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N° 501 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 26 avril 2015
MONSEIGNEUR DAVID MACAIRE
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
Montre Jésus !
Jesum ostende
Eglise_501.indd 1 21/04/15 10:04
Page 2
Editorial
Editorial
Mot de l'Evêque
• 12 avril 2015 : Quelques impressions…
Eglise universelle
• 52 ème Journée mondiale de prière
pour les vocations
L’exode, expérience fondamentale
de la vocation
Liturgie
• Parole dominicale
Vie du diocèse
• Pourquoi nous faut-il des prêtres ?
Dossier : Cérémonie de
consécration épiscopale de
Mgr David Macaire
• Une belle fête… pour un grand
événement ! Un beau visage d’Eglise
vivante !
• Témoignages
Dossier : Tu sanctifieras
le jour du Seigneur -
comment vis-tu cela
concrètement ?
• Pourquoi sanctifier le jour du Seigneur le dimanche ?
• Témoignages
Médias
numéro
501
S ommaire
L
’événement majeur de ce mois d’avril, à n’en pas douter, a été
l’ordination épiscopale de Mgr David Macaire, le 12 avril,
dimanche de la Divine Miséricorde. Environ dix-huit mille
personnes étaient présentes, rendant bien visible l’Eglise univ\
erselle,
mais plus justement, montrant le caractère solennel et l’importanc\
e
de l’événement. Une très belle fête, pour un événem\
ent d’exception !
Mgr Macaire nous livre ses impressions dans la rubrique « Mot de
l’Evêque ».
Eglise en Martinique revient, de façon assez succincte, sur ce temps
fort car, très prochainement, un album photo de 50 pages, consacré à
l’ordination épiscopale de notre nouvel archevêque, sera disponible dans
le diocèse. Vous y trouverez en intégralité différents documents (discours
du Nonce, homélie du cardinal, discours final de Mgr Macaire…).
Comme chaque année, le quatrième dimanche de Pâques nous pré\
sente
la figure du Christ «Bon pasteur», « Bon berger » prenant so\
in de ses
brebis. Mgr Macaire, à la suite du Christ Bon pasteur, a reçu lors de
son ordination, son bâton pastoral. Il est responsable du peuple qui lui
est confié.
C’est ce dimanche 26 avril justement qu’il «prendra possession \
de
sa cathèdre» à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France. \
A cette
occasion, la messe sera retransmise en direct sur les ondes de la radio
diocésaine (Radio Saint-Louis) et sur sa webtv.
Notons que l’Eglise fête également la 52
ème Journée mondiale de prière
pour les vocations. Elle prie particulièrement pour ceux que le Seign\
eur
appelle au service de la mission. Dans son message intitulé « L’exode,
expérience fondamentale de la vocation », le pape François affi\
rme que
la vocation chrétienne ne peut que naître à l’intérieur d\
’une expérience de
mission. Aussi, écouter et suivre la voix du Christ Bon Pasteur, en se laissant
attirer et conduire par lui et en lui consacrant sa vie, signifie permet\
tre que
l’Esprit-Saint nous introduise dans ce dynamisme missionnaire, en suscitant
en nous le désir et le courage joyeux d’offrir notre vie et de la \
dépenser pour
la cause du Royaume de Dieu.
Pourquoi faut-il des prêtres ? C’est le titre de l’article que nous propose
père Rondof, curé des paroisses de Saint-Pierre et Fond-Saint-Deni\
s.
En dix ans de sacerdoce, il ne cesse de découvrir à la fois qui il\
est, ce
que Jésus Christ a fait de lui, ce qu’Il fait par lui et avec lui \
et en lui,
comme son instrument, et il contemple sans cesse ce que Jésus-Christ
veut qu’il soit.
Notre dossier pour cette édition concerne tout le peuple de baptisé\
s :
Tu sanctifieras le jour du Seigneur, comment vis-tu cela concrètement ?
Une question qui nous interpelle aujourd’hui. Sommes-nous conscients
de l’importance de ce commandement de Dieu ?
Chers frères et sœurs, laissons-nous guider par le Bon pasteur que\
Jésus
nous a donné, et prions Dieu notre Père pour que son épiscopat \
soit
fécond et qu’il n’y ait qu’un seul troupeau et un seul pasteur !
Justine Lordinot n
2
3
Couverture : Mgr Macaire – crédit photo : Elodie Beaufour
– crédit photo : Elodie Beaufour
8
Mgr Macaire
– crédit photo : Elodie Beaufour 13
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18
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
Commission paritaire N° 1115L87225
ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586
97207 Fort de France Cedex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr
egliseenmartinique@orange.fr
numéro
501 N° 501 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 26 avril 2015
MONSEIGNEUR DAVID MACAIREArchevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
Montre Jésus !
Jesum ostende
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12 avril 2015 : Quelques impressions…
Forte impression dans le monde
N
ous avons eu la joie
d’accueillir au cœur d’un
évènement majeur de
la vie de l’Eglise, des hommes et
des femmes, leaders et acteurs de
la vie de la cité. Nombre d’entre
eux, selon leur responsabilité,
ont participé à l’évènement par
amitié, par devoir politique envers
une composante majeure de notre
peuple, aussi bien qu’au nom
de leurs convictions intimes. Nul
doute que l’Eglise a su, elle aussi,
humblement, par la grâce de Dieu
imprimer sa marque le 12 avril, et
montrer au monde ce qu’elle vit en
vérité. La couverture médiatique
de grande ampleur qui a entouré
notre célébration était aussi
impressionnante . Pourquoi tant de
médias, tant de moyens, une telle
diffusion ? Pour un homme ? Pour
un spectacle ? Pour une foule ? Non,
en vérité, c’est parce que lorsque
nous montrons Jésus, « lorsque
nous reflétons à visage découvert,
comme dans un miroir, la gloire du
Seigneur ressuscité, nous sommes
transfigurés nous-mêmes de gloire
en gloire ». Lorsque l’Eglise célèbre
son Seigneur, elle est belle, elle est
au cœur de sa vocation dans le
monde. Entre «La Paix soit avec
vous» (au début de la messe) et
«Allez dans la paix du Christ» (à
la fin), l’Eglise se tourne vers les
réalités d’en-haut, elle se prépare
à répandre l’Evangile de justice et
de paix dans le monde qui a soif.
Après tout, c’est ce que nous vivons
chaque dimanche, et cela aussi est
impressionnant.
Forte impression dans les cœurs
des chrétiens
Au-delà de la dimension
photogénique de l’évènement
(c’est vrai qu’il y a de belles
photos à partager et que Eglise
en Martinique prépare déjà un bel
album souvenir), c’est la dimension
invisible qui nous impressionne le
plus. Parce qu’elle nous marque
en profondeur. Dans le plan
de Dieu, ce que les théologiens
appellent l’Economie du Salut,
les réalités visibles n’ont pour but
que de signifier et de transmettre
une réalité invisible : la grâce
de Dieu ! Le Seigneur nous a
offert un moment de grâce et
de joie . Et malgré l’ampleur de
l’évènement, nous l’avons vécu
avec une simplicité familiale, signe
indubitable de la présence de
l’Esprit-Saint dans le stade Pierre-
Aliker ce jour-là. Chacun a pu vivre
des moments qui l’ont plus ou
moins ému, « touché » comme on
dit. Ce dimanche de la Miséricorde
est d’ailleurs le jour idéal pour se
laisser toucher par le Christ : le
jour où nous entendons l’Evangile
où Jésus dit à Thomas « mets ta
main dans le trou de mon côté ».
Que les anciens soient touchés au
point de remettre toute leur vie
au Christ, malgré les inquiétudes
et les doutes, que les jeunes soient
touchés au point de donner leur
vie à Jésus et de se consacrer à
son service dans le célibat ou le
mariage, que les pécheurs soient
touchés au point de se laisser
réconcilier avec Dieu, que les non-
croyants soient touchés au point de
découvrir au fond de leur cœur la
grandeur simple de la foi
Forte impression sur ma tête !
Tout le monde a vu comment le
cardinal Langlois a pratiqué une
onction abondante, et répandu
avec générosité l’huile parfumée
du saint-chrême sur ma tête.
Un des grands moments du
rite de l’ordination. Il signifie
que l’évêque est grand prêtre à
l’image du Christ, il est «imprimé»
de l’onction du Saint-Esprit qu’il a
reçue par l’imposition des mains
des autres évêques quelques
minutes avant. L’huile est choisie
dans les sacrements justement
parce qu’elle laisse une empreinte,
elle imprègne les vêtements, et
pénètre la peau. Par ce geste
ample et beau, le cardinal m’a
rappelé que tout mon être doit
être imprégné par la bonne odeur
du Christ, que mes pensées, mes
paroles et mes actions doivent être
sous l’ imprimatur du Tout-Puissant.
Mais comme je le disais à la fin de la
célébration : l’évêque est le premier
à porter cette responsabilité, mais
il n’est pas le seul ! Mon ministère
parmi vous sera désormais de venir,
moi aussi, répandre l’onction de
l’Esprit, et d’
imprimer partout sa
marque dans l’Eglise en servant, en
prêchant et en sanctifiant. L’Esprit-
Saint ne s’arrêtera pas là. Il aime
reposer sur nous, mais Il ne veut
pas nous laisser au repos.
+ Fr. David Macaire, archevêque n
Mgr David Macaire a reconduit
les membres de la Curie :
- Vicaire général : Père Fortuné
Gibon
- Vicaire épiscopal : Père Marcel
Crépin
-
Chancelier : Père Bruno Latour
-
Econome diocésain : Hervé
Lordinot, Diacre permanent
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
33
Mot de l'Evêque
La célébration de l’ordination épiscopale du 12 avril 2015, au stade Pierre-Aliker
de Dillon, a fait forte impression… N’est-ce pas ?
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Editorial
Editorial
Mot de l'Evêque
• 12 avril 2015 : Quelques impressions…
Eglise universelle
• 52 ème Journée mondiale de prière
pour les vocations
L’exode, expérience fondamentale
de la vocation
Liturgie
• Parole dominicale
Vie du diocèse
• Pourquoi nous faut-il des prêtres ?
Dossier : Cérémonie de
consécration épiscopale de
Mgr David Macaire
• Une belle fête… pour un grand
événement ! Un beau visage d’Eglise
vivante !
• Témoignages
Dossier : Tu sanctifieras
le jour du Seigneur -
comment vis-tu cela
concrètement ?
• Pourquoi sanctifier le jour du Seigneur le dimanche ?
• Témoignages
Médias
numéro
501
S ommaire
L
’événement majeur de ce mois d’avril, à n’en pas douter, a été
l’ordination épiscopale de Mgr David Macaire, le 12 avril,
dimanche de la Divine Miséricorde. Environ dix-huit mille
personnes étaient présentes, rendant bien visible l’Eglise univ\
erselle,
mais plus justement, montrant le caractère solennel et l’importanc\
e
de l’événement. Une très belle fête, pour un événem\
ent d’exception !
Mgr Macaire nous livre ses impressions dans la rubrique « Mot de
l’Evêque ».
Eglise en Martinique revient, de façon assez succincte, sur ce temps
fort car, très prochainement, un album photo de 50 pages, consacré à
l’ordination épiscopale de notre nouvel archevêque, sera disponible dans
le diocèse. Vous y trouverez en intégralité différents documents (discours
du Nonce, homélie du cardinal, discours final de Mgr Macaire…).
Comme chaque année, le quatrième dimanche de Pâques nous pré\
sente
la figure du Christ «Bon pasteur», « Bon berger » prenant so\
in de ses
brebis. Mgr Macaire, à la suite du Christ Bon pasteur, a reçu lors de
son ordination, son bâton pastoral. Il est responsable du peuple qui lui
est confié.
C’est ce dimanche 26 avril justement qu’il «prendra possession \
de
sa cathèdre» à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France. \
A cette
occasion, la messe sera retransmise en direct sur les ondes de la radio
diocésaine (Radio Saint-Louis) et sur sa webtv.
Notons que l’Eglise fête également la 52
ème Journée mondiale de prière
pour les vocations. Elle prie particulièrement pour ceux que le Seign\
eur
appelle au service de la mission. Dans son message intitulé « L’exode,
expérience fondamentale de la vocation », le pape François affi\
rme que
la vocation chrétienne ne peut que naître à l’intérieur d\
’une expérience de
mission. Aussi, écouter et suivre la voix du Christ Bon Pasteur, en se laissant
attirer et conduire par lui et en lui consacrant sa vie, signifie permet\
tre que
l’Esprit-Saint nous introduise dans ce dynamisme missionnaire, en suscitant
en nous le désir et le courage joyeux d’offrir notre vie et de la \
dépenser pour
la cause du Royaume de Dieu.
Pourquoi faut-il des prêtres ? C’est le titre de l’article que nous propose
père Rondof, curé des paroisses de Saint-Pierre et Fond-Saint-Deni\
s.
En dix ans de sacerdoce, il ne cesse de découvrir à la fois qui il\
est, ce
que Jésus Christ a fait de lui, ce qu’Il fait par lui et avec lui \
et en lui,
comme son instrument, et il contemple sans cesse ce que Jésus-Christ
veut qu’il soit.
Notre dossier pour cette édition concerne tout le peuple de baptisé\
s :
Tu sanctifieras le jour du Seigneur, comment vis-tu cela concrètement ?
Une question qui nous interpelle aujourd’hui. Sommes-nous conscients
de l’importance de ce commandement de Dieu ?
Chers frères et sœurs, laissons-nous guider par le Bon pasteur que\
Jésus
nous a donné, et prions Dieu notre Père pour que son épiscopat \
soit
fécond et qu’il n’y ait qu’un seul troupeau et un seul pasteur !
Justine Lordinot n
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Couverture : Mgr Macaire – crédit photo : Elodie Beaufour
– crédit photo : Elodie Beaufour
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Mgr Macaire
– crédit photo : Elodie Beaufour 13
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DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
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I.S.S.N. 0759-4895
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MONSEIGNEUR DAVID MACAIREArchevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
Montre Jésus !
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12 avril 2015 : Quelques impressions…
Forte impression dans le monde
N
ous avons eu la joie
d’accueillir au cœur d’un
évènement majeur de
la vie de l’Eglise, des hommes et
des femmes, leaders et acteurs de
la vie de la cité. Nombre d’entre
eux, selon leur responsabilité,
ont participé à l’évènement par
amitié, par devoir politique envers
une composante majeure de notre
peuple, aussi bien qu’au nom
de leurs convictions intimes. Nul
doute que l’Eglise a su, elle aussi,
humblement, par la grâce de Dieu
imprimer sa marque le 12 avril, et
montrer au monde ce qu’elle vit en
vérité. La couverture médiatique
de grande ampleur qui a entouré
notre célébration était aussi
impressionnante . Pourquoi tant de
médias, tant de moyens, une telle
diffusion ? Pour un homme ? Pour
un spectacle ? Pour une foule ? Non,
en vérité, c’est parce que lorsque
nous montrons Jésus, « lorsque
nous reflétons à visage découvert,
comme dans un miroir, la gloire du
Seigneur ressuscité, nous sommes
transfigurés nous-mêmes de gloire
en gloire ». Lorsque l’Eglise célèbre
son Seigneur, elle est belle, elle est
au cœur de sa vocation dans le
monde. Entre «La Paix soit avec
vous» (au début de la messe) et
«Allez dans la paix du Christ» (à
la fin), l’Eglise se tourne vers les
réalités d’en-haut, elle se prépare
à répandre l’Evangile de justice et
de paix dans le monde qui a soif.
Après tout, c’est ce que nous vivons
chaque dimanche, et cela aussi est
impressionnant.
Forte impression dans les cœurs
des chrétiens
Au-delà de la dimension
photogénique de l’évènement
(c’est vrai qu’il y a de belles
photos à partager et que Eglise
en Martinique prépare déjà un bel
album souvenir), c’est la dimension
invisible qui nous impressionne le
plus. Parce qu’elle nous marque
en profondeur. Dans le plan
de Dieu, ce que les théologiens
appellent l’Economie du Salut,
les réalités visibles n’ont pour but
que de signifier et de transmettre
une réalité invisible : la grâce
de Dieu ! Le Seigneur nous a
offert un moment de grâce et
de joie . Et malgré l’ampleur de
l’évènement, nous l’avons vécu
avec une simplicité familiale, signe
indubitable de la présence de
l’Esprit-Saint dans le stade Pierre-
Aliker ce jour-là. Chacun a pu vivre
des moments qui l’ont plus ou
moins ému, « touché » comme on
dit. Ce dimanche de la Miséricorde
est d’ailleurs le jour idéal pour se
laisser toucher par le Christ : le
jour où nous entendons l’Evangile
où Jésus dit à Thomas « mets ta
main dans le trou de mon côté ».
Que les anciens soient touchés au
point de remettre toute leur vie
au Christ, malgré les inquiétudes
et les doutes, que les jeunes soient
touchés au point de donner leur
vie à Jésus et de se consacrer à
son service dans le célibat ou le
mariage, que les pécheurs soient
touchés au point de se laisser
réconcilier avec Dieu, que les non-
croyants soient touchés au point de
découvrir au fond de leur cœur la
grandeur simple de la foi
Forte impression sur ma tête !
Tout le monde a vu comment le
cardinal Langlois a pratiqué une
onction abondante, et répandu
avec générosité l’huile parfumée
du saint-chrême sur ma tête.
Un des grands moments du
rite de l’ordination. Il signifie
que l’évêque est grand prêtre à
l’image du Christ, il est «imprimé»
de l’onction du Saint-Esprit qu’il a
reçue par l’imposition des mains
des autres évêques quelques
minutes avant. L’huile est choisie
dans les sacrements justement
parce qu’elle laisse une empreinte,
elle imprègne les vêtements, et
pénètre la peau. Par ce geste
ample et beau, le cardinal m’a
rappelé que tout mon être doit
être imprégné par la bonne odeur
du Christ, que mes pensées, mes
paroles et mes actions doivent être
sous l’ imprimatur du Tout-Puissant.
Mais comme je le disais à la fin de la
célébration : l’évêque est le premier
à porter cette responsabilité, mais
il n’est pas le seul ! Mon ministère
parmi vous sera désormais de venir,
moi aussi, répandre l’onction de
l’Esprit, et d’
imprimer partout sa
marque dans l’Eglise en servant, en
prêchant et en sanctifiant. L’Esprit-
Saint ne s’arrêtera pas là. Il aime
reposer sur nous, mais Il ne veut
pas nous laisser au repos.
+ Fr. David Macaire, archevêque n
Mgr David Macaire a reconduit
les membres de la Curie :
- Vicaire général : Père Fortuné
Gibon
- Vicaire épiscopal : Père Marcel
Crépin
-
Chancelier : Père Bruno Latour
-
Econome diocésain : Hervé
Lordinot, Diacre permanent
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
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Mot de l'Evêque
La célébration de l’ordination épiscopale du 12 avril 2015, au stade Pierre-Aliker
de Dillon, a fait forte impression… N’est-ce pas ?
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Eglise universelle
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
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52
ème
Journée mondiale de prière pour les vocations
L’exode, expérience fondamentale de la vocation
C
hers frères et sœurs,
Le quatrième dimanche
de Pâques nous présente
l’icône du Bon Pasteur qui connaît
ses brebis, les appelle, les nourrit
et les conduit. En ce dimanche,
depuis plus de cinquante ans, nous
vivons la Journée mondiale de
prière pour les vocations. Elle nous
rappelle chaque fois l’importance
de prier pour que, comme a dit
Jésus à ses disciples, le maître de la
moisson envoie des ouvriers pour sa
moisson
(cf. Lc 10,2). Jésus exprime
ce commandement dans le contexte
d’un envoi missionnaire : il a appelé,
outre les douze apôtres, soixante-
douze autres disciples et il les envoie
deux par deux pour la mission (Lc
10,1-16). En effet, si l’Église
est par
sa nature missionnaire (Conc. Œcum.
Vat. II Décret Ad gentes , n. 2), la
vocation chrétienne ne peut que
naître à l’intérieur d’une expérience
de mission. Aussi, écouter et suivre
la voix du Christ Bon Pasteur, en se
laissant attirer et conduire par lui
et en lui consacrant sa vie, signifie
permettre que l’Esprit-Saint nous
introduise dans ce dynamisme
missionnaire, en suscitant en nous
le désir et le courage joyeux d’offrir
notre vie et de la dépenser pour la
cause du Royaume de Dieu.
L’offrande de sa vie dans cette
attitude missionnaire est possible
seulement si nous sommes capables
de sortir de nous-mêmes. En cette
52 ème Journée mondiale de prière
pour les vocations, je voudrais donc
réfléchir sur cet “exode” particulier
qu’est la vocation, ou mieux, notre
réponse à la vocation que Dieu nous
donne. Quand nous entendons la
parole “exode”, notre pensée va
immédiatement aux débuts de la
merveilleuse histoire d’amour entre
Dieu et le peuple de ses enfants,
une histoire qui passe à travers les
jours dramatiques de l’esclavage en
Égypte, l’appel de Moïse, la libération
et le chemin vers la Terre promise.
Le livre de l’Exode – le second livre
de la Bible – qui raconte cette
histoire, représente une parabole
de toute l’histoire du salut, et aussi
de la dynamique fondamentale de
la foi chrétienne. En effet, passer
de l’esclavage de l’homme ancien
à la vie nouvelle dans le Christ est
l’œuvre rédemptrice qui advient
en nous par la foi (Ep 4,22-24). Ce
passage est un “exode” véritable et
particulier, c’est le chemin de l’âme
chrétienne et de l’Église entière,
l’orientation décisive de l’existence
tournée vers le Père.
À la racine de chaque vocation
chrétienne, il y a ce mouvement
fondamental de l’expérience de foi :
croire veut dire se laisser soi-même,
sortir du confort et de la rigidité
du moi pour centrer notre vie en
Jésus-Christ ; abandonner comme
Abraham sa propre terre en se
mettant en chemin avec confiance,
sachant que Dieu indiquera la route
vers la nouvelle terre. Cette “sortie”
n’est pas à entendre comme un
mépris de sa propre vie, de sa propre
sensibilité, de sa propre humanité ;
au contraire, celui qui se met en
chemin à la suite du Christ, trouve
la vie en abondance, en se mettant
lui-même tout entier à la disposition
de Dieu et de son Royaume. Jésus
dit :
Celui qui aura quitté, à cause de
mon nom, des maisons, des frères, des
sœurs, un père, une mère, des enfants,
ou une terre, recevra le centuple, et
il aura en héritage la vie éternelle
(Mt 19,29). Tout cela a sa racine
profonde dans l’amour. En effet, la
vocation chrétienne est surtout un
appel d’amour qui attire et renvoie
au-delà de soi-même, décentre
la personne, amorçant
un exode
permanent allant du « je » enfermé
sur lui-même vers sa libération dans
le don de soi, et précisément ainsi
vers la découverte de soi-même, plus
encore vers la découverte de Dieu
(Benoît XVI, Lett. enc. Deus caritas
est, n. 6).
L’expérience de l’exode est un
paradigme de la vie chrétienne, en
particulier de celui qui embrasse une
vocation de dévouement particulier
au service de l’Évangile. Il consiste en
une attitude toujours renouvelée de
conversion et de transformation,
dans le fait de rester toujours en
chemin, de passer de la mort à la
vie ainsi que nous le célébrons dans
toute la liturgie : c’est le dynamisme
pascal. Au fond, depuis l’appel
d’Abraham à celui de Moïse, depuis
le chemin pérégrinant d’Israël dans
le désert, à la conversion prêchée
par les prophètes, jusqu’au voyage
missionnaire de Jésus qui culmine
dans sa mort et sa résurrection, la
vocation est toujours cette action
de Dieu qui nous fait sortir de notre
situation initiale, nous libère de toute
forme d’esclavage, nous arrache à
nos habitudes et à l’indifférence
et nous projette vers la joie de la
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
55
Alors que la revue est sous presse, nous apprenons avec tristesse le décès
de Mgr Gaston Jean-Michel, doyen des prêtres de Martinique,
âgé de 104 ans. L’Eglise en Martinique perd l’une de ses grandes figures.
Ordonné prêtre en 1939, il fut élevé par le Saint-Père Benoît XVI à la dignité
de « Prélat de sa Sainteté », à l’âge de 98 ans. Nous saluons son engagement
au service de ses frères dans divers mouvements et associations œuvrant dans le
domaine agricole. Il était également à l’origine de la création de Radio Saint-Louis.
Nous reviendrons dans la prochaine édition sur l’histoire de ce grand homme, mémoire vivante de
l’Eglise en Martinique.
Mgr Gaston Jean-Michel, grand témoin de l’Evangile,
rejoint son père céleste
communion avec Dieu et avec les
frères. Répondre à l’appel de Dieu,
donc, c’est le laisser nous faire sortir
de notre fausse stabilité, pour nous
mettre en chemin vers Jésus-Christ,
terme premier et dernier de notre
vie et de notre bonheur.
Cette dynamique de l’exode ne
concerne pas seulement l’appel
particulier, mais l’action missionnaire
et évangélisatrice de toute l’Église.
L’Église est vraiment fidèle à son
Maître dans la mesure où elle est
une Église “en sortie”, sans être
préoccupée d’elle-même, de ses
structures et de ses conquêtes, mais
plutôt capable d’aller, de se mouvoir,
de rencontrer les enfants de Dieu
dans leur situation réelle et de
compatir à leurs blessures. Dieu sort
de lui-même dans une dynamique
trinitaire d’amour, écoute la misère
de son peuple et intervient pour
le libérer (Ex 3,7). L’Église est aussi
appelée à cette manière d’être et
d’agir : l’Église qui évangélise sort à
la rencontre de l’homme, annonce
la parole libératrice de l’Évangile,
prend soin avec la grâce de Dieu
des blessures des âmes et des corps,
relève les pauvres et ceux qui sont
dans le besoin.
Chers frères et sœurs, cet exode
libérateur vers le Christ et vers les
frères représente aussi le chemin
vers la pleine compréhension de
l’homme, et pour la croissance
humaine et sociale dans l’histoire.
Écouter et accueillir l’appel du
Seigneur n’est pas une question
privée et intimiste qui peut se
confondre avec l’émotion du
moment ; c’est un engagement
concret, réel et total, qui embrasse
notre existence et la met au service
de la construction du Royaume de
Dieu sur la terre. Par conséquent,
la vocation chrétienne, enracinée
dans la contemplation du cœur
du Père, pousse en même temps à
l’engagement solidaire en faveur de
la libération des frères, surtout des
plus pauvres. Le disciple de Jésus
a le cœur ouvert à son horizon
immense, et son intimité avec le
Seigneur n’est jamais une fuite de la
vie et du monde mais, au contraire,
se présente essentiellement comme
communion missionnaire (Exhort.
Apost. Evangelii gaudium , n. 23).
Cette dynamique d’exode vers Dieu
et vers l’homme remplit la vie de joie
et de sens. Je voudrais le dire surtout
aux plus jeunes qui, en raison de leur
âge et de la vision de l’avenir qui
s’ouvre devant leurs yeux, savent
être disponibles et généreux. Parfois,
les inconnues et les préoccupations
pour l’avenir, et l’incertitude qui
entache le quotidien, risquent de
paralyser leurs élans, de freiner
leurs rêves, au point de penser qu’il
ne vaut pas la peine de s’engager
et que le Dieu de la foi chrétienne
limite leur liberté. Au contraire, chers
jeunes, n’ayez pas peur de sortir
de vous-mêmes et de vous mettre
en chemin ! L’Évangile est la Parole
qui libère, transforme et rend plus
belle notre vie. Comme il est beau de
se laisser surprendre par l’appel de
Dieu, d’accueillir sa Parole, de mettre
les pas de votre existence dans les
pas de Jésus, dans l’adoration du
mystère divin et du dévouement
généreux aux autres ! Votre vie
deviendra chaque jour plus riche et
plus joyeuse !
La Vierge Marie, modèle de
toute vocation, n’a pas craint de
prononcer son “fiat” à l’appel du
Seigneur. Qu’elle vous accompagne
et qu’elle vous guide. Avec le courage
généreux de la foi, Marie a chanté
la joie de sortir d’elle-même et de
confier à Dieu ses projets de vie.
Nous nous adressons à elle pour être
pleinement disponibles au dessein
que Dieu a sur chacun de nous ;
pour que grandisse en nous le désir
de sortir et d’aller, avec sollicitude,
vers les autres (cf. Lc 1,39). Que la
Vierge Mère nous protège et qu’elle
intercède pour nous tous !
Du Vatican, le 29 mars 2015
Franciscus
n
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Eglise universelle
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
4
52
ème
Journée mondiale de prière pour les vocations
L’exode, expérience fondamentale de la vocation
C
hers frères et sœurs,
Le quatrième dimanche
de Pâques nous présente
l’icône du Bon Pasteur qui connaît
ses brebis, les appelle, les nourrit
et les conduit. En ce dimanche,
depuis plus de cinquante ans, nous
vivons la Journée mondiale de
prière pour les vocations. Elle nous
rappelle chaque fois l’importance
de prier pour que, comme a dit
Jésus à ses disciples, le maître de la
moisson envoie des ouvriers pour sa
moisson
(cf. Lc 10,2). Jésus exprime
ce commandement dans le contexte
d’un envoi missionnaire : il a appelé,
outre les douze apôtres, soixante-
douze autres disciples et il les envoie
deux par deux pour la mission (Lc
10,1-16). En effet, si l’Église
est par
sa nature missionnaire (Conc. Œcum.
Vat. II Décret Ad gentes , n. 2), la
vocation chrétienne ne peut que
naître à l’intérieur d’une expérience
de mission. Aussi, écouter et suivre
la voix du Christ Bon Pasteur, en se
laissant attirer et conduire par lui
et en lui consacrant sa vie, signifie
permettre que l’Esprit-Saint nous
introduise dans ce dynamisme
missionnaire, en suscitant en nous
le désir et le courage joyeux d’offrir
notre vie et de la dépenser pour la
cause du Royaume de Dieu.
L’offrande de sa vie dans cette
attitude missionnaire est possible
seulement si nous sommes capables
de sortir de nous-mêmes. En cette
52 ème Journée mondiale de prière
pour les vocations, je voudrais donc
réfléchir sur cet “exode” particulier
qu’est la vocation, ou mieux, notre
réponse à la vocation que Dieu nous
donne. Quand nous entendons la
parole “exode”, notre pensée va
immédiatement aux débuts de la
merveilleuse histoire d’amour entre
Dieu et le peuple de ses enfants,
une histoire qui passe à travers les
jours dramatiques de l’esclavage en
Égypte, l’appel de Moïse, la libération
et le chemin vers la Terre promise.
Le livre de l’Exode – le second livre
de la Bible – qui raconte cette
histoire, représente une parabole
de toute l’histoire du salut, et aussi
de la dynamique fondamentale de
la foi chrétienne. En effet, passer
de l’esclavage de l’homme ancien
à la vie nouvelle dans le Christ est
l’œuvre rédemptrice qui advient
en nous par la foi (Ep 4,22-24). Ce
passage est un “exode” véritable et
particulier, c’est le chemin de l’âme
chrétienne et de l’Église entière,
l’orientation décisive de l’existence
tournée vers le Père.
À la racine de chaque vocation
chrétienne, il y a ce mouvement
fondamental de l’expérience de foi :
croire veut dire se laisser soi-même,
sortir du confort et de la rigidité
du moi pour centrer notre vie en
Jésus-Christ ; abandonner comme
Abraham sa propre terre en se
mettant en chemin avec confiance,
sachant que Dieu indiquera la route
vers la nouvelle terre. Cette “sortie”
n’est pas à entendre comme un
mépris de sa propre vie, de sa propre
sensibilité, de sa propre humanité ;
au contraire, celui qui se met en
chemin à la suite du Christ, trouve
la vie en abondance, en se mettant
lui-même tout entier à la disposition
de Dieu et de son Royaume. Jésus
dit :
Celui qui aura quitté, à cause de
mon nom, des maisons, des frères, des
sœurs, un père, une mère, des enfants,
ou une terre, recevra le centuple, et
il aura en héritage la vie éternelle
(Mt 19,29). Tout cela a sa racine
profonde dans l’amour. En effet, la
vocation chrétienne est surtout un
appel d’amour qui attire et renvoie
au-delà de soi-même, décentre
la personne, amorçant
un exode
permanent allant du « je » enfermé
sur lui-même vers sa libération dans
le don de soi, et précisément ainsi
vers la découverte de soi-même, plus
encore vers la découverte de Dieu
(Benoît XVI, Lett. enc. Deus caritas
est, n. 6).
L’expérience de l’exode est un
paradigme de la vie chrétienne, en
particulier de celui qui embrasse une
vocation de dévouement particulier
au service de l’Évangile. Il consiste en
une attitude toujours renouvelée de
conversion et de transformation,
dans le fait de rester toujours en
chemin, de passer de la mort à la
vie ainsi que nous le célébrons dans
toute la liturgie : c’est le dynamisme
pascal. Au fond, depuis l’appel
d’Abraham à celui de Moïse, depuis
le chemin pérégrinant d’Israël dans
le désert, à la conversion prêchée
par les prophètes, jusqu’au voyage
missionnaire de Jésus qui culmine
dans sa mort et sa résurrection, la
vocation est toujours cette action
de Dieu qui nous fait sortir de notre
situation initiale, nous libère de toute
forme d’esclavage, nous arrache à
nos habitudes et à l’indifférence
et nous projette vers la joie de la
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
55
Alors que la revue est sous presse, nous apprenons avec tristesse le décès
de Mgr Gaston Jean-Michel, doyen des prêtres de Martinique,
âgé de 104 ans. L’Eglise en Martinique perd l’une de ses grandes figures.
Ordonné prêtre en 1939, il fut élevé par le Saint-Père Benoît XVI à la dignité
de « Prélat de sa Sainteté », à l’âge de 98 ans. Nous saluons son engagement
au service de ses frères dans divers mouvements et associations œuvrant dans le
domaine agricole. Il était également à l’origine de la création de Radio Saint-Louis.
Nous reviendrons dans la prochaine édition sur l’histoire de ce grand homme, mémoire vivante de
l’Eglise en Martinique.
Mgr Gaston Jean-Michel, grand témoin de l’Evangile,
rejoint son père céleste
communion avec Dieu et avec les
frères. Répondre à l’appel de Dieu,
donc, c’est le laisser nous faire sortir
de notre fausse stabilité, pour nous
mettre en chemin vers Jésus-Christ,
terme premier et dernier de notre
vie et de notre bonheur.
Cette dynamique de l’exode ne
concerne pas seulement l’appel
particulier, mais l’action missionnaire
et évangélisatrice de toute l’Église.
L’Église est vraiment fidèle à son
Maître dans la mesure où elle est
une Église “en sortie”, sans être
préoccupée d’elle-même, de ses
structures et de ses conquêtes, mais
plutôt capable d’aller, de se mouvoir,
de rencontrer les enfants de Dieu
dans leur situation réelle et de
compatir à leurs blessures. Dieu sort
de lui-même dans une dynamique
trinitaire d’amour, écoute la misère
de son peuple et intervient pour
le libérer (Ex 3,7). L’Église est aussi
appelée à cette manière d’être et
d’agir : l’Église qui évangélise sort à
la rencontre de l’homme, annonce
la parole libératrice de l’Évangile,
prend soin avec la grâce de Dieu
des blessures des âmes et des corps,
relève les pauvres et ceux qui sont
dans le besoin.
Chers frères et sœurs, cet exode
libérateur vers le Christ et vers les
frères représente aussi le chemin
vers la pleine compréhension de
l’homme, et pour la croissance
humaine et sociale dans l’histoire.
Écouter et accueillir l’appel du
Seigneur n’est pas une question
privée et intimiste qui peut se
confondre avec l’émotion du
moment ; c’est un engagement
concret, réel et total, qui embrasse
notre existence et la met au service
de la construction du Royaume de
Dieu sur la terre. Par conséquent,
la vocation chrétienne, enracinée
dans la contemplation du cœur
du Père, pousse en même temps à
l’engagement solidaire en faveur de
la libération des frères, surtout des
plus pauvres. Le disciple de Jésus
a le cœur ouvert à son horizon
immense, et son intimité avec le
Seigneur n’est jamais une fuite de la
vie et du monde mais, au contraire,
se présente essentiellement comme
communion missionnaire (Exhort.
Apost. Evangelii gaudium , n. 23).
Cette dynamique d’exode vers Dieu
et vers l’homme remplit la vie de joie
et de sens. Je voudrais le dire surtout
aux plus jeunes qui, en raison de leur
âge et de la vision de l’avenir qui
s’ouvre devant leurs yeux, savent
être disponibles et généreux. Parfois,
les inconnues et les préoccupations
pour l’avenir, et l’incertitude qui
entache le quotidien, risquent de
paralyser leurs élans, de freiner
leurs rêves, au point de penser qu’il
ne vaut pas la peine de s’engager
et que le Dieu de la foi chrétienne
limite leur liberté. Au contraire, chers
jeunes, n’ayez pas peur de sortir
de vous-mêmes et de vous mettre
en chemin ! L’Évangile est la Parole
qui libère, transforme et rend plus
belle notre vie. Comme il est beau de
se laisser surprendre par l’appel de
Dieu, d’accueillir sa Parole, de mettre
les pas de votre existence dans les
pas de Jésus, dans l’adoration du
mystère divin et du dévouement
généreux aux autres ! Votre vie
deviendra chaque jour plus riche et
plus joyeuse !
La Vierge Marie, modèle de
toute vocation, n’a pas craint de
prononcer son “fiat” à l’appel du
Seigneur. Qu’elle vous accompagne
et qu’elle vous guide. Avec le courage
généreux de la foi, Marie a chanté
la joie de sortir d’elle-même et de
confier à Dieu ses projets de vie.
Nous nous adressons à elle pour être
pleinement disponibles au dessein
que Dieu a sur chacun de nous ;
pour que grandisse en nous le désir
de sortir et d’aller, avec sollicitude,
vers les autres (cf. Lc 1,39). Que la
Vierge Mère nous protège et qu’elle
intercède pour nous tous !
Du Vatican, le 29 mars 2015
Franciscus
n
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L a P arole D ominicale
Dimanche 26 avril 2015
L
4 ème dimanche de Pâques - Année B
Actes 4,8-12 • Psaume 117 • 1 Jean 3,1-2 • Jean 10,11-18\
C
’est l’Évangile qui donne son nom à ce
dimanche, pour qu’il soit retenu comme
Journée mondiale des vocations. Tous, prêtres,
religieux, religieuses et laïcs, nous sommes invités à
prier de manière plus intense pour les vocations
particulières dans l’Église, et à renouveler notre
engagement personnel au service de l’Évangile.
Célébrer la journée mondiale des vocations, c’est
donc prendre conscience du fait que l’Église, par-
delà sa fragilité et sa faiblesse, prend sa source
dans le projet même de Dieu. C’est lui qui en a pris
l’initiative, et c’est encore lui qui la conduit au long
des siècles de l’histoire. Voilà pourquoi, nous sommes
appelés à nous tourner avec confiance vers le Christ
pour lui demander de susciter encore aujourd’hui
du milieu de son peuple beaucoup d’âmes ferventes
et généreuses, disponibles à suivre son appel pour
l’annonce de l’Évangile.
N’est-ce pas en contemplant Jésus dans sa Passion
– mort et résurrection, qu’on peut lire le service du
prêtre comme officium amoris , un ministère, un
service d’amour, où l’on ne donne pas moins que
soi-même ? Jésus vient comme vraie image de son
Père, qui prend soin d’Israël son peuple, et de tous
ses enfants. Sont à Lui, ceux qui font déjà partie
du bercail, mais aussi tant d’autres qui ne sont pas
encore dans la bergerie, tous ceux que la Parole de
Dieu va toucher, et agréger au peuple de Dieu, issus
de toutes les nations, langues et conditions.
Comme Bon Pasteur, Jésus ne va-t-il pas donner sa
vie pour rassembler les enfants de Dieu dispersés ?
Des fils d’Israël et des gens issus des autres peuples,
il fera un seul troupeau. Il prend soin des siens, parce
qu’ils lui appartiennent. Il ne les laisse pas seuls
devant le danger. Il est venu pour qu’ils ne soient pas
sans pasteur, ou avec des pasteurs irresponsables. Il
ne prend pas lui la fuite quand la vie des brebis est
en danger ; Il y fait face pour sauver leur vie qui lui
vaut plus cher que tout. Il les a reçues du Père à qui
tout appartient, pour que ce qui appartient au Père
revienne aussi au Fils. Il les connaît de l’intérieur ; et
elles le connaissent comme leur Seigneur et Maître.
Elles reconnaissent sa voix, du fait du lien intime
qui les unit. Elles lui doivent de toute façon leur vie et leur bonheur. Elles savent qu’il n’y a pas de plus
grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on
aime. Puissions-nous découvrir le Seigneur Jésus
ressuscité de cette façon ! Qu’à l’image de ce bon
berger, Dieu nous donne des pasteurs selon son
cœur ! Prions spécialement pour tous les jeunes qui
sont à la recherche d’un idéal. Que le Christ, le Bon
pasteur, nous modèle tous à son image, pour qu’à
travers nous, son message puisse éclairer, guider et
fortifier les autres.
P. Gilles Aïzo n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
6
Moi, je suis le bon pasteur ; je
connais mes brebis, et mes brebis
me connaissent, comme le Père me
connaît, et que je connais le Père ;
et je donne ma vie pour mes brebis.
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Vie du diocèse
Pour répondre à cette question, il nous faut d’abord
répondre à une autre question : Qu’est-ce que le prêtre ?
Je vais vous partager un des numéros de Presbyterorum
Ordinis (P.O). Ce texte est plus précisément un décret sur
le ministère et la vie des prêtres, produit lors du concile
Vatican II. Ce qu’il nous dit répond aux deux questions.
Pourquoi nous faut-
il des prêtres ?
P.O n° 2 : «Le Seigneur, voulant
faire des chrétiens un seul Corps,
où «tous les membres n’ont pas la
même fonction» (Rm 12,4), a établi
parmi eux des ministres qui, dans la
communauté des chrétiens, seraient
investis par l’Ordre du pouvoir sacré
d’offrir le Sacrifice et de remettre les
péchés, et y exerceraient publiquement
pour les hommes, au nom du Christ,
la fonction sacerdotale… La fonction
des prêtres, en tant qu’elle est unie à
l’ordre épiscopal, participe à l’autorité
par laquelle le Christ édifie, sanctifie
et gouverne son Corps. C’est pourquoi
le sacerdoce des prêtres, s’il repose
sur les sacrements de l’initiation
chrétienne, est cependant conféré
au moyen du sacrement particulier
qui, par l’onction du Saint-Esprit, les
marque d’un caractère spécial, et les
configure ainsi au Christ prêtre pour
les rendre capables d’agir au nom du
Christ Tête en personne ».
Le texte est clair et sans ambiguïté,
il nous précise qui est le prêtre,
et pourquoi il est important d’en
avoir. Il en va donc de la volonté de
Dieu, et ce en vue de l’alliance entre
Dieu et son peuple. Une expression
retient notre attention et demande
d’être expliquée, c’est la fonction
sacerdotale, qui doit être comprise
comme le fait d’être et d’agir comme
le Christ, car le prêtre est un alter
Christus , c’est-à-dire un autre Christ.
En relisant ce texte de Presbyterorum
Ordinis , je vois le prêtre comme cet
homme au cœur transpercé, qui
est configuré au Christ prêtre par
le sacrement de l’ordre, qui le rend
capable d’agir au nom du Christ tête
en personne. Le prêtre est parmi
nous la présence du Christ, et de par sa configuration au Christ, à la suite
du Christ, il est celui qui reçoit mission
de conduire et former le peuple de
Dieu. Il fait naître et grandir le peuple
de Dieu. Avant les autres chrétiens
et plus qu’eux, il a le devoir et le
droit d’enseigner, d’engendrer par
l’Evangile, de veiller au bien de la
communauté. Le malheur à moi si je
n’évangélise pas ! concerne le prêtre
avant les autres. Il nous faut donc des
prêtres, car c’est une question de vie
ou de mort d’une certaine manière.
Quand je nous regarde, nous prêtres,
je vois un signe de la miséricorde
de Dieu pour nous, mais aussi pour
le peuple, car le prêtre est aussi là
pour introduire Dieu dans nos vies,
nous réconcilier avec ce Dieu plein de
miséricorde, nous annoncer la Parole
de Dieu, nous donner le goût de
Dieu, qui donne envie de répondre à
l’appel à la sainteté que Dieu adresse
à son peuple : Soyez Saint comme
votre Père céleste est Saint, nous dit
Jésus.
Enfin, le prêtre est cet alter Christus,
cet «autre Christ». En disant cela,
certains peuvent avoir du mal à
comprendre cette expression et à
y croire. Pourtant c’est là une vérité
profonde du prêtre, et croyez-moi,
en dix ans de sacerdoce, je ne cesse
de découvrir à la fois qui je suis, ce
que Jésus-Christ a fait de moi, ce
qu’il fait par moi et avec moi et en
moi, comme son instrument, et je
contemple sans cesse ce qu’il veut
que je sois.
Sans la lumière de la foi, on risque de
rester aux apparences, et de ne voir
dans le prêtre qu’un homme avec
ses forces et ses faiblesses, et rien
d’autre. Il en va du prêtre exactement
comme de l’Eucharistie, sans la foi
on reste aux apparences. Pour celui
qui ne croit pas, il n’y a qu’un peu
de pain et de vin ayant un bon goût.
De même pour certains, le prêtre
est un homme comme les autres
qui fait un «métier», celui de prêtre,
au même titre qu’il y a des pasteurs,
des médecins, etc. Mais, pour le vrai
croyant, le prêtre c’est la présence
de Jésus-Christ. Tel est ce que la foi
nous partage en profondeur, car il
y a dans le prêtre un mystère caché
que seule la foi peut nous faire voir.
Les saints, eux, savaient regarder
avec les yeux de la foi. Tel le curé
d’Ars qui disait :
si je rencontrais un
prêtre et un ange, je saluerais le prêtre
avant de saluer l’ange, car le prêtre
est celui qui fait descendre Jésus sur
l’autel, ou encore sainte Thérèse
qui baisait l’endroit où un prêtre
avait passé. Il y aurait encore tant à
dire, mais l’espace proposé pour cet
article arrive à sa fin, je terminerai
simplement avec une citation de la
préface des martyrs qui jaillit de 2
Co 12,7-10 qui nous donnera de voir
les prêtres avec les yeux de la foi.
Ces hommes qui portent en eux une
tension entre la faiblesse humaine et
la mission divine à laquelle Dieu les
a appelés, car ne nous y trompons
pas, c’est Dieu et lui seul qui nous
rend capables de le servir pour vous
et avec vous. « C'est ta puissance qui
se déploie dans la faiblesse, quand
tu donnes à des êtres fragiles de
te rendre témoignage par Jésus le
Christ ».
P. David RONDOF - Curé des paroisses
de Saint-Pierre et Fond-Saint-Denis
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
7
Première Eucharistie du P. David Rondof
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L a P arole D ominicale
Dimanche 26 avril 2015
L
4 ème dimanche de Pâques - Année B
Actes 4,8-12 • Psaume 117 • 1 Jean 3,1-2 • Jean 10,11-18\
C
’est l’Évangile qui donne son nom à ce
dimanche, pour qu’il soit retenu comme
Journée mondiale des vocations. Tous, prêtres,
religieux, religieuses et laïcs, nous sommes invités à
prier de manière plus intense pour les vocations
particulières dans l’Église, et à renouveler notre
engagement personnel au service de l’Évangile.
Célébrer la journée mondiale des vocations, c’est
donc prendre conscience du fait que l’Église, par-
delà sa fragilité et sa faiblesse, prend sa source
dans le projet même de Dieu. C’est lui qui en a pris
l’initiative, et c’est encore lui qui la conduit au long
des siècles de l’histoire. Voilà pourquoi, nous sommes
appelés à nous tourner avec confiance vers le Christ
pour lui demander de susciter encore aujourd’hui
du milieu de son peuple beaucoup d’âmes ferventes
et généreuses, disponibles à suivre son appel pour
l’annonce de l’Évangile.
N’est-ce pas en contemplant Jésus dans sa Passion
– mort et résurrection, qu’on peut lire le service du
prêtre comme officium amoris , un ministère, un
service d’amour, où l’on ne donne pas moins que
soi-même ? Jésus vient comme vraie image de son
Père, qui prend soin d’Israël son peuple, et de tous
ses enfants. Sont à Lui, ceux qui font déjà partie
du bercail, mais aussi tant d’autres qui ne sont pas
encore dans la bergerie, tous ceux que la Parole de
Dieu va toucher, et agréger au peuple de Dieu, issus
de toutes les nations, langues et conditions.
Comme Bon Pasteur, Jésus ne va-t-il pas donner sa
vie pour rassembler les enfants de Dieu dispersés ?
Des fils d’Israël et des gens issus des autres peuples,
il fera un seul troupeau. Il prend soin des siens, parce
qu’ils lui appartiennent. Il ne les laisse pas seuls
devant le danger. Il est venu pour qu’ils ne soient pas
sans pasteur, ou avec des pasteurs irresponsables. Il
ne prend pas lui la fuite quand la vie des brebis est
en danger ; Il y fait face pour sauver leur vie qui lui
vaut plus cher que tout. Il les a reçues du Père à qui
tout appartient, pour que ce qui appartient au Père
revienne aussi au Fils. Il les connaît de l’intérieur ; et
elles le connaissent comme leur Seigneur et Maître.
Elles reconnaissent sa voix, du fait du lien intime
qui les unit. Elles lui doivent de toute façon leur vie et leur bonheur. Elles savent qu’il n’y a pas de plus
grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on
aime. Puissions-nous découvrir le Seigneur Jésus
ressuscité de cette façon ! Qu’à l’image de ce bon
berger, Dieu nous donne des pasteurs selon son
cœur ! Prions spécialement pour tous les jeunes qui
sont à la recherche d’un idéal. Que le Christ, le Bon
pasteur, nous modèle tous à son image, pour qu’à
travers nous, son message puisse éclairer, guider et
fortifier les autres.
P. Gilles Aïzo n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
6
Moi, je suis le bon pasteur ; je
connais mes brebis, et mes brebis
me connaissent, comme le Père me
connaît, et que je connais le Père ;
et je donne ma vie pour mes brebis.
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Vie du diocèse
Pour répondre à cette question, il nous faut d’abord
répondre à une autre question : Qu’est-ce que le prêtre ?
Je vais vous partager un des numéros de Presbyterorum
Ordinis (P.O). Ce texte est plus précisément un décret sur
le ministère et la vie des prêtres, produit lors du concile
Vatican II. Ce qu’il nous dit répond aux deux questions.
Pourquoi nous faut-
il des prêtres ?
P.O n° 2 : «Le Seigneur, voulant
faire des chrétiens un seul Corps,
où «tous les membres n’ont pas la
même fonction» (Rm 12,4), a établi
parmi eux des ministres qui, dans la
communauté des chrétiens, seraient
investis par l’Ordre du pouvoir sacré
d’offrir le Sacrifice et de remettre les
péchés, et y exerceraient publiquement
pour les hommes, au nom du Christ,
la fonction sacerdotale… La fonction
des prêtres, en tant qu’elle est unie à
l’ordre épiscopal, participe à l’autorité
par laquelle le Christ édifie, sanctifie
et gouverne son Corps. C’est pourquoi
le sacerdoce des prêtres, s’il repose
sur les sacrements de l’initiation
chrétienne, est cependant conféré
au moyen du sacrement particulier
qui, par l’onction du Saint-Esprit, les
marque d’un caractère spécial, et les
configure ainsi au Christ prêtre pour
les rendre capables d’agir au nom du
Christ Tête en personne ».
Le texte est clair et sans ambiguïté,
il nous précise qui est le prêtre,
et pourquoi il est important d’en
avoir. Il en va donc de la volonté de
Dieu, et ce en vue de l’alliance entre
Dieu et son peuple. Une expression
retient notre attention et demande
d’être expliquée, c’est la fonction
sacerdotale, qui doit être comprise
comme le fait d’être et d’agir comme
le Christ, car le prêtre est un alter
Christus , c’est-à-dire un autre Christ.
En relisant ce texte de Presbyterorum
Ordinis , je vois le prêtre comme cet
homme au cœur transpercé, qui
est configuré au Christ prêtre par
le sacrement de l’ordre, qui le rend
capable d’agir au nom du Christ tête
en personne. Le prêtre est parmi
nous la présence du Christ, et de par sa configuration au Christ, à la suite
du Christ, il est celui qui reçoit mission
de conduire et former le peuple de
Dieu. Il fait naître et grandir le peuple
de Dieu. Avant les autres chrétiens
et plus qu’eux, il a le devoir et le
droit d’enseigner, d’engendrer par
l’Evangile, de veiller au bien de la
communauté. Le malheur à moi si je
n’évangélise pas ! concerne le prêtre
avant les autres. Il nous faut donc des
prêtres, car c’est une question de vie
ou de mort d’une certaine manière.
Quand je nous regarde, nous prêtres,
je vois un signe de la miséricorde
de Dieu pour nous, mais aussi pour
le peuple, car le prêtre est aussi là
pour introduire Dieu dans nos vies,
nous réconcilier avec ce Dieu plein de
miséricorde, nous annoncer la Parole
de Dieu, nous donner le goût de
Dieu, qui donne envie de répondre à
l’appel à la sainteté que Dieu adresse
à son peuple : Soyez Saint comme
votre Père céleste est Saint, nous dit
Jésus.
Enfin, le prêtre est cet alter Christus,
cet «autre Christ». En disant cela,
certains peuvent avoir du mal à
comprendre cette expression et à
y croire. Pourtant c’est là une vérité
profonde du prêtre, et croyez-moi,
en dix ans de sacerdoce, je ne cesse
de découvrir à la fois qui je suis, ce
que Jésus-Christ a fait de moi, ce
qu’il fait par moi et avec moi et en
moi, comme son instrument, et je
contemple sans cesse ce qu’il veut
que je sois.
Sans la lumière de la foi, on risque de
rester aux apparences, et de ne voir
dans le prêtre qu’un homme avec
ses forces et ses faiblesses, et rien
d’autre. Il en va du prêtre exactement
comme de l’Eucharistie, sans la foi
on reste aux apparences. Pour celui
qui ne croit pas, il n’y a qu’un peu
de pain et de vin ayant un bon goût.
De même pour certains, le prêtre
est un homme comme les autres
qui fait un «métier», celui de prêtre,
au même titre qu’il y a des pasteurs,
des médecins, etc. Mais, pour le vrai
croyant, le prêtre c’est la présence
de Jésus-Christ. Tel est ce que la foi
nous partage en profondeur, car il
y a dans le prêtre un mystère caché
que seule la foi peut nous faire voir.
Les saints, eux, savaient regarder
avec les yeux de la foi. Tel le curé
d’Ars qui disait :
si je rencontrais un
prêtre et un ange, je saluerais le prêtre
avant de saluer l’ange, car le prêtre
est celui qui fait descendre Jésus sur
l’autel, ou encore sainte Thérèse
qui baisait l’endroit où un prêtre
avait passé. Il y aurait encore tant à
dire, mais l’espace proposé pour cet
article arrive à sa fin, je terminerai
simplement avec une citation de la
préface des martyrs qui jaillit de 2
Co 12,7-10 qui nous donnera de voir
les prêtres avec les yeux de la foi.
Ces hommes qui portent en eux une
tension entre la faiblesse humaine et
la mission divine à laquelle Dieu les
a appelés, car ne nous y trompons
pas, c’est Dieu et lui seul qui nous
rend capables de le servir pour vous
et avec vous. « C'est ta puissance qui
se déploie dans la faiblesse, quand
tu donnes à des êtres fragiles de
te rendre témoignage par Jésus le
Christ ».
P. David RONDOF - Curé des paroisses
de Saint-Pierre et Fond-Saint-Denis
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
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Première Eucharistie du P. David Rondof
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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
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Joie, communion et recueillement étaient les maîtres-mots de la cérémonie de
consécration épiscopale de Mgr David Macaire, qui s’est déroulée dans l’octave
de Pâques, le dimanche 12 avril 2015, fête de la Divine Miséric\
orde, dans un
espace cathédrale installé pour l’occasion sur le stade Pierre-Aliker de Fort-de-
France. Mgr Macaire succède à Mgr Michel Méranville à la tête du diocèse\
,
et devient donc le douzième évêque du diocèse de la Martinique. Sa devise
épiscopale : Jesum ostende (Montre Jésus), extrait du Salve Regina.
Une belle fête…
pour un grand événement !
Un beau visage d’Eglise vivante !
D
iverses personnalités civiles,
politiques et religieuses
de Martinique et des îles
voisines avaient fait le déplacement pour vivre cet événement excep-
tionnel, et important pour la
Martinique. La famille de l’ordinand
et ses amis étaient présents, de
même que de nombreux fidèles
du diocèse habillés aux couleurs
de leur secteur paroissial. Le
service d’accueil était assuré
par les équipes du Renouveau
charismatique et par les membres
de la Pastorale des jeunes. Tous
les moyens étaient réunis pour
permettre aux chrétiens de suivre
la cérémonie sur place (grand
écran installé sur le stade), ou chez
eux (retransmission en direct sur la
Webtv de la radio diocésaine, sur
les radios locales ou en télévision
(Martinique, en Guadeloupe et en
Guyane).
La cérémonie d’intronisation
de Mgr Macaire faisait partie
intégrante d’une grande fête
de la Divine Miséricorde, qui a
débuté dès 13h par la prière du
Regina Caeli, la présentation
du programme et la prière de la
Miséricorde Divine. L’animation de
ce temps fort était assurée par le
père Olivier Lucenay, dernier prêtre
du diocèse ordonné en décembre
2014, avec les groupes Louange
sans Frontière et Angels voice.
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La cérémonie de
consécration : un grand
moment de recueillement,
de grâce, d’émotion…
et d’espérance !
Quand le pape appelle un prêtre
à devenir évêque, c’est pour le
faire entrer, de façon plus intime,
dans la communion avec le Christ,
en acceptant de prendre sur lui
une part de la souffrance et de la
mission du pasteur.
La célébration de l’ordination
épiscopale de Mgr Macaire était
placée sous la présidence du cardinal
Chibly Langlois d’Haïti, évêque
de Cayes, assisté de Mgr Michel
Méranville, archevêque émérite
de Saint-Pierre et Fort-de-France,
et de Mgr Marc Aillet, évêque de
Bayonne, Lescar et Oloron.
Les pères Christian Catayée
et Wilfried Bannais, les deux
cérémoniaires, veillaient au bon
déroulement de la célébration.
Neuf autres évêques étaient
présents : Le cardinal Kelvin Felix,
archevêque émérite de Castries,
Sainte-Lucie, Mgr Nicola Girasoli,
nonce et délégué apostolique pour
les Antilles, Mgr Patrick Pinder,
archevêque de Nassau, Bahamas
et président de la Conférence des
Evêques de la Caraïbe, Mgr Robert
Le Gall, archevêque de Toulouse,
Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun
et délégué de la Conférence des
Evêques de France, Mgr Robert Rivas,
archevêque de Castries, Mgr Gabriel
Malzaire, évêque de la Dominique,
Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque
de Basse-Terre et Mgr Emmanuel
Lafont, évêque de Cayenne.
Quatre-vingt-sept prêtres venus
de France métropolitaine, de
Guadeloupe, de Guyane, d’Haïti
et de Martinique entouraient
Mgr David Macaire. Une délégation
de frères dominicains, accompagnait
son ami de longue date, le RP
Loïc-Marie Le Bot, prieur principal
des Dominicains. Onze diacres du
diocèse et de nombreux servants
d’autel étaient également présents.
Le premier chant, entonné avec
une grande ferveur, a donné le
ton à toute la cérémonie : Dieu
règne ! Peuple criez d’allégresse,
Alléluia ! La vie a vaincu la mort,
la croix a vaincu l’enfer ! Alléluia !
Alléluia ! Alléluia, louange à toi !
Pendant la procession d’entrée, il
tomba une fine pluie que beaucoup
appelèrent «bénédiction de Dieu».
Dans son mot d’accueil, le Cardinal
Langlois dira lui-même : « Le
Seigneur nous a accueillis avec sa
bénédiction cet après-midi… Que le
Seigneur soit notre joie dans cette
célébration ». n
Mot de Mgr Girasoli,
Nonce de la Caraïbe,
délégué du Saint-Père
Le Nonce Girasoli précisa que
quand les bonnes nouvelles
arrivent, nous sommes invités
à regarder en avant, à oublier
le passé, à parcourir un chemin
de foi et d’espoir.
Il a ensuite, au
nom du pape François, vivement
remercié Mgr Méranville pour
son épiscopat, et lui a souhaité la
santé pour continuer à soutenir
spirituellement le nouvel évêque.
Et à Mgr Macaire, il fait remarquer
qu’il est le plus jeune évêque
de France et de la Conférence
épiscopale de la Caraïbe.
Vous
êtes un fils de ce paradis qu’est
la Martinique. On compte
beaucoup sur votre jeunesse, votre
enthousiasme et votre courage.
Vous avez un très bon clergé et de
très bons prêtres… Dans l’Eglise
catholique, il n’y a pas d’amis, il
y a des frères et des sœurs.
Il lui a demandé de marcher
avec tout le monde, sans lâcher
personne au bord du chemin.
n Présentation
de Mgr Macaire
Après le chant d’entrée, l’Église,
par la voix du Révérend Père
Loïc-Marie Lebot, a demandé au
Cardinal Chibly Langlois d’ordonner
Mgr Macaire, en ces termes : Père,
la sainte Eglise, notre Mère,
vous demande d’ordonner David
Macaire, prêtre, pour la charge
de l’épiscopat.
C’est le père Bruno Latour,
chancelier du diocèse de
Martinique, qui a procédé à
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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire
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Joie, communion et recueillement étaient les maîtres-mots de la cérémonie de
consécration épiscopale de Mgr David Macaire, qui s’est déroulée dans l’octave
de Pâques, le dimanche 12 avril 2015, fête de la Divine Miséric\
orde, dans un
espace cathédrale installé pour l’occasion sur le stade Pierre-Aliker de Fort-de-
France. Mgr Macaire succède à Mgr Michel Méranville à la tête du diocèse\
,
et devient donc le douzième évêque du diocèse de la Martinique. Sa devise
épiscopale : Jesum ostende (Montre Jésus), extrait du Salve Regina.
Une belle fête…
pour un grand événement !
Un beau visage d’Eglise vivante !
D
iverses personnalités civiles,
politiques et religieuses
de Martinique et des îles
voisines avaient fait le déplacement pour vivre cet événement excep-
tionnel, et important pour la
Martinique. La famille de l’ordinand
et ses amis étaient présents, de
même que de nombreux fidèles
du diocèse habillés aux couleurs
de leur secteur paroissial. Le
service d’accueil était assuré
par les équipes du Renouveau
charismatique et par les membres
de la Pastorale des jeunes. Tous
les moyens étaient réunis pour
permettre aux chrétiens de suivre
la cérémonie sur place (grand
écran installé sur le stade), ou chez
eux (retransmission en direct sur la
Webtv de la radio diocésaine, sur
les radios locales ou en télévision
(Martinique, en Guadeloupe et en
Guyane).
La cérémonie d’intronisation
de Mgr Macaire faisait partie
intégrante d’une grande fête
de la Divine Miséricorde, qui a
débuté dès 13h par la prière du
Regina Caeli, la présentation
du programme et la prière de la
Miséricorde Divine. L’animation de
ce temps fort était assurée par le
père Olivier Lucenay, dernier prêtre
du diocèse ordonné en décembre
2014, avec les groupes Louange
sans Frontière et Angels voice.
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La cérémonie de
consécration : un grand
moment de recueillement,
de grâce, d’émotion…
et d’espérance !
Quand le pape appelle un prêtre
à devenir évêque, c’est pour le
faire entrer, de façon plus intime,
dans la communion avec le Christ,
en acceptant de prendre sur lui
une part de la souffrance et de la
mission du pasteur.
La célébration de l’ordination
épiscopale de Mgr Macaire était
placée sous la présidence du cardinal
Chibly Langlois d’Haïti, évêque
de Cayes, assisté de Mgr Michel
Méranville, archevêque émérite
de Saint-Pierre et Fort-de-France,
et de Mgr Marc Aillet, évêque de
Bayonne, Lescar et Oloron.
Les pères Christian Catayée
et Wilfried Bannais, les deux
cérémoniaires, veillaient au bon
déroulement de la célébration.
Neuf autres évêques étaient
présents : Le cardinal Kelvin Felix,
archevêque émérite de Castries,
Sainte-Lucie, Mgr Nicola Girasoli,
nonce et délégué apostolique pour
les Antilles, Mgr Patrick Pinder,
archevêque de Nassau, Bahamas
et président de la Conférence des
Evêques de la Caraïbe, Mgr Robert
Le Gall, archevêque de Toulouse,
Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun
et délégué de la Conférence des
Evêques de France, Mgr Robert Rivas,
archevêque de Castries, Mgr Gabriel
Malzaire, évêque de la Dominique,
Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque
de Basse-Terre et Mgr Emmanuel
Lafont, évêque de Cayenne.
Quatre-vingt-sept prêtres venus
de France métropolitaine, de
Guadeloupe, de Guyane, d’Haïti
et de Martinique entouraient
Mgr David Macaire. Une délégation
de frères dominicains, accompagnait
son ami de longue date, le RP
Loïc-Marie Le Bot, prieur principal
des Dominicains. Onze diacres du
diocèse et de nombreux servants
d’autel étaient également présents.
Le premier chant, entonné avec
une grande ferveur, a donné le
ton à toute la cérémonie : Dieu
règne ! Peuple criez d’allégresse,
Alléluia ! La vie a vaincu la mort,
la croix a vaincu l’enfer ! Alléluia !
Alléluia ! Alléluia, louange à toi !
Pendant la procession d’entrée, il
tomba une fine pluie que beaucoup
appelèrent «bénédiction de Dieu».
Dans son mot d’accueil, le Cardinal
Langlois dira lui-même : « Le
Seigneur nous a accueillis avec sa
bénédiction cet après-midi… Que le
Seigneur soit notre joie dans cette
célébration ». n
Mot de Mgr Girasoli,
Nonce de la Caraïbe,
délégué du Saint-Père
Le Nonce Girasoli précisa que
quand les bonnes nouvelles
arrivent, nous sommes invités
à regarder en avant, à oublier
le passé, à parcourir un chemin
de foi et d’espoir.
Il a ensuite, au
nom du pape François, vivement
remercié Mgr Méranville pour
son épiscopat, et lui a souhaité la
santé pour continuer à soutenir
spirituellement le nouvel évêque.
Et à Mgr Macaire, il fait remarquer
qu’il est le plus jeune évêque
de France et de la Conférence
épiscopale de la Caraïbe.
Vous
êtes un fils de ce paradis qu’est
la Martinique. On compte
beaucoup sur votre jeunesse, votre
enthousiasme et votre courage.
Vous avez un très bon clergé et de
très bons prêtres… Dans l’Eglise
catholique, il n’y a pas d’amis, il
y a des frères et des sœurs.
Il lui a demandé de marcher
avec tout le monde, sans lâcher
personne au bord du chemin.
n Présentation
de Mgr Macaire
Après le chant d’entrée, l’Église,
par la voix du Révérend Père
Loïc-Marie Lebot, a demandé au
Cardinal Chibly Langlois d’ordonner
Mgr Macaire, en ces termes : Père,
la sainte Eglise, notre Mère,
vous demande d’ordonner David
Macaire, prêtre, pour la charge
de l’épiscopat.
C’est le père Bruno Latour,
chancelier du diocèse de
Martinique, qui a procédé à
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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire
la lecture de la lettre du pape
François, désignant Mgr Macaire
pour la charge de l’épiscopat.
La chorale a entonné le Gloria
en signe d’assentiment. La liturgie
de la Parole s’est déroulée ensuite
de manière habituelle, car selon
l’usage, les ordinations d’évêques,
de prêtres et de diacres prennent
toujours place entre la liturgie de
la Parole et celle de l’Eucharistie.
n Homélie du Cardinal
Langlois
Que le Nom du Seigneur soit
glorifié dans cet archidiocèse !
Après avoir remercié les
personnalités présentes, les
évêques, les prêtres, les diacres
et toute l’Assemblée, le Cardinal
Langlois a exprimé sa joie et sa
gratitude d‘avoir été choisi par
Mgr Macaire pour son ordina-
tion. Il était heureux qu’il y
ait cette ordination en cette
période totalement éclairée par
la résurrection, et porteuse de
joie. Cette joie qui naît de la foi,
première et dernière béatitude de
l’Evangile. Heureuse celle qui a
cru, disait Elisabeth à Marie, et
Heureux ceux qui croient, dit Jésus
à Thomas. Le Cardinal a remercié
le Seigneur pour le don de la foi en
Dieu et en l’homme ; pour la foi
placée en nous les hommes qu’Il
appelle à sa suite.
Il a exprimé sa reconnaissance à
Mgr Méranville qui a su, à la suite
de ses prédécesseurs, garder le
dépôt de la foi jusqu’à ce jour. Il
a remercié le Seigneur pour son
frère, Mgr Macaire,
qui a accepté
la charge épiscopale dans la
foi, et qui porte par le choix du
jour, un double cachet pour son
ministère : la forme pascale et
la marque de la miséricorde. Il
lui a rappelé la lourde charge de
l’archevêque :
Le Seigneur vous
prend au milieu des hommes, pour
être au service des hommes. Ce
n’est pas une promotion, c’est un
service, comme le rappelle assez
souvent le pape François ! C’est
être utile à son peuple. Il est bon de
se rappeler l’exhortation de Jésus
à ses apôtres dont vous allez être le
successeur dans cet archidiocèse.
Celui qui est le plus grand doit se
comporter comme le plus petit, et
celui qui commande, comme celui
qui sert ! C’est dans cet esprit
de service qu’il faudra prêcher à
temps et à contretemps ! Exhorter
avec une patience inlassable,
le souci d’instruire. Pour cette
œuvre, le Seigneur choisit ses
propres ouvriers, comme il le veut,
où il le veut... Le Seigneur vous a
choisi pour être successeur des
apôtres par la force de l’Esprit et
par l’autorité du Saint-Siège. Il
vous renvoie sur la terre insulaire
de vos racines : déracinement
pour un enracinement... En
entrant dans ce corps épiscopal
que l’Esprit engendre et suscite
continuellement, laissez-vous
habiter par la prière du psalmiste :
Tu n’as voulu ni oblation, ni
holocauste, alors je dis : « Me
voici ! Je viens faire ta volonté ».
Et faire la volonté de Dieu signifie
précisément, en votre qualité
d’évêque, entouré de vos prêtres,
rendre le Christ, lui-même le
prêtre éternel, présent au milieu
des fidèles. …Votre épiscopat
est providentiellement marqué
par un appel du Seigneur en ce
dimanche de la Miséricorde à
communiquer à tous, spécialement
aux incrédules, comme à Thomas
dans l’Evangile, la paix, la joie,
l’Esprit, le pardon, l’amour
miséricordieux du Seigneur…
Vous aurez besoin certes de vos
compétences de formateur et de
praticien de la catéchèse pour vos
nouvelles responsabilités dans le
champ de l’évangélisation, pour
avancer en eaux profondes, jeter
les filets pour répandre l’Evangile.
Mais, vous aurez surtout besoin de
grâce... Elle viendra de Celui qui
vous dit : « Je suis avec vous » ;
Croyez que vous n’êtes pas seul.
L’évêque doit contempler, adorer
Celui qu’il annonce. L’adoration
donne l’imagination pastorale
pour évangéliser… L’évêque est
dans l’Eglise, et l’Eglise dans
l’Evêque. Vous n’êtes pas seul.
Toute l’Eglise vous porte.
Mgr Langlois a demandé à
Mgr Macaire d’aimer comme un
père et comme un frère tous ceux
que Dieu lui confie ; d’avoir le
souci d’écouter les fidèles et les
prêtres de son diocèse, mais aussi
les pauvres et les faibles ; d’inviter
les chrétiens à travailler avec lui
dans la vigne.
Il dira à l’attention des fidèles
d’accueillir avec foi leur nouveau
pasteur, de l’honorer comme le
ministre du Christ et de travailler à
la transformation missionnaire de
l’Eglise de Martinique, car l’Eglise
est une unité où communient le
pape, les évêques, les prêtres, les
diacres et les fidèles. Pour terminer,
il demanda de prier pour le nouvel
archevêque !
Une ordination riche en
signes, faite dans un total
recueillement
Après l’homélie du Cardinal
Langlois, le rite sacramentel de
l’ordination épiscopale a alors
débuté avec l’invocation de l’Esprit-
Saint lors de l’hymne Veni Creator
Spiritus
(Viens, Esprit créateur).
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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n L’Engagement
de Mgr Macaire
Devant l’autel, face au Cardinal
Langlois, entouré de Mgr Michel
Méranville et de Mgr Marc
Ailllet, Mgr David Macaire s’est
ensuite engagé solennellement
à s’acquitter des devoirs de la
charge épiscopale :
l’annonce
de l’Evangile avec fidélité et
sans relâche, « garder dans sa
pureté et son intégrité le dépôt
de la foi selon la tradition reçue
des Apôtres, toujours et partout
dans l’Eglise», travailler à la
construction du corps du Christ,
qui est l’Eglise, demeurer dans son
unité avec le collège des évêques,
sous l’autorité du successeur de
Pierre, prendre soin comme un
père du peuple de Dieu et le diriger
sur le chemin du salut, accueillir
les pauvres, les étrangers et tous
ceux qui sont dans le besoin, partir
à la recherche des brebis égarées,
intercéder sans relâche auprès de
Dieu pour le peuple et remplir de
façon irréprochable la fonction de
grand prêtre et de pasteur.
S'en est suivie la prostration,
moment où l'ordinand s'étend face
contre terre, en signe d'abandon,
de don de soi au Christ. "Etre à
terre est aussi la position de la
mort. Le geste de la prostration
dit quelque chose du mystère de
Pâques, du passage de la mort
à la Résurrection, mystère de
mort et de vie. Le mouvement
du passage de la mort à la vie
peut se lire ainsi : s'allonger pour
s'abandonner, se relever et respirer
à pleins poumons et recevoir, par
l'imposition des mains, l'Esprit qui est vie (P. Petiton). La litanie des
saints chantée par les pères Lafine
et Henderson fut un moment très
émouvant, non seulement pour
l'ordinand, mais pour tous.
A la suite du principal consécrateur,
le Cardinal Langlois, tous les
évêques présents ont imposé les
mains à Mgr Macaire.
Ils ont ensuite prononcé la prière
d’ordination, « … Et maintenant,
Seigneur, répands sur celui que
tu as choisi la force qui vient de
toi, l’Esprit souverain que tu as
donné à ton Fils bien-aimé, Jésus-
Christ, l’Esprit qu’Il a lui-même
communiqué aux saints Apôtres
qui établirent l’Eglise en chaque
lieu comme ton sanctuaire, à la
louange incessante et à la gloire
de ton Nom ».
L’évangéliaire était tenu ouvert
au-dessus de la tête de Mgr Macaire,
par les diacres permanents, Jean-
Paul Levif et Paul Rougon, jusqu’à la
fin de la prière, pour bien montrer
que c’est l’Evangile qui oriente son
ministère épiscopal. Mgr Macaire,
nouvel évêque, est ordonné au
nom de l’Evangile qu’il reçoit pour
le porter aux autres.
Avec le saint-chrême, le car
-
dinal Langlois a oint la tête de
Mgr Macaire, agenouillé. Cette
onction montre le caractère inef-
façable de l’ordination épiscopale
et signifie que l’Esprit-Saint pénètre
l’ordinand de sa grâce pour sa nou -
velle mission.
Mgr Langlois lui a passé ensuite
l’anneau épiscopal, expression de
la fidélité de l’évêque à l’Eglise,
épouse du Christ, avant de lui
poser la mitre sur la tête, et de
lui remettre le bâton pastoral qui
évoque la mission du pasteur,
chargé de gouverner l’Eglise et de
prendre soin du troupeau.
Mgr David Macaire s’est installé
dans sa cathèdre, affirmant par ce
geste la prise de possession pleine
et entière de pasteur de l’Eglise de
Martinique.
Il a ensuite reçu le baiser de paix
de la part du Cardinal et de tous
les autres évêques présents,
montrant ainsi qu’il est accueilli
dans le collège épiscopal. Par la
suite, tous les prêtres du diocèse,
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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire
la lecture de la lettre du pape
François, désignant Mgr Macaire
pour la charge de l’épiscopat.
La chorale a entonné le Gloria
en signe d’assentiment. La liturgie
de la Parole s’est déroulée ensuite
de manière habituelle, car selon
l’usage, les ordinations d’évêques,
de prêtres et de diacres prennent
toujours place entre la liturgie de
la Parole et celle de l’Eucharistie.
n Homélie du Cardinal
Langlois
Que le Nom du Seigneur soit
glorifié dans cet archidiocèse !
Après avoir remercié les
personnalités présentes, les
évêques, les prêtres, les diacres
et toute l’Assemblée, le Cardinal
Langlois a exprimé sa joie et sa
gratitude d‘avoir été choisi par
Mgr Macaire pour son ordina-
tion. Il était heureux qu’il y
ait cette ordination en cette
période totalement éclairée par
la résurrection, et porteuse de
joie. Cette joie qui naît de la foi,
première et dernière béatitude de
l’Evangile. Heureuse celle qui a
cru, disait Elisabeth à Marie, et
Heureux ceux qui croient, dit Jésus
à Thomas. Le Cardinal a remercié
le Seigneur pour le don de la foi en
Dieu et en l’homme ; pour la foi
placée en nous les hommes qu’Il
appelle à sa suite.
Il a exprimé sa reconnaissance à
Mgr Méranville qui a su, à la suite
de ses prédécesseurs, garder le
dépôt de la foi jusqu’à ce jour. Il
a remercié le Seigneur pour son
frère, Mgr Macaire,
qui a accepté
la charge épiscopale dans la
foi, et qui porte par le choix du
jour, un double cachet pour son
ministère : la forme pascale et
la marque de la miséricorde. Il
lui a rappelé la lourde charge de
l’archevêque :
Le Seigneur vous
prend au milieu des hommes, pour
être au service des hommes. Ce
n’est pas une promotion, c’est un
service, comme le rappelle assez
souvent le pape François ! C’est
être utile à son peuple. Il est bon de
se rappeler l’exhortation de Jésus
à ses apôtres dont vous allez être le
successeur dans cet archidiocèse.
Celui qui est le plus grand doit se
comporter comme le plus petit, et
celui qui commande, comme celui
qui sert ! C’est dans cet esprit
de service qu’il faudra prêcher à
temps et à contretemps ! Exhorter
avec une patience inlassable,
le souci d’instruire. Pour cette
œuvre, le Seigneur choisit ses
propres ouvriers, comme il le veut,
où il le veut... Le Seigneur vous a
choisi pour être successeur des
apôtres par la force de l’Esprit et
par l’autorité du Saint-Siège. Il
vous renvoie sur la terre insulaire
de vos racines : déracinement
pour un enracinement... En
entrant dans ce corps épiscopal
que l’Esprit engendre et suscite
continuellement, laissez-vous
habiter par la prière du psalmiste :
Tu n’as voulu ni oblation, ni
holocauste, alors je dis : « Me
voici ! Je viens faire ta volonté ».
Et faire la volonté de Dieu signifie
précisément, en votre qualité
d’évêque, entouré de vos prêtres,
rendre le Christ, lui-même le
prêtre éternel, présent au milieu
des fidèles. …Votre épiscopat
est providentiellement marqué
par un appel du Seigneur en ce
dimanche de la Miséricorde à
communiquer à tous, spécialement
aux incrédules, comme à Thomas
dans l’Evangile, la paix, la joie,
l’Esprit, le pardon, l’amour
miséricordieux du Seigneur…
Vous aurez besoin certes de vos
compétences de formateur et de
praticien de la catéchèse pour vos
nouvelles responsabilités dans le
champ de l’évangélisation, pour
avancer en eaux profondes, jeter
les filets pour répandre l’Evangile.
Mais, vous aurez surtout besoin de
grâce... Elle viendra de Celui qui
vous dit : « Je suis avec vous » ;
Croyez que vous n’êtes pas seul.
L’évêque doit contempler, adorer
Celui qu’il annonce. L’adoration
donne l’imagination pastorale
pour évangéliser… L’évêque est
dans l’Eglise, et l’Eglise dans
l’Evêque. Vous n’êtes pas seul.
Toute l’Eglise vous porte.
Mgr Langlois a demandé à
Mgr Macaire d’aimer comme un
père et comme un frère tous ceux
que Dieu lui confie ; d’avoir le
souci d’écouter les fidèles et les
prêtres de son diocèse, mais aussi
les pauvres et les faibles ; d’inviter
les chrétiens à travailler avec lui
dans la vigne.
Il dira à l’attention des fidèles
d’accueillir avec foi leur nouveau
pasteur, de l’honorer comme le
ministre du Christ et de travailler à
la transformation missionnaire de
l’Eglise de Martinique, car l’Eglise
est une unité où communient le
pape, les évêques, les prêtres, les
diacres et les fidèles. Pour terminer,
il demanda de prier pour le nouvel
archevêque !
Une ordination riche en
signes, faite dans un total
recueillement
Après l’homélie du Cardinal
Langlois, le rite sacramentel de
l’ordination épiscopale a alors
débuté avec l’invocation de l’Esprit-
Saint lors de l’hymne Veni Creator
Spiritus
(Viens, Esprit créateur).
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
11
n
L’Engagement
de Mgr Macaire
Devant l’autel, face au Cardinal
Langlois, entouré de Mgr Michel
Méranville et de Mgr Marc
Ailllet, Mgr David Macaire s’est
ensuite engagé solennellement
à s’acquitter des devoirs de la
charge épiscopale :
l’annonce
de l’Evangile avec fidélité et
sans relâche, « garder dans sa
pureté et son intégrité le dépôt
de la foi selon la tradition reçue
des Apôtres, toujours et partout
dans l’Eglise», travailler à la
construction du corps du Christ,
qui est l’Eglise, demeurer dans son
unité avec le collège des évêques,
sous l’autorité du successeur de
Pierre, prendre soin comme un
père du peuple de Dieu et le diriger
sur le chemin du salut, accueillir
les pauvres, les étrangers et tous
ceux qui sont dans le besoin, partir
à la recherche des brebis égarées,
intercéder sans relâche auprès de
Dieu pour le peuple et remplir de
façon irréprochable la fonction de
grand prêtre et de pasteur.
S'en est suivie la prostration,
moment où l'ordinand s'étend face
contre terre, en signe d'abandon,
de don de soi au Christ. "Etre à
terre est aussi la position de la
mort. Le geste de la prostration
dit quelque chose du mystère de
Pâques, du passage de la mort
à la Résurrection, mystère de
mort et de vie. Le mouvement
du passage de la mort à la vie
peut se lire ainsi : s'allonger pour
s'abandonner, se relever et respirer
à pleins poumons et recevoir, par
l'imposition des mains, l'Esprit qui est vie (P. Petiton). La litanie des
saints chantée par les pères Lafine
et Henderson fut un moment très
émouvant, non seulement pour
l'ordinand, mais pour tous.
A la suite du principal consécrateur,
le Cardinal Langlois, tous les
évêques présents ont imposé les
mains à Mgr Macaire.
Ils ont ensuite prononcé la prière
d’ordination, « … Et maintenant,
Seigneur, répands sur celui que
tu as choisi la force qui vient de
toi, l’Esprit souverain que tu as
donné à ton Fils bien-aimé, Jésus-
Christ, l’Esprit qu’Il a lui-même
communiqué aux saints Apôtres
qui établirent l’Eglise en chaque
lieu comme ton sanctuaire, à la
louange incessante et à la gloire
de ton Nom ».
L’évangéliaire était tenu ouvert
au-dessus de la tête de Mgr Macaire,
par les diacres permanents, Jean-
Paul Levif et Paul Rougon, jusqu’à la
fin de la prière, pour bien montrer
que c’est l’Evangile qui oriente son
ministère épiscopal. Mgr Macaire,
nouvel évêque, est ordonné au
nom de l’Evangile qu’il reçoit pour
le porter aux autres.
Avec le saint-chrême, le car
-
dinal Langlois a oint la tête de
Mgr Macaire, agenouillé. Cette
onction montre le caractère inef-
façable de l’ordination épiscopale
et signifie que l’Esprit-Saint pénètre
l’ordinand de sa grâce pour sa nou -
velle mission.
Mgr Langlois lui a passé ensuite
l’anneau épiscopal, expression de
la fidélité de l’évêque à l’Eglise,
épouse du Christ, avant de lui
poser la mitre sur la tête, et de
lui remettre le bâton pastoral qui
évoque la mission du pasteur,
chargé de gouverner l’Eglise et de
prendre soin du troupeau.
Mgr David Macaire s’est installé
dans sa cathèdre, affirmant par ce
geste la prise de possession pleine
et entière de pasteur de l’Eglise de
Martinique.
Il a ensuite reçu le baiser de paix
de la part du Cardinal et de tous
les autres évêques présents,
montrant ainsi qu’il est accueilli
dans le collège épiscopal. Par la
suite, tous les prêtres du diocèse,
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire
suivis des diacres, sont venus à leur
tour lui donner le baiser de paix. La
présence de Mgr Jean-Michel, le
plus ancien des prêtres du diocèse
âgé de 103 ans, a été vivement
saluée.
C’est ainsi que s’est terminé le rite
de l’ordination proprement dite. La
messe, présidée alors par le nouvel
archevêque, établi pleinement
dans sa fonction, s’est poursuivie
normalement.
De très beaux chants ont permis de
vivre de bons moments de cœur à
cœur avec Dieu :
Mon Dieu tu es
grand, tu es beau
(Psaume de la
création) ;
Devenez ce que vous
recevez ; Nous t’adorons, ô Père,
dans ton temple…
De grands cris de joie se sont fait
entendre dans l’Assemblée quand
Mgr Macaire est descendu sur
le stade, accompagné des deux
évêques de Guadeloupe et de
Guyane, pour aller à la rencontre
de son peuple et lui apporter la
bénédiction. Il n’a pas oublié d’aller
embrasser affectueusement ses
parents, très émus. La chorale,
dirigée à ce moment précis par
Mme le Maire du Morne-Rouge,
Jenny Dulys, entonnait un chant
approprié :
Que l’univers chante
Dieu ! Bénissez le Seigneur !
Un cœur à cœur parfait avec toute
la communauté !
Mgr Macaire est remonté sur l’autel
pour s’agenouiller devant l’icône
de la Vierge de la Miséricorde, pour
un long moment de recueillement.
Voici la demeure de Dieu parmi les
hommes, Marie, terre admirable,
terre de la promesse, Mère de
l’Emmanuel.
n Le Mot d’envoi
de Mgr Macaire
Mgr Macaire a prononcé un
discours particulièrement riche à
la communauté. Il a remercié Jésus
pour sa miséricorde infinie qui nous
sauve, hier, aujourd’hui et pour
l’éternité. Il a remercié Marie, reine
de miséricorde qui nous a donné
Jésus, parce que Dieu l’a choisie.
Il a remercié chacun des Evêques
présents.
A Mgr Méranville, il a ajouté :
Regardez comment l’Eglise de
Martinique est belle et rayonnante.
Votre ministère de près de soixante
ans, dont onze ans passés à la tête
du diocèse, tourne une page. Ne
partez pas sur la pointe des pieds :
le diocèse de Martinique a besoin
de vous ; j’ai besoin de vous.
Il n’a pas oublié de saluer Mgr Marie-
Sainte, évêque émérite après
trente-cinq ans d’épiscopat, qui
n’a pas pu participer à la cérémonie.
Mgr Macaire a également remercié,
au nom de l’Eglise, tous les hauts
fonctionnaires présents, le comité
d’organisation, les petites mains
qui ont travaillé pendant plusieurs
semaines pour le bon déroulement
de la fête.
A l’assemblée, il a montré sa
calotte signifiant la responsabilité
de l’évêque, la charge qui pèse sur
sa tête. Je suis le premier à recevoir
la responsabilité de montrer Jésus
aux autres. Mais je ne serai pas le
seul.
Vous aussi, on vous attend
à la vigne du Seigneur. Si tu es
prêt à partir en mission : « Vini
pran kalot-ou-a »
(viens prendre
ta calotte).
Aux prêtres :
Jésus vous aime et
l’Eglise est fière de ce que vous
faites.
Aux religieuses, aux malades, aux
boiteux, etc. : Jésus vous aime.
Soyez bénis.
Aux jeunes : Jésus n’empêche
pas de vivre. Il vous aime et vous
appelle. Les garçons, parmi vous
il y a les prêtres de 2030. Parmi
vous, il y a l’évêque de 2045. Il
est là !
Comme pour répondre à la
demande du Cardinal Langlois, il a
invité tout le monde à l’épauler dans
sa mission : Il n’y a pas de retraite
dans l’armée du Seigneur. Venez
prendre votre responsabilité !
Après la bénédiction solennelle, la
fête de la Divine Miséricorde s’est
poursuivie jusqu’à 19h.
Mais… c’est maintenant que tout
commence ! Il est vivant ressuscité,
Alléluia ! Comme Il nous l’avait
annoncé, Alléluia !
Justine Lordinot
Crédit photos : B. Jean-Louis,
E. Beaufour et X. Bajot, J. Lordinot
n
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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P. Jean de Coulanges
Jour de joie, jour d’allégresse
Ce dimanche de la Miséricorde du
Seigneur, jour de la consécration
épiscopale de Mgr David Macaire,
a été un jour mémorable pour
notre Eglise en Martinique.
Les Eglises de la Caraïbe, de France,
l’ordre des frères dominicains,
avaient été conviés à prendre part
à cette magnifique fête de la Foi.
J’ai fortement apprécié la
présence du cardinal Langlois
venu d’Haïti comme célébrant
principal : avec lui, je voyais son
peuple.
En entrant dans ce vaste stade, j’ai
été frappé par une foule colorée,
enthousiaste, venue participer
dans la joie à cette action de
grâces pour le don magnifique
d’un nouveau pasteur à la tête
de notre diocèse.
Malgré la longueur de la
célébration, à aucun moment je
n’ai ressenti une baisse de ferveur
de la foule des participants. Il est vrai que l’action liturgique était
soutenue par de beaux chants
et une prière fervente pour notre
jeune pasteur qui
aura une lourde
mission à
remplir, celle
de faire vivre
par tout
un chacun
la bonne
nouvelle de
Jésus sur cette terre
de Martinique.
Fr. Jean-Ariel Bauza
Salinas, son conovice
Que dire de cette ordination?
Belle, enthousiaste, recueillie,
joyeusement solennelle dans sa
simplicité et sa ferveur. Et que
dire du frère David, de votre
évêque ? Le premier mot qui
me vient, tout naturellement
est celui de frère. Il a voulu
être frère, et "frère prêcheur",
le nom qui nous est donné en
prenant l'habit au noviciat :
"David Macaire, vous vous
appellerez désormais frère
David". Il est frère de nous tous,
d'abord, par le baptême qui
nous est commun et qui s'est
"coloré" pour lui de l'appel à
la vie dominicaine. Il est père
ensuite, pour vous tous, par la
grâce du sacrement de l'Ordre
qui fait de lui un évêque, votre
évêque.
Chers frères de Martinique : les
frères prêcheurs vous confient
un frère, l'Eglise vous donne
un père. Frère David, dans son
habit dominicain ; Mgr Macaire,
la croix du Christ sur sa poitrine,
la calotte
sur sa tête,
le bâton
de pasteur
dans ses
mains. Le
Seigneur vous
bénit dans ce cadeau
qu'il
vous fait.
Écoutez ce qu'il a à vous dire :
la Bonne Nouvelle. Et aimez
votre évêque : gardez-le dans
votre cœur comme il vous garde
dans le sien. Bonne route !
P. Bruno Latour
Dimanche 12 avril, les travées
du stade Pierre-Aliker de Fort-de-
France et une partie de la pelouse
sont envahies par une foule
compacte. Celle-ci n’est pas
venue pour accla-
mer des foot-
balleurs. C’est
l’Eglise qui se
rassemble,
qui chante
et loue le
Seigneur.
L’Eglise qui est
en Martinique
s’apprête à vivre un
moment solennel : ils sont
venus de toutes les paroisses de
l’île pour accueillir et participer
à l’ordination de son douzième
évêque et quatrième archevêque,
Mgr David Macaire.
Trois heures durant, une
célébration haute en couleur,
fervente, priante et joyeuse va
rassembler le peuple de Dieu.
Quelle émotion lorsque le
nouvel archevêque est étendu
au sol, signe d’humilité,
front contre terre, pendant
la grande litanie des saints.
Quelle émotion lorsque chaque
évêque impose les mains à
l’ordinand, lorsque chaque
prêtre et diacre vient échanger
la paix avec son nouveau
pasteur… Mais surtout quel
message pour l’avenir de voir
les participants, clercs ou laïcs,
rassemblés fraternellement,
communiant à la même foi, la
même espérance, la même vie.
Tout cela pourquoi, sinon pour
que vive notre Eglise. Que n’a-
t-on pas glosé sur les divisions… Aujourd’hui l’Eglise qui est en
Martinique a montré qu’elle
continue le chemin ; qu’elle
n’a pas à craindre d’avancer
en eaux profondes. Au lac de
Tibériade, les disciples ont fait
confiance à l’inconnu qui leur
disait de replonger encore et
encore le filet. Aujourd’hui, avec
Mgr David Macaire, à la suite de
ses prédécesseurs, continuons à
avoir Foi en Celui qui se tient sur
le rivage et qui nous dit à nous
aussi de ne pas nous décourager.
Oui, Il était là le Ressuscité et
c’est Lui, plein de sollicitude et
de miséricorde, qui nous a pris
près de lui pour nous dire :
Tu
es membre de mon corps, je t’ai
donné un pasteur selon mon
cœur, aie confiance…
Témoignages…
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du 26 avril 2015 / n°501
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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire
suivis des diacres, sont venus à leur
tour lui donner le baiser de paix. La
présence de Mgr Jean-Michel, le
plus ancien des prêtres du diocèse
âgé de 103 ans, a été vivement
saluée.
C’est ainsi que s’est terminé le rite
de l’ordination proprement dite. La
messe, présidée alors par le nouvel
archevêque, établi pleinement
dans sa fonction, s’est poursuivie
normalement.
De très beaux chants ont permis de
vivre de bons moments de cœur à
cœur avec Dieu :
Mon Dieu tu es
grand, tu es beau
(Psaume de la
création) ;
Devenez ce que vous
recevez ; Nous t’adorons, ô Père,
dans ton temple…
De grands cris de joie se sont fait
entendre dans l’Assemblée quand
Mgr Macaire est descendu sur
le stade, accompagné des deux
évêques de Guadeloupe et de
Guyane, pour aller à la rencontre
de son peuple et lui apporter la
bénédiction. Il n’a pas oublié d’aller
embrasser affectueusement ses
parents, très émus. La chorale,
dirigée à ce moment précis par
Mme le Maire du Morne-Rouge,
Jenny Dulys, entonnait un chant
approprié :
Que l’univers chante
Dieu ! Bénissez le Seigneur !
Un cœur à cœur parfait avec toute
la communauté !
Mgr Macaire est remonté sur l’autel
pour s’agenouiller devant l’icône
de la Vierge de la Miséricorde, pour
un long moment de recueillement.
Voici la demeure de Dieu parmi les
hommes, Marie, terre admirable,
terre de la promesse, Mère de
l’Emmanuel.
n Le Mot d’envoi
de Mgr Macaire
Mgr Macaire a prononcé un
discours particulièrement riche à
la communauté. Il a remercié Jésus
pour sa miséricorde infinie qui nous
sauve, hier, aujourd’hui et pour
l’éternité. Il a remercié Marie, reine
de miséricorde qui nous a donné
Jésus, parce que Dieu l’a choisie.
Il a remercié chacun des Evêques
présents.
A Mgr Méranville, il a ajouté :
Regardez comment l’Eglise de
Martinique est belle et rayonnante.
Votre ministère de près de soixante
ans, dont onze ans passés à la tête
du diocèse, tourne une page. Ne
partez pas sur la pointe des pieds :
le diocèse de Martinique a besoin
de vous ; j’ai besoin de vous.
Il n’a pas oublié de saluer Mgr Marie-
Sainte, évêque émérite après
trente-cinq ans d’épiscopat, qui
n’a pas pu participer à la cérémonie.
Mgr Macaire a également remercié,
au nom de l’Eglise, tous les hauts
fonctionnaires présents, le comité
d’organisation, les petites mains
qui ont travaillé pendant plusieurs
semaines pour le bon déroulement
de la fête.
A l’assemblée, il a montré sa
calotte signifiant la responsabilité
de l’évêque, la charge qui pèse sur
sa tête. Je suis le premier à recevoir
la responsabilité de montrer Jésus
aux autres. Mais je ne serai pas le
seul.
Vous aussi, on vous attend
à la vigne du Seigneur. Si tu es
prêt à partir en mission : « Vini
pran kalot-ou-a »
(viens prendre
ta calotte).
Aux prêtres :
Jésus vous aime et
l’Eglise est fière de ce que vous
faites.
Aux religieuses, aux malades, aux
boiteux, etc. : Jésus vous aime.
Soyez bénis.
Aux jeunes : Jésus n’empêche
pas de vivre. Il vous aime et vous
appelle. Les garçons, parmi vous
il y a les prêtres de 2030. Parmi
vous, il y a l’évêque de 2045. Il
est là !
Comme pour répondre à la
demande du Cardinal Langlois, il a
invité tout le monde à l’épauler dans
sa mission : Il n’y a pas de retraite
dans l’armée du Seigneur. Venez
prendre votre responsabilité !
Après la bénédiction solennelle, la
fête de la Divine Miséricorde s’est
poursuivie jusqu’à 19h.
Mais… c’est maintenant que tout
commence ! Il est vivant ressuscité,
Alléluia ! Comme Il nous l’avait
annoncé, Alléluia !
Justine Lordinot
Crédit photos : B. Jean-Louis,
E. Beaufour et X. Bajot, J. Lordinot
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du 26 avril 2015 / n°501
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P. Jean de Coulanges
Jour de joie, jour d’allégresse
Ce dimanche de la Miséricorde du
Seigneur, jour de la consécration
épiscopale de Mgr David Macaire,
a été un jour mémorable pour
notre Eglise en Martinique.
Les Eglises de la Caraïbe, de France,
l’ordre des frères dominicains,
avaient été conviés à prendre part
à cette magnifique fête de la Foi.
J’ai fortement apprécié la
présence du cardinal Langlois
venu d’Haïti comme célébrant
principal : avec lui, je voyais son
peuple.
En entrant dans ce vaste stade, j’ai
été frappé par une foule colorée,
enthousiaste, venue participer
dans la joie à cette action de
grâces pour le don magnifique
d’un nouveau pasteur à la tête
de notre diocèse.
Malgré la longueur de la
célébration, à aucun moment je
n’ai ressenti une baisse de ferveur
de la foule des participants. Il est vrai que l’action liturgique était
soutenue par de beaux chants
et une prière fervente pour notre
jeune pasteur qui
aura une lourde
mission à
remplir, celle
de faire vivre
par tout
un chacun
la bonne
nouvelle de
Jésus sur cette terre
de Martinique.
Fr. Jean-Ariel Bauza
Salinas, son conovice
Que dire de cette ordination?
Belle, enthousiaste, recueillie,
joyeusement solennelle dans sa
simplicité et sa ferveur. Et que
dire du frère David, de votre
évêque ? Le premier mot qui
me vient, tout naturellement
est celui de frère. Il a voulu
être frère, et "frère prêcheur",
le nom qui nous est donné en
prenant l'habit au noviciat :
"David Macaire, vous vous
appellerez désormais frère
David". Il est frère de nous tous,
d'abord, par le baptême qui
nous est commun et qui s'est
"coloré" pour lui de l'appel à
la vie dominicaine. Il est père
ensuite, pour vous tous, par la
grâce du sacrement de l'Ordre
qui fait de lui un évêque, votre
évêque.
Chers frères de Martinique : les
frères prêcheurs vous confient
un frère, l'Eglise vous donne
un père. Frère David, dans son
habit dominicain ; Mgr Macaire,
la croix du Christ sur sa poitrine,
la calotte
sur sa tête,
le bâton
de pasteur
dans ses
mains. Le
Seigneur vous
bénit dans ce cadeau
qu'il
vous fait.
Écoutez ce qu'il a à vous dire :
la Bonne Nouvelle. Et aimez
votre évêque : gardez-le dans
votre cœur comme il vous garde
dans le sien. Bonne route !
P. Bruno Latour
Dimanche 12 avril, les travées
du stade Pierre-Aliker de Fort-de-
France et une partie de la pelouse
sont envahies par une foule
compacte. Celle-ci n’est pas
venue pour accla-
mer des foot-
balleurs. C’est
l’Eglise qui se
rassemble,
qui chante
et loue le
Seigneur.
L’Eglise qui est
en Martinique
s’apprête à vivre un
moment solennel : ils sont
venus de toutes les paroisses de
l’île pour accueillir et participer
à l’ordination de son douzième
évêque et quatrième archevêque,
Mgr David Macaire.
Trois heures durant, une
célébration haute en couleur,
fervente, priante et joyeuse va
rassembler le peuple de Dieu.
Quelle émotion lorsque le
nouvel archevêque est étendu
au sol, signe d’humilité,
front contre terre, pendant
la grande litanie des saints.
Quelle émotion lorsque chaque
évêque impose les mains à
l’ordinand, lorsque chaque
prêtre et diacre vient échanger
la paix avec son nouveau
pasteur… Mais surtout quel
message pour l’avenir de voir
les participants, clercs ou laïcs,
rassemblés fraternellement,
communiant à la même foi, la
même espérance, la même vie.
Tout cela pourquoi, sinon pour
que vive notre Eglise. Que n’a-
t-on pas glosé sur les divisions… Aujourd’hui l’Eglise qui est en
Martinique a montré qu’elle
continue le chemin ; qu’elle
n’a pas à craindre d’avancer
en eaux profondes. Au lac de
Tibériade, les disciples ont fait
confiance à l’inconnu qui leur
disait de replonger encore et
encore le filet. Aujourd’hui, avec
Mgr David Macaire, à la suite de
ses prédécesseurs, continuons à
avoir Foi en Celui qui se tient sur
le rivage et qui nous dit à nous
aussi de ne pas nous décourager.
Oui, Il était là le Ressuscité et
c’est Lui, plein de sollicitude et
de miséricorde, qui nous a pris
près de lui pour nous dire :
Tu
es membre de mon corps, je t’ai
donné un pasteur selon mon
cœur, aie confiance…
Témoignages…
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire
Mgr Jean-Yves Riocreux,
Evêque de Basse-Terre
Que retenez-vous de l’ordination
épiscopale de Mgr Macaire ?
D’abord les trois interventions
(du Nonce, du Cardinal et de Mgr
Macaire, NDLR). En cette fête
de la Miséricorde, j’ai noté
comment l’assemblée a écouté attentivement
les mots d’accueil du
nonce apostolique,
Mgr Girasoli, et du
cardinal haïtien Chibly
Langlois. Celui-ci a donné
une belle méditation sur la
mission de l’évêque en soulignant
aussi l’importance de la collégialité
épiscopale et du travail avec
tous. A la fin de la célébration,
Mgr Macaire répondit avec
humour en parlant de la calotte
qu’il portait désormais, signe de
sa mission à laquelle il associe tout
le monde.
Comme évêque, quel moment
de la célébration vous a le plus
marqué ?
La liturgie d’ordination elle-même
fut vécue avec ferveur : litanie des
saints en créole, imposition des
mains par les évêques, onction
de la tête avec le saint chrême et
la remise de l’anneau, la mitre et
la crosse avec le chant
Laudate
Dominum. L’assemblée recueillie
jusqu’alors laisse éclater sa joie
plus intense encore au terme de
la célébration lors du tour de
stade du nouvel archevêque !
Pour ma part, j’ai suivi avec
beaucoup d’émotion le
déroulement liturgique, touché
à la fois par la gravité et la
spontanéité de Mgr Macaire. Je
lui ai imposé les mains en dernier,
après Mgr Lafont de Guyane. Avec
celui-ci, nous, les deux évêques
de la région avons accompagné
notre archevêque dans ce moment inouï. Mgr
Macaire
a sillonné en effet le stade en
bénissant son peuple et en faisant
chanter la foule. Quelle joie de
voir l’enthousiasme de tous dans
l’accueil de son archevêque !
« C’est énorme », m’a glissé le
doyen des prêtres, père Gaston
Jean-Michel, 103 ans. Celui-ci ainsi
que ses parents et des religieuses
dominicaines voyaient leur fils
devenir le père de ce peuple de
Dieu en Martinique.
Vous travaillerez beaucoup avec
Mgr Macaire ?
Dès cette semaine ! Il commence
sa mission dans son diocèse et
dans la région puisque les vingt-
cinq évêques de la Caraïbe se
retrouvent pour la Conférence
épiscopale des Antilles qui se
déroule du 19 au 25 avril en
Jamaïque. D’ailleurs, nous
partons ensemble vers la
Jamaïque, tout un symbole !
Mgr Emmanuel Lafont,
Evêque de Cayenne
L’ordination épiscopale de
Mgr David Macaire, en ce
dimanche de la Miséricorde fut
une fête exceptionnelle. Heureux
d’y participer avec mes frères
évêques des Caraïbes et de la
métropole, j’ai été marqué
d’abord par l’impressionnant
accueil des Martiniquais. L’arrivée
d’un nouvel archevêque était
très attendue, la qualité de la
préparation et la grandeur de la
célébration en furent le signe. Cela
m’a donné le sentiment que Mgr
Michel Méranville avait beaucoup
aidé son peuple à grandir comme
disciples du Christ et comme
Martiniquais.
Le cardinal Chibly Langlois sou-
lignait l’ancrage de plus en plus
manifeste de nos Eglises dans
la région de la Caraïbe et des
Amériques. L’Eglise s’offrait là
comme un antidote de poids contre
tout communautarisme, tout repli
sur une culture qui n’aurait plus besoin des autres, et d’une Eglise
qui serait si riche
qu’elle n’aurait
rien à recevoir.
L’ordination de
Mgr Macaire
nous rappelle
fortement à
quel point nous
ne pouvons être
nous-mêmes que
grâce aux autres et le chrétien
ne peut l’être qu’en épousant
l’humanité tout entière.
Jean-Paul Levif,
diacre permanent
Ce dimanche 12 avril restera gravé
dans mon cœur. Nous avons vécu
une véritable effusion du Saint-
Esprit dans ce stade transformé
en cathédrale. Quelle allégresse !
Quelle paix ! Ce qui m’a le plus mar -
qué, c’est l’unité entre les 18000 per -
sonnes présentes. J’ai contemplé
notre Eglise, un seul Corps dont
nous sommes les membres et
dont le Christ est la tête (1 Corin-
thiens 12,12). C’est par le Christ que les hommes se rassemblent
le mieux
: Eglise experte en huma -
nité. L’homélie du Cardinal Langlois,
le discours final de Mgr David, les
paroles liturgiques nous ont pro-
pulsés en orbite pour le Royaume
des Cieux : Servir et tout donner
et se donner soi-même, accueil-
lir l’autre, puiser sa force dans
l’adoration, montrer Jésus (Jesum
ostende), prendre sa « calotte »…
Cette immense journée de la Miséri -
corde fut l’aboutissement d’un mois
de travail du comité d’organisation que Mgr
David m’avait chargé de
coordonner. Tout a fonctionné
de manière surnatu -
relle : unité par -
faite, beauté
de la décora -
tion, éclat de
la cérémonie.
Oui, il a soufflé
un vent de Pen -
tecôte. Les fruits
seront nombreux.
Que tout esprit loue le Seigneur
(Psaume 150, 6).
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
15
Mgr Gaston Jean-Michel
Doyen du presbyterium
Quelle joie pour moi d’avoir pu vivre
cette journée avec tous ces fidèles
des paroisses rassemblés sur le stade
Pierre-Aliker, et au milieu des prêtres
et des diacres de la Martinique,
pour entourer notre nouvel évêque,
Mgr David Macaire, et cela malgré mes
problèmes de santé et ma fatigue. Je l’ai confié au Seigneur
en même temps que le diocèse dont il a pris maintenant
la tête comme Pasteur, et surtout tous ces jeunes dont
l’avenir me paraît aujourd’hui si incertain. Je souhaite que
tous ces chrétiens, qui chantaient leur joie et leur espérance
ce dimanche 12 avril 2015, n’oublient pas de s’engager
concrètement pour que la Martinique, son agriculture
et son économie, se redressent et permettent à tous ses
enfants de vivre demain de leur travail ! Que le Seigneur
bénisse Mgr Macaire et toute la Martinique !
P. Christian Catayée
Quand on est cérémoniaire, il est difficile de vivre
l'ordination de la même manière que les autres. Wilfried
et moi, nous étions toujours dans l'anticipation.
Peut-être que le rendu a été bien, mais je sais quels
sont les détails où les choses ne se sont pas déroulées
de la façon prévue.
Le fait de n'avoir pas pu discuter de la cérémonie avec
le cardinal, en amont, afin de nous entendre sur ce
qu'il fallait faire ne m'a pas mis à l'aise.
Mais le fait de travailler en équipe, Wilfried et moi,
nous a permis de tenir le bon cap. Je pense que seul,
je n'aurais pas pu. Ce n'est qu'à la fin qu'on a commencé
à savourer la célébration
: quand
Mgr Macaire a dit son mot de
remerciements, tout était pratique-
ment fait, et c'est pourquoi nous
avons pu bien apprécier ce temps.
Toutefois, la cérémonie a été source
de fierté, non pas pour des motifs
personnels, mais en considération
du travail accompli par toute l'équipe de
préparation et d'organisation. J'étais (je le suis encore)
fier de ce que l'Eglise en Martinique était capable de
faire quand elle décidait de le faire en Eglise.
Alexandre Antoinette
Le Seigneur, par l'intermédiaire
du pape François, a choisi David
Macaire pour être le nouvel
évêque de la Martinique ;
son ordination a été un grand
moment pour le diocèse. Ce n'est
pas la première fois que je participe
à une ordination, mais j'ai trouvé
celle-ci particulièrement touchante du fait notamment
de la présence d'autant de prêtres, d'évêques et de
fidèles rassemblés pour prier.
Le nouvel évêque nous a gratifiés d'un discours sous
forme d'envoi en mission à la fin de la cérémonie. Cela
m'a permis de prendre véritablement conscience que
tout changement doit provenir principalement de nous,
les croyants.
En conclusion, son ordination est une véritable
bénédiction pour notre diocèse. J'espère que notre
évêque, avec notre aide, va pouvoir changer les
mentalités et réconcilier les jeunes et les familles avec
l'Eglise.
Ingrid Edouard
Le jour où l'on célèbre la
Miséricorde Divine est
vraiment un jour précieux
à mes yeux.
Mais ce dimanche 12
avril, il a pris encore plus
d'importance !
Une grâce de plus nous a été
faite : Mgr David Macaire, éclatant de la joie de
Dieu, rayonnant de grâce et de lumière nous a
été donné comme Evêque !
Alléluia ! Gloire à Dieu ! Christ est vraiment
ressuscité !
C'est la première fois que j'assistais à l'ordination
d'un évêque. Et puis, voir autant de monde
rassemblé dans le stade pour cet événement,
c'était vraiment beau et émouvant ! Ce jour, en
dépit des petites épreuves de la journée, j'ai passé
une superbe journée (ensoleillée oui, mais sous
une pluie de grâces) !
Merci à Notre Seigneur dont les bontés sont
inépuisables.
Georges Ornem,
district Sud
J’ai suivi la cérémonie
devant mon petit
écran. Notre chaîne
TV a été à la hauteur
de l’évènement : un
direct assez spontané. J’ai
vécu la cérémonie comme si j’y étais.
Les paroles du Nonce apostolique, du
Cardinal consécrateur et de Mgr Macaire
ont été fortes de sens. Elles appellent à une
prise de conscience du peuple des baptisés
pour continuer la mission qui lui incombe.
Je n’hésiterai pas à « récupérer ma calotte »
et j’invite mes frères à en faire de même.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
14
Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire
Mgr Jean-Yves Riocreux,
Evêque de Basse-Terre
Que retenez-vous de l’ordination
épiscopale de Mgr Macaire ?
D’abord les trois interventions
(du Nonce, du Cardinal et de Mgr
Macaire, NDLR). En cette fête
de la Miséricorde, j’ai noté
comment l’assemblée a écouté attentivement
les mots d’accueil du
nonce apostolique,
Mgr Girasoli, et du
cardinal haïtien Chibly
Langlois. Celui-ci a donné
une belle méditation sur la
mission de l’évêque en soulignant
aussi l’importance de la collégialité
épiscopale et du travail avec
tous. A la fin de la célébration,
Mgr Macaire répondit avec
humour en parlant de la calotte
qu’il portait désormais, signe de
sa mission à laquelle il associe tout
le monde.
Comme évêque, quel moment
de la célébration vous a le plus
marqué ?
La liturgie d’ordination elle-même
fut vécue avec ferveur : litanie des
saints en créole, imposition des
mains par les évêques, onction
de la tête avec le saint chrême et
la remise de l’anneau, la mitre et
la crosse avec le chant
Laudate
Dominum. L’assemblée recueillie
jusqu’alors laisse éclater sa joie
plus intense encore au terme de
la célébration lors du tour de
stade du nouvel archevêque !
Pour ma part, j’ai suivi avec
beaucoup d’émotion le
déroulement liturgique, touché
à la fois par la gravité et la
spontanéité de Mgr Macaire. Je
lui ai imposé les mains en dernier,
après Mgr Lafont de Guyane. Avec
celui-ci, nous, les deux évêques
de la région avons accompagné
notre archevêque dans ce moment inouï. Mgr
Macaire
a sillonné en effet le stade en
bénissant son peuple et en faisant
chanter la foule. Quelle joie de
voir l’enthousiasme de tous dans
l’accueil de son archevêque !
« C’est énorme », m’a glissé le
doyen des prêtres, père Gaston
Jean-Michel, 103 ans. Celui-ci ainsi
que ses parents et des religieuses
dominicaines voyaient leur fils
devenir le père de ce peuple de
Dieu en Martinique.
Vous travaillerez beaucoup avec
Mgr Macaire ?
Dès cette semaine ! Il commence
sa mission dans son diocèse et
dans la région puisque les vingt-
cinq évêques de la Caraïbe se
retrouvent pour la Conférence
épiscopale des Antilles qui se
déroule du 19 au 25 avril en
Jamaïque. D’ailleurs, nous
partons ensemble vers la
Jamaïque, tout un symbole !
Mgr Emmanuel Lafont,
Evêque de Cayenne
L’ordination épiscopale de
Mgr David Macaire, en ce
dimanche de la Miséricorde fut
une fête exceptionnelle. Heureux
d’y participer avec mes frères
évêques des Caraïbes et de la
métropole, j’ai été marqué
d’abord par l’impressionnant
accueil des Martiniquais. L’arrivée
d’un nouvel archevêque était
très attendue, la qualité de la
préparation et la grandeur de la
célébration en furent le signe. Cela
m’a donné le sentiment que Mgr
Michel Méranville avait beaucoup
aidé son peuple à grandir comme
disciples du Christ et comme
Martiniquais.
Le cardinal Chibly Langlois sou-
lignait l’ancrage de plus en plus
manifeste de nos Eglises dans
la région de la Caraïbe et des
Amériques. L’Eglise s’offrait là
comme un antidote de poids contre
tout communautarisme, tout repli
sur une culture qui n’aurait plus besoin des autres, et d’une Eglise
qui serait si riche
qu’elle n’aurait
rien à recevoir.
L’ordination de
Mgr Macaire
nous rappelle
fortement à
quel point nous
ne pouvons être
nous-mêmes que
grâce aux autres et le chrétien
ne peut l’être qu’en épousant
l’humanité tout entière.
Jean-Paul Levif,
diacre permanent
Ce dimanche 12 avril restera gravé
dans mon cœur. Nous avons vécu
une véritable effusion du Saint-
Esprit dans ce stade transformé
en cathédrale. Quelle allégresse !
Quelle paix ! Ce qui m’a le plus mar -
qué, c’est l’unité entre les 18000 per -
sonnes présentes. J’ai contemplé
notre Eglise, un seul Corps dont
nous sommes les membres et
dont le Christ est la tête (1 Corin-
thiens 12,12). C’est par le Christ que les hommes se rassemblent
le mieux
: Eglise experte en huma -
nité. L’homélie du Cardinal Langlois,
le discours final de Mgr David, les
paroles liturgiques nous ont pro-
pulsés en orbite pour le Royaume
des Cieux : Servir et tout donner
et se donner soi-même, accueil-
lir l’autre, puiser sa force dans
l’adoration, montrer Jésus (Jesum
ostende), prendre sa « calotte »…
Cette immense journée de la Miséri -
corde fut l’aboutissement d’un mois
de travail du comité d’organisation que Mgr
David m’avait chargé de
coordonner. Tout a fonctionné
de manière surnatu -
relle : unité par -
faite, beauté
de la décora -
tion, éclat de
la cérémonie.
Oui, il a soufflé
un vent de Pen -
tecôte. Les fruits
seront nombreux.
Que tout esprit loue le Seigneur
(Psaume 150, 6).
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
15
Mgr Gaston Jean-Michel
Doyen du presbyterium
Quelle joie pour moi d’avoir pu vivre
cette journée avec tous ces fidèles
des paroisses rassemblés sur le stade
Pierre-Aliker, et au milieu des prêtres
et des diacres de la Martinique,
pour entourer notre nouvel évêque,
Mgr David Macaire, et cela malgré mes
problèmes de santé et ma fatigue. Je l’ai confié au Seigneur
en même temps que le diocèse dont il a pris maintenant
la tête comme Pasteur, et surtout tous ces jeunes dont
l’avenir me paraît aujourd’hui si incertain. Je souhaite que
tous ces chrétiens, qui chantaient leur joie et leur espérance
ce dimanche 12 avril 2015, n’oublient pas de s’engager
concrètement pour que la Martinique, son agriculture
et son économie, se redressent et permettent à tous ses
enfants de vivre demain de leur travail ! Que le Seigneur
bénisse Mgr Macaire et toute la Martinique !
P. Christian Catayée
Quand on est cérémoniaire, il est difficile de vivre
l'ordination de la même manière que les autres. Wilfried
et moi, nous étions toujours dans l'anticipation.
Peut-être que le rendu a été bien, mais je sais quels
sont les détails où les choses ne se sont pas déroulées
de la façon prévue.
Le fait de n'avoir pas pu discuter de la cérémonie avec
le cardinal, en amont, afin de nous entendre sur ce
qu'il fallait faire ne m'a pas mis à l'aise.
Mais le fait de travailler en équipe, Wilfried et moi,
nous a permis de tenir le bon cap. Je pense que seul,
je n'aurais pas pu. Ce n'est qu'à la fin qu'on a commencé
à savourer la célébration
: quand
Mgr Macaire a dit son mot de
remerciements, tout était pratique-
ment fait, et c'est pourquoi nous
avons pu bien apprécier ce temps.
Toutefois, la cérémonie a été source
de fierté, non pas pour des motifs
personnels, mais en considération
du travail accompli par toute l'équipe de
préparation et d'organisation. J'étais (je le suis encore)
fier de ce que l'Eglise en Martinique était capable de
faire quand elle décidait de le faire en Eglise.
Alexandre Antoinette
Le Seigneur, par l'intermédiaire
du pape François, a choisi David
Macaire pour être le nouvel
évêque de la Martinique ;
son ordination a été un grand
moment pour le diocèse. Ce n'est
pas la première fois que je participe
à une ordination, mais j'ai trouvé
celle-ci particulièrement touchante du fait notamment
de la présence d'autant de prêtres, d'évêques et de
fidèles rassemblés pour prier.
Le nouvel évêque nous a gratifiés d'un discours sous
forme d'envoi en mission à la fin de la cérémonie. Cela
m'a permis de prendre véritablement conscience que
tout changement doit provenir principalement de nous,
les croyants.
En conclusion, son ordination est une véritable
bénédiction pour notre diocèse. J'espère que notre
évêque, avec notre aide, va pouvoir changer les
mentalités et réconcilier les jeunes et les familles avec
l'Eglise.
Ingrid Edouard
Le jour où l'on célèbre la
Miséricorde Divine est
vraiment un jour précieux
à mes yeux.
Mais ce dimanche 12
avril, il a pris encore plus
d'importance !
Une grâce de plus nous a été
faite : Mgr David Macaire, éclatant de la joie de
Dieu, rayonnant de grâce et de lumière nous a
été donné comme Evêque !
Alléluia ! Gloire à Dieu ! Christ est vraiment
ressuscité !
C'est la première fois que j'assistais à l'ordination
d'un évêque. Et puis, voir autant de monde
rassemblé dans le stade pour cet événement,
c'était vraiment beau et émouvant ! Ce jour, en
dépit des petites épreuves de la journée, j'ai passé
une superbe journée (ensoleillée oui, mais sous
une pluie de grâces) !
Merci à Notre Seigneur dont les bontés sont
inépuisables.
Georges Ornem,
district Sud
J’ai suivi la cérémonie
devant mon petit
écran. Notre chaîne
TV a été à la hauteur
de l’évènement : un
direct assez spontané. J’ai
vécu la cérémonie comme si j’y étais.
Les paroles du Nonce apostolique, du
Cardinal consécrateur et de Mgr Macaire
ont été fortes de sens. Elles appellent à une
prise de conscience du peuple des baptisés
pour continuer la mission qui lui incombe.
Je n’hésiterai pas à « récupérer ma calotte »
et j’invite mes frères à en faire de même.
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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire
Ils étaient là…
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
16
Un album photo de 50 pages est en préparation. Vous pourrez vous le procurer au mois de Mai dans toutes les paroisses.
Eglise_501.indd 16 21/04/15 10:04
Angéline, 19 ans, de Paris
Dimanche, jour de fête ! Nous rappelons la résurrection
du Seigneur en ce jour saint où nous sommes invités
à la table de l'Eucharistie. En nous rendant davantage
disponibles, nous sanctifions ce jour, par la préparation
de nos lectures, la charité, le service et une participation
active à la messe où nous ne sommes pas de simples
spectateurs. À la fin de la messe, le Seigneur nous envoie
proclamer la bonne nouvelle à travers les Nations, car nous
sommes renouvelés par sa Miséricorde. Cela passe par
des actions simples : rendre visite aux personnes malades
ou isolées, témoigner par des gestes ou comportements
que nous sommes des enfants bénis de Dieu... et puis en
évitant de faire mes courses le dimanche.
Valérie, de Fort-de-France
Pour moi, le jour du Seigneur c'est un jour
privilégié en présence de notre Roi. On se retire
du monde des hommes pour se retrouver
entièrement dans les bras ouverts de notre
Seigneur toujours prêt à nous accueillir, à nous
recevoir. En prière, en adoration, en louange, en
méditation profonde je le laisse agir dans mon
cœur, lui seul peut me purifier, me ressourcer,
me guider ici-bas en attendant sa venue. Je
garde dans mon cœur ce qu'il a fait, ce qu'il a
enduré par amour pour nous. Je le remercie
pour cet amour. Que serions-nous s'il s'était
désintéressé de nous ?
Témoignages…
* * * * *
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
17
Pour répondre à cette question nous devons nous appuyer sur deux pivots de
notre foi : les Saintes écritures et le Catéchisme de l'Eglise Catholique. En ce
qui concerne les textes sacrés, nous devons ouvrir le livre de l'exode : Souviens-
toi du jour du Sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours, tu travailleras et tu
feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un Sabbat pour le \
Seigneur
ton Dieu. Tu n'y feras aucun ouvrage (Ex 20,8-10).
Pourquoi sanctifier
le jour du Seigneur le dimanche ?
P
ourquoi observer ce septième
jour ?
Car en six jours le
Seigneur a fait le ciel et la
terre, la mer et tout ce qui s'y trouve,
mais il s'est reposé le septième jour.
Voilà pourquoi le Seigneur a béni
le jour du Sabbat ; il l'a sanctifié
(Ex 20,11).
Incontestablement, dans l'ancienne
alliance, tu sanctifieras le jour du
Seigneur fait graviter le culte
devant être rendu à Dieu autour du
Sabbat. Mais les Saintes Ecritures
ne sont pas moins explicites sur les
interprétations nouvelles apportées
par Jésus, centre de l'alliance
nouvelle. Non seulement Jésus opère
une révolution cultuelle lors de son
passage dans le temple où il chasse
et les vendeurs et les marchands
(Mc 11,15-16), mais encore il bouscule
le Sabbat ; en maintes occasions, il
est accusé de violer la loi du Sabbat
comme lorsqu'il guérit l'homme à la
main sèche (Mc 1,6). Retenons enfin
la prise de position sans ambiguïté de
Jésus quant au Sabbat : le Sabbat
a été fait pour l'homme, et non
l'homme pour le Sabbat ; en sorte
que le Fils de l'homme est maître
même du Sabbat.
La nouvelle alliance opérée par
le sacrifice du Christ, l'agneau
véritable immolé pour nos péchés,
dans son acte pascal, trouve
son accomplissement dans la
Résurrection qui est le troisième
jour après la mort de Jésus, aussi le
premier jour de la semaine juive. On
comprend ainsi pourquoi les apôtres
ont opté pour la sanctification
du dimanche, jour nouveau pour
célébrer le culte nouveau, comme
nous le lisons dans le livre des Actes
des Apôtres :
le premier jour de la
semaine, nous étions réunis pour
rompre le pain. Paul, qui devait
partir le lendemain, s'entretenait
avec les disciples et il prolongea
son discours jusqu'au milieu
de la nuit. (Actes 20,7). Enfin, le
n° 2174 du Catéchisme de l'Eglise
Catholique nous enseigne qu'en
tant que "premier jour", le jour de
la résurrection du Christ rappelle
la première création. En tant que
"huitième jour" qui suit le Sabbat,
il signifie la nouvelle création
inaugurée avec la résurrection du
Christ.
Père Luc Philippon n
Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ?
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Dossier : Cérémonie de consécration épiscopale de Mgr David Macaire
Ils étaient là…
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
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Un album photo de 50 pages est en préparation. Vous pourrez vous le procurer au mois de Mai dans toutes les paroisses.
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Angéline, 19 ans, de Paris
Dimanche, jour de fête ! Nous rappelons la résurrection
du Seigneur en ce jour saint où nous sommes invités
à la table de l'Eucharistie. En nous rendant davantage
disponibles, nous sanctifions ce jour, par la préparation
de nos lectures, la charité, le service et une participation
active à la messe où nous ne sommes pas de simples
spectateurs. À la fin de la messe, le Seigneur nous envoie
proclamer la bonne nouvelle à travers les Nations, car nous
sommes renouvelés par sa Miséricorde. Cela passe par
des actions simples : rendre visite aux personnes malades
ou isolées, témoigner par des gestes ou comportements
que nous sommes des enfants bénis de Dieu... et puis en
évitant de faire mes courses le dimanche.
Valérie, de Fort-de-France
Pour moi, le jour du Seigneur c'est un jour
privilégié en présence de notre Roi. On se retire
du monde des hommes pour se retrouver
entièrement dans les bras ouverts de notre
Seigneur toujours prêt à nous accueillir, à nous
recevoir. En prière, en adoration, en louange, en
méditation profonde je le laisse agir dans mon
cœur, lui seul peut me purifier, me ressourcer,
me guider ici-bas en attendant sa venue. Je
garde dans mon cœur ce qu'il a fait, ce qu'il a
enduré par amour pour nous. Je le remercie
pour cet amour. Que serions-nous s'il s'était
désintéressé de nous ?
Témoignages…
* * * * *
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
17
Pour répondre à cette question nous devons nous appuyer sur deux pivots de
notre foi : les Saintes écritures et le Catéchisme de l'Eglise Catholique. En ce
qui concerne les textes sacrés, nous devons ouvrir le livre de l'exode : Souviens-
toi du jour du Sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours, tu travailleras et tu
feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un Sabbat pour le \
Seigneur
ton Dieu. Tu n'y feras aucun ouvrage (Ex 20,8-10).
Pourquoi sanctifier
le jour du Seigneur le dimanche ?
P
ourquoi observer ce septième
jour ?
Car en six jours le
Seigneur a fait le ciel et la
terre, la mer et tout ce qui s'y trouve,
mais il s'est reposé le septième jour.
Voilà pourquoi le Seigneur a béni
le jour du Sabbat ; il l'a sanctifié
(Ex 20,11).
Incontestablement, dans l'ancienne
alliance, tu sanctifieras le jour du
Seigneur fait graviter le culte
devant être rendu à Dieu autour du
Sabbat. Mais les Saintes Ecritures
ne sont pas moins explicites sur les
interprétations nouvelles apportées
par Jésus, centre de l'alliance
nouvelle. Non seulement Jésus opère
une révolution cultuelle lors de son
passage dans le temple où il chasse
et les vendeurs et les marchands
(Mc 11,15-16), mais encore il bouscule
le Sabbat ; en maintes occasions, il
est accusé de violer la loi du Sabbat
comme lorsqu'il guérit l'homme à la
main sèche (Mc 1,6). Retenons enfin
la prise de position sans ambiguïté de
Jésus quant au Sabbat : le Sabbat
a été fait pour l'homme, et non
l'homme pour le Sabbat ; en sorte
que le Fils de l'homme est maître
même du Sabbat.
La nouvelle alliance opérée par
le sacrifice du Christ, l'agneau
véritable immolé pour nos péchés,
dans son acte pascal, trouve
son accomplissement dans la
Résurrection qui est le troisième
jour après la mort de Jésus, aussi le
premier jour de la semaine juive. On
comprend ainsi pourquoi les apôtres
ont opté pour la sanctification
du dimanche, jour nouveau pour
célébrer le culte nouveau, comme
nous le lisons dans le livre des Actes
des Apôtres :
le premier jour de la
semaine, nous étions réunis pour
rompre le pain. Paul, qui devait
partir le lendemain, s'entretenait
avec les disciples et il prolongea
son discours jusqu'au milieu
de la nuit. (Actes 20,7). Enfin, le
n° 2174 du Catéchisme de l'Eglise
Catholique nous enseigne qu'en
tant que "premier jour", le jour de
la résurrection du Christ rappelle
la première création. En tant que
"huitième jour" qui suit le Sabbat,
il signifie la nouvelle création
inaugurée avec la résurrection du
Christ.
Père Luc Philippon n
Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ?
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Marie-Jeanne, 62 ans - Paroisse Saint-Paul
Il s'agit du troisième commandement de Dieu, et il
repose sur l'Eucharistie dominicale et le jour de repos
de notre Seigneur.
Pendant six jours, je suis censée aller au travail,
m'occuper du quotidien. Au début de la semaine,
dans la Bible, notre Dieu s'est consacré à la création
et puis s'est octroyé un repos (le dimanche). Selon
moi, sanctifier le jour du Seigneur est un jour où Jésus
m'invite à l'intimité de sa table. C''est une rencontre qui
va nourrir mon cœur, ma foi, ma vie. Ne plus participer
à l'Eucharistie c'est se couper de la source de la vie.
C'est aussi un repos dominical où je m'exerce a des
activités qui me permettraient de me rapprocher de
lui, notamment reprendre la lecture du dimanche,
méditer, participer à la prière du groupe du Rosaire,
rendre visite à des proches...
Julie, 55 ans, paroisse de Trinité
Sanctifier, au sens le plus large du terme, veut dire
« Rendre saint ». Sanctifier le jour du Seigneur c’est
d’abord, selon moi, consacrer ce jour exclusivement
au Seigneur, par la prière, la méditation, le repos, le
partage. Ainsi, en tant que chrétienne, je me dois de
respecter ce jour et surtout répondre à l’invitation de
Jésus, vivre la messe. Oui je dis VIVRE parce que trop
souvent nous disons que l’on participe à la messe.
Ce n’est pas un spectacle, ni même une activité
quelconque, mais c’est un vrai rendez-vous d’amour
avec le Seigneur. Quelle immense joie de pouvoir, le
louer, le remercier, nous nourrir de sa Parole et de son
Eucharistie, en communion avec tous nos frères et
sœurs appartenant à l’Eglise catholique et universelle.
C’est vrai en tant que mère de famille, travaillant à
l’extérieur, je profite du samedi et du dimanche pour
effectuer certaines tâches de ménage. Mais en général,
le dimanche après la messe dominicale, hormis le diner
et le repassage, je n’effectue jamais d’activités lourdes
et contraignantes.
Christian Sméralda, paroisse de Sainte-Marie
Sanctifier le jour du Seigneur est le summum de la vie chrétienne. Notre baptême nous rappelle que nous sommes
enfant de Dieu. Plongé dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ, nous faisons partie du peuple élu de Dieu
qui a donné son fils pour notre salut et l'humanité entière. Il a placé en nous un Esprit nouveau, de discernement,
pour nous conduire à la perfection et être un peuple qui lui appartienne. La sanctification est l’œuvre de l'Esprit
qui nous anime et qui nous guide dans notre vie chrétienne. Le Seigneur, nous le sanctifions au quotidien, mais
le Jour du Seigneur chez le catholique : " le dimanche", rappelant la résurrection du Christ, est le summum de
la foi chrétienne. Sanctifier le jour du Seigneur est non seulement le summum de la foi chrétienne, mais nous
invite à vivre en ressuscité, ce cœur à cœur avec notre Sauveur. C'est dans cet Esprit de lumière que je me laisse
guider par notre Seigneur Jésus-Christ, pour être à mon tour lumière pour les autres dans la vigne du Seigneur.
Béatrice Buliard
A 21 ans, j’obtins un CDI avec une période d’essai
de trois mois, dans une entreprise industrielle et
commerciale. Dès le début de la première semaine,
le patron me demanda de faire des heures
supplémentaires, le samedi suivant. J’acceptai. La
journée achevée, il me proposa ceci :
Vous pouvez
venir demain ? Je répondis : Demain, c’est dimanche,
c’est la messe. Il ne me licencia pas pour autant.
Cassandre Ponchateau, 14 ans
Troisième commandement : Tu sanctifieras le jour
du Seigneur.
Le jour du Seigneur est le dimanche, nous le
savons tous. Ce jour-là, nous allons à la messe et en
communion, nous le louons. Chaque dimanche, nous
prions pour nos âmes meurtries par les péchés. Ce
moment privilégié avec notre Seigneur nous permet
de nous ressourcer, pour affronter la semaine avec
l’aide du Saint-Esprit. Le dimanche, c’est en famille
que j’ai l’honneur d’aller à la messe pour me nourrir
de la Parole de Dieu. Amen.
Jacqueline Belfan
Dès le samedi, mon esprit est en attente du jour du
Seigneur, " jour d'allégresse et de Joie".
Par mon esprit, mon corps, mes préparatifs, mes
pensées priantes, je le loue, et le remercie de m'avoir
permis de passer la semaine sous son regard ; d'agir
pour l'autre et pour moi.
En consacrant ce jour, je me consacre à mon créateur,
car il m'aime, je viens vers Lui, le dimanche, l'honorer,
l'adorer dans l'assemblée communautaire.
C'est en me libérant de tout, et dans la confiance, que
l'Esprit-Saint produit en moi une maturité croissante
par l'Eucharistie : " Être en Lui, par Lui, et avec Lui"...
Rendre grâce à mon Sauveur, faire Eglise, et prendre
de nouvelles résolutions pour continuer la route pour
la mission qu'il me confie...
Témoignages…
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
18
Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ?
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Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se
revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
19
Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ?
99.5 - 101.3 et 105,3 mHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
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Dimanche 3 mai 2015
Vers le destin commun ?
Après les affrontements des années 80 et les accords de Matignon, comment la population de Nouvelle-Calédonie
construit-elle ce destin commun qui doit lui permettre, quelle que soit l’issue du processus institutionnel, de
construire une société multi-ethnique apaisée. Comment l’Église participe-t-elle à ce processus qui passe par
un sujet qui lui est cher : le pardon.
Dimanche 10 mai 2015
Y a-t-il un tourisme religieux Outre-mer ?
Y a-t-il un tourisme religieux Outre-mer et quel est-il ? Au-delà des plages et des montagnes, que vont chercher
les touristes dans ces lieux ? Églises, mosquées, temples et pagodes, quelles sont les richesses des édifices
religieux Outre-mer ?
Dieu m'est témoin répond cette semaine à toutes ces questions en compagnie de Gérard Cyrille et Maxime
Cumunel. L'un emmène les pèlerins d'Outre-mer avec son association sur les différents lieux de pèlerinage,
l'autre recense le patrimoine religieux. Tous deux, avec leurs expériences, nous diront comment cette autre
forme de tourisme se développe aujourd'hui.
Nous en aurons un très bel exemple à La Réunion, où nous participerons à un original circuit touristique à Saint-
Denis, la capitale. Nous resterons dans l'île assister à une marche sur le feu, un rituel pour nos frères hindous
très apprécié des touristes.
Enfin, nous serons connectés avec la Guadeloupe, où Valérie d'Agruma, une créatrice de voyages, nous racontera
les nouveaux circuits spirituels qu'elle a mis en place dans l'île à la demande des Canadiens ?
Jeudi 14 mai 2015
Comment j’ai dit oui à Dieu
(Rediffusion)
Prêtres, religieux, laïcs consacrés, tous ont, un jour, dit "oui" à Dieu. Comment la question s’est-elle posée ou
a-t-elle été ressentie ? La réponse a-t-elle été évidente ?
Dieu m’est témoin vous propose d’écouter ces prêtres et religieuses qui, après des parcours variés, ont tous
un jour dit "oui" à Dieu.
En Martinique, portrait du père Bannais, converti à l’adolescence, il ressent l’appel de la vocation à 18 ans
comme une évidence et aujourd’hui, il est curé de Rivière-Pilote.
En Guadeloupe, nous suivrons Sr Marietta Marin, des Sœurs de Cluny, infirmière en milieu scolaire, elle a placé
sa vie professionnelle au service de Dieu.
Sur le plateau, le père Charles Roboam nous racontera sa vocation née dès l’adolescence.
Par Skype, le père Laurent Julienne, responsable des vocations du diocèse de La Réunion, nous expliquera
comment il accompagne ceux qui ressentent un appel.
Medias
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Page 19
Marie-Jeanne, 62 ans - Paroisse Saint-Paul
Il s'agit du troisième commandement de Dieu, et il
repose sur l'Eucharistie dominicale et le jour de repos
de notre Seigneur.
Pendant six jours, je suis censée aller au travail,
m'occuper du quotidien. Au début de la semaine,
dans la Bible, notre Dieu s'est consacré à la création
et puis s'est octroyé un repos (le dimanche). Selon
moi, sanctifier le jour du Seigneur est un jour où Jésus
m'invite à l'intimité de sa table. C''est une rencontre qui
va nourrir mon cœur, ma foi, ma vie. Ne plus participer
à l'Eucharistie c'est se couper de la source de la vie.
C'est aussi un repos dominical où je m'exerce a des
activités qui me permettraient de me rapprocher de
lui, notamment reprendre la lecture du dimanche,
méditer, participer à la prière du groupe du Rosaire,
rendre visite à des proches...
Julie, 55 ans, paroisse de Trinité
Sanctifier, au sens le plus large du terme, veut dire
« Rendre saint ». Sanctifier le jour du Seigneur c’est
d’abord, selon moi, consacrer ce jour exclusivement
au Seigneur, par la prière, la méditation, le repos, le
partage. Ainsi, en tant que chrétienne, je me dois de
respecter ce jour et surtout répondre à l’invitation de
Jésus, vivre la messe. Oui je dis VIVRE parce que trop
souvent nous disons que l’on participe à la messe.
Ce n’est pas un spectacle, ni même une activité
quelconque, mais c’est un vrai rendez-vous d’amour
avec le Seigneur. Quelle immense joie de pouvoir, le
louer, le remercier, nous nourrir de sa Parole et de son
Eucharistie, en communion avec tous nos frères et
sœurs appartenant à l’Eglise catholique et universelle.
C’est vrai en tant que mère de famille, travaillant à
l’extérieur, je profite du samedi et du dimanche pour
effectuer certaines tâches de ménage. Mais en général,
le dimanche après la messe dominicale, hormis le diner
et le repassage, je n’effectue jamais d’activités lourdes
et contraignantes.
Christian Sméralda, paroisse de Sainte-Marie
Sanctifier le jour du Seigneur est le summum de la vie chrétienne. Notre baptême nous rappelle que nous sommes
enfant de Dieu. Plongé dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ, nous faisons partie du peuple élu de Dieu
qui a donné son fils pour notre salut et l'humanité entière. Il a placé en nous un Esprit nouveau, de discernement,
pour nous conduire à la perfection et être un peuple qui lui appartienne. La sanctification est l’œuvre de l'Esprit
qui nous anime et qui nous guide dans notre vie chrétienne. Le Seigneur, nous le sanctifions au quotidien, mais
le Jour du Seigneur chez le catholique : " le dimanche", rappelant la résurrection du Christ, est le summum de
la foi chrétienne. Sanctifier le jour du Seigneur est non seulement le summum de la foi chrétienne, mais nous
invite à vivre en ressuscité, ce cœur à cœur avec notre Sauveur. C'est dans cet Esprit de lumière que je me laisse
guider par notre Seigneur Jésus-Christ, pour être à mon tour lumière pour les autres dans la vigne du Seigneur.
Béatrice Buliard
A 21 ans, j’obtins un CDI avec une période d’essai
de trois mois, dans une entreprise industrielle et
commerciale. Dès le début de la première semaine,
le patron me demanda de faire des heures
supplémentaires, le samedi suivant. J’acceptai. La
journée achevée, il me proposa ceci :
Vous pouvez
venir demain ? Je répondis : Demain, c’est dimanche,
c’est la messe. Il ne me licencia pas pour autant.
Cassandre Ponchateau, 14 ans
Troisième commandement : Tu sanctifieras le jour
du Seigneur.
Le jour du Seigneur est le dimanche, nous le
savons tous. Ce jour-là, nous allons à la messe et en
communion, nous le louons. Chaque dimanche, nous
prions pour nos âmes meurtries par les péchés. Ce
moment privilégié avec notre Seigneur nous permet
de nous ressourcer, pour affronter la semaine avec
l’aide du Saint-Esprit. Le dimanche, c’est en famille
que j’ai l’honneur d’aller à la messe pour me nourrir
de la Parole de Dieu. Amen.
Jacqueline Belfan
Dès le samedi, mon esprit est en attente du jour du
Seigneur, " jour d'allégresse et de Joie".
Par mon esprit, mon corps, mes préparatifs, mes
pensées priantes, je le loue, et le remercie de m'avoir
permis de passer la semaine sous son regard ; d'agir
pour l'autre et pour moi.
En consacrant ce jour, je me consacre à mon créateur,
car il m'aime, je viens vers Lui, le dimanche, l'honorer,
l'adorer dans l'assemblée communautaire.
C'est en me libérant de tout, et dans la confiance, que
l'Esprit-Saint produit en moi une maturité croissante
par l'Eucharistie : " Être en Lui, par Lui, et avec Lui"...
Rendre grâce à mon Sauveur, faire Eglise, et prendre
de nouvelles résolutions pour continuer la route pour
la mission qu'il me confie...
Témoignages…
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 26 avril 2015 / n°501
18
Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ?
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Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se
revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
19
Dossier : Tu sanctifieras le jour du Seigneur – comment vis-tu cela concrètement ?
99.5 - 101.3 et 105,3 mHz
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Dimanche 3 mai 2015
Vers le destin commun ?
Après les affrontements des années 80 et les accords de Matignon, comment la population de Nouvelle-Calédonie
construit-elle ce destin commun qui doit lui permettre, quelle que soit l’issue du processus institutionnel, de
construire une société multi-ethnique apaisée. Comment l’Église participe-t-elle à ce processus qui passe par
un sujet qui lui est cher : le pardon.
Dimanche 10 mai 2015
Y a-t-il un tourisme religieux Outre-mer ?
Y a-t-il un tourisme religieux Outre-mer et quel est-il ? Au-delà des plages et des montagnes, que vont chercher
les touristes dans ces lieux ? Églises, mosquées, temples et pagodes, quelles sont les richesses des édifices
religieux Outre-mer ?
Dieu m'est témoin répond cette semaine à toutes ces questions en compagnie de Gérard Cyrille et Maxime
Cumunel. L'un emmène les pèlerins d'Outre-mer avec son association sur les différents lieux de pèlerinage,
l'autre recense le patrimoine religieux. Tous deux, avec leurs expériences, nous diront comment cette autre
forme de tourisme se développe aujourd'hui.
Nous en aurons un très bel exemple à La Réunion, où nous participerons à un original circuit touristique à Saint-
Denis, la capitale. Nous resterons dans l'île assister à une marche sur le feu, un rituel pour nos frères hindous
très apprécié des touristes.
Enfin, nous serons connectés avec la Guadeloupe, où Valérie d'Agruma, une créatrice de voyages, nous racontera
les nouveaux circuits spirituels qu'elle a mis en place dans l'île à la demande des Canadiens ?
Jeudi 14 mai 2015
Comment j’ai dit oui à Dieu
(Rediffusion)
Prêtres, religieux, laïcs consacrés, tous ont, un jour, dit "oui" à Dieu. Comment la question s’est-elle posée ou
a-t-elle été ressentie ? La réponse a-t-elle été évidente ?
Dieu m’est témoin vous propose d’écouter ces prêtres et religieuses qui, après des parcours variés, ont tous
un jour dit "oui" à Dieu.
En Martinique, portrait du père Bannais, converti à l’adolescence, il ressent l’appel de la vocation à 18 ans
comme une évidence et aujourd’hui, il est curé de Rivière-Pilote.
En Guadeloupe, nous suivrons Sr Marietta Marin, des Sœurs de Cluny, infirmière en milieu scolaire, elle a placé
sa vie professionnelle au service de Dieu.
Sur le plateau, le père Charles Roboam nous racontera sa vocation née dès l’adolescence.
Par Skype, le père Laurent Julienne, responsable des vocations du diocèse de La Réunion, nous expliquera
comment il accompagne ceux qui ressentent un appel.
Medias
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Page 20
Seigneur, du cœur de ton Église et pour le service du monde,Tu fais grandir l’arbre de la vie consacrée.
Ses branches multiples portent des fruits innombrables de sainteté.
Béni sois-tu !
Au cœur des jeunes, Tu fais naître le désir d’un amour sans limite. Béni sois-tu !
A travers nos fragilités et nos talents, Tu permets qu’ils découvrent la joie de Te servir et de Te donner leur vie, dans la diversité des vocations.
Béni sois-tu !
Par le don de ton Esprit, dans l’amour de l’Église,
Tu ouvres à nombre d’entre eux la voie de la vie religieuse ou d’une consécration totale entre tes mains.
Béni sois-tu !
La joie de ton Évangile réveille le monde : donne aux consacré(e)s d’être artisans et prophètes de cette joie pure,
Nous t’en supplions, Seigneur.
Et à ceux que Tu appelles pour cette aventure, accorde discernement et confiance.Qu’ils osent une réponse concrète
pour mettre leurs pas dans les tiens.
Nous t’en prions, Seigneur.
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