472 - 17 novembre 2013 COLLECTE NATIONALE

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17 novembre 2013 COLLECTE NATIONALE • LIBÉRATION DES OTAGES UNE FOI MISE À L’ÉPREUVE • LÉGUEZ À L'ÉGLISE CATHOLIQUE • PÈLERINAGE DES FAMILLES POUR LES VOCATIONS Grâce à vous. En 2019, Léa fera le catéchisme à vos petits-neveux dans la nouvelle salle de catéchisme. Parlez-en à votre curé ou contactez le délégué legs.Léguez à l’Église catholique ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE MARTINIQUE5-7, rue du Révérend Père Pinchon BP 586 - 97207 Fort de France Cédex Service Legs et Donations Tél. 06 96 310 333 e-mail : pouch.michel@gmail.com N° 472 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 novembre 2013

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Editorial Editorial • Qui est mon prochain ? Mot de l'Evêque • Parlez-moi des morts Eglise universelle • Le Pape François nous parle de la foi Eglise de France • L'Assemblée plénière d'automne Liturgie • Parole dominicale Droit canonique • Les onctions (2) Vie du diocèse • Libération des otagesUne foi mise à l’épreuve • Journée nationale du Secours catholique - Visages de la pauvreté en Martinique • La diaconie • Donner un sens à sa vie - Qui suis-je ? Où vais-je ? Quel sens donner à ma vie - Monastère invisible - Pèlerinage des familles pour les vocations Médias numéro 472 numéro 472 17 novembre 2013 COLLECTE NATIONALE • LIBÉRATION DES OTAGES UNE FOI MISE À L’ÉPREUVE • LÉGUEZ À L'ÉGLISE CATHOLIQUE • PÈLERINAGE DES FAMILLES POUR LES VOCATIONS Grâce à vous. En 2019, Léa fera le catéchisme à vos petits-neveux dans la nouvelle salle de catéchisme. Parle z-en à votre curé ou contactez le délégué legs.Léguez à l’Église catholiqueASSO CIA TION DIOCÉSA INE DE MA RTINIQ UE5-7, r ue du Révé re nd P ère Pinchon BP 586 - 9 7207 Fort de France Cédex Serv ice Le gs e t Do nations Tél. 06 9 6 310 333 e -m ail : pouch. michel@gm ail.com N° 472 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 novembre 2013 S ommaire DIRECTEUR DE LA PUBLICATION R.P. Jean de CoulangesRÉDACTEUR EN CHEFR.P. Jean de Coulanges MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Édiprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 58697207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr S ’il vous arrive de traverser certaines rues de la ville capitale, tôt le matin, votre regard sera heurté par la misère de personnes qui ont passé la nuit à même le sol, enroulées dans des cartons. Comment passer indifférent, sans s’interroger sur la cause d’une telle déchéance et sur la conduite à avoir ? Le texte d’évangile du bon samaritain (Luc 10) interpelle. Comment se situer face à ceux et celles que nous rencontrons sur notre chemin : regard fuyant ? prétexte stérile ? réelle attention à l’autre, quitte à se salir les mains s’il le faut ? Comment vivre en vérité notre foi et prendre au sérieux ces paroles du Seigneur qui dit à chacun de nous : Tu as du prix à mes yeux et moi, je t’aime (Is 43,4) ? S’il est vrai que la réponse à ces questions dépend de la force de conviction de chacun, il est aussi vrai que ce sont des problèmes qui relèvent d’une réalité sociale et que la réponse se trouve dans un objectif plus global de développement et de service selon un esprit de fraternité. Ce fut l’objectif du rassemblement Diaconia 2013 à Lourdes du 9 au 11 mai 2013. Un défi est lancé aujourd’hui à la conscience chrétienne : comment prendre au sérieux cette tâche à réaliser, cet objectif à vivre dans le concret de l’existence, cet idéal de fraternité voulu par le Christ Jésus : Vous êtes tous frères, vous n’avez qu’un Père (Mt 23, 8-9) ? Cette mission confiée par le Christ à ses disciples est de tous les temps. Elle sera toujours d’actualité, aussi longtemps que l’égoïsme humain fera obstacle à la solidarité. L’histoire nous rappelle que, dans les relations humaines, l’homme a été un loup pour l’homme et qu’il a été impitoyable à l’égard de ses proches. Aujourd’hui, ne nous faisons pas d’illusion, nous ne vivons pas dans un monde idéal où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Le Christ nous invite à regarder l’autre comme un frère, ce qui exige de nous la conversion profonde de nos préjugés sociaux. Dans le monde du chacun pour soi, la famille tend à n’être plus le lieu d’une relation confiante entre les personnes ; le lien social est considéré comme quantité négligeable, les plus faibles sont les plus vulnérables ; moins protégés, ils deviennent les premières victimes. Le pape François invite les chrétiens à se positionner comme acteurs de fraternité dans la société ; il nous incite à œuvrer pour une transformation sociale ; il nous demande de nous associer à tout homme de bonne volonté et à participer aux entreprises communes. Puisse la collecte nationale du Secours catholique du 17 novembre 2013 nous rappeler notre responsabilité en ce domaine. P. Jean de Coulanges n 2 3 Qui est mon prochain ? 6 8 9 19 16 5 11 10 13 14 16

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Xxxx Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 33 Mot de l'Evêque Parlez-moi des morts D iscutant avec des Sadducéens qui ne croyaient pas en la Résurrection, le Seigneur Jésus leur disait : Vous êtes dans l’erreur en ne connais - sant ni les Ecritures ni la puissance de Dieu. Dieu vous dit : ″"Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. " Ce n’est pas de morts mais de vivants qu’il est le Dieu ! Cette controverse relatée à l’occasion des fêtes de la Toussaint par notre revue Eglise en Martinique a été l’occasion pour plusieurs de ses lecteurs de faire part de leurs questions. Certains demandaient : « Comment pouvez-vous dire que Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants ! Alors que l’Eglise prie pour les morts et célèbre la liturgie des défunts au lendemain de la Toussaint ! Comment comprendre ces contradictions ? ». C’est précisément pour éviter de telles équivoques que, chaque fois que cela est possible, l’Eglise préfère parler de « défunts » plutôt que de « morts ». La mort désigne la fin de la vie et son absence définitive. Le mort n’est plus la personne vivante qu’il était mais son cadavre ou sa dépouille. Certaines langues ont dans leur vocabulaire un mot pour désigner un animal vivant et un autre pour nommer ce même animal une fois qu’il est mort. L’Eglise a beaucoup de considération pour le cadavre de l’être humain car, avant d’être cadavre, c’était un corps animé par lequel la personne a vécu, est entrée en relation avec les autres, a aimé, a prié, a souffert, est passée de vie à trépas. A ce titre, le cadavre, ou dépouille humaine comme on l’appelle, mérite le respect et parfois même une certaine vénération. Il ne peut cependant plus être considéré comme une « personne ». C’est pourquoi l’Eglise n’administre pas de sacrement à un « mort ». La personne humaine porte en soi une dimension spirituelle qui ne se réduit pas aux seules molécules constituant son corps. Pour l’Eglise, cette dimension perdure au-delà de la mort biologique. L’Eglise croit en la vie qui demeure en dépit de la mort. Sa foi s’enracine dans les paroles et les actes de son Seigneur Jésus. Dans l’une de ses paraboles – petites histoires inventées par lui pour rendre plus compréhensibles ses messages – Jésus met en scène un riche et un pauvre au moment de leur mort. Il laisse clairement entendre que la mort est suivie d’un jugement, puisque celui de ces deux hommes qui n’avait pensé qu’à soi- même et n’avait cherché le sens de sa vie que dans la possession et la jouissance des biens matériels, est condamné aux tourments éternels, tandis que le pauvre, privé de tout pendant sa vie, est reçu dans le sein d’Abraham. Cette parabole révèle que, pour Jésus, la vie continue au-delà de la mort. Elle affirme que toute vie humaine sera soumise au jugement de Dieu après ce passage de la mort. Elle se trouve justifiée par les paroles de Jésus à l’adresse du larron crucifié en même temps que lui : Aujourd’hui même, tu seras avec moi au paradis. La mort physique sera donc suivie du jugement de Dieu. Mais, demandera-t-on, s’il en est ainsi, où sont donc ces défunts qui sont toujours vivants pour Dieu, même si leur cadavre a été enterré ou incinéré ? L’Eglise répond qu’ils sont passés de ce monde auprès de Dieu. Cela ne satisfait pas notre imagination qui localise souvent Dieu « dans le ciel », au-dessus de nous, là-haut dans les nuages. Mais Dieu est Esprit par excellence. On ne peut l’enfermer dans un lieu. Rien ne peut le contenir ni le comprendre, pas même notre imagination. Le Ciel, qui est conventionnellement son domaine, n’est ni en haut, ni en bas, ni à droite, ni à gauche. Nous disons par commodité que « Dieu est partout ». En passant par la mort physique, notre vie se transforme et passe dans une autre dimension, comme le grain tombé en terre qui ne devient pas un autre grain qui aurait grossi, mais une plante combien différente de ce grain ! Comme une larve qui se transforme en moustique. Comme les ondes invisibles, inaudibles de nos portables et smartphones qui se transforment en sons, en images et en vidéos.

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* * * * * Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 4 Église en Martinique Règlement à l’ord\sre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martiniq\ ue Boîte Postale 586 \b7 207 FORT de FRance cedeX MARTiNiquE 40 € GuADElOupE 44 € Guy ANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ ..................................................................................... Prénom : ........................................................................\ .............................................................................. Adresse : ........................................................................\ .............................................................................. Mail : ........................................................................\ ......................................................................................... Tél. ........................................................................\ .......................... Code Postal .................................. Ville ........................................................................\ .......................................................................................... Mot de l'Evêque (suite) Ces analogies n’ont pas la prétention de répondre à nos interrogations, pas plus qu’elles ne pourront nous dire où et ce que nous étions avant notre naissance. Scientifiques, philosophes, pen- seurs et sages auront encore longtemps à épiloguer, sans réponse apodictique, autour de l’origine et du terme de notre existence humaine. Les chrétiens préfèrent se fier à Jésus Christ. Cet homme – le seul – qui a vraiment connu la mort et qui s’en est relevé dans son corps à la fois le même et transformé. C’est lui qui nous dit : Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Il nous révèle que Dieu nous aime et nous a créés par Amour, pour que nous ayons avec lui la vie éternelle. Lui, Fils de Dieu, ne cesse de nous dire : Je suis la résurrection et la vie, tout homme qui vit et qui croit en moi, fut-il mort, vivra ; je le ressusciterai au dernier jour. Croyons en lui ! Et qu’en toute chose, sa vie soit toujours pour nous plus forte que la mort ! + Michel Méranville Archevêque n à l’occasion de la clôture de l’année liturgique et de la fête du Christ, Roi de l’univers, invite tous les jeunes du diocèse âgés de 15 à 35 ans à un grand temps fort diocésain qui se tiendra A la fin de cette rencontre, une grande braderie d’articles JMJ-L sera proposée aux participants. Après le succès des JMJ Locales, aidons nos jeunes à rester mobilisés ! le dimanche 24 novembre 2013 à l’église Sainte-Face de De Briant de 14h30 à 17h00. LA PAStorALe DeS JeuneS Communiqué

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Une foi humble N otre foi a besoin du soutien des autres, notamment dans les moments difficiles. Si nous sommes unis, la foi devient forte. Qu’il est beau de nous soutenir les uns les autres dans l’aventure merveilleuse de la foi ! Je dis cela parce que la tendance à s’enfermer dans le privé a influencé aussi le domaine religieux, si bien que très souvent on a du mal à demander l’aide spirituelle de ceux qui partagent avec nous l’expérience chrétienne. Qui d’entre nous n’a pas fait l’expérience des incertitudes, des désarrois et même de doutes sur le chemin de la foi ? Nous en avons tous fait l’expérience, moi aussi : cela fait partie du chemin de la foi, cela fait partie de notre vie. Tout cela ne doit pas nous surprendre, parce que nous sommes des êtres humains, marqués par des fragilités et des limites. Toutefois, dans ces moments difficiles, il faut avoir confiance en l’aide de Dieu, à travers la prière filiale, et, dans le même temps, il est important de trouver le courage et l’humilité de s’ouvrir aux autres, pour demander de l’aide, pour demander de nous donner un coup de main. Combien de fois avons-nous fait cela avant de réussir à résoudre le problème et trouver Dieu une nouvelle fois ! Dans cette communion – communion veut dire commune- union – nous sommes une grande famille où toutes les composantes s’aident et se soutiennent entre elles. Une foi accueillante Le Seigneur veut que nous fassions partie d’une Église qui sait ouvrir les bras pour accueillir ; qui n’est pas la maison de quelques-uns, mais la maison de tous ; où tous puissent être renouvelés, transformés, sanctifiés par son amour, les plus forts et les plus faibles, les pécheurs, les indifférents, ceux qui se sentent découragés et perdus. L’Église offre à tous la possibilité de parcourir la voie de la sainteté, qui est la voie du chrétien. Elle nous fait rencontrer Jésus Christ dans les sacrements, en particulier dans la confession et dans l’Eucharistie. Elle nous communique la Parole de Dieu, elle nous fait vivre dans la charité, dans l’amour de Dieu envers tous. Une foi courageuse La tentation de laisser Dieu de côté pour nous mettre nous-mêmes au centre est toujours présente et l’expérience du péché blesse notre vie chrétienne, notre condition d’enfants de Dieu. C’est pourquoi nous devons avoir le courage de la foi et ne pas nous laisser guider par la mentalité qui nous dit : « Dieu ne sert pas, il n’est pas important pour toi », et ainsi de suite. C’est précisément le contraire : ce n’est qu’en nous comportant en enfants de Dieu, sans nous décourager pour nos chutes, pour nos péchés, en nous sentant aimés par Lui, que notre vie sera renouvelée, animée par la sérénité et par la joie. Dieu est notre force ! Dieu est notre espérance ! Une foi communautaire L’Ascension n’indique pas l’absence de Jésus, mais nous dit qu’il est vivant au milieu de nous de manière nouvelle ; il n’est plus dans un lieu précis du monde comme il l’était avant l’Ascension ; il est dans la Seigneurie de Dieu, présent en tout lieu et en tout temps, proche de chacun de nous. Dans notre vie, nous ne sommes jamais seuls : nous avons cet avocat qui nous attend, qui nous défend. Le Seigneur crucifié et ressuscité nous guide. Avec nous, il y a beaucoup de frères et sœurs qui, dans le silence et dans l’anonymat, dans leur vie de famille et de travail, dans leurs problèmes et difficultés, dans leurs joies et espérances, vivent quotidiennement la foi et apportent, avec nous, au monde la Seigneurie de l’amour de Dieu, en Jésus Christ ressuscité, monté au Ciel, avocat de notre cause. Eglise universelle Le Pape François nous parle de la foi Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 5 L’Année de la Foi se clôturera officiellement le dimanche 24 novembre 2013, en la solennité du Christ, Roi de l’univers. Accueillons ces\ paroles éclairantes de notre Pape François sur la foi.

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Eglise universelle Eglise de France Une foi mariale Comment Marie a-t-elle vécu cette foi ? Elle l’a vécue dans la simplicité des mille occupations et préoccupations quotidiennes de toute maman : comment s’occuper de la nourriture, des vêtements, du soin de la maison... C’est précisément cette existence normale de la Vierge qui fut le terrain où se développèrent une relation singulière et un dialogue profond entre elle et Dieu, entre elle et son Fils. Le « oui » de Marie, déjà parfait au commencement, a grandi jusqu’à l’heure de la Croix. Là, sa maternité s’est élargie pour embrasser chacun de nous, pour nous conduire à son Fils. Marie a vécu toujours plongée dans le mystère du Dieu fait homme, comme sa première et parfaite disciple, en méditant toute chose dans son cœur à la lumière du Saint Esprit, pour comprendre et mettre en pratique toute la volonté de Dieu. n Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 6 KTO : Quelle est la tonalité de cette assemblée plénière de novembre, la première présidée par Mgr Georges Pontier ? Mgr Podvin : C'est effectivement la première Assemblée plénière que préside Mgr Pontier. La présidence est toujours au service de l'ensemble des évêques. Il n'y a donc pas un « programme Pontier » qui succéderait à un « programme Vingt-Trois ». Les personnalités sont différentes évidemment, le contexte de l'actualité évolue. Mais les sujets profonds, ainsi que les axes pastoraux, demeurent. Mgr Pontier veut vivre sa présidence en équipe. Il anime une relecture régulière des décisions et des enjeux. Il fait de réelles délégations, partagées avec les vice-présidents et le conseil permanent. Vous devinez bien que l'Assemblée de novembre 2013 est marquée à la fois par le formidable élan que donne le pape François à nos communautés et la gravité des questions que pose l'évolution sociétale et économique. En 2013, la France a connu une réforme sociétale dont l'Église avait dit en amont (dès novembre 2011) qu'elle cliverait douloureusement la société. Hélas, cette prédiction est avérée. Beaucoup de repères sont perdus tant dans l'éthique individuelle que collective. À court terme, la fin de vie est un autre exemple de préoccupation. Un travail de dialogue, de confiance et de réhabilitation de la responsabilité politique est urgent. KTO : Quels sont les dossiers travaillés par les évêques ? Quelles en sont leurs finalités ? Mgr Podvin : En novembre 2014, les séminaires de France vivront un rassemblement national à Lourdes. D'ici là, les évêques souhaitent échanger sur leurs critères de formation au ministère presbytéral. Autre dossier qui sera partagé à Lourdes : comment motiver l'opinion publique sur une Europe sociale, fondée sur des valeurs et qui ne soit pas dépendante des individualismes ou des marchés ? Madame Goulard, députée européenne, donnera son témoignage. Les évêques travailleront aussi les dossiers suivants : la présence des catholiques dans la société contemporaine ; le phénomène social de l'avortement et les conséquences sur l'éducation des jeunes ; comment proposer les sacrements de l'initiation chrétienne aujourd'hui, et préparer au mariage ? Ces quelques exemples montrent une vigilance de l'Église sur le devenir de la personne humaine, et son désir de prendre part au débat public. L'Assemblée plénière d'automne Mardi 5 novembre 2013, les évêques de France – et parmi eux, Mgr Michel Méranville – rassemblés à Lourdes, ont entamé cinq jours de travail et de prière pour préparer l'avenir de l'Église en France. Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, a évoqué pour KTO cette nouvelle assemblée plénière des évêques. Mgr Georges Pontier

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Ajoutons à cette énumération la préoccupation très vive concernant les chrétiens d'Orient ; la solidarité dans nos diocèses, comme fruit du rassemblement Diaconia 2013, ne nous faisant pas oublier nos frères en précarité. Les évêques ne manqueront pas aussi d'aborder des questions plus ecclésiales ou pastorales : la traduction liturgique biblique ; les projets de la pastorale des jeunes comme le pèlerinage des étudiants en Terre Sainte. Vous le voyez, la grille est remplie. KTO : On sait que les évêques ont des approches, des expériences et des diocèses différents. Quel est donc l'enjeu des débats ? Mgr Podvin : Dieu merci, les évêques sont différents les uns des autres et exercent leur ministère dans des contextes pas toujours comparables ! L'ennui viendrait de l'uniformité, dit le poète. L'enjeu est tout autre : en communion permanente avec le Saint-Père et sous sa vigilance, les évêques vivent ce que l'on appelle l' affectus collegialis dont parlait Jean Paul II. Ce qui se joue dans l'hémicycle à Lourdes n'est donc pas l'addition de points de vue, mais la recherche, dans la communion, d'une expression commune. Quand on accède à ce degré d'expression, c'est une grâce, non seulement pour les évêques, mais pour tous les baptisés et habitants de leurs diocèses. Je puis en témoigner. KTO : Pourquoi les débats sont-ils pour l'essentiel à huis clos ? Mgr Podvin : Il n'est pas du seul fait de l'Église catholique de garder le huis clos lors de débats fondamentaux. Regardez nombre d'autres institutions qui le font aussi. Nous veillons à ce que, dans le programme de Lourdes, certaines plages soient ouvertes à la presse. Des conférences de presse sont organisées au fil de la semaine par les évêques concernés par les questions traitées. Pour répondre profondément à votre question, une Assemblée plénière n'est pas un Parlement. Ses membres doivent pouvoir débattre entre eux. Il y va de la sérénité et de la clarté de leur discernement. Mais ce qui importe, ce ne sont pas les épisodes de ce débat. C'est l'affectus collegialis , dont je parlais tout à l'heure, qui en ressort et qui produit des fruits. KTO : La prière tient une place importante lors de l'assemblée plénière, pourquoi ? Mgr Podvin : Non seulement la prière tient une place importante, mais elle est première. Sinon, pourquoi se rendre à Lourdes ? Autant faire Assemblée plénière dans une salle de congrès ! Dans ce sanctuaire marial se ressent une communion avec des millions de fidèles. Ils portent la mission de l'Église dans leur dévotion. Les sujets traités à Lourdes deviendraient vite des morceaux choisis de sociologie ou de théorie pastorale s'ils n'étaient pas irrigués à la fois par la prière des évêques entre eux, mais aussi par la prière de tous les catholiques qui portent l'Assemblée de Lourdes dans leurs cœurs. Les téléspectateurs de KTO sont unis à cette Assemblée ! Propos recueillis par Constance Pluviaud n Eglise de France Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 7

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Dimanche 17 novembre 2013 L a P arole D ominicale Journée mondiale du Secours catholiqueLa fin du monde nous est annoncée ! 33 ème dimanche du Temps ordinaire Année C L e jour du Seigneur viendra ! et encore : Un jour... tout sera détruit. Les révélations de l’Evangile sont terrifiantes. Mais c’est la réalité du monde qu’évoque pour nous la liturgie de ce dimanche où les textes bibliques sont de style apocalyptique : Malachie 3,19-20 et Evangile de saint Luc 21,5-19. Le jour du Seigneur vient avec son Soleil de justice qui fera grâce aux craignant Dieu et offrira le Salut à ceux qui auront persévéré dans la foi. Jésus nous enseigne ce qui nous est nécessaire pour vivre en vérité dans ce monde qui passe, pour être sans vain attachement ou vaine curiosité. Les signes précurseurs donnés par l’Ecriture sont des réalités que nous connaissons déjà. Nous vivons des temps de crises politiques, économiques, sociales ; nous devons faire face ici et là à des guerres, des soulèvements ; et nous ne sommes pas épargnés par les phénomènes naturels ou technologiques destructeurs, par toutes sortes d’épidémies graves et de famines. Tous ces événements sont-ils pour nous des signes de la fin du monde ou de la fin d’un monde ? Ne doivent-ils pas plutôt être pour nous des signes de la finalité du monde ? A travers les persécutions annoncées par Jésus, le chrétien (le disciple) parviendra à cette finalité. Pour le Nom de Jésus, il accepte d’être martyr de la Foi , vivant chaque condamnation en témoin victorieux, fort de la sagesse du Dieu fidèle. Le disciple sait que la fin est le retour du Christ S auveur en qui tout l’amour du Père s’est manifesté. Il demeure ferme dans l’espérance chrétienne, tout en travaillant dans un monde qui s’agite dans la peur et l’angoisse. Ce monde est souvent celui où les arrogants se créent des sociétés sur mesure, loin des valeurs évangéliques. Mais pour le croyant, sa vie donnée avec persévérance à la suite du Fils ressuscité est une solidarité offerte aux pauvres de la terre, en communion avec le Christ, pour que le monde soit sauvé. P. Jean-Michel Monconthour curé de la Cathédrale n Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 8 Pour le croyant, sa vie donnée avec persévérance à la suite du fils ressuscité est une solidarité offerte aux pauvres de la terre, en communion avec le Christ, pour que le monde soit sauvé. Malachie 3,19-20a • Psaume 97 • 2 Thessaloniciens 3,7-12 • Luc 21,5-19 Mettez-vous dans la tête que vous n’avez pas à vous soucier de \ votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adve\ rsaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu \ de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie \ (Luc 21,14-19).

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S i le Christ est le Oint par excel- lence, celui qui a reçu la plé- nitude de l’Esprit Saint, les chrétiens à sa suite sont oints, mar- qués eux aussi du sceau de l’Esprit. C'est en effet le Christ que Dieu a marqué de son sceau (Jn 6,27) et c'est en lui que le Père nous marque aussi de son sceau (1). Les Chrétiens sont des oints Nous sommes appelés chrétiens parce que nous croyons à Jésus, le Christ. Les chrétiens sont ceux qui croient au Christ, Fils de Dieu, mort et ressuscité et qui, par l’Esprit, dans le Père, rétablit l’alliance entre Dieu et les hommes. Mais les chrétiens sont surtout ceux qui sont oints, marqués d'un sceau indélébile imprimé par Dieu, à travers le moyen des sacrements. Jésus est le premier oint et les chrétiens sont oints à la suite du Christ. En conséquence, nous les chrétiens formons une communauté sacrée et organique. Ils deviennent membres d’une communauté Par le baptême, nous dit le canon 96 du code de droit canonique, un être humain est incorporé à l'Eglise du Christ et y est constitué comme personne avec les obligations et les droits qui sont propres aux chrétiens... Ainsi, le nouveau peuple saint de Dieu participe aussi de la fonction prophétique du Christ ; il répand son vivant témoignage avant tout par une vie de foi et de charité ; il offre à Dieu un sacrifice de louange, le fruit des lèvres qui célèbrent son Nom (cf. He 13,15). La collectivité des fidèles, ayant l'onction qui vient du Saint (cf. 1 Jn 2,20.27), ne peut se tromper dans la foi ; ce don particulier qu'elle possède, elle le manifeste par le moyen du sens surnaturel de foi qui est celui du peuple tout entier, lorsque, des évêques jusqu'aux derniers des fidèles laïcs, elle apporte aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel. Grâce en effet à ce sens de la foi qui est éveillé et soutenu par l'Esprit de vérité et sous la conduite du magistère sacré, qui permet, si on obéit fidèlement, de recevoir non plus une parole humaine, mais véritablement la parole de Dieu (cf. 1 Th 2,13), le peuple de Dieu s'attache indéfectiblement à la foi transmise aux saints une fois pour toutes (cf. Jude 1,3), il y pénètre plus profondément en l'interprétant comme il faut et dans sa vie la met plus parfaitement en œuvre (2). Ils sont enrichis de dons Mais le même Esprit Saint ne se borne pas à sanctifier le peuple de Dieu par les sacrements et les ministères, à le conduire et à lui donner l'ornement des vertus, il distribue aussi parmi les fidèles de tous ordres, répartissant ses dons à son gré en chacun (1 Co 12,11), les grâces spéciales qui rendent apte et disponible pour assumer les diverses charges et offices utiles au renouvellement et au développement de l'Eglise, suivant ce qu'il est dit : C'est toujours pour le bien commun que le don de l'Esprit se manifeste dans un homme (1 Co 12,7). Ces grâces, des plus éclatantes aux plus simples et aux plus largement diffusées, doivent être reçues avec action de grâce et apporter consolation, étant avant tout ajustées aux nécessités de l'Eglise et destinées à y répondre. Mais les dons extraordinaires ne doivent pas être témérairement recherchés ; ce n'est pas de ce côté qu'il faut espérer présomptueusement le fruit des œuvres apostoliques ; c'est à ceux qui ont la charge de l'Eglise de porter un jugement sur l'authenticité de ces dons et sur leur usage bien entendu. C'est à eux qu'il convient spécialement, non pas d'éteindre l'Esprit, mais de tout éprouver pour retenir ce qui est bon (cf. 1 Th 5,12. 19-21) (3). Ils sont temple de l’Esprit Saint En effet, les baptisés, par la régénération et l'onction du Saint Esprit, sont consacrés pour être une demeure spirituelle et un sacerdoce saint, pour offrir, par toutes les activités du chrétien, autant de sacrifices spirituels et proclamer les merveilles de celui qui, des ténèbres, les a appelés à son admirable lumière (cf. 1 P 2,4-10). (4) ... Donc l'Esprit Saint "oint" le baptisé, Il imprime sur lui un sceau indélébile (cf. 2 Co 1,21- 22) et Il le constitue temple spirituel, c'est-à-dire qu'Il le remplit de la sainte présence de Dieu grâce à l'union et à la conformité avec Jésus Christ. Fort de cette onction spirituelle, le chrétien peut, à sa manière, répéter les paroles de Jésus : L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'Il m'a consacré par l'onction ; Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers leur libération et aux aveugles le retour de la vue, remettre en liberté les opprimés et proclamer une année de grâce du Seigneur (Lc 4,18- 19 ; cf. Is 61,1-2). Ainsi, par l'effusion du Baptême et de la Confirmation, le baptisé participe à la mission même du Christ Jésus, le Messie Sauveur (5). P. Jean-Max Renard, Vice-Official n Les onctions (2) Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l'onction, c'est Dieu, lui qui nous a aussi marqué d'un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit (2 Co 1,21-22). Droit canonique Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 9 (1) Catéchisme de l’Eglise Catholique, §698(2) Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, n° 12(3) Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, n° 12(4) Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, n° 10(5) Concile Vatican II, Constitution dogmatique Christifideles Laici, n° 13

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Libération des otages Une foi mise à l’épreuve La ville du François a vécu avec une émotion toute particulière la libération de Thierry Dol, originaire de cette ville, et de ses compagnons de captivité, le 29 octobre 2013. Le père Bruno Latour, curé de la paroisse du François, a bien voulu répondre aux questions de Eglise en Martinique : il nous parle du rôle essentiel de la foi qui a soutenu et entouré la famille de Thierry Dol jusqu’au jour tant attendu de l’heureux dénouement. Vie du diocèse Eglise en Martinique : Père Bruno Latour, quelle réaction vous inspire la libération des otages ? P. Bruno Latour : Il y a une grande joie et un soulagement. Joie tout d’abord pour les familles, heureuses de retrouver, au bout de trois longues années, des personnes dont on ne savait rien. On peut se douter qu’il y avait de la souffrance morale chez les uns et les autres. Celle-ci est maintenant soulagée. Cet événement nous inspire une grande libération intérieure. Ici, au François, nombreux sont ceux, de tous milieux et de toutes conditions, qui ont exprimé leur joie d’une manière ou d’une autre : prière personnelle, temps de louange et d’action de grâce, parfois même des manifestations physiques comme les larmes, devant cette fin qui n’était pas prévisible, en tout cas pas de cette façon-là, même si d’aucuns avaient, disent-ils, des signes. EeM : Comment les paroissiens et vous-même avez- vous accompagné les parents de Thierry Dol ? B.L. : D’abord dans la discrétion parce que ce sont des gens extrêmement discrets. Je les ai rencontrés à plusieurs reprises, surtout la maman. Ils viennent assez souvent à la messe : ce sont des priants. Le père l’a d’ailleurs dit lui-même : il priait même pendant son travail. Son métier a aussi été pour lui une aide dans la mesure où il lui évitait de plonger dans le désespoir ou la déprime. Il y a donc eu la prière personnelle de la famille ; il y a également eu ces contacts dans la simplicité, l’humilité, la réserve. Nous n’avons jamais voulu les harceler. Ils l’étaient déjà bien assez de la part de certains médias : dès qu’il y avait le moindre bruit, on leur téléphonait et c’était l’angoisse. Ils attendaient d’autres appels téléphoniques, ce qui s’est enfin produit il y a quelques jours, quand ils ont appris la libération de leur fils. Au niveau de la paroisse, à chaque messe du dimanche, nous avions intégré dans la prière universelle – et non pas dans la prière eucharistique comme cela a été dit par erreur dans la presse – une intention pour Thierry Dol et ses compagnons otages. De même, depuis que nous avons appris leur libération, nous avons intégré pour quelque temps, dans la prière universelle du dimanche, une intention d’action de grâce pour leur libération. Ils ont toujours été considérés ensemble dans notre prière. Il y a eu d’autres manifestations au François, notamment une soirée de prière, en juillet je crois, à l’intention de Thierry Dol et des otages, organisée par des groupes de prière chrétiens. Je dis bien chrétiens car, même si ce sont des catholiques qui ont initié le projet, d’autres chrétiens se sont joints à eux devant l’église. EeM : Nous sommes presque à la fin de l’Année de la Foi. Il y a un mot qui est revenu souvent, même dans la bouche de personnes qui se déclarent laïques, comme le Président de la République : on a entendu parler de « fin d’un calvaire ». Vous, en tant que prêtre, comment situez-vous cet événement – qui a été une épreuve – dans l’Année de la Foi ? Quel enseignement en tirer ? B.L. : La réponse se trouve déjà dans la question : l’enseignement à tirer de cette épreuve, c’est la foi, la confiance. Toujours garder confiance, persévérance dans la prière. On peut avoir parfois le sentiment que nos prières ne sont pas exaucées. Certes, elles ne sont pas forcément exaucées comme Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 10 Thierry Dol et ses parents à son arrivée à Paris

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nous l’entendons, nous, et au moment où nous l’attendons. Mais il faut laisser le temps à Dieu : le temps de Dieu n’est pas le nôtre. D’ailleurs, l’Ecriture le dit bien : Pour le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour. La dimension du temps n’est pas la même pour Dieu, pourtant il finit, d’une manière ou d’une autre, par accéder à nos prières, à nous entendre. Toute la Bible ne cesse de dire que Dieu est attentif au cri des pauvres, les anawim . Cette prière devient une vraie prière quand elle se fait humble, quand elle se fait simple. Je pense que Dieu ne peut rester insensible à cette prière inspirée par une foi qui ne fait pas de bruit, à la manière des parents de Thierry entre autres – je ne parle pas d’une foi du charbonnier. En même temps, cela ne veut pas dire que toutes les prières sont exaucées de la manière dont nous le souhaitons. Mme Dol disait qu’elle vivait dans l’espoir de la libération de son fils et continuait à vivre normalement parce que, d’une manière ou d’une autre, elle savait que Dieu entendait sa prière et qu’il ne la laissait pas tomber. Je pense que derrière cette expérience, c’est notre propre prière qui est interrogée, c’est notre propre rapport à la foi : est-ce que nous avons vraiment confiance en Dieu ou bien est-ce que nous abandonnons devant le moindre petit rocher sur le terrain et passons à autre chose, en disant que Dieu ne nous écoute pas ? Non, Dieu nous écoute. Mais sommes-nous capables d’attendre sa réponse et d’accepter la réponse qu’il nous donne, selon sa volonté. Cela, c’est une autre affaire : une affaire de foi. Propos recueillis par le père Luc Philippon Délégué épiscopal à l’information n Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 11 Journée nationale du Secours catholique Visages de la pauvreté en Martinique A l’occasion de la journée nationale du Secours catholique, le père Luc Philippon a rencontré pour Eglise en Martinique Marcette Louis-Joseph, déléguée diocésaine du Secours catholique de la Martinique depuis dix-sept ans. Eglise en Martinique : Marcette Louis-Joseph, en tant que déléguée diocésaine du Secours catholique, vous êtes non seulement une observatrice de notre société martiniquaise, mais aussi une actrice économique auprès des plus faibles. Quel est votre regard sur la pauvreté en Martinique en cette fin d’année 2013 ? Marcette Louis-Joseph : C’est vrai, je suis observatrice parce que je suis vraiment sur le terrain avec les équipes locales. Nous sommes implantés sur tout le territoire

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Vie du diocèse de la Martinique et nous avons la particularité d’observer et d’analyser les pauvretés qui existent dans notre pays. Quand on parle de personnes pauvres en Martinique, on parle généralement des personnes les plus éloignées de l’emploi, notamment les mères de famille sans emploi. Mais nous avons constaté qu’il y a une nouvelle forme de pauvreté depuis trois ou quatre ans. Nous avons vu arriver dans nos accueils des travailleurs pauvres, si l’on peut dire : des personnes qui travaillent certes, mais leur contrat précaire ne leur permet pas de joindre les deux bouts et de vivre de leur travail. Les dépenses sont beaucoup plus élevées que les recettes. Nous avons vu également arriver des personnes qui perçoivent une petite retraite, ce qui n’était pas aussi fréquent il y a quelques années. Il y a même des couples qui travaillent et qui font malgré tout appel au Secours catholique. Le constat est là : il y a une vraie difficulté dans la vie d’aujourd’hui pour beaucoup de nos compatriotes, en grande partie à cause du coût élevé de la vie. Quand nous analysons objectivement la situation des personnes qui viennent vers nous, nous ne pouvons que constater qu’ils ont réellement besoin de cette aide, même si c’est de manière tout à fait ponctuelle pour certains. EeM : Vous avez parlé des retraités. Qu’en est-il des jeunes ? On entend parler de pauvreté chez les étudiants. M. L.-J. : En effet, de plus en plus de jeunes font appel à nous pour les aider à payer leurs loyers, leurs frais de transports, d’études ou de formation, notamment ceux qui doivent partir à l’extérieur de la Martinique pour se former dans d’autres départements d’outre-mer ou en France métropolitaine. Même des jeunes qui suivent une formation à la Martinique sollicitent notre aide car certaines de ces formations sont payantes ; quand elles ne le sont pas, certains ont du mal à faire face aux frais de transport. EeM : Parlez-nous du Secours catholique en Martinique : combien êtes-vous de bénévoles ? Y a-t-il des salariés ? M. L.-J. : En Martinique, le Secours catholique compte environ cinq cents bénévoles et nous sommes cinq salariés : la déléguée, une secrétaire, deux animateurs et une comptable. EeM : Comment se fait la répartition des antennes du Secours catholique sur le diocèse ? M. L.-J. : Les salariés sont basés au siège du Secours catholique, à la rue Robespierre, à Fort-de-France, mais nous sommes tous à la disposition de toute la Martinique. Les animateurs sont aux côtés des bénévoles, ils les accompagnent ; ils rencontrent les partenaires institutionnels, les curés de paroisses en vue de mettre en place, avec les bénévoles, les différentes actions à mener afin d’accompagner au mieux les personnes en difficulté. Un animateur s’occupe plus particulièrement du territoire du nord (nord caraïbe et nord atlantique) ; l’autre, des territoires du sud et du centre. Nous avons réparti le travail en quatre secteurs : nord caraïbe (4 antennes) ; centre : 2 antennes ; sud : 4 antennes et nord atlantique : 5 antennes. Nous travaillons toujours en lien avec les paroisses, par l’intermédiaire des prêtres et en collaboration avec certains mouvements paroissiaux. EeM : Quel est le thème retenu pour la campagne de la collecte de cette année ? M. L.-J. : Le thème retenu est : Aidons-nous les uns les autres. EeM : Dans l’aide que vous apportez aux personnes, il n’y a pas que l’aide financière ? M. L.-J. : Quand nous parlons d’accompagner les personnes, c’est bien sûr lorsqu’elles ont besoin d’une aide matérielle (aider à payer une facture, aide alimentaire…). Mais, de plus en plus, nous nous appliquons à leur faire comprendre les raisons qui les ont conduites à la situation dans laquelle elles se trouvent, par exemple : les aider à gérer un budget, à mettre en place leurs démarches administratives, à se redynamiser. Pour cela, nous organisons des ateliers avec des professionnels d’autres institutions qui nous prêtent main-forte. Cela peut durer six mois, un an : nous prenons le temps qu’il faut pour que la personne se remette debout et puisse prendre sa vie en main. Nous organisons également des temps de rencontre, des groupes de parole… Il est essentiel pour nous de ne pas en rester à l’aide matérielle, mais de nous positionner dans le long terme. A celui qui a faim, nous ne donnons pas un poisson, mais nous lui apprenons à pêcher… n Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 12

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L e Nouveau Testament emploie le terme « diaconie » dans plusieurs sens. D’abord, cela désigne la mission du Christ lui-même : Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude (Mc 10,45). Ensuite, la diaconie évoque une façon de vivre les rapports humains dans la communauté. C’est une invitation à ne pas rechercher les premières places mais à vivre selon la logique du Christ : une présence joyeuse, un engagement risqué, une existence livrée : Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous (Mc 9,35). Troisièmement, diakonia désigne la mission des disciples, qui se disent « serviteurs » : ce terme intègre alors aussi l’annonce de la Parole. Quatrièmement, le même terme s’utilise pour nommer l’entraide entre les communautés (Ac 11,29). Enfin, diakonia vise l’activité de service aux personnes (Ac 6). Au total, la « diaconie » apparaît comme une invitation à vivre des relations différentes à la suite de Jésus, où chacun se lie véritablement à ses frères et sœurs et se met au service de tous. Cette mise en pratique de l’Évangile conduit à vivre dans la dynamique de l’Alliance, en se confrontant aux logiques du monde. Par conséquent, la « diaconie » est bien plus que l’addition d’actions de solidarité ou qu’un ensemble d’instances spécialisées. Il s’agit, à travers ces engagements mais aussi la vie quotidienne, de « convertir » toutes nos relations – proches et lointaines – à la lumière de l’Évangile, y compris avec ceux qui ne partagent pas notre foi. Il en découle que, dans l’Église, nul ne peut s’approprier la diaconie en disant : « c’est mon affaire ! », puisque c’est l’affaire de tous. Inversement, personne ne peut s’en sentir exempté en disant à d’autres : « c’est votre affaire ! ». Cependant, cette conversion de nos rapports humains doit d’abord se vérifier avec les plus vulnérables de notre société, sans lesquels nous ne pouvons accueillir pleinement la Bonne Nouvelle : les pauvres et les souffrants ont, en effet, un trésor à partager, en particulier à l’Eglise qu’ils sont appelés à évangéliser. La communauté chrétienne ne pourrait donc pas grandir sans leur donner une place de choix dans sa prière et dans sa vie. En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait (Mt 25,40). La rencontre avec les plus pauvres nous amène ainsi à souligner la dimension théologale de la diaconie, qui n’est pas une simple conséquence de la foi, mais qui se situe en son cœur comme son « terreau ». Servir la charité par la diaconie n’est pas alors seulement un devoir éthique mais, de manière plus profonde, un « rendez-vous avec le Christ ». En parlant de diaconie, on permet aux chrétiens de vivre leurs engagements solidaires – à l’intérieur ou non du cadre ecclésial – comme une expérience de type sacramentel. Enfin, la diaconie de l’Église est appelée à se faire publique et politique. En se montrant particulièrement sensibles aux plus faibles, en luttant à leurs côtés pour une société plus juste, les chrétiens peuvent jouer un rôle de veille et de mobilisation particulièrement nécessaire face aux logiques dominantes du monde. C’est aussi un enjeu pour collaborer avec celles et ceux qui n’appartiennent pas à l’Église. En tant qu’elle est au service de la fraternité entre tous, la diaconie concerne en effet la société dans son ensemble. C’est l’heure d’une nouvelle « imagination de la charité », qui se déploierait non seulement à travers les secours prodigués avec efficacité, mais aussi dans la capacité de se faire proche, d’être solidaire de ceux qui souffrent, de manière que le geste d’aide soit ressenti non comme une aumône humiliante, mais comme un partage fraternel. Pour cela, nous devons faire en sorte que, dans toutes les communautés, les pauvres se sentent « chez eux ». Ce style ne serait-il pas la présentation la plus grande et la plus efficace de la bonne nouvelle du Royaume ? (Jean Paul II, Au début du nouveau millénaire, 2001, n° 50). Extrait de la note de réflexion du comité de suivi théologique de Diaconia 2013 n La diaconie Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 13 La démarche de Diaconia 2013 nous convie à la rencontre de l'autre et nous invite sur un chemin dont le terme ne peut se résumer à 2013. Rappelons le sens de la diaconie dans l’Eglise et que l’Esprit Saint nous aide à entendre l’appel à servir la fraternité.

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Vie du diocèse Dans un contexte socioculturel où les jeunes ont du mal à se situe\ r et à être bien dans leur peau, il nous a semblé intéressant de reprendre, à leur intenti\ on, ces quelques repères que le père Emmanuel Chaulvet, délégué de l'Evêque pour l\ es vocations, a eu l’occasion de leur adresser au cours d’une retraite de jeunes. Les vocations demeurent toujours une urgence dans l’Eglise, et particulièrement dans notre Eglise diocésaine. C’est pourquoi Eglise en Martinique anticipe la journée mondiale des vocations pour nous encourager à prier le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Qui suis-je ? Où vais- je ? Quel sens donner à ma vie ? Donner un sens à sa vie D evant la difficulté d’être un homme ou une femme accompli dans une société en pleine mutation, comment trouver ce pour quoi je suis fait, ce à quoi je suis appelé ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Qu’est-ce qu’un disciple ? Quelle sexualité pour aujourd’hui ? Autant de questions auxquelles les jeunes sont particulièrement confrontés. Demain n’existe pas sans aujourd’hui ! Quel sens donner à ma vie ? Quelles sont mes priorités ? Nos choix présents déterminent notre avenir, et cela commence maintenant. « Il n’y a pas de demain sans aujourd’hui, pas de futur sans ici et maintenant ! ». Les choix de ce jour ne sont pas sans conséquence, ils déterminent le présent et influencent l’à-venir. Aujourd’hui, c’est le jour qui t’est donné à toi, et il est « présent », c’est-à-dire « cadeau de Dieu ». L’homme, donc, a à accueillir et à vivre pleinement l’instant présent. Là, il lui est alors possible d’entendre la parole du Christ Jésus, parole qui instruit, parole qui ouvre la porte à un bel avenir. En réalisant ce qui plaît à Dieu, nul doute que homme et femme sont amenés à poser de bons choix pour aujourd’hui et pour demain. Il n’y a donc pas de raison d’avoir peur. « Avoir peur de demain » équivaut à ne pas prendre le temps de se « poser » les bonnes questions, ni de « poser » les choses en perspective. « Il y a un temps pour chaque chose » ! Masculin ou féminin, jeune ou vieux, tous sont inscrits dans le temps. C’est à travers un long cheminement que l’être humain fait l’expérience de la vie et qu’il est appelé à s’accomplir. De fait, il faut du temps pour découvrir sa voie, du temps pour trouver sa voix. Jésus Christ, lui aussi, est entré dans ce rapport au temps. Par l’incarnation, il a connu la naissance et la mort et, pendant trente ans de vie cachée, il s’est préparé à sa vocation. Qu’a-t-il donc fait pendant ce laps de temps ? La Bible ne nous le dit pas, certainement parce que « cela ne nous regarde pas ! ». Cependant, en tant qu’êtres imparfaits mais perfectibles, nous avons, nous aussi, comme Jésus, à nous inscrire dans un processus de croissance, c’est-à-dire à croître en taille, en intelligence et en sagesse, progressivement, dans les différents espaces sociaux de notre monde. C’est ce qu’enseigne le livre Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 14 P. Emmanuel Chaulvet entouré de jeunes

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vous invite au temps de louange et d’évangélisation qu’elle organise à l’occasion de la solennité du Christ-Roi le dimanche 24 novembre 2013 à 15h à la salle des fêtes de Basse-Pointe. Venez avec votre cœur, votre voix… votre foi !Animation assurée par le groupe Péniel. Communiqué LA PAroiSSe S Aint JeAn-BAPtiS te De B ASSe-Pointe de l’Ecclésiaste : « Dieu n’opère pas par magie », mais il travaille dans le temps. Avec lui, rien ne se fait tout de suite, mais tout ce qu’il fait sera pour toujours. Il y a un temps pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel. Un temps pour enfanter, un temps pour mourir. Un temps pour arracher et un temps pour planter. Un temps pour pleurer et un temps pour rire. Un temps pour chercher et un temps pour trouver. Je regarde la tâche que Dieu donne aux enfants des hommes : tout ce qu’il fait convient en son temps (Ecclésiaste 3,1…11). Difficulté d’être un homme A notre époque, être un homme ne va pas de soi. En effet, la construction identitaire n’est plus évidente car les critères de la masculinité ont changé. Les plus jeunes ont du mal à trouver leur place entre une virilité triomphante et une virilité efféminée. De plus, soumis à une injonction paradoxale, la société leur demande d’être à la fois viriles et doux, solides et capables d’exprimer leurs émotions. Face à des femmes battantes sur le plan professionnel et familial, et souvent élevés par des femmes seules (père absent), les jeunes hommes ont du mal à assumer pleinement leur identité masculine. C’est pourquoi l’Eglise les invite à se tourner vers Jésus, le Christ, afin qu’apprenant de Lui (attitudes, paroles, gestes…), ils puissent devenir des adultes matures et responsables. Une sexualité mal vécue L’être humain est un être sexué, il a à s’accomplir sur le plan de la sexualité. Or, en la matière, la société ne nous aide pas. Bien au contraire, elle pervertit les consciences en ne présentant la relation entre deux êtres que sous l’angle de la génitalité, de la performance et de la technique. Elle nous dit même que, pour être bien dans sa peau et avoir une sexualité « normale », il faut augmenter le nombre de partenaires et la fréquence des rapports, il faut essayer des pra- tiques sexuelles diffé- rentes et tout oser : échangisme, perver - sions « soft », gadgets sexuels. Conséquence, aujourd’hui beaucoup de nos contempo - rains ne sont pas épa- nouis du fait d’une sexualité mal vécue, d’un rapport confus entre l’homme et la femme. Cette même société oublie donc de mentionner que l’amour est un élément structurant de l’être, tant sur le plan spirituel que psy - chologique et social. En effet, le Christ enseigne que « l’amour sexué », l’amour entre un homme et une femme, est un « rapport de soins ». Il s’agit de soigner l’autre, de poser un acte pour faire du bien. n Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 15

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E n communion avec le Pape et toutes les familles présentes à Rome, le district de la Cathédrale (Cathédrale, Terres-Sainville, De Briant et Balata) vivait ce même samedi un pèlerinage inédit : le pèlerinage des familles pour les vocations au sanctuaire diocésain du Morne-Rouge, Notre-Dame de la Délivrande. Ce premier pèlerinage pour les vocations est le fruit du travail pastoral en district. Après la journée mondiale de prière pour les vocations du 21 avril 2013, nous avons beaucoup médité cet extrait du message pour cette 50 ème journée : Le problème du nombre suffisant de prêtres touche de près tous les fidèles : non seulement parce Vie du diocèse Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 16 Au cours de cette Année de la Foi qui, officiellement, prendra fin le dimanche 24 novembre 2013, le Pape François a invité les familles à vivre un pèlerinage à Rome : c’était le samedi 26 octobre dernier. Pèlerinage des familles pour les vocations District de la Cathédrale C es paroles de Jésus résument à elles seules ce qu’est le "monastère invisible". Nous souffrons, dans tous les diocèses de France et en outre-mer, d’un grave déficit de prêtres, de diacres, de religieux et de religieuses. Organiser des rencontres de jeunes pour susciter l’intérêt pour les vocations n’apporte pas les résultats escomptés. Aujourd’hui comme hier, le Seigneur continue à appeler. Notre prière confiante devrait permettre que cet appel soit entendu, réfléchi, approfondi, soutenu par les familles et les communautés chrétiennes. Nous sommes tous responsables de l’éveil des vocations dans nos paroisses. Le monastère invisible a pour but de nous y aider. En m’inscrivant au monastère invisible, je prends l’engagement de prier chaque jour à cette intention (une dizaine de chapelet, une lecture méditée de la Parole de Dieu, un temps d’oraison, l’offrande de ma journée, la participation à la messe dans la semaine, au choix de chacun). Chaque mois, un petit feuillet sera distribué aux personnes inscrites pour aider les uns et les autres à nourrir leur prière, leur réflexion. Nous avons aussi à porter dans la prière les séminaristes en formation pour que l’Esprit Saint les accompagne dans leurs études, l’approfondissement de leur foi et leur apostolat dans les paroisses où ils sont engagés. C’est une charge difficile d’être formateurs de jeunes qui envisa- gent le ministère presbytéral ou la vie religieuse. Nous avons à être solidaires de leur ministère (responsables des vocations et les équipes qui collaborent avec eux ; délégués des évêques auprès des séminaristes et des professeurs de séminaires ; maîtres et maîtresses des novices). Eux aussi comptent sur notre prière. Nous proposerons en temps voulu des rencontres sur des lieux de pèlerinage (Notre-Dame de la Délivrande, le Sacré-Cœur de Balata, La Salette et autres lieux). P. Gilles Bolle, curé de Bellevue et modérateur du district n Priez le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour la moiss\ on (Lc 10,2). Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera\ (Jn15,16). Le monastère invisible District de Bellevue Deux districts nous partagent leurs initiatives, en ce début d'année pastorale, en faveur des vocations.

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que l’avenir religieux de la société chrétienne en dépend, mais aussi parce que ce problème est le signe précis et indéniable de la vitalité de la foi et de l’amour des communautés paroissiales et diocésaines particulières et le témoi- gnage de la santé morale des familles chrétiennes. Ce dernier samedi du mois du rosaire, nous étions environ quarante pèlerins à venir confier à Notre-Dame de la Délivrande notre prière de demande pour obtenir des vocations pour toute l’Eglise : des vocations au mariage, des vocations à la vie consacrée, des vocations sacerdotales. Après un voyage d’une heure environ en car, nous nous sommes rassemblés sur le parking du Millenium, point de départ de notre marche priante jusqu’à la basilique. Jeunes et aînés ensemble, nous avons médité les mystères joyeux du chapelet pour les familles. Ce premier temps du pèlerinage a été suivi du moment de l’accueil par le recteur du sanctuaire marial, le père Patrick Phanor, qui, après nous avoir chaleureusement salués, a laissé le temps de la parole à Sr Christine, de la congrégation des Sœurs Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande, qui, avec talent, nous a expliqué des points historiques importants sur l’évangélisation dans ce lieu de prière mariale. Ensuite, est venu le temps du chemin de croix. Initialement, nous l’avions programmé au calvaire mais, compte tenu des pluies récentes, nous avons dû agréablement vivre ce moment spirituel sur le parcours aménagé dans les jardins du presbytère. Enfin, à 13h, nous avons partagé ce grand mystère de la foi : l’eucharistie, le don par excellence de Jésus de qui viennent tous les dons qui font vivre ce corps que nous formons, l’Eglise, peuple de Dieu en marche. P. Luc Philippon curé de De Briant n Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 17 Par conséquent, que ne manquent pas les prêtres zélés, qui sachent accompagner les jeunes comme compagnons de voyage pour les aider à reconnaître, sur le chemin souvent tortueux et obscur de la vie, le Christ, Voie, Vérité et Vie (cf. Jn 14,6) ; pour leur proposer, avec courage évangélique, la beauté du service de Dieu, de la communauté chrétienne, des frères ! Des prêtres qui montrent la fécondité d'un engagement enthousiasmant, donnant un sens plénier à leur propre existence, parce que fondé sur la foi en celui qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4,19) ! Je souhaite également que les jeunes, au milieu de tant de propositions superficielles et éphémères, sachent cultiver l'attrait pour les valeurs, les buts élevés, les choix radicaux, pour un service des autres sur les pas de Jésus. Chers jeunes, n'ayez pas \ peur de le suivre et de parcourir les voies exigeantes et courageuses de la charité et de l'engagement généreux ! Ainsi, vous serez heureux de servir, vous serez témoins de cette joie que le monde ne peut donner, vous serez les flammes vives d'un amour infini et éternel, vous apprendrez à rendre raison de l'espérance qui est en vous (1 P 3,15) ! Finale du Message de Benoît XVI pour la 50 ème journée mondiale de prière pour les vocations

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Grâce à vous. En 2019, Léa fera le catéchismeà vos petits-neveux dans la nouvelle salle de catéchisme. Parlez-en à votre curé ou contactez le délégué legs. Léguez à l’Église catholique ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE MARTINIQUE 5-7, rue du Révérend Père Pinchon BP 586 - 97207 Fort de France Cédex Service Legs et Donations Tél. 06 96 310 333 e-mail : pouch.michel@gmail.com

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Dimanche 17 novembre 2013 Parole aux divorcés Comment l’Église accompagne-t-elle les personnes divorcées ? Quelle place dans l’Église trouvent ceux qui ont choisi de se remarier ? Comment vivre sa foi de chrétien lorsqu’on ne peut plus communier ? Des questions actuelles, parfois douloureuses. Pour y répondre, Dieu m’est témoin reçoit cette semaine deux personnes divorcées : Agnès Luxin, mère de famille, qui vit seule avec ses trois enfants et Camille Cupit qui, lui, s’est remarié après son divorce. Nous irons en Nouvelle-Calédonie rencontrer Asela, une Wallisienne entreprenante et indépendante, qui s’est remariée après son divorce. Nous verrons comment elle vit sa foi, même sans conformité avec la discipline de l’Église. Nous serons connectés avec la Réunion : le père Antonisamy Annaraj nous racontera comment le diocèse de Saint-Denis veut souhaiter la bienvenue aux divorcés et Colette Murat partagera avec nous ce qu’elle vit au sein de la Solitude Myriam. Dimanche 24 novembre 2013 Dieu, m’entends-tu ? Les sourds vivent-ils leur foi comme les autres ? Comment peuvent-ils comprendre la Parole de Dieu ? Comment s’intègrent-ils dans leur paroisse ? Les pastorales des sourds sont-elles actives outre-mer ? Dieu a-t-il besoin de parler pour se faire entendre ? Toutes ces questions, nous les traiterons sur le plateau de Dieu m’est témoin avec Paul Diémert, l’aumônier national des sourds, et Jeanny Jasor, malentendante d’origine guadeloupéenne. Nous aurons deux exemples très différents : l’un à la Réunion avec une pastorale très développée et l’autre en Nouvelle-Calédonie où les parents d’enfants sourds sont souvent les meilleurs relais pour faire bouger les choses. Nous serons connectés avec Yveline Vasseaux, traductrice en langue des signes pour le centre Ephata, en Guadeloupe. Dimanche 1 er décembre 2013 Oubliés des hommes, oubliés de Dieu ? Exclus, démunis, laissés-pour-compte... SDF, alcooliques, toxicomanes… Quelle place donner à ceux dont personne ne veut ? Parfois abandonnés des hommes, le sont-ils de Dieu ? Comment les aider à\ reprendre pied et les mettre sur la bonne route ? Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions Medias Église en Martinique du 17 novembre 2013 / n°472 19 Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr 99.5 - 101.3 et 105,3 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com

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L a charité n'est pas pour l’Église une sorte d’activité d’assistance sociale qu’on pourrait aussi laisser à d’autres, mais elle appartient à sa nature, elle est une expression de son essence elle-même, à laquelle elle ne peut renoncer. Deus caritas est, n° 25 Benoît XVI, 25 décembre 2005