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• ASSEMBLÉE DE RENTRÉE
DU PRESBYTERIUM
• PÈLERINAGE DIOCÉSAIN
•
UN NOUVEAU
MOINE-PRÊTRE
N° 468 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 22 septembre 2013
Appelés
pour servir
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Editorial
Editorial
• Renouvelés pour la mission
Mot de l'Evêque
• Bonne rentrée
• Décret de l’Evêque du 20 juin 2013
Eglise universelle
• Allez, sans peur, pour servir : Envoi en mission des jeunes
par le Pape François
• Les JMJ Locales
Liturgie
• Parole dominicale
Droit canonique
• Les exorcismes (1)
Vie du diocèse
• Assemblée de rentrée du Presbyterium
• Un nouveau Moine-Prêtre R.P. Dom Thierry Jérôme
• Une seule foi… vécue différemment
• Rétrospective :
- Fête de Radio Saint-Louis
- Pèlerinage des Equipes Enseignantes à Medjugorje
- Retraite de la catéchèse
- Pèlerinage diocésain
Société
• Vivre la rentrée scolaire
Médias
numéro
468
numéro
4 68
• ASSEMBLÉE DE RENTRÉE
DU PRESBYTERIUM
• PÈLERINAGE DIOCÉSAIN
•
UN NOUVEAU
MOINE-PRÊTRE
N° 468 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 22 septembre 2013
Appelés
pour servir
S ommaire
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION R.P. Jean de CoulangesRÉDACTEUR EN CHEFR.P. Jean de Coulanges MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Édiprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
Commission paritaire N° 1115L87225
ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 58697207 Fort de France Cédex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.cef.fr
egliseenmartinique@orange.fr
A
vec ce premier numéro
de l’année scolaire,
Eglise en Martinique
reprend le collier, comme on dit
familièrement.
Peut-être beaucoup d’entre nous
seront-ils nostalgiques de cette
période de congé qui aura été
pour eux une période riche en
événements, en découvertes, en
rencontres et propice à la détente
et aux ressourcements. Il est aussi
fort probable que, pour d’autres,
ce sont des épreuves personnelles
ou familiales qui auront assombri
le cours plus ou moins paisible de
cette période. Nous souhaitons
que chacun reprenne ses activités,
son travail, avec des énergies et
des forces renouvelées.
Parmi les événements passés qui
ont marqué notre Eglise, nous
retiendrons la visite du pape
François à Rio, à l’occasion des
Journées mondiales de la jeunesse.
Le Saint-Père a encouragé la foule
immense des jeunes catholiques
à ne pas être des chrétiens à temps
partiel, des chrétiens ankylosés,
de façade, mais les constructeurs
d’une Eglise plus belle et d’un monde
meilleur.
Le message que le Pape a adressé
aux évêques brésiliens vaut aussi
pour toute l’Eglise. Ce n’est pas
en comptant sur sa puissance que
l’Eglise catholique pourra attirer
ceux et celles qui l’ont quittée :
La barque de l’Eglise n’a pas la
puissance des grands transatlantiques
qui franchissent les océans. Dans
un monde divisé et déchiré par la guerre et la lutte pour le pouvoir,
les chrétiens doivent se distinguer
par leur simplicité et leur offre de
réconciliation.
En union avec l’assemblée de Rio,
les jeunes de notre diocèse se sont
réunis au couvent de Cluny, dans
la joie, la louange, la prière, avec
la participation de quelques prêtres
et diacres et de notre évêque,
Mgr Méranville.
Avec cet élan nouveau donné
par le pape François, les jeunes et
les moins jeunes sont conviés à
prendre part à la mission de l’Eglise
dans le monde, chacun selon son
charisme.
Sans moi, vous ne pouvez rien
faire, dit Jésus. Avec lui, tout
est possible ! Engageons-nous
à faire vivre cette mission
enthousiasmante. Autrement,
nous courons le risque de faire de
ces grands rassemblements des
feux de paille qui resteront dans
l’histoire comme le souvenir de
grands mouvements populaires
sans lendemain !
La condition pour que la foi du
chrétien soit opérante, c’est quelle
parte de l’Amour du Christ, qu’elle
participe à la marche de l’Eglise dans
sa marche vers son accomplissement
(Lumière de la Foi, encyclique du
Pape François).
Seule a de la valeur, la foi agissant
par la charité (Galates 5,6).
P. Jean de Coulanges n
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Renouvelés
pour la mission
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Couverture : JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013 (photo B. Helmany)
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(photo B. Helmany)
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JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013
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JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013 JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013
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JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013
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Église en Martinique du 22 sepembre 2013 / n°468
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Mot de l'Evêque
Bonne rentrée
P
our beaucoup d’entre nous,
septembre est le mois de la
rentrée scolaire et celui de la
reprise de nombreuses activités :
les vacances étant terminées, la vie
quotidienne retrouve ses rythmes
et ses contraintes.
Nombreux sont celles et ceux qui ne
voient dans la rentrée que le simple
recommencement d’une routine
qui durera au moins jusqu’à l’année
prochaine, au mieux jusqu’à la fin
de la vie.
Plus nombreux encore qu’on ne
le pense, sont ceux et celles qui
refusent de faire de la vie une
simple succession d’habitudes et
de routines, mais veulent profiter
de chacun de ses instants pour la
rendre meilleure pour eux-mêmes
et pour les autres.
Cependant, s’il est important de
rêver dans la vie – à la manière du
célèbre I have a dream, du pasteur
Martin Luther King – il est aussi
important pour réaliser ce rêve, de
le concrétiser par des actes.
On comprend donc ceux qui disent :
« Non à la routine ! Oui ! à l’instant
présent », dans la mesure où on
peut en faire la petite pierre qui,
s’ajoutant aux autres, permet de
réaliser l’édifice spirituel que Dieu
nous a donné mission de construire.
En cette nouvelle « rentrée » des
chrétiens s’interrogent : Il y a eu
l’annonce de l’Année de la Foi.
Le cinquantième anniversaire du
Concile Vatican II. Le vingtième
anniversaire de la promulgation du
catéchisme de l’Eglise Catholique.
La renonciation de Benoît XVI à
sa charge d’Evêque de Rome et
de pasteur de l’Eglise universelle.
Les 28 èmes Journées mondiales de la
Jeunesse, célébrées par le nouveau
Pape François, au Brésil…
Tous ces temps forts de la vie
de l’Eglise catholique qui ont
interpellé, non seulement les
catholiques mais les hommes du
monde entier, pourront-ils nous
aider à envisager la « rentrée »,
quelle qu’elle soit, autrement que
comme le simple recommencement
d’une routine ?
La grâce de toutes ces célébrations
émanant du Christ qui est vivant
avec nous jusqu’à la fin des temps,
avait pour but de raviver notre
foi. De nous rappeler que le Christ
est la pierre angulaire sur laquelle
repose l’édifice de toute vie. De
nous redire que Jésus de Nazareth
mort, crucifié et ressuscité, est pour
ceux qui croient en lui le chemin, la
vérité et la vie.
Ces célébrations ont ranimé la
joie de notre baptême. On oublie
trop souvent que le baptême
chrétien n’est pas simplement un
acte administratif enregistrant
l’adhésion d’un nouveau membre
dans une communauté qui en
inscrit le nom dans ses registres.
Le baptême est le choix délibéré
de ceux qui veulent mourir à eux-
mêmes en noyant leur égoïsme, leur
volonté, leurs peurs et leur fausse
sécurité, dans l’eau qui symbolise
la vie du Christ qui a le pouvoir
de désaltérer tout homme, de le
purifier, de le faire renaître enfant
de Dieu, capable, avec d’autres
frères, de construire un monde
nouveau, un monde meilleur.
En ce temps de reprise de nos
activités, je suggère que chaque
jour, ceux d’entre nous qui sont
baptisés au Nom du Père et du Fils
et du Saint-Esprit, se souviennent de
leur baptême en début de chaque
jour, pour en rendre grâce à Dieu
en lui disant, par exemple, cette
belle prière attribuée au Cardinal
Suenens :
Seigneur, dans le silence de ce jour
nouveau,
je viens te demander la
paix, la sagesse et la force.
