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N° 498 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 15 mars 2015
Le frère David Macaire
succède à Mgr Méranville
DIOC?SE DE MARTINIQUE :
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Editorial
Editorial
Mot de l'Evêque
• Tu nous as choisis pour servir
en ta presence
Xxx
• Le frère David Macaire,
nouvel Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
Eglise universelle
• Message du pape François
pour la 30 ème Journée Mondiale
de la Jeunesse 2015
Liturgie
• Parole dominicale
Chemin de sainteté
• Fête de Saint Joseph
Dossier : Ton corps est
le temple du Saint Esprit –
Comment vis-tu cela ?
• Votre corps est le temple
du Saint Esprit
• Témoignages
La vie consacrée
• La Congrégation des Sœurs
de la Charité de Saint-Louis
Vie du Diocèse
• Scouts et Guides de Martinique :
Prêts pour construire un monde
plus fraternel
• Conférence-débat « Réussir sa vie
sexuelle et sentimentale »
Vers la vie
• Sœur Claire-Madeleine Gréaux
Société
• La mangrove : les chercheurs
tirent la sonnette d’alarme
Médias
numéro
498
S ommaire
L
e frère David Macaire est le nouvel archevêque de Martinique,
nommé par le pape François, depuis le 7 mars dernier ! Une
grande joie pour le diocèse et pour Mgr Méranville qui aspirait,
depuis quatre ans, à une retraite bien méritée.
Pour cette édition, les exigences de calendrier nous obligent à ê\
tre
assez succincts sur cette nomination. Mais nous y reviendrons plus
longuement, sachant que le Frère Macaire sera sur place pour nous
livrer ses sentiments.
Dans son Message pour la 30e Journée Mondiale de la jeunesse (JMJ),
le Saint-Père lance aux jeunes une exhortation à se rebeller «c\
ontre la
tendance diffuse à banaliser l’amour». L’amour vrai existe, mais il doit
s’apprendre : c’est cette notion que le diacre Jean-Paul Levif, in\
vité
sur la paroisse du Morne-des-Esses, a tenté d’inculquer aux jeunes\
Samaritains de l’année Pierres vivantes, lors d’une conféren\
ce-débat
intitulée «Réussir sa vie sexuelle et sentimentale».
Notre dossier «Ton corps est le temple du Saint Esprit – Comment le
vis-tu ? », est inspiré des paroles de saint Paul, dans sa premiè\
re lettre
aux Corinthiens. Si notre corps est la demeure de Dieu, c’est donc
qu'il lui est consacré. C’est un lieu saint et respecté. Souil\
ler notre
corps c'est donc contrister l'Esprit Saint! Nous avons recueilli quelque\
s
témoignages édifiants.
L’Evangile nous invite à prendre conscience que nous avons du prix
aux yeux de Dieu. «Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné s\
on Fils
unique, pour que tout homme obtienne la vie».
Aimer, c’est donc tout donner ! La Congrégation des Sœurs de la
Charité de Saint-Louis, que nous présentons dans le cadre de la Vie
consacrée, en a bien pris conscience. L’Esprit Saint demeure leur
principe de vie, d’action et de renouveau.
Sur notre route vers Pâques, nous fêtons le 19 mars saint Joseph, \
cet
homme humble, investi pourtant d’une mission fort importante : celle
de prendre soin de Jésus et de Marie. N’avons-nous pas, nous aussi\
,
la mission de prendre soin de nos frères ? Au quatrième dimanche
de carême, c’est peut-être le moment de faire le point sur notre
cheminement. Avons-nous pu tenir nos engagements ? Avons-nous
fait une démarche de réconciliation ? Où en sommes-nous ?
Persévérons ! Prions avec sincérité et supplions Dieu d’é\
liminer tout
ce qui nous empêche de revenir vers Lui, entre autres, orgueil, ég\
oïsme
et jalousie.
Bonne route vers Pâques !
Justine Lordinot n
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DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 15 mars 2015 / n°498
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Mot de l'Evêque
Tu nous as choisis
pour servir en ta présence
L
’Eglise catholique latine est
régie par un Code de Droit
canonique réalisé par Saint
Pie X en 1917, rénové par Saint Jean
XXIII au cours du Concile Vatican II
et promulgué en 1983 par le Pape
Saint Jean-Paul II.
Ce Code légifère sur l’intégralité
de la vie de l’Eglise tant dans
son organisation que dans son
fonctionnement. Il se divise en sept
Livres qui se subdivisent en sections,
en chapitres et en articles exprimés
à leur tour par des Canons.
Dans le Livre II consacré au « Peuple
de Dieu », s’agissant des Evêques,
l’article 3 prescrit au Canon 401 que :
L’évêque diocésain qui a atteint
soixante-quinze ans accomplis est
prié de présenter la renonciation à
son office au Pontife suprême qui y
pourvoira après examen de toutes
les circonstances
(Can.401 §1)
Conformément à ce canon j’ai
adressé ma renonciation au Pape
Benoît XVI avant le mois de février
2011. Pour de multiples raisons la
réponse a tardé jusqu’à ce samedi
7 mars 2015.
En effet, le Pape François ayant
accepté ma renonciation, a
nommé le Frère David Macaire,
de l’ordre des Frères Prêcheurs
(communément appelés les
Dominicains), archevêque de Saint
Pierre et Fort de France.
Le Frère David Macaire est donc
officiellement désigné par le Pape
pour me succéder comme Evêque
et Archevêque dans l’Archidiocèse
de Martinique.
Cependant, le Canon 379 du Code
prévoit que : A moins qu’il ne
soit retenu par un empêchement
légitime, celui qui est promu
à l’Episcopat doit recevoir la
consécration épiscopale dans
les trois mois qui suivent la
réception des lettres apostoliques qui le nomment, avant la prise de
possession de son office.
Tant qu’il n’a pas reçu la consécration
épiscopale celui que Rome a nommé
n’a pas la plénitude du sacrement de
l’ordre. Il ne peut exercer le pouvoir
spirituel donné aux successeurs des
Apôtres pour enseigner, sanctifier
et de guider le peuple de Dieu.
Pour être pleinement Evêque, le
Frère David devra donc recevoir au
préalable la consécration épiscopale
qui lui sera conférée à une date
qui sera transmise aux chrétiens en
temps opportun.
Par ailleurs, bien que régie en interne
par un Droit qui lui est propre,
l’Eglise est inféodée au pouvoir civil.
En France, l’Eglise catholique n’est
pas une communauté autonome,
indépendante de l’Etat. Elle est
soumise aux Lois Civiles qui sont
celles de la République qui est laïque.
Ainsi l’Eglise catholique qui est en
Martinique n’est pas reconnue par
l’Etat en tant qu’église mais en tant
qu’ « Association Diocésaine ».
Par un accord conclu en janvier 1924
entre le Pape Pie XI et l’Etat français,
des Associations existent depuis cette
date qui ne sont pas des associations
« cultuelles », ni dites « de loi 1901 »
et encore moins « culturelles » mais
des Associations Diocésaines dont
le président, élu par une assemblée
générale des membres est l’Evêque.
L’Evêque ne peut agir au civil qu’en
tant que Président de l’Association
Diocésaine.
Le Frère Macaire devra donc
recevoir la consécration épiscopale
pour pouvoir prendre possession
canoniquement du Diocèse dont
il est nommé évêque. Il lui faudra
ensuite être reconnu comme
président par l’Assemblée générale
de l’Association Diocésaine.
Dans l’entre temps , à la demande
du Saint Père, le diocèse continue
à être administré par moi jusqu’à
la prise de possession par l’Evêque
nommé, qui deviendra alors Evêque
de plein exercice. Quant à moi tout
en conservant jusqu’à ma mort la
plénitude du sacrement de l’ordre
qui m’a été conférée le 18 avril 2004
porterai j’aurai le titre d’Archevêque
Emérite.
Jusqu’à cette date les prêtres
officiant continueront à prier pour
leur Evêque Michel jusqu’à la
prise de possession de son siège
par l’Evêque David. Rien n’empêche,
bien au contraire de prier pour
l’ensemble des Evêques sans oublier
celui qui a été mon prédécesseur
avant de devenir Archevêque
Emérite
: Monseigneur Maurice
Marie-Sainte.
Je souhaite que ces explications
inhabituelles ne fassent pas perdre
de vue que par le baptême tout
chrétien est appelé à prendre une
part active à la mission de l’Eglise qui
consiste à faire connaître et aimer
Jésus-Christ venu nous révéler le
seul vrai Dieu et nous inviter à nous
mettre sous son regard, au service
de tous nos frères.
Nous souhaitons la Bienvenue au
Frère David choisi pour servir en
présence de Dieu comme la tête
visible du corps que constitue l’Eglise
particulière de Martinique dont
nous sommes les membres pour la
plupart sinon tous.
+ Michel Méranville, Archevêque n
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xxxxx
Le samedi 7 mars dernier, le Pape François a nommé
le successeur de Mgr Méranville, qui a atteint depuis
quatre ans la limite d’âge de 75 ans : c’est le frère
David Macaire, Prieur du Couvent des Dominicains de
la Sainte-Baume, et Recteur du Sanctuaire de la Sainte-
Baume, qui devient Archevêque de Saint-Pierre et Fort-
de-France. Il est le troisième Martiniquais à accéder à
cette charge, après Mgr Maurice Marie-Sainte (1969),
et Mgr Michel Méranville (2004).
Le frère David Macaire,
nouvel Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
S
elon le Code de Droit de
l’Eglise, le Canon 379 prescrit
que «celui qui est promu
à l’épiscopat, doit recevoir la
consécration épiscopale dans les
trois mois qui suivent la réception
des lettres apostoliques et, en tout
cas, avant la prise de possession de
son office». Ainsi, attendant que le
frère Macaire reçoive la consécration
épiscopale, Mgr Michel Méranville,
Archevêque émérite, est nommé
Administrateur apostolique du
diocèse de la Martinique, jusqu’à
l’ordination de son successeur.
Qui est le Frère David Macaire ?
Le Frère David Macaire, né à
Nanterre, est âgé de 46 ans. Il
est depuis 1994, Dominicain de
la Province de Toulouse. Il a passé
son enfance et sa jeunesse en
Martinique. Il a grandi dans la foi
grâce à sa famille, son école (Ecole
et collège des Dominicaines de la
Délivrande du Morne-Rouge) et sa
paroisse (il fut servant de messe, et
scout d’Europe). En 1994, il rentre au noviciat des
Dominicains de la province de
Toulouse, et poursuit ses études
de philosophie et de théologie à
Bordeaux et Toulouse.
Ordonné prêtre le 23 juin 2001 à
Toulouse, il sera Père-Maître des
frères étudiants au Couvent de
Bordeaux de 2001 à 2006, puis
Prieur du Couvent Bordeaux
jusqu'en 2011, date à laquelle il
est élu Prieur du Couvent de
la Sainte-Baume. Frère David
exerce plusieurs ministères. Bon
prédicateur, il est souvent invité
par différents groupes et paroisses.
Pèlerinage du Rosaire à Lourdes
en 2014.
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 15 mars 2015 / n°498
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Sa Bibliographie :
- Le Père Gaston Jean-Michel,
Témoin de l’Evangile (Mémoire
martiniquaise et Histoire Ecclésiale),
Co-dirigé avec frère Gilles Danroc op,
éditions La Thune, 2012, 278 pages
- Les Petites Prières, éditions Peuple
Libre, 2012, 126 pages
Marie-Madeleine, itinéraire spirituel
d’une femme libérée, éditions La Licorne,
2014, 112 pages
(A paraître) :
Les dimensions
charismatiques de la Prédication,
in « Prêcher dans le Souffle de la Parole,
Jalons pour une théologie dominicaine
de la prédication », collectif dirigé par fr.
Emmanuel Durand op., Editions du Cerf,
2015, p.193-211.
2009, avec les Scouts à Corse Avec des petits Haïtiens
Pèlerinage du Rosaire à Lourdes en 2014
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Eglise universelle
Message du pape François pour la
30
ème
Journée Mondiale de la Jeunesse 2015
A
yez le courage d’être
heureux :
c’est l’exhortation
lancée par le Pape François
dans son message. Sur la route de
Cracovie et des JMJ 2016, le Pape a
décidé de poursuivre sa réflexion
sur les Béatitudes, développant la
sixième Béatitude :
Heureux les
cœurs purs, car ils verront Dieu
(Mt,5,8). Le pape François invite
les jeunes à refuser la culture du
provisoire et à être révolutionnaires.
Le pape François commence
par un constat : la recherche du
bonheur est commune à toutes les
personnes, de tous les temps, et de
tous les âges
. Le bonheur a existé
dans les premiers chapitre du Livre
de la Genèse, là où les masques
n’existaient pas, ni les faux-fuyants,
ni les raisons de se cacher les uns
aux autres. Tout était limpide et
clair. Vint le péché originel et Jésus
qui,
par son incarnation, sa vie,
sa mort et sa résurrection, nous
rachète du péché et nous ouvre des
horizons nouveaux.
Le Pape précise ainsi que c’est dans
le Christ que se trouve le plein
accomplissement de vos rêves de
bonté et de bonheur. Lui seul peut
satisfaire vos attentes, tant de fois
déçues par les fausses promesses
du monde.
Le Pape François lance alors aux
jeunes une véritable exhortation
à l’amour : une exhortation à se
rebeller
contre la tendance diffuse
à banaliser l’amour, surtout quand
on cherche à le réduire seulement à
l’aspect sexuel, en le détachant ainsi
de ses caractéristiques essentielles
de beauté, de communion, de
fidélité et de responsabilité.
Il invite ainsi les jeunes à être
révolutionnaires, à aller à contre-
courant
, à se révolter contre cette
culture du provisoire. N’ayez pas
peur d’un amour vrai, celui que
nous enseigne Jésus
. Le Pape fait
confiance aux jeunes et les invite à
se lancer à
la découverte du riche
enseignement de l’Eglise , ce qui
leur permettra de se rendre compte
que le christianisme ne consiste pas
en une série d’interdits qui étouffent
nos désirs de bonheur, mais en un
projet de vie capable de fasciner
nos cœurs.
Heureux les cœurs purs disent les
Béatitudes. Or cette pureté est
menacée par les pensées perverses
qui sortent du cœur de l’Homme.
Le Pape conseille donc à chacun
d’apprendre à discerner ce qui
peut polluer son cœur, se former
une conscience droite et sensible,
capable de discerner quelle est la
volonté de Dieu, ce qui est bon, ce
qui est capable de lui plaire, ce qui
est parfait.
Autre recommandation du Pape :
préserver le bien le plus précieux que
nous pouvons avoir, notre relation
avec Dieu.
Quand cette perception
diminue, l’être humain devient une
énigme incompréhensible, parce
que savoir que l’on est aimé de Dieu
inconditionnellement donne sens à
notre vie . C’est pourquoi, pour être
heureux, il faut avoir du courage et
se laisser pénétrer par l’amour que
nous porte Dieu.
Ces cœurs purs verront donc Dieu.
Pour rencontrer Dieu, il faut prier.
Le Pape pose d’ailleurs la question
aux jeunes : priez-vous ? Savez-vous
que vous pouvez parler avec Jésus,
avec le Père, avec le Saint-Esprit,
comme on parle avec un ami ? Et
pas n’importe quel ami, mais votre
meilleur et plus fidèle ami !
Une autre manière de voir Dieu, et
peut-être tout aussi importante,
est de le voir à travers le visage des
frères, spécialement de ceux qui sont
les plus oubliés : les pauvres, les
affamés, les assoiffés, les étrangers,
les malades, les prisonniers. Un
cœur pur est nécessairement
aussi un cœur dépouillé, qui sait
s’abaisser et partager sa propre
vie avec ceux qui sont le plus dans
le besoin ». Une ultime réflexion du
Pape avant de retrouver les jeunes
en juillet 2016 à Cracovie.
Radio Vatican, février 2015
Lien vers message complet du pape :
http://w2.vatican.va/content/francesco/
fr/messages/youth/documents/
papa-francesco_20150131_messaggio-
giovani_2015.html n
Le 17 février 2015, le Conseil pontifical pour les laïcs a publié\
le message du
Saint-Père pour la 30
ème Journée Mondiale de la Jeunesse. La JMJ 2015 sera
célébrée dans les églises locales le 29 mars (dimanche des Rameaux), sur le
thème : Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu (cf. Mt 5,8). Il s'agit de la
dernière JMJ diocésaine avant le prochain rassemblement mondial de la jeunesse
en juillet 2016, à Cracovie, en Pologne.
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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L a P arole D ominicale
Dimanche 15 mars 2015
2 Chroniques 36, 14-16.19-23 • Psaume 136 • Ephésiens 2,4-10 • Jean 3,14-21
4 ème dimanche de Carême B
L
’évangile de ce dimanche est
une partie du dialogue que
Jésus a avec Nicodème dans
l’évangile de Jean. Jésus vient d’ex-
pliquer à son interlocuteur que la
nouvelle naissance se fait par l’eau
et l’Esprit, celui-ci lui rétorque :
Comment cela peut-il se faire ?
Le texte qui nous est donné en ce
quatrième dimanche de Carême
commence avec la réponse de
Jésus à cette question :
De même
que le serpent de bronze fut élevé
par Moïse dans le désert, ainsi
faut-il que le Fils de l’homme soit
élevé, afin qu’en lui tout homme
qui croit ait la vie éternelle.
Autrement dit, la foi dans le Christ
crucifié serait, selon Jésus, le moyen
de naître d’En-Haut. De fait, le
passage du livre des Nombres
21,6-9 fait référence à un épisode
de l’Exode où les hébreux étaient
décimés par des serpents brûlants
et la réponse de Dieu à la prière
de Moïse fut la suivante :
Fais-toi
un serpent brûlant, et dresse-le
au sommet d’un mât : tous ceux
qui auront été mordus, qu’ils le
regardent, alors ils vivront !
Effectivement, Moïse fit un
serpent de bronze et le dressa au
sommet du mât. Quand un homme
était mordu par un serpent, et
qu’il regardait vers le serpent de
bronze, il restait en vie !
On comprend le rapprochement
que Jésus fait avec sa crucifixion.
Le serpent d’airain sur le
mât représente de fait, une
préfiguration de la croix.
Ainsi pour naître de nouveau, pour
survivre à la morsure du Démon ou
du péché, il faut fixer notre regard
sur le Christ crucifié… C’est là que
tombe tous les mensonges mortels
de ce monde. Le crucifié, c’est
l’homme méprisé car défiguré,
sans pouvoir, et pauvre au point
d’être nu. Or Dieu sait combien
la gloire humaine, le pouvoir
et l’argent, sont des idoles qui
conduisent au péché et donc à la
mort, car le salaire du péché, c’est
la mor t (Rm 6, 23).
Cet homme crucifié qui n’a rien
– loin s’en faut – de ce que les
hommes convoitent est pourtant
l’homme parfait aux yeux de Dieu.
Porter un regard de foi sur le
crucifié, c’est être en mesure de
démasquer les idoles qui nous
accaparent et nous conduisent
au mal et donc à la mort car,
nous l’avons dit, la mort est
une conséquence du péché.
Contempler le crucifié c’est aussi
échapper au jugement car on s’est
déjà soumis au jugement de la
croix sur le péché du monde. C’est
en même temps venir à la lumière
car la croix inonde le monde de
sa lumière en démasquant les
idoles du monde et en montrant
le chemin de l’amour et du sacrifice
que le Christ a ouvert pour que
nous y marchions à notre tour.
Car a-t-il déclaré :
celui qui veut
être mon disciple, qu’il renonce
à lui-même, prenne sa croix et
me suive.
La raison de tout cela est la même
que dans le désert d’Egypte, c’est
parce que Dieu a aimé son peuple
qu’il lui a envoyé Moïse et qu’il lui
a donné cette croix pour guérir de
la morsure des serpents brûlants.
Oui c’est parce que
Dieu a tant
aimé le monde qu’il a donné son
Fils, qu’il a livré son Fils dans nos
mains afin que quiconque croit en
lui ne périsse pas mais ait la vie
éternelle.
Frères et sœurs, les jours de la
passion approchent à grands
pas, demandons au Seigneur de
réaliser un peu plus cette année
de quel amour il nous a aimé. Le
Père nous a donné son Fils qui a
donné sa vie pour nous, et Saint
Jean nous dit dans sa première
lettre : Voici comment nous avons
reconnu l’amour : lui, Jésus, a
donné sa vie pour nous. Nous
aussi, nous devons donner notre
vie pour nos frères.
Ainsi l’amour
appelle l’amour et le sacrifice du
Christ appelle le nôtre, car aimer
c’est servir et servir c’est parfois
crucifiant, car c’est donner sa vie
pour les autres.
P. Alain Ransay
Curé de Marin et Sainte-Anne
n
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Chemin de sainteté
Fête de Saint Joseph
(19 mars)
L
es évangélistes ne nous ont
conservé aucune parole de
ce
juste , le charpentier de
Nazareth en Galilée, fiancé à
Marie, la Mère de Dieu, époux
aussi discret que fidèle et chaste.
Père nourricier et éducateur
de Dieu le Fils, devenu homme
parmi les hommes de ce village,
il le fait tout simplement. L'ange
lui avait dit : Ne crains pas de
prendre chez toi, Marie, ton
épouse ; et Joseph prit chez
lui Marie son épouse. L'ange
lui avait dit : Lève-toi, prends
l'enfant et sa mère,
et Joseph se
leva, prit l'enfant et sa mère et
s'enfuit en Egypte.
Il est un vrai fils d'Abraham : il croit
et fait ce que Dieu lui dit.
Lorsque Jésus disparaît pendant
trois jours lors du pèlerinage à
Jérusalem, Joseph accompagne
la quête de Marie : Ton père et
moi nous te cherchions. Et Jésus,
même s'il se consacre désormais
aux affaires de son Père n'en est
pas moins soumis à celui qui, sur
terre, a autorité paternelle sur lui.
Le Père savait à qui il confiait son
Fils unique et sa Mère.
Durant sa vie, Saint Joseph s'est
occupé de tout ce qui était
nécessaire à la Vierge Marie et
à Jésus, et a veillé sur la Sainte
Famille. Il est donc le Saint patron
des familles.
Artisan charpentier à Nazareth
Saint Joseph est devenu le patron
des travailleurs. Sa fête, qui a lieu
le 19 mars, est très suivie par les
artisans et les ouvriers dans le
monde. Nombreux sont ceux qui
confient leur recherche d'emploi
à Saint Joseph par le biais de la
prière. n
Le pape Léon XIII donna une prière à saint Joseph pour accompagner son encyclique Quamquam Pluries,
qui déclarait saint Joseph patron de l'Eglise.
Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.
Au nom de l'affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu ; par l'amour paternel dont vous avez entouré l'Enfant Jésus,
nous vous supplions de regarder d'un œil propice l'héritage que Jésus-Christ a acquis au prix de son sang, et de nous assister
de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.
Ô très vigilant gardien de la Sainte Famille, protégez la race élue de Jésus-Christ ; Ô Père très aimant, éloignez de nous toute souillure d'erreu\
r et de corruption ; Ô notre très vaillant et tutélaire protecteur, assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nos livrerons à la puissance des ténèbres ;
et, de même que vous avez arraché autrefois l'Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd'hui la sainte Eglise de Dieu
des embûches de l'ennemi et de toute adversité.
Couvrez-nous tous de votre perpétuel patronage,
afin que, soutenus par la puissance de votre exemple et de votre secours,
nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternell\
e du Ciel.
Ainsi soit-il.
Pape Léon XIII
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Dossier : Ton corps est le temple du Saint Esprit – Comment vis-tu cela ?
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L
a Bible nous dit que les
croyants sont ensemble
«le corps de Christ.»
Généralement on prend ces mots
dans leur sens spirituel, tandis
que la Bible nous demande
positivement si nous ne savons pas
que nos corps sont les membres de
Christ. De même, quand la Bible
nous parle de l'habitation en nous
du Saint-Esprit ou de Christ, nous
limitons leur présence à la partie
spirituelle de notre être, à notre
âme ou à notre cœur. Toutefois la
Bible dit expressément :
Ne savez-
vous pas que votre corps est le
temple du Saint-Esprit ?
Quand
l'Eglise comprendra que le corps
aussi a part à la rédemption par
Christ, et qu'il doit être ramené
par là à sa destination première,
c'est-à-dire à être la demeure de
l'Esprit, à lui servir d'instrument,
et à être sanctifié par sa présence,
elle reconnaîtra aussi toute la place
que tient la guérison divine dans
la Bible et dans le conseil de Dieu.
Le récit de la création nous dit
que l'homme est composé de
trois parties : Dieu tira d'abord le
corps de la poussière de la terre,
après quoi «il souffla en lui un
souffle de vie,» il fit passer en lui
sa propre vie, son Esprit. Par l'union
de l'esprit à la matière, l'âme devint
«âme vivante». L'âme, qui est
proprement l'homme, se trouve
donc placée entre le corps et l'esprit
servant à les relier ensemble. Par le
corps, l'âme se trouve en rapport
avec le monde extérieur, par
l'esprit avec le monde invisible et
avec Dieu. Par le moyen de l'âme, l'esprit pouvait soumettre le corps
à l'action des puissances célestes et
par là le spiritualiser ; par le moyen
de l'âme, le corps aussi pouvait agir
sur l'esprit et l'attirer vers la terre.
L'âme, sollicitée par l'un et l'autre,
devait donc choisir entre la voix
de Dieu, lui parlant par l'esprit,
ou la voix du monde lui parlant
par les sens.
Cette union de l'esprit et du corps
offrait un ensemble merveilleux et
unique dans la création ; l'homme
était par là même le joyau de
l'œuvre de Dieu. Il existait déjà
d'autres créatures, dont les unes
étaient, comme les anges, tout
esprit, sans corps matériel, et
les autres, comme les animaux,
n'étaient que chair, possédant un
corps animé d'âme vivante, mais
dépourvu d'esprit. L'homme était
destiné à montrer que le corps
matériel, gouverné par l'esprit
était susceptible d'être transformé
par la vertu de l'Esprit de Dieu et
d'être ainsi amené à participer à la
gloire céleste.
Nous savons ce que le péché et
Satan ont fait de cette possibilité
de transformation graduelle. Par le
moyen du corps, l'esprit fut tenté,
séduit, et devint l'esclave des sens.
Nous savons aussi ce qu'a fait Dieu
pour annuler l'œuvre de satan et
atteindre le but de la création.
Le Fils de Dieu a paru, afin de
détruire les œuvres du diable.
(1
Jean 3 :8.) Dieu a formé un corps
à son Fils (Héb. 10 : 5.) La Parole
a été faite chair. (Jean 1:14.) En
lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité.
(Col. 2:9.)
Il a porté lui-même nos péchés en
son corps sur le bois.
(1 Pier. 2:4.)
Et maintenant Jésus, ressuscité
d'entre les morts avec un corps
aussi franc de péché que son esprit
et son âme, communique à notre
corps la vertu de son corps glorifié.
La sainte-cène est la «communion
au corps de Christ» et
nos corps
sont les membres de Christ. (1 Cor.
1:9 ; 6:15 ; 12:27.)
La foi nous met en possession de
tout ce que nous a acquis la mort
de Christ et sa résurrection, et ce
n'est pas seulement dans notre
âme et notre esprit que la vie de
Jésus ressuscité manifeste dès ici-
bas sa présence, c'est aussi dans
le corps qu'elle veut agir selon la
mesure de notre foi.
Ne savez-vous pas que votre corps
est le temple du Saint-Esprit
?
Un grand nombre de croyants se
figurent que le Saint-Esprit vient
habiter notre corps comme nous
habitons une maison. Rien de
pareil. Je peux habiter une maison
sans que pour cela elle fasse partie
de mon être ; je peux la quitter sans
avoir à en souffrir ; il n'existe aucun
lien vital entre moi et ma maison.
Il n'en est pas de même quant à
la présence de notre âme et de
notre esprit dans notre corps. La
vie de la plante habite et anime
chacune de ses parties ; et notre
âme, notre esprit ne se bornent
pas à habiter telle partie du corps,
le cœur, la tête, ou telle autre,
mais ils pénètrent partout, jusqu'à
l'extrémité des membres les plus
Votre Corps est le temple
du Saint-Esprit
Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Ne savez-vo\
us
pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous ? Glorifiez
donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit qui appartiennent à Dieu.
1 Cor. 6:15,19,20.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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Témoignages…
Robby Beaufour,
30 ans, animateur catéchuménat
Aujourd’hui, le Christ m’interpelle : « J’étais malade
et vous m’avez visité». Je reconnais le visage de Dieu
dans mon prochain. Être le temple de l’Esprit Saint,
ce n’est pas pour soi-même, c’est une invitation à se
donner, parce que l’Esprit Saint se communique, on
ne l’emprisonne pas. Il est Dieu. Alors, dans le visage
de mon frère, de ma sœur, j’apprends à découvrir
le visage de Dieu, et c’est Lui qui me transfigure,
qui me rappelle que je suis créé à son image et à
sa ressemblance, être fragile mais si beau. Celui qui
n’aime pas son frère, qu’il voit, comment peut-il aimer
Dieu qu’il ne voit pas ? (1Jn 4, 20) »
Géraldine Lausou, 26 ans
Dieu a accepté de venir habiter dans mon
cœur. Cette grâce que Dieu me fait d’habiter
en moi pour y faire sa maison est pour moi un
vrai privilège. Je ne suis pas parfaite loin de là,
mais j’y crois parce que la Parole de Dieu me
le dit : « Ne savez-vous pas que votre corps
est le temple du Saint-Esprit » ? Cela veut dire
que tout ce que je suis (mon corps, mon âme,
mon esprit, mon cœur) est habité par l’Esprit
de Dieu et qu’il marche en permanence à mes
côtés. Tout mon être appartient à Dieu et
dans ce cas je ne peux pas décider de mettre
fin à ma vie, car elle lui appartient. Je me
dois de prendre soin de mon corps, de ne pas
l’abîmer avec une consommation de produits
inappropriés comme l’alcool, la drogue, la
cigarette, la nourriture excessive… Je n’ai pas
le droit de le dénaturer par des tatouages et
des piercings ou par la prostitution. Je me dois
de le respecter, et pour cela je le couvre et
n’expose pas au regard des autres des parties
de mon corps qui devraient rester cachées.
Je suis jeune, j’aime être avec mes amis, j’aime
les sorties et pour une fille se faire belle,
faire des régimes à répétition et essayer de
ressembler aux mannequins retouchés dans
les revues est presque incontournable. Ce
serait tellement facile de faire ce vers quoi
le monde me pousse. Mais chaque jour, je
fais le choix d’aller à contre courant « des
modes », et je me laisse guider par ma foi en
Dieu, plutôt que par le monde. Cependant je
suis consciente que cela n’est possible que si
j’accepte Jésus comme Seigneur et Sauveur
dans ma vie ; alors je me confie à l’Esprit Saint
qui habite en moi car c’est lui qui avec amour
chaque jour me rappelle que je suis le temple
du Saint-Esprit. Mathurin Trobrillant, 54 ans
Mon corps est le temple du Saint Esprit ! Quel
honneur que me fait le Seigneur de demeurer en
moi ! Comment je vis cela ?
Je me dois de veiller tous les jours à ce que mon corps
soit bien entretenu (plus facile à dire qu’à faire).
Je sais qu’il faut que je me nourrisse correctement
(pas d‘abus d’alcool, pas de cigarette) , que je fasse
attention pour que mes paroles ne dépassent pas mes
pensées (pour ne pas blesser mon prochain) ; je me
nourris spirituellement également (je prie, je lis ma
Bible, je vais à la messe pour faire Eglise et recevoir
l’Eucharistie).
Par ailleurs, je veille à ce que rien n’entache
extérieurement mon corps, temple du Saint Esprit
:
ni tatouage, ni piercing, ni de vêtements indécents
et provocants. Je fais de mon mieux pour que l’Esprit
du Seigneur y trouve toute sa place et me permette
de le laisser transparaître.
infimes. L'âme remplit de sa vie
le corps tout entier, si bien que
dans chaque molécule du corps la
vie atteste la présence de l'âme.
C'est ainsi pareillement que le Saint
Esprit vient habiter notre corps. Il le
pénètre tout entier. Il nous anime et
nous possède infiniment plus que
nous ne pouvons nous le figurer.
Comme le Saint Esprit apporte
à notre âme et à notre esprit
la vie de Jésus avec sa sainteté,
sa joie et sa force, de même il
vient aussi communiquer au
corps malade toute la vitalité de
Christ, aussitôt que la foi étend
la main pour la saisir. C'est quand
le corps est entièrement soumis
à Christ,
crucifié avec lui, et qu'il
renonce à toute propre volonté
et indépendance pour ne plus
vouloir être que le temple du
Seigneur, c'est alors que l'Esprit- Saint manifeste dans le corps la
puissance du Sauveur ressuscité.
Alors seulement nous pouvons
glorifier Dieu dans notre corps,
en lui laissant toute liberté de
montrer sa puissance en nous, de
faire voir comment il sait affranchir
son temple de la domination de
la maladie, du péché et de Satan.
Source : http://www.regard.eu.org/ n
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Dossier : Ton corps est le temple du Saint Esprit – Comment vis-tu cela ?
Guy-Albert Neris, 44 ans
Mon corps est le temple de l’Esprit Saint. Cette
citation de Saint Paul semble, selon moi, être un
programme de vie en lien avec mon Baptême. Enfant
de Dieu, j’ai à adhérer à une posture qui, malgré mes
limites, m’invite à VIVRE selon le plan de Dieu. De ce
fait, mon être tout entier aspire à une adéquation
de vie en lien avec ma FOI.
Ainsi mon « être » et mon « faire » se laissent
perpétuellement questionner sur la « droiture » en
lien avec ma posture de croyant. Etre temple de
l’Esprit Saint est donc la rencontre de ma personne
humaine, avec mon chemin de foi personnel et en
Eglise, pour une croissance vers la VIE… qui m’aide
au quotidien dans mes choix, mes postures, mes
décisions, mon rapport à ma personne et à mon
prochain...
Annette Marie-Louise, 52 ans,
Le Seigneur Dieu nous a créés à son image. Il
nous a donné un corps magnifique et nous
avons le devoir de l'aimer et d'en prendre soin,
le protéger des dangers, tels l'alcool, la drogue,
le sexe, certaines modes vestimentaires,
les piercings et tatouages, et bien d'autres
mauvaises choses néfastes pour le corps.
Elles sont là pour nous défigurer et occuper
une place qui n'est pas la leur, afin de nous
entrainer à notre perte et notre destruction.
Ce n'est pas pour cela que Dieu nous a créés,
mais bien pour la vie. A chaque Eucharistie,
Dieu fait corps avec nous par son fils Jesus-
Christ
; nous devons donc veiller et prier afin de
lui être agréable et que notre corps devienne
vraiment le temple du Saint-Esprit.
Célia Gros, 28 ans
Quand j’ai eu 20 ans, je me suis fais tatouer un petit poignard en haut de la hanche, sur les conseils d’un
prétendu ami dont l’opinion comptait plus que tout pour moi, et je le regrette énormément. Aujourd’hui
j’ai 28 ans et je trouve cela puéril. Si j’avais réfléchi et mis en pratique la parole de Dieu, jamais je n’aurais
fait ça. Si j’avais pris conscience que mon corps est le temple du Saint Esprit, je n’aurais pas apposé ce signe
de violence qui me rappelle en plus de mauvais souvenirs sur mon corps. Puisque depuis mon baptême je
portais déjà le signe de Dieu en moi, je n’avais pas besoin de ce poignard tatoué sur le corps. Mais le mal est
fait et je dois vivre avec. Aujourd’hui, je pense avoir acquis suffisamment d’expérience pour ne plus me laisser
influencer, et j’essaie de faire en sorte que la demeure que je suis sois en mesure d’accueillir l’Esprit de Dieu.
Pour permettre à un plus grand nombre de prendre part aux débats dans les dossiers proposés, le prochain
thème à traiter dans le n°499 qui paraitra le 29 mars 2015, est le suivant :
« Le mariage chrétien a-t-il du sens pour toi aujourd’hui ?
Nous attendons vos réactions à l’adresse suivante : egliseenmartinique@orange.fr
N’oubliez pas de préciser vos noms, prénoms et votre âge. Merci de joindre, dans la mesure du possible,
une photo.
Les dossiers de la revue Eglise en Martinique
Jean Paul II – Message aux jeunes de France
"Ayez un très grand respect de votre corps et du corps des autres !
Que votre corps soit au service de votre moi profond.
Que vos gestes, vos regards soient toujours le reflet de votre âme. Adoration du corps ? Non, jamais ! Mépris du corps ? Pas davantage ! Maîtrise du corps ? Oui !
Transfiguration du corps ? Plus encore !"
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La vie consacrée
Nous sommes une congrégation de vie apostolique, fondée le 25 mai \
1803
par M
me Mole de Champlâtreux, née Marie Louise Elisabeth de Lamoignon, en
religion Mère Saint Louis. Une dame de la grande noblesse française.
La Congrégation des Sœurs
de la Charité de Saint- Louis
La Fondatrice : Mère Saint Louis
(1763-1825)
J’ai été conduite par l’amour
depuis ma plus tendre enfance…
Il me voulait tout entière, ce Dieu
de bonté, écrivait Mère Saint Louis,
consciente de l’initiative de Dieu
dans sa vie.
Née le 3octobre 1763 à Paris, Marie
Louise Elisabeth de Lamoignon
grandit au milieu de ses six frères
et sœurs. Elle mena une enfance
choyée, dans une famille chrétienne
soucieuse de justice et de charité.
Sa grand-mère l’initie aux valeurs
chrétiennes, spécialement à
l’amour des pauvres, dont elle
témoignera toute sa vie.
Bien que rêvant de solitude et de
prière, à l’exemple de ses deux
grandes tantes visitandines,
ses parents l’unirent à François
Edouard Molé de Champlâtreux.
Tout en assumant les obligations
de sa position, elle fit, en accord
avec son mari, le choix d’une vie
simple, au service des pauvres
qui la nommèrent "l’Ange des
mansardes". Le peuple qui la
désignait ainsi reconnaissait déjà sa
charité, son humilité et sa modestie.
Elle se sentait appelée à entrer
dans une plus grande intimité
avec le Seigneur. Elle s’en ouvrit
à son directeur spirituel, l’abbé
de Pancemont, alors curé de la
paroisse Saint-Sulpice de Paris, qui
lui permit de faire Un pacte avec
la croix . Jésus la préparait sans nul
doute à affronter les malheurs qui
l’attendaient.
Contexte socio-historique
de la Fondation
En 1789, la fureur révolutionnaire
avec l’esprit qu’elle véhiculait, s’abat
sur les Molé de Champlâtreux que
tout désignait : nom, rang, fortune.
Mme Molé eut à expérimenter la
gêne à cause de la séquestration
de tous ses biens. Les deuils se
succèdent : la mort d’un enfant
pendant la tourmente, la mort
tragique de son père et enfin celle
de son mari guillotiné le jour de
Pâques, le 20 avril 1794. Un foyer
détruit. Une fortune anéantie.
C’était pour le moins une vie
apparemment brisée. Pourtant,
il en fut autrement au regard de
Dieu.
Sous la sage direction de son
directeur spirituel, disciple de
l’Ecole Française de spiritualité,
elle apprit à discerner le sens de la
croix et devint l’instrument docile
des desseins d’amour de Dieu pour
la société de son temps. Broyée
de douleurs, elle fut tentée par la
haine, («mon pays m’a persécutée ;
je l’ai haï. C’est pour cela que je me
trouve plus portée à m’immoler
pour lui»). Mais envahie par l’amour
miséricordieux du Père révélé en son
Fils Jésus, Mme Molé pardonna à
ses ennemis. Car derrière les visages
des victimes et des bourreaux, elle
ne vit alors que le Christ blessé. A
l’exemple de Jésus Rédempteur et
Sauveur de l’humanité, elle s’ouvrit
aux détresses de la société et de
l’Eglise de son temps, balayée par
la tourmente révolutionnaire. C’est
dans ce contexte que huit années
plus tard, en 1802, après avoir
achevé l’éducation de ses deux
enfants, son directeur spirituel
devenu évêque de Morbihan lui
demande de venir s’occuper des
fillettes errantes et désœuvrées,
sur le port de Vannes, que
préoccupait son cœur de pasteur.
Elle renonça alors à son projet de
vie monastique à Paris et répondit
à son appel. Ainsi, elle inaugura
l’œuvre de charité : création
d’ateliers de dentelles et écoles
pour les jeunes et fillettes pauvres
et abandonnées.
Le 25 mai 1803, elle fonda une
congrégation consacrée à l’édu-
cation de la jeunesse abandonnée ;
elle fait profession religieuse
et prend le nom de Sœur Saint
Louis. Supérieure de la nouvelle
congrégation, elle choisit Saint Louis
comme patron, pour son œuvre de
restauration spirituelle et sociale,
modèle de foi vive, ami des pauvres
et artisan de justice.
Pape Pie VII, venu à Paris sacrer
Napoléon, bénit la fondatrice et
ses filles en disant :
Votre maison
de charité sera le berceau de
beaucoup d’autres. Je souhaite
que les évêques de France et
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d’Italie créent dans leurs diocèses
de semblables établissements.
C’est ainsi qu’elle essaime à
Auray,Pléchâtel, Saint-Gildas de
Rhuys … En 1818, Mère Saint-Louis
y adjoint l’œuvre des retraites
spirituelles. Son attachement à Jésus
Crucifié se retrouve dans la passion
qu'elle porte à l'Eucharistie. C’est
dans la fréquentation quotidienne
de l’Eucharistie et de la Parole de
Dieu qu’elle puisait sa force. Elle
disait à ses premières filles : « Si les
soins que vous donnez aux pauvres
enfants étaient donnés en esprit
d’une foi vive … ce n’est plus eux
que vous verriez, c’est Jésus-Christ.
Que tout parte du cœur ». […].
Le 4 mars 1825, elle décède à
Vannes, à l’âge de 62 ans, Elle fut
béatifiée le 25mai 2012
A sa mort, 56 religieuses
avaient fait profession dans la
congrégation, elle laissa quatre
maisons consacrées à l’éducation
des enfants pauvres et l’œuvre
des retraites spirituelles, avec son
blason personnel : Mes armes sont
la croix de Jésus-Christ.
Religieuses et laïcs associés
vivent toujours des intuitions de
leur fondatrice : "Jésus accueilli
et servi dans chaque personne
rencontrée". Transmettre au-delà
des savoirs, vivre en témoin, susciter
la confiance, l’adhésion dans l’acte
d’éduquer … Et travailler à restaurer
dans la miséricorde et la justice,
l’humanité blessée, en s’engageant
à poser des gestes de solidarité
et de partage, d’espérance et de
pardon, qui révèlent la tendresse
du Père et la joie du Salut.
Louise-Elisabeth invite ses Sœurs à
considérer Marie comme le modèle
sur lequel elles doivent se former ,
ne la séparant jamais de son Fils, ni
de sa mission. Sa piété mariale ira
le plus souvent vers Marie au pied
de la croix. Marie des Douleurs
qui, malgré la tendresse de son
cœur, consentit au sacrifice et à
la mort de son Fils…
, Marie de
la Compassion, proche de tous les
calvaires du monde, pleine de zèle
pour les intérêts de Dieu et le salut
des hommes.
La Congrégation des Sœurs
de la Charité de Saint-Louis
aujourd’hui dans le monde
Nous sommes aujourd’hui
rassemblées en une congrégation
internationale répartie en plus de
dix pays : La France, l’Angleterre,
Québec, L’Ouest Canada, Les
Etats-Unis d’Amérique, Haïti,
Madagascar, Mali, Sénégal,
Mexique, Martinique.
Le charisme
Fidèles à nos origines, notre
charisme est : A la suite du Christ
Rédempteur, restaurer dans la
miséricorde et la justice l’humanité
blessé, dans la tendresse du Père.
La spiritualité
Par la fréquentation quotidienne de
la Parole de Dieu et de l’Eucharistie,
Révéler le Christ Rédempteur.
L’Esprit Saint qui a suscité notre
congrégation demeure notre
principe de vie, d’action, et de
renouveau. L’intuition évangélique
de nos origines est un Esprit de
charité. Je vous laisse un seul
mot « charité », un seul jalon «
charité », pas d’autre appel que
celui de vivre la charité dans
toute ses dimensions, jusqu’à
l’héroïsme(…) La charité peut
tout. (…) Tout est grand quand
c’est l’amour qui le fait ! (Mère
Saint Louis)
Notre mission
Enracinées dans l’amour du Christ
Rédempteur, nous nous engageons
dans la mission éducative de l’Eglise.
Notre participation nous conduit
à travailler au développement
intégral et harmonieux de la
personne humaine. Elle s’exerce
par des formes variées adaptées
aux différentes cultures selon
les besoins du milieu et de la
communauté. L’éducation de la
foi revêt une importance vitale
pour notre société en quête de
sens. Nous portons une attention
particulière aux enfants, aux
jeunes, aux femmes, et surtout aux
personnes qui vivent des situations
difficiles.
Communauté internationale SCSL
Sœurs de Madagascar SCSL
Haïti : La Petite enfance \
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Communiqué de Presse
Vendredi 27 février 2015
Chrétiens d’Orient
Nulle persécution ne peut être commise au nom de Dieu
Profondément choqués et attristés face au drame vécu par des milliers de chrétiens en Syrie ces
derniers jours, nous voulons manifester notre entière solidarité avec les Eglises locales et leur assurer
des prières ferventes des catholiques de France.
En lien régulier avec les autorités religieuses et les acteurs humanitaires chrétiens, nous savons
combien sont particulièrement inhumaines les situations subies par les chrétiens d’Orient.
En Irak, en Syrie, ces persécutions et ces exodes durent depuis de trop nombreuses années. Il est
urgent que le sort de ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants martyrisés en raison de leur
foi soit enfin pris en compte.
Encore une fois, nous redisons que nulle persécution ne peut être commise au nom de Dieu.
Mgr Georges Pontier
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des Evêques de France
Son Eminence le Cardinal André Vingt-Trois
Archevêque de Paris
Ordinaire des catholiques de rite oriental en France
A la Martinique :
la participation à l'Œuvre des
Apprentis d'Auteuil date de 1928
en France. Ici à la Martinique
les sœurs de la charité de Saint
Louis sont présentes à l’Espérance
Patronage Saint Louis depuis 1972,
avec des ministères variés. Au
départ des sœurs de la branche
canadienne en 2009, les religieuses
de la branche haïtiennes ont pris
la relève. Leur mission prioritaire
est, entre autres, la pastorale. Elles
sont insérées dans la paroisse de
Saint-Christophe.
Chaque sœur de la Charité de Saint
Louis doit s’engager à travailler
quotidiennement à restaurer,
dans la miséricorde et la justice,
l’humanité blessée, à poser des
gestes de charité et de partage,
d’espérance et de pardon, qui
révèlent la tendresse du Père
révélée en Jésus-Christ et la joie du
salut. Il en est de même pour ceux
et celles qui les rejoignent dans
le partage du charisme comme
"les Associés SCSL" et "les Amis de
Mme Molé".
n
Sénégal
Orphelinat Haïti
Mali Sœurs et Associés SCSL
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Vie du Diocèse
A
la Martinique, c’est près de
700 scouts et guides qui se
sont retrouvés le dimanche
22 février, à Rivière-Salée, pour
fêter l'anniversaire des fondateurs
du Scoutisme et du Guidisme,
Olave et Robert Stephenson Smith
Baden Powell.
Organisé depuis plus de trente ans en
Martinique, ce rendez-vous annuel
pour fêter BP (BiPi) est l'occasion,
pour toute la famille scoute et guide,
de faire la promotion des valeurs
portées par leur Mouvement.
Dans une saine et chaleureuse
ambiance, les enfants, les jeunes,
les chefs et cheftaines ainsi que les
scouts et guides aînés, ont vécu une
journée autour de quatre temps
forts : la montée des couleurs (ce
rituel symbolise l’attachement aux
méthodes du mouvement mais
également aux valeurs de fraternité,
d’universalité du scoutisme
et du guidisme), le challenge
intergroupe, la conférence-débat
sur la thématique démocratie et
laïcité animée par l'Amicale des
Aînés du Scoutisme et la messe.
Durant toute la matinée, une
trentaine d'équipes se sont
affrontées au travers d'activités
réparties dans 9 domaines :
construction/fabrication, sport
et santé, aventure et vie dans la
nature, expression artistique,
prise de parole et communication,
rencontres internationales,
connaissance du mouvement,
solidarité aux autres et protection
de l'environnement.
La journée s’est poursuivie par la
messe en l’Eglise Saint Jean-Baptiste
de Rivière Salée, célébrée par le
Père Benjamin Francois-Haugrain,
curé de la paroisse.
Les Scouts et Guides de Rivière-
Salée : un tout jeune groupe
Le rassemblement du 22 février a été
l'occasion de lancer officiellement
les activités du tout nouveau
groupe de Rivière-Salée.
Une quinzaine d'enfants et de
jeunes y ont déjà adhéré, encadrée
par une équipe d'une dizaine de
bénévoles dynamiques et motivés.
Le Père Benjamin Francois-Haugrain
a fortement contribué à la mise
en place de ce groupe au sein
de la paroisse et l’accompagne
quotidiennement dans son
développement.
Un mouvement catholique
de jeunesse
Mouvement catholique d’édu-
cation, les Scouts et Guides de
Scouts et Guides de Martinique :
Prêts pour construire un monde plus fraternel
Le 22 février de chaque année, Journée Mondiale de la Pensée ou "Thinking Day",
les scouts et les guides du monde entier se souviennent et rendent hommage à
leurs fondateurs, tous deux nés un 22 février. Ils sont à l'origine d'un Mouvement
qui affiche son universalité : aujourd'hui, plus de 50 millions de garçons et de filles
ont adhéré à ce Mouvement dans plus de 162 pays et territoires dans le monde.
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France contribuent à l’éducation
d’enfants et de jeunes à, la
citoyenneté et la tolérance afin
d’en faire des citoyens actifs,
utiles, heureux et artisans de
paix ; et ce, suivant buts, principes
et méthodes du scoutisme et du
guidisme mis en place par les
fondateurs du mouvement.
Mouvement de jeunesse, il repose
également sur l'apprentissage
de valeurs fortes, telles que la
solidarité, l'entraide et le respect.
Pour aider chaque jeune à
grandir dans sa relation à soi, aux
autres et à Dieu, il mise sur une
pédagogie du jeu, du projet, de
l’équipe, de la vie dans la nature
et de la promesse. Il cherche à
éduquer les enfants et les jeunes
à l’autonomie, à la responsabilité,
à la citoyenneté, à la solidarité,
au respect de l’environnement,
au cheminement spirituel et à
l’ouverture aux autres.
Le mouvement est ouvert à tous,
sans distinction de nationalité, de
culture, d’origine sociale ou de
croyance.
Il donne à celui ou celles qui le
souhaite, la possibilité :
- de construire sa personnalité ;
- de développer ses potentialités
de fille et de garçon et d’accéder
en fonction de son âge, à toutes
les responsabilités en dehors des
stéréotypes posés souvent par
notre société ; -
d’apprendre à vivre ensemble,
sans élitisme, sans distinction de
culture de croyance ou d’origines
sociales ;
- d’habiter autrement la planète,
grâce à un mode de vie plus
responsable et plus respectueux
des lois de la nature.
Concrètement, les Scouts et
Guides de Martinique proposent
aux jeunes filles et garçons, de
6 à 20 ans, un espace de vie et
des activités qui répondent à
leur besoin de rêver, d’agir, de
réussir leurs projets, de vivre
en communauté, de donner
sens à leur vie. Les équipes sont
soutenues dans leurs projets et
encadrées par des jeunes chefs
et cheftaines bénévoles.
Les parents y inscrivent leurs
enfants pour qu’ils fassent avant
tout l’expérience de l’altérité,
qu’ils apprennent à vivre avec
les autres et expérimentent le
partage, l’échange, le respect
dans sa différence, l’amitié, le
dépassement de soi et la prise de
responsabilité ; au moment où le
repli sur soi, l’intolérance, la crise
du lien social se développent au
sein de notre société Martiniquaise
et dans le monde.
L’apprentissage de la débrouil -
lardise, de l'autonomie et de la
découverte de la nature com -
plètent la liste des raisons pour
adhérer au scoutisme, signe d’un
retour à des valeurs de solidarité
et de simplicité.
n
Dernier message
de Lord Baden-Powell
À la fin de sa vie, Lord Baden-
Powell of Gilwell se retire au
Kenya et fait parvenir aux scouts
du monde entier son dernier
message :
« Ceci est juste un petit mot
d'adieu, pour vous rappeler,
quand j'aurai disparu, que vous
devez tâcher dans la vie d'être
heureux et de rendre les autres
heureux. Que cela paraît facile
et agréable, n'est-ce pas ? C'est
tout d'abord par la bonne action
quotidienne que vous apprendrez
à apporter le bonheur aux
autres. La meilleure manière
d'atteindre le bonheur est de le
répandre autour de vous.
J'ai eu une vie très heureuse,
et j'aimerais qu'on puisse en
dire autant de chacun de vous.
Je crois que Dieu vous a placé
dans ce monde pour y être
heureux et jouir de la vie. Ce
n'est ni la richesse, ni le succès,
ni l'indulgence envers soi-même
qui crée le bonheur.
L'étude de la nature vous
apprendra que Dieu a créé des
choses belles et merveilleuses
afin que vous en jouissiez.
Contentez-vous de ce que vous
avez et faites-en le meilleur
usage possible. Regardez le
beau côté des choses et non le
plus sombre.
Essayez de laisser ce monde
un peu meilleur qu'il ne l'était
quand vous y êtes venus et quand
l'heure de la mort approchera,
vous pourrez mourir heureux
en pensant que vous n'avez pas
perdu votre temps et que vous
avez fait « de votre mieux ».
Soyez prêts à vivre heureux et à
mourir heureux. Soyez toujours
fidèles à votre promesse même
quand vous serez adultes.
Que Dieu vous aide.
Votre ami, Baden-Powell »
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D
’entrée de jeu, les jeunes
ont du répondre à une
question, qui a vraiment
détendu l’atmosphère : C’est quoi
l’amour ? Ils ont alors parlé du
plaisir, de la procréation…
S’appuyant sur des références
bibliques, l’orateur a ensuite parlé
de l’amour, et fait remarquer que
l’amour vrai existe, mais qu’il doit
s’apprendre. Aimer quelqu’un,
c’est accepter de se sacrifier pour
lui. Diverses définitions de l'amour
ont été données (amour Eros,
sensuel, Philia) afin que l’assistance
comprenne que le seul vrai amour
est l'amour AGAPE, qui permet de
donner au lieu de prendre (Rm
5,5), d'être patient sans aucune
exigence, qui ne tire aucun profit
et qui permet de partager sans
posséder. Le vrai amour, selon Dieu,
qui conduit au bonheur, s'apprend,
s'éduque, se nourrit de sa Parole et
de l'Eucharistie.
Concernant la sexualité, le message
fort qui était à retenir est qu’il ne peut pas avoir de sexualité s’il n’y a
pas d’amour. La sexualité est belle
et sacrée, car elle est voulue par
Dieu. C’est l’usage qu’on en fait qui
la rend sale quand on la détourne
de sa fonction. La sexualité est
extrêmement puissante car elle
donne la vie. Mais elle ne doit pas
être vécue de manière brutale et
bestiale, et ne se réduit surtout
pas au sexe et aux pulsions ! Car,
l'Homme est créé au-dessus des
animaux qu’il domine, et qu"il est un
être de communion. La sexualité ne
peut et ne doit se vivre qu'en actes
chrétien et humain, qui supposent un
engagement et des responsabilités.
C'est Dieu, par sa Parole, qui nous
permet de comprendre dans quel
cadre, elle doit être vécue !
Les jeunes ont été très attentifs
pendant toute la durée de cette
conférence, et ont porté un réel
intérêt aux conseils de l’intervenant.
C’était également le cas des
animatrices et des parents, car
l'intervention du diacre Levif a
été d'une grande qualité, riche de
messages spirituels et humains.
Que chaque jeune se laisse discerné,
éclairé et guidé par l'Esprit de
son baptême afin de vivre, au
moment opportun, ces réalités qui
s'imposeront à lui, selon la Parole et
le plan de Dieu.
Les animatrices de l’année
« Pierres Vivantes de Sainte-Marie
et du Morne-des-Esses
n
Conférence-débat
« Réussir sa vie sexuelle et sentimentale »
Dans la matinée du 21 février dernier, une centaine de jeunes de l’année
Pierres Vivantes des paroisses du Bourg de Sainte-Marie et du Morne-des-
Esses, ont assisté, en compagnie de leurs animatrices et de leurs par\
ents, à
une conférence-débat intitulée Sexualité et Amour. Ce temps fort était animé
par le diacre Jean-Paul Levif. Il a aidé ces jeunes à aborder ces réalités, sous
le regard de Dieu, l'auteur de l'amour.
Témoignage…
Lauriane, 17 ans
La conférence que j'ai pu suivre, et qui a été présidé par le diacre Jean-Paul Levif, m'a apporté beaucoup
d'informations, et des réponses à mes questionnements. On peut dire qu'elle m'a ouvert les yeux sur
ce qu'est vraiment l'amour entre un homme et une femme, et surtout comment on est censé vivre cet
amour sur le plan sexuel. Vus sous le regard du Seigneur, l'amour et la sexualité prennent tout de suite
du sens. Ce ne sont pas que des mots, mais ce sont des réalités auxquelles il faut faire face, et qu'il ne
faut pas prendre à la légère.
Le diacre, en très bon pédagogue, a tenu en haleine toute l'Assemblée composée de jeunes (en majorité)
et d'adultes (animatrices et parents).
Vie du Diocèse
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Vers la vie
Cadette d’une famille de six enfants, Rita Françoise Gréaux est\
née le 11 mars
1924 dans la maison familiale de Lorient Saint Barthélemy. Elle a entendu très
jeune l’appel et y a répondu généreusement : Dieu m’a poussée à devenir Sœur
très tôt. Dès que j’ai eu 18 ans, je suis partie le 9 juillet 1942 sur la goélette
Maria Stella à destination de Fort-de-France, pour entrer au noviciat chez les
Sœurs de Saint Paul de Chartres.
Sœur Claire-Madeleine Gréaux
(11 mars 1924 – 1 er mars 2015)
A
près deux années de
noviciat, Rita reçoit l’habit
et est appelée désormais
Sr Claire-Madeleine : Claire (en
souvenir d’une Sœur très méritante
et celui de Madeleine qui a été la
femme qui a aimé le Christ plus
que tout.)
De 1943 à 1950, la jeune religieuse
est envoyée en mission à la Clinique
Saint Paul à Fort-de-France, où elle
découvre sa deuxième vocation
à devenir infirmière en salle
d’opération.
De 1950 à 1967, Sr Claire-Madeleine
est affectée à l’Hôpital général
de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe,
exerçant avec dévouement et
beaucoup de compassion sa
mission d’infirmière, toujours au
bloc opératoire.
De retour en Martinique, elle est
nommée Supérieure locale de
la communauté des Sœurs de l’hôpital du Lamentin jusqu’en
1974 .
De 1974 à 1981, notre sœur a
son obédience à la communauté
de l’Hôpital Saint-Hyacinthe
de Guadeloupe, en tant que
responsable de communauté et
infirmière hospitalière.
De 1981 à 1989, une nouvelle
mission l’attend à Saint Martin où
elle exerce la fonction de sage-
femme auprès des femmes les plus
démunies et déshéritées.
Elle revient à Gustavia, de mars
1989 à 1994, où elle continue à
se dévouer auprès des malades à
l’hôpital de Bruyn.
De 1994 à 2007, retraitée, elle
partage avec simplicité, une toute
autre activité apostolique et
paroissiale à Lorient. La joie du don
reste toujours intacte, elle continue
avec le même entrain, le même
dynamisme à travailler à la vigne
du Seigneur.
A 84 ans, l’âge et la fatigue se
font sentir, Sr Claire-Madeleine
rentre définitivement en juillet
2007, à l’Infirmerie de la Maison
Provinciale. Boute-en-train, hardie,
spontanée et pleine d’humour, elle
savait manifester sa présence. Elle avait une grande dévotion à
la Très Sainte Vierge Marie et ne
quittait pas son chapelet, priant
pour ceux qui ne prient pas, comme
elle aimait à le dire avec force.
Du haut de ses 91 ans, Sr Claire-
Madeleine, restait la femme forte
luttant contre la maladie et savait
la surmonter allègrement pour
retrouver son autonomie. Elle
aimait la vie et la vie l’aimait
; elle
accueillait les merveilles du Seigneur
dans sa vie.
Et ce dimanche matin à 5h45, au
Centre Hospitalier de La Meynard,
Notre Seigneur vient frapper à la
porte de son âme, et sans doute sans
hésitation mais avec spontanéité,
force et empressement, elle l’a
ouverte : « Entrez donc, mon Dieu,
vous êtes ici chez vous ! »
Merci Sr Claire-Madeleine, pour
cette foi solide et convaincante qui
t’animait ; cet amour du Christ qui
t’habitait ; cet amour des petits et
des pauvres dans lesquels tu savais
identifier ton Bien-aimé et le servir.
Que le Seigneur t’accueille dans son
paradis, après t’avoir lavé les yeux
dans son infinie miséricorde, et que
ton âme repose en paix !
A Dieu !
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 15 mars 2015 / n°498
17 Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
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C
ette initiative a pour objectif
de faire connaître son rôle
et ses spécificités, mais
au-delà du coup de projecteur,
les chercheurs espèrent attirer
l’attention sur les dangers qui
menacent ce milieu. Urbanisation
florissante, élevage intensif,
déforestation, marées noires...
Les menaces sont nombreuses
et la surface de la mangrove a
diminué de 30 % au cours des 30
dernières années. D’ailleurs, selon
les scientifiques, elle continue de
régresser de 1 à 2 % par an.
En décembre dernier, une marée
noire au Bangladesh a ravagé
une partie de la plus importante
mangrove du monde. Au Sénégal,
au Vietnam ou sur le bassin
indonésien, cela fait déjà longtemps
que les populations locales ont pris
conscience de ce déclin. Là-bas, on
replante des mangroves entières
à partir de palétuviers cultivés en
pépinière. En Nouvelle Calédonie,
quelques initiatives dans ce sens ont
été menées, notamment par Jacky
Mermoud, un retraité passionné
et sans doute le plus connu des
sauveurs de mangrove locale. Il
fait pousser des palétuviers depuis
25 ans et ressuscite des forêts au
Mont-Dore, à Tina et dans d’autres
endroits du Grand Nouméa où ces
arbres aux longues racines ont été
détruits.
Étonnantes découvertes
Dans le reste du pays, la mangrove
se porte relativement bien. Des
scientifiques de l’Institut de
Recherche pour le Développement
(IRD) et de l’Université suivent
de très près son évolution et ses
propriétés. « La Nouvelle-Calédonie
est idéale pour ce type d’étude,
précise un responsable d’équipe
à l’IRD, parce que ses mangroves,
quoique bien conservées (...)
sont néanmoins sujettes à une
pression humaine significative :
déforestation, aquaculture et
exploitation minière.» Son travail
consiste à comprendre le cycle du
carbone de la mangrove la plus
connue du monde : le cœur de
Voh. De quelle façon utilise-t-elle
le carbone ? Combien en rejette-
t-elle ? Quelle est sa capacité de
stockage ?
Les études concernant la mangrove
sont relativement peu nombreuses
à l’échelle mondiale mais bien
souvent, les résultats publiés
sont surprenants et prometteurs.
C’est le cas également à Mayotte,
au large de Madagascar, où
les scientifiques ont découvert
son incroyable capacité de
dépollution. Ils ont introduit, de
façon contrôlée, des eaux usées
parmi les palétuviers puis ils ont retracé les polluants exfiltrés tels
que le phosphore ou l’azote. Les
zones de mangrove recevant les
eaux usées ont une croissance plus
rapide que les autres. Un résultat
auquel personne ne s’attendait.
Au fil des recherches, il s’avère
que la mangrove est un véritable
trésor pour notre planète, surtout
dans un contexte de changement
climatique globalisé.
Source : https://lejournal.cnrs.fr n
Société
Cette année, vous devriez entendre parler des palétuviers. Deux grands intituts
français de recherche ont annoncé que 2015 serait l’Année de la mangrove.
La mangrove :
les chercheurs tirent la sonnette d’alarme
Pour rappel, la mangrove de
Martinique s'étend sur une superficie
d'environ 1800 hectares et représente
environ 6% de l'espace forestier de
l'Ile. Elle se situe principalement au
centre (au Robert, au François, dans
la Baie des Anglais, à la Presqu'île
de la Caravelle) et au Sud de l'île
(Cul-de-sac le Marin, le Diamant). La
plus grande superficie se situe dans
la Baie de Génipa, au fond de la baie
de Fort-de-France (près de 1000 ha).
En savoir plus sur http://www.aujardin.
info/fiches/martinique-mangrove.
php#Ec7GCThBoxjwd3Ge.99 ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 15 mars 2015 / n°498
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Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin à 5h45 sur Martinique 1 ère. L’émission peut se
revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
19
E glisE En M artiniquE
Règlement à l’ordr\qe de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
É glise en Martinique
Boîte Po\btale 586 • \q97 207 FORT DE FRANCE CEDEX
MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 €
Oui, je m’abonne !
Nom : ........................................................................\
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....... Code Postal ....................................................... Ville ........................................................................\
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99.5 - 101.3 et 105,3 mHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
Dimanche 22 mars
La Bible, ce livre méconnu
(Rediffusion)
Connaissons-nous la Bible ? La lisons-nous régulièrement ? Que nous apporte sa lecture et qu’est-ce que nous
y découvrons ?
Dieu m’est témoin s’intéresse cette semaine à la Bible, livre fondamental pour nous chrétiens,
mais livre parfois méconnu.
Le père Elvis Elengabeka sera avec nous en plateau pour répondre à toutes ces questions. Ce spiritain, congolais
d’origine, est professeur d’exégèse du Nouveau testament à la Faculté catholique de Paris ; il anime aussi une
chronique sur Radio Saint-Louis, la radio du diocèse de Fort-de-France en Martinique, où il se rend chaque année.
Nous irons à La Réunion rencontrer Fabrice Patsoumoudou. Cet animateur de groupe biblique et formateur au
sein du diocèse de Saint-Denis ne se sépare jamais de sa Bible et, tel un passeur du Christ, anime des groupes
de réflexion dans les paroisses.
Nous serons connectés avec Huguette Olanor depuis Saint-Claude en Guadeloupe. Responsable du Renouveau
charismatique, elle nous racontera comment elle relit sa vie de tous les jours à la lumière des textes de l’Évangile.
Nous verrons aussi comment en Nouvelle-Calédonie, la traduction de la Bible en langue kanak a permis
aux chrétiens d’avancer dans leur foi, et comment la Bible est devenue pour les Calédoniens un support
d’apprentissage de leur langue.
Dimanche 29 mars
Le jeûne
Le jeûne est-il encore pratiqué aujourd’hui et à quoi sert-il ? Est-ce une obligation pour les chrétiens, et qui sont
les catholiques qui jeûnent aujourd’hui ?
Cette semaine
Dieu m’est témoin s’interroge sur le sens du jeûne. Pourquoi manger moins, se priver, peut-il
devenir une
arme spirituelle ? Et comment devons-nous jeûner ? A travers des témoignages de femmes et
d’hommes engagés, nous découvrirons ou redécouvrirons le jeûne chrétien.
Medias
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Aime et fais ce que tu veux
Ce court précepte t'est donné une fois pour toutes : Aime et fais ce que tu veux.
Si tu te tais, tais-toi par Amour, si tu parles, parle par Amour,
si tu corriges, corrige par Amour,
si tu pardonnes, pardonne par Amour.
Aie au fond du cœur la racine de l'Amour :
de cette racine, rien ne peut sortir de mauvais. Voici ce qu’est l’Amour !
Voici comment s’est manifesté l’Amour de Dieu pour nous : il a envoyé son Fils unique dans le monde,
afin que nous vivions par Lui. Voici ce qu’est l’Amour :
ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu,
c’est Lui qui nous a aimés le premier » (1 Jn 4, 9-10). Ce n’est pas nous qui L’avons aimé les premiers, mais Il nous a aimés, afin que nous L’aimions.
Ainsi soit-il. »
Saint Augustin d’Hippone (354-430)
