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• CONGRÈS MONDIAL DES CATÉCHISTES • ORA ET LABORA • LES AUMÔNERIES DES LYCÉES ET DU CAMPUS N° 470 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 octobre 2013 La mission de la famille

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Editorial Editorial • La famille en question Mot de l'Evêque • Je vous envoie Droit canonique • Le signe de la croix (1) Liturgie • Parole dominicale Vie du diocèse • Calendrier du catéchuménat • Congrès mondial des catéchistes • La mission en secteur pastoral • Ora et labora • Les aumôneries des lycées et du campus • Rentrée des Centres de Préparation au Mariage Société • Une famille sans père • L’Opération Toussaint : une action collective de prévention de la dengue à la Martinique Médias numéro 470 numéro 470 • CONGRÈS MONDIAL DES CATÉCHISTES • ORA ET LABORA • LES AUMÔNERIES DES LYCÉES ET DU CAMPUS N° 470 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 octobre 2013 S ommaire DIRECTEUR DE LA PUBLICATION R.P. Jean de CoulangesRÉDACTEUR EN CHEFR.P. Jean de Coulanges MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Édiprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 58697207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr L a reprise des activités scolaires remet en ordre de marche les associations et les mouvements qui tournaient plus ou moins au ralenti pendant les congés. Il ne se passe pas de semaine où l’actualité n’apporte son l\ ot de délits, de crimes, d’incivilités où les jeunes et leurs familles sont m\ is en cause. Si on reconnaît une réelle fragilité des jeunes génératio\ ns, la famille à elle seule ne peut endosser toutes les responsabilités. Le milie\ u socioculturel exerce une influence profonde sur les jeunes dès leur enfance et aussi sur les adultes. Comment faire face et trouver des solutions aux nombreux et graves problèmes posés par l’éducation et la formation des personne\ s aujourd’hui ? Les chrétiens ne peuvent se satisfaire de regrets du passé ou dire\ : ya ka ! Ceux qui sont conscients de l’enjeu de la situation savent qu’ils\ ont une mission : ils doivent s’engager et s’associer à d’au\ tres pour apporter leur soutien à un mieux vivre de la famille qui est le lieu \ où l’on apprend à devenir un être humain digne de ce nom. Les associations au service de la famille existent. Elles sont interpellées par les graves questions posées par la société actuelle. C’est pourquoi elles cherchent à réajuster leurs objectifs et leurs moyens pour m\ ieux répondre aux besoins d’aujourd’hui. Dans notre diocèse, au service de la famille, il y a : les Associatio\ ns Familiales Catholiques (AFC), les Centres de Préparation au Mariage\ (CPM), les Equipes Notre-Dame (END), la Fraternité des couples Cana… L’Eglise a le devoir d’épauler tous ceux et celles qui œuvren\ t au service de la famille. Elle sait que la cellule de base de toute communauté humaine est la famille et que, de ce fait, la bonne ou la mauvaise santé de la famille a des répercussions sur sa propre vie. Il existe un objectif commun entre la mission de l’Eglise et celle de\ la famille, quand elles prennent part toutes les deux à l’éducatio\ n éthique, sociale, spirituelle des personnes. Ici comme ailleurs, la moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux. Est-il possible pour un chrétien de vivre sa foi s’il s’enferme\ en vase clos pour se garder pur de toute souillure ? Nous aurons à rendre compte à Celui qui nous envoie de ce que nous aurons fait ou pas pour le mieux être des familles. Le Christ nous appelle à participer pleinement à la vie de sa Famille. P. Jean de Coulanges n 2 3 La famille en question 6 Couverture : photo Association diocésaine 77 8 12 8 12 10 Couverture : photo Association diocésaine 14 Couverture : photo Association diocésaine 16 19 une action collective de prévention 18 5 Couverture : photo Association diocésaine 1212 Couverture : photo Association diocésaine 13

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Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 33 Mot de l'Evêque Je vous envoie L e soir de sa Résur- rection, Jésus, appa- raissant à ses disciples rassemblés dans un local dont ils avaient verrouillé les portes par crainte des Juifs, leur dit : La Paix soit avec vous. Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie. Où les envoyait-il ? Et pour faire quoi ? « Envoyé » se dit « missus » en latin. Participe passé du verbe « mittere », il a aussi donné naissance au mot « mission. La Journée Missionnaire Mondiale célébrée ce dimanche 20 octobre a pour but de rappeler à tous les chrétiens qu’ils sont et doivent être des envoyés de Jésus Christ. Mais, encore une fois, ils doivent être envoyés où et pour quoi ? Les Actes des Apôtres, dont les exégètes attribuent la paternité à saint Luc et considèrent ce livre comme étant la deuxième partie de son Evangile, répondent à cette double question. Ils nous apprennent qu’à la veille de l’Ascension, Jésus dit à ses disciples : Vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre (Actes des Apôtres 1,8). Que les disciples de Jésus soient ses témoins, c’est ce que le Christ attend d’eux et c’est la mission qu’il leur a confiée et qu’il leur demande d’exercer partout dans le monde. Le mot « témoin » se dit en grec « martus ». Il est à l’origine du mot français « martyr » qui définit une personne qui est restée attachée au Christ au prix de sa vie. Dans l’Eglise catholique, sont dits « martyrs » les chrétiens qui ont versé leur sang pour le Christ en préférant subir les morts les plus cruelles plutôt que de le renier. Etre ses martyrs est la mission que le Christ a confiée à tous ceux et toutes celles qui croient en lui et se disent ses disciples : être ses témoins jusqu’au don total de leur vie, partout dans le monde. Cependant en quoi consiste « témoigner du Christ » ? Autrefois, surtout à l’époque des persécutions, on n’avait guère l’embarras du choix pour répondre à cette question : les persécuteurs proposaient aux chrétiens la vie sauve s’ils reniaient le Christ et une mort précédée des plus incroyables tortures dans le cas contraire. Le choix à faire était clair et limpide. Très nombreux cependant ont été les chrétiens ayant choisi la fidélité au Christ. De nos jours, les choix ne sont plus aussi évidents mais demeurent bien réels ; et c’est tous les jours que sont proposées aux chrétiens les occasions d’être martyrs, parfois sans le savoir. Dans l’une de ses homélies sur le psaume 118, saint Ambroise écrit : « Tu étais tenté par l’esprit d’impureté ; mais par crainte du jugement futur tu as jugé qu’il ne fallait pas souiller la chasteté de l’esprit et du corps : tu es martyr du Christ. Tu étais tenté par l’esprit de lucre pour saisir la propriété d’un pauvre ou pour violer les droits d’une veuve sans défense ; mais, par la contemplation des préceptes divins, tu as jugé qu’il valait mieux porter secours que commettre une injustice : tu es témoin du Christ. En effet, le Christ veut avoir de tels témoins ». A la suite de saint Ambroise, nous pourrions multiplier les exemples. Chaque fois que nous avons résisté aux tentations du monde pour suivre les commandements de Dieu et ce que le Christ nous demande, nous sommes des « martyrs » et des « témoins » du Christ. Plus que jamais sans doute, le monde d’aujourd’hui a besoin de ces témoins qui ne se conforment pas aux goûts du temps et à la mode, quel que soit le domaine d’intervention dans lequel ils se trouvent, mais prennent pour référence le Christ Jésus et son enseignement. Par exemple, en ce moment où la famille traditionnelle, fortement ébranlée depuis longtemps, se trouve remise en question par des lois nouvelles qui nient la tradition naturelle, vieille de milliers d’années, les chrétiens se doivent de rester fidèles au Christ venu Xxxx

