèlerinage hors du département peut être également organisé, ce qui nous permet de rencontrer d’autres sœurs et frères. C’est ainsi qu’en 2012, au retour de Medjugorje, nous avons pu échanger avec quelques membres de la regia de Paris. Le rassemblement annuel des légionnaires (l’Acies), se tient tour à tour dans les différentes paroisses du diocèse. Cette année particulièrement, nous avons voulu marquer les soixante- cinq ans d’existence du mouvement en Martinique. C’est ainsi que le 1 er mai dernier, à la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Saint-Pierre, nous avons célébré l’Acies. A cette occasion, tous les mouvements mariaux ainsi que les sympathisants se sont retrouvés dès 8h30 dans les locaux et jardins de la paroisse. Après l’accueil du père David Rondof, la présidente du comitium de la Martinique salue son homologue de Sainte-Lucie, M me Joseph Marguerite, qui a tenu à faire le déplacement pour être à nos côtés en ce jour. Nous sommes ensuite invités à entrer dans la louange avec Le trio de Mikael. Après ce moment très fort en ferveur, l’assemblée, importante, fut scindée en deux groupes : l’un restant à l’église pour la méditation du chapelet (les mystères joyeux), tandis que l’autre groupe se dirigeait vers la salle paroissiale pour voir un film sur la vie de Frank Duff, le fondateur du mouvement. A 11h30, l’eucharistie a été concélébrée par le père David et le père Mirta. Au cours de son homélie, le père David a insisté sur certains points : • L’envoi en mission, à l’exemple de Marie après qu’elle reçu la visite de l’ange et l’effusion de l’Esprit Saint. • Le rôle des membres auxiliaires qui soutiennent, par leurs prières, les membres actifs dans leur mission. • Le sens précis du mot légionnaire : action, fidélité, obéissance et discipline. Autre temps fort de la célébration : trois frères et onze sœurs ont fait leur promesse et pris place dans les rangs de la Légion ; puis les officiers ainsi que l’assemblée ont renouvelé leur attachement à Marie. Après la pause déjeuner, nous avons poursuivi notre temps de prière, pendant l’adoration, en méditant les mystères glorieux du Rosaire de la famille. Un enseignement, nous rappelant notamment le rôle des parrains et marraines, fut dispensé par le père David, suivi de l’effusion de l’Esprit Saint et de la bénédiction finale à 17 h. Cette journée s’est terminée par un partage dans la joie et la bonne humeur. Nous remercions le père David Rondof et son équipe, Mikael et son groupe, et tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette belle journée de louange et d’action de grâces. Rendons grâce au Père, au Fils et à l’Esprit Saint, pour cette rencontre, en union avec Marie et Joseph. Yvette Lange n

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Vie du diocèse Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 14 Le mercredi 15 mai 2013 a été célébrée dans la joie, la première consécration au Seigneur d’une veuve de Martinique, Emilie Champlain, au sein de la communauté Anne la Prophétesse. L’événement s’est déroulé lors de la messe de 6h45, à la cathédrale de Fort-de-France, sous la présidence du père Monconthour. Découvrir la communauté Anne la prophétesse A cette occasion, Emilie était entourée de ses sœurs en cheminement qui préparent leur entrée en communauté, et de quatre veuves consacrées, venues spécialement de métropole, parmi lesquelles la responsable générale, Francine Somsois. Avant de présenter le déroulement de cette célébration, quelques mots sur cette communauté peu connue en Martinique. La communauté Anne la prophétess e a été fondée en 1981, à Dijon, par Jacqueline de Broissia et le père Bourland. Après une période de structuration, les statuts de cette nouvelle communauté sont acceptés par les autorités ecclésiastiques et définitivement approuvés par Mgr André Vingt- Trois, le 8 décembre 2006. Cette communauté s’adresse aux veuves de plus de 50 ans qui, après leur veuvage, ont entendu l’appel du Seigneur à Lui consacrer cet état de vie, dans la continuité des grâces du sacrement