501 - Montre Jésus ! Jesum ostende

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N° 501 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 26 avril 2015 MONSEIGNEUR DAVID MACAIRE Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France Montre Jésus ! Jesum ostende Eglise_501.indd 1 21/04/15 10:04

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Editorial Editorial Mot de l'Evêque • 12 avril 2015 : Quelques impressions… Eglise universelle • 52 ème Journée mondiale de prière pour les vocations L’exode, expérience fondamentale de la vocation Liturgie • Parole dominicale Vie du diocèse • Pourquoi nous faut-il des prêtres ? Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire • Une belle fête… pour un grand événement ! Un beau visage d’Eglise vivante ! • Témoignages Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur - comment vis-tu cela concrètement ? • Pourquoi sanctifier le jour du Seigneur le dimanche ? • Témoignages Médias numéro 501 S ommaire L ’événement majeur de ce mois d’avril, à n’en pas douter, a été l’ordination épiscopale de Mgr David Macaire, le 12 avril, dimanche de la Divine Miséricorde. Environ dix-huit mille personnes étaient présentes, rendant bien visible l’Eglise univ\ erselle, mais plus justement, montrant le caractère solennel et l’importanc\ e de l’événement. Une très belle fête, pour un événem\ ent d’exception ! Mgr Macaire nous livre ses impressions dans la rubrique « Mot de l’Evêque ». Eglise en Martinique revient, de façon assez succincte, sur ce temps fort car, très prochainement, un album photo de 50 pages, consacré à l’ordination épiscopale de notre nouvel archevêque, sera disponible dans le diocèse. Vous y trouverez en intégralité différents documents (discours du Nonce, homélie du cardinal, discours final de Mgr Macaire…). Comme chaque année, le quatrième dimanche de Pâques nous pré\ sente la figure du Christ «Bon pasteur», « Bon berger » prenant so\ in de ses brebis. Mgr Macaire, à la suite du Christ Bon pasteur, a reçu lors de son ordination, son bâton pastoral. Il est responsable du peuple qui lui est confié. C’est ce dimanche 26 avril justement qu’il «prendra possession \ de sa cathèdre» à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France. \ A cette occasion, la messe sera retransmise en direct sur les ondes de la radio diocésaine (Radio Saint-Louis) et sur sa webtv. Notons que l’Eglise fête également la 52 ème Journée mondiale de prière pour les vocations. Elle prie particulièrement pour ceux que le Seign\ eur appelle au service de la mission. Dans son message intitulé « L’exode, expérience fondamentale de la vocation », le pape François affi\ rme que la vocation chrétienne ne peut que naître à l’intérieur d\ ’une expérience de mission. Aussi, écouter et suivre la voix du Christ Bon Pasteur, en se laissant attirer et conduire par lui et en lui consacrant sa vie, signifie permet\ tre que l’Esprit-Saint nous introduise dans ce dynamisme missionnaire, en suscitant en nous le désir et le courage joyeux d’offrir notre vie et de la \ dépenser pour la cause du Royaume de Dieu. Pourquoi faut-il des prêtres ? C’est le titre de l’article que nous propose père Rondof, curé des paroisses de Saint-Pierre et Fond-Saint-Deni\ s. En dix ans de sacerdoce, il ne cesse de découvrir à la fois qui il\ est, ce que Jésus Christ a fait de lui, ce qu’Il fait par lui et avec lui \ et en lui, comme son instrument, et il contemple sans cesse ce que Jésus-Christ veut qu’il soit. Notre dossier pour cette édition concerne tout le peuple de baptisé\ s : Tu sanctifieras le jour du Seigneur, comment vis-tu cela concrètement ? Une question qui nous interpelle aujourd’hui. Sommes-nous conscients de l’importance de ce commandement de Dieu ? Chers frères et sœurs, laissons-nous guider par le Bon pasteur que\ Jésus nous a donné, et prions Dieu notre Père pour que son épiscopat \ soit fécond et qu’il n’y ait qu’un seul troupeau et un seul pasteur ! Justine Lordinot n 2 3 Couverture : Mgr Macaire – crédit photo : Elodie Beaufour – crédit photo : Elodie Beaufour 8 Mgr Macaire – crédit photo : Elodie Beaufour 13 19 17 18 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr numéro 501 N° 501 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 26 avril 2015 MONSEIGNEUR DAVID MACAIREArchevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France Montre Jésus ! Jesum ostende 4 6 7 Eglise_501.indd 2 21/04/15 10:04 12 avril 2015 : Quelques impressions… Forte impression dans le monde N ous avons eu la joie d’accueillir au cœur d’un évènement majeur de la vie de l’Eglise, des hommes et des femmes, leaders et acteurs de la vie de la cité. Nombre d’entre eux, selon leur responsabilité, ont participé à l’évènement par amitié, par devoir politique envers une composante majeure de notre peuple, aussi bien qu’au nom de leurs convictions intimes. Nul doute que l’Eglise a su, elle aussi, humblement, par la grâce de Dieu imprimer sa marque le 12 avril, et montrer au monde ce qu’elle vit en vérité. La couverture médiatique de grande ampleur qui a entouré notre célébration était aussi impressionnante . Pourquoi tant de médias, tant de moyens, une telle diffusion ? Pour un homme ? Pour un spectacle ? Pour une foule ? Non, en vérité, c’est parce que lorsque nous montrons Jésus, « lorsque nous reflétons à visage découvert, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur ressuscité, nous sommes transfigurés nous-mêmes de gloire en gloire ». Lorsque l’Eglise célèbre son Seigneur, elle est belle, elle est au cœur de sa vocation dans le monde. Entre «La Paix soit avec vous» (au début de la messe) et «Allez dans la paix du Christ» (à la fin), l’Eglise se tourne vers les réalités d’en-haut, elle se prépare à répandre l’Evangile de justice et de paix dans le monde qui a soif. Après tout, c’est ce que nous vivons chaque dimanche, et cela aussi est impressionnant. Forte impression dans les cœurs des chrétiens Au-delà de la dimension photogénique de l’évènement (c’est vrai qu’il y a de belles photos à partager et que Eglise en Martinique prépare déjà un bel album souvenir), c’est la dimension invisible qui nous impressionne le plus. Parce qu’elle nous marque en profondeur. Dans le plan de Dieu, ce que les théologiens appellent l’Economie du Salut, les réalités visibles n’ont pour but que de signifier et de transmettre une réalité invisible : la grâce de Dieu ! Le Seigneur nous a offert un moment de grâce et de joie . Et malgré l’ampleur de l’évènement, nous l’avons vécu avec une simplicité familiale, signe indubitable de la présence de l’Esprit-Saint dans le stade Pierre- Aliker ce jour-là. Chacun a pu vivre des moments qui l’ont plus ou moins ému, « touché » comme on dit. Ce dimanche de la Miséricorde est d’ailleurs le jour idéal pour se laisser toucher par le Christ : le jour où nous entendons l’Evangile où Jésus dit à Thomas « mets ta main dans le trou de mon côté ». Que les anciens soient touchés au point de remettre toute leur vie au Christ, malgré les inquiétudes et les doutes, que les jeunes soient touchés au point de donner leur vie à Jésus et de se consacrer à son service dans le célibat ou le mariage, que les pécheurs soient touchés au point de se laisser réconcilier avec Dieu, que les non- croyants soient touchés au point de découvrir au fond de leur cœur la grandeur simple de la foi Forte impression sur ma tête ! Tout le monde a vu comment le cardinal Langlois a pratiqué une onction abondante, et répandu avec générosité l’huile parfumée du saint-chrême sur ma tête. Un des grands moments du rite de l’ordination. Il signifie que l’évêque est grand prêtre à l’image du Christ, il est «imprimé» de l’onction du Saint-Esprit qu’il a reçue par l’imposition des mains des autres évêques quelques minutes avant. L’huile est choisie dans les sacrements justement parce qu’elle laisse une empreinte, elle imprègne les vêtements, et pénètre la peau. Par ce geste ample et beau, le cardinal m’a rappelé que tout mon être doit être imprégné par la bonne odeur du Christ, que mes pensées, mes paroles et mes actions doivent être sous l’ imprimatur du Tout-Puissant. Mais comme je le disais à la fin de la célébration : l’évêque est le premier à porter cette responsabilité, mais il n’est pas le seul ! Mon ministère parmi vous sera désormais de venir, moi aussi, répandre l’onction de l’Esprit, et d’ imprimer partout sa marque dans l’Eglise en servant, en prêchant et en sanctifiant. L’Esprit- Saint ne s’arrêtera pas là. Il aime reposer sur nous, mais Il ne veut pas nous laisser au repos. + Fr. David Macaire, archevêque n Mgr David Macaire a reconduit les membres de la Curie : - Vicaire général : Père Fortuné Gibon - Vicaire épiscopal : Père Marcel Crépin - Chancelier : Père Bruno Latour - Econome diocésain : Hervé Lordinot, Diacre permanent ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 33 Mot de l'Evêque La célébration de l’ordination épiscopale du 12 avril 2015, au stade Pierre-Aliker de Dillon, a fait forte impression… N’est-ce pas ? Eglise_501.indd 3 21/04/15 10:04

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Editorial Editorial Mot de l'Evêque • 12 avril 2015 : Quelques impressions… Eglise universelle • 52 ème Journée mondiale de prière pour les vocations L’exode, expérience fondamentale de la vocation Liturgie • Parole dominicale Vie du diocèse • Pourquoi nous faut-il des prêtres ? Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire • Une belle fête… pour un grand événement ! Un beau visage d’Eglise vivante ! • Témoignages Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur - comment vis-tu cela concrètement ? • Pourquoi sanctifier le jour du Seigneur le dimanche ? • Témoignages Médias numéro 501 S ommaire L ’événement majeur de ce mois d’avril, à n’en pas douter, a été l’ordination épiscopale de Mgr David Macaire, le 12 avril, dimanche de la Divine Miséricorde. Environ dix-huit mille personnes étaient présentes, rendant bien visible l’Eglise univ\ erselle, mais plus justement, montrant le caractère solennel et l’importanc\ e de l’événement. Une très belle fête, pour un événem\ ent d’exception ! Mgr Macaire nous livre ses impressions dans la rubrique « Mot de l’Evêque ». Eglise en Martinique revient, de façon assez succincte, sur ce temps fort car, très prochainement, un album photo de 50 pages, consacré à l’ordination épiscopale de notre nouvel archevêque, sera disponible dans le diocèse. Vous y trouverez en intégralité différents documents (discours du Nonce, homélie du cardinal, discours final de Mgr Macaire…). Comme chaque année, le quatrième dimanche de Pâques nous pré\ sente la figure du Christ «Bon pasteur», « Bon berger » prenant so\ in de ses brebis. Mgr Macaire, à la suite du Christ Bon pasteur, a reçu lors de son ordination, son bâton pastoral. Il est responsable du peuple qui lui est confié. C’est ce dimanche 26 avril justement qu’il «prendra possession \ de sa cathèdre» à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France. \ A cette occasion, la messe sera retransmise en direct sur les ondes de la radio diocésaine (Radio Saint-Louis) et sur sa webtv. Notons que l’Eglise fête également la 52 ème Journée mondiale de prière pour les vocations. Elle prie particulièrement pour ceux que le Seign\ eur appelle au service de la mission. Dans son message intitulé « L’exode, expérience fondamentale de la vocation », le pape François affi\ rme que la vocation chrétienne ne peut que naître à l’intérieur d\ ’une expérience de mission. Aussi, écouter et suivre la voix du Christ Bon Pasteur, en se laissant attirer et conduire par lui et en lui consacrant sa vie, signifie permet\ tre que l’Esprit-Saint nous introduise dans ce dynamisme missionnaire, en suscitant en nous le désir et le courage joyeux d’offrir notre vie et de la \ dépenser pour la cause du Royaume de Dieu. Pourquoi faut-il des prêtres ? C’est le titre de l’article que nous propose père Rondof, curé des paroisses de Saint-Pierre et Fond-Saint-Deni\ s. En dix ans de sacerdoce, il ne cesse de découvrir à la fois qui il\ est, ce que Jésus Christ a fait de lui, ce qu’Il fait par lui et avec lui \ et en lui, comme son instrument, et il contemple sans cesse ce que Jésus-Christ veut qu’il soit. Notre dossier pour cette édition concerne tout le peuple de baptisé\ s : Tu sanctifieras le jour du Seigneur, comment vis-tu cela concrètement ? Une question qui nous interpelle aujourd’hui. Sommes-nous conscients de l’importance de ce commandement de Dieu ? Chers frères et sœurs, laissons-nous guider par le Bon pasteur que\ Jésus nous a donné, et prions Dieu notre Père pour que son épiscopat \ soit fécond et qu’il n’y ait qu’un seul troupeau et un seul pasteur ! Justine Lordinot n 2 3 Couverture : Mgr Macaire – crédit photo : Elodie Beaufour – crédit photo : Elodie Beaufour 8 Mgr Macaire – crédit photo : Elodie Beaufour 13 19 17 18 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr numéro 501 N° 501 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 26 avril 2015 MONSEIGNEUR DAVID MACAIREArchevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France Montre Jésus ! Jesum ostende 4 6 7 Eglise_501.indd 2 21/04/15 10:04 12 avril 2015 : Quelques impressions… Forte impression dans le monde N ous avons eu la joie d’accueillir au cœur d’un évènement majeur de la vie de l’Eglise, des hommes et des femmes, leaders et acteurs de la vie de la cité. Nombre d’entre eux, selon leur responsabilité, ont participé à l’évènement par amitié, par devoir politique envers une composante majeure de notre peuple, aussi bien qu’au nom de leurs convictions intimes. Nul doute que l’Eglise a su, elle aussi, humblement, par la grâce de Dieu imprimer sa marque le 12 avril, et montrer au monde ce qu’elle vit en vérité. La couverture médiatique de grande ampleur qui a entouré notre célébration était aussi impressionnante . Pourquoi tant de médias, tant de moyens, une telle diffusion ? Pour un homme ? Pour un spectacle ? Pour une foule ? Non, en vérité, c’est parce que lorsque nous montrons Jésus, « lorsque nous reflétons à visage découvert, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur ressuscité, nous sommes transfigurés nous-mêmes de gloire en gloire ». Lorsque l’Eglise célèbre son Seigneur, elle est belle, elle est au cœur de sa vocation dans le monde. Entre «La Paix soit avec vous» (au début de la messe) et «Allez dans la paix du Christ» (à la fin), l’Eglise se tourne vers les réalités d’en-haut, elle se prépare à répandre l’Evangile de justice et de paix dans le monde qui a soif. Après tout, c’est ce que nous vivons chaque dimanche, et cela aussi est impressionnant. Forte impression dans les cœurs des chrétiens Au-delà de la dimension photogénique de l’évènement (c’est vrai qu’il y a de belles photos à partager et que Eglise en Martinique prépare déjà un bel album souvenir), c’est la dimension invisible qui nous impressionne le plus. Parce qu’elle nous marque en profondeur. Dans le plan de Dieu, ce que les théologiens appellent l’Economie du Salut, les réalités visibles n’ont pour but que de signifier et de transmettre une réalité invisible : la grâce de Dieu ! Le Seigneur nous a offert un moment de grâce et de joie . Et malgré l’ampleur de l’évènement, nous l’avons vécu avec une simplicité familiale, signe indubitable de la présence de l’Esprit-Saint dans le stade Pierre- Aliker ce jour-là. Chacun a pu vivre des moments qui l’ont plus ou moins ému, « touché » comme on dit. Ce dimanche de la Miséricorde est d’ailleurs le jour idéal pour se laisser toucher par le Christ : le jour où nous entendons l’Evangile où Jésus dit à Thomas « mets ta main dans le trou de mon côté ». Que les anciens soient touchés au point de remettre toute leur vie au Christ, malgré les inquiétudes et les doutes, que les jeunes soient touchés au point de donner leur vie à Jésus et de se consacrer à son service dans le célibat ou le mariage, que les pécheurs soient touchés au point de se laisser réconcilier avec Dieu, que les non- croyants soient touchés au point de découvrir au fond de leur cœur la grandeur simple de la foi Forte impression sur ma tête ! Tout le monde a vu comment le cardinal Langlois a pratiqué une onction abondante, et répandu avec générosité l’huile parfumée du saint-chrême sur ma tête. Un des grands moments du rite de l’ordination. Il signifie que l’évêque est grand prêtre à l’image du Christ, il est «imprimé» de l’onction du Saint-Esprit qu’il a reçue par l’imposition des mains des autres évêques quelques minutes avant. L’huile est choisie dans les sacrements justement parce qu’elle laisse une empreinte, elle imprègne les vêtements, et pénètre la peau. Par ce geste ample et beau, le cardinal m’a rappelé que tout mon être doit être imprégné par la bonne odeur du Christ, que mes pensées, mes paroles et mes actions doivent être sous l’ imprimatur du Tout-Puissant. Mais comme je le disais à la fin de la célébration : l’évêque est le premier à porter cette responsabilité, mais il n’est pas le seul ! Mon ministère parmi vous sera désormais de venir, moi aussi, répandre l’onction de l’Esprit, et d’ imprimer partout sa marque dans l’Eglise en servant, en prêchant et en sanctifiant. L’Esprit- Saint ne s’arrêtera pas là. Il aime reposer sur nous, mais Il ne veut pas nous laisser au repos. + Fr. David Macaire, archevêque n Mgr David Macaire a reconduit les membres de la Curie : - Vicaire général : Père Fortuné Gibon - Vicaire épiscopal : Père Marcel Crépin - Chancelier : Père Bruno Latour - Econome diocésain : Hervé Lordinot, Diacre permanent ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 33 Mot de l'Evêque La célébration de l’ordination épiscopale du 12 avril 2015, au stade Pierre-Aliker de Dillon, a fait forte impression… N’est-ce pas ? Eglise_501.indd 3 21/04/15 10:04

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Eglise universelle ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 4 52 ème Journée mondiale de prière pour les vocations L’exode, expérience fondamentale de la vocation C hers frères et sœurs, Le quatrième dimanche de Pâques nous présente l’icône du Bon Pasteur qui connaît ses brebis, les appelle, les nourrit et les conduit. En ce dimanche, depuis plus de cinquante ans, nous vivons la Journée mondiale de prière pour les vocations. Elle nous rappelle chaque fois l’importance de prier pour que, comme a dit Jésus à ses disciples, le maître de la moisson envoie des ouvriers pour sa moisson (cf. Lc 10,2). Jésus exprime ce commandement dans le contexte d’un envoi missionnaire : il a appelé, outre les douze apôtres, soixante- douze autres disciples et il les envoie deux par deux pour la mission (Lc 10,1-16). En effet, si l’Église est par sa nature missionnaire (Conc. Œcum. Vat. II Décret Ad gentes , n. 2), la vocation chrétienne ne peut que naître à l’intérieur d’une expérience de mission. Aussi, écouter et suivre la voix du Christ Bon Pasteur, en se laissant attirer et conduire par lui et en lui consacrant sa vie, signifie permettre que l’Esprit-Saint nous introduise dans ce dynamisme missionnaire, en suscitant en nous le désir et le courage joyeux d’offrir notre vie et de la dépenser pour la cause du Royaume de Dieu. L’offrande de sa vie dans cette attitude missionnaire est possible seulement si nous sommes capables de sortir de nous-mêmes. En cette 52 ème Journée mondiale de prière pour les vocations, je voudrais donc réfléchir sur cet “exode” particulier qu’est la vocation, ou mieux, notre réponse à la vocation que Dieu nous donne. Quand nous entendons la parole “exode”, notre pensée va immédiatement aux débuts de la merveilleuse histoire d’amour entre Dieu et le peuple de ses enfants, une histoire qui passe à travers les jours dramatiques de l’esclavage en Égypte, l’appel de Moïse, la libération et le chemin vers la Terre promise. Le livre de l’Exode – le second livre de la Bible – qui raconte cette histoire, représente une parabole de toute l’histoire du salut, et aussi de la dynamique fondamentale de la foi chrétienne. En effet, passer de l’esclavage de l’homme ancien à la vie nouvelle dans le Christ est l’œuvre rédemptrice qui advient en nous par la foi (Ep 4,22-24). Ce passage est un “exode” véritable et particulier, c’est le chemin de l’âme chrétienne et de l’Église entière, l’orientation décisive de l’existence tournée vers le Père. À la racine de chaque vocation chrétienne, il y a ce mouvement fondamental de l’expérience de foi : croire veut dire se laisser soi-même, sortir du confort et de la rigidité du moi pour centrer notre vie en Jésus-Christ ; abandonner comme Abraham sa propre terre en se mettant en chemin avec confiance, sachant que Dieu indiquera la route vers la nouvelle terre. Cette “sortie” n’est pas à entendre comme un mépris de sa propre vie, de sa propre sensibilité, de sa propre humanité ; au contraire, celui qui se met en chemin à la suite du Christ, trouve la vie en abondance, en se mettant lui-même tout entier à la disposition de Dieu et de son Royaume. Jésus dit : Celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle (Mt 19,29). Tout cela a sa racine profonde dans l’amour. En effet, la vocation chrétienne est surtout un appel d’amour qui attire et renvoie au-delà de soi-même, décentre la personne, amorçant un exode permanent allant du « je » enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi, et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu (Benoît XVI, Lett. enc. Deus caritas est, n. 6). L’expérience de l’exode est un paradigme de la vie chrétienne, en particulier de celui qui embrasse une vocation de dévouement particulier au service de l’Évangile. Il consiste en une attitude toujours renouvelée de conversion et de transformation, dans le fait de rester toujours en chemin, de passer de la mort à la vie ainsi que nous le célébrons dans toute la liturgie : c’est le dynamisme pascal. Au fond, depuis l’appel d’Abraham à celui de Moïse, depuis le chemin pérégrinant d’Israël dans le désert, à la conversion prêchée par les prophètes, jusqu’au voyage missionnaire de Jésus qui culmine dans sa mort et sa résurrection, la vocation est toujours cette action de Dieu qui nous fait sortir de notre situation initiale, nous libère de toute forme d’esclavage, nous arrache à nos habitudes et à l’indifférence et nous projette vers la joie de la Eglise_501.indd 4 21/04/15 10:04 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 55 Alors que la revue est sous presse, nous apprenons avec tristesse le décès de Mgr Gaston Jean-Michel, doyen des prêtres de Martinique, âgé de 104 ans. L’Eglise en Martinique perd l’une de ses grandes figures. Ordonné prêtre en 1939, il fut élevé par le Saint-Père Benoît XVI à la dignité de « Prélat de sa Sainteté », à l’âge de 98 ans. Nous saluons son engagement au service de ses frères dans divers mouvements et associations œuvrant dans le domaine agricole. Il était également à l’origine de la création de Radio Saint-Louis. Nous reviendrons dans la prochaine édition sur l’histoire de ce grand homme, mémoire vivante de l’Eglise en Martinique. Mgr Gaston Jean-Michel, grand témoin de l’Evangile, rejoint son père céleste communion avec Dieu et avec les frères. Répondre à l’appel de Dieu, donc, c’est le laisser nous faire sortir de notre fausse stabilité, pour nous mettre en chemin vers Jésus-Christ, terme premier et dernier de notre vie et de notre bonheur. Cette dynamique de l’exode ne concerne pas seulement l’appel particulier, mais l’action missionnaire et évangélisatrice de toute l’Église. L’Église est vraiment fidèle à son Maître dans la mesure où elle est une Église “en sortie”, sans être préoccupée d’elle-même, de ses structures et de ses conquêtes, mais plutôt capable d’aller, de se mouvoir, de rencontrer les enfants de Dieu dans leur situation réelle et de compatir à leurs blessures. Dieu sort de lui-même dans une dynamique trinitaire d’amour, écoute la misère de son peuple et intervient pour le libérer (Ex 3,7). L’Église est aussi appelée à cette manière d’être et d’agir : l’Église qui évangélise sort à la rencontre de l’homme, annonce la parole libératrice de l’Évangile, prend soin avec la grâce de Dieu des blessures des âmes et des corps, relève les pauvres et ceux qui sont dans le besoin. Chers frères et sœurs, cet exode libérateur vers le Christ et vers les frères représente aussi le chemin vers la pleine compréhension de l’homme, et pour la croissance humaine et sociale dans l’histoire. Écouter et accueillir l’appel du Seigneur n’est pas une question privée et intimiste qui peut se confondre avec l’émotion du moment ; c’est un engagement concret, réel et total, qui embrasse notre existence et la met au service de la construction du Royaume de Dieu sur la terre. Par conséquent, la vocation chrétienne, enracinée dans la contemplation du cœur du Père, pousse en même temps à l’engagement solidaire en faveur de la libération des frères, surtout des plus pauvres. Le disciple de Jésus a le cœur ouvert à son horizon immense, et son intimité avec le Seigneur n’est jamais une fuite de la vie et du monde mais, au contraire, se présente essentiellement comme communion missionnaire (Exhort. Apost. Evangelii gaudium , n. 23). Cette dynamique d’exode vers Dieu et vers l’homme remplit la vie de joie et de sens. Je voudrais le dire surtout aux plus jeunes qui, en raison de leur âge et de la vision de l’avenir qui s’ouvre devant leurs yeux, savent être disponibles et généreux. Parfois, les inconnues et les préoccupations pour l’avenir, et l’incertitude qui entache le quotidien, risquent de paralyser leurs élans, de freiner leurs rêves, au point de penser qu’il ne vaut pas la peine de s’engager et que le Dieu de la foi chrétienne limite leur liberté. Au contraire, chers jeunes, n’ayez pas peur de sortir de vous-mêmes et de vous mettre en chemin ! L’Évangile est la Parole qui libère, transforme et rend plus belle notre vie. Comme il est beau de se laisser surprendre par l’appel de Dieu, d’accueillir sa Parole, de mettre les pas de votre existence dans les pas de Jésus, dans l’adoration du mystère divin et du dévouement généreux aux autres ! Votre vie deviendra chaque jour plus riche et plus joyeuse ! La Vierge Marie, modèle de toute vocation, n’a pas craint de prononcer son “fiat” à l’appel du Seigneur. Qu’elle vous accompagne et qu’elle vous guide. Avec le courage généreux de la foi, Marie a chanté la joie de sortir d’elle-même et de confier à Dieu ses projets de vie. Nous nous adressons à elle pour être pleinement disponibles au dessein que Dieu a sur chacun de nous ; pour que grandisse en nous le désir de sortir et d’aller, avec sollicitude, vers les autres (cf. Lc 1,39). Que la Vierge Mère nous protège et qu’elle intercède pour nous tous ! Du Vatican, le 29 mars 2015 Franciscus n Eglise_501.indd 5 21/04/15 10:04

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Eglise universelle ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 4 52 ème Journée mondiale de prière pour les vocations L’exode, expérience fondamentale de la vocation C hers frères et sœurs, Le quatrième dimanche de Pâques nous présente l’icône du Bon Pasteur qui connaît ses brebis, les appelle, les nourrit et les conduit. En ce dimanche, depuis plus de cinquante ans, nous vivons la Journée mondiale de prière pour les vocations. Elle nous rappelle chaque fois l’importance de prier pour que, comme a dit Jésus à ses disciples, le maître de la moisson envoie des ouvriers pour sa moisson (cf. Lc 10,2). Jésus exprime ce commandement dans le contexte d’un envoi missionnaire : il a appelé, outre les douze apôtres, soixante- douze autres disciples et il les envoie deux par deux pour la mission (Lc 10,1-16). En effet, si l’Église est par sa nature missionnaire (Conc. Œcum. Vat. II Décret Ad gentes , n. 2), la vocation chrétienne ne peut que naître à l’intérieur d’une expérience de mission. Aussi, écouter et suivre la voix du Christ Bon Pasteur, en se laissant attirer et conduire par lui et en lui consacrant sa vie, signifie permettre que l’Esprit-Saint nous introduise dans ce dynamisme missionnaire, en suscitant en nous le désir et le courage joyeux d’offrir notre vie et de la dépenser pour la cause du Royaume de Dieu. L’offrande de sa vie dans cette attitude missionnaire est possible seulement si nous sommes capables de sortir de nous-mêmes. En cette 52 ème Journée mondiale de prière pour les vocations, je voudrais donc réfléchir sur cet “exode” particulier qu’est la vocation, ou mieux, notre réponse à la vocation que Dieu nous donne. Quand nous entendons la parole “exode”, notre pensée va immédiatement aux débuts de la merveilleuse histoire d’amour entre Dieu et le peuple de ses enfants, une histoire qui passe à travers les jours dramatiques de l’esclavage en Égypte, l’appel de Moïse, la libération et le chemin vers la Terre promise. Le livre de l’Exode – le second livre de la Bible – qui raconte cette histoire, représente une parabole de toute l’histoire du salut, et aussi de la dynamique fondamentale de la foi chrétienne. En effet, passer de l’esclavage de l’homme ancien à la vie nouvelle dans le Christ est l’œuvre rédemptrice qui advient en nous par la foi (Ep 4,22-24). Ce passage est un “exode” véritable et particulier, c’est le chemin de l’âme chrétienne et de l’Église entière, l’orientation décisive de l’existence tournée vers le Père. À la racine de chaque vocation chrétienne, il y a ce mouvement fondamental de l’expérience de foi : croire veut dire se laisser soi-même, sortir du confort et de la rigidité du moi pour centrer notre vie en Jésus-Christ ; abandonner comme Abraham sa propre terre en se mettant en chemin avec confiance, sachant que Dieu indiquera la route vers la nouvelle terre. Cette “sortie” n’est pas à entendre comme un mépris de sa propre vie, de sa propre sensibilité, de sa propre humanité ; au contraire, celui qui se met en chemin à la suite du Christ, trouve la vie en abondance, en se mettant lui-même tout entier à la disposition de Dieu et de son Royaume. Jésus dit : Celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle (Mt 19,29). Tout cela a sa racine profonde dans l’amour. En effet, la vocation chrétienne est surtout un appel d’amour qui attire et renvoie au-delà de soi-même, décentre la personne, amorçant un exode permanent allant du « je » enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi, et précisément ainsi vers la découverte de soi-même, plus encore vers la découverte de Dieu (Benoît XVI, Lett. enc. Deus caritas est, n. 6). L’expérience de l’exode est un paradigme de la vie chrétienne, en particulier de celui qui embrasse une vocation de dévouement particulier au service de l’Évangile. Il consiste en une attitude toujours renouvelée de conversion et de transformation, dans le fait de rester toujours en chemin, de passer de la mort à la vie ainsi que nous le célébrons dans toute la liturgie : c’est le dynamisme pascal. Au fond, depuis l’appel d’Abraham à celui de Moïse, depuis le chemin pérégrinant d’Israël dans le désert, à la conversion prêchée par les prophètes, jusqu’au voyage missionnaire de Jésus qui culmine dans sa mort et sa résurrection, la vocation est toujours cette action de Dieu qui nous fait sortir de notre situation initiale, nous libère de toute forme d’esclavage, nous arrache à nos habitudes et à l’indifférence et nous projette vers la joie de la Eglise_501.indd 4 21/04/15 10:04 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 55 Alors que la revue est sous presse, nous apprenons avec tristesse le décès de Mgr Gaston Jean-Michel, doyen des prêtres de Martinique, âgé de 104 ans. L’Eglise en Martinique perd l’une de ses grandes figures. Ordonné prêtre en 1939, il fut élevé par le Saint-Père Benoît XVI à la dignité de « Prélat de sa Sainteté », à l’âge de 98 ans. Nous saluons son engagement au service de ses frères dans divers mouvements et associations œuvrant dans le domaine agricole. Il était également à l’origine de la création de Radio Saint-Louis. Nous reviendrons dans la prochaine édition sur l’histoire de ce grand homme, mémoire vivante de l’Eglise en Martinique. Mgr Gaston Jean-Michel, grand témoin de l’Evangile, rejoint son père céleste communion avec Dieu et avec les frères. Répondre à l’appel de Dieu, donc, c’est le laisser nous faire sortir de notre fausse stabilité, pour nous mettre en chemin vers Jésus-Christ, terme premier et dernier de notre vie et de notre bonheur. Cette dynamique de l’exode ne concerne pas seulement l’appel particulier, mais l’action missionnaire et évangélisatrice de toute l’Église. L’Église est vraiment fidèle à son Maître dans la mesure où elle est une Église “en sortie”, sans être préoccupée d’elle-même, de ses structures et de ses conquêtes, mais plutôt capable d’aller, de se mouvoir, de rencontrer les enfants de Dieu dans leur situation réelle et de compatir à leurs blessures. Dieu sort de lui-même dans une dynamique trinitaire d’amour, écoute la misère de son peuple et intervient pour le libérer (Ex 3,7). L’Église est aussi appelée à cette manière d’être et d’agir : l’Église qui évangélise sort à la rencontre de l’homme, annonce la parole libératrice de l’Évangile, prend soin avec la grâce de Dieu des blessures des âmes et des corps, relève les pauvres et ceux qui sont dans le besoin. Chers frères et sœurs, cet exode libérateur vers le Christ et vers les frères représente aussi le chemin vers la pleine compréhension de l’homme, et pour la croissance humaine et sociale dans l’histoire. Écouter et accueillir l’appel du Seigneur n’est pas une question privée et intimiste qui peut se confondre avec l’émotion du moment ; c’est un engagement concret, réel et total, qui embrasse notre existence et la met au service de la construction du Royaume de Dieu sur la terre. Par conséquent, la vocation chrétienne, enracinée dans la contemplation du cœur du Père, pousse en même temps à l’engagement solidaire en faveur de la libération des frères, surtout des plus pauvres. Le disciple de Jésus a le cœur ouvert à son horizon immense, et son intimité avec le Seigneur n’est jamais une fuite de la vie et du monde mais, au contraire, se présente essentiellement comme communion missionnaire (Exhort. Apost. Evangelii gaudium , n. 23). Cette dynamique d’exode vers Dieu et vers l’homme remplit la vie de joie et de sens. Je voudrais le dire surtout aux plus jeunes qui, en raison de leur âge et de la vision de l’avenir qui s’ouvre devant leurs yeux, savent être disponibles et généreux. Parfois, les inconnues et les préoccupations pour l’avenir, et l’incertitude qui entache le quotidien, risquent de paralyser leurs élans, de freiner leurs rêves, au point de penser qu’il ne vaut pas la peine de s’engager et que le Dieu de la foi chrétienne limite leur liberté. Au contraire, chers jeunes, n’ayez pas peur de sortir de vous-mêmes et de vous mettre en chemin ! L’Évangile est la Parole qui libère, transforme et rend plus belle notre vie. Comme il est beau de se laisser surprendre par l’appel de Dieu, d’accueillir sa Parole, de mettre les pas de votre existence dans les pas de Jésus, dans l’adoration du mystère divin et du dévouement généreux aux autres ! Votre vie deviendra chaque jour plus riche et plus joyeuse ! La Vierge Marie, modèle de toute vocation, n’a pas craint de prononcer son “fiat” à l’appel du Seigneur. Qu’elle vous accompagne et qu’elle vous guide. Avec le courage généreux de la foi, Marie a chanté la joie de sortir d’elle-même et de confier à Dieu ses projets de vie. Nous nous adressons à elle pour être pleinement disponibles au dessein que Dieu a sur chacun de nous ; pour que grandisse en nous le désir de sortir et d’aller, avec sollicitude, vers les autres (cf. Lc 1,39). Que la Vierge Mère nous protège et qu’elle intercède pour nous tous ! Du Vatican, le 29 mars 2015 Franciscus n Eglise_501.indd 5 21/04/15 10:04

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L a P arole D ominicale Dimanche 26 avril 2015 L 4 ème dimanche de Pâques - Année B Actes 4,8-12 • Psaume 117 • 1 Jean 3,1-2 • Jean 10,11-18\ C ’est l’Évangile qui donne son nom à ce dimanche, pour qu’il soit retenu comme Journée mondiale des vocations. Tous, prêtres, religieux, religieuses et laïcs, nous sommes invités à prier de manière plus intense pour les vocations particulières dans l’Église, et à renouveler notre engagement personnel au service de l’Évangile. Célébrer la journée mondiale des vocations, c’est donc prendre conscience du fait que l’Église, par- delà sa fragilité et sa faiblesse, prend sa source dans le projet même de Dieu. C’est lui qui en a pris l’initiative, et c’est encore lui qui la conduit au long des siècles de l’histoire. Voilà pourquoi, nous sommes appelés à nous tourner avec confiance vers le Christ pour lui demander de susciter encore aujourd’hui du milieu de son peuple beaucoup d’âmes ferventes et généreuses, disponibles à suivre son appel pour l’annonce de l’Évangile. N’est-ce pas en contemplant Jésus dans sa Passion – mort et résurrection, qu’on peut lire le service du prêtre comme officium amoris , un ministère, un service d’amour, où l’on ne donne pas moins que soi-même ? Jésus vient comme vraie image de son Père, qui prend soin d’Israël son peuple, et de tous ses enfants. Sont à Lui, ceux qui font déjà partie du bercail, mais aussi tant d’autres qui ne sont pas encore dans la bergerie, tous ceux que la Parole de Dieu va toucher, et agréger au peuple de Dieu, issus de toutes les nations, langues et conditions. Comme Bon Pasteur, Jésus ne va-t-il pas donner sa vie pour rassembler les enfants de Dieu dispersés ? Des fils d’Israël et des gens issus des autres peuples, il fera un seul troupeau. Il prend soin des siens, parce qu’ils lui appartiennent. Il ne les laisse pas seuls devant le danger. Il est venu pour qu’ils ne soient pas sans pasteur, ou avec des pasteurs irresponsables. Il ne prend pas lui la fuite quand la vie des brebis est en danger ; Il y fait face pour sauver leur vie qui lui vaut plus cher que tout. Il les a reçues du Père à qui tout appartient, pour que ce qui appartient au Père revienne aussi au Fils. Il les connaît de l’intérieur ; et elles le connaissent comme leur Seigneur et Maître. Elles reconnaissent sa voix, du fait du lien intime qui les unit. Elles lui doivent de toute façon leur vie et leur bonheur. Elles savent qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Puissions-nous découvrir le Seigneur Jésus ressuscité de cette façon ! Qu’à l’image de ce bon berger, Dieu nous donne des pasteurs selon son cœur ! Prions spécialement pour tous les jeunes qui sont à la recherche d’un idéal. Que le Christ, le Bon pasteur, nous modèle tous à son image, pour qu’à travers nous, son message puisse éclairer, guider et fortifier les autres. P. Gilles Aïzo n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 6 Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. Eglise_501.indd 6 21/04/15 10:04 Vie du diocèse Pour répondre à cette question, il nous faut d’abord répondre à une autre question : Qu’est-ce que le prêtre ? Je vais vous partager un des numéros de Presbyterorum Ordinis (P.O). Ce texte est plus précisément un décret sur le ministère et la vie des prêtres, produit lors du concile Vatican II. Ce qu’il nous dit répond aux deux questions. Pourquoi nous faut- il des prêtres ? P.O n° 2 : «Le Seigneur, voulant faire des chrétiens un seul Corps, où «tous les membres n’ont pas la même fonction» (Rm 12,4), a établi parmi eux des ministres qui, dans la communauté des chrétiens, seraient investis par l’Ordre du pouvoir sacré d’offrir le Sacrifice et de remettre les péchés, et y exerceraient publiquement pour les hommes, au nom du Christ, la fonction sacerdotale… La fonction des prêtres, en tant qu’elle est unie à l’ordre épiscopal, participe à l’autorité par laquelle le Christ édifie, sanctifie et gouverne son Corps. C’est pourquoi le sacerdoce des prêtres, s’il repose sur les sacrements de l’initiation chrétienne, est cependant conféré au moyen du sacrement particulier qui, par l’onction du Saint-Esprit, les marque d’un caractère spécial, et les configure ainsi au Christ prêtre pour les rendre capables d’agir au nom du Christ Tête en personne ». Le texte est clair et sans ambiguïté, il nous précise qui est le prêtre, et pourquoi il est important d’en avoir. Il en va donc de la volonté de Dieu, et ce en vue de l’alliance entre Dieu et son peuple. Une expression retient notre attention et demande d’être expliquée, c’est la fonction sacerdotale, qui doit être comprise comme le fait d’être et d’agir comme le Christ, car le prêtre est un alter Christus , c’est-à-dire un autre Christ. En relisant ce texte de Presbyterorum Ordinis , je vois le prêtre comme cet homme au cœur transpercé, qui est configuré au Christ prêtre par le sacrement de l’ordre, qui le rend capable d’agir au nom du Christ tête en personne. Le prêtre est parmi nous la présence du Christ, et de par sa configuration au Christ, à la suite du Christ, il est celui qui reçoit mission de conduire et former le peuple de Dieu. Il fait naître et grandir le peuple de Dieu. Avant les autres chrétiens et plus qu’eux, il a le devoir et le droit d’enseigner, d’engendrer par l’Evangile, de veiller au bien de la communauté. Le malheur à moi si je n’évangélise pas ! concerne le prêtre avant les autres. Il nous faut donc des prêtres, car c’est une question de vie ou de mort d’une certaine manière. Quand je nous regarde, nous prêtres, je vois un signe de la miséricorde de Dieu pour nous, mais aussi pour le peuple, car le prêtre est aussi là pour introduire Dieu dans nos vies, nous réconcilier avec ce Dieu plein de miséricorde, nous annoncer la Parole de Dieu, nous donner le goût de Dieu, qui donne envie de répondre à l’appel à la sainteté que Dieu adresse à son peuple : Soyez Saint comme votre Père céleste est Saint, nous dit Jésus. Enfin, le prêtre est cet alter Christus, cet «autre Christ». En disant cela, certains peuvent avoir du mal à comprendre cette expression et à y croire. Pourtant c’est là une vérité profonde du prêtre, et croyez-moi, en dix ans de sacerdoce, je ne cesse de découvrir à la fois qui je suis, ce que Jésus-Christ a fait de moi, ce qu’il fait par moi et avec moi et en moi, comme son instrument, et je contemple sans cesse ce qu’il veut que je sois. Sans la lumière de la foi, on risque de rester aux apparences, et de ne voir dans le prêtre qu’un homme avec ses forces et ses faiblesses, et rien d’autre. Il en va du prêtre exactement comme de l’Eucharistie, sans la foi on reste aux apparences. Pour celui qui ne croit pas, il n’y a qu’un peu de pain et de vin ayant un bon goût. De même pour certains, le prêtre est un homme comme les autres qui fait un «métier», celui de prêtre, au même titre qu’il y a des pasteurs, des médecins, etc. Mais, pour le vrai croyant, le prêtre c’est la présence de Jésus-Christ. Tel est ce que la foi nous partage en profondeur, car il y a dans le prêtre un mystère caché que seule la foi peut nous faire voir. Les saints, eux, savaient regarder avec les yeux de la foi. Tel le curé d’Ars qui disait : si je rencontrais un prêtre et un ange, je saluerais le prêtre avant de saluer l’ange, car le prêtre est celui qui fait descendre Jésus sur l’autel, ou encore sainte Thérèse qui baisait l’endroit où un prêtre avait passé. Il y aurait encore tant à dire, mais l’espace proposé pour cet article arrive à sa fin, je terminerai simplement avec une citation de la préface des martyrs qui jaillit de 2 Co 12,7-10 qui nous donnera de voir les prêtres avec les yeux de la foi. Ces hommes qui portent en eux une tension entre la faiblesse humaine et la mission divine à laquelle Dieu les a appelés, car ne nous y trompons pas, c’est Dieu et lui seul qui nous rend capables de le servir pour vous et avec vous. « C'est ta puissance qui se déploie dans la faiblesse, quand tu donnes à des êtres fragiles de te rendre témoignage par Jésus le Christ ». P. David RONDOF - Curé des paroisses de Saint-Pierre et Fond-Saint-Denis n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 7 Première Eucharistie du P. David Rondof Eglise_501.indd 7 21/04/15 10:04

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L a P arole D ominicale Dimanche 26 avril 2015 L 4 ème dimanche de Pâques - Année B Actes 4,8-12 • Psaume 117 • 1 Jean 3,1-2 • Jean 10,11-18\ C ’est l’Évangile qui donne son nom à ce dimanche, pour qu’il soit retenu comme Journée mondiale des vocations. Tous, prêtres, religieux, religieuses et laïcs, nous sommes invités à prier de manière plus intense pour les vocations particulières dans l’Église, et à renouveler notre engagement personnel au service de l’Évangile. Célébrer la journée mondiale des vocations, c’est donc prendre conscience du fait que l’Église, par- delà sa fragilité et sa faiblesse, prend sa source dans le projet même de Dieu. C’est lui qui en a pris l’initiative, et c’est encore lui qui la conduit au long des siècles de l’histoire. Voilà pourquoi, nous sommes appelés à nous tourner avec confiance vers le Christ pour lui demander de susciter encore aujourd’hui du milieu de son peuple beaucoup d’âmes ferventes et généreuses, disponibles à suivre son appel pour l’annonce de l’Évangile. N’est-ce pas en contemplant Jésus dans sa Passion – mort et résurrection, qu’on peut lire le service du prêtre comme officium amoris , un ministère, un service d’amour, où l’on ne donne pas moins que soi-même ? Jésus vient comme vraie image de son Père, qui prend soin d’Israël son peuple, et de tous ses enfants. Sont à Lui, ceux qui font déjà partie du bercail, mais aussi tant d’autres qui ne sont pas encore dans la bergerie, tous ceux que la Parole de Dieu va toucher, et agréger au peuple de Dieu, issus de toutes les nations, langues et conditions. Comme Bon Pasteur, Jésus ne va-t-il pas donner sa vie pour rassembler les enfants de Dieu dispersés ? Des fils d’Israël et des gens issus des autres peuples, il fera un seul troupeau. Il prend soin des siens, parce qu’ils lui appartiennent. Il ne les laisse pas seuls devant le danger. Il est venu pour qu’ils ne soient pas sans pasteur, ou avec des pasteurs irresponsables. Il ne prend pas lui la fuite quand la vie des brebis est en danger ; Il y fait face pour sauver leur vie qui lui vaut plus cher que tout. Il les a reçues du Père à qui tout appartient, pour que ce qui appartient au Père revienne aussi au Fils. Il les connaît de l’intérieur ; et elles le connaissent comme leur Seigneur et Maître. Elles reconnaissent sa voix, du fait du lien intime qui les unit. Elles lui doivent de toute façon leur vie et leur bonheur. Elles savent qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Puissions-nous découvrir le Seigneur Jésus ressuscité de cette façon ! Qu’à l’image de ce bon berger, Dieu nous donne des pasteurs selon son cœur ! Prions spécialement pour tous les jeunes qui sont à la recherche d’un idéal. Que le Christ, le Bon pasteur, nous modèle tous à son image, pour qu’à travers nous, son message puisse éclairer, guider et fortifier les autres. P. Gilles Aïzo n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 6 Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. Eglise_501.indd 6 21/04/15 10:04 Vie du diocèse Pour répondre à cette question, il nous faut d’abord répondre à une autre question : Qu’est-ce que le prêtre ? Je vais vous partager un des numéros de Presbyterorum Ordinis (P.O). Ce texte est plus précisément un décret sur le ministère et la vie des prêtres, produit lors du concile Vatican II. Ce qu’il nous dit répond aux deux questions. Pourquoi nous faut- il des prêtres ? P.O n° 2 : «Le Seigneur, voulant faire des chrétiens un seul Corps, où «tous les membres n’ont pas la même fonction» (Rm 12,4), a établi parmi eux des ministres qui, dans la communauté des chrétiens, seraient investis par l’Ordre du pouvoir sacré d’offrir le Sacrifice et de remettre les péchés, et y exerceraient publiquement pour les hommes, au nom du Christ, la fonction sacerdotale… La fonction des prêtres, en tant qu’elle est unie à l’ordre épiscopal, participe à l’autorité par laquelle le Christ édifie, sanctifie et gouverne son Corps. C’est pourquoi le sacerdoce des prêtres, s’il repose sur les sacrements de l’initiation chrétienne, est cependant conféré au moyen du sacrement particulier qui, par l’onction du Saint-Esprit, les marque d’un caractère spécial, et les configure ainsi au Christ prêtre pour les rendre capables d’agir au nom du Christ Tête en personne ». Le texte est clair et sans ambiguïté, il nous précise qui est le prêtre, et pourquoi il est important d’en avoir. Il en va donc de la volonté de Dieu, et ce en vue de l’alliance entre Dieu et son peuple. Une expression retient notre attention et demande d’être expliquée, c’est la fonction sacerdotale, qui doit être comprise comme le fait d’être et d’agir comme le Christ, car le prêtre est un alter Christus , c’est-à-dire un autre Christ. En relisant ce texte de Presbyterorum Ordinis , je vois le prêtre comme cet homme au cœur transpercé, qui est configuré au Christ prêtre par le sacrement de l’ordre, qui le rend capable d’agir au nom du Christ tête en personne. Le prêtre est parmi nous la présence du Christ, et de par sa configuration au Christ, à la suite du Christ, il est celui qui reçoit mission de conduire et former le peuple de Dieu. Il fait naître et grandir le peuple de Dieu. Avant les autres chrétiens et plus qu’eux, il a le devoir et le droit d’enseigner, d’engendrer par l’Evangile, de veiller au bien de la communauté. Le malheur à moi si je n’évangélise pas ! concerne le prêtre avant les autres. Il nous faut donc des prêtres, car c’est une question de vie ou de mort d’une certaine manière. Quand je nous regarde, nous prêtres, je vois un signe de la miséricorde de Dieu pour nous, mais aussi pour le peuple, car le prêtre est aussi là pour introduire Dieu dans nos vies, nous réconcilier avec ce Dieu plein de miséricorde, nous annoncer la Parole de Dieu, nous donner le goût de Dieu, qui donne envie de répondre à l’appel à la sainteté que Dieu adresse à son peuple : Soyez Saint comme votre Père céleste est Saint, nous dit Jésus. Enfin, le prêtre est cet alter Christus, cet «autre Christ». En disant cela, certains peuvent avoir du mal à comprendre cette expression et à y croire. Pourtant c’est là une vérité profonde du prêtre, et croyez-moi, en dix ans de sacerdoce, je ne cesse de découvrir à la fois qui je suis, ce que Jésus-Christ a fait de moi, ce qu’il fait par moi et avec moi et en moi, comme son instrument, et je contemple sans cesse ce qu’il veut que je sois. Sans la lumière de la foi, on risque de rester aux apparences, et de ne voir dans le prêtre qu’un homme avec ses forces et ses faiblesses, et rien d’autre. Il en va du prêtre exactement comme de l’Eucharistie, sans la foi on reste aux apparences. Pour celui qui ne croit pas, il n’y a qu’un peu de pain et de vin ayant un bon goût. De même pour certains, le prêtre est un homme comme les autres qui fait un «métier», celui de prêtre, au même titre qu’il y a des pasteurs, des médecins, etc. Mais, pour le vrai croyant, le prêtre c’est la présence de Jésus-Christ. Tel est ce que la foi nous partage en profondeur, car il y a dans le prêtre un mystère caché que seule la foi peut nous faire voir. Les saints, eux, savaient regarder avec les yeux de la foi. Tel le curé d’Ars qui disait : si je rencontrais un prêtre et un ange, je saluerais le prêtre avant de saluer l’ange, car le prêtre est celui qui fait descendre Jésus sur l’autel, ou encore sainte Thérèse qui baisait l’endroit où un prêtre avait passé. Il y aurait encore tant à dire, mais l’espace proposé pour cet article arrive à sa fin, je terminerai simplement avec une citation de la préface des martyrs qui jaillit de 2 Co 12,7-10 qui nous donnera de voir les prêtres avec les yeux de la foi. Ces hommes qui portent en eux une tension entre la faiblesse humaine et la mission divine à laquelle Dieu les a appelés, car ne nous y trompons pas, c’est Dieu et lui seul qui nous rend capables de le servir pour vous et avec vous. « C'est ta puissance qui se déploie dans la faiblesse, quand tu donnes à des êtres fragiles de te rendre témoignage par Jésus le Christ ». P. David RONDOF - Curé des paroisses de Saint-Pierre et Fond-Saint-Denis n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 7 Première Eucharistie du P. David Rondof Eglise_501.indd 7 21/04/15 10:04

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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 8 Joie, communion et recueillement étaient les maîtres-mots de la cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire, qui s’est déroulée dans l’octave de Pâques, le dimanche 12 avril 2015, fête de la Divine Miséric\ orde, dans un espace cathédrale installé pour l’occasion sur le stade Pierre-Aliker de Fort-de- France. Mgr Macaire succède à Mgr Michel Méranville à la tête du diocèse\ , et devient donc le douzième évêque du diocèse de la Martinique. Sa devise épiscopale : Jesum ostende (Montre Jésus), extrait du Salve Regina. Une belle fête… pour un grand événement ! Un beau visage d’Eglise vivante ! D iverses personnalités civiles, politiques et religieuses de Martinique et des îles voisines avaient fait le déplacement pour vivre cet événement excep- tionnel, et important pour la Martinique. La famille de l’ordinand et ses amis étaient présents, de même que de nombreux fidèles du diocèse habillés aux couleurs de leur secteur paroissial. Le service d’accueil était assuré par les équipes du Renouveau charismatique et par les membres de la Pastorale des jeunes. Tous les moyens étaient réunis pour permettre aux chrétiens de suivre la cérémonie sur place (grand écran installé sur le stade), ou chez eux (retransmission en direct sur la Webtv de la radio diocésaine, sur les radios locales ou en télévision (Martinique, en Guadeloupe et en Guyane). La cérémonie d’intronisation de Mgr Macaire faisait partie intégrante d’une grande fête de la Divine Miséricorde, qui a débuté dès 13h par la prière du Regina Caeli, la présentation du programme et la prière de la Miséricorde Divine. L’animation de ce temps fort était assurée par le père Olivier Lucenay, dernier prêtre du diocèse ordonné en décembre 2014, avec les groupes Louange sans Frontière et Angels voice. Eglise_501.indd 8 21/04/15 10:04 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 9 La cérémonie de consécration : un grand moment de recueillement, de grâce, d’émotion… et d’espérance ! Quand le pape appelle un prêtre à devenir évêque, c’est pour le faire entrer, de façon plus intime, dans la communion avec le Christ, en acceptant de prendre sur lui une part de la souffrance et de la mission du pasteur. La célébration de l’ordination épiscopale de Mgr Macaire était placée sous la présidence du cardinal Chibly Langlois d’Haïti, évêque de Cayes, assisté de Mgr Michel Méranville, archevêque émérite de Saint-Pierre et Fort-de-France, et de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron. Les pères Christian Catayée et Wilfried Bannais, les deux cérémoniaires, veillaient au bon déroulement de la célébration. Neuf autres évêques étaient présents : Le cardinal Kelvin Felix, archevêque émérite de Castries, Sainte-Lucie, Mgr Nicola Girasoli, nonce et délégué apostolique pour les Antilles, Mgr Patrick Pinder, archevêque de Nassau, Bahamas et président de la Conférence des Evêques de la Caraïbe, Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun et délégué de la Conférence des Evêques de France, Mgr Robert Rivas, archevêque de Castries, Mgr Gabriel Malzaire, évêque de la Dominique, Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Basse-Terre et Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne. Quatre-vingt-sept prêtres venus de France métropolitaine, de Guadeloupe, de Guyane, d’Haïti et de Martinique entouraient Mgr David Macaire. Une délégation de frères dominicains, accompagnait son ami de longue date, le RP Loïc-Marie Le Bot, prieur principal des Dominicains. Onze diacres du diocèse et de nombreux servants d’autel étaient également présents. Le premier chant, entonné avec une grande ferveur, a donné le ton à toute la cérémonie : Dieu règne ! Peuple criez d’allégresse, Alléluia ! La vie a vaincu la mort, la croix a vaincu l’enfer ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia, louange à toi ! Pendant la procession d’entrée, il tomba une fine pluie que beaucoup appelèrent «bénédiction de Dieu». Dans son mot d’accueil, le Cardinal Langlois dira lui-même : « Le Seigneur nous a accueillis avec sa bénédiction cet après-midi… Que le Seigneur soit notre joie dans cette célébration ». n Mot de Mgr Girasoli, Nonce de la Caraïbe, délégué du Saint-Père Le Nonce Girasoli précisa que quand les bonnes nouvelles arrivent, nous sommes invités à regarder en avant, à oublier le passé, à parcourir un chemin de foi et d’espoir. Il a ensuite, au nom du pape François, vivement remercié Mgr Méranville pour son épiscopat, et lui a souhaité la santé pour continuer à soutenir spirituellement le nouvel évêque. Et à Mgr Macaire, il fait remarquer qu’il est le plus jeune évêque de France et de la Conférence épiscopale de la Caraïbe. Vous êtes un fils de ce paradis qu’est la Martinique. On compte beaucoup sur votre jeunesse, votre enthousiasme et votre courage. Vous avez un très bon clergé et de très bons prêtres… Dans l’Eglise catholique, il n’y a pas d’amis, il y a des frères et des sœurs. Il lui a demandé de marcher avec tout le monde, sans lâcher personne au bord du chemin. n Présentation de Mgr Macaire Après le chant d’entrée, l’Église, par la voix du Révérend Père Loïc-Marie Lebot, a demandé au Cardinal Chibly Langlois d’ordonner Mgr Macaire, en ces termes : Père, la sainte Eglise, notre Mère, vous demande d’ordonner David Macaire, prêtre, pour la charge de l’épiscopat. C’est le père Bruno Latour, chancelier du diocèse de Martinique, qui a procédé à Eglise_501.indd 9 21/04/15 10:04

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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 8 Joie, communion et recueillement étaient les maîtres-mots de la cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire, qui s’est déroulée dans l’octave de Pâques, le dimanche 12 avril 2015, fête de la Divine Miséric\ orde, dans un espace cathédrale installé pour l’occasion sur le stade Pierre-Aliker de Fort-de- France. Mgr Macaire succède à Mgr Michel Méranville à la tête du diocèse\ , et devient donc le douzième évêque du diocèse de la Martinique. Sa devise épiscopale : Jesum ostende (Montre Jésus), extrait du Salve Regina. Une belle fête… pour un grand événement ! Un beau visage d’Eglise vivante ! D iverses personnalités civiles, politiques et religieuses de Martinique et des îles voisines avaient fait le déplacement pour vivre cet événement excep- tionnel, et important pour la Martinique. La famille de l’ordinand et ses amis étaient présents, de même que de nombreux fidèles du diocèse habillés aux couleurs de leur secteur paroissial. Le service d’accueil était assuré par les équipes du Renouveau charismatique et par les membres de la Pastorale des jeunes. Tous les moyens étaient réunis pour permettre aux chrétiens de suivre la cérémonie sur place (grand écran installé sur le stade), ou chez eux (retransmission en direct sur la Webtv de la radio diocésaine, sur les radios locales ou en télévision (Martinique, en Guadeloupe et en Guyane). La cérémonie d’intronisation de Mgr Macaire faisait partie intégrante d’une grande fête de la Divine Miséricorde, qui a débuté dès 13h par la prière du Regina Caeli, la présentation du programme et la prière de la Miséricorde Divine. L’animation de ce temps fort était assurée par le père Olivier Lucenay, dernier prêtre du diocèse ordonné en décembre 2014, avec les groupes Louange sans Frontière et Angels voice. Eglise_501.indd 8 21/04/15 10:04 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 9 La cérémonie de consécration : un grand moment de recueillement, de grâce, d’émotion… et d’espérance ! Quand le pape appelle un prêtre à devenir évêque, c’est pour le faire entrer, de façon plus intime, dans la communion avec le Christ, en acceptant de prendre sur lui une part de la souffrance et de la mission du pasteur. La célébration de l’ordination épiscopale de Mgr Macaire était placée sous la présidence du cardinal Chibly Langlois d’Haïti, évêque de Cayes, assisté de Mgr Michel Méranville, archevêque émérite de Saint-Pierre et Fort-de-France, et de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron. Les pères Christian Catayée et Wilfried Bannais, les deux cérémoniaires, veillaient au bon déroulement de la célébration. Neuf autres évêques étaient présents : Le cardinal Kelvin Felix, archevêque émérite de Castries, Sainte-Lucie, Mgr Nicola Girasoli, nonce et délégué apostolique pour les Antilles, Mgr Patrick Pinder, archevêque de Nassau, Bahamas et président de la Conférence des Evêques de la Caraïbe, Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun et délégué de la Conférence des Evêques de France, Mgr Robert Rivas, archevêque de Castries, Mgr Gabriel Malzaire, évêque de la Dominique, Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Basse-Terre et Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne. Quatre-vingt-sept prêtres venus de France métropolitaine, de Guadeloupe, de Guyane, d’Haïti et de Martinique entouraient Mgr David Macaire. Une délégation de frères dominicains, accompagnait son ami de longue date, le RP Loïc-Marie Le Bot, prieur principal des Dominicains. Onze diacres du diocèse et de nombreux servants d’autel étaient également présents. Le premier chant, entonné avec une grande ferveur, a donné le ton à toute la cérémonie : Dieu règne ! Peuple criez d’allégresse, Alléluia ! La vie a vaincu la mort, la croix a vaincu l’enfer ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia, louange à toi ! Pendant la procession d’entrée, il tomba une fine pluie que beaucoup appelèrent «bénédiction de Dieu». Dans son mot d’accueil, le Cardinal Langlois dira lui-même : « Le Seigneur nous a accueillis avec sa bénédiction cet après-midi… Que le Seigneur soit notre joie dans cette célébration ». n Mot de Mgr Girasoli, Nonce de la Caraïbe, délégué du Saint-Père Le Nonce Girasoli précisa que quand les bonnes nouvelles arrivent, nous sommes invités à regarder en avant, à oublier le passé, à parcourir un chemin de foi et d’espoir. Il a ensuite, au nom du pape François, vivement remercié Mgr Méranville pour son épiscopat, et lui a souhaité la santé pour continuer à soutenir spirituellement le nouvel évêque. Et à Mgr Macaire, il fait remarquer qu’il est le plus jeune évêque de France et de la Conférence épiscopale de la Caraïbe. Vous êtes un fils de ce paradis qu’est la Martinique. On compte beaucoup sur votre jeunesse, votre enthousiasme et votre courage. Vous avez un très bon clergé et de très bons prêtres… Dans l’Eglise catholique, il n’y a pas d’amis, il y a des frères et des sœurs. Il lui a demandé de marcher avec tout le monde, sans lâcher personne au bord du chemin. n Présentation de Mgr Macaire Après le chant d’entrée, l’Église, par la voix du Révérend Père Loïc-Marie Lebot, a demandé au Cardinal Chibly Langlois d’ordonner Mgr Macaire, en ces termes : Père, la sainte Eglise, notre Mère, vous demande d’ordonner David Macaire, prêtre, pour la charge de l’épiscopat. C’est le père Bruno Latour, chancelier du diocèse de Martinique, qui a procédé à Eglise_501.indd 9 21/04/15 10:04

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 10 Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire la lecture de la lettre du pape François, désignant Mgr Macaire pour la charge de l’épiscopat. La chorale a entonné le Gloria en signe d’assentiment. La liturgie de la Parole s’est déroulée ensuite de manière habituelle, car selon l’usage, les ordinations d’évêques, de prêtres et de diacres prennent toujours place entre la liturgie de la Parole et celle de l’Eucharistie. n Homélie du Cardinal Langlois Que le Nom du Seigneur soit glorifié dans cet archidiocèse ! Après avoir remercié les personnalités présentes, les évêques, les prêtres, les diacres et toute l’Assemblée, le Cardinal Langlois a exprimé sa joie et sa gratitude d‘avoir été choisi par Mgr Macaire pour son ordina- tion. Il était heureux qu’il y ait cette ordination en cette période totalement éclairée par la résurrection, et porteuse de joie. Cette joie qui naît de la foi, première et dernière béatitude de l’Evangile. Heureuse celle qui a cru, disait Elisabeth à Marie, et Heureux ceux qui croient, dit Jésus à Thomas. Le Cardinal a remercié le Seigneur pour le don de la foi en Dieu et en l’homme ; pour la foi placée en nous les hommes qu’Il appelle à sa suite. Il a exprimé sa reconnaissance à Mgr Méranville qui a su, à la suite de ses prédécesseurs, garder le dépôt de la foi jusqu’à ce jour. Il a remercié le Seigneur pour son frère, Mgr Macaire, qui a accepté la charge épiscopale dans la foi, et qui porte par le choix du jour, un double cachet pour son ministère : la forme pascale et la marque de la miséricorde. Il lui a rappelé la lourde charge de l’archevêque : Le Seigneur vous prend au milieu des hommes, pour être au service des hommes. Ce n’est pas une promotion, c’est un service, comme le rappelle assez souvent le pape François ! C’est être utile à son peuple. Il est bon de se rappeler l’exhortation de Jésus à ses apôtres dont vous allez être le successeur dans cet archidiocèse. Celui qui est le plus grand doit se comporter comme le plus petit, et celui qui commande, comme celui qui sert ! C’est dans cet esprit de service qu’il faudra prêcher à temps et à contretemps ! Exhorter avec une patience inlassable, le souci d’instruire. Pour cette œuvre, le Seigneur choisit ses propres ouvriers, comme il le veut, où il le veut... Le Seigneur vous a choisi pour être successeur des apôtres par la force de l’Esprit et par l’autorité du Saint-Siège. Il vous renvoie sur la terre insulaire de vos racines : déracinement pour un enracinement... En entrant dans ce corps épiscopal que l’Esprit engendre et suscite continuellement, laissez-vous habiter par la prière du psalmiste : Tu n’as voulu ni oblation, ni holocauste, alors je dis : « Me voici ! Je viens faire ta volonté ». Et faire la volonté de Dieu signifie précisément, en votre qualité d’évêque, entouré de vos prêtres, rendre le Christ, lui-même le prêtre éternel, présent au milieu des fidèles. …Votre épiscopat est providentiellement marqué par un appel du Seigneur en ce dimanche de la Miséricorde à communiquer à tous, spécialement aux incrédules, comme à Thomas dans l’Evangile, la paix, la joie, l’Esprit, le pardon, l’amour miséricordieux du Seigneur… Vous aurez besoin certes de vos compétences de formateur et de praticien de la catéchèse pour vos nouvelles responsabilités dans le champ de l’évangélisation, pour avancer en eaux profondes, jeter les filets pour répandre l’Evangile. Mais, vous aurez surtout besoin de grâce... Elle viendra de Celui qui vous dit : « Je suis avec vous » ; Croyez que vous n’êtes pas seul. L’évêque doit contempler, adorer Celui qu’il annonce. L’adoration donne l’imagination pastorale pour évangéliser… L’évêque est dans l’Eglise, et l’Eglise dans l’Evêque. Vous n’êtes pas seul. Toute l’Eglise vous porte. Mgr Langlois a demandé à Mgr Macaire d’aimer comme un père et comme un frère tous ceux que Dieu lui confie ; d’avoir le souci d’écouter les fidèles et les prêtres de son diocèse, mais aussi les pauvres et les faibles ; d’inviter les chrétiens à travailler avec lui dans la vigne. Il dira à l’attention des fidèles d’accueillir avec foi leur nouveau pasteur, de l’honorer comme le ministre du Christ et de travailler à la transformation missionnaire de l’Eglise de Martinique, car l’Eglise est une unité où communient le pape, les évêques, les prêtres, les diacres et les fidèles. Pour terminer, il demanda de prier pour le nouvel archevêque ! Une ordination riche en signes, faite dans un total recueillement Après l’homélie du Cardinal Langlois, le rite sacramentel de l’ordination épiscopale a alors débuté avec l’invocation de l’Esprit- Saint lors de l’hymne Veni Creator Spiritus (Viens, Esprit créateur). Eglise_501.indd 10 21/04/15 10:04 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 11 n L’Engagement de Mgr Macaire Devant l’autel, face au Cardinal Langlois, entouré de Mgr Michel Méranville et de Mgr Marc Ailllet, Mgr David Macaire s’est ensuite engagé solennellement à s’acquitter des devoirs de la charge épiscopale : l’annonce de l’Evangile avec fidélité et sans relâche, « garder dans sa pureté et son intégrité le dépôt de la foi selon la tradition reçue des Apôtres, toujours et partout dans l’Eglise», travailler à la construction du corps du Christ, qui est l’Eglise, demeurer dans son unité avec le collège des évêques, sous l’autorité du successeur de Pierre, prendre soin comme un père du peuple de Dieu et le diriger sur le chemin du salut, accueillir les pauvres, les étrangers et tous ceux qui sont dans le besoin, partir à la recherche des brebis égarées, intercéder sans relâche auprès de Dieu pour le peuple et remplir de façon irréprochable la fonction de grand prêtre et de pasteur. S'en est suivie la prostration, moment où l'ordinand s'étend face contre terre, en signe d'abandon, de don de soi au Christ. "Etre à terre est aussi la position de la mort. Le geste de la prostration dit quelque chose du mystère de Pâques, du passage de la mort à la Résurrection, mystère de mort et de vie. Le mouvement du passage de la mort à la vie peut se lire ainsi : s'allonger pour s'abandonner, se relever et respirer à pleins poumons et recevoir, par l'imposition des mains, l'Esprit qui est vie (P. Petiton). La litanie des saints chantée par les pères Lafine et Henderson fut un moment très émouvant, non seulement pour l'ordinand, mais pour tous. A la suite du principal consécrateur, le Cardinal Langlois, tous les évêques présents ont imposé les mains à Mgr Macaire. Ils ont ensuite prononcé la prière d’ordination, « … Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l’Esprit souverain que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus- Christ, l’Esprit qu’Il a lui-même communiqué aux saints Apôtres qui établirent l’Eglise en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton Nom ». L’évangéliaire était tenu ouvert au-dessus de la tête de Mgr Macaire, par les diacres permanents, Jean- Paul Levif et Paul Rougon, jusqu’à la fin de la prière, pour bien montrer que c’est l’Evangile qui oriente son ministère épiscopal. Mgr Macaire, nouvel évêque, est ordonné au nom de l’Evangile qu’il reçoit pour le porter aux autres. Avec le saint-chrême, le car - dinal Langlois a oint la tête de Mgr Macaire, agenouillé. Cette onction montre le caractère inef- façable de l’ordination épiscopale et signifie que l’Esprit-Saint pénètre l’ordinand de sa grâce pour sa nou - velle mission. Mgr Langlois lui a passé ensuite l’anneau épiscopal, expression de la fidélité de l’évêque à l’Eglise, épouse du Christ, avant de lui poser la mitre sur la tête, et de lui remettre le bâton pastoral qui évoque la mission du pasteur, chargé de gouverner l’Eglise et de prendre soin du troupeau. Mgr David Macaire s’est installé dans sa cathèdre, affirmant par ce geste la prise de possession pleine et entière de pasteur de l’Eglise de Martinique. Il a ensuite reçu le baiser de paix de la part du Cardinal et de tous les autres évêques présents, montrant ainsi qu’il est accueilli dans le collège épiscopal. Par la suite, tous les prêtres du diocèse, Eglise_501.indd 11 21/04/15 10:04

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 10 Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire la lecture de la lettre du pape François, désignant Mgr Macaire pour la charge de l’épiscopat. La chorale a entonné le Gloria en signe d’assentiment. La liturgie de la Parole s’est déroulée ensuite de manière habituelle, car selon l’usage, les ordinations d’évêques, de prêtres et de diacres prennent toujours place entre la liturgie de la Parole et celle de l’Eucharistie. n Homélie du Cardinal Langlois Que le Nom du Seigneur soit glorifié dans cet archidiocèse ! Après avoir remercié les personnalités présentes, les évêques, les prêtres, les diacres et toute l’Assemblée, le Cardinal Langlois a exprimé sa joie et sa gratitude d‘avoir été choisi par Mgr Macaire pour son ordina- tion. Il était heureux qu’il y ait cette ordination en cette période totalement éclairée par la résurrection, et porteuse de joie. Cette joie qui naît de la foi, première et dernière béatitude de l’Evangile. Heureuse celle qui a cru, disait Elisabeth à Marie, et Heureux ceux qui croient, dit Jésus à Thomas. Le Cardinal a remercié le Seigneur pour le don de la foi en Dieu et en l’homme ; pour la foi placée en nous les hommes qu’Il appelle à sa suite. Il a exprimé sa reconnaissance à Mgr Méranville qui a su, à la suite de ses prédécesseurs, garder le dépôt de la foi jusqu’à ce jour. Il a remercié le Seigneur pour son frère, Mgr Macaire, qui a accepté la charge épiscopale dans la foi, et qui porte par le choix du jour, un double cachet pour son ministère : la forme pascale et la marque de la miséricorde. Il lui a rappelé la lourde charge de l’archevêque : Le Seigneur vous prend au milieu des hommes, pour être au service des hommes. Ce n’est pas une promotion, c’est un service, comme le rappelle assez souvent le pape François ! C’est être utile à son peuple. Il est bon de se rappeler l’exhortation de Jésus à ses apôtres dont vous allez être le successeur dans cet archidiocèse. Celui qui est le plus grand doit se comporter comme le plus petit, et celui qui commande, comme celui qui sert ! C’est dans cet esprit de service qu’il faudra prêcher à temps et à contretemps ! Exhorter avec une patience inlassable, le souci d’instruire. Pour cette œuvre, le Seigneur choisit ses propres ouvriers, comme il le veut, où il le veut... Le Seigneur vous a choisi pour être successeur des apôtres par la force de l’Esprit et par l’autorité du Saint-Siège. Il vous renvoie sur la terre insulaire de vos racines : déracinement pour un enracinement... En entrant dans ce corps épiscopal que l’Esprit engendre et suscite continuellement, laissez-vous habiter par la prière du psalmiste : Tu n’as voulu ni oblation, ni holocauste, alors je dis : « Me voici ! Je viens faire ta volonté ». Et faire la volonté de Dieu signifie précisément, en votre qualité d’évêque, entouré de vos prêtres, rendre le Christ, lui-même le prêtre éternel, présent au milieu des fidèles. …Votre épiscopat est providentiellement marqué par un appel du Seigneur en ce dimanche de la Miséricorde à communiquer à tous, spécialement aux incrédules, comme à Thomas dans l’Evangile, la paix, la joie, l’Esprit, le pardon, l’amour miséricordieux du Seigneur… Vous aurez besoin certes de vos compétences de formateur et de praticien de la catéchèse pour vos nouvelles responsabilités dans le champ de l’évangélisation, pour avancer en eaux profondes, jeter les filets pour répandre l’Evangile. Mais, vous aurez surtout besoin de grâce... Elle viendra de Celui qui vous dit : « Je suis avec vous » ; Croyez que vous n’êtes pas seul. L’évêque doit contempler, adorer Celui qu’il annonce. L’adoration donne l’imagination pastorale pour évangéliser… L’évêque est dans l’Eglise, et l’Eglise dans l’Evêque. Vous n’êtes pas seul. Toute l’Eglise vous porte. Mgr Langlois a demandé à Mgr Macaire d’aimer comme un père et comme un frère tous ceux que Dieu lui confie ; d’avoir le souci d’écouter les fidèles et les prêtres de son diocèse, mais aussi les pauvres et les faibles ; d’inviter les chrétiens à travailler avec lui dans la vigne. Il dira à l’attention des fidèles d’accueillir avec foi leur nouveau pasteur, de l’honorer comme le ministre du Christ et de travailler à la transformation missionnaire de l’Eglise de Martinique, car l’Eglise est une unité où communient le pape, les évêques, les prêtres, les diacres et les fidèles. Pour terminer, il demanda de prier pour le nouvel archevêque ! Une ordination riche en signes, faite dans un total recueillement Après l’homélie du Cardinal Langlois, le rite sacramentel de l’ordination épiscopale a alors débuté avec l’invocation de l’Esprit- Saint lors de l’hymne Veni Creator Spiritus (Viens, Esprit créateur). Eglise_501.indd 10 21/04/15 10:04 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 11 n L’Engagement de Mgr Macaire Devant l’autel, face au Cardinal Langlois, entouré de Mgr Michel Méranville et de Mgr Marc Ailllet, Mgr David Macaire s’est ensuite engagé solennellement à s’acquitter des devoirs de la charge épiscopale : l’annonce de l’Evangile avec fidélité et sans relâche, « garder dans sa pureté et son intégrité le dépôt de la foi selon la tradition reçue des Apôtres, toujours et partout dans l’Eglise», travailler à la construction du corps du Christ, qui est l’Eglise, demeurer dans son unité avec le collège des évêques, sous l’autorité du successeur de Pierre, prendre soin comme un père du peuple de Dieu et le diriger sur le chemin du salut, accueillir les pauvres, les étrangers et tous ceux qui sont dans le besoin, partir à la recherche des brebis égarées, intercéder sans relâche auprès de Dieu pour le peuple et remplir de façon irréprochable la fonction de grand prêtre et de pasteur. S'en est suivie la prostration, moment où l'ordinand s'étend face contre terre, en signe d'abandon, de don de soi au Christ. "Etre à terre est aussi la position de la mort. Le geste de la prostration dit quelque chose du mystère de Pâques, du passage de la mort à la Résurrection, mystère de mort et de vie. Le mouvement du passage de la mort à la vie peut se lire ainsi : s'allonger pour s'abandonner, se relever et respirer à pleins poumons et recevoir, par l'imposition des mains, l'Esprit qui est vie (P. Petiton). La litanie des saints chantée par les pères Lafine et Henderson fut un moment très émouvant, non seulement pour l'ordinand, mais pour tous. A la suite du principal consécrateur, le Cardinal Langlois, tous les évêques présents ont imposé les mains à Mgr Macaire. Ils ont ensuite prononcé la prière d’ordination, « … Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l’Esprit souverain que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus- Christ, l’Esprit qu’Il a lui-même communiqué aux saints Apôtres qui établirent l’Eglise en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton Nom ». L’évangéliaire était tenu ouvert au-dessus de la tête de Mgr Macaire, par les diacres permanents, Jean- Paul Levif et Paul Rougon, jusqu’à la fin de la prière, pour bien montrer que c’est l’Evangile qui oriente son ministère épiscopal. Mgr Macaire, nouvel évêque, est ordonné au nom de l’Evangile qu’il reçoit pour le porter aux autres. Avec le saint-chrême, le car - dinal Langlois a oint la tête de Mgr Macaire, agenouillé. Cette onction montre le caractère inef- façable de l’ordination épiscopale et signifie que l’Esprit-Saint pénètre l’ordinand de sa grâce pour sa nou - velle mission. Mgr Langlois lui a passé ensuite l’anneau épiscopal, expression de la fidélité de l’évêque à l’Eglise, épouse du Christ, avant de lui poser la mitre sur la tête, et de lui remettre le bâton pastoral qui évoque la mission du pasteur, chargé de gouverner l’Eglise et de prendre soin du troupeau. Mgr David Macaire s’est installé dans sa cathèdre, affirmant par ce geste la prise de possession pleine et entière de pasteur de l’Eglise de Martinique. Il a ensuite reçu le baiser de paix de la part du Cardinal et de tous les autres évêques présents, montrant ainsi qu’il est accueilli dans le collège épiscopal. Par la suite, tous les prêtres du diocèse, Eglise_501.indd 11 21/04/15 10:04

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 12 Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire suivis des diacres, sont venus à leur tour lui donner le baiser de paix. La présence de Mgr Jean-Michel, le plus ancien des prêtres du diocèse âgé de 103 ans, a été vivement saluée. C’est ainsi que s’est terminé le rite de l’ordination proprement dite. La messe, présidée alors par le nouvel archevêque, établi pleinement dans sa fonction, s’est poursuivie normalement. De très beaux chants ont permis de vivre de bons moments de cœur à cœur avec Dieu : Mon Dieu tu es grand, tu es beau (Psaume de la création) ; Devenez ce que vous recevez ; Nous t’adorons, ô Père, dans ton temple… De grands cris de joie se sont fait entendre dans l’Assemblée quand Mgr Macaire est descendu sur le stade, accompagné des deux évêques de Guadeloupe et de Guyane, pour aller à la rencontre de son peuple et lui apporter la bénédiction. Il n’a pas oublié d’aller embrasser affectueusement ses parents, très émus. La chorale, dirigée à ce moment précis par Mme le Maire du Morne-Rouge, Jenny Dulys, entonnait un chant approprié : Que l’univers chante Dieu ! Bénissez le Seigneur ! Un cœur à cœur parfait avec toute la communauté ! Mgr Macaire est remonté sur l’autel pour s’agenouiller devant l’icône de la Vierge de la Miséricorde, pour un long moment de recueillement. Voici la demeure de Dieu parmi les hommes, Marie, terre admirable, terre de la promesse, Mère de l’Emmanuel. n Le Mot d’envoi de Mgr Macaire Mgr Macaire a prononcé un discours particulièrement riche à la communauté. Il a remercié Jésus pour sa miséricorde infinie qui nous sauve, hier, aujourd’hui et pour l’éternité. Il a remercié Marie, reine de miséricorde qui nous a donné Jésus, parce que Dieu l’a choisie. Il a remercié chacun des Evêques présents. A Mgr Méranville, il a ajouté : Regardez comment l’Eglise de Martinique est belle et rayonnante. Votre ministère de près de soixante ans, dont onze ans passés à la tête du diocèse, tourne une page. Ne partez pas sur la pointe des pieds : le diocèse de Martinique a besoin de vous ; j’ai besoin de vous. Il n’a pas oublié de saluer Mgr Marie- Sainte, évêque émérite après trente-cinq ans d’épiscopat, qui n’a pas pu participer à la cérémonie. Mgr Macaire a également remercié, au nom de l’Eglise, tous les hauts fonctionnaires présents, le comité d’organisation, les petites mains qui ont travaillé pendant plusieurs semaines pour le bon déroulement de la fête. A l’assemblée, il a montré sa calotte signifiant la responsabilité de l’évêque, la charge qui pèse sur sa tête. Je suis le premier à recevoir la responsabilité de montrer Jésus aux autres. Mais je ne serai pas le seul. Vous aussi, on vous attend à la vigne du Seigneur. Si tu es prêt à partir en mission : « Vini pran kalot-ou-a » (viens prendre ta calotte). Aux prêtres : Jésus vous aime et l’Eglise est fière de ce que vous faites. Aux religieuses, aux malades, aux boiteux, etc. : Jésus vous aime. Soyez bénis. Aux jeunes : Jésus n’empêche pas de vivre. Il vous aime et vous appelle. Les garçons, parmi vous il y a les prêtres de 2030. Parmi vous, il y a l’évêque de 2045. Il est là ! Comme pour répondre à la demande du Cardinal Langlois, il a invité tout le monde à l’épauler dans sa mission : Il n’y a pas de retraite dans l’armée du Seigneur. Venez prendre votre responsabilité ! Après la bénédiction solennelle, la fête de la Divine Miséricorde s’est poursuivie jusqu’à 19h. Mais… c’est maintenant que tout commence ! Il est vivant ressuscité, Alléluia ! Comme Il nous l’avait annoncé, Alléluia ! Justine Lordinot Crédit photos : B. Jean-Louis, E. Beaufour et X. Bajot, J. Lordinot n Eglise_501.indd 12 21/04/15 10:04 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 13 P. Jean de Coulanges Jour de joie, jour d’allégresse Ce dimanche de la Miséricorde du Seigneur, jour de la consécration épiscopale de Mgr David Macaire, a été un jour mémorable pour notre Eglise en Martinique. Les Eglises de la Caraïbe, de France, l’ordre des frères dominicains, avaient été conviés à prendre part à cette magnifique fête de la Foi. J’ai fortement apprécié la présence du cardinal Langlois venu d’Haïti comme célébrant principal : avec lui, je voyais son peuple. En entrant dans ce vaste stade, j’ai été frappé par une foule colorée, enthousiaste, venue participer dans la joie à cette action de grâces pour le don magnifique d’un nouveau pasteur à la tête de notre diocèse. Malgré la longueur de la célébration, à aucun moment je n’ai ressenti une baisse de ferveur de la foule des participants. Il est vrai que l’action liturgique était soutenue par de beaux chants et une prière fervente pour notre jeune pasteur qui aura une lourde mission à remplir, celle de faire vivre par tout un chacun la bonne nouvelle de Jésus sur cette terre de Martinique. Fr. Jean-Ariel Bauza Salinas, son conovice Que dire de cette ordination? Belle, enthousiaste, recueillie, joyeusement solennelle dans sa simplicité et sa ferveur. Et que dire du frère David, de votre évêque ? Le premier mot qui me vient, tout naturellement est celui de frère. Il a voulu être frère, et "frère prêcheur", le nom qui nous est donné en prenant l'habit au noviciat : "David Macaire, vous vous appellerez désormais frère David". Il est frère de nous tous, d'abord, par le baptême qui nous est commun et qui s'est "coloré" pour lui de l'appel à la vie dominicaine. Il est père ensuite, pour vous tous, par la grâce du sacrement de l'Ordre qui fait de lui un évêque, votre évêque. Chers frères de Martinique : les frères prêcheurs vous confient un frère, l'Eglise vous donne un père. Frère David, dans son habit dominicain ; Mgr Macaire, la croix du Christ sur sa poitrine, la calotte sur sa tête, le bâton de pasteur dans ses mains. Le Seigneur vous bénit dans ce cadeau qu'il vous fait. Écoutez ce qu'il a à vous dire : la Bonne Nouvelle. Et aimez votre évêque : gardez-le dans votre cœur comme il vous garde dans le sien. Bonne route ! P. Bruno Latour Dimanche 12 avril, les travées du stade Pierre-Aliker de Fort-de- France et une partie de la pelouse sont envahies par une foule compacte. Celle-ci n’est pas venue pour accla- mer des foot- balleurs. C’est l’Eglise qui se rassemble, qui chante et loue le Seigneur. L’Eglise qui est en Martinique s’apprête à vivre un moment solennel : ils sont venus de toutes les paroisses de l’île pour accueillir et participer à l’ordination de son douzième évêque et quatrième archevêque, Mgr David Macaire. Trois heures durant, une célébration haute en couleur, fervente, priante et joyeuse va rassembler le peuple de Dieu. Quelle émotion lorsque le nouvel archevêque est étendu au sol, signe d’humilité, front contre terre, pendant la grande litanie des saints. Quelle émotion lorsque chaque évêque impose les mains à l’ordinand, lorsque chaque prêtre et diacre vient échanger la paix avec son nouveau pasteur… Mais surtout quel message pour l’avenir de voir les participants, clercs ou laïcs, rassemblés fraternellement, communiant à la même foi, la même espérance, la même vie. Tout cela pourquoi, sinon pour que vive notre Eglise. Que n’a- t-on pas glosé sur les divisions… Aujourd’hui l’Eglise qui est en Martinique a montré qu’elle continue le chemin ; qu’elle n’a pas à craindre d’avancer en eaux profondes. Au lac de Tibériade, les disciples ont fait confiance à l’inconnu qui leur disait de replonger encore et encore le filet. Aujourd’hui, avec Mgr David Macaire, à la suite de ses prédécesseurs, continuons à avoir Foi en Celui qui se tient sur le rivage et qui nous dit à nous aussi de ne pas nous décourager. Oui, Il était là le Ressuscité et c’est Lui, plein de sollicitude et de miséricorde, qui nous a pris près de lui pour nous dire : Tu es membre de mon corps, je t’ai donné un pasteur selon mon cœur, aie confiance… Témoignages… Eglise_501.indd 13 21/04/15 10:04

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 12 Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire suivis des diacres, sont venus à leur tour lui donner le baiser de paix. La présence de Mgr Jean-Michel, le plus ancien des prêtres du diocèse âgé de 103 ans, a été vivement saluée. C’est ainsi que s’est terminé le rite de l’ordination proprement dite. La messe, présidée alors par le nouvel archevêque, établi pleinement dans sa fonction, s’est poursuivie normalement. De très beaux chants ont permis de vivre de bons moments de cœur à cœur avec Dieu : Mon Dieu tu es grand, tu es beau (Psaume de la création) ; Devenez ce que vous recevez ; Nous t’adorons, ô Père, dans ton temple… De grands cris de joie se sont fait entendre dans l’Assemblée quand Mgr Macaire est descendu sur le stade, accompagné des deux évêques de Guadeloupe et de Guyane, pour aller à la rencontre de son peuple et lui apporter la bénédiction. Il n’a pas oublié d’aller embrasser affectueusement ses parents, très émus. La chorale, dirigée à ce moment précis par Mme le Maire du Morne-Rouge, Jenny Dulys, entonnait un chant approprié : Que l’univers chante Dieu ! Bénissez le Seigneur ! Un cœur à cœur parfait avec toute la communauté ! Mgr Macaire est remonté sur l’autel pour s’agenouiller devant l’icône de la Vierge de la Miséricorde, pour un long moment de recueillement. Voici la demeure de Dieu parmi les hommes, Marie, terre admirable, terre de la promesse, Mère de l’Emmanuel. n Le Mot d’envoi de Mgr Macaire Mgr Macaire a prononcé un discours particulièrement riche à la communauté. Il a remercié Jésus pour sa miséricorde infinie qui nous sauve, hier, aujourd’hui et pour l’éternité. Il a remercié Marie, reine de miséricorde qui nous a donné Jésus, parce que Dieu l’a choisie. Il a remercié chacun des Evêques présents. A Mgr Méranville, il a ajouté : Regardez comment l’Eglise de Martinique est belle et rayonnante. Votre ministère de près de soixante ans, dont onze ans passés à la tête du diocèse, tourne une page. Ne partez pas sur la pointe des pieds : le diocèse de Martinique a besoin de vous ; j’ai besoin de vous. Il n’a pas oublié de saluer Mgr Marie- Sainte, évêque émérite après trente-cinq ans d’épiscopat, qui n’a pas pu participer à la cérémonie. Mgr Macaire a également remercié, au nom de l’Eglise, tous les hauts fonctionnaires présents, le comité d’organisation, les petites mains qui ont travaillé pendant plusieurs semaines pour le bon déroulement de la fête. A l’assemblée, il a montré sa calotte signifiant la responsabilité de l’évêque, la charge qui pèse sur sa tête. Je suis le premier à recevoir la responsabilité de montrer Jésus aux autres. Mais je ne serai pas le seul. Vous aussi, on vous attend à la vigne du Seigneur. Si tu es prêt à partir en mission : « Vini pran kalot-ou-a » (viens prendre ta calotte). Aux prêtres : Jésus vous aime et l’Eglise est fière de ce que vous faites. Aux religieuses, aux malades, aux boiteux, etc. : Jésus vous aime. Soyez bénis. Aux jeunes : Jésus n’empêche pas de vivre. Il vous aime et vous appelle. Les garçons, parmi vous il y a les prêtres de 2030. Parmi vous, il y a l’évêque de 2045. Il est là ! Comme pour répondre à la demande du Cardinal Langlois, il a invité tout le monde à l’épauler dans sa mission : Il n’y a pas de retraite dans l’armée du Seigneur. Venez prendre votre responsabilité ! Après la bénédiction solennelle, la fête de la Divine Miséricorde s’est poursuivie jusqu’à 19h. Mais… c’est maintenant que tout commence ! Il est vivant ressuscité, Alléluia ! Comme Il nous l’avait annoncé, Alléluia ! Justine Lordinot Crédit photos : B. Jean-Louis, E. Beaufour et X. Bajot, J. Lordinot n Eglise_501.indd 12 21/04/15 10:04 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 13 P. Jean de Coulanges Jour de joie, jour d’allégresse Ce dimanche de la Miséricorde du Seigneur, jour de la consécration épiscopale de Mgr David Macaire, a été un jour mémorable pour notre Eglise en Martinique. Les Eglises de la Caraïbe, de France, l’ordre des frères dominicains, avaient été conviés à prendre part à cette magnifique fête de la Foi. J’ai fortement apprécié la présence du cardinal Langlois venu d’Haïti comme célébrant principal : avec lui, je voyais son peuple. En entrant dans ce vaste stade, j’ai été frappé par une foule colorée, enthousiaste, venue participer dans la joie à cette action de grâces pour le don magnifique d’un nouveau pasteur à la tête de notre diocèse. Malgré la longueur de la célébration, à aucun moment je n’ai ressenti une baisse de ferveur de la foule des participants. Il est vrai que l’action liturgique était soutenue par de beaux chants et une prière fervente pour notre jeune pasteur qui aura une lourde mission à remplir, celle de faire vivre par tout un chacun la bonne nouvelle de Jésus sur cette terre de Martinique. Fr. Jean-Ariel Bauza Salinas, son conovice Que dire de cette ordination? Belle, enthousiaste, recueillie, joyeusement solennelle dans sa simplicité et sa ferveur. Et que dire du frère David, de votre évêque ? Le premier mot qui me vient, tout naturellement est celui de frère. Il a voulu être frère, et "frère prêcheur", le nom qui nous est donné en prenant l'habit au noviciat : "David Macaire, vous vous appellerez désormais frère David". Il est frère de nous tous, d'abord, par le baptême qui nous est commun et qui s'est "coloré" pour lui de l'appel à la vie dominicaine. Il est père ensuite, pour vous tous, par la grâce du sacrement de l'Ordre qui fait de lui un évêque, votre évêque. Chers frères de Martinique : les frères prêcheurs vous confient un frère, l'Eglise vous donne un père. Frère David, dans son habit dominicain ; Mgr Macaire, la croix du Christ sur sa poitrine, la calotte sur sa tête, le bâton de pasteur dans ses mains. Le Seigneur vous bénit dans ce cadeau qu'il vous fait. Écoutez ce qu'il a à vous dire : la Bonne Nouvelle. Et aimez votre évêque : gardez-le dans votre cœur comme il vous garde dans le sien. Bonne route ! P. Bruno Latour Dimanche 12 avril, les travées du stade Pierre-Aliker de Fort-de- France et une partie de la pelouse sont envahies par une foule compacte. Celle-ci n’est pas venue pour accla- mer des foot- balleurs. C’est l’Eglise qui se rassemble, qui chante et loue le Seigneur. L’Eglise qui est en Martinique s’apprête à vivre un moment solennel : ils sont venus de toutes les paroisses de l’île pour accueillir et participer à l’ordination de son douzième évêque et quatrième archevêque, Mgr David Macaire. Trois heures durant, une célébration haute en couleur, fervente, priante et joyeuse va rassembler le peuple de Dieu. Quelle émotion lorsque le nouvel archevêque est étendu au sol, signe d’humilité, front contre terre, pendant la grande litanie des saints. Quelle émotion lorsque chaque évêque impose les mains à l’ordinand, lorsque chaque prêtre et diacre vient échanger la paix avec son nouveau pasteur… Mais surtout quel message pour l’avenir de voir les participants, clercs ou laïcs, rassemblés fraternellement, communiant à la même foi, la même espérance, la même vie. Tout cela pourquoi, sinon pour que vive notre Eglise. Que n’a- t-on pas glosé sur les divisions… Aujourd’hui l’Eglise qui est en Martinique a montré qu’elle continue le chemin ; qu’elle n’a pas à craindre d’avancer en eaux profondes. Au lac de Tibériade, les disciples ont fait confiance à l’inconnu qui leur disait de replonger encore et encore le filet. Aujourd’hui, avec Mgr David Macaire, à la suite de ses prédécesseurs, continuons à avoir Foi en Celui qui se tient sur le rivage et qui nous dit à nous aussi de ne pas nous décourager. Oui, Il était là le Ressuscité et c’est Lui, plein de sollicitude et de miséricorde, qui nous a pris près de lui pour nous dire : Tu es membre de mon corps, je t’ai donné un pasteur selon mon cœur, aie confiance… Témoignages… Eglise_501.indd 13 21/04/15 10:04

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 14 Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire Mgr Jean-Yves Riocreux, Evêque de Basse-Terre Que retenez-vous de l’ordination épiscopale de Mgr Macaire ? D’abord les trois interventions (du Nonce, du Cardinal et de Mgr Macaire, NDLR). En cette fête de la Miséricorde, j’ai noté comment l’assemblée a écouté attentivement les mots d’accueil du nonce apostolique, Mgr Girasoli, et du cardinal haïtien Chibly Langlois. Celui-ci a donné une belle méditation sur la mission de l’évêque en soulignant aussi l’importance de la collégialité épiscopale et du travail avec tous. A la fin de la célébration, Mgr Macaire répondit avec humour en parlant de la calotte qu’il portait désormais, signe de sa mission à laquelle il associe tout le monde. Comme évêque, quel moment de la célébration vous a le plus marqué ? La liturgie d’ordination elle-même fut vécue avec ferveur : litanie des saints en créole, imposition des mains par les évêques, onction de la tête avec le saint chrême et la remise de l’anneau, la mitre et la crosse avec le chant Laudate Dominum. L’assemblée recueillie jusqu’alors laisse éclater sa joie plus intense encore au terme de la célébration lors du tour de stade du nouvel archevêque ! Pour ma part, j’ai suivi avec beaucoup d’émotion le déroulement liturgique, touché à la fois par la gravité et la spontanéité de Mgr Macaire. Je lui ai imposé les mains en dernier, après Mgr Lafont de Guyane. Avec celui-ci, nous, les deux évêques de la région avons accompagné notre archevêque dans ce moment inouï. Mgr Macaire a sillonné en effet le stade en bénissant son peuple et en faisant chanter la foule. Quelle joie de voir l’enthousiasme de tous dans l’accueil de son archevêque ! « C’est énorme », m’a glissé le doyen des prêtres, père Gaston Jean-Michel, 103 ans. Celui-ci ainsi que ses parents et des religieuses dominicaines voyaient leur fils devenir le père de ce peuple de Dieu en Martinique. Vous travaillerez beaucoup avec Mgr Macaire ? Dès cette semaine ! Il commence sa mission dans son diocèse et dans la région puisque les vingt- cinq évêques de la Caraïbe se retrouvent pour la Conférence épiscopale des Antilles qui se déroule du 19 au 25 avril en Jamaïque. D’ailleurs, nous partons ensemble vers la Jamaïque, tout un symbole ! Mgr Emmanuel Lafont, Evêque de Cayenne L’ordination épiscopale de Mgr David Macaire, en ce dimanche de la Miséricorde fut une fête exceptionnelle. Heureux d’y participer avec mes frères évêques des Caraïbes et de la métropole, j’ai été marqué d’abord par l’impressionnant accueil des Martiniquais. L’arrivée d’un nouvel archevêque était très attendue, la qualité de la préparation et la grandeur de la célébration en furent le signe. Cela m’a donné le sentiment que Mgr Michel Méranville avait beaucoup aidé son peuple à grandir comme disciples du Christ et comme Martiniquais. Le cardinal Chibly Langlois sou- lignait l’ancrage de plus en plus manifeste de nos Eglises dans la région de la Caraïbe et des Amériques. L’Eglise s’offrait là comme un antidote de poids contre tout communautarisme, tout repli sur une culture qui n’aurait plus besoin des autres, et d’une Eglise qui serait si riche qu’elle n’aurait rien à recevoir. L’ordination de Mgr Macaire nous rappelle fortement à quel point nous ne pouvons être nous-mêmes que grâce aux autres et le chrétien ne peut l’être qu’en épousant l’humanité tout entière. Jean-Paul Levif, diacre permanent Ce dimanche 12 avril restera gravé dans mon cœur. Nous avons vécu une véritable effusion du Saint- Esprit dans ce stade transformé en cathédrale. Quelle allégresse ! Quelle paix ! Ce qui m’a le plus mar - qué, c’est l’unité entre les 18000 per - sonnes présentes. J’ai contemplé notre Eglise, un seul Corps dont nous sommes les membres et dont le Christ est la tête (1 Corin- thiens 12,12). C’est par le Christ que les hommes se rassemblent le mieux : Eglise experte en huma - nité. L’homélie du Cardinal Langlois, le discours final de Mgr David, les paroles liturgiques nous ont pro- pulsés en orbite pour le Royaume des Cieux : Servir et tout donner et se donner soi-même, accueil- lir l’autre, puiser sa force dans l’adoration, montrer Jésus (Jesum ostende), prendre sa « calotte »… Cette immense journée de la Miséri - corde fut l’aboutissement d’un mois de travail du comité d’organisation que Mgr David m’avait chargé de coordonner. Tout a fonctionné de manière surnatu - relle : unité par - faite, beauté de la décora - tion, éclat de la cérémonie. Oui, il a soufflé un vent de Pen - tecôte. Les fruits seront nombreux. Que tout esprit loue le Seigneur (Psaume 150, 6). Eglise_501.indd 14 21/04/15 10:04 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 15 Mgr Gaston Jean-Michel Doyen du presbyterium Quelle joie pour moi d’avoir pu vivre cette journée avec tous ces fidèles des paroisses rassemblés sur le stade Pierre-Aliker, et au milieu des prêtres et des diacres de la Martinique, pour entourer notre nouvel évêque, Mgr David Macaire, et cela malgré mes problèmes de santé et ma fatigue. Je l’ai confié au Seigneur en même temps que le diocèse dont il a pris maintenant la tête comme Pasteur, et surtout tous ces jeunes dont l’avenir me paraît aujourd’hui si incertain. Je souhaite que tous ces chrétiens, qui chantaient leur joie et leur espérance ce dimanche 12 avril 2015, n’oublient pas de s’engager concrètement pour que la Martinique, son agriculture et son économie, se redressent et permettent à tous ses enfants de vivre demain de leur travail ! Que le Seigneur bénisse Mgr Macaire et toute la Martinique ! P. Christian Catayée Quand on est cérémoniaire, il est difficile de vivre l'ordination de la même manière que les autres. Wilfried et moi, nous étions toujours dans l'anticipation. Peut-être que le rendu a été bien, mais je sais quels sont les détails où les choses ne se sont pas déroulées de la façon prévue. Le fait de n'avoir pas pu discuter de la cérémonie avec le cardinal, en amont, afin de nous entendre sur ce qu'il fallait faire ne m'a pas mis à l'aise. Mais le fait de travailler en équipe, Wilfried et moi, nous a permis de tenir le bon cap. Je pense que seul, je n'aurais pas pu. Ce n'est qu'à la fin qu'on a commencé à savourer la célébration : quand Mgr Macaire a dit son mot de remerciements, tout était pratique- ment fait, et c'est pourquoi nous avons pu bien apprécier ce temps. Toutefois, la cérémonie a été source de fierté, non pas pour des motifs personnels, mais en considération du travail accompli par toute l'équipe de préparation et d'organisation. J'étais (je le suis encore) fier de ce que l'Eglise en Martinique était capable de faire quand elle décidait de le faire en Eglise. Alexandre Antoinette Le Seigneur, par l'intermédiaire du pape François, a choisi David Macaire pour être le nouvel évêque de la Martinique ; son ordination a été un grand moment pour le diocèse. Ce n'est pas la première fois que je participe à une ordination, mais j'ai trouvé celle-ci particulièrement touchante du fait notamment de la présence d'autant de prêtres, d'évêques et de fidèles rassemblés pour prier. Le nouvel évêque nous a gratifiés d'un discours sous forme d'envoi en mission à la fin de la cérémonie. Cela m'a permis de prendre véritablement conscience que tout changement doit provenir principalement de nous, les croyants. En conclusion, son ordination est une véritable bénédiction pour notre diocèse. J'espère que notre évêque, avec notre aide, va pouvoir changer les mentalités et réconcilier les jeunes et les familles avec l'Eglise. Ingrid Edouard Le jour où l'on célèbre la Miséricorde Divine est vraiment un jour précieux à mes yeux. Mais ce dimanche 12 avril, il a pris encore plus d'importance ! Une grâce de plus nous a été faite : Mgr David Macaire, éclatant de la joie de Dieu, rayonnant de grâce et de lumière nous a été donné comme Evêque ! Alléluia ! Gloire à Dieu ! Christ est vraiment ressuscité ! C'est la première fois que j'assistais à l'ordination d'un évêque. Et puis, voir autant de monde rassemblé dans le stade pour cet événement, c'était vraiment beau et émouvant ! Ce jour, en dépit des petites épreuves de la journée, j'ai passé une superbe journée (ensoleillée oui, mais sous une pluie de grâces) ! Merci à Notre Seigneur dont les bontés sont inépuisables. Georges Ornem, district Sud J’ai suivi la cérémonie devant mon petit écran. Notre chaîne TV a été à la hauteur de l’évènement : un direct assez spontané. J’ai vécu la cérémonie comme si j’y étais. Les paroles du Nonce apostolique, du Cardinal consécrateur et de Mgr Macaire ont été fortes de sens. Elles appellent à une prise de conscience du peuple des baptisés pour continuer la mission qui lui incombe. Je n’hésiterai pas à « récupérer ma calotte » et j’invite mes frères à en faire de même. Eglise_501.indd 15 21/04/15 10:04

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 14 Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire Mgr Jean-Yves Riocreux, Evêque de Basse-Terre Que retenez-vous de l’ordination épiscopale de Mgr Macaire ? D’abord les trois interventions (du Nonce, du Cardinal et de Mgr Macaire, NDLR). En cette fête de la Miséricorde, j’ai noté comment l’assemblée a écouté attentivement les mots d’accueil du nonce apostolique, Mgr Girasoli, et du cardinal haïtien Chibly Langlois. Celui-ci a donné une belle méditation sur la mission de l’évêque en soulignant aussi l’importance de la collégialité épiscopale et du travail avec tous. A la fin de la célébration, Mgr Macaire répondit avec humour en parlant de la calotte qu’il portait désormais, signe de sa mission à laquelle il associe tout le monde. Comme évêque, quel moment de la célébration vous a le plus marqué ? La liturgie d’ordination elle-même fut vécue avec ferveur : litanie des saints en créole, imposition des mains par les évêques, onction de la tête avec le saint chrême et la remise de l’anneau, la mitre et la crosse avec le chant Laudate Dominum. L’assemblée recueillie jusqu’alors laisse éclater sa joie plus intense encore au terme de la célébration lors du tour de stade du nouvel archevêque ! Pour ma part, j’ai suivi avec beaucoup d’émotion le déroulement liturgique, touché à la fois par la gravité et la spontanéité de Mgr Macaire. Je lui ai imposé les mains en dernier, après Mgr Lafont de Guyane. Avec celui-ci, nous, les deux évêques de la région avons accompagné notre archevêque dans ce moment inouï. Mgr Macaire a sillonné en effet le stade en bénissant son peuple et en faisant chanter la foule. Quelle joie de voir l’enthousiasme de tous dans l’accueil de son archevêque ! « C’est énorme », m’a glissé le doyen des prêtres, père Gaston Jean-Michel, 103 ans. Celui-ci ainsi que ses parents et des religieuses dominicaines voyaient leur fils devenir le père de ce peuple de Dieu en Martinique. Vous travaillerez beaucoup avec Mgr Macaire ? Dès cette semaine ! Il commence sa mission dans son diocèse et dans la région puisque les vingt- cinq évêques de la Caraïbe se retrouvent pour la Conférence épiscopale des Antilles qui se déroule du 19 au 25 avril en Jamaïque. D’ailleurs, nous partons ensemble vers la Jamaïque, tout un symbole ! Mgr Emmanuel Lafont, Evêque de Cayenne L’ordination épiscopale de Mgr David Macaire, en ce dimanche de la Miséricorde fut une fête exceptionnelle. Heureux d’y participer avec mes frères évêques des Caraïbes et de la métropole, j’ai été marqué d’abord par l’impressionnant accueil des Martiniquais. L’arrivée d’un nouvel archevêque était très attendue, la qualité de la préparation et la grandeur de la célébration en furent le signe. Cela m’a donné le sentiment que Mgr Michel Méranville avait beaucoup aidé son peuple à grandir comme disciples du Christ et comme Martiniquais. Le cardinal Chibly Langlois sou- lignait l’ancrage de plus en plus manifeste de nos Eglises dans la région de la Caraïbe et des Amériques. L’Eglise s’offrait là comme un antidote de poids contre tout communautarisme, tout repli sur une culture qui n’aurait plus besoin des autres, et d’une Eglise qui serait si riche qu’elle n’aurait rien à recevoir. L’ordination de Mgr Macaire nous rappelle fortement à quel point nous ne pouvons être nous-mêmes que grâce aux autres et le chrétien ne peut l’être qu’en épousant l’humanité tout entière. Jean-Paul Levif, diacre permanent Ce dimanche 12 avril restera gravé dans mon cœur. Nous avons vécu une véritable effusion du Saint- Esprit dans ce stade transformé en cathédrale. Quelle allégresse ! Quelle paix ! Ce qui m’a le plus mar - qué, c’est l’unité entre les 18000 per - sonnes présentes. J’ai contemplé notre Eglise, un seul Corps dont nous sommes les membres et dont le Christ est la tête (1 Corin- thiens 12,12). C’est par le Christ que les hommes se rassemblent le mieux : Eglise experte en huma - nité. L’homélie du Cardinal Langlois, le discours final de Mgr David, les paroles liturgiques nous ont pro- pulsés en orbite pour le Royaume des Cieux : Servir et tout donner et se donner soi-même, accueil- lir l’autre, puiser sa force dans l’adoration, montrer Jésus (Jesum ostende), prendre sa « calotte »… Cette immense journée de la Miséri - corde fut l’aboutissement d’un mois de travail du comité d’organisation que Mgr David m’avait chargé de coordonner. Tout a fonctionné de manière surnatu - relle : unité par - faite, beauté de la décora - tion, éclat de la cérémonie. Oui, il a soufflé un vent de Pen - tecôte. Les fruits seront nombreux. Que tout esprit loue le Seigneur (Psaume 150, 6). Eglise_501.indd 14 21/04/15 10:04 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 15 Mgr Gaston Jean-Michel Doyen du presbyterium Quelle joie pour moi d’avoir pu vivre cette journée avec tous ces fidèles des paroisses rassemblés sur le stade Pierre-Aliker, et au milieu des prêtres et des diacres de la Martinique, pour entourer notre nouvel évêque, Mgr David Macaire, et cela malgré mes problèmes de santé et ma fatigue. Je l’ai confié au Seigneur en même temps que le diocèse dont il a pris maintenant la tête comme Pasteur, et surtout tous ces jeunes dont l’avenir me paraît aujourd’hui si incertain. Je souhaite que tous ces chrétiens, qui chantaient leur joie et leur espérance ce dimanche 12 avril 2015, n’oublient pas de s’engager concrètement pour que la Martinique, son agriculture et son économie, se redressent et permettent à tous ses enfants de vivre demain de leur travail ! Que le Seigneur bénisse Mgr Macaire et toute la Martinique ! P. Christian Catayée Quand on est cérémoniaire, il est difficile de vivre l'ordination de la même manière que les autres. Wilfried et moi, nous étions toujours dans l'anticipation. Peut-être que le rendu a été bien, mais je sais quels sont les détails où les choses ne se sont pas déroulées de la façon prévue. Le fait de n'avoir pas pu discuter de la cérémonie avec le cardinal, en amont, afin de nous entendre sur ce qu'il fallait faire ne m'a pas mis à l'aise. Mais le fait de travailler en équipe, Wilfried et moi, nous a permis de tenir le bon cap. Je pense que seul, je n'aurais pas pu. Ce n'est qu'à la fin qu'on a commencé à savourer la célébration : quand Mgr Macaire a dit son mot de remerciements, tout était pratique- ment fait, et c'est pourquoi nous avons pu bien apprécier ce temps. Toutefois, la cérémonie a été source de fierté, non pas pour des motifs personnels, mais en considération du travail accompli par toute l'équipe de préparation et d'organisation. J'étais (je le suis encore) fier de ce que l'Eglise en Martinique était capable de faire quand elle décidait de le faire en Eglise. Alexandre Antoinette Le Seigneur, par l'intermédiaire du pape François, a choisi David Macaire pour être le nouvel évêque de la Martinique ; son ordination a été un grand moment pour le diocèse. Ce n'est pas la première fois que je participe à une ordination, mais j'ai trouvé celle-ci particulièrement touchante du fait notamment de la présence d'autant de prêtres, d'évêques et de fidèles rassemblés pour prier. Le nouvel évêque nous a gratifiés d'un discours sous forme d'envoi en mission à la fin de la cérémonie. Cela m'a permis de prendre véritablement conscience que tout changement doit provenir principalement de nous, les croyants. En conclusion, son ordination est une véritable bénédiction pour notre diocèse. J'espère que notre évêque, avec notre aide, va pouvoir changer les mentalités et réconcilier les jeunes et les familles avec l'Eglise. Ingrid Edouard Le jour où l'on célèbre la Miséricorde Divine est vraiment un jour précieux à mes yeux. Mais ce dimanche 12 avril, il a pris encore plus d'importance ! Une grâce de plus nous a été faite : Mgr David Macaire, éclatant de la joie de Dieu, rayonnant de grâce et de lumière nous a été donné comme Evêque ! Alléluia ! Gloire à Dieu ! Christ est vraiment ressuscité ! C'est la première fois que j'assistais à l'ordination d'un évêque. Et puis, voir autant de monde rassemblé dans le stade pour cet événement, c'était vraiment beau et émouvant ! Ce jour, en dépit des petites épreuves de la journée, j'ai passé une superbe journée (ensoleillée oui, mais sous une pluie de grâces) ! Merci à Notre Seigneur dont les bontés sont inépuisables. Georges Ornem, district Sud J’ai suivi la cérémonie devant mon petit écran. Notre chaîne TV a été à la hauteur de l’évènement : un direct assez spontané. J’ai vécu la cérémonie comme si j’y étais. Les paroles du Nonce apostolique, du Cardinal consécrateur et de Mgr Macaire ont été fortes de sens. Elles appellent à une prise de conscience du peuple des baptisés pour continuer la mission qui lui incombe. Je n’hésiterai pas à « récupérer ma calotte » et j’invite mes frères à en faire de même. Eglise_501.indd 15 21/04/15 10:04

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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire Ils étaient là… ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 16 Un album photo de 50 pages est en préparation. Vous pourrez vous le procurer au mois de Mai dans toutes les paroisses. Eglise_501.indd 16 21/04/15 10:04 Angéline, 19 ans, de Paris Dimanche, jour de fête ! Nous rappelons la résurrection du Seigneur en ce jour saint où nous sommes invités à la table de l'Eucharistie. En nous rendant davantage disponibles, nous sanctifions ce jour, par la préparation de nos lectures, la charité, le service et une participation active à la messe où nous ne sommes pas de simples spectateurs. À la fin de la messe, le Seigneur nous envoie proclamer la bonne nouvelle à travers les Nations, car nous sommes renouvelés par sa Miséricorde. Cela passe par des actions simples : rendre visite aux personnes malades ou isolées, témoigner par des gestes ou comportements que nous sommes des enfants bénis de Dieu... et puis en évitant de faire mes courses le dimanche. Valérie, de Fort-de-France Pour moi, le jour du Seigneur c'est un jour privilégié en présence de notre Roi. On se retire du monde des hommes pour se retrouver entièrement dans les bras ouverts de notre Seigneur toujours prêt à nous accueillir, à nous recevoir. En prière, en adoration, en louange, en méditation profonde je le laisse agir dans mon cœur, lui seul peut me purifier, me ressourcer, me guider ici-bas en attendant sa venue. Je garde dans mon cœur ce qu'il a fait, ce qu'il a enduré par amour pour nous. Je le remercie pour cet amour. Que serions-nous s'il s'était désintéressé de nous ? Témoignages… * * * * * ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 17 Pour répondre à cette question nous devons nous appuyer sur deux pivots de notre foi : les Saintes écritures et le Catéchisme de l'Eglise Catholique. En ce qui concerne les textes sacrés, nous devons ouvrir le livre de l'exode : Souviens- toi du jour du Sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours, tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un Sabbat pour le \ Seigneur ton Dieu. Tu n'y feras aucun ouvrage (Ex 20,8-10). Pourquoi sanctifier le jour du Seigneur le dimanche ? P ourquoi observer ce septième jour ? Car en six jours le Seigneur a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve, mais il s'est reposé le septième jour. Voilà pourquoi le Seigneur a béni le jour du Sabbat ; il l'a sanctifié (Ex 20,11). Incontestablement, dans l'ancienne alliance, tu sanctifieras le jour du Seigneur fait graviter le culte devant être rendu à Dieu autour du Sabbat. Mais les Saintes Ecritures ne sont pas moins explicites sur les interprétations nouvelles apportées par Jésus, centre de l'alliance nouvelle. Non seulement Jésus opère une révolution cultuelle lors de son passage dans le temple où il chasse et les vendeurs et les marchands (Mc 11,15-16), mais encore il bouscule le Sabbat ; en maintes occasions, il est accusé de violer la loi du Sabbat comme lorsqu'il guérit l'homme à la main sèche (Mc 1,6). Retenons enfin la prise de position sans ambiguïté de Jésus quant au Sabbat : le Sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le Sabbat ; en sorte que le Fils de l'homme est maître même du Sabbat. La nouvelle alliance opérée par le sacrifice du Christ, l'agneau véritable immolé pour nos péchés, dans son acte pascal, trouve son accomplissement dans la Résurrection qui est le troisième jour après la mort de Jésus, aussi le premier jour de la semaine juive. On comprend ainsi pourquoi les apôtres ont opté pour la sanctification du dimanche, jour nouveau pour célébrer le culte nouveau, comme nous le lisons dans le livre des Actes des Apôtres : le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec les disciples et il prolongea son discours jusqu'au milieu de la nuit. (Actes 20,7). Enfin, le n° 2174 du Catéchisme de l'Eglise Catholique nous enseigne qu'en tant que "premier jour", le jour de la résurrection du Christ rappelle la première création. En tant que "huitième jour" qui suit le Sabbat, il signifie la nouvelle création inaugurée avec la résurrection du Christ. Père Luc Philippon n Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ? Eglise_501.indd 17 21/04/15 10:04

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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire Ils étaient là… ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 16 Un album photo de 50 pages est en préparation. Vous pourrez vous le procurer au mois de Mai dans toutes les paroisses. Eglise_501.indd 16 21/04/15 10:04 Angéline, 19 ans, de Paris Dimanche, jour de fête ! Nous rappelons la résurrection du Seigneur en ce jour saint où nous sommes invités à la table de l'Eucharistie. En nous rendant davantage disponibles, nous sanctifions ce jour, par la préparation de nos lectures, la charité, le service et une participation active à la messe où nous ne sommes pas de simples spectateurs. À la fin de la messe, le Seigneur nous envoie proclamer la bonne nouvelle à travers les Nations, car nous sommes renouvelés par sa Miséricorde. Cela passe par des actions simples : rendre visite aux personnes malades ou isolées, témoigner par des gestes ou comportements que nous sommes des enfants bénis de Dieu... et puis en évitant de faire mes courses le dimanche. Valérie, de Fort-de-France Pour moi, le jour du Seigneur c'est un jour privilégié en présence de notre Roi. On se retire du monde des hommes pour se retrouver entièrement dans les bras ouverts de notre Seigneur toujours prêt à nous accueillir, à nous recevoir. En prière, en adoration, en louange, en méditation profonde je le laisse agir dans mon cœur, lui seul peut me purifier, me ressourcer, me guider ici-bas en attendant sa venue. Je garde dans mon cœur ce qu'il a fait, ce qu'il a enduré par amour pour nous. Je le remercie pour cet amour. Que serions-nous s'il s'était désintéressé de nous ? Témoignages… * * * * * ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 17 Pour répondre à cette question nous devons nous appuyer sur deux pivots de notre foi : les Saintes écritures et le Catéchisme de l'Eglise Catholique. En ce qui concerne les textes sacrés, nous devons ouvrir le livre de l'exode : Souviens- toi du jour du Sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours, tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un Sabbat pour le \ Seigneur ton Dieu. Tu n'y feras aucun ouvrage (Ex 20,8-10). Pourquoi sanctifier le jour du Seigneur le dimanche ? P ourquoi observer ce septième jour ? Car en six jours le Seigneur a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve, mais il s'est reposé le septième jour. Voilà pourquoi le Seigneur a béni le jour du Sabbat ; il l'a sanctifié (Ex 20,11). Incontestablement, dans l'ancienne alliance, tu sanctifieras le jour du Seigneur fait graviter le culte devant être rendu à Dieu autour du Sabbat. Mais les Saintes Ecritures ne sont pas moins explicites sur les interprétations nouvelles apportées par Jésus, centre de l'alliance nouvelle. Non seulement Jésus opère une révolution cultuelle lors de son passage dans le temple où il chasse et les vendeurs et les marchands (Mc 11,15-16), mais encore il bouscule le Sabbat ; en maintes occasions, il est accusé de violer la loi du Sabbat comme lorsqu'il guérit l'homme à la main sèche (Mc 1,6). Retenons enfin la prise de position sans ambiguïté de Jésus quant au Sabbat : le Sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le Sabbat ; en sorte que le Fils de l'homme est maître même du Sabbat. La nouvelle alliance opérée par le sacrifice du Christ, l'agneau véritable immolé pour nos péchés, dans son acte pascal, trouve son accomplissement dans la Résurrection qui est le troisième jour après la mort de Jésus, aussi le premier jour de la semaine juive. On comprend ainsi pourquoi les apôtres ont opté pour la sanctification du dimanche, jour nouveau pour célébrer le culte nouveau, comme nous le lisons dans le livre des Actes des Apôtres : le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec les disciples et il prolongea son discours jusqu'au milieu de la nuit. (Actes 20,7). Enfin, le n° 2174 du Catéchisme de l'Eglise Catholique nous enseigne qu'en tant que "premier jour", le jour de la résurrection du Christ rappelle la première création. En tant que "huitième jour" qui suit le Sabbat, il signifie la nouvelle création inaugurée avec la résurrection du Christ. Père Luc Philippon n Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ? Eglise_501.indd 17 21/04/15 10:04

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Marie-Jeanne, 62 ans - Paroisse Saint-Paul Il s'agit du troisième commandement de Dieu, et il repose sur l'Eucharistie dominicale et le jour de repos de notre Seigneur. Pendant six jours, je suis censée aller au travail, m'occuper du quotidien. Au début de la semaine, dans la Bible, notre Dieu s'est consacré à la création et puis s'est octroyé un repos (le dimanche). Selon moi, sanctifier le jour du Seigneur est un jour où Jésus m'invite à l'intimité de sa table. C''est une rencontre qui va nourrir mon cœur, ma foi, ma vie. Ne plus participer à l'Eucharistie c'est se couper de la source de la vie. C'est aussi un repos dominical où je m'exerce a des activités qui me permettraient de me rapprocher de lui, notamment reprendre la lecture du dimanche, méditer, participer à la prière du groupe du Rosaire, rendre visite à des proches... Julie, 55 ans, paroisse de Trinité Sanctifier, au sens le plus large du terme, veut dire « Rendre saint ». Sanctifier le jour du Seigneur c’est d’abord, selon moi, consacrer ce jour exclusivement au Seigneur, par la prière, la méditation, le repos, le partage. Ainsi, en tant que chrétienne, je me dois de respecter ce jour et surtout répondre à l’invitation de Jésus, vivre la messe. Oui je dis VIVRE parce que trop souvent nous disons que l’on participe à la messe. Ce n’est pas un spectacle, ni même une activité quelconque, mais c’est un vrai rendez-vous d’amour avec le Seigneur. Quelle immense joie de pouvoir, le louer, le remercier, nous nourrir de sa Parole et de son Eucharistie, en communion avec tous nos frères et sœurs appartenant à l’Eglise catholique et universelle. C’est vrai en tant que mère de famille, travaillant à l’extérieur, je profite du samedi et du dimanche pour effectuer certaines tâches de ménage. Mais en général, le dimanche après la messe dominicale, hormis le diner et le repassage, je n’effectue jamais d’activités lourdes et contraignantes. Christian Sméralda, paroisse de Sainte-Marie Sanctifier le jour du Seigneur est le summum de la vie chrétienne. Notre baptême nous rappelle que nous sommes enfant de Dieu. Plongé dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ, nous faisons partie du peuple élu de Dieu qui a donné son fils pour notre salut et l'humanité entière. Il a placé en nous un Esprit nouveau, de discernement, pour nous conduire à la perfection et être un peuple qui lui appartienne. La sanctification est l’œuvre de l'Esprit qui nous anime et qui nous guide dans notre vie chrétienne. Le Seigneur, nous le sanctifions au quotidien, mais le Jour du Seigneur chez le catholique : " le dimanche", rappelant la résurrection du Christ, est le summum de la foi chrétienne. Sanctifier le jour du Seigneur est non seulement le summum de la foi chrétienne, mais nous invite à vivre en ressuscité, ce cœur à cœur avec notre Sauveur. C'est dans cet Esprit de lumière que je me laisse guider par notre Seigneur Jésus-Christ, pour être à mon tour lumière pour les autres dans la vigne du Seigneur. Béatrice Buliard A 21 ans, j’obtins un CDI avec une période d’essai de trois mois, dans une entreprise industrielle et commerciale. Dès le début de la première semaine, le patron me demanda de faire des heures supplémentaires, le samedi suivant. J’acceptai. La journée achevée, il me proposa ceci : Vous pouvez venir demain ? Je répondis : Demain, c’est dimanche, c’est la messe. Il ne me licencia pas pour autant. Cassandre Ponchateau, 14 ans Troisième commandement : Tu sanctifieras le jour du Seigneur. Le jour du Seigneur est le dimanche, nous le savons tous. Ce jour-là, nous allons à la messe et en communion, nous le louons. Chaque dimanche, nous prions pour nos âmes meurtries par les péchés. Ce moment privilégié avec notre Seigneur nous permet de nous ressourcer, pour affronter la semaine avec l’aide du Saint-Esprit. Le dimanche, c’est en famille que j’ai l’honneur d’aller à la messe pour me nourrir de la Parole de Dieu. Amen. Jacqueline Belfan Dès le samedi, mon esprit est en attente du jour du Seigneur, " jour d'allégresse et de Joie". Par mon esprit, mon corps, mes préparatifs, mes pensées priantes, je le loue, et le remercie de m'avoir permis de passer la semaine sous son regard ; d'agir pour l'autre et pour moi. En consacrant ce jour, je me consacre à mon créateur, car il m'aime, je viens vers Lui, le dimanche, l'honorer, l'adorer dans l'assemblée communautaire. C'est en me libérant de tout, et dans la confiance, que l'Esprit-Saint produit en moi une maturité croissante par l'Eucharistie : " Être en Lui, par Lui, et avec Lui"... Rendre grâce à mon Sauveur, faire Eglise, et prendre de nouvelles résolutions pour continuer la route pour la mission qu'il me confie... Témoignages… ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 18 Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ? Eglise_501.indd 18 21/04/15 10:04 Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 19 Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ? 99.5 - 101.3 et 105,3 mHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com Dimanche 3 mai 2015 Vers le destin commun ? Après les affrontements des années 80 et les accords de Matignon, comment la population de Nouvelle-Calédonie construit-elle ce destin commun qui doit lui permettre, quelle que soit l’issue du processus institutionnel, de construire une société multi-ethnique apaisée. Comment l’Église participe-t-elle à ce processus qui passe par un sujet qui lui est cher : le pardon. Dimanche 10 mai 2015 Y a-t-il un tourisme religieux Outre-mer ? Y a-t-il un tourisme religieux Outre-mer et quel est-il ? Au-delà des plages et des montagnes, que vont chercher les touristes dans ces lieux ? Églises, mosquées, temples et pagodes, quelles sont les richesses des édifices religieux Outre-mer ? Dieu m'est témoin répond cette semaine à toutes ces questions en compagnie de Gérard Cyrille et Maxime Cumunel. L'un emmène les pèlerins d'Outre-mer avec son association sur les différents lieux de pèlerinage, l'autre recense le patrimoine religieux. Tous deux, avec leurs expériences, nous diront comment cette autre forme de tourisme se développe aujourd'hui. Nous en aurons un très bel exemple à La Réunion, où nous participerons à un original circuit touristique à Saint- Denis, la capitale. Nous resterons dans l'île assister à une marche sur le feu, un rituel pour nos frères hindous très apprécié des touristes. Enfin, nous serons connectés avec la Guadeloupe, où Valérie d'Agruma, une créatrice de voyages, nous racontera les nouveaux circuits spirituels qu'elle a mis en place dans l'île à la demande des Canadiens ? Jeudi 14 mai 2015 Comment j’ai dit oui à Dieu (Rediffusion) Prêtres, religieux, laïcs consacrés, tous ont, un jour, dit "oui" à Dieu. Comment la question s’est-elle posée ou a-t-elle été ressentie ? La réponse a-t-elle été évidente ? Dieu m’est témoin vous propose d’écouter ces prêtres et religieuses qui, après des parcours variés, ont tous un jour dit "oui" à Dieu. En Martinique, portrait du père Bannais, converti à l’adolescence, il ressent l’appel de la vocation à 18 ans comme une évidence et aujourd’hui, il est curé de Rivière-Pilote. En Guadeloupe, nous suivrons Sr Marietta Marin, des Sœurs de Cluny, infirmière en milieu scolaire, elle a placé sa vie professionnelle au service de Dieu. Sur le plateau, le père Charles Roboam nous racontera sa vocation née dès l’adolescence. Par Skype, le père Laurent Julienne, responsable des vocations du diocèse de La Réunion, nous expliquera comment il accompagne ceux qui ressentent un appel. Medias Eglise_501.indd 19 21/04/15 10:04

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Marie-Jeanne, 62 ans - Paroisse Saint-Paul Il s'agit du troisième commandement de Dieu, et il repose sur l'Eucharistie dominicale et le jour de repos de notre Seigneur. Pendant six jours, je suis censée aller au travail, m'occuper du quotidien. Au début de la semaine, dans la Bible, notre Dieu s'est consacré à la création et puis s'est octroyé un repos (le dimanche). Selon moi, sanctifier le jour du Seigneur est un jour où Jésus m'invite à l'intimité de sa table. C''est une rencontre qui va nourrir mon cœur, ma foi, ma vie. Ne plus participer à l'Eucharistie c'est se couper de la source de la vie. C'est aussi un repos dominical où je m'exerce a des activités qui me permettraient de me rapprocher de lui, notamment reprendre la lecture du dimanche, méditer, participer à la prière du groupe du Rosaire, rendre visite à des proches... Julie, 55 ans, paroisse de Trinité Sanctifier, au sens le plus large du terme, veut dire « Rendre saint ». Sanctifier le jour du Seigneur c’est d’abord, selon moi, consacrer ce jour exclusivement au Seigneur, par la prière, la méditation, le repos, le partage. Ainsi, en tant que chrétienne, je me dois de respecter ce jour et surtout répondre à l’invitation de Jésus, vivre la messe. Oui je dis VIVRE parce que trop souvent nous disons que l’on participe à la messe. Ce n’est pas un spectacle, ni même une activité quelconque, mais c’est un vrai rendez-vous d’amour avec le Seigneur. Quelle immense joie de pouvoir, le louer, le remercier, nous nourrir de sa Parole et de son Eucharistie, en communion avec tous nos frères et sœurs appartenant à l’Eglise catholique et universelle. C’est vrai en tant que mère de famille, travaillant à l’extérieur, je profite du samedi et du dimanche pour effectuer certaines tâches de ménage. Mais en général, le dimanche après la messe dominicale, hormis le diner et le repassage, je n’effectue jamais d’activités lourdes et contraignantes. Christian Sméralda, paroisse de Sainte-Marie Sanctifier le jour du Seigneur est le summum de la vie chrétienne. Notre baptême nous rappelle que nous sommes enfant de Dieu. Plongé dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ, nous faisons partie du peuple élu de Dieu qui a donné son fils pour notre salut et l'humanité entière. Il a placé en nous un Esprit nouveau, de discernement, pour nous conduire à la perfection et être un peuple qui lui appartienne. La sanctification est l’œuvre de l'Esprit qui nous anime et qui nous guide dans notre vie chrétienne. Le Seigneur, nous le sanctifions au quotidien, mais le Jour du Seigneur chez le catholique : " le dimanche", rappelant la résurrection du Christ, est le summum de la foi chrétienne. Sanctifier le jour du Seigneur est non seulement le summum de la foi chrétienne, mais nous invite à vivre en ressuscité, ce cœur à cœur avec notre Sauveur. C'est dans cet Esprit de lumière que je me laisse guider par notre Seigneur Jésus-Christ, pour être à mon tour lumière pour les autres dans la vigne du Seigneur. Béatrice Buliard A 21 ans, j’obtins un CDI avec une période d’essai de trois mois, dans une entreprise industrielle et commerciale. Dès le début de la première semaine, le patron me demanda de faire des heures supplémentaires, le samedi suivant. J’acceptai. La journée achevée, il me proposa ceci : Vous pouvez venir demain ? Je répondis : Demain, c’est dimanche, c’est la messe. Il ne me licencia pas pour autant. Cassandre Ponchateau, 14 ans Troisième commandement : Tu sanctifieras le jour du Seigneur. Le jour du Seigneur est le dimanche, nous le savons tous. Ce jour-là, nous allons à la messe et en communion, nous le louons. Chaque dimanche, nous prions pour nos âmes meurtries par les péchés. Ce moment privilégié avec notre Seigneur nous permet de nous ressourcer, pour affronter la semaine avec l’aide du Saint-Esprit. Le dimanche, c’est en famille que j’ai l’honneur d’aller à la messe pour me nourrir de la Parole de Dieu. Amen. Jacqueline Belfan Dès le samedi, mon esprit est en attente du jour du Seigneur, " jour d'allégresse et de Joie". Par mon esprit, mon corps, mes préparatifs, mes pensées priantes, je le loue, et le remercie de m'avoir permis de passer la semaine sous son regard ; d'agir pour l'autre et pour moi. En consacrant ce jour, je me consacre à mon créateur, car il m'aime, je viens vers Lui, le dimanche, l'honorer, l'adorer dans l'assemblée communautaire. C'est en me libérant de tout, et dans la confiance, que l'Esprit-Saint produit en moi une maturité croissante par l'Eucharistie : " Être en Lui, par Lui, et avec Lui"... Rendre grâce à mon Sauveur, faire Eglise, et prendre de nouvelles résolutions pour continuer la route pour la mission qu'il me confie... Témoignages… ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 avril 2015 / n°501 18 Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ? Eglise_501.indd 18 21/04/15 10:04 Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 19 Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ? 99.5 - 101.3 et 105,3 mHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com Dimanche 3 mai 2015 Vers le destin commun ? Après les affrontements des années 80 et les accords de Matignon, comment la population de Nouvelle-Calédonie construit-elle ce destin commun qui doit lui permettre, quelle que soit l’issue du processus institutionnel, de construire une société multi-ethnique apaisée. Comment l’Église participe-t-elle à ce processus qui passe par un sujet qui lui est cher : le pardon. Dimanche 10 mai 2015 Y a-t-il un tourisme religieux Outre-mer ? Y a-t-il un tourisme religieux Outre-mer et quel est-il ? Au-delà des plages et des montagnes, que vont chercher les touristes dans ces lieux ? Églises, mosquées, temples et pagodes, quelles sont les richesses des édifices religieux Outre-mer ? Dieu m'est témoin répond cette semaine à toutes ces questions en compagnie de Gérard Cyrille et Maxime Cumunel. L'un emmène les pèlerins d'Outre-mer avec son association sur les différents lieux de pèlerinage, l'autre recense le patrimoine religieux. Tous deux, avec leurs expériences, nous diront comment cette autre forme de tourisme se développe aujourd'hui. Nous en aurons un très bel exemple à La Réunion, où nous participerons à un original circuit touristique à Saint- Denis, la capitale. Nous resterons dans l'île assister à une marche sur le feu, un rituel pour nos frères hindous très apprécié des touristes. Enfin, nous serons connectés avec la Guadeloupe, où Valérie d'Agruma, une créatrice de voyages, nous racontera les nouveaux circuits spirituels qu'elle a mis en place dans l'île à la demande des Canadiens ? Jeudi 14 mai 2015 Comment j’ai dit oui à Dieu (Rediffusion) Prêtres, religieux, laïcs consacrés, tous ont, un jour, dit "oui" à Dieu. Comment la question s’est-elle posée ou a-t-elle été ressentie ? La réponse a-t-elle été évidente ? Dieu m’est témoin vous propose d’écouter ces prêtres et religieuses qui, après des parcours variés, ont tous un jour dit "oui" à Dieu. En Martinique, portrait du père Bannais, converti à l’adolescence, il ressent l’appel de la vocation à 18 ans comme une évidence et aujourd’hui, il est curé de Rivière-Pilote. En Guadeloupe, nous suivrons Sr Marietta Marin, des Sœurs de Cluny, infirmière en milieu scolaire, elle a placé sa vie professionnelle au service de Dieu. Sur le plateau, le père Charles Roboam nous racontera sa vocation née dès l’adolescence. Par Skype, le père Laurent Julienne, responsable des vocations du diocèse de La Réunion, nous expliquera comment il accompagne ceux qui ressentent un appel. Medias Eglise_501.indd 19 21/04/15 10:04

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Seigneur, du cœur de ton Église et pour le service du monde,Tu fais grandir l’arbre de la vie consacrée. Ses branches multiples portent des fruits innombrables de sainteté. Béni sois-tu ! Au cœur des jeunes, Tu fais naître le désir d’un amour sans limite. Béni sois-tu ! A travers nos fragilités et nos talents, Tu permets qu’ils découvrent la joie de Te servir et de Te donner leur vie, dans la diversité des vocations. Béni sois-tu ! Par le don de ton Esprit, dans l’amour de l’Église, Tu ouvres à nombre d’entre eux la voie de la vie religieuse ou d’une consécration totale entre tes mains. Béni sois-tu ! La joie de ton Évangile réveille le monde : donne aux consacré(e)s d’être artisans et prophètes de cette joie pure, Nous t’en supplions, Seigneur. Et à ceux que Tu appelles pour cette aventure, accorde discernement et confiance.Qu’ils osent une réponse concrète pour mettre leurs pas dans les tiens. Nous t’en prions, Seigneur. Eglise_501.indd 20 21/04/15 10:04