504 - Fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

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• MGR OSCAR ROMERO BÉATIFIÉ LE 23 MAI 2015 • MGR MACAIRE PREND POSSESSION DE LA CATHÈDRE DE ST-PIERRE • VISITE PASTORALE DE NOTRE ÉVÊQUE AU VAUCLIN N° 504 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 7 juin 2015 Fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du ChristFête du Saint Sacrement du Corps 7 juin 2015

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Editorial Editorial Mot de l'Evêque • Nous voulons (rece)voir Jésus ! Eglise universelle • Audience générale du pape François L'éducation, la vocation naturelle des familles • Bienheureux Mgr Oscar Romero Liturgie • Le véritable sens de l’Eucharistie • Parole dominicale Dossier : Selon le pape François, la famille la plus belle est celle qui sait communiquer... • Témoignages Vie du diocèse • Visites pastorales de Mgr Macaire : - à Saint-Pierre - au Vauclin Médias numéro 504 S ommaire C e dimanche 7 juin, l’Eglise nous invite à célébrer la solenn\ ité du Saint Sacrement, du Corps et du Sang du Christ. A cette occasion, nous publions un article du père Phanor, curé du Morne-Rouge, intitulé «Le véritable sens de l’Eucharistie, en prenant appui sur la th\ éologie du pape émérite Benoît XVI». Dans sa conclusion, il nous invite à\ revenir à l’essentiel : l’Eucharistie n’est pas un mystère, mais la communion de tous les fidèles au sein de l’Eglise qui, par leurs actes, accomplissent ce que veut le Christ\ , et deviennent ainsi le Corps du Christ. Nous nous réjouissons, par ailleurs, avec toute l’Eglise, de la bé\ atification, le 23 mai 2015 dernier, de Mgr Oscar Romero, assassiné le 24 mars 1980, alors qu’il célébrait une Eucharistie. «Un homme de foi profonde et d'une espérance inébranlable», a précisé le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congré\ gation pour les Causes des Saints, représentant du pape François pour cet\ te cérémonie. Mgr Romero combattait ouvertement, entre autres, la pauvreté et l'in\ justice sociale. Il était reconnu comme "la Voix des sans-voix". Le pape François poursuit la réflexion sur la famille. Il insiste \ sur le rôle fondamental qu’ont les parents dans l’éducation de leurs enfant\ s, et de l’attention qu’il leur convient d’avoir à leur égard. La famille la plus belle est celle qui sait communiquer, en partant du témoignage, de la beauté et de la richesse de la relation entre homme et femme, et entre parents et enfants. Cependant, nous le savons, communiquer n’est pas toujours chose facile au sein des familles, mais quand ces dernières se donnent le temps et le\ s moyens de le faire, elles en tirent une grande joie : celle de vivre une commun\ ion, une harmonie. Considérée comme une école de vie, la famille es\ t ce lieu où nous apprenons à vivre ensemble dans le respect de nos différences\ . Elle fait l’objet de notre dossier dans sa fonction de communicant. Mgr Macaire est également soucieux du bien-être des familles. Elles font l’objet de toutes ses attentions lors de ses visites pastorales qui cadrent parf\ aitement avec sa mission de Pasteur. Ces visites sont des occasions de rencontres, non seulement avec les membres de son clergé et des communautés parois\ siales, mais également avec les représentants du monde politique, agricole\ , de la santé… Elles permettent également d’évaluer les différ\ entes structures et moyens destinés à la vie pastorale, afin de mieux déterminer le\ s priorités en matière de travaux à réaliser dans les églises, par exemple.\ Ce sont les paroisses de Saint-Pierre et du Vauclin qui ont accueilli l’archevêque, respectivement les 8 et 19 mai. Nous avons tous en mémoire la célébration d’ordination ép\ iscopale de Mgr Macaire. Désirant immortaliser cet événement, nous vous a\ nnoncions la sortie, pour le mois de mai, d’un «album souvenir» d’une \ cinquantaine de pages. Les délais de mise en œuvre seront un peu plus longs. L’album paraîtra donc à la mi-juin et nous espérons que vous lui ferez bon accueil.\ Que cette fête du Corps et du Sang du Christ impulse notre vie chrétienne, et qu’elle nous fortifie dans ce que nous sommes : le Corps du Christ. R\ endons donc grâce à Dieu, car à chaque messe… Jésus vient à n\ ous. Justine Lordinot n 2 3 1212 14 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr numéro 504 • MGR OSCAR ROMERO BÉATIFIÉ LE 23 MAI 2015 • MGR MACAIRE PREND POSSESSION DE LA CATHÈDRE DE ST-PIERRE • VISITE PASTORALE DE NOTRE ÉVÊQUE AU VAUCLIN N° 504 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 7 juin 2015 Fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du ChristFête du Saint Sacrement du Corps 7 juin 2015 4 5 66 8 10 Selon le pape François, la famille la plus belle est celle 9 18

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Nous voulons (rece)voir Jésus ! L a devise « Montre Jésus » connaît un grand succès. A l’occasion de mes visites, je la vois fleurir dans le chœur de plusieurs églises du diocèse. Sur les parvis avant ou après les messes, des fidèles me disent qu’ils veulent montrer Jésus autour d’eux et me demandent la bénédiction pour cela. Les jeunes et les moins jeunes s’en sont emparés et ont choisi cette devise pour leur vie et leur action personnelle ou de groupes… Un défi lancé aux jeunes sur le site « montrejesus.com », a permis de voir se lever une petite armée, un bataillon de « montreurs de Jésus » ! Non seulement avec des « selfis » ou des photos de groupe mais aussi en acte et en vérité ! C’est vraiment beau. Mais si ce slogan germe par l’action de l’Esprit-Saint dans le cœur de tant de croyants, c’est qu’il répond à un appel. Un appel de Dieu, un appel que Dieu nous fait à travers les femmes et les hommes autour de nous. D’une façon ou d’une autre, le monde dans sa misère, dans ses turpitudes crie à l’oreille des amis de Dieu « nous voulons voir Jésus ». Nous découvrons que l’expérience de connaître Jésus, de vivre avec Lui, d’être son ami, n’est pas réservée à une élite de purs, elle est destinée à tous les hommes. Le monde meurt de ne pas connaître Jésus, de ne pas connaître l’Evangile, l’humanité a besoin de voir l’Evangile en acte, cela lui est nécessaire. L’Evangile est donc un droit de l’Homme, c’est pourquoi montrer Jésus est un devoir pour ceux qui l’ont rencontré et qui sont devenus ses disciples. Nous voulons « montrer Jésus », parce que nous sentons bien que le monde aspire à « voir Jésus ». C’est pourquoi nous chantons que « nous voulons voir Jésus élevé comme un étendard sur ce pays pour montrer à tous la Vérité et le Chemin vers le Ciel ! ». L’Eglise nous donne plusieurs occasions communautaires de montrer Jésus : feu pascal, chemin de croix, processions… L’un des grands moments où l’Eglise montre Jésus dans le monde est la Solennité du Corps et du Sang du Seigneur, ce Dimanche qu’on appelait avant la « Fête-Dieu ». Je me réjouis que de plus en plus de paroisses organisent des processions pour montrer Jésus, pour le promener à travers les rues dans un « ostensoir » (ce qui veut dire d’ailleurs : « objet-pour-montrer- Jésus »). Cette fête et cette procession dans la tradition de l’Eglise sont une façon de nous rappeler qu’à chaque messe, nous recevons nous-mêmes le Très-Saint-Sacrement pour devenir chacun un petit ostensoir et pour tous ensemble montrer Jésus au plus près de la vie des hommes. Beaucoup ne sont pas en état de recevoir Jésus, mais ils peuvent s'en approcher et le voir à travers nous. C’est pour cela que nous recevons son Corps en nourriture et manifestons son Evangile au monde. Recevoir le Corps de Jésus c’est vivre selon l’Evangile, selon les commandements du Christ, c’est devenir un ostensoir. En cette fête du Saint Sacrement, permettez-moi donc, pour finir, de lancer un appel pour que avec douceur et pédagogie nous révisions notre façon de recevoir Jésus. J’ai remarqué que beaucoup de fidèles (en particulier les jeunes) communient sans application. Et je crois même sans savoir. Attention, il ne s’agit pas de se juger les uns les autres ou de débattre pour savoir si on communie sur la langue, dans les mains, debout ou à genoux ! L’Eglise permet tout cela, il n’y a pas de discussion ou de critique possibles sur ces sujets. Mais je rappelle au moins quatre principes : - En s’approchant du Corps du Christ chacun doit faire un geste de vénération qui ne gêne pas les autres communiants et ne ralentit pas la procession. - Ceux qui reçoivent le Corps du Christ dans la main ne doivent pas le prendre eux-mêmes dans la main du prêtre. Ils présentent leurs mains bien haut, reçoivent l’hostie dans le creux d’une main et le portent à la bouche avec l’autre main. Ils doivent donc faire bien attention à la propreté de leur main. - On ne doit surtout pas communier en repartant à sa place mais devant le prêtre ou le ministre de communion (si possible en regardant vers la croix). Le ministre de communion doit vérifier que nul n’emporte (on ne sait où !) le Corps du Seigneur. - Tous doivent bien vérifier qu’aucune parcelle, aucune miette du Corps du Christ ne tombe au sol, ou ne reste sur les mains ou les vêtements. Frères et sœurs, le monde veut « voir Jésus ». Nous voulons « montrer Jésus ». Veillons donc à bien « recevoir Jésus » ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et de Fort-de-France n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 33 Mot de l'Evêque

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 4 Eglise universelle Audience générale du pape François L'éducation, la vocation naturelle des familles L e Pape a continué son cycle de catéchèse sur la famille, et a choisi de revenir, ce mercredi 20 mai, sur une de ses caractéristiques essentielles qui est aussi «sa vocation naturelle», celle d’éduquer les enfants, avec sagesse et équilibre, ainsi que l’exhorte saint Paul dans son épître aux Colossiens : « Vous les enfants, en toutes choses, écou- tez vos parents ; dans le Seigneur, c’est cela qui est beau. Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager ». Aujourd’hui, constate le Pape, les familles sont accusées par certains intellectuels «critiques» d’autoritarisme, de favoritisme, de répression affective. Le pacte éducatif est quant à lui rompu, et « l’alliance éducative entre société et famille est entrée en crise, car la méfiance s’est introduite entre elles ». Ce phénomène a favorisé « la multiplication de soi-disant experts prétendant prendre la place des parents, y compris dans les aspects les plus intimes de l’éducation», avec le risque pour ces derniers de se sentir souvent «exclus de la vie et de la croissance de leurs enfants ». Cela est très grave ! a lancé le Saint-Père, et ne concourt pas au dialogue et à la collaboration entre les familles et les structures éducatives. Les parents ont un rôle fondamental dans l’éducation de leurs enfants, a insisté le Pape, et sont les plus à même d’entrer dans un dialogue profond et authentique avec eux, cherchant où ils en sont vraiment dans leur cheminement, et quelles sont leurs attentes. Le Souverain Pontife a, en outre, supplié les couples séparés de ne pas prendre leurs enfants en otage et de ne pas les utiliser contre leur ex-conjoint. Trop souvent, l'enfant est pris en otage par son père qui lui parle mal de sa mère, et par sa mère qui lui parle mal de son père, et cela fait tant de mal. Les enfants, a-t-il dit, ne doivent pas porter le poids des ruptures conjugales. Les communautés chrétiennes sont appelées à offrir leur soutien aux parents dans leur mission éducative, et le font à la lumière de la Parole de Dieu, a soutenu le Pape, qui rappelle que l’amour est à la base de tout. Cette grâce de l’amour du Christ porte à son accomplissement ce qui est inscrit dans la nature, et sait remplir les parents de sagesse humaine, a affirmé le Saint-Père avant d’évoquer l’exemple donné par tant de parents chrétiens remplis de cette sagesse, et qui montrent que la « bonne éducation familiale est la colonne vertébrale de l’humanisme ». A la fin de l'audience, le Pape a évoqué l'initiative proposée par la conférence épiscopale italienne à l'occasion de la Vigile de la Pentecôte : celle de veillées de prière dans tous les diocèses pour les « nombreux frères et sœurs exilés ou tués pour le seul fait d'être chrétien ». Je souhaite qu'un tel moment de prière accroisse la conscience que la liberté religieuse est un droit humain inaliénable, qu'il sensibilise toujours plus sur le drame des chrétiens persécutés de notre temps, et mette fin à ce crime inacceptable , a conclu le Pape. Radio Vatican, Place Saint-Pierre, 20 mai 2015 n « Vous les enfants, en toutes choses, écoutez vos parents ; dans le Seigneur, c’est cela qui est beau. Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 5 Bienheureux Oscar Romero L a joie des centaines de milliers de fidèles réunis sur la place Divino Salvador del Mundo , dans la capitale salvado- rienne, était immense. Le postula- teur de la cause de béatification, Mgr Vincenzo Paglia, qui est aussi le président du Conseil pontifical pour la famille, a rappelé publi- quement le témoignage lumi- neux de l'archevêque martyr, tué pendant la célébration eucharis- tique par les escadrons de la mort liés au gouvernement militaire, parce qu'il dénonçait les violences du régime. Avec la messe d'aujourd'hui, a expliqué Mgr Paglia, s'accomplit cette célébration interrompue dans le sang, ainsi que celle des funérailles, également marquée par un massacre, lorsque l'armée avait ouvert le feu sur les fidèles. Rouge, couleur du martyre, l'estrade mise en place pour la cérémonie de béatification a accueilli parmi les reliques, à côté de la palme du martyre, la chemise céleste de Mgr Romero tachée de sang. Le message était clair : la mort n'a pas vaincu. Le sang de l'archevêque martyr, a rappelé le cardinal Amato, ce 24 mars 1980, s'est mêlé sur l'autel au sang rédempteur du Christ. Homme vertueux, bon prêtre, évêque sage, il aimait Jésus, Marie, l'Église, son peuple. Son option pour les pauvres n'était pas idéologique, mais évangélique . Mgr Romero reste encore une source de réconfort pour les délaissés et les marginalisés, a insisté le cardinal Amato, dans son homélie en espagnol. Il a rappelé que le martyre de Romero n'a pas été un hasard, un simple concours de circonstances, mais bien le sommet d'un chemin spirituel. Tu es tout, moi je ne suis rien. Avec ton tout et avec mon rien nous ferons beaucoup , écrivait-il, alors jeune séminariste, dans une prière conservée dans son journal, et citée par le cardinal Amato qui a rappelé le chemin qui, de pasteur doux et presque timide l'a porté, à la suite de l'assassinat du jésuite Rutilio Grande, curé des paysans oppressés et marginalisés, à recevoir de l'Esprit-Saint le don de la force qui l'a amené à s'engager de plus en plus explicitement dans la défense du peuple oppressé et des prêtres persécutés. Sa charité, a conclu le cardinal Amato, s'étendait à ses persécuteurs et il leur prêchait la conversion au bien. Il n'était donc pas symbole de division, mais de paix, de concorde et de fraternité. Source : http://fr.radiovaticana.va/ n Oscar Arnulfo Romero y Galdamez est donc Bienheureux. Environ 200 000 personnes, parmi lesquelles de nombreux chefs d'État, ont participé le samedi 23 mai 2015, à San Salvador, à la cérémonie de béatification de l'archevêque martyr, assassiné en haine de la foi le 24 mars 1980, pendant qu'il célé\ brait l'Eucharistie. Un homme de foi profonde et d'une espérance inébranlable, ainsi l'a défini le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation \ pour les Causes des Saints, qui représentait le pape François lors de cette cér\ émonie. La fête du Bienheureux Oscar Romero est fixée au 24 mars, jour de sa mort. Oscar Romero naît en 1919 dans une famille modeste de sept enfants. A 14 ans, il entre au séminaire contre l'avis de son père. A 20 ans il rejoint le séminaire national de San Salvador, dirigé par les Jésuites. Il sera ordonné prêtre à Rome en 1942. En 1943, il fuit l'Italie fasciste et rentre au Salvador. En 1966, il devient Secrétaire de la Conférence épiscopale de San Salvador.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 6 Liturgie L’Eucharistie, en nous unissant au Christ, nous unit aussi aux autres \ fidèles. La présence sociale de l’Eglise dérive donc de l’Eucharistie, a expliqué Benoît XVI dans l’homélie de la messe qu’il a célébrée le 23 juin\ 2011 au soir, à Saint-Jean- de-Latran, à l’occasion de la fête du Corpus Domini. Le véritable sens de l’Eucharistie en prenant appui sur la théologie du pape émérite Benoît XVI D ans son homélie, Benoît XVI a rappelé que l’Eucharistie était un Pain différent de la nourriture corporelle qui contribue à la subsistance de l’organisme : ce n’est pas nous qui l’assimilons, mais il nous assimile à lui, afin que nous devenions conformes à Jésus-Christ, membres de son corps, une seule chose avec Lui , a-t-il expliqué. L’Eucharistie qui est communion, se célèbre en famille, en communauté, en Église. Paul avait écrit : La coupe d’action de grâce que nous bénissons, n’est- elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain (1 Co 10,16-17). Ce passage est décisif parce que c’est le Christ qui, dans la communion eucharistique, nous transforme en Lui, notre individualité, dans cette rencontre, est ouverte, libérée de son égocentrisme et insérée dans la personne de Jésus qui, à son tour, est immergée dans la communion trinitaire. Le mot communion a deux sens : 1) Du latin communio, commune union ou union avec, c’est-à-dire union avec le Christ et les autres qui communient eux aussi. 2) Du latin com-munus, c’est-à-dire avec les responsabilités ou avec les charges qui en découlent. Célébrer l’Eucharistie, c’est donc s’engager; c’est prendre ses responsabilités de ce qu’on célèbre. Si donc, le Christ a donné sa vie, nous devons donner la nôtre aussi, et si Christ nous transmet sa vie de Ressuscité, nous devons la partager entre nous et avec les autres. En d’autres mots, célébrer l’Eucharistie, le Faites ceci en mémoire de moi, c’est vivre comme le Christ. Ainsi l’eucharistie, a affirmé Benoît XVI, tout en nous unissant au Christ, nous ouvre aussi aux autres, nous rend membres les uns des autres : nous ne sommes plus divisés mais une seule chose en Lui. La communion eucharistique m’unit à la personne que j’ai à côté, et avec laquelle je n’ai peut- être pas de bons rapports, mais aussi à des frères éloignés, dans chaque partie du monde. L’Eucharistie n’est pas une dévotion personnelle qui nourrit l’ego ; l’Eucharistie est un acte communautaire qui nous oblige à reconnaître l’autre, les autres, tous les autres, avec leurs différences et leur histoire, comme des frères et des sœurs, et de nous mettre à leur service. Le sens profond de la présence sociale de l’Eglise dérive donc de l’Eucharistie, comme en témoignent les grands saints sociaux qui ont toujours été de grandes âmes eucharistiques, a-t-il ajouté. Qui reconnaît Jésus dans la sainte hostie le reconnaît dans son frère qui souffre, qui a faim et soif, qui est étranger, nu, malade, emprisonné ; et il est attentif à chaque personne, il s’engage, de manière concrète, pour tous ceux qui en ont besoin. Qui peut communier ? Peut-on exclure de la table de l’Eucharistie des personnes ? Les divorcés

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 7 remariés ? Les homosexuels ? Les femmes qui ont subi un avortement ? Les médecins qui les ont assistées ? Les marginaux ? Ceux et celles qui ne vivent pas selon les règles de l’Église? Personnellement, je suis convaincu que non ! Et pourtant, dans sa première lettre aux Corinthiens, saint Paul écrit : Celui qui mangera le pain ou boira à la coupe du Seigneur indignement se rendra coupable envers le corps et le sang du Seigneur (1 Co 11,27). Mais de quelle indignité parle Paul ? Dans cette même lettre, il dénonce les divisions et les scissions entre les chrétiens qui se réunissent en assemblée pour prendre leur repas ensemble. Il leur dit : Quand vous vous réunissez en commun, ce n’est pas le repas du Seigneur que vous prenez. Car, au moment de manger, chacun se hâte de prendre son propre repas, en sorte que, l’un a faim, tandis que l’autre est ivre (1 Co 11,20-21). Il ajoute : N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire? Ou bien méprisez-vous l’Église de Dieu et voulez-vous faire un affront à ceux qui n’ont rien ? (1 Co 11,22). Notre responsabilité spéciale de chrétiens dans la construction d’une société solidaire, juste, fraternelle provient donc du don d’amour du Christ, a rappelé toujours le pape Benoît. Le christianisme peut et doit faire en sorte que cette unité ne se construise pas sans Dieu, c’est- à-dire sans le véritable amour, ce qui ferait place à la confusion, à l’individualisme, a-t-il ajouté, particulièrement aujourd’hui où la globalisation nous rend toujours plus dépendants les uns des autres. Selon Paul, les seuls qui ne peuvent communier sont donc ceux qui refusent de partager, ceux qui ignorent les pauvres, ceux qui méprisent les autres, ceux qui condamnent et qui excluent les petits, les mal-aimés, les blessés de la vie ; ceux-là sont indignes de communier et de célébrer l’Eucharistie. Jésus était venu pour les pécheurs et non pour les justes. Le pape Benoît XVI a rappelé que l’Evangile vise depuis toujours l’unité de la famille humaine, une unité qui ne s’impose pas d’en haut ni par des intérêts idéologiques ou économiques, mais par le sens des responsabilités des uns envers les autres, pour que nous nous reconnaissions membres d’un seul Corps, du Corps du Christ. À ce sujet, Jean Chrysostome, au IV ème siècle, peut nous être d’un grand secours. Il écrivait : Tu participes à ce repas divin ? Tu dois être le plus compatissant des hommes. Tu as bu le Sang du Seigneur, et tu ne reconnais pas ton frère ? L’aurais-tu méconnu jusque là, tu dois le reconnaître à cette table. Il nous faut tous être dans l’Église, comme dans une commune maison : nous ne formons qu’un seul Corps. Nous n’avons qu’un seul baptême, une seule table, une seule source, et aussi un seul Père. Il n’y a rien de magique dans le christianisme , a-t-il conclu. Il n’y a pas de raccourcis, mais tout passe par la logique humble et patiente du grain de blé qui se rompt pour donner la vie, la logique de la foi qui déplace les montagnes par la force douce de Dieu. C’est pourquoi Dieu veut continuer à renouveler l’humanité, l’histoire, le cosmos à travers cette chaîne de transformation dont l’eucharistie est le sacrement. Une des réductions les plus sensibles, c’est autour de la présence eucharistique. On a réduit cette présence du Christ au seul pain mettant largement en veilleuse la présence dans les autres. Cela rétrécit l’expérience de la communion : comme si le partage du pain eucharistique nous faisait oublier la communion avec les autres. De sorte qu’on a réduit l’ampleur du Corps du Christ. C’est ici qu’il faut rappeler Augustin qui disait dans une homélie : Si vous êtes le Corps du Christ et ses membres, c’est le sacrement de ce que vous êtes qui est déposé sur la table du Seigneur ; c’est le sacrement de ce que vous êtes que vous recevez. C’est à ce que vous êtes que vous répondez Amen, et cette réponse est votre signature… (Sermon 27). Vous êtes le Corps du Christ, recevez ce que vous êtes. Benoît XVI revient à l’essentiel de ce rite important de la liturgie de Paul VI. Lors de la prière de l’Angélus, le dimanche 26 juin 2011 au Vatican, Benoît XVI a présenté l’Eucharistie comme un antidote à l’individualisme grandissant des sociétés occidentales. Le Pape a ainsi estimé que la messe enseignait la communion, le service et le partage , alors que, dans de nombreux pays, l’Eglise célèbre la Fête-Dieu, solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ. La Fête-Dieu est la fête de toutes celles et de tous ceux qui portent le Christ au monde. Comme le disait le prêtre André Beauchamp, en 2005 : C’est beaucoup plus facile de porter en procession l’ostensoir et de rendre visible l’hostie consacrée, que de porter en soi le Christ ressuscité et de le rendre visible aux autres, par notre témoignage de foi et par notre engagement au service des autres. Revenons donc, chers amis lecteurs, à l’essentiel ; l’Eucharistie n’est pas un mystère mais la communion de tous les fidèles au sein de l’Eglise qui, par leurs actes, accomplissent ce que veut le Christ et deviennent ainsi le Corps du Christ. P. Patrick-Alexis Phanor n

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L a P arole D ominicale Dimanche 7 juin 2015 L Fête du Saint Sacrement – Année B Exode 24,3-8 • Psaume 11 • Hébreux 9,11-1 • Marc 14,12-16.22-26 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 8 L 'évangile nous montre souvent Jésus à table : repas de noces à Cana, repas chez des publicains et des pécheurs (par exemple chez Matthieu), repas avec des pharisiens, comme chez Simon où une femme vient lui baigner les pieds de ses larmes ; repas intimes, chez Lazare, Marthe et Marie. Repas où Jésus est l'invité, repas où c'est Jésus qui invite... Il y a toujours des repas. Mais de tous ces repas, le plus grand, le plus significatif est un repas de fête, le repas de la Cène, le dernier repas. On y fêtait le mémorial de la libération d'Egypte, et on se conformait, dans toutes les familles, à un certain nombre de rites. Jésus est fidèle à la tradition. Comme tous les chefs de famille, il refait les gestes des ancêtres, prononce les formules de bénédiction que tout le monde prononçait, partage le pain comme tout le monde ; il fait circuler les coupes rituelles. Mais voilà que subitement tout bascule. Rompant le pain, Jésus déclare que ce pain, c'est son corps livré ; faisant circuler la coupe, il annonce que c'est son sang versé pour la multitude que ses invités vont boire. Il n'est plus question du passé. Ou plus exactement, l'événement passé atteint ici son point culminant. La libération de l'esclavage d'Egypte n'était que signe d'une libération et d'une alliance universelle, qui sera scellée quelques heures plus tard sur la croix. Comment le Christ a-t-il pu, sachant ce qui allait lui arriver, rendre grâce à Dieu ? Comment Jésus, sachant qu'il allait être arrêté, battu, torturé, mis à mort, a-t-il pu dire merci à Dieu ? Il fallait en être arrivé à un incroyable degré d'intimité avec le Père pour pouvoir, à ce moment-là, dire merci. Ce que Jésus a fait ce soir-là, nous le faisons nous aussi chaque dimanche. On dit : Je vais à la messe. Mais il y a quantité de mots pour désigner la messe. Les orthodoxes parlent de Divine Liturgie ou des Saints Mystères. Rappelons que mystère en langage chrétien signifie une réalité qu’on n'aura jamais fini d’explorer. Les protestants, eux, disent La Sainte Cène. C'est le mot latin qui veut dire : le repas du soir. Nous catholiques, nous disons La Messe. C'est aussi un mot latin, le même mot que mission : il indique, plus que le repas fraternel, sa conclusion. Tout le monde, après s'être rassemblé, se disperse et part en mission : il s'agit de vivre ce qu'on a célébré. Voilà donc déjà trois aspects d'une même réalité. Aujourd'hui on emploie plus volontiers un quatrième mot, Eucharistie. C'est un beau mot, puisque justement il signifie merci. Peut-être un jour tous les chrétiens arriveront à se mettre d'accord pour désigner d'un seul mot l'assemblée dominicale et dire simplement : nous allons dire merci. Mais pourquoi avons-nous, chaque dimanche, à dire merci ? Mais pour Jésus Christ. Pour ce don qu'il nous fait de son corps et de son sang, c'est-à-dire de sa vie. C'est lui qui a l'initiative, pas nous. On dit souvent d'une messe : c'était une belle messe, parce que les gens ont bien chanté, que l'organiste a bien joué, que les lecteurs ont bien lu, que le prêtre a bien parlé, que les acolytes se sont bien tenus, qu'il y avait beaucoup de monde... On croirait que tout dépend de nous. En fait, même si rien de tout cela n'existait, l'Eucharistie serait toujours réussie, parce qu'elle est don de Dieu aux hommes. Un rescapé du laogai , le camp de concentration chinois, Jean Pasqualini, dans son beau livre Prisonnier de Mao, raconte avoir vu un prêtre déporté qui, en cachette, seul, derrière un repli du terrain, consacrait le pain et le vin de l'Eucharistie. Quoi de plus pauvre... mais c'est le don de Dieu. Nous avons donc d'abord, à accueillir le Don de Dieu, à le mettre dans nos vies, pour, ensuite, le restituer dans notre vie quotidienne. C'est-à-dire que si je mange le Corps du Christ, c'est pour lui ressembler. Pour entrer dans sa vie, ses gestes d'accueil, de relation vraie avec les frères, d'écoute des petits, de lutte pour la justice. C'est tout cela, l'Eucharistie. Deviens ce que tu reçois, écrivait saint Augustin. Une fois franchies les portes de cette église, témoignons de Jésus Christ vivant par nos actes et par toute notre vie, ce soir, demain, cette semaine, et tous les jours de notre vie. P. Charles-André Sohier, source : Kerit.be n

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Dossier : Selon le pape François, la famille la plus belle est celle qui sait communiquer... La famille est au cœur du message du pape François pour la 49 ème journée mondiale des communications sociales, publié le 17 mai dernier dans le n° 5\ 03 de la revue Eglise en Martinique : Communiquer la famille – milieu privilégié de la renc\ ontre dans la gratuité de l’amour. Le Saint-Père affirme que La famille la plus belle est celle qui sait communiquer, en partant du témoignage, de la beauté et de la richesse de la relation entre homme et femme, et entre parents et enfants. L a famille est, en effet, une école de vie ! le lieu privilégié pour expérimenter le « vivre- ensemble ». Les enfants apprennent de leurs parents, et les parents apprennent toute leur vie à être de bons parents, et ce, au détriment parfois de leurs propres intérêts. Au quotidien, la famille apprend à se construire ensemble autour d’affinités communes. Pourtant, si être parents est une grande et belle expérience de la vie, c'est aussi une expérience difficile, car la responsabilité parentale n'est jamais accomplie, quel que soit l'âge des enfants. L’éducation doit se faire dans un environnement familial sécurisant, affectueux, propice à l’épanouissement des enfants pour en faire des adultes confiants. S’il est vrai que la famille prend des formes diverses, elle est de plus en plus fragilisée dans un monde de plus en plus individualiste. Parents, enfants, gendres, brus… font partie de la famille et tout doit être mis en œuvre pour que tous grandissent dans la confiance, l’amour et le respect, mais… dans la différence. Dans un tel groupe familial, communiquer est indispensable, car chacun a besoin, pour vivre heureux, de se sentir accueilli, reconnu, accepté tel qu’il est, de vivre en relation avec les autres et surtout, de se sentir aimé. La communication, omniprésente dans notre société, est au cœur de toute relation sociale. Cependant, force est de constater que c’est un acte complexe et difficile. Elle est confrontée à de nombreux défis (manque de temps, fatigue, routine, peur du conflit…) et l’apparition sans cesse de nouveaux outils et supports ne la favorise point. Comprenons bien que pour communiquer, il faut être deux : un émetteur et un récepteur. Par ailleurs, il faut également que l’information émise circule dans les deux sens pour qu’on parle d’échanges. C’est en cela que la communication ne doit pas être confondue avec l’information. Cette dernière, une fois transmise, ne prétend pas avoir de retour. Mais, trouver le bon moment « commun » pour écouter sans juger, sans interpréter, sans prendre la place de l’autre… n’est pas si facile. Il est peut- être plus facile de se réfugier dans le silence, de fuir dans les activités diverses (travail, jardin, bricolage ou engagements…) que d’affronter les réalités de la vie en famille. Mais fuir les confrontations, est-ce vraiment la meilleure solution ? Sachons que, bien souvent, l’essentiel dans une bonne communication n’est pas ce qui est dit, mais ce qui est compris. Ainsi, bien communiquer suppose donc de s’adapter à son interlocuteur et d’apprendre à connaître ses intérêts et ses attentes. D’où le «devoir de s’asseoir » dans le couple, mis en pratique dans les Equipes Notre-Dame. Un message confus, pas bien élaboré, avec des sous-entendus, est souvent le premier obstacle à une communi- cation transparente. Le vocabulaire que nous employons, les propos que nous tenons sont souvent porteurs d’une multiplicité de sens. Mais, acceptons le fait que chacun ait quelque chose à apporter à l’autre, car chaque famille est unique. La qualité de la relation entre les membres de la famille dépend de l’éducation que ceux-ci auront reçue, mais également de la qualité de la communication qui sera instaurée. Cette dernière ne sera pas forcément parfaite, mais sera toujours à construire, jour après jour, et s’améliorera par l’accueil et la connaissance de l’autre. Le pape François précise bien que : La famille parfaite n’existe pas, mais nous ne devons pas avoir peur de l’imperfection, de la fragilité, voire des conflits ; il faut apprendre à les affronter de manière constructive. Ainsi la famille où l’on s’aime malgré les propres limites et les péchés, devient une école de pardon. Il est vrai que si nous vivons en Enfants de Dieu, nous avons à le refléter dans notre vie quotidienne et dans nos familles, à témoigner de la joie d’être chrétiens. Demandons donc au Seigneur de nous apprendre à communiquer, à retrouver le sens de la parole, de l’écoute, et du temps donné aux autres, mais aussi d’apprécier la richesse qui naît de nos différences. Car la communication ne s’improvise pas… elle s’apprend. En famille, la communication verbale est sûrement le meilleur moyen d'être compris et de se faire comprendre. Elle aide à dissiper les malentendus et permet de transmettre plus clairement ses besoins et ses émotions. C’est donc une réalité : la famille la plus belle est celle qui sait communiquer. Justine Lordinot n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 9

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Prière Ô Dieu, de qui vient toute paternité au ciel et sur la terre, Toi, Père, qui es Amour et Vie, fais que sur cette terre, par ton Fils, Jésus Christ, "né d’une Femme", et par l’Esprit-Saint, source de charité divine, chaque famille humaine devienne un vrai sanctuaire de la vie et de l’amour pour les générations qui se renouvellent sans cesse. Que ta grâce oriente les pensées et les actions des époux vers le plus grand bien de leurs familles, de toutes les familles du monde. Que les jeunes générations trouvent dans la famille un soutien inébranlable qui les rende toujours plus humaines et les fasse croître dans la vérité et dans l’amour. Que l’amour, affermi par la grâce du sacrement de mariage, soit plus fort que toutes les faiblesses et toutes les crises que connaissent parfois nos familles. Enfin, nous te le demandons par l’intercession de la Sainte Famille de Nazareth, qu’en toutes les nations de la terre l’Église puisse accomplir avec fruit sa mission dans la famille et par la famille, Toi qui es la Vie, la Vérité et l’Amour dans l’unité du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Saint Jean Paul II Mathurin, 54 ans La famille la plus belle est celle qui sait communiquer. Cette phrase m’interpelle car, dans de nombreuses familles, s’asseoir pour discuter, se dire, est devenu chose rare. Tout le monde est pris par une foule d’activités et se croise sans se parler, sans même se regarder. Communiquer, échanger, discuter… c’est tout ce qui manque également dans ma propre famille. La télé, le téléphone (portable ou fixe), tous ces trucs qui prennent le pas sur le temps réservé à la discussion en famille. On est dépassé ; on ne communique plus franchement en face à face. Un autre problème vient dans la communication entre sœurs et frères : on est fier parfois d’avoir des beaux-frères et des belles-sœurs dans la famille. Mais quand ces derniers obligent vos propres sœurs ou frères à vous tourner le dos sous prétexte qu’ils sont « leurs nouvelles familles » et qu’ils ont la « priorité », cela devient un gros problème. C’est une vraie souffrance de ne pas pouvoir communiquer avec des membres de sa famille, avec lesquels on a grandi, partagé des rires et des pleurs, vu la souffrance des parents pour nous élever correctement. Se retrouver adultes, comme des ennemis, alors que nous avions une communion de cœur, une communion spirituelle qui nous permettait de communiquer par des petites attentions, des visites impromptues… Chers frères, sœurs, belles- sœurs, beaux-frères : Ayez le sens de la famille : Communiquez ! Partagez ! Organisez des rencontres familiales ! Une famille élargie devrait être source d’un plus grand bonheur. J’approuve les propos du Pape : la famille la plus belle RESTE celle qui sait communiquer. Mettons Dieu au centre de toutes nos relations pour faire rejaillir son Amour ! Témoignages… ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 10 Dossier : Selon le pape François, la famille la plus belle est celle qui sait communiquer...

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Participez aux débats et témoignez dans les dossiers proposés par la revue. Le prochain thème à traiter dans le n° 505, qui paraîtra le 21 juin 2015, est le suivant : La période estivale approche… mais Dieu ne sera pas en vacances. A votre avis, existe-t-il des vacances non chrétiennes ? Nous attendons vos réactions pour le 11 juin, egliseenmartinique@orange.fr N’oubliez pas de préciser vos noms, prénoms et votre âge. Merci de joindre, dans la mesure du possible, une photo. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique Jocelyne Perroa-Catin, 47 ans De nos jours, le dialogue est très important au sein de la famille. En effet, la commu- nication est un élément clé qui fera de nos foyers des écoles de partage et de générosité pour nous et nos enfants. Nous devons être, à travers nos actes, des exemples pour eux. Combien de familles sont divisées à cause de ce manque de relation (père/mère - parents/enfants) ! Je confirme, la famille la plus belle est celle qui sait communiquer, partager, échanger, témoigner.... avec les siens. Bien évidemment pour arriver à ce résultat, elle doit se tourner vers Jésus qui est le Roc, la Grâce, l'Amour... A fortiori, cette famille sera habitée par l'Esprit d'unité, et la tolérance les uns vis-à-vis des autres va subsister. Elle représentera un saint lieu d'accueil et l'amour demeurera. Soyons à l'image de la Sainte Famille de Nazareth ! Marie-Ange Daclinat Aujourd'hui, la communication en famille n'est plus ce qu'elle était. La nouvelle génération robot ressemble à des extraterrestres avec leurs casques en permanence sur les oreilles. Ils sont coupés du monde. Avec internet, facebook… tous ces outils modernes ont tué la communication. Parfois le problème vient de nous, parents. Nous voulons tout savoir et tout de suite. Il faut savoir écouter l'autre. La base de la communication commence par la prière en famille. Jacqueline Belfan La famille la plus belle c'est celle qui vous accueille, c'est vrai… Mais j'ai vécu dans un petit coin de ma commune où nous étions tous comme frères et sœurs partageant les bons et les mauvais moments. A chaque fête les marmites sillonnaient de maison en maison. À la rivière chacun portait de quoi satisfaire les papilles. Le dimanche on s'interpellait pour la messe. Des rencontres de prières, des veillées, des jeux sur la plage, etc. Les études nous ont séparés, l'avenir de chacun vers divers horizons... le cœur plein de joyeux souvenirs que vous avez réveillés par cette question… Les messieurs c'était "pa"… les femmes c'était "man"… Jamais seule, toujours des sourires et des bras accueillants… Tant de sacrifices, de gestes nobles et rassurants pour tous les petits "bobos", des conseils pour conforter les projets, la relation parents/voisins, riche de partage. Quand on vit la joie et la disponibilité ambiante, je crois que Dieu n'est pas loin… Dans nos yeux et nos sourires, il s'est souvent montré. Durant toute ma vie, dans ma famille et mes relations, mon mouvement de jeunesse, je n'ai jamais vécu autrement que ma mère me l'a enseigné… Je suis dans ma soixante-septième année, je loue tout le temps Jésus de m'avoir donné tout ce bonheur dans cette grande et belle famille. Nous n'étions pas riches, mais ne manquions de rien. Jean-François Héraclide En effet, la famille est belle quand elle sait communiquer, quand elle sait prier ensemble, quand elle sait vivre en communion. La famille est un magnifique lieu d’apprentissage de vie en communion, et qui lui permet de communier avec ses frères et sœurs lors de la sainte messe dominicale. Répondre à l’invitation de notre Seigneur Jésus Christ qui est présent dans l’Eucharistie, renforce la communication de la famille. Pour résumer, il n’y a pas de famille sans communication, pas de communication sans Eucharistie, et donc pas de famille sans Eucharistie. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 11

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 12 Ce vendredi 8 mai 2015 a été une date chargée d’histoire pou\ r la ville de Saint-Pierre, qui a vécu au rythme de plusieurs évènements : la remise des clés de la ville, par le maire Christian Rapha (démarche symbolique), ainsi que la prise de possession de la Cathèdre de Notre-Dame-de-l’Assomptio\ n. Mgr Macaire prend possession de la Cathèdre de Saint- Pierre L a messe commémorative du 8 mai à Saint-Pierre a été célébrée, pour la première fois, par l'archevêque de la Martinique, en présence des autorités civiles. Elle était animée par le Chœur d'Hommes de Balata, associé à des chorales de Saint-Pierre. Mgr David Macaire était accompagné de son cérémoniaire, le frère Pio, des diacres Georges Brival et Paul Rougon. Il a été accueilli à la porte latérale de la cathédrale par son archiprêtre, le père David Rondof, curé de la paroisse et du district Nord Caraïbe, en présence de la communauté paroissiale venue très nombreuse. Au début de la célébration, l’évêque embrassa la croix et bénit la cathédrale ainsi que toute l’assemblée avant d’être conduit en procession jusqu’à l’autel du Sacré Cœur pour se recueillir devant Jésus, présent dans le Tabernacle. Il lui confia son diocèse, son épiscopat et également la cathédrale de Saint-Pierre, puis se dirigea vers la sacristie avec les participants et cocélébrants pour revêtir ses habits sacerdotaux et épiscopaux afin de présider la messe. De retour de la procession solennelle avec le chant Dieu règne , l’évêque fut conduit à sa cathèdre, et le père David Rondof prononça son discours d’accueil, rappelant que le mot « cathèdre », vient du grec Kathèdra qui signifie « siège », « chaire ». Dans le langage liturgique, la cathèdre désigne le siège épiscopal, le fauteuil à partir duquel l’évêque préside l’assemblée liturgique. Ce siège de l’évêque représente Vie du diocèse

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 13 le symbole de son autorité de docteur car, c’est de ce siège, de cette chaire, qu’il doit s’adresser au peuple dont il a la charge, pour lui enseigner la droite doctrine de l’Église catholique. Ensuite, le père Olivier Lucenay alla à la rencontre du père David Rondof, muni d’un parchemin ouvrant une page d’histoire de son prédécesseur Macaire de Ségur, capucin né en 1747, curé de la paroisse de Saint-Pierre en 1779, et tué le 9 octobre 1792. Les jugements portés sur le père Macaire se ressentent des opinions politiques de leurs auteurs : les uns ont vu en lui un révolutionnaire mêlé à tous les troubles, et d’autres, un apôtre fervent, ami des petits, des déshérités et un apôtre de la joie. Bien des années après un nouveau père nous est donné, Dieu est toujours plein d’humour. Dans une homélie, forte et émouvante, Mgr Macaire nous rappela l’histoire du brin d’herbe qui a jailli à travers le goudron qui devrait l’étouffer, et nous invita à avoir un esprit de résistance, de force et à être des témoins bien debout, parce que l’Esprit de Dieu est source de toute vie, et que l’Esprit œuvre toujours en nous : J’ai mieux qu’un brin d’herbe pour chacun d’entre nous : j’ai le Christ ressuscité, alors n’oublions pas aujourd’hui la leçon de l’Esprit-Saint : si tu es mort, avec le Christ, avec le Christ tu vivras et tu ressusciteras. A la fin de l’Eucharistie, les fidèles ont accompagné Mgr Macaire en procession jusqu’à l'ossuaire du cimetière de Saint-Pierre, là où furent rassemblées les dépouilles des victimes de l'éruption, pour prier. S’en est suivie la commé - moration de la catastrophe du 8 mai 1902, puis la prise d'armes au Monument aux morts pour commémorer l'armistice du 8 mai 1945. Mgr Macaire a participé dans l’après-midi à la manifesta- tion Table en fête organisée par la Communauté du Chemin Neuf, au domaine du Fort de Saint-Pierre, avant d’assister au concert œcu- ménique proposé, place Bertin, dans le cadre des manifestations du Mai de Saint-Pierre. Equipe communication paroissiale n

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Vie du diocèse Tel était le maître mot à l’occasion de la visite pastorale d\ e Mgr Macaire au Vauclin. Les paroissiens de l’église Saint-Jean-Baptiste ont véc\ u ce moment dans l’allégresse, appréciant au passage la simplicité et la jovialité de cet élu du peuple de Dieu, mais aussi la pertinence des échanges. Plusieurs temps forts ont émaillé cette visite. Visite pastorale au Vauclin Monsényè, Voklen kontan wè’w ! (1) D ès son arrivée sur la paroisse, le mardi 19 mai, l’archevêque a pu rencontrer le Conseil pastoral paroissial (CPP), ainsi que les responsables de mouvements et services. Une concertation qui a permis de jeter un regard critique sur les difficultés de terrain dans la mission. Chacun s’est prêté au jeu des questions-réponses, Mgr Macaire se positionnant en accompagnateur des projets : Je vous soutiendrai, mais vous êtes les acteurs. S’en est suivi un dîner avec le curé, le Conseil paroissial pour les affaires économiques (CPAE), des représentants du CPP et une famille vauclinoise. Le mercredi 20 mai fut un véritable marathon, d’ailleurs, fort tôt le matin, l’archevêque adepte de la marche, n’a pas manqué de s’essayer au sentier littoral «la boucle vauclinoise» au quartier Château- Paille. Peu de temps après – Quel dynamisme ! – il célébrait à 6h30 l’Eucharistie. Un moment que les Vauclinois n’ont pas voulu rater ; l’église connaissait la foule des grandes fêtes liturgiques. Rassurez- moi , lançait-il en boutade, c’est comme cela tous les matins ? A la fin de la messe, on pouvait alors voir l’importante procession des fidèles venus chercher la bénédiction. Vers 9h, Mgr Macaire a procédé à la visite du chantier de la salle paroissiale avec le CPAE. Rappelons que ce bâtiment est une infrastructure attendue par la communauté. Le site permettra d’organiser et de développer les activités pastorales. A 10h, Mgr David se rend à pied à la Mairie. Aux dires du premier adjoint, M. Georges Cléon, et de son Conseil municipal, la venue de Mgr Macaire est historique et à graver dans les annales. La haie d’honneur qui a accueilli ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 14 En visite de chantier avec les membres du CPAE… (Conseil paroissial des affaires économiques) Avec M. Cléon, le maire-adjoint

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 15 l'archevêque est la traduction d’une joie immense. Les Conseillers ont dressé un rapide tableau des réalités de terrain. L’accent a été porté particulièrement sur l’implication des jeunes, leur prise en charge et le problème d’accompagnement des personnes âgées. Vers 11h, l’évêque entamait sa visite des malades au domicile de « Man Inor ». Agée de 103 ans, cette grande dame n’a rien perdu de sa superbe. Le comité d’accueil composé de cette grande famille, de voisins et amis était impressionnant. Instant magique que chacun voulait capter. Entourée de ses enfants, petits-enfants, arrière- petits-enfants, et de « Monsényè » Mme Inor Marguerite aura vécu un moment féérique. Dans la foulée, Mgr David s’est rendu chez M me Thérèse Jean- Lambert, handicapée et atteinte de cécité. Au Vauclin, on la connaît bien et on ne mettra pas en doute son implication dans les activités de la paroisse. Grande joie intérieure et larmes pour cette dame, à l’écoute de Radio Saint-Louis, embrassant l’Evêque et lui prodiguant tous ses bons vœux. Je prierai pour vous, assure-t-elle. Brève petite escapade sur le front de mer, échanges avec quelques marchandes et là, apercevant des jeunes, Mgr Macaire, illico-presto, va à leur rencontre et instaure un échange. C’est le plus naturellement du monde qu’ils prennent la photo. Les jeunes sont ravis ! 12h45, retour au presbytère pour un déjeuner en compagnie de professionnels vauclinois issus des mondes de la Santé, l’Education, la Pêche, l’Agriculture, le Commerce. L’évêque invite chacun à exprimer ses difficultés, mais aussi sa vision de l’avenir de la profession. Félicitations, au passage, à ceux et celles qui ont préparé les délicieux plats. 15h, les confirmands, réunis à l’église avec leurs animateurs de catéchisme, attendent impatiemment l’archevêque. Ça y est, il arrive. Très vite, la timidité de départ fait place à l’avalanche des questions. Visiblement, les jeunes sont séduits. Les axes essentiels de la mission qui les attend sont rappelés. J’ai besoin d’une armée et vous êtes cette armée, dit-il. Que votre oui soit vrai, franc et dans l’engagement. A dimanche ! La visite pastorale de Mgr David Macaire s’achève vers 16h15. La paroisse du Vauclin, enfin toute la ville en a été auréolée. Monsényè, Voklen té kontan wè’w ! Bruno Laviolette, CPAE du Vauclin n (1) Monseigneur, le Vauclin vous souhaite la bienvenue. Avec des jeunes dans la rue Avec M me Inor... 103 ans Avec M me Thérèse Jean-Lambert Au marché du bord de mer

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 16 LES EQUIPES ENSEIGNANTES DE LA MARTINIQUE Membres de la Fédération des Mouvements d’Action Catholique de la Martinique (FEMAC/M) et leur aumônier, le Père Alain Ransay, ont le plaisir de convier les enseignants catholiques à leur session des vacances, du lundi 24 août au mercredi 26 août 2015, à la Résidence hôtelière Impératrice-Village, aux Trois-Ilets.Thème : LA FOI ET LA JOIE Tout compris « All Inclusive » (Repas – Hébergement) pour l’ensemble de la sessi\ on : 185 € par personne, en chambre double ou 225 € en chambre individuelle (Versement des arrhes : 85 € ou 105 € selon la formule choisie) - Date limite d’inscription : Mardi 30 juin 2015 ! n Par voie postale : Paroisse de Saint-Christophe, Equipes Enseignantes 6, rue Saint-Christophe – 97200 Fort de France (chèque uniquement et feuille d’inscription remplie) n Ou au secrétariat de la paroisse de Saint-Christophe Lundi, mardi, mercredi, vendredi : 8h00 - 12h00 & 14h00 - 16h00 jeudi : 14h00-16h00 et samedi : 8h00-11h00 (espèces/chèque et feuille d’inscription remplie)\ Renseignements : Sonia : 06 96 43 18 40 - Antoine : 06 96 32 31 46 - Théodore : 05 96 50 62 24 Communiqués Les pères Luciano Rinasoa et Bruno Latour, de Schœlcher et de Bellevue, ont le plaisir de vous inviter au concert paroissial, organisé à l’église Notre-Dame-de-la-Nativité de Schœ\ lcher, le dimanche 5 juillet 2015 à 15h30, avec les chorales Bouton d’arc-en-ciel, Cœurs à chœur, La voix de l'alliance, L’orchidée, Chante pour Dieu et le groupe des animateurs liturgiques de la paroisse de Schœlcher. Entrée gratuite - venez nombreux ! Le Service diocésain des Equipes du Rosaire, Diocèse de la Martinique, invite tous ses membres et tous ceux qui souhaitent faire partie d'une équipe du Rosaire, à un rassemblement sur le thème de l'année : ESPERER CONTRE TOUTE ESPERANCE, le dimanche 21 juin 2015, au Centre Saint-Raphaël, Route de Terreville, à Schœlcher, de 8h30 à 17h, avec la participation de : - Frère Jegou, Aumônier national - M me Camsat Françoise, Responsable nationale - Mme Armide Clet, Responsable régionale - Père Francois-Augrin, Aumônier diocésain Les Responsables diocésains de la Guadeloupe et de la Guyane, et quelques prêtres de notre diocèse seront également présents. Le repas sera tiré du sac. Nous comptons sur présence, venez nombreux ! La responsable Madame Allau CONCERT PAROISSIAL à l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Schœlcher EQUIPES DU ROSAIRE   E GLISE  EN  M ARTINIQUE Règlement à l’ordr\qe de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : É glise  en Martinique Boîte Po\btale 586 • \q97 207 FORT DE FRANCE CEDEX MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ .......................................................................................... Prénom : .......................................................................\ ..................................................................................... Adresse : .......................................................................\ ................................................................................... Mail : .......................................................................\ Tél. .......................................................................\ ........ Code Postal ....................................................... Ville .......................................................................\ ...

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 17                               AU  PROGRAMME     Vendredi • 21h -22h30 Eucharistie • 22h30 -Minuit : Présentation des mouvements Adoration silencieuse Temps de Confession jusqu’à minuit Samedi • Minuit -2h : Adoration animée • 2h-3h : Adoration et démarche spirituelle • 3h-4h : Heure du grand silence • 4h-5h : Heure d’Adoration avec Marie • 5h-6h : Heure sainte • 6h : Angélus • 6h10 : Salut du Saint Sacrement • 6h30 -7h30 : Eucharistie (Messe Votive à Marie)   UN C AR E ST M IS ? D ISPOSITION Inscription : Librairie de l’Immaculée Conception 22, Rue Victor Schœlcher (Face au presbytère du Lamentin) Tél : 0596 39 22 13 N’oubliez pas le gilet, la lampe de poche et la timbale non jetable NUIT            DES  SENTINELLES   Vendredi    05      au  Samedi  06  Juin  2015           QUI  A  TANT  AIM É  LES  HOMMES     Animée   par   VOICI  CE  CŒUR       Les  Amis  de  l’Enfant  Jésus  de  Beaune  et  le  Service  Diocésain  de  la  Catéchèse                                   AU  PROGRAMME     Vendredi • 21h -22h30 Eucharistie • 22h30 -Minuit : Présentation des mouvements Adoration silencieuse Temps de Confession jusqu’à minuit Samedi • Minuit -2h : Adoration animée • 2h -3h : Adoration et démarche spirituelle • 3h -4h : Heure du grand silence • 4h -5h : Heure d’Adoration avec Marie • 5h -6h : Heure sainte • 6h : Angélus • 6h10 : Salut du Saint Sacrement • 6h30 -7h30 : Eucharistie (Messe Votive à Marie)   U N C AR E ST M IS ? D ISPO SITIO N Inscription : Librairie de l’Immaculée Conception 22, Rue Victor Schœlcher (Face au presbytère du Lamentin) Tél : 0596 39 22 13 N’oubliez pas le gilet, la lampe de poche et la timbale non jetable NUIT            DES  SENTINELLES   Vendredi    05      au  Samedi  06  Juin  2015           QUI  A  TANT  AIM É  LES  HOMMES     Animée   par   VOICI  CE  CŒUR       Les  Amis  de  l’Enfant  Jésus  de  Beaune  et  le  Service  Diocésain  de  la  Catéchèse                                   AU  PROGRAMME     Vendredi • 21h -22h30 Eucharistie • 22h30 -Minuit : Présentation des mouvements Adoration silencieuse Temps de Confession jusqu’à minuit Samedi • Minuit -2h : Adoration animée • 2h -3h : Adoration et démarche spirituelle • 3h -4h : Heure du grand silence • 4h -5h : Heure d’Adoration avec Marie • 5h -6h : Heure sainte • 6h : Angélus • 6h10 : Salut du Saint Sacrement • 6h30 -7h30 : Eucharistie (Messe Votive à Marie)   U N C AR E ST M IS ? D ISPO SITIO N Inscription : Librairie de l’Immaculée Conception 22, Rue Victor Schœlcher (Face au presbytère du Lamentin) Tél : 0596 39 22 13 N’oubliez pas le gilet, la lampe de poche et la timbale non jetable NUIT            DES  SENTINELLES   Vendredi    05      au  Samedi  06  Juin  2015           QUI  A  TANT  AIM É  LES  HOMMES     Animée   par   VOICI  CE  CŒUR       Les  Amis  de  l’Enfant  Jésus  de  Beaune  et  le  Service  Diocésain  de  la  Catéchèse                                   AU  PROGRAMME     Vendredi • 21h -22h30 Eucharistie • 22h30 -Minuit : Présentation des mouvements Adoration silencieuse Temps de Confession jusqu’à minuit Samedi • Minuit -2h : Adoration animée • 2h -3h : Adoration et démarche spirituelle • 3h -4h : Heure du grand silence • 4h -5h : Heure d’Adoration avec Marie • 5h -6h : Heure sainte • 6h : Angélus • 6h10 : Salut du Saint Sacrement • 6h30 -7h30 : Eucharistie (Messe Votive à Marie)   U N C AR E ST M IS ? D ISPO SITIO N Inscription : Librairie de l’Immaculée Conception 22, Rue Victor Schœlcher (Face au presbytère du Lamentin) Tél : 0596 39 22 13 N’oubliez pas le gilet, la lampe de poche et la timbale non jetable NUIT            DES  SENTINELLES   Vendredi    05      au  Samedi  06  Juin  2015           QUI  A  TANT  AIM É  LES  HOMMES     Animée   par   VOICI  CE  CŒUR       Les  Amis  de  l’Enfant  Jésus  de  Beaune  et  le  Service  Diocésain  de  la  Catéchèse     UN CAR EST MIS À DISPOSITIONInscription : Librairie de l’Immaculée Conception 22, Rue Victor Schœlcher (Face au presbytère du Lamentin) - Tél : 0596 39 22 13 N’oubliez pas le gilet, la lampe de poche et la timbale non jetable

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 18

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Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 juin 2015 / n°504 19 99.5 – 101.3 et 105,3 mHz Site internet : www.radiosaintlouis.com Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 Courriel : contact@radiosaintlouis.com L’Evangile par-dessus les toits 33 ans à votre service : 1982-2015 Dimanche 14 juin 2015 Justice de Dieu, justice des hommes ? Comment la justice intègre-t-elle nos spécificités culturelles et cultuelles ? Peut-elle le faire d’ailleurs ? Comment la justice des hommes peut-elle s’appliquer lorsqu’elle est parfois contraire à la morale des Evangiles ? Pour répondre à ces questions, Dieu m’est témoin reçoit cette semaine Aïcha Condé, avocate au Barreau de Paris, fille de la célèbre écrivaine guadeloupéenne, Maryse Condé. Elle nous parlera de son métier d’avocat et de sa difficulté d’exercice. Nous irons en Guadeloupe rencontrer M e Valérius, avocat et chrétien engagé ; il nous expliquera comment sa foi et son métier sont parfois incompatibles. Nous verrons aussi comment la justice restaurative, nouvelle disposition de la loi pénale, se met en place outre- mer et comment, en mettant les auteurs et les victimes face à face, elle donne une autre vision de la réparation. Dimanche 21 juin 2015 L'engagisme Comment les hindous sont-ils arrivés Outre-mer ? Comment, sans le savoir, ont-ils remplacé les esclaves dans le travail des champs de canne, signant des contrats d’engagés et dans quelles conditions ont-ils vécu ? Quels repères les Indiens d’Outre-mer ont-ils pu trouver dans leur propre histoire ? Pour comprendre comment a été vécue cette période terrible de l’Histoire, pourtant si méconnue, Dieu m’est témoin reçoit cette semaine le professeur Singaravelou. Né à Pondichéry, cet agrégé de géographie a longtemps enseigné à l’Université Antilles-Guyane. Aujourd’hui chercheur en géographie culturelle, il s’intéresse particulièrement à la géographie du monde indien, à l’Inde et à sa diaspora. Nous serons connectés avec Diana Ramassamy, en Martinique, qui se bat pour faire reconnaître les droits des personnes d’origine indienne. Elle nous racontera comment ses grands-parents ont fui les plantations de café et de canne pour travailler dans l’administration en ville. Medias

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Au-delà de la désillusion Seigneur, fais que chacun de nous, nous sachions assez donnernous sachions assez donner et encore plus nous donner,et encore plus nous donner, inlassables, jusqu’à ta rencontre.inlassables, jusqu’à ta rencontre. Fais que cette année soit celle d’une guerre sacrée, Ta guerre, la guerre à la misère, notre commun méfait. Viens, Seigneur, viens ! Du dedans de nos cœurs, aide -nous à vaincre dans ce combat. Et fais que nous sachions aimer, et ne plus nous moquer. Abbé Pierre

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