505 - Vous les pères, soyez les gardiens de la croissance, en sagesse, en taille et en grâce

Page 1

N° 500 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 12 avril 2015 Dimanche de la Divine Miséricorde : Dimanche de la Divine Miséricorde : Ordination épiscopale de Ordination épiscopale de Mgr David Macaire

Page 2

Editorial Editorial Mgr David Macaire • Lettre aux diocésains de la Martinique Eglise universelle • 500 ans de Thérèse d'Avila :le pape François écrit à la famille carmélitaine Liturgie • Parole dominicale Ordination épiscopale • L’ordination épiscopale : un événement plein de sens pour un diocèse • Le blason épiscopal de Mgr David Macaire, op • Recevoir l’Indulgence plénière • Quelques consignes à respecter Dossier : le mariage chrétien a-t-il du sens pour toi ? • Les quatre piliers du mariage chrétien • Témoignages Vie du Diocèse • La tenue vestimentaire à l’église • Séminaire spirituel Saint-Vincent- de-Paul • Retraite de carême du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) Médias numéro 500 S ommaire E n ce dimanche 12 avril 2015, l’Eglise universelle célèbre la fête de la Divine Miséricorde. Dans notre diocèse de Martinique, ce dimanche sera également marqué par l’ordination épiscopale de Mgr David Macaire. C’est en effet, le jour « J ». Tout le diocèse sera en fête pour l’occasion. Jeunes et vieux se réjouiront ensemble au stade Pierre-Aliker, qui sera paré en conséquence pour accueillir un tel événement. La sécurité n’étant pas un vain mot, il\ est demandé à tous de veiller au respect des consignes données par le Comité\ d’organisation. Avant son ordination, Mgr Macaire a tenu à s’adresser à tous les\ diocésains de Martinique. Une grande mission m’attend, nous dit-il : Montrer Jésus, toujours et en toute circonstance. C’est d’ailleurs la devise qu’il a choisie pour son épiscopat. Il nous dévoile é\ galement, dans cette édition, son blason épiscopal qu’il nous explique de\ façon détaillée. L’ordination épiscopale est un événement plein de sens pour un diocèse. Eglise en Martinique en présente les points forts, et fait un rappel sur les missions de l’évêque. Une «maîtresse de prière». C’est ainsi que le Pape déf\ init Sainte Thérèse d’Avila, dans une lettre écrite à la famille carmélitaine pour le cinquième centenaire de la naissance de Thérèse. En cet\ te année de la vie consacrée, elle est présentée comme une guide sûre et un modèle séduisant du don total à Dieu. Le Dossier de cette édition est intitulé « Le mariage chréti\ en a-t-il du sens pour toi ? ». Une introduction sur les quatre piliers du mariage nous explique qu’aimer à la manière de Dieu, c’est aimer dans la liberté, la fidélité, la durée et la fécondité. Beaucoup de fidèles ont été sensibilisés par le thème. Nous n’avons pu malheureus\ ement transcrire ici toutes les réponses reçues. Merci pour tous ceux qu\ i font que les débats prennent sens en y participant. Les témoignage\ s sont très édifiants... et sont lus par un grand nombre. C’est ainsi qu’à la demande de nombreux fidèles, soucieux du\ respect de nos églises, nous avons sollicité le père Catayée pour nous sensibiliser sur la tenue vestimentaire à adopter dans l’é\ glise. Dans cette octave de Pâques, croyons en Jésus ressuscité et re\ ndons grâce pour le nouveau pasteur que l’Église nous donne au nom du\ Seigneur. Prions et demandons à Dieu que, sous sa conduite, l’Église de Martinique soit une Église humble, fidèle, fraternelle et fervente. Justine Lordinot n 2 3 8 9 11 15 19 16 17 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr numéro 500 SS N° 500 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 12 avril 2015 Dimanche de la Divine Miséricorde : Dimanche de la Divine Miséricorde : Ordination épiscopale de Ordination épiscopale de Mgr David Macaire 9 10 4 5 6 11 12

Page 3

Lettre aux diocésains de la Martinique Bien chers Frères et Sœurs, D epuis quelques années, lorsque, atteint par la limite d’âge, Mgr Méranville avait présenté sa démission, nous savions qu’un nouvel Archevêque allait être donné à notre Eglise en Martinique. L’attente a été longue. Moi-même, de la métropole où je suis parti en mission il y a près de vingt et un ans, je priais souvent pour cette nomination. Je ne me doutais pas de la surprise qui m’attendait. Mais voilà, sa rivé mwen : le Saint- Père m’a appelé à cette charge auprès de vous et j’ai accepté dans la foi ce retour au pays, qui n’est pas un retour à la case départ ! Mes vingt et un ans d’apostolat métropolitain ne me laissent pas indemne. J’en sors avec une immense action de grâce pour la beauté et la diversité de notre Eglise catholique. Nous nous plaignons souvent, mais notre Eglise catholique est belle et vivante. Dans les diocèses de France et des pays où le Seigneur a guidé mes pas, j’ai vu de belles choses et, par-dessus tout, une Charité en acte. En quittant la Martinique, je pensais tout perdre pour Jésus, mais Il m’a donné au centuple loin de chez moi, de mes amis, de ma famille. Il m’a tant donné ! Je pense en particulier à mes frères Dominicains (Ordre de saint Dominique) qui m’ont façonné par la vie fraternelle, l’étude, la prédication et la prière liturgique… J’ai aussi découvert la puissante vitalité de notre foi antillaise. Frères et sœurs, je vous le dis dans le nom de Jésus : le Père nous appelle, l’Eglise compte sur nous et le monde nous attend ! Quand nous donnons, sans complexe, le meilleur de l’âme antillaise, quand nous ne nous enfermons pas sur nous- mêmes et que nous ouvrons aux autres notre culture pétrie de l’Evangile, bref, quand « nous sommes ce que nous devons être : nous pouvons mettre le feu au monde entier (1)». Je crois que le Seigneur m’envoie parmi vous pour allumer ce feu ! Pour le rallumer là où il est éteint, pour le raviver là où il s’est diminué, pour le maintenir là où il brille déjà. Etes-vous partants ? Je voudrais rendre hommage à tous ceux qui œuvrent déjà dans notre diocèse pour que le Feu de l’Esprit, non seulement guérisse notre peuple, mais en fasse un témoin devant toutes les nations. Que le Seigneur soit béni pour les fidèles – hommes, femmes, jeunes, enfants – qui l’ont choisi et cheminent dans sa Lumière ! Que le Seigneur soit loué pour les consacrés, religieux et religieuses qui, en Martinique, témoignent que la folie de l’Evangile est plus sage que la sagesse des hommes ! Que le Seigneur soit exalté pour les prêtres qui, chaque jour, avec fidélité, sanctifient son peuple dans la grâce, malgré les faiblesses et les adversités ! Que le Seigneur soit glorifié pour le ministère de Mgr Michel Méranville qui prend une autre tournure après des années au service du Peuple de Dieu ! Quant à moi, je vous écris depuis l’avion qui me ramène vers vous au pays. Je sais qu’une grande mission m’attend : « montrer Jésus » toujours et en toute circonstance. Le Seigneur, qui connaît mes faiblesses et mes limites, m’a choisi pour remplir cette tâche… Ce qui me rassure, c’est que cette mission est aussi la vôtre… (zot pri an sa !). Ce qui me rassure, c’est que cette mission est portée par l’intercession de Notre-Dame de la Délivrande qui n’a jamais abandonné ceux qui se sont tournés vers elle. Ce qui me rassure, c’est que notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Bien-aimés du Seigneur, fidèles catholiques, fidèles des autres confessions chrétiennes, femmes et hommes de bonne volonté, quelle que soit votre croyance, mes filles et mes fils, recevez, le cœur grand ouvert, la bénédic- tion que le Seigneur m’envoie vous donner, Lui qui est Père, Fils et Esprit-Saint. Amen ! Frère David Macaire, op Archevêque nommé de la Martinique n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 33 (1) Saint Jean Paul II aux JMJ de l’an 2000 (Citation d’une lettre de sainte Catherine de Sienne) Mgr David Macaire

Page 4

Eglise universelle 500 ans de Thérèse d'Avila : le pape François écrit à la famille carmélitaine ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 4 Le pape François a écrit une lettre au préposé général des Carmes déchaux, le père Saverio Cannistrà, à l'occasion du cinquième centenaire\ de la naissance de Sainte Thérèse d'Avila. Dans cette lettre qui s'adresse plus largement à toute la famille thérésienne, le Pape s'unit à l'action de grâce de toute la famille carmélitaine, religieuses, religieux et séculiers, pour le charisme de cette femme exceptionnelle. F aisant remarquer que cet anniversaire coïncide avec l'Année de la Vie consacrée, il présente Thérèse d'Avila comme une guide sûre et un modèle séduisant de don total à Dieu . Il appelle à redécouvrir l'étincelle inspiratrice , qui a donné l'impulsion décisive pour la fondation des premières communautés carmélites inspirées par la mystique espagnole, réformatrice d'un Ordre dont les origines remontent au XIII ème siècle en Palestine, lorsque des frères avaient fondé, sur le Mont Carmel, une communauté d'ermites. Le témoignage de sa consécration, née directement de la rencontre avec le Christ, son expérience de prière, comme dialogue continu avec Dieu, et sa vie communautaire enracinée dans la maternité de l'Église, continuent à nous faire tellement de bien ! s'enthousiasme le pape François. C'est comme une maîtresse de prière que le Saint-Père définit Thérèse d'Avila, qui ne considérait pas la prière comme « reservée uniquement à un espace ou à un moment de la journée ; elle surgissait spontanément dans les occasions les plus diverses. Elle était convaincue de la valeur de la prière continue, bien que pas toujours parfaite, précise le pape François. La Sainte nous demande d'être persévérants, fidèles, aussi au milieu de l'aridité, des difficultés personnelles ou des nécessités pressantes qui nous appellent. Pour rénover aujourd'hui la vie consacrée, Thérèse nous a laissé un grand trésor, plein de propositions concrètes, de voies et de méthodes pour prier, qui loin de nous enfermer en nous-mêmes, ou de nous conduire seulement à un équilibre intérieur, nous font repartir toujours de Jésus et constituent une école authentique pour grandir dans l'amour vers Dieu et vers le prochain. Le pape insiste sur son admiration personnelle pour Thérèse d'Avila, d'une modernité toujours surpre- nante avec cinq siècles de distance. « Face aux graves problèmes de son temps, elle ne s'est pas limitée à être une spectatrice de la réalité qui l'entourait. Dans sa condition de femme et avec ses difficultés de santé, elle avait décidé, disait-elle, "de faire ce peu qui dépendait de moi, c'est-à-dire de suivre les conseils évangéliques avec toute la perfection possible, et de faire en sorte que ces quelques sœurs qui sont ici, fassent de même", en faisant en sorte de ne pas se perdre "dans des choses de peu d'importance" alors que "le monde est en flammes", écrit le Pape en citant l'une des œuvres majeures de Thérèse, Le Chemin de perfection. Autre caractéristique appréciée par le pape François : Sainte Thérèse savait que ni la prière, ni la mission ne peuvent se soutenir sans une authentique vie communautaire. Pour cela, le fondement qu'elle a posé dans ses monastères était la fraternité. Ici nous devons toutes nous aimer, nous vouloir du bien, et nous aider réciproquement, écrivait Thérèse, qui appelait à l'humilité afin de surmonter les conflits et les jalousies. Les communautés thérésiennes sont donc appelées à devenir des maisons de communion, capables de témoigner de l'amour fraternel et de la maternité de l'Eglise, en présentant au Seigneur les difficultés du monde, lacéré par les divisions et les guerres, conclut le Pape, remerciant toute la famille carmélitaine, qui doit faire transparaître la joie et la beauté de vivre l'Évangile. Source : Radio Vatican, 28/03/15 n Le père Saverio Cannistrà avec le pape François, le 26 mars - O\ SS_ROM

Page 5

L a P arole D ominicale Dimanche 12 avril 2015 2 ème dimanche de Pâques - Année B Actes 4,32-35 • Psaume 117 • 1 Jean 5,1-6 • Jean 20,19-31 E n ce deuxième dimanche de Pâques, l’Eglise nous offre à célébrer la Miséricorde Divine. Pour nous introduire à ce mystère manifesté avec puis- sance dans la mort-résurrection du Christ, la liturgie nous fait entendre le récit de la première apparition du ressuscité à ses dis- ciples. La Paix soit avec vous. Telles sont les premières paroles qu’il adresse aux siens, reclus dans la maison par peur des juifs. Oui, avant tout échange, il leur donne la paix, sa paix qu’il leur avait promis peu de temps avant son arrestation (Cf. Jn 14,27). Comme un premier fruit de la résurrection, la paix rejoint le cœur alourdi par la peur et le péché, et l’introduit dans une douce intimité avec le Seigneur. Intimité confiante, où le disciple établit un lien d’un autre ordre avec le Seigneur glorifié. Il est surprenant de noter qu’ensuite, le Seigneur montre d’emblée ses plaies aux disciples, sans aucune demande de leur part. Surprenant parce que huit jours plus tard, il reprochera à Thomas d’avoir besoin de voir pour croire. Qu’est-ce à dire ? N’allons évidemment pas imaginer un traitement inégal entre les disciples. Par contre, nous pouvons nous demander s’il ne s’agit pas plutôt d’une esquisse du mode de transmission de la foi qui nous rejoint encore aujourd’hui. En effet, notre foi, à nous Martiniquais, est basée sur le témoignage de témoins oculaires des évènements de l’époque. C’est dans cet acte de foi que Thomas était invité à entrer. Ne pas vouloir nécessairement voir comme les autres pour croire, mais s’appuyer sur leur témoignage. Qu’importe, le ressuscité le rejoint là où il en est pour l’encourager à une vraie confession : Mon Seigneur et mon Dieu ! Notons que cette seconde apparition de Jésus se produit huit jours après la première, donc à nouveau un dimanche, jour de la résurrection, qui deviendra le jour par excellence du culte chrétien, le jour du Seigneur. Comme pour nous souligner que ce jour du Seigneur, où la communauté se rassemble pour commémorer le sacrifice de notre Salut, est le jour privilégié où Dieu manifeste sa Miséricorde. Il prend l’initiative de venir à notre rencontre dans nos retranchements, il assume nos manques de foi pour nous faire grandir. Enfin, animés de sa paix, le Christ envoie ses apôtres, comme le Père l’a envoyé, afin de témoigner qu’il est ressuscité. Recevez l’Esprit- Saint. Comme le souffle créateur a donné la vie à Adam, maintenant le souffle du Fils donne l’Esprit- Saint aux apôtres pour continuer son œuvre de Rédemption. C’est là, au cœur de cette expérience pascale, que l’Eglise puise son être missionnaire, qui sera déployé au jour de la Pentecôte. Comme le soulignent les Pères du concile Vatican II, elle continue l’œuvre de Rédemption du Christ , par sa prédication, son témoignage, la dispense des sacrements, particulièrement l’Eucharistie et la Réconciliation. Qu’en cette fête de la Miséricorde divine, le Ressuscité ravive en nous la foi et l’urgence de la mission. Et puissions-nous discerner dans l’ordination épiscopale de notre nouvel archevêque, Mgr Macaire, que nous vivrons aujourd’hui, un véritable fruit pascal. En effet, l’évêque, en communion avec le Pape et le collège des évêques, est le garant sur son diocèse, de la foi catholique reçue des apôtres, ces témoins oculaires de notre Salut. Souhaitons-lui alors d’être un héraut de cette foi catholique, et que par son ministère il puisse nous montrer Jésus, le Ressuscité, afin d’être restaurés par sa Miséricorde. P. Olivier Lucenay Vicaire des paroisses Saint-Christophe et Sainte-Thérèse n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 5

Page 6

Dossier : Ordination épiscopale ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 6 L e catéchisme de l’Église catholique précise que L’ordination épiscopale confère la plénitude du sacrement de l’ordre. Elle fait de l’évêque le successeur légitime des Apôtres et l’intègre au Collège épiscopal, lui faisant partager, avec le Pape et les autres évêques, la sollicitude pour toutes les Églises. Elle donne mission d’enseigner, de sanctifier et de gouverner . Au cours de la liturgie d’ordination, des éléments le signifient. Lecture de la « bulle papale » (ou Lettre apostolique) Elle intervient au début de la célébration, après le mot d’accueil et la présentation de l’ordinand. Elle atteste que l’ordinand est appelé à la fonction épiscopale par le Saint-Père. En effet, pour recevoir l’ordination épiscopale hors des murs de Rome, il faut avoir reçu la « bulle », qui est un document, originellement scellé, par lequel le Pape pose un acte juridique important (année sainte, nomination épiscopale, convocation d’un concile, canonisation…). Litanie des saints Pour accueillir son nouveau pasteur, l’Église prie de façon particulièrement intense en une grande supplication litanique chantée, dans laquelle elle invoque les saints. L’ordinand est allongé. Imposition des mains et prière d’ordination C’est l’imposition des mains et la prière consécratoire qui forment l’élément essentiel de l’ordination, et qui sont au cœur du sacrement. Dieu présent, agit par l’Esprit- Saint pour faire de l’ordinand le successeur légitime des Apôtres. Il était prêtre, il devient évêque. L’évêque célébrant principal prononce la prière d’ordination au nom de tous les évêques présents. Par l’imposition des mains des évêques et la prière d’ordination, l’ordinand reçoit une effusion spéciale de l’Esprit-Saint et de ses dons : Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l’Esprit souverain que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, l’Esprit qu’il a lui-même communiqué aux saints Apôtres qui établirent l’Église en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton nom. L’Evangéliaire ouvert est posé sur la tête de l’ordinand pour signifier qu’il est ordonné au nom de l’Evangile, qu’il le reçoit pour le porter aux autres. Onction de saint chrême pour signifier la participation au sacerdoce du Christ : A genoux, l’ordinand reçoit l’onction de saint chrême. L’Evêque est un consacré par l’Esprit-Saint, associé au Christ souverain prêtre. Comme pour la confirmation ou le sacrement de l’Ordre, l’onction avec cette huile parfumée montre le caractère ineffaçable de l’ordination épiscopale, qui engage totalement celui qui la reçoit. Remise de l’évangéliaire : rappelle que l’annonce de l’Evangile est la charge principale de l’évêque. L’évêque doit accueillir et annoncer la Bonne Nouvelle. Remise au nouvel évêque des insignes de sa charge : - L’anneau : signifie la fidélité envers l’Église ; l’évêque a contracté des épousailles sacrées avec l’Eglise. Recevez cet anneau, symbole de fidélité : gardez dans la pureté de la foi l’épouse de Dieu, la sainte Eglise. L’ordination épiscopale : un événement plein de sens pour un diocèse L’ordination épiscopale est un sacrement célébré au sein d\ e la communauté vers laquelle l’évêque est envoyé, et plus largement au sein de l’Ég\ lise, peuple de Dieu, pour laquelle il est configuré au Christ. Nous serons ce peuple de Dieu, ce dimanche 1\ 2 avril 2015, au stade Pierre-Aliker de Dillon, pour entourer Mgr David Macaire, lors de \ son ordination présidée par Son Eminence le Cardinal Chibly Langlois. A cette occasion, Eglise en Martinique rappelle le rituel d’une ordination épiscopale et la charge d’\ un évêque.

Page 7

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 7 L’évêque est considéré par l’Église catholique comme\ successeur des apôtres, et à ce titre, il est Docteur de la foi, chargé de l’enseigner \ et de la transmettre avec fidélité. Il exerce ses fonctions spirituelles au sein d’u\ ne circonscription appelée diocèse. Il y réside dans la ville où se trouve sa c\ athédrale ; cette ville et sa demeure épiscopale sont appelées évêché. La mission de l’Evêque L ’Evêque remplit, auprès des fidèles de son diocèse, la mission confiée par Jésus Christ à son Eglise, à savoir : ENSEIGNER la foi de l’Eglise… garantir et authentifier cette foi, veiller à ce qu’elle soit fidèle à la Parole et au Message du Christ, transmis et vécu au long des siècles. Il remplit cette mission par sa propre prédication, par les textes et messages qu’il adresse aux chrétiens, et par tous ceux qu’il associe à sa tâche (prêtres, catéchistes, etc.). SANCTIFIER son Eglise par la célébration de l’Eucharistie et des autres sacrements, par lui-même et par les prêtres et diacres, ses collaborateurs ; il doit ainsi veiller à l’exercice du culte et à la vie sacramentelle. GOUVERNER : vivre l’unité avec l’Eglise universelle, et garder dans l’unité le peuple chrétien du diocèse. Gardien de l’unité et gardien de la mission, il veille à la communion au sein de son Eglise ; il veille à ce qu’elle demeure tournée vers l’ensemble des habitants de ce diocèse pour leur porter la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ. L’évêque est l’incarnation de son Eglise, assisté par les prêtres et les diacres, il préside à toutes les assemblées et dispense aux croyants les sacrements de la foi, il guide le peuple de Dieu, enfin, il donne à de nouveaux membres par le presbytérat et le diaconat, une charge de porter l’Evangile à tous. Ses plus proches collaborateurs sont le vicaire général et les vicaires épiscopaux. L’évêque est également assisté de conseils presbytéraux. Il y a des sacrements que seuls les évêques peuvent pratiquer : - La confirmation (déléguée parfois aux prêtres diocésains, mais l’onction est effectuée avec l’huile chrismale bénie par l’évêque) - Le sacrement de l’ordre : ordina - tion diaconale et presbytérale, consécration épiscopale L’évêque choisit une devise épiscopale. Le diocèse a donc besoin d’un évêque, pour que les chrétiens se souviennent : - qu’ils sont des appelés, des convoqués, que Dieu, le premier, a aimé ; - que l’amour de Dieu est catho- lique (universel) et que leur diocèse est catholique par sa relation avec les autres Eglises de Dieu, et en particulier avec l’Eglise de Rome ; - que l’amour de Dieu, manifesté en Jésus Christ et en ceux qu’il a envoyés, les apôtres, est un amour fidèle : par l’évêque, successeur des apôtres, les chrétiens sont reliés à l’Eglise de Jésus-Christ fondée sur les douze apôtres. L’évêque est donc un Veilleur, un Eveilleur : Il veille et éveille les chrétiens pour qu’ils vivent de la foi, dans l’espérance et la charité. n - la mitre : la recherche d’une vie sainte. - Le nouvel évêque reçoit la mitre comme une monition à s’employer pour que resplendisse en lui l’éclat de la sainteté , selon le Pontifical romain, afin qu’il soit digne de recevoir la couronne de gloire qui ne se flétrit pas quand se manifestera le Christ. - La crosse (le bâton pastoral) : la charge de gouverner l’Église diocésaine qui lui est confiée. C’est le signe de l’autorité qui revient à l’évêque dans l’accomplissement de son devoir qui est de prendre soin de son troupeau. - Ce signe s’inscrit aussi dans la perspective de la sollicitude en vue de la sainteté du peuple de Dieu. C’est le pasteur qui doit marcher en tête afin de donner sa vie pour ses brebis ; c’est lui qui doit être le premier à se sacrifier et à se donner. Enfin le baiser fraternel des évêques présents marque l’entrée du nouvel évêque dans le corps épiscopal. Source : Conférence des Evêques de France n

Page 8

Dossier : Ordination épiscopale ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 8  Le blason est celui de l’Ordre des Prêcheurs, l’Ordre auquel appartient l’Archevêque.  Le serpent fait référence à l’emblème de la Martinique frappé de quatre serpents.  La colombe est le symbole de l’Esprit-Saint qui guide l’action des apôtres et de leurs successeurs dans le gouvernement de la vie charismatique de l’Eglise.  La colombe tient en son bec un rameau d’olivier en signe de la Paix du Christ que proclament les évêques en saluant l’Eglise : « La Paix soit avec vous ! ».  La colombe et le serpent représentent la lutte entre le bien et le mal dans la vie du chrétien, mais aussi ce verset de l’Evangile qui doit conduire le gouvernement pastoral « au milieu des loups ; montrez- vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes » (Mt. 10,16). Ils sont donc signes de la prudence et de la candeur.  Le revers de la Médaille Miraculeuse est en or, symbole de la surbrillance de la Vierge Marie sur toute chose. Ce revers représente la Foi de l’Eglise qui est celle de la Vierge Marie (le « M »), la Makaria (la Bienheureuse) qui ne veut connaître rien d’autre que le Christ (prière de saint Thomas d’Aquin « nisi te Domine » ) et le Christ crucifié (cf. 1 Co 2,2) (la Croix), l’Espérance du ciel (les douze étoiles) et enfin, l’Amour du Cœur Immaculée de Marie (fête de l’ordination presbytérale de l’Archevêque le 23 Juin 2001) et du Cœur Miséricordieux de Celui qui a donné sa vie pour le monde.  JESUM OSTENDE : La devise du nouvel évêque, tirée de l’antique antienne du Salve Regina chanté tous les soirs dans l’Ordre Dominicain, supplie Marie, la Mère de Miséricorde, de Montrer Jésus le fruit béni de ses entrailles aux hommes exilés dans cette vallée de larmes. « Montre Jésus », c’est aussi un mot d’ordre pastoral qui s’adresse à l’évêque lui-même, aux prêtres, aux consacrés, à tous les fidèles personnellement et à l’Eglise tout entière. n Le blason épiscopal de Mgr David Macaire, op Blason d'argent, chapé de sable ; l’argent chargé du revers de la médaille miraculeuse d'or ; la chape dextre à la bisce d'argent ; la chape senestre à la colombe tenant en son bec un rameau d'olivier, le tout d’argent. En dessous de l'écu, le pallium. En pal derrière l’écu, la croix de l’Ordre des Prêcheurs.\ En cimier, le chapeau d’archevêque. Le blason est l’emblème de l’évêque, qui l’utilise dan\ s les en-têtes de lettres, les documents et autres publications officielles. Il consiste en un écusson portant les symboles qui représentent la personne pour laquelle il a été\ conçu. Tout autour, certains éléments révèlent sa dignité, son rang, son titre, \ sa juridiction et autres. Généralement, une « bannière », sur laquelle une \ devise (ou un principe) est inscrite, figure au bas de l’écusson. L’écusson de chaque évêque est unique. Les symboles qui y app\ araissent se réfèrent à toutes sortes d’éléments qui ont influencé sa vie : il peut s’agir \ de références à des personnes, à des communautés, à des l\ ieux et à des événements qui ont une influence sur son leadership spirituel. Quelques explications

Page 9

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 9 Chaque année dans la nuit de Pâques, chacun renouvelle les promess\ es de son baptême. Avec le Carême, et les jours saints, nous sommes invités à redon\ ner à notre vie baptismale tout son éclat, à l’image du vêtem\ ent blanc qui en est le signe liturgique. Recevoir l’Indulgence plénière L e dimanche de la Miséricorde nous a été donné par saint Jean Paul II et sainte Faustine en est l’enseignante. Elle nous donne le moyen de développer en nous la connaissance de ce mystère, par ce chapelet de la Miséricorde, qui se répand de plus en plus dans les paroisses. Ce 12 avril 2015 sera aussi celui de l’ordination épiscopale de Mgr David Macaire. Nous avons donc au moins trois raisons de vivre intensément ces journées qui nous séparent de ce moment : - La Joie Pascale déployée dans tout l’octave, centre de gravité de l’année liturgique, de la vie chrétienne ; - Le dimanche de la Miséricorde qui oriente ce grand mystère de Pâques partout où la misère humaine attend une parole de réconciliation, d’encoura- gement ; - L’ordination d’un nouvel Evêque, évènement qui dit à l’Eglise, à l’humanité entière, à quel point ce Dieu de Miséricorde, Dieu Sauveur, ne se lasse pas d’être fidèle, présent, agissant, proche de tous. Que devons-nous faire, en définitive, pour bien nous préparer, c’est- à-dire pour cueillir tous les fruits d’un tel Dimanche ? Et donc pour «obtenir l’indulgence plénière », en recueillir les fruits, être bien disposés à la grâce de cette journée, pour ceux qui accueillent, ou veulent encourager, ce nouveau Pasteur de l’Eglise, ce nouvel Archevêque de Fort-de-France ? Les Indulgences font souvent causer, elles ont l’air compliquées… Alors qu’elles devraient simplement nous faire saisir que les efforts quotidiens ne sont pas vains, pour autant qu’ils s’inscrivent dans un désir sincère de changer notre vie, de la rendre plus évangélique. Au fond, nous ne sommes jamais seuls dans nos combats intérieurs, et les Indulgences en sont une marque sensible. Nous savons à quel point notre mal, celui que nous faisons ou que nous subissons, laisse des traces. Et nous devons savoir mieux encore, mais cela n’apparaît pas toujours, que le Bien ne laisse ni notre vie, ni la vie du monde, indifférents, inchangés. Et lorsque ce Bien est à l’unisson de Jésus donné en Sacrifice sur la Croix, alors il devient puissance de Salut. Les Indulgences, ce sont les pépites et les pierres précieuses du grand trésor de Grâces, que l’Eglise a la Mission d’offrir au Monde, pour donner à nos actes de préparation spirituelle, de pénitence, toute leur signification, toute leur portée, en nous et autour de nous. En pratique, l’Eglise nous propose toujours plusieurs axes de préparation, plusieurs éléments nécessaires pour recevoir l’Indulgence Plénière et en faire profiter les autres, notamment ceux qui seront loin, ou dans l’impossibilité de se Confesser et/ ou de Communier, notamment aussi les défunts : on peut les résumer de cette manière … - Se confesser, recevoir le Sacrement de Réconciliation, - Ainsi, le cœur libre de tout péché, réciter le Credo, le Notre Père, l’invocation « Jésus Miséricordieux, j'ai confiance en toi» devant le Saint Sacrement exposé, et/ou participer à la Sainte Messe et Communier, notamment le jour même de la Miséricorde, avec une intention particulière pour l’Eglise de Dieu qui est en Martinique et dans les Antilles, et son nouvel Archevêque Métropolitain, et uni aux intentions du Saint-Père, - Faire un acte de charité, d’attention aux frères les plus fragilisés. Le tout au cœur de cette Neuvaine de la Miséricorde, avec une intention quotidienne pour la Martinique, les Antilles, et Mgr David Macaire, et uni aux intentions du Saint-Père. Inspiré du texte de père Sébastien Vauvillier Prêtre du diocèse de Toulouse n

Page 10

Dossier : Ordination épiscopale ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 10 Le stade mis à notre disposition étant un lieu public de rassemblement, des règles s’imposent à nous pour son utilisation. Merci de bien vouloir suivre les instructions suivantes : - Ne pas venir avant 11h, heure d’ouverture des portes du stade au public ; la fête diocésaine de la Divine Miséricorde commence à 12h55. - Manger avant de venir au stade, il n’y aura ni buffet, ni buvette. - Prévoir une bouteille d’eau en plastique et une petite collation (emballage en verre et métal interdits, pistaches interdites) ; se munir d’un chapeau ou d’une casquette. - Privilégier le transport en car organisé par paroisse ; pour ceux qui viendront en voiture, choisir autant que possible le covoiturage. - L’entrée du stade se fait par le côté marché de gros pour les paroisses et les fidèles. - Ne pas venir en chaussures à talons, mais en chaussures plates. - porter un haut à la couleur du secteur de sa paroisse (Nord Caraïbe : bleu ; Nord Atlantique : jaune ou orange ; Centre : rouge ; Sud : blanc ou vert). - Respecter la signalétique, les codes couleur et les secteurs fixés dans les tribunes et sur la pelouse. - Ne pas apporter de chaises pliantes ou autres. - N’apporter aucun objet conton- dant (couteaux, ciseaux, etc.) ; se prêter de bonne grâce à la fouille opérée à l’entrée. - Utiliser les toilettes du stade et respecter leur propreté. - Utiliser les sacs poubelles positionnés sur le site pour se débarrasser de tous déchets. - Respecter les consignes de sécurité et les recommandations du service d’accueil. - Ne pas se déplacer pour prendre des photos pendant la cérémonie. - Les personnes à mobilité réduite passeront par l’entrée Dillon, avec les délégations officielles (religieuses et civiles), où elles seront accueillies et accompagnées à l’espace qui leur est réservé. Le Comité d’organisation n Autres informations Retransmission de la célébration en direct en radio et télévision : 12h55 : Radio Saint-Louis et sa webtv dès 12h55, 15h : Martinique 1 ère TV et radio (relayée par Guadeloupe 1 ère et Guyane 1 ère) Espace librairie : Les librairies catholiques, partenaires de l’Archevêché, proposeront un espace Livres, CD, DVD, etc. Vous y trouverez en particulier les livres indispensables pour connaître notre diocèse : Le Père Gaston Jean-Michel, Témoin de l’Evangile , aux éditions La Thune et Histoire du Diocèse de la Martinique , aux éditions du Signe. Quelques consignes à respecter Pour le bon déroulement de la célébration diocésaine du dimanche 12 avril 2015, au Stade Pierre-Aliker

Page 11

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 11 Dossier : Le mariage chrétien a-t-il du sens pour toi ? Le mariage est l’alliance entre un homme et une femme unis par un mê\ me amour. Dans cette alliance se révèle l’histoire des alliances entre Di\ eu et l’humanité, scellée dans l’amour du Christ qui a donné sa vie pour nous. Le\ sacrement de mariage sanctifie l´union d´un homme et d´une femme et situe l´\ amour des époux au cœur de l´amour de Dieu pour l´humanité. Aimer à la manière de Dieu, c’est aimer dans la liberté, la \ fidélité, la durée, la fécondité Les quatre piliers du mariage chrétien  Liberté : La parole qui rend libre «Vous allez vous engager l’un envers l’autre, est-ce librement et sans contrainte ?» La liberté n’est pas seulement dans le choix du conjoint, mais aussi dans le choix de s’engager dans le mariage. Elle implique une maturité psychologique sociale et morale en vue d’assumer ses actes. C’est une invitation à faire place à l’autre tel qu’il est vraiment. La véritable liberté est un équilibre difficile à trouver, un patient effort d’attention mutuelle afin que chacun trouve son épanouissement, sans que l’autre en soit pénalisé. C’est le travail de toute une vie de trouver sa véritable liberté dans le respect de celle de l’autre. Plus on est libre, plus on s’aime ; plus on s’aime, plus on est libre. Il est surtout liberté de référer sa vie conjugale à l’Evangile, et de la vivre en Eglise. Cette liberté-là n’est jamais acquise une fois pour toute. Elle est invitation, chemin. Dieu est libre et il aime gratuitement.  Indissolubilité : S’engager pour la vie « Je te reçois comme époux(se,) pour nous soutenir l’un l’autre, tout au long de notre vie» « Tu veux maintenant qu’ils construisent un foyer, qu’ils cherchent à s’aimer chaque jour davantage, et suivent l’exemple du Christ, lui qui a aim? les hommes jusqu?? mourir sur une croix ?. Dieu s?engage jusqu?au bout en son fils sur la croix, c?est un exemple ? suivre. Le mariage est un pacte d?alliance, ? l?image de l?union de Dieu avec l?humanit?, et du Christ avec l?Eglise. A l?image de J?sus qui a aim? jusqu?au bout, jusqu?? donner sa vie. L?indissolubilit?, c?est un lien sacr?, o? Dieu s?engage, que l?homme ne peut d?truire. Il nous est donn? pour soutenir la fid?lit? des ?poux. Durer toujours, c?est une esp?rance. ?Oser partager sa vie avec quelqu?un, c?est miser ensemble sur l?avenir, et sur Dieu?. « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » Mat. 19-6.  Fidélité : Construire une histoire « Je te reçois et je me donne à toi pour t’aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves » Choisir un conjoint c’est renoncer à tous les autres possibles. La parole donnée le jour du mariage engage à vivre en responsabilité l’un de l’autre. Elle implique la reconnaissance des forces et des fragilités de chacun. La fidélité se construit dans le dialogue, et donne à l’amour profondeur et intensité. Elle intègre le pardon et permet ainsi la durée. La fidélité, ce peut être aussi d’aider l’autre à se réaliser (pas n?cessairement selon mes propres projets ou images). Car aimer, c?est aimer l?autre diff?rent de moi? mais, ?galement diff?rent de l?image que je me fais de lui. La fidélité de Dieu nous rend capables d’être fidèles.  Fécondité : Se marier pour créer «Dans le foyer que vous allez fonder, acceptez-vous la responsabilité d’époux et de parents ?» L’amour est de soi fécond : « Le premier enfant du couple, c’est le couple lui-même » (D. Sonet). C’est la communauté d’amour qu’il est capable de construire. C’est laisser rayonner son bonheur. L’amour veut se partager : Donner la vie, mettre au monde des enfants, c’est le vœu de l’amour. L’enfant est un don de Dieu, il a besoin d’être accueilli, aimé, soutenu. Il a aussi besoin qu’on lui montre le chemin que Dieu l’invite à prendre dans l’Eglise. L’amour aspire à s’ouvrir à tous les autres : La cité, l’Eglise, le monde sont des chantiers dans lesquels l’amour est à l’œuvre pour les transformer. Nous sommes coopérateurs de l’amour de Dieu Créateur. « Soyons féconds, multipliez- vous, remplissez la terre et soumettez-la » Gen 1,28. Source : Conférence des Evêques de France n

Page 12

Dossier : Le mariage chrétien a-t-il du sens pour toi ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 12 Témoignages… Eliane et Christian Flavien Si l’amour a été la première motivation de notre union, c’est bien notre baptême et notre vie chrétienne qui nous ont conduits vers le Sacrement de Mariage. C’est dire combien cela avait du sens pour nous ! Au fil des années, nous avons compris que l’amour humain est un sac vide, qu’il faut remplir petit à petit de l’amour excessif de Dieu. Le Sacrement nous a aidés à avoir un cœur de couple, c’est-à-dire vaincre notre cœur de célibataires, pour comprendre que nous ne pouvons être un, que dans l’autre, pour Lui et en Lui. Il nous a donné également : un cœur de famille, en accueillant nos enfants, fruits de notre amour, mais, Il a aussi ouvert notre cœur à l’engagement envers la grande famille humaine pour répondre aux appels du service. Face aux évènements de la vie, ce sacrement nous a permis, non seulement de tenir bon, mais de tenir à deux. Aujourd’hui, après quarante-sept ans de vie conjugale, nous rendons grâce à Dieu pour ce bonheur. Mais comment cela est-il toujours possible ? Oui, nous y croyons, à la condition de garder indéfectiblement le lien à Dieu qui s’engage à garantir le DON de Lui-même aux époux dans cette alliance. Mathurine, 54 ans Après vingt-huit ans de mariage, je peux affirmer que le mariage chrétien a du sens pour moi. Pourtant, le jour de mon mariage à l’église n’a pas été le plus beau de ma vie. Mon couple était déjà dans le tumulte. Cependant, le fait de vouloir faire tous les deux la démarche pour bénir notre union était déjà un signe d’un nouveau départ possible. Sous le regard de Dieu, tout change, tout est transformé. Nous avons suivi une retraite de couples CANA avec la Communauté du Chemin Neuf, et nous avons appris beaucoup : vivre l’humilité, savoir accepter l’autre, ne pas l’étouffer, faire des concessions, tout confier dans la prière et faire confiance à Dieu. Nous avons chacun un fort tempérament et, avec du recul, je crois que nous serions divorcés depuis bien longtemps, malgré notre amour réciproque, si nous ne marchions pas à la suite de Jésus tous les jours. Nous savons que nous sommes mariés pour la vie et cela nous réconforte dans nos efforts réciproques. On peut avoir un coup de colère le matin, mais cela ne dure pas toute la journée. On sait qu’on s’appellera, qu’on se donnera rendez- vous pour déjeuner ensemble et que tout repartira comme avant. C’est la grâce du pardon que le sacrement du mariage nous a offert comme cadeau. La grâce de demeurer, de durer dans l’amour de Dieu. Nous savons pouvoir compter l’un sur l’autre, dans le pire des cas, et nos enfants en sont fiers et nous le disent. Nous sommes des exemples pour eux et cela nous réconforte. Merci Seigneur de veiller sur tous les couples que tu as unis, et accorde ta grâce à ceux qui n’ont pas encore franchi le pas ! Michelle Boulanger, 25 ans Oui, absolument ! Deux personnes qui ont le même objectif, le Ciel, décident de présenter leur union à Dieu car ils reconnaissent que sans lui rien n’est possible, et qu’il est le centre de leur vie à tous les deux. Dans ce sacrement, Dieu fait aux hommes le don de sa présence continuelle au sein du foyer. Un foyer chrétien c’est une petite Eglise, on dit aussi « Eglise domestique ». Le mariage chrétien catholique, beaucoup l’oublient, mais c’est un Sacrement ! C’est un signe puissant, pour nous-mêmes et pour les autres, de la présence réelle de Dieu dans notre vie quotidienne. C’est extraordinaire, Dieu nous fait la promesse de nous accompagner tous les jours de notre vie dans notre couple, pour en faire quelque chose de divin. C’est donc avant tout une œuvre de Dieu. Les personnes en couple, mariées ou non, savent combien la cohabitation peut être difficile. Dieu le sait. Pour nous aider, il nous donne ce sacrement, il se donne lui-même afin de bénir l’union, la protéger, la fortifier. Il devient la source intarissable de l’amour entre deux personnes. Sans cela, difficile d’évoluer. Le sacrement du mariage est, je crois, un vrai chemin de sainteté avec tout ce que cela comprend, des bénédictions mais aussi des épreuves !

Page 13

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 13 Clémence de Fort-de-France Oui ! Et comment ! Tout ce qui vient de Dieu a du sens. Le mariage est une institution divine qui prend son sens et son essence de toute éternité dans l'Alliance de Dieu avec l'Humanité entière, pour permettre aux couples H et F de vivre l'Amour dans sa plénitude. C'est la cerise sur le gâteau, car c'est par et dans le mariage chrétien que Dieu donne à l'homme et à la femme le droit de se prendre pour époux (se) et nulle part ailleurs ! Car Dieu est Père de toute éternité. Et il demandera des comptes aux unions libres le jour du jugement dernier. Dieu est Amour et Dieu nous a créés dans l'Amour, par l'Amour, et pour l'Amour. L'Esprit-Saint est la relation d'Amour qui unit le couple H et F pour former une seule chair. C'est pourquoi l'homme laissera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Dieu est un Dieu d'ordre, c'est pourquoi il a sanctifié le mariage par un sacrement que les époux se donnent mutuellement. Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni ! Notre société humaine, ayant perdu les vraies valeurs de la vie, a banalisé l'Amour le réduisant à des rapports sexuels à tout-va, hors mariage, pour faire perdre le sens du mariage chrétien, en se disant "nou pa biswen mayé pou viv ansanm" (nous n'avons pas besoin de nous marier pour vivre ensemble). Grâce à Dieu, le mariage chrétien conservera tout son sens jusqu'au dernier jour, car il est indissoluble même en cas de divorce et, un acte de divorce ne saurait en rien effacer la solidité de ce qui est voulu par Dieu. L'acte se fait sur papier, les liens s'opèrent dans l'Esprit- Saint par la Parole de Dieu. Comment reprendre les deux OUI donnés l'un à l'autre puisqu'ils sont montés vers Dieu le jour J. Seule la mort sépare les conjoints et libère le survivant des lois. Dans le Seigneur, le conjoint survivant est libre de s'engager à nouveau dans le mariage chrétien auprès d'une personne enracinée en Jésus, dont l'objectif est la vie éternelle et non le mariage, car Dieu nous appelle tous à la Sanctification (quelle que soit notre vocation (célibataire-vrai ou mariés chrétiennement), sanctification sans laquelle personne ne verra Dieu. Soit dit en passant, mariage civil seulement / union libre : incohérence/ pacs /concubinage même notoire / relations sexuelles hors mariage (même avec un seul partenaire ou entre personnes fiancées ou entre jeunes ou ados = situations de péché mortel, réclamant la conversion urgente (donc cas graves). Toutefois, le mariage chrétien ou civil n'est pas le Salut. Il y a lieu de chercher le Royaume de Dieu et sa Justice dans une situation de vie claire ou sanctifiée dans le mariage chrétien, car l'union fait la Force. Il n'y a que deux vocations : célibat simple ou consacré, et mariage chrétien. Dieu veut des familles sanctifiées pour tous ses enfants de la Terre, car il veut que tous soient sauvés et le Salut est personnel. Danielle Davenel Oui le mariage chrétien a du sens pour moi, car le Seigneur consacrant l'union de mon couple lors du sacrement de mariage, nous a donné la grâce de vivre un amour durable… et de le construire jour après jour pendant quarante-deux ans. Nous avons connu des moments difficiles certes, car notre évolution n'avait pas forcément le même rythme, mais le Seigneur, toujours agissant, nous permettait de les vaincre. A travers le désir d'aimer envers et contre tout, et avec le dialogue, nous nous ajustions toujours un peu plus l'un à l'autre. Le Seigneur a permis des épreuves qui, vécues avec Lui, ont renforcé notre amour, le creusant plus profondément... nous poussant à désirer beaucoup plus la vie de l'autre, et Lui demander la grâce de l'aimer comme Lui voudrait qu'on l'aime. Spirituellement, c'est la maladie de mon époux qui nous a permis de mieux nous rejoindre ; pendant trois ans, nous avons prié ensemble matin et soir, implorant bien sûr la guérison... jusqu'à ce que Dieu le rappelle à Lui. Merci Seigneur pour ton soutien, ton appui et la fidélité de ton Alliance avec nous !!! Tu m'as aussi appris, Seigneur, que tes pensées et tes sentiments ne sont pas les nôtres ! Ninotte François Le mariage chrétien est un sacrement. Or, les sacrements ont été institués par Jésus Christ et ce, par amour. Dieu, notre Père nous demande de nous unir. Ce sacrement prend naissance depuis la création. Le livre de la Genèse dit : Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la (Gn 1,28) . Le mariage chrétien aboutit à la fondation d’une famille, le plus petit noyau de la société. Le sacrement du mariage est basé sur l’amour qui est le sentiment le plus grand. Deux êtres s’unissent devant Dieu, sous son regard, pour fonder une famille et donner naissance à des enfants. Ils répondent à l’appel du Seigneur, pour s’aimer selon son désir et être des modèles au sein de la société.

Page 14

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 14 Dossier : Le mariage chrétien a-t-il du sens pour toi ? Béatrice Buliard Je crois en la puissance du sacrement du mariage. La Bible affirme : Ce que Dieu a uni que l'homme ne le sépare pas Mc 10,9. J’ose penser : ce que Dieu a uni, l’homme ne peut absolument pas le séparer, même s'il y a divorce dans la vie civile. Qui est assez puissant pour défaire ce que Dieu fait ? En puisant constamment l’amour dans Celui qui est Amour, bien des mariages seront sauvés, car En un instant Dieu fait fleurir sa bénédiction Si 11,22. Alléluia ! Amen ! Berthe Romain, 85 ans Le sacrement de mariage n’est pas la bénédiction d’une rencontre qui serait fruit du hasard, mais Dieu, qui est, selon l’expression liturgique, source de l’Amour , unit deux personnes, un homme et une femme, pour épanouir leur vie à travers les ombres et les lumières de ce monde. Ils deviennent ainsi à leur tour source de l’amour sur cette terre, et cheminent ensemble vers l’épanouissement en Dieu. Le mariage chrétien a donc un sens aujourd’hui pour ceux qui croient en Dieu. Si l’alliance conjugale chrétienne fait appel à l’amour, au courage, à la lucidité, elle s’appuie sur Dieu fidèle à sa Parole, à l’exemple de Jésus-Christ lui-même. Le mariage chrétien façonne le couple, l’ouvre à une autre vie, à une résurrection, à une vie selon l’esprit. Le mariage chrétien a donc un sens pour moi qui crois en Jésus-Christ. Annette Marie-Louise, 52 ans Bien sûr que le mariage chrétien a du sens pour moi. Saint Jean, au chapitre 2 versets 1-11, nous raconte que Jésus fut invité à un mariage, et sa présence a été d’une importante efficacité (capitale). Il a été d’un grand secours pour le couple qui était en grande difficulté. Jésus est notre lumière, notre force, notre paix, notre vie. Sans lui, le mariage est voué à l’échec. Le mariage est un engagement que nous prenons à deux avec Jésus. L’Amour qui nous a unis doit prendre naissance en Lui, par Lui et avec Lui. Le Seigneur est le Dieu de l’unité, c’est pourquoi le mariage est indissoluble. Saint Matthieu nous dit au chapitre 19 versets 4-6 : Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni. Témoignages… Marie Gabriel L’amour est un sentiment tellement beau et grand que Dieu, notre créateur, bénit l’homme et la femme qui s’aiment et les invite à se tourner vers Lui. Les chrétiens qui veulent faire sa volonté répondent à cet appel. Le mariage chrétien leur permet de concrétiser leur amour, de s’unir en recevant le sacrement du mariage, don de Dieu, en lui confiant cette union. C’est une vocation, une mission confiée par Dieu. Aussi le couple pourra accomplir sa mission principale qui est de fonder une famille, si c’est la volonté de Dieu. Cette union basée sur l’amour et la vie avec Dieu est un engagement fort. Toutes les armes spirituelles sont à sa disposition pour affronter les difficultés, les résoudre en toute sagesse, patience et amour afin de ne pas briser ce mariage. Le Seigneur est au cœur de la vie du couple, dans le cœur de chacun, et l’amour triomphera toujours. Les époux font alliance avec Dieu et l’Eglise. Nadiège François Le mariage chrétien permet à un homme et une femme qui s’aiment de s’unir selon le désir de Dieu, en recevant un sacrement institué par Dieu. Ce couple chrétien s’unit en mettant Dieu dans sa vie, en ayant le désir de cheminer avec lui. Cette union permettra à ces deux êtres de fonder une famille chrétienne, de donner une éducation à leur enfants, de les accompagner, de les aider, de leur permettre de devenir des hommes équilibrés. Ils pourront faire face aux difficultés de la vie, sans se décourager mais en se tournant vers le Seigneur qui sera toujours présent au sein de leur couple, de leur famille, en leur donnant la force et la sagesse nécessaires pour résoudre les problèmes dans l’amour. C’est un engagement de vivre ensemble en tenant la main de Dieu, en se mettant sous son regard, en lui donnant la première place dans le couple, dans la famille. On peut le considérer comme étant la troisième personne qui vit dans le couple, qui va manifester sa présence. Mylène Birba, 38 ans Le mariage est un choix, une décision, on dit bien : « Je te choisis pour époux ». C’est donc nous qui prenons cet engagement, qui faisons ce choix. Mais c’est un appel à faire « un », parce que c’est Dieu qui nous donne celle ou celui qui va être notre moitié. C’est Dieu qui présente Adam à Eve. Avec l’Amour et celui qui est la source de tout Amour, Jésus-Christ qui a donné sa vie pour nous. Le mariage chrétien est un don. Aujourd’hui, les hommes n’entendent plus cet appel, n’accueillent plus cet amour, ne vivent pas selon la logique du don, parce qu’ils sont centrés sur eux et non sur Dieu. Pour moi, le mariage chrétien c’est avoir reçu cet appel, aimer son époux comme Jésus nous aime et se donner chaque jour.

Page 15

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 15 Vie du Diocèse « La liturgie catholique doit demeurer théocentrique. C’est sa \ nature même. C’est l’esprit de la rénovation accomplie par le Concile. Perme\ ttez-nous de nous arrêter un instant à la célébration de l’Eucharistie. Ell\ e se situe bien au-delà d’une rencontre fraternelle et d’un partage de vie. Saint Paul ne craignait pas de la rappeler aux chrétiens de Corinthe (1 Cor. 11,22). L’Eucharistie est essentiellement la réitération du sacrifice rédempteur du Chris\ t. C’est une réalité dont aucun ministre, aucun laïc n’est propriétaire. C’est un mystère sacré qui requiert une atmosphère de gravité et de dignité, et ne supporte pas la médiocrité ou le laisser-aller du lieu, de la tenue vestimentaire, des objets du culte. Simplicité, oui ! Désinvolture, jamais ! » La tenue vestimentaire à l’église C es paroles sont du bienheureux Paul VI qui s’adressait, en 1977, aux évêques du sud-ouest de la France. Elles sont toujours d’actualité. La liturgie requiert un profond respect. Respect qui se traduit par différents points comme l’attitude, le silence priant, la tenue vestimentaire. Beaucoup prétextent que Dieu ne regarde pas l’habit, mais le cœur, pour se vêtir avec désinvolture et venir ainsi à la messe. Cela est regrettable, car même si Dieu nous accueille tels que nous sommes, il nous rassemble pour faire Eglise, c’est-à-dire nous constituer en un ensemble. Pour le coup, je ne m’habille pas seulement pour moi, mais aussi pour les autres. En Matthieu 22,11-13, Jésus rapporte dans une parabole comment, à la demande du roi, un homme fut chassé de la salle du banquet de noces parce qu’il ne portait pas les vêtements de noces. La tenue vestimentaire indique le respect aux autres. Nous notons l’effort qui est fait lors des funérailles (encore que, un certain relâchement commence à se faire) pour la tenue. Pourquoi à la messe l’effort n’est-il plus le même ? Venir prier le dimanche dans une église est-il donc si banal que ça ? Venir à la rencontre du Seigneur peut-il être mis sur le même plan que d’aller faire ses courses ? Sans rechercher la somptuosité, nous pouvons viser la dignité. Soyons pragmatique, rappelons quelques points sur la tenue vestimentaire. Pour les hommes : avoir une chemise boutonnée au moins jusqu’à la base du cou (ma foi, avec une cravate tout est réglé…) et un pantalon ample (pas moulant : ce n’est pas le lieu pour laisser fantasmer la gente féminine). Dois-je ajouter que les chaussures font partie du lot ? Avoir une paire de chaussures pour le dimanche, c’est aussi économique… Pour les femmes (valable aussi pour les jeunes filles), commençons par l’amplitude du vêtement : Les juste-au-corps ne conviennent pas, puisque les formes sont dévoilées. Ensuite, la longueur des vêtements : au minimum, une femme devrait être habillée à l’église des épaules jusqu’aux genoux, rassurez-vous, on peut descendre jusqu’aux chevilles. Pour être précis, les vêtements du haut recouvrent aussi bien le dos que la poitrine et le ventre. Attention aussi à la transparence du tissu !!! Vous pensez bien que vous n’aideriez pas ces messieurs à lever les yeux vers le ciel, mais à les baisser vers votre chair, sinon. Espérons que ces quelques notes réveilleront certaines consciences et nous permettent d’avancer dans ce domaine. P. Christian Catayée n Participez au prochain thème du n° 501 du 26 avril 2015 : "Tu sanctifieras le jour du Seigneur - Comment vis-tu cela ?" Réponse à envoyer au egliseenmartinique@orange.fr avant le 15 avril. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique

Page 16

Vie du Diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 16 L ’objectif était d’amener les chrétiens à réfléchir sur le sens de leur baptême et de leur engagement en tant que disciples missionnaires dans leur vie au quotidien. En effet, le carême, temps de préparation à la fête de Pâques, est une période très importante pour les catholiques. Il leur permet, pendant quarante jours, de se rapprocher de Dieu et de se remettre en question. Venus de Métropole, les laïcs engagés, Thierry et Myriam Fourchaud, de la Fraternité Missionnaire Jean Paul II, ainsi que deux prêtres, tous deux portés par leur musique intérieure, ont animé ces trois jours. L’un, le père Mathieu Malonga, d’origine congolaise, venant du couvent Saint-Jacques des Dominicains à Paris est auteur, compositeur et chanteur. L’autre, d’origine polonaise, le père Robert Wrona de la Fraternité Missionnaire Jean Paul II à Fréjus, est un ancien DJ, ordonné prêtre en juin 2011. Des groupes de prières ainsi que de louanges furent également sollicités. Pour ces derniers, de nombreuses répétitions et une préparation spirituelle furent programmées pour mener à bien ce projet. Leur travail porta ses fruits, le résultat était bien au rendez- vous. D’ailleurs le chef de chœur des Enfants de la louange, nous a même confié qu’au cours de ce séminaire, un chant nouveau avait grandi en lui et qu’il le travaillerait ultérieurement. Quant à la célébration de l’Eucharistie et les temps d’adoration, ils furent célébrés par les pères Gaby Lémy, Pierre Mirta, Pierre Zécler et Frédéric Essengo, tous du diocèse de Martinique. Pour cette sixième édition, les organisateurs ont innové en conviant la Pastorale diocésaine de la Santé, représentée par le Docteur Jacqueline Moetus, et les soins palliatifs par le Dr Roselyne Robinel. Les participants purent assister à une pièce de théâtre jouée par la troupe du Dr Joël Bocko. La devise vincentienne : « Aimer, Partager et Servir » était au rendez-vous. En effet, nombreux ont été les bénévoles et les donateurs venus, comme chaque année, aider les membres de la conférence à assurer le succès de cette rencontre annuelle. Un grand merci à tous ! Un merci spécial à notre cher et fidèle public pour ce grand moment d’échange et de partage spirituel. Vivement l’année prochaine ! Marie-Line Leleu et Josette Burlet-Miatekela, chargées de la communication du séminaire n Séminaire spirituel Par mon baptême, Seigneur Jésus, je veux faire tout ce que tu me diras L’association caritative de la Société Saint-Vincent-de-Paul du Lamentin a organisé, durant les trois jours gras (du 16 au 18 février 2015)\ , au Palais des Sports du Lamentin, son séminaire d’entrée en carême. Cette anné\ e, ce dernier avait pour thème : Par mon baptême, Seigneur Jésus, je veux faire tout ce que tu me diras.

Page 17

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 17 A près un déjeuner sur le pouce, nous sommes entrés dans le vif du sujet. Dans un premier temps, le président Laurent Vestris a présenté le programme du week-end. Puis, il a rappelé le thème, proposé par le père Pierre Henderson, aumônier du mouvement : vivre ou mourir : que choisis-tu ? d’après Deutéronome 30,15-20. Il s’est agi ensuite de préparer la messe du soir : répétition des chants, lectures des textes, réflexion et échange autour de l’évangile (Jean 12, 20-33). En fin d’après-midi, nous nous sommes rendus à l’église de Saint-Joseph pour l’animation de la messe de 18h. De retour au « campement », le reste de la soirée a été consacré à l’installation des sacs de couchage pour la nuit, et à une activité ludique proposée par les plus jeunes. Le dimanche, la matinée a été consacrée à une réflexion plus approfondie de notre thème. Cela a été une occasion de mettre en œuvre la devise du mouvement : VOIR – JUGER – AGIR. Les jeunes ont été guidés dans leur analyse par des questions simples et pertinentes, permettant de s’interroger sur la situation dans le monde, puis en France, ensuite en Martinique et enfin dans leur vie personnelle. Par la suite, nous nous sommes initiés à un exercice assez nouveau pour nous : l’oraison. En effet, chacun a été invité à prendre du temps pour intérioriser le fruit des différents échanges mais surtout pour répondre à cette grande question : "La Vie ou la Mort : aujourd’hui je choisis…" Le calme du cadre facilitait l’entrée dans ce temps de réflexion intérieure. En somme, nous avions trente minutes pour effectuer ce dialogue à quatre ; avec le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. Nous saluons le sérieux de nos jeunes qui, bien que peu habitués à cet exercice, ont volontiers « joué le jeu » n’hésitant pas à délaisser leur portable, à prendre une chaise pour s’éloigner du camp, à prendre leur Bible, à s’isoler dans le plus grand silence pour mieux vivre l’instant. D’ailleurs, par la suite, certains diront que ce moment a été le point d’orgue du week-end. Un petit temps de pause, et nous voilà repartis pour la Révision de vie. Pour rappel, il s’agit de se réunir en petits groupes de quatre ou cinq, afin de réfléchir sur un thème particulier, tout en faisant le lien avec sa vie personnelle. Cet exercice demande une grande confiance car nous sommes parfois amenés à aborder des faits de vie tout à fait personnels. C’est donc cette confiance qui a permis que les petits groupes discutent et échangent sur cette grande question : « Quelle grande merveille Dieu a-t-il fait dans ma vie ? » . Nous nous sommes ensuite retrouvés pour faire le bilan. Nous avons clôturé notre week-end le Retraite de carême du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) Vivre ou mourir : que choisis-tu ? Les 21 et 22 mars 2015, les différentes antennes du MRJC de Martinique se sont retrouvées au Domaine de Rivière-Blanche, à Saint-Joseph. \ L’objectif : deux jours de réflexion loin de l’agitation et du tumulte de la ville, \ des ordinateurs et des téléphones portables avec un confort minimum. C’est donc au bord de la rivière, à l’ombre d’un carbet, que nous avons posé nos sacs, le samedi à midi.

Page 18

Vie du Diocèse dimanche, à 16h30, par un temps de louange et un goûter partagé avec les parents. Le MRJC tient à remercier Marlène Pied, qui a mis les lieux à notre disposition, Michel Bornil, qui a assuré notre transport pour l’église et David Frédéric, qui nous a confectionné les repas, car il n’y avait pas d’infrastructures qui le permettaient sur les lieux. Tous ont proposé leurs services gracieusement, et nous ont permis de vivre une réflexion riche et profonde. En effet, nous avons pu nous focaliser sur le contenu de notre retraite sans nous soucier des détails logistiques. n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 12 avril 2015 / n°500 18 Aude Bornil, 17 ans, de Saint-Joseph : J’ai beaucoup aimé. Cela m’a permis de me retirer un peu «du monde» et de réfléchir sur certaines choses. C’était très convivial. Le seul point négatif a été la multitude de bêtes. Mon moment préféré a été la révision de vie, car la question était «quelle est la plus grande merveille que Dieu ait faite pour toi ?». Avant je n’y avais jamais vraiment réfléchi, et maintenant je me rends compte que Dieu a fait de nombreuses merveilles pour moi. Horriane Mongeoko, 16 ans, de Saint-Joseph : Ces deux jours passés en retraite à la rivière nous ont permis de partager plusieurs de nos soucis, d’évacuer et de réfléchir à notre tour en présence de Dieu. C’était deux journées excellentes, et qui donnent envie de recommencer. Encore merci à tous. Johanne Chamoiseau, 28 ans, du Lamentin : Ce week-end de récollection a été très enrichissant : la Parole du Seigneur et surtout le moment d’isolement pour se connecter avec Jésus. J’ai bien aimé ; il y avait une très bonne entente. Contact MRJC : 06 96 02 98 41

Page 19

Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr E glise en Martinique Règlement à l’ordr\se de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martiniq\ ue Boîte Postale 586 \b7 207 FORT DE FRANCE CEDEX MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ ..................................................................................... Prénom : .......................................................................\ ............................................................................... Adresse : .......................................................................\ ............................................................................... Mail : .......................................................................\ .......................................................................................... Tél. .......................................................................\ ........................... Code Postal .................................. Ville .......................................................................\ ........................................................................................... 19 99.5 - 101.3 et 105,3 mHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com Dimanche 19 avril 2015 Je suis homo, je suis catho ! Comment vivre sa foi quand on est homosexuel ? Comment les homosexuels sont-ils accueillis par l’Église, et que disent le dogme et la doctrine à ce sujet ? Les propos du pape François ont-ils changé leur place ? Y a-t-il une culpabilité à être homosexuel et croyant ? Dieu m’est témoin s’intéresse cette semaine aux personnes homosexuelles et la pratique de leur foi. Nous écouterons le témoignage de Damien, jeune Réunionnais de 25 ans. Il nous racontera comment il a été rejeté par sa famille à cause de son homosexualité et comment il a toujours su trouver sa place dans sa paroisse, notamment grâce au chant. Engagé au sein de l’Aumônerie réunionnaise en métropole, Damien est bien dans sa vie, ce qui est loin d’être une généralité. Gwaldys Pallas, présidente de "Tjenbé Red", association qui lutte contre l’homophobie, notamment dans la société antillaise, viendra nous en parler. Nous serons également connectés avec le Frère Thomas de Gabury, dominicain et médecin, depuis La Réunion. Il nous rappellera ce que dit l’Evangile de l’homosexualité et comment cela est vécu dans notre société. Puis nous irons en Polynésie rencontrer William qui nous dira que les Mahu, ces hommes élevés comme des femmes, ne sont pas à confondre avec les homosexuels occidentaux. Medias

Page 20

La misère est profonde sur cette terre, mais la miséricorde de Dieu descend encore plus bas, plus au fond pour pardonner, pour consoler, pour redonner confiance. Saint Jean Paul II Fête de la Divine Miséricorde

Numéros précédents