506 - Mgr Macaire a reçu le pallium dans son diocèse

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N° 506 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 13 septembre 2015 6 septembre 2015 : MGR MACAIRE A REÇU LE PALLIUM DANS SON DIOCÈSE

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Editorial Editorial Mot de l'Evêque • En avant ! Eglise universelle • Le pape François s’engage pour l’environnement Liturgie • Parole dominicale Vie du diocèse • Grande fête diocésaine à la Cathédrale Saint-Louis • Homélie de S.E.R. Mgr Nicola Girasoli • Retour en images sur quelques événements • Gaétan Présent institué « Lecteur » et « Acolyte • Récollection de l’Action Catholique des Milieux Sanitaires et Sociaux • La paroisse Saint-Hyacinthe du Lorrain en fête • Hommage au père Bruno Latour, Chancelier du diocèse de Martinique • Hommage à Ginette Yung Hing, Vice-présidente de Radio Saint-Louis Agenda de l’Archevêque Vers la vie • Joseph Gallet de Saint-Aurin, CSSp • Frère Alexandre Zébo Médias numéro 506 S ommaire C 'est la rentrée ! Avec les écoles, c’est aussi l’Église diocésaine qui fait la sienne. La revue Eglise en Martinique est donc de nouveau au rendez-vous, avec toujours l’ambition de vous tenir informé des actualités du diocèse. Ne tournons pas trop vite la page de la trêve estivale qui a eu, sans\ nul doute, son importance. L’heure peut être au bilan. Aujourd’hui, dans quelles dispositions abordons-nous l’année pastorale qui commence ? Certains ont certainement vécu des moments importants, parfois difficiles ; d’autres ont fait des découvertes, des rencontres. L\ a vie de famille a peut-être été renforcée… L’Evangile d’aujourd’hui devrait nous aider à reprendre la route… la bonne, celle qu’a prise Jé\ sus, et qui conduit à la vie... Renoncer à soi-même et avancer à travers les épreuves et les souffrances de la terre jusqu’à la gloire de la\ résurrection et de la vie éternelle. Les activités pastorales ne se sont pas complètement arrêtée\ s pendant les vacances. C’est ainsi que l’évêque a poursuivi ses visit\ es pastorales et célébré des événements importants. Nous vous avons con\ cocté une petite rétrospective pour vous permettre de revivre quelques-uns de ces temps forts en images. Un hommage est également rendu à père Bruno Latour qui nous a quittés subitement au mois de juin. Par ailleurs, le dimanche 6 septembre dernier, les fidèles sont venus nombreux à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France pour entourer leur archevêque, qui vivait un moment solennel et historique de son épiscopat : la remise du Pallium. C’est Son Excellence Mgr Nicola Girasoli, Nonce à Trinidad, qui représentait le pape François pour cette célébration officielle. La prés\ ence des deux autres évêques de la Province ecclésiastique, Mgr Jean-Yves Riocreux (Guadeloupe) et Mgr Emmanuel Lafont (Guyane), était un signe fort de l’unité des trois diocèses. Le pallium symbolise \ l’autorité de l’archevêque et son lien de communion avec le successeur de Pierre. C’était donc un événement fort en émotion… La rentrée est aussi synonyme de bonnes résolutions. Le pape Franç\ ois nous appelle au respect de l'environnement dans son encyclique sur l'écologie Laudato si' (Loué sois-tu), publiée le 18 juin dernier. Profitons donc de ses recommandations. La terre, créée par Dieu, a\ été soumise à l’Homme pour qu’il en prenne soin. Proté\ geons-la ! Le Christ nous appelle toujours à le découvrir, à nous nourrir de sa Parole, à la vivre en allant à sa rencontre, en nous mettant à \ son service ! Le chemin que nous avons choisi doit faire sens. Nous avons tous des talents, quels qu’ils soient. Pour cette nouvelle anné\ e pastorale, prenons donc des engagements dans nos communautés paroissiales, dans les mouvements, dans les équipes, les groupes de prière. A tous, une belle rentrée ! Justine Lordinot n 2 3 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr numéro 506 SS N° 506 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 13 septembre 2015 6 septembre 2015 : MGR MACAIRE A REÇU LE PALLIUM DANS SON DIOCÈSE 4 5 6 17 17 14 13 12 10 8 15 18 19

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En avant ! C ’est la rentrée !!... La rentrée, c’est le moment où des milliers de jeunes, de parents, de professeurs et d’éducateurs redémarrent une nouvelle activité, se retrouvent dans les rues aux mêmes heures et, surtout, se tournent vers l’avenir. On pourrait penser que, en dehors de ceux qui sont touchés directement par le rythme scolaire, la rentrée ne veut rien dire du tout… Mais nous voyons bien que nous sommes quasiment tous influencés, on pourrait même dire «concernés», par ce moment particulier. C’est la rentrée : notre petite «cigale» intérieure s’arrête de chanter et notre «fourmi» recommence à travailler, à bâtir, à faire des projets. (Vous vous souvenez de cette fable de La Fontaine qui nous parle de «la cigale-ayant-chanté-tout-l’été qui alla crier famine chez une fourmi, sa voisine» ). En fait, chacun de nous est un peu «fourmi travailleuse» et un peu «cigale insouciante». Un chrétien est quelqu’un qui n’oppose pas, dans sa vie personnelle, la cigale à la fourmi. Il sait être un peu des deux au bon moment ! Et là, c’est le moment de rentrer ! C’est donc la rentrée !!... Enfin…pour ceux qui sont sortis ! Car pour rentrer, il faut savoir être cigale, se reposer, se détendre et prendre la vie du bon côté. Le démon a été très fort lorsqu’il a transformé des classes d’âge entières en groupes d’hyperactifs. Toute une génération piégée par ses emails, ses Smartphones, tablettes, 4G, wifi et Bluetooth et qui n’arrive plus à décrocher. Une génération droguée au travail, au travail pour le travail, au travail pour survivre, pour exister... Une génération inquiète qui fonce tête baissée, sans regarder ni à droite ni à gauche, et surtout pas en haut vers le ciel. Une génération qui fonce dans le mur à coups de drogues fortes et d’anxiolytiques… Pour ceux-là, l’idéal de la fourmi est devenu une idole. Dans nos villes et même nos campagnes, une grosse fourmi a été érigée à la place du veau d’or, mais le résultat est le même, en plus effrayant même ! Le chrétien doit donc savoir être une cigale, savoir lever les yeux vers le ciel, s’arrêter et louer le Créateur, lui rendre grâce pour le travail accompli et pour les fruits récoltés… Il sait, en un mot, imiter son créateur qui s’est reposé pour contempler son œuvre. Rentrer, c’est aussi prévoir de célébrer chaque dimanche l’œuvre de Dieu dans nos vies et dans le monde, et choisir déjà le moment d’une bonne retraite spirituelle dans l’année. Mais le chrétien est aussi une fourmi qui sait qu’il y a un temps pour tout. Un temps pour se reposer, un temps pour travailler. Quand arrive le temps de s’engager, de prendre des responsabilités, de se mouiller, les chants de la cigale n’ont plus cours ! Là-aussi, le Prince-de-la- société-du-profit a frappé très fort lorsqu’il a exclu du monde du travail des milliers d’hommes et femmes en pleine vitalité. Lorsqu’il a fait croire à des personnes pleines de ressources que, leur carrière étant terminée, il n’y avait pas d’autre place pour elles dans la société que devant leur petit écran à regarder des émissions idiotes. Lorsqu’il a fait croire à des milliers de jeunes qu’ils n’avaient aucun avenir dans ce monde… Rentrer est un acte d’Espérance ! C’est se tourner vers l’avenir en faisant confiance à soi-même, au monde et à Dieu. L’Espérance est le plus grand des trésors aujourd’hui. Le manque d’Espérance de notre monde est la cause de tant de déprime, tant de déchirements, tant de violence, tant d’avortements, tant de suicides… Or l’Espérance, c’est la richesse de l’Eglise et des croyants : malgré toutes nos misères (économique, physique ou même morale), nous gardons confiance et investissons nos forces dans le projet de Dieu. Nous n’avons que cinq pains et deux poissons, mais nous sommes suffisamment motivés (mis- en-mouvement) pour vouloir nourrir toute une foule. Le monde nous propose d’être riches, égoïstes et inquiets ; l’Eglise nous donne d’être pauvres, généreux et confiants. Il faut choisir entre les deux. Ainsi, toute personne de bonne volonté qui choisit de «rentrer», c’est-à-dire de servir, de s’engager, de se donner, de bâtir un monde nouveau, entre dans la joie de Dieu ! Frères et sœurs, votre Eglise vous offre d’œuvrer pour le Royaume de Dieu en ce monde. En cette rentrée, nous avons besoin urgemment de serviteurs. C’est pourquoi je lance un appel à tous : rentrez !! Rentrez dans les mouvements de spiritualité et d’action catholique, rentrez dans les groupes de louange et de prière, rentrez au service bénévole du secrétariat paroissial pour accueillir, rentrez dans les équipes liturgiques et les chorales, rentrez dans la pastorale de la santé au service des malades et des souffrants, rentrez dans les équipes d’animation du catéchisme, rentrez dans l’accompagnement des catéchumènes, rentrez dans l’équipe de nettoyage de votre église, rentrez dans les cycles de formation, rentrez dans l’animation des mouvements de jeunes, rentrez dans les associations au service des plus pauvres, rentrez au séminaire, rentrez au couvent… bref, comme disait saint Jean Paul II : entrez dans l’Espérance ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 33 Mot de l'Evêque

