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N° 478 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 9 février 2014
11 février :
Journée Mondiale des Malades
RETRAITE DES PRÊTRES
LA PAROISSE
DU MORNE-DES-ESSES
FÊTE SON SAINT PATRON
LA MARTINIQUE À L’HEURE
DU « CHACUN POUR SOI »
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Editorial
Editorial
Un temps pour chaque chose
Mot de l'Evêque
Il ne suffit pas de dire
Père Marcel Crépin : Vicaire épiscopal
Eglise universelle
Questionnaire du Synode sur la famille
Message du pape François pour la Journée mondiale
du malade du 11 février 2014
Liturgie
Parole dominicale
Droit canonique
La liturgie des heures (2)
Vie du diocèse
La paroisse du Morne-des-Esses fête son saint Patron
La Pastorale des Jeunes du Marigot sur les pas des saints Pierre et Paul
Prêtres et diacres en retraite
Le Foyer de Charité de Trinité
Entretien avec le père Manuel Grandin, sj
Société
La justice sociale au cœur de la doctrine sociale de l’Eglise (1)
La Martinique à l’heure du « Chacun pour Soi »
Médias
numéro
478
numéro
478
N° 478 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 9 février 2014
RETRAITE DES PRÊTRES
LA PAROISSE
DU MORNE-DES-ESSES
FÊTE SON SAINT PATRON
LA MARTINIQUE À L’HEURE
DU « CHACUN POUR SOI »
S ommaire
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION R.P. Jean de CoulangesRÉDACTEUR EN CHEFR.P. Jean de Coulanges MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
Commission paritaire N° 1115L87225
ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 58697207 Fort de France Cedex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr
egliseenmartinique@orange.fr
Q
u’il est bon, qu’il est agréable pour des frères d’êtr\
e ensemble
et de s’abreuver à la source inépuisable de la Parole de Dieu !\
A l’invitation de Jésus, les disciples se retiraient à l’écart pour se
reposer, le rencontrer, prendre un temps gratuit en sa compagnie,
sans être dérangés. Comme eux, les prêtres et diacres du dio\
cèse ont
répondu à l’invitation de leur évêque pour consacrer du t\
emps à la
prière, à la réflexion et au silence.
Dans l’univers sonore dans lequel nous sommes plongés, nous avons \
besoin de silence pour trouver le chemin d’un vrai dialogue intéri\
eur
avec le Seigneur, avec soi-même et pour approfondir la vérité de nos
relations avec les autres. Bon nombre d’entre nous sont surchargés par
les multiples occupations liées au travail pastoral. Nous apprécio\
ns
ces quelques jours où nous déposons notre sac et où nous avons \
la
possibilité d’échanger entre nous, en toute fraternité.
L’animateur de ces jours bénis nous a communiqué la profondeur d\
e
sa méditation de la Parole de Dieu. Elle était en consonance avec \
La
joie de l’évangile du pape François. C’est à partir de cet ancrage dans
l’évangile que nous pourrons renouveler notre enthousiasme et notre
dynamisme dans l’exercice de notre mission. L’évangile invite avant
tout à répondre au Dieu qui nous aime et qui nous sauve, le reconn\
aissant
dans les autres et sortant de nous-mêmes pour chercher le bien de tou\
s.
Nous avons encore du chemin à parcourir pour que la Parole du
Christ devienne une source d’eau vive qui irrigue notre vie, oriente \
nos actions vers le service des autres. C’est à ces conditions que\
nous
deviendrons les témoins crédibles de Celui que nous annonçons. \
Ne
pas mettre en pratique, ne pas intégrer la parole à la réalité\
, c’est édifier
sur le sable, demeurer dans la pure idée et tomber dans l’intimisme qui ne
donne pas de fruit, qui stérilise son dynamisme, dit notre pape François.
Nous repartons vers nos lieux de vie avec une conscience renouvelée
de la mission d’évangéliser. Pour ce faire, ces paroles du pape François
nous accompagnent : L’Evangile nous invite toujours à courir le risque
de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physiq\
ue qui
interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse\
dans
un constant corps-à-corps… La foi authentique dans le Fils de Dieu\
fait
chair est inséparable du don de soi, de l’appartenance à la com\
munauté,
du service, de la réconciliation avec la chair des autres… Le Fils\
de Dieu
nous a invités à la révolution de la tendresse.
P. Jean de Coulanges n
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Un temps pour
chaque chose
Couverture :
Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013
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Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013
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Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013
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Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013
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Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013
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Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013
La Pastorale des Jeunes du Marigot
Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013
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Couverture :
Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital Gesu Bambino, le 21 décembre 2013 12
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de la doctrine sociale de l’Eglise (1)
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de la doctrine sociale de l’Eglise (1)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 9 février 2014 / n°478
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Mot de l'Evêque
Il ne suffit pas de dire
L
a campagne des
« municipales »
est commencée.
De nombreux candi -
dats sont déjà entrés
en lice. Ils déclinent leur
programme et ce qu’ils
comptent faire s’ils sont
élus à la tête de la muni -
cipalité qu’ils convoitent.
Leurs auditeurs, souvent
blasés, les écoutent avec
scepticisme et disent
sentencieusement : « Ils
disent, ils promettent,
mais une fois élus ils ne font rien ».
Depuis longtemps, l’expérience a
démontré qu’il existe un énorme
hiatus entre le dire et le faire. Mais
ce n’est pas que dans le domaine
public qu’existe cette incohérence
entre les paroles et les actes.
Déjà, le Seigneur Jésus mettait
en garde ses disciples en les
avertissant : Il ne suffit pas de
me dire : ‘Seigneur, Seigneur !’
pour entrer dans le Royaume
des cieux (Matthieu 7,21). Saint
Jacques écrivait, dans sa lettre aux
premiers chrétiens : La foi sans
les œuvres est une foi morte. Avec
provocation, il leur demandait :
Montrez-moi votre foi sans les
œuvres !
Les chrétiens, disciples du Christ,
ont souvent été partagés entre
contemplation et action. A
l’instar des célèbres sœurs Marthe
et Marie recevant Jésus dans
leur maison de Béthanie, ils se
demandent quelle place choisir.
Est-ce celle de Marthe qui s’activait
à faire le ménage et à préparer le
repas ? Ou celle de Marie, assise
aux pieds de Jésus pour écouter
sa Parole ? La réponse de Jésus à
Marthe confirme la prééminence
du choix de Marie d’écouter
le Seigneur. Cependant, cette
écoute est loin de la dispenser
de l’action, bien au contraire,
car action et contemplation ne
s’opposent jamais. La prière et la
contemplation doivent être l’âme
de tout apostolat.
Que des chrétiens participant à
une réunion d’approfondissement
de la foi laissent la salle de leur
rencontre dans un état de
désordre et de saleté qui n’existait
pas à leur arrivée, cela interpelle !
C’est la démonstration que la
formation, sans doute éclairée
par les lumières d’en haut, a
oublié de redescendre sur terre,
là où se déroule la vie et se joue
le mystère de l’incarnation du
Seigneur. A aucun moment, ceux
qui étaient venus parler de Dieu
et poser les conditions d’entrer
dans son royaume n’ont pensé
que cette salle avait été nettoyée
par des bénévoles d’un certain
âge, qui l’avaient même fleurie
à leur intention ; que c’était
leur manière de servir ainsi leur
Eglise. Sans doute sont-ils repartis
enrichis dans leurs connaissances
théoriques, mais toujours aussi
pauvres dans leur amour pour
les autres.
Dire ‘Seigneur, Seigneur’ n’est
pas mauvais en soi et peut même
être nécessaire, mais n’est pas
suffisant. Il faut aussi
mettre en pratique ce
que le Seigneur attend
de nous : l’amour vrai
de notre prochain.
Le prochain n’est pas un
concept abstrait ou un
extra-terrestre. C’est un
homme ou une femme
qui a comme moi des
droits et des devoirs.
C’est une personne,
enfant de Dieu, qui est
donc mon frère ou ma
sœur. Et le Seigneur me demande
de l’aimer comme moi-même.
Toute réflexion théologique sur
Dieu doit m’amener à prendre
en compte mon prochain.
« Connais-tu tes copains de
catéchisme ? » demandais-je un
jour à un jeune. « Oui, Monsieur »
me répondit-il. « Alors, comment
s’appelle ce garçon, à ta droite ? »
lui demandai-je. « Ah ! Oui !
Machin ? » me répondit-il.
Je prétends connaître mes
copains, mais j’ignore leur nom,
l’endroit où ils habitent, leur
profession, leurs préoccupations,
leurs problèmes… Dans un
monde devenu un village de
commérages et de « cancans »
grâce ou à cause de Face Book,
Tweeter, Google ou autre réseau
social, quel temps prenons-nous
pour être attentifs les uns aux
autres ?
Nous aimer les uns les autres
suppose d’abord un peu
d’attention les uns pour les
autres. Autrefois, il y avait la
politesse, les normes du savoir-
vivre en société. C’était l’essentiel
de ce qu’il fallait respecter pour
vivre ensemble. Aujourd’hui, on
ne se dit même plus bonjour, ni
merci, ni pardon…
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Mot de l'Evêque (suite)
Nomination
Respecter le code de la route est,
sans aucun doute, la première charité
que je dois exercer à l’égard des
autres usagers de la route comme
moi. Baisser les décibels de mon
installation audio à partir de 22
heures est la moindre attention que
je dois aux voisins qui vivent dans
mon immeuble. Participer au tri
collectif, utiliser les poubelles mises
à ma disposition, laisser les lieux
publics aussi propres que je les ai trouvés… sont là autant d’actes que
je ne rapproche pas de la religion
ou de Dieu. Pourtant, c’est en les
accomplissant que je fais la volonté
du Seigneur qui me demande d’aimer
mon prochain auquel il s’identifie en
disant : Tout ce que vous faites à l’un
de ces petits qui sont mes frères, c’est
à moi que vous le faites.
