473 - Quelle terre pour nos petits-enfants ?

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• L'ÉGLISE, MYSTÈRE ET CONSTITUTION • CONGRÈS DE MÉDECINE ENVIRONNEMENTALE • LES CENTRES DE PRÉPARATION AU MARIAGE N° 473 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 1 er décembre 2013 Quelle terre pour nos petits-enfants ?

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Editorial Editorial • Le temps de la vigilance Mot de l'Evêque • L’Assemblée Plénière des Evêques à Lourdes Eglise universelle • Homélie du Pape François Liturgie • Parole dominicale Droit canonique • Les onctions (3) Vie du diocèse • L'Eglise, mystère et constitution • L’aumônerie du centre pénitentiaire • Les centres de préparation au mariage • Opération Lumière de la paix de Bethléem Eglise en Afrique • Le père Georges Vandenbeusch, témoin du Christ au Cameroun Société • Congrès de Médecine Environnementale Médias numéro 473 numéro 473 • L'EGLISE, MYSTÈRE ET CONSTITUTION • CONGRÈS DE MÉDECINE ENVIRONNEMENTALE • LES CENTRES DE PRÉPARATION AU MARIAGE N° 473 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 1 er décembre 2013 S ommaire DIRECTEUR DE LA PUBLICATION R.P. Jean de CoulangesRÉDACTEUR EN CHEFR.P. Jean de Coulanges MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Édiprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 58697207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr A ujourd’hui, grâce au développement des techniques, notre vie personnelle et sociale dispose de machines qui facilitent la communication entre les personnes. Mais n’y a-t-il pas aussi le danger d’une priorité à l’objet, au dé\ triment d’une relation humaine directe et franche ? Vivre en permanence au rythme de la machine peut provoquer stress, impatience, agitation, énervement ! Pour que de vraies relations humaines se tissent en famille, à l’é\ cole, au travail, dans les communautés, elles ont besoin d’un temps plus\ long, plus lent, pour l’écoute, la compréhension, la communion.\ Ce qui est vrai au niveau des rapports humains l’est aussi dans la vie spirituelle. La foi exige du croyant qu’il sorte de sa superficialité, de son paraître, pour se livrer dans la vérité la plus profonde\ de son être. Nous entrons dans l’Avent. A première vue, le temps liturgique semble se répéter. En réalité, il nous accompagne dans nos doutes, nos faiblesses, notre croissance, notre espérance. La vie du Christ, à chaque période du calendrier liturgique, est proposée comme guide et modèle, de sa naissance à sa mort et sa résurrection. Pour répondre à son appel, réaliser cette voca\ tion, atteindre un tel objectif, le chrétien devra éviter de se laisser prendre par les sollicitations du monde. Dans ce contexte, l’Avent est le temps de la vigilance : Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. C’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l\ ’homme viendra (Mt 24,42). Célébrer le temps de l’éveil, c’est renouveler notre rega\ rd sur les personnes que nous côtoyons au quotidien, en famille, au travail, pour vivre avec elles des relations renouvelées. Célébrer le temps de l’éveil, c’est sortir de nos habitud\ es de penser, de croire, et nous ouvrir à l’aujourd’hui des autres et de Dieu\ . Célébrer le temps de l’éveil c’est porter un regard autre\ sur le monde qui n’est pas que négatif parce que nous croyons qu’il est aimé de Dieu, et savoir en rendre grâce. Notre Dieu est un Dieu qui veille et non qui surveille. Car on surveille\ au nom de la loi, on veille au nom de la tendresse (Jacques Leclerc). P. Jean de Coulanges n 2 3 Le temps de la vigilance 6 7 8 19 5 8 10 15 16 1212 14

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Xxxx Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 33 Mot de l'Evêque L’Assemblée Plénière des Evêques à Lourdes L a Conférence des Evêques de France a tenu son Assemblée Plénière à Lourdes du 5 au 10 novembre 2013. En tant que membre de droit de cette confé- rence, j’y ai participé et c’est avec joie que j’ai retrouvé la centaine d’évêques de l’Hexagone aux - quels s’étaient joints la plupart des évêques des départements et territoires d’outre-mer ainsi que d’autres invités. Lors de sa session d’avril dernier, à laquelle ne participaient pas les évêques d’outre-mer en raison de leur éloignement et du coût de leur déplacement, la Conférence a procédé au renouvellement de son bureau, notamment en élisant comme président Monseigneur Georges Pontier, archevêque de Marseille, et comme vice-présidents Monseigneur Pascal Delanoix et Monseigneur Pierre-Marie Carré. En communion profonde avec le Pape François qui écrivit une très cordiale lettre d’encouragement à son président, l’Assemblée, comme chaque année, se déroula dans un climat intense de prière, de travail et de célébrations, sous le regard de la Vierge Marie, dans son sanctuaire se relevant à peine, grâce à la générosité des croyants, des suites des terribles inondations du mois de juin dernier. L’Assemblée aborda différents sujets tels que : - La relecture et l’analyse des évènements vécus récemment aux JMJ de Rio et durant Diaconia 2013. - La formation des séminaristes en France, avec pour thème : Quels prêtres pour quelles communautés ? - La manière dont les communautés chrétiennes préparent et accom- pagnent ceux qui veulent célébrer le sacrement de mariage. L’Assemblée apprécia l’expérience de l’Ecole de Vie Conjugale présentée par la Communauté de l’Emmanuel. Elle réfléchit longuement sur le phénomène social de l’avortement et l’éducation affective des jeunes. A l’approche des élections européennes qui auront lieu du 22 au 25 mai prochain, l’Assemblée voulut comprendre les enjeux de la construction européenne, avec l’aide de M me Sylvie Goulard, députée européenne, auteure de L’Europe pour les nuls. L’Assemblée s’interrogea sur « la présence des chrétiens dans la société contemporaine » ; la place de la diaconie dans la vie de nos Eglises diocésaines. Elle eut le bonheur de recevoir les premiers exemplaires de la traduction liturgique de la Bible. L’Assemblée eut la joie d’accueillir plusieurs nouveaux évêques nommés en remplacement de ceux atteints par la limite d’âge ou empêchés par la maladie ou la mort. Elle fit place aussi à des échanges avec nos frères chrétiens du Moyen-Orient. Les points que nous avons travaillés pendant cette Assemblée sont trop nombreux pour que je les énumère tous. Il me serait aussi bien difficile de décrire ces sentiments de fraternité et de communion que j’ai une fois de plus éprouvés au contact de tous ces frères, successeurs des Apôtres, portant collégialement le souci de toute l’Eglise. Participer à ces Assemblées Plénières est une grande grâce pour laquelle je remercie le Seigneur. + Michel Méranville Archevêque n Le temps de la vigilance