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Eglise universelle ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 4 L ’Encyclique Laudato si’ , construite autour de six chapitres, tire son titre du poème de saint François d’Assise, Loué sois-tu, mon Seigneur qui, dans le Cantique des Créatures, rappelle que la terre est aussi comme une sœur et une mère. Le cri de la nature maltraitée et le cri des pauvres abandonnés montent jusqu’à Dieu. I. Ce qui se passe dans notre maison Ce chapitre inclut les dernières découvertes scientifiques sur l’environnement comme une façon d’écouter le cri de la création, reconnaître la contribution que chacun peut apporter. Les questions abordées : la pollution, le changement climatique, l’eau, la perte de la biodiversité, la détérioration sociale, les inégalités planétaires, la faiblesse des réactions devant ces drames ! II. L’Evangile de la création La complexité de la crise écologique nécessite un dialogue multiculturel et pluridisciplinaire qui inclut la spiritualité et la religion. La foi offre de grandes motivations pour la protection de la nature et des frères et sœurs les plus fragiles ; les obligations envers la nature font partie de la foi chrétienne. III. La racine humaine de la crise écologique Ce chapitre présente une analyse de la situation actuelle, pour que nous ne considérions pas seulement les symptômes, mais aussi les causes les plus profondes, en dialoguant avec la philosophie et les sciences humaines. IV. Une écologie intégrale Le cœur de la proposition de l’encyclique est l’écologie intégrale comme un nouveau paradigme de la justice, une écologie qui incorpore la place spécifique de l’être humain dans ce monde et ses relations avec la réalité qui l’entoure. En effet, nous ne pouvons concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie. Cela est vrai dans différents domaines (économie et politique), dans différentes cultures, en particulier les plus menacées, et même dans chaque instant de notre vie quotidienne. Il existe un lien inséparable entre les questions environnementales et les questions sociales et humaines. Par conséquent, il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. V. Quelques lignes d’orientation et d’action Ce chapitre aborde la question de ce que nous pouvons et devons faire. Les analyses seules ne suffisent pas : il faut des propositions d’action qui concernent aussi bien chacun de nous que la politique internationale et à même de nous aider à sortir de la spirale d’autodestruction dans laquelle nous nous enfonçons. Il est essentiel que la construction des pistes concrètes ne soit pas abordée de manière idéologique ou réductionniste. C’est ainsi que le dialogue est indispensable. Ce mot est présent dans le titre de chaque section de ce chapitre. VI. Education et spiritualité écologiques 1. Miser sur un autre style de vie : Le changement des modes de vie et des choix de consommation ouvre de grandes possibilités. 2. Éducation pour l’alliance entre l’humanité et l’environnement. 3. La conversion écologique : la foi et la spiritualité chrétiennes offrent de profondes motivations pour alimenter la passion de la préservation du monde, sachant que le changement climatique individuel n’est pas suffisant (…). 4. Joie et paix : La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice, tout comme le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie. 5. Amour civil et politique : Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme, tout comme il existe une dimension civique et politique de l’amour. Source : http://www.mission-universelle. catholique.fr/ n Le pape François s’engag e pour l’environnement À quelques mois de la conférence internationale sur l'environnemen\ t COP21 (30 novembre -11 décembre, au Bourget), le pape François a publié, le 18 juin dernier, une encyclique sur l'avenir de notre planète. En voici un résumé\ .

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L a P arole D ominicale Dimanche 13 septembre 2015 24 ème Dimanche du Temps OrdinaireAnnée B Isaïe 50,5-9a • Psaume 114 • Jacques 2,14-18 • Marc 8,27-35 O n le voit quand Jésus interroge ses disciples sur son identité, la réponse de Pierre, leur représentant, est parfaite. Mais quand Jésus commence à parler de la croix qu’il doit embrasser à Jérusalem, Pierre n'est plus en phase avec lui, il ne le suit plus. Plus étonnant, Il l'écarte de sa route, le prend à part pour lui manifester vivement son désaccord. Et comme on le comprend. A moins d’être masochiste, personne n’aime la croix en tant que telle. Notons que quand Pierre affirme à Jésus son refus de celle-ci, Jésus lui dit : Passe derrière moi Satan . Autrement dit, Jésus reconnaît la patte de Satan chaque fois que des chrétiens refusent la croix… Les juifs connaissaient bien Isaïe 35, mais ils oubliaient Isaïe 50 et Isaïe 53. Nous avons parlé dimanche dernier d’Isaïe 35. Vous savez, c’est le passage où il est dit que quand le Messie viendra, les yeux des aveugles se dessilleront, les oreilles des sourds s’ouvriront, la langue du muet criera sa joie, le boiteux bondira de joie, etc. L’idée de la prophétie est que le mal sera éradiqué par le Messie. Mais dans Isaïe 50, ce même Messie dit : …et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. C’est la première lecture de la messe de ce dimanche. Dans l’évangile d’aujourd’hui, on a entendu qu’au moment même où Pierre fait son admirable profession de foi, Jésus annonce pour la première fois que s’il accomplit Isaïe 35, il va aussi accomplir Isaïe 50 et Isaïe 53. Il guérit les malades, il accomplit des miracles, mais il est aussi le Serviteur souffrant d’Isaïe 50 et 53. C’est très surprenant... Jusqu’à aujourd’hui, les juifs ont du mal à intégrer ces passages qui ne cadrent pas avec l’idée qu’ils se font du Roi Messie qui est censé mettre tous ses adversaires sous ses pieds. Mais au fait, pourquoi le Messie doit-il souffrir, être anéanti, méprisé, exécuté comme le pire des criminels ? Pourquoi le Roi, le Sauveur, ne nous sauve pas avec ses légions d’anges et des armes de destruction massive à l’encontre du mal et de ses artisans, mais en prenant sur lui nos souffrances, nos maladies, nos péchés et en les clouant avec lui sur la croix ? En fait, il se manifeste comme le Bon Pasteur qui se met en travers de la route du loup pour protéger ses brebis, et qui assume ses morsures, ses griffes pour que le troupeau soit épargné. Il préfère faire étalage de son amour plutôt que de sa puissance. Jésus nous dit, à la fin de cet évangile, que celui qui veut être chrétien ne connaîtra pas d’autre chemin que celui qu’il a lui-même emprunté. Il s’agit, par amour de Dieu et du prochain, de renoncer à soi-même, d’embrasser sa croix et avancer à travers les épreuves et les souffrances de la terre jusqu’à la gloire de la résurrection et de la vie éternelle. Frères et sœurs, pour conclure, je ne peux pas ne pas reprendre la mise en garde de saint Paul disant aux chrétiens de son temps de faire attention à ces soi-disant chrétiens qui sont ennemis de la croix du Christ. Ils aiment la belle vie, le luxe, l’argent. Leur dieu, dit saint Paul, c’est leur ventre et non pas Jésus-Christ (Cf. Ph 3,18-19). Quand on est ami de l’argent, on n’est pas ami de Jésus, même si dans sa bouche on n’entend que « Seigneur, Seigneur ». En effet, Jésus nous a dit qu’on ne peut pas servir deux maîtres à la fois, autrement on aimera l’un et haïra l’autre. Ainsi, parmi les chrétiens, ceux qui aiment l’argent et qui vont jusqu’à utiliser la religion pour se remplir les poches et vivre la grande vie, sont des gens qui, quoi qu’ils disent, détestent Jésus, même s’ils n’en sont pas conscients. Ce n’est pas moi qui le dis, mais Jésus lui-même. P. Alain Ransay, Curé du Marin et Sainte-Anne n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 55

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Vie du diocèse Il était 15h30 ce dimanche 6 septembre 2015, lorsque l’imposante p\ rocession composée des servants d’autel, des diacres, des prêtres, des évêques, a remonté la rue Antoine-Siger pour entrer dans la cathédrale Saint-\ Louis, trop petite pour accueillir tous les représentants des forces vives du diocèse : paroisses, mouvements, congrégations et communautés religieuses, f\ amille et amis, autorités civiles et militaires, invitées par Mgr l’Ar\ chevêque, et les nombreux fidèles qui avaient souhaité participer pleinement à ses côtés à cet événement historique. Grande fête diocésaine à la Cathédrale Saint- Louis Le Chœur diocésain , créé par Mgr Macaire, et dirigé par Dominique- Edouard Lagier, a animé de façon magistrale la célébration ; il était pour l’occasion, composé de cinq chorales : Résonan's, Eau vive de Coridon, Chœur d'hommes de Saint- Christophe, Chorale Harmonie et Chœur d'hommes de la Cathédrale. L’orgue de la cathédrale était tenu par l’organiste titulaire, Robert Sifflet. La beauté de la décoration florale aux couleurs du Vatican, blanc et jaune, et des fleurs de la Martinique, celle des bannières portant blason des évêques fixées au-dessus de leurs sièges, le long tapis rouge couvrant l’allée centrale et les marches jusqu’à l’autel, soulignaient l’importance de cette célébration pour tout notre archidiocèse. Après les membres du presbyterium, Mgr Riocreux et Mgr Lafont, évêques de Guadeloupe et de Guyane, Mgr David Macaire a salué l’autel avant de rejoindre sa cathèdre. Puis, Mgr Girasoli, Nonce à Trinidad et Délégué apostolique aux Antilles, représentant le Saint- Père, et donc accompagné du drapeau du Vatican, a été accueilli solennellement à l’entrée de la cathédrale par le père Fortuné Gibon, vicaire général et le père Marcel Crépin, vicaire épiscopal. Après avoir embrassé le crucifix qui lui était présenté, il s’est signé de l’eau bénite avant d’asperger l’assemblée en remontant l’allée centrale, précédé du diacre Hervé Lordinot, portant le pallium. Guidé par le cérémoniaire principal, Kerry Moran, il s’est agenouillé devant l’autel pour se recueillir, puis est allé saluer Mgr Macaire. Le diacre ayant déposé le pallium sur l’autel, Mgr Girasoli a procédé à son encensement, le pallium signifiant l’Agneau de Dieu et la brebis sauvée et portée par le Bon Pasteur, avant d’être conduit devant l’autel où son siège avait été installé. Jusqu’à l’imposition du pallium, le représentant du Saint- Père a présidé la célébration. Avant de recevoir son pallium, Mgr Macaire a prononcé le mot d’accueil en se tournant d’abord vers le Nonce, représentant le Saint-Père, puis vers les autorités civiles et militaires, les délégués des composantes du diocèse, les fidèles présents physiquement et par les ondes de Radio Saint-Louis et des autres médias associés, en les remerciant d’être à ses côtés. Il s’est ensuite agenouillé devant le Nonce. Recevant le pallium du diacre, Mgr Girasoli l’a alors imposé solennellement sur les épaules de Mgr Macaire en disant : Recevez le pallium, pris auprès du tombeau de saint Pierre : nous vous le remettons au nom du pontife romain, le pape François, pour que vous le portiez, en signe de votre autorité de métropolitain dans toute l’étendue de votre province ecclésiastique. Qu’il soit pour vous symbole d’unité, témoignage de votre communion avec le Siège apostolique, lien de la charité et stimulant de votre force d’âme. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 6 Mgr Lafont, Mgr Riocreux, Mgr Girasoli et leurs différents blasons Dimitri BAJAZET Dimitri BAJAZET

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Pendant que retentissait le chant de louange et d’allégresse Laudate Dominum , Mgr Girasoli et Mgr Macaire ont échangé un geste de paix, avant de regagner chacun leur place, Mgr David Macaire prenant dès lors la présidence de la suite de la célébration. Mgr Riocreux et Mgr Lafont, évêques des diocèses suffragants de Guadeloupe et de Guyane, sont allés à leur tour saluer l’archevêque vêtu de son pallium, marquant ainsi l’unité de la province ecclésiastique. Mgr Macaire ayant choisi de célébrer la messe votive de saint Pierre et saint Paul, pour marquer l’unité avec Rome et l’Eglise universelle, la couleur liturgique était le rouge, et ce sont les textes de cette messe qui ont été proclamés lors de la liturgie de la Parole. L’homélie a été donnée par le Nonce, Mgr Nicola Girasoli, insistant notamment, sur le sens du pallium qui, premièrement, nous rappelle Jésus le Christ, le Pasteur, devenu Lui-même agneau, par amour pour nous ; deuxièmement, le Christ qui a pris l’humanité sur ses épaules pour nous ramener à la maison (la maison de Dieu) et, troisièmement, que, « nous les évêques, sommes des Pasteurs au service de leurs troupeaux ». Il a encore demandé à l’archevêque de renforcer le chemin de l’unité, et aussi d’éliminer toutes les divisions symptômes de la force du péché et de la présence des forces du mal en nous. Après la profession de foi et la prière universelle, la liturgie eucharistique a commencé par la procession des offrandes, enracinée dans la culture martiniquaise symbolisée par les coupeurs de canne, les sacs en madras et en jute, recevant les offrandes des fidèles. En raison d’une décision de Mgr Macaire, la quête réalisée lors de cette célébration sera versée aux sinistrés dominiquais, de même que la seconde quête réalisée dans toutes les paroisses de l’île à la fin des messes célébrées lors du 23 ème dimanche du temps ordinaire. Après la prière du Notre Père et la communion, a été rappelée solennellement la décision de Mgr Macaire d’accorder l’indulgence plénière à tous ceux qui ont participé à cette messe dite du pallium, physiquement ou par les ondes, et qui respectent les conditions prévues pour recevoir cette indulgence. Après les remerciements adressés par Mgr Macaire à Mgr Girasoli, à qui il a demandé de dire au Saint- Père tout l’amour de l’archidiocèse, à Mgr Riocreux et à Mgr Lafont, qu’il a invités à venir souvent, puis à tous ceux qui ont préparé cette célébration et participé à sa réalisation, ce fut donc le temps de la bénédiction solennelle donnée par l’archevêque, suivi ensuite par le chant du Salve Regina , et d’un temps de recueillement de Mgr Macaire devant l’autel de la Vierge Marie, avant que le diacre ne proclame la fin de la messe en nous envoyant tous en mission. La procession a alors lentement quitté la cathédrale pendant que le Chœur diocésain chantait dans la joie le chant d’envoi, repris par toute l’assemblée agitant des foulards (jaune et blanc) aux couleurs du Vatican. Mgr Macaire, en compagnie de Mgr Girasoli, de Mgr Riocreux et de Mgr Lafont a pris le temps de saluer les autorités présentes, et ensuite les membres de sa famille, parmi lesquels ses parents, et de nombreux fidèles voulant lui témoigner leur affection avant de quitter la cathédrale. Cette célébration restera un grand moment de la vie de notre diocèse pour tous ceux qui y ont participé physiquement ou par les ondes ! Vous pouvez retrouver, en vidéo sur la webtv Saint-Louis, cette célébration qui a été retransmise en direct par la radio diocésaine en partenariat avec le service diocésain de communication, en cliquant sur le lien suivant https://www. youtube.com/user/rsl972 . Michel Déglise n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 7

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Vie du diocèse Homélie de S.E.R. * Mgr Nicola Girasoli à l’occasion de l’imposition du Pallium à S.E.R. Mgr David Macaire C her Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, chers frères évêques, Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, et Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne, chers prêtres, diacres, hommes et femmes appartenant aux Congrégations religieuses, Autorités civiles et militaires (M. le Préfet….), chers frères et sœurs. C’est toujours une grande joie pour moi de venir à la Martinique, la plus belle île de la région caraïbe : un vrai paradis naturel que le bon Dieu nous a donné ! Mais aujourd’hui, je suis parmi vous pour une célébration historique : l’imposition du Pallium à votre jeune et nouvel Archevêque de cette Province ecclésiastique. En effet, le pape François a voulu changer une tradition qui, jusqu’à l’année dernière, a vu célébrer l’imposition du Pallium aux nouveaux Archevêques métropolitains, toujours le 29 juin de chaque année, dans la Basilique Saint-Pierre, au Vatican. Ce changement, comme l’a bien expliqué le pape François dans la Lettre qu’il a lui-même envoyée à tous les évêques le 12 janvier 2015, a été fait pour donner la possibilité à toute l’Eglise archidiocésaine, et aussi aux diocèses suffragants qui font partie de la même Province, c’est- à-dire les diocèses de Guadeloupe et de Guyane, d’être présents et de participer à cette célébration vraiment importante pour notre Eglise. En effet, l’imposition du Pallium n’est pas une affaire privée du nouvel Archevêque et, éventuellement, de ses amis qui peuvent voyager avec lui à Rome… Au contraire, l’imposition du Pallium est un événement de toute l’Eglise de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane. Le pape François désire aussi que l’imposition du Pallium in loco , c’est-à-dire dans cette merveilleuse cathédrale, aide les fidèles à comprendre le chemin de la synodalité et à renforcer le lien de la communion des Eglises locales avec l’Eglise universelle. C’est pour cela que le Saint-Père a voulu que dorénavant ce soit le Nonce ou le Délégué apostolique qui impose le Pallium. Mais, chers frères et sœurs, qu’est-ce que le Pallium ? C’est une pièce d’étoffe, tissée avec la laine des agneaux bénis par le pape en la fête de sainte Agnès, le 21 janvier. Le Pallium nous rappelle Jésus, le Christ, le Pasteur devenu Lui-même Agneau par amour pour nous. Le Pallium nous rappelle le Christ qui a pris l’humanité sur ses épaules pour nous ramener à la maison, la maison de Dieu. Le Pallium rappelle que nous, les évêques, sommes des pasteurs au service de nos « troupeaux ». Alors, chers frères et sœurs, l’imposition du Pallium n’est pas un geste décoratif, mais aujourd’hui, cher Mgr Macaire, c’est tout le peuple de Dieu de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane, que vous prenez en charge sur vos épaules. Cher Mgr Macaire, aujourd’hui, vous prenez sur vos épaules surtout les pauvres et tous ceux qui sont abandonnés, tous ceux qui souffrent et que vous devez porter au Christ. Le pape François dit souvent que nous, les évêques, devons toujours être au milieu du peuple de Dieu, écouter leurs soucis et partager leurs difficultés. Le Droit canonique nous rappelle que les Provinces ecclésiastiques, les archevêques qu’on appelle Métropolitains, comme vous ici à Fort-de-France, ont été créés pour promouvoir l’action pastorale commune (Can. 431 § 1). A vous, cher Mgr Macaire, comme Archevêque métropolitain, il vient d’être confié la tâche de veiller à ce que la foi et la discipline ecclésiastique soient observées et d’en informer le Pontife romain (Can. 436 § 1). C’est pour cela que la présence aujourd’hui ici de Mgr Riocreux et de Mgr Lafont est très importante, parce que le Pallium symbolise l’unité et la communion de la Province ecclésiastique et vous, les trois évêques, devez travailler ensemble pour fortifier la foi et l’unité entre vous et avec Rome. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 8

