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• CONGRÈS MONDIAL
DES CATÉCHISTES
• ORA ET LABORA • LES AUMÔNERIES
DES LYCÉES
ET DU CAMPUS
N° 470 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 octobre 2013
La mission
de la famille
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Editorial
Editorial
• La famille en question
Mot de l'Evêque
• Je vous envoie
Droit canonique
• Le signe de la croix (1)
Liturgie
• Parole dominicale
Vie du diocèse
• Calendrier du catéchuménat
• Congrès mondial des catéchistes
• La mission en secteur pastoral
•
Ora et labora
• Les aumôneries des lycées et du campus
• Rentrée des Centres de Préparation au Mariage
Société
• Une famille sans père
• L’Opération Toussaint : une action collective de prévention
de la dengue à la Martinique
Médias
numéro
470
numéro
470
• CONGRÈS MONDIAL
DES CATÉCHISTES
• ORA ET LABORA • LES AUMÔNERIES
DES LYCÉES
ET DU CAMPUS
N° 470 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 octobre 2013
S ommaire
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION R.P. Jean de CoulangesRÉDACTEUR EN CHEFR.P. Jean de Coulanges MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Édiprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
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Commission paritaire N° 1115L87225
ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 58697207 Fort de France Cedex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr
egliseenmartinique@orange.fr
L
a reprise des activités scolaires remet en ordre de marche les
associations et les mouvements qui tournaient plus ou moins
au ralenti pendant les congés.
Il ne se passe pas de semaine où l’actualité n’apporte son l\
ot de délits,
de crimes, d’incivilités où les jeunes et leurs familles sont m\
is en cause.
Si on reconnaît une réelle fragilité des jeunes génératio\
ns, la famille
à elle seule ne peut endosser toutes les responsabilités. Le milie\
u
socioculturel exerce une influence profonde sur les jeunes dès leur
enfance et aussi sur les adultes.
Comment faire face et trouver des solutions aux nombreux et graves
problèmes posés par l’éducation et la formation des personne\
s
aujourd’hui ?
Les chrétiens ne peuvent se satisfaire de regrets du passé ou dire\
:
ya
ka !
Ceux qui sont conscients de l’enjeu de la situation savent qu’ils\
ont une mission : ils doivent s’engager et s’associer à d’au\
tres pour
apporter leur soutien à un mieux vivre de la famille qui est le lieu \
où
l’on apprend à devenir un être humain digne de ce nom.
Les associations au service de la famille existent. Elles sont interpellées
par les graves questions posées par la société actuelle. C’est pourquoi
elles cherchent à réajuster leurs objectifs et leurs moyens pour m\
ieux
répondre aux besoins d’aujourd’hui.
Dans notre diocèse, au service de la famille, il y a : les Associatio\
ns
Familiales Catholiques (AFC), les Centres de Préparation au Mariage\
(CPM), les Equipes Notre-Dame (END), la Fraternité des couples
Cana…
L’Eglise a le devoir d’épauler tous ceux et celles qui œuvren\
t au service
de la famille. Elle sait que la cellule de base de toute communauté
humaine est la famille et que, de ce fait, la bonne ou la mauvaise santé
de la famille a des répercussions sur sa propre vie.
Il existe un objectif commun entre la mission de l’Eglise et celle de\
la
famille, quand elles prennent part toutes les deux à l’éducatio\
n éthique,
sociale, spirituelle des personnes. Ici comme ailleurs, la moisson est
abondante mais les ouvriers sont peu nombreux.
Est-il possible pour un chrétien de vivre sa foi s’il s’enferme\
en vase clos
pour se garder pur de toute souillure ? Nous aurons à rendre compte à
Celui qui nous envoie de ce que nous aurons fait ou pas pour le mieux
être des familles.
Le Christ nous appelle à participer pleinement à la vie de sa Famille.
P. Jean de Coulanges n
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La famille en question
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Couverture : photo Association diocésaine
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Couverture : photo Association diocésaine
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une action collective de prévention 18
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Couverture : photo Association diocésaine
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Couverture : photo Association diocésaine
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Mot de l'Evêque
Je vous envoie
L
e soir de sa Résur-
rection, Jésus, appa-
raissant à ses disciples
rassemblés dans un local
dont ils avaient verrouillé
les portes par crainte des
Juifs, leur dit :
La Paix soit
avec vous. Comme le Père
m’a envoyé, à mon tour je
vous envoie.
Où les envoyait-il ? Et pour
faire quoi ?
« Envoyé » se dit « missus »
en latin. Participe passé du
verbe « mittere », il a aussi donné
naissance au mot « mission.
La Journée Missionnaire Mondiale
célébrée ce dimanche 20 octobre
a pour but de rappeler à tous les
chrétiens qu’ils sont et doivent être
des envoyés de Jésus Christ. Mais,
encore une fois, ils doivent être
envoyés où et pour quoi ?
Les Actes des Apôtres, dont les
exégètes attribuent la paternité
à saint Luc et considèrent ce livre
comme étant la deuxième partie
de son Evangile, répondent à
cette double question. Ils nous
apprennent qu’à la veille de
l’Ascension, Jésus dit à ses disciples :
Vous allez recevoir une puissance,
celle du Saint Esprit qui viendra
sur vous ; vous serez alors mes
témoins à Jérusalem, dans toute la
Judée et la Samarie et jusqu’aux
extrémités de la terre
(Actes des
Apôtres 1,8).
Que les disciples de Jésus soient
ses témoins, c’est ce que le Christ
attend d’eux et c’est la mission qu’il
leur a confiée et qu’il leur demande
d’exercer partout dans le monde.
Le mot « témoin » se dit en grec
« martus ». Il est à l’origine du mot
français « martyr » qui définit une personne qui est restée attachée
au Christ au prix de sa vie.
Dans l’Eglise catholique, sont dits
« martyrs » les chrétiens qui ont
versé leur sang pour le Christ en
préférant subir les morts les plus
cruelles plutôt que de le renier.
Etre ses martyrs est la mission que
le Christ a confiée à tous ceux et
toutes celles qui croient en lui et
se disent ses disciples : être ses
témoins jusqu’au don total de leur
vie, partout dans le monde.
Cependant en quoi consiste
« témoigner du Christ » ?
Autrefois, surtout à l’époque des
persécutions, on n’avait guère
l’embarras du choix pour répondre
à cette question : les persécuteurs
proposaient aux chrétiens la vie
sauve s’ils reniaient le Christ et une
mort précédée des plus incroyables
tortures dans le cas contraire. Le
choix à faire était clair et limpide.
Très nombreux cependant ont été
les chrétiens ayant choisi la fidélité
au Christ.
De nos jours, les choix ne sont
plus aussi évidents mais demeurent
bien réels ; et c’est tous les jours
que sont proposées aux chrétiens
les occasions d’être
martyrs, parfois sans le
savoir.
Dans l’une de ses
homélies sur le psaume
118, saint Ambroise
écrit
: « Tu étais tenté
par l’esprit d’impureté ;
mais par crainte du
jugement futur tu as
jugé qu’il ne fallait pas
souiller la chasteté de
l’esprit et du corps : tu
es martyr du Christ. Tu
étais tenté par l’esprit
de lucre pour saisir la
propriété d’un pauvre ou pour
violer les droits d’une veuve sans
défense ; mais, par la contemplation
des préceptes divins, tu as jugé qu’il
valait mieux porter secours que
commettre une injustice : tu es
témoin du Christ. En effet, le Christ
veut avoir de tels témoins ».
A la suite de saint Ambroise, nous
pourrions multiplier les exemples.
Chaque fois que nous avons résisté
aux tentations du monde pour
suivre les commandements de Dieu
et ce que le Christ nous demande,
nous sommes des « martyrs » et
des « témoins » du Christ.
Plus que jamais sans doute, le
monde d’aujourd’hui a besoin de
ces témoins qui ne se conforment
pas aux goûts du temps et à la
mode, quel que soit le domaine
d’intervention dans lequel ils se
trouvent, mais prennent pour
référence le Christ Jésus et son
enseignement.
Par exemple, en ce moment où la
famille traditionnelle, fortement
ébranlée depuis longtemps, se
trouve remise en question par
des lois nouvelles qui nient la
tradition naturelle, vieille de milliers
d’années, les chrétiens se doivent
de rester fidèles au Christ venu
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Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470
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E GLISE EN M ARTINIQUE
Règlement à l’ordr\qe de :
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........................... Code Postal ..................................
Ville .......................................................................\
...........................................................................................