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* * * * * Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 4  E GLISE  EN  M ARTINIQUE Règlement à l’ordr\qe de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : É glise  en Martinique Boîte Po\btale 586 • \q97 207 FORT DE FRANCE CEDEX MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ ..................................................................................... Prénom : .......................................................................\ ............................................................................... Adresse : .......................................................................\ ............................................................................... Mail : ........................................................................\ ......................................................................................... Tél. .......................................................................\ ........................... Code Postal .................................. Ville .......................................................................\ ........................................................................................... Mot de l'Evêque (suite) confirmer la révélation divine. Ce faisant, ils sont témoins, mais aussi assument le risque d’être « martyrs » au sens courant du mot. Tout homme ou toute femme choisissant de suivre vraiment le Christ aujourd’hui doit s’attendre à subir des sévices d’autant plus douloureux qu’ils sont sournois, déguisés et pernicieux. Cependant, c’est la volonté du Christ que ses disciples aillent partout porter sa Bonne Nouvelle et faire de l’humanité tout entière une grande famille, un peuple de frères. Le Christ nous envoie, mais il ne nous laisse pas seuls. Il est avec nous jusqu’à la fin des temps. N’ayons pas peur d’être ses témoins. + Michel Méranville, Archevêque n N é, comme on le rapporte, à Antioche, d’une famille païenne, adorateur d’idoles, Luc est un médecin soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère. Jusqu'au jour où il entend saint Paul, l’apôtre des nations, parler de Jésus, qui vient apporter le salut et la résurrection. Il se convertit à la foi au Christ et, pendant dix-huit ans, devint le compagnon très cher de saint Paul, qu’il ne quittera plus jusqu'à son martyre à Rome en 67. Il est l'auteur d'un Evangile et du livre des Actes des Apôtres. Dans son Evangile, il exposa avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné et, dans les Actes des Apôtres, il se fit l’historien des débuts de la vie de l’Église jusqu’au premier séjour de saint Paul à Rome. Dans ses écrits, on trouve plusieurs termes médicaux pour parler de la maladie de ceux qui s'adressent à Jésus. Soucieux d'authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic. Modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur : l'enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s'en va pardonnée, le bon larron. Dante dira de lui : Il est le scribe de la miséricorde du Christ. Heureux lui-même d'avoir trouvé le salut, il est, à sa manière, le chantre de l'amour incarné comme saint Jean le sera de l'amour infini de Dieu Trinité. C'est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit : Elle méditait toutes ces choses en son cœur ; ce qui veut dire qu'avec amour, Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l'a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la bonté de notre Père du ciel. Il est fêté le 18 octobre. Il a été, tôt, choisi comme patron des médecins, de même que les deux frères, saint Côme et saint Damien, morts martyrs en Syrie. n Saint Luc - Evangéliste et évêque (1 er siècle)

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L e premier geste que le prêtre accomplit sur l'enfant présenté au baptême est un signe de croix tracé sur le front : Je te marque de la croix, qui est le signe du Christ, notre Sauveur. Lors de la confirmation, l'évêque fait le signe de la croix avec le saint chrême sur le front du confirmand, en disant : Sois marqué de l'Esprit Saint, le don de Dieu. À la messe, le célébrant fait un signe de croix sur le pain et le vin tout en disant l'épiclèse qui demande que ces espèces deviennent le corps et le sang du Christ. Dans le sacrement du pardon, le prêtre fait le signe de croix tout en donnant l'absolution et en général le pénitent qui la reçoit se signe lui-même. Dans les autres sacrements (ordination, onction des malades), l'onction sur le front ou sur les mains est toujours faite en forme de croix. Pour le mariage, le signe de croix accompagne la bénédiction des alliances. Le signe de croix est aussi présent dans les rites de bénédiction. Le Rituel des Bénédictions précise : Les gestes qui reviennent le plus souvent sont l'extension ou l'élévation des mains, l'imposition des mains, le signe de croix, l'aspersion d'eau bénite et l'en- censement... Si les gestes employés dans les bénédictions, et surtout le signe de la croix, sont une manière d'évangéliser et de communiquer la foi, il n'est cependant pas permis d'ordinaire de bénir des objets ou des lieux par un simple signe de croix sans l'accompagnement d'aucune Parole de Dieu ou de quelque prière, cela pour rendre plus active la participation et pour éviter le risque de superstition. Il en va de même, dans le domaine des exorcismes. Dès les premiers siècles, les adultes candidats au bap- tême ont fait l'objet de nombreux exorcismes, destinés à les libérer du pouvoir démoniaque et dans lesquels le ministre accompagne ses adjura- tions soit de l'imposition des mains, soit du signe de la croix tracé sur le front, les oreilles et les narines. Dans le nouveau Rituel de l'Initia- tion Chrétienne des Adultes, les exor- cismes de préparation au baptême recourent bien plus à l'imposition des mains qu'au signe de croix. Mais le signe de croix, avec l'aspersion d'eau bénite, demeure un élément important des célébrations antidé- moniaques que les exorcistes sont appelés à accomplir. L'antagonisme entre la croix et le diable est déjà affirmé, au début du III ème siècle, dans la Tradition Apostolique : Si tu es tenté, signe-toi le front avec piété ; car c'est là le signe de la Passion, connu et éprouvé contre le diable… En nous signant le front et les yeux avec la main, écartons celui qui tente de nous exterminer… Le chrétien a souvent l'occasion de faire le signe de la croix sur sa poi- trine, au début et à la fin de la prière personnelle, lorsqu'il entre dans une église ou en sort, au début des repas, en passant devant une église, une croix ou un cimetière. Le signe de la croix est avant tout le signe de l'appartenance au Christ qui, pour nous, a souffert la croix. Il est, de façon plus ou moins consciente, un rappel du baptême, car c'est par le baptême que nous sommes devenus chrétiens. De manière plus mystérieuse, le signe de la croix est devenu le signe du Dieu trinitaire, puisqu'il est tracé au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. On ne sait pas à quelle époque et dans quelles circonstances précises l'Église a eu l'idée géniale d'associer la Trinité au signe de la croix. On ne sait pas non plus exactement à quel moment le signe de la croix, tracé d'abord sur le front, s'est agrandi pour marquer toute la personne du chrétien, du front à la poitrine et d'une épaule à l'autre. Ce signe si souvent répété associe donc le chrétien, dans toute sa personne, non seulement à la croix du Christ, mais à la vie mystérieuse de la Trinité. Et le Catéchisme de l’Eglise Catholique précise que le chrétien commence sa journée, ses prières et ses actions par le signe de la croix, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Le baptisé voue la journée à la Gloire de Dieu et fait appel à la grâce du Sauveur qui lui permet d'agir dans l'Esprit comme enfant du Père. Le signe de la croix nous fortifie dans les tentations et dans les difficultés. En Martinique, depuis quelque temps, une pratique tend à négli- ger le signe de la croix, comme pour l’économiser, le neutraliser et lui enlever tout sens profond. Certains croient même que faire un signe de croix sur soi c’est attirer la mort ! Au contraire, soyons fiers du signe de la croix, trésor légué par le Christ lui-même. Il est signe de l’Amour du Christ pour chacun, signe de recon- naissance de tous les chrétiens et signe d’appartenance à Dieu, Père, Fils et Saint Esprit ! A bon entendeur salut ! P. Jean-Max Renard, Vice-Official n Le signe de la croix (1) Le signe de croix est assurément le signe le plus fréquemment employé dans la\ liturgie et dans la piété chrétienne. Il apparaît dans tous les s\ acrements, il tient une place importante dans les bénédictions et les exorcismes et il accompagne la vie quotidienne du chrétien. Droit canonique Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 5 (1) Inspiré de l’article de Philippe Rouillard dans Catholicisme hier, aujourd’hui et demain, Jacquemet, Mathon et Baudry, éditions Letouzé et Ané