de mariage, en union avec leur mari. Elles doivent n’avoir été mariées qu’une fois. La communauté est constituée de laïques consacrées, vivant dans leur cadre habituel une vie semblable à celle de leur entourage mais transfigurées par leur union au Christ. Pour une veuve, s’engager dans cette communauté c’est continuer à vivre la fidélité complète à son amour conjugal, dans une union qu’elle veut indissoluble, en l’offrant au Père. La vie de la communauté se concrétise (en France métro- politaine) par trois rencontres générales à Paris sur quatre jours et par trois rencontres de proximité d’un ou deux jours, en fonction des lieux et une retraite communautaire tous les trois ans. Celles qui manifestent le désir de rejoindre la communauté sont accompagnées pendant quatre ans par une responsable d’équipe. Au terme des deux premières années, elles font leur entrée en communauté, la consécration se fera au terme de deux nouvelles années. Pendant ces années, elles mènent la vie de la communauté et reçoivent une formation destinée à connaître les points de la règle de vie, à pratiquer l’oraison, à approfondir la spiritualité du veuvage consacré. La communauté, connue dès 2009 en Martinique, s’est concrètement mise en place en 2011. Les conditions de vie n’étant pas les mêmes qu’en France, les rencontres ont lieu mensuellement et la formation se poursuit pour discerner si c’est bien à ce choix de vie que le Seigneur appelle les quinze membres inscrites à ce jour. Déroulement de la consécration Pour revenir à la consécration d’Emilie, le rite s’est déroulé au cours de l’Eucharistie, après la prière universelle. En s’offrant au Seigneur, Emilie s’est engagée solennellement à lui consacrer sa vie et a prononcé le vœu de chasteté. Après la communion, la nouvelle consacrée a offert à Dieu son alliance de mariage, le célébrant l’a bénite en disant : Que cette alliance, signe de son amour pour son mari, devienne signe de son amour pour Toi, Dieu vivant et vrai. Enfin, Emilie a rejoint ses sœurs déjà consacrées en chantant avec elles un chant d’offrande et de louange : Ecce, Fiat, Magnificat. Grâce soit rendue au Seigneur pour la persévérance et la joie d’Emilie, sa servante consacrée ! Monique Palcy n Contact : F. Somsois : 04 78 37 01 61 M. Palcy : 05 96 64 12 28 Emilie Champlain (à droite) avec Francine Somsois, responsable gé\ nérale et Serge Gélas, accompagnateur de la communauté en Martinique

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Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 15 Radio Saint-Louis invite tous ses auditeurs et tous les fidèles de la\ Martinique à la fête de la famille qu’elle organise sur la place des fêtes de Ducos, le dimanche 23 juin 2013, de 16h à 21h. En cette période où la conception c\ hrétienne de la famille est l’objet de tant d’attaques, cette fête prend encore plus d’importance ! Venez tous fêter la famille à Ducos avec Radio Saint- Louis ! C ette manifestation sera placée sous la présidence de notre archevêque, Mgr Michel Méranville, et sera retransmise en direct sur les ondes de RSL. Elle débutera à 16h par le mot d’accueil de Mgr Gaston Jean- Michel, fondateur de la radio. La première partie musicale sera ensuite animée par le groupe Péniel , de Saint-Joseph. A 18h, avec Mgr Michel Méranville, Mgr Jean-Michel et les prêtres présents, nous dirons l’ Angélus et nous confierons nos familles à la Vierge Marie. A 18h05, Mgr Michel Méranville nous donnera son enseignement sur la famille, puis la pastorale familiale (ACPM) nous aidera à prier pour la famille. A 19h, la seconde partie musicale commencera avec le groupe Louanges sans frontière, de Sainte- Marie. Vers 19h45, la pastorale des vocations (père Emmanuel Chaulvet) nous aidera à prier pour que les familles chrétiennes soient le berceau de nombreuses vocations. L’animation musicale se poursuivra avec Louanges sans frontière jusqu’à 20h55. A 20h55, nous entrerons dans un dernier temps de prière et d’action de grâce avec les prêtres présents, avant la bénédiction finale à 21h. Depuis 2007, année où elle a célébré son 25 ème anniversaire, Radio Saint-Louis organise, fin juin, une grande mani- festation qui permet à ses membres actifs (direction, animateurs, bénévoles assurant l’ac - cueil) et à tous ses audi- teurs de se rencontrer pour rendre grâce au Seigneur, le remercier pour toutes ces années (31 années en 2013) au cours desquelles, selon le souhait de Mgr Jean- Michel, RSL a permis à l’Evangile de se répandre par-dessus les toits de la Martinique, et aujourd’hui, grâce à Internet, en passant par-dessus les océans, dans le monde entier ! Rappelons que les stu- dios de RSL se trouvent sous l’église Emmaüs, rue Georges- Zaïre, ZAC de Rivière Roche, à Fort- de-France. Venez en famille vivre, dans la joie et la paix, ce temps de louange et d’action de grâce avec votre radio diocésaine. L’entrée est gratuite ! Si vous voulez nous aider, vous pourrez vous procurer le livre Le Père Gaston Jean-Michel, Témoin de l’Evangile, aux éditions La Thune ; les tee-shirts et les lumignons de RSL. Mgr Jean-Michel dédicacera le livre pendant une partie de l’après-midi. Ne manquez pas ce grand rendez-vous ! Vous pouvez nous joindre par téléphone au 05 96 71 86 04 par fax au 05 96 71 86 05 et par mail à l’adresse : contact@radiosaintlouis.com Nos trois fréquences, sur la bande FM, sont : 99.5, 101.3 et 105.3 mHz et notre site Internet : www.radiosaintlouis.com Michel Déglise n

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Vie du diocèse Chacun de nous peut avoir un saint patron, souvent celui qui porte notre prénom. Les villes, les pays, ou même des ensembles de pays, prennent un saint patron. Les professions aussi. Qu’est-ce qu’un saint patron ? L e patron est choisi pour quelques traits majeurs de sa vie : le lieu où il s’est rendu célèbre, son caractère, ses activités, les circonstances de sa mort. II a été déclaré saint selon l’héroïcité de ses vertus, jugement confirmé par quelques miracles. Un lien d’affection ou d’admiration se crée entre le saint patron et ceux qui le choisissent. II est pris comme protecteur, comme celui qui se fait l’intermédiaire auprès de Dieu pour lui demander de sécuriser, guérir, consoler, conseiller ceux qui le prennent comme patron. Homme comme nous, il est, pour certains, plus accessible que Dieu, et devient ainsi notre confident. Par ses représentations, images, statues, il nous rappelle l’essentiel : l’amour de Dieu pour nous et ceux que nous aimons. Bien que chaque dimanche nous nous rencontrions à l'Eucharistie pour faire corps avec le Christ et que nous découvrions constamment sa présence dans notre communauté, la fête paroissiale ajoute une autre dimension à nos célébrations. Elle nous rappelle que l'appellation de paroisse sainte-Jeanne d'Arc n'est pas un simple nom mais que nous avons une patronne, un guide qui, par son exemple et ses vertus, nous mène vers Jésus dans la communion avec Dieu et nos frères. En effet, chaque année, le 30 mai, les paroissiens du Vert-Pré célèbrent sainte Jeanne d'Arc, patronne de la paroisse. Ils expriment ainsi leur dévotion, leur attachement pour cette jeune fille si pure et si courageuse dans le martyrologe chrétien. Jeanne d'Arc nous enseigne la disponibilité absolue à la volonté de Dieu, nous invite à un haut degré de la vie chrétienne et nous enseigne une charité sans limites et un amour profond pour l'Eglise. Il faut rappeler que sainte Jeanne d'Arc et sainte Thérèse de Lisieux sont au nombre des patrons secondaires de la France, après la Bienheureuse Vierge Marie dans son A ssomption. sainte Jeanne d'Arc, intercède pour notre pays traversé de tant de maux, donne-nous ta foi confiante et audacieuse et que le témoignage de ta vie, toute donnée, nous ramène aux vérités fondamentales de l’Evangile. Les Paroissiens n Paroisse Sainte -Jeanne d'Arc du Vert -Pré Célébration de sainte Jeanne d’Arc Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 16 * * * * * Eglise du Vert-Pré

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Église en Martinique 17 Paroisse Notre-Dame de la Visitation du Gros- Morne Paroisse Notre- Dame du Sacré- Cœur de Coridon En 1706, le quartier Gros-Morne était rattaché à la paroisse de La Trinité. Suite à un important accroissement de la population, et très éloignés de leur lieu de culte, les Gros-Mornais bâtissent, vers 1730, une chapelle desservie une ou deux fois par mois par un religieux de La Trinité. A la demande du père Mane et avec l’accord du gouverneur, le marquis de Caylus, le quartier Gros- Morne est érigé en paroisse, sous le patronage de Notre-Dame de la Visitation. La fête de la Visitation a son origine dans l’évangile de saint Luc (Lc 1,39-56). Marie va chez sa parente Elisabeth qui attend son fils Jean-Baptiste. Elle y restera jusqu’à la naissance de l’enfant. C’est aussi la mystérieuse rencontre du Seigneur Jésus et de Jean-Baptiste, du Messie et du Précurseur que l’Eglise célèbre en cette fête du 31 mai. C’était d’abord une chapelle et à partir de 1964, Coridon est érigé en paroisse avec un prêtre attitré qui choisit le 31 mai comme date de la fête de la paroisse. Notre église étant dédiée à Notre- Dame du Sacré- Cœur, la commu - nauté s’est retrou - vée le vendredi 31 mai, dans une ambiance fraternelle pour fêter cet évènement. Marie se trouve au pied de la croix de son fils qui a accepté de donner sa vie, participant ainsi, avec le Christ, à la rédemption de l’humanité. Qu’elle nous aide à nous tourner vers son fils afin de lui présenter tous ces hommes, ces femmes, ces enfants en souffrance de par le monde. Ô Marie, toi qui as été avec humilité et magnanimité la servante du seigneur, donne-nous la totale disponibilité qui fut la tienne pour le service de Dieu et le salut de nos frères. Ouvre nos cœurs aux immenses perspectives du règne de Dieu et de l’annonce de l’évangile à toutes les créatures. P. Gabriel Valard n * * * * * Eglise de Coridon Eglise du Gros-Morne

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18 Le  C o ff re t  2  o u i  p o u r  la  v ie   •   L es  m agazines  2  o ui  p our  la  v ie,     •   S e  m arier  à  la  m airie,     •   u n  L ivre  d ’O r  à  p ersonnaliser,     •   u n  N ouveau  T estam ent,     •   u ne  fi che  D écouvrir  la  B ible,     •   u ne  fi che  Q uelques  livres  à  d écouvrir,     •   une  fi che  d ’inform a=ons  locales.     Proposé   l ors  d es  s essions  d e  p répara=on  a u  m ariage  C PM ,  c e   c offret   p ropose  d es  supports  p our  les  futurs  m ariés  a fin  d e  s'inscrire   d ans  le  sacrem ent  d e  m ariage  p our  faire  couple  d urablem ent.   I ls   p ourront  a insi  a m orcer  u ne  r éflexion  l ors  d e  l a  p répara=on,   r ecueillir   d ’autres  d ocum ents,  repar=r  a vec  u n  s ouvenir  c oncret  e t   c on=nuer  chez  e ux  la  d ém arche  com m encée  e n  sessions…   Pour  c om m ander   -­‐  à  la  bou=que  sur  le  site  www.prepara=on-­‐mariage.info     -­‐  au  secrétariat  de  la  Fédéra=on  des  CPM  :    federa=on.cpm@online.fr                   01  45  48  26  72   Vous  t rouverez  d ans  c e  c off ret   Le  C o ff re t  2  o u i  p o u r  la  v ie   •   L es  m agazines  2  o ui  p our  la  v ie,     •   S e  m arier  à  la  m airie,     •   u n  L ivre  d ’O r  à  p ersonnaliser,     •   u n  N ouveau  T estam ent,     •   u ne  fi che  D écouvrir  la  B ible,     •   u ne  fi che  Q uelques  livres  à  d écouvrir,     •   une  fi che  d ’inform a=ons  locales.     Proposé   l ors  d es  s essions  d e  p répara=on  a u  m ariage  C PM ,  c e   c offret   p ropose  d es  supports  p our  les  futurs  m ariés  a fin  d e  s'inscrire   d ans  le  sacrem ent  d e  m ariage  p our  faire  couple  d urablem ent.   I ls   p ourront  a insi  a m orcer  u ne  r éflexion  l ors  d e  l a  p répara=on,   r ecueillir   d ’autres  d ocum ents,  repar=r  a vec  u n  s ouvenir  c oncret  e t   c on=nuer  chez  e ux  la  d ém arche  com m encée  e n  sessions…   Pour  c om m ander   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ouvenir  c oncret  e t   c on=nuer  chez  e ux  la  d ém arche  com m encée  e n  sessions…   Pour  c om m ander   -­‐  à  la  bou=que  sur  le  site  www.prepara=on-­‐mariage.info     -­‐  au  secrétariat  de  la  Fédéra=on  des  CPM  :    federa=on.cpm@online.fr                   01  45  48  26  72   Vous  t rouverez  d ans  c e  c off ret   Le  C o ff re t  2  o u i  p o u r  la  v ie   •   L es  m agazines  2  o ui  p our  la  v ie,     •   S e  m arier  à  la  m airie,     •   u n  L ivre  d ’O r  à  p ersonnaliser,     •   u n  N ouveau  T estam ent,     •   u ne  fi che  D écouvrir  la  B ible,     •   u ne  fi che  Q uelques  livres  à  d écouvrir,     •   une  fi che  d ’inform a=ons  locales.     Proposé   l ors  d es  s essions  d e  p répara=on  a u  m ariage  C PM ,  c e   c offret   p ropose  d es  supports  p our  les  futurs  m ariés  a fin  d e  s'inscrire   d ans  le  sacrem ent  d e  m ariage  p our  faire  couple  d urablem ent.   I ls   p ourront  a insi  a m orcer  u ne  r éflexion  l ors  d e  l a  p répara=on,   r ecueillir   d ’autres  d ocum ents,  repar=r  a vec  u n  s ouvenir  c oncret  e t   c on=nuer  chez  e ux  la  d ém arche  com m encée  e n  sessions…   Pour  c om m ander   -­‐  à  la  bou=que  sur  le  site  www.prepara=on-­‐mariage.info     -­‐  au  secrétariat  de  la  Fédéra=on  des  CPM  :    federa=on.cpm@online.fr                   01  45  48  26  72   Vous  t rouverez  d ans  c e  c off ret   Le  C o ff re t  2  o u i  p o u r  la  v ie   •   L es  m agazines  2  o ui  p our  la  v ie,     •   S e  m arier  à  la  m airie,     •   u n  L ivre  d ’O r  à  p ersonnaliser,     •   u n  N ouveau  T estam ent,     •   u ne  fi che  D écouvrir  la  B ible,     •   u ne  fi che  Q uelques  livres  à  d écouvrir,     •   une  fi che  d ’inform a=ons  locales.     Proposé   l ors  d es  s essions  d e  p répara=on  a u  m ariage  C PM ,  c e   c offret   p ropose  d es  supports  p our  les  futurs  m ariés  a fin  d e  s'inscrire   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Pour la rentrée, pensez à le réserver Nouvel Agenda du Diocèse 2013/2014 Disponible prochainement dans les paroisses et à l’Archeveché … Prix de vente 8€

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Société Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 20 Le développement durable est une préoccupation des Etats, des ré\ gions et des communes, qui tente d’apporter des réponses aux inquiétudes relatives à la planète. Il a acquis une dimension mondiale dont il est nécessaire de souligner l’intérêt comme les contradictions. Une introduction à la problématique du développement durable L a révolution industrielle, si elle a entraîné une croissance considérable de la production de biens et de services ainsi qu’une augmentation non négligeable du niveau de vie, la démarche productiviste (tant à l’Est qu’à l’Ouest), qui l’a accompagnée, n’a pas manqué de provoquer des dégâts considérables en matière environnementale, sociale et économique. Aussi, face à la dégradation de l’environnement, à la pollution, à la spéculation financière (notamment sur les matières premières), aux crises économiques et financières… qui s’en sont suivies, bref, face à la crise écologique et sociale qui se manifeste aujourd’hui de manière mondialisée (réchauffement climatique, trou dans la couche d’ozone, raréfaction des ressources naturelles, pénurie d’eau douce, désertification, rapprochement du pic pétrolier, développement de la pauvreté, écarts entre pays développés et pays en développement, catastrophes naturelles et industrielles, croissance de la population mondiale, déforestation et destruction de la biodiversité, problèmes relatifs à la sécurité alimentaire), certains, dès la fin du siècle dernier, ont prôné un autre modèle de développement. C’est ainsi qu’Ignacy Sachs va, dès 1972, proposer le concept d’ écodéveloppement. En effet, alors qu’il était Conseiller spécial du Secrétaire Général de l’ONU, il va indiquer dans son rapport, à la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement Humain (5-16 juin 1972), que la croissance et le développement effrénés conduiraient à une catastrophe écologique planétaire. Il va proposer, dès lors, l’éco- développement défini comme le développement endogène et dépendant de ses propres forces, soumis à la logique des besoins de la population entière, conscient de sa dimension écologique et recherchant une harmonie entre l’homme et la nature. Son approche se propose de combiner politique sociale, préservation de l’environnement et développement économique, avec une économie au service des Hommes. C’est, selon lui, le développement tout entier qui doit être imprégné, stimulé, soutenu par la recherche d’un équilibre dynamique entre la vie et les activités collectives des groupes humains. Même si cette première conférence est un échec du fait qu’aucune décision importante n’en est ressortie, la question est dès lors posée : l’environnement se présente comme un patrimoine mondial fondamental à transmettre aux générations futures. Et, lui reprochant une critique du libéralisme, les politiques américains vont refuser le terme d’écodéveloppement et imposer, en 1987, à la Commission mondiale sur l’Environnement et le Développement, le terme de sustainable development (Rapport Brundtland), traduit par la suite en français, après quelques hésitations, par développement durable ; mais nous y reviendrons. Auparavant, il paraît opportun de rappeler que, toujours en 1972, le Club de Rome publie le rapport The limits to growth (littéralement Les limites à la

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Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 21 croissance , traduit en français sous le titre Halte à la croissance ? ). Ce rapport, rédigé par une équipe de chercheurs du Massachusetts institute of Technology, présente les résultats de simulations informatiques sur l’évolution de la population humaine en fonction de l’exploitation des ressources naturelles, avec des projections jusqu’en 2100. Il stipule que la croissance poursuivie entraînera au cours du XXI ème siècle une chute brutale des populations à cause de la pollution, de l’appauvrissement des sols cultivables et de la raréfaction des énergies fossiles. On peut souligner à ce stade que, dans la mise à jour de leur modèle en 2004 (Limits to Growth. The 30-Year Update, non traduite en français), les auteurs démontrent que la réalité est plutôt conforme à leurs prévisions de 1972. Le rapport Brundtland, lui, définit le développement durable comme suit : Le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Deux concepts sont inhérents à cette notion : - Le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité ; - L’idée de « limitations » que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. Ce rapport renvoie, en réalité, aux propos du chef indien Seattle : soyez bon avec la terre : elle ne vous a pas été donnée par vos parents, elle vous est prêtée par vos enfants. Nous n’héritons pas la terre de nos parents, nous l’empruntons de nos enfants. On peut noter aussi ici que deux catastrophes environnementales et humanitaires majeures ont marqué les travaux de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement : la catastrophe survenue à Bhopal en Inde (1984), provoquée par une fuite de gaz toxique dans une usine de pesticides, qui a causé la mort de milliers de personnes et blessé plusieurs centaines de milliers d’autres ; et l’explosion d’un des quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine (1986). Les retombées radioactives suite à cet accident ont eu et auront, pour plusieurs années encore, des effets néfastes sur la santé des populations et des écosystèmes touchés. Aussi, c’est dans un rapport intitulé Notre avenir à tous que les travaux de la Commission ont été publiés. Par la suite, en 1992, le troisième sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, va introduire « trois piliers » devant être conciliés dans une démarche de développement durable : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l’environnement. A ces trois piliers s’ajoute la gouvernance : enjeu transversal indispensable à la définition et à l’élaboration de politiques relatives au développement durable. S’agissant, comme nous l’avons vu, d’un problème global, le problème de la gouvernance se pose au niveau international, voire mondial, d’où les différents sommets internationaux organisés par l’ONU, avant de se décliner de manière complémentaire : au niveau politique, sur les territoires, dans les entreprises, voire au niveau personnel. Par exemple, s’agissant de la gouvernance sur les territoires, l’on dispose de l’Agenda 21, véritable plan d’action de la politique de développement durable des collectivités. A la Martinique, on peut rappeler que notre ami, trop tôt disparu, Pinceau-Clusel Jean-Philippe, qui a beaucoup collaboré avec nos mouvements d’Action Catholique, CMR et MRJC, a contribué à l’élaboration de l’Agenda 21 de la Ville de Sainte- Anne ainsi que de celui du Conseil Général. Au niveau de la société civile, ce sont les associations et les organisations non gouvernementales (WWF, Les Amis de la Terre, Secours Catholique, Action contre la Faim, Amnesty International…) qui contribuent le plus à la sensibilisation du grand public. Par exemple, en France, la Maison d’Eglise Notre-Dame de Pentecôte (du diocèse de Nanterre) a lancé dès 2002 un groupe d’échange sur le développement durable. L’Eglise n’a pas été absente de la réflexion. Faut-il rappeler combien saint François d’Assise nous invitait, dès le 13 ème siècle, à chanter la nature, comme chef-d’œuvre de la création, du Créateur du ciel et de la terre ? Aussi, notre Bienheureux Jean Paul II n’a pas manqué de le reconnaître comme saint patron des écologistes. Plus près de nous, Benoît XVI, dans Caritas in veritate, nous rappelle que pour préserver la nature (…) le point déterminant est la tenue morale de la société dans son ensemble .(…) Exiger des nouvelles générations le respect du milieu naturel devient une contradiction, quand l’éducation et les lois ne les aident pas à se respecter elles- mêmes. Le livre de la nature est unique et indivisible, qu’il s’agisse de l’environnement comme de la vie, de la sexualité, du mariage, de la famille, des relations sociales, en un mot du développement humain intégral. Serge Baret, Docteur en Sciences Economiques n

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Société Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 22 Nous sommes au tout début de la saison cyclonique et Eglise en Martinique a choisi de nous informer sur les risques majeurs auxquels nous sommes soumis, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qu’il nous faut respecter. Saison cyclonique 2013 ‟ Elle risque d’être active ! Les choses sont rendues difficiles chaque jour du fait de la crise économique. Durant toute l’année, il faut renforcer le lien à l’intérieur des familles et entre voisins pour gérer au mieux les situations de crise lors du passage des tempêtes ou autres ouragans sur la Martinique. L’université populaire et de la prévention propose ici, en formule simplifiée, les 27 consignes de base qu’il faudra mettre en œuvre. Elles combinent les réflexes, les attitudes, les recommandations des autorités et le nécessaire bon sens populaire… Prenez-en lecture en famille ! Albéric Marcelin Président de l’université populaire et de la prévention n D ix-huit phénomènes sont identifiés pour la période cyclonique qui a commencé le 1 er juin et qui se termine, au mieux, le 30 novembre. En 2007 le cyclone Dean nous a laissé un léger goût amer. Cela nous impose, à tous et à chacun, un comportement responsable au sein duquel la prévention doit trouver toute sa place. • Relire les consignes des autorités • Préparer les numéros de téléphones utiles • Tisser de bonnes relations de voisinage toute l’année… • Identifier au préalable la liste des cités refuges de la commune • Protéger ses documents personnels dans des poches en plastique • Prendre des photos de son mobilier et des effets personnels (à présenter aux experts des assurances après le sinistre) • Faire l’inspection générale de son habitation pour déceler les zones de faiblesse en vue de confortement par des professionnels habilités ou par soi-même. • Vérification de la toiture et des faux plafonds (système de fixation tirefonds, clous tôles, chasse aux termites appelés communément poux de bois)… • Contrôler l’évacuation des eaux pluviales • Curage des rivières et des ravines… • Elagage des arbres et particulièrement ceux qui tombent sur le domaine public (EDF, Téléphone)… arbres, branches, haies, racines. • Sceller ce qui pourrait s’envoler... (projectiles) • Mettre à l’abri les animaux • Le kit de survie (denrées non périssables, eau, médicaments, hygiène, etc.) • Refaire les gestes de base du secourisme (PLS, hémorragies, réanimation, etc.) Consignes, sauvegardes et postures

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Dimanche 16 juin 2013 A quel saint se vouer ? Qui sont les saints les plus appréciés Outre-mer ? Comment sont-ils priés ? La dévotion aux saints n’est-elle pas parfois excessive ? Comment doit-elle nous ramener à l’essentiel : le Christ ? Deux jeunes séminaristes martiniquais viendront apporter leur témoignage sur le plateau de Dieu m’est témoin cette semaine : Olivier Lucenay et Gaëtan Présent. Tous deux, actuellement en formation au collège des Bernardins, viendront aussi nous dire comment la dévotion est encouragée au séminaire mais pas n’importe comment. Forts de leur culture martiniquaise, ils nous expliqueront comment la frontière entre la croyance et la superstition est parfois mince. Dimanche 23 juin 2013 Vous avez dit : "nouvelle évangélisation" ? Comment, en cette Année de la Foi, la nouvelle évangélisation initiée par Jean Paul II se poursuit-elle ? En quoi l’évangélisation est-elle « nouvelle » ? Comment doit-elle s’adapter au monde qui change ? Et comment sommes-nous tous des acteurs de la nouvelle évangélisation ? Cette semaine, Soane Malivao sera l’invité de Dieu m’est témoin . Ce séminariste wallisien, en formation au séminaire d’Issy-les-Moulineaux, viendra nous dire comment il perçoit, dans les insertions qu’il fait chaque week-end à la paroisse Sainte-Geneviève de Garges-lès-Gonesse, le travail d’évangélisation des fidèles. Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions MeDIAs Église en Martinique du 16 juin 2013 / n°467 23 • Le coussin hémostatique d’urgence (à commander en pharmacie) • Identifier une petite pièce refuge dans la maison si la toiture s’envole… • Les comprimés pour purifier l’eau… (vendus en pharmacie) • Contrôler groupes électrogènes et tronçonneuses (carburant, bougies) • Bâcher les zones fragilisées … (cf. glissement de terrain) • Solidarité avec les personnes vulnérables (âgées, TH, mobilité réduite, etc.) • La remise en place des téléphones filaires (fixes) • Charger les téléphones mobiles dès le déclenchement de l’alerte orange • Plan de retour à la vie normale (vigilance grise)… Attention !!! • Signaler les dégâts à la CCAS (mairie) • Se faire aider pour préparer le dossier de reconnaissance catastrophe naturelle (CAT NAT) • S’armer de courage pour reprendre goût à la vie si l’on est sinistré 99.5 - 101.3 et 105.3 mHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com

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Mise en page : P. Emmanuel Saint-Honoré A toi toute bénédiction Loué sois-tu, Seigneur, dans toutes tes créatures, spécialement messire frère le Soleil, par qui tu donnes le jour et la lumière ; il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole. Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère le Vent, et pour l’air et pour les nuages, pour l’azur calme et pour tous les temps par lesquels tu donnes soutien à toute créature. Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau, qui est utile et très humble,précieuse et chaste. Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu par qui tu éclaires la nuit :il est beau et joyeux, indomptable et fort. Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, les fleurs diaprées et les herbes. Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour Toi. François d’Assise