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• ASSEMBLÉE DE RENTRÉE DU PRESBYTERIUM • PÈLERINAGE DIOCÉSAIN • UN NOUVEAU MOINE-PRÊTRE N° 468 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 22 septembre 2013 Appelés pour servir

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Editorial Editorial • Renouvelés pour la mission Mot de l'Evêque • Bonne rentrée • Décret de l’Evêque du 20 juin 2013 Eglise universelle • Allez, sans peur, pour servir : Envoi en mission des jeunes par le Pape François • Les JMJ Locales Liturgie • Parole dominicale Droit canonique • Les exorcismes (1) Vie du diocèse • Assemblée de rentrée du Presbyterium • Un nouveau Moine-Prêtre R.P. Dom Thierry Jérôme • Une seule foi… vécue différemment • Rétrospective : - Fête de Radio Saint-Louis - Pèlerinage des Equipes Enseignantes à Medjugorje - Retraite de la catéchèse - Pèlerinage diocésain Société • Vivre la rentrée scolaire Médias numéro 468 numéro 4 68 • ASSEMBLÉE DE RENTRÉE DU PRESBYTERIUM • PÈLERINAGE DIOCÉSAIN • UN NOUVEAU MOINE-PRÊTRE N° 468 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 22 septembre 2013 Appelés pour servir S ommaire DIRECTEUR DE LA PUBLICATION R.P. Jean de CoulangesRÉDACTEUR EN CHEFR.P. Jean de Coulanges MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Édiprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 58697207 Fort de France Cédex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.cef.fr egliseenmartinique@orange.fr A vec ce premier numéro de l’année scolaire, Eglise en Martinique reprend le collier, comme on dit familièrement. Peut-être beaucoup d’entre nous seront-ils nostalgiques de cette période de congé qui aura été pour eux une période riche en événements, en découvertes, en rencontres et propice à la détente et aux ressourcements. Il est aussi fort probable que, pour d’autres, ce sont des épreuves personnelles ou familiales qui auront assombri le cours plus ou moins paisible de cette période. Nous souhaitons que chacun reprenne ses activités, son travail, avec des énergies et des forces renouvelées. Parmi les événements passés qui ont marqué notre Eglise, nous retiendrons la visite du pape François à Rio, à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse. Le Saint-Père a encouragé la foule immense des jeunes catholiques à ne pas être des chrétiens à temps partiel, des chrétiens ankylosés, de façade, mais les constructeurs d’une Eglise plus belle et d’un monde meilleur. Le message que le Pape a adressé aux évêques brésiliens vaut aussi pour toute l’Eglise. Ce n’est pas en comptant sur sa puissance que l’Eglise catholique pourra attirer ceux et celles qui l’ont quittée : La barque de l’Eglise n’a pas la puissance des grands transatlantiques qui franchissent les océans. Dans un monde divisé et déchiré par la guerre et la lutte pour le pouvoir, les chrétiens doivent se distinguer par leur simplicité et leur offre de réconciliation. En union avec l’assemblée de Rio, les jeunes de notre diocèse se sont réunis au couvent de Cluny, dans la joie, la louange, la prière, avec la participation de quelques prêtres et diacres et de notre évêque, Mgr Méranville. Avec cet élan nouveau donné par le pape François, les jeunes et les moins jeunes sont conviés à prendre part à la mission de l’Eglise dans le monde, chacun selon son charisme. Sans moi, vous ne pouvez rien faire, dit Jésus. Avec lui, tout est possible ! Engageons-nous à faire vivre cette mission enthousiasmante. Autrement, nous courons le risque de faire de ces grands rassemblements des feux de paille qui resteront dans l’histoire comme le souvenir de grands mouvements populaires sans lendemain ! La condition pour que la foi du chrétien soit opérante, c’est quelle parte de l’Amour du Christ, qu’elle participe à la marche de l’Eglise dans sa marche vers son accomplissement (Lumière de la Foi, encyclique du Pape François). Seule a de la valeur, la foi agissant par la charité (Galates 5,6). P. Jean de Coulanges n 2 3 Renouvelés pour la mission 5 6 Couverture : JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013 (photo B. Helmany) 8 (photo B. Helmany) 9 JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013 11 JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013 JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013 10 JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013 13 JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013 14 Couverture : Couverture : JMJ Locales au Couvent Saint Joseph de Cluny - 27 juillet 2013 1414 15 Couverture : 1515 16 19 1616 17 18 4

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Église en Martinique du 22 sepembre 2013 / n°468 33 Mot de l'Evêque Bonne rentrée P our beaucoup d’entre nous, septembre est le mois de la rentrée scolaire et celui de la reprise de nombreuses activités : les vacances étant terminées, la vie quotidienne retrouve ses rythmes et ses contraintes. Nombreux sont celles et ceux qui ne voient dans la rentrée que le simple recommencement d’une routine qui durera au moins jusqu’à l’année prochaine, au mieux jusqu’à la fin de la vie. Plus nombreux encore qu’on ne le pense, sont ceux et celles qui refusent de faire de la vie une simple succession d’habitudes et de routines, mais veulent profiter de chacun de ses instants pour la rendre meilleure pour eux-mêmes et pour les autres. Cependant, s’il est important de rêver dans la vie – à la manière du célèbre I have a dream, du pasteur Martin Luther King – il est aussi important pour réaliser ce rêve, de le concrétiser par des actes. On comprend donc ceux qui disent : « Non à la routine ! Oui ! à l’instant présent », dans la mesure où on peut en faire la petite pierre qui, s’ajoutant aux autres, permet de réaliser l’édifice spirituel que Dieu nous a donné mission de construire. En cette nouvelle « rentrée » des chrétiens s’interrogent : Il y a eu l’annonce de l’Année de la Foi. Le cinquantième anniversaire du Concile Vatican II. Le vingtième anniversaire de la promulgation du catéchisme de l’Eglise Catholique. La renonciation de Benoît XVI à sa charge d’Evêque de Rome et de pasteur de l’Eglise universelle. Les 28 èmes Journées mondiales de la Jeunesse, célébrées par le nouveau Pape François, au Brésil… Tous ces temps forts de la vie de l’Eglise catholique qui ont interpellé, non seulement les catholiques mais les hommes du monde entier, pourront-ils nous aider à envisager la « rentrée », quelle qu’elle soit, autrement que comme le simple recommencement d’une routine ? La grâce de toutes ces célébrations émanant du Christ qui est vivant avec nous jusqu’à la fin des temps, avait pour but de raviver notre foi. De nous rappeler que le Christ est la pierre angulaire sur laquelle repose l’édifice de toute vie. De nous redire que Jésus de Nazareth mort, crucifié et ressuscité, est pour ceux qui croient en lui le chemin, la vérité et la vie. Ces célébrations ont ranimé la joie de notre baptême. On oublie trop souvent que le baptême chrétien n’est pas simplement un acte administratif enregistrant l’adhésion d’un nouveau membre dans une communauté qui en inscrit le nom dans ses registres. Le baptême est le choix délibéré de ceux qui veulent mourir à eux- mêmes en noyant leur égoïsme, leur volonté, leurs peurs et leur fausse sécurité, dans l’eau qui symbolise la vie du Christ qui a le pouvoir de désaltérer tout homme, de le purifier, de le faire renaître enfant de Dieu, capable, avec d’autres frères, de construire un monde nouveau, un monde meilleur. En ce temps de reprise de nos activités, je suggère que chaque jour, ceux d’entre nous qui sont baptisés au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, se souviennent de leur baptême en début de chaque jour, pour en rendre grâce à Dieu en lui disant, par exemple, cette belle prière attribuée au Cardinal Suenens : Seigneur, dans le silence de ce jour nouveau,
 je viens te demander la paix, la sagesse et la force. 
Je veux regarder aujourd'hui le monde
 avec des yeux tout remplis d'amour, 
être patient, compréhensif, doux et sage. Voir au-delà des apparences tes enfants comme tu les vois toi- même, 
et ainsi ne voir que le bien en chacun. 
 Ferme mes oreilles à toute calomnie,
 garde ma langue de toute malveillance, que seules les pensées qui bénissent
 demeurent en mon esprit, Que je sois si bienveillant et si joyeux, que tous ceux qui m'approchent sentent ta présence. Revêts-moi de ta bonté, Seigneur, 
et qu'au long de ce jour, je te révèle. Amen. Aujourd’hui, selon les statistiques, il y aurait plus de deux milliards de chrétiens dans le monde. Un homme sur trois serait chrétien. Si chaque chrétien se rappelait son baptême au début de chaque jour et s’efforçait de vivre en baptisé, c’est- à-dire en regardant les autres et le monde avec les yeux du Christ, en Xxxx

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Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 4 Martinique 40 € Guadeloupe 44 € Guyane 44 € France et étranger 50 € * * * * * Mot de l'Evêque (suite) aimant son prochain avec le cœur du Christ et en faisant la volonté de Dieu comme le Christ l’a faite, le monde ne serait-il pas totalement différent de cette jungle de plus en plus inhumaine dans laquelle il se débat actuellement ? Mais comment revivre son baptême et en célébrer l’anniversaire comme on le fait pour sa naissance, si on en ignore la date ? Pour retrouver cette date il suffit de la demander dans la paroisse où l’on a reçu le baptême. Si la paroisse a des difficultés à repérer cette date dans ses registres on aura le recours de s’adresser au bureau des archives diocésaines, à l’Archevêché. Il ne suffit pas de se souvenir de son baptême pour être chrétien. Il faut surtout connaître le Christ et le suivre, en adhérant à sa Parole, en respectant ses commandements. Sa Parole est dans l’Ecriture Sainte que nous appelons aussi « La Bible ». Parce que le Christ est la Parole vivante du Père, tout passage de la Bible, même dans l’Ancien Testament, se rapporte à Lui. La Bible est le moyen le plus sûr de nourrir sa foi et de renforcer ses liens avec les autres membres de l’Eglise. Si nous voulons reprendre nos activités sur des bases nouvelles et construire sur elles notre réussite, faisons une très large place à la Parole de Dieu dans nos vies. Bonne rentrée à tous. + Michel Méranville, Archevêque n Décret du 20 juin 2013 Mgr Michel Méranville - Archevêché 5-7, rue du Révérend Père Pinchon - 97200 Fort-de-France Aux Prêtres du diocèse, Salut et bénédiction. Chers Frères, La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements me fait savoir que, s’appuyant sur les déclarations récentes du Magistère exprimées dans l’exhortation apostolique Redemptoris Custos, tenant compte de la volonté du Saint-Père Emérite Benoît XVI, confirmée par le Pape François, elle décrète que désormais le nom de saint Jos\ eph, Bienheureux époux de la Vierge Marie, devra être inséré immédiatement après le nom de la Vierge, dans les prières eucharistiques II, III et IV. Pour la langue française, l’insertion se fera comme suit : - Dans la prière eucharistique II : « avec la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec saint Joseph, son époux, les apôtres ». - Dans la prière eucharistique III : « auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec saint Joseph, son époux, les apôtres ». - Dans la prière eucharistique IV : « auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, auprès de saint Joseph, son époux, des apôtres ». Ce décret prend effet pour vous à partir de ce jour où je vous le communique. Fait à Fort-de-France, ce 20 juin 2013 + Michel Méranville, Archevêque

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A llez ! De toutes les nations faites des disciples. Par ces mots, Jésus s’adresse à chacun de vous en disant : "Cela a été beau de participer aux Journées mondiales de la Jeunesse, de vivre la foi avec des jeunes provenant des quatre coins du monde, mais maintenant tu dois aller et transmettre cette expérience aux autres". Jésus t’appelle à être disciple en mission ! Aujourd’hui, à la lumière de la Parole de Dieu que nous avons entendue, que nous dit le Seigneur ? Trois paroles : Allez, sans peur, pour servir. 1. Allez ! Ces jours-ci, à Rio, vous avez pu faire la belle expérience de rencontrer Jésus et de le rencontrer ensemble ; vous avez senti la joie de la foi. Mais l’expérience de cette rencontre ne peut rester renfermée dans votre vie ou dans le petit groupe de votre paroisse, de votre mouvement, de votre communauté. Ce serait comme priver d’oxygène une flamme qui brûle. La foi est une flamme qui est d’autant plus vivante qu’elle se partage, se transmet, afin que tous puissent connaître, aimer et professer Jésus Christ qui est le Seigneur de la vie et de l’histoire (cf. Rm 10,9). Cependant attention ! Jésus n’a pas dit : « si vous voulez, si vous avez le temps, allez » ; mais il a dit : Allez, et de toutes les nations faites des disciples. Partager l’expérience de la foi, témoigner la foi, annoncer l’Évangile est le mandat que le Seigneur confie à toute l’Église, et aussi à toi. Où nous envoie Jésus ? Il n’y a pas de frontières, il n’y a pas de limites : il nous envoie à tous. L’Évangile est pour tous et non pour quelques- uns. Il n’est pas seulement pour ceux qui semblent plus proches, plus réceptifs, plus accueillants. Il est pour tous. 2. Sans peur Quelqu’un pourrait penser : "Je n’ai aucune préparation spéciale, comment puis-je aller et annoncer l’Évangile ?" Cher ami, ta peur n’est pas très différente de celle de Jérémie, quand il a été appelé par Dieu pour être prophète. Oh ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je ne suis qu’un enfant. Dieu dit, à vous aussi, ce qu’il a dit à Jérémie : Ne crains pas […] car je suis avec toi pour te délivrer (Jr 1,7.8). Il est avec nous ! N’aie pas peur ! Quand nous allons annoncer le Christ, c’est Lui- même qui nous précède et nous guide. En envoyant ses disciples en mission, il a promis : Je suis avec vous tous les jours (Mt 28,20). Et cela est vrai aussi pour nous ! Jésus ne laisse jamais personne seul ! Il nous accompagne toujours. De plus, Jésus n’a pas dit : « Va », mais « Allez » : nous sommes envoyés ensemble. Chers jeunes, percevez la présence de l’Église tout entière et de la communion des Saints dans cette mission. Quand nous affrontons ensemble les défis, alors nous sommes forts, nous découvrons des ressources que nous ne pensions pas avoir. Jésus n’a pas appelé les Apôtres pour qu’ils vivent isolés, il les a appelés pour former un groupe, une communauté. Et je désire remercier ici, de tout cœur, les groupes chargés de la pastorale des jeunes, les mouvements et les communautés nouvelles qui accompagnent les jeunes dans leur expérience d’être Église, si créatifs et si audacieux. Avancez et n’ayez pas peur ! 3. Pour servir Chantez au Seigneur un chant nouveau (Ps 95,1). Quel est ce chant nouveau ? Ce ne sont pas des paroles, ce n’est pas une mélodie ; c’est le chant de votre vie, c’est le fait de laisser votre vie s’identifier à celle de Jésus, c’est avoir ses sentiments, ses pensées, ses actions. Et la vie de Jésus est une vie pour les autres. C’est une vie de service. Saint Paul disait : Je me suis fait le serviteur de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible Eglise universelle Allez, sans peur, pour servir : Envoi en mission des jeunes par le Pape François Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 5 Allez ! De toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19) : tel était le thème des Journées Mondiales de la Jeunesse au Brésil du 23 au 28 juillet 2013. Voici des extraits de l’exhortation pressante de clôture que le Pape François a adressée aux jeunes. Voici des extraits de l’exhortation pressante de clôture que le Pape François a

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Eglise universelle (1 Co 9,19). Pour annoncer Jésus, Paul s’est fait serviteur de tous. Évangéliser, c’est témoigner en premier l’amour de Dieu, c’est dépasser nos égoïsmes, c’est servir en nous inclinant pour laver les pieds de nos frères comme a fait Jésus. Trois paroles : Allez, sans peur, pour servir En suivant ces trois paroles, vous expérimenterez que celui qui évangélise est évangélisé, celui qui transmet la joie de la foi, reçoit davantage la joie. Chers jeunes, en retournant chez vous, n’ayez pas peur d’être généreux avec le Christ, de témoigner de son Évangile. Quand Dieu envoie le prophète Jérémie, il lui donne pouvoir pour arracher et abattre, pour démolir et détruire, pour bâtir et planter (Jr 1,10). Il en est de même pour vous. Porter l’Évangile, c’est porter la force de Dieu pour arracher et démolir le mal et la violence ; pour détruire et abattre les barrières de l’égoïsme, de l’intolérance et de la haine ; pour édifier un monde nouveau. Chers jeunes, Jésus Christ compte sur vous ! L’Église compte sur vous ! Le Pape compte sur vous ! Marie, la Mère de Jésus et notre Mère, vous accompagne toujours de sa tendresse : Allez et de toutes les nations faites des disciples ! Amen. n 6 Les JMJ Locales Retrouvez les moments forts des JMJ Locales : un diaporama avec de belles photos de la veillée du vendredi 26 juillet 2013 en paroisse et de la Journée Martiniquaise de la Jeunesse au couvent de Cluny le samedi 27 juillet 2013 \ ! * * * * * JMJ 2013 - Veillée de prière à Copacabana

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dimanche 22 septembre 2013 L a P arole D ominicale Amos 8,4-7 • Psaume 112 • 1 Timothée 2,1-8 • Luc 16,1-13 25 ème dimanche du Temps ordinaire Année C D eux lectures de ce dimanche nous font réfléchir sur l’argent, c’est-à-dire les biens en général : nos maisons, nos voitures, nos appareils électroniques plus ou moins sophistiqués, nos possessions de toutes sortes, aussi bien que l’argent, les comptes en banque et ce qui y ressemble ; toutes choses dont nous avons tendance à vouloir toujours plus. Peut-être sommes-nous capables, comme dit le prophète Amos, d’acheter le malheureux pour un peu d’argent, le pauvre pour une paire de sandales, de le laisser dans sa misère s’il ne sait pas se défendre, par exemple en lui payant un salaire bien trop faible. Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment, dit Amos : nous cherchons à tirer profit de tout. Jésus, de son côté, nous dit que l’argent, quelque avides que nous soyons, ne vaut pas qu’on le garde : mieux vaut s’en servir en le distribuant pour se faire des amis dans les demeures éternelles, au-delà de la vie présente. L’évangile d’aujourd’hui nous invite à donner toute sa place à Dieu au cœur de notre vie. Tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons lui appartient. Nous savons bien qu'en arrivant sur cette terre, nous n'avions rien. Et quand nous en repartirons, nous serons dépouillés de tous nos biens. Ce qu'il faut bien se dire, c'est que nous ne sommes que les dépositaires des biens que nous avons et dont nous jouissons. Dans l'usage de nos biens matériels, nous avons à nous comporter en intendants de Dieu. C'est lui qui nous les a confiés, non pour en abuser, mais pour un usage solidaire. L’argent n’est ni ange ni démon ; il est un moyen. Mais Jésus le qualifie de trompeur car il donne l’illusion que l’on peut s’appuyer sur lui… On se bâtit ainsi de fausses protections et l’on court le risque de négliger l’essentiel. C’est déjà ce que Jésus prêchait en Galilée : Cherchez le royaume de Dieu et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroît. On ouvre des comptes bancaires pour ses enfants et l’on croit ainsi faire ce qui est bien. Mais n’est-ce pas plutôt d’une relation riche et vivante avec leurs parents dont nos enfants ont besoin ? On se dispute des maisons, des héritages, on se brouille avec d’autres êtres humains qui devraient pourtant être nos proches par excellence et l’on passe à côté de l’essentiel. Ne nous laissons pas tromper, nous dit le Christ ! Que toutes nos ressources soient au service de la relation ! Ne gaspillons pas nos biens pour des citernes vides qui ne retiennent pas l’eau. Quel est ce bien véritable dont parle le Christ, sinon la relation vraie que nous avons avec Dieu et avec notre prochain, ces relations qui seules donnent du sens et du goût à notre vie ? Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. C'est donc à un véritable changement de perspective que nous sommes appelés. Ce n'est pas pour rien que Jésus nous parle de l'argent trompeur. La richesse matérielle est une façade qui nous trompe. Elle ne garantit pas que l'homme soit bon, intelligent ou heureux. Elle est souvent un décor qui provoque l’envie. Elle cache parfois bien des misères morales ou spirituelles. Ce qui fait la valeur de notre vie, ce n'est pas l'argent que nous possédons. Cet argent est trompeur car il fait croire aux pauvres que leur vie est sans intérêt parce qu'ils sont sans revenus. Au lieu de servir, il peut asservir. Quand il s'empare d'un être humain, il en fait son maître et son dieu. Il provoque en lui de terribles dégâts. Le cœur de l'homme devient dur, impitoyable, insensible à toute morale. L'évangile de ce dimanche nous invite donc à changer notre regard et notre conduite vis-à-vis de l'argent trompeur. Il s'agit pour nous de faire un bon placement, de l'utiliser pour le bien au service des pauvres et au service de la mission. Dans certains pays, il faut un mois de salaire pour s'offrir une Bible alors que les nôtres traînent dans des bibliothèques qui ne sont même pas ouvertes. Jésus était riche en amitié, il prenait le temps de la rencontre… que ce soit avec la Samaritaine au bord du puits ou avec Simon le pharisien. L’argent et les idoles isolent ; le vrai Dieu nous met en relation. Montrons- nous fidèles dans les petites choses, celles que nous n’emporterons pas avec nous, utilisons-les pour enrichir la communion que nous avons avec nos frères et sœurs, le bien véritable que le Seigneur nous confiera. Puissions-nous entendre alors cette parole : C'est bien, serviteur bon et fidèle… en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t'établirai ; entre dans la joie de ton Seigneur (Mt 25,21). P. Jacek Ossowski Curé du Marin et de Sainte-Anne n Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 8

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Amos 8,4-7 • Psaume 112 • 1 Timothée 2,1-8 • Luc 16,1-13 Quelques précisions étymologiques L e mot exorcisme a pour racine le grec classique êrkov qui signifie serment. De ce mot grec sont dérivés d’autres mots qui ont pour sens : faire prêter serment. Ils soutiennent une pratique dans les procès de l’époque antique qui était la sommation adressée à un témoin de s'en tenir à la stricte vérité. Dans le vocabulaire de l'Église, les mots exorciser et exorcisme servent à désigner, par analogie, une sommation adressée au démon, au nom de Jésus, de reconnaître la toute-puissance divine et, en conséquence, de céder la place ! Un verbe dérivé du mot grec êrkov fut parfois employé au sens de catéchiser les incroyants. C’est probablement parce que les exorcismes étaient fréquents au cours du catéchuménat, ou bien parce que c'est le démon qui retient l'incroyant dans l'erreur. Fondements Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur (Mt 10,1). Si, dans les premiers temps de l’Eglise, les apôtres ont pratiqué des exorcismes, les disciples et les croyants de manière générale chassaient les démons au nom de Jésus Christ ! Perçu plutôt comme un charisme personnel et un privilège hiérarchique, l'exercice de ce charisme n'allait pas sans danger. C’est pourquoi, rapidement, ceux qui en étaient doués ne le mettaient pas en œuvre sans une certaine mission (deputatio) et contrôle de l'Église. C’est ainsi que dès les 4 ème et 5ème siècles, le pouvoir de chasser les démons a rapidement été encadré et organisé. D’office qu’il a pu être, le pouvoir de pratiquer l’exorcisme est devenu un degré des ordres mineurs. Réformée au concile de Trente, la pratique de l’exorcisme est aujourd’hui précisément encadrée par le code de droit canonique de 1983. Qu’est-ce qu’un exorcisme ? Quand l'Eglise demande publi- quement et avec autorité, au nom de Jésus Christ, qu'une personne ou un objet soit protégé contre l'emprise du Malin et soustrait à son empire, on parle d'exorcisme (1). Jésus l'a pratiqué (2) et c'est de lui que l'Eglise tient le pouvoir et la charge d'exorciser. Il existe deux formes d’exorcismes : ➤ L’exorcisme majeur ou solennel ou encore exorcisme sur des possédés, appelé aussi grand exorcisme. Cet exorcisme vise à expulser les démons ou à libérer de l'emprise démoniaque par interpellation directe du démon, et cela par l'autorité spirituelle que Jésus a confiée à son Eglise. Très différent est le cas des maladies, surtout psychiques, dont le soin relève de la science médicale. Il est important donc de s'assurer, avant de célébrer l'exorcisme, qu'il s'agit bien d'une présence du Malin et non pas d'une maladie. ➤ Les exorcismes mineurs. Ils sont en forme déprécative et positive. Dans ces prières, le célébrant ne s’adresse pas directement aux démons et ne recherche pas à connaître leur nom. Ils sont pratiqués pour les catéchumènes et la célébration des baptêmes. Pour les catéchumènes, ces exorcismes sont destinés à montrer la véritable condition de la vie spirituelle, le combat entre la chair et l’esprit, l’importance du renoncement pour vivre selon les béatitudes du Royaume de Dieu et la constante nécessité du secours divin. Ces prières, bien qu’elles se vivent pendant le temps du catéchuménat, peuvent être faites au cours de la période de la première évangélisation qui précède l’entrée en catéchuménat (3). Qui peut pratiquer des exorcismes ? Personne ne peut légitimement prononcer des exorcismes sur les possédés (c. 1172). Le message est simple et explicite. Mais ce même canon précise que, seuls ceux qui ont obtenu une permission particulière et expresse de l’ordinaire du lieu peuvent pratiquer un exorcisme. Ainsi, les grands exorcismes ne peuvent être pratiqués que par les seuls prêtres dûment autorisés par l’évêque du lieu. L’exorcisme mineur, dans la célébration du baptême, sera pratiqué par le célébrant qui peut être un laïc autorisé de manière exceptionnelle par l’évêque. P. Jean-Max Renard, Vice-Official n Les exorcismes (1) Personne ne peut légitimement prononcer des exorcismes sur les possédés, à moins d'avoir obtenu de l'Ordinaire du lieu une permission particulière et expresse. Cette permission ne sera accordée par l'Ordinaire du lieu qu'à un prêtre pieux, éclairé, prudent et de vie intègre (c.1172). Droit canonique Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 9 (1) §1673 du Catéchisme de l’Eglise catholique. (2) Evangile de Marc chap. 1, versets 25 et suivants. (3) Voir §§113, 114 et 69 du Rituel de l’initiation chrétienne des adultes.

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Vie du diocèse Mardi 10 septembre 2013, à 9 heures, le presbyterium a fait sa rentrée au Foyer de Charité de Trinité. Le père Luc Philippon, D.E.I., nous présente cette assemblée de rentrée. Assemblée de rentrée du Presbyterium P our commencer, je voudrais le souligner : quelle joie de nous retrouver après la dispersion du temps des vacances ! Mgr Michel Méranville a tenu à accueillir chacun en particulier, avant d’introduire cette matinée de rentrée par une très belle prière en cette Année de la Foi, prière que nous aurons la joie de partager avec vous dans nos paroisses. Notre rentrée pastorale s’est articulée autour de plusieurs interventions. L’archevêque nous a d’abord fait part de l’activité pastorale du temps des vacances en revenant également sur son état de santé, en lien avec l’hospitalisation du Cardinal Philippe Barbarin. Le Cardinal devait vivre les premières JMJ du Pape François à Rio avec les jeunes de son archidiocèse ; mais, nous le savons, le Seigneur en a décidé autrement. Notre pasteur a tenu à remercier à nouveau les prêtres venus d’ailleurs pour aider notre diocèse à transmettre la foi dans les diverses réalités de la vie des fidèles (baptême, mariage, réconciliation, écoute, visite des malades, accompagnement dans le deuil). Avant de nous donner la feuille de route des mois à venir, il nous a présenté un nouveau prêtre venu nous aider à annoncer Jésus Christ, Bonne Nouvelle pour le monde : le père Philbert Madrandélé. Après l’archevêque, le père Gilles Bolle, supérieur des Spiritains pour le district de la Martinique, nous a donné des nouvelles des prêtres aînés en retraite, ceux qui sont en bonne santé comme ceux dont la santé est plus fragile. Ce fut un moment de compassion sacerdotale et fraternelle. Je ne voudrais pas omettre de vous faire part de la présence au milieu de nous de Monseigneur Gaston Jean-Michel, âgé de 102 ans, doyen des prêtres de la province ecclésiastique, de France aussi vraisemblablement, doyen des animateurs de radio de Martinique et de Métropole. Comme le chante le psaume 91, verset 15 : Vieillissant, il fructifie encore, il garde sa sève et sa verdeur. L’autre moment important de notre rencontre fut l’assemblée générale de l’Association Diocésaine de la Martinique, outil pastoral incontournable, mis en place depuis les lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905. Après l’intervention de son président, l’archevêque de la Martinique, l’économe diocésain, Hervé Lordinot et son adjoint, Yves Bobi, tous deux diacres permanents, nous ont rendu compte des réalités économiques et financières du diocèse de la Martinique. Le commissaire aux comptes, M. José Marraud-des- Grottes, a approuvé et certifié les comptes de l’Association Diocésaine de la Martinique. Le vicaire général, le père Jean-Max Renard, nous a présenté le nouvel agenda diocésain, disponible dans toutes les paroisses et, bien sûr, à l’archevêché. Le père Jean-Max, en sa qualité de vice-official, nous Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 10 Au premier plan, p. philbert Madrandélé Mgr Michel Méranville Le diacre Hervé Lordinot et Monseigneur Gaston Jean-Michel

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a également fait part du grand nombre de dossiers de demande de reconnaissance de nullité de mariage en attente de décisions d’un jugement du tribunal ecclésiastique. Le père Pascal Degras, responsable édito - rial du site Internet du diocèse, a invité toutes les paroisses à transmettre les évé - nements paroissiaux, non seulement passés mais aussi à venir. Avant lui, le délégué de l’évêque à la catéchèse, le diacre permanent, Pierre Valey, avait annoncé la messe d’envoi en mission des catéchistes par notre archevêque le 22 septembre 2013 au palais des sports du Lamentin. Pour terminer, un grand merci au père Emmanuel Aine, Père du Foyer de Charité, et à toute la communauté aidée par des bénévoles, de nous avoir accueillis, comme le leur a demandé leur fondatrice Marthe Robin, dans la prière et la charité. P. Luc Philippon Délégué épiscopal à l’information n Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 11 Le dimanche 8 septembre 2013, en ce 23 ème dimanche du Temps ordinaire et fête de la Nativité de Notre-Dame, eut lieu, au monastère Notre-Dame du Mont des Oliviers de Terreville, un événement joyeux : l’ordination sacerdotale du Frère Thierry Jérôme, profès solennel de ce monastère. U ne foule nombreuse, joyeuse et chaleureuse envahissait l’église du monastère qui se révéla trop petite pour la contenir tout entière. C’est Mgr Michel Méranville, archevêque de Fort-de-France, entouré d’une vingtaine de prêtres, de plusieurs diacres et des moines de Terreville, qui présida cette cérémonie d’ordination. La chorale Orchidée de Schœlcher assura la plus grande partie des chants, la schola du monastère interprétant les mélodies grégoriennes de l’introït, de l’offer- toire et de la commu- nion. Le père Maixent, moine du prieuré de Séguéya (fondation de l’Abbaye de Keur Moussa, au Sénégal) fit résonner les sons de la kora durant l’offertoire et la communion, mettant ainsi une note africaine dans la cérémonie. * * * * * Un nouveau Moine- Prêtre R.P. Dom Thierry Jérôme p. Jean-Max Renard présente le nouvel agenda diocésain Une assemblée très attentive Dialogue avec l'Evêque

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Vie du diocèse Après la procession d’en - trée et le mot d’accueil de Mgr Méranville, le père Prieur de Terrreville, Dom Peter Caesar, retraça assez brièvement le par - cours du Frère Thierry depuis sa naissance au François, le dernier d’une famille de huit enfants. Après une enfance pieuse et des études couronnées par le bacca- lauréat, après le service militaire en Guyane, le frère Thierry gagna le foyer vocationnel Dominique- Savio pour un discernement, sous la direction du père Pierre-Alex Zonzon. Entré au monastère de Terreville, il reçoit, sous la houlette du père Gaston le Nézet, ancien père maître de l’Abbaye Sainte-Anne de Kergonan (en Bretagne), une solide formation monastique qui le conduisit à faire sa profession monastique solennelle le 15 août 2006. Après deux ans d’études philosophiques, le frère Thierry rejoignit le monastère Saint-Martin de Ligugé, près de Poitiers, afin de suivre un cycle de six années de théologie dans le cadre du Studium de Théologie inter-monas - tères, en lien avec la faculté de Théologie du Centre Sèvres à Paris. Le 8 septembre 2012, il reçoit le diaconat. En 2013, il est reçu avec la mention ‘bien’ au baccalauréat de Théologie. Le Père Prieur expliqua rapi - dement ce qu’est un moine- prêtre. Primitivement, les moines n’appartenaient pas à l’ordre sacerdotal. Ils en avaient même une cer - taine méfiance. Les Pères du désert disaient : Méfiez- vous des femmes et des évêques, car les femmes font sortir les moines du désert par le mariage et les seconds par le sacerdoce ! Saint Benoît demande seule - ment que le moine soit un cher - cheur de Dieu, qu’il veuille suivre le Christ, apprendre à le connaître, à l’aimer et à l’imiter. Cette union avec Jésus fut d’abord trouvée dans la séparation du monde et la prière continue. Autour de l’an 1000, la contemplation du mystère de la Passion du Seigneur et de son sacrement qu’est l’Eucharistie porta les fils de saint Benoît, non seulement à désirer, mais aussi à recevoir le sacerdoce. Si le sacerdoce n’est pas essen - tiel à l’état monastique, il existe une grande d’affinité entre eux. Si, en fait, disait Paul VI, on a asso- cié le sacerdoce au monachisme, c’est parce qu’on a perçu l’har - monie qui existe entre la consécra- tion sacerdotale et la consécra - tion religieuse. L’union dans la même personne du caractère sacerdo - tal et de la consé- cration religieuse par laquelle elle s’offre totale - ment à Dieu, la configure d’une façon spéciale au Christ, à la fois prêtre et victime. La messe est le grand acte de contemplation et le Bienheureux Jean Paul II écrivait : Dans la célébration eucharistique, en particulier, ils (les moines- prêtres) accomplissent un acte de l’Eglise et pour l’Eglise, auquel ils unissent l’offrande d’eux-mêmes en communiant avec le Christ qui s’offre au Père pour le salut du monde entier. Même s’il ne participe pas directement au ministère paroissial, le père Thierry, par la célébration de la messe, par son offrande de lui-même, par sa prière constante, par son ministère dans le cadre du monastère, participera activement, quoique de façon cachée, à la réalisation du plan pastoral du diocèse. Remercions le Seigneur pour cette vocation de moine-prêtre et prions la Sainte Vierge d’intercéder auprès de son Fils pour qu’il envoie dans sa moisson de nombreux ouvriers. Fr. François-Xavier Jeanjean moine bénédictin n Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 12 présentation de l'ordinand par le père prieur Imposition des mains par l'Evêque Bénédiction du p . Thierry par l'Evêque Une participation qui a dépassé toutes les attentes

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Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 13 V iens visiter notre belle île, la Martinique… Cette invitation du père Jean-Max Renard, un matin d’une formation des membres des Officialités à Paris, s’est vite transformée en un véritable pèlerinage en cette Année de la Foi. Ce mois de ministère à la Martinique, au service de la paroisse Sainte-Face de De Briant, a été un temps de découverte de la foi et d’échange. Découvertes Au terme de ce séjour à la Martinique, je repars marqué et édifié par la foi des hommes et des femmes que j’ai eu la chance de côtoyer. Je garde l’image d’une foi réelle qui marque la manière pour les ministres de célébrer les sacrements avec dignité et piété : j’ai pris part à des célébrations eucharistiques et à des sacrements de réconciliation vécus avec une réelle ferveur et zèle apostolique. Du côté des fidèles, je garde l’image d’une réelle foi toujours en quête de croissance. Cette ferveur se manifeste par la participation encore massive aux messes (même les messes de semaine) et au sacrement de réconciliation… En plus de cet effectif, on est face à des fidèles qui n’ont pas honte ni peur de manifester leur foi en Dieu : les bénédictions des maisons, des voitures, des objets de piété sont une expression de cette foi et de cet attachement à Dieu dont ils invoquent la protection et le secours. Si saint Jacques évoque la foi qui doit s’exprimer par les œuvres (Jc 2,14), j’ai découvert à la Martinique un témoignage de foi vécue. Cette mise en œuvre de la foi se perçoit par le sens de l’hospitalité, de l’accueil et du service du prochain (on a une Société Saint-Vincent-de-Paul très active). Grâce à la foi, de nombreuses personnes donnent de leur temps au service de la paroisse (accueil, entretien…). Le 30 août dernier, au pèlerinage diocésain de Notre-Dame de la Délivrande à Morne-Rouge, j’ai découvert des chrétiens fiers de vivre leur foi autour de leur pasteur, Monseigneur Michel Méranville. Echanges Saint Paul nous rappelle que tous les chrétiens participent à la vie du Christ et confessent un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. Cependant, cette même foi nous engage différemment : chacun rend compte de sa foi en fonction de son milieu de vie et de ses réalités. Je rentre enrichi par la foi des chrétiens de la Martinique. Cependant, mon passage a été l’occasion d’un réel échange avec les paroissiens de De Briant avec qui j’ai eu l’occasion et la chance de partager l’expérience de foi des chrétiens de Centrafrique. Même si nous partageons une seule et une même foi, nous rendons compte différemment de cette foi. En Centrafrique, grâce à la foi, l’Eglise joue un grand rôle au service de la réconciliation, de la justice et de la paix, du développement et de la promotion humaine. Dans un pays où les droits de l’homme sont souvent bafoués, l’Eglise, par ses pasteurs, est toujours présente pour dénoncer, critiquer et former les consciences… Dans un pays où les provinces sont presque abandonnées par le gouvernement, l’Eglise est là pour aider au développement humain avec la mise en place des écoles et pharmacies villageoises, centres de santé, centres de promotion féminine… Au nom de leur foi, les chrétiens travaillent pour le développement et l’émancipation de l’homme. En cette Année de la Foi, j’ai partagé avec les paroissiens de De Briant l’expérience des catéchistes, ces hommes de foi qui, en plus de la formation et de la préparation aux sacrements, jouent un grand rôle dans l’existence de nos communautés rurales qui ne bénéficient pas d’une visite régulière des prêtres à cause de leur éloignement… Grâce aux catéchistes, l’Eglise est toujours présente et résiste à l’invasion de l’Islam et des sectes. En cette Année de la Foi, j’ai vécu ce séjour à la Martinique comme un réel pèlerinage. Je repars avec de très bons souvenirs d’une véritable vie de foi qui habite les pasteurs et les fidèles de l’Eglise de la Martinique. Merci pour ce témoignage de foi. P. Davy Bangué n Une seule foi… vécue différemment Notre diocèse a eu la joie d’accueillir pendant les vacances des prê\ tres venus d’autres horizons. L’un d’eux, le père Davy Bangué, originaire de Centrafrique mais actuellement en études à Paris, nous dit comment il a vécu\ cette expérience. p . Davy Bangué

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Vie du diocèse Soleil et pluie ont alterné tout au long de la fête de Radio Saint-Louis en ce dimanche 23 juin 2013 ! Mais cela n'a pas douché l'enthousiasme des musiciens et des chanteurs des groupes de louange, ni la joie des spectateurs venus en no\ mbre comme chaque année. Pour ses lecteurs, Eglise en Martinique se fait l'écho de quelques-uns des événements majeurs vécus par notre communauté diocésaine depuis notre dernière parution, le 16 juin 2013. Rétrospective Fête de Radio Saint- Louis M onseigneur Gaston Jean-Michel, inlassable serviteur du Christ de 102 ans, a ouvert la fête à 16h en rappelant les combats et les conquêtes des militants de l'action catholique rurale en Martinique, avant de souligner l'urgence de renforcer les associations familiales catholiques engagées aujourd'hui en première ligne dans la défense de la famille. Il a consacré ensuite son temps à rencontrer ses nombreux lecteurs pour leur dédicacer personnellement le livre* qui lui est consacré. Le groupe Péniel de Saint-Joseph a animé de belle manière la première partie de l'après-midi de louange. Choristes et musiciens se sont donnés pleinement pour louer le Seigneur en proposant un répertoire varié et très apprécié du public présent à Ducos ou à l'écoute sur les ondes de Radio Saint-Louis. Après l'Angélus récité par Mon- seigneur Méranville et les prêtres présents, notre archevêque a rappelé le rôle irremplaçable de la famille dans les sociétés humaines. Pour lui, la crise de la famille est d'ailleurs une des causes de la crise que traverse aujourd'hui l'humanité. Accompagnés de représentants des diverses composantes des familles, les responsables de l' Association des Centres de Préparation au Mariage (ACPM) et des Associations Familiales Catholiques (AFC), Ralph Ragoo et Myriane Gaval ont présenté leurs organisations respectives et ont prié pour toutes les familles de la Martinique. Ensuite, c'est le groupe de Sainte- Marie, Louanges sans frontière, qui a brillamment animé la dernière partie de la fête. Même si les parapluies étaient souvent de sortie, la chaleur et la joie étaient bien présentes sur la Place des Fêtes ce dimanche 23 juin 2013 ! Avec le père Emmanuel Chaulvet et les animateurs de la Pastorale des Vocations, c'est un appel aux jeunes, garçons et filles, qui a été lancé pour qu'ils viennent travailler à la vigne du Seigneur où les ouvriers sont trop peu nombreux ! Les familles chrétiennes sont appelées à donner généreusement au Seigneur les ouvriers dont il a besoin. Pour terminer, le père Luc Philippon a présenté au Seigneur les intentions de prière qui avaient été déposées au pied de la Sainte Famille tout au long de l'après-midi, avant de donner la bénédiction finale au nombreux public encore présent à 21h. Radio Saint-Louis remercie tous ceux qui ont participé à cette Fête de la Famille 2013 et leur donne rendez- vous à nouveau en juin 2014 ! Michel Déglise n Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 14 * Le Père Gaston Jean-Michel, Témoin de l'Evangile, Editions La Thune. Disponible à Radio Saint-Louis tél. : 05 96 71 86 04 ou dans certaines paroisses.

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L e président, M. Christophe Honoré, et la secrétaire, M me Patricia Germé, ont fait un travail d’organisation remarquable pour conduire plus de cinquante enseignants et quelques-uns de leurs proches – ainsi que leur aumônier (moi- même) – de la Martinique à la Bosnie-Herzégovine. C’est ainsi que, le 14 juillet 2013, le groupe s’envolait d’abord pour Paris où un bus l’attendait à Orly pour le conduire au Centre International de Séjour de la Ville de Paris (CISP). Le lendemain, nous avions rendez- vous avec notre guide, M. Jean- Raymond Cayrel, à l’aéroport Charles de Gaulle, où nous avons pris un premier avion pour Zagreb, puis un second pour Split où nous attendait un bus pour Medjugorje. Notre guide nous avait réservé un petit hôtel tenu par une certaine Mira et sa famille : la « Pension Myrha ». L’accueil y a été extraordinaire, en fait à la hauteur de la réputation de cette dame. Le pèlerinage s’est déroulé dans une ambiance de recueillement et de foi. Les principaux lieux (Colline des apparitions, Croix bleue, le Krizevak, le Cénacle, etc.) ont été visités dans un climat de prière. Plusieurs participaient chaque jour à l’eucharistie en langue française qui a lieu à 12h, mais aussi à la messe internationale à 19h. Cette dernière est précédée de la récitation du rosaire et suivie d’un temps de prière pour les personnes souffrantes, dirigé par un des pères franciscains qui sont en charge du pèlerinage. Ce qui caractérise ce lieu, c’est la conversion ; les confessionnaux ne désemplissent pas. J’en ai fait l’expérience… Pendant notre séjour, nous avons eu la chance d’entendre un témoignage d’Yvan Dragicevic, un de ceux qui disent voir la Vierge chaque jour depuis trente-deux ans ! Il faut préciser que Medjugorje ne bénéficie pas d’une reconnaissance officielle comme Lourdes, Fatima ou encore, plus près de nous, Finca Bethania au Venezuela, dans la mesure où les apparitions ne sont pas terminées. Pour l’instant, les chrétiens peuvent y aller accompagnés de leurs prêtres qui pourvoient à leurs besoins spirituels (sacrements et enseignements), sans caractère officiel. Actuellement, 2 700 000 personnes y vont chaque année en provenance de presque tous les pays du monde. A titre de comparaison, il y en a 5 000 000 à Lourdes qui est le premier lieu de pèlerinage au monde, toutes religions confondues. Du reste, devant cet état de fait (nombre important de pèlerins), et devant l’évidence des bons fruits que produit Medjugorje, il semble que le Vatican se dirige vers une reconnaissance de ce lieu comme sanctuaire officiel où l’on vénère la Vierge Marie au même titre que Cestokova en Pologne. Cela permettrait de laisser ouverte pour l’instant la question de l’authenticité des apparitions, tout en officialisant les pèlerinages vers ce lieu. Au retour, précisément dans le bus qui nous ramenait à Split, les équipiers sont passés presque tous au micro pour donner leurs témoignages ; c’était vraiment très beau. Que le Seigneur Jésus Christ soit béni de nous avoir donné, à nous ses disciples bien-aimés, sa Mère pour qu’elle soit la nôtre. Toutes ces grâces reçues, nous en sommes persuadés, vont aider ces enseignants à mieux remplir leur mission si difficile par les temps qui courent. P. Alain Ransay, Aumônier des Equipes Enseignantes de la Martinique n Pèlerinage des Equipes Enseignantes à Medjugorje L’an dernier (2012), lors de notre retraite préparatoire à la \ rentrée scolaire, nous avions accueilli M me Geneviève Lupon qui nous avait parlé de son pèlerinage à Medjugorje. Les enseignants ont été si frappés de son témoig\ nage qu’ils ont décidé, peu après, que l’année suivante (c'est-à-dire celle où n\ ous sommes) la retraite du mois d’août des Equipes Enseignantes se déroulerait là-bas. Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 15

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Vie du diocèse Du 8 au 10 juillet 2013, quatre-vingts catéchistes se sont retrouvé\ s à l’Impératrice Village pour clôturer une année pastorale débutée le 7 octobr\ e 2012 par leur envoi en mission. Retraite de la catéchèse Venez à l’écart… D ans le cadre de l’Année de la Foi, le thème proposé était : La Porte de la Foi. La catéchèse est un chemin de foi sur lequel chacun – enfants, parents et animateurs – s’engage pour approfondir sa relation à Dieu en rencontrant Jésus. Trois questions pour rythmer les trois jours : - Comment transmettre, si moi- même je ne suis pas converti ? - Comment mettre en relation, si moi-même je ne me mets pas en route avec ? - Comment annoncer Dieu, si je n’accepte pas d’être appelé et envoyé par un autre ? Nous nous sommes donc retrouvés durant trois jours pour nous laisser conduire par le Seigneur, nous ressourcer et méditer sur notre mission de baptisés. Les outils pour nous y aider : l’écoute du Seigneur dans sa Parole, la méditation dans le silence, l’échange de nos expériences avec les frères et sœurs, les forums en communauté. Nous avons célébré l’eucharistie chaque jour à 11h. Nos journées ont été encadrées par les prières communautaires, les Laudes à 7h30 et les Vêpres à 20h30. Les après-midi, nous avons fait la lectio divina à partir de l’évangile de Luc 16,17 : Augmente en nous la foi… ou médité des mystères du Rosaire. Nous avons eu six conférences dont deux forums, animées par Mgr Michel Méranville, le père Bruno Latour et moi-même, délégué de l’évêque pour la catéchèse, autour des thèmes suivants : Foi et peur en catéchèse - Etre chrétien - Accompagner une équipe en catéchèse - Quel sens donner à sa vie ? Foi et liturgie - La mission de l’évêque. Cette session a été pour chacun une halte dans ce voyage vers le Royaume, avec comme boussole Jésus lui-même. En effet, le mardi 9 juillet 2013, nous avons eu une invitée qui aurait pu tout arrêter, la tempête tropicale Chantal. Les rafales de vents, l’orage, le bruit des toitures plastiques qui s’envolaient et les chutes d’arbres, n’ont pas fait fuir les participants attentifs à l’enseignement du père Bruno sous un carbet ouvert. Nous avons expérimenté l’épreuve de la tempête subie par les apôtres sur le lac de Tibériade. Oui, durant tous ces instants, le Christ a été présent à nos côtés. Le Seigneur est l’allégresse et la joie de ceux qui le cherchent : laissons-nous donc guider par Lui ! La nouvelle année pas - torale 2013-2014 débute le 22 septembre 2013 avec l’envoi en mission par notre évêque de l’en- semble des animateurs de la catéchèse (catéchistes, accompagnateurs de l’Eveil à la foi, du chemi- nement et du catéchu - ménat enfants, jeunes et adultes). Dès le lendemain 23 septembre, une délégation de vingt-neuf membres s’envolera pour par - ticiper au Congrès Mondial des Catéchistes et au pèlerinage natio - nal des catéchistes. Pierre Valey Délégué de l’Evêque à la Catéchèse n Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 16 Réflexion en carrefours Une vue des participants

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L a neuvaine a commencé le mercredi 21 août. Chaque soir, les fidèles se rassemblaient à l’église pour un temps d’adoration, la prière des vêpres et la messe présidée par l’un ou l’autre des prêtres en remplacement dans le diocèse. Ainsi, durant neuf jours, la paroisse a vécu au rythme de ces temps de prière. Chaque jour de la neuvaine, un thème particulier était proposé aux paroissiens et aux pèlerins. C’est ainsi que le vendredi 23 août était orienté vers la vie religieuse et consacrée et avait pour thème : Avec Marie, ouvrir la porte de son cœur. Avec les religieuses et les pèlerins présents, nous avons demandé à Marie de nous rendre disponibles au service de l’Amour et nous avons prié pour toutes les vocations. Le samedi 24 août, c’était le pèlerinage des malades et des personnels de santé. Ce même jour, commençaient les 24 heures pour Dieu, pour soi et pour les autres : conférences, nuit d’adoration, messe, temps du grand pardon. On pouvait également partir sur les pas de Laure Sabès ou vivre le chemin de croix. Les témoignages ont été édifiants. Le mardi 27 août, le thème retenu était : Avec Marie, ouvrir notre porte… et c’est avec la grande famille des mouvements mariaux que nous avons demandé à Marie, consolatrice des affligés, de nous aider à ouvrir notre porte à toute personne en quête d’écoute et de réconfort. Ce fut une journée vécue sous le signe de l’unité et du partage. Le jeudi 29 août, c’est avec les Equipes Enseignantes que nous avons clô - turé cette semaine de neuvaine sur le thème : Avec Marie, franchir la porte ouverte sur le monde… Nous avons demandé à la Reine des Apôtres de nous aider à être ensemble le Corps du Christ pour le salut du monde. Nous sommes arrivés ainsi au grand jour du 30 août consa - cré au pèlerinage diocésain. Comme chaque année, les pèlerins sont venus nombreux de toutes les paroisses partici- per aux eucharisties et renouveler leur consécration à la Vierge Marie. Un merci particulier aux équipes de Radio Saint- Louis et du Service Diocésain de Radio Télévision qui ont permis au plus grand nombre d’être en communion avec nous lors de la messe pontificale de 10h. Francile Dolly n Pèlerinage diocésain Église en Martinique du 22 septembre 17 Avec Marie, franchir la porte de la foi … C’est le thème qui avait été retenu pour nous aider à vivre le pèlerinage diocésain 2013 au sanctuaire Notre-Dame de la Délivrande du Morne-Rouge. pèlerinage des Equipes Enseignantes Messe pontificale du 30 août 2013 pèlerinage des mouvements mariaux

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99.5 - 101.3 et 105,3 MHz www.radiosaintlouis. com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05Courriel : contact@radiosaintlouis.com Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 18 Société Vivre la rentrée scolaire La rentrée scolaire enregistre, avec les fêtes de fin d’année, l’un des pics de consommation les plus importants de l’année. Eglise en Martinique s’est intéressé à la manière dont une famille s’organise pour préparer la rentrée. P our cette grande aventure, pas toujours facile et à chacun sa recette pour dépenser le moins : aller le plus vite et éviter les crises de larmes ? acheter tout en lots ou au détail ? choisir de la marque ? privilégier la mode aux dépens de ce qui est plus solide ? Autant de questions qui préoccupent les parents et leurs enfants, puisque la réussite scolaire dépend aussi bien des conditions matérielles que des conditions psychologiques dans lesquelles les enfants évoluent. La rentrée scolaire d’une famille coûte cher. Les fournitures comme les cartables, les vêtements adaptés, demandent un gros investissement financier. De plus, s’ajoutent à la liste, et de plus en plus tôt, des calculatrices, des dictionnaires et autres objets qui alourdissent vite la facture. Le changement des rythmes scolaires, instauré par arrêté, dans la suite de la loi de refondation de l’école, prévoit une semaine de quatre jours et demi pour le primaire avec de nouvelles propositions pédagogiques. Et mal- gré l’investissement de l’Etat, certaines écoles devront demander une participation aux parents pour les activités proposées. Même si le coût est très bas, pour des familles en difficulté, c’est tout de même énorme. Les familles ont donc profité des dernières semaines de vacances pour entamer les grandes courses de la rentrée. Les rayons de fournitures scolaires des grandes surfaces se sont vidés à mesure que le jour de la rentrée approchait. Une maman et un papa sont les premiers tuteurs pour une éducation complète et réussie de tout enfant. La vie spirituelle de nos familles n’est pas à négliger en cette période trouble. Ne manquons pas de contempler la Sainte Famille de Nazareth, sans pour autant fuir la réalité concrète vécue par beaucoup de parents ici en Martinique. "Nous avons trois enfants qui fréquentent le système scolaire, de l'école primaire à l'université en passant par le collège. En fait, pour nous, la rentrée commence au mois de juin car c’est à ce moment que nous effectuons les premiers achats en matière de vêtements et de chaussures. Le mois qui suit, c'est-à-dire au mois de juillet, nous procédons à une deuxième série de dépenses : les fournitures scolaires ; cette série d'achats concerne principalement nos deux garçons dont l'un va au collège et l'autre est en primaire. Cette année, pour eux, nous avons dépensé environ 450 euros. En ce qui concerne notre fille aînée qui poursuit ses études en Métropole, le coût des études est beaucoup plus élevé car il nous faut financer son logement, son alimentation, son transport et son assurance. Les choses demeurent difficiles ; pour autant, nous vivons tout cela dans la foi en la Sainte Famille à qui nous remettons notre vie présente lors de notre prière en famille le soir avant de nous coucher. Nous avons confiance dans la grâce de Dieu qui, lui aussi, en bon Père de toute la grande famille humaine, prend soin de nous. Que Dieu soit loué pour toutes les merveilles qu'il fait dans nos familles." Propos recueillis par le père Luc Philippon, DEI n Dimanche 29 septembre 2013 Horaires des messes : Samedi 18h et dimanche 5h30, 7h30, 10h00. FETE DE SAINT-MICHEL PAROISSE DU FRANÇOIS Ecole primaire "Aristide Maugée" de Trénelle

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dimanche 22 septembre 2013 Il était une foi chez les enfants ! Cette semaine, Dieu m’est témoin laisse la parole aux plus petits et accueille Sara, Samuel, Axel, Elya, Kalena et Jeanne. Agée de 5 à 10 ans, la petite bande investit le plateau pour nous dire ce que signifie être chrétien ; pourquoi ils vont à la messe, ce qu’ils comprennent du Nouveau et de l’Ancien Testament, ce qu’ils ne comprennent pas aussi… Magguy Faraux, une conteuse guadeloupéenne, leur fera redécouvrir les paraboles de Jésus en leur racontant le Conte des trois arbres. Nous verrons aussi comment la liturgie pour les enfants (LPE), proposée lors de la messe, se développe dans les paroisses réunionnaises. dimanche 29 septembre 2013 La maladie : épreuve de la foi ? Ils sont personnels soignants ou malades, quand la maladie ébranle leur foi, comment vivent-ils ? Quelle route certains ont-ils trouvée dans la prière ? Comment les personnels soignants, parfois déconcertés, souvent ébranlés, accompagnent au quotidien les malades ? Comment comprendre cette parole du Christ : J’étais malade et vous m’avez visité ? C’est le témoignage de Marie-José Georges que nous écouterons cette semaine sur le plateau de Dieu m’est témoin . Elle viendra nous raconter son quotidien d’infirmière au service de cancérologie de l’hôpital Louis-Mourier à Colombes et nous dire comment sa foi l’aide à surmonter des situations de désespoir et à continuer. Nous irons aussi à la Réunion suivre les visiteuses de la Légion de Marie qui accompagnent ceux qui souffrent et qui sont seuls. Nous serons connectés, depuis la Guyane, avec Cécilia dos Santos qui nous parlera de son association Chrétiens et Sida. Nous écouterons aussi l’histoire de Tyssia qui nous racontera comment la maladie de Maïa, sa petite fille de 5 ans, lui a fait perdre, un temps, sa foi. Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions Medias Église en Martinique du 22 septembre 2013 / n°468 19 N ous confions à la prière de nos lecteurs le repos de l’âme du père Louis Vloemens, de la Congrégation du Saint-Esprit, rappelé à Dieu le 31 mai dernier. Le père Louis Vloemens est né à Weede en Belgique le 20 janvier 1924. Il a été ordonné prêtre à Louvain le 9 juillet 1950. Il a fait sa consécration à l’apostolat le 8 juillet 1951. Après avoir été vicaire au Lorrain, il est curé du François de 1965 à 1975, puis de Sainte-Luce jusqu’en 1982. Il retourne en Europe de 1983 à 1990, puis revient à la paroisse de Rivière-Salée de 1991 à 2003. En 2005, il rentre définitivement en Belgique, dans la communauté de Nijlen, où il décédera le 31 mai 2013. n Vers la vie Pour la rentrée, pensez à le réserver Nouvel Agenda du Diocèse 2013/2014 Disponible prochainement dans les paroisses et à l’Archeveché … Prix de vente 8€ prochainement dans les paroisses et à l’Archeveché

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D ieu de compassion, écoute les cris du peuple syrien, réconforte ceux qui souffrent à cause de la violence, console ceux qui pleurent leurs morts,fortifie les pays voisins de la Syrie dans leur secours et hospitalité pour les réfugiés, convertis les cœurs de ceux qui ont pris les armes, et protège ceux qui se dévouent à la paix. Dieu d’espoir, inspire les dirigeants de choisir la paix au lieu de la violence et de chercher la réconciliation avec leurs ennemis, inspire de la compassion à l’Église Universelle pour le peuple syrien, et donne-nous l’espérance d’un avenir de paix fondé sur la justice. Nous te le demandons par Jésus Christ, Prince de la Paix et Lumière du monde, Amen. Prière proposée par l’Aide à l’Eglise en Détresse Prière d’intercession pour la paix en Syrie