Je veux
regarder aujourd'hui le monde
avec
des yeux tout remplis d'amour,
être
patient, compréhensif, doux et sage.
Voir au-delà des apparences tes
enfants comme tu les vois toi-
même,
et ainsi ne voir que le bien
en chacun.
Ferme mes oreilles à toute
calomnie,
garde ma langue de
toute malveillance, que seules les
pensées qui bénissent
demeurent
en mon esprit,
Que je sois si bienveillant et si joyeux,
que tous ceux qui m'approchent
sentent ta présence.
Revêts-moi de ta bonté, Seigneur,
et
qu'au long de ce jour, je te révèle.
Amen.
Aujourd’hui, selon les statistiques,
il y aurait plus de deux milliards
de chrétiens dans le monde. Un
homme sur trois serait chrétien.
Si chaque chrétien se rappelait son
baptême au début de chaque jour et
s’efforçait de vivre en baptisé, c’est-
à-dire en regardant les autres et le
monde avec les yeux du Christ, en
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Martinique 40 € Guadeloupe 44 €
Guyane 44 € France et étranger 50 €
* * * * *
Mot de l'Evêque (suite)
aimant son prochain avec le cœur
du Christ et en faisant la volonté
de Dieu comme le Christ l’a faite, le
monde ne serait-il pas totalement
différent de cette jungle de plus
en plus inhumaine dans laquelle
il se débat actuellement ?
Mais comment revivre son
baptême et en célébrer
l’anniversaire comme on le fait
pour sa naissance, si on en ignore
la date ?
Pour retrouver cette date il suffit
de la demander dans la paroisse
où l’on a reçu le baptême. Si la
paroisse a des difficultés à repérer
cette date dans ses registres on
aura le recours de s’adresser au
bureau des archives diocésaines,
à l’Archevêché.
Il ne suffit pas de se souvenir de son
baptême pour être chrétien. Il faut
surtout connaître le Christ et le
suivre, en adhérant à sa Parole, en
respectant ses commandements.
Sa Parole est dans l’Ecriture Sainte
que nous appelons aussi « La
Bible ».
Parce que le Christ est la Parole
vivante du Père, tout passage
de la Bible, même dans l’Ancien
Testament, se rapporte à Lui.
La Bible est le moyen le plus sûr
de nourrir sa foi et de renforcer
ses liens avec les autres membres
de l’Eglise.
Si nous voulons reprendre nos
activités sur des bases nouvelles et
construire sur elles notre réussite,
faisons une très large place à la
Parole de Dieu dans nos vies.
Bonne rentrée à tous.
+ Michel Méranville,
Archevêque
n
Décret du 20 juin 2013
Mgr Michel Méranville - Archevêché
5-7, rue du Révérend Père Pinchon - 97200 Fort-de-France
Aux Prêtres du diocèse,
Salut et bénédiction.
Chers Frères,
La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements me fait savoir que,
s’appuyant sur les déclarations récentes du Magistère exprimées dans l’exhortation apostolique
Redemptoris Custos, tenant compte de la volonté du Saint-Père Emérite Benoît XVI, confirmée
par le Pape François, elle décrète que désormais le nom de saint Jos\
eph, Bienheureux époux de
la Vierge Marie, devra être inséré immédiatement après le nom de la Vierge, dans les prières
eucharistiques II, III et IV.
Pour la langue française, l’insertion se fera comme suit :
- Dans la prière eucharistique II : « avec la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec
saint Joseph, son époux, les apôtres ».
-
Dans la prière eucharistique III : « auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu,
avec saint Joseph, son époux, les apôtres ».
-
Dans la prière eucharistique IV : « auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu,
auprès de saint Joseph, son époux, des apôtres ».
Ce décret prend effet pour vous à partir de ce jour où je vous le communique.
Fait à Fort-de-France, ce 20 juin 2013
+ Michel Méranville, Archevêque
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A
llez ! De toutes les nations
faites des disciples.
Par
ces mots, Jésus s’adresse
à chacun de vous en disant :
"Cela a été beau de participer
aux Journées mondiales de la
Jeunesse, de vivre la foi avec des
jeunes provenant des quatre coins
du monde, mais maintenant tu
dois aller et transmettre cette
expérience aux autres". Jésus
t’appelle à être disciple en
mission ! Aujourd’hui, à la lumière
de la Parole de Dieu que nous
avons entendue, que nous dit le
Seigneur ? Trois paroles :
Allez,
sans peur, pour servir.
1. Allez !
Ces jours-ci, à Rio, vous avez
pu faire la belle expérience de
rencontrer Jésus et de le rencontrer
ensemble ; vous avez senti la joie
de la foi. Mais l’expérience de
cette rencontre ne peut rester
renfermée dans votre vie ou dans
le petit groupe de votre paroisse,
de votre mouvement, de votre
communauté. Ce serait comme
priver d’oxygène une flamme qui
brûle. La foi est une flamme qui
est d’autant plus vivante qu’elle
se partage, se transmet, afin que
tous puissent connaître, aimer et
professer Jésus Christ qui est le
Seigneur de la vie et de l’histoire
(cf. Rm 10,9).
Cependant attention ! Jésus n’a
pas dit : « si vous voulez, si vous
avez le temps, allez » ; mais il a
dit :
Allez, et de toutes les nations
faites des disciples. Partager
l’expérience de la foi, témoigner la foi, annoncer l’Évangile est le
mandat que le Seigneur confie à
toute l’Église, et aussi à toi.
Où nous envoie Jésus ? Il n’y a pas
de frontières, il n’y a pas de limites :
il nous envoie à tous. L’Évangile est
pour tous et non pour quelques-
uns. Il n’est pas seulement pour
ceux qui semblent plus proches,
plus réceptifs, plus accueillants. Il
est pour tous.
2. Sans peur
Quelqu’un pourrait penser : "Je
n’ai aucune préparation spéciale,
comment puis-je aller et annoncer
l’Évangile ?" Cher ami, ta peur
n’est pas très différente de celle
de Jérémie, quand il a été appelé
par Dieu pour être prophète.
Oh !
Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je
ne sais pas parler, je ne suis qu’un
enfant. Dieu dit, à vous aussi, ce
qu’il a dit à Jérémie : Ne crains pas
[…] car je suis avec toi pour te
délivrer (Jr 1,7.8). Il est avec nous !
N’aie pas peur ! Quand nous
allons annoncer le Christ, c’est Lui-
même qui nous précède et nous
guide. En envoyant ses disciples en
mission, il a promis : Je suis avec
vous tous les jours
(Mt 28,20). Et
cela est vrai aussi pour nous ! Jésus
ne laisse jamais personne seul ! Il
nous accompagne toujours.
De plus, Jésus n’a pas dit : « Va »,
mais « Allez » : nous sommes
envoyés ensemble. Chers jeunes,
percevez la présence de l’Église
tout entière et de la communion
des Saints dans cette mission.
Quand nous affrontons ensemble
les défis, alors nous sommes forts,
nous découvrons des ressources
que nous ne pensions pas avoir.
Jésus n’a pas appelé les Apôtres
pour qu’ils vivent isolés, il les a
appelés pour former un groupe,
une communauté. Et je désire
remercier ici, de tout cœur, les
groupes chargés de la pastorale
des jeunes, les mouvements et
les communautés nouvelles qui
accompagnent les jeunes dans leur
expérience d’être Église, si créatifs
et si audacieux. Avancez et n’ayez
pas peur !
3. Pour servir
Chantez au Seigneur un chant
nouveau (Ps 95,1). Quel est ce
chant nouveau ? Ce ne sont pas
des paroles, ce n’est pas une
mélodie ; c’est le chant de votre
vie, c’est le fait de laisser votre vie
s’identifier à celle de Jésus, c’est
avoir ses sentiments, ses pensées,
ses actions. Et la vie de Jésus est
une vie pour les autres. C’est une
vie de service.
Saint Paul disait :
Je me suis fait le
serviteur de tous afin d’en gagner
le plus grand nombre possible
Eglise universelle
Allez, sans peur, pour servir :
Envoi en mission des jeunes par le Pape François
Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
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Allez ! De toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19) : tel était le thème
des Journées Mondiales de la Jeunesse au Brésil du 23 au 28 juillet 2013.
Voici des extraits de l’exhortation pressante de clôture que le Pape François a
adressée aux jeunes.
Voici des extraits de l’exhortation pressante de clôture que le Pape François a
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Eglise universelle
(1 Co 9,19). Pour annoncer Jésus,
Paul s’est fait serviteur de tous.
Évangéliser, c’est témoigner en
premier l’amour de Dieu, c’est
dépasser nos égoïsmes, c’est servir
en nous inclinant pour laver les
pieds de nos frères comme a fait
Jésus.
Trois paroles : Allez, sans
peur, pour servir
En suivant ces trois paroles, vous
expérimenterez que celui qui
évangélise est évangélisé, celui qui
transmet la joie de la foi, reçoit
davantage la joie. Chers jeunes, en
retournant chez vous, n’ayez pas
peur d’être généreux avec le Christ,
de témoigner de son Évangile.
Quand Dieu envoie le prophète
Jérémie, il lui donne pouvoir pour
arracher et abattre, pour démolir
et détruire, pour bâtir et planter
(Jr 1,10). Il en est de même pour
vous. Porter l’Évangile, c’est porter
la force de Dieu pour arracher et
démolir le mal et la violence ; pour
détruire et abattre les barrières de
l’égoïsme, de l’intolérance et de
la haine ; pour édifier un monde
nouveau. Chers jeunes, Jésus Christ
compte sur vous ! L’Église compte
sur vous ! Le Pape compte sur vous !
Marie, la Mère de Jésus et notre Mère, vous accompagne toujours
de sa tendresse
: Allez et de toutes
les nations faites des disciples !
Amen. n
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Les JMJ Locales
Retrouvez les moments forts des JMJ Locales : un diaporama avec de belles
photos de la veillée du vendredi 26 juillet 2013 en paroisse et de la Journée
Martiniquaise de la Jeunesse au couvent de Cluny le samedi 27 juillet 2013 \
!
* * * * *
JMJ 2013 - Veillée de prière à Copacabana
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dimanche 22 septembre 2013
L a P arole D ominicale
Amos 8,4-7 • Psaume 112 • 1 Timothée 2,1-8 • Luc 16,1-13
25 ème dimanche du Temps ordinaire
Année C
D
eux lectures de ce dimanche
nous font réfléchir sur
l’argent, c’est-à-dire les biens
en général : nos maisons, nos voitures,
nos appareils électroniques plus ou
moins sophistiqués, nos possessions
de toutes sortes, aussi bien que
l’argent, les comptes en banque et
ce qui y ressemble ; toutes choses
dont nous avons tendance à vouloir
toujours plus. Peut-être sommes-nous
capables, comme dit le prophète
Amos, d’acheter le malheureux pour
un peu d’argent, le pauvre pour une
paire de sandales, de le laisser dans sa
misère s’il ne sait pas se défendre, par
exemple en lui payant un salaire bien
trop faible. Nous vendrons jusqu’aux
déchets du froment,
dit Amos : nous
cherchons à tirer profit de tout.
Jésus, de son côté, nous dit que l’argent,
quelque avides que nous soyons, ne
vaut pas qu’on le garde : mieux vaut
s’en servir en le distribuant pour se
faire des amis dans les demeures
éternelles, au-delà de la vie présente.
L’évangile d’aujourd’hui nous invite
à donner toute sa place à Dieu au
cœur de notre vie. Tout ce que
nous sommes et tout ce que nous
avons lui appartient. Nous savons
bien qu'en arrivant sur cette terre,
nous n'avions rien. Et quand nous en
repartirons, nous serons dépouillés
de tous nos biens. Ce qu'il faut bien
se dire, c'est que nous ne sommes
que les dépositaires des biens que
nous avons et dont nous jouissons.
Dans l'usage de nos biens matériels,
nous avons à nous comporter en
intendants de Dieu. C'est lui qui nous
les a confiés, non pour en abuser,
mais pour un usage solidaire. L’argent n’est ni ange ni démon ; il
est un moyen. Mais Jésus le qualifie
de trompeur car il donne l’illusion
que l’on peut s’appuyer sur lui… On
se bâtit ainsi de fausses protections
et l’on court le risque de négliger
l’essentiel. C’est déjà ce que Jésus
prêchait en Galilée : Cherchez le
royaume de Dieu et sa justice et tout
le reste vous sera donné par surcroît.
On ouvre des comptes bancaires
pour ses enfants et l’on croit ainsi
faire ce qui est bien. Mais n’est-ce
pas plutôt d’une relation riche et
vivante avec leurs parents dont nos
enfants ont besoin ? On se dispute
des maisons, des héritages, on se
brouille avec d’autres êtres humains
qui devraient pourtant être nos
proches par excellence et l’on passe
à côté de l’essentiel.
Ne nous laissons pas tromper, nous dit
le Christ ! Que toutes nos ressources
soient au service de la relation ! Ne
gaspillons pas nos biens pour des
citernes vides qui ne retiennent pas
l’eau. Quel est ce bien véritable dont
parle le Christ, sinon la relation vraie
que nous avons avec Dieu et avec
notre prochain, ces relations qui
seules donnent du sens et du goût
à notre vie ? Car là où est votre
trésor, là aussi sera votre cœur. C'est
donc à un véritable changement
de perspective que nous sommes
appelés. Ce n'est pas pour rien que
Jésus nous parle de l'argent trompeur.
La richesse matérielle est une façade
qui nous trompe. Elle ne garantit pas
que l'homme soit bon, intelligent ou
heureux. Elle est souvent un décor
qui provoque l’envie. Elle cache
parfois bien des misères morales
ou spirituelles. Ce qui fait la valeur de notre vie, ce n'est pas l'argent
que nous possédons. Cet argent
est trompeur car il fait croire aux
pauvres que leur vie est sans intérêt
parce qu'ils sont sans revenus. Au lieu
de servir, il peut asservir. Quand il
s'empare d'un être humain, il en fait
son maître et son dieu. Il provoque
en lui de terribles dégâts. Le cœur de
l'homme devient dur, impitoyable,
insensible à toute morale.
L'évangile de ce dimanche nous
invite donc à changer notre regard
et notre conduite vis-à-vis de l'argent
trompeur. Il s'agit pour nous de faire
un bon placement, de l'utiliser pour
le bien au service des pauvres et au
service de la mission. Dans certains
pays, il faut un mois de salaire pour
s'offrir une Bible alors que les nôtres
traînent dans des bibliothèques qui
ne sont même pas ouvertes. Jésus
était riche en amitié, il prenait le
temps de la rencontre… que ce soit
avec la Samaritaine au bord du puits
ou avec Simon le pharisien. L’argent
et les idoles isolent ; le vrai Dieu
nous met en relation. Montrons-
nous fidèles dans les petites choses,
celles que nous n’emporterons pas
avec nous, utilisons-les pour enrichir
la communion que nous avons avec
nos frères et sœurs, le bien véritable
que le Seigneur nous confiera.
Puissions-nous entendre alors cette
parole :
C'est bien, serviteur bon et
fidèle… en peu de choses tu as été
fidèle, sur beaucoup je t'établirai ;
entre dans la joie de ton Seigneur
(Mt 25,21).
P. Jacek Ossowski
Curé du Marin et de Sainte-Anne
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Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
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Amos 8,4-7 • Psaume 112 • 1 Timothée 2,1-8 • Luc 16,1-13 Quelques précisions
étymologiques
L
e mot exorcisme a pour racine
le grec classique
êrkov qui
signifie
serment. De ce mot
grec sont dérivés d’autres mots qui
ont pour sens : faire prêter serment.
Ils soutiennent une pratique dans
les procès de l’époque antique
qui était la sommation adressée
à un témoin de s'en tenir à la
stricte vérité. Dans le vocabulaire
de l'Église, les mots
exorciser et
exorcisme servent à désigner, par
analogie, une sommation adressée
au démon, au nom de Jésus, de
reconnaître la toute-puissance
divine et, en conséquence, de
céder la place ! Un verbe dérivé du
mot grec
êrkov fut parfois employé
au sens de catéchiser les incroyants.
C’est probablement parce que les
exorcismes étaient fréquents au
cours du catéchuménat, ou bien
parce que c'est le démon qui
retient
l'incroyant dans l'erreur.
Fondements
Ayant appelé à lui ses douze
disciples, Jésus leur donna
pouvoir sur les esprits impurs, de
façon à les expulser et à guérir
toute maladie et toute langueur
(Mt 10,1). Si, dans les premiers
temps de l’Eglise, les apôtres
ont pratiqué des exorcismes, les
disciples et les croyants de manière
générale chassaient les démons au
nom de Jésus Christ ! Perçu plutôt
comme un charisme personnel et un
privilège hiérarchique, l'exercice de
ce charisme n'allait pas sans danger.
C’est pourquoi, rapidement, ceux
qui en étaient doués ne le mettaient
pas en œuvre sans une certaine
mission (deputatio) et contrôle de
l'Église. C’est ainsi que dès les 4 ème et
5ème siècles, le pouvoir de chasser les
démons a rapidement été encadré
et organisé. D’office qu’il a pu être,
le pouvoir de pratiquer l’exorcisme
est devenu un degré des ordres
mineurs. Réformée au concile de
Trente, la pratique de l’exorcisme est
aujourd’hui précisément encadrée
par le code de droit canonique de
1983.
Qu’est-ce qu’un exorcisme ?
Quand l'Eglise demande publi-
quement et avec autorité, au nom
de Jésus Christ, qu'une personne
ou un objet soit protégé contre
l'emprise du Malin et soustrait à
son empire, on parle d'exorcisme (1).
Jésus l'a pratiqué (2) et c'est de lui
que l'Eglise tient le pouvoir et la
charge d'exorciser. Il existe deux
formes d’exorcismes :
➤ L’exorcisme majeur ou solennel
ou encore exorcisme sur des
possédés, appelé aussi
grand
exorcisme. Cet exorcisme vise à
expulser les démons ou à libérer
de l'emprise démoniaque par
interpellation directe du démon,
et cela par l'autorité spirituelle
que Jésus a confiée à son Eglise.
Très différent est le cas des
maladies, surtout psychiques,
dont le soin relève de la science
médicale. Il est important donc
de s'assurer, avant de célébrer
l'exorcisme, qu'il s'agit bien d'une
présence du Malin et non pas
d'une maladie.
➤ Les exorcismes mineurs. Ils sont
en forme déprécative et positive.
Dans ces prières, le célébrant ne
s’adresse pas directement aux
démons et ne recherche pas
à connaître leur nom. Ils sont
pratiqués pour les catéchumènes
et la célébration des baptêmes.
Pour les catéchumènes, ces
exorcismes sont destinés à
montrer la véritable condition de
la vie spirituelle, le combat entre
la chair et l’esprit, l’importance
du renoncement pour vivre selon
les béatitudes du Royaume de
Dieu et la constante nécessité
du secours divin. Ces prières,
bien qu’elles se vivent pendant
le temps du catéchuménat,
peuvent être faites au cours
de la période de la première
évangélisation qui précède
l’entrée en catéchuménat (3).
Qui peut pratiquer
des exorcismes ?
Personne ne peut légitimement
prononcer des exorcismes sur les
possédés
(c. 1172). Le message est
simple et explicite. Mais ce même
canon précise que, seuls ceux
qui ont obtenu une permission
particulière et expresse de
l’ordinaire du lieu peuvent
pratiquer un exorcisme.
Ainsi, les grands exorcismes ne
peuvent être pratiqués que par
les seuls prêtres dûment autorisés
par l’évêque du lieu. L’exorcisme
mineur, dans la célébration du
baptême, sera pratiqué par le
célébrant qui peut être un laïc
autorisé de manière exceptionnelle
par l’évêque.
P. Jean-Max Renard, Vice-Official n
Les exorcismes (1)
Personne ne peut légitimement prononcer des exorcismes sur les possédés, à
moins d'avoir obtenu de l'Ordinaire du lieu une permission particulière et expresse.
Cette permission ne sera accordée par l'Ordinaire du lieu qu'à un prêtre pieux,
éclairé, prudent et de vie intègre (c.1172).
Droit canonique
Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
9
(1) §1673 du Catéchisme de l’Eglise catholique. (2) Evangile de Marc chap. 1, versets 25 et suivants. (3) Voir §§113, 114 et 69 du Rituel de l’initiation
chrétienne des adultes.
Page 10
Vie du diocèse
Mardi 10 septembre 2013, à 9 heures, le presbyterium a fait sa rentrée au
Foyer de Charité de Trinité. Le père Luc Philippon, D.E.I., nous présente cette
assemblée de rentrée.
Assemblée de rentrée
du Presbyterium
P
our commencer, je voudrais
le souligner : quelle joie de
nous retrouver après la
dispersion du temps des vacances !
Mgr Michel Méranville a tenu à
accueillir chacun en particulier,
avant d’introduire cette matinée
de rentrée par une très belle prière
en cette Année de la Foi, prière que
nous aurons la joie de partager
avec vous dans nos paroisses.
Notre rentrée pastorale s’est
articulée autour de plusieurs
interventions.
L’archevêque nous a d’abord fait
part de l’activité pastorale du
temps des vacances en revenant
également sur son état de santé,
en lien avec l’hospitalisation du
Cardinal Philippe Barbarin. Le
Cardinal devait vivre les premières
JMJ du Pape François à Rio avec les
jeunes de son archidiocèse ; mais,
nous le savons, le Seigneur en a
décidé autrement. Notre pasteur a tenu à remercier
à nouveau les prêtres venus
d’ailleurs pour aider notre diocèse
à transmettre la foi dans les
diverses réalités de la vie des fidèles
(baptême, mariage, réconciliation,
écoute, visite des malades,
accompagnement dans
le deuil). Avant de nous
donner la feuille de route
des mois à venir, il nous
a présenté un nouveau
prêtre venu nous aider
à annoncer Jésus Christ,
Bonne Nouvelle pour le
monde : le père Philbert
Madrandélé.
Après l’archevêque, le père Gilles
Bolle, supérieur des Spiritains
pour le district de la Martinique,
nous a donné des nouvelles des
prêtres aînés en retraite, ceux qui
sont en bonne santé comme ceux
dont la santé est plus fragile. Ce
fut un moment de compassion
sacerdotale et fraternelle.
Je ne voudrais pas omettre de vous
faire part de la présence au milieu
de nous de Monseigneur Gaston
Jean-Michel, âgé de 102 ans,
doyen des prêtres de la province
ecclésiastique, de France aussi
vraisemblablement, doyen des
animateurs de radio de Martinique
et de Métropole. Comme le
chante le psaume 91, verset 15
:
Vieillissant, il fructifie encore, il
garde sa sève et sa verdeur.
L’autre moment important de
notre rencontre fut l’assemblée
générale de l’Association
Diocésaine de la Martinique,
outil pastoral incontournable,
mis en place depuis les lois de
séparation de l’Eglise et de l’Etat
de 1905. Après l’intervention de
son président, l’archevêque de la
Martinique, l’économe diocésain,
Hervé Lordinot et son adjoint,
Yves Bobi, tous deux diacres
permanents, nous ont rendu
compte des réalités économiques
et financières du diocèse de la
Martinique. Le commissaire aux
comptes, M. José Marraud-des-
Grottes, a approuvé et certifié
les comptes de l’Association
Diocésaine de la Martinique.
Le vicaire général, le père Jean-Max
Renard, nous a présenté le nouvel
agenda diocésain, disponible dans
toutes les paroisses et, bien sûr, à
l’archevêché. Le père Jean-Max,
en sa qualité de vice-official, nous
Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
10
Au premier plan, p. philbert Madrandélé
Mgr Michel Méranville
Le diacre Hervé Lordinot et
Monseigneur Gaston Jean-Michel
Page 11
a également fait part du grand
nombre de dossiers de demande
de reconnaissance de nullité de
mariage en attente de décisions
d’un jugement du tribunal
ecclésiastique.
Le père Pascal Degras,
responsable édito -
rial du site Internet
du diocèse, a invité
toutes les paroisses à
transmettre les évé -
nements paroissiaux,
non seulement passés
mais aussi à venir.
Avant lui, le délégué
de l’évêque à la
catéchèse, le diacre
permanent, Pierre
Valey, avait annoncé
la messe d’envoi en mission des
catéchistes par notre archevêque
le 22 septembre 2013 au palais des
sports du Lamentin.
Pour terminer, un grand merci
au père Emmanuel Aine, Père
du Foyer de Charité, et à toute
la communauté aidée par des
bénévoles, de nous avoir accueillis,
comme le leur a demandé leur
fondatrice Marthe Robin, dans la
prière et la charité.
P. Luc Philippon
Délégué épiscopal à l’information
n
Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
11
Le dimanche 8 septembre 2013, en ce 23 ème dimanche du
Temps ordinaire et fête de la Nativité de Notre-Dame, eut
lieu, au monastère Notre-Dame du Mont des Oliviers de
Terreville, un événement joyeux : l’ordination sacerdotale
du Frère Thierry Jérôme, profès solennel de ce monastère.
U
ne foule nombreuse,
joyeuse et chaleureuse
envahissait l’église du
monastère qui se révéla trop petite
pour la contenir tout entière. C’est
Mgr Michel Méranville, archevêque
de Fort-de-France, entouré d’une
vingtaine de prêtres, de plusieurs
diacres et des moines de Terreville,
qui présida cette cérémonie
d’ordination. La chorale
Orchidée
de Schœlcher assura la plus
grande partie des chants, la schola
du monastère interprétant les mélodies grégoriennes
de l’introït, de l’offer-
toire et de la commu-
nion. Le père Maixent,
moine du prieuré de
Séguéya (fondation
de l’Abbaye de Keur
Moussa, au Sénégal) fit
résonner les sons de la
kora durant l’offertoire
et la communion,
mettant ainsi une
note africaine dans la
cérémonie.
* * * * *
Un nouveau Moine- Prêtre
R.P. Dom Thierry Jérôme
p. Jean-Max Renard présente
le nouvel agenda diocésain
Une assemblée très attentive
Dialogue avec l'Evêque
Page 12
Vie du diocèse
Après la procession d’en -
trée et le mot d’accueil de
Mgr Méranville, le père Prieur
de Terrreville, Dom Peter Caesar,
retraça assez brièvement le par -
cours du Frère Thierry depuis sa
naissance au François, le dernier
d’une famille de huit enfants.
Après une enfance pieuse et des
études couronnées par le bacca-
lauréat, après le service militaire
en Guyane, le frère Thierry gagna
le foyer vocationnel Dominique-
Savio pour un discernement, sous
la direction du père Pierre-Alex
Zonzon. Entré au monastère de
Terreville, il reçoit, sous la houlette
du père Gaston le Nézet, ancien
père maître de l’Abbaye
Sainte-Anne de Kergonan
(en Bretagne), une solide
formation monastique
qui le conduisit à faire sa
profession monastique
solennelle le 15 août
2006. Après deux ans
d’études philosophiques,
le frère Thierry rejoignit
le monastère Saint-Martin
de Ligugé, près de Poitiers,
afin de suivre un cycle de
six années de théologie
dans le cadre du Studium
de Théologie inter-monas -
tères, en lien avec la
faculté de Théologie du
Centre Sèvres à Paris. Le 8
septembre 2012, il reçoit
le diaconat. En 2013, il
est reçu avec la mention ‘bien’ au baccalauréat de
Théologie.
Le Père Prieur expliqua rapi -
dement ce qu’est un moine-
prêtre. Primitivement, les
moines n’appartenaient
pas à l’ordre sacerdotal. Ils
en avaient même une cer
-
taine méfiance. Les Pères
du désert disaient : Méfiez-
vous des femmes et des
évêques, car les femmes
font sortir les moines du
désert par le mariage et les
seconds par le sacerdoce
! Saint Benoît demande seule -
ment que le moine soit un cher -
cheur de Dieu, qu’il veuille suivre
le Christ, apprendre à le connaître,
à l’aimer et à l’imiter. Cette union
avec Jésus fut d’abord trouvée
dans la séparation du monde et
la prière continue. Autour de l’an
1000, la contemplation du mystère
de la Passion du Seigneur et de
son sacrement qu’est l’Eucharistie
porta les fils de saint Benoît, non
seulement à désirer, mais aussi à
recevoir le sacerdoce.
Si le sacerdoce n’est pas essen -
tiel à l’état monastique, il existe
une grande d’affinité entre eux.
Si, en fait, disait
Paul VI, on a asso-
cié le sacerdoce
au monachisme,
c’est parce qu’on
a perçu l’har -
monie qui existe
entre la consécra-
tion sacerdotale
et la consécra
-
tion religieuse.
L’union dans la
même personne du
caractère sacerdo -
tal et de la consé-
cration religieuse
par laquelle elle s’offre totale -
ment à Dieu, la configure d’une
façon spéciale au Christ, à la fois
prêtre et victime.
La messe est le
grand acte de contemplation et le
Bienheureux Jean Paul II écrivait :
Dans la célébration eucharistique,
en particulier, ils (les moines-
prêtres) accomplissent un acte de
l’Eglise et pour l’Eglise, auquel ils
unissent l’offrande d’eux-mêmes
en communiant avec le Christ qui
s’offre au Père pour le salut du
monde entier.
Même s’il ne participe pas
directement au ministère paroissial,
le père Thierry, par la célébration
de la messe, par son
offrande de lui-même,
par sa prière constante,
par son ministère dans
le cadre du monastère,
participera activement,
quoique de façon
cachée, à la réalisation
du plan pastoral du
diocèse.
Remercions le Seigneur
pour cette vocation
de moine-prêtre et
prions la Sainte Vierge
d’intercéder auprès
de son Fils pour qu’il
envoie dans sa moisson
de nombreux ouvriers.
Fr. François-Xavier Jeanjean
moine bénédictin
n
Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
12
présentation de l'ordinand
par le père prieur
Imposition des mains par l'Evêque
Bénédiction du p . Thierry par l'Evêque
Une participation qui a dépassé toutes les attentes
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Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
13
V
iens visiter notre belle
île, la Martinique…
Cette
invitation du père Jean-Max
Renard, un matin d’une formation
des membres des Officialités
à Paris, s’est vite transformée
en un véritable pèlerinage en
cette Année de la Foi. Ce mois
de ministère à la Martinique, au
service de la paroisse Sainte-Face
de De Briant, a été un temps de
découverte de la foi et d’échange.
Découvertes
Au terme de ce séjour à la
Martinique, je repars marqué et
édifié par la foi des hommes et
des femmes que j’ai eu la chance
de côtoyer. Je garde l’image d’une
foi réelle qui marque la manière
pour les ministres de célébrer les
sacrements avec dignité et piété :
j’ai pris part à des célébrations
eucharistiques et à des sacrements
de réconciliation vécus avec une
réelle ferveur et zèle apostolique.
Du côté des fidèles, je garde
l’image d’une réelle foi toujours en
quête de croissance. Cette ferveur
se manifeste par la participation
encore massive aux messes
(même les messes de semaine) et
au sacrement de réconciliation…
En plus de cet effectif, on est face
à des fidèles qui n’ont pas honte
ni peur de manifester leur foi en
Dieu : les bénédictions des maisons,
des voitures, des objets de piété
sont une expression de cette foi et
de cet attachement à Dieu dont ils
invoquent la protection et le secours.
Si saint Jacques évoque la foi
qui doit s’exprimer par les œuvres
(Jc 2,14), j’ai découvert à la
Martinique un témoignage de foi
vécue. Cette mise en œuvre de
la foi se perçoit par le sens de
l’hospitalité, de l’accueil et du
service du prochain (on a une
Société Saint-Vincent-de-Paul
très active). Grâce à la foi, de
nombreuses personnes donnent
de leur temps au service de la
paroisse (accueil, entretien…).
Le 30 août dernier, au pèlerinage
diocésain de Notre-Dame de la
Délivrande à Morne-Rouge, j’ai
découvert des chrétiens fiers de
vivre leur foi autour de leur pasteur,
Monseigneur Michel Méranville.
Echanges
Saint Paul nous rappelle que tous
les chrétiens participent à la vie
du Christ et confessent un seul
Seigneur, une seule foi, un seul
baptême. Cependant, cette même
foi nous engage différemment :
chacun rend compte de sa foi en
fonction de son milieu de vie et de
ses réalités.
Je rentre enrichi par la foi des
chrétiens de la Martinique.
Cependant, mon passage a été
l’occasion d’un réel échange avec
les paroissiens de De Briant avec
qui j’ai eu l’occasion et la chance
de partager l’expérience de foi des
chrétiens de Centrafrique. Même si
nous partageons une seule et une
même foi, nous rendons compte
différemment de cette foi.
En Centrafrique, grâce à la foi,
l’Eglise joue un grand rôle au service
de la réconciliation, de la justice et
de la paix, du développement et
de la promotion humaine. Dans
un pays où les droits de l’homme
sont souvent bafoués, l’Eglise, par
ses pasteurs, est toujours présente
pour dénoncer, critiquer et former
les consciences… Dans un pays
où les provinces sont presque
abandonnées par le gouvernement,
l’Eglise est là pour aider au
développement humain avec la mise
en place des écoles et pharmacies
villageoises, centres de santé,
centres de promotion féminine…
Au nom de leur foi, les chrétiens
travaillent pour le développement
et l’émancipation de l’homme.
En cette Année de la Foi, j’ai
partagé avec les paroissiens de De
Briant l’expérience des catéchistes,
ces hommes de foi qui, en plus de
la formation et de la préparation
aux sacrements, jouent un
grand rôle dans l’existence de
nos communautés rurales qui
ne bénéficient pas d’une visite
régulière des prêtres à cause de
leur éloignement… Grâce aux
catéchistes, l’Eglise est toujours
présente et résiste à l’invasion de
l’Islam et des sectes.
En cette Année de la Foi, j’ai vécu
ce séjour à la Martinique comme
un réel pèlerinage. Je repars avec
de très bons souvenirs d’une
véritable vie de foi qui habite les
pasteurs et les fidèles de l’Eglise
de la Martinique. Merci pour ce
témoignage de foi.
P. Davy Bangué n
Une seule foi…
vécue différemment
Notre diocèse a eu la joie d’accueillir pendant les vacances des prê\
tres venus
d’autres horizons. L’un d’eux, le père Davy Bangué, originaire de Centrafrique
mais actuellement en études à Paris, nous dit comment il a vécu\
cette expérience.
p . Davy Bangué
Page 14
Vie du diocèse
Soleil et pluie ont alterné tout au long de la fête de Radio Saint-Louis en ce dimanche
23 juin 2013 ! Mais cela n'a pas douché l'enthousiasme des musiciens et des
chanteurs des groupes de louange, ni la joie des spectateurs venus en no\
mbre
comme chaque année. Pour ses lecteurs, Eglise en Martinique se fait l'écho de quelques-uns des
événements majeurs vécus par notre communauté diocésaine depuis notre
dernière parution, le 16 juin 2013.
Rétrospective
Fête de Radio Saint- Louis
M
onseigneur Gaston
Jean-Michel, inlassable
serviteur du Christ de
102 ans, a ouvert la fête à 16h
en rappelant les combats et les
conquêtes des militants de l'action
catholique rurale en Martinique,
avant de souligner l'urgence de
renforcer les associations familiales
catholiques engagées aujourd'hui
en première ligne dans la défense
de la famille. Il a consacré
ensuite son temps à rencontrer
ses nombreux lecteurs pour leur
dédicacer personnellement le
livre* qui lui est consacré.
Le groupe
Péniel de Saint-Joseph
a animé de belle manière la
première partie de l'après-midi de
louange. Choristes et musiciens
se sont donnés pleinement pour
louer le Seigneur en proposant un
répertoire varié et très apprécié
du public présent à Ducos ou à
l'écoute sur les ondes de Radio
Saint-Louis.
Après l'Angélus récité par Mon-
seigneur Méranville et les prêtres
présents, notre archevêque a
rappelé le rôle irremplaçable de la
famille dans les sociétés humaines.
Pour lui, la crise de la famille est
d'ailleurs une des causes de la
crise que traverse aujourd'hui
l'humanité.
Accompagnés de représentants
des diverses composantes des
familles, les responsables de
l'
Association des Centres de
Préparation au Mariage (ACPM)
et des Associations Familiales
Catholiques (AFC), Ralph Ragoo
et Myriane Gaval ont présenté leurs
organisations respectives et ont
prié pour toutes les familles de la
Martinique.
Ensuite, c'est le groupe de Sainte-
Marie, Louanges sans frontière,
qui a brillamment animé la
dernière partie de la fête. Même
si les parapluies étaient souvent de
sortie, la chaleur et la joie étaient
bien présentes sur la Place des Fêtes
ce dimanche 23 juin 2013 !
Avec le père Emmanuel Chaulvet et
les animateurs de la Pastorale des
Vocations, c'est un appel aux jeunes,
garçons et filles, qui a été lancé pour
qu'ils viennent travailler à la vigne
du Seigneur où les ouvriers sont
trop peu nombreux ! Les familles
chrétiennes sont appelées à donner
généreusement au Seigneur les
ouvriers dont il a besoin.
Pour terminer, le père Luc Philippon
a présenté au Seigneur les intentions
de prière qui avaient été déposées
au pied de la Sainte Famille tout au
long de l'après-midi, avant de donner
la bénédiction finale au nombreux
public encore présent à 21h.
Radio Saint-Louis remercie tous ceux
qui ont participé à cette Fête de la
Famille 2013 et leur donne rendez-
vous à nouveau en juin 2014 !
Michel Déglise n
Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
14
* Le Père Gaston Jean-Michel, Témoin de l'Evangile, Editions La Thune.
Disponible à Radio Saint-Louis tél. : 05 96 71 86 04 ou dans certaines paroisses.
Page 15
L
e président, M. Christophe
Honoré, et la secrétaire,
M
me Patricia Germé, ont
fait un travail d’organisation
remarquable pour conduire plus
de cinquante enseignants et
quelques-uns de leurs proches
– ainsi que leur aumônier (moi-
même) – de la Martinique à la
Bosnie-Herzégovine. C’est ainsi
que, le 14 juillet 2013, le groupe
s’envolait d’abord pour Paris où
un bus l’attendait à Orly pour le
conduire au Centre International
de Séjour de la Ville de Paris (CISP).
Le lendemain, nous avions rendez-
vous avec notre guide, M. Jean-
Raymond Cayrel, à l’aéroport
Charles de Gaulle, où nous avons
pris un premier avion pour Zagreb,
puis un second pour Split où nous
attendait un bus pour Medjugorje.
Notre guide nous avait réservé
un petit hôtel tenu par une
certaine Mira et sa famille : la
« Pension Myrha ». L’accueil y a été
extraordinaire, en fait à la hauteur
de la réputation de cette dame.
Le pèlerinage s’est déroulé dans
une ambiance de recueillement et
de foi. Les principaux lieux (Colline
des apparitions, Croix bleue, le
Krizevak, le Cénacle, etc.) ont été
visités dans un climat de prière.
Plusieurs participaient chaque
jour à l’eucharistie en langue
française qui a lieu à 12h, mais aussi
à la messe internationale à 19h.
Cette dernière est précédée de la
récitation du rosaire et suivie d’un
temps de prière pour les personnes
souffrantes, dirigé par un des pères
franciscains qui sont en charge
du pèlerinage. Ce qui caractérise
ce lieu, c’est la conversion ; les
confessionnaux ne désemplissent
pas. J’en ai fait l’expérience…
Pendant notre séjour, nous avons eu
la chance d’entendre un témoignage
d’Yvan Dragicevic, un de ceux qui
disent voir la Vierge chaque jour
depuis trente-deux ans !
Il faut préciser que Medjugorje ne
bénéficie pas d’une reconnaissance
officielle comme Lourdes, Fatima
ou encore, plus près de nous, Finca
Bethania au Venezuela, dans la
mesure où les apparitions ne sont
pas terminées. Pour l’instant,
les chrétiens peuvent y aller
accompagnés de leurs prêtres qui
pourvoient à leurs besoins spirituels
(sacrements et enseignements), sans
caractère officiel. Actuellement,
2 700 000 personnes y vont chaque
année en provenance de presque
tous les pays du monde. A titre de
comparaison, il y en a 5 000 000
à Lourdes qui est le premier lieu
de pèlerinage au monde, toutes
religions confondues. Du reste,
devant cet état de fait (nombre
important de pèlerins), et devant
l’évidence des bons fruits que produit
Medjugorje, il semble que le Vatican
se dirige vers une reconnaissance de
ce lieu comme sanctuaire officiel où
l’on vénère la Vierge Marie au même
titre que Cestokova en Pologne. Cela
permettrait de laisser ouverte pour
l’instant la question de l’authenticité
des apparitions, tout en officialisant
les pèlerinages vers ce lieu.
Au retour, précisément dans le
bus qui nous ramenait à Split, les
équipiers sont passés presque
tous au micro pour donner leurs
témoignages ; c’était vraiment très
beau. Que le Seigneur Jésus Christ
soit béni de nous avoir donné, à
nous ses disciples bien-aimés, sa
Mère pour qu’elle soit la nôtre.
Toutes ces grâces reçues, nous en
sommes persuadés, vont aider ces
enseignants à mieux remplir leur
mission si difficile par les temps qui
courent.
P. Alain Ransay, Aumônier des Equipes
Enseignantes de la Martinique
n
Pèlerinage des Equipes Enseignantes à Medjugorje
L’an dernier (2012), lors de notre retraite préparatoire à la \
rentrée scolaire, nous
avions accueilli M
me Geneviève Lupon qui nous avait parlé de son pèlerinage à
Medjugorje. Les enseignants ont été si frappés de son témoig\
nage qu’ils ont décidé,
peu après, que l’année suivante (c'est-à-dire celle où n\
ous sommes) la retraite du
mois d’août des Equipes Enseignantes se déroulerait là-bas.
Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
15
Page 16
Vie du diocèse
Du 8 au 10 juillet 2013, quatre-vingts catéchistes se sont retrouvé\
s à l’Impératrice
Village pour clôturer une année pastorale débutée le 7 octobr\
e 2012 par leur envoi
en mission.
Retraite de la catéchèse
Venez à l’écart…
D
ans le cadre de l’Année de
la Foi, le thème proposé
était :
La Porte de la Foi.
La catéchèse est un chemin de
foi sur lequel chacun – enfants,
parents et animateurs – s’engage
pour approfondir sa relation à
Dieu en rencontrant Jésus. Trois
questions pour rythmer les trois
jours :
- Comment transmettre, si moi-
même je ne suis pas converti ?
- Comment mettre en relation,
si moi-même je ne me mets pas
en route avec ?
- Comment annoncer Dieu, si je
n’accepte pas d’être appelé et
envoyé par un autre ?
Nous nous sommes donc retrouvés
durant trois jours pour nous laisser
conduire par le Seigneur, nous
ressourcer et méditer
sur notre mission de
baptisés. Les outils pour
nous y aider : l’écoute du
Seigneur dans sa Parole,
la méditation dans le
silence, l’échange
de nos expériences
avec les frères et
sœurs, les forums en
communauté.
Nous avons célébré
l’eucharistie chaque
jour à 11h. Nos journées
ont été encadrées par les prières
communautaires, les Laudes à
7h30 et les Vêpres à 20h30. Les
après-midi, nous avons fait la lectio
divina à partir de l’évangile de Luc
16,17 :
Augmente en nous la foi…
ou médité des mystères du Rosaire.
Nous avons eu six conférences
dont deux forums, animées par
Mgr Michel Méranville, le père Bruno Latour et moi-même,
délégué de l’évêque pour la
catéchèse, autour des thèmes
suivants : Foi et peur en catéchèse
- Etre chrétien - Accompagner une
équipe en catéchèse - Quel sens
donner à sa vie ? Foi et liturgie -
La mission de l’évêque.
Cette session a été pour chacun
une halte dans ce voyage vers le
Royaume, avec comme boussole
Jésus lui-même. En effet, le mardi
9 juillet 2013, nous avons eu une
invitée qui aurait pu tout arrêter,
la tempête tropicale Chantal.
Les rafales de vents, l’orage, le
bruit des toitures plastiques qui
s’envolaient et les chutes d’arbres,
n’ont pas fait fuir les participants
attentifs à l’enseignement du père
Bruno sous un carbet ouvert. Nous
avons expérimenté l’épreuve de la
tempête subie par les apôtres sur
le lac de Tibériade. Oui, durant
tous ces instants, le Christ a été
présent à nos côtés. Le Seigneur est
l’allégresse et la joie de ceux qui le
cherchent : laissons-nous
donc guider par Lui !
La nouvelle année pas -
torale 2013-2014 débute
le 22 septembre 2013
avec l’envoi en mission
par notre évêque de l’en-
semble des animateurs de
la catéchèse (catéchistes,
accompagnateurs de
l’Eveil à la foi, du chemi-
nement et du catéchu -
ménat enfants, jeunes et
adultes).
Dès le lendemain 23 septembre,
une délégation de vingt-neuf
membres s’envolera pour par
-
ticiper au Congrès Mondial des
Catéchistes et au pèlerinage natio -
nal des catéchistes.
Pierre Valey
Délégué de l’Evêque à la Catéchèse
n
Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
16
Réflexion en carrefours
Une vue des participants
Page 17
L
a neuvaine a commencé le
mercredi 21 août. Chaque soir,
les fidèles se rassemblaient à
l’église pour un temps d’adoration,
la prière des vêpres et la messe
présidée par l’un ou l’autre des
prêtres en remplacement dans le
diocèse. Ainsi, durant neuf jours,
la paroisse a vécu au rythme de ces
temps de prière.
Chaque jour de la neuvaine, un
thème particulier était proposé
aux paroissiens et aux pèlerins.
C’est ainsi que le vendredi 23 août
était orienté vers la vie religieuse
et consacrée et avait pour thème :
Avec Marie, ouvrir la porte de
son cœur. Avec les religieuses et
les pèlerins présents, nous avons
demandé à Marie de nous rendre
disponibles au service de l’Amour
et nous avons prié pour toutes les
vocations.
Le samedi 24 août, c’était le
pèlerinage des malades et des
personnels de santé.
Ce même jour, commençaient les
24 heures pour Dieu, pour soi et
pour les autres :
conférences, nuit
d’adoration, messe, temps du grand
pardon. On pouvait également
partir sur les pas de Laure Sabès
ou vivre le chemin de croix. Les
témoignages ont été édifiants.
Le mardi 27 août, le thème retenu
était : Avec Marie, ouvrir notre
porte… et c’est avec la grande
famille des mouvements mariaux
que nous avons demandé à Marie,
consolatrice des affligés, de nous
aider à ouvrir notre porte à toute
personne en quête d’écoute et
de réconfort. Ce fut une journée
vécue sous le signe de l’unité et
du partage.
Le jeudi 29 août,
c’est avec les Equipes
Enseignantes que
nous avons clô
-
turé cette semaine
de neuvaine sur
le thème :
Avec
Marie, franchir la
porte ouverte sur
le monde…
Nous
avons demandé à la
Reine des Apôtres
de nous aider à être
ensemble le Corps
du Christ pour le
salut du monde.
Nous sommes arrivés
ainsi au grand jour
du 30 août consa -
cré au pèlerinage
diocésain. Comme
chaque année, les
pèlerins sont venus
nombreux de toutes
les paroisses partici-
per aux eucharisties
et renouveler leur
consécration à la
Vierge Marie.
Un merci particulier
aux équipes de Radio Saint-
Louis et du Service Diocésain de
Radio Télévision qui ont permis
au plus grand nombre d’être en communion avec nous lors de la
messe pontificale de 10h. Francile Dolly n
Pèlerinage diocésain
Église en Martinique du 22 septembre
17
Avec Marie, franchir la porte de la foi … C’est le thème qui avait été retenu pour
nous aider à vivre le pèlerinage diocésain 2013 au sanctuaire Notre-Dame de la
Délivrande du Morne-Rouge.
pèlerinage des Equipes Enseignantes
Messe pontificale du 30 août 2013
pèlerinage des mouvements mariaux
Page 18
99.5 - 101.3 et 105,3 MHz
www.radiosaintlouis. com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre,
ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05Courriel : contact@radiosaintlouis.com
Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
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Société
Vivre la rentrée scolaire
La rentrée scolaire enregistre, avec les fêtes de fin d’année, l’un des pics
de consommation les plus importants de l’année. Eglise en Martinique s’est
intéressé à la manière dont une famille s’organise pour préparer la rentrée.
P
our cette grande aventure,
pas toujours facile et à
chacun sa recette pour
dépenser le moins : aller le plus
vite et éviter les crises de larmes ?
acheter tout en lots ou au détail ?
choisir de la marque ? privilégier la
mode aux dépens de ce qui est plus
solide ? Autant de questions qui
préoccupent les parents et leurs
enfants, puisque la réussite scolaire
dépend aussi bien des conditions
matérielles que des conditions
psychologiques dans lesquelles les
enfants évoluent.
La rentrée scolaire d’une famille
coûte cher. Les fournitures comme
les cartables, les vêtements adaptés,
demandent un gros investissement
financier. De plus, s’ajoutent à la
liste, et de plus en plus tôt, des
calculatrices, des dictionnaires et
autres objets qui alourdissent vite
la facture. Le changement des
rythmes scolaires, instauré
par arrêté, dans la suite
de la loi de refondation
de l’école, prévoit une
semaine de quatre jours et
demi pour le primaire avec
de nouvelles propositions
pédagogiques. Et mal-
gré l’investissement de
l’Etat, certaines écoles
devront demander une
participation aux parents
pour les activités proposées.
Même si le coût est très bas, pour
des familles en difficulté, c’est tout
de même énorme. Les familles ont
donc profité des dernières semaines
de vacances pour entamer les
grandes courses de la rentrée. Les
rayons de fournitures scolaires des
grandes surfaces se sont vidés à
mesure que le jour de la rentrée
approchait.
Une maman et un papa sont
les premiers tuteurs pour une
éducation complète et réussie de
tout enfant. La vie spirituelle de
nos familles n’est pas à négliger
en cette période trouble. Ne
manquons pas de contempler la
Sainte Famille de Nazareth, sans
pour autant fuir la réalité concrète
vécue par beaucoup de parents ici
en Martinique.
"Nous avons trois enfants qui
fréquentent le système scolaire,
de l'école primaire à l'université
en passant par le collège. En fait,
pour nous, la rentrée commence au
mois de juin car c’est à ce moment
que nous effectuons les premiers
achats en matière de vêtements
et de chaussures. Le mois qui suit,
c'est-à-dire au mois de juillet, nous
procédons à une deuxième série de
dépenses : les fournitures scolaires ;
cette série d'achats concerne
principalement nos deux garçons
dont l'un va au collège et l'autre
est en primaire. Cette année, pour
eux, nous avons dépensé environ
450 euros. En ce qui concerne notre
fille aînée qui poursuit ses études
en Métropole, le coût des études
est beaucoup plus élevé car il nous
faut financer son logement, son
alimentation, son transport et son
assurance.
Les choses demeurent difficiles ;
pour autant, nous vivons tout cela
dans la foi en la Sainte Famille à qui
nous remettons notre vie présente
lors de notre prière en famille le
soir avant de nous coucher. Nous
avons confiance dans la grâce de
Dieu qui, lui aussi, en bon Père de
toute la grande famille humaine,
prend soin de nous. Que Dieu soit
loué pour toutes les merveilles qu'il
fait dans nos familles."
Propos recueillis
par le père Luc Philippon, DEI
n
Dimanche 29 septembre 2013
Horaires des messes :
Samedi 18h et dimanche 5h30, 7h30, 10h00.
FETE DE SAINT-MICHEL
PAROISSE DU FRANÇOIS
Ecole primaire "Aristide Maugée" de Trénelle
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dimanche 22 septembre 2013
Il était une foi chez les enfants !
Cette semaine, Dieu m’est témoin laisse la parole aux plus petits et accueille Sara, Samuel, Axel,
Elya, Kalena et Jeanne. Agée de 5 à 10 ans, la petite bande investit le plateau pour nous dire ce que
signifie être chrétien ; pourquoi ils vont à la messe, ce qu’ils comprennent du Nouveau et de l’Ancien
Testament, ce qu’ils ne comprennent pas aussi… Magguy Faraux, une conteuse guadeloupéenne, leur
fera redécouvrir les paraboles de Jésus en leur racontant le Conte des trois arbres. Nous verrons aussi
comment la liturgie pour les enfants (LPE), proposée lors de la messe, se développe dans les paroisses
réunionnaises.
dimanche 29 septembre 2013
La maladie : épreuve de la foi ?
Ils sont personnels soignants ou malades, quand la maladie ébranle leur foi, comment vivent-ils ? Quelle
route certains ont-ils trouvée dans la prière ? Comment les personnels soignants, parfois déconcertés,
souvent ébranlés, accompagnent au quotidien les malades ? Comment comprendre cette parole du
Christ :
J’étais malade et vous m’avez visité ?
C’est le témoignage de Marie-José Georges que nous écouterons cette semaine sur le plateau de Dieu
m’est témoin
. Elle viendra nous raconter son quotidien d’infirmière au service de cancérologie de l’hôpital
Louis-Mourier à Colombes et nous dire comment sa foi l’aide à surmonter des situations de désespoir et
à continuer.
Nous irons aussi à la Réunion suivre les visiteuses de
la Légion de Marie qui accompagnent ceux qui
souffrent et qui sont seuls.
Nous serons connectés, depuis la Guyane, avec Cécilia dos Santos qui nous parlera de son association
Chrétiens et Sida.
Nous écouterons aussi l’histoire de Tyssia qui nous racontera comment la maladie de Maïa, sa petite fille
de 5 ans, lui a fait perdre, un temps, sa foi.
Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions
Medias
Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468
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N
ous confions à la prière de nos lecteurs le
repos de l’âme du père Louis Vloemens,
de la Congrégation du Saint-Esprit, rappelé
à Dieu le 31 mai dernier.
Le père Louis Vloemens est né à Weede en Belgique
le 20 janvier 1924. Il a été ordonné prêtre à Louvain
le 9 juillet 1950. Il a fait sa consécration à l’apostolat
le 8 juillet 1951.
Après avoir été vicaire au Lorrain, il est curé du
François de 1965 à 1975, puis de Sainte-Luce
jusqu’en 1982. Il retourne en Europe de 1983 à
1990, puis revient à la paroisse de Rivière-Salée
de 1991 à 2003. En 2005, il rentre définitivement
en Belgique, dans la communauté de Nijlen, où il
décédera le 31 mai 2013.
n
Vers la vie
Pour la rentrée, pensez à le réserver
Nouvel Agenda
du Diocèse 2013/2014
Disponible
prochainement
dans les paroisses
et à l’Archeveché
…
Prix de vente
8€
prochainement dans les paroisses
et à l’Archeveché
Page 20
D ieu de compassion,
écoute les cris du peuple syrien,
réconforte ceux qui souffrent à cause de la violence, console ceux qui pleurent leurs morts,fortifie les pays voisins de la Syrie
dans leur secours et hospitalité pour les réfugiés,
convertis les cœurs de ceux qui ont pris les armes, et protège ceux qui se dévouent à la paix.
Dieu d’espoir,
inspire les dirigeants de choisir la paix au lieu de la violence
et de chercher la réconciliation avec leurs ennemis, inspire de la compassion à l’Église Universelle pour le peuple syrien,
et donne-nous l’espérance
d’un avenir de paix fondé sur la justice.
Nous te le demandons par Jésus Christ,
Prince de la Paix et Lumière du monde,
Amen.
Prière proposée par l’Aide à l’Eglise en Détresse
Prière d’intercession
pour la paix en Syrie