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S.E.R. : Son Excellence Révérendissime En effet, nous célébrons aujourd’hui la Messe votive de saint Pierre et saint Paul pour souligner l’unité et l’universalité de notre Eglise : une, sainte, catholique et apostolique (unam, sanctam catholicam et apostolicam…) . Le Pallium réunit en communion tous les fidèles des trois diocèses de Saint-Pierre et Fort-de-France, de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre et de Cayenne. Et c’est pour cela que vous, Mgr Macaire, pouvez porter le Pallium dans toutes les églises des trois diocèses, mais absolument pas hors de la Province que vous présidez. Vous savez bien que, lorsque vous allez en Métropole ou dans d’autres diocèses hors de votre Province ecclésiastique, vous ne pouvez pas porter le Pallium, parce le Pallium vous identifie avec cette Province, avec le peuple de Dieu de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane. Et si un jour, dans un futur très lointain, vous êtes transféré dans une autre Province ecclésiastique (je ne vous le souhaite pas… parce que je pense qu’il n’y a pas dans le monde un diocèse plus beau que la Martinique !), vous aurez besoin d’un nouveau Pallium (cf. Can. 431 § 2). C’est pour cela que cette célébration signifie, très concrètement, la communion entre les évêques de l’Eglise et le pape François, le successeur de saint Pierre. Elle signifie que nous devons être Pasteurs pour l’unité et dans l’unité. Cher Mgr Macaire, il y a déjà presque six mois que vous avez été nommé Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France. Nous sommes tous témoins de ce que vous avez été très bien accueilli ici ; votre enthousiasme et votre jeunesse vous permettent d’arriver au cœur des fidèles pour leur communiquer la joie de la foi… pour les réveiller. Oui, parce qu’il y a dans notre Eglise catholique beaucoup de catholiques qui dorment. Je les appelle souvent en anglais sleeping catholiques. On a besoin d’une foi vivante. Il faut motiver les fidèles à s’engager dans la vie pastorale de l’Archidiocèse. Aujourd’hui, pour être des chrétiens authentiques, il faut aller à contre-courant. Ils sont nombreux, les défis pour notre Profession de foi. Les lois civiles deviennent toujours plus éloignées de l’enseignement authentique de notre foi et de l’Evangile… Il y a là une tentation grave de choisir ce qui nous plaît, comme dans le menu d’un restaurant. Quand nous allons au restaurant, nous choisissons ce qui nous plaît. Pour être un chrétien authentique, bien réveillé, il faut accepter tout le menu, il faut aller à contre-courant et accepter l’intégralité de la foi. Sûrement, cher Mgr Macaire, vous avez déjà entendu dans les premiers mois de votre ministère, qu’ici à la Martinique, il y a beaucoup à faire… Mais vous pouvez compter sur la collaboration d’un très bon presbyterium… Je vous assure que les prêtres de la Martinique sont les plus engagés de toute la Caraïbe et aussi que le laïcat de la Martinique est beau ! Cher Mgr Macaire, surtout, il faut renforcer le chemin d’unité, éliminer toutes les divisions. Les divisions, en effet, sont des symptômes de la force du péché, de la présence du mal qui continue à agir dans les membres de l’Eglise. L’unité de l’Eglise est enracinée dans l’union avec le Christ. Le chemin d’unité est aussi un chemin d’humilité, d’écoute, de partage. L’humilité n’est jamais un signe de faiblesse, mais toujours, comme nous l’enseigne la Bible, un signe de sagesse… Etre humble signifie être sage et imiter notre Seigneur qui est venu parmi nous pour servir et donner sa vie pour les autres. Dans le dictionnaire de l’Eglise, il faudrait effacer le mot « pouvoir », pour le remplacer par le mot « service »… Le pouvoir, dans l’Eglise, s’exprime seulement à travers le service. Chers frères et sœurs, dans quelques semaines, nous allons entrer dans l’Année jubilaire de la Miséricorde. Le pape François nous demande de devenir miséricordieux comme Dieu, comme Jésus. Cela signifie qu’il faut pardonner toujours… Avant de juger, il faut pardonner. Comme Jésus qui a transformé la justice en amour. Il faut que tous, nous soyons messagers de l’amour, de la charité, de la miséricorde. Le pape François, dans l’homélie du 29 juin que vous avez concélébrée avec lui, vous a dit : « La vie chrétienne des Apôtres est pour nous, croyants d’aujourd’hui, un fort appel à la prière, à la foi et au témoignage ». Cher Mgr Macaire, soyez toujours dans votre peuple un homme de prière, qui enseigne aux fidèles à avoir confiance en Dieu seul. Soyez pour votre peuple un homme de foi, qui enseigne aux fidèles à ne pas avoir peur d’aller à contre- courant, à ne pas avoir peur des persécutions qui affligent l’Eglise. Soyez un homme de témoignage… Il n’y a pas de témoignage sans une vie cohérente. Le témoignage le plus efficace et le plus authentique est celui qui consiste à ne pas contredire, par son comportement et par sa vie, tout ce que l’on prêche aux autres. Cher Mgr Macaire, enseignez la prière en priant, annoncez la foi en croyant, portez témoignage en vivant (homélie du pape François du 29 juin 2015). AMEN + Nicola Girasoli Délégué Apostolique des Antilles n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 9 Dimitri BAJAZET Les évêques suffragants : Mgr Lafont (Guyane) et Mgr Riocreux (Guadeloupe)

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Vie du diocèse Depuis le dernier numéro de la revue du 21 juin, notre diocèse a v\ écu des temps forts que nous ne pouvons pas reproduire en totalité dans cette éditi\ on. Nous vous proposons de revivre quelques-uns en images. Retour en images sur quelques événements 29 juin A Rome, à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, le pape François a remis, de manière privée, le pallium à Mgr Macaire et aux autres archevêques nommés en 2015. Mais l’imposition s’est faite par son représentant, lors de la cérémonie officielle, à la cathédrale Saint-Louis, le 6 septembre dernier. 11 juillet Mgr Macaire était en visite pastorale à Case- Pilote. Son mot d’ordre : la proximité ! 19 juillet En soutien aux Scouts et Guides après l’accident du jeune pionnier lamentinois à l’occasion du grand Rassemblement à Strasbourg, Mgr Macaire a rejoint la délégation de Martinique sur leur lieu de vie, alors qu’il participait à la 30 ème session du Renouveau charismatique catholique en Belgique ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 10 Rencontre des jeunes avant leur confirmation En visite chez une paroissienne Avec les Scouts du Lamentin, en Martinique

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 11 1er août - Paroisses en fête au Village de la Poterie des Trois-Ilets 10 août - Mgr Macaire a présidé la messe au Lamentin pour la Saint-Laurent, patron de la paroisse Du 21 au 30 août Pèlerinage diocésain Notre-Dame de la Délivrande du Morne-Rouge, sur le thème «Vierge Marie, montre Jésus» 2 août - L’évêque était présent au Tour des Yoles : un événement sportif devenu incontournable à la Martinique 16 août - Célébration de l’Eucharistie à la cathédrale Saint-Louis, en mémoire des victimes du crash aérien de Maracaïbo et dépôt de gerbes devant la stèle élevée à la mémoire des victimes

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Vie du diocèse C’est au cœur du rassemblement de sa communauté chrétienne de Martinique que le séminariste, Gaëtan Présent, a été institué «lecteur et acolyte» par Mgr David Macaire. Cette ultime étape avant l’ordination diaconale, s’est déroulée\ le samedi 15 août 2015, lors de la fête de l’Assomption de la bienheureuse Vierge Marie, en l’église Emmaüs de Rivière- Roche. Découvrons son témoignage pour Eglise en Martinique. Gaétan Présent institué « Lecteur et Acolyte » L e lectorat et l’acolytat sont des ministères institués, c’est-à-dire destinés aux laïcs. Cependant, ils sont plutôt conférés à des hommes se préparant au sacrement de l’ordre (diaconat en vue du presbytérat ou diaconat permanent) en raison d’une certaine tradition dans l’Eglise latine. Le lectorat correspond au service de la Parole de Dieu. Le lecteur est institué pour lire la Parole de Dieu dans l’Assemblée liturgique et la transmettre (depuis la catéchèse jusqu’à l’initiation aux sacrements). L’acolytat est le service de l’Eucharistie et des prières personnelle et communautaire. Il revient donc à l’acolyte de s'occuper du service de l'autel, d'aider le diacre et le prêtre dans les fonctions liturgiques et principalement dans la célébration de la Messe ; il lui appartient en outre de distribuer la sainte Communion, en tant que ministre extraordinaire. Dans les mêmes cas extraordinaires, on pourra lui confier le soin d'exposer publiquement le Saint-Sacrement à l'adoration des fidèles et de le reposer ensuite, mais non de donner la bénédiction au peuple. J’ai eu la joie de recevoir ces deux ministères, le samedi 15 août 2015, par l’évêque de notre diocèse, Mgr David Macaire. Cette deuxième étape, après l’admission le 28 juillet 2013, est pour moi un signe fort de la part de l’Eglise qui me fait confiance et me confirme dans mon cheminement vers le sacerdoce. Elle ne représente ni une parenthèse, ni une case à valider, mais bien une mission à part entière qui me donne un avant-goût du diaconat, prochaine étape de mon parcours. Depuis le 15 août, j’ai eu l’occasion d’exercer ces beaux ministères lors de mon stage dans les paroisses Saint-Christophe et Sainte- Thérèse. Je proclamais l’une des lectures, non plus comme auparavant, mais avec l’assurance d’être mandaté par l’Eglise pour assumer ce service. Comme vraie nouveauté, j’ai pu dresser l’autel pour le célébrant, purifier les vases sacrés après la communion, aller chercher la réserve eucharistique avant la communion, exposer et déposer le Saint-Sacrement. Me rapprocher de l’autel m’aide à m’épanouir dans ma vocation et à toucher du doigt le privilège des ministres qui est de célébrer les sacrements. n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 12 Chers lecteurs, nous reprenons le rythme habituel de diffusion de nos dossiers. A l’occasion de la rentrée scolaire, la revue propose une réflexion sur la morale : Que pensez-vous de la réintroduction de la morale laïque à l’école ? Vos témoignages profiteront à tous. Nous les attendons, pour le 16 septembre 2015 au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo, le cas échéant. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique

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A ccueillir est pour nous : une disponibilité (volonté d’accompagner), une écoute et une attitude sincères qui viennent du cœur (sourire, geste, voix), et non «une façade». «Mal accueillir» peut s’exprimer de la façon suivante : avoir des préjugés, de la méfiance, être dans la critique et avoir des comportements inappropriés. Dans le monde de la santé, les principaux facteurs favorisants sont souvent de mauvaises conditions de travail (manque d’effectifs et de matériels, le travail en collaboration), les personnalités et générations différentes (éducation), les résistances aux changements, les besoins de reconnaissance d’où un mauvais état d’esprit visant à la «suppression de l’autre» (dévalorisation…). Comment accueillir l’Autre ? En faisant en sorte que nos attitudes soient cohérentes avec notre foi et en portant le regard du Christ sur l’autre, car notre foi est incompatible avec le jugement et le dénigrement. Dieu te demande tous les jours : Qu’as-tu fait de ton frère ? Car il est aussi mon enfant. Afin d’être dans les meilleures dispositions, il faudrait prendre soin de soi : de sa santé physique (afin de prévenir le syndrome d’épuisement professionnel), préserver sa qualité de vie (personnelle et familiale), mieux se connaître (remise en question, connaître ses limites, verbaliser ses difficultés…). Notre foi c’est notre roc : vivre selon nos valeurs spirituelles, prière, eucharistie et sacrement de réconciliation, faire de bonnes actions, «bien faire» pour être en paix… et ainsi, progresser dans la vie chrétienne. Après quelques échanges et témoignages, le père Thierry Aurokiom nous a fait un exposé articulé autour de trois points : Le mystère de l’homme, la dignité de la personne, et l’écoute de la personne souffrante. Le premier point a mis en relief la dimension sacrée de l’être humain : l’homme n’est pas seulement un assemblage d’éléments épars mais une idée personnelle de Dieu (Benoît XVI). Le but de notre vie est, en dernière analyse, de découvrir, d’accueillir et de donner l’amour. Le Christ crucifié, qui a porté cet amour à son comble, comme dit l’évangile de Jean, a traduit ce principe dans la réalité. Dieu est Amour en lui- même. L’amour comporte toujours une part de renoncement à soi, de don de soi pour l’autre. Le deuxième point, la dignité de la personne, a abordé, au préalable, le concept de personne. Si l’homme est un mystère, c’est que la personne ne se laisse pas totalement définir. Pour connaître l’autre comme une personne, je dois engager avec elle une relation faite de respect. C’est dans cette relation éthique que d’une part, je vais mieux percevoir qu’il est une personne, et que par ailleurs, lui et moi allons devenir davantage personnes… Comme le montre l’étymologie, connaître (co-naître) vraiment une personne, c’est la faire naître davantage, et c’est naître davantage par elle. Cette relation éthique a été travaillée, de façon particulière, par le philosophe juif Emmanuel Lévinas, sous l’angle du «visage» comme révélation d’autrui, de sa dimension infinie « … Le visage est sens à lui seul… » (E. Lévinas, Ethique et infini, Fayard, 1982). Le troisième point, A l’écoute de la personne souffrante, nous a mis de plain-pied avec le thème de notre rencontre, l’Accueil de l’Autre, et plus particulièrement de la personne souffrante dans le cadre de notre travail de soignants… Il y a souffrance physique lorsque le corps fait mal d’une façon ou d’une autre, tandis que la souffrance morale est une douleur de l’âme. Cette douleur de l’âme n’est pas seulement psychique... Pour Jésus, la souffrance est un adversaire. Il est celui qui guérit, panse les plaies et compatit au point qu’on peut lui attribuer la parole du prophète Isaïe : Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies. Après un enseignement riche en réflexions, notre matinée s’est terminée, en toute fraternité, par un pot de l’amitié. Dominique Angeon, A.C.M.S.S, Diocèse de Martinique - www.acmss.fr n Récollection de l’Action Catholique des Milieux Sanitaires et Sociaux ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 13 Le samedi 20 juin 2015 a eu lieu la recollection annuelle de l’Action\ Catholique des Milieux Sanitaires et Sociaux (ACMSS), à Coridon, qui débuta\ par une eucharistie animée par la chorale Eau Vive. Aussi soyez accueillants les uns pour les autres, comme le Christ fut pour vous à la gloire de Dieu (Rm 15,7)

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Vie du diocèse Le lundi 10 août, la Communauté paroissiale du Lorrain a vécu u\ n temps de prière et d’action de grâce pour les Vocations, dans le cadre de l’Année de la vie consacrée, autour de saint Dominique de Guzman et saint Hyacinthe\ , avec la Communauté des Sœurs de la Délivrande et des Sœurs de Saint-\ Paul de Chartres. La paroisse Saint-Hyacinthe du Lorrain en fête A près le chant : Si le Père vous appelle, le père Henderson, curé de la paroisse, a accueilli l’assemblée des fidèles et les sœurs invitées. Une citation du pape François sur la naissance d’une vocation a introduit la première partie . Les mouvements mariaux de la paroisse ont animé ensuite un temps de méditation et de prière pour les vocations. La deuxième séquence, qui s’intitulait Ils ont répondu à l’appel de Dieu , a permis d’évoquer le oui de Marie, et de faire le lien entre trois prédicateurs : saint Dominique, saint Hyacinthe et Mgr Macaire. En effet, Il y a 800 ans, Dominique de Guzman, un Espagnol, conçoit l’idée de fonder un nouvel ordre religieux, destiné à la prédication dans le monde entier : les Frères Prêcheurs Dominicains. L’ordre est confirmé par le pape Honorius III dès l’année suivante. Hyacinthe naît en Silésie vers 1190. Il est prêtre et chanoine de Cracovie quand, venu à Rome, il rencontre Dominique de Guzman qui vient de fonder le nouvel Ordre des Prêcheurs. Après une solide formation à Rome, Hyacinthe est désigné pour aller établir l'Ordre dominicain en son pays natal. Avec le frère Henri de Moravie, il fonde un premier couvent à Cracovie un an après la mort de Dominique. On se souvient de Jean Paul II en la fête du saint de Cracovie, la ville dont il fut évêque avant de devenir pape ! Hyacinthe, prêtre polonais dominicain, est le patron de notre paroisse du Lorrain. David naît en 1969 à Nanterre. Il est élève à l’école primaire et au Collège des Dominicaines de Notre-Dame de la Délivrande au Morne-Rouge (1972- 1984). Il accomplit son cheminement vocationnel au Foyer Dominique Savio, à Fort-de-France (1993-1994). Ensuite, il entre au Noviciat de la Province de Toulouse de l’Ordre des Prêcheurs dominicains et est ordonné prêtre à Toulouse en 2001. Il est prieur du Couvent des Dominicains de Bordeaux (2006-2011), prieur du Couvent des Dominicains de la Sainte- Baume (2011-2015). David, prêtre martiniquais dominicain, devient Mgr David, nouvel archevêque du diocèse de la Martinique, le 7 mars 2015, l’année des 800 ans de la fondation de l’Ordre des Prêcheurs Dominicains. Ensuite est venu le moment de mettre à l’honneur les sœurs de Saint- Paul de Chartres, présentes dans le diocèse depuis 1818, et sur la paroisse du Lorrain, depuis 1853. Elles ont d’abord travaillé à l’hôpital et résidé dans l’enceinte de cet établissement. Puis on les a retrouvées au service de la catéchèse ou dans les mouvements d’action catholique. A la demande du curé, la Provinciale a dressé un historique de la Congrégation. Le père Henderson a adressé ses remerciements aux sœurs qui quittent définitivement la paroisse : Sr Marie-Jeanne, et Sr Alice-Marie qui s’est occupée de la sacristie et des servants d’autel, maintenant au nombre de 50. Après un temps d’intercession et la litanie des saints, le père Philibert Madrandélé, vicaire, s’est joint au curé pour la bénédiction finale. Un partage fraternel a clôturé cette soirée festive, empreinte tout à la fois d’émotion et de joie. Léa Joly n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 14

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N é le 2 février 1956 à Rouen, le père Latour fut ordonné prêtre le 23 juin 1984 dans sa ville natale. A compter de 1984, il séjourna quelques années au Cameroun, puis en France où il prépara sa licence et son doctorat en Théologie, avant son arrivée à la Martinique en 2002. Nommé curé sur la paroisse Saint- Michel du François, il y officia jusqu’à son départ pour la paroisse de Bellevue, en octobre 2014. C’est en effet le 6 octobre 2014 que Mgr Michel Méranville l’appela à d’autres fonctions, en l’occurrence celle de Chancelier du diocèse. Il succéda ainsi à père Bolle au terme du service missionnaire de ce dernier. Père Latour était également le Supérieur des pères spiritains de la Martinique, depuis le mois d'octobre 2014. Il a pris une part très active à l’ordination de Mgr Macaire en avril dernier : il était chargé de la lecture de la bulle papale. A cette occasion, il témoigna de son émotion dans notre revue. En voilà un extrait : Quelle émotion lorsque chaque évêque impose les mains à l’ordinand, lorsque chaque prêtre et diacre vient échanger la paix avec son nouveau pasteur… Mais surtout quel message pour l’avenir de voir les participants, clercs ou laïcs, rassemblés fraternellement, communiant à la même foi, la même espérance, la même vie. Tout cela pourquoi, sinon pour que vive notre Eglise… Aujourd’hui l’Eglise qui est en Martinique a montré qu’elle continue le chemin ; qu’elle n’a pas à craindre d’avancer en eaux profondes. Au lac de Tibériade, les disciples ont fait confiance à l’inconnu qui leur disait de replonger encore et encore le filet. Aujourd’hui, avec Mgr David Macaire, à la suite de ses prédécesseurs, continuons à avoir Foi en Celui qui se tient sur le rivage et qui nous dit, à nous aussi, de ne pas nous décourager… Oui, Il était là le Ressuscité et c’est Lui, plein de sollicitude et de miséricorde, qui nous a pris près de lui pour nous dire : Tu es membre de mon corps, je t’ai donné un pasteur selon mon cœur, aie confiance… Le Père l’a appelé à la vie en plénitude, à avancer en eaux profondes, à passer de l’autre bord. Paix à son âme ! Hommage au père Bruno Latour Chancelier du diocèse de Martinique ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 15 Le samedi 27 juin 2015, nous avons appris, avec une vive émotion, le décès subit du père Bruno Latour, prêtre de la congrégation du Saint-Esprit, chancelier du diocèse de Martinique. Il avait 59 ans. De nombreux fidèles ont pu lui rendre hommage pendant deux jours (les 2 et 3 juillet) avant la célébration des funérailles, présidée par Mgr David Macai\ re, à l'église Notre-Dame de Bellevue, le vendredi 3 juillet 2015. Il \ fut enterré au cimetière du François.

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Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 16 P. Lucianno Rinasoa, Vicaire de la paroisse de Schœlcher Père Bruno Roger Joseph Latour C.S.Sp. Que peut-on garder de lui ? Le samedi matin 27 juin 2015, le père Bruno Latour, prêtre de la congrégation du Saint-Esprit, nous a brusquement quittés. Je crois que beaucoup d’entre nous ont gardé de nombreux souvenirs de lui, que mes mots n’ont pas la prétention de résumer. Ici, je voudrais juste lui rendre hommage en partageant, à travers quelques lignes de témoignage, ce qui m’a admirablement frappé chez lui pendant les huit mois que nous avons passés ensemble à la paroisse du François (février- septembre 2014), et les neuf autres mois de collaboration dans l’exercice du ministère, sur les paroisses de Bellevue et de Schœlcher (octobre-juin 2015). Un soir, à table, alors qu’on était encore au François, pendant l’une de nos conversations souvent portées sur la mission et la vie missionnaire, il dit : J’aime bien travailler sur le terrain, être en contact avec les gens, alors qu’il aurait pu être dans le domaine de l’enseignement universitaire, vu les propositions et parfois des sollicitations qu’il aurait refusées. Par la suite, j’ai vite compris que son succès pastoral qui profite à beaucoup de personnes, particulièrement à celles qui étaient proches de lui, tire son origine de la passion missionnaire qui l’animait. Il a su toucher le cœur de beaucoup de gens parce qu’il aimait ce qu’il faisait, et qu’il le faisait avec amour. Bruno était un pasteur, très organisé, ponctuel, et était toujours en avance dans son programme pastoral. Il savait faire confiance aux gens à qui il donnait des responsabilités, en les laissant travailler à leur propre façon. Il ne faisait pas économie de son savoir-faire surtout à ceux qui le lui avaient demandé. La formation des laïcs et l’attention particulière à ceux qui souffrent, notamment les malades et les personnes défavorisées, étaient au cœur de ses préoccupations. Il savait conjuguer la rigueur et la flexibilité, le sérieux et la blague qu’il aimait. C’était quelqu’un de sensible, et qui avait aussi besoin de soutien dans son projet pastoral, même s’il ne le manifestait pas toujours à cause de son caractère assez discret. Si nous voulons bien le garder en notre mémoire, pourquoi ne pas faire nôtre ce qu’il y avait de positif chez lui pour réussir notre vie spirituelle, intellectuelle et humaine au bénéfice de ceux à qui Dieu nous envoie ? Joëlle Ramier, secrétaire de la paroisse du François Le décès du père Bruno Latour m'a profondément bouleversée. Je l'ai rencontré dès son arrivée sur la paroisse du François en septembre 2002. Nous avons collaboré jusqu'à son départ pour Fort- de-France, avec complicité et efficacité, au service des chrétiens établis dans notre commune. En douze ans, il était devenu un ami, un confident, un frère, un père tout à la fois. Maintenant son nom fait retentir à mes oreilles deux mots : généreux et nerveux. L'articulation de ces qualificatifs récapitule bien l'image que je garde de sa personnalité, et représente pour moi une véritable leçon de vie. Michel Gallet de Saint- Aurin Le premier contact avec le père Bruno pouvait paraître froid. Il était réservé et sa barbe légendaire mettait une distance entre lui et vous. Mais une fois la glace rompue, on pouvait découvrir un homme d’une rare sensibilité, quelqu’un de très humain, attentif aux autres. Il était taquin et adorait les enfants. Ses neveux l’appelaient «Tonton rigolo». Il tissait avec tous ceux qu’il côtoyait des liens profonds, des liens qu’il savait rendre uniques. Il ne manquait jamais l’occasion de leur ramener un petit cadeau, pour marquer un anniversaire ou, simplement, un retour de voyage. Il aimait profondément ses paroissiens et faisait tout pour que règne entre eux une entente cordiale. Le père Bruno était entier. Il avait une foi inébranlable, il allait toujours à l’essentiel. Il ne faisait aucune concession à ses convictions. Il ne manquait pas de nous bousculer dans notre routine, par ses homélies, par ses forma - tions bibliques ou simplement par ses conversations, pour nous obliger à nous remettre en question, à faire murir notre foi. Le père Bruno était un homme méthodique, organisé, travail- leur et plein de projets… Je garderai le souvenir d’un ami sincère, d’une amitié profonde, de quelqu’un qui aura marqué ma vie. Je le croyais indestructible. Qu’il soit désormais un trait d’union entre nous et l’Éternel. Témoignages…

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A la fin des années 90, Ginette rejoint Radio Saint Louis à l’invitation de son amie M me George Modeste. Elle intègre immédiatement l’équipe de Regard sur la Bible de père Gaston Jean-Michel, puis elle accepte d’animer l’émission Santé de la radio. Passionnée de cinéma, elle devient responsable de l’émission cinéma de RSL et elle accepte même de participer, dans le rôle du Candide de service , à une émission mensuelle sur l’économie en 2011. Enfin, en 2013, élue membre du conseil d’administration, elle devient vice- présidente de la radio diocésaine. Elle a fait partie de l’équipe qui a travaillé à la rédaction du livre Le Père Gaston Jean-Michel, Témoin de l’Evangile sous la direction de Mgr David Macaire. Comme tous ses amis, nous retien- drons de Ginette sa disponibilité, sa discrétion, son attention aux autres, son dévouement, sa dou- ceur, son sourire et son élégance, également sa fidélité et sa rigueur dans l’exercice de sa profession de pharmacienne et dans ses engage- ments associatifs. Femme de foi, elle avait fait don de sa vie au Seigneur et à ses frères, en particulier aux malades auprès desquels elle était très présente. Elle a ainsi soutenu quotidiennement Mgr Gaston Jean-Michel durant sa maladie. Aujourd’hui, elle l’a rejoint dans la Vie et l’Amour éternels. Ginette, merci pour tout ce que tu nous as donné pendant ton pèlerinage sur cette terre ; tu resteras toujours dans le cœur de ceux qui ont eu la joie de te rencontrer. Michel Déglise n Hommage à Ginette Yung Hing, Vice-présidente de Radio Saint-Louis, décédée le 25 août 2015 en la fête de saint Louis ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 17 Dimanche 13 septembre : - Messes au Lamentin - 10h : Messe de rentrée pour tous les enfants catéchisés au Lamentin Lundi 14 septembre : Rencontre avec le presbyterium de Guadeloupe Mardi 15 septembre : Assemblée des modérateurs Mardi 15 - mercredi 16 septembre : Visite pastorale de la paroisse du Vert-Pré Mercredi 16 septembre, 18h : 1 ère Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs, retransmise sur Radio Saint-Louis Samedi 19 septembre : Pèlerinage à Notre-Dame de la Salette, Sainte-Anne 10h : Messe pontificale Dimanche 20 septembre : - Confirmation des jeunes de la paroisse du Vert-Pré - Rentrée de l’Association des Centres de Préparation au Mariage - Fête patronale du Centre Eaux Jaillissantes Lundi 21 septembre : Assemblée générale de l’Association Diocésaine Mardi 22 septembre : Assemblée générale du clergé Mardi 22 - mercredi 23 septembre : Visite pastorale de la paroisse de Rivière-Salée Mercredi 23 septembre, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs, retransmise sur Radio Saint-Louis Vendredi 25 septembre : Messe pour les enfants de l’AMEP Maternelle et Primaire (Foyer de La Ruche) Samedi 26 septembre : - Messe avec les membres de Solitude Béthanie - Rentrée des bergers et noyaux du Renouveau charismatique Samedi 26 - dimanche 27 septembre : Rencontre avec les séminaristes du diocèse pendant la retraite de la Maison Saint Jean Paul II Dimanche 27 septembre : - 7h : Messe à Rivière-Salée - 9h30 : Confirmation à Rivière-Salée - Rencontre avec la Communauté de l’Emmanuel - Messe de rentrée de la Pastorale de la Santé Agenda de l’Archevêque

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Vers la vie Joseph Gallet de Saint-Aurin, CSSp (1922-2015) Frère Alexandre Zébo (1921-2015) L e père Joseph Gallet de Saint-Aurin, CSSp, est décédé le 20 août 2015. Né le 8 juin 1922, il a été ordonné prêtre le 7 octobre 1951. Il a exercé l’essentiel de son ministère missionnaire au Sénégal avant de revenir dans son pays d’origine, la Martinique, en 2000. La cérémonie de ses funérailles, présidée par Mgr David Macaire, s’est déroulée à l’église de Bellevue (Fort-de-France), le lundi 24 août 2015, à 15h30. n L e frère Alexandre Zébo est né au Morne-Vert, le 6 mars 1921. Vers l’âge de 18 ans, l’Abbé Gaston Jean-Michel, alors curé du Morne-Vert, le choisit, avec deux autres garçons, pour fonder un mouvement d’action catholique, la Jeunesse Agricole Chrétienne (JAC). Il s’est donné corps et âme à ce mouvement qui va se propager à d’autres paroisses. Son dévouement pour la JAC l’a amené à consacrer sa vie plus profondément à Dieu et à ses frères en embrassant la vie monastique. La providence a voulu qu’il rencontre, en 1947, le père Léonce Crenier, ancien prieur du monastère Saint-Benoît-du-Lac, au Canada. Ce dernier était venu à la Martinique dans l’intention de fonder un monastère bénédictin. Il reçut pour cela l’accord de Mgr Henri Varin de la Brunelière, l’évêque d’alors, qui lui donna le terrain de l’ancien séminaire de Saint-Pierre, détruit par l’éruption de la Montagne Pelée. C’est ainsi que le frère Zébo devint le premier candidat pour cette toute nouvelle fondation. Après avoir été un membre fondateur de la JAC, le voilà devenu un membre fondateur du monastère de Saint- Pierre. Cela se passait juste après la guerre, donc en période de grandes privations. Faute de matériaux, le monastère prit la forme de petites cabanes en bois brut, recouvertes de paille de canne à sucre. Le frère Zébo s’est beaucoup investi dans la construction. Les débuts furent certes très austères, mais l’enfance du frère au Morne-Vert et son expérience à la JAC l’y avaient préparé. Il a toujours souligné la grande charité qui unissait les frères. Il a fait profession le 14 décembre 1951. Ce fut véritablement un homme de prière, très consulté au parloir pour des demandes de prière. Il disait «porter tous ces gens avec leurs tribulations dans son cœur et sa prière». Depuis ces dernières années, le grand âge l’avait retenu en cellule où il bénéficiait de l’attention de ses frères et de soins infirmiers venus de l’extérieur. Il s’est éteint le 10 août 2015 à l’âge de 94 ans, entouré des frères de sa communauté. Je le confie à votre prière. P. Peter Caesar Prieur du Monastère n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 18 * * * * * FÊTE PATRONALE DU CENTRE DES EAUX JAILLISSANTES Dimanche 20 septembre 15h - 20h Programme : 15h - 18h : Podium d’évangélisation : "La Guérison des Cœurs" Enseignement : Mgr David Macaire Participation des groupes du Renouveau (louanges, sketches, gestuel, témoignages...) 18h - 20h : Adoration – Procession aux flambeaux Bienvenue à tous ! Communiqué

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Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 – 101.3 et 105,3 mHz Site internet : www.radiosaintlouis.com Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 Courriel : contact@radiosaintlouis.com L’Evangile par-dessus les toits 33 ans à votre service : 1982-2015 Dimanche 20 septembre 2015 Catholique et franc-maçon : est-ce possible ? Peut-on être chrétien et franc-maçon ? Quelle est la position officielle de l’Église sur la franc-maçonnerie ? Qui sont ces francs-maçons qui se revendiquent chrétiens ? Et comment leur foi chrétienne cohabite-t-elle avec les valeurs maçonniques ? Ces questions délicates, Dieu m’est témoin n’hésite pas à se les poser ! Pour y répondre, nous recevons cette semaine, un prêtre et un franc-maçon. Jérôme Rousse-Lacordaire, Dominicain, docteur en théologