478 - 11 février : Journée Mondiale des Malades

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N° 478 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 9 février 2014 11 février : Journée Mondiale des Malades  RETRAITE DES PRÊTRES  LA PAROISSE DU MORNE-DES-ESSES FÊTE SON SAINT PATRON  LA MARTINIQUE À L’HEURE DU « CHACUN POUR SOI »

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Editorial Editorial  Un temps pour chaque chose Mot de l'Evêque  Il ne suffit pas de dire  Père Marcel Crépin : Vicaire épiscopal Eglise universelle  Questionnaire du Synode sur la famille  Message du pape François pour la Journée mondiale du malade du 11 février 2014 Liturgie  Parole dominicale Droit canonique  La liturgie des heures (2) Vie du diocèse  La paroisse du Morne-des-Esses fête son saint Patron  La Pastorale des Jeunes du Marigot sur les pas des saints Pierre et Paul  Prêtres et diacres en retraite  Le Foyer de Charité de Trinité  Entretien avec le père Manuel Grandin, sj Société  La justice sociale au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise (1)  La Martinique à l’heure du « Chacun pour Soi » Médias numéro 478 numéro 478 N° 478 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 9 février 2014  RETRAITE DES PRÊTRES  LA PAROISSE DU MORNE-DES-ESSES FÊTE SON SAINT PATRON  LA MARTINIQUE À L’HEURE DU « CHACUN POUR SOI » S ommaire DIRECTEUR DE LA PUBLICATION R.P. Jean de CoulangesRÉDACTEUR EN CHEFR.P. Jean de Coulanges MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 58697207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr Q u’il est bon, qu’il est agréable pour des frères d’êtr\ e ensemble et de s’abreuver à la source inépuisable de la Parole de Dieu !\ A l’invitation de Jésus, les disciples se retiraient à l’écart pour se reposer, le rencontrer, prendre un temps gratuit en sa compagnie, sans être dérangés. Comme eux, les prêtres et diacres du dio\ cèse ont répondu à l’invitation de leur évêque pour consacrer du t\ emps à la prière, à la réflexion et au silence. Dans l’univers sonore dans lequel nous sommes plongés, nous avons \ besoin de silence pour trouver le chemin d’un vrai dialogue intéri\ eur avec le Seigneur, avec soi-même et pour approfondir la vérité de nos relations avec les autres. Bon nombre d’entre nous sont surchargés par les multiples occupations liées au travail pastoral. Nous apprécio\ ns ces quelques jours où nous déposons notre sac et où nous avons \ la possibilité d’échanger entre nous, en toute fraternité. L’animateur de ces jours bénis nous a communiqué la profondeur d\ e sa méditation de la Parole de Dieu. Elle était en consonance avec \ La joie de l’évangile du pape François. C’est à partir de cet ancrage dans l’évangile que nous pourrons renouveler notre enthousiasme et notre dynamisme dans l’exercice de notre mission. L’évangile invite avant tout à répondre au Dieu qui nous aime et qui nous sauve, le reconn\ aissant dans les autres et sortant de nous-mêmes pour chercher le bien de tou\ s. Nous avons encore du chemin à parcourir pour que la Parole du Christ devienne une source d’eau vive qui irrigue notre vie, oriente \ nos actions vers le service des autres. C’est à ces conditions que\ nous deviendrons les témoins crédibles de Celui que nous annonçons. \ Ne pas mettre en pratique, ne pas intégrer la parole à la réalité\ , c’est édifier sur le sable, demeurer dans la pure idée et tomber dans l’intimisme qui ne donne pas de fruit, qui stérilise son dynamisme, dit notre pape François. Nous repartons vers nos lieux de vie avec une conscience renouvelée de la mission d’évangéliser. Pour ce faire, ces paroles du pape François nous accompagnent : L’Evangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physiq\ ue qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse\ dans un constant corps-à-corps… La foi authentique dans le Fils de Dieu\ fait chair est inséparable du don de soi, de l’appartenance à la com\ munauté, du service, de la réconciliation avec la chair des autres… Le Fils\ de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse. P. Jean de Coulanges n 2 3 Un temps pour chaque chose Couverture : Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013 7 Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013 9 Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013 5 Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013 8 Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013 10 Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013  La Pastorale des Jeunes du Marigot Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013 11 4 Couverture : Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013 12 Couverture : Couverture : 12 13 Couverture : 13 14 de la doctrine sociale de l’Eglise (1) 16 de la doctrine sociale de l’Eglise (1) 17 19

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Xxxx ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 33 Mot de l'Evêque Il ne suffit pas de dire L a campagne des « municipales » est commencée. De nombreux candi - dats sont déjà entrés en lice. Ils déclinent leur programme et ce qu’ils comptent faire s’ils sont élus à la tête de la muni - cipalité qu’ils convoitent. Leurs auditeurs, souvent blasés, les écoutent avec scepticisme et disent sentencieusement : « Ils disent, ils promettent, mais une fois élus ils ne font rien ». Depuis longtemps, l’expérience a démontré qu’il existe un énorme hiatus entre le dire et le faire. Mais ce n’est pas que dans le domaine public qu’existe cette incohérence entre les paroles et les actes. Déjà, le Seigneur Jésus mettait en garde ses disciples en les avertissant : Il ne suffit pas de me dire : ‘Seigneur, Seigneur !’ pour entrer dans le Royaume des cieux (Matthieu 7,21). Saint Jacques écrivait, dans sa lettre aux premiers chrétiens : La foi sans les œuvres est une foi morte. Avec provocation, il leur demandait : Montrez-moi votre foi sans les œuvres ! Les chrétiens, disciples du Christ, ont souvent été partagés entre contemplation et action. A l’instar des célèbres sœurs Marthe et Marie recevant Jésus dans leur maison de Béthanie, ils se demandent quelle place choisir. Est-ce celle de Marthe qui s’activait à faire le ménage et à préparer le repas ? Ou celle de Marie, assise aux pieds de Jésus pour écouter sa Parole ? La réponse de Jésus à Marthe confirme la prééminence du choix de Marie d’écouter le Seigneur. Cependant, cette écoute est loin de la dispenser de l’action, bien au contraire, car action et contemplation ne s’opposent jamais. La prière et la contemplation doivent être l’âme de tout apostolat. Que des chrétiens participant à une réunion d’approfondissement de la foi laissent la salle de leur rencontre dans un état de désordre et de saleté qui n’existait pas à leur arrivée, cela interpelle ! C’est la démonstration que la formation, sans doute éclairée par les lumières d’en haut, a oublié de redescendre sur terre, là où se déroule la vie et se joue le mystère de l’incarnation du Seigneur. A aucun moment, ceux qui étaient venus parler de Dieu et poser les conditions d’entrer dans son royaume n’ont pensé que cette salle avait été nettoyée par des bénévoles d’un certain âge, qui l’avaient même fleurie à leur intention ; que c’était leur manière de servir ainsi leur Eglise. Sans doute sont-ils repartis enrichis dans leurs connaissances théoriques, mais toujours aussi pauvres dans leur amour pour les autres. Dire ‘Seigneur, Seigneur’ n’est pas mauvais en soi et peut même être nécessaire, mais n’est pas suffisant. Il faut aussi mettre en pratique ce que le Seigneur attend de nous : l’amour vrai de notre prochain. Le prochain n’est pas un concept abstrait ou un extra-terrestre. C’est un homme ou une femme qui a comme moi des droits et des devoirs. C’est une personne, enfant de Dieu, qui est donc mon frère ou ma sœur. Et le Seigneur me demande de l’aimer comme moi-même. Toute réflexion théologique sur Dieu doit m’amener à prendre en compte mon prochain. « Connais-tu tes copains de catéchisme ? » demandais-je un jour à un jeune. « Oui, Monsieur » me répondit-il. « Alors, comment s’appelle ce garçon, à ta droite ? » lui demandai-je. « Ah ! Oui ! Machin ? » me répondit-il. Je prétends connaître mes copains, mais j’ignore leur nom, l’endroit où ils habitent, leur profession, leurs préoccupations, leurs problèmes… Dans un monde devenu un village de commérages et de « cancans » grâce ou à cause de Face Book, Tweeter, Google ou autre réseau social, quel temps prenons-nous pour être attentifs les uns aux autres ? Nous aimer les uns les autres suppose d’abord un peu d’attention les uns pour les autres. Autrefois, il y avait la politesse, les normes du savoir- vivre en société. C’était l’essentiel de ce qu’il fallait respecter pour vivre ensemble. Aujourd’hui, on ne se dit même plus bonjour, ni merci, ni pardon…

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 4 Mot de l'Evêque (suite) Nomination Respecter le code de la route est, sans aucun doute, la première charité que je dois exercer à l’égard des autres usagers de la route comme moi. Baisser les décibels de mon installation audio à partir de 22 heures est la moindre attention que je dois aux voisins qui vivent dans mon immeuble. Participer au tri collectif, utiliser les poubelles mises à ma disposition, laisser les lieux publics aussi propres que je les ai trouvés… sont là autant d’actes que je ne rapproche pas de la religion ou de Dieu. Pourtant, c’est en les accomplissant que je fais la volonté du Seigneur qui me demande d’aimer mon prochain auquel il s’identifie en disant : Tout ce que vous faites à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous le faites. Au jour du jugement, nous serons jugés sur l’amour. Cet amour ne sera visible que par nos actes. Puissions- nous ne pas nous contenter de dire : ‘Seigneur, Seigneur !’. Que Dieu nous donne la grâce de faire comme son Fils qui est passé en faisant le bie ! Que nous ne nous contentions pas de paroles ! Que nous passions aussi aux actes en faisant la volonté du Père ! + Michel Méranville, Archevêque n L es articles du Droit canonique de l’Eglise (Canons 476, 477, 480 et 481) définissent les attributions de tout Vicaire épiscopal : Canon 476 : Chaque fois que le bon gouvernement du diocèse le demande, un ou plusieurs vicaires épiscopaux peuvent être constitués par l’Evêque diocésain : ils possèdent alors, pour une partie déterminée du diocèse ou pour une certaine catégorie d’affaires, ou bien pour des fidèles d’un rite déterminé ou appartenant à un groupe de personnes donné, le même pouvoir ordinaire que le droit universel accorde au Vicaire général, selon les canons suivants. Canon 477 : Le Vicaire général et le Vicaire épiscopal sont nommés librement par l’Evêque diocésain et ils peuvent être écartés librement par lui, restant sauves les dispositions du canon 406 ; le Vicaire épiscopal qui ne serait pas évêque auxiliaire sera nommé seulement pour un temps limité à déterminer dans l’acte même de sa nomination. Canon 480 : Le Vicaire général et le Vicaire épiscopal doivent rendre compte à l’Evêque diocésain tant des principales affaires à traiter que de celles déjà traitées et ils n’agiront jamais contre la volonté et le sentiment de l’Evêque diocésain. Canon 481 : Le pouvoir du Vicaire général et du Vicaire épiscopal expire à la fin de la durée du mandat, par renonciation, ainsi que, restant saufs les canons 406 et 409, par l’éloignement signifié par l’Evêque diocésain et à la vacance du siège épiscopal. Lorsque la charge de l’Evêque diocésain est suspendue, le pouvoir du Vicaire général et du Vicaire épiscopal est suspendu, à moins qu’ils ne soient revêtus de la dignité épiscopale. Père Marcel Crépin : Vicaire épiscopal En ce 2 février 2014, fête de la Présentation de Notre Seigneur Jésus Christ au Temple, prend effet la nomination du père Marcel Crépin comme Vicaire épiscopal de la Pastorale des Jeunes et des Mouvements. Lettre de mission du père Marcel Crépin : Outre les attributions formulées par le Code de Droit canonique, la mission particulièrement confiée au père Marcel Crépin consistera à inventorier tous les mouvements de jeunes et d’adultes existant dans le diocèse pour en assurer la vigilance et la coordination. La juridiction du père Marcel Crépin, à l’instar de celle de l’Evêque, s’étendra aux établissements de l’Enseignement catholique pour que leur animation pas- torale soit conforme au projet diocésain. En tant que Vicaire épiscopal, le père Marcel Crépin aura droit de regard sur la pastorale des vocations. La nomination du père Marcel Crépin prend effet à cette date pour une durée indéterminée et expirera, soit par volonté de l’Evêque, soit à la demande de l’intéressé, après un préavis d’au moins trois mois. Fait à Fort-de-France le 9 décembre 2013, fête de l’Immaculée-Conception de la Vierge Marie. + L’Archevêque Michel Méranville Lu et approuvé : le père Marcel Crépin

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 5 1. Sur la diffusion des Saintes Écritures et du Magistère de l’Église concernant la famille a) Quelle est la connaissance réelle des enseignements de la Bible, de Gaudium et spes , de Familiaris Consortio et des autres documents du Magistère postconciliaire sur la valeur de la famille selon l’Église catholique? Comment nos fidèles sont-ils formés à la vie familiale selon l’enseignement de l’Église? b) Là où l’enseignement de l’Église est connu, est-il intégralement accepté ? Est-ce que des difficultés se vérifient dans sa mise en pratique ? Lesquelles ? c) Comment l’enseignement de l’Église est-il dispensé dans le cadre des programmes pastoraux au niveau national, diocésain et paroissial ? Quelle est la catéchèse sur la famille ? d) Dans quelle mesure – et en particulier sur quels aspects – cet enseignement est-il réellement connu, accepté, refusé et/ou critiqué dans les milieux extra ecclésiaux ? Quels sont les facteurs culturels qui empêchent la pleine réception de l’enseignement de l’Église sur la famille ? 2. Sur le mariage selon la loi naturelle a) Quelle place occupe la notion de loi naturelle dans la culture civile, tant au niveau institutionnel, ?ducatif et acad?mique, qu?au niveau populaire ? Quelles conceptions de l?anthropologie sont ? la base de ce d?bat sur le fondement naturel de la famille ? b) La notion de loi naturelle ? propos de l?union entre un homme et une femme est-elle couramment accept?e en tant que telle par les baptis?s en g?n?ral ? c) Comment, en pratique et en th?orie, la loi naturelle sur l?union entre un homme et une femme en vue de la formation d?une famille est-elle contest?e? Comment est-elle propos?e et approfondie dans les organismes civils et eccl?siaux ? d) Si des baptis?s non pratiquants ou ceux qui se d?clarent non- croyants demandent la c?l?bration du mariage, comment affronter les d?fis pastoraux qui en d?coulent ? 3. La pastorale de la famille dans le contexte de l’évangélisation a) Durant ces dernières dizaines d’années, quelles sont les expériences nées concernant la préparation au mariage ? Comment a-t-on cherché à stimuler le devoir d’évangélisation des époux et de la famille ? Comment promouvoir la conscience de la famille comme « Église domestique » ? b) ?tes-vous parvenus ? proposer des styles de pri?re en famille qui r?ussissent ? r?sister ? la complexit? de la vie et de la culture actuelle ? c) Dans la situation actuelle de crise entre les g?n?rations, comment les familles chr?tiennes ont-elles su r?aliser leur vocation propre de transmission de la foi ? d) De quelle mani?re les ?glises locales et les mouvements de spiritualit? familiale ont-ils su cr?er des parcours pouvant servir d?exemples ? e) Quel est l?apport sp?cifique que les couples et les familles ont r?ussi ? donner quant ? la diffusion d?une vision int?grale du couple et de la famille chr?tienne qui soit cr?dible aujourd?hui ? f) Quelle attention pastorale l??glise a-t-elle montr?e pour soutenir le cheminement des couples en formation et des couples en crise ? 4. Sur la pastorale pour affronter certaines situations matrimoniales difficiles a) Le concubinage ad experimentum est-il une réalité pastorale importante dans votre Église particulière ? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement ? b) Existe-t-il des unions libres, sans reconnaissance aucune, ni religieuse ni civile ? Y a-t-il des données statistiques sûres ? Eglise universelle Synode des Evêques - III ème Assemblée générale extraordinaire Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation Questionnaire du document préparatoire Les questions ci-dessous permettent aux Églises particulières de participer activement à la préparation du Synode Extraordinaire qui a pour but d’annoncer l’Évangile dans les défis pastoraux d’aujourd’hui concernant la famille.

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Eglise universelle c) Les séparés et les divorcés rema- riés sont-ils une réalité pastorale importante dans votre Église parti- culière ? À quel pourcentage pour- rait-on l’estimer numériquement ? Comment affronter cette réalité au moyen de programmes pastoraux adaptés ? d) Dans tous ces cas, comment les baptisés vivent-ils leur situation irrégulière ? Ils en sont conscients ? Manifestent-ils simplement de l’indifférence ? Se sentent-ils écartés et vivent-ils avec souffrance l’impossibilité de recevoir les sacrements ? e) Quelles sont les demandes que les personnes divorcées et remariées adressent à l’Église à propos des sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation ? Parmi les personnes qui se trouvent dans ces situations, combien demandent ces sacrements ? f) La simplification de la pratique canonique pour la reconnaissance de la déclaration de nullité du lien matrimonial pourrait-elle offrir une réelle contribution positive à la solution des problèmes des personnes concernées ? Si oui, sous quelles formes ? g) Existe-t-il une pastorale spécifique pour traiter ces cas ? Comment cette activité pastorale se déroule- t-elle ? Existe-t-il des programmes à ce propos au niveau diocésain et national ? Comment la miséricorde de Dieu est-elle annoncée aux personnes séparées et aux divorcés remariés ; comment le soutien de l’Église dans leur cheminement de foi est-il mis en acte ? 5. Sur les unions de personnes du même sexe a) Existe-t-il dans votre pays une loi civile qui reconnaisse aux unions de personnes du même sexe une quelconque équivalence au mariage ? b) Quel est le comportement des ?glises particuli?res et locales tant envers l??tat promoteur d?unions civiles entre personnes du m?me sexe, qu?envers les personnes impliqu?es dans ce type d?union ? c) Quelle attention pastorale est-il possible d?avoir envers des personnes qui ont choisi de vivre selon ce type d?union ? d) En cas d?unions entre personnes du m?me sexe qui aient adopt? des enfants, quel comportement pastoral tenir en vue de la transmission de la foi ? 6. Sur l’éducation des enfants au sein de situations de mariages irréguliers a) Quelle est la proportion estimée de ces enfants et adolescents dans ces cas par rapport à celle d’enfants nés et élevés au sein de familles constituées selon les règles ? b) Dans quel état d’esprit les parents s’adressent-ils à l’Église ? Que demandent-ils ? Uniquement les sacrements ou également la catéchèse ? c) Comment les Églises particulières répondent-elles au besoin des parents de ces enfants pour leur offrir une éducation chrétienne ? d) Comment la pratique sacramentelle se déroule-t-elle dans ces cas-là : préparation, administration et accompagnement du sacrement ? 7. Sur l’ouverture des époux à la vie a) Quelle connaissance concrète les chrétiens ont-ils de la doctrine d’ Humanae vitae sur la paternité responsable ? Quelle conscience a-t-on de l’évaluation morale des différentes méthodes de régulation des naissances ? Du point de vue pastoral, quels approfondissements pourraient ?tre sugg?r?s ? ce propos ? b) Cette doctrine morale est-elle accept?e ? Quels sont les aspects les plus probl?matiques qui en rendent difficile l?acceptation par la plupart des couples ? c) Quelles m?thodes naturelles sont promues par les ?glises particuli?res pour aider les conjoints ? mettre en pratique la doctrine d? Humanae vitae ? d) Quelle est l’expérience sur ce thème dans la pratique du sacrement de la réconciliation et dans la participation à l’Eucharistie ? e) Quels contrastes apparaissent à ce propos entre la doctrine de l’Église et l’éducation civile ? f) Comment promouvoir une mentalité plus ouverte envers la natalité ? Comment favoriser la croissance des naissances ? 8. Sur le rapport entre la famille et la personne a) Jésus Christ révèle le mystère et la vocation de l’homme : la famille est-elle un lieu privilégié pour que ceci arrive ? b) Quelles situations critiques de la famille dans le monde d’aujourd’hui peuvent devenir un obstacle à la rencontre de la personne avec le Christ ? c) Dans quelle mesure les crises de foi que les personnes peuvent traverser ont-elles une incidence sur la vie familiale ? 9. Autres défis et propositions À propos des thèmes traités dans ce questionnaire, y a-t-il d’autres défis et propositions que vous considérez comme urgents ou utiles ? n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 6

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Chers frères et sœurs, A l’occasion de la 22 ème Journée mondiale des malades, qui aura cette année pour thème « Foi et charité : nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1 Jn 3,16), je m’adresse tout particulièrement aux personnes malades et à toutes celles qui les assistent et qui les soignent. L’Église reconnaît en vous, chers malades, une présence spéciale du Christ souffrant. C’est ainsi : à côté, ou plutôt dans notre souffrance, il y a celle de Jésus, qui en porte le poids avec nous et qui en révèle le sens. Quand le Fils de Dieu est monté sur la croix, il a détruit la solitude de la souffrance et il en a illuminé l’obscurité. De cette façon, nous sommes placés devant le mystère de l’amour de Dieu pour nous, qui nous donne de l’espérance et du courage : de l’espérance, parce que dans le dessein d’amour de Dieu, même la nuit de la douleur s’ouvre à la lumière de Pâques ; et du courage, pour affronter toute adversité en sa compagnie, unis à lui. Le Fils de Dieu fait homme n’a pas supprimé de l’expérience humaine la maladie et la souffrance, mais, en les assumant lui-même, il les a transformées et leur a donné une nouvelle dimension. Une nouvelle dimension, parce qu’elles n’ont plus le dernier mot qui est, au contraire, la vie nouvelle en plénitude ; transformées parce que, en union avec le Christ, elles peuvent, de négatives, devenir positives. Jésus est le chemin et nous pouvons le suivre avec son Esprit. Comme le Père a donné son Fils par amour, et que le Fils s’est donné lui-même avec le même amour, nous pouvons nous aussi aimer les autres comme Dieu nous a aimés, en donnant notre vie pour nos frères. La foi dans le Dieu bon devient bonté, la foi dans le Christ crucifié devient force d’aimer jusqu’au bout, y compris nos ennemis. La preuve d’une foi authentique dans le Christ est le don de soi qui s’exprime dans l’amour du prochain, en particulier de celui qui ne le mérite pas, de celui qui souffre, de celui qui est marginalisé. […] Pour grandir dans la tendresse et dans la charité respectueuse et délicate, nous avons un modèle chrétien vers qui diriger notre regard en toute assurance. C’est la Mère de Jésus et notre Mère, attentive à la voix de Dieu et aux besoins et difficultés de ses enfants. […] Nous pouvons nous adresser à elle avec confiance et dévotion filiale, certains qu’elle nous assistera, qu’elle nous soutiendra et ne nous abandonnera pas. Elle est la mère du Crucifié ressuscité ; elle reste auprès de nos croix et nous accompagne sur le chemin qui mène à la résurrection et à la vie en plénitude. Saint Jean, le disciple qui se tenait avec Marie au pied de la Croix, nous ramène aux sources de la foi et de la charité, au cœur de Dieu qui « est amour » (1 Jn 4,8.16) et nous rappelle que nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous n’aimons pas nos frères. Celui qui se tient sous la Croix avec Marie apprend à aimer comme Jésus. La Croix « est la certitude de l’amour fidèle de Dieu pour nous. Un amour si grand qu’il entre dans notre péché et le pardonne, qu’il entre dans notre souffrance et nous donne la force de la porter, qu’il entre aussi dans la mort pour la vaincre et nous sauver… La Croix du Christ invite aussi à se laisser contaminer par cet amour, elle nous enseigne à regarder toujours l’autre avec miséricorde et amour, surtout celui qui souffre, qui a besoin d’aide » (Chemin de Croix avec les jeunes, Rio de Janeiro, 26 juillet 2013). Je confie cette 22 ème Journée mondiale des malades à l’intercession de Marie, afin qu’elle aide les personnes malades à vivre leur souffrance en communion avec Jésus Christ, et qu’elle soutienne ceux qui les soignent. À tous, aux malades, aux professionnels de la santé et aux volontaires, je donne de grand cœur la bénédiction apostolique. François n Message du pape François pour la Journée mondiale du malade du 11 février 2014 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 7 Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital G\ esu Bambino

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Dimanche 9 février 2014 L a P arole D ominicale 5 ème dimanche du temps ordinaireAnnée A J ésus décrit le rôle du sel qui conserve, et il fait un lien important entre cet aliment, l’action des chrétiens et l’action du Christ dans l’humanité. En effet, l'humanité livrée à elle-même est bien limitée. Ainsi, nous sommes le sel et la lumière. C’est Jésus lui-même qui le proclame ! Ce n’est donc pas seulement un idéal, mais une réalité. Le sel donne du goût aux aliments. Les chrétiens fades ne font pas partager le goût du message, le goût de vivre, le goût d'aimer. Nous sommes sel, parce que nous sommes porteurs de l’Évangile de Jésus, et que seule cette Bonne Nouvelle peut donner à l’existence des hommes son vrai goût. Déjà, l’Évangile a pénétré notre vie et, comme disait Jésus, nous avons « du sel en nous-mêmes », dans la mesure où nous laissons travailler en nous l’Esprit du Seigneur. La lumière est belle. Elle réjouit. Elle fait chanter les couleurs. Elle est la vie, avec l'eau et l'air. La lumière est une énergie qui se dépense. Nous sommes déjà lumière. Par notre baptême et le sceau de l’Esprit, et par l’engagement de notre vie, nous devenons des chrétiens repérables, des chrétiens visibles. Jésus est Lumière du monde en donnant sa vie. Comment pourrions-nous être "lumière du monde" à sa suite, si nous ne laissons pas se consumer quelque chose de notre être, de notre temps, de notre tranquillité, de nos forces ? Nous sommes disciples de Jésus à la vue de tous : comme une ville située au sommet d’une montagne, éclairée la première au soleil levant, la dernière illuminée quand partout le soir tombe. Elle n’est pas la lumière, elle reçoit la lumière, mais tout au long du jour elle rend témoignage à cette lumière qui lui vient d’ailleurs. Et aussi, nous ne pouvons pas renoncer à être lumière, comme la lampe que l’on vient d’allumer et que l’on a placée sur le chandelier pour qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Nous sommes lumière, mais cette lumière ne nous appartient pas. Elle ne vient pas de nous : c’est Dieu qui nous a allumés à la flamme de son Fils, Lumière du monde, Lumière éternelle venue dans le monde. Et c’est sa lumière que nous répandons par le témoignage de notre foi, mais aussi par notre amour fraternel toujours en éveil. P. Jozef Nowak Curé du Vert-Pré n Isaïe 58,7-10  Psaume 111  1 Corinthiens 2,1-5  Matthi\ eu 5,13-16 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 15 décembre 2013 / n°474 8 Dans le cadre de la célébration de son 50 ème anniversaire, l’ACPM organise la Fête des Fiancés et de tous ceux qui s’aiment et veulent aller plus loin. Date : Vendredi 14 février 2014, date de la saint Valentin, de 19h à 22h. Lieu : Eglise Emmaüs de Rivière Roche. Au programme : chants, témoignages, enseignement, échanges. Une surprise vous sera réservée à cette occasion. ASSOCIATION DES CENTRES DE PRÉPARATION AU MARIAGE (ACPM)

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 9 La liturgie des heures depuis le concile Vatican II (1) La réforme liturgique opérée par le concile Vatican II a profondément rénové la célébration de la prière des heures, tant dans les communautés monastiques et religieuses que parmi les prêtres et les laïcs soucieux de rythmer leur journée par la prière collective ou personnelle. Jusqu'alors, on parlait plus volontiers du livre contenant les prières de l'office divin, le bréviaire, que de cette fonction liturgique elle-même. On insistait davantage sur l'obligation grave de satisfaire à sa récitation intégrale chaque jour que sur la nature de l'office divin, qui est de sanctifier le déroulement de la journée et de l'année. Le changement de vocabulaire laisse déjà pressentir le renouveau des formes de la prière des heures consécutif au concile. Le nouveau livre de la prière publique de l'Église, promulgué par le pape Paul VI en 1970, exprime dans son titre sa nature et son objet : il s'agit d'une célébration du peuple de Dieu, dont le but est de sanctifier les heures les plus importantes du jour, d'une liturgie des heures. La liturgie des heures, une fonction sacerdotale du Christ (2) Le concile Vatican II redonne à l’office divin tout son sens profond. Le Souverain Prêtre de la Nouvelle et Eternelle Alliance, le Christ Jésus, prenant la nature humaine, a introduit dans notre exil terrestre cet hymne qui se chante éternellement dans les demeures célestes (3). Désormais, dans le cœur du Christ, la louange de Dieu se fait entendre par des paroles humaines, celles de l'adoration, de la propitiation et de l'intercession. Tout cela est présenté à Dieu par le chef de l'humanité nouvelle, médiateur entre Dieu et les hommes, au nom et pour le bien de tous. Le Fils de Dieu lui-même, qui ne fait qu'un avec son Père (cf. Jn 10,30) et qui, en entrant dans le monde, proclamait : Voici que je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté (He 10,9), a bien voulu aussi nous laisser divers témoignages sur sa prière. Très souvent, en effet, les évangiles nous le montrent en prière : quand sa mission est dévoilée par le Père (Lc 3,21- 22), avant d'appeler les Apôtres (Lc 6,16), en bénissant Dieu au moment de la multiplication des pains (Mt 14,19), [...] quand il apprend à prier à ses disciples (Lc 11,1), [...] quand il intercède pour Pierre (Lc 22,32). Son activité de tous les jours était intimement liée avec sa prière, si tant est qu'elle n'en découlait pas. Il se levait de très bonne heure (Mc 1,35), ou passait la nuit à prier Dieu (Mt 14,23.25 ; Mc 6,46.48.), depuis le soir jusqu'à la quatrième veille (Lc 6,12). Il participait également tant aux prières dites publiquement dans les synagogues, où il avait l'habitude de se rendre le jour du sabbat et au Temple, qu'à celles récitées en privé par les pieux Israélites habituellement tous les jours. Il prononçait de même les bénédictions traditionnelles adressées à Dieu au moment des repas [...]. Il récitait également des hymnes avec ses disciples (Mt 26,30 par.). Jusqu’à la fin de sa vie, alors que la Passion était déjà proche (Jn 12,27), à la dernière Cène (Jn 17,1-26), dans l'agonie (Mt 26,36-44 par) et sur la croix (Lc 23,34-46), le divin Maître a montré que la prière était l'âme de son ministère messianique et de l'aboutissement pascal de celui-ci. Car lui-même, "aux jours de sa vie mortelle, présentant des prières et des supplications, avec un grand cri et des larmes, à celui qui pouvait le sauver de la mort, a été exaucé à cause de sa piété" (He 5,7) et, par le sacrifice accompli sur l'autel de la croix, "il a rendu parfaits pour toujours ceux qu'il sanctifie (He 10,14) ; enfin, ressuscité des morts, il est vivant pour toujours et il prie pour nous (He 7,25). Ainsi, Jésus a prié, adressant au Père, dans l'Esprit, une louange et une supplication de valeur infinie. L'Évangile nous montre comment son activité de tous les jours était intimement liée à sa prière. Sa prière se fait plus intense aux heures les plus décisives. Il prie seul, mais il dit aussi des hymnes avec ses disciples. Il leur enseigne à prier, disant qu’il faut toujours prier sans se lasser (Lc 18,1). P. Jean-Max Renard Vice-Official n Droit canonique La liturgie des heures (2) (1) A partir de Pierre Jounel, l’ Office Divin in Dictionnaire du Catholicisme, 1983. (2) Extraits de la Présentation Générale de la Liturgie des Heures (PGLH), Paul VI, n° 3, 1 er novembre 1970. (3) Concile Vatican II, constitution sur la sainte liturgie, Sacrosanctum Concilium n° 83, 1963.

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Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 10 Le samedi 25 janvier 2014, fête de la conversion de saint Paul, patron de la paroisse du Morne-des-Esses, les fidèles ont assisté à une messe solennelle concélébrée, à 7h, par le père Gibon, curé de la paroisse, et les pères Calaber et Mirta. Ce fut l’occasion pour quatre jeunes catéchisés d’effectuer une nouvelle étape du baptême en présence de leurs parents, parrains et marraines. La paroisse du Morne-des-Esses fête son saint Patron C ependant, la paroisse était déjà en liesse depuis le vendredi soir. En effet, une évangélisation en créole, intitulée « An bout’ chimen épi Sen Pol (1) », avait été organisée par les jeunes de la pastorale. Ce temps fort spirituel, qui s’est déroulé de 19h à 23h, avait comme fil conducteur la conversion, eu égard à celle de saint Paul, l’Apôtre par excellence, qui étonnera le monde par ses écrits sublimes et inspirés. C’est sur le chemin de Damas, après une période où il avait persécuté l’Église naissante, qu’eut lieu le moment décisif de la vie de Paul. Le Christ ressuscité se révèle à Saul (c’était le premier nom de Paul), intransigeant défenseur de la tradition hébraïque, et le change en l’Apôtre Paul, qui portera le message chrétien hors des milieux juifs. Du plus barbare persécuteur, le Seigneur en fit le plus fidèle prédicateur. Ainsi, autant l’Église a ressenti de la tristesse grâce à de sa persécution, autant elle reçoit d'allégresse à cause de cette conversion opérée par Jésus Christ. Et c’est effectivement dans l’allégresse que les fidèles se sont retrouvés à l’église, le soir du vendredi 24 janvier, s’appropriant ainsi les paroles de saint Paul aux Philippiens : Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie (Phil 4,4). La manifestation a donc débuté joyeusement avec des chants de louange, suivis d’un temps de recueillement et de méditation du texte de la conversion de saint Paul proclamé par le père Mirta. Après un chant très doux, entonné par la jeune Audrey (de la pastorale) et mimé par quelques membres, les fidèles ont beaucoup apprécié la présentation de la paroisse du Morne-des-Esses faite par l’historien samaritain, Luc Lérandy. Nous apprenions ainsi que ce quartier, d’ailleurs le plus important de la commune de Sainte-Marie, a été érigé en paroisse en 1932. Plusieurs familles bien connues ayant marqué son histoire ont été citées : Sébastien, Jean-Baptiste, Jean-de-Dieu, Adèle, Marie-Louise… Père Henderson, curé des paroisses du Marigot et du Lorrain, a ensuite donné un enseignement sur la conversion. Avec sa verve et son humour habituels, il a tenu l’assemblée en haleine pendant une bonne trentaine de minutes. L’exemple choisi était bien entendu l’Apôtre Paul. Les paroissiens, à n’en pas douter, en sont sortis grandis. Par ailleurs, aux côtés des jeunes de la pastorale du Morne-des-Esses accompagnés par Stella Gonis, le groupe d’évangélisation Bélè Légliz avec le groupe de gestuel Magnificat et la chorale Chœurs en portée , ont grandement contribué à la réussite de ce temps fort. Ils nous ont gratifiés d’une animation rythmée, avec des chants et de la danse empreinte de spiritualité. Deux jeunes slameurs de la paroisse n’ont pas démérité non plus. Josué Cébarec a interprété un slam écrit par un groupe de Pierres vivantes, tandis que Jeffrey Marie-Louise, de la pastorale des jeunes, slamait sur le texte de son ami Laurent Daclinat, intitulé « Notre réalité aveugle ». Les paroissiens ont été ravis. Ce fut une manifestation réussie, qui se clôtura par la bénédiction finale donnée par les pères Gibon, Henderson et Mirta. Justine Lordinot n (1) Un bout de chemin avec Saint Paul. Stella Gonis et la Pastorale des Jeunes de Morne des Esses Slam de Jeffrey

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 11 N ous nous sommes envolés le 29 juillet 2013 pour un séjour d’une semaine dans la Ville Eternelle : trente- cinq jeunes accompagnés de six animateurs et du père José Ngoma. A notre arrivée à Rome, nous étions attendus par notre guide, Giusy, et logés au cœur de Rome, à la maison religieuse Domus Urbis. Notre pèlerinage avait pour thème : Sur les pas des saints Pierre et Paul , deux piliers de notre foi et saints Patrons de notre paroisse. Chaque jour, nous avions le même rituel qui s’est avéré efficace : après la prière matinale, nous partions à la découverte de la ville et, de retour à la maison, l’eucharistie était célébrée par le Père Ngoma. Nous avons d’abord visité deux basiliques majeures : Saint Jean de Latran et Sainte-Marie- Majeure. C’est en 431 que le concile d’Ephèse proclame Marie, Mère de Dieu. Pour couronner cet évènement, le pape Sixte III fait élever une grande basilique dédiée à la Vierge. Saint-Jean-de-Latran, édifiée au IV ème siècle sous l’empereur Constantin, est la cathédrale du pape, évêque de Rome. Pendant dix siècles, les papes ont vécu à proximité, dans le Palais du Latran. A leur retour d’Avignon, en 1377, ils se sont installés au Vatican. La visite de la basilique Saint-Pierre fut un moment inoubliable. Selon la tradition, elle est construite sur le tombeau de l’apôtre Pierre, à l’emplacement de l’ancienne basilique construite sous l’empereur Constantin. C’est le plus grand édifice religieux du catholicisme. La basilique Saint-Paul-Hors-les- Murs fut construite par Constantin, sur la tombe de l’apôtre saint Paul, décapité vers 65-67. Sous ses quatre- vingts colonnes grandioses et lumineuses, des dizaines de scènes de l’évangile sont représentées sur des panneaux. Le plus remarquable est la grande frise faisant le tour avec, représentés en médaillon, tous les papes depuis saint Pierre. Ainsi, nous avons eu la grâce de nous recueillir sur les tombeaux de nos deux saints Patrons qui sont les deux colonnes de l’Eglise universelle. La journée passée au Vatican a retenu toute l’attention de notre groupe et mériterait un long développement. Nous avons encore visité plusieurs églises et notre chorale a même entonné quelques chants en hommage à l’église de Rome, faisant la joie des nombreux visiteurs. Nous avons aussi découvert d’autres aspects de cette ville exceptionnelle avec, entre autres : les nombreuses places, comme celle d’Espagne, le Colisée, les Catacombes de Domitille, le stade olympique, le Panthéon, la Fontaine de Trevi... La « cerise sur le gâteau » fut la bénédiction papale sur la place Saint-Pierre, le dernier jour de notre pèlerinage. Le groupe était très heureux : le séjour se terminait en apothéose ! Nous sommes revenus de ce pèlerinage enjoués et fortifiés par la foi des saints Pierre et Paul. Nous remercions tous ceux qui nous ont aidés à réaliser ce pèlerinage dense, attendu et préparé pendant plus d'un an. La pastorale des jeunes du Marigot n sur les pas des saints Pierre et Paul La Pastorale des Jeunes du Marigot La situation économique et sociale du nord atlantique de la Martinique n’offre pas à nos jeunes le panel d’activités qui permettrait leur épanouissement dans sa globalité. Par ailleurs, les conditions familiales, pour la plupar\ t très modestes, constituent aussi un frein. Cette situation difficile est source d’isolement, de dévalorisation de soi et de refus d’assumer des responsabilités. A la Pastorale des Jeunes du Marigot, nous avons opté pour un pèlerinage à Rome qui, nous le pensions, aiderait nos jeunes à garder confiance.

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C ette halte était attendue par tous pour venir nous abreuver à la source de la Parole de Dieu que le prédicateur nous a invités à approfondir dans le cœur à cœur de la lectio divina. Tout au long de la semaine, c’est un véritable parcours biblique qui nous a été ainsi proposé et qui s’est révélé des plus enrichissants et revigorants. Prendre le temps d’une intimité plus grande avec le Christ Jésus, Verbe de Dieu, nous a été bénéfique pour redécouvrir la vraie dimension de notre mission en tant que pasteurs et ministres de son Eglise. J’ai particulièrement apprécié la référence à saint François de Sales, que nous avions fêté le 24 janvier. Pour Monseigneur Podvin, c’est un saint à redécouvrir dans son rôle de pasteur. A cet effet, il a attiré notre attention sur quelques-unes de ses caractéristiques : le don total de soi pour son diocèse, la nécessité de la formation, le refus de toute discrimination dans le peuple de Dieu qui nous est donné, l’attachement à la vie pastorale (prêcher, réconforter), la nécessité de la douceur et de l’humilité. En terminant la retraite, Mgr Bernard Podvin nous rappelait avec beaucoup de force cette exhortation de saint Pierre : Quant aux anciens en fonction parmi vous, je les exhorte, moi qui suis ancien comme eux et témoin des souffrances du Christ, communiant à la gloire qui va se révéler : soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui se trouve chez vous ; veillez sur lui, non par contrainte mais de plein gré, selon Dieu ; non par cupidité mais par dévouement ; non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau. Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas (1 Pierre 5, 1-4). La véritable autorité du pasteur, c’est l’exemplarité qui doit être le rayonnement de notre ministère. En remerciant Mgr Podvin à la clôture de cette retraite, notre archevêque disait, au nom du presbyterium, combien nous étions heureux d’avoir partagé ces moments savoureux et quelle joie nous aurions de partager cette bonne nouvelle avec nos fidèles. La messe festive de clôture de notre retraite fut encore là pour démontrer notre enthousiasme à partager et éveiller les cœurs à l’annonce de l’Evangile. P. Pascal Degras Vicaire Cathédrale/Terres-Sainville n Prêtres et diacres en retraite Du 27 au 31 janvier 2014, tous les prêtres et diacres du diocèse se sont retrouvés au Foyer de charité de Trinité pour leur retraite annuelle. Cette année, le prédicateur était Monseigneur Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 12 P.P. Wilfried Bannais, David Rondof et Pascal Degras Monseigneur Bernard Podvin Les retraitants en salle de conférence

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 13 Le Foyer de Charité de Trinité fait partie de l’Œuvre des Foyers de Charité, fondée en 1936 à l’initiative de Marthe Robin et du père Finet. Reconnue par Rome en 1986, l’Œuvre est maintenant répartie dans une quarantaine de pays. Le Foyer de Charité de Trinité J e voudrais pouvoir dire à tous ceux qui, ayant le cœur droit, cherchent un introuvable bonheur, que le secret pour être toujours heureux, oui malgré toutes les souffrances et les adversités, se trouve caché dans l’Evangile, qu’il suffit de le chercher, que c’est là que leur sera révélé le grand commandement de l’amour, en même temps que la manière de le pratiquer, puisque c’est par la méditation du Texte sacré qu’ils apprendront à connaître et aimer Celui dont la connaissance et l’amour suffisent – et bien au-delà – à satisfaire les plus brillants génies et à rassasier les cœurs les plus affamés de bonheur (Marthe Robin). La mission première des Foyers de Charité est de proposer des retraites spirituelles de formation chrétienne, dans un cadre familial et un climat de silence. Cette formation vise à faire de tous, hommes et femmes, des témoins dans tous les milieux. Ces retraites sont prêchées par le père du Foyer (ou un autre prêtre) et portées par le travail et la prière de toute la communauté qui vous accueille, vivant ensemble une consécration totale et quotidienne de soi-même à Jésus par Marie, selon saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Les retraites s'adressent à tous : croyants ou non, couples, célibataires, divorcés, personnes seules, prêtres, consacrés, de tous âges et de toutes conditions. Elles sont une démarche personnelle mais non solitaire : pendant toute la retraite, retraitants et membres du Foyer forment comme une grande famille. Comment connaî- tre les dates des retraites ou des récollections ? Sur notre site internet ‘trinite.foyer.fr ’ ou celui du diocèse ‘martinique. catholique.fr ’ ; par les programmes déposés dans les paroisses, presbytères, librairies chrétiennes et, bien sûr, au Foyer. Quels sont les prédicateurs extérieurs cette année ? - M me Huguette Camirand, Cana- dienne, qui anime une retraite dite de ‘reconstruction inté- rieure’ (retraite d’approfondis- sement) du 17 au 23 février. - Père Yvan Museau, Père du Foyer de Charité des Cayes, à Haïti : retraite fondamentale du 26 mai au 1 er juin. - Père Henri Canden, Père du Foyer de Charité de La Réunion : retraite fondamentale du 15 au 21 septembre. A noter cette année une retraite ‘Prier de tout son être’ animée par le Père Aine et Danielle Davenel, membre des ‘Pèlerins danseurs’ , du 14 au 20 octobre (retraite d’approfondissement). Une session aura aussi lieu avec Danielle du 12 au 14 décembre sur le thème ‘Prier de tout son être la Parole de Dieu’. Les récollections du dimanche (six dimanches répartis dans l’année) seront sur le thème ‘Le pardon, chemin de guérison et de paix’ . Une récollection réservée aux hommes aura lieu le dimanche 16 février sur le thème ‘Devenir homme, époux, père, selon le cœur de Dieu’. Une récollection ‘marche et prière’ aura lieu du 9 au 11 mai avec marche dans la nature (3 heures de marche), dans un climat de silence, avec enseignements sur le thème de la rencontre avec Dieu. Et pour les jeunes ? Une retraite pour les 16-25 ans aura lieu du 19 au 22 août sur le thème ‘Qui peut m’aider à cheminer avec le Seigneur ?’ organisée par le Père Aine et une équipe d’animation. Jésus, debout, criait en disant : ‘Celui qui a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive’ (Jn 7,37). P. Emmanuel Aine , père du Foyer n Le Foyer de Charité de Trinité

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Vie du diocèse En ce début d’année, Michel Déglise a demandé au père Manuel Grandin, seul jésuite martiniquais, de tirer son bilan de l’année 2013, et d’ouvrir quelques perspectives pour l’année 2014. Entretien avec le père Manuel Grandin, sj Michel Déglise : Père Manuel, que retiendrez-vous en priorité de l’année 2013 ? Père Manuel Grandin : Tout d’abord, j’ai la chance de vivre en même temps deux missions passionnantes : je coordonne un réseau national qui fait des propositions (retraites, camps chantiers, séjours spirituels de ski, pèlerinages, rassemblements... www.rji.fr) pour les 17-35 ans au niveau des jésuites et des autres amis de saint Ignace (religieuses et laïcs de la spiritualité de saint Ignace). J’habite à Saint-Denis (dans le 93, quartier populaire au nord de Paris) et je rends quelques services en paroisse (JOC, préparation à la confirmation). C’est grâce à ces deux missions que j’ai pu observer dans l’Église beaucoup de belles choses au cours de l’année 2013. Car j’ai vécu personnellement et nous avons vécu une année marquée par de nombreuses nouveautés sur le plan ecclésial : en février, la démission d’un pape, chose qui n’était arrivée qu’une fois au Moyen-Age ; le 13 mars, l’élection d’un pape venu d’Amérique du Sud et jésuite (une première dans l’histoire de l’Église) qui montre le visage d’une Église proche des gens ; en avril, rencontre nationale de la Pastorale des Vocations à Paris où je suis intervenu et où j’ai pu rencontrer le P. Emmanuel Chaulvet ; début mai, le rassemblement Diaconia à Lourdes qui a rassemblé 12 000 personnes marquées de près ou de loin par la question de la précarité et de la fraternité ; le 23 mai, première participation à une célébration de la mémoire pour nos ancêtres esclaves à la basilique de Saint-Denis ; fin juillet, des JMJ merveilleuses au Brésil (pour ma part, j’ai coordonné un rassemblement JMJ au centre de la France, à Lalouvesc) ; le 11 novembre, première participation comme prêtre à la rencontre des Antillo-Guyanais à l’église Saint- Sulpice à Paris avec Mgr Méranville et les évêques des autres DOM- TOM... Vraiment, cette année n’a pas manqué de nouveautés et l’Esprit du Seigneur est toujours du côté de la nouveauté et de la joie. Comme le pape aime à le dire, la joie est la marque de la présence du Christ, la joie est ce que le Seigneur suscitait dans ses rencontres. Malgré les combats qui ne manquent pas (peu de prêtres, contexte parfois antireligieux en France, débats de société pas faciles autour de l’homosexualité et de la fin de vie...), nous vivons une époque formidable ! M.D. : Et qu’espérez-vous de l’année 2014, année au cours de laquelle nous aurons la joie, je crois, de vous revoir en Martinique ? M.G. : Mon espérance est triple pour 2014. Je voudrais avancer avec d’autres sur la question de la transmission de la foi aux plus jeunes, en particulier en essayant de comprendre leur culture de l’image. Aujourd’hui, être parent chr?tien ou cat?chiste n?est pas chose ais?e, tant on t?tonne pour rejoindre les jeunes. Je souhaiterais continuer aussi ? d?velopper ma mission dans les retraites spirituelles. Je donne des retraites sur internet (www.ndweb. org ) ou ? nos compatriotes en Seine-Saint-Denis. Et cette ann?e, en lien avec notre dioc?se de Fort- de-France, j?aurai effectivement la chance de donner une retraite selon la spiritualit? de saint Ignace, retraite ouverte ? tous au Foyer de Charit?, du 10 au 15 mars. J?en suis bien s?r tr?s heureux ! Enfin, je demande au Seigneur la gr?ce de pouvoir profiter de la pr?sence d?un tel pape pour rester au contact des plus pauvres. Sa phrase : Comme je voudrais une Église pauvre pour les pauvres ! continue de me travailler. Je me dis souvent que si, comme le dit l’Évangile, la Bonne nouvelle est annoncée aux pauvres, mais que je ne vis pas en lien avec eux, c’est comme si je ne pouvais pas entendre en profondeur l’Évangile… Que Dieu m’aide à avancer sur cette voie ! n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 14 P. Manuel Grandin, sj.

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par le père jésuite Michel Roger (délégué du provincial pour l’apostolat spirituel des Exercices Spirituels) avec la participation du père Manuel Grandin (directeur du RJI - Réseau Jeunesse Ignatien) et d’une équipe de laïcs ignatiens À l’école de saint Ignace de Loyola : 2 conférences ouvertes à tous :  Conférence « La liberté et les difficultés de la liberté » Jeudi 6 mars à 18h30 à l’église Emmaüs (et sur les ondes de RSL) \ *dès 17h30 : espace d’échanges sur la Famille ignatienne et ses outils d’aujourd’hui  Conférence sur « La conversation spirituelle » Samedi 8 mars à 9h à la salle paroissiale de Redoute. Des actions avec inscription obligatoire : Renseignements complémentaires auprès de la ‘trace ignatienne à la Villa Madeleine Delbrêl’ - Tél : 05 96 54 35 80.  Accompagnement spirituel individuel ou de groupes - Initiation à l’accompagnement spirituel individuel (8 heures) : Samedi 1 er et mercredi 5 mars, le matin. - Initiation à l’accompagnement spirituel de groupes, sous la forme d’un échange d’expériences : du dimanche 2 au mardi 4 mars, le matin. \  La conversation spirituelle Samedi 8 mars après-midi : Expérimentation en prolongement de la conférence du matin. Retraite d’Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola : « A la suite du Christ, vivre aujourd’hui » Du lundi 10 au samedi 15 mars 2014 : Retraite ouverte à tous au Foyer de Charité de Trinité. \ Se reporter au N° 476 du 12/01/2014 de Eglise en Martinique ou auprès de la ‘trace ignatienne à la Villa Madeleine Delbrêl’ - Tél : 05 96 54 35 80. PROPOSITIONS IGNATIENNES DE FORMATION EN MARTINIQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 15 invite les accompagnateurs de catéchuménat adultes et adolescents \ à une matinée de formation le samedi 15 février 2014 de 8h à 12h au relais paroissial de Chateaubœuf. Thème : Comment transmettre la foi dans le contexte actuel ? LE SERVICE DIOCÉSAIN DU CATÉCHUMÉNAT

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 16 L ’ONU considère que le développement social et la justice sociale sont indispensables à l’établissement et au maintien de la paix et de la sécurité entre les nations et en leur sein même, et qu’inversement il ne saurait y avoir ni développement social ni justice sociale si la paix et la sécurité ne sont pas instaurées et si tous les droits de l’homme et libertés fondamentales ne sont pas respectés. Une croissance économique générale et soutenue, s’inscrivant dans le contexte d’un développement durable, est indispensable à la pérennité du développement social et de la justice sociale. Pour sa part, l’Eglise s’est penchée sur la question sociale dès le XIX ème siècle et, depuis Léon XIII, tous les papes ont appelé dans leurs enseignements magistériels à établir la paix sociale sur la vraie justice, éclairée par son rapport à la charité. Avant d’être une question théorique, la justice est d’abord une question pratique qui émerge du scandale de la pauvreté déchirant le tissu social. Cette question s’est posée avec une acuité nouvelle à partir de la révolution industrielle du XIX ème siècle et elle a connu de nouveaux développements avec l’extension des échanges économiques au niveau mondial. La Révolution industrielle modifie en effet les équilibres politiques (influence grandissante des propriétaires de capitaux) et sociaux (exode rural vers les centres de production, promiscuité dans les logements, paupérisme, prostitution, alcoolisme...). Il suffit de lire les romans de Zola ou de Dickens pour comprendre ces bouleversements. Les chrétiens ont progressivement pris conscience que, face à ces « réalités nouvelles » de la production industrielle affectant en profondeur les manières de vivre, les réponses aux problèmes qui se posaient à eux ne relevaient pas seulement de la charité, mais aussi de la justice. Dans l’encyclique Rerum novarum (1891), c’est ce thème de la justice qui est central : Léon XIII y dénonce, en des termes sévères, l’écart croissant de richesse entre patrons et ouvriers. « La richesse a afflué entre les mains d’un petit nombre et la multitude a été laissée dans l’indigence » (RN 1,1). Il dénonce aussi les conditions de travail : « Tout principe et tout sentiment religieux ont disparu des lois et des institutions publiques, et ainsi, peu à peu, les travailleurs isolés et sans défense se sont vus, avec le temps, livrés à la merci de maîtres inhumains et à la cupidité d’une concurrence effrénée. Une usure dévorante est venue ajouter encore au mal […]. À tout cela, il faut ajouter la concentration entre les mains de quelques-uns, de l’industrie et du commerce, devenus le partage d’un petit nombre de riches et d’opulents, qui imposent ainsi un joug presque servile à l’infinie multitude des prolétaires » (RN 2,2). La situation dramatique de la classe ouvrière est interprétée comme le résultat d’un manque de justice dans les rapports sociaux. Or, la justice consiste à respecter la « dignité de l’homme » (RN 16,4) en respectant les droits fondamentaux de la personne humaine, à commencer par le droit à posséder les fruits de son travail, à vivre dans une famille stable, à pouvoir profiter d’une journée de repos hebdomadaire – pour pouvoir remplir ses obligations religieuses. Cette conception de la justice va de pair avec les obligations pour les détenteurs du capital de respecter en l’ouvrier la dignité de l’homme, et pour l’État de mettre en place une législation sociale. L’Etat doit en effet promouvoir le bien commun, protéger les travailleurs, leur assurer l’accès à la propriété, secourir ceux qui se trouvent dans une situation désespérée malgré leurs efforts pour sortir d’une situation matérielle critique. Il doit également travailler à rapprocher les classes en favorisant le développement des associations intermédiaires que sont les corporations, les syndicats. (à suivre) Michel Déglise n La justice sociale au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise (1) Le 20 février, l’ONU célèbre la Journée mondiale de la justice sociale. C’est le 26 novembre 2007 que l'Assemblée générale a déclaré que la Journée mondiale de la justice sociale serait célébrée chaque année, le 20 fé\ vrier, à partir de sa soixante-troisième session. Société

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 17 La justice sociale au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise (1) Cet article de M. Serge Baret tombe tout à fait à propos au moment où la grève des carburants paralyse l’économie de l’île. La Martinique à l’heure du « Chacun pour Soi » (1) A l’ère du Chacun pour Soi à la Martinique… les enfants font des enfants, – la plus jeune maman a douze ans – ; et, quand les enfants font des enfants, la société se complaît dans les enfantillages et l’irresponsabilité devient la valeur d’usage du concert permanent… ; «…les pères s’habi- tuent à laisser faire les enfants… les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles… les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter… finalement les jeunes méprisent les lois, parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne… Alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie » nous murmure Platon ( République, VIII). La Direction de la Santé et du Développement Social (DSDS) comptabilise, pour les 12-17 ans, 188 avortements en 2005, 237 en 2006, 255 en 2007. Dès 9 ans, des enfants sont initiés au crack (DSDS) ; avant que tout soit consommé sur le net, à partir de 19h : photos et vidéos de crimes, sang, violence, pornographie, initiation satanique… ce que, dans la langue de Molière, de manière théâtrale, on qualifie de « Cyber Dépendance »… Des adultes grèvent dans les Transports Publics, sur un long temps qui semble infini, et M amie ne peut pas aller s’acheter ses médicaments, elle crie dans sa solitude ; qu’importe ? Chacun « fait ses affaires », défend ses intérêts propres : sé moun an ka fê zafê yo ! On s’énerve dans les embou- teillages, mais personne ne veut du covoiturage : il me faut vivre l’effet de monstration de la surconsommation (cf. Jean Baudrillard, Michel Louis) et rouler Ma Voiture ! L’autre, c’est le rival ; c’est ici la nécessité du désir du « moi » de s’exprimer, de se mettre en scène et d’affronter les autres désirs dans une lutte de reconnaissance. Le bénévolat a tendance à disparaître… chacun trouve Son Plaisir où il veut et quand il veut… au nom de la « liberté individuelle » sanctifiée par la mondanité qui institue « l’Individu-Roi », le roi égoïste. Dans un premier temps, nous analyserons l’origine de ce phénomène, avant de présenter les nouveaux rapports qu’il sous- tend. I°) Crise économique des années 70 et mutation sociale La crise économique des années 70 à la Martinique vient de loin, en ce sens qu’elle vient d’un long processus de baisse de la rentabilité du secteur productif. Elle va s’accompagner, comme nous le verrons plus loin, d’une modification des rapports au travail et des habitudes de consommation, ainsi que de la disparition progressive des « rapports sociaux de type domestique », et conduire non seulement à la destruction des petits métiers et de l’artisanat rural, ou à la diminution de la production vivrière…, mais aussi à la faillite du secteur traditionnel d’exportation et à la dépendance croissante. La faillite du secteur productif L’exemple le plus caractéristique de cette faillite reste sans nul doute celui de l’industrie sucrière. D’une part, la canne et le sucre ont marqué plus que toute autre production les relations économiques et sociales aux Antilles. D’autre part, depuis 1970 environ, l’industrie sucrière a cessé d’être l’élément déterminant de la réalité martiniquaise. Aussi, allons-nous présenter comme archétype de cette faillite, la crise du secteur sucrier. Seront analysées successivement, les difficultés du sous-secteur agricole, puis celles du sous-secteur industriel, du fait que la production sucrière associe agriculture et industrie. S’agissant du recul de la canne, on peut noter que la monétarisation de l’activité, la modification des rapports de travail et des habitudes de consommation vont entraîner File d'attente à une station service

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 18 une augmentation des coûts de production ; ainsi l’indice des coûts de production de la tonne de canne passe, sur la période 1962- 1983, de 100 à 639 à la Martinique. Ceci résulte en grande partie de l’élévation du coût du travail qui, sur la même période, passe de l’indice 100 à l’indice 1 097. Cependant, l’évolution du prix de vente de la canne ne va pas suivre dans les mêmes proportions, d’où une baisse de la rentabilité de cette culture et une chute de la production : de 1963 à 1983, elle passe de 1 209 000 tonnes à 199 000 tonnes (soit - 83%). Parallèlement, la réduction des surfaces plantées et la diminution des rendements agricoles alimentent encore cette crise. C’est que la baisse de la rentabilité de la canne va conduire les planteurs à abandonner ce type de production au profit d’autres activités plus rentables. Et les difficultés de la production agricole vont dès lors être ressenties avec acuité dans le sous-secteur industriel, du fait que le sucre se fabrique avant tout dans les champs, d’où une succession de faillites et de fermetures : en 1963, on trouvait dix usines en activité à la Martinique contre une en 1982. Elle doit même, depuis 1980, importer du sucre pour sa consommation. Et tout cela aura pour conséquence : exclusion sociale, chômage de masse et dépendance croissante. La monétarisation Parallèlement, cette période va être marquée par une monétarisation (financiarisation) croissante de l’activité et de la société, ainsi que par le développement sans précédent de rapports d’argent (cf. Serge Baret, 1988) et de la monétarisation des rapports sociaux du fait de transferts financiers publics considérables provenant de la France et de l’Europe. A partir de 1975, l’Institut d’Emission va mettre en circulation aux Antilles-Guyane les billets et les pièces qui ont cours en France. En fait, en d’autres termes, cette période va être marquée par une transformation des rapports entre les personnes. Auparavant, les petits propriétaires travaillaient en famille ou avaient régulièrement recours au coup de main ou au travail en convoi : plusieurs petits propriétaires se regroupaient et se donnaient mutuellement une journée de travail sur la propriété ; il s’agissait d’apporter, à tour de rôle, une aide à un compère un temps. On faisait très rarement appel à des salariés du fait de la faiblesse de la superficie exploitée, du rendement et/ou des pratiques nées après l’abolition de l’esclavage. Nicole Nimar résume la situation comme suit : « Les cultivateurs, avec l’aide de quelques membres de leurs familles, parviennent à effectuer la plupart des travaux d’entretien de leur plantation. La pratique des coups de main entre voisins est également fréquente… » (Nicole Nimar, 1971) Ces petites propriétés sont cultivées partie en canne (ou en banane), partie en vivres : « La culture vivrière est pratiquée dans chaque exploitation. L’igname, le malanga, joints à la banane ou au fruit de l’arbre à pain, assurent, avec la basse-cour, les porcelets et les cabris, la subsistance de la famille entière » (A. Cointet, 1954 ; Bernard Dumaz, 1986). Quant aux grandes propriétés, elles étaient exploitées pour partie en « faire-valoir direct » et pour partie selon la méthode du « colonat partiaire » (Guy Lasserre, 1965 ; Nicole Nimar, 1971). Et une solidarité s’exprimait au cœur d’une certaine forme d’autonomie, ce que corrobore le fait suivant : fin de l’année dernière, j’ai pu assister à un échange joyeux au cours duquel un fils de marin-pêcheur de Baie de Mulets évoquait avec une dame du quartier Bel Air au Vauclin les trocs que leurs pères faisaient entre poissons-légumes et bambou… au cours des années 60, début 70. C’était en fait encore l’époque du don, du partage, où les rapports étaient peu monétisés. Nous pouvons retenir ici que le développement par la suite des rapports d’argent va modifier totalement les rapports entre les personnes à la Martinique, sur un laps de temps très court : dès lors, le comportement unanime consistera, tendanciellement, à polariser le désir sur l’équivalent général (la monnaie), « la valeur stockable », « la forme valeur générale » ; la monnaie et la marchandise s’emparant de toute la sphère sociale et du rapport de production (aux Antilles comme en France, en Europe, ou dans les pays capitalistes développés…). Et l’on fracasse la tête de Mamie par terre pour lui prendre son collier, l’on frappe à mort Papy, pour lui prendre quelque bijou… et le vendre… Sa vie m’importe peu (n’a pas de prix = n’a pas de valeur stockable = pa vo ayen ba mwen ). Et les années 1980-1990 verront apparaître à la Martinique une nouvelle génération d’individus bien différents des précédents, avec un nouveau mot d’ordre : le chacun pour soi sur la base de nouveaux rapports. En réalité, nous sommes passés d’une société solidaire, une société du Bien commun (pour reprendre l’expression de saint Thomas d’Aquin), faite de coups de main , de dons, de partages, d’échanges…, à une société individualiste égoïste, où tout se vend et s’achète… comme une marchandise. (à suivre) Serge Baret Docteur en Sciences Economiques n Société

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Dimanche 9 février 2014 Prenons soin de nos aînés ! Face à nos aînés, comment nous comportons-nous ? Les enfants prennent-ils encore soin de leurs parents ? L’accueil et la solidarité familiale existent-ils encore outre-mer ? Le placement en maison est-il devenu une fatalité ? Pour répondre à toutes ces questions, Dieu m’est témoin reçoit cette semaine Armande Caderby et sa fille Marie-Agnès. Fille et petite-fille de Simone et David, les deux Réunionnaises nous raconteront comment toute leur famille s’est organisée pour prendre soin des grands-parents pour qu’ils puissent rester dans leur maison. Nous irons voir au plus près cette réalité réunionnaise dans le sud de l’île, du côté de Sainte-Rose, dans la famille de Francine. Nous irons ensuite en Martinique, au sein de la famille Monthieux, chez qui Mirette n’a que quelques marches à descendre pour retrouver l’une de ses filles et ses petits-enfants. Dimanche 16 février 2014 Les petites mains de Dieu L’Église continue-t-elle à être vivante ? Comment ? Les différents mouvements, charismatiques ou non, les communautés, petites ou grandes, participent-elles à sa construction et comment ? De nombreux mouvements et pastorales existent partout outre-mer. Dieu m’est témoin mettra cette semaine l’accent sur certains d’entre eux, moins connus que d’autres. Ophélie Pelletier, une jeune W allisienne de 19 ans, viendra nous parler des Focolari , le mouvement créé par Chiara Lubich en Italie en 1943, et implanté en Nouvelle-Calédonie (et bientôt à Wallis & Futuna). Nous suivrons Jacob, responsable du mouvement à Nouméa, et verrons comment la parole de vie se met chaque jour en place dans sa vie. Nous serons connectés avec Vania Lopès, responsable de la communauté Shalom en Guyane. Cette B résilienne nous racontera comment cette communauté catholique a été invitée à rejoindre le diocèse de Cayenne il y a cinq ans, pour évangéliser les jeunes Guyanais. Puis nous irons à La Réunion rencontrer la Famille Marie Jeunesse, un mouvement canadien d’origine. Les jeunes catholiques réunionnais s’y retrouvent et se sont réunis au cœur de l’île, à Cilaos, pour un mini-concile. Un rassemblement de théâtre, de spectacle avec, comme tête d’affiche, la foi ! Dimanche 23 février 2014 L’outre-mer, malade de sa violence ? La violence progresse-t-elle outre-mer ? L’outre-mer est-elle malade de sa violence ? Les jeunes sont-ils plus violents aujourd’hui ? Pourquoi les femmes sont-elles encore battues aujourd’hui ? Toutes ces terribles questions, Dieu m’est témoin a choisi de les poser cette semaine. Pas uniquement pour en faire le constat, mais pour en comprendre les causes et tenter d’en trouver l’issue… Sandra Calmo sera l’une de nos invités. Martiniquaise, installée en région parisienne, elle a monté une association Contre la violence aux Antilles et met en place un réseau local où les acteurs de la vie économique s’engagent pour la formation des jeunes. Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions Medias Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2014 / n°478 19 99.5 - 101.3 et 105,3 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com

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Photo : site de la paroisse Sainte Aldegonde en Val de Sambre Quand le mal m'écrase Seigneur Jésus, comment pourrais-je bien prier quand le mal m'écrase et que je n'en puis plus… ? Toi qui as connu le creux de la souffrance, Toi qui es passé par là, aujourd’hui sois très fort avec moi. Toi qui as fait face jusqu'au bout, aide-moi à tenir bon. Toi qui es vivant, viens prier en moi par ton Esprit Saint. Et pendant que je continue ta Passion, fais passer en moi le souffle de ta Résurrection. Pierre Lyonnet