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Eglise en France Venez à ma suite et je vous ferai pêcheurs d'hommes (Mt 4,19) Extrait du discours de clôture de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la Conférence des Evêques de France, le dimanche 10 novembre 2013 à Lourdes L es prêtres diocésains sont les premiers collaborateurs que Dieu nous a donnés par le sacrement de l'Ordre. Ils portent une lourde charge pastorale. Nous tenons à leur redire notre estime, notre soutien et notre reconnaissance. Pendant cette assemblée, nous avons voulu réfléchir à la formation des futurs prêtres. Notre échange s'est déroulé dans un climat serein et vrai. Il a fait apparaître les questions précises et nouvelles qui se posent à nous à cause des évolutions de l'Eglise et de la société. Il devra se poursuivre au cours des prochaines assemblées. Nous souhaitons qu'il fasse grandir le climat de confiance nécessaire pour que les équipes formatrices des séminaires, les séminaristes et tous ceux qui sont impliqués dans la formation puissent poursuivre paisiblement leur parcours. Nous voulons préparer des prêtres qui assumeront la charge pastorale dans les conditions que connaissent aujourd'hui nos diocèses. Notre Eglise a besoin de prêtres missionnaires qui vivent en modèles du troupeau qui leur est confié. Ils devront mener une vraie vie fraternelle, être des passionnés du Christ pour donner toute leur vie pour l'Evangile. Ils devront être attentifs à ceux qui souffrent et se trouvent aux marges. Enfin, ils seront des hommes de communion, capables de coopérer avec les diacres, les religieuses et les laïcs. C'est en aimant leur peuple, nous le savons bien, qu'ils trouveront leur bonheur profond. Déjà, nous avons les yeux fixés sur le pèlerinage des séminaires qui aura lieu dans un an, ici, auprès de la grotte de Lourdes. Ce sera pour notre Eglise un signe important de fraternité et d'espérance et nous le confions dès à présent à la Vierge Marie. n Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 4 É glise en Martinique Règlement à l’ordr\Me de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Église en Martinique\M • \boîte Postale 586\M • 97207 FORT de FRance cedeX MARTiNiquE 40 € GuADElOupE 44 € Guy ANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : Prénom : Adresse : E-mail : Tél Code Postal Ville Mgr Georges Pontier

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L e Pape s’est inspiré du récit du retour de Jésus à Nazareth, tel qu’il est proposé par Luc (4,16-30) dans un passage de l’Évangile parmi les plus « dramatiques », dans lequel – a dit le Pape – on peut voir comment est notre âme et comment le vent peut la faire tourner d’un côté à l’autre. À Nazareth, a expliqué le Pape, tous attendaient Jésus. Ils voulaient le trouver. Et lui est allé trouver les siens. Pour la première fois, il revenait dans son village. Eux l’attendaient parce qu’ils avaient entendu tout ce que Jésus avait fait à Capharnaüm, les miracles. Et quand commence la cérémonie, comme d’habitude, ils demandent à l’hôte de lire le livre. Jésus le fait et lit le livre du prophète Isaïe, qui était un peu la prophétie à son propos et c’est pourquoi il conclut la lecture en disant : Aujourd’hui s’accomplit cette écriture que vous avez écoutée. La première réaction, a expliqué le Pape, a été très belle, tout le monde a apprécié. Mais ensuite, dans l’âme de certains, a commencé à s’insinuer le ver de l’envie et on a commencé à dire : Mais où a-t-il étudié, celui-là ? N’est-ce pas le fils de Joseph ? Nous connaissons toute sa parenté. Et ils ont commencé à prétendre qu’il fasse un miracle : ce n’est qu’alors qu’ils croiraient. Ceux-là, a précisé le Pape, voulaient du spectacle : Fais un miracle et nous croirons en toi. Mais Jésus n’est pas un artiste. Jésus ne fit pas de miracles à Nazareth. Il souligna au contraire le peu de foi de ceux qui demandaient du spectacle. Et eux, a noté le Pape François, sont entrés dans une grande colère, ils se sont levés et ils poussaient Jésus jusqu’au mont pour le jeter et le tuer. Ce qui avait commencé dans la joie menaçait de se conclure par un crime, l’assassinat de Jésus par jalousie, par envie. Mais il ne s’agit pas seulement d’un événement d’il y a deux mille ans, a souligné l’Évêque de Rome. Cela arrive tous les jours dans notre cœur, dans nos communautés, chaque fois que l’on accueille quelqu’un en parlant bien de lui le premier jour et puis de moins en moins jusqu’à en arriver aux commérages, presque jusqu’à l’écorcher. Celui qui, dans une communauté, cancane contre un frère finit par « vouloir le tuer », a souligné le Pape. L’apôtre Jean nous dit cela : Celui qui hait son frère dans son cœur est un assassin (1 Jn 3,15). Nous sommes habitués aux commérages, aux ragots et souvent nous transformons nos communautés et même notre famille en un enfer où se manifeste cette forme de criminalité qui conduit à tuer son frère et sa sœur avec sa langue. La Bible dit que le diable est entré dans le monde par jalousie. Une communauté, une famille peut être détruite par cette jalousie qu’enseigne le diable dans le cœur et qui fait que l’un parle mal de l’autre. Pensons-y : la langue, les commérages, les ragots constituent nos armes quotidiennes ! Ainsi, comment construire une communauté, s’est demandé le Pape ? Pour qu’il y ait la paix dans une communauté, dans une famille, dans un pays, dans le monde, nous devons commencer par être avec le Seigneur. Et là où se trouve le Seigneur, il n’y a pas d’envie, il n’y a pas de criminalité, il n’y a pas de jalousie. Il y a la fraternité. Demandons cela au Seigneur : ne jamais tuer notre prochain avec notre langue et être avec le Seigneur comme nous tous serons au ciel. n Eglise universelle La langue tue Homélie du Pape François au cours d’une messe en semaine Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 5 La langue, les commérages, les ragots sont des armes qui chaque jour assaillent la communauté humaine, en semant envie, jalousie et avidité du pouvoir. Avec elles, on peut en arriver à tuer une personne. C’est pourquoi parler de paix signifie aussi penser à tout le mal que l’on peut faire avec la langue. Garde ta langue du mal et tes lèvres des paroles perfides. Évite le mal, fais ce qui est bien, poursuis la paix, recherche- la. Psaume 33

