Page 1
• MGR OSCAR ROMERO
BÉATIFIÉ LE 23 MAI 2015
• MGR MACAIRE PREND
POSSESSION DE LA
CATHÈDRE DE ST-PIERRE
• VISITE PASTORALE
DE NOTRE ÉVÊQUE
AU VAUCLIN
N° 504 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 7 juin 2015
Fête du Saint Sacrement du Corps
et du Sang du ChristFête du Saint Sacrement du Corps
7 juin 2015
Page 2
Editorial
Editorial
Mot de l'Evêque
• Nous voulons (rece)voir Jésus !
Eglise universelle
• Audience générale du pape François
L'éducation, la vocation naturelle des familles
• Bienheureux Mgr Oscar Romero
Liturgie
• Le véritable sens de l’Eucharistie
• Parole dominicale
Dossier : Selon le pape François,
la famille la plus belle est celle
qui sait communiquer...
• Témoignages
Vie du diocèse
• Visites pastorales de Mgr Macaire :
- à Saint-Pierre
- au Vauclin
Médias
numéro
504
S ommaire
C
e dimanche 7 juin, l’Eglise nous invite à célébrer la solenn\
ité du Saint
Sacrement, du Corps et du Sang du Christ. A cette occasion, nous
publions un article du père Phanor, curé du Morne-Rouge, intitulé
«Le véritable sens de l’Eucharistie, en prenant appui sur la th\
éologie du pape
émérite Benoît XVI». Dans sa conclusion, il nous invite à\
revenir à l’essentiel :
l’Eucharistie n’est pas un mystère, mais la communion de tous les fidèles au sein
de l’Eglise qui, par leurs actes, accomplissent ce que veut le Christ\
, et deviennent
ainsi le Corps du Christ.
Nous nous réjouissons, par ailleurs, avec toute l’Eglise, de la bé\
atification, le
23 mai 2015 dernier, de Mgr Oscar Romero, assassiné le 24 mars 1980, alors
qu’il célébrait une Eucharistie. «Un homme de foi profonde et d'une espérance
inébranlable», a précisé le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congré\
gation
pour les Causes des Saints, représentant du pape François pour cet\
te cérémonie.
Mgr Romero combattait ouvertement, entre autres, la pauvreté et l'in\
justice
sociale. Il était reconnu comme "la Voix des sans-voix".
Le pape François poursuit la réflexion sur la famille. Il insiste \
sur le rôle
fondamental qu’ont les parents dans l’éducation de leurs enfant\
s, et de
l’attention qu’il leur convient d’avoir à leur égard. La famille la plus belle est
celle qui sait communiquer, en partant du témoignage, de la beauté et de la richesse
de la relation entre homme et femme, et entre parents et enfants.
Cependant, nous le savons, communiquer n’est pas toujours chose facile au
sein des familles, mais quand ces dernières se donnent le temps et le\
s moyens
de le faire, elles en tirent une grande joie : celle de vivre une commun\
ion,
une harmonie. Considérée comme une école de vie, la famille es\
t ce lieu où
nous apprenons à vivre ensemble dans le respect de nos différences\
. Elle fait
l’objet de notre dossier dans sa fonction de communicant.
Mgr Macaire est également soucieux du bien-être des familles. Elles font l’objet
de toutes ses attentions lors de ses visites pastorales qui cadrent parf\
aitement
avec sa mission de Pasteur. Ces visites sont des occasions de rencontres, non
seulement avec les membres de son clergé et des communautés parois\
siales,
mais également avec les représentants du monde politique, agricole\
, de la
santé… Elles permettent également d’évaluer les différ\
entes structures et
moyens destinés à la vie pastorale, afin de mieux déterminer le\
s priorités en
matière de travaux à réaliser dans les églises, par exemple.\
Ce sont les paroisses de Saint-Pierre et du Vauclin qui ont accueilli
l’archevêque, respectivement les 8 et 19 mai.
Nous avons tous en mémoire la célébration d’ordination ép\
iscopale de
Mgr Macaire. Désirant immortaliser cet événement, nous vous a\
nnoncions
la sortie, pour le mois de mai, d’un «album souvenir» d’une \
cinquantaine de
pages. Les délais de mise en œuvre seront un peu plus longs. L’album paraîtra
donc à la mi-juin et nous espérons que vous lui ferez bon accueil.\
Que cette fête du Corps et du Sang du Christ impulse notre vie chrétienne, et
qu’elle nous fortifie dans ce que nous sommes : le Corps du Christ. R\
endons
donc grâce à Dieu, car à chaque messe… Jésus vient à n\
ous.
Justine Lordinot n
2
3
1212
14
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
Commission paritaire N° 1115L87225
ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586
97207 Fort de France Cedex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr
egliseenmartinique@orange.fr
numéro
504
• MGR OSCAR ROMERO
BÉATIFIÉ LE 23 MAI 2015
• MGR MACAIRE PREND
POSSESSION DE LA
CATHÈDRE DE ST-PIERRE
• VISITE PASTORALE
DE NOTRE ÉVÊQUE
AU VAUCLIN
N° 504 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 7 juin 2015
Fête du Saint Sacrement du Corps
et du Sang du ChristFête du Saint Sacrement du Corps
7 juin 2015
4
5
66
8
10
Selon le pape François,
la famille la plus belle est celle 9
18
Page 3
Nous voulons (rece)voir Jésus !
L
a devise « Montre Jésus »
connaît un grand succès. A
l’occasion de mes visites, je
la vois fleurir dans le chœur de
plusieurs églises du diocèse. Sur les
parvis avant ou après les messes,
des fidèles me disent qu’ils veulent
montrer Jésus autour d’eux et me
demandent la bénédiction pour
cela. Les jeunes et les moins jeunes
s’en sont emparés et ont choisi
cette devise pour leur vie et leur
action personnelle ou de groupes…
Un défi lancé aux jeunes sur le site
« montrejesus.com », a permis
de voir se lever une petite armée,
un bataillon de « montreurs de
Jésus » ! Non seulement avec des
« selfis » ou des photos de groupe
mais aussi en acte et en vérité ! C’est
vraiment beau.
Mais si ce slogan germe par l’action
de l’Esprit-Saint dans le cœur de
tant de croyants, c’est qu’il répond
à un appel. Un appel de Dieu, un
appel que Dieu nous fait à travers
les femmes et les hommes autour de
nous. D’une façon ou d’une autre,
le monde dans sa misère, dans ses
turpitudes crie à l’oreille des amis
de Dieu « nous voulons voir Jésus ».
Nous découvrons que l’expérience
de connaître Jésus, de vivre avec Lui,
d’être son ami, n’est pas réservée à
une élite de purs, elle est destinée à
tous les hommes. Le monde meurt
de ne pas connaître Jésus, de ne pas
connaître l’Evangile, l’humanité a
besoin de voir l’Evangile en acte, cela
lui est nécessaire. L’Evangile est donc
un droit de l’Homme, c’est pourquoi
montrer Jésus est un devoir pour
ceux qui l’ont rencontré et qui sont
devenus ses disciples.
Nous voulons « montrer Jésus »,
parce que nous sentons bien que le
monde aspire à « voir Jésus ». C’est
pourquoi nous chantons que « nous
voulons voir Jésus élevé comme un
étendard sur ce pays pour montrer à tous la Vérité et le Chemin vers
le Ciel ! ».
L’Eglise nous donne plusieurs
occasions communautaires de
montrer Jésus : feu pascal, chemin de
croix, processions… L’un des grands
moments où l’Eglise montre Jésus
dans le monde est la Solennité du
Corps et du Sang du Seigneur, ce
Dimanche qu’on appelait avant la
« Fête-Dieu ». Je me réjouis que de
plus en plus de paroisses organisent
des processions pour montrer Jésus,
pour le promener à travers les rues
dans un « ostensoir » (ce qui veut
dire d’ailleurs : « objet-pour-montrer-
Jésus »). Cette fête et cette procession
dans la tradition de l’Eglise sont une
façon de nous rappeler qu’à chaque
messe, nous recevons nous-mêmes
le Très-Saint-Sacrement pour devenir
chacun un petit ostensoir et pour
tous ensemble montrer Jésus au plus
près de la vie des hommes. Beaucoup
ne sont pas en état de recevoir Jésus,
mais ils peuvent s'en approcher et
le voir à travers nous. C’est pour
cela que nous recevons son Corps
en nourriture et manifestons son
Evangile au monde. Recevoir le Corps
de Jésus c’est vivre selon l’Evangile,
selon les commandements du Christ,
c’est devenir un ostensoir.
En cette fête du Saint Sacrement,
permettez-moi donc, pour finir,
de lancer un appel pour que
avec douceur et pédagogie nous
révisions notre façon de recevoir
Jésus. J’ai remarqué que beaucoup de fidèles (en particulier les jeunes)
communient sans application. Et je
crois même sans savoir.
Attention, il ne s’agit pas de se juger
les uns les autres ou de débattre
pour savoir si on communie sur la
langue, dans les mains, debout ou à
genoux ! L’Eglise permet tout cela, il
n’y a pas de discussion ou de critique
possibles sur ces sujets.
Mais je rappelle au moins quatre
principes :
- En s’approchant du Corps du
Christ chacun doit faire un geste
de vénération qui ne gêne pas les
autres communiants et ne ralentit
pas la procession.
- Ceux qui reçoivent le Corps du
Christ dans la main ne doivent pas
le prendre eux-mêmes dans la main
du prêtre. Ils présentent leurs mains
bien haut, reçoivent l’hostie dans
le creux d’une main et le portent
à la bouche
avec l’autre main. Ils
doivent donc faire bien attention à
la propreté de leur main.
- On ne doit surtout pas communier
en repartant à sa place mais devant le
prêtre ou le ministre de communion
(si possible en regardant vers la
croix). Le ministre de communion
doit vérifier que nul n’emporte (on
ne sait où !) le Corps du Seigneur.
- Tous doivent bien vérifier qu’aucune
parcelle, aucune miette du Corps du
Christ ne tombe au sol, ou ne reste
sur les mains ou les vêtements.
Frères et sœurs, le monde veut « voir
Jésus ». Nous voulons « montrer
Jésus ». Veillons donc à bien
« recevoir Jésus » !
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et de Fort-de-France
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
33
Mot de l'Evêque
Page 4
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
4
Eglise universelle
Audience générale du pape François
L'éducation, la vocation naturelle des familles
L
e Pape a continué son cycle
de catéchèse sur la famille,
et a choisi de revenir, ce
mercredi 20 mai, sur une de ses
caractéristiques essentielles qui
est aussi «sa vocation naturelle»,
celle d’éduquer les enfants, avec
sagesse et équilibre, ainsi que
l’exhorte saint Paul dans son
épître aux Colossiens : « Vous les
enfants, en toutes choses, écou-
tez vos parents ; dans le Seigneur,
c’est cela qui est beau. Et vous
les parents, n’exaspérez pas vos
enfants ; vous risqueriez de les
décourager ».
Aujourd’hui, constate le Pape,
les familles sont accusées par
certains intellectuels «critiques»
d’autoritarisme, de favoritisme,
de répression affective. Le pacte
éducatif est quant à lui rompu, et
« l’alliance éducative entre société
et famille est entrée en crise, car
la méfiance s’est introduite entre
elles ». Ce phénomène a favorisé
« la multiplication de soi-disant
experts prétendant prendre la
place des parents, y compris dans
les aspects les plus intimes de
l’éducation», avec le risque pour
ces derniers de se sentir souvent
«exclus de la vie et de la croissance
de leurs enfants ». Cela est très
grave !
a lancé le Saint-Père, et ne
concourt pas au dialogue et à la
collaboration entre les familles et
les structures éducatives.
Les parents ont un rôle fondamental
dans l’éducation de leurs enfants,
a insisté le Pape, et sont les plus à
même d’entrer dans un dialogue
profond et authentique avec eux,
cherchant où ils en sont vraiment
dans leur cheminement, et quelles
sont leurs attentes.
Le Souverain
Pontife a, en outre, supplié les
couples séparés de ne pas prendre
leurs enfants en otage et de ne pas
les utiliser contre leur ex-conjoint.
Trop souvent, l'enfant est pris en
otage par son père qui lui parle
mal de sa mère, et par sa mère qui
lui parle mal de son père, et cela
fait tant de mal. Les enfants,
a-t-il
dit,
ne doivent pas porter le poids
des ruptures conjugales.
Les communautés chrétiennes
sont appelées à offrir leur soutien
aux parents dans leur mission
éducative, et le font à la lumière de la Parole de Dieu,
a soutenu
le Pape, qui rappelle que l’amour
est à la base de tout.
Cette grâce
de l’amour du Christ porte à son
accomplissement ce qui est inscrit
dans la nature, et sait remplir
les parents de sagesse humaine,
a affirmé le Saint-Père avant
d’évoquer l’exemple donné par
tant de parents chrétiens remplis
de cette sagesse, et qui montrent
que la « bonne éducation familiale
est la colonne vertébrale de
l’humanisme ».
A la fin de l'audience, le Pape a
évoqué l'initiative proposée par
la conférence épiscopale italienne
à l'occasion de la Vigile de la
Pentecôte : celle de veillées de
prière dans tous les diocèses pour
les « nombreux frères et sœurs
exilés ou tués pour le seul fait
d'être chrétien ». Je souhaite qu'un
tel moment de prière accroisse la
conscience que la liberté religieuse
est un droit humain inaliénable,
qu'il sensibilise toujours plus sur le
drame des chrétiens persécutés de
notre temps, et mette fin à ce crime
inacceptable , a conclu le Pape.
Radio Vatican, Place Saint-Pierre,
20 mai 2015
n
« Vous les enfants, en toutes choses,
écoutez vos parents ; dans le Seigneur, c’est cela qui est
beau. Et vous les
parents, n’exaspérez
pas vos enfants ; vous risqueriez de
les décourager »
Page 5
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
5
Bienheureux Oscar Romero
L
a joie des centaines de
milliers de fidèles réunis sur
la place
Divino Salvador del
Mundo
, dans la capitale salvado-
rienne, était immense. Le postula-
teur de la cause de béatification,
Mgr Vincenzo Paglia, qui est aussi
le président du Conseil pontifical
pour la famille, a rappelé publi-
quement le témoignage lumi-
neux de l'archevêque martyr, tué
pendant la célébration eucharis-
tique par les escadrons de la mort
liés au gouvernement militaire,
parce qu'il dénonçait les violences
du régime.
Avec la messe d'aujourd'hui, a
expliqué Mgr Paglia, s'accomplit
cette célébration interrompue
dans le sang, ainsi que celle des
funérailles, également marquée
par un massacre, lorsque l'armée
avait ouvert le feu sur les fidèles.
Rouge, couleur du martyre,
l'estrade mise en place pour
la cérémonie de béatification
a accueilli parmi les reliques, à
côté de la palme du martyre, la
chemise céleste de Mgr Romero
tachée de sang. Le message était
clair : la mort n'a pas vaincu.
Le sang de l'archevêque martyr, a
rappelé le cardinal Amato,
ce 24
mars 1980,
s'est mêlé sur l'autel
au sang rédempteur du Christ.
Homme vertueux, bon prêtre,
évêque sage, il aimait Jésus,
Marie, l'Église, son peuple. Son
option pour les pauvres n'était
pas idéologique, mais évangélique .
Mgr Romero reste encore une source de réconfort pour les
délaissés et les marginalisés, a
insisté le cardinal Amato, dans
son homélie en espagnol.
Il a rappelé que le martyre de
Romero n'a pas été un hasard, un
simple concours de circonstances,
mais bien le sommet d'un chemin
spirituel.
Tu es tout, moi je ne suis
rien. Avec ton tout et avec mon rien
nous ferons beaucoup , écrivait-il,
alors jeune séminariste, dans une
prière conservée dans son journal,
et citée par le cardinal Amato qui
a rappelé le chemin qui, de pasteur
doux et presque timide l'a porté, à
la suite de l'assassinat du jésuite
Rutilio Grande, curé des paysans
oppressés et marginalisés, à
recevoir de l'Esprit-Saint le don de
la force qui l'a amené à s'engager
de plus en plus explicitement dans
la défense du peuple oppressé et
des prêtres persécutés.
Sa charité, a conclu le cardinal
Amato, s'étendait à ses
persécuteurs et il leur prêchait la
conversion au bien. Il n'était donc
pas symbole de division, mais de
paix, de concorde et de fraternité.
Source : http://fr.radiovaticana.va/ n
Oscar Arnulfo Romero y Galdamez est donc Bienheureux. Environ 200 000
personnes, parmi lesquelles de nombreux chefs d'État, ont participé le samedi
23 mai 2015, à San Salvador, à la cérémonie de béatification de l'archevêque
martyr, assassiné en haine de la foi le 24 mars 1980, pendant qu'il célé\
brait
l'Eucharistie.
Un homme de foi profonde et d'une espérance inébranlable, ainsi
l'a défini le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation \
pour les Causes
des Saints, qui représentait le pape François lors de cette cér\
émonie. La fête
du Bienheureux Oscar Romero est fixée au 24 mars, jour de sa mort.
Oscar Romero naît en 1919
dans une famille modeste de
sept enfants.
A 14 ans, il entre au séminaire
contre l'avis de son père.
A 20 ans il rejoint le séminaire
national de San Salvador,
dirigé par les Jésuites.
Il sera ordonné prêtre à
Rome en 1942.
En 1943, il fuit l'Italie fasciste
et rentre au Salvador.
En 1966, il devient Secrétaire
de la Conférence épiscopale
de San Salvador.
Page 6
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
6
Liturgie
L’Eucharistie, en nous unissant au Christ, nous unit aussi aux autres \
fidèles.
La présence sociale de l’Eglise dérive donc de l’Eucharistie, a expliqué Benoît XVI
dans l’homélie de la messe qu’il a célébrée le 23 juin\
2011 au soir, à Saint-Jean-
de-Latran, à l’occasion de la fête du Corpus Domini.
Le véritable sens de l’Eucharistie
en prenant appui sur la théologie
du pape émérite Benoît XVI
D
ans son homélie, Benoît XVI
a rappelé que l’Eucharistie
était un
Pain différent de la
nourriture corporelle qui contribue
à la subsistance de l’organisme :
ce n’est pas nous qui l’assimilons,
mais il nous assimile à lui, afin
que nous devenions conformes
à Jésus-Christ, membres de son
corps, une seule chose avec Lui
,
a-t-il expliqué.
L’Eucharistie qui est communion,
se célèbre en famille, en
communauté, en Église. Paul
avait écrit : La coupe d’action de
grâce que nous bénissons, n’est-
elle pas communion au sang
du Christ ? Le pain que nous
rompons n’est-il pas communion
au corps du Christ ? Puisqu’il y
a un seul pain, la multitude que
nous sommes est un seul corps,
car nous avons tous part à un seul
pain (1 Co 10,16-17).
Ce passage est décisif parce
que
c’est le Christ qui, dans
la communion eucharistique,
nous transforme en Lui, notre
individualité, dans cette
rencontre, est ouverte, libérée
de son égocentrisme et insérée
dans la personne de Jésus qui,
à son tour, est immergée dans la
communion trinitaire.
Le mot communion a deux sens :
1) Du latin
communio, commune
union ou union avec, c’est-à-dire
union avec le Christ et les autres
qui communient eux aussi. 2) Du latin
com-munus, c’est-à-dire avec
les responsabilités ou avec les
charges qui en découlent. Célébrer
l’Eucharistie, c’est donc s’engager;
c’est prendre ses responsabilités
de ce qu’on célèbre. Si donc, le
Christ a donné sa vie, nous devons
donner la nôtre aussi, et si Christ
nous transmet sa vie de Ressuscité,
nous devons la partager entre nous
et avec les autres. En d’autres mots,
célébrer l’Eucharistie, le Faites ceci
en mémoire de moi, c’est vivre
comme le Christ.
Ainsi l’eucharistie, a affirmé
Benoît XVI, tout en nous unissant
au Christ, nous ouvre aussi aux
autres, nous rend membres les uns
des autres : nous ne sommes plus
divisés mais une seule chose en
Lui. La communion eucharistique
m’unit à la personne que j’ai à
côté, et avec laquelle je n’ai peut-
être pas de bons rapports, mais
aussi à des frères éloignés, dans
chaque partie du monde.
L’Eucharistie n’est pas une
dévotion personnelle qui nourrit
l’ego ; l’Eucharistie est un acte
communautaire qui nous oblige à
reconnaître l’autre, les autres, tous
les autres, avec leurs différences
et leur histoire, comme des frères
et des sœurs, et de nous mettre à
leur service.
Le sens profond de la présence
sociale de l’Eglise dérive donc
de l’Eucharistie, comme en
témoignent les grands saints
sociaux qui ont toujours été de
grandes âmes eucharistiques, a-t-il
ajouté. Qui reconnaît Jésus dans
la sainte hostie le reconnaît dans
son frère qui souffre, qui a faim et
soif, qui est étranger, nu, malade,
emprisonné ; et il est attentif à
chaque personne, il s’engage, de
manière concrète, pour tous ceux
qui en ont besoin.
Qui peut communier ? Peut-on
exclure de la table de l’Eucharistie
des personnes ? Les divorcés
Page 7
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
7
remariés ? Les homosexuels ?
Les femmes qui ont subi un
avortement ? Les médecins qui
les ont assistées ? Les marginaux ?
Ceux et celles qui ne vivent pas
selon les règles de l’Église?
Personnellement, je suis convaincu
que non ! Et pourtant, dans sa
première lettre aux Corinthiens,
saint Paul écrit : Celui qui mangera
le pain ou boira à la coupe du
Seigneur indignement se rendra
coupable envers le corps et le sang
du Seigneur (1 Co 11,27). Mais
de quelle indignité parle Paul ?
Dans cette même lettre, il dénonce
les divisions et les scissions entre
les chrétiens qui se réunissent en
assemblée pour prendre leur repas
ensemble. Il leur dit : Quand vous
vous réunissez en commun, ce
n’est pas le repas du Seigneur
que vous prenez. Car, au moment
de manger, chacun se hâte de
prendre son propre repas, en
sorte que, l’un a faim, tandis que
l’autre est ivre (1 Co 11,20-21).
Il ajoute : N’avez-vous donc pas
de maisons pour manger et pour
boire? Ou bien méprisez-vous
l’Église de Dieu et voulez-vous
faire un affront à ceux qui n’ont
rien ?
(1 Co 11,22).
Notre responsabilité spéciale de
chrétiens dans la construction
d’une société solidaire, juste,
fraternelle provient donc du don
d’amour du Christ, a rappelé
toujours le pape Benoît.
Le
christianisme peut et doit faire
en sorte que cette unité ne se
construise pas sans Dieu, c’est-
à-dire sans le véritable amour,
ce qui ferait place à la confusion,
à l’individualisme, a-t-il ajouté,
particulièrement aujourd’hui où la
globalisation nous rend toujours
plus dépendants les uns des autres.
Selon Paul, les seuls qui ne peuvent
communier sont donc ceux qui
refusent de partager, ceux qui
ignorent les pauvres, ceux qui
méprisent les autres, ceux qui
condamnent et qui excluent les
petits, les mal-aimés, les blessés
de la vie ; ceux-là sont indignes
de communier et de célébrer
l’Eucharistie. Jésus était venu pour
les pécheurs et non pour les justes.
Le pape Benoît XVI a rappelé que
l’Evangile vise depuis toujours
l’unité de la famille humaine, une
unité qui ne s’impose pas d’en haut
ni par des intérêts idéologiques ou
économiques, mais par le sens
des responsabilités des uns envers
les autres, pour que nous nous
reconnaissions membres d’un seul
Corps, du Corps du Christ.
À ce sujet, Jean Chrysostome,
au IV ème siècle, peut nous être
d’un grand secours. Il écrivait :
Tu participes à ce repas divin ?
Tu dois être le plus compatissant
des hommes. Tu as bu le Sang du
Seigneur, et tu ne reconnais pas
ton frère ? L’aurais-tu méconnu
jusque là, tu dois le reconnaître
à cette table. Il nous faut tous
être dans l’Église, comme dans
une commune maison : nous ne
formons qu’un seul Corps. Nous
n’avons qu’un seul baptême, une
seule table, une seule source, et
aussi un seul Père.
Il n’y a rien de magique dans le
christianisme , a-t-il conclu. Il n’y a
pas de raccourcis, mais tout passe
par la logique humble et patiente
du grain de blé qui se rompt pour
donner la vie, la logique de la foi
qui déplace les montagnes par
la force douce de Dieu. C’est
pourquoi Dieu veut continuer à
renouveler l’humanité, l’histoire,
le cosmos à travers cette chaîne de
transformation dont l’eucharistie
est le sacrement.
Une des réductions les plus
sensibles, c’est autour de la
présence eucharistique. On a
réduit cette présence du Christ
au seul pain mettant largement
en veilleuse la présence dans les
autres. Cela rétrécit l’expérience
de la communion : comme si le
partage du pain eucharistique
nous faisait oublier la communion
avec les autres. De sorte qu’on
a réduit l’ampleur du Corps du
Christ. C’est ici qu’il faut rappeler
Augustin qui disait dans une
homélie : Si vous êtes le Corps
du Christ et ses membres, c’est
le sacrement de ce que vous êtes
qui est déposé sur la table du
Seigneur ; c’est le sacrement de
ce que vous êtes que vous recevez.
C’est à ce que vous êtes que vous
répondez Amen, et cette réponse
est votre signature… (Sermon
27). Vous êtes le Corps du Christ,
recevez ce que vous êtes. Benoît
XVI revient à l’essentiel de ce rite
important de la liturgie de Paul VI.
Lors de la prière de l’Angélus,
le dimanche 26 juin 2011 au
Vatican, Benoît XVI a présenté
l’Eucharistie comme un antidote
à l’individualisme grandissant
des sociétés occidentales. Le
Pape a ainsi estimé que la messe
enseignait la communion, le
service et le partage , alors que,
dans de nombreux pays, l’Eglise
célèbre la Fête-Dieu, solennité du
Saint Sacrement du Corps et du
Sang du Christ.
La Fête-Dieu est la fête de toutes
celles et de tous ceux qui portent
le Christ au monde. Comme le
disait le prêtre André Beauchamp,
en 2005 : C’est beaucoup plus
facile de porter en procession
l’ostensoir et de rendre visible
l’hostie consacrée, que de porter
en soi le Christ ressuscité et de le
rendre visible aux autres, par notre
témoignage de foi et par notre
engagement au service des autres.
Revenons donc, chers amis lecteurs,
à l’essentiel ; l’Eucharistie n’est pas
un mystère mais la communion de
tous les fidèles au sein de l’Eglise
qui, par leurs actes, accomplissent
ce que veut le Christ et deviennent
ainsi le Corps du Christ.
P. Patrick-Alexis Phanor n
Page 8
L a P arole D ominicale
Dimanche 7 juin 2015
L
Fête du Saint Sacrement – Année B
Exode 24,3-8 • Psaume 11 • Hébreux 9,11-1 • Marc 14,12-16.22-26
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
8
L
'évangile nous montre
souvent Jésus à table : repas
de noces à Cana, repas chez
des publicains et des pécheurs
(par exemple chez Matthieu),
repas avec des pharisiens, comme
chez Simon où une femme vient
lui baigner les pieds de ses larmes ;
repas intimes, chez Lazare,
Marthe et Marie. Repas où Jésus
est l'invité, repas où c'est Jésus qui
invite... Il y a toujours des repas.
Mais de tous ces repas, le plus
grand, le plus significatif est un
repas de fête, le repas de la Cène,
le dernier repas.
On y fêtait le mémorial de la
libération d'Egypte, et on se
conformait, dans toutes les familles,
à un certain nombre de rites. Jésus
est fidèle à la tradition. Comme
tous les chefs de famille, il refait les
gestes des ancêtres, prononce les
formules de bénédiction que tout
le monde prononçait, partage le
pain comme tout le monde ; il fait
circuler les coupes rituelles.
Mais voilà que subitement tout
bascule. Rompant le pain, Jésus
déclare que ce pain, c'est son corps
livré ; faisant circuler la coupe, il
annonce que c'est son sang versé
pour la multitude que ses invités
vont boire. Il n'est plus question
du passé. Ou plus exactement,
l'événement passé atteint ici son
point culminant. La libération de
l'esclavage d'Egypte n'était que
signe d'une libération et d'une
alliance universelle, qui sera scellée
quelques heures plus tard sur la
croix.
Comment le Christ a-t-il pu,
sachant ce qui allait lui arriver,
rendre grâce à Dieu ? Comment
Jésus, sachant qu'il allait être
arrêté, battu, torturé, mis à mort,
a-t-il pu dire merci à Dieu ? Il fallait
en être arrivé à un incroyable
degré d'intimité avec le Père
pour pouvoir, à ce moment-là,
dire merci.
Ce que Jésus a fait ce soir-là,
nous le faisons nous aussi chaque
dimanche. On dit : Je vais à la
messe. Mais il y a quantité de
mots pour désigner la messe. Les
orthodoxes parlent de Divine
Liturgie ou des Saints Mystères.
Rappelons que mystère en
langage chrétien signifie une
réalité qu’on n'aura jamais fini
d’explorer. Les protestants, eux,
disent La Sainte Cène. C'est le mot
latin qui veut dire : le repas du soir.
Nous catholiques, nous disons La
Messe. C'est aussi un mot latin, le
même mot que mission : il indique,
plus que le repas fraternel, sa
conclusion. Tout le monde, après
s'être rassemblé, se disperse et
part en mission : il s'agit de vivre
ce qu'on a célébré. Voilà donc
déjà trois aspects d'une même
réalité. Aujourd'hui on emploie
plus volontiers un quatrième
mot, Eucharistie. C'est un beau
mot, puisque justement il signifie
merci. Peut-être un jour tous les
chrétiens arriveront à se mettre
d'accord pour désigner d'un seul
mot l'assemblée dominicale et
dire simplement :
nous allons
dire merci.
Mais pourquoi avons-nous,
chaque dimanche, à dire merci ?
Mais pour Jésus Christ. Pour ce
don qu'il nous fait de son corps
et de son sang, c'est-à-dire de
sa vie. C'est lui qui a l'initiative,
pas nous. On dit souvent d'une
messe :
c'était une belle messe,
parce que les gens ont bien
chanté, que l'organiste a bien
joué, que les lecteurs ont bien lu,
que le prêtre a bien parlé, que
les acolytes se sont bien tenus,
qu'il y avait beaucoup de monde...
On croirait que tout dépend de
nous. En fait, même si rien de tout
cela n'existait, l'Eucharistie serait
toujours réussie, parce qu'elle
est don de Dieu aux hommes.
Un rescapé du laogai , le camp
de concentration chinois, Jean
Pasqualini, dans son beau livre
Prisonnier de Mao, raconte
avoir vu un prêtre déporté qui,
en cachette, seul, derrière un repli
du terrain, consacrait le pain et le
vin de l'Eucharistie. Quoi de plus
pauvre... mais c'est le don de Dieu.
Nous avons donc d'abord, à
accueillir le Don de Dieu, à
le mettre dans nos vies, pour,
ensuite, le restituer dans notre
vie quotidienne. C'est-à-dire que
si je mange le Corps du Christ,
c'est pour lui ressembler. Pour
entrer dans sa vie, ses gestes
d'accueil, de relation vraie avec
les frères, d'écoute des petits, de
lutte pour la justice. C'est tout
cela, l'Eucharistie. Deviens ce que
tu reçois, écrivait saint Augustin.
Une fois franchies les portes de
cette église, témoignons de Jésus
Christ vivant par nos actes et par
toute notre vie, ce soir, demain,
cette semaine, et tous les jours
de notre vie.
P. Charles-André Sohier, source : Kerit.be
n
Page 9
Dossier : Selon le pape François, la famille la plus
belle est celle qui sait communiquer...
La famille est au cœur du message du pape François pour la 49 ème journée mondiale
des communications sociales, publié le 17 mai dernier dans le n° 5\
03 de la revue
Eglise en Martinique : Communiquer la famille – milieu privilégié de la renc\
ontre dans
la gratuité de l’amour. Le Saint-Père affirme que La famille la plus belle est celle qui
sait communiquer, en partant du témoignage, de la beauté et de la richesse de la
relation entre homme et femme, et entre parents et enfants.
L
a famille est, en effet, une
école de vie ! le lieu privilégié
pour expérimenter le « vivre-
ensemble ». Les enfants apprennent
de leurs parents, et les parents
apprennent toute leur vie à être de
bons parents, et ce, au détriment
parfois de leurs propres intérêts.
Au quotidien, la famille apprend
à se construire ensemble autour
d’affinités communes. Pourtant,
si être parents est une grande et
belle expérience de la vie, c'est
aussi une expérience difficile, car la
responsabilité parentale n'est jamais
accomplie, quel que soit l'âge des
enfants. L’éducation doit se faire
dans un environnement familial
sécurisant, affectueux, propice à
l’épanouissement des enfants pour
en faire des adultes confiants.
S’il est vrai que la famille prend des
formes diverses, elle est de plus en
plus fragilisée dans un monde de
plus en plus individualiste. Parents,
enfants, gendres, brus… font partie
de la famille et tout doit être mis en
œuvre pour que tous grandissent
dans la confiance, l’amour et le
respect, mais… dans la différence.
Dans un tel groupe familial,
communiquer est indispensable, car
chacun a besoin, pour vivre heureux,
de se sentir accueilli, reconnu,
accepté tel qu’il est, de vivre en
relation avec les autres et surtout,
de se sentir aimé.
La communication, omniprésente
dans notre société, est au cœur de
toute relation sociale. Cependant,
force est de constater que c’est un
acte complexe et difficile. Elle est
confrontée à de nombreux défis
(manque de temps, fatigue, routine,
peur du conflit…) et l’apparition
sans cesse de nouveaux outils et
supports ne la favorise point.
Comprenons bien que pour
communiquer, il faut être deux : un
émetteur et un récepteur. Par ailleurs,
il faut également que l’information
émise circule dans les deux sens pour
qu’on parle d’échanges. C’est en cela
que la communication ne doit pas
être confondue avec l’information.
Cette dernière, une fois transmise,
ne prétend pas avoir de retour. Mais,
trouver le bon moment « commun »
pour écouter sans juger, sans
interpréter, sans prendre la place de
l’autre… n’est pas si facile. Il est peut-
être plus facile de se réfugier dans
le silence, de fuir dans les activités
diverses (travail, jardin, bricolage ou
engagements…) que d’affronter les
réalités de la vie en famille. Mais fuir
les confrontations, est-ce vraiment la
meilleure solution ?
Sachons que, bien souvent, l’essentiel
dans une bonne communication
n’est pas ce qui est dit, mais ce qui est
compris. Ainsi, bien communiquer
suppose donc de s’adapter à son
interlocuteur et d’apprendre à
connaître ses intérêts et ses attentes.
D’où le «devoir de s’asseoir » dans
le couple, mis en pratique dans les
Equipes Notre-Dame.
Un message confus, pas bien élaboré,
avec des sous-entendus, est souvent
le premier obstacle à une communi-
cation transparente. Le vocabulaire
que nous employons, les propos que
nous tenons sont souvent porteurs
d’une multiplicité de sens.
Mais, acceptons le fait que chacun ait
quelque chose à apporter à l’autre,
car chaque famille est unique.
La qualité de la relation entre les
membres de la famille dépend de
l’éducation que ceux-ci auront reçue,
mais également de la qualité de la
communication qui sera instaurée.
Cette dernière ne sera pas forcément
parfaite, mais sera toujours à
construire, jour après jour, et
s’améliorera par l’accueil et la
connaissance de l’autre.
Le pape François précise bien que : La
famille parfaite n’existe pas, mais
nous ne devons pas avoir peur de
l’imperfection, de la fragilité, voire
des conflits ; il faut apprendre à les
affronter de manière constructive.
Ainsi la famille où l’on s’aime
malgré les propres limites et
les péchés, devient une école de
pardon.
Il est vrai que si nous vivons en
Enfants de Dieu, nous avons à le
refléter dans notre vie quotidienne
et dans nos familles, à témoigner de
la joie d’être chrétiens.
Demandons donc au Seigneur de
nous apprendre à communiquer,
à retrouver le sens de la parole, de
l’écoute, et du temps donné aux
autres, mais aussi d’apprécier la
richesse qui naît de nos différences.
Car la communication ne s’improvise
pas… elle s’apprend.
En famille, la communication
verbale est sûrement le meilleur
moyen d'être compris et de se faire
comprendre. Elle aide à dissiper
les malentendus et permet de
transmettre plus clairement ses
besoins et ses émotions.
C’est donc une réalité :
la famille
la plus belle est celle qui sait
communiquer.
Justine Lordinot n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
9
Page 10
Prière
Ô Dieu, de qui vient toute paternité au ciel et sur la terre, Toi, Père, qui es Amour et Vie, fais que sur cette terre, par ton Fils, Jésus Christ, "né d’une Femme", et par l’Esprit-Saint, source de charité divine,
chaque famille humaine devienne un vrai sanctuaire
de la vie et de l’amour pour les générations qui se renouvellent sans cesse. Que ta grâce oriente les pensées et les actions
des époux vers le plus grand bien de leurs familles, de toutes les familles du monde.
Que les jeunes générations trouvent dans la famille
un soutien inébranlable qui les rende toujours plus humaines et les fasse croître dans la vérité et dans l’amour.
Que l’amour, affermi par la grâce du sacrement de mariage, soit plus fort que toutes les faiblesses
et toutes les crises que connaissent parfois nos familles. Enfin, nous te le demandons par l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth,
qu’en toutes les nations de la terre
l’Église puisse accomplir avec fruit sa mission dans la famille et par la famille,
Toi qui es la Vie, la Vérité et l’Amour
dans l’unité du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Saint Jean Paul II
Mathurin, 54 ans
La famille la plus belle est
celle qui sait communiquer.
Cette phrase m’interpelle car,
dans de nombreuses familles,
s’asseoir pour discuter, se dire,
est devenu chose rare. Tout le
monde est pris par une foule
d’activités et se croise sans se
parler, sans même se regarder.
Communiquer, échanger,
discuter… c’est tout ce qui
manque également dans
ma propre famille. La télé, le
téléphone (portable ou fixe),
tous ces trucs qui prennent le
pas sur le temps réservé à la
discussion en famille. On est
dépassé ; on ne communique
plus franchement en face à face.
Un autre problème vient dans
la communication entre sœurs
et frères : on est fier parfois
d’avoir des beaux-frères et des
belles-sœurs dans la famille.
Mais quand ces derniers
obligent vos propres sœurs
ou frères à vous tourner le
dos sous prétexte qu’ils sont
« leurs nouvelles familles » et
qu’ils ont la « priorité », cela
devient un gros problème. C’est
une vraie souffrance de ne pas
pouvoir communiquer avec des
membres de sa famille, avec
lesquels on a grandi, partagé
des rires et des pleurs, vu la
souffrance des parents pour
nous élever correctement. Se
retrouver adultes, comme des ennemis, alors que nous avions
une communion de cœur, une
communion spirituelle qui nous
permettait de communiquer
par des petites attentions, des
visites impromptues…
Chers frères, sœurs, belles-
sœurs, beaux-frères : Ayez le sens
de la famille : Communiquez !
Partagez ! Organisez des
rencontres familiales ! Une
famille
élargie devrait être
source d’un plus grand bonheur.
J’approuve les propos du Pape :
la famille la plus belle RESTE celle
qui sait communiquer. Mettons
Dieu au centre de toutes nos
relations pour faire rejaillir son
Amour !
Témoignages…
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
10
Dossier : Selon le pape François, la famille la plus
belle est celle qui sait communiquer...
Page 11
Participez aux débats et témoignez dans les dossiers proposés par la revue. Le prochain thème à traiter
dans le n° 505, qui paraîtra le 21 juin 2015, est le suivant :
La période estivale approche… mais Dieu ne sera pas en vacances. A votre avis, existe-t-il des vacances non chrétiennes ?
Nous attendons vos réactions pour le 11 juin, egliseenmartinique@orange.fr
N’oubliez pas de préciser vos noms, prénoms et votre âge. Merci de joindre, dans la mesure du possible, une photo.
Les dossiers de la revue Eglise en Martinique
Jocelyne
Perroa-Catin,
47 ans
De nos jours,
le dialogue est
très important au
sein de la famille.
En effet, la commu-
nication est un élément clé qui fera de
nos foyers des écoles de partage et de
générosité pour nous et nos enfants.
Nous devons être, à travers nos actes, des
exemples pour eux. Combien de familles
sont divisées à cause de ce manque de
relation (père/mère - parents/enfants) !
Je confirme, la famille la plus belle est
celle qui sait communiquer, partager,
échanger, témoigner.... avec les siens.
Bien évidemment pour arriver à ce
résultat, elle doit se tourner vers Jésus
qui est le Roc, la Grâce, l'Amour...
A fortiori, cette famille sera habitée
par l'Esprit d'unité, et la tolérance les
uns vis-à-vis des autres va subsister. Elle
représentera un saint lieu d'accueil et
l'amour demeurera. Soyons à l'image de
la Sainte Famille de Nazareth !
Marie-Ange Daclinat
Aujourd'hui, la communication en famille n'est
plus ce qu'elle était. La nouvelle génération robot
ressemble à des extraterrestres avec leurs casques en
permanence sur les oreilles. Ils sont coupés du monde.
Avec internet, facebook… tous ces outils modernes
ont tué la communication. Parfois le problème vient
de nous, parents. Nous voulons tout savoir et tout de
suite. Il faut savoir écouter l'autre.
La base de la communication commence par la prière
en famille.
Jacqueline Belfan
La famille la plus belle c'est celle
qui vous accueille, c'est vrai…
Mais j'ai vécu dans un petit coin
de ma commune où nous étions
tous comme frères et sœurs
partageant les bons et les mauvais
moments.
A chaque fête les marmites
sillonnaient de maison en maison.
À la rivière chacun portait de quoi
satisfaire les papilles.
Le dimanche on s'interpellait
pour la messe. Des rencontres
de prières, des veillées, des jeux sur la plage, etc. Les études nous
ont séparés, l'avenir de chacun
vers divers horizons... le cœur
plein de joyeux souvenirs que
vous avez réveillés par cette
question… Les messieurs c'était
"pa"… les femmes c'était "man"…
Jamais seule, toujours des sourires
et des bras accueillants… Tant
de sacrifices, de gestes nobles
et rassurants pour tous les
petits "bobos", des conseils pour
conforter les projets, la relation
parents/voisins, riche de partage.
Quand on vit la joie et la
disponibilité ambiante, je crois
que Dieu n'est pas loin… Dans
nos yeux et nos sourires, il s'est
souvent montré.
Durant toute ma vie, dans ma
famille et mes relations, mon
mouvement de jeunesse, je n'ai
jamais vécu autrement que ma
mère me l'a enseigné… Je suis
dans ma soixante-septième
année, je loue tout le temps Jésus
de m'avoir donné tout ce bonheur
dans cette grande et belle famille.
Nous n'étions pas riches, mais ne
manquions de rien.
Jean-François Héraclide
En effet, la famille est belle quand elle sait
communiquer, quand elle sait prier ensemble, quand
elle sait vivre en communion.
La famille est un magnifique lieu d’apprentissage de
vie en communion, et qui lui permet de communier
avec ses frères et sœurs lors de la sainte messe
dominicale.
Répondre à l’invitation de notre Seigneur Jésus
Christ qui est présent dans l’Eucharistie, renforce la
communication de la famille.
Pour résumer, il n’y a pas de famille sans communication,
pas de communication sans Eucharistie, et donc pas
de famille sans Eucharistie.
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
11
Page 12
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
12
Ce vendredi 8 mai 2015 a été une date chargée d’histoire pou\
r la ville de
Saint-Pierre, qui a vécu au rythme de plusieurs évènements : la remise des
clés de la ville, par le maire Christian Rapha (démarche symbolique), ainsi que
la prise de possession de la Cathèdre de Notre-Dame-de-l’Assomptio\
n.
Mgr Macaire prend possession de
la Cathèdre de Saint- Pierre
L
a messe commémorative
du 8 mai à Saint-Pierre
a été célébrée, pour la
première fois, par l'archevêque
de la Martinique, en présence
des autorités civiles. Elle était
animée par le Chœur d'Hommes
de Balata, associé à des chorales
de Saint-Pierre.
Mgr David Macaire était
accompagné de son cérémoniaire,
le frère Pio, des diacres Georges
Brival et Paul Rougon. Il a été
accueilli à la porte latérale de la
cathédrale par son archiprêtre,
le père David Rondof, curé de
la paroisse et du district Nord
Caraïbe, en présence de la
communauté paroissiale venue
très nombreuse.
Au début de la célébration,
l’évêque embrassa la croix et
bénit la cathédrale ainsi que
toute l’assemblée avant d’être
conduit en procession jusqu’à
l’autel du Sacré Cœur pour se
recueillir devant Jésus, présent
dans le Tabernacle. Il lui confia
son diocèse, son épiscopat et
également la cathédrale de
Saint-Pierre, puis se dirigea vers
la sacristie avec les participants
et cocélébrants pour revêtir ses
habits sacerdotaux et épiscopaux
afin de présider la messe.
De retour de la procession
solennelle avec le chant
Dieu
règne , l’évêque fut conduit à sa
cathèdre, et le père David Rondof
prononça son discours d’accueil,
rappelant que le mot « cathèdre »,
vient du grec Kathèdra qui signifie
« siège », « chaire ». Dans le
langage liturgique, la cathèdre
désigne le siège épiscopal, le
fauteuil à partir duquel l’évêque
préside l’assemblée liturgique.
Ce siège de l’évêque représente
Vie du diocèse
Page 13
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
13
le symbole de son autorité de
docteur car, c’est de ce siège, de
cette chaire, qu’il doit s’adresser
au peuple dont il a la charge,
pour lui enseigner la droite
doctrine de l’Église catholique.
Ensuite, le père Olivier Lucenay
alla à la rencontre du père David
Rondof, muni d’un parchemin
ouvrant une page d’histoire de
son prédécesseur Macaire de
Ségur, capucin né en 1747, curé
de la paroisse de Saint-Pierre
en 1779, et tué le 9 octobre
1792. Les jugements portés sur
le père Macaire se ressentent
des opinions politiques de leurs
auteurs : les uns ont vu en lui
un révolutionnaire mêlé à tous
les troubles, et d’autres, un
apôtre fervent, ami des petits,
des déshérités et un apôtre de
la joie. Bien des années après un
nouveau père nous est donné,
Dieu est toujours plein d’humour.
Dans une homélie, forte et
émouvante, Mgr Macaire nous
rappela l’histoire du brin d’herbe
qui a jailli à travers le goudron qui
devrait l’étouffer, et nous invita
à avoir un esprit de résistance,
de force et à être des témoins
bien debout, parce que l’Esprit
de Dieu est source de toute vie,
et que l’Esprit œuvre toujours
en nous : J’ai mieux qu’un brin
d’herbe pour chacun d’entre
nous : j’ai le Christ ressuscité,
alors n’oublions pas aujourd’hui
la leçon de l’Esprit-Saint :
si tu es mort, avec le Christ,
avec le Christ tu vivras et tu
ressusciteras.
A la fin de l’Eucharistie, les fidèles
ont accompagné Mgr Macaire en
procession jusqu’à l'ossuaire du
cimetière de Saint-Pierre, là où
furent rassemblées les dépouilles
des victimes de l'éruption, pour
prier. S’en est suivie la commé -
moration de la catastrophe du
8 mai 1902, puis la prise d'armes
au Monument aux morts pour
commémorer l'armistice du 8 mai
1945. Mgr Macaire a participé
dans l’après-midi à la manifesta-
tion Table en fête organisée par la
Communauté du Chemin Neuf, au
domaine du Fort de Saint-Pierre,
avant d’assister au concert œcu-
ménique proposé, place Bertin,
dans le cadre des manifestations
du Mai de Saint-Pierre.
Equipe communication paroissiale n
Page 14
Vie du diocèse
Tel était le maître mot à l’occasion de la visite pastorale d\
e Mgr Macaire au
Vauclin. Les paroissiens de l’église Saint-Jean-Baptiste ont véc\
u ce moment
dans l’allégresse, appréciant au passage la simplicité et la jovialité de cet élu du
peuple de Dieu, mais aussi la pertinence des échanges. Plusieurs temps forts
ont émaillé cette visite.
Visite pastorale au Vauclin
Monsényè, Voklen kontan wè’w ! (1)
D
ès son arrivée sur la paroisse,
le mardi 19 mai, l’archevêque
a pu rencontrer le Conseil
pastoral paroissial (CPP), ainsi que
les responsables de mouvements
et services. Une concertation qui a
permis de jeter un regard critique
sur les difficultés de terrain dans la
mission. Chacun s’est prêté au jeu des
questions-réponses, Mgr Macaire se
positionnant en accompagnateur
des projets :
Je vous soutiendrai, mais
vous êtes les acteurs.
S’en est suivi un
dîner avec le curé, le Conseil paroissial
pour les affaires économiques
(CPAE), des représentants du CPP et
une famille vauclinoise.
Le mercredi 20 mai fut un véritable
marathon, d’ailleurs, fort tôt le
matin, l’archevêque adepte de
la marche, n’a pas manqué de
s’essayer au sentier littoral «la boucle
vauclinoise» au quartier Château-
Paille. Peu de temps après – Quel
dynamisme ! – il célébrait à 6h30
l’Eucharistie. Un moment que les
Vauclinois n’ont pas voulu rater ;
l’église connaissait la foule des
grandes fêtes liturgiques. Rassurez-
moi , lançait-il en boutade, c’est
comme cela tous les matins ? A la
fin de la messe, on pouvait alors voir
l’importante procession des fidèles
venus chercher la bénédiction.
Vers 9h, Mgr Macaire a procédé à la
visite du chantier de la salle paroissiale
avec le CPAE. Rappelons que ce
bâtiment est une infrastructure
attendue par la communauté. Le
site permettra d’organiser et de
développer les activités pastorales. A 10h, Mgr David se rend à pied
à la Mairie. Aux dires du premier
adjoint, M. Georges Cléon, et de
son Conseil municipal, la venue
de Mgr
Macaire est historique
et à graver dans les annales. La
haie d’honneur qui a accueilli
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
14 En visite de chantier avec les membres du CPAE… (Conseil paroissial des affaires économiques)
Avec M. Cléon, le maire-adjoint
Page 15
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
15
l'archevêque est la traduction d’une
joie immense. Les Conseillers ont
dressé un rapide tableau des réalités
de terrain. L’accent a été porté
particulièrement sur l’implication
des jeunes, leur prise en charge et
le problème d’accompagnement
des personnes âgées.
Vers 11h, l’évêque entamait sa
visite des malades au domicile de
« Man Inor ». Agée de 103 ans,
cette grande dame n’a rien perdu
de sa superbe. Le comité d’accueil
composé de cette grande famille, de
voisins et amis était impressionnant.
Instant magique que chacun
voulait capter. Entourée de ses
enfants, petits-enfants, arrière-
petits-enfants, et de « Monsényè »
Mme Inor Marguerite aura vécu un
moment féérique.
Dans la foulée, Mgr David s’est
rendu chez M me Thérèse Jean-
Lambert, handicapée et atteinte
de cécité. Au Vauclin, on la connaît bien et on ne mettra pas en doute
son implication dans les activités de
la paroisse. Grande joie intérieure et
larmes pour cette dame, à l’écoute
de Radio Saint-Louis, embrassant
l’Evêque et lui prodiguant tous ses
bons vœux.
Je prierai pour vous,
assure-t-elle.
Brève petite escapade sur le front
de mer, échanges avec quelques
marchandes et là, apercevant des
jeunes, Mgr Macaire, illico-presto,
va à leur rencontre et instaure un
échange. C’est le plus naturellement
du monde qu’ils prennent la photo.
Les jeunes sont ravis !
12h45, retour au presbytère pour
un déjeuner en compagnie de
professionnels vauclinois issus des
mondes de la Santé, l’Education, la
Pêche, l’Agriculture, le Commerce.
L’évêque invite chacun à exprimer
ses difficultés, mais aussi sa vision
de l’avenir de la profession.
Félicitations, au passage, à ceux et
celles qui ont préparé les délicieux
plats.
15h, les confirmands, réunis à
l’église avec leurs animateurs
de catéchisme, attendent
impatiemment l’archevêque. Ça y
est, il arrive. Très vite, la timidité de
départ fait place à l’avalanche des questions. Visiblement, les jeunes
sont séduits. Les axes essentiels
de la mission qui les attend sont
rappelés.
J’ai besoin d’une armée
et vous êtes cette armée,
dit-il. Que
votre oui soit vrai, franc et dans
l’engagement. A dimanche !
La visite pastorale de Mgr David
Macaire s’achève vers 16h15. La
paroisse du Vauclin, enfin toute la
ville en a été auréolée.
Monsényè,
Voklen té kontan wè’w !
Bruno Laviolette, CPAE du Vauclin n
(1) Monseigneur, le Vauclin vous souhaite la bienvenue.
Avec des jeunes dans la rue
Avec M me Inor... 103 ans
Avec M me Thérèse Jean-Lambert
Au marché du bord de mer
Page 16
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
16
LES EQUIPES ENSEIGNANTES DE LA MARTINIQUE
Membres de la Fédération des Mouvements d’Action Catholique de la Martinique (FEMAC/M) et leur aumônier,
le Père Alain Ransay, ont le plaisir de convier les enseignants catholiques à leur session des vacances, du lundi
24 août au mercredi 26 août 2015, à la Résidence hôtelière Impératrice-Village, aux Trois-Ilets.Thème : LA FOI ET LA JOIE
Tout compris « All Inclusive » (Repas – Hébergement) pour l’ensemble de la sessi\
on :
185 € par personne, en chambre double ou 225 € en chambre individuelle
(Versement des arrhes : 85 € ou 105 € selon la formule choisie) - Date limite d’inscription : Mardi 30 juin 2015 !
n Par voie postale : Paroisse de Saint-Christophe, Equipes Enseignantes
6, rue Saint-Christophe – 97200 Fort de France (chèque uniquement et feuille d’inscription remplie)
n Ou au secrétariat de la paroisse de Saint-Christophe
Lundi, mardi, mercredi, vendredi : 8h00 - 12h00 & 14h00 - 16h00
jeudi : 14h00-16h00 et samedi : 8h00-11h00 (espèces/chèque et feuille d’inscription remplie)\
Renseignements : Sonia : 06 96 43 18 40 - Antoine : 06 96 32 31 46 - Théodore : 05 96 50 62 24
Communiqués
Les pères Luciano Rinasoa et Bruno Latour, de Schœlcher et de Bellevue, ont le plaisir de vous inviter au
concert paroissial, organisé à l’église Notre-Dame-de-la-Nativité de Schœ\
lcher, le dimanche 5 juillet
2015 à 15h30, avec les chorales Bouton d’arc-en-ciel, Cœurs à chœur, La voix de l'alliance, L’orchidée,
Chante pour Dieu et le groupe des animateurs liturgiques de la paroisse de Schœlcher.
Entrée gratuite - venez nombreux !
Le Service diocésain des Equipes du Rosaire, Diocèse de la Martinique, invite tous ses membres et tous
ceux qui souhaitent faire partie d'une équipe du Rosaire, à un rassemblement sur le thème de l'année : ESPERER CONTRE TOUTE ESPERANCE,
le dimanche 21 juin 2015, au Centre Saint-Raphaël, Route de Terreville, à Schœlcher, de 8h30 à 17h,
avec la participation de :
- Frère Jegou, Aumônier national
- M
me Camsat Françoise, Responsable nationale
- Mme Armide Clet, Responsable régionale
- Père Francois-Augrin, Aumônier diocésain
Les Responsables diocésains de la Guadeloupe et de la Guyane, et quelques prêtres de notre diocèse
seront également présents.
Le repas sera tiré du sac. Nous comptons sur présence, venez nombreux !
La responsable Madame Allau
CONCERT PAROISSIAL
à l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Schœlcher
EQUIPES DU ROSAIRE
E GLISE EN M ARTINIQUE
Règlement à l’ordr\qe de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
É glise en Martinique
Boîte Po\btale 586 • \q97 207 FORT DE FRANCE CEDEX
MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 €
Oui, je m’abonne !
Nom : ........................................................................\
..........................................................................................
Prénom : .......................................................................\
.....................................................................................
Adresse : .......................................................................\
...................................................................................
Mail : .......................................................................\
Tél. .......................................................................\
........ Code Postal ....................................................... Ville .......................................................................\
...
Page 17
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
17
AU
PROGRAMME
Vendredi
• 21h -22h30 Eucharistie • 22h30 -Minuit :
Présentation des mouvements Adoration silencieuse
Temps de Confession jusqu’à
minuit Samedi
• Minuit -2h : Adoration animée
• 2h-3h : Adoration et démarche
spirituelle
• 3h-4h : Heure du grand silence • 4h-5h : Heure d’Adoration avec Marie • 5h-6h : Heure sainte • 6h : Angélus • 6h10 : Salut du Saint Sacrement • 6h30 -7h30 : Eucharistie
(Messe Votive à Marie)
UN C AR E ST M IS ? D ISPOSITION
Inscription : Librairie de l’Immaculée Conception
22, Rue Victor Schœlcher (Face au presbytère du Lamentin)
Tél : 0596 39 22 13
N’oubliez pas le gilet, la lampe de poche et la timbale non jetable
NUIT
DES
SENTINELLES
Vendredi
05
au
Samedi
06
Juin
2015
QUI
A
TANT
AIM É
LES
HOMMES
Animée
par
VOICI
CE
CŒUR
Les
Amis
de
l’Enfant
Jésus
de
Beaune
et
le
Service
Diocésain
de
la
Catéchèse
AU
PROGRAMME
Vendredi
• 21h -22h30 Eucharistie
• 22h30 -Minuit :
Présentation des mouvements
Adoration silencieuse
Temps de Confession jusqu’à
minuit
Samedi
• Minuit -2h : Adoration animée
• 2h -3h : Adoration et démarche
spirituelle
• 3h -4h : Heure du grand silence
• 4h -5h : Heure d’Adoration avec Marie
• 5h -6h : Heure sainte
• 6h : Angélus
• 6h10 : Salut du Saint Sacrement
• 6h30 -7h30 : Eucharistie
(Messe Votive à Marie)
U N C AR E ST M IS ? D ISPO SITIO N
Inscription : Librairie de l’Immaculée Conception
22, Rue Victor Schœlcher (Face au presbytère du Lamentin)
Tél : 0596 39 22 13
N’oubliez pas le gilet, la lampe de poche et la timbale non jetable
NUIT
DES
SENTINELLES
Vendredi
05
au
Samedi
06
Juin
2015
QUI
A
TANT
AIM É
LES
HOMMES
Animée
par
VOICI
CE
CŒUR
Les
Amis
de
l’Enfant
Jésus
de
Beaune
et
le
Service
Diocésain
de
la
Catéchèse
AU
PROGRAMME
Vendredi
• 21h -22h30 Eucharistie
• 22h30 -Minuit :
Présentation des mouvements
Adoration silencieuse
Temps de Confession jusqu’à
minuit
Samedi
• Minuit -2h : Adoration animée
• 2h -3h : Adoration et démarche
spirituelle
• 3h -4h : Heure du grand silence
• 4h -5h : Heure d’Adoration avec Marie
• 5h -6h : Heure sainte
• 6h : Angélus
• 6h10 : Salut du Saint Sacrement
• 6h30 -7h30 : Eucharistie
(Messe Votive à Marie)
U N C AR E ST M IS ? D ISPO SITIO N
Inscription : Librairie de l’Immaculée Conception
22, Rue Victor Schœlcher (Face au presbytère du Lamentin)
Tél : 0596 39 22 13
N’oubliez pas le gilet, la lampe de poche et la timbale non jetable
NUIT
DES
SENTINELLES
Vendredi
05
au
Samedi
06
Juin
2015
QUI
A
TANT
AIM É
LES
HOMMES
Animée
par
VOICI
CE
CŒUR
Les
Amis
de
l’Enfant
Jésus
de
Beaune
et
le
Service
Diocésain
de
la
Catéchèse
AU
PROGRAMME
Vendredi
• 21h -22h30 Eucharistie
• 22h30 -Minuit :
Présentation des mouvements
Adoration silencieuse
Temps de Confession jusqu’à
minuit
Samedi
• Minuit -2h : Adoration animée
• 2h -3h : Adoration et démarche
spirituelle
• 3h -4h : Heure du grand silence
• 4h -5h : Heure d’Adoration avec Marie
• 5h -6h : Heure sainte
• 6h : Angélus
• 6h10 : Salut du Saint Sacrement
• 6h30 -7h30 : Eucharistie
(Messe Votive à Marie)
U N C AR E ST M IS ? D ISPO SITIO N
Inscription : Librairie de l’Immaculée Conception
22, Rue Victor Schœlcher (Face au presbytère du Lamentin)
Tél : 0596 39 22 13
N’oubliez pas le gilet, la lampe de poche et la timbale non jetable
NUIT
DES
SENTINELLES
Vendredi
05
au
Samedi
06
Juin
2015
QUI
A
TANT
AIM É
LES
HOMMES
Animée
par
VOICI
CE
CŒUR
Les
Amis
de
l’Enfant
Jésus
de
Beaune
et
le
Service
Diocésain
de
la
Catéchèse
UN CAR EST MIS À DISPOSITIONInscription : Librairie de l’Immaculée Conception
22, Rue Victor Schœlcher (Face au presbytère du Lamentin) - Tél : 0596 39 22 13
N’oubliez pas le gilet, la lampe de poche et la timbale non jetable
Page 18
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
18
Page 19
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se
revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 7 juin 2015 / n°504
19
99.5 – 101.3 et 105,3 mHz
Site internet : www.radiosaintlouis.com
Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05
Courriel : contact@radiosaintlouis.com
L’Evangile par-dessus les toits
33 ans à votre service : 1982-2015
Dimanche 14 juin 2015
Justice de Dieu, justice des hommes ?
Comment la justice intègre-t-elle nos spécificités culturelles et cultuelles ? Peut-elle le faire d’ailleurs ? Comment
la justice des hommes peut-elle s’appliquer lorsqu’elle est parfois contraire à la morale des Evangiles ?
Pour répondre à ces questions,
Dieu m’est témoin reçoit cette semaine Aïcha Condé, avocate au Barreau de
Paris, fille de la célèbre écrivaine guadeloupéenne, Maryse Condé. Elle nous parlera de son métier d’avocat
et de sa difficulté d’exercice.
Nous irons en Guadeloupe rencontrer M
e Valérius, avocat et chrétien engagé ; il nous expliquera comment sa
foi et son métier sont parfois incompatibles.
Nous verrons aussi comment la justice restaurative, nouvelle disposition de la loi pénale, se met en place outre-
mer et comment, en mettant les auteurs et les victimes face à face, elle donne une autre vision de la réparation.
Dimanche 21 juin 2015
L'engagisme
Comment les hindous sont-ils arrivés Outre-mer ? Comment, sans le savoir, ont-ils remplacé les esclaves dans
le travail des champs de canne, signant des contrats d’engagés et dans quelles conditions ont-ils vécu ? Quels
repères les Indiens d’Outre-mer ont-ils pu trouver dans leur propre histoire ?
Pour comprendre comment a été vécue cette période terrible de l’Histoire, pourtant si méconnue,
Dieu
m’est témoin
reçoit cette semaine le professeur Singaravelou. Né à Pondichéry, cet agrégé de géographie a
longtemps enseigné à l’Université Antilles-Guyane. Aujourd’hui chercheur en géographie culturelle, il s’intéresse
particulièrement à la géographie du monde indien, à l’Inde et à sa diaspora.
Nous serons connectés avec Diana Ramassamy, en Martinique, qui se bat pour faire reconnaître les droits des
personnes d’origine indienne. Elle nous racontera comment ses grands-parents ont fui les plantations de café
et de canne pour travailler dans l’administration en ville.
Medias
Page 20
Au-delà de la désillusion
Seigneur,
fais que chacun de nous,
nous sachions assez donnernous sachions assez donner
et encore plus nous donner,et encore plus nous donner,
inlassables, jusqu’à ta rencontre.inlassables, jusqu’à ta rencontre.
Fais que cette année
soit celle d’une guerre sacrée,
Ta guerre, la guerre à la misère,
notre commun méfait.
Viens, Seigneur, viens !
Du dedans de nos cœurs,
aide -nous à vaincre dans ce combat.
Et fais que nous sachions aimer,
et ne plus nous moquer.
Abbé Pierre
