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N° 500 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 12 avril 2015
Dimanche de la Divine Miséricorde : Dimanche de la Divine Miséricorde :
Ordination épiscopale de Ordination épiscopale de
Mgr David Macaire

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Editorial
Editorial
Mgr David Macaire
• Lettre aux diocésains de la Martinique
Eglise universelle
• 500 ans de Thérèse d'Avila :le pape François écrit à la famille
carmélitaine
Liturgie
• Parole dominicale
Ordination épiscopale
• L’ordination épiscopale : un événement plein de sens
pour un diocèse
• Le blason épiscopal de Mgr David Macaire, op
• Recevoir l’Indulgence plénière
• Quelques consignes à respecter
Dossier : le mariage chrétien
a-t-il du sens pour toi ?
• Les quatre piliers du mariage chrétien
• Témoignages
Vie du Diocèse
• La tenue vestimentaire à l’église
• Séminaire spirituel Saint-Vincent-
de-Paul
• Retraite de carême du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC)
Médias
numéro
500
S ommaire
E
n ce dimanche 12 avril 2015, l’Eglise universelle célèbre la fête
de la Divine Miséricorde. Dans notre diocèse de Martinique, ce
dimanche sera également marqué par l’ordination épiscopale
de Mgr David Macaire. C’est en effet, le jour « J ». Tout le diocèse
sera en fête pour l’occasion. Jeunes et vieux se réjouiront ensemble au
stade Pierre-Aliker, qui sera paré en conséquence pour accueillir un
tel événement. La sécurité n’étant pas un vain mot, il\
est demandé
à tous de veiller au respect des consignes données par le Comité\
d’organisation.
Avant son ordination, Mgr Macaire a tenu à s’adresser à tous les\
diocésains de Martinique. Une grande mission m’attend, nous dit-il :
Montrer Jésus, toujours et en toute circonstance. C’est d’ailleurs la
devise qu’il a choisie pour son épiscopat. Il nous dévoile é\
galement,
dans cette édition, son blason épiscopal qu’il nous explique de\
façon
détaillée.
L’ordination épiscopale est un événement plein de sens pour un
diocèse. Eglise en Martinique en présente les points forts, et fait un
rappel sur les missions de l’évêque.
Une «maîtresse de prière». C’est ainsi que le Pape déf\
init Sainte
Thérèse d’Avila, dans une lettre écrite à la famille carmélitaine
pour le cinquième centenaire de la naissance de Thérèse. En cet\
te
année de la vie consacrée, elle est présentée comme une guide sûre
et un modèle séduisant du don total à Dieu.
Le Dossier de cette édition est intitulé « Le mariage chréti\
en a-t-il
du sens pour toi ? ». Une introduction sur les quatre piliers du
mariage nous explique qu’aimer à la manière de Dieu, c’est aimer dans
la liberté, la fidélité, la durée et la fécondité. Beaucoup de fidèles ont
été sensibilisés par le thème. Nous n’avons pu malheureus\
ement
transcrire ici toutes les réponses reçues. Merci pour tous ceux qu\
i
font que les débats prennent sens en y participant. Les témoignage\
s
sont très édifiants... et sont lus par un grand nombre.
C’est ainsi qu’à la demande de nombreux fidèles, soucieux du\
respect de nos églises, nous avons sollicité le père Catayée pour
nous sensibiliser sur la tenue vestimentaire à adopter dans l’é\
glise.
Dans cette octave de Pâques, croyons en Jésus ressuscité et re\
ndons
grâce pour le nouveau pasteur que l’Église nous donne au nom du\
Seigneur. Prions et demandons à Dieu que, sous sa conduite, l’Église
de Martinique soit une Église humble, fidèle, fraternelle et fervente.
Justine Lordinot n
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DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
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numéro
500
SS
N° 500 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 12 avril 2015
Dimanche de la Divine Miséricorde : Dimanche de la Divine Miséricorde : Ordination épiscopale de Ordination épiscopale de Mgr David Macaire
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Lettre aux diocésains de la Martinique
Bien chers Frères et Sœurs,
D
epuis quelques années,
lorsque, atteint par la limite
d’âge, Mgr Méranville
avait présenté sa démission, nous
savions qu’un nouvel Archevêque
allait être donné à notre Eglise
en Martinique. L’attente a
été longue. Moi-même, de la
métropole où je suis parti en
mission il y a près de vingt et un
ans, je priais souvent pour cette
nomination. Je ne me doutais pas
de la surprise qui m’attendait.
Mais voilà, sa rivé mwen : le Saint-
Père m’a appelé à cette charge
auprès de vous et j’ai accepté
dans la foi ce retour au pays,
qui n’est pas un retour à la case
départ !
Mes vingt et un ans d’apostolat
métropolitain ne me laissent
pas indemne. J’en sors avec
une immense action de grâce
pour la beauté et la diversité de
notre Eglise catholique. Nous
nous plaignons souvent, mais
notre Eglise catholique est belle
et vivante. Dans les diocèses
de France et des pays où le
Seigneur a guidé mes pas, j’ai
vu de belles choses et, par-dessus
tout, une Charité en acte. En
quittant la Martinique, je pensais
tout perdre pour Jésus, mais Il
m’a donné au centuple loin
de chez moi, de mes amis, de
ma famille. Il m’a tant donné !
Je pense en particulier à mes
frères Dominicains (Ordre de
saint Dominique) qui m’ont
façonné par la vie fraternelle,
l’étude, la prédication et la prière
liturgique…
J’ai aussi découvert la puissante
vitalité de notre foi antillaise.
Frères et sœurs, je vous le dis
dans le nom de Jésus : le Père
nous appelle, l’Eglise compte
sur nous et le monde nous
attend ! Quand nous donnons,
sans complexe, le meilleur de
l’âme antillaise, quand nous ne
nous enfermons pas sur nous-
mêmes et que nous ouvrons aux
autres notre culture pétrie de
l’Evangile, bref, quand « nous
sommes ce que nous devons être :
nous pouvons mettre le feu au
monde entier (1)». Je crois que le
Seigneur m’envoie parmi vous
pour allumer ce feu ! Pour le
rallumer là où il est éteint, pour
le raviver là où il s’est diminué,
pour le maintenir là où il brille
déjà. Etes-vous partants ?
Je voudrais rendre hommage à
tous ceux qui œuvrent déjà dans
notre diocèse pour que le Feu de
l’Esprit, non seulement guérisse
notre peuple, mais en fasse un
témoin devant toutes les nations.
Que le Seigneur soit béni pour
les fidèles – hommes, femmes,
jeunes, enfants – qui l’ont choisi
et cheminent dans sa Lumière !
Que le Seigneur soit loué pour les
consacrés, religieux et religieuses
qui, en Martinique, témoignent
que la folie de l’Evangile est plus
sage que la sagesse des hommes !
Que le Seigneur soit exalté pour
les prêtres qui, chaque jour, avec
fidélité, sanctifient son peuple
dans la grâce, malgré les faiblesses
et les adversités ! Que le Seigneur
soit glorifié pour le ministère de
Mgr Michel Méranville qui prend
une autre tournure après des
années au service du Peuple de
Dieu !
Quant à moi, je vous écris depuis
l’avion qui me ramène vers vous
au pays. Je sais qu’une grande
mission m’attend : « montrer
Jésus » toujours et en toute
circonstance. Le Seigneur, qui
connaît mes faiblesses et mes
limites, m’a choisi pour remplir
cette tâche…
Ce qui me rassure, c’est que cette
mission est aussi la vôtre… (zot
pri an sa !).
Ce qui me rassure, c’est que
cette mission est portée par
l’intercession de Notre-Dame
de la Délivrande qui n’a jamais
abandonné ceux qui se sont
tournés vers elle.
Ce qui me rassure, c’est que
notre secours est dans le Nom
du Seigneur qui a fait le ciel et
la terre.
Bien-aimés du Seigneur, fidèles
catholiques, fidèles des autres
confessions chrétiennes, femmes
et hommes de bonne volonté,
quelle que soit votre croyance,
mes filles et mes fils, recevez, le
cœur grand ouvert, la bénédic-
tion que le Seigneur m’envoie
vous donner, Lui qui est Père, Fils
et Esprit-Saint. Amen !
Frère David Macaire, op
Archevêque nommé de la Martinique n
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du 12 avril 2015 / n°500
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(1) Saint Jean Paul II aux JMJ de l’an
2000 (Citation d’une lettre de sainte
Catherine de Sienne)
Mgr David Macaire

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Eglise universelle
500 ans de Thérèse d'Avila :
le pape François écrit à la famille carmélitaine
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 12 avril 2015 / n°500
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Le pape François a écrit une lettre au préposé général des Carmes déchaux, le
père Saverio Cannistrà, à l'occasion du cinquième centenaire\
de la naissance de
Sainte Thérèse d'Avila. Dans cette lettre qui s'adresse plus largement à toute la
famille thérésienne, le Pape s'unit à l'action de grâce de toute la famille carmélitaine,
religieuses, religieux et séculiers, pour le charisme de cette femme exceptionnelle.
F
aisant remarquer que cet
anniversaire coïncide avec
l'Année de la Vie consacrée, il
présente Thérèse d'Avila comme
une
guide sûre et un modèle séduisant
de don total à Dieu
. Il appelle à
redécouvrir
l'étincelle inspiratrice ,
qui a donné l'impulsion décisive
pour la fondation des premières
communautés carmélites inspirées
par la mystique espagnole,
réformatrice d'un Ordre dont les
origines remontent au XIII
ème siècle
en Palestine, lorsque des frères
avaient fondé, sur le Mont Carmel,
une communauté d'ermites.
Le témoignage de sa consécration,
née directement de la rencontre avec
le Christ, son expérience de prière,
comme dialogue continu avec Dieu, et
sa vie communautaire enracinée dans
la maternité de l'Église, continuent
à nous faire tellement de bien !
s'enthousiasme le pape François.
C'est comme une
maîtresse de prière
que le Saint-Père définit Thérèse
d'Avila, qui ne considérait pas la
prière comme « reservée uniquement
à un espace ou à un moment de la
journée ; elle surgissait spontanément
dans les occasions les plus diverses.
Elle était convaincue de la valeur
de la prière continue, bien que pas
toujours parfaite, précise le pape
François. La Sainte nous demande
d'être persévérants, fidèles, aussi
au milieu de l'aridité, des difficultés
personnelles ou des nécessités
pressantes qui nous appellent. Pour
rénover aujourd'hui la vie consacrée,
Thérèse nous a laissé un grand trésor,
plein de propositions concrètes, de voies et de méthodes pour prier, qui
loin de nous enfermer en nous-mêmes,
ou de nous conduire seulement à un
équilibre intérieur, nous font repartir
toujours de Jésus et constituent une
école authentique pour grandir dans
l'amour vers Dieu et vers le prochain.
Le pape insiste sur son admiration
personnelle pour Thérèse d'Avila,
d'une modernité toujours surpre-
nante avec cinq siècles de distance.
« Face aux graves problèmes de son
temps, elle ne s'est pas limitée à être une
spectatrice de la réalité qui l'entourait.
Dans sa condition de femme et avec
ses difficultés de santé, elle avait
décidé, disait-elle, "de faire ce peu qui
dépendait de moi, c'est-à-dire de suivre
les conseils évangéliques avec toute la
perfection possible, et de faire en sorte
que ces quelques sœurs qui sont ici,
fassent de même", en faisant en sorte
de ne pas se perdre "dans des choses
de peu d'importance" alors que "le
monde est en flammes", écrit le Pape
en citant l'une des œuvres majeures
de Thérèse, Le Chemin de perfection.
Autre caractéristique appréciée par
le pape François : Sainte Thérèse
savait que ni la prière, ni la mission
ne peuvent se soutenir sans une
authentique vie communautaire.
Pour cela, le fondement qu'elle a
posé dans ses monastères était la
fraternité. Ici nous devons toutes
nous aimer, nous vouloir du bien, et
nous aider réciproquement, écrivait
Thérèse, qui appelait à l'humilité
afin de surmonter les conflits et les
jalousies.
Les communautés thérésiennes
sont donc appelées à devenir des
maisons de communion, capables de
témoigner de l'amour fraternel et de
la maternité de l'Eglise, en présentant
au Seigneur les difficultés du monde,
lacéré par les divisions et les guerres,
conclut le Pape, remerciant toute la
famille carmélitaine, qui doit faire
transparaître
la joie et la beauté de
vivre l'Évangile.
Source : Radio Vatican, 28/03/15 n
Le père Saverio Cannistrà avec le pape François, le 26 mars - O\
SS_ROM

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L a P arole D ominicale
Dimanche 12 avril 2015
2 ème dimanche de Pâques - Année B
Actes 4,32-35 • Psaume 117 • 1 Jean 5,1-6 • Jean 20,19-31
E
n ce deuxième dimanche de
Pâques, l’Eglise nous offre
à célébrer la Miséricorde
Divine. Pour nous introduire à
ce mystère manifesté avec puis-
sance dans la mort-résurrection
du Christ, la liturgie nous fait
entendre le récit de la première
apparition du ressuscité à ses dis-
ciples.
La Paix soit avec vous. Telles sont
les premières paroles qu’il adresse
aux siens, reclus dans la maison
par peur des juifs. Oui, avant tout
échange, il leur donne la paix, sa
paix qu’il leur avait promis peu de
temps avant son arrestation (Cf. Jn
14,27). Comme un premier fruit
de la résurrection, la paix rejoint
le cœur alourdi par la peur et le
péché, et l’introduit dans une
douce intimité avec le Seigneur.
Intimité confiante, où le disciple
établit un lien d’un autre ordre
avec le Seigneur glorifié.
Il est surprenant de noter
qu’ensuite, le Seigneur montre
d’emblée ses plaies aux disciples,
sans aucune demande de leur
part. Surprenant parce que huit
jours plus tard, il reprochera
à Thomas d’avoir besoin de
voir pour croire. Qu’est-ce à
dire ? N’allons évidemment pas
imaginer un traitement inégal
entre les disciples. Par contre,
nous pouvons nous demander
s’il ne s’agit pas plutôt d’une
esquisse du mode de transmission
de la foi qui nous rejoint encore
aujourd’hui. En effet, notre foi, à
nous Martiniquais, est basée sur le
témoignage de témoins oculaires
des évènements de l’époque. C’est
dans cet acte de foi que Thomas
était invité à entrer. Ne pas vouloir
nécessairement voir comme les
autres pour croire, mais s’appuyer
sur leur témoignage. Qu’importe,
le ressuscité le rejoint là où il en
est pour l’encourager à une vraie
confession :
Mon Seigneur et mon
Dieu !
Notons que cette seconde
apparition de Jésus se produit huit
jours après la première, donc à
nouveau un dimanche, jour de la
résurrection, qui deviendra le jour
par excellence du culte chrétien,
le jour du Seigneur. Comme pour
nous souligner que ce jour du
Seigneur, où la communauté se
rassemble pour commémorer le
sacrifice de notre Salut, est le jour
privilégié où Dieu manifeste sa
Miséricorde. Il prend l’initiative
de venir à notre rencontre dans
nos retranchements, il assume nos
manques de foi pour nous faire
grandir. Enfin, animés de sa paix, le Christ
envoie ses apôtres, comme le Père
l’a envoyé, afin de témoigner qu’il
est ressuscité. Recevez l’Esprit-
Saint. Comme le souffle créateur a
donné la vie à Adam, maintenant
le souffle du Fils donne l’Esprit-
Saint aux apôtres pour continuer
son œuvre de Rédemption. C’est
là, au cœur de cette expérience
pascale, que l’Eglise puise son être
missionnaire, qui sera déployé au
jour de la Pentecôte. Comme le
soulignent les Pères du concile
Vatican II, elle continue l’œuvre
de Rédemption du Christ , par
sa prédication, son témoignage,
la dispense des sacrements,
particulièrement l’Eucharistie et
la Réconciliation.
Qu’en cette fête de la Miséricorde
divine, le Ressuscité ravive en nous
la foi et l’urgence de la mission.
Et puissions-nous discerner dans
l’ordination épiscopale de notre
nouvel archevêque, Mgr Macaire,
que nous vivrons aujourd’hui, un
véritable fruit pascal. En effet,
l’évêque, en communion avec le
Pape et le collège des évêques,
est le garant sur son diocèse, de la
foi catholique reçue des apôtres,
ces témoins oculaires de notre
Salut. Souhaitons-lui alors d’être
un héraut de cette foi catholique,
et que par son ministère il puisse
nous montrer Jésus, le Ressuscité,
afin d’être restaurés par sa
Miséricorde.
P. Olivier Lucenay
Vicaire des paroisses Saint-Christophe et Sainte-Thérèse
n
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Dossier : Ordination épiscopale
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L
e catéchisme de l’Église
catholique précise que
L’ordination épiscopale
confère la plénitude du sacrement
de l’ordre. Elle fait de l’évêque le
successeur légitime des Apôtres et
l’intègre au Collège épiscopal, lui
faisant partager, avec le Pape et
les autres évêques, la sollicitude
pour toutes les Églises. Elle donne
mission d’enseigner, de sanctifier
et de gouverner
. Au cours de la
liturgie d’ordination, des éléments
le signifient.
Lecture de la « bulle papale »
(ou Lettre apostolique)
Elle intervient au début de la
célébration, après le mot d’accueil
et la présentation de l’ordinand. Elle
atteste que l’ordinand est appelé à la
fonction épiscopale par le Saint-Père.
En effet, pour recevoir l’ordination
épiscopale hors des murs de Rome,
il faut avoir reçu la « bulle », qui est
un document, originellement scellé,
par lequel le Pape pose un acte
juridique important (année sainte,
nomination épiscopale, convocation
d’un concile, canonisation…).
Litanie des saints
Pour accueillir son nouveau
pasteur, l’Église prie de façon
particulièrement intense en une
grande supplication litanique
chantée, dans laquelle elle invoque
les saints. L’ordinand est allongé.
Imposition des mains et prière
d’ordination
C’est l’imposition des mains et la
prière consécratoire qui forment
l’élément essentiel de l’ordination,
et qui sont au cœur du sacrement.
Dieu présent, agit par l’Esprit-
Saint pour faire de l’ordinand le
successeur légitime des Apôtres.
Il était prêtre, il devient évêque.
L’évêque célébrant principal
prononce la prière d’ordination au
nom de tous les évêques présents.
Par l’imposition des mains des
évêques et la prière d’ordination,
l’ordinand reçoit une effusion
spéciale de l’Esprit-Saint et de ses
dons : Et maintenant, Seigneur,
répands sur celui que tu as choisi
la force qui vient de toi, l’Esprit
souverain que tu as donné à ton Fils
bien-aimé, Jésus Christ, l’Esprit qu’il
a lui-même communiqué aux saints
Apôtres qui établirent l’Église en
chaque lieu comme ton sanctuaire,
à la louange incessante et à la gloire
de ton nom.
L’Evangéliaire ouvert est posé sur
la tête de l’ordinand pour signifier
qu’il est ordonné au nom de
l’Evangile, qu’il le reçoit pour le
porter aux autres.
Onction de saint chrême
pour signifier la participation au
sacerdoce du Christ : A genoux,
l’ordinand reçoit l’onction de saint
chrême. L’Evêque est un consacré
par l’Esprit-Saint, associé au Christ
souverain prêtre. Comme pour la
confirmation ou le sacrement de
l’Ordre, l’onction avec cette huile
parfumée montre le caractère
ineffaçable de l’ordination
épiscopale, qui engage totalement
celui qui la reçoit.
Remise de l’évangéliaire :
rappelle que l’annonce de l’Evangile
est la charge principale de l’évêque.
L’évêque doit accueillir et annoncer
la Bonne Nouvelle.
Remise au nouvel évêque des
insignes de sa charge :
- L’anneau : signifie la fidélité envers
l’Église ; l’évêque a contracté des
épousailles sacrées avec l’Eglise.
Recevez cet anneau, symbole de
fidélité : gardez dans la pureté de
la foi l’épouse de Dieu, la sainte
Eglise.
L’ordination épiscopale :
un événement plein de sens pour un diocèse
L’ordination épiscopale est un sacrement célébré au sein d\
e la communauté vers laquelle
l’évêque est envoyé, et plus largement au sein de l’Ég\
lise, peuple de Dieu, pour laquelle il
est configuré au Christ. Nous serons ce peuple de Dieu, ce dimanche 1\
2 avril 2015, au
stade Pierre-Aliker de Dillon, pour entourer Mgr David Macaire, lors de \
son ordination
présidée par Son Eminence le Cardinal Chibly Langlois. A cette occasion, Eglise en
Martinique rappelle le rituel d’une ordination épiscopale et la charge d’\
un évêque.

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L’évêque est considéré par l’Église catholique comme\
successeur des apôtres,
et à ce titre, il est Docteur de la foi, chargé de l’enseigner \
et de la transmettre
avec fidélité. Il exerce ses fonctions spirituelles au sein d’u\
ne circonscription
appelée diocèse. Il y réside dans la ville où se trouve sa c\
athédrale ; cette ville
et sa demeure épiscopale sont appelées évêché.
La mission de l’Evêque
L
’Evêque remplit, auprès
des fidèles de son diocèse,
la mission confiée par Jésus
Christ à son Eglise, à savoir :
ENSEIGNER la foi de l’Eglise…
garantir et authentifier cette foi,
veiller à ce qu’elle soit fidèle à la
Parole et au Message du Christ,
transmis et vécu au long des
siècles. Il remplit cette mission
par sa propre prédication, par les
textes et messages qu’il adresse
aux chrétiens, et par tous ceux
qu’il associe à sa tâche (prêtres,
catéchistes, etc.).
SANCTIFIER son Eglise par la
célébration de l’Eucharistie et des
autres sacrements, par lui-même
et par les prêtres et diacres, ses
collaborateurs ; il doit ainsi veiller
à l’exercice du culte et à la vie
sacramentelle.
GOUVERNER : vivre l’unité avec
l’Eglise universelle, et garder
dans l’unité le peuple chrétien
du diocèse. Gardien de l’unité et
gardien de la mission, il veille à la
communion au sein de son Eglise ; il
veille à ce qu’elle demeure tournée
vers l’ensemble des habitants de ce
diocèse pour leur porter la Bonne
Nouvelle du salut en Jésus-Christ.
L’évêque est l’incarnation de son
Eglise, assisté par les prêtres et
les diacres, il préside à toutes
les assemblées et dispense aux
croyants les sacrements de la foi,
il guide le peuple de Dieu, enfin, il
donne à de nouveaux membres par
le presbytérat et le diaconat, une
charge de porter l’Evangile à tous.
Ses plus proches collaborateurs
sont le vicaire général et les
vicaires épiscopaux. L’évêque est
également assisté de conseils
presbytéraux.
Il y a des sacrements que seuls les
évêques peuvent pratiquer :
- La confirmation (déléguée
parfois aux prêtres diocésains,
mais l’onction est effectuée
avec l’huile chrismale bénie par
l’évêque)
- Le sacrement de l’ordre : ordina
-
tion diaconale et presbytérale,
consécration épiscopale
L’évêque choisit une devise
épiscopale.
Le diocèse a donc besoin d’un
évêque, pour que les chrétiens se
souviennent :
- qu’ils sont des appelés, des
convoqués, que Dieu, le premier,
a aimé ;
- que l’amour de Dieu est catho-
lique (universel) et que leur
diocèse est catholique par sa
relation avec les autres Eglises
de Dieu, et en particulier avec
l’Eglise de Rome ;
- que l’amour de Dieu, manifesté
en Jésus Christ et en ceux qu’il
a envoyés, les apôtres, est un
amour fidèle : par l’évêque,
successeur des apôtres, les
chrétiens sont reliés à l’Eglise
de Jésus-Christ fondée sur les
douze apôtres.
L’évêque est donc un
Veilleur, un
Eveilleur : Il veille et éveille les
chrétiens pour qu’ils vivent de la
foi, dans l’espérance et la charité. n
- la mitre : la recherche d’une vie
sainte.
- Le nouvel évêque reçoit la
mitre comme une monition à
s’employer pour que resplendisse
en lui l’éclat de la sainteté , selon
le Pontifical romain, afin qu’il soit
digne de recevoir la couronne de
gloire qui ne se flétrit pas quand
se manifestera le Christ.
- La crosse (le bâton pastoral) :
la charge de gouverner l’Église
diocésaine qui lui est confiée. C’est
le signe de l’autorité qui revient à
l’évêque dans l’accomplissement
de son devoir qui est de prendre
soin de son troupeau.
- Ce signe s’inscrit aussi dans la
perspective de la sollicitude en
vue de la sainteté du peuple de
Dieu. C’est le pasteur qui doit
marcher en tête afin de donner
sa vie pour ses brebis ; c’est lui qui
doit être le premier à se sacrifier
et à se donner.
Enfin le baiser fraternel des
évêques présents marque l’entrée
du nouvel évêque dans le corps
épiscopal.
Source : Conférence des Evêques de
France
n

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Dossier : Ordination épiscopale
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Le blason est celui de l’Ordre
des Prêcheurs, l’Ordre auquel
appartient l’Archevêque.
Le serpent fait référence à
l’emblème de la Martinique
frappé de quatre serpents.
La colombe est le symbole de
l’Esprit-Saint qui guide l’action des
apôtres et de leurs successeurs
dans le gouvernement de la vie
charismatique de l’Eglise.
La colombe tient en son bec un
rameau d’olivier en signe de la
Paix du Christ que proclament les
évêques en saluant l’Eglise : « La
Paix soit avec vous ! ».
La colombe et le serpent
représentent la lutte entre le
bien et le mal dans la vie du
chrétien, mais aussi ce verset
de l’Evangile qui doit conduire
le gouvernement pastoral
« au
milieu des loups ; montrez-
vous donc prudents comme les
serpents et candides comme les
colombes »
(Mt. 10,16). Ils sont
donc signes de la prudence et de
la candeur.
Le revers de la Médaille
Miraculeuse est en or, symbole
de la surbrillance de la Vierge
Marie sur toute chose. Ce
revers représente la Foi de
l’Eglise qui est celle de la Vierge
Marie (le « M »), la Makaria
(la Bienheureuse) qui ne veut
connaître rien d’autre que le
Christ (prière de saint Thomas
d’Aquin
« nisi te Domine » ) et
le Christ crucifié (cf. 1 Co 2,2) (la
Croix), l’Espérance du ciel (les
douze étoiles) et enfin, l’Amour
du Cœur Immaculée de Marie
(fête de l’ordination presbytérale
de l’Archevêque le 23 Juin 2001)
et du Cœur Miséricordieux de
Celui qui a donné sa vie pour le
monde.
JESUM OSTENDE : La
devise du nouvel évêque, tirée
de l’antique antienne du
Salve
Regina chanté tous les soirs
dans l’Ordre Dominicain, supplie
Marie, la Mère de Miséricorde,
de
Montrer Jésus le fruit béni
de ses entrailles aux hommes
exilés dans cette vallée de
larmes. « Montre Jésus », c’est
aussi un mot d’ordre pastoral qui
s’adresse à l’évêque lui-même,
aux prêtres, aux consacrés, à tous
les fidèles personnellement et à
l’Eglise tout entière.
n
Le blason épiscopal
de Mgr David Macaire, op
Blason d'argent, chapé de sable ;
l’argent chargé du revers de la médaille miraculeuse d'or ;
la chape dextre à la bisce d'argent ;
la chape senestre à la colombe tenant en son bec
un rameau d'olivier, le tout d’argent.
En dessous de l'écu, le pallium.
En pal derrière l’écu, la croix de l’Ordre des Prêcheurs.\
En cimier, le chapeau d’archevêque.
Le blason est l’emblème de l’évêque, qui l’utilise dan\
s les en-têtes de lettres, les
documents et autres publications officielles. Il consiste en un écusson portant
les symboles qui représentent la personne pour laquelle il a été\
conçu. Tout
autour, certains éléments révèlent sa dignité, son rang, son titre, \
sa juridiction et
autres. Généralement, une « bannière », sur laquelle une \
devise (ou un principe)
est inscrite, figure au bas de l’écusson.
L’écusson de chaque évêque est unique. Les symboles qui y app\
araissent se
réfèrent à toutes sortes d’éléments qui ont influencé sa vie : il peut s’agir \
de
références à des personnes, à des communautés, à des l\
ieux et à des événements
qui ont une influence sur son leadership spirituel.
Quelques explications

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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 12 avril 2015 / n°500
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Chaque année dans la nuit de Pâques, chacun renouvelle les promess\
es de son
baptême. Avec le Carême, et les jours saints, nous sommes invités à redon\
ner
à notre vie baptismale tout son éclat, à l’image du vêtem\
ent blanc qui en est
le signe liturgique.
Recevoir l’Indulgence plénière
L
e dimanche de la Miséricorde
nous a été donné par saint
Jean Paul II et sainte Faustine
en est l’enseignante. Elle nous
donne le moyen de développer en
nous la connaissance de ce mystère,
par ce chapelet de la Miséricorde,
qui se répand de plus en plus dans
les paroisses.
Ce 12 avril 2015 sera aussi celui
de l’ordination épiscopale de
Mgr David Macaire.
Nous avons donc au moins trois
raisons de vivre intensément ces
journées qui nous séparent de ce
moment :
- La Joie Pascale déployée dans
tout l’octave, centre de gravité
de l’année liturgique, de la vie
chrétienne ;
- Le dimanche de la Miséricorde
qui oriente ce grand mystère
de Pâques partout où la misère
humaine attend une parole
de réconciliation, d’encoura-
gement ;
- L’ordination d’un nouvel Evêque,
évènement qui dit à l’Eglise, à
l’humanité entière, à quel point
ce Dieu de Miséricorde, Dieu
Sauveur, ne se lasse pas d’être
fidèle, présent, agissant, proche
de tous.
Que devons-nous faire, en définitive,
pour bien nous préparer, c’est-
à-dire pour cueillir tous les fruits
d’un tel Dimanche ? Et donc pour
«obtenir l’indulgence plénière », en
recueillir les fruits, être bien disposés
à la grâce de cette journée, pour
ceux qui accueillent, ou veulent
encourager, ce nouveau Pasteur
de l’Eglise, ce nouvel Archevêque
de Fort-de-France ?
Les Indulgences font souvent
causer, elles ont l’air compliquées…
Alors qu’elles devraient simplement
nous faire saisir que les efforts
quotidiens ne sont pas vains, pour
autant qu’ils s’inscrivent dans un
désir sincère de changer notre vie,
de la rendre plus évangélique. Au
fond, nous ne sommes jamais seuls
dans nos combats intérieurs, et les
Indulgences en sont une marque
sensible. Nous savons à quel point
notre mal, celui que nous faisons
ou que nous subissons, laisse des
traces. Et nous devons savoir mieux
encore, mais cela n’apparaît pas
toujours, que le Bien ne laisse
ni notre vie, ni la vie du monde,
indifférents, inchangés. Et lorsque
ce Bien est à l’unisson de Jésus
donné en Sacrifice sur la Croix,
alors il devient puissance de Salut.
Les Indulgences, ce sont les pépites
et les pierres précieuses du grand
trésor de Grâces, que l’Eglise a la
Mission d’offrir au Monde, pour
donner à nos actes de préparation
spirituelle, de pénitence, toute leur
signification, toute leur portée, en
nous et autour de nous.
En pratique, l’Eglise nous
propose toujours plusieurs
axes de préparation, plusieurs
éléments nécessaires pour recevoir
l’Indulgence Plénière et en faire
profiter les autres, notamment
ceux qui seront loin, ou dans
l’impossibilité de se Confesser et/
ou de Communier, notamment
aussi les défunts : on peut les
résumer de cette manière …
- Se confesser, recevoir le Sacrement
de Réconciliation,
- Ainsi, le cœur libre de tout
péché, réciter le Credo, le
Notre Père, l’invocation « Jésus
Miséricordieux, j'ai confiance en
toi» devant le Saint Sacrement
exposé, et/ou participer à la
Sainte Messe et Communier,
notamment le jour même de la
Miséricorde, avec une intention
particulière pour l’Eglise de
Dieu qui est en Martinique et
dans les Antilles, et son nouvel
Archevêque Métropolitain, et uni
aux intentions du Saint-Père,
- Faire un acte de charité, d’attention
aux frères les plus fragilisés.
Le tout au cœur de cette
Neuvaine de la Miséricorde, avec
une intention quotidienne pour
la Martinique, les Antilles, et
Mgr David Macaire, et uni aux
intentions du Saint-Père.
Inspiré du texte
de père Sébastien Vauvillier
Prêtre du diocèse de Toulouse
n

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Dossier : Ordination épiscopale
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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Le stade mis à notre disposition
étant un lieu public de
rassemblement, des règles
s’imposent à nous pour son
utilisation. Merci de bien vouloir
suivre les instructions suivantes :
- Ne pas venir avant 11h, heure d’ouverture des portes du stade
au public ; la fête diocésaine de
la Divine Miséricorde commence
à 12h55.
- Manger avant de venir au stade,
il n’y aura ni buffet, ni buvette.
- Prévoir une bouteille d’eau en plastique et une petite collation
(emballage en verre et métal
interdits, pistaches interdites) ;
se munir d’un chapeau ou d’une
casquette.
- Privilégier le transport en car
organisé par paroisse ; pour
ceux qui viendront en voiture,
choisir autant que possible le
covoiturage.
- L’entrée du stade se fait par le
côté marché de gros pour les
paroisses et les fidèles.
- Ne pas venir en chaussures à
talons, mais en chaussures plates.
- porter un haut à la couleur du
secteur de sa paroisse (Nord
Caraïbe : bleu ; Nord Atlantique :
jaune ou orange ; Centre : rouge ;
Sud : blanc ou vert).
- Respecter la signalétique, les codes couleur et les secteurs
fixés dans les tribunes et sur la
pelouse.
- Ne pas apporter de chaises
pliantes ou autres.
- N’apporter aucun objet conton-
dant (couteaux, ciseaux, etc.) ; se
prêter de bonne grâce à la fouille
opérée à l’entrée.
- Utiliser les toilettes du stade et respecter leur propreté.
- Utiliser les sacs poubelles
positionnés sur le site pour se
débarrasser de tous déchets.
- Respecter les consignes de
sécurité et les recommandations
du service d’accueil.
- Ne pas se déplacer pour
prendre des photos pendant la
cérémonie.
- Les personnes à mobilité réduite
passeront par l’entrée Dillon,
avec les délégations officielles
(religieuses et civiles), où elles
seront accueillies et accompagnées
à l’espace qui leur est réservé.
Le Comité d’organisation n
Autres informations
Retransmission de la célébration en direct en radio et télévision :
12h55 : Radio Saint-Louis et sa webtv dès 12h55,
15h : Martinique 1
ère TV et radio (relayée par Guadeloupe 1 ère et Guyane 1 ère)
Espace librairie :
Les librairies catholiques, partenaires de l’Archevêché, proposeront un espace Livres, CD, DVD, etc. Vous y
trouverez en particulier les livres indispensables pour connaître notre diocèse : Le Père Gaston Jean-Michel,
Témoin de l’Evangile , aux éditions La Thune et Histoire du Diocèse de la Martinique , aux éditions du Signe.
Quelques consignes à respecter
Pour le bon déroulement de la célébration diocésaine du dimanche 12 avril 2015, au Stade Pierre-Aliker

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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 12 avril 2015 / n°500
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Dossier : Le mariage chrétien a-t-il du sens pour toi ?
Le mariage est l’alliance entre un homme et une femme unis par un mê\
me amour.
Dans cette alliance se révèle l’histoire des alliances entre Di\
eu et l’humanité,
scellée dans l’amour du Christ qui a donné sa vie pour nous. Le\
sacrement de
mariage sanctifie l´union d´un homme et d´une femme et situe l´\
amour des époux
au cœur de l´amour de Dieu pour l´humanité.
Aimer à la manière de Dieu, c’est aimer dans la liberté, la \
fidélité, la durée, la fécondité
Les quatre piliers du mariage chrétien
Liberté :
La parole qui rend libre
«Vous allez vous engager l’un
envers l’autre, est-ce librement et
sans contrainte ?»
La liberté n’est pas seulement
dans le choix du conjoint, mais
aussi dans le choix de s’engager
dans le mariage. Elle implique une
maturité psychologique sociale et
morale en vue d’assumer ses actes.
C’est une invitation à faire place à
l’autre tel qu’il est vraiment.
La véritable liberté est un équilibre
difficile à trouver, un patient effort
d’attention mutuelle afin que
chacun trouve son épanouissement,
sans que l’autre en soit pénalisé.
C’est le travail de toute une vie de
trouver sa véritable liberté dans le
respect de celle de l’autre.
Plus on est libre, plus on s’aime ;
plus on s’aime, plus on est libre.
Il est surtout liberté de référer sa
vie conjugale à l’Evangile, et de la
vivre en Eglise. Cette liberté-là n’est
jamais acquise une fois pour toute.
Elle est invitation, chemin.
Dieu est libre et il aime
gratuitement.
Indissolubilité :
S’engager pour la vie
« Je te reçois comme époux(se,)
pour nous soutenir l’un l’autre,
tout au long de notre vie»
« Tu veux maintenant qu’ils
construisent un foyer, qu’ils
cherchent à s’aimer chaque jour
davantage, et suivent l’exemple du
Christ, lui qui a aim? les hommes
jusqu?? mourir sur une croix ?.
Dieu s?engage jusqu?au bout en
son fils sur la croix, c?est un exemple
? suivre.
Le mariage est un pacte d?alliance,
? l?image de l?union de Dieu avec
l?humanit?, et du Christ avec
l?Eglise. A l?image de J?sus qui
a aim? jusqu?au bout, jusqu??
donner sa vie.
L?indissolubilit?, c?est un lien sacr?,
o? Dieu s?engage, que l?homme ne
peut d?truire. Il nous est donn?
pour soutenir la fid?lit? des ?poux.
Durer toujours, c?est une
esp?rance. ?Oser partager sa
vie avec quelqu?un, c?est miser
ensemble sur l?avenir, et sur Dieu?.
« Ce que Dieu a uni, que l’homme
ne le sépare pas »
Mat. 19-6.
Fidélité :
Construire une histoire
« Je te reçois et je me donne à toi
pour t’aimer fidèlement dans le
bonheur et dans les épreuves »
Choisir un conjoint c’est renoncer
à tous les autres possibles.
La parole donnée le jour du mariage
engage à vivre en responsabilité
l’un de l’autre. Elle implique la
reconnaissance des forces et des
fragilités de chacun.
La fidélité se construit dans le
dialogue, et donne à l’amour
profondeur et intensité.
Elle intègre le pardon et permet
ainsi la durée.
La fidélité, ce peut être aussi
d’aider l’autre à se réaliser (pas
n?cessairement selon mes propres
projets ou images). Car aimer, c?est
aimer l?autre diff?rent de moi?
mais, ?galement diff?rent de
l?image que je me fais de lui.
La fidélité de Dieu nous rend
capables d’être fidèles.
Fécondité :
Se marier pour créer
«Dans le foyer que vous allez fonder,
acceptez-vous la responsabilité
d’époux et de parents ?»
L’amour est de soi fécond : « Le
premier enfant du couple, c’est le
couple lui-même » (D. Sonet). C’est
la communauté d’amour qu’il est
capable de construire. C’est laisser
rayonner son bonheur.
L’amour veut se partager : Donner
la vie, mettre au monde des enfants,
c’est le vœu de l’amour. L’enfant
est un don de Dieu, il a besoin
d’être accueilli, aimé, soutenu. Il
a aussi besoin qu’on lui montre le
chemin que Dieu l’invite à prendre
dans l’Eglise.
L’amour aspire à s’ouvrir à tous les
autres : La cité, l’Eglise, le monde sont
des chantiers dans lesquels l’amour
est à l’œuvre pour les transformer.
Nous sommes coopérateurs de
l’amour de Dieu Créateur.
« Soyons féconds, multipliez-
vous, remplissez la terre et
soumettez-la » Gen 1,28.
Source : Conférence des Evêques
de France
n

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Dossier : Le mariage chrétien a-t-il du sens pour toi ?
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Témoignages…
Eliane et Christian
Flavien
Si l’amour a été la
première motivation de
notre union, c’est bien
notre baptême et notre vie
chrétienne qui nous ont conduits
vers le Sacrement de Mariage. C’est dire
combien cela avait du sens pour nous !
Au fil des années, nous avons compris que
l’amour humain est un sac vide, qu’il faut
remplir petit à petit de l’amour excessif de
Dieu.
Le Sacrement nous a aidés à avoir un cœur
de couple, c’est-à-dire vaincre notre cœur de
célibataires, pour comprendre que nous ne
pouvons être un, que dans l’autre, pour Lui
et en Lui.
Il nous a donné également : un cœur de
famille, en accueillant nos enfants, fruits de
notre amour, mais, Il a aussi ouvert notre
cœur à l’engagement envers la grande famille
humaine pour répondre aux appels du service.
Face aux évènements de la vie, ce sacrement
nous a permis, non seulement de tenir bon,
mais de tenir à deux.
Aujourd’hui, après quarante-sept ans de vie
conjugale, nous rendons grâce à Dieu pour
ce bonheur.
Mais comment cela est-il toujours possible ?
Oui, nous y croyons, à la condition de garder
indéfectiblement le lien à Dieu qui s’engage à
garantir le DON de Lui-même aux époux dans
cette alliance. Mathurine,
54 ans
Après vingt-huit ans de mariage, je peux affirmer que
le mariage chrétien a du sens pour moi. Pourtant, le
jour de mon mariage à l’église n’a pas été le plus beau
de ma vie. Mon couple était déjà dans le tumulte.
Cependant, le fait de vouloir faire tous les deux
la démarche pour bénir notre union était déjà un
signe d’un nouveau départ possible. Sous le regard
de Dieu, tout change, tout est transformé. Nous
avons suivi une retraite de couples CANA avec la
Communauté du Chemin Neuf, et nous avons appris
beaucoup : vivre l’humilité, savoir accepter l’autre,
ne pas l’étouffer, faire des concessions, tout confier
dans la prière et faire confiance à Dieu.
Nous avons chacun un fort tempérament et, avec
du recul, je crois que nous serions divorcés depuis
bien longtemps, malgré notre amour réciproque,
si nous ne marchions pas à la suite de Jésus tous
les jours. Nous savons que nous sommes mariés
pour la vie et cela nous réconforte dans nos efforts
réciproques. On peut avoir un coup de colère le
matin, mais cela ne dure pas toute la journée. On
sait qu’on s’appellera, qu’on se donnera rendez-
vous pour déjeuner ensemble et que tout repartira
comme avant.
C’est la grâce du pardon que le sacrement du mariage
nous a offert comme cadeau. La grâce de demeurer,
de durer dans l’amour de Dieu. Nous savons pouvoir
compter l’un sur l’autre, dans le pire des cas, et nos
enfants en sont fiers et nous le disent. Nous sommes
des exemples pour eux et cela nous réconforte.
Merci Seigneur de veiller sur tous les couples que
tu as unis, et accorde ta grâce à ceux qui n’ont pas
encore franchi le pas !
Michelle Boulanger, 25 ans
Oui, absolument !
Deux personnes qui ont le même objectif, le Ciel,
décident de présenter leur union à Dieu car ils
reconnaissent que sans lui rien n’est possible, et
qu’il est le centre de leur vie à tous les deux.
Dans ce sacrement, Dieu fait aux hommes le don
de sa présence continuelle au sein du foyer.
Un foyer chrétien c’est une petite Eglise, on dit aussi
« Eglise domestique ».
Le mariage chrétien catholique, beaucoup
l’oublient, mais c’est un Sacrement !
C’est un signe puissant, pour nous-mêmes et pour
les autres, de la présence réelle de Dieu dans notre
vie quotidienne. C’est extraordinaire, Dieu nous fait
la promesse de nous accompagner
tous les jours de notre vie dans notre
couple, pour en faire quelque chose
de divin.
C’est donc avant tout une œuvre de
Dieu.
Les personnes en couple, mariées ou non,
savent combien la cohabitation peut être difficile.
Dieu le sait. Pour nous aider, il nous donne ce
sacrement, il se donne lui-même afin de bénir
l’union, la protéger, la fortifier. Il devient la source
intarissable de l’amour entre deux personnes. Sans
cela, difficile d’évoluer. Le sacrement du mariage
est, je crois, un vrai chemin de sainteté avec tout
ce que cela comprend, des bénédictions mais aussi
des épreuves !

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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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Clémence de Fort-de-France
Oui ! Et comment !
Tout ce qui vient de Dieu a du sens. Le mariage est
une institution divine qui prend son sens et son
essence de toute éternité dans l'Alliance de Dieu
avec l'Humanité entière, pour permettre aux couples
H et F de vivre l'Amour dans sa plénitude. C'est la
cerise sur le gâteau, car c'est par et dans le mariage
chrétien que Dieu donne à l'homme et à la femme
le droit de se prendre pour époux (se) et nulle part
ailleurs ! Car Dieu est Père de toute éternité. Et il
demandera des comptes aux unions libres le jour
du jugement dernier. Dieu est Amour et Dieu nous
a créés dans l'Amour, par l'Amour, et pour l'Amour.
L'Esprit-Saint est la relation d'Amour qui unit le
couple H et F pour former une seule chair. C'est
pourquoi l'homme laissera son père et sa mère et
s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une
seule chair. Dieu est un Dieu d'ordre, c'est pourquoi
il a sanctifié le mariage par un sacrement que les
époux se donnent mutuellement. Que l'homme
ne sépare pas ce que Dieu a uni ! Notre société
humaine, ayant perdu les vraies valeurs de la vie, a
banalisé l'Amour le réduisant à des rapports sexuels
à tout-va, hors mariage, pour faire perdre le sens
du mariage chrétien, en se disant
"nou pa biswen
mayé pou viv ansanm" (nous n'avons pas besoin de
nous marier pour vivre ensemble). Grâce à Dieu, le
mariage chrétien conservera tout son sens jusqu'au dernier jour, car il est indissoluble même en cas de
divorce et, un acte de divorce ne saurait en rien
effacer la solidité de ce qui est voulu par Dieu. L'acte
se fait sur papier, les liens s'opèrent dans l'Esprit-
Saint par la Parole de Dieu. Comment reprendre
les deux OUI donnés l'un à l'autre puisqu'ils sont
montés vers Dieu le jour J. Seule la mort sépare
les conjoints et libère le survivant des lois. Dans le
Seigneur, le conjoint survivant est libre de s'engager
à nouveau dans le mariage chrétien auprès d'une
personne enracinée en Jésus, dont l'objectif est
la vie éternelle et non le mariage, car Dieu nous
appelle tous à la Sanctification (quelle que soit notre
vocation (célibataire-vrai ou mariés chrétiennement),
sanctification sans laquelle personne ne verra Dieu.
Soit dit en passant, mariage civil seulement / union
libre : incohérence/ pacs /concubinage même
notoire / relations sexuelles hors mariage (même
avec un seul partenaire ou entre personnes fiancées
ou entre jeunes ou ados = situations de péché
mortel, réclamant la conversion urgente (donc cas
graves). Toutefois, le mariage chrétien ou civil n'est
pas le Salut. Il y a lieu de chercher le Royaume de
Dieu et sa Justice dans une situation de vie claire ou
sanctifiée dans le mariage chrétien, car l'union fait la
Force. Il n'y a que deux vocations : célibat simple ou
consacré, et mariage chrétien. Dieu veut des familles
sanctifiées pour tous ses enfants de la Terre, car il
veut que tous soient sauvés et le Salut est personnel.
Danielle Davenel
Oui le mariage chrétien a du sens pour moi, car le Seigneur
consacrant l'union de mon couple lors du sacrement de mariage,
nous a donné la grâce de vivre un amour durable… et de le
construire jour après jour pendant quarante-deux ans. Nous
avons connu des moments difficiles certes, car notre évolution
n'avait pas forcément le même rythme, mais le Seigneur, toujours
agissant, nous permettait de les vaincre. A travers le désir d'aimer
envers et contre tout, et avec le dialogue, nous nous ajustions
toujours un peu plus l'un à l'autre. Le Seigneur a permis des
épreuves qui, vécues avec Lui, ont renforcé notre amour, le
creusant plus profondément... nous poussant à désirer beaucoup
plus la vie de l'autre, et Lui demander la grâce de l'aimer comme
Lui voudrait qu'on l'aime. Spirituellement, c'est la maladie de mon
époux qui nous a permis de mieux nous rejoindre ; pendant trois
ans, nous avons prié ensemble matin et soir, implorant bien sûr la
guérison... jusqu'à ce que Dieu le rappelle à Lui. Merci Seigneur
pour ton soutien, ton appui et la fidélité de ton Alliance avec
nous !!! Tu m'as aussi appris, Seigneur, que tes pensées et tes
sentiments ne sont pas les nôtres !
Ninotte François
Le mariage chrétien est un sacrement.
Or, les sacrements ont été institués
par Jésus Christ et ce, par amour.
Dieu, notre Père nous demande
de nous unir. Ce sacrement prend
naissance depuis la création. Le livre
de la Genèse dit
: Soyez féconds
et multipliez-vous, remplissez la
terre et soumettez-la (Gn 1,28) .
Le mariage chrétien aboutit à la
fondation d’une famille, le plus petit
noyau de la société. Le sacrement
du mariage est basé sur l’amour qui
est le sentiment le plus grand. Deux
êtres s’unissent devant Dieu, sous
son regard, pour fonder une famille
et donner naissance à des enfants.
Ils répondent à l’appel du Seigneur,
pour s’aimer selon son désir et être
des modèles au sein de la société.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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Dossier : Le mariage chrétien a-t-il du sens pour toi ?
Béatrice Buliard
Je crois en la puissance du sacrement du
mariage. La Bible affirme : Ce que Dieu a
uni que l'homme ne le sépare pas
Mc 10,9.
J’ose penser : ce que Dieu a uni, l’homme ne
peut absolument pas le séparer, même s'il y a
divorce dans la vie civile. Qui est assez puissant
pour défaire ce que Dieu fait ? En puisant
constamment l’amour dans Celui qui est
Amour, bien des mariages seront sauvés, car
En un instant Dieu fait fleurir sa bénédiction
Si 11,22. Alléluia ! Amen !
Berthe Romain, 85 ans
Le sacrement de mariage n’est pas la bénédiction d’une
rencontre qui serait fruit du hasard, mais Dieu, qui
est, selon l’expression liturgique,
source de l’Amour ,
unit deux personnes, un homme et une femme, pour
épanouir leur vie à travers les ombres et les lumières
de ce monde. Ils deviennent ainsi à leur tour source
de l’amour sur cette terre, et cheminent ensemble vers
l’épanouissement en Dieu.
Le mariage chrétien a donc un sens aujourd’hui
pour ceux qui croient en Dieu. Si l’alliance conjugale
chrétienne fait appel à l’amour, au courage, à la lucidité,
elle s’appuie sur Dieu fidèle à sa Parole, à l’exemple de
Jésus-Christ lui-même. Le mariage chrétien façonne le
couple, l’ouvre à une autre vie, à une résurrection, à
une vie selon l’esprit. Le mariage chrétien a donc un
sens pour moi qui crois en Jésus-Christ. Annette Marie-Louise, 52 ans
Bien sûr que le mariage chrétien a du sens pour
moi. Saint Jean, au chapitre 2 versets 1-11, nous
raconte que Jésus fut invité à un mariage, et
sa présence a été d’une importante efficacité
(capitale). Il a été d’un grand secours pour le
couple qui était en grande difficulté.
Jésus est notre lumière, notre force, notre
paix, notre vie. Sans lui, le mariage est voué
à l’échec. Le mariage est un engagement que
nous prenons à deux avec Jésus.
L’Amour qui nous a unis doit prendre naissance
en Lui, par Lui et avec Lui. Le Seigneur est le
Dieu de l’unité, c’est pourquoi le mariage
est indissoluble. Saint Matthieu nous dit au
chapitre 19 versets 4-6 :
Que l’homme donc
ne sépare pas ce que Dieu a uni.
Témoignages…
Marie Gabriel
L’amour est un sentiment tellement beau et
grand que Dieu, notre créateur, bénit l’homme
et la femme qui s’aiment et les invite à se
tourner vers Lui. Les chrétiens qui veulent faire
sa volonté répondent à cet appel. Le mariage
chrétien leur permet de concrétiser leur amour,
de s’unir en recevant le sacrement du mariage,
don de Dieu, en lui confiant cette union. C’est
une vocation, une mission confiée par Dieu.
Aussi le couple pourra accomplir sa mission
principale qui est de fonder une famille, si
c’est la volonté de Dieu. Cette union basée sur
l’amour et la vie avec Dieu est un engagement
fort. Toutes les armes spirituelles sont à sa
disposition pour affronter les difficultés, les
résoudre en toute sagesse, patience et amour
afin de ne pas briser ce mariage. Le Seigneur
est au cœur de la vie du couple, dans le cœur
de chacun, et l’amour triomphera toujours.
Les époux font alliance avec Dieu et l’Eglise.
Nadiège François
Le mariage chrétien permet à un homme et une femme
qui s’aiment de s’unir selon le désir de Dieu, en recevant
un sacrement institué par Dieu. Ce couple chrétien
s’unit en mettant Dieu dans sa vie, en ayant le désir de
cheminer avec lui. Cette union permettra à ces deux
êtres de fonder une famille chrétienne, de donner
une éducation à leur enfants, de les accompagner, de
les aider, de leur permettre de devenir des hommes
équilibrés. Ils pourront faire face aux difficultés de la vie,
sans se décourager mais en se tournant vers le Seigneur
qui sera toujours présent au sein de leur couple, de leur
famille, en leur donnant la force et la sagesse nécessaires
pour résoudre les problèmes dans l’amour. C’est un
engagement de vivre ensemble en tenant la main de
Dieu, en se mettant sous son regard, en lui donnant la
première place dans le couple, dans la famille. On peut
le considérer comme étant la troisième personne qui vit
dans le couple, qui va manifester sa présence.
Mylène Birba, 38 ans
Le mariage est un choix, une décision, on dit bien
: « Je
te choisis pour époux ». C’est donc nous qui prenons cet
engagement, qui faisons ce choix. Mais c’est un appel à
faire « un », parce que c’est Dieu qui nous donne celle
ou celui qui va être notre moitié. C’est Dieu qui présente
Adam à Eve. Avec l’Amour et celui qui est la source de
tout Amour, Jésus-Christ qui a donné sa vie pour nous.
Le mariage chrétien est un don.
Aujourd’hui, les hommes n’entendent plus cet appel,
n’accueillent plus cet amour, ne vivent pas selon la
logique du don, parce qu’ils sont centrés sur eux et non
sur Dieu.
Pour moi, le mariage chrétien c’est avoir reçu cet appel,
aimer son époux comme Jésus nous aime et se donner
chaque jour.

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Vie du Diocèse
« La liturgie catholique doit demeurer théocentrique. C’est sa \
nature même.
C’est l’esprit de la rénovation accomplie par le Concile. Perme\
ttez-nous de nous
arrêter un instant à la célébration de l’Eucharistie. Ell\
e se situe bien au-delà
d’une rencontre fraternelle et d’un partage de vie. Saint Paul ne craignait
pas de la rappeler aux chrétiens de Corinthe (1 Cor. 11,22). L’Eucharistie est
essentiellement la réitération du sacrifice rédempteur du Chris\
t. C’est une
réalité dont aucun ministre, aucun laïc n’est propriétaire. C’est un mystère
sacré qui requiert une atmosphère de gravité et de dignité, et ne supporte pas
la médiocrité ou le laisser-aller du lieu, de la tenue vestimentaire, des objets du
culte. Simplicité, oui ! Désinvolture, jamais ! »
La tenue vestimentaire à l’église
C
es paroles sont du
bienheureux Paul VI qui
s’adressait, en 1977, aux
évêques du sud-ouest de la France.
Elles sont toujours d’actualité.
La liturgie requiert un profond
respect. Respect qui se traduit
par différents points comme
l’attitude, le silence priant, la tenue
vestimentaire.
Beaucoup prétextent que Dieu ne
regarde pas l’habit, mais le cœur,
pour se vêtir avec désinvolture
et venir ainsi à la messe. Cela est
regrettable, car même si Dieu nous
accueille tels que nous sommes, il
nous rassemble pour faire Eglise,
c’est-à-dire nous constituer en
un ensemble. Pour le coup, je ne
m’habille pas seulement pour
moi, mais aussi pour les autres. En
Matthieu 22,11-13, Jésus rapporte
dans une parabole comment, à la
demande du roi, un homme fut
chassé de la salle du banquet de
noces parce qu’il ne portait pas les
vêtements de noces. La tenue vestimentaire indique le
respect aux autres. Nous notons
l’effort qui est fait lors des
funérailles (encore que, un certain
relâchement commence à se faire)
pour la tenue. Pourquoi à la messe
l’effort n’est-il plus le même ? Venir
prier le dimanche dans une église
est-il donc si banal que ça ? Venir à
la rencontre du Seigneur peut-il être
mis sur le même plan que d’aller
faire ses courses ?
Sans rechercher la somptuosité,
nous pouvons viser la dignité.
Soyons pragmatique, rappelons
quelques points sur la tenue
vestimentaire.
Pour les hommes : avoir une chemise
boutonnée au moins jusqu’à la base
du cou (ma foi, avec une cravate
tout est réglé…) et un pantalon
ample (pas moulant : ce n’est pas le
lieu pour laisser fantasmer la gente
féminine). Dois-je ajouter que les
chaussures font partie du lot ? Avoir
une paire de chaussures pour le
dimanche, c’est aussi économique…
Pour les femmes (valable aussi pour
les jeunes filles), commençons par
l’amplitude du vêtement : Les
juste-au-corps ne conviennent pas,
puisque les formes sont dévoilées.
Ensuite, la longueur des vêtements :
au minimum, une femme devrait
être habillée à l’église des épaules
jusqu’aux genoux, rassurez-vous, on
peut descendre jusqu’aux chevilles.
Pour être précis, les vêtements
du haut recouvrent aussi bien le
dos que la poitrine et le ventre.
Attention aussi à la transparence
du tissu !!! Vous pensez bien que
vous n’aideriez pas ces messieurs à
lever les yeux vers le ciel, mais à les
baisser vers votre chair, sinon.
Espérons que ces quelques notes
réveilleront certaines consciences
et nous permettent d’avancer dans
ce domaine.
P. Christian Catayée n
Participez au prochain thème du n° 501 du 26 avril 2015 :
"Tu sanctifieras le jour du Seigneur - Comment vis-tu cela ?"
Réponse à envoyer au egliseenmartinique@orange.fr avant le 15 avril.
Les dossiers de la revue Eglise en Martinique

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Vie du Diocèse
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du 12 avril 2015 / n°500
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L
’objectif était d’amener les
chrétiens à réfléchir sur le
sens de leur baptême et
de leur engagement en tant que
disciples missionnaires dans leur vie
au quotidien. En effet, le carême,
temps de préparation à la fête
de Pâques, est une période très
importante pour les catholiques.
Il leur permet, pendant quarante
jours, de se rapprocher de Dieu et
de se remettre en question.
Venus de Métropole, les laïcs
engagés, Thierry et Myriam
Fourchaud, de la Fraternité
Missionnaire Jean Paul II, ainsi que
deux prêtres, tous deux portés
par leur musique intérieure, ont
animé ces trois jours. L’un, le
père Mathieu Malonga, d’origine
congolaise, venant du couvent
Saint-Jacques des Dominicains
à Paris est auteur, compositeur
et chanteur. L’autre, d’origine
polonaise, le père Robert Wrona
de la Fraternité Missionnaire Jean Paul II à Fréjus, est un ancien DJ,
ordonné prêtre en juin 2011.
Des groupes de prières ainsi que
de louanges furent également
sollicités. Pour ces derniers, de
nombreuses répétitions et une
préparation spirituelle furent
programmées pour mener à bien ce
projet. Leur travail porta ses fruits,
le résultat était bien au rendez-
vous. D’ailleurs le chef de chœur
des Enfants de la louange, nous
a même confié qu’au cours de ce
séminaire, un chant nouveau avait
grandi en lui et qu’il le travaillerait
ultérieurement.
Quant à la célébration de
l’Eucharistie et les temps
d’adoration, ils furent célébrés par
les pères Gaby Lémy, Pierre Mirta,
Pierre Zécler et Frédéric Essengo,
tous du diocèse de Martinique.
Pour cette sixième édition, les
organisateurs ont innové en
conviant la Pastorale diocésaine
de la Santé, représentée par le
Docteur Jacqueline Moetus, et les
soins palliatifs par le Dr Roselyne
Robinel. Les participants purent
assister à une pièce de théâtre
jouée par la troupe du Dr Joël
Bocko.
La devise vincentienne :
« Aimer,
Partager et Servir » était au
rendez-vous. En effet, nombreux
ont été les bénévoles et les
donateurs venus, comme chaque
année, aider les membres de la
conférence à assurer le succès de
cette rencontre annuelle. Un grand
merci à tous !
Un merci spécial à notre cher et
fidèle public pour ce grand moment
d’échange et de partage spirituel.
Vivement l’année prochaine !
Marie-Line Leleu et Josette
Burlet-Miatekela, chargées de la communication du séminaire
n
Séminaire spirituel
Par mon baptême, Seigneur Jésus,
je veux faire tout ce que tu me diras
L’association caritative de la Société Saint-Vincent-de-Paul du Lamentin a
organisé, durant les trois jours gras (du 16 au 18 février 2015)\
, au Palais
des Sports du Lamentin, son séminaire d’entrée en carême. Cette anné\
e, ce
dernier avait pour thème : Par mon baptême, Seigneur Jésus, je veux faire tout
ce que tu me diras.

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A
près un déjeuner sur le
pouce, nous sommes
entrés dans le vif du sujet.
Dans un premier temps, le président
Laurent Vestris a présenté le
programme du week-end. Puis,
il a rappelé le thème, proposé
par le père Pierre Henderson,
aumônier du mouvement : vivre ou
mourir : que choisis-tu ? d’après
Deutéronome 30,15-20. Il s’est agi
ensuite de préparer la messe du
soir : répétition des chants, lectures
des textes, réflexion et échange
autour de l’évangile (Jean 12,
20-33). En fin d’après-midi, nous
nous sommes rendus à l’église
de Saint-Joseph pour l’animation
de la messe de 18h. De retour
au « campement », le reste de la
soirée a été consacré à l’installation
des sacs de couchage pour la nuit,
et à une activité ludique proposée
par les plus jeunes.
Le dimanche, la matinée a été
consacrée à une réflexion plus
approfondie de notre thème. Cela
a été une occasion de mettre en
œuvre la devise du mouvement :
VOIR – JUGER – AGIR. Les jeunes
ont été guidés dans leur analyse
par des questions simples et
pertinentes, permettant de
s’interroger sur la situation dans le
monde, puis en France, ensuite en
Martinique et enfin dans leur vie
personnelle. Par la suite, nous nous
sommes initiés à un exercice assez
nouveau pour nous : l’oraison.
En effet, chacun a été invité à
prendre du temps pour intérioriser
le fruit des différents échanges
mais surtout pour répondre à cette
grande question : "La Vie ou la
Mort : aujourd’hui je choisis…"
Le calme du cadre facilitait l’entrée
dans ce temps de réflexion
intérieure. En somme, nous avions
trente minutes pour effectuer ce
dialogue à quatre ; avec le Père, le
Fils et l’Esprit-Saint. Nous saluons le
sérieux de nos jeunes qui, bien que
peu habitués à cet exercice, ont
volontiers « joué le jeu » n’hésitant
pas à délaisser leur portable, à
prendre une chaise pour s’éloigner
du camp, à prendre leur Bible,
à s’isoler dans le plus grand
silence pour mieux vivre l’instant.
D’ailleurs, par la suite, certains
diront que ce moment a été le
point d’orgue du week-end.
Un petit temps de pause, et nous
voilà repartis pour la
Révision de
vie. Pour rappel, il s’agit de se
réunir en petits groupes de quatre
ou cinq, afin de réfléchir sur un
thème particulier, tout en faisant
le lien avec sa vie personnelle. Cet
exercice demande une grande
confiance car nous sommes
parfois amenés à aborder des
faits de vie tout à fait personnels.
C’est donc cette confiance qui
a permis que les petits groupes
discutent et échangent sur cette
grande question : « Quelle grande
merveille Dieu a-t-il fait dans ma
vie ? » . Nous nous sommes ensuite
retrouvés pour faire le bilan. Nous
avons clôturé notre week-end le
Retraite de carême du
Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC)
Vivre ou mourir : que choisis-tu ?
Les 21 et 22 mars 2015, les différentes antennes du MRJC de Martinique se
sont retrouvées au Domaine de Rivière-Blanche, à Saint-Joseph. \
L’objectif : deux
jours de réflexion loin de l’agitation et du tumulte de la ville, \
des ordinateurs et
des téléphones portables avec un confort minimum. C’est donc au bord de la
rivière, à l’ombre d’un carbet, que nous avons posé nos sacs, le samedi à midi.

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dimanche, à 16h30, par un temps de
louange et un goûter partagé avec les
parents.
Le MRJC tient à remercier Marlène Pied,
qui a mis les lieux à notre disposition,
Michel Bornil, qui a assuré notre transport
pour l’église et David Frédéric, qui nous a
confectionné les repas, car il n’y avait pas
d’infrastructures qui le permettaient sur
les lieux. Tous ont proposé leurs services
gracieusement, et nous ont permis de
vivre une réflexion riche et profonde. En
effet, nous avons pu nous focaliser sur
le contenu de notre retraite sans nous
soucier des détails logistiques.
n
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Aude Bornil, 17 ans, de Saint-Joseph : J’ai beaucoup aimé.
Cela m’a permis de me retirer un peu «du monde» et de
réfléchir sur certaines choses. C’était très convivial. Le seul
point négatif a été la multitude de bêtes. Mon moment préféré
a été la révision de vie, car la question était «quelle est la
plus grande merveille que Dieu ait faite pour toi ?». Avant je
n’y avais jamais vraiment réfléchi, et maintenant je me rends
compte que Dieu a fait de nombreuses merveilles pour moi.
Horriane Mongeoko, 16 ans,
de Saint-Joseph : Ces deux jours
passés en retraite à la rivière
nous ont permis de partager
plusieurs de nos soucis,
d’évacuer et de réfléchir à notre
tour en présence de Dieu. C’était
deux journées excellentes, et qui
donnent envie de recommencer.
Encore merci à tous. Johanne Chamoiseau,
28 ans, du Lamentin : Ce
week-end de récollection
a été très enrichissant :
la Parole du Seigneur
et surtout le moment
d’isolement pour se
connecter avec Jésus.
J’ai bien aimé ; il y avait
une très bonne entente.
Contact MRJC :
06 96 02 98 41

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Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se
revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
E
glise
en Martinique
Règlement à l’ordr\se de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martiniq\
ue
Boîte Postale 586
\b7 207 FORT DE FRANCE CEDEX
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
Oui, je m’abonne !
Nom : ........................................................................\
.....................................................................................
Prénom : .......................................................................\
...............................................................................
Adresse : .......................................................................\
...............................................................................
Mail : .......................................................................\
..........................................................................................
Tél. .......................................................................\
...........................
Code Postal ..................................
Ville .......................................................................\
...........................................................................................
19
99.5 - 101.3 et 105,3 mHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
Dimanche 19 avril 2015
Je suis homo, je suis catho !
Comment vivre sa foi quand on est homosexuel ? Comment les homosexuels sont-ils accueillis par l’Église, et
que disent le dogme et la doctrine à ce sujet ? Les propos du pape François ont-ils changé leur place ? Y a-t-il
une culpabilité à être homosexuel et croyant ?
Dieu m’est témoin s’intéresse cette semaine aux personnes
homosexuelles et la pratique de leur foi. Nous écouterons le témoignage de Damien, jeune Réunionnais de
25 ans. Il nous racontera comment il a été rejeté par sa famille à cause de son homosexualité et comment il
a toujours su trouver sa place dans sa paroisse, notamment grâce au chant. Engagé au sein de l’Aumônerie
réunionnaise en métropole, Damien est bien dans sa vie, ce qui est loin d’être une généralité.
Gwaldys Pallas, présidente de "Tjenbé Red", association qui lutte contre l’homophobie, notamment dans la
société antillaise, viendra nous en parler.
Nous serons également connectés avec le Frère Thomas de Gabury, dominicain et médecin, depuis La Réunion.
Il nous rappellera ce que dit l’Evangile de l’homosexualité et comment cela est vécu dans notre société.
Puis nous irons en Polynésie rencontrer William qui nous dira que les Mahu, ces hommes élevés comme des
femmes, ne sont pas à confondre avec les homosexuels occidentaux.
Medias

Page 20
La misère est profonde
sur cette terre, mais la
miséricorde de Dieu descend
encore plus bas,
plus au fond pour pardonner,
pour consoler, pour redonner
confiance.
Saint Jean Paul II
Fête de
la Divine
Miséricorde