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Dimanche 1 er décembre 2013 L a P arole D ominicale 1 er dimanche de l’Avent – Année A A vec le premier dimanche de l’Avent, nous entrons dans une nouvelle année liturgique. Nous quittons l’année C – au cours de laquelle nous avons médité l’évangile selon saint Luc – pour reprendre le cycle à partir de l’année A et l’écoute régulière, mais non exhaustive, de l’évangile selon saint Matthieu. Le temps de l’Avent est le premier temps liturgique. Les ornements du prêtre seront de couleur violette, signe de pénitence et de conversion pour l’ensemble du Corps du Christ. Le mot ‘avent’ vient du latin adventus qui signifie ‘attente’. Attente de quoi ? D’une part, de la célébration de Noël qui arrive au terme de près de quatre semaines de préparation. D’autre part – et c’est le plus important pour nous – attente de la rencontre définitive avec notre Père dans la gloire de la vie éternelle. Cette dimension eschatologique (qui concerne les fins dernières) est souvent escamotée au profit de l’immédiat de la fête. Ce qui pose d’ailleurs une autre question : Attendre comment ? Bien souvent, ce temps de l’Avent ne revêt guère son caractère de pénitence et de préparation spirituelle. Les occupations des uns et des autres sont plus matérielles. Et au fur et à mesure que la date du 25 décembre approche, plus on devient fébrile, non pas pour accueillir Celui qui vient, mais pour savoir de quoi sera composé le repas de la fête, quels cadeaux seront faits… Nous venons de vivre une Année de la Foi qui s’est achevée le dernier dimanche de l’année liturgique, le 24 novembre, en la fête du Christ, Roi de l’univers. Osons espérer que ces mois de réflexion, de prière et de formation plus intenses, car demandées tant par le pape Benoît XVI que par le pape François, auront ouvert nos cœurs à l’intelligence de la foi, au désir d’être des croyants crédibles dans le monde. Cette crédibilité, cette vérité de la foi, qui désormais s’ancre en nous, doit nous permettre de vivre ce temps particulier de l’Avent comme une grande aventure, un chemin de conversion. Pendant quatre semaines, nous aurons pour compagnon le prophète Isaïe qui rappellera avec force que le retour du Seigneur ouvrira un monde nouveau dans lequel tous les peuples, toutes les nations, travailleront à la paix : De leurs épées, ils forgeront des socs de charrue et de leurs lances, des faucilles. On ne lèvera plus l'épée nation contre nation, on ne s'entraînera plus pour la guerre… Nous pensons que c’est utopique, que jamais les nations s’uniront ? C’est que nous manquons de Foi ! La première étape de la conversion des baptisés ne doit-elle pas être justement de tout mettre en œuvre pour que là où ils vivent, dans les familles, dans les quartiers, soient rejetés tout ce qui divise, toute jalousie, toute haine ? Saint Paul sera également un compagnon de route… Une parole qui veut nous réveiller, nous secouer. Ce temps d’attente n’est pas un long fleuve tranquille. C’est un temps qui demande au contraire que nous nous secouions : Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans ripailles ni beuveries, sans orgies ni débauches, sans dispute ni jalousie… Revêtez le Seigneur Jésus Christ. Se conduire honnêtement ! Nourris du Christ, peut-on encore vivre dans les ténèbres du péché ? Imaginons que chacun de ceux qui viennent communier décident de prendre au sérieux cet appel de saint Paul et se conduisent honnêtement dans la force de l’Esprit… Le temps de l’Avent est bien un temps de pénitence en vue d’une vraie conversion pour ceux qui vont prendre au sérieux la Parole que Dieu nous adresse... Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra… Jésus nous avertit : notre vie présente est une étape, une préparation pour cette autre vie que sera notre vie éternelle. Réveillons notre foi, ne laissons pas le sommeil de l’indifférence emplir nos jours. Si nous attendons dans la Foi, c'est-à-dire en agissant comme des enfants de Dieu, alors nous n’avons pas à craindre le dernier retour du Christ. Ce retour se fera lorsque nous ne l'attendons pas, mais soyons sûrs que c'est dans la joie que nous irons vers la maison de Dieu (Ps 121). Dans l’attente de cette venue et de notre joie, n’oublions pas que plus nous participerons au repas du Seigneur, plus nous nous revêtirons du Christ. Nous pourrons marcher, confiants et humbles, vers Celui qui nous aime et qui nous attend… P. Bruno Latour, C.S.Sp Curé du François n Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 6 Isaïe 2,1-5 • Psaume 121 • Romains 13,11-14a • Matthieu 24,37-44

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P arce que l'Esprit Saint est l'Onction du Christ, c'est le Christ, la Tête du Corps, qui le répand dans ses membres pour les nourrir, les guérir, les organiser dans leurs fonctions mutuelles, les vivifier, les envoyer témoigner, les associer à son offrande au Père et à son intercession pour le monde entier. C'est par les sacrements de l'Eglise que le Christ communique aux membres de son Corps son Esprit Saint et Sanctificateur. Les fidèles incorporés à l'Eglise par le baptême ont reçu un carac- tère qui les délègue pour le culte religieux chrétien ; devenus fils de Dieu par une régénération, ils sont tenus de professer devant les hommes la foi que par l'Eglise ils ont reçue de Dieu. Par le sacrement de confirmation, leur lien avec l'Eglise est rendu plus parfait, ils sont enrichis d'une force spéciale de l'Esprit-Saint et obligés ainsi plus strictement tout à la fois à répandre et à défendre la foi par la parole et par l'action en vrais témoins du Christ. Participant au sacrifice eucha- ristique, source et sommet de toute la vie chrétienne, ils offrent à Dieu la victime divine et s'offrent eux-mêmes avec elle ; ainsi, tant par l'oblation que par la sainte communion, tous, non pas indifféremment mais chacun à sa manière, prennent leur part originale dans l'action liturgique. Il s'ensuit que, restaurés par le Corps du Christ au cours de la sainte liturgie eucharistique, ils manifestent, sous une forme concrète, l'unité du peuple de Dieu que ce grand sacrement signifie en perfection et réalise admirablement. Ceux qui s'approchent du sacrement de pénitence y reçoivent de la miséricorde de Dieu le pardon de l'offense qu'ils lui ont faite et, du même coup, sont réconciliés avec l'Eglise que leur péché a blessée et qui, par la charité, l'exemple, les prières, travaille à leur conversion. Par l'onction sacrée des malades et la prière des prêtres, c'est l'Eglise tout entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié, pour qu'il les soulage et les sauve (cf. Jc 5,14-16) ; bien mieux, elle les exhorte, en s'associant librement à la passion et à la mort du Christ (cf. Rm 8,17) à apporter leur part pour le bien du peuple de Dieu. Quant à ceux parmi les fidèles qui reçoivent l'honneur de l'ordre sacré, c'est pour être par la parole et la grâce de Dieu les pasteurs de l'Eglise qu'ils sont institués au nom du Christ. Enfin, par la vertu du sacrement de mariage, qui leur donne de signifier en y participant le mystère de l'unité et de l'amour fécond entre le Christ et l'Eglise (cf. Ep 5,32), les époux chrétiens s'aident mutuellement à se sanctifier dans la vie conjugale, dans l'accueil et l'éducation des enfants : en leur état de vie et dans leur ordre, ils ont ainsi dans le peuple de Dieu leurs dons propres (cf. 1 Co 7,7). De leur union, en effet, procède la famille où naissent des membres nouveaux de la cité des hommes, dont la grâce de l'Esprit-Saint fera par le baptême des fils de Dieu pour que le peuple de Dieu se perpétue tout au long des siècles. Il faut que, par la parole et par l'exemple, dans cette sorte d'Eglise qu'est le foyer, les parents soient pour leurs enfants les premiers hérauts de la foi, au service de la vocation propre de chacun et tout spécialement de la vocation sacrée. [Ainsi], pourvus de moyens salutaires d'une telle abondance et d'une telle grandeur, tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leurs états de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père (2). La forme de l’onction est l’huile Avant la réforme demandée par le concile Vatican II, seule l’huile d’olive était acceptée pour l’administration des onctions, mais dans le texte de la Constitution apostolique par laquelle Paul VI modifie le rite du sacrement de l'onction des malades et approuve le nouveau rituel des malades le 30 novembre 1972, le pontife précise ceci : Comme l'huile d'olive, dont l'emploi était jusqu'à maintenant exigé pour la validité du sacrement, fait défaut ou est fort difficile à trouver en certaines régions, Nous avons décrété, à la demande de nombreux évêques, que l'on pourra à l'avenir, selon les circonstances, utiliser également une autre huile. Celle-ci devra toutefois être extraite de plantes, comme c'est le cas pour l'huile d'olive. Aussi, le canon 847 §1 prévoit : Dans l'administration des sacrements qui requièrent l'utilisation des saintes huiles, le ministre doit se servir d'huile d'olive ou d'autres plantes, récemment consacrées ou bénites par l'Evêque. P. Jean-Max Renard, Vice-Official n Les onctions (3) L’onction est transmise par les sacrements (1) Droit canonique Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 7 (1) Catéchisme de l’Eglise Catholique, §739 (2) Concile Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, n° 11 Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l'onction, c'est Die\ u, lui qui nous a aussi marqués d'un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit (2 Co 1,21-22).