Mot de l'Evêque (suite)
confirmer la révélation divine.
Ce faisant, ils sont témoins, mais
aussi assument le risque d’être
« martyrs » au sens courant du
mot.
Tout homme ou toute femme
choisissant de suivre vraiment le
Christ aujourd’hui doit s’attendre
à subir des sévices d’autant plus
douloureux qu’ils sont sournois,
déguisés et pernicieux. Cependant,
c’est la volonté du Christ que ses
disciples aillent partout porter
sa Bonne Nouvelle et faire de
l’humanité tout entière une
grande famille, un peuple de
frères. Le Christ nous envoie, mais il ne
nous laisse pas seuls. Il est avec
nous jusqu’à la fin des temps.
N’ayons pas peur d’être ses
témoins.
+ Michel Méranville,
Archevêque
n
N
é, comme on
le rapporte, à
Antioche, d’une famille
païenne, adorateur
d’idoles, Luc est un
médecin soucieux de ses
malades dont il connaît
la faiblesse et souvent
la misère. Jusqu'au jour
où il entend saint Paul,
l’apôtre des nations,
parler de Jésus, qui
vient apporter le salut
et la résurrection. Il
se convertit à la foi
au Christ et, pendant
dix-huit ans, devint le
compagnon très cher de
saint Paul, qu’il ne quittera plus
jusqu'à son martyre à Rome en 67.
Il est l'auteur d'un Evangile et du
livre des Actes des Apôtres. Dans
son Evangile, il exposa avec soin
tout ce que Jésus a fait et enseigné
et, dans les Actes des Apôtres, il se fit l’historien des
débuts de la vie de
l’Église jusqu’au
premier séjour de
saint Paul à Rome.
Dans ses écrits, on
trouve plusieurs
termes médicaux
pour parler de la
maladie de ceux
qui s'adressent à
Jésus. Soucieux
d'authenticité,
il nous dit avoir
étudié ses sources,
comme le médecin
écoute son patient
pour mieux dire un diagnostic.
Modeste et compatissant, il retient
plus que les autres évangélistes
tout ce qui marque la bonté du
Sauveur : l'enfant prodigue, le bon
Samaritain, la brebis perdue, la
prostituée qui s'en va pardonnée,
le bon larron. Dante dira de lui : Il est le scribe de la miséricorde
du Christ. Heureux lui-même
d'avoir trouvé le salut, il est, à
sa manière, le chantre de l'amour
incarné comme saint Jean le sera
de l'amour infini de Dieu Trinité.
C'est lui qui nous a parlé avec
tant de délicatesse de la Mère de
Dieu, la toute pure et toujours
Vierge Marie dont il nous dit :
Elle méditait toutes ces choses
en son cœur ; ce qui veut dire
qu'avec amour, Marie relisait dans
sa mémoire les faits et gestes du
Seigneur, pour en approfondir
toute la signification, comme saint
Luc l'a fait en écoutant saint Paul et
en nous transmettant cet évangile
de la bonté de notre Père du ciel.
Il est fêté le 18 octobre. Il a été,
tôt, choisi comme patron des
médecins, de même que les deux
frères, saint Côme et saint Damien,
morts martyrs en Syrie.
n
Saint Luc - Evangéliste et évêque (1 er siècle)
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L
e premier geste que le prêtre
accomplit sur l'enfant présenté
au baptême est un signe de
croix tracé sur le front :
Je te marque
de la croix, qui est le signe du Christ,
notre Sauveur.
Lors de la confirmation, l'évêque
fait le signe de la croix avec le saint
chrême sur le front du confirmand,
en disant :
Sois marqué de l'Esprit
Saint, le don de Dieu.
À la messe, le célébrant fait un signe
de croix sur le pain et le vin tout en
disant l'épiclèse qui demande que
ces espèces deviennent le corps et
le sang du Christ.
Dans le sacrement du pardon, le
prêtre fait le signe de croix tout en
donnant l'absolution et en général
le pénitent qui la reçoit se signe
lui-même.
Dans les autres sacrements
(ordination, onction des malades),
l'onction sur le front ou sur les mains
est toujours faite en forme de croix.
Pour le mariage, le signe de croix
accompagne la bénédiction des
alliances.
Le signe de croix est aussi présent
dans les rites de bénédiction. Le Rituel
des Bénédictions précise : Les gestes
qui reviennent le plus souvent sont
l'extension ou l'élévation des mains,
l'imposition des mains, le signe de
croix, l'aspersion d'eau bénite et l'en-
censement... Si les gestes employés
dans les bénédictions, et surtout le
signe de la croix, sont une manière
d'évangéliser et de communiquer
la foi, il n'est cependant pas permis
d'ordinaire de bénir des objets ou des
lieux par un simple signe de croix sans
l'accompagnement d'aucune Parole de
Dieu ou de quelque prière, cela pour
rendre plus active la participation et
pour éviter le risque de superstition.
Il en va de même, dans le domaine
des exorcismes. Dès les premiers
siècles, les adultes candidats au bap-
tême ont fait l'objet de nombreux
exorcismes, destinés à les libérer du
pouvoir démoniaque et dans lesquels
le ministre accompagne ses adjura-
tions soit de l'imposition des mains,
soit du signe de la croix tracé sur
le front, les oreilles et les narines.
Dans le nouveau Rituel de l'Initia-
tion Chrétienne des Adultes, les exor-
cismes de préparation au baptême
recourent bien plus à l'imposition
des mains qu'au signe de croix. Mais
le signe de croix, avec l'aspersion
d'eau bénite, demeure un élément
important des célébrations antidé-
moniaques que les exorcistes sont
appelés à accomplir. L'antagonisme
entre la croix et le diable est déjà
affirmé, au début du III ème siècle, dans
la Tradition Apostolique : Si tu es
tenté, signe-toi le front avec piété ; car
c'est là le signe de la Passion, connu
et éprouvé contre le diable… En nous
signant le front et les yeux avec la
main, écartons celui qui tente de nous
exterminer…
Le chrétien a souvent l'occasion de
faire le signe de la croix sur sa poi-
trine, au début et à la fin de la prière
personnelle, lorsqu'il entre dans une
église ou en sort, au début des repas,
en passant devant une église, une
croix ou un cimetière.
Le signe de la croix est avant tout
le
signe de l'appartenance au Christ qui,
pour nous, a souffert la croix. Il est,
de façon plus ou moins consciente,
un rappel du baptême, car c'est
par le baptême que nous sommes
devenus chrétiens. De manière plus
mystérieuse, le signe de la croix est
devenu le signe du Dieu trinitaire,
puisqu'il est tracé
au nom du Père et
du Fils et du Saint Esprit.
On ne sait pas à quelle époque et dans quelles
circonstances précises l'Église a eu
l'idée géniale d'associer la Trinité au
signe de la croix. On ne sait pas non
plus exactement à quel moment le
signe de la croix, tracé d'abord sur
le front, s'est agrandi pour marquer
toute la personne du chrétien, du
front à la poitrine et d'une épaule
à l'autre. Ce signe si souvent répété
associe donc le chrétien, dans toute
sa personne, non seulement à la croix
du Christ, mais à la vie mystérieuse de
la Trinité. Et le Catéchisme de l’Eglise
Catholique précise que le chrétien
commence sa journée, ses prières et ses
actions par le signe de la croix, au nom
du Père et du Fils et du Saint Esprit.
Amen. Le baptisé voue la journée à la
Gloire de Dieu et fait appel à la grâce
du Sauveur qui lui permet d'agir dans
l'Esprit comme enfant du Père. Le
signe de la croix nous fortifie dans les
tentations et dans les difficultés.
En Martinique, depuis quelque
temps, une pratique tend à négli-
ger le signe de la croix, comme pour
l’économiser, le neutraliser et lui
enlever tout sens profond. Certains
croient même que faire un signe de
croix sur soi c’est attirer la mort !
Au contraire, soyons fiers du signe
de la croix, trésor légué par le Christ
lui-même. Il est signe de l’Amour du
Christ pour chacun, signe de recon-
naissance de tous les chrétiens et
signe d’appartenance à Dieu, Père,
Fils et Saint Esprit ! A bon entendeur
salut !
P. Jean-Max Renard,
Vice-Official
n
Le signe de la croix
(1)
Le signe de croix est assurément le signe le plus fréquemment employé dans la\
liturgie et dans la piété chrétienne. Il apparaît dans tous les s\
acrements, il tient
une place importante dans les bénédictions et les exorcismes et il accompagne
la vie quotidienne du chrétien.