Au jour du jugement, nous serons
jugés sur l’amour. Cet amour ne sera
visible que par nos actes. Puissions-
nous ne pas nous contenter de
dire :
‘Seigneur, Seigneur !’. Que
Dieu nous donne la grâce de faire
comme son Fils qui est passé en
faisant le bie ! Que nous ne nous
contentions pas de paroles ! Que
nous passions aussi aux actes en
faisant la volonté du Père !
+ Michel Méranville,
Archevêque
n
L
es articles du Droit canonique de l’Eglise (Canons 476,
477, 480 et 481) définissent les attributions de tout
Vicaire épiscopal :
Canon 476 : Chaque fois que le bon gouvernement du
diocèse le demande, un ou plusieurs vicaires épiscopaux
peuvent être constitués par l’Evêque diocésain : ils possèdent
alors, pour une partie déterminée du diocèse ou pour une
certaine catégorie d’affaires, ou bien pour des fidèles d’un
rite déterminé ou appartenant à un groupe de personnes
donné, le même pouvoir ordinaire que le droit universel
accorde au Vicaire général, selon les canons suivants.
Canon 477 : Le Vicaire général et le Vicaire épiscopal sont
nommés librement par l’Evêque diocésain et ils peuvent être
écartés librement par lui, restant sauves les dispositions du
canon 406 ; le Vicaire épiscopal qui ne serait pas évêque
auxiliaire sera nommé seulement pour un temps limité à
déterminer dans l’acte même de sa nomination.
Canon 480 : Le Vicaire général et le Vicaire épiscopal doivent
rendre compte à l’Evêque diocésain tant des principales
affaires à traiter que de celles déjà traitées et ils n’agiront
jamais contre la volonté et le sentiment de l’Evêque diocésain.
Canon 481 : Le pouvoir du Vicaire général et du Vicaire
épiscopal expire à la fin de la durée du mandat, par
renonciation, ainsi que, restant saufs les canons 406 et
409, par l’éloignement signifié par l’Evêque diocésain et à
la vacance du siège épiscopal.
Lorsque la charge de l’Evêque diocésain est suspendue, le
pouvoir du Vicaire général et du Vicaire épiscopal est suspendu,
à moins qu’ils ne soient revêtus de la dignité épiscopale.
Père Marcel Crépin : Vicaire épiscopal
En ce 2 février 2014, fête de la Présentation de Notre Seigneur Jésus Christ au
Temple, prend effet la nomination du père Marcel Crépin comme Vicaire épiscopal
de la Pastorale des Jeunes et des Mouvements.
Lettre de mission du père
Marcel Crépin :
Outre les attributions formulées par le
Code de Droit canonique, la mission
particulièrement confiée au père Marcel
Crépin consistera à inventorier tous
les mouvements de jeunes et d’adultes
existant dans le diocèse pour en assurer
la vigilance et la coordination.
La juridiction du père Marcel Crépin, à
l’instar de celle de l’Evêque, s’étendra
aux établissements de l’Enseignement
catholique pour que leur animation pas-
torale soit conforme au projet diocésain.
En tant que Vicaire épiscopal, le père
Marcel Crépin aura droit de regard sur
la pastorale des vocations.
La nomination du père Marcel Crépin
prend effet à cette date pour une
durée indéterminée et expirera, soit par
volonté de l’Evêque, soit à la demande
de l’intéressé, après un préavis d’au
moins trois mois.
Fait à Fort-de-France le 9 décembre 2013, fête
de l’Immaculée-Conception de la Vierge Marie.
+ L’Archevêque Michel Méranville
Lu et approuvé : le père Marcel Crépin
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1. Sur la diffusion des Saintes
Écritures et du Magistère de
l’Église concernant la famille
a) Quelle est la connaissance réelle
des enseignements de la Bible, de
Gaudium et spes , de Familiaris
Consortio et des autres documents
du Magistère postconciliaire sur la
valeur de la famille selon l’Église
catholique? Comment nos fidèles
sont-ils formés à la vie familiale
selon l’enseignement de l’Église?
b) Là où l’enseignement de l’Église est
connu, est-il intégralement accepté ?
Est-ce que des difficultés se vérifient
dans sa mise en pratique ? Lesquelles ?
c) Comment l’enseignement de
l’Église est-il dispensé dans le
cadre des programmes pastoraux
au niveau national, diocésain et
paroissial ? Quelle est la catéchèse
sur la famille ?
d) Dans quelle mesure – et en
particulier sur quels aspects – cet
enseignement est-il réellement
connu, accepté, refusé et/ou
critiqué dans les milieux extra
ecclésiaux ? Quels sont les facteurs
culturels qui empêchent la pleine
réception de l’enseignement de
l’Église sur la famille ?
2. Sur le mariage selon la loi
naturelle
a) Quelle place occupe la notion
de loi naturelle dans la culture
civile, tant au niveau institutionnel,
?ducatif et acad?mique, qu?au
niveau populaire ? Quelles
conceptions de l?anthropologie
sont ? la base de ce d?bat sur le
fondement naturel de la famille ?
b) La notion de loi naturelle ?
propos de l?union entre un homme
et une femme est-elle couramment
accept?e en tant que telle par les
baptis?s en g?n?ral ?
c) Comment, en pratique et
en th?orie, la loi naturelle sur
l?union entre un homme et une
femme en vue de la formation
d?une famille est-elle contest?e?
Comment est-elle propos?e et
approfondie dans les organismes
civils et eccl?siaux ?
d) Si des baptis?s non pratiquants
ou ceux qui se d?clarent non-
croyants demandent la c?l?bration
du mariage, comment affronter les
d?fis pastoraux qui en d?coulent ?
3. La pastorale de la famille
dans le contexte de
l’évangélisation
a) Durant ces dernières dizaines
d’années, quelles sont les
expériences nées concernant la
préparation au mariage ? Comment
a-t-on cherché à stimuler le devoir
d’évangélisation des époux et de
la famille ? Comment promouvoir
la conscience de la famille comme
« Église domestique » ?
b) ?tes-vous parvenus ? proposer
des styles de pri?re en famille qui
r?ussissent ? r?sister ? la complexit?
de la vie et de la culture actuelle ?
c) Dans la situation actuelle de crise
entre les g?n?rations, comment les
familles chr?tiennes ont-elles su
r?aliser leur vocation propre de
transmission de la foi ?
d) De quelle mani?re les ?glises locales
et les mouvements de spiritualit?
familiale ont-ils su cr?er des parcours
pouvant servir d?exemples ?
e) Quel est l?apport sp?cifique que
les couples et les familles ont r?ussi
? donner quant ? la diffusion d?une
vision int?grale du couple et de la
famille chr?tienne qui soit cr?dible
aujourd?hui ?
f) Quelle attention pastorale l??glise
a-t-elle montr?e pour soutenir le
cheminement des couples en
formation et des couples en crise ?
4. Sur la pastorale pour
affronter certaines situations
matrimoniales difficiles
a) Le concubinage ad experimentum
est-il une réalité pastorale importante
dans votre Église particulière ? À
quel pourcentage pourrait-on
l’estimer numériquement ?
b) Existe-t-il des unions libres,
sans reconnaissance aucune, ni
religieuse ni civile ? Y a-t-il des
données statistiques sûres ?
Eglise universelle
Synode des Evêques - III ème Assemblée générale extraordinaire
Les défis pastoraux de la famille
dans le contexte de l’évangélisation
Questionnaire du document préparatoire
Les questions ci-dessous permettent aux Églises particulières de participer
activement à la préparation du Synode Extraordinaire qui a pour but d’annoncer
l’Évangile dans les défis pastoraux d’aujourd’hui concernant la famille.
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Eglise universelle
c) Les séparés et les divorcés rema-
riés sont-ils une réalité pastorale
importante dans votre Église parti-
culière ? À quel pourcentage pour-
rait-on l’estimer numériquement ?
Comment affronter cette réalité au
moyen de programmes pastoraux
adaptés ?
d) Dans tous ces cas, comment les
baptisés vivent-ils leur situation
irrégulière ? Ils en sont conscients ?
Manifestent-ils simplement de
l’indifférence ? Se sentent-ils
écartés et vivent-ils avec souffrance
l’impossibilité de recevoir les
sacrements ?
e) Quelles sont les demandes que
les personnes divorcées et remariées
adressent à l’Église à propos des
sacrements de l’Eucharistie et
de la réconciliation ? Parmi les
personnes qui se trouvent dans ces
situations, combien demandent ces
sacrements ?
f) La simplification de la pratique
canonique pour la reconnaissance
de la déclaration de nullité du lien
matrimonial pourrait-elle offrir
une réelle contribution positive
à la solution des problèmes des
personnes concernées ? Si oui, sous
quelles formes ?
g) Existe-t-il une pastorale spécifique
pour traiter ces cas ? Comment
cette activité pastorale se déroule-
t-elle ? Existe-t-il des programmes
à ce propos au niveau diocésain et
national ? Comment la miséricorde
de Dieu est-elle annoncée aux
personnes séparées et aux divorcés
remariés ; comment le soutien de
l’Église dans leur cheminement de
foi est-il mis en acte ?
5. Sur les unions de personnes du même sexe
a) Existe-t-il dans votre pays une loi
civile qui reconnaisse aux unions
de personnes du même sexe
une quelconque équivalence au
mariage ?
b) Quel est le comportement des
?glises particuli?res et locales tant
envers l??tat promoteur d?unions
civiles entre personnes du m?me
sexe, qu?envers les personnes
impliqu?es dans ce type d?union ?
c) Quelle attention pastorale
est-il possible d?avoir envers des
personnes qui ont choisi de vivre
selon ce type d?union ?
d) En cas d?unions entre personnes
du m?me sexe qui aient adopt?
des enfants, quel comportement
pastoral tenir en vue de la
transmission de la foi ?
6. Sur l’éducation des enfants
au sein de situations de
mariages irréguliers
a) Quelle est la proportion estimée
de ces enfants et adolescents dans
ces cas par rapport à celle d’enfants
nés et élevés au sein de familles
constituées selon les règles ?
b) Dans quel état d’esprit les
parents s’adressent-ils à l’Église ?
Que demandent-ils ? Uniquement
les sacrements ou également la
catéchèse ?
c) Comment les Églises particulières
répondent-elles au besoin des
parents de ces enfants pour leur
offrir une éducation chrétienne ?
d) Comment la pratique
sacramentelle se déroule-t-elle
dans ces cas-là : préparation,
administration et accompagnement
du sacrement ?
7. Sur l’ouverture des époux
à la vie
a) Quelle connaissance concrète
les chrétiens ont-ils de la doctrine
d’
Humanae vitae sur la paternité
responsable ? Quelle conscience
a-t-on de l’évaluation morale des
différentes méthodes de régulation
des naissances ? Du point de vue
pastoral, quels approfondissements
pourraient ?tre sugg?r?s ? ce
propos ?
b) Cette doctrine morale est-elle
accept?e ? Quels sont les aspects les
plus probl?matiques qui en rendent
difficile l?acceptation par la plupart
des couples ?
c) Quelles m?thodes naturelles sont
promues par les ?glises particuli?res
pour aider les conjoints ? mettre en
pratique la doctrine d? Humanae
vitae ?
d) Quelle est l’expérience sur
ce thème dans la pratique du
sacrement de la réconciliation et
dans la participation à l’Eucharistie ?
e) Quels contrastes apparaissent
à ce propos entre la doctrine de
l’Église et l’éducation civile ?
f) Comment promouvoir une
mentalité plus ouverte envers la
natalité ? Comment favoriser la
croissance des naissances ?
8. Sur le rapport entre la famille
et la personne
a) Jésus Christ révèle le mystère et
la vocation de l’homme : la famille
est-elle un lieu privilégié pour que
ceci arrive ?
b) Quelles situations critiques de la
famille dans le monde d’aujourd’hui
peuvent devenir un obstacle à la
rencontre de la personne avec le
Christ ?
c) Dans quelle mesure les crises
de foi que les personnes peuvent
traverser ont-elles une incidence sur
la vie familiale ?
9. Autres défis et propositions
À propos des thèmes traités dans ce
questionnaire, y a-t-il d’autres défis
et propositions que vous considérez
comme urgents ou utiles ? n ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 9 février 2014 / n°478
6
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Chers frères et sœurs,
A
l’occasion de la 22 ème
Journée mondiale des
malades, qui aura cette
année pour thème « Foi et
charité : nous devons, nous aussi,
donner notre vie pour nos frères »
(1 Jn 3,16), je m’adresse tout
particulièrement aux personnes
malades et à toutes celles qui les
assistent et qui les soignent. L’Église
reconnaît en vous, chers malades,
une présence spéciale
du Christ souffrant.
C’est ainsi : à côté,
ou plutôt dans notre
souffrance, il y a celle
de Jésus, qui en porte
le poids avec nous et
qui en révèle le sens.
Quand le Fils de Dieu
est monté sur la croix,
il a détruit la solitude
de la souffrance et il en
a illuminé l’obscurité.
De cette façon, nous
sommes placés devant
le mystère de l’amour
de Dieu pour nous, qui nous donne
de l’espérance et du courage :
de l’espérance, parce que dans le
dessein d’amour de Dieu, même
la nuit de la douleur s’ouvre à la
lumière de Pâques ; et du courage,
pour affronter toute adversité en
sa compagnie, unis à lui.
Le Fils de Dieu fait homme n’a pas
supprimé de l’expérience humaine
la maladie et la souffrance, mais,
en les assumant lui-même, il les
a transformées et leur a donné
une nouvelle dimension. Une
nouvelle dimension, parce qu’elles
n’ont plus le dernier mot qui est,
au contraire, la vie nouvelle en
plénitude ; transformées parce
que, en union avec le Christ, elles
peuvent, de négatives, devenir
positives. Jésus est le chemin et
nous pouvons le suivre avec son
Esprit. Comme le Père a donné son
Fils par amour, et que le Fils s’est
donné lui-même avec le même
amour, nous pouvons nous aussi
aimer les autres comme Dieu
nous a aimés, en donnant notre
vie pour nos frères. La foi dans
le Dieu bon devient bonté, la foi
dans le Christ crucifié devient force
d’aimer jusqu’au bout, y compris
nos ennemis. La preuve d’une foi
authentique dans le Christ est
le don de soi qui s’exprime dans
l’amour du prochain, en particulier
de celui qui ne le mérite pas, de
celui qui souffre, de celui qui est
marginalisé. […]
Pour grandir dans la tendresse et
dans la charité respectueuse et
délicate, nous avons un modèle
chrétien vers qui diriger notre
regard en toute assurance. C’est
la Mère de Jésus et notre Mère,
attentive à la voix de Dieu et aux
besoins et difficultés de ses enfants.
[…] Nous pouvons nous adresser
à elle avec confiance et dévotion
filiale, certains qu’elle nous
assistera, qu’elle nous soutiendra
et ne nous abandonnera pas. Elle
est la mère du Crucifié ressuscité ;
elle reste auprès de nos croix et nous accompagne sur le chemin
qui mène à la résurrection et à la
vie en plénitude.
Saint Jean, le disciple qui se tenait
avec Marie au pied de la Croix,
nous ramène aux sources de la foi
et de la charité, au cœur de Dieu
qui « est amour » (1 Jn 4,8.16)
et nous rappelle que nous ne
pouvons pas aimer Dieu si nous
n’aimons pas nos frères. Celui qui
se tient sous la Croix
avec Marie apprend à
aimer comme Jésus. La
Croix « est la certitude
de l’amour fidèle de
Dieu pour nous. Un
amour si grand qu’il
entre dans notre
péché et le pardonne,
qu’il entre dans notre
souffrance et nous
donne la force de la
porter, qu’il entre
aussi dans la mort
pour la vaincre et
nous sauver… La Croix
du Christ invite aussi à se laisser
contaminer par cet amour, elle
nous enseigne à regarder toujours
l’autre avec miséricorde et amour,
surtout celui qui souffre, qui a
besoin d’aide » (Chemin de Croix
avec les jeunes, Rio de Janeiro, 26
juillet 2013).
Je confie cette 22 ème Journée
mondiale des malades à
l’intercession de Marie, afin
qu’elle aide les personnes
malades à vivre leur souffrance
en communion avec Jésus Christ,
et qu’elle soutienne ceux qui les
soignent. À tous, aux malades,
aux professionnels de la santé et
aux volontaires, je donne de grand
cœur la bénédiction apostolique.
François n
Message du pape François
pour la Journée mondiale du malade du 11 février 2014
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 9 février 2014 / n°478
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Le pape François en visite chez les enfants malades de l'hôpital G\
esu Bambino
Page 8
Dimanche 9 février 2014
L a P arole D ominicale
5 ème dimanche du temps ordinaireAnnée A
J
ésus décrit le rôle du sel qui
conserve, et il fait un lien
important entre cet aliment,
l’action des chrétiens et l’action
du Christ dans l’humanité.
En effet, l'humanité livrée à
elle-même est bien limitée.
Ainsi, nous sommes le sel et la
lumière. C’est Jésus lui-même qui
le proclame ! Ce n’est donc pas
seulement un idéal, mais une réalité.
Le sel donne du goût aux aliments.
Les chrétiens fades ne font pas
partager le goût du message, le
goût de vivre, le goût d'aimer.
Nous sommes sel, parce que nous
sommes porteurs de l’Évangile de
Jésus, et que seule cette Bonne
Nouvelle peut donner à l’existence
des hommes son vrai goût. Déjà,
l’Évangile a pénétré notre vie et,
comme disait Jésus, nous avons
« du sel en nous-mêmes », dans la
mesure où nous laissons travailler
en nous l’Esprit du Seigneur.
La lumière est belle. Elle réjouit. Elle
fait chanter les couleurs. Elle est la
vie, avec l'eau et l'air. La lumière est
une énergie qui se dépense. Nous
sommes déjà lumière. Par notre
baptême et le sceau de l’Esprit,
et par l’engagement de notre
vie, nous devenons des chrétiens
repérables, des chrétiens visibles.
Jésus est Lumière du monde
en donnant sa vie. Comment
pourrions-nous être "lumière du
monde" à sa suite, si nous ne
laissons pas se consumer quelque
chose de notre être, de notre
temps, de notre tranquillité, de
nos forces ?
Nous sommes disciples de Jésus
à la vue de tous : comme une
ville située au sommet d’une
montagne, éclairée la première au
soleil levant, la dernière illuminée
quand partout le soir tombe. Elle
n’est pas la lumière, elle reçoit
la lumière, mais tout au long du jour elle rend témoignage à cette
lumière qui lui vient d’ailleurs.
Et aussi, nous ne pouvons pas
renoncer à être lumière, comme
la lampe que l’on vient d’allumer et
que l’on a placée sur le chandelier
pour qu’elle éclaire tous ceux qui
sont dans la maison.
Nous sommes lumière, mais
cette lumière ne nous appartient
pas. Elle ne vient pas de nous :
c’est Dieu qui nous a allumés à
la flamme de son Fils, Lumière
du monde, Lumière éternelle
venue dans le monde. Et c’est sa
lumière que nous répandons par
le témoignage de notre foi, mais
aussi par notre amour fraternel
toujours en éveil.
P. Jozef Nowak
Curé du Vert-Pré
n
Isaïe 58,7-10 Psaume 111 1 Corinthiens 2,1-5 Matthi\
eu 5,13-16
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 15 décembre 2013 / n°474
8
Dans le cadre de la célébration de son 50 ème
anniversaire, l’ACPM organise la Fête des Fiancés et de tous ceux qui s’aiment et veulent aller plus loin.
Date : Vendredi 14 février 2014, date de la saint
Valentin, de 19h à 22h.
Lieu : Eglise Emmaüs de Rivière Roche.
Au programme : chants, témoignages, enseignement, échanges. Une surprise vous sera réservée à cette occasion.
ASSOCIATION DES CENTRES DE PRÉPARATION AU MARIAGE (ACPM)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 9 février 2014 / n°478
9
La liturgie des heures depuis
le concile Vatican II (1)
La réforme liturgique opérée par le
concile Vatican II a profondément
rénové la célébration de la
prière des heures, tant dans les
communautés monastiques et
religieuses que parmi les prêtres
et les laïcs soucieux de rythmer
leur journée par la prière collective
ou personnelle. Jusqu'alors, on
parlait plus volontiers du livre
contenant les prières de l'office
divin, le bréviaire, que de cette
fonction liturgique elle-même.
On insistait davantage sur
l'obligation grave de satisfaire
à sa récitation intégrale chaque
jour que sur la nature de l'office
divin, qui est de sanctifier le
déroulement de la journée et
de l'année.
Le changement de vocabulaire
laisse déjà pressentir le
renouveau des formes de la
prière des heures consécutif
au concile. Le nouveau livre de
la prière publique de l'Église,
promulgué par le pape Paul VI
en 1970, exprime dans son titre
sa nature et son objet : il s'agit
d'une célébration du peuple de
Dieu, dont le but est de sanctifier
les heures les plus importantes du
jour, d'une liturgie des heures.
La liturgie des heures,
une fonction sacerdotale du
Christ
(2)
Le concile Vatican II redonne
à l’office divin tout son sens
profond. Le Souverain Prêtre de
la Nouvelle et Eternelle Alliance,
le Christ Jésus, prenant la nature
humaine, a introduit dans notre
exil terrestre cet hymne qui se
chante éternellement dans les
demeures célestes (3).
Désormais, dans le cœur du Christ,
la louange de Dieu se fait entendre
par des paroles humaines, celles de l'adoration, de la propitiation
et de l'intercession. Tout cela est
présenté à Dieu par le chef de
l'humanité nouvelle, médiateur
entre Dieu et les hommes, au nom
et pour le bien de tous. Le Fils de
Dieu lui-même,
qui ne fait qu'un
avec son Père
(cf. Jn 10,30) et
qui, en entrant dans le monde,
proclamait : Voici que je viens
pour faire, ô Dieu, ta volonté
(He 10,9), a bien voulu aussi nous
laisser divers témoignages sur sa
prière.
Très souvent, en effet, les
évangiles nous le montrent en
prière : quand sa mission est
dévoilée par le Père (Lc 3,21-
22), avant d'appeler les Apôtres
(Lc 6,16), en bénissant Dieu au
moment de la multiplication des
pains (Mt 14,19), [...] quand il
apprend à prier à ses disciples
(Lc 11,1), [...] quand il intercède
pour Pierre (Lc 22,32). Son activité
de tous les jours était intimement
liée avec sa prière, si tant est qu'elle
n'en découlait pas. Il se levait
de très bonne heure (Mc 1,35),
ou passait la nuit à prier Dieu
(Mt 14,23.25 ; Mc 6,46.48.), depuis
le soir jusqu'à la quatrième veille
(Lc 6,12). Il participait également
tant aux prières dites publiquement
dans les synagogues, où il avait
l'habitude de se rendre le jour du
sabbat et au Temple, qu'à celles
récitées en privé par les pieux
Israélites habituellement tous
les jours. Il prononçait de même
les bénédictions traditionnelles
adressées à Dieu au moment des
repas [...]. Il récitait également
des hymnes avec ses disciples
(Mt 26,30 par.).
Jusqu’à la fin de sa vie, alors
que la Passion était déjà proche
(Jn 12,27), à la dernière Cène
(Jn 17,1-26), dans l'agonie (Mt
26,36-44 par) et sur la croix
(Lc 23,34-46), le divin Maître a
montré que la prière était l'âme
de son ministère messianique
et de l'aboutissement pascal de
celui-ci. Car lui-même, "aux jours
de sa vie mortelle, présentant
des prières et des supplications,
avec un grand cri et des larmes,
à celui qui pouvait le sauver de la
mort, a été exaucé à cause de sa
piété" (He 5,7) et, par le sacrifice
accompli sur l'autel de la croix, "il
a rendu parfaits pour toujours
ceux qu'il sanctifie (He 10,14) ;
enfin, ressuscité des morts, il est
vivant pour toujours et il prie pour
nous (He 7,25).
Ainsi, Jésus a prié, adressant au
Père, dans l'Esprit, une louange et
une supplication de valeur infinie.
L'Évangile nous montre comment
son activité de tous les jours était
intimement liée à sa prière. Sa
prière se fait plus intense aux
heures les plus décisives. Il prie
seul, mais il dit aussi des hymnes
avec ses disciples. Il leur enseigne
à prier, disant qu’il faut toujours
prier sans se lasser (Lc 18,1).
P. Jean-Max Renard
Vice-Official
n
Droit canonique
La liturgie des heures (2)
(1) A partir de Pierre Jounel, l’ Office Divin in
Dictionnaire du Catholicisme, 1983.
(2) Extraits de la Présentation Générale de la Liturgie des Heures (PGLH), Paul VI, n° 3,
1
er novembre 1970.
(3) Concile Vatican II, constitution sur la sainte
liturgie, Sacrosanctum Concilium n° 83, 1963.
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Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 9 février 2014 / n°478
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Le samedi 25 janvier 2014, fête de la conversion de saint Paul, patron de la
paroisse du Morne-des-Esses, les fidèles ont assisté à une messe solennelle
concélébrée, à 7h, par le père Gibon, curé de la paroisse, et les pères Calaber
et Mirta. Ce fut l’occasion pour quatre jeunes catéchisés d’effectuer une nouvelle
étape du baptême en présence de leurs parents, parrains et marraines.
La paroisse du Morne-des-Esses
fête son saint Patron
C
ependant, la paroisse était
déjà en liesse depuis le
vendredi soir. En effet, une
évangélisation en créole, intitulée
« An bout’ chimen épi Sen Pol (1) »,
avait été organisée par les jeunes
de la pastorale. Ce temps fort
spirituel, qui s’est déroulé de 19h
à 23h, avait comme fil conducteur
la conversion, eu égard à celle de
saint Paul, l’Apôtre par excellence,
qui étonnera le monde par ses
écrits sublimes et inspirés.
C’est sur le chemin de Damas, après
une période où il avait persécuté
l’Église naissante, qu’eut lieu le
moment décisif de la vie de Paul.
Le Christ ressuscité se révèle à Saul
(c’était le premier nom de Paul),
intransigeant défenseur de la
tradition hébraïque, et le change
en l’Apôtre Paul, qui portera le
message chrétien hors des milieux
juifs. Du plus barbare persécuteur,
le Seigneur en fit le plus fidèle
prédicateur. Ainsi, autant l’Église
a ressenti de la tristesse grâce
à de sa persécution, autant elle
reçoit d'allégresse à cause de cette
conversion opérée par Jésus Christ.
Et c’est effectivement dans
l’allégresse que les fidèles se sont
retrouvés à l’église, le soir du
vendredi 24 janvier, s’appropriant
ainsi les paroles de saint Paul aux
Philippiens :
Soyez toujours dans
la joie du Seigneur ; je le
redis : soyez dans la joie
(Phil 4,4). La manifestation
a donc débuté joyeusement
avec des chants de
louange, suivis d’un temps
de recueillement et de
méditation du texte de la
conversion de saint Paul
proclamé par le père Mirta.
Après un chant très doux,
entonné par la jeune Audrey (de
la pastorale) et mimé par quelques
membres, les fidèles ont beaucoup
apprécié la présentation de la
paroisse du Morne-des-Esses
faite par l’historien samaritain,
Luc Lérandy. Nous apprenions
ainsi que ce quartier, d’ailleurs le
plus important de la commune
de Sainte-Marie, a été érigé en
paroisse en 1932. Plusieurs familles
bien connues ayant marqué son
histoire ont été citées : Sébastien,
Jean-Baptiste, Jean-de-Dieu,
Adèle, Marie-Louise…
Père Henderson, curé des paroisses
du Marigot et du Lorrain, a ensuite
donné un enseignement sur la
conversion. Avec sa verve et
son humour habituels, il a tenu
l’assemblée en haleine pendant
une bonne trentaine de minutes.
L’exemple choisi était bien entendu
l’Apôtre Paul. Les paroissiens, à
n’en pas douter, en sont sortis
grandis.
Par ailleurs, aux côtés des jeunes
de la pastorale du Morne-des-Esses
accompagnés par Stella Gonis,
le groupe d’évangélisation Bélè
Légliz avec le groupe de gestuel
Magnificat et la chorale Chœurs en
portée , ont grandement contribué
à la réussite de ce temps fort. Ils
nous ont gratifiés d’une animation
rythmée, avec des chants et de la
danse empreinte de spiritualité.
Deux jeunes slameurs de la paroisse
n’ont pas démérité non plus. Josué
Cébarec a interprété un slam écrit
par un groupe de Pierres vivantes,
tandis que Jeffrey Marie-Louise,
de la pastorale des jeunes, slamait
sur le texte de son ami Laurent
Daclinat, intitulé « Notre réalité
aveugle ». Les paroissiens ont été
ravis.
Ce fut une manifestation réussie,
qui se clôtura par la bénédiction
finale donnée par les pères Gibon,
Henderson et Mirta.
Justine Lordinot n
(1) Un bout de chemin avec Saint Paul.
Stella Gonis et la Pastorale des Jeunes de Morne des Esses
Slam de Jeffrey
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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11
N
ous nous sommes envolés
le 29 juillet 2013 pour un
séjour d’une semaine
dans la Ville Eternelle : trente-
cinq jeunes accompagnés
de six animateurs et du père
José Ngoma. A notre arrivée
à Rome, nous étions attendus
par notre guide, Giusy, et logés
au cœur de Rome, à la maison
religieuse
Domus Urbis.
Notre pèlerinage avait pour
thème : Sur les pas des saints
Pierre et Paul
, deux piliers de
notre foi et saints Patrons de
notre paroisse. Chaque jour,
nous avions le même rituel qui
s’est avéré efficace : après la
prière matinale, nous partions
à la découverte de la ville et, de
retour à la maison, l’eucharistie
était célébrée par le Père
Ngoma.
Nous avons d’abord visité
deux basiliques majeures : Saint
Jean de Latran et Sainte-Marie-
Majeure. C’est en 431 que le
concile d’Ephèse proclame Marie,
Mère de Dieu. Pour couronner cet
évènement, le pape Sixte III fait
élever une grande basilique dédiée
à la Vierge.
Saint-Jean-de-Latran, édifiée
au IV ème siècle sous l’empereur
Constantin, est la cathédrale du
pape, évêque de Rome. Pendant
dix siècles, les papes ont vécu à
proximité, dans le Palais du Latran.
A leur retour d’Avignon, en 1377,
ils se sont installés au Vatican.
La visite de la basilique Saint-Pierre
fut un moment inoubliable. Selon
la tradition, elle est construite sur
le tombeau de l’apôtre Pierre,
à l’emplacement de l’ancienne
basilique construite sous
l’empereur Constantin. C’est le
plus grand édifice religieux du
catholicisme.
La basilique Saint-Paul-Hors-les-
Murs fut construite par Constantin,
sur la tombe de l’apôtre saint Paul,
décapité vers 65-67. Sous ses quatre-
vingts colonnes grandioses et
lumineuses, des dizaines de scènes
de l’évangile sont représentées sur
des panneaux. Le plus remarquable
est la grande frise faisant le tour
avec, représentés en médaillon,
tous les papes depuis saint Pierre.
Ainsi, nous avons eu la grâce de
nous recueillir sur les tombeaux de
nos deux saints Patrons qui sont
les deux colonnes de l’Eglise
universelle.
La journée passée au Vatican
a retenu toute l’attention de
notre groupe et mériterait un
long développement. Nous
avons encore visité plusieurs
églises et notre chorale a même
entonné quelques chants en
hommage à l’église de Rome,
faisant la joie des nombreux
visiteurs. Nous avons aussi
découvert d’autres aspects de
cette ville exceptionnelle avec,
entre autres : les nombreuses
places, comme celle d’Espagne,
le Colisée, les Catacombes de
Domitille, le stade olympique,
le Panthéon, la Fontaine de
Trevi...
La « cerise sur le gâteau » fut la
bénédiction papale sur la place
Saint-Pierre, le dernier jour de
notre pèlerinage. Le groupe était
très heureux : le séjour se terminait
en apothéose !
Nous sommes revenus de ce
pèlerinage enjoués et fortifiés par
la foi des saints Pierre et Paul. Nous
remercions tous ceux qui nous ont
aidés à réaliser ce pèlerinage dense,
attendu et préparé pendant plus
d'un an.
La pastorale des jeunes du Marigot n
sur les pas des saints Pierre et Paul
La Pastorale des Jeunes du Marigot
La situation économique et sociale du nord atlantique de la Martinique n’offre
pas à nos jeunes le panel d’activités qui permettrait leur épanouissement dans
sa globalité. Par ailleurs, les conditions familiales, pour la plupar\
t très modestes,
constituent aussi un frein. Cette situation difficile est source d’isolement, de
dévalorisation de soi et de refus d’assumer des responsabilités. A la Pastorale
des Jeunes du Marigot, nous avons opté pour un pèlerinage à Rome qui, nous
le pensions, aiderait nos jeunes à garder confiance.
Page 12
C
ette halte était attendue
par tous pour venir nous
abreuver à la source de la
Parole de Dieu que le prédicateur
nous a invités à approfondir dans
le cœur à cœur de la lectio divina.
Tout au long de la semaine, c’est
un véritable parcours biblique qui
nous a été ainsi proposé et qui
s’est révélé des plus enrichissants
et revigorants. Prendre le temps
d’une intimité plus grande avec le
Christ Jésus, Verbe de Dieu, nous a
été bénéfique pour redécouvrir la
vraie dimension de notre mission
en tant que pasteurs et ministres
de son Eglise.
J’ai particulièrement apprécié la
référence à saint François de Sales,
que nous avions fêté le 24 janvier.
Pour Monseigneur Podvin, c’est un
saint à redécouvrir dans son rôle de
pasteur. A cet effet, il a attiré notre
attention sur quelques-unes de ses
caractéristiques : le don total de
soi pour son diocèse, la nécessité de la formation, le refus de
toute discrimination dans
le peuple de Dieu qui nous
est donné, l’attachement
à la vie pastorale (prêcher,
réconforter), la nécessité de
la douceur et de l’humilité.
En terminant la retraite,
Mgr Bernard Podvin nous
rappelait avec beaucoup
de force cette exhortation
de saint Pierre :
Quant aux
anciens en fonction parmi
vous, je les exhorte, moi
qui suis ancien comme eux
et témoin des souffrances
du Christ, communiant
à la gloire qui va se
révéler : soyez les pasteurs du
troupeau de Dieu qui se trouve
chez vous ; veillez sur lui, non
par contrainte mais de plein gré,
selon Dieu ; non par cupidité
mais par dévouement ; non pas
en commandant en maîtres à ceux
qui vous sont confiés, mais en
devenant les modèles du troupeau.
Et, quand se manifestera le Chef
des pasteurs, vous recevrez la
couronne de gloire qui ne se
flétrit pas
(1 Pierre 5, 1-4). La
véritable autorité du pasteur,
c’est l’exemplarité qui doit être le
rayonnement de notre ministère.
En remerciant Mgr Podvin à la
clôture de cette retraite, notre
archevêque disait, au nom du
presbyterium, combien nous
étions heureux d’avoir partagé
ces moments savoureux et quelle
joie nous aurions de partager cette
bonne nouvelle avec nos fidèles.
La messe festive de clôture de
notre retraite fut encore là pour
démontrer notre enthousiasme
à partager et éveiller les cœurs à
l’annonce de l’Evangile.
P. Pascal Degras
Vicaire Cathédrale/Terres-Sainville
n
Prêtres et diacres en retraite
Du 27 au 31 janvier 2014, tous les prêtres et diacres du diocèse se sont
retrouvés au Foyer de charité de Trinité pour leur retraite annuelle. Cette année,
le prédicateur était Monseigneur Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence
des évêques de France.
Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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P.P. Wilfried Bannais, David Rondof et Pascal Degras
Monseigneur Bernard Podvin
Les retraitants en salle de conférence
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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13
Le Foyer de Charité de Trinité fait partie de l’Œuvre des Foyers de Charité,
fondée en 1936 à l’initiative de Marthe Robin et du père Finet. Reconnue par
Rome en 1986, l’Œuvre est maintenant répartie dans une quarantaine de pays.
Le Foyer de Charité de Trinité
J
e voudrais pouvoir dire
à tous ceux qui, ayant le
cœur droit, cherchent
un introuvable bonheur, que
le secret pour être toujours
heureux, oui malgré toutes
les souffrances et les
adversités, se trouve caché
dans l’Evangile, qu’il suffit
de le chercher, que c’est
là que leur sera révélé le grand
commandement de l’amour, en
même temps que la manière de
le pratiquer, puisque c’est par la
méditation du Texte sacré qu’ils
apprendront à connaître et aimer
Celui dont la connaissance et
l’amour suffisent – et bien au-delà
– à satisfaire les plus brillants
génies et à rassasier les cœurs les
plus affamés de bonheur
(Marthe
Robin).
La mission première des Foyers
de Charité est de proposer des
retraites spirituelles de formation
chrétienne, dans un cadre familial
et un climat de silence. Cette
formation vise à faire de tous,
hommes et femmes, des témoins
dans tous les milieux.
Ces retraites sont prêchées par le
père du Foyer (ou un autre prêtre)
et portées par le travail et la prière
de toute la communauté qui vous
accueille, vivant ensemble une
consécration totale et quotidienne
de soi-même à Jésus par Marie,
selon saint Louis-Marie Grignion
de Montfort.
Les retraites s'adressent à tous :
croyants ou non, couples,
célibataires, divorcés, personnes
seules, prêtres, consacrés, de tous
âges et de toutes conditions. Elles
sont une démarche personnelle
mais non solitaire : pendant
toute la retraite,
retraitants et
membres du Foyer
forment comme
une grande famille.
Comment connaî-
tre les dates des
retraites ou des
récollections ? Sur
notre site internet ‘trinite.foyer.fr ’
ou celui du diocèse ‘martinique.
catholique.fr ’ ; par les programmes
déposés dans les paroisses,
presbytères, librairies chrétiennes
et, bien sûr, au Foyer.
Quels sont les prédicateurs
extérieurs cette année ?
- M me Huguette Camirand, Cana-
dienne, qui anime une retraite
dite de ‘reconstruction inté-
rieure’ (retraite d’approfondis-
sement) du 17 au 23 février.
- Père Yvan Museau, Père du Foyer
de Charité des Cayes, à Haïti :
retraite fondamentale du 26 mai
au 1 er juin.
- Père Henri Canden, Père du
Foyer de Charité de La Réunion :
retraite fondamentale du 15 au
21 septembre.
A noter cette année une retraite
‘Prier de tout son être’ animée par
le Père Aine et Danielle Davenel,
membre des
‘Pèlerins danseurs’ ,
du 14 au 20 octobre (retraite
d’approfondissement). Une session
aura aussi lieu avec Danielle du 12
au 14 décembre sur le thème ‘Prier
de tout son être la Parole de Dieu’.
Les récollections du dimanche
(six dimanches répartis dans
l’année) seront sur le thème ‘Le
pardon, chemin de guérison et
de paix’ .
Une récollection réservée aux
hommes aura lieu le dimanche
16 février sur le thème ‘Devenir
homme, époux, père, selon le cœur
de Dieu’.
Une récollection ‘marche et prière’
aura lieu du 9 au 11 mai avec
marche dans la nature (3 heures de
marche), dans un climat de silence,
avec enseignements sur le thème
de la rencontre avec Dieu.
Et pour les jeunes ? Une retraite
pour les 16-25 ans aura lieu du
19 au 22 août sur le thème ‘Qui
peut m’aider à cheminer avec le
Seigneur ?’
organisée par le Père
Aine et une équipe d’animation.
Jésus, debout, criait en disant :
‘Celui qui a soif, qu’il vienne à
moi et qu’il boive’
(Jn 7,37).
P. Emmanuel Aine , père du Foyer n
Le Foyer de Charité de Trinité
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Vie du diocèse
En ce début d’année, Michel Déglise a demandé au père Manuel Grandin, seul
jésuite martiniquais, de tirer son bilan de l’année 2013, et d’ouvrir quelques
perspectives pour l’année 2014.
Entretien avec
le père Manuel Grandin, sj
Michel Déglise : Père Manuel,
que retiendrez-vous en priorité de
l’année 2013 ?
Père Manuel Grandin : Tout
d’abord, j’ai la chance de vivre
en même temps deux missions
passionnantes : je coordonne
un réseau national qui fait des
propositions (retraites, camps
chantiers, séjours spirituels de ski,
pèlerinages, rassemblements...
www.rji.fr) pour les 17-35 ans au
niveau des jésuites et des autres
amis de saint Ignace (religieuses
et laïcs de la spiritualité de saint
Ignace). J’habite à Saint-Denis (dans
le 93, quartier populaire au nord de
Paris) et je rends quelques services
en paroisse (JOC, préparation à la
confirmation).
C’est grâce à ces deux missions
que j’ai pu observer dans l’Église
beaucoup de belles choses au
cours de l’année 2013. Car j’ai vécu
personnellement et nous avons
vécu une année marquée par de
nombreuses nouveautés sur le plan
ecclésial : en février, la démission
d’un pape, chose qui n’était arrivée
qu’une fois au Moyen-Age ; le 13
mars, l’élection d’un pape venu
d’Amérique du Sud et jésuite
(une première dans l’histoire de
l’Église) qui montre le visage d’une
Église proche des gens ; en avril,
rencontre nationale de la Pastorale
des Vocations à Paris où je suis
intervenu et où j’ai pu rencontrer
le P. Emmanuel Chaulvet ; début
mai, le rassemblement
Diaconia
à Lourdes qui a rassemblé 12 000
personnes marquées de près
ou de loin par la question de la
précarité et de la fraternité ; le
23 mai, première participation à
une célébration de la mémoire
pour nos ancêtres esclaves à la
basilique de Saint-Denis ; fin juillet,
des JMJ merveilleuses au Brésil
(pour ma part, j’ai coordonné
un rassemblement JMJ au centre
de la France, à Lalouvesc) ; le 11
novembre, première participation
comme prêtre à la rencontre des
Antillo-Guyanais à l’église Saint-
Sulpice à Paris avec Mgr Méranville
et les évêques des autres DOM-
TOM...
Vraiment, cette année n’a pas
manqué de nouveautés et l’Esprit
du Seigneur est toujours du côté de
la nouveauté et de la joie. Comme
le pape aime à le dire, la joie est la
marque de la présence du Christ, la
joie est ce que le Seigneur suscitait
dans ses rencontres. Malgré les
combats qui ne manquent pas
(peu de prêtres, contexte parfois
antireligieux en France, débats
de société pas faciles autour de
l’homosexualité et de la fin de
vie...), nous vivons une époque
formidable !
M.D. : Et qu’espérez-vous de
l’année 2014, année au cours
de laquelle nous aurons la
joie, je crois, de vous revoir en
Martinique ?
M.G. : Mon espérance est triple
pour 2014. Je voudrais avancer
avec d’autres sur la question de
la transmission de la foi aux plus
jeunes, en particulier en essayant
de comprendre leur culture de
l’image. Aujourd’hui, être parent
chr?tien ou cat?chiste n?est pas
chose ais?e, tant on t?tonne pour
rejoindre les jeunes.
Je souhaiterais continuer aussi ?
d?velopper ma mission dans les
retraites spirituelles. Je donne des
retraites sur internet (www.ndweb.
org ) ou ? nos compatriotes en
Seine-Saint-Denis. Et cette ann?e,
en lien avec notre dioc?se de Fort-
de-France, j?aurai effectivement
la chance de donner une retraite
selon la spiritualit? de saint Ignace,
retraite ouverte ? tous au Foyer de
Charit?, du 10 au 15 mars. J?en suis
bien s?r tr?s heureux !
Enfin, je demande au Seigneur la
gr?ce de pouvoir profiter de la
pr?sence d?un tel pape pour rester
au contact des plus pauvres. Sa
phrase : Comme je voudrais une
Église pauvre pour les pauvres !
continue de me travailler. Je me
dis souvent que si, comme le dit
l’Évangile, la Bonne nouvelle est
annoncée aux pauvres, mais que
je ne vis pas en lien avec eux, c’est
comme si je ne pouvais pas entendre
en profondeur l’Évangile… Que
Dieu m’aide à avancer sur cette
voie ! n
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P. Manuel Grandin, sj.
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par le père jésuite Michel Roger
(délégué du provincial pour l’apostolat spirituel des Exercices Spirituels) avec la participation du père Manuel Grandin
(directeur du RJI - Réseau Jeunesse Ignatien) et d’une équipe de laïcs ignatiens
À l’école de saint Ignace de Loyola :
2 conférences ouvertes à tous :
Conférence « La liberté et les difficultés de la liberté »
Jeudi 6 mars à 18h30 à l’église Emmaüs (et sur les ondes de RSL) \
*dès 17h30 : espace d’échanges sur la Famille ignatienne
et ses outils d’aujourd’hui
Conférence sur « La conversation spirituelle »
Samedi 8 mars à 9h à la salle paroissiale de Redoute.
Des actions avec inscription obligatoire :
Renseignements complémentaires auprès de la ‘trace ignatienne
à la Villa Madeleine Delbrêl’ - Tél : 05 96 54 35 80.
Accompagnement spirituel individuel ou de groupes
- Initiation à l’accompagnement spirituel individuel (8 heures) :
Samedi 1
er et mercredi 5 mars, le matin.
- Initiation à l’accompagnement spirituel de groupes, sous la forme d’un échange d’expériences :
du dimanche 2 au mardi 4 mars, le matin. \
La conversation spirituelle
Samedi 8 mars après-midi :
Expérimentation en prolongement de la conférence du matin.
Retraite d’Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola :
« A la suite du Christ, vivre aujourd’hui »
Du lundi 10 au samedi 15 mars 2014 : Retraite ouverte à tous au Foyer de Charité de Trinité. \
Se reporter au N° 476 du 12/01/2014 de Eglise en Martinique ou auprès de la ‘trace ignatienne
à la Villa Madeleine Delbrêl’ - Tél : 05 96 54 35 80.
PROPOSITIONS IGNATIENNES
DE FORMATION EN MARTINIQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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invite les accompagnateurs de catéchuménat adultes et adolescents \
à une matinée de formation
le samedi 15 février 2014 de 8h à 12h au relais paroissial de Chateaubœuf.
Thème :
Comment transmettre la foi dans le contexte actuel ?
LE SERVICE DIOCÉSAIN DU CATÉCHUMÉNAT
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L
’ONU considère que le
développement social
et la justice sociale sont
indispensables à l’établissement
et au maintien de la paix et de la
sécurité entre les nations et en leur
sein même, et qu’inversement il ne
saurait y avoir ni développement
social ni justice sociale si la paix et
la sécurité ne sont pas instaurées
et si tous les droits de l’homme et
libertés fondamentales ne sont
pas respectés. Une croissance
économique générale et soutenue,
s’inscrivant dans le contexte d’un
développement durable, est
indispensable à la pérennité du
développement social et de la
justice sociale.
Pour sa part, l’Eglise s’est penchée
sur la question sociale dès le XIX ème
siècle et, depuis Léon XIII, tous
les papes ont appelé dans leurs
enseignements magistériels à
établir la paix sociale sur la vraie
justice, éclairée par son rapport à
la charité.
Avant d’être une question
théorique, la justice est d’abord
une question pratique qui émerge
du scandale de la pauvreté
déchirant le tissu social. Cette
question s’est posée avec une
acuité nouvelle à partir de la
révolution industrielle du XIX ème
siècle et elle a connu de nouveaux
développements avec l’extension
des échanges économiques au
niveau mondial. La Révolution
industrielle modifie en effet les
équilibres politiques (influence
grandissante des propriétaires de
capitaux) et sociaux (exode rural
vers les centres de production,
promiscuité dans les logements,
paupérisme, prostitution,
alcoolisme...). Il suffit de lire les
romans de Zola ou de Dickens pour
comprendre ces bouleversements.
Les chrétiens ont progressivement
pris conscience que, face à
ces « réalités nouvelles » de la
production industrielle affectant
en profondeur les manières de
vivre, les réponses aux problèmes
qui se posaient à eux ne relevaient
pas seulement de la charité, mais
aussi de la justice. Dans l’encyclique
Rerum novarum (1891), c’est
ce thème de la justice qui est
central : Léon XIII y dénonce,
en des termes sévères, l’écart
croissant de richesse entre patrons
et ouvriers. « La richesse a afflué
entre les mains d’un petit nombre
et la multitude a été laissée dans
l’indigence » (RN 1,1). Il dénonce
aussi les conditions de travail :
« Tout principe et tout sentiment
religieux ont disparu des lois et
des institutions publiques, et
ainsi, peu à peu, les travailleurs
isolés et sans défense se sont vus,
avec le temps, livrés à la merci de
maîtres inhumains et à la cupidité
d’une concurrence effrénée. Une
usure dévorante est venue ajouter
encore au mal […]. À tout cela,
il faut ajouter la concentration
entre les mains de quelques-uns,
de l’industrie et du commerce,
devenus le partage d’un petit
nombre de riches et d’opulents,
qui imposent ainsi un joug presque
servile à l’infinie multitude des
prolétaires » (RN 2,2).
La situation dramatique de la
classe ouvrière est interprétée
comme le résultat d’un manque de
justice dans les rapports sociaux.
Or, la justice consiste à respecter
la « dignité de l’homme » (RN
16,4) en respectant les droits
fondamentaux de la personne
humaine, à commencer par le droit
à posséder les fruits de son travail,
à vivre dans une famille stable,
à pouvoir profiter d’une journée
de repos hebdomadaire – pour
pouvoir remplir ses obligations
religieuses. Cette conception
de la justice va de pair avec les
obligations pour les détenteurs
du capital de respecter en l’ouvrier
la dignité de l’homme, et pour
l’État de mettre en place une
législation sociale. L’Etat doit en
effet promouvoir le bien commun,
protéger les travailleurs, leur
assurer l’accès à la propriété,
secourir ceux qui se trouvent
dans une situation désespérée
malgré leurs efforts pour sortir
d’une situation matérielle critique.
Il doit également travailler à
rapprocher les classes en favorisant
le développement des associations
intermédiaires que sont les
corporations, les syndicats.
(à suivre)
Michel Déglise n
La justice sociale au cœur
de la doctrine sociale de l’Eglise (1)
Le 20 février, l’ONU célèbre la Journée mondiale de la justice sociale. C’est le
26 novembre 2007 que l'Assemblée générale a déclaré que la Journée mondiale
de la justice sociale serait célébrée chaque année, le 20 fé\
vrier, à partir de sa
soixante-troisième session.
Société
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La justice sociale au cœur
de la doctrine sociale de l’Eglise (1)
Cet article de M. Serge Baret tombe tout à fait à propos au moment où la grève
des carburants paralyse l’économie de l’île.
La Martinique à l’heure du
« Chacun pour Soi »
(1)
A
l’ère du Chacun pour
Soi
à la Martinique… les
enfants font des enfants,
– la plus jeune maman a douze
ans – ; et, quand
les enfants
font des enfants,
la société se
complaît dans les enfantillages
et l’irresponsabilité devient la
valeur d’usage du concert
permanent… ; «…les pères s’habi-
tuent à laisser faire les enfants… les
fils ne tiennent plus compte de leurs
paroles… les maîtres tremblent
devant leurs élèves et préfèrent
les flatter… finalement les jeunes
méprisent les lois, parce qu’ils ne
reconnaissent plus au-dessus d’eux
l’autorité de rien ni de personne…
Alors, c’est là, en toute beauté et
en toute jeunesse, le début de la
tyrannie » nous murmure Platon
(
République, VIII).
La Direction de la Santé et du
Développement Social (DSDS)
comptabilise, pour les 12-17 ans,
188 avortements en 2005, 237
en 2006, 255 en 2007. Dès 9
ans, des enfants sont initiés au
crack (DSDS) ; avant que tout soit
consommé sur le net, à partir de
19h : photos et vidéos de crimes,
sang, violence, pornographie,
initiation satanique… ce que, dans
la langue de Molière, de manière
théâtrale, on qualifie de « Cyber
Dépendance »…
Des adultes grèvent dans les
Transports Publics, sur un long
temps qui semble infini, et M amie
ne peut pas aller s’acheter ses
médicaments, elle crie dans sa
solitude ; qu’importe ? Chacun «
fait ses affaires », défend ses intérêts
propres : sé moun an ka fê zafê yo !
On s’énerve dans les embou-
teillages, mais personne ne
veut du covoiturage : il me faut
vivre l’effet de monstration de
la surconsommation (cf. Jean
Baudrillard, Michel Louis) et
rouler Ma Voiture ! L’autre, c’est
le rival ; c’est ici la nécessité du
désir du « moi » de s’exprimer, de
se mettre en scène et d’affronter
les autres désirs dans une lutte de
reconnaissance.
Le bénévolat a tendance à
disparaître… chacun trouve Son
Plaisir où il veut et quand il veut…
au nom de la « liberté individuelle »
sanctifiée par la mondanité qui
institue « l’Individu-Roi », le roi
égoïste.
Dans un premier temps, nous
analyserons l’origine de ce
phénomène, avant de présenter
les nouveaux rapports qu’il sous-
tend.
I°) Crise économique des
années 70 et mutation
sociale
La crise économique des années
70 à la Martinique vient de loin,
en ce sens qu’elle vient d’un
long processus de baisse de la
rentabilité du secteur productif.
Elle va s’accompagner, comme
nous le verrons plus loin, d’une
modification des rapports au travail
et des habitudes de consommation,
ainsi que de la disparition
progressive des « rapports sociaux
de type domestique », et conduire
non seulement à la destruction des
petits métiers et de l’artisanat rural,
ou à la diminution de la production
vivrière…, mais aussi à la faillite du secteur traditionnel d’exportation
et à la dépendance croissante.
La faillite du secteur productif
L’exemple le plus caractéristique de
cette faillite reste sans nul doute
celui de l’industrie sucrière. D’une
part, la canne et le sucre ont marqué
plus que toute autre production les
relations économiques et sociales
aux Antilles. D’autre part, depuis
1970 environ, l’industrie sucrière a
cessé d’être l’élément déterminant
de la réalité martiniquaise.
Aussi, allons-nous présenter comme
archétype de cette faillite, la crise
du secteur sucrier. Seront analysées
successivement, les difficultés du
sous-secteur agricole, puis celles
du sous-secteur industriel, du fait
que la production sucrière associe
agriculture et industrie.
S’agissant du recul de la canne, on
peut noter que la monétarisation
de l’activité, la modification des
rapports de travail et des habitudes
de consommation vont entraîner
File d'attente à une station service
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une augmentation des coûts de
production ; ainsi l’indice des coûts
de production de la tonne de
canne passe, sur la période 1962-
1983, de 100 à 639 à la Martinique.
Ceci résulte en grande partie de
l’élévation du coût du travail qui,
sur la même période, passe de
l’indice 100 à l’indice 1 097.
Cependant, l’évolution du prix
de vente de la canne ne va pas
suivre dans les mêmes proportions,
d’où une baisse de la rentabilité
de cette culture et une chute de
la production : de 1963 à 1983,
elle passe de 1 209 000 tonnes à
199 000 tonnes (soit - 83%).
Parallèlement, la réduction des
surfaces plantées et la diminution
des rendements agricoles
alimentent encore cette crise. C’est
que la baisse de la rentabilité de la
canne va conduire les planteurs à
abandonner ce type de production
au profit d’autres activités plus
rentables. Et les difficultés de la
production agricole vont dès lors
être ressenties avec acuité dans le
sous-secteur industriel, du fait que
le sucre se fabrique avant tout dans
les champs, d’où une succession
de faillites et de fermetures : en
1963, on trouvait dix usines en
activité à la Martinique contre une
en 1982. Elle doit même, depuis
1980, importer du sucre pour sa
consommation. Et tout cela aura
pour conséquence : exclusion
sociale, chômage de masse et
dépendance croissante.
La monétarisation
Parallèlement, cette période va être
marquée par une monétarisation
(financiarisation) croissante de
l’activité et de la société, ainsi
que par le développement sans
précédent de rapports d’argent
(cf. Serge Baret, 1988) et de la
monétarisation des rapports
sociaux du fait de transferts
financiers publics considérables
provenant de la France et de
l’Europe.
A partir de 1975, l’Institut
d’Emission va mettre en circulation
aux Antilles-Guyane les billets et
les pièces qui ont cours en France.
En fait, en d’autres termes, cette
période va être marquée par une
transformation des rapports entre
les personnes. Auparavant, les
petits propriétaires travaillaient en
famille ou avaient régulièrement
recours au coup de main ou au
travail en convoi : plusieurs petits
propriétaires se regroupaient et
se donnaient mutuellement une
journée de travail sur la propriété ;
il s’agissait d’apporter, à tour de rôle,
une aide à un compère un temps.
On faisait très rarement appel à des
salariés du fait de la faiblesse de la
superficie exploitée, du rendement
et/ou des pratiques nées après
l’abolition de l’esclavage. Nicole
Nimar résume la situation comme
suit : « Les cultivateurs, avec l’aide de
quelques membres de leurs familles,
parviennent à effectuer la plupart
des travaux d’entretien de leur
plantation. La pratique des coups
de main entre voisins est également
fréquente… » (Nicole Nimar, 1971)
Ces petites propriétés sont
cultivées partie en canne (ou en
banane), partie en vivres : « La
culture vivrière est pratiquée dans
chaque exploitation. L’igname, le
malanga, joints à la banane ou au
fruit de l’arbre à pain, assurent,
avec la basse-cour, les porcelets
et les cabris, la subsistance de la
famille entière » (A. Cointet, 1954 ;
Bernard Dumaz, 1986).
Quant aux grandes propriétés,
elles étaient exploitées pour
partie en « faire-valoir direct » et
pour partie selon la méthode du
« colonat partiaire » (Guy Lasserre,
1965 ; Nicole Nimar, 1971).
Et une solidarité s’exprimait
au cœur d’une certaine forme
d’autonomie, ce que corrobore
le fait suivant : fin de l’année
dernière, j’ai pu assister à un
échange joyeux au cours duquel
un fils de marin-pêcheur de Baie de
Mulets évoquait avec une dame du
quartier Bel Air au Vauclin les trocs
que leurs pères faisaient entre
poissons-légumes et bambou…
au cours des années 60, début 70.
C’était en fait encore l’époque du
don, du partage, où les rapports
étaient peu monétisés.
Nous pouvons retenir ici que le
développement par la suite des
rapports d’argent va modifier
totalement les rapports entre les
personnes à la Martinique, sur
un laps de temps très court : dès
lors, le comportement unanime
consistera, tendanciellement, à
polariser le désir sur l’équivalent
général (la monnaie), « la valeur
stockable », « la forme valeur
générale » ; la monnaie et la
marchandise s’emparant de toute
la sphère sociale et du rapport de
production (aux Antilles comme
en France, en Europe, ou dans les
pays capitalistes développés…). Et
l’on fracasse la tête de Mamie par
terre pour lui prendre son collier,
l’on frappe à mort Papy, pour
lui prendre quelque bijou… et le
vendre… Sa vie m’importe peu
(n’a pas de prix = n’a pas de valeur
stockable = pa vo ayen ba mwen ).
Et les années 1980-1990 verront
apparaître à la Martinique une
nouvelle génération d’individus bien
différents des précédents, avec un
nouveau mot d’ordre : le chacun pour
soi sur la base de nouveaux rapports.
En réalité, nous sommes passés
d’une société solidaire, une société
du
Bien commun (pour reprendre
l’expression de saint Thomas
d’Aquin), faite de coups de main , de
dons, de partages, d’échanges…, à
une société individualiste égoïste, où
tout se vend et s’achète… comme
une marchandise.
(à suivre)
Serge Baret
Docteur en Sciences Economiques
n
Société
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Dimanche 9 février 2014
Prenons soin de nos aînés !
Face à nos aînés, comment nous comportons-nous ? Les enfants prennent-ils encore soin de leurs parents ?
L’accueil et la solidarité familiale existent-ils encore outre-mer ? Le placement en maison est-il devenu une
fatalité ?
Pour répondre à toutes ces questions,
Dieu m’est témoin reçoit cette semaine Armande Caderby et sa fille
Marie-Agnès. Fille et petite-fille de Simone et David, les deux Réunionnaises nous raconteront comment
toute leur famille s’est organisée pour prendre soin des grands-parents pour qu’ils puissent rester dans leur
maison. Nous irons voir au plus près cette réalité réunionnaise dans le sud de l’île, du côté de Sainte-Rose,
dans la famille de Francine.
Nous irons ensuite en Martinique, au sein de la famille Monthieux, chez qui Mirette n’a que quelques marches
à descendre pour retrouver l’une de ses filles et ses petits-enfants.
Dimanche 16 février 2014
Les petites mains de Dieu
L’Église continue-t-elle à être vivante ? Comment ? Les différents mouvements, charismatiques ou non, les
communautés, petites ou grandes, participent-elles à sa construction et comment ?
De nombreux mouvements et pastorales existent partout outre-mer.
Dieu m’est témoin mettra cette semaine
l’accent sur certains d’entre eux, moins connus que d’autres.
Ophélie Pelletier, une jeune W allisienne de 19 ans, viendra nous parler des
Focolari , le mouvement créé
par Chiara Lubich en Italie en 1943, et implanté en Nouvelle-Calédonie (et bientôt à Wallis & Futuna). Nous
suivrons Jacob, responsable du mouvement à Nouméa, et verrons comment la parole de vie se met chaque
jour en place dans sa vie.
Nous serons connectés avec Vania Lopès, responsable de la communauté
Shalom en Guyane. Cette B résilienne
nous racontera comment cette communauté catholique a été invitée à rejoindre le diocèse de Cayenne il y
a cinq ans, pour évangéliser les jeunes Guyanais.
Puis nous irons à La Réunion rencontrer la
Famille Marie Jeunesse, un mouvement canadien d’origine. Les
jeunes catholiques réunionnais s’y retrouvent et se sont réunis au cœur de l’île, à Cilaos, pour un mini-concile.
Un rassemblement de théâtre, de spectacle avec, comme tête d’affiche, la foi !
Dimanche 23 février 2014
L’outre-mer, malade de sa violence ?
La violence progresse-t-elle outre-mer ? L’outre-mer est-elle malade de sa violence ? Les jeunes sont-ils plus
violents aujourd’hui ? Pourquoi les femmes sont-elles encore battues aujourd’hui ? Toutes ces terribles
questions,
Dieu m’est témoin a choisi de les poser cette semaine. Pas uniquement pour en faire le constat,
mais pour en comprendre les causes et tenter d’en trouver l’issue…
Sandra Calmo sera l’une de nos invités. Martiniquaise, installée en région parisienne, elle a monté une
association
Contre la violence aux Antilles et met en place un réseau local où les acteurs de la vie économique
s’engagent pour la formation des jeunes.
Rendez-vous sur www.dieumesttemoin.fr pour voir et revoir les émissions
Medias
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 9 février 2014 / n°478
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99.5 - 101.3 et 105,3 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
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Photo : site de la paroisse Sainte Aldegonde en Val de Sambre
Quand le mal m'écrase
Seigneur Jésus,
comment pourrais-je bien prier quand le mal m'écrase
et que je n'en puis plus… ?
Toi qui as connu le creux de la souffrance, Toi qui es passé par là,
aujourd’hui sois très fort avec moi. Toi qui as fait face jusqu'au bout, aide-moi à tenir bon.
Toi qui es vivant,
viens prier en moi par ton Esprit Saint. Et pendant que je continue ta Passion,
fais passer en moi le souffle de ta Résurrection.
Pierre Lyonnet