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Vie du diocèse Tel était le thème retenu par le Service diocésain de la catéchèse pour la formation proposée le 11 novembre dernier, en l’église Sainte-Face de De Briant, à tous les catéchistes et animateurs de l’Eveil à la foi, du\ cheminement et du catéchuménat en âge scolaire. Cette formation était animée par le père Christian Catayée, curé de la paroisse du Robert. Quelques catéchistes témoignent. L'Eglise, mystère et constitution Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 8 Quelques photos de la célébration de l’envoi en mission par Mgr Michel Méranville nous ont rappelé la remise de notre tablier pour le service, à la manière du Christ. Après l’accueil par le diacre Pierre Valey, la prière à l’Esprit Saint, la lecture de Ac 2,42-47, nous sommes invités à réfléchir sur la manière dont nous vivons notre foi : le pourquoi et le comment de notre participation à la messe ; la prise de conscience de notre qualité de membre de l’Eglise, corps du Christ ; la qualité de notre témoignage dans la communauté ; notre responsabilité dans l’annonce d’un Christ vivant, que nous devons aider les enfants et les jeunes à rencontrer. Le père Catayée nous a aidés à entrer dans le mystère de l’Eglise, voulue par Dieu, faisant partie de son plan de salut, convoquée de manière particulière à la messe. Tous différents, mais tous conviés à entrer en communion les uns avec les autres, et avec le Christ, pour confesser une même foi. Nous avons découvert ou redécouvert une Eglise, mystère de vie éternelle, par le biais de laquelle nous donnons visage au Christ, et que nous sommes appelés à aimer. Continuons notre conversion, affirmons notre engagement et notre foi, soyons les véritables témoins dont l’Eglise a besoin pour évangéliser le monde. Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! Amen (Ap. 22,21) Il était important pour moi d’être présente à cette formation car elle me donne de vrais outils pour transmettre la foi aux enfants et cette journée m’a permis d’approfondir ma propre foi au- delà de mes attentes. Se former est une nécessité pour bien servir. Se former, c’est déjà servir le royaume de Dieu. Se former, en se laissant transformer, c’est accueillir le royaume de Dieu, pour soi et pour les autres. C’est un engagement en soi. Le père Christian Catayée

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Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 9 Un jour, une amie, catéchiste depuis plusieurs années, m’a dit : - Marie-France, est-ce que tu accepterais de faire partie de l’équipe liturgique de la catéchèse ? - Mais ce n’est pas possible ! Je n’y connais rien, je ne pourrais pas vous être utile ! - Alors, il faut te former. Il y a des formations dispensées par le diocèse ; si tu veux, viens avec nous et tu verras… Eh bien, j’ai vu ! Cette conversation s’est déroulée il y a deux ans et, d’appels en appels, de réponse en engagement, ma route de baptisée s’est dessinée, route sur laquelle la formation a été le moteur de mes orientations. En premier lieu, les groupes de catéchisme, animés par une responsable d’année, ont fait éclore en moi le goût de la Parole et de la rencontre qu’elle suscite : rencontre avec le Seigneur qui se raconte à nous à travers le texte, rencontre avec d’autres passionnés, désireux de transmettre la Parole de Dieu. Depuis que je suis catéchiste, je cherche à me former. Cette formation dispensée par le père Christian Catayée sur L’Eglise : mystère et constitution m’a rappelé que je devais vivre de l’eucharistie et de la prière. C’est indispensable : sans ces deux pôles, je ne me sentirais pas le droit de proclamer un Dieu vivant et aimant. Quelle image de l’Eglise je donne comme catéchiste ? Quel témoignage de vie communautaire donnons-nous ? Suis-je fidèle à l’Eucharistie ? La formation personnelle a-t-elle pour moi de l’importance ? C’est par ces quelques questions, en référence au texte des Actes des apôtres 2,42-47, que le diacre Pierre Valey a introduit cette session de formation qui avait pour thème : L’Eglise. C’est à chacun de nous de s’interroger en conscience sur son « savoir-faire » et surtout sur son « savoir-être », comme l’a recommandé le Pape François aux catéchistes. Un « savoir-être » dans l’Eglise, mais aussi en dehors du bâtiment église. Dans l’Eglise, Dieu convoque son peuple sur toute la surface de la terre. Qu’elle soit locale ou universelle, l’Eglise est le peuple de Dieu convoqué par lui. Elle vit de sa Parole et de l’Eucharistie et devient, par le fait même, le Corps du Christ. Communiqué informe que la prochaine rencontre de formation des catéchistes accompagnateurs des enfants du catéchuménat en âge de scolarité aura lieu le samedi 7 décembre 2013 de 8h30 à 11h30 à la salle paroissiale de Bellevue. Au programme : - bilan des étapes 1 et 2 - découverte de l’étape 3 le seRVice diocésain de la catéchÈse attention ! Plus de huit cents catéchistes présents Le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu en faire un peuple – l’Eglise – qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté (Concile Vatican II, Lumen Gentium).

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Vie du diocèse A la suite des journées d’études internationales qui se sont déroulées à Paris les 28 et 29 octobre dernier sur le thème : Le fait religieux en prison : configurations, apports, risques, le diacre Emmanuel Lordinot, aumônier du centre pénitentiaire de Ducos, a bien voulu répondre aux questions de Eglise en Martinique. L’aumônerie du centre pénitentiaire Eglise en Martinique : Comment en êtes-vous arrivé à exercer la fonction d’aumônier de prison ? Emmanuel Lordinot : C’est en adhérant à l’ASEADM (association d’aide aux détenus de la Martinique), que présidait Mme Mony, que j’ai eu un premier contact avec le monde carcéral. Nous avions pour mission d’aider les détenus en difficulté, mais nous n’avions aucun contact direct avec eux. Pourtant, combien grand était mon désir de les rencontrer. Au cours de mon entretien en vue de l’ordination diaconale avec notre responsable, le père Gilles Bolle, ce dernier m’a demandé quel serait mon souhait si toutefois j’étais ordonné. Je lui ai tout de suite répondu : visiter les prisonniers. Lors de mon ordination, le 3 décembre 2006, Mgr Michel Méranville m’a donné comme mission la charge de l’aumônerie au centre pénitentiaire de Ducos : mon souhait se réalisait. C’était pour moi une véritable grâce de Dieu. EeM : En quoi consiste cette fonction ? E.L. : Le baptême invite à vivre l’annonce de la Bonne Nouvelle avec d’autres, et particulièrement avec les personnes incarcérées, exclues par la société pour un temps de plus en plus long. Dans l’Evangile, le Christ envoie ses disciples deux par deux : la mission n’est donc pas l’affaire d’une personne seule, mais elle se vit en Eglise. L’équipe d’aumônerie, dans la diversité de ses membres, est signe de la responsabilité commune d’une présence de l’Eglise dans les prisons. C’est pour cela que c’est l’Evêque lui-même qui nomme un responsable de l’équipe pastorale de l’aumônerie. Ce dernier anime et coordonne la vie de l’équipe pour que l’ensemble des tâches confiées soit accompli. L’aumônier titulaire est le référent de l’équipe au niveau de l’administration. Il apporte aux personnes détenues une assistance pastorale lors des visites individuelles, des célébrations liturgiques et des animations de groupes divers. EeM : Comment la mission de l’aumônier est-elle perçue par le directeur de la prison ? E.L. : Pour le directeur de la prison, l'aumônerie constitue une ressource essentielle dans la vie de la prison. L’aumônier est considéré comme un acteur à part entière de l'organisation que constitue l'établissement pénitentiaire. Sa mission spirituelle contribue de manière efficace au repérage des personnes traversant des situations individuelles difficiles. Son soutien aux personnes en grande souffrance psychologique est reconnu par la direction de la prison. EeM : Comment êtes-vous accueilli par les détenus ? E.L. : En premier lieu, il est important de préciser que c’est un pécheur qui accueille un autre pécheur. C’est ce qui, à mon avis, conforte la relation. Les personnes détenues, nos frères et sœurs incarcérés, sont très respectueuses envers les religieux. Elles nous font bon accueil. Beaucoup sont des blessés de la vie, mal aimés dans leur enfance, sans vraie formation. C'est l'Église qui nous envoie. C’est avec joie que les détenus nous accueillent parce que nous Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 10