Droit canonique
Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470
5
(1) Inspiré de l’article de Philippe Rouillard dans Catholicisme hier, aujourd’hui et demain, Jacquemet, Mathon et Baudry, éditions Letouzé et Ané
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Dimanche 20 octobre 2013
L a P arole D ominicale
Exode 17,8-13 • Psaume 120 • 2 Timothée 3,14-17 ; 4,1-2 • Luc 18,1-8
29 ème dimanche du Temps ordinaire
Année C
A
l’occasion de la consécration
du monde entier au Cœur
Immaculé de Marie par le
Pape François, pendant que l’Année
de la Foi s’achève, la Semaine
Missionnaire Mondiale 2013 se
clôture sur le plan de la célébration
dominicale dans une liturgie de
la Parole axée sur le dialogue
de l’âme avec Dieu : la prière…
La boutade pédagogiquement
élaborée par Jésus dans son
enseignement permet de dire qu’il
s’agit de la permanence dans la
prière, ou de la prière permanente,
dans la vie du croyant :
La prière – son rôle dans notre
existence
La prière persévérante…
La prière d’intercession.
La première lecture et l’Evangile
de ce dimanche mettent un
accent particulier sur l’excellence
d’une prière persévérante, mains
levées (symbole de la prière) : la
permanence des mains levées de
Moïse, du lever du jour au coucher
du soleil, a garanti la victoire de
Josué sur les Amalécites. « Les
gens d’armes combattent, … et
Dieu accorde la victoire… ». Parole
attestée dans le psaume 120 :
« Notre secours c’est Dieu, le
Maître du monde ».
Tous les passages de l’Ecriture sont
inspirés par Dieu qui veut par eux :
. Eclairer notre intelligence
. Changer notre cœur
. Modeler notre agir humain.Ainsi, seule la persévérance dans
la prière est une des preuves de la
manifestation de notre foi.
Certains lisent la Bible par esprit
de curiosité ou par vénération
pour une littérature ancienne !
D’autres encore y cherchent un
idéal supérieur de vie qu’elle
propose… L’essentiel pour notre
vie et pour notre foi, c’est de
découvrir progressivement ce que
Dieu nous y enseigne sur le mystère
de son être, ainsi que son projet
sur l’humanité. La pédagogie de
Dieu est, sans conteste, proposée
et offerte afin de redresser notre
tendance humaine à idolâtrer tout
ce qui nous séduit ; éduquer et
réussir à établir la pleine stature
de l’homme parfait tel que Dieu
lui-même le veut.
Les expériences de la vie, des moins
heureuses aux plus heureuses,
nous font passer par « le creuset
de la purification » de notre
conception de Dieu et de sa vie en
nous. Et quand la Parole de Dieu
nous prend parfois à contre-pied,
apprenons à garder notre cœur
dans la sérénité !
Si la réclamation persistante de la
veuve, personne démunie, sans
ressource et marginalisée, a pu
exaspérer ce juge sans scrupules
et le pousser à se décider afin
de lui rendre justice, combien
plus une prière (une oraison)
durable, persévérante (dépouillée
d’idolâtries…) sera-t-elle efficiente
sur Dieu qui nous aime et qui veut
nous combler !
Alors, pourquoi prie-t-on ? Pour
changer Dieu ? Ou bien pour que
la prière nous transforme, nous
conduise à entrer avec foi dans
son plan d’amour, son dessein
sur nous ?
Ce que nous avons à faire, c’est :
- Prier avec constance, persévé-
rance.
- Prier avec confiance et amour
comme des enfants.
- Prier et surtout demander
l’Esprit Saint et pas seulement
des choses matérielles.
Jésus nous encourage à LE
demander, en nous donnant
l’assurance que nous LE recevrons :
(…) combien plus le Père céleste
donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux
qui le lui demandent !
(Luc 11,13)
Le Bienheureux Frère Gilles
d’Assise, compagnon de saint
François, résume l’idée de cet
Evangile quand il dit : « Prie avec
fidélité et dévotion, car une grâce
que Dieu ne t’a pas accordée cette
fois, il peut te la communiquer en
une autre occasion. Pour ta part,
mets humblement tout ton esprit
en Dieu et Dieu mettra en toi sa
grâce, selon son bon plaisir ».
P. Hippolyte Toglobessé
Vicaire à Rivière-Pilote,
Josseaud et Sainte-Luce
n
Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470
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Vie du diocèse
Calendrier du catéchuménat
Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470
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L'initiation chrétienne des adultes se réalise selon un itinéra\
ire catéchuménal
structuré par l’alternance de temps de catéchèse et d’étapes liturgiques
célébrées en Eglise. Voici le calendrier des étapes importantes qui jalonnent
le cheminement du catéchumène, communiqué par le Service diocésain du
catéchuménat.
DATEDESIGNATION LIEUOBSERVATION
01/12/2013 Célébration de l'entrée en
catéchuménat ParoisseNon-baptisés débutant le parcours catéchuménal -
date recommandée (voir ci-dessous la deuxième
date possible)
13/01/2014 Date limite pour transmettre au Service diocésain la liste des catéchumènes qui feront l'Appel décisif (non-
baptisés) le 9 mars 2014. Joindre en même temps, dans une enveloppe fermée à l'intention de l'évêque, les lettres
de motivation des catéchumènes qui recevront les sacrements de l'initiation chrétienne (Le SDK se chargera de
transmettre les lettres à l'évêque)
09/03/2014 Célébration de l'Appel décisif Eglise EmmaüsConcerne les non-baptisés qui recevront les
sacrements de l'initiation chrétienne à la vigile
pascale 2014
16/03/2014 Célébration de l'entrée en
catéchuménat ParoisseNon-baptisés débutant le parcours catéchuménal
(deuxième date possible si cela n'a pas pu être fait
le 1
er décembre 2013)
20/03/2014 Date limite pour transmettre au Service diocésain la liste des recommençants qui seront confirmés \
le 18 mai 2014.
Joindre en même temps les lettres de motivation dans une enveloppe fermée à l'intention de l'évêque
(Le SDK se chargera de transmettre les lettres à l'évêque)
23/03/2014 Premier scrutin : l'eau (la samaritaine) Paroisse
Les trois scrutins concernent les catéchumènes
appelés à recevoir les sacrements de l'initiation
chrétienne à la vigile pascale 2014
30/03/2014
Deuxième scrutin : la lumière (l'aveugle
né) Paroisse
06/04/2014 Troisième scrutin : la vie (la résurrection
de Lazare) Paroisse
19/04/2014 Célébration des trois sacrements de
l'initiation chrétienne lors de la vigile
pascale Paroisse
Baptême, Confirmation et Eucharistie
18/05/2014 Eucharistie et confirmation des
recommençants Sera précisé
ultérieurement Concerne les baptisés qui ont fait le parcours
catéchuménal pour recevoir la confirmation et/ou
l'eucharistie
29/06/2014 Messe des néophytes Sera précisé
ultérieurement Concerne tous ceux qui ont reçu les sacrements de
l'initiation chrétienne
Ce calendrier liturgique concerne : les adultes qui cheminent pour recevoir le baptême, la confirmation et l'eucharistie ; les
recommençants qui cheminent pour recevoir la confirmation et éventuellement l'eucharistie.
NB : TRADITIONS
TRADITION DU SYMBOLE DE LA FOI (CREDO)
TRADITION DE L'ORAISON DOMINICALE (NOTRE PERE)
(cf. art. 175 du RICA "Rituel de l'initiation chrétienne des adultes")
Lorsque la formation des catéchumènes sera achevée ou entamée depuis un temps suffisamm\
ent long, les traditions seront
célébrées, après les scrutins, si du moins elles n'ont pas eu lieu auparavant (N. 120 du RICA).
art. 176 : Il est souhaitable que ces traditions soient faites devant la communau\
té des fidèles, après la liturgie de la Parole d'une
messe de semaine….
cf. art. 177 et suivants
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Vie du diocèse
Du 26 au 29 septembre 2013, dans le cadre de l'Année de la Foi, se tenait
à Rome le congrès mondial des responsables diocésains de la catéchèse. En
parallèle, un pèlerinage, ouvert plus largement à tous les acteurs de la catéchèse,
était proposé par le Service national de la catéchèse et du catéchuménat. Pierre
Valey, responsable du Service diocésain de la catéchèse, et une délégation de
catéchistes ont participé à ce double événement.
Congrès mondial des catéchistes
S
ans m’étendre sur le séjour
dans la Ville éternelle, sur
ses merveilles artistiques
et monumentales et surtout sur
l’attirance et la fascination que
l’on ressent face à l’imposante
façade de la Basilique Saint-Pierre,
je voudrais partager avec vous ce
que le Pape François, assis dans la
grande salle Paul VI et s’adressant
aux 1 600 congressistes venus de
51 pays, nous a livré sans détour :
Il faut toujours repartir du Christ,
nous a-t-il dit. Que signifie ce
« repartir du Christ » pour un
catéchiste ? Le Pape va le détailler
en trois points :
1- Avoir une familiarité avec Lui :
« Demeurez dans mon amour
comme le sarment est attaché à
la vigne ». « Si nous sommes unis à
lui, nous pouvons porter du fruit ».
2- L’imiter dans le fait de sortir
de soi et d’aller à la rencontre de
l’autre au nom de Jésus : c’est cela
le travail du catéchiste.
3- Ne pas avoir peur d’aller dans les
périphéries. Le Pape, citant Jonas
qui, dans la Bible, se montre peu
enclin à aller à Ninive, nous incite
à ne pas avoir peur de sortir de nos
schémas pour suivre Dieu : « Car
Dieu va toujours au-delà ; Il n’a
pas peur ! ».
Le Pape dresse, avec humour, le
portrait du catéchiste qui a peur
ou qui reste tranquille : « il finit
par être une statue de musée » ; ou celui du catéchiste rigide : « il
devient rabougri et stérile ».
Mais il nous rassure et nous
conforte en disant : « Mais Jésus
dit
: Allez, je suis avec vous ! C’est
cela notre beauté et notre force : si
nous allons, si nous sortons porter
son Evangile avec amour, avec
un vrai esprit apostolique, avec
vérité, Lui marche avec nous, Il nous
précède, Il est le premier ».
Danièle Césaire n
Ce que je retiens pour ma mission ?
« Laisse-toi regarder par le Christ » et
« Le cœur du catéchiste vit de deux
mouvements : union avec Jésus, rencontre
avec les autres ; s’il en manque un des
deux, le cœur ne bat plus ».
Vous êtes catéchistes ! Ce n’est pas un
FAIRE, mais d’abord un ETRE. Etre
catéchiste, ce n’est pas un métier, c’est
une vocation. Avant même d’annoncer
le Christ par une rencontre, un
enseignement, c’est par sa vie que le
catéchiste témoigne de la Bonne Nouvelle.
8
Page 9
9
Le pape François nous a enchantés, pas tant par le
contenu de son enseignement que par la manière
dont il nous parlait. Sa parole était adressée à chacun
de nous personnellement et il habitait cette parole.
Le catéchiste est celui qui
garde en mémoire Dieu et sait
éveiller la présence de Dieu
chez ceux qu’il rencontre,
une présence du Seigneur
qui réchauffe le cœur. Cela
engage toute une vie.
Je rentre fortifiée de ce congrès. Quatre jours
de conférences, de rencontres, de partages.
L’après-midi de vendredi avec le pape François
a été particulièrement marquante. J’ai été très
impressionnée par son humanité, sa simplicité,
la force de sa présence. Ses paroles sont à la fois
simples et profondément spirituelles.
Le pape nous a invités à sortir dans les périphéries,
à ne pas rester enfermés dans nos milieux de vie,
nos paroisses. Quand nous pensons à aller dans
les périphéries, le Christ nous précède dans les
cœurs blessés.
Catéchiser, c’est
laisser Dieu ouvrir
nos yeux à la lu-
mière de la foi pour
oser une réponse
personnelle et ecclé-
siale.
Pour un disciple,
la première chose
est de rester avec
le Maître, l’écouter,
apprendre de Lui.
Et cela vaut tou-
jours, c’est un
cheminement qui
dure toute la vie !
Comment est-ce que je vis ce fait de rester avec
Jésus, ce fait de demeurer en Jésus ? Ai-je des
moments durant lesquels je reste en sa présence,
en silence, je me laisse regarder par Lui ? Est-ce
que je laisse son feu réchauffer mon cœur ? Si,
dans notre cœur, il n’y a pas la chaleur de Dieu,
de son amour, de sa tendresse, comment pouvons-
nous, nous, pauvres pécheurs, réchauffer le cœur
des autres ?
Repartir du Christ
signifie l’imiter
dans le fait de sortir
de soi et d’aller
à la rencontre de
l’autre. C’est une
expérience belle et
un peu paradoxale.
Pourquoi ? Parce
que celui qui met le
Christ au centre de
sa vie se décentre !
Plus tu t’unis à
Jésus et Lui devient
le centre de ta vie,
plus Lui te fait sortir
de toi-même, te
décentre et t’ouvre
aux autres.
Offrir le Christ, Chemin, Vérité et Vie, quitte à
prendre des risques : Je préfère mille fois une
Eglise accidentée à une Eglise malade, nous a
dit le Saint-Père. Ne restons pas figés, ouvrons
nos cœurs, ancrons-nous dans la communauté
ecclésiale, soyons l’Evangile vivant porté à nos
frères ! Voilà de quoi donner un nouveau souffle
à la pastorale de nos équipes.
Te laisses-tu regarder par le Seigneur ? Lui
nous regarde et cela, c’est une manière de prier.
Mais comment fait-on ? Regarde le tabernacle
et laisse-toi regarder… c’est simple ! C’est un
peu ennuyeux, je m’endors… Endors-toi, endors-
toi ! Mais sois sûr que Lui te regarde ! Et cela
est beaucoup plus important que le titre de
catéchiste : cela fait partie de « l’être catéchiste ».
Page 10
Vie du diocèse
A l’occasion du dimanche de la mission, Eglise en Martinique a demandé au père
Pierre Henderson comment se concrétise sa mission sur son secteur.
La mission en secteur pastoral
Eglise en Martinique :
Pouvez-vous nous préciser quelle
est votre mission ?
P. Henderson : Cela fait
maintenant cinq ans que j’ai la
charge de curé – responsabilité
canonique reçue de l’Evêque –
pour les paroisses du Lorrain et
de Marigot. Depuis deux ans,
j’occupe la fonction de modérateur
du district du Lorrain pour le
travail pastoral en commun et
l’harmonisation du secteur. Ce
district compte 17 670 habitants,
soit six paroisses : Lorrain, Marigot,
Ajoupa-Bouillon, Basse-Pointe,
Macouba, Grand-Rivière.
EeM : Quelle est la physionomie
globale de ces deux paroisses ?
P. H : La population du Lorrain
s’élève à 7 919 habitants et celle
du Marigot à 3 635 habitants. Le
nombre d’enfants catéchisés est de
420 enfants pour le Lorrain et de
230 enfants pour le Marigot.
EeM : Y a-t-il une unité dans
ce secteur ? des particularités
inhérentes à chaque paroisse ?
P. H : De fait, il y a une unité
pastorale. Ces paroisses, jusqu’à
l’année dernière, étaient
animées par trois prêtres :
un curé, un vicaire et un
prêtre habitué. Nous ne
sommes que deux pour
commencer la nouvelle
année pastorale, mais cela
ne nous empêche pas de
poursuivre la mission. Par
décision de l’évêque, nous
serons aidés le week-end
par le père Emmanuel
Chaulvet, responsable des
vocations et de la pastorale des
jeunes.
Même s’il existe des difficultés pour
un travail commun harmonieux,
nous arrivons quand même à
des résultats pastoraux. Ce que
nous constatons chez les fidèles,
c’est une certaine peur de
travailler avec l’autre, si bien que
l’investissement des personnes
n’est pas suffisant. On dénote un
repli sur soi-même. Ce qui se fait
au Lorrain, se fait aussi à Marigot
avec des spécificités par rapport
à l’engagement et au dynamisme
des fidèles dans la communauté.
Le changement amorcé dans la
communauté viendra des jeunes
et de l’encadrement qui leur sera
prodigué. Car l’unité doit se faire
d’abord par eux car on sent de la
résistance chez les aînés.
Une mission de ce type s’appuie
d’abord sur les forces vives et
elles sont nombreuses pour les
deux communautés, mais elles
restent en deçà des besoins : il
faut sans cesse faire appel afin de
renouveler les services. Dans les
deux communautés, nous avons
des temps forts (ex. : le carême des
hommes, le repas pascal, les nuits
d’adoration, théâtre, rencontres
pour les couples et un gros travail
sur l'histoire…). Nous assurons
même une antenne à la radio
locale par l’animation d’émissions
en direct et interactives. A mon
humble avis, nous ne sommes pas
restés statiques : nous avons essayé
de doter la paroisse de moyens
technologiques pour assurer la
mission. Deux carences à constater
sur nos deux communautés : le
manque d’infrastructures et la
faible participation à la formation
nécessaire dispensée par le diocèse.
EeM : Sur quels moyens vous
appuyez-vous pour mener à bien
votre mission ?
P. H : Dans ma mission, je suis
aidé, mais je ne peux agir de façon
cohérente avec une équipe qui
n’est pas pérenne mais provisoire,
cela limite un peu les projets.
Tout prêtre connaît le surbooking
dans sa mission et comme dit
le Christ Jésus : La moisson est
abondante mais les ouvriers sont
peu nombreux.
EeM : Qu’est-ce qui vous permet
de dire qu’il y a des choses qui
avancent ?
P. H : Au niveau des deux
communautés, j’ai vu des avancées
Église en Martinique / n°470
10
P. Pierre Henderson - Fête patronale du Marigot
Décoration de l’église du Marigot à l'occasion de la fê\
te patronale
Page 11
concrètes pour l’organisation des
dix ans d’ordination du père José
N’Goma et, de façon plus large,
les JMJ ont été l’occasion de réunir
tous les jeunes du
district. Aujourd’hui,
ma préoccupation, ce
sont les jeunes dans
la rue et aussi le désir
que la communauté
avance dans son
discernement par
rapport à l’évangile. Les
projets, nous en avons
plein la tête, il manque
parfois des bras et de
la bonne volonté ;
ce sont toujours les
mêmes qui réagissent. Pour le
catéchisme, j’aurais souhaité des
binômes par groupe ou parfois des
couples, mais cela tarde encore.
J’ai constaté également que les
jeunes et les hommes sont revenus
à l’église avec la réouverture de
notre église paroissiale.
EeM : Que diriez-vous à un jeune
de votre paroisse qui viendrait
vous annoncer son souhait de
devenir missionnaire ?
P. H : La mission ne concerne pas
que les prêtres ou les religieuses,
bien qu’ils soient indispensables.
Il faut aussi des jeunes laïcs qui
partent pour la mission « ad
gentes » (vers les nations). Nous
sommes tous baptisés pour la
mission mais il nous faut parfois
du temps pour découvrir cet
appel du Seigneur inscrit en nous
et quelle forme donner à notre
réponse. Car nous avons à prendre
position pour le Christ là où
nous sommes et la mission
c’est aussi en Martinique ! Etre
missionnaire, c’est faire que les
allers soient des retours et que
les retours soient des allers. n
Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470
11
Dimanche 20 octobre
16h30 : Temps de prière consacré à Marie et à l’Eglise
Lundi 21 octobre
Jésus est la Parole et le chemin du disciple
Mardi 22 octobre
Jésus, le Bon Pasteur - La réconciliation
13h30 à 16h : Ateliers (art gestuel, art floral, broderie,
chant…)
17h à 19h : Enseignement et célébration pour les adultes
Mercredi 23 octobre
Jésus, Pain de vie, notre nourriture
6h30 : Rencontre pour les adultes
9h à 12h : Prise en charge des enfants et des jeunes -
Eucharistie
13h30 à 16h : Ateliers (art gestuel, art floral, broderie,
chant….)
17h à 19h : Enseignement pour les adultes - Eucharistie
Jeudi 24 octobre
Jésus, la Croix et la souffrance du monde
6h30 : Rencontre pour les adultes
9h à 12h : Prise en charge des enfants et des jeunes
13h30 à 16h : Jeux - Art gestuel
17h à 19h : Enseignement pour les adultes puis
adoration du saint-sacrement
Vendredi 25 octobre
Jésus ressuscité nous donne son Esprit et nous
envoie vers les frères
6h30 : Rencontre pour les adultes
9h à 12h : Prise en charge des enfants et des jeunes
13h30 à 16h : Ateliers - Répétitions
16h : Eucharistie pour tous
Clôture de l’Ecole de prière : temps festif et témoignages
Intervenants extérieurs : Frère Edouard et Sr Marie-
Philippe
Ecole de prière au Lorrain
du dimanche 20 au vendredi 25 octobre 2013
P. N'Goma Journée portes ouvertes – Stand des servants d’autel –\
Lorrain
Sr Jérôme et P. Henderson - Fête patronale du Lorrain
Page 12
C
omme chacun
sait, les moniales
de Sainte-Marie-
des-Anges sont des
contemplatives cloîtrées
vouées à la prière et à la
louange du Dieu trois fois
saint, au nom de l’Eglise et
de toute l’humanité. Elles
sont connues en premier
lieu sous cet aspect : leur vie
est rythmée par la prière
liturgique, l’office divin,
que saint Benoît appelle
« l’œuvre de Dieu ».
Mais savez-vous que le
travail, environ à mi-temps,
est un élément important
de la tradition de leur
ordre souvent résumé par
les mots : ora et labora ,
prie et travaille ?
Le travail manuel, présenté
par saint Benoît comme
un service fraternel et un
chemin de rencontre avec
Dieu, est donc aussi une
valeur fondamentale de
la vie monastique. Il est
destiné, tout comme l’office divin,
à glorifier Dieu et il s’accomplit
sous son regard. Il est encore une
manière de pratiquer la pauvreté
en contribuant à assurer la
subsistance du monastère.
Dans ce but, les moniales de Sainte-
Marie-des-Anges ont cherché
à développer leur spécialité
de confiture d’orange amère,
jusqu’alors artisanale. Grâce au
concours précieux de services
techniques très compétents
(ITEC, PARM, CCNM) et à l’aide
des subventions de l’Europe et
du Conseil Régional, elles ont
réussi à monter un atelier équipé
d’une marmite de cuisson, d’une
doseuse, d’une capsuleuse et
d’une étiqueteuse. Ce matériel,
tout en augmentant le rendement,
allège la pénibilité du travail,
ce qui permet à l’ensemble de
la communauté d’y participer,
chacune selon ses forces.
Nous rendons grâce à la Providence
envers qui nous nous sentons
redevables de la réussite de cet
outil de travail. Nous avons la joie
de constater les fruits spirituels
de cette activité : d’une
part, elle favorise la
cohésion des membres
de la communauté
dans la charité et la
collaboration fraternelle
autour d’un objectif
commun, et d’autre
part elle permet de
rejoindre des personnes
qui, par ce biais, peuvent
découvrir avec surprise
l’existence de ce lieu de
prière et de silence qu’est
le monastère.
Nous rendons grâce
aussi pour l’aide des
paroisses et des amis
et de tous ceux qui
voudront bien contribuer
au développement de
nos points de vente.
Nous confectionnons
actuellement de la
confiture d’orange amère,
de banane et de citron ; à
l’avenir nous envisageons
de diversifier encore avec
d’autres fruits de notre
verger.
Goûtez et voyez que le Seigneur est
bon ! N’est-ce pas l’idéal, pour un
travail monastique, de voir qu’avec
la grâce de Dieu bien des clients
passent de l’agréable gustation
d’un produit local confectionné par
les sœurs – comme en témoigne
le label « MONASTIC » – à la
découverte, en ce lieu de silence
et de paix, du Dieu de tendresse
et de pitié qui les attend pour les
combler de sa lumière et de sa
paix ?
Mère Marie-Reine van Deth, Prieure n
Ora et labora
La rénovation de leur atelier de confiture est l’occasion, pour les moniales de
Sainte-Marie-des-Anges du monastère de Bout-Bois, sur les hauteurs du Carbet,
de nous dévoiler le secret du travail monastique, partie intégrante de leur vie
de prière.
Vie du diocèse
Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470
12
Produit fini
Coupe des oranges
Dosage et capsulage
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Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470
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Les aumôneries des lycées et du campus universitaire ont fait leur rentrée. Les
équipes en charge de ces aumôneries nous les présentent.
Les aumôneries des lycées
et du campus
Rentrée 2013-2014
L
ors de la réunion qui s’est
tenue aux Eaux jaillissantes,
à l’invitation du père Jean-
Marie Yang-Ting
(1), responsable
des aumôneries des lycées
et du campus, délégué par
l’Archevêque, un point a été fait
avec les référents des aumôneries
sur la période écoulée (2012-2013)
et les perspectives à venir pour
cette nouvelle année scolaire 2013-
2014. Les projets exposés par les
équipes d’aumônerie en place sur
les divers établissements de l’île –
lycée de Bellefontaine, lycée du
Lorrain, lycées Acajou 1 et 2, lycée
de Ducos, lycée de Bellevue – sont
riches et prometteurs.
Aumôneries des lycées
Elles existent en Martinique depuis
les années 60. Elles demeurent
ou redeviennent actives sous
l’impulsion des parents d’élèves.
C’est ainsi que l’aumônerie du lycée
de Bellevue a réouvert ses portes
le 4 février 2013, conformément
à la circulaire n° 88-112 du 22
avril 1988. Madame le Proviseur,
selon la procédure en vigueur,
a approuvé cette décision et la
renouvelle pour la rentrée 2013-
2014. Les aumôneries des lycées de
Bellefontaine, Lorrain, Acajou 1 et
2 et Ducos ont également fait leur
rentrée selon les mêmes principes
administratifs.
Aumônerie du campus
Elle existe depuis 2007-2008 :
c’est l’Aumônerie Catholique
Universitaire (ACU). L’aumônier est
le diacre permanent René Morélot (1),
désigné par l’Archevêque. Les
étudiants peuvent bénéficier
d’entretiens individuels, sur rendez-
vous, et de rencontres tous les
quinze jours, de 17h30 à19h30. Il
s’agit des
Mercredis du Campus
où ils peuvent échanger autour
de thèmes divers concernant leur
vie estudiantine, sur les plans
physique, moral, mental, social et
spirituel. Par exemple, projection
de films (Fireproof) ; discussions sur
des thématiques diverses : « Une
aumônerie catholique au campus,
pour quoi faire ? », « L’Eglise
catholique et l’esclavage »,
« l’Eglise et le mariage » ou des
sujets d’actualité : « Tatouages,
piercings, signes et symboles »,
« A qui faire confiance ? », « Où
est ma liberté ? », « Dépression,
stress, joie, suicide, la vie, la mort,
l’amour », etc.
Pourquoi une aumônerie
au sein des établissements
éducatifs ?
Notre société a parfois du mal à
donner aux jeunes leur place et à
mettre en œuvre leurs richesses.
Elle les considère trop souvent
comme des consommateurs, voire
comme des hommes et des femmes
en devenir et pas assez comme des
jeunes d’aujourd’hui, avec leurs
particularités, leurs atouts et leurs
talents. Les aumôneries des lycées
et du campus, comme toutes les
aumôneries, ont précisément
pour mission d’accueillir les jeunes
lycéens ou étudiants, quels que
soient leur âge, leur sexe et leur
culture – d’appartenance ou de
référence – sociale et religieuse.
Comment fonctionnent
les aumôneries ?
Dans un lieu structuré (date-lieu-
horaire précis), les jeunes parlent
de ce qu’ils vivent et ressentent
P. Jean-Marie Yang-Ting
Banderole de l'aumônerie pour la journée du "vivre ensemble" au ly\
cée de Bellevue
Page 14
Vie du diocèse
Le dimanche 29 septembre 2013, le mouvement diocésain des Centres de
préparation au mariage (CPM) effectuait sa rentrée, sous la forme d’une
rencontre des membres du mouvement dans la grande salle du couvent de Cluny,
magnifiquement décorée pour la circonstance par l’équipe chargée de l’accueil.
Rentrée des Centres
de Préparation au Mariage
L
’évangile de Luc 10,1-2 choisi
pour cette occasion était
particulièrement adapté :
Jésus les envoya deux par deux
devant lui, dans toutes les villes
et localités où lui-même devait
aller… Il leur dit : " La moisson
est abondante, mais les ouvriers
peu nombreux. Priez donc le
maître de la moisson d’envoyer
des ouvriers à sa moisson ".
Comment ne pas reconnaître, à
travers ces paroles, les couples CPM
qui partent ensemble en mission
pour le Seigneur, pour témoigner
de leur rencontre avec le Christ ?
La mission CPM est en effet la seule
mission du diocèse qui s’effectue
en couple et qui nécessite le oui
des deux conjoints. Comme l’a
rappelé le responsable diocésain
du mouvement, Gabriel Levif,
(ateliers débat-forum-discussion).
Encadrés par les équipes
éducatives :
- ils partagent et confrontent leurs
idées, dans le respect de chacun ;
- ils réfléchissent et bâtissent avec d’autres jeunes des projets ;
- enfin, ils expérimentent le
« vivre ensemble » à savoir : le
partage des valeurs de respect,
de solidarité, de choix de vie
éclairés et concertés, selon les
thématiques retenues, puis
partage convivial.
Quelles sont les personnes
concernées ?
Marqués par la culture « de
masse », nos jeunes sont attirés
par les phénomènes culturels qui
occupent une place matériellement
prégnante dans leur vie : univers
médiatique audiovisuel (musique,
cinéma, téléphones portables,
ordinateurs, Internet et réseaux
sociaux), code vestimentaire (dress
code). Leur offrir – selon le principe
de laïcité, avec l’aide des parents,
des enseignants et de
toutes les personnes
concernées par cette
démarche – un lieu
d’expression et de
parole, y compris au
plan spirituel : tel est
le challenge dans
lequel s’engagent les
aumôneries depuis leur
création.
Quel avenir pour
les aumôneries ?
Rappelons que les aumône-
ries s’adaptent à l’évolution de
la société et à ses contraintes.
C’est dans cette optique qu’une
réflexion est en cours pour ajus-
ter les actions des aumôneries au
contenu de la charte sur la laï-
cité émise par le gouvernement
à la rentrée 2013-2014. Ceci, sans
perdre de vue la mission première
des aumôneries : accompagner les
jeunes et favoriser leur épanouis-
sement physique, moral, mental,
social et spirituel, dans le respect
des principes fondamentaux et
des valeurs du « vivre ensemble ».
Bonne rentrée à tous et à toutes.
Equipes d’aumônerie des lycées
et du campus
n
Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470
14
Rencontre d'aumônerie au lycée
P. Gabriel Valard
(1) Contacts : P. Jean-Marie Yang-Ting : prêtre- psychologue, chargé de la pastorale des lycées et du campus universitaire & René Morélot, diacre
permanent, aumônier du campus : Faculté des
Lettres - 1 er étage - porte 9 (Tél. : 05 96 72 75 06 - 06 96 73 68 28). Pour les lycées de Bellefontaine, Lorrain, Acajou 1 et 2, Ducos et Bellevue, les horaires, lieux et jours d'ouverture de l'aumônerie sont affichés au sein des établissements.
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Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470
15
tous les couples CPM peuvent en
témoigner : s’ils sont aujourd’hui
membres du mouvement, c’est
parce qu’ils ont dit oui ensemble
pour cette mission.
Dans son allocution d’accueil, le
responsable diocésain n’a pas
manqué de rappeler que, pour
cette nouvelle année au service
des couples fiancés désireux de
se marier à l’église, les enjeux du
mouvement sont multiples. Dans
une société en perte de repères,
il s’agit de :
• Renforcer notre action pour
mieux accompagner les couples
qui ressentent la vocation au
mariage.
• S’organiser pour mieux accueil-
lir les fiancés : améliorer les
conditions d’accueil dans les
permanences de Bellevue et
de Sainte-Marie, des sessions
mieux réparties sur l’année pour
répondre aux périodes de forte
affluence et disponibilité. Gabriel
Levif a cependant rappelé que les
couples fiancés sont invités à se
présenter aux permanences CPM
six mois à un an avant la date
prévue du mariage : c’est un mes-
sage que nous devons faire passer
dans les paroisses et les medias
afin d’éviter les inscriptions de
dernière minute.
• Poursuivre la démarche d’intégra-
tion de nouveaux membres pour
assurer la pérennité de la mission
CPM dans les années à venir.
• Renforcer la spiritualité du mou-
vement, qui nous nourrit et
donne du sens à notre action.
• Et puis en 2014, le mouvement
fêtera ses 50 ans d’existence dans
le diocèse : ce sera l’occasion
d’organiser plusieurs événements
pour commémorer cet anniver-
saire et mieux faire connaître
notre action.
Cette rencontre fut aussi l’occasion
d’accueillir les nouveaux couples
ayant intégré récemment notre
mouvement. C’est ainsi que
nous avons fait la connaissance
de cinq nouveaux couples qui,
après quelques années de
mariage, ont eux aussi ressenti
cet appel à se mettre au service
pour accompagner les fiancés
vers cet engagement exigeant
mais magnifique que représente
le mariage. Comment ne pas se
réjouir ? Notre famille s’agrandit,
avec de nouveaux « ouvriers »
qui viennent nous aider pour la
moisson et une nouvelle équipe qui
vient juste de se former à Ducos !
C’est l’aumônier du mouvement
CPM, le père Gabriel Valard, qui a
présidé la célébration eucharistique
prévue en fin de matinée. Aidé par
le père Gabriel Julien, originaire de
Trinidad et de passage dans notre
île, notre aumônier a prononcé
la bénédiction finale et l’envoi
en mission, qui nous a rappelé
l’importance de notre rôle dans le
plan de Dieu.
Dans le contexte actuel d’une
remise en question du sens même
du mariage, avec la loi sur le
mariage pour tous, il devient de
plus en plus urgent de témoigner
de l’évangile, du plan de Dieu sur
l’homme et la femme, à travers
l’expérience que nous vivons dans
nos couples. Notre mission n’en
est devenue que plus importante.
C’est remplis d’énergie et de
confiance, et avec un sentiment
très fort d’unité, que nous nous
sommes quittés, après un partage
fraternel où chacun a pu se
restaurer et tisser un lien fraternel
avec les autres membres.
La prochaine session de préparation
au mariage aura lieu du 13 octobre
au 23 novembre prochain, à Sainte-
Marie.
Gabriel Levif, Responsable diocésain
CPM Martinique
n
Inscrivez-vous dès aujourd’hui
à la retraite de Toussaint, organisée par les Equipes Notre-Dame (END) et l’ACPM
du 25 au 27 octobre 2013
au Foyer de Charité de Trinité.
Contacts : 06 96 29 35 55 / 06 96 41 85 01
Pour plus d’informations, visitez notre page Facebook : ACPM MARTINIQUE Vous avez un projet de mariage religieux ? N’attendez pas…
L’ACPM vous accueille dans ses deux permanences :
n Presbytère de Bellevue, à Fort-de-France
Mercredi de 15h30 à 17h30
Samedi de 9h à 11h
Tél. : 05 96 72 03 69 (fermé au mois d’août)
n Presbytère de Sainte-Marie
2
ème et 4 ème samedis du mois, de 9h à 11h (fermé en juillet et en août)
Présentation des nouveaux couples
Page 16
Société
Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470
16
Q
u’est-ce qu’un père ?
Quelle est sa fonction ?
A-t-il sa place dans la
famille ? La mère lui laisse-t-elle
sa place ? Quelle est l’incidence de
l’absence du père sur l’évolution
psychoaffective de l’enfant ?
Aspects historiques de la
configuration des familles
La configuration des familles
en Martinique, même si elle ne
s’explique pas que par l’histoire,
a malgré tout une incidence
sur l’inconscient collectif, les
représentations socioculturelles
et les mentalités. En effet,
nous avons hérité d’une société
matrifocale, centrée sur la mère
qui est considérée comme « poto
mitan » ; la mère s’occupant seule
de l’éducation de ses enfants, jouant
à la fois le rôle de père et de mère.
Cette configuration s’origine dans
les sociétés d’habitation durant
la période esclavagiste. L’esclave
étant un bien meuble (selon le
code noir qui régissait le rapport
esclave-maître), quand un homme
tentait de construire sa famille, il
était séparé et éloigné d’elle par
le maître. Ce dernier le déplaçait
sur une autre habitation et, de
surcroît, l’esclave-père n’avait
aucun droit juridique sur ses
enfants. Ils appartenaient au
maître de la mère et à lui seul.
Et la femme se retrouvait seule
à éduquer ses enfants jusqu’à ce
qu’ils soient sevrés et confiés à une
« da », une vieille femme esclave.
L’homme esclave était donc
considéré comme un étalon pourvoyeur de
main-d’œuvre
(la femme ayant
une fonction
reproductrice).
La paternité de
l’homme lui était
enlevée avec la
responsabilité
qui en incombe.
Il était un simple
géniteur ; ce
qui implique
ainsi un déni de
la paternité. Ceci peut expliquer
le comportement « volage »,
«
machiste » de certains hommes,
et la question des maîtresses
(« fanm dewô »). Mais il ne faut
pas perdre de vue également
que les noirs d’Afrique étaient
polygames. Dans cette situation,
nous pouvons comprendre que
les femmes, ne pouvant compter
sur les hommes, ont fini par s’en
accommoder. Et c’est là que prend
sens la « matrifocalité » autour de
la question du manque du père,
place vacante que viendra occuper
la mère.
Absence du père
et conséquences
Aujourd’hui, nous assistons encore
à l’absence du père dans beaucoup
de structures familiales, absence
physique et/ou symbolique. Il
arrive que la mère évince le père,
ne lui accordant pas sa place
auprès d’elle dans l’éducation
de l’enfant parce qu’elle veut un
enfant, pour combler son besoin
narcissique, son manque affectif.
C’est le cas des femmes isolées
dont la principale source de revenu
est constituée de l’assistance de
l’Etat (allocations sociales).
Il existe des familles dont les
enfants ont des pères différents
et quelquefois l’homme qui est
au côté de la mère n’est le père
d’aucun d’eux, ou encore l’un des
pères se rend présent à certains
moments.
Dans certains cas, l’enfant peut
avoir une fonction économique
car il est transformé en pourvoyeur
d’argent, comme l’indique
l’expression populaire « l’enfant
braguette ». Le père est exclu
physiquement et substitué par
l’Etat-père qui verse « l’allocation
parent isolé », mais également
symboliquement dans le refus de
la mère que le père reconnaisse
l’enfant afin qu’elle bénéficie de
ladite allocation.
Le père peut être présent
physiquement mais néanmoins
absent, « manquant ». Il s’agit ici de
son absence psychologique auprès
de l’enfant, mais également quand
le père ne se comporte pas de façon
acceptable et bénéfique pour
Une famille sans père
L’absence des pères dans la cellule familiale est non seulement une problématique
que nous rencontrons souvent en Martinique, mais également aux Antilles, avec
la formation de familles monoparentales dont l’origine est anthropologique et
socioculturelle. Ce qui nous amène à nous interroger sur la place du père dans
la famille et dans le discours des mères.
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L'amour envers sa femme devenue mère et l'amour envers ses enfants so\
nt
pour l'homme la route naturelle menant à la compréhension et à la réalisation
de sa paternité. Là surtout où les conditions sociales et cultu\
relles poussent
facilement le père à se désintéresser d'une certaine faço\
n de sa famille, ou
du moins à être moins présent au travail d'éducation, il faut faire en sorte
que l'on retrouve dans la société la conviction que la place et le\
rôle du père
dans et pour la famille sont d'une importance unique et irremplaçable\
.
(Familiaris consortio, Jean Paul II, 1981).
l’évolution et l’épanouissement
de l’enfant (pères autoritaires,
écrasants, alcooliques, tyrans…).
L’absence du père peut avoir pour
conséquence une difficulté pour le
fils de s’identifier à lui afin d’établir
son identité masculine. Pour la fille
également, car c’est son premier
modèle masculin. C’est le père qui
la confirme dans sa féminité, par la
qualité relationnelle qu’il établira
avec elle ; ce qui lui permettra une
identification féminine à sa mère.
Toutes ces situations cliniques nous
amènent à nous interroger sur la
place que le père doit occuper dans
la structuration et l’homéostasie
(équilibre) familiales.
La question de la paternité est donc
complexe. Donner la vie à un enfant
ne signifie pas automatiquement
– malheureusement pour ce
dernier – l’accueillir, le faire grandir,
l’éduquer : on parlerait alors de
paternité biologique. Ce qui nous
permet d’aborder la fonction
paternelle.
La place du père
La fonction paternelle, c’est
l’autorité. Le père est le
représentant de la loi à laquelle
tout sujet humain est soumis. Dans
la relation mère-enfant, il joue le
rôle de tiers, il a une fonction de
séparation pour que l’enfant,
garçon ou fille, ne puisse pas
rester enfermé dans la relation
fusionnelle à la mère. Le père est
là en tant que tiers, pour signifier la
séparation nécessaire à l’équilibre
présent et futur de l’enfant. Cette
fonction lui incombe également
dans la relation œdipienne. Quand
le petit garçon tombe amoureux
de sa mère pour consolider son
identité masculine, le père doit lui
signifier qu’il ne peut se marier avec
elle, l’amener à intégrer l’interdit
de l’inceste.
De même pour la petite fille, quand
elle tombe amoureuse de son père,
celui-ci doit lui signifier qu’elle ne
peut se marier avec lui, qu’il ne peut
l’aimer que de l’amour paternel.
Cependant, quand elle sera plus
grande, elle pourra épouser un
autre homme qu’elle aimera et
qui l’aimera. Ce sont des étapes
normales dans le développement
psychoaffectif de l’enfant.
La fonction du père, ici, est
symbolique car il permet à l’enfant
d’avoir accès au langage articulé à la
loi. L’enfant intériorise l’interdit de
l’inceste. Le père symbolique, celui
qui assume la fonction paternelle,
n’est pas nécessairement le père
géniteur, surtout dans les familles
monoparentales ou dans les
familles recomposées. Le beau-
père, l’oncle, le grand-père peuvent
remplir ce rôle quand le père est
absent ou inconnu. Mais, même
quand le père est absent, il est
important qu’il soit présent dans le
discours de la mère : l’enfant s’en
fera une représentation (l’imago
paternelle), née également de
l’image que le père donne de lui-
même.
Cette imago paternelle est une repré-
sentation qui se fixe dans l’inconscient
de l’enfant, qui va orienter, détermi-
ner ultérieurement sa conduite et
son mode d’appréhension d’autrui.
Elle est élaborée dans une relation
intersubjective et peut être déformée
par rapport à la réalité. Ce qui nous
amène à souligner que l’avenir psy-
chologique de l’enfant (et du futur
adulte) dépendra de sa relation à son
père et à sa mère.
Dans un contexte où il y a une
remise en question et une
redéfinition de la notion de famille,
avec la loi sur le mariage pour tous,
les notions de paternité et de
maternité semblent oblitérées au
profit de la notion de parentalité,
puisqu’il est question de parent
1 et de parent 2. Comment alors
exercer sa paternité ? Quelle place
les pères auront-ils dans la structure
familiale ? (notamment dans la
famille où il y aura deux parents
de sexe féminin).
En conclusion, nous devons
réaffirmer l’importance capitale
du père dans la structure familiale,
qui donne des re-pères à l’enfant,
qui contribue à la construction
de sa personnalité et à son
épanouissement personnel et
interpersonnel dans la société.
Tony Allaguy-Salachy
Psychologue clinicien
n
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C
e moustique, qui peut aussi
transmettre la fièvre jaune
et le chikungunya, pique
surtout pendant la journée. Il
se développe dans nos maisons
et autour de nos maisons. Il
pond ses œufs dans tout ce qui
contient de l’eau : vases à fleurs,
dessous de pots, gouttières, fûts
non recouverts, fosses septiques
fissurées et tous les déchets de
la consommation (coques de
noix de coco, vieux pneus, épaves
de voitures, boîtes et bouteilles
vides…).
Situation de la dengue
en Martinique
La Martinique connaît régulière -
ment des épidémies de dengue,
avec des formes graves et des
décès :
• 1997 : plus de 10 000 cas ; 9 décès
• 2001 : 27 000 cas ; 4 décès
• 2005 : 14 000 cas ; 4 décès
• 2007-2008 : 18 000 cas ; 4 décès
• 2010 : 43 000 cas, 18 décès.
Depuis le 20 août 2013, une
nouvelle épidémie de dengue a
été déclarée. Au 6 octobre, on
totalisait déjà près de 4 450 cas
suspects, 1 172 cas confirmés et
près de 59 personnes hospitalisées.
Comment lutter contre
la dengue ?
Pour faire face à cette maladie,
il n’y a actuellement ni vaccin, ni
médicament spécifique.
Le seul moyen pour prévenir
la dengue est la lutte contre le
moustique Aedes aegypti. Les
études ayant montré que ce
moustique est devenu résistant à
la plupart des insecticides (sprays
ou autres « bombes » vendus dans
le commerce), la prévention la plus
efficace se situe donc au niveau de
chaque Martiniquais. C’est pour
cette raison que les campagnes
menées régulièrement par le Conseil
Général, l’Agence Régionale de
Santé et leurs partenaires invitent
à la mobilisation de tous afin
d’éviter des stagnations d’eau à
la maison. L’opération Toussaint est
un moment fort dans la prévention
de la dengue à la Martinique.
L’Opération Toussaint
A l’occasion des fêtes de la Toussaint,
chaque visiteur venant fleurir une
tombe est invité à remplacer l’eau
des vases à fleurs par du sable
humide à ras bord. Le sable humide
empêche le développement du
moustique, tout en maintenant les
fleurs naturelles coupées en parfait
état. Il est mis à la disposition de la
population par les mairies à l’entrée
des cimetières. Cette Opération a
commencé en 1998, lors du projet
pilote de démoustication sur la
commune de Schœlcher.
Depuis, les trente-quatre communes
de l’île se mobilisent chaque année
aux côtés du Conseil Général, de
l’Agence Régionale de Santé et des
fleuristes de Martinique.
Vous aussi, vous pouvez faire
quelque chose lorsque vous irez
au cimetière.
Du 30 octobre au 1 er novembre
2013, des agents municipaux et
du Service Démoustication seront
présents pour vous conseiller.
Fleurir sans risques !
Pour lutter efficacement contre
les moustiques, utilisons le sable humide pour remplir à ras bord les vases à fleurs artificielles
et naturelles.
La dengue : une maladie qui peut tuer !
La dengue est une maladie virale répandue dans tous les pays tropicaux,
notamment dans les pays de la Caraïbe. Dans notre région, le virus de cette
maladie est transmis par un moustique bien particulier : l’Aedes aegypti.
L’Opération Toussaint :
une action collective de prévention de la dengue
à la Martinique
André Yébakima
Entomologiste médical
Centre de Démoustication/ARS /
Conseil Général de la Martinique Tél. : 05 96 59 85 44
e-mail : demoustication@cg972.fr
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Dimanche 27 octobre 2013
Missionnaires d'hier, missionnaires d'aujourd'hui.
Comment sont arrivés les premiers missionnaires, outre-mer ? Comment ont-ils annoncé la foi dans les
différents territoires ? Qui étaient-ils ? Comment ont-ils été reçus ? Quelles marques, quelles empreintes ont-
ils laissées ? Quels liens reste-t-il? Qu’ils soient frères du Sacré Cœur, père mariste, ou sœurs de Cluny, quelle
est aujourd’hui leur mission ?
Dans une émission chargée d’histoire,
Dieu m’est témoin répondra à toutes ces questions. Nous recevrons
le père Paul Daydou, frère de Picpus (Congrégation du Sacré Cœur), et premier traducteur de la Bible en
marquisien. Il nous racontera sa mission dans le Pacifique et notamment aux Marquises.
Nous irons à Bondé, au cœur de la Nouvelle-Calédonie, où les pères maristes s’installèrent, il y a 150 ans.
Nous serons aussi en Guyane, à Mana. La population rend chaque année hommage à la Sœur Anne-Marie
Javouhey, fondatrice de la congrégation des Sœurs de Cluny.
Vendredi 1 er novembre 2013
Documentaire Jean Vanier - La prophétie de l'Arche
Jean Vanier est le fondateur de L'Arche qui compte aujourd’hui cent-cinquante communautés dans le monde.
Sa découverte du monde des handicapés lui a permis de voir combien les pauvres nous transforment et
nous conduisent vers un monde de solidarité et d’accueil, nous détournant d’un monde fait de violence et
d’agressivité. Selon Jésus, le pauvre est au cœur de l’Eglise. Jean Vanier exhorte chacun à inviter les pauvres
et les handicapés à sa table car agir ainsi est une bénédiction. Il compare le mystère de
L'Arche à un mystère
d'Evangile : manger à
L'Arche, c’est manger l'Eucharistie. L’Eucharistie, en tant que présence réelle, permet
de changer les cœurs : elle se prolonge dans le lavement des pieds des pauvres, sinon elle n’est que rituel au
lieu d'être une transformation.
Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions
Medias
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Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
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Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05
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L’Evangile par-dessus les toits
31 ans à votre service : 1982-2013
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R emplir sa mission comme une bénédiction
Sans aucune démission et sans compromission
Pour aller Le servir en se rendant utiles sur une terre plus fertile
Sans craindre d’annoncer, par l’exemplarité, Sa Très Sainte Vérité. Dieu n'attend pas de nous que nous soyons parfaits.
Nous n’aurons pas tout fait mais nous serons des saints Si nous n’avons pas feint de faire Sa volonté.
C’est Lui notre guide, ne prenons pas la fuite.
Il veut notre bonheur mais nous retardons l’heure.
Ouvrons-Lui notre cœur, surtout n’ayons pas peur ! Il déverse sur nous cette coupe qui déborde
de son trop plein d’Amour et de Miséricorde.
Nicole Piquion
Mission
