Page 1
La Pentecôte, fête de l’Esprit-Saint et de l’Eglise
N° 503 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 24 mai 2015
Page 2
Editorial
Editorial
Mot de l'Evêque
• De fête en fête !
Eglise universelle
• Message du Pape François
pour la 49
ème Journée mondiale
des communications sociales
Liturgie
• Parole dominicale
Dossier : Montre Jésus !
C’est la devise épiscopale
de Mgr Macaire.
Comment l’interprétez-vous?
• Témoignages
Vie du diocèse
• Visites pastorales de Mgr Macaire :
- sur la paroisse du Robert
- sur la paroisse de Morne-Vert
• Sacrement de confirmation aux Terres-Sainville
Société
• Etain, la filleule de la Martinique
• Société Saint-Vincent-de-Paul : Résultats Tombola 2015
Médias
numéro
503
S ommaire
A
ujourd’hui, l’Eglise célèbre un événement extraordinaire :
la Pentecôte, effusion de l’Esprit-Saint sur les apôtres. De
craintifs, ces derniers deviennent enthousiastes, audacieux et
missionnaires. Nous avons, nous aussi, à accueillir l’Esprit de Jé\
sus, pour
être renouvelés, pour être des disciples actifs du Christ, prêts à répondre
à l’appel qu’il nous adressait après sa résurrection : «\
Allez, de toutes les
nations faites des disciples…».
Ayons une pensée pour les futurs confirmés qui témoigneront
prochainement de leur foi en Jésus Christ. Chaque confirmation est une
pentecôte pour l’Assemblée, nous rappelle notre archevêque.
Mgr Macaire continue ses visites pastorales dans le diocèse. Après\
Bellefontaine, le voilà au Robert, puis au Morne-Vert. A l’exemple du
Bon Pasteur, il va à la rencontre de ceux qui lui ont été confiés par l\
e
Seigneur, partageant leur vie, visitant les malades et priant avec eux,
leur révélant le visage du Christ. Son agenda vous est proposé \
pour les
quinze jours à venir.
Jesum Ostende ! Montre Jésus ! C’est la devise épiscopale de notre
archevêque qui fait l’objet de notre dossier pour cette édition\
. Qui, de
toutes les créatures humaines, peut le mieux nous montrer Jésus ? \
N’est-ce
pas Marie, sa Mère ! souligne Mgr Macaire dans son introduction.
Comprenons bien que c’est ensemble que nous avons à témoigner d\
u
Christ, pour répondre pleinement à la devise de notre archevêqu\
e, fil
rouge de notre mission.
Un défi nous est lancé : faire d’Internet et des réseaux sociaux, un outil
efficace pour l’annonce de la Bonne Nouvelle. Pour y parvenir, Mgr Macaire
propose deux démarches.
La famille est le premier lieu où l’on apprend à communiquer. C’est le message
que le pape François a voulu faire passer pour la 49 ème Journée mondiale
des communications sociales du 17 mai dernier. C'est en famille que l'on
découvre la communication comme construction de proximité, ajoute le
Saint-Père. S'embrasser, se soutenir, s'accompagner, déchiffrer les regards
et les silences, rire et pleurer ensemble, entre personnes qui ne se sont pas
choisies et qui pourtant sont si importantes les unes pour les autres : \
tout
ceci s'apprend et se développe au sein de la famille.
Dieu nous a envoyé comme promis l'Esprit-Saint, cet Esprit qui nous
rassemble en un seul Corps : c'est cela l'Eglise. Manifestons notre
attachement à ce Corps, en participant activement aux rendez-vous dan\
s
notre diocèse, et mettons notre mission de baptisés en actes. Œ\
uvrons
pour que l’Esprit de Pentecôte soit toujours présent au cœur\
de toutes
les familles.
Puisse chaque lecteur recevoir le don de l’Esprit, Esprit d’amour, de
force, de lumière.
Bonne fête de la Pentecôte !
Justine Lordinot n
2
3
13
14
18
19
16
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
Commission paritaire N° 1115L87225
ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586
97207 Fort de France Cedex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr
egliseenmartinique@orange.fr
numéro
503
La Pentecôte, fête de l’Esprit-Saint
et de l’Eglise
N° 503 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 24 mai 2015
4
6
7
8
Page 3
De fête en fête !
S
i on demande à des
catholiques de citer un temps
fort de la vie chrétienne,
ils parleront certainement du
carême, les quarante jours avant
Pâques durant lesquels l’Eglise
donne un «coup d’accélérateur» à
la vie spirituelle de ses membres…
Et pourtant, le vrai «temps fort»
de la vie chrétienne ne se termine
pas avec la fête de Pâques. Comme
si, une fois le matoutou digéré,
on reprenait (enfin !) une vie
chrétienne plus tranquille, plus
cool, moyenne… médiocre.
Le vrai temps fort de la vie
chrétienne commence à Pâques.
D’ailleurs tout commence à Pâques :
notre salut, notre filiation, notre vie
spirituelle, notre vie sacramentelle,
notre vie liturgique… notre vie
éternelle. C’est pour cela que le
temps de Pâques dure dix jours
de plus que le carême et nous fait
croître «de gloire en gloire», de
résurrection en résurrection, de
dimanche en dimanche, jusqu’à
l’Ascension, puis l’effusion de la
Pentecôte !
Mais comme si ce n’était pas
suffisant, le Peuple de Dieu
continue ensuite à faire rayonner
la gloire dont il a hérité par le don
de l’Esprit. Nous célébrons toute
une série de fêtes, en ricochet. Le
temps pascal et la Pentecôte font
écho tout au long de l’année dans
nos fêtes liturgiques : Sainte Trinité,
Saint Sacrement, Sacré Cœur, Saint
Pierre et Saint Paul… A partir de la
Pentecôte, nous avançons de fête
en fête jusqu’au Christ-Roi…
On peut donc dire que la neuvaine
de la Pentecôte, qui commence à
l’Ascension, nous prépare à entrer
dans le temps « ordinaire » de
la liturgie. C’est dire si ce temps ordinaire, n’est pas si «ordinaire»
que ça ! C’est un temps fort : c’est
le temps de l’Eglise, le temps où
la grâce de la sainteté renouvelée
à Pâques, et manifestée à la
Pentecôte, rayonne dans le monde
par la vie «ordinaire» du Peuple de
Dieu. C’est le temps des «féries»,
c’est-à-dire, le temps des fêtes-
chaque-jour, car Dieu règne chaque
jour dans nos vies…
Et voilà un mystère qui donne un
goût d’éternité à chaque moment
de notre vie : contrairement aux
fêtes du monde, les fêtes que le
Seigneur nous donne de célébrer
en sa présence n’ont pas de fin !
Il y a des vigiles, des veilles, des
temps d’attente et de préparation,
mais il n’y a jamais de «lendemain
de fête». Avec Dieu l’ambiance
ne retombe pas
; il n’y a pas ces
moments où, le plaisir de l’instant
étant terminé, on se retrouve
idiot et seul avec quelques vagues
souvenirs, des plats sales et des
bouteilles vides sur la table… Avec
Dieu, la fête ne s’arrête pas. Ou
plutôt, si elles s’arrêtent dans leur
aspect terrestre, elles continuent en
nous dans leur dimension céleste.
Et puisque le Ciel s’installe dans nos
vies d’homme à la Pentecôte, tout
devient grâce.