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essayons de les aider à croire en leurs chances de se réinsérer, à retrouver foi en l'avenir, à retrouver l'estime d'eux-mêmes. L'aumônier n'apporte aux prisonniers rien d'autre que son regard bienveillant, sa présence, son écoute offerte gratuitement, sans jugement. Pour ma part, j’apprends à les connaître, à les estimer, sans leur demander le motif de leur incarcération. Les personnes détenues recherchent une personne qui les aide à comprendre le sens de la sanction pour les conduire au pardon et à mieux vivre leur peine. Elles recherchent le dialogue parce qu’elles veulent se remettre en question et le plus important c’est que, pour la plupart, leur foi commence à revivre. Ces personnes profondément marquées par l’échec et l’exclusion ont besoin de se sentir et de se savoir aimées. Au départ, la religion n’est pas forcément au centre de leurs demandes, mais je reste persuadé qu’elles ne sont pas insensibles à cet amour inconditionnel du Christ à leur égard. C’est vraiment cette redécouverte, cette renaissance à la foi qui leur donne la volonté et le courage de vivre la souffrance de l’enfermement. La foi devient par la suite un soutien important pour eux. Quand tout s’effondre autour de vous, il n’y a de solide que la Parole de Dieu. La barrière de la langue empêche parfois de fructueuses discussions. D’autres difficultés sont inhérentes au fonctionnement du milieu carcéral : les contraintes de temps limitent ou même empêchent parfois d’avoir des dialogues personnalisés et approfondis. Aussi, je ne peux pas répondre à toutes les demandes, particulièrement quand il s’agit du temporel. EeM : Quelle relation le détenu entretient-il avec le monde extérieur ? Avec l’argent ? E.L. : Vis-à-vis du monde extérieur, le détenu se sent en général exclu, rejeté, voire méprisé. Il a le sentiment que son image est ternie et que la société pointe sur lui un doigt accusateur. Il se sent dévalorisé et parfois complexé. Paradoxalement, certains nour- rissent de forts désirs de réintégration dans ce monde du « dehors ». Le détenu a le droit d’écrire et de recevoir des lettres de ses proches. L’Administration fournit aux détenus indigents de quoi écrire et des timbres, quelle que soit la catégorie pénale ou pénitentiaire à laquelle ils appartiennent. Toutes les lettres sont lues par un agent pénitentiaire. Par contre, ils ne peuvent recevoir de leurs proches ni colis, ni argent liquide, ni chèque. Les communications téléphoniques représentent également pour les détenus (sauf les prévenus) un moyen non négligeable de maintenir des contacts avec leur famille et leurs amis. Cependant, la meilleure façon d’encourager les relations des détenus avec l’extérieur est l’octroi de permissions. Ils peuvent effectuer des achats par l'intermédiaire du service de cantine. Des bons leur sont distribués pour les achats courants (produits d'hygiène, alimentation, tabac, journaux, produits d'entretien). EeM : Intervenez-vous aussi auprès des familles ? E.L. : Il m’est arrivé de donner, par exemple, des nouvelles d’un fils ou d’une fille à ses parents. C’est un véritable bonheur pour ceux qui n’ont pas encore obtenu de droit de visite. Mais ce n’est pas le rôle essentiel de l’aumônier. Ce dernier ne peut servir de relais de communication entre le détenu et la famille. D’autres organismes assurent cette mission d’accompagnement familial : c’est le cas du Secours Catholique, par exemple. EeM : Qu’est-ce que vous aimeriez voir changer au centre pénitentiaire de Ducos ? E.L. : - Le nombre de détenus pouvant assister aux messes et célébrations du dimanche doit être revu à la hausse. Trop de prisonniers en sont privés. - Un nouveau regroupement des prévenus, scindés en deux groupes, pour la deuxième messe. Ce qui leur ferait bénéficier d’une participation plus assidue aux rencontres dominicales. - L’organisation de la participation des détenus au catéchisme et aux messes doit être améliorée : certains sont « oubliés » lors de l’appel. - Faciliter l’accès des prêtres au centre pénitentiaire de Ducos (note de service type à rédiger). - Permettre l’introduction contrôlée, dans le centre pénitentiaire, d’appareils de diffusion de musique et de films vidéo. n Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 11 Le centre pénitentiaire de Ducos vu du ciel

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Vie du diocèse En 2014, les Centres de Préparation au Mariage de la Martinique fêteront leurs cinquante années d’existence. Cinquante ans qui ont vu la prépa\ ration de près de 20 000 couples de fiancés au sacrement du mariage. Cinquante années durant lesquelles de nombreux couples chrétiens ont donné de leur temps et de leur foi au service des fiancés. Les Centres de Préparation au Mariage Bientôt cinquante ans de présence à la Martinique E n effet, les Centres de Préparation au Mariage (CPM) ont été implantés en Martinique en octobre 1964, sous l’impulsion du Père d’Heilly qui avait également créé ce mouvement en France hexagonale et qui en était l’aumônier. Parmi les couples pionniers en Martinique, on ne peut manquer de citer Marcelle et Guy Prudent qui ont été à l’origine des toutes premières équipes. Après dix années d’existence, les six Centres de Préparation au Mariage d’alors se sont érigés en association loi 1901, le 19 janvier 1974. Ainsi est née l’Association des Centres de Préparation au Mariage de la Martinique (ACPM Martinique). Mais l’ACPM est avant tout un mouvement d’Eglise qui œuvre pour les couples et les familles, aux côtés des autres mouvements de la pastorale familiale diocésaine. Ce mouvement a reçu sa mission de l’Evêque du diocèse : « Amener les couples désirant se marier à l’Eglise à découvrir le sens profond de la vocation au mariage, à travers le témoignage des couples CPM ». C’est ainsi qu’ils pourront devenir signe vivant de l’Amour du Christ pour son Eglise. Cette mission d’évangélisation se déploie aujourd’hui à travers : • L’accueil des couples désireux de se marier, dans deux permanences (Fort-de-France et Sainte-Marie), pour un premier contact. • L’organisation d’une dizaine de sessions de préparation au mariage par an (soit environ 400 couples accueillis). • L’organisation de retraites, à raison de deux par an, en tandem avec le mouvement des Equipes Notre-Dame. • L’organisation de temps de récollections et de formation pour les couples. • L’animation d’une émission mensuelle sur Radio Saint-Louis, tous les 2 èmes vendredis du mois. Le mouvement CPM est organisé en petites équipes, composées de quatre à sept couples, accompagnées par un prêtre ou un diacre, qui cheminent ensemble et partagent des temps de révision de vie. La révision de vie est un moment de relecture de sa vie de couple, à la lumière de la Parole de Dieu. C’est à travers cette démarche que chaque couple découvre à quel point Dieu est présent dans sa vie et comment il agit dans les petits détails quotidiens. Ce travail en couple est complété par le témoignage et le partage en équipe. La révision de vie constitue le cœur de la vie du mouvement. C’est en effet autour de ce temps de partage, en vérité, sur des thèmes touchant à la vie du couple et de la famille, que se tissent les liens de fraternité et d’entraide qui unissent les membres des équipes. A travers les sessions de préparation au mariage organisées chaque année, le mouvement CPM propose aux couples de fiancés une occasion unique de se préparer à l’engagement qu’ils vont prendre ensemble devant Dieu. Grâce aux témoignages des couples animateurs et aux temps d’échanges avec les autres fiancés, grâce aussi à l’intervention d’un prêtre, les fiancés découvrent, au cours des cinq à six séances de la session, le sens réel du sacrement de mariage tel que voulu par Dieu. Pour beaucoup, c’est une surprise et la découverte que, derrière les exigences du mariage chrétien (liberté, fidélité, Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 12 La famille CPM, avec son aumônier P. Gabriel Valard