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Dimanche 20 octobre 2013 L a P arole D ominicale Exode 17,8-13 • Psaume 120 • 2 Timothée 3,14-17 ; 4,1-2 • Luc 18,1-8 29 ème dimanche du Temps ordinaire Année C A l’occasion de la consécration du monde entier au Cœur Immaculé de Marie par le Pape François, pendant que l’Année de la Foi s’achève, la Semaine Missionnaire Mondiale 2013 se clôture sur le plan de la célébration dominicale dans une liturgie de la Parole axée sur le dialogue de l’âme avec Dieu : la prière… La boutade pédagogiquement élaborée par Jésus dans son enseignement permet de dire qu’il s’agit de la permanence dans la prière, ou de la prière permanente, dans la vie du croyant : La prière – son rôle dans notre existence La prière persévérante… La prière d’intercession. La première lecture et l’Evangile de ce dimanche mettent un accent particulier sur l’excellence d’une prière persévérante, mains levées (symbole de la prière) : la permanence des mains levées de Moïse, du lever du jour au coucher du soleil, a garanti la victoire de Josué sur les Amalécites. « Les gens d’armes combattent, … et Dieu accorde la victoire… ». Parole attestée dans le psaume 120 : « Notre secours c’est Dieu, le Maître du monde ». Tous les passages de l’Ecriture sont inspirés par Dieu qui veut par eux : . Eclairer notre intelligence . Changer notre cœur . Modeler notre agir humain.Ainsi, seule la persévérance dans la prière est une des preuves de la manifestation de notre foi. Certains lisent la Bible par esprit de curiosité ou par vénération pour une littérature ancienne ! D’autres encore y cherchent un idéal supérieur de vie qu’elle propose… L’essentiel pour notre vie et pour notre foi, c’est de découvrir progressivement ce que Dieu nous y enseigne sur le mystère de son être, ainsi que son projet sur l’humanité. La pédagogie de Dieu est, sans conteste, proposée et offerte afin de redresser notre tendance humaine à idolâtrer tout ce qui nous séduit ; éduquer et réussir à établir la pleine stature de l’homme parfait tel que Dieu lui-même le veut. Les expériences de la vie, des moins heureuses aux plus heureuses, nous font passer par « le creuset de la purification » de notre conception de Dieu et de sa vie en nous. Et quand la Parole de Dieu nous prend parfois à contre-pied, apprenons à garder notre cœur dans la sérénité ! Si la réclamation persistante de la veuve, personne démunie, sans ressource et marginalisée, a pu exaspérer ce juge sans scrupules et le pousser à se décider afin de lui rendre justice, combien plus une prière (une oraison) durable, persévérante (dépouillée d’idolâtries…) sera-t-elle efficiente sur Dieu qui nous aime et qui veut nous combler ! Alors, pourquoi prie-t-on ? Pour changer Dieu ? Ou bien pour que la prière nous transforme, nous conduise à entrer avec foi dans son plan d’amour, son dessein sur nous ? Ce que nous avons à faire, c’est : - Prier avec constance, persévé- rance. - Prier avec confiance et amour comme des enfants. - Prier et surtout demander l’Esprit Saint et pas seulement des choses matérielles. Jésus nous encourage à LE demander, en nous donnant l’assurance que nous LE recevrons : (…) combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! (Luc 11,13) Le Bienheureux Frère Gilles d’Assise, compagnon de saint François, résume l’idée de cet Evangile quand il dit : « Prie avec fidélité et dévotion, car une grâce que Dieu ne t’a pas accordée cette fois, il peut te la communiquer en une autre occasion. Pour ta part, mets humblement tout ton esprit en Dieu et Dieu mettra en toi sa grâce, selon son bon plaisir ». P. Hippolyte Toglobessé Vicaire à Rivière-Pilote, Josseaud et Sainte-Luce n Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 6

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Vie du diocèse Calendrier du catéchuménat Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 7 L'initiation chrétienne des adultes se réalise selon un itinéra\ ire catéchuménal structuré par l’alternance de temps de catéchèse et d’étapes liturgiques célébrées en Eglise. Voici le calendrier des étapes importantes qui jalonnent le cheminement du catéchumène, communiqué par le Service diocésain du catéchuménat. DATEDESIGNATION LIEUOBSERVATION 01/12/2013 Célébration de l'entrée en catéchuménat ParoisseNon-baptisés débutant le parcours catéchuménal - date recommandée (voir ci-dessous la deuxième date possible) 13/01/2014 Date limite pour transmettre au Service diocésain la liste des catéchumènes qui feront l'Appel décisif (non- baptisés) le 9 mars 2014. Joindre en même temps, dans une enveloppe fermée à l'intention de l'évêque, les lettres de motivation des catéchumènes qui recevront les sacrements de l'initiation chrétienne (Le SDK se chargera de transmettre les lettres à l'évêque) 09/03/2014 Célébration de l'Appel décisif Eglise EmmaüsConcerne les non-baptisés qui recevront les sacrements de l'initiation chrétienne à la vigile pascale 2014 16/03/2014 Célébration de l'entrée en catéchuménat ParoisseNon-baptisés débutant le parcours catéchuménal (deuxième date possible si cela n'a pas pu être fait le 1 er décembre 2013) 20/03/2014 Date limite pour transmettre au Service diocésain la liste des recommençants qui seront confirmés \ le 18 mai 2014. Joindre en même temps les lettres de motivation dans une enveloppe fermée à l'intention de l'évêque (Le SDK se chargera de transmettre les lettres à l'évêque) 23/03/2014 Premier scrutin : l'eau (la samaritaine) Paroisse Les trois scrutins concernent les catéchumènes appelés à recevoir les sacrements de l'initiation chrétienne à la vigile pascale 2014 30/03/2014 Deuxième scrutin : la lumière (l'aveugle né) Paroisse 06/04/2014 Troisième scrutin : la vie (la résurrection de Lazare) Paroisse 19/04/2014 Célébration des trois sacrements de l'initiation chrétienne lors de la vigile pascale Paroisse Baptême, Confirmation et Eucharistie 18/05/2014 Eucharistie et confirmation des recommençants Sera précisé ultérieurement Concerne les baptisés qui ont fait le parcours catéchuménal pour recevoir la confirmation et/ou l'eucharistie 29/06/2014 Messe des néophytes Sera précisé ultérieurement Concerne tous ceux qui ont reçu les sacrements de l'initiation chrétienne Ce calendrier liturgique concerne : les adultes qui cheminent pour recevoir le baptême, la confirmation et l'eucharistie ; les recommençants qui cheminent pour recevoir la confirmation et éventuellement l'eucharistie. NB : TRADITIONS TRADITION DU SYMBOLE DE LA FOI (CREDO) TRADITION DE L'ORAISON DOMINICALE (NOTRE PERE) (cf. art. 175 du RICA "Rituel de l'initiation chrétienne des adultes") Lorsque la formation des catéchumènes sera achevée ou entamée depuis un temps suffisamm\ ent long, les traditions seront célébrées, après les scrutins, si du moins elles n'ont pas eu lieu auparavant (N. 120 du RICA). art. 176 : Il est souhaitable que ces traditions soient faites devant la communau\ té des fidèles, après la liturgie de la Parole d'une messe de semaine…. cf. art. 177 et suivants

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Vie du diocèse Du 26 au 29 septembre 2013, dans le cadre de l'Année de la Foi, se tenait à Rome le congrès mondial des responsables diocésains de la catéchèse. En parallèle, un pèlerinage, ouvert plus largement à tous les acteurs de la catéchèse, était proposé par le Service national de la catéchèse et du catéchuménat. Pierre Valey, responsable du Service diocésain de la catéchèse, et une délégation de catéchistes ont participé à ce double événement. Congrès mondial des catéchistes S ans m’étendre sur le séjour dans la Ville éternelle, sur ses merveilles artistiques et monumentales et surtout sur l’attirance et la fascination que l’on ressent face à l’imposante façade de la Basilique Saint-Pierre, je voudrais partager avec vous ce que le Pape François, assis dans la grande salle Paul VI et s’adressant aux 1 600 congressistes venus de 51 pays, nous a livré sans détour : Il faut toujours repartir du Christ, nous a-t-il dit. Que signifie ce « repartir du Christ » pour un catéchiste ? Le Pape va le détailler en trois points : 1- Avoir une familiarité avec Lui : « Demeurez dans mon amour comme le sarment est attaché à la vigne ». « Si nous sommes unis à lui, nous pouvons porter du fruit ». 2- L’imiter dans le fait de sortir de soi et d’aller à la rencontre de l’autre au nom de Jésus : c’est cela le travail du catéchiste. 3- Ne pas avoir peur d’aller dans les périphéries. Le Pape, citant Jonas qui, dans la Bible, se montre peu enclin à aller à Ninive, nous incite à ne pas avoir peur de sortir de nos schémas pour suivre Dieu : « Car Dieu va toujours au-delà ; Il n’a pas peur ! ». Le Pape dresse, avec humour, le portrait du catéchiste qui a peur ou qui reste tranquille : « il finit par être une statue de musée » ; ou celui du catéchiste rigide : « il devient rabougri et stérile ». Mais il nous rassure et nous conforte en disant : « Mais Jésus dit : Allez, je suis avec vous ! C’est cela notre beauté et notre force : si nous allons, si nous sortons porter son Evangile avec amour, avec un vrai esprit apostolique, avec vérité, Lui marche avec nous, Il nous précède, Il est le premier ». Danièle Césaire n Ce que je retiens pour ma mission ? « Laisse-toi regarder par le Christ » et « Le cœur du catéchiste vit de deux mouvements : union avec Jésus, rencontre avec les autres ; s’il en manque un des deux, le cœur ne bat plus ». Vous êtes catéchistes ! Ce n’est pas un FAIRE, mais d’abord un ETRE. Etre catéchiste, ce n’est pas un métier, c’est une vocation. Avant même d’annoncer le Christ par une rencontre, un enseignement, c’est par sa vie que le catéchiste témoigne de la Bonne Nouvelle. 8

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9 Le pape François nous a enchantés, pas tant par le contenu de son enseignement que par la manière dont il nous parlait. Sa parole était adressée à chacun de nous personnellement et il habitait cette parole. Le catéchiste est celui qui garde en mémoire Dieu et sait éveiller la présence de Dieu chez ceux qu’il rencontre, une présence du Seigneur qui réchauffe le cœur. Cela engage toute une vie. Je rentre fortifiée de ce congrès. Quatre jours de conférences, de rencontres, de partages. L’après-midi de vendredi avec le pape François a été particulièrement marquante. J’ai été très impressionnée par son humanité, sa simplicité, la force de sa présence. Ses paroles sont à la fois simples et profondément spirituelles. Le pape nous a invités à sortir dans les périphéries, à ne pas rester enfermés dans nos milieux de vie, nos paroisses. Quand nous pensons à aller dans les périphéries, le Christ nous précède dans les cœurs blessés. Catéchiser, c’est laisser Dieu ouvrir nos yeux à la lu- mière de la foi pour oser une réponse personnelle et ecclé- siale. Pour un disciple, la première chose est de rester avec le Maître, l’écouter, apprendre de Lui. Et cela vaut tou- jours, c’est un cheminement qui dure toute la vie ! Comment est-ce que je vis ce fait de rester avec Jésus, ce fait de demeurer en Jésus ? Ai-je des moments durant lesquels je reste en sa présence, en silence, je me laisse regarder par Lui ? Est-ce que je laisse son feu réchauffer mon cœur ? Si, dans notre cœur, il n’y a pas la chaleur de Dieu, de son amour, de sa tendresse, comment pouvons- nous, nous, pauvres pécheurs, réchauffer le cœur des autres ? Repartir du Christ signifie l’imiter dans le fait de sortir de soi et d’aller à la rencontre de l’autre. C’est une expérience belle et un peu paradoxale. Pourquoi ? Parce que celui qui met le Christ au centre de sa vie se décentre ! Plus tu t’unis à Jésus et Lui devient le centre de ta vie, plus Lui te fait sortir de toi-même, te décentre et t’ouvre aux autres. Offrir le Christ, Chemin, Vérité et Vie, quitte à prendre des risques : Je préfère mille fois une Eglise accidentée à une Eglise malade, nous a dit le Saint-Père. Ne restons pas figés, ouvrons nos cœurs, ancrons-nous dans la communauté ecclésiale, soyons l’Evangile vivant porté à nos frères ! Voilà de quoi donner un nouveau souffle à la pastorale de nos équipes. Te laisses-tu regarder par le Seigneur ? Lui nous regarde et cela, c’est une manière de prier. Mais comment fait-on ? Regarde le tabernacle et laisse-toi regarder… c’est simple ! C’est un peu ennuyeux, je m’endors… Endors-toi, endors- toi ! Mais sois sûr que Lui te regarde ! Et cela est beaucoup plus important que le titre de catéchiste : cela fait partie de « l’être catéchiste ».

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Vie du diocèse A l’occasion du dimanche de la mission, Eglise en Martinique a demandé au père Pierre Henderson comment se concrétise sa mission sur son secteur. La mission en secteur pastoral Eglise en Martinique : Pouvez-vous nous préciser quelle est votre mission ? P. Henderson : Cela fait maintenant cinq ans que j’ai la charge de curé – responsabilité canonique reçue de l’Evêque – pour les paroisses du Lorrain et de Marigot. Depuis deux ans, j’occupe la fonction de modérateur du district du Lorrain pour le travail pastoral en commun et l’harmonisation du secteur. Ce district compte 17 670 habitants, soit six paroisses : Lorrain, Marigot, Ajoupa-Bouillon, Basse-Pointe, Macouba, Grand-Rivière. EeM : Quelle est la physionomie globale de ces deux paroisses ? P. H : La population du Lorrain s’élève à 7 919 habitants et celle du Marigot à 3 635 habitants. Le nombre d’enfants catéchisés est de 420 enfants pour le Lorrain et de 230 enfants pour le Marigot. EeM : Y a-t-il une unité dans ce secteur ? des particularités inhérentes à chaque paroisse ? P. H : De fait, il y a une unité pastorale. Ces paroisses, jusqu’à l’année dernière, étaient animées par trois prêtres : un curé, un vicaire et un prêtre habitué. Nous ne sommes que deux pour commencer la nouvelle année pastorale, mais cela ne nous empêche pas de poursuivre la mission. Par décision de l’évêque, nous serons aidés le week-end par le père Emmanuel Chaulvet, responsable des vocations et de la pastorale des jeunes. Même s’il existe des difficultés pour un travail commun harmonieux, nous arrivons quand même à des résultats pastoraux. Ce que nous constatons chez les fidèles, c’est une certaine peur de travailler avec l’autre, si bien que l’investissement des personnes n’est pas suffisant. On dénote un repli sur soi-même. Ce qui se fait au Lorrain, se fait aussi à Marigot avec des spécificités par rapport à l’engagement et au dynamisme des fidèles dans la communauté. Le changement amorcé dans la communauté viendra des jeunes et de l’encadrement qui leur sera prodigué. Car l’unité doit se faire d’abord par eux car on sent de la résistance chez les aînés. Une mission de ce type s’appuie d’abord sur les forces vives et elles sont nombreuses pour les deux communautés, mais elles restent en deçà des besoins : il faut sans cesse faire appel afin de renouveler les services. Dans les deux communautés, nous avons des temps forts (ex. : le carême des hommes, le repas pascal, les nuits d’adoration, théâtre, rencontres pour les couples et un gros travail sur l'histoire…). Nous assurons même une antenne à la radio locale par l’animation d’émissions en direct et interactives. A mon humble avis, nous ne sommes pas restés statiques : nous avons essayé de doter la paroisse de moyens technologiques pour assurer la mission. Deux carences à constater sur nos deux communautés : le manque d’infrastructures et la faible participation à la formation nécessaire dispensée par le diocèse. EeM : Sur quels moyens vous appuyez-vous pour mener à bien votre mission ? P. H : Dans ma mission, je suis aidé, mais je ne peux agir de façon cohérente avec une équipe qui n’est pas pérenne mais provisoire, cela limite un peu les projets. Tout prêtre connaît le surbooking dans sa mission et comme dit le Christ Jésus : La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux. EeM : Qu’est-ce qui vous permet de dire qu’il y a des choses qui avancent ? P. H : Au niveau des deux communautés, j’ai vu des avancées Église en Martinique / n°470 10 P. Pierre Henderson - Fête patronale du Marigot Décoration de l’église du Marigot à l'occasion de la fê\ te patronale

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concrètes pour l’organisation des dix ans d’ordination du père José N’Goma et, de façon plus large, les JMJ ont été l’occasion de réunir tous les jeunes du district. Aujourd’hui, ma préoccupation, ce sont les jeunes dans la rue et aussi le désir que la communauté avance dans son discernement par rapport à l’évangile. Les projets, nous en avons plein la tête, il manque parfois des bras et de la bonne volonté ; ce sont toujours les mêmes qui réagissent. Pour le catéchisme, j’aurais souhaité des binômes par groupe ou parfois des couples, mais cela tarde encore. J’ai constaté également que les jeunes et les hommes sont revenus à l’église avec la réouverture de notre église paroissiale. EeM : Que diriez-vous à un jeune de votre paroisse qui viendrait vous annoncer son souhait de devenir missionnaire ? P. H : La mission ne concerne pas que les prêtres ou les religieuses, bien qu’ils soient indispensables. Il faut aussi des jeunes laïcs qui partent pour la mission « ad gentes » (vers les nations). Nous sommes tous baptisés pour la mission mais il nous faut parfois du temps pour découvrir cet appel du Seigneur inscrit en nous et quelle forme donner à notre réponse. Car nous avons à prendre position pour le Christ là où nous sommes et la mission c’est aussi en Martinique ! Etre missionnaire, c’est faire que les allers soient des retours et que les retours soient des allers. n Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 11 Dimanche 20 octobre 16h30 : Temps de prière consacré à Marie et à l’Eglise Lundi 21 octobre Jésus est la Parole et le chemin du disciple Mardi 22 octobre Jésus, le Bon Pasteur - La réconciliation 13h30 à 16h : Ateliers (art gestuel, art floral, broderie, chant…) 17h à 19h : Enseignement et célébration pour les adultes Mercredi 23 octobre Jésus, Pain de vie, notre nourriture 6h30 : Rencontre pour les adultes 9h à 12h : Prise en charge des enfants et des jeunes - Eucharistie 13h30 à 16h : Ateliers (art gestuel, art floral, broderie, chant….) 17h à 19h : Enseignement pour les adultes - Eucharistie Jeudi 24 octobre Jésus, la Croix et la souffrance du monde 6h30 : Rencontre pour les adultes 9h à 12h : Prise en charge des enfants et des jeunes 13h30 à 16h : Jeux - Art gestuel 17h à 19h : Enseignement pour les adultes puis adoration du saint-sacrement Vendredi 25 octobre Jésus ressuscité nous donne son Esprit et nous envoie vers les frères 6h30 : Rencontre pour les adultes 9h à 12h : Prise en charge des enfants et des jeunes 13h30 à 16h : Ateliers - Répétitions 16h : Eucharistie pour tous Clôture de l’Ecole de prière : temps festif et témoignages Intervenants extérieurs : Frère Edouard et Sr Marie- Philippe Ecole de prière au Lorrain du dimanche 20 au vendredi 25 octobre 2013 P. N'Goma Journée portes ouvertes – Stand des servants d’autel –\ Lorrain Sr Jérôme et P. Henderson - Fête patronale du Lorrain

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C omme chacun sait, les moniales de Sainte-Marie- des-Anges sont des contemplatives cloîtrées vouées à la prière et à la louange du Dieu trois fois saint, au nom de l’Eglise et de toute l’humanité. Elles sont connues en premier lieu sous cet aspect : leur vie est rythmée par la prière liturgique, l’office divin, que saint Benoît appelle « l’œuvre de Dieu ». Mais savez-vous que le travail, environ à mi-temps, est un élément important de la tradition de leur ordre souvent résumé par les mots : ora et labora , prie et travaille ? Le travail manuel, présenté par saint Benoît comme un service fraternel et un chemin de rencontre avec Dieu, est donc aussi une valeur fondamentale de la vie monastique. Il est destiné, tout comme l’office divin, à glorifier Dieu et il s’accomplit sous son regard. Il est encore une manière de pratiquer la pauvreté en contribuant à assurer la subsistance du monastère. Dans ce but, les moniales de Sainte- Marie-des-Anges ont cherché à développer leur spécialité de confiture d’orange amère, jusqu’alors artisanale. Grâce au concours précieux de services techniques très compétents (ITEC, PARM, CCNM) et à l’aide des subventions de l’Europe et du Conseil Régional, elles ont réussi à monter un atelier équipé d’une marmite de cuisson, d’une doseuse, d’une capsuleuse et d’une étiqueteuse. Ce matériel, tout en augmentant le rendement, allège la pénibilité du travail, ce qui permet à l’ensemble de la communauté d’y participer, chacune selon ses forces. Nous rendons grâce à la Providence envers qui nous nous sentons redevables de la réussite de cet outil de travail. Nous avons la joie de constater les fruits spirituels de cette activité : d’une part, elle favorise la cohésion des membres de la communauté dans la charité et la collaboration fraternelle autour d’un objectif commun, et d’autre part elle permet de rejoindre des personnes qui, par ce biais, peuvent découvrir avec surprise l’existence de ce lieu de prière et de silence qu’est le monastère. Nous rendons grâce aussi pour l’aide des paroisses et des amis et de tous ceux qui voudront bien contribuer au développement de nos points de vente. Nous confectionnons actuellement de la confiture d’orange amère, de banane et de citron ; à l’avenir nous envisageons de diversifier encore avec d’autres fruits de notre verger. Goûtez et voyez que le Seigneur est bon ! N’est-ce pas l’idéal, pour un travail monastique, de voir qu’avec la grâce de Dieu bien des clients passent de l’agréable gustation d’un produit local confectionné par les sœurs – comme en témoigne le label « MONASTIC » – à la découverte, en ce lieu de silence et de paix, du Dieu de tendresse et de pitié qui les attend pour les combler de sa lumière et de sa paix ? Mère Marie-Reine van Deth, Prieure n Ora et labora La rénovation de leur atelier de confiture est l’occasion, pour les moniales de Sainte-Marie-des-Anges du monastère de Bout-Bois, sur les hauteurs du Carbet, de nous dévoiler le secret du travail monastique, partie intégrante de leur vie de prière. Vie du diocèse Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 12 Produit fini Coupe des oranges Dosage et capsulage