C’est ce que vivent les confirmands
de nos paroisses. Chaque
confirmation est une pentecôte
pour l’assemblée. Les uns reçoivent
l’Esprit pour la première fois,
d’autres l’attendent encore, mais
tous les autres sont renouvelés
encore et toujours par le don de
Dieu.
Voilà pourquoi le soin que nous
apportons tout au long de l’année
à nos liturgies (service de Dieu !) est
si important. Voila comment tous
les participants de nos célébrations :
les prêtres, les diacres, les choristes,
les fleuristes, les lecteurs, les
enfants de chœurs, les ministres
divers, mais aussi chaque membre
de nos assemblées, deviennent des
«christophores» : des porteurs du
Christ !
Voilà pourquoi on ne va pas à la
messe pour assister, par obligation,
à un spectacle sacré, mais comme
un rendez-vous d’amour, pour être
renouvelé dans la présence de Celui
qui nous aime et se livre pour nous
sans fin.
Voilà pourquoi, enfin, Dieu est
présent dans toutes les dimensions
de notre vie, même les plus
profanes, les plus quotidiennes et
ordinaires, en particulier au sein
de nos familles, lorsque nous nous
montrons fidèles au rendez-vous
qu’il nous donne à l’Eglise pour le
célébrer de fête en fête.
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et de Fort-de-France
n ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
33
Mot de l'Evêque
Page 4
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
4
Message du pape François
pour la 49
ème
Journée mondiale
des communications sociales du 17 mai 2015
Communiquer la famille: milieu privilégié de la rencontre dans la \
gratuité de l’amour
L
e thème de la famille se
trouve au centre d’une
réflexion ecclésiale appro
-
fondie et d’un processus synodal
qui comporte deux synodes, un
extraordinaire – qui vient d’être
célébré – et un synode ordinaire,
convoqué pour octobre prochain.
Dans ce contexte, il m’a semblé
opportun que la famille soit le
point de référence du thème de
la Journée mondiale des com
-
munications sociales. La famille
est, du reste, le premier lieu où
l’on apprend à communiquer.
Retourner à ce moment originel
peut nous aider autant à rendre la
communication plus authentique
et plus humaine, qu’à considérer
la famille d’un nouveau point de
vue.
Nous pouvons nous laisser inspirer
par l’icône évangélique de la
visitation de Marie à Elisabeth
(Lc 1,39-56). « Or, quand Élisabeth
entendit la salutation de Marie,
l’enfant tressaillit en elle. Alors,
Élisabeth fut remplie d’Esprit
Saint, et s’écria d’une voix forte :
Tu es bénie entre toutes les
femmes, et le fruit de tes entrailles
est béni (v. 41-42).
Tout d’abord, cet épisode nous
montre la communication comme
un dialogue qui se noue avec le
langage du corps. En effet, la
première réponse à la salutation
de Marie, c’est l’enfant qui la
donne en tressaillant de joie dans
le sein d’Élisabeth. Exulter pour la
joie de la rencontre est en quelque
sorte l’archétype et le symbole de
toute autre communication que
nous apprenons bien avant de
venir au monde. Le sein qui nous
accueille est la première “école”
de communication, faite d’écoute
et de contact corporel, où nous
commençons à nous familiariser
avec le monde extérieur dans un
environnement protégé et au
rythme rassurant des battements
du cœur de la maman (…). Même
après la naissance, nous restons
dans un certain sens dans le “sein”
que représente la famille. Un sein
constitué de personnes différentes,
en relation : la famille est le «lieu
où l’on apprend à vivre ensemble
dans la différence». Différences
de genres et de générations, qui
communiquent avant tout afin
de s’accueillir mutuellement, car
il existe un lien entre elles (…).
C’est le lien qui est au fondement
de la parole qui, à son tour, le
renforce (…).
L’expérience du lien qui nous
“précède” fait aussi de la famille
le contexte où se transmet
cette forme fondamentale de la
communication qu’est la prière
.
Quand la maman et le papa font
dormir leurs nouveau-nés, très
souvent ils les confient à Dieu,
pour qu’il veille sur eux ; et quand
ils sont un peu plus grands, ils
récitent ensemble avec eux des
prières simples, se souvenant aussi
avec affection d’autres personnes,
des grands-parents, d’autres
membres de la famille, des
malades et de ceux qui souffrent,
de toutes les personnes qui ont le
plus besoin de l’aide de Dieu. Ainsi,
en famille, la plupart d’entre nous
ont appris la dimension religieuse
de la communication qui, dans
le christianisme, est toute pleine
d’amour, de l’amour de Dieu qui se
donne à nous et que nous offrons
aux autres. C’est dans la famille
que se développe principalement
la capacité de s’embrasser, de
se soutenir, de s’accompagner,
de déchiffrer les regards et les
silences, de rire et de pleurer
ensemble, entre des personnes
qui ne se sont pas choisies et qui
pourtant sont si importantes
l’une pour l’autre (…). Réduire
les distances, se rencontrer et
s’accueillir mutuellement est un
motif de gratitude et de joie :
de la salutation de Marie et du
tressaillement du bébé jaillit la
bénédiction d’Élisabeth, suivie par
le beau cantique du Magnificat
(…). Ainsi la famille est vivante si
elle respire en s’ouvrant au-delà
d’elle-même, et les familles qui le
font, peuvent communiquer leur
message de vie et de communion,
peuvent donner réconfort et
espérance aux familles plus
blessées et faire croître l’Église
elle-même, qui est la famille des
familles.
Eglise universelle
Page 5
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
5
La famille est plus que tout autre
le lieu où, vivant ensemble au
quotidien, l’on fait l’expérience de
ses propres limites et de celles des
autres, des petits et des grands
problèmes de la coexistence, de
l’entente mutuelle. La famille
parfaite n’existe pas, mais nous
ne devons pas avoir peur de
l’imperfection, de la fragilité, voire
des conflits ; il faut apprendre
à les affronter de manière
constructive. Ainsi la famille où
l’on s’aime malgré les propres
limites et les péchés, devient une
école de pardon. Le pardon est
une
communication dynamique,
une communication qui s’use
et se rompt et qui, à travers le
repentir exprimé et accueilli, peut
se renouer et faire grandir. Un
enfant qui, en famille, apprend
à écouter les autres, à parler de
façon respectueuse, en exprimant
son point de vue sans nier celui
d’autrui, sera dans la société un
constructeur de dialogue et de
réconciliation.
A propos des limites et de la
communication,
les familles
avec des enfants souffrant d’un
ou de plusieurs handicaps ont
beaucoup à nous apprendre.
Le déficit moteur, sensoriel ou
intellectuel, comporte toujours la
tentation de se renfermer ; mais
il peut devenir, grâce à l’amour
des parents, des frères et sœurs
et d’autres personnes amies,
une
incitation à s’ouvrir, à partager,
à communiquer de manière
inclusive ; et il peut aider l’école,
la paroisse, les associations à être
plus accueillantes envers tous,
sans exclure personne. Ensuite,
dans un monde où si souvent on
maudit, on parle mal, on sème la
zizanie, où le bavardage pollue
notre environnement humain,
la famille peut être une école
de la
communication comme
bénédiction (…) ; en fait, bénir
au lieu de maudire, visiter au
lieu de rejeter, accueillir au lieu de combattre est le seul moyen
de briser la spirale du mal, pour
témoigner que le bien est toujours
possible et pour éduquer les
enfants à la fraternité.
Aujourd’hui les médias plus
modernes
, qui surtout pour
les plus jeunes sont désormais
indispensables, peuvent tout
aussi bien entraver qu’aider
cette communication en famille
et entre familles. Ils peuvent
l’
entraver s’ils deviennent un
moyen de se soustraire à l’écoute,
de s’isoler de la présence physique,
avec la saturation de chaque
instant de silence et d’attente,
oubliant d’apprendre que «le
silence fait partie intégrante
de la communication, et sans
lui aucune parole riche de sens
ne peut exister ». Ils peuvent la
favoriser s’ils aident à dire et à
partager, à rester en contact avec
ceux qui sont éloignés, à remercier
et à demander pardon, à rendre
toujours à nouveau possible
la rencontre. Redécouvrant
chaque jour ce centre vital
qu’est la rencontre, nous saurons
orienter notre relation à l’aide
des technologies, plutôt que
de nous laisser guider par elles.
Dans ce domaine également,
les parents sont les premiers
éducateurs (…) ; la communauté
chrétienne est appelée à être à
leurs côtés pour qu’ils sachent
enseigner aux enfants à vivre dans
un monde de communication,
conformément aux critères de la
dignité de la personne humaine
et du bien commun. Le défi qui
se présente à nous aujourd’hui
est donc de réapprendre à dire ,
pas simplement à produire et à
consommer l’information. C’est
dans cette direction que nous
poussent les puissants et précieux
moyens de la communication
contemporaine. L’information
est importante, mais elle n’est
pas suffisante, parce que trop
souvent elle simplifie, oppose les
différences et les diverses visions
incitant à prendre parti pour l’une
ou l’autre, au lieu d’encourager
une vision d’ensemble.
Ainsi, la famille n’est pas un
objet sur lequel on communique
des opinions, ou un terrain
où l’on se livre à des batailles
idéologiques, mais un milieu où
l’on apprend à communiquer
dans la proximité (…). La famille
la plus belle, protagoniste et non
pas problématique, est celle qui
sait communiquer , en partant
du
témoignage , de la beauté
et de la richesse de la relation
entre homme et femme, et
entre parents et enfants. Nous
ne luttons pas pour défendre le
passé, mais nous travaillons avec
patience et confiance, dans tous
les milieux que nous habitons
au quotidien, pour construire
l’avenir.
Pape François n
Page 6
L a P arole D ominicale
Dimanche 24 mai 2015
L
Fête de Pentecôte – Année B
Actes 2,1-11 • Psaume 103 • Galates 5,16-25 • Jean 15,26-27 ; 16,12-15
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
6
F
rères et sœurs, la Pentecôte
est une grande fête
chrétienne. C’est même
la plus grande après Pâques.
Elle célèbre le don de l’Esprit-
Saint. L’Esprit que le Seigneur
avait promis à ses disciples. À la
Pentecôte, c’est la promesse du
Seigneur qui s’accomplit :
Quand
viendra le Défenseur, que je vous
enverrai d’auprès du Père,
nous
dit le Christ Jésus.
Avez-vous remarqué, frères et
sœurs, comment le Seigneur
désigne l’Esprit-Saint ? Il l’appelle
le Défenseur. Bien sûr, nous avons
déjà un défenseur auprès du
Dieu ; c’est le Christ Jésus, le Fils
de Dieu. Il est notre défenseur
parce qu’il nous réconcilie avec
Dieu. Mais le Seigneur nous fait
le don de son Esprit parce qu’il
savait, qu’ici-bas, nous avons
besoin d’un autre Défenseur. Les
premiers chrétiens ont eu besoin
de ce Défenseur pour faire face à
la persécution ; aujourd’hui nous
avons besoin de ce Défenseur
pour mettre en application le
projet d’évangélisation de notre
évêque : Montre-nous Jésus,
afin que le message de l’Évangile
soit annoncé et entendu par
les hommes et les femmes
d’aujourd’hui.
L’Esprit que le Seigneur nous
promet, comment le Seigneur
le désigne-t-il ? Il le présente
comme l’Esprit du témoignage
et l’Esprit de vérité. Il est l’Esprit
du témoignage parce qu’il rend
témoignage au Christ Jésus. C’est
lui, l’Esprit qui nous le fait connaître
toujours plus en profondeur et
qui, surtout, nous apprend à
l’aimer. Et l’Esprit nous donne
la force de témoigner du Christ
Jésus et de l’Évangile dans notre
monde : Vous aussi, vous rendrez
témoignage, vous qui êtes avec
moi depuis le commencement, dit
Jésus. L’Esprit-Saint, nous l’avons
reçu à notre baptême, à notre
confirmation et à chaque fois que
nous participons à l’eucharistie.
L’Esprit- Saint est celui qui suscite
des nouveaux commencements
en nous, dans l’Église et dans le
monde.
La première lecture de cette
messe nous raconte le don de
l’Esprit-Saint aux disciples. Deux
symboles représentent l’Esprit :
le vent violent et le feu qui se
répand. Le vent, ou le souffle de
Dieu, était présent à la création. Il
est là à la nouvelle création dans
le Christ Jésus. Le feu, c’est aussi
la force et le dynamisme d’un
commencement nouveau. C’est
le commencement de l’Église.
La Pentecôte, c’est la fête de
l’Église. Si l’Esprit est le souffle
du Christ ressuscité, c’est lui qui
fait en sorte que l’Évangile soit
toujours nouveau. C’est lui qui
nous inspire afin de trouver avec
autant de nouveaux moyens
pour l’annonce de l’Évangile. Oui,
l’Esprit suscite, aujourd’hui, de
nouveaux commencements. Il est
cette force toujours nouvelle qui
peut transformer le monde et qui
le sauve.
L’Esprit-Saint est aussi l’Esprit de
vérité. La vérité, c’est, bien sûr,
l’Évangile et c’est le Christ Jésus
lui-même. L’Esprit nous permet
de mieux connaître le Christ
Jésus. C’est lui qui met en nous
les traits du Christ Jésus. Il nous
aide à approfondir notre foi au
Christ. S’il est l’Esprit de vérité, il
est aussi l’Esprit de sainteté dont
parle saint Paul dans la deuxième
lecture de cette messe. Puisqu’il est
l’Amour du Père et du Fils répandu
dans nos cœurs, il nous apprend
à aimer Dieu et les autres à la
manière de Jésus. C’est l’Esprit
Saint qui nous rend capables de
vaincre l’égoïsme et de produire
des fruits véritables.
Voici ce qui
produit l’Esprit, déclare l’Apôtre :
amour, joie, paix, patience,
bonté, bienveillance, foi, humilité
et maître de soi. En réalité, le
fruit principal, qui résume tous les
autres, c’est l’amour.
Frères et sœurs, laissons-nous
imprégner de cette force de
l’Esprit-Saint. Demandons-lui de
voir dans l’Évangile cette force
de nouveauté. C’est lui qui nous
fait connaître la volonté de Dieu
et qui nous donne la force de
l’accomplir.
Rendons grâce à Dieu pour le
don de l’Esprit-Saint. Prions le
Saint-Esprit pour qu’Il nous aide
à grandir dans la sainteté et à
relever les défis que nous avons
à relever dans l’Église et dans
le monde. Prions spécialement
pour les nouveaux confirmés.
Qu’ils soient de vrais témoins du
Christ et de l’Évangile dans notre
monde.
Amen.
P. Patrick-Alexis Phanor n
Page 7
E
n effet, qui, de toutes les
créatures humaines, peut le
mieux nous montrer Jésus ?
N’est-ce pas Marie, sa Mère !
Servante du Seigneur (Lc 1,38),
elle est sa Mère, elle L’a porté,
bercé, contemplé. Elle est celle qui
a dû endosser la tenue du disciple-
serviteur, le suivant fidèlement
jusqu’à la croix.
Marie, Mère du Sauveur et Mère
de l’Eglise, veut conduire chacun de
nous jusqu’à son Fils, dont le cœur
transpercé nous révèle l’amour infini
du Père pour chacun de nous.
Ô Mère bien-aimée, puisque tel est
ton souhait, montre Jésus à chacun
d’entre nous. Selon l’expression
de Saint Louis-Marie Grignion de
Montfort, tu es le chemin le plus
court et assuré pour aller à Jésus.
Conduis-nous donc vers lui, et
apprends-nous à le contempler tel
que tu l’as contemplé, à l’écouter
comme tu l’as écouté, à le suivre
fidèlement comme tu l’as suivi, à
l’aimer comme tu l’aimes. Toi, dont
le cœur immaculé est si intimement
uni au Cœur de ton divin Fils, donne-
nous d’entrer dans ce cœur à cœur
que tu vis avec lui depuis ton Fiat.
Voici la prière que je formule à Marie
pour chacun de nous. Mais ce n’est pas tout !
En effet, comme je l’ai dit, en faisant
allusion à la calotte le jour de mon
ordination, il revient à chacun de
prendre sa part de cette mission
d’annoncer le Christ, de montrer
Jésus à la Martinique et au monde
entier. Un chrétien ne peut être ni
passif, ni oisif, ne comptant que
sur les autres. Il est semblable à
un arbre stérile qui épuise le sol
sans rien donner. Aussi, en cette
fin de mois de mai, mois consacré
à Marie, fort de son intercession
pour nous et de tous les dons reçus
en cette fête de Pentecôte, je vous
lance un défi, et ce jusqu’à la fin
du mois de juin qui est consacré au
Sacré-Cœur de Jésus, ce Cœur qui
a tant aimé les hommes et qui ne
reçoit en retour qu’indifférence et
ingratitude, comme il l’a rappelé à
Sainte Marguerite-Marie.
Alors, de quoi s’agit-il ?
Il s’agit, pour chacun de nous, de
montrer Jésus, en vivant l’Evangile au
quotidien et dans notre quotidien.
Il s’agit aussi de faire d’Internet
et des réseaux sociaux, un outil
efficace pour l’annonce de la Bonne
Nouvelle. Je rappelle ce que disait le
pape Jean Paul II, lors de la Journée
Mondiale des Communications, le
12 mai 2002 :
Internet fait apparaître des
milliards d'images sur des millions
d'écrans d'ordinateurs partout
dans le monde. De cette galaxie
d'images et de sons, le visage du
Christ ressortira-t-il et la voix du
Christ sera-t-elle entendue ? Car
ce n'est que lorsque son visage
sera contemplé et sa voix entendue
que le monde connaîtra la bonne
nouvelle de notre rédemption.
Tel est le but de l'évangélisation.
Et c'est ce qui fera d'Internet un
espace véritablement humain,
car s'il n'y a pas de place pour
le Christ, il n'y a pas de place
pour l'homme. C'est pourquoi,
en cette Journée mondiale des
Communications, j'exhorte toute
l'Eglise à franchir courageusement
ce seuil, à prendre le large dans
les profondeurs d'Internet. Puisse
le Seigneur bénir tous ceux qui
œuvrent à cet objectif (Internet : un
nouveau carrefour pour l'annonce
de l'Evangile).
N’ayons donc pas peur de cet outil,
s’il est bien utilisé !
Devrais-je dire comme les jeunes :
Même pas peur !
Alors, connecte-toi et, MONTRE
JESUS !
#Montre Jésus
Dossier : La devise de Mgr Macaire est « Montre Jésus ». Comment l’in\
terprétez- vous ?
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
7
Chers diocésains, chers frères et sœurs dans le Christ, comme v\
ous le savez, la
devise de mon épiscopat est Jesum Ostende - Montre Jésus, tirée de la prière
du Salve Regina, prière en latin dédiée à la Vierge Marie.
Page 8
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
8
Dossier : La devise de Mgr Macaire est « Montre Jésus ». Comment l’in\
terprétez- vous ?
Page 9
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
9
Georges Ornem
C’est en fait une mission,
celle de nous guider sur le
chemin de l’ascension de
la Parole du Seigneur, de
l’Humanité et de l’Esprit-
Saint, avec les moyens de
communication anciens et
modernes, dans nos actes de la vie
quotidienne, dans le respect d’autrui et de Dieu.
Elle est exaltante, passionnante pour lui et nous
autres, s’il y a compréhension donc osmose.
Que Dieu l’aide dans sa tâche et à nous de la
lui faciliter.
Louons le Seigneur car il est grand !
Ghislaine Balmy
Pour moi, c’est vivre ma foi
pleinement. C’est reconnaître
que Dieu est vivant dans ma
vie. Sa présence est spirituelle et
effective. Par notre baptême, nous
devenons « enfants de Dieu ». Par
notre comportement, nos manières,
dans nos familles, dans notre paroisse, dans la vie,
nous devons témoigner de son amour, de sa bonté, de
sa miséricorde entre nous. Nous n’avons pas à avoir peur
de vivre notre foi.
Quel bonheur de savoir que Jésus est là, qu’il veut se
tenir près de nous et nous donner force et courage en
ce temps rempli d’incertitudes !
Karell Romuald
Montre Jésus ... Cette devise qui
ne tient qu'en deux mots paraît
tellement simple, mais en même
temps tellement vraie.
Elle reprend à mon sens l'essence
même de la vie du chrétien sans
fioriture aucune. Au-delà des prières
orientées vers Dieu, c'est dans notre relation aux autres
que Dieu nous attend pour témoigner de notre foi : dans
nos familles, à notre travail, dans notre vie quotidienne ;
bref par tous nos actes, nous pouvons montrer l'exemple,
c'est-à-dire évangéliser et rendre meilleur le monde qui
nous entoure. A partir de ce moment, plus de raisons
d'être désespéré, tout est encore possible !
Mathurin Trobrillant
Montre Jésus ! Je trouve que la devise
choisie par Mgr Macaire est tout
un programme de vie. En fait, je
comprends qu’il faut que nous soyons
« signes » de l’amour de Jésus. Un
amour qui se voit ; un amour qui
transparaît dans nos actes quotidiens
envers nos frères et sœurs, envers
l’Eglise. Il faut qu’en nous voyant,
on ressente la présence agissante
de Jésus.
Notre foi doit se traduire en actes
concrets. Il ne suffit pas de dire : Je
suis croyant, je suis chrétien et j’aime
mon prochain. Il faut le montrer par
des signes visibles d’amour : être
charitable, visiter les malades, ceux
qui sont isolés ou exclus, aider les
nécessiteux. Il faut vivre en toute
humilité. Pour résumer, il faut qu’il
y ait une compatibilité entre notre
vie et l’Evangile pour témoigner du
Christ. Tout homme doit être « Jésus
qui se montre » !
Les paroles d’une chanson m’avaient
interpellé :
On ne voit plus les affamés :
Regardons l’homme à taille humaine ;
Trop de gens sont des mal-aimés :
Lavez vos yeux à la fontaine !
Ceux qui ont pris vingt ans de tôle,
Qui n’ont plus droit à nos égards,
Tous ceux que la misère enrôle :
L’Espérance est dans nos regards.
Jacqueline Legendry
Je perçois la devise
de Mgr Macaire de la
façon suivante :
Montre Jésus ! Au
quotidien, sois son
disciple.
Montre dans ton comporte -
ment, dans tes faits et gestes, que tu repro-
duis l’amour que Jésus a pour nous. Applique
ses commandements, aide ton prochain, aime
ton prochain.
C’est vrai que ce dernier ne l’apercevra que
si lui-même est dans cette démarche. Vis ta
foi et n’attends rien en retour !
Témoignages…
Page 10
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
10
Marie, montre-nous Jésus
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Tu as donné au monde la vraie Lumière, Jésus, ton fils, Fils de Dieu.
Tu t'es abandonnée complètement à l'appel de Dieu
et tu es devenue ainsi la source de la bonté qui jaillit de Lui. Montre-nous Jésus. Guide-nous vers Lui.
Enseigne-nous à Le connaître et à L'aimer, afin que nous puissions, nous aussi,devenir capables d'un amour vrai
et d'être sources d'eau vive au milieu d'un monde assoiffé.
Benoît XVI
Une sœur Bénédictine du
Monastère Sainte-Marie-
des-Anges (Carbet)
Complies, 04 05 15 :
Iesum ostende
En ce mois de Marie, il est bon
de méditer sur la devise de notre
archevêque : Iesum…Ostende.
Saint Benoît nous invite dans
le Prologue, que nous lisons
ce jour, à «ouvrir les yeux à la
lumière déifique», la lumière
qui divinise, qui a le pouvoir de
faire de nous d’autres Christ. En
même temps, il nous exhorte
à «ouvrir nos oreilles pour
entendre ce que l’Esprit dit aux
Églises». En-effet, ici-bas, c’est
par la foi que nous marchons, et
la foi vient de l’audition. La vision
est pour l’au-delà : «et Iesum
benedictum fructum ventris tui,
nobis post hoc exilium ostende» :
c’est après le temps de notre
exil ici sur la terre, disons-nous
à Marie, que tu nous montreras
pleinement Jésus.
Mais, saint Benoît nous avertit :
« dans sa tendresse, le Seigneur
nous indique le chemin de la
vie : Ecce pietate sua demonstrat
nobis Dominus viam vitae ». Et
quel est-il, ce chemin de la vie ?
Rien d’autre que Jésus, puisqu’il
a dit : « Je suis le chemin, la vérité
et la vie ».
Il existe une forme d’icône de
la Vierge Marie dont le titre est
hodogitria , ce qui veut dire :
« celle qui montre le chemin, la
route (en grec,
hodos )». Et que
montre-t-elle ? Son Fils qu’elle
porte sur le bras gauche et qu’elle
désigne avec la main droite.
En regardant cette icône, on
peut penser que la Vierge nous
adresse ces mots du prologue de
la règle : « Ecoutez le Seigneur
qui vous montre le chemin de
la vie. Les reins ceints de la foi
et de la pratique des œuvres
bonnes, guidés par l’Évangile,
allons donc par les voies qu’il
nous trace pour être admis à
voir celui qui nous a appelés
dans son royaume ». Alors, c’est
bien dès ici-bas que Jésus nous
est manifesté, puisqu’il est le
Chemin qui conduit à la vie ;
la première à nous montrer
ce chemin, c’est évidemment
Notre-Dame. Dès Bethléem, elle
l’a présenté aux bergers et aux
mages : « ils trouvèrent l’enfant
avec Marie, sa Mère ».
Saint Benoît poursuit : « Quoi de
plus doux, frères bien aimés, que
cette voix du Seigneur qui nous
invite ? ». Jésus nous invite avec
douceur : « Mettez-vous à mon
école car je suis doux et humble
de cœur » ; mais il confie aussi
ce soin à sa Mère : « tout ce
qu’il vous dira, faites-le », nous
dit-elle.
La fonction que Marie remplit
à Cana, dit le pape saint Jean
Paul II, accompagne, d’une cer-
taine manière, tout le parcours
du Christ. La
révélation qui,
au moment
du Baptême
au Jourdain,
est donnée
directement par
le Père… est sur
ses lèvres à Cana et devient la
grande recommandation que
la Mère adresse à l’Église de
tous les temps : Faites tout ce
qu’il vous dira (Jn 2,5). C’est une
recommandation qui nous fait
entrer dans les paroles et dans
les signes du Christ durant sa
vie publique ( Rosarium Virginis
Mariae, n° 21).
Mais le chemin, le modèle, celle
qui nous procure la force pour
avancer, c’est aussi la Vierge
Marie. Comme nous le savons, la
Règle ne la mentionne pas ; mais
on a coutume de reconnaître
son attitude dans ces mots du
prologue : « ceux qui craignent
le Seigneur ne se vantent pas
de leur bonne conduite ; ils
estiment que ce qu’il y a de
bon en eux ne vient pas de leur
pouvoir, mais a été réalisé par
le Seigneur, et ils magnifient
le Seigneur opérant en eux :
operantem in se Dominum
magnificant ». C’est l’attitude
de Marie dans le magnificat. Elle
rapporte tout à Dieu, elle, son
humble servante, le magnifie, le
montre : Jesum ostende.
Dossier : La devise de Mgr Macaire est « Montre Jésus ». Comment l’in\
terprétez- vous ?
Samuel Placide
Montrer Jésus, c’est que nous devons tout
faire pour lui ressembler, afin que tous ceux
qui nous voient, voient Jésus.
Frédéric, 41 ans, de Rivière-Salée
Montrer Jésus c’est, de par notre condition
pécheresse, manifester la splendeur et la
magnificence de son Amour, sa Miséricorde,
sa Paix, sa Joie, tout au long de notre vie,
dans les bons moments comme dans les
plus difficiles.
Page 11
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
11
Pour permettre à un plus grand nombre de prendre part aux débats dans les dossiers proposés, le prochain
thème à traiter dans le n° 504 qui paraîtra le 7 juin 2015, est le suivant :
Selon le pape François : La famille la plus belle est celle qui sait communiquer, en
partant du témoignage, de la beauté et de la richesse de la relation entre homme et
femme, et entre parents et enfants. Qu’en pensez-vous ?
Nous attendons vos réactions pour le 28 mai, egliseenmartinique@orange.fr
N’oubliez pas de préciser vos noms, prénoms et votre âge. Merci de joindre, dans la mesure du possible,
une photo.
Les dossiers de la revue Eglise en Martinique
Dimanche 24 mai (Pentecôte) :
- Confirmation des jeunes de la paroisse du Vauclin
- Célébration différée des JMJ des Rameaux au palais des sports de Rivière-Salée.
Lundi 25 mai (Lundi de Pentecôte) : Rassemblement
au Millenium du Morne-Rouge à l’occasion des 40 ans du
Renouveau charismatique.
Mardi 26 - mercredi 27 mai : Visite pastorale de
la paroisse de Saint-Joseph
Mercredi 27 mai :
- Conférence des Tutelles de l’Enseignement catholique
- Enseignement à l’Ecole de Charité et de Mission
(Communauté de l’Emmanuel)
Vendredi 29 mai : Célébration de première communion
au Couvent des Sœurs Dominicaines de Notre-Dame de la
Délivrande du Morne-Rouge
Samedi 30 mai :
- Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Rivière-
Pilote
- Confirmation des jeunes de la paroisse de Régale
Dimanche 31 mai : Confirmation des jeunes de la
paroisse de Saint-Joseph
Mardi 2 - mercredi 3 juin : Visite pastorale de la
paroisse du Lorrain
Samedi 6 juin : Confirmation des jeunes de la paroisse
de Rivière-Pilote
Dimanche 7 juin :
- Messe à la paroisse du Lorrain
- Confirmation des jeunes de la paroisse du Lorrain
- Procession de la Fête-Dieu à Saint-Pierre
Agenda de l’Archevêque
E glise
en Martinique
Règlement à l’ordr\se de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martiniq\
ue
Boîte Postale 586
\b7 207 FORT DE FRANCE CEDEX
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
Oui, je m’abonne !
Nom : ........................................................................\
.....................................................................................
Prénom : .......................................................................\
...............................................................................
Adresse : .......................................................................\
...............................................................................
Mail : .......................................................................\
..........................................................................................
Tél. .......................................................................\
...........................
Code Postal ..................................
Ville .......................................................................\
...........................................................................................
Page 12
Vie du diocèse
Les 5, 6 et 10 mai dernier, notre paroisse a accueilli Mgr David Macaire. Cette façon
exceptionnelle de vivre la réalité de notre paroisse, nous a agré\
ablement surpris.
Visites pastorales de Mgr Macaire :
Sur la paroisse du Robert …
L
es échanges avec le Conseil
Pastoral ont été ouverts et
fructueux. L'archevêque a
encouragé et conforté chaque
responsable dans sa mission.
Un repas convivial offert par les
paroissiens a clôturé ce moment.
La journée du mercredi a commencé
par la célébration de la messe dans
une église comble. Les fidèles ont
vécu cette Eucharistie dans la joie et
la ferveur, en communion avec leur
archevêque. Elle s'est poursuivie
par l'accueil des personnes âgées
et malades auxquels Mgr David
a administré le sacrement des malades ; puis un temps de
catéchèse avec les enfants de la
1ère année. Après un bref passage
au Secours Catholique, il a reçu les
élus de la ville. Dans l'après-midi,
l'évêque s'est rendu au centre socio-
éducatif de la Sainte Famille, au
quartier Gashette, où il a rencontré
le conseil d'administration, le
personnel et les enfants. A son
retour au presbytère, il s'est
entretenu avec les jeunes de la
paroisse qui l'attendaient.
Le dernier temps fort de cette visite
a été ponctué par la célébration
des messes du dimanche matin.
Au cours de la messe de 9h30,
cent trente-trois jeunes ont été
confirmés par Mgr Macaire.
Ces trois jours nous ont permis
de découvrir notre archevêque
dans sa générosité, sa joie, sa
disponibilité, son accessibilité,
son humour, son sens d'écoute, la
facilité avec laquelle il "surfe" entre
les générations, et sa confiance en
l'avenir de l'Eglise.
Ainsi, nous demandons au Seigneur
de bénir son ministère épiscopal.
P. Joseph-Pérald Rémy, C.S.Sp n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
12
Petite fête après le conseil paroissial
Echanges avec le maire, M. Monthieux, et les élus de la ville
Discussion avec les enfants Accueil à l'institution de la Sainte Famille
Page 13
… et sur la paroisse de Morne-Vert
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
13
Mgr David Macaire, lors de sa visite pastorale au Morne-Vert les 12 et 13 mai
2015, a rencontré les paroissiens, les confirmands, le maire, des mal\
ades, la
communauté des Petites Sœurs de Jésus.
C
’était aussi l'occasion de
se rendre compte de
l’état de délabrement de
notre église et de l'organisation
pastorale autour du curé, le père
Barbe Gédio.
Un grand espoir, une grande
joie, voilà ce qu’a suscité la visite
pastorale de Mgr David Macaire
dans notre communauté paroissiale
du Morne-Vert.
Espoir de voir se réaliser bientôt les travaux de réfection de l’église
Saint-Martin.
Joie de voir l'évêque à l’écoute
et toujours souriant, se rendre
disponible pour venir à notre
rencontre chez nous.
L’évêque nous a fait part de son
souhait que la communauté
paroissiale continue de se
construire davantage dans le
partage, la communion, l’unité, la
solidarité à l’exemple des premières
communautés chrétiennes. Que notre communauté soit
accueillante, ouverte aux autres
parce que l’Eglise, avant tout, c’est
nous.
Nous avons une mission : celle de
montrer Jésus.
Confions au Seigneur Ressuscité
qui conduit son Eglise ce souhait
de notre évêque.
P. Barbe Gédio,
Curé du Carbet et de Morne-Vert
n
Avec les Petites Sœurs de Jésus… accueil joyeux
Au chevet d'une malade Avec le maire et le curé devant les Pitons Selfi avec les jeunes confirmands
Dans l'église détériorée depuis 7 ans par le cyclone Dean
Page 14
Vie du diocèse
Nous remercions infiniment Dieu, et nous sommes fiers de dire en Jésu\
s-Christ,
que le samedi 2 mai, trente-deux jeunes de notre paroisse des Terres-Sainville ont
eu la grâce de recevoir, les premiers, le Sacrement de la Confirmation des mains
de notre nouvel archevêque, Mgr David Macaire, que nous félicitons\
encore une
fois ici.
Sacrement de confirmation aux Terres- Sainville
Etre sel de la terre et lumière du monde
M
ême si cette célébration
n’a pas eu lieu à l’église,
peu importe. Le jour
de la Pentecôte, le Saint-Esprit
n’est pas venu sur les Apôtres
dans le Temple, mais au Cénacle,
dans la chambre haute où ils se
réunissaient souvent avec Jésus
(Actes 1,13). Et Jésus lui-même est
né dans une étable.
Cette belle célébration eut lieu à la
chapelle de Citron ; chapelle que
nos grands-parents ont dédié à
saint Martin de Porres, qui était de
l’Ordre des frères prêcheurs, c'est-
à-dire Dominicain comme notre
archevêque.
Dans son homélie, Mgr David
Macaire a exhorté ces jeunes à
maintenir fermement leur foi
en Notre Seigneur Jésus-Christ,
à rester attachés à lui comme le
sarment sur la vigne, afin que la
sève, la grâce de Dieu, passe en
eux, pour donner leurs fruits.
Que le Saint-Esprit fasse que ces
jeunes confirmés de notre paroisse
des Terres-Sainville, et ceux qui
s’y préparent, soit au Vauclin, à
saint Joseph ou ailleurs, parlent
un nouveau langage. Un langage
de foi, d’espérance et de charité,
pour que, comme les Apôtres, le
jour de la Pentecôte, ont converti
au Seigneur environ trois mille
personnes (Actes 2,41), eux aussi
aillent ramener des âmes à Jésus. Voilà un des buts du Sacrement de
la Confirmation.
Etre sel de la terre et lumière du
monde, dit Jésus (Mt 5,13-16)
:
que votre lumière brille devant
les hommes, afin qu'ils voient vos
bonnes œuvres, et qu'ils glorifient
votre Père qui est dans les cieux.
Que le Très Haut bénisse les jeunes
confirmands et confirmés de notre
diocèse ; qu’il bénisse leurs parents,
parrains et marraines, les membres
de leurs familles, leurs animateurs,
les catéchistes qui les ont enseignés
depuis le début et l’Eglise qui les
accompagne.
Prions Dieu le Père, le maître de
la moisson, de susciter parmi
eux beaucoup de vocations
sacerdotales, diaconales, religieuses
et matrimoniales, pour sa plus
grande gloire et le salut des âmes.
P. Yves Boccovi, Curé n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
14
Page 15
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
15
Moi, Léa Mauriol-Roch,
première confirmée par Mgr David
C’est une grande joie d’être confirmée
aujourd’hui par notre nouvel évêque,
dans notre chapelle Saint-Martin-de-
Porres, à Citron.
J’attendais ce moment avec une telle
impatience et émotion, et j’en suis
très heureuse.
Ce fut une immense grâce d’être la
première confirmée par Mgr David.
Mot de Paule Ange, Responsable
de la Catéchèse Cheminement des
Terres-Sainville
Nommée depuis septembre 2014,
je suis particulièrement émue, moi
aussi, de cette première confirmation
célébrée par Mgr David dans notre
chapelle de Citron.
Le moment a été si intense que
nous avions toutes, magnifiquement
ressenti la présence de l’Esprit-Saint
sur tous nos jeunes et sur nous les
animatrices.
Et je remercie Mgr David qui, par
sa présence, a permis que cette
confirmation soit réussie.
Mot de l’équipe de Cheminement des Terres-
Sainville
Nous, les animatrices de Cheminement des Terres-Sainville,
sommes heureuses d’avoir accueilli notre nouvel évêque
Mgr David, pour la première confirmation qu’il a célébrée
dans notre chapelle Saint-Martin-de-Porres, à Citron, et
sommes convaincues que l’Esprit-Saint a comblé nos jeunes
de ses grâces.
Nous remercions la chorale Chœur En Portée qui a permis,
par ses chants, que notre célébration soit belle.
Serge Gélas, diacre permanent
Rendre grâce à Dieu.
Lorsqu’il a fallu, au mois d’août dernier, se rendre à la
chapelle du quartier Citron pour célébrer l’Eucharistie le
dimanche, et en semaine partager la Cathédrale avec le
père Marcel Crépin et ses paroissiens jusqu’à ce jour encore
(Terres-Sainville, 6h, et Cathédrale, 6h45), je ne pensais pas
si bien dire quand je prédisais aux paroissiens des Terres-
Sainville que l’accouchement sera difficile, ne sachant pas
si ce sera au forceps ou par césarienne.
Eh bien je rends grâce à Dieu pour le souffle de l’Esprit
que notre Archevêque David Macaire a porté lors de sa
visite à l’église des Terres-Sainville. Nous qui sommes pour
l’instant des S.E.F. (sans église fixe), nous rendons grâce
à Dieu pour cette visite. Cela a été une grande joie pour
nous, le curé père Yves, moi-même diacre, et bien sûr
le peu de fidèles restant, de savoir qu’il mettait tout en
œuvre pour la réouverture de notre église. Grande joie
aussi pour nos trente et un jeunes qui ont été confirmés,
ce samedi 2 mai, par Mgr David, à la chapelle de Citron.
Merci Monseigneur ! Que la grâce du Seigneur continue
toujours à être sur vous pour mener à bien la mission de
Pasteur !
Professionnels de la Santé et du Socio-Educatif (infirmiers, cadres de santé, aides-soignantes, éducateurs, orthophonistes…), vous êtes conviés à une rencontre :
le samedi 20 juin 2015 à Fort-de-France, quartier Coridon, de 8h30 à 12h
Au programme :
- Eucharistie à 8h30.
- Débats, échanges sur le thème
L’Accueil de l’Autre .
- Enseignement du père Thierry Aurokiom à la salle paroissiale.
Venez nombreux… Nous vous attendons !
Bureau Diocésain de l’ACMSS
Action Catholique
des Milieux Sanitaires et Sociaux
PASTORALE DE LA SANTE Communiqué
Page 16
Société
En mai 1902, une éruption détruisit la ville de Saint-Pierre et se\
s habitants. A
Etain, petite commune de la Meuse, le conseil municipal vota une subvent\
ion
pour venir en aide à cette colonie française de l’Atlantique. La jeunesse stainoise
organisa un défilé exotique pour collecter des fonds et un défi\
lé de musiciens,
de personnes habillées en costume traditionnel martiniquais, passa dans les
rues de la commune avec des urnes pour recevoir les dons des habitants.
Etain : la filleule de la Martinique
P
endant la Première Guerre
mondiale, la commune
d’Etain fut l’une des
premières villes bombardée par
les Allemands, le 24 août 1914.
Le chanoine Bonne ainsi que
sept cent habitants quittèrent
Etain. Une partie des habitants
s’installèrent dans la Beauce et
les autres gagnèrent la région
de Bordeaux où ils demeurèrent
pendant toute la guerre.
Les prédications du Chanoine
furent très appréciées, et il intervint
dans la paroisse de Saint-Vincent-
de-Paul, sur la demande de l’abbé
Andiol, curé de Gavarnie, qui
desservait aussi cette paroisse.
En signe de reconnaissance, le
chanoine demanda à l’abbé de
lui trouver une marraine pour
reconstruire Etain. L’abbé Andiol
qui était en relation avec l’abbé
Soubie, directeur du journal La
Paix en Martinique, se souvint
que celui-ci lui avait confié que le
Conseil Général de la Martinique
recherchait un village dévasté pour
devenir filleul de l’île. Le Chanoine contacta aussitôt le
maire d’Etain, M. Denis, réfugié à
Paris, qui approuva cette démarche
et ils entrèrent en relation avec le
Président du Conseil Général de
la Martinique, M. Louis Percin. Un
comité fut formé sur décision du
gouverneur de l’île pour étudier
les moyens de venir en aide aux
habitants dans la reconstruction
de leur village. Le 9 janvier 1918,
l’adoption fut officielle.
Le gouverneur et l’évêque de la
Martinique parcoururent l’île pour
recevoir les souscriptions. Un grand
concert et une kermesse, dont le
prix unique était un véhicule Buick,
furent organisés et permirent de
récolter d’importantes sommes.
Le maire de Fort-de-France
demanda au conseil municipal de
voter une somme de 2 000 francs
à titre de souscription destinée à la
ville d’Etain. Il s’était mis d’accord
avec le colonel Landouzy pour que
le produit de la représentation que
préparaient les militaires, et qui
devait être versé aux œuvres de
guerre locales, fut destiné à cette
ville.
Un mouvement de solidarité
envahit plusieurs communes de
l’île : Fort-de-France, le Lamentin,
Rivière-Pilote… organisèrent des
fêtes au profit de la ville détruite.
Les sommes récoltées furent
importantes pendant la guerre,
mais aussi après le conflit. En 1920,
le conseil colonial de la Martinique
vota 25 000 francs, puis 100 000 en
1921 et 1922, soit au total près de
500 000 francs pour la ville d’Etain.
Dans le journal La Paix du 12 janvier
1918, les lecteurs découvraient un
poème rédigé par
Brise du Soir
dédié à la ville d’Etain.
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
16
Page 17
Toutefois, l’aide apportée à la
reconstruction de la ville d’Etain ne
manqua pas de soulever quelques
polémiques, car certains estimaient
que cette offre aurait mieux servi
au redressement économique de
la colonie.
En mai 1920, une délégation de
Martiniquais fut reçue à Etain :
étaient présents entre autres, le
gouverneur de la Martinique,
M. Gerbault, le député Clerc, un
conseiller général, le secrétaire du
gouverneur.
La grande générosité des
Martiniquais permit de reconstruire
le village, et en particulier la place
située devant l’église où devait
s’élever le monument au morts. Le
24 juillet 1926, le conseil municipal
décida de donner à cette place
le nom de la Martinique. Sous la
plaque nominative, on peut voir
une autre plaque avec l’inscription
suivante : Extinct a barbaris, per
Martiniquam revivisco, ce qui
signifie «brûlée par les barbares,
je revis grâce à la Martinique».
Le 12 septembre 1926, le monument
aux morts fut inauguré en grande
pompe sur la place, et une
importante foule s’était rassemblée
pour écouter les discours du maire et
d’un prêtre venu de la Martinique.
Etain a toujours été très attachée
à la Martinique, sa marraine, et
lui est venue en aide suite aux
passages des cyclones Edith en
1963, et Dean en 2007. Elle a
aussi accordé une subvention
aux familles des victimes du crash
de Maracaïbo. En 2008, la rue
principale du lotissement le Moulin
reçoit le nom d’Aimé Césaire.
Quelques échanges eurent lieu
entre la Martinique et Etain.
En août 1965, trois collégiens
stainois, qui avaient reçu le prix
d’excellence, séjournèrent en
Martinique et furent reçus par des
familles martiniquaises. En 2006,
une classe du collège du Vauclin
se rendit à Etain, suivie en 2009
par une classe du lycée du François.
Afin de renouer les liens entre la
Martinique et Etain, en février
2016, une délégation composée de
scolaires, d’anciens combattants,
des représentants du clergé, de
personnalités diverses et d’élus
se rendra à Etain pour assister à
plusieurs manifestations, dont le
jumelage de la ville du Vauclin et
de la commune d’Etain.
Ainsi Etain sera rattachée durable-
ment à sa marraine.
Sabine Andrivon-Milton n
A LA VILLE D’ETAIN
Tes remparts démolis,
noble ville d’Etain,
Tes vieux débris rougis du
sang de tes familles,
Demain seront debout : la
reine des Antilles,
Madinina, va changer
l’horreur de ton destin.
Sur ton sol ravagé, dans tes
foyers éteints,
Elle veut infuser le sang vif
qui pétille,
En son cœur généreux,
t’adopter pour sa fille,
Dissiper la douleur dont
tes fils sont étreints.
Oui, tes murs glorieux,
mutilés par la guerre,
Vont reprendre bientôt
leur splendeur de naguère.
Tu verras dans tes champs
refleurir le gazon.
Et, joyau précieux de la
terre lorraine,
Tu pourras dès demain
graver sur ton blason :
« Honneur à la filleule et
gloire à la marraine ! »
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503du 24 mai 2015 / n°503
17
Page 18
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 24 mai 2015 / n°503
18
Les billets se terminant par : 436 - 925 - 632 gagnent chacun un lot de consolation.
Les lots pourront être retirés à partir du 26 mai 2015 à la maison d'accueil :
11 avenue de la Plaine - Montgérald - 97200 Fort de France - tél. : 05 96 75 20 08
RÉSULTATS TOMBOLA 2015
LOTDESIGNATION BILLET GAGNANT
1 Voiture Ford KA 3 portes - Centre Auto 2838
2 Croisière pour 2 personnes 7166
3 Machine à laver 31314
4 Tablette numérique 1992
5 Téléviseur 20685
6 Hôtel Bakoua offre 1 nuitée pour 2 personnes 8493
7 Express des Iles offre 1 A/R pour 1 personne vers Sainte-Lucie 16626
8 Frégate bleue - offre 1 nuitée pour 2 personnes 29252
9 Frégate bleue - offre 1 nuitée pour 2 personnes 31997
10 Heli Blue offre 1 circuit évasion pour 1 personne 21995
11 Kata Mambo offre 1 journée catamaran pour 1 personne 18686
12 Weldom offre 1 perceuse sans fil 13371
13 Neltlé offre 1 machine à café Dolce Gusto 8963
14 Le Pitaya offre 1 dîner pour 2 personnes 27014
15 Bod Lanmè offre 1 dîner buffet pour 2 personnes 17616
16 1 Montre Guess 8883
17 1 Desserte Plateau en bois Mahogany 21777
18 Point de vue offre 1 repas pour 2 personnes 10203
19 Tam Loisir offre 1 coffret cadeau Aventure 1920
20 Tam Loisir offre 1 coffret cadeau Aventure 16723
21 Zoo de Martinique offre 3 entrées 30681
22 Zoo de Martinique offre 2 entrées 31400
23 Jardin de Balata offre 2 entrées annuelles 7481
24 Jardin de Balata offre 2 entrées annuelles 25681
25 Sac femme David William 17756
26 Ensemble porte-feuilles et autres 34298
27 1 Lecteur DVD Blu-Ray Philips 20431
28 1 sorbetière manuelle 32609
29 1 lot de 3 petits vases Cristal d'Arques 9189
30 Zanno offre 2 paires de boucles d'oreilles 32018
31 1 livre Beauté de la faune 20388
32 1 lot de rideaux 27384
33 Le Château offre 1 panier garni 3127
34 Le Château offre 1 panier garni 19970
35 Le Château offre 1 panier garni 11868
Page 19
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se
revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
19
99.5 – 101.3 et 105,3 mHz
Site internet : www.radiosaintlouis.com
Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05
Courriel : contact@radiosaintlouis.com
L’Evangile par-dessus les toits
33 ans à votre service : 1982-2015
Dimanche 24 mai 2015
Les bénédictions dans l'Église
Pourquoi, en Outre-mer, souhaitons-nous toujours faire bénir nos maisons, nos voitures, nos animaux ? Quel
est le sens de ces bénédictions ? Bénir pour se protéger ou pour être proche de Dieu ? Qui bénit et faut-il tout
bénir ? De quelles bénédictions parle-t-on dans la Bible ? Y a-t-il des risques à vouloir tout bénir ?
Dieu m'est témoin s'intéresse cette semaine à toutes ces questions. Pour comprendre l'importance et le sens
de ces bénédictions outre-mer, nous irons à Touaourou, à l'extrême sud de la Nouvelle-Calédonie, assister aux
traditionnelles bénédictions d'ignames, tubercules essentiels aux échanges coutumiers propres à la culture
kanak.
Nous irons également à l'Île de La Réunion où, chaque année depuis plus de 20 ans, la messe itinérante des
motards réunis près de 4000 personnes et 2000 cylindrées.
Dimanche 31 mai 2015
Les carmélites
Qui sont les carmélites aujourd’hui en Outre-mer ? Comment vivent-elles et quelle est leur vocation ? Comment
vivent-elles la spiritualité de sainte Thérèse d'Avila, cloîtrées dans le silence, la prière et la contemplation ? Y
a-t-il un avenir à la vocation monastique outre-mer ? A l'occasion du 500
ème anniversaire de la naissance de
sainte Thérèse d'Avila,
Dieu m'est témoin consacre une émission spéciale aux carmélites et aux frères carmes.
Nous irons notamment dans le Pacifique, au carmel de Wallis, fondé il y douze ans, où douze carmélites vivent
dans l'oraison (originaires de Nouvelle-Zélande, de Samoa, de Wallis et de Polynésie). Trois carmels existent
aujourd'hui en Outre-mer et demeurent pour les chrétiens, des lieux de ressourcement et de paix intérieure,
où les décibels sont bannis.
Medias
Page 20
Esprit-Saint,
toi qui, au jour de la Pentecôte, as donné naissance à l’É\
glise, dans le souffle et le feu de l’Amour,
manifeste à nouveau ta bonté envers notre Église diocésaine.\
Aide-nous à nous mettre à l’écoute de ce que tu veux lui dire. Garde-nous fidèles à sa mission.
Aide-nous à transmettre notre héritage de foi ;
assure la vitalité de nos communautés chrétiennes ;
fais de nous un signe vivant de ta présence dans notre monde. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.Amen.
Prière à l’Esprit-Saint