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fécondité, indissolubilité), se cache la promesse d’une vie pleine de sens qui nous unit à Dieu. Nombreux sont les couples qui terminent la session transformés, avec la joie profonde de ceux qui ont compris que l’amour qu’ils ressentent l’un pour l’autre est un don de Dieu qui nécessite un renouvellement régulier à la source pour grandir et se développer. L’ACPM Martinique est aujourd’hui composée de : • 11 équipes réparties sur tout le territoire (au nord, au centre et au sud). • Un aumônier, le père Gabriel Valard, nommé par l’Evêque, garant de la ligne spirituelle du mouvement. • Un conseil d’administration qui anime l’activité du mouvement. • Une équipe de couples pilotes, dont le rôle est de faire vivre l’esprit CPM au sein des équipes et d’accompagner les nouveaux couples membres CPM. L’ACPM Martinique est également affiliée à la fédération nationale des CPM. A l’heure où nous assistons à une remise en question profonde de la notion même de mariage et de famille, le mouvement CPM est là pour : • rappeler que le plan d’amour de Dieu sur l’homme et la femme est clairement expliqué dans la Parole de Dieu. • témoigner que le sacrement de mariage, vécu profondément, constitue la promesse d’un bonheur durable pour les époux, en même temps que les conditions idéales d’épanouissement des enfants et de la famille. C’est un chemin étroit et difficile, mais c’est un chemin de vie où le Seigneur est présent et nous guide jusqu’à lui, comme il nous l’a promis. On le voit bien, la mission CPM n’a jamais été autant nécessaire. Gabriel Levif Responsable diocésain CPM n Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 13 Retrouvez l’émission de l’ACPM sur Radio Saint-Louis : tous les 2 èmes vendredis du mois, de 20h à 22h pour découvrir le plan de Dieu sur le couple et la famille chrétie\ nne. Vous pouvez également réécouter ces émissions sur le site in\ ternet de Radio Saint-Louis : www.radiosaintlouis.com => Rubrique : ACPM Pour être informé des activités, rencontres, retraites… de l’ACPM, abonnez-vous à notre page Facebook : ACPM Martinique Vous avez un projet de mariage religieux ? N’attendez pas… L’ACPM vous accueille dans ses deux permanences : n Presbytère de Bellevue, à Fort-de-France Mercredi de 15h30 à 17h30 Samedi de 9h à 11h Tél. : 05 96 72 03 69 (fermé au mois d’août) n Presbytère de Sainte-Marie 2 ème et 4 ème samedis du mois, de 9h à 11h (fermé en juillet et en août) vous invitent à la Récollection des Familles qu’elles organisent au m orne-Rouge le dimanche 22 décembre 2013 - de 7h30 à 17h autour du thème : FAMILLES, DIEU VOUS APPELLE Toutes les familles sont d’ores et déjà les bienvenues. Ceux qui souhaitent prendre part au repas (10€ ) sont priés de s’inscrire auprès des membres des AFC ou de la Pastorale familiale diocésaine ou encore en composant l’un des numéros suivants : 05 96 73 09 10 / 06 96 97 06 47. Date limite d’inscription : 18 décembre 2013. Animateur : Diacre Paul Rougon Louange et eucharistie animées par le groupe Buisson ardent. Communiqué la FédéRation des associations Familiales c atholiques et la PastoRale F amiliale diocésaine

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Vie du diocèse La Lumière de Bethléem est un événement interconfessionnel : une flamme est allumée dans la Grotte de la Nativité à Jérusalem et elle est ramenée dans le monde entier. Le thème Tenir une lampe allumée continue d’avoir du sens en cette année qui marque le centenaire de la reconnaissance du Scoutisme par le Vatican en 1913. Opération Lumière de la paix de Bethléem L’histoire de la Lumière de Bethléem L ancée en 1986 en Autriche, l’opération Lumière de Bethléem se répète chaque année pendant la période de l’Avent. Le principe est simple : une bougie est allumée dans la Grotte de la Nativité à Bethléem. Cette flamme est ensuite transmise de bougie en bougie jusqu’en Autriche. De là, elle part pour Paris d’où elle est ensuite retransmise à des représentants régionaux des Scouts et Guides de France ainsi que des Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France. Le but : éduquer les enfants et les jeunes à la paix en leur montrant que celle-ci commence par un petit geste tout simple envers l’autre. De très nombreux départements, diocèses, groupes scouts, paroisses accueillent la lumière et l’offrent autour d’eux : voisins, hôpitaux, prisons, croyants d’autres confes- sions religieuses… Un geste pour la paix au temps de Noël Lumière pour briller, pour s’engager dans la fête, pour témoigner que les ténèbres n’ont pas le dernier mot dans le monde. Feu qui protège, qui rassure dans la nuit, qui éloigne nos peurs et rapproche les Hommes. Osons recueillir, transmettre et offrir la Lumière de Bethléem. L’opération de la Lumière de Bethléem propose un geste et une démarche qui nous viennent de l’événement de Noël, d’un Dieu qui désire la paix entre tous. Paix sur la Terre est son premier message (Luc 2,14). Elle a pour but d’éduquer les enfants et les jeunes à la paix. En veillant sur la flamme, ils découvrent aussi que la maintenir allumée demande une vigilance de chaque instant, tout comme la paix. La Lumière de Bethléem, semée sur toute la France, dans toute l’Europe et chez nous en Martinique, veut marquer, par des milliers de petites flammes, le terrain conquis sur l’indifférence, la rancune ou la haine. Dans notre diocèse Les Scouts et Guides de Martinique organisent chaque année, depuis quatre ans, une célébration pour transmettre la Lumière de Bethléem à l’ensemble des scouts et guides et à toute personne qui souhaite, à son tour, devenir porteuse d’espérance. Les responsables scouts et guides ont reçu la lumière lors d’une célébration qui a eu lieu le dimanche 24 novembre 2013 au monastère de Terreville, lumière qu’ils porteront et distribueront ensuite dans leurs différents groupes. Cette année, la catéchèse parti - cipe à l’opération Lumière de la paix de Bethléem aux côtés des scouts. C’est ainsi que, le 15 décembre 2013, tous les enfants participeront à la messe avec un lumignon. À la fin de la célébration, ils seront invités à offrir cette lumière à la personne de leur choix. Ainsi, à travers notre pays, un réseau de fraternité sera tissé pour faire de Noël un temps de paix et d’espérance. La lumière du Christ convie chacun de nous à s’engager dans la fête pour témoigner que les ténèbres n’ont pas le dernier mot dans le monde. n Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 14 Rassemblement de scouts et guides au François