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Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 13 Les aumôneries des lycées et du campus universitaire ont fait leur rentrée. Les équipes en charge de ces aumôneries nous les présentent. Les aumôneries des lycées et du campus Rentrée 2013-2014 L ors de la réunion qui s’est tenue aux Eaux jaillissantes, à l’invitation du père Jean- Marie Yang-Ting (1), responsable des aumôneries des lycées et du campus, délégué par l’Archevêque, un point a été fait avec les référents des aumôneries sur la période écoulée (2012-2013) et les perspectives à venir pour cette nouvelle année scolaire 2013- 2014. Les projets exposés par les équipes d’aumônerie en place sur les divers établissements de l’île – lycée de Bellefontaine, lycée du Lorrain, lycées Acajou 1 et 2, lycée de Ducos, lycée de Bellevue – sont riches et prometteurs. Aumôneries des lycées Elles existent en Martinique depuis les années 60. Elles demeurent ou redeviennent actives sous l’impulsion des parents d’élèves. C’est ainsi que l’aumônerie du lycée de Bellevue a réouvert ses portes le 4 février 2013, conformément à la circulaire n° 88-112 du 22 avril 1988. Madame le Proviseur, selon la procédure en vigueur, a approuvé cette décision et la renouvelle pour la rentrée 2013- 2014. Les aumôneries des lycées de Bellefontaine, Lorrain, Acajou 1 et 2 et Ducos ont également fait leur rentrée selon les mêmes principes administratifs. Aumônerie du campus Elle existe depuis 2007-2008 : c’est l’Aumônerie Catholique Universitaire (ACU). L’aumônier est le diacre permanent René Morélot (1), désigné par l’Archevêque. Les étudiants peuvent bénéficier d’entretiens individuels, sur rendez- vous, et de rencontres tous les quinze jours, de 17h30 à19h30. Il s’agit des Mercredis du Campus où ils peuvent échanger autour de thèmes divers concernant leur vie estudiantine, sur les plans physique, moral, mental, social et spirituel. Par exemple, projection de films (Fireproof) ; discussions sur des thématiques diverses : « Une aumônerie catholique au campus, pour quoi faire ? », « L’Eglise catholique et l’esclavage », « l’Eglise et le mariage » ou des sujets d’actualité : « Tatouages, piercings, signes et symboles », « A qui faire confiance ? », « Où est ma liberté ? », « Dépression, stress, joie, suicide, la vie, la mort, l’amour », etc. Pourquoi une aumônerie au sein des établissements éducatifs ? Notre société a parfois du mal à donner aux jeunes leur place et à mettre en œuvre leurs richesses. Elle les considère trop souvent comme des consommateurs, voire comme des hommes et des femmes en devenir et pas assez comme des jeunes d’aujourd’hui, avec leurs particularités, leurs atouts et leurs talents. Les aumôneries des lycées et du campus, comme toutes les aumôneries, ont précisément pour mission d’accueillir les jeunes lycéens ou étudiants, quels que soient leur âge, leur sexe et leur culture – d’appartenance ou de référence – sociale et religieuse. Comment fonctionnent les aumôneries ? Dans un lieu structuré (date-lieu- horaire précis), les jeunes parlent de ce qu’ils vivent et ressentent P. Jean-Marie Yang-Ting Banderole de l'aumônerie pour la journée du "vivre ensemble" au ly\ cée de Bellevue

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Vie du diocèse Le dimanche 29 septembre 2013, le mouvement diocésain des Centres de préparation au mariage (CPM) effectuait sa rentrée, sous la forme d’une rencontre des membres du mouvement dans la grande salle du couvent de Cluny, magnifiquement décorée pour la circonstance par l’équipe chargée de l’accueil. Rentrée des Centres de Préparation au Mariage L ’évangile de Luc 10,1-2 choisi pour cette occasion était particulièrement adapté : Jésus les envoya deux par deux devant lui, dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller… Il leur dit : " La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson ". Comment ne pas reconnaître, à travers ces paroles, les couples CPM qui partent ensemble en mission pour le Seigneur, pour témoigner de leur rencontre avec le Christ ? La mission CPM est en effet la seule mission du diocèse qui s’effectue en couple et qui nécessite le oui des deux conjoints. Comme l’a rappelé le responsable diocésain du mouvement, Gabriel Levif, (ateliers débat-forum-discussion). Encadrés par les équipes éducatives : - ils partagent et confrontent leurs idées, dans le respect de chacun ; - ils réfléchissent et bâtissent avec d’autres jeunes des projets ; - enfin, ils expérimentent le « vivre ensemble » à savoir : le partage des valeurs de respect, de solidarité, de choix de vie éclairés et concertés, selon les thématiques retenues, puis partage convivial. Quelles sont les personnes concernées ? Marqués par la culture « de masse », nos jeunes sont attirés par les phénomènes culturels qui occupent une place matériellement prégnante dans leur vie : univers médiatique audiovisuel (musique, cinéma, téléphones portables, ordinateurs, Internet et réseaux sociaux), code vestimentaire (dress code). Leur offrir – selon le principe de laïcité, avec l’aide des parents, des enseignants et de toutes les personnes concernées par cette démarche – un lieu d’expression et de parole, y compris au plan spirituel : tel est le challenge dans lequel s’engagent les aumôneries depuis leur création. Quel avenir pour les aumôneries ? Rappelons que les aumône- ries s’adaptent à l’évolution de la société et à ses contraintes. C’est dans cette optique qu’une réflexion est en cours pour ajus- ter les actions des aumôneries au contenu de la charte sur la laï- cité émise par le gouvernement à la rentrée 2013-2014. Ceci, sans perdre de vue la mission première des aumôneries : accompagner les jeunes et favoriser leur épanouis- sement physique, moral, mental, social et spirituel, dans le respect des principes fondamentaux et des valeurs du « vivre ensemble ». Bonne rentrée à tous et à toutes. Equipes d’aumônerie des lycées et du campus n Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 14 Rencontre d'aumônerie au lycée P. Gabriel Valard   (1) Contacts : P. Jean-Marie Yang-Ting : prêtre- psychologue, chargé de la pastorale des lycées et du campus universitaire & René Morélot, diacre permanent, aumônier du campus : Faculté des Lettres - 1 er étage - porte 9 (Tél. : 05 96 72 75 06 - 06 96 73 68 28). Pour les lycées de Bellefontaine, Lorrain, Acajou 1 et 2, Ducos et Bellevue, les horaires, lieux et jours d'ouverture de l'aumônerie sont affichés au sein des établissements.

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Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 15 tous les couples CPM peuvent en témoigner : s’ils sont aujourd’hui membres du mouvement, c’est parce qu’ils ont dit oui ensemble pour cette mission. Dans son allocution d’accueil, le responsable diocésain n’a pas manqué de rappeler que, pour cette nouvelle année au service des couples fiancés désireux de se marier à l’église, les enjeux du mouvement sont multiples. Dans une société en perte de repères, il s’agit de : • Renforcer notre action pour mieux accompagner les couples qui ressentent la vocation au mariage. • S’organiser pour mieux accueil- lir les fiancés : améliorer les conditions d’accueil dans les permanences de Bellevue et de Sainte-Marie, des sessions mieux réparties sur l’année pour répondre aux périodes de forte affluence et disponibilité. Gabriel Levif a cependant rappelé que les couples fiancés sont invités à se présenter aux permanences CPM six mois à un an avant la date prévue du mariage : c’est un mes- sage que nous devons faire passer dans les paroisses et les medias afin d’éviter les inscriptions de dernière minute. • Poursuivre la démarche d’intégra- tion de nouveaux membres pour assurer la pérennité de la mission CPM dans les années à venir. • Renforcer la spiritualité du mou- vement, qui nous nourrit et donne du sens à notre action. • Et puis en 2014, le mouvement fêtera ses 50 ans d’existence dans le diocèse : ce sera l’occasion d’organiser plusieurs événements pour commémorer cet anniver- saire et mieux faire connaître notre action. Cette rencontre fut aussi l’occasion d’accueillir les nouveaux couples ayant intégré récemment notre mouvement. C’est ainsi que nous avons fait la connaissance de cinq nouveaux couples qui, après quelques années de mariage, ont eux aussi ressenti cet appel à se mettre au service pour accompagner les fiancés vers cet engagement exigeant mais magnifique que représente le mariage. Comment ne pas se réjouir ? Notre famille s’agrandit, avec de nouveaux « ouvriers » qui viennent nous aider pour la moisson et une nouvelle équipe qui vient juste de se former à Ducos ! C’est l’aumônier du mouvement CPM, le père Gabriel Valard, qui a présidé la célébration eucharistique prévue en fin de matinée. Aidé par le père Gabriel Julien, originaire de Trinidad et de passage dans notre île, notre aumônier a prononcé la bénédiction finale et l’envoi en mission, qui nous a rappelé l’importance de notre rôle dans le plan de Dieu. Dans le contexte actuel d’une remise en question du sens même du mariage, avec la loi sur le mariage pour tous, il devient de plus en plus urgent de témoigner de l’évangile, du plan de Dieu sur l’homme et la femme, à travers l’expérience que nous vivons dans nos couples. Notre mission n’en est devenue que plus importante. C’est remplis d’énergie et de confiance, et avec un sentiment très fort d’unité, que nous nous sommes quittés, après un partage fraternel où chacun a pu se restaurer et tisser un lien fraternel avec les autres membres. La prochaine session de préparation au mariage aura lieu du 13 octobre au 23 novembre prochain, à Sainte- Marie. Gabriel Levif, Responsable diocésain CPM Martinique n Inscrivez-vous dès aujourd’hui à la retraite de Toussaint, organisée par les Equipes Notre-Dame (END) et l’ACPM du 25 au 27 octobre 2013 au Foyer de Charité de Trinité. Contacts : 06 96 29 35 55 / 06 96 41 85 01 Pour plus d’informations, visitez notre page Facebook : ACPM MARTINIQUE Vous avez un projet de mariage religieux ? N’attendez pas… L’ACPM vous accueille dans ses deux permanences : n Presbytère de Bellevue, à Fort-de-France Mercredi de 15h30 à 17h30 Samedi de 9h à 11h Tél. : 05 96 72 03 69 (fermé au mois d’août) n Presbytère de Sainte-Marie 2 ème et 4 ème samedis du mois, de 9h à 11h (fermé en juillet et en août) Présentation des nouveaux couples

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Société Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 16 Q u’est-ce qu’un père ? Quelle est sa fonction ? A-t-il sa place dans la famille ? La mère lui laisse-t-elle sa place ? Quelle est l’incidence de l’absence du père sur l’évolution psychoaffective de l’enfant ? Aspects historiques de la configuration des familles La configuration des familles en Martinique, même si elle ne s’explique pas que par l’histoire, a malgré tout une incidence sur l’inconscient collectif, les représentations socioculturelles et les mentalités. En effet, nous avons hérité d’une société matrifocale, centrée sur la mère qui est considérée comme « poto mitan » ; la mère s’occupant seule de l’éducation de ses enfants, jouant à la fois le rôle de père et de mère. Cette configuration s’origine dans les sociétés d’habitation durant la période esclavagiste. L’esclave étant un bien meuble (selon le code noir qui régissait le rapport esclave-maître), quand un homme tentait de construire sa famille, il était séparé et éloigné d’elle par le maître. Ce dernier le déplaçait sur une autre habitation et, de surcroît, l’esclave-père n’avait aucun droit juridique sur ses enfants. Ils appartenaient au maître de la mère et à lui seul. Et la femme se retrouvait seule à éduquer ses enfants jusqu’à ce qu’ils soient sevrés et confiés à une « da », une vieille femme esclave. L’homme esclave était donc considéré comme un étalon pourvoyeur de main-d’œuvre (la femme ayant une fonction reproductrice). La paternité de l’homme lui était enlevée avec la responsabilité qui en incombe. Il était un simple géniteur ; ce qui implique ainsi un déni de la paternité. Ceci peut expliquer le comportement « volage », « machiste » de certains hommes, et la question des maîtresses (« fanm dewô »). Mais il ne faut pas perdre de vue également que les noirs d’Afrique étaient polygames. Dans cette situation, nous pouvons comprendre que les femmes, ne pouvant compter sur les hommes, ont fini par s’en accommoder. Et c’est là que prend sens la « matrifocalité » autour de la question du manque du père, place vacante que viendra occuper la mère. Absence du père et conséquences Aujourd’hui, nous assistons encore à l’absence du père dans beaucoup de structures familiales, absence physique et/ou symbolique. Il arrive que la mère évince le père, ne lui accordant pas sa place auprès d’elle dans l’éducation de l’enfant parce qu’elle veut un enfant, pour combler son besoin narcissique, son manque affectif. C’est le cas des femmes isolées dont la principale source de revenu est constituée de l’assistance de l’Etat (allocations sociales). Il existe des familles dont les enfants ont des pères différents et quelquefois l’homme qui est au côté de la mère n’est le père d’aucun d’eux, ou encore l’un des pères se rend présent à certains moments. Dans certains cas, l’enfant peut avoir une fonction économique car il est transformé en pourvoyeur d’argent, comme l’indique l’expression populaire « l’enfant braguette ». Le père est exclu physiquement et substitué par l’Etat-père qui verse « l’allocation parent isolé », mais également symboliquement dans le refus de la mère que le père reconnaisse l’enfant afin qu’elle bénéficie de ladite allocation. Le père peut être présent physiquement mais néanmoins absent, « manquant ». Il s’agit ici de son absence psychologique auprès de l’enfant, mais également quand le père ne se comporte pas de façon acceptable et bénéfique pour Une famille sans père L’absence des pères dans la cellule familiale est non seulement une problématique que nous rencontrons souvent en Martinique, mais également aux Antilles, avec la formation de familles monoparentales dont l’origine est anthropologique et socioculturelle. Ce qui nous amène à nous interroger sur la place du père dans la famille et dans le discours des mères.

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Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 17 L'amour envers sa femme devenue mère et l'amour envers ses enfants so\ nt pour l'homme la route naturelle menant à la compréhension et à la réalisation de sa paternité. Là surtout où les conditions sociales et cultu\ relles poussent facilement le père à se désintéresser d'une certaine faço\ n de sa famille, ou du moins à être moins présent au travail d'éducation, il faut faire en sorte que l'on retrouve dans la société la conviction que la place et le\ rôle du père dans et pour la famille sont d'une importance unique et irremplaçable\ . (Familiaris consortio, Jean Paul II, 1981). l’évolution et l’épanouissement de l’enfant (pères autoritaires, écrasants, alcooliques, tyrans…). L’absence du père peut avoir pour conséquence une difficulté pour le fils de s’identifier à lui afin d’établir son identité masculine. Pour la fille également, car c’est son premier modèle masculin. C’est le père qui la confirme dans sa féminité, par la qualité relationnelle qu’il établira avec elle ; ce qui lui permettra une identification féminine à sa mère. Toutes ces situations cliniques nous amènent à nous interroger sur la place que le père doit occuper dans la structuration et l’homéostasie (équilibre) familiales. La question de la paternité est donc complexe. Donner la vie à un enfant ne signifie pas automatiquement – malheureusement pour ce dernier – l’accueillir, le faire grandir, l’éduquer : on parlerait alors de paternité biologique. Ce qui nous permet d’aborder la fonction paternelle. La place du père La fonction paternelle, c’est l’autorité. Le père est le représentant de la loi à laquelle tout sujet humain est soumis. Dans la relation mère-enfant, il joue le rôle de tiers, il a une fonction de séparation pour que l’enfant, garçon ou fille, ne puisse pas rester enfermé dans la relation fusionnelle à la mère. Le père est là en tant que tiers, pour signifier la séparation nécessaire à l’équilibre présent et futur de l’enfant. Cette fonction lui incombe également dans la relation œdipienne. Quand le petit garçon tombe amoureux de sa mère pour consolider son identité masculine, le père doit lui signifier qu’il ne peut se marier avec elle, l’amener à intégrer l’interdit de l’inceste. De même pour la petite fille, quand elle tombe amoureuse de son père, celui-ci doit lui signifier qu’elle ne peut se marier avec lui, qu’il ne peut l’aimer que de l’amour paternel. Cependant, quand elle sera plus grande, elle pourra épouser un autre homme qu’elle aimera et qui l’aimera. Ce sont des étapes normales dans le développement psychoaffectif de l’enfant. La fonction du père, ici, est symbolique car il permet à l’enfant d’avoir accès au langage articulé à la loi. L’enfant intériorise l’interdit de l’inceste. Le père symbolique, celui qui assume la fonction paternelle, n’est pas nécessairement le père géniteur, surtout dans les familles monoparentales ou dans les familles recomposées. Le beau- père, l’oncle, le grand-père peuvent remplir ce rôle quand le père est absent ou inconnu. Mais, même quand le père est absent, il est important qu’il soit présent dans le discours de la mère : l’enfant s’en fera une représentation (l’imago paternelle), née également de l’image que le père donne de lui- même. Cette imago paternelle est une repré- sentation qui se fixe dans l’inconscient de l’enfant, qui va orienter, détermi- ner ultérieurement sa conduite et son mode d’appréhension d’autrui. Elle est élaborée dans une relation intersubjective et peut être déformée par rapport à la réalité. Ce qui nous amène à souligner que l’avenir psy- chologique de l’enfant (et du futur adulte) dépendra de sa relation à son père et à sa mère. Dans un contexte où il y a une remise en question et une redéfinition de la notion de famille, avec la loi sur le mariage pour tous, les notions de paternité et de maternité semblent oblitérées au profit de la notion de parentalité, puisqu’il est question de parent 1 et de parent 2. Comment alors exercer sa paternité ? Quelle place les pères auront-ils dans la structure familiale ? (notamment dans la famille où il y aura deux parents de sexe féminin). En conclusion, nous devons réaffirmer l’importance capitale du père dans la structure familiale, qui donne des re-pères à l’enfant, qui contribue à la construction de sa personnalité et à son épanouissement personnel et interpersonnel dans la société. Tony Allaguy-Salachy Psychologue clinicien n

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Société Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 18 C e moustique, qui peut aussi transmettre la fièvre jaune et le chikungunya, pique surtout pendant la journée. Il se développe dans nos maisons et autour de nos maisons. Il pond ses œufs dans tout ce qui contient de l’eau : vases à fleurs, dessous de pots, gouttières, fûts non recouverts, fosses septiques fissurées et tous les déchets de la consommation (coques de noix de coco, vieux pneus, épaves de voitures, boîtes et bouteilles vides…). Situation de la dengue en Martinique La Martinique connaît régulière - ment des épidémies de dengue, avec des formes graves et des décès : • 1997 : plus de 10 000 cas ; 9 décès • 2001 : 27 000 cas ; 4 décès • 2005 : 14 000 cas ; 4 décès • 2007-2008 : 18 000 cas ; 4 décès • 2010 : 43 000 cas, 18 décès. Depuis le 20 août 2013, une nouvelle épidémie de dengue a été déclarée. Au 6 octobre, on totalisait déjà près de 4 450 cas suspects, 1 172 cas confirmés et près de 59 personnes hospitalisées. Comment lutter contre la dengue ? Pour faire face à cette maladie, il n’y a actuellement ni vaccin, ni médicament spécifique. Le seul moyen pour prévenir la dengue est la lutte contre le moustique Aedes aegypti. Les études ayant montré que ce moustique est devenu résistant à la plupart des insecticides (sprays ou autres « bombes » vendus dans le commerce), la prévention la plus efficace se situe donc au niveau de chaque Martiniquais. C’est pour cette raison que les campagnes menées régulièrement par le Conseil Général, l’Agence Régionale de Santé et leurs partenaires invitent à la mobilisation de tous afin d’éviter des stagnations d’eau à la maison. L’opération Toussaint est un moment fort dans la prévention de la dengue à la Martinique. L’Opération Toussaint A l’occasion des fêtes de la Toussaint, chaque visiteur venant fleurir une tombe est invité à remplacer l’eau des vases à fleurs par du sable humide à ras bord. Le sable humide empêche le développement du moustique, tout en maintenant les fleurs naturelles coupées en parfait état. Il est mis à la disposition de la population par les mairies à l’entrée des cimetières. Cette Opération a commencé en 1998, lors du projet pilote de démoustication sur la commune de Schœlcher. Depuis, les trente-quatre communes de l’île se mobilisent chaque année aux côtés du Conseil Général, de l’Agence Régionale de Santé et des fleuristes de Martinique. Vous aussi, vous pouvez faire quelque chose lorsque vous irez au cimetière. Du 30 octobre au 1 er novembre 2013, des agents municipaux et du Service Démoustication seront présents pour vous conseiller. Fleurir sans risques ! Pour lutter efficacement contre les moustiques, utilisons le sable humide pour remplir à ras bord les vases à fleurs artificielles et naturelles. La dengue : une maladie qui peut tuer ! La dengue est une maladie virale répandue dans tous les pays tropicaux, notamment dans les pays de la Caraïbe. Dans notre région, le virus de cette maladie est transmis par un moustique bien particulier : l’Aedes aegypti. L’Opération Toussaint : une action collective de prévention de la dengue à la Martinique André Yébakima Entomologiste médical Centre de Démoustication/ARS / Conseil Général de la Martinique Tél. : 05 96 59 85 44 e-mail : demoustication@cg972.fr

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Dimanche 27 octobre 2013 Missionnaires d'hier, missionnaires d'aujourd'hui. Comment sont arrivés les premiers missionnaires, outre-mer ? Comment ont-ils annoncé la foi dans les différents territoires ? Qui étaient-ils ? Comment ont-ils été reçus ? Quelles marques, quelles empreintes ont- ils laissées ? Quels liens reste-t-il? Qu’ils soient frères du Sacré Cœur, père mariste, ou sœurs de Cluny, quelle est aujourd’hui leur mission ? Dans une émission chargée d’histoire, Dieu m’est témoin répondra à toutes ces questions. Nous recevrons le père Paul Daydou, frère de Picpus (Congrégation du Sacré Cœur), et premier traducteur de la Bible en marquisien. Il nous racontera sa mission dans le Pacifique et notamment aux Marquises. Nous irons à Bondé, au cœur de la Nouvelle-Calédonie, où les pères maristes s’installèrent, il y a 150 ans. Nous serons aussi en Guyane, à Mana. La population rend chaque année hommage à la Sœur Anne-Marie Javouhey, fondatrice de la congrégation des Sœurs de Cluny. Vendredi 1 er novembre 2013 Documentaire Jean Vanier - La prophétie de l'Arche Jean Vanier est le fondateur de L'Arche qui compte aujourd’hui cent-cinquante communautés dans le monde. Sa découverte du monde des handicapés lui a permis de voir combien les pauvres nous transforment et nous conduisent vers un monde de solidarité et d’accueil, nous détournant d’un monde fait de violence et d’agressivité. Selon Jésus, le pauvre est au cœur de l’Eglise. Jean Vanier exhorte chacun à inviter les pauvres et les handicapés à sa table car agir ainsi est une bénédiction. Il compare le mystère de L'Arche à un mystère d'Evangile : manger à L'Arche, c’est manger l'Eucharistie. L’Eucharistie, en tant que présence réelle, permet de changer les cœurs : elle se prolonge dans le lavement des pieds des pauvres, sinon elle n’est que rituel au lieu d'être une transformation. Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions Medias Église en Martinique du 20 octobre 2013 / n°470 19 Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr 99.5 – 101.3 et 105,3 mHz Site internet : www.radiosaintlouis.com Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 Courriel : contact@radiosaintlouis.com L’Evangile par-dessus les toits 31 ans à votre service : 1982-2013

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R emplir sa mission comme une bénédiction Sans aucune démission et sans compromission Pour aller Le servir en se rendant utiles sur une terre plus fertile Sans craindre d’annoncer, par l’exemplarité, Sa Très Sainte Vérité. Dieu n'attend pas de nous que nous soyons parfaits. Nous n’aurons pas tout fait mais nous serons des saints Si nous n’avons pas feint de faire Sa volonté. C’est Lui notre guide, ne prenons pas la fuite. Il veut notre bonheur mais nous retardons l’heure. Ouvrons-Lui notre cœur, surtout n’ayons pas peur ! Il déverse sur nous cette coupe qui déborde de son trop plein d’Amour et de Miséricorde. Nicole Piquion Mission