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J e mesure avec toujours plus d'étonnement comment le climat, les conditions de vie modèlent la culture, le langage et donc la façon de penser et de vivre. Dès que je regarde les traductions de l’évangile en Maffa, je voyage beaucoup plus loin et je dois chercher la façon dont eux-mêmes comprennent pour trouver des images qui parlent. […] Les événements du Nigeria sont ceux qui ont le plus « coloré » mon année. Il y eut d'abord les retours des Maffas qui étaient partis il y a cinq ou dix ans, voire bien plus. Puis, les jeunes qui partaient pour une ou deux années sont revenus pour ne pas repartir. Maintenant, des Nigérians arrivent ! Les combats contre la secte islamiste font rage juste à côté. Il y a quinze jours, nous entendions de chez moi les bombardements. Pendant trois jours, l'armée du Nigeria a bombardé des refuges de Boko Haram. Mais cela fait des mois, voire plusieurs années, que les autorités ont, en fait, perdu le contrôle de ces zones. Les réfugiés sont majoritairement chrétiens : là-bas, dans beaucoup de localités, c'est la conversion à l'Islam, la mort ou le départ. Plusieurs catéchistes du pays voisin que nous connaissions ont été tués. Mais, rassurez-vous, la sécurité ici est bonne, car le Cameroun sert de refuge aux islamistes pourchassés. Cela fait longtemps qu'ils ont installé des amis et des caches et, mis à part l'enlèvement de la famille française en février, ils n'ont pas de revendications et de « combats » à mener ici, du moins pour l'instant. Cette base arrière leur est précieuse ! Mais cette crise va avoir très vite des répercussions sociales et économiques fortes. La région dans laquelle je suis est une des plus densément peuplées du Cameroun et, depuis plusieurs décennies, il y a eu des migrations saisonnières pour travailler au Nigeria plus riche. Cela a fourni le complément financier permettant à beaucoup de familles de tenir ici, car les terres sont rares. En plus de ce complément financier, tout ce qu'on achète vient du Nigeria (sucre, sel, ciment, moto, essence, le coca et la bière, téléphones mobiles…). En fait, je suis en train de chercher dans ma tête ce qui nous vient du Cameroun : la réponse sera peut-être dans une prochaine lettre ! Les prix augmentent donc, car le commerce est paralysé. […] Depuis mon dernier message, j'ai eu ma première crise de paludisme. Tout a commencé par un petit mal de tête le dimanche matin, puis, à partir de 13h, c'était l'extinction des feux progressive, mais rapide. Je me suis senti de plus en plus mou et fatigué. J'ai dû aller à l'autre bout du village voir une famille de paroissiens ; pour revenir, c'est comme si je venais de faire 40 km. Rien de douloureux, mais j'avais la tête tout embrouillée, incapable de comprendre ce qui se passait. […] Fin juin, avec le groupe « vocation » de ma paroisse, nous avons fait un autre petit pèlerinage à Tokombéré en passant par la montagne. Tokombéré était le lieu de mission de Baba Simon (le père Simon Mpéké) à la fin de sa vie. Le procès de béatification de ce prêtre camerounais est bien commencé. Premier prêtre camerounais, avec sept autres, ordonné en 1935. Il était du sud du Cameroun et, en 1959, il a senti l’appel à partir en mission au nord… bref une belle figure, très intéressante par ce qu’il a réalisé et compris de l’annonce de l’Evangile ici. Nous sommes partis à quatorze le samedi pour 42-44 km à travers cette petite montagne. Nous avons été très bien accueillis ; pour les jeunes, en plus, c’est un peu la ville à Tokombéré par rapport aux villages : c’est plus évolué et ce ne sont plus des Maffas. Ils étaient donc un petit peu à l’étranger. […] Il faudrait que je vous écrive la prochaine fois sur l'Islam ici, son histoire et son potentiel de tensions pour demain dans notre région. P. Georges Vandenbeusch n Eglise en Afrique Le père Georges Vandenbeusch témoin du Christ au Cameroun Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 15 Actuellement missionnaire Fidei donum au Cameroun, le père Georges Vandenbeusch a été enlevé dans la nuit du 13 au 14 novembre 2013, dans une zone à risque du nord du Cameroun, proche de la frontière avec le Nigeria. En septembre dernier, après une première année sur place, il livrait un témoignage édifiant et plein d’enthousiasme sur sa mission. P. Georges Vanderbeusch

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Société Les 7 et 8 novembre dernier s’est tenu à l’hôtel La Batelière le premier Congrès de Médecine Environnementale réunissant cent vingt médecins généralistes et spécialistes. Congrès de Médecine Environnementale L a Médecine Environ- nementale est une approche nouvelle de l’art médical confortée par les nombreuses recherches scientifiques, notamment en génétique et en biologie moléculaire, démontrant l’im- pact sur l’organisme animal et humain des modifications physiques et chimiques de notre espace de vie. On observe au niveau mondial, depuis deux ou trois décennies, une véritable révolution épidémiologique. Les grandes épidémies qui pendant des siècles décimaient les populations (peste, lèpre, tuberculose, sida) ont reculé pour faire place à de véritables pandémies de maladies, non plus infectieuses et aiguës, mais chroniques et dégénératives (cancer, diabète, obésité, autisme, Alzheimer) dont l’origine serait une mauvaise programmation du génome pendant la vie fœtale, provoquée par des modifications de l’environnement (champs électromagnétiques, pesticides, métaux lourds, molécules chimi- ques diverses, plastiques, dérivés du pétrole, gasoil, tabac, etc.). Ainsi, cancer, diabète, obésité, autisme auraient une origine intra-utérine, même s’ils ne se manifestent qu’à l’âge adulte, et cette programmation fœtale défectueuse serait provoquée par l’exposition de la femme enceinte à des polluants divers pendant sa grossesse. L’alerte est donnée par ces chercheurs de haut niveau qui étudient les modifications dans la transmission du message génétique de notre identité moléculaire, notre ADN, à nos descendants, du fait de la contrainte environnementale. Ces erreurs dans la transmission de notre patrimoine génétique, dites « épigénétiques », qui peuvent se répéter sur quatre générations voire plus, expliqueraient 80% des maladies. Selon l’OMS, en effet, les trois quarts des maladies du monde moderne sont d’origine environnementale, et tout particulièrement celles dont l’incidence ne cesse d’augmenter. Il n’y a sans doute aucune famille en Martinique qui ne compte un cancer du sein, du côlon, du sang, une infertilité masculine ou féminine, un diabète insulino-résistant ou une obésité morbide, lupus ou autres maladies auto-immunes. L’autisme infantile touche un enfant sur cent aujourd’hui. L’incidence standardisée du cancer de la prostate est de 170 cas pour 100 000 habitants en Martinique comme en Guadeloupe en 2010, plaçant ces deux îles en première place dans le monde entier. L’incidence du cancer du sein, du côlon, des lymphomes, myélomes, n’a pas cessé de croître. Le diabète en France métropolitaine touche une personne sur dix et en Martinique deux fois plus. De plus, il apparaît lors des recherches scientifiques qu’il y a un lien entre toutes ces maladies (cancer, diabète, obésité et maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou l’autisme) en ce sens qu’elles sont souvent associées ou se succèdent dans le temps et s’aggravent mutuellement. Certains diabètes ne peuvent être équilibrés que si on réduit sensiblement l’obésité, de même tous les cancers sont aggravés par l’obésité. Malheureusement, ces maladies dont l’origine est très précoce (les premières semaines de la vie) sont portées par le matériel génétique et sont transmissibles sur plusieurs générations, même si elles peuvent être réversibles. L’intérêt d’un tel congrès est de former les médecins à cette nouvelle approche des maladies, même si les traitements sont loin d’être codifiés. Cette prise de conscience de la gravité de l’impact de l’environnement sur la santé Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 16 Eau polluée sortant d’une bananeraie

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amène chacun à rechercher des solutions dans la prévention et conforte la position de ceux qui défendent le principe de précaution même quand tout n’est pas prouvé. L’association organisatrice du congrès, l’AMSES-Martinique, Association médicale pour la sauvegarde de l’environnement et de la santé, composée uniquement de médecins, s’inscrit totalement dans cette attitude de « précau- vention » : faire jouer le principe de précaution et prévenir une catastrophe sanitaire. C’est bien ce qui explique ses prises de position contre la dérogation à l’épandage aérien. Les produits utilisés dans l’épandage, qu’il soit aérien ou terrestre, sont dangereux pour la santé, même s’ils sont autorisés par l’ANSES, l’autorité administrative qui délivre les autorisations de mise sur le marché. En effet, l’ANSES se base sur des données de toxicologie très anciennes, datant de Paracelse, au 13 ème siècle, selon lesquelles « c’est la dose qui fait le poison » ; et donc la diminution de la dose réduirait ou supprimerait les effets néfastes des produits toxiques. Il nous a été démontré par les spécialistes intervenant au congrès que les petites doses, même minimes, quand elles sont répétitives, sont plus dangereuses que les fortes doses, car elles créent une intoxication chronique qui impacte notre génome, c’est-à- dire notre identité cellulaire et se manifeste plusieurs années après, sur plusieurs générations. Dans une terre déjà polluée par le chlordécone pour plusieurs siècles, l’utilisation de molécules supplémentaires est génocidaire. On connaît en effet de manière certaine les conséquences du chlordécone sur la prostate, sur la fertilité, sur le développement intellectuel des enfants, vingt ans après l’arrêt de son utilisation, alors que les aliments sont contaminés par de très faibles doses résiduelles de ce pesticide. Il s’agit maintenant, pour le corps médical qui a assisté à ces interventions de très grande qualité, de traduire toutes les informations reçues en prise en charge des patients. Que faire par exemple devant un ouvrier agricole atteint de cancer de la prostate dont il a été démontré qu’il est corrélé à l’exposition au chlordécone ? Comment le faire reconnaître comme maladie professionnelle ? Quelle surveillance pour la famille ? Ce congrès a réuni des médecins martiniquais, mais aussi guade- loupéens et métropolitains, ce qui permettra des collaborations ultérieures fructueuses car, non seulement la Guadeloupe partage avec la Martinique cet état de catastrophe sanitaire, mais dans l’Hexagone également le corps médical est en état d’alerte face à la flambée des pathologies environnementales. Un tel congrès, s’il était réservé au corps médical, intéresse l’ensemble des citoyens qui peuvent, chacun à son niveau, commencer à réduire la facture environnementale en consommant moins de véhicules gasoil puissants et polluants, moins de récipients plastiques riches en phtalates et bisphénol A hautement cancérigènes et obésogènes, moins d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, ces polluants contenus dans les déchets de la cigarette, les graisses très grillées (ribs, poulets boucanés), moins de pesticides domestiques et professionnels, d’insecticides, de cosmétiques. La vigilance concerne chaque citoyen car les conséquences se retournent sur l’ensemble de la société, comme c’est le cas du chlordécone, malheureusement présent dans nos sols pour plusieurs siècles à cause de l’imprévoyance de quelques-uns. Dr Josiane Jos-Pélage n Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 17 vous convie à sa première conférence-débat qui se tiendra le jeudi 5 décembre 2013 à 18h30 au presbytère de la Cathédrale (1, rue Abbé Lecornu) autour du thème : Paix du cœur : quelles sont les sources invisibles et méconnues des tensions dans notre société ? Conférence animée par Marie-Michèle Hilaire, psychosociologue. Communiqué la PastoRale de la cultuRe de la P aRoisse de la c athédRale s aint-louis

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Dimanche 1 er décembre 2013 Oubliés des hommes, oubliés de Dieu ? Exclus, démunis, laissés-pour-compte... SDF, alcooliques, toxicomanes… Quelle place donner à ceux dont personne ne veut ? Parfois abandonnés des hommes, le sont-ils de Dieu ? Comment les aider à\ reprendre pied et les mettre sur la bonne route ? Dieu m’est témoin s’intéresse cette semaine à tous ceux dont on ne parle jamais. Et c’est Florent Roy, bénévole à l’ordre de Malte à Papeete, en Polynésie, qui nous racontera comment il vit sa foi par l’action en servant des repas, en écoutant ceux qui sont seuls. Nous serons connectés avec Cayenne, en Guyane, où Rozenn le Pabic nous racontera comment son association, l’ADER Guyane, tente de faire de la prévention auprès des « travailleurs du sexe ». Dimanche 8 décembre 2013 Scouts Les scouts existent-ils encore aujourd’hui ? Quelle est leur identité chrétienne ? Faut-il s’éloigner de l’Eglise pour recruter ou, au contraire, faut-il une présence accrue des paroisses pour relancer le scoutisme ? C’est Christian Larcher, responsable des Scouts de France en Outre-Mer, qui répondra à toutes ces questions cette semaine dans Dieu m’est témoin et nous aidera à comprendre les différentes réalités des scouts d’outre-mer. Nous irons à la Réunion voir comment les scouts sont sollicités par le diocèse. Puis nous irons en Guyane découvrir une autre réalité locale. Jean- Robert, chef des Scouts de Cayenne, nous aidera à comprendre comment il a d’abord misé sur les valeurs humanistes pour permettre aux enfants de différentes « confessions » de faire grandir leur foi. Dimanche 15 décembre 2013 Prêtres étrangers Comment sont accueillis les prêtres étrangers outre-mer ? Quelle place trouvent-ils dans un nouveau diocèse, surtout quand ils ne sont pas Français ? Le dialogue est-il facile avec un prêtre qui ne connaît pas les coutumes et les traditions locales ? Comment font-ils pour s’intégrer à la population, aux coutumes et célébrer ensemble le Christ ? L’invité de Dieu m’est témoin répondra cette semaine à toutes ces questions et témoignera de son expérience outre-mer. Nous irons ensuite en Martinique rencontrer un prêtre au fort accent polonais, le père Grzegorz Jagowdzik. Il gère, avec le père Philibert Madrandélé Dratu, originaire, lui, de la République Démocratique du Congo, plusieurs paroisses du nord de la Martinique comme Macouba, Ajoupa-Bouillon ou Grand-Rivière… Nous verrons comment ils ont su se faire apprécier de leurs paroissiens. Nous irons ensuite en Guyane. Envoyé du Congo Brazzaville en Guyane par son évêque il y a dix ans, le père Alain Fortuné Sindza est curé de la paroisse de Roura depuis quatre ans. Au milieu des Guyanais, mais aussi des Créoles, des Indiens et des Laotiens, le curé congolais « n’est plus un étranger ». Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions Medias Église en Martinique du 1 er décembre 2013 / n°473 19 Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr 99.5 - 101.3 et 105,3 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com

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F ais de nous des veilleurs Seigneur, en ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère. Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme mé\ prisé. Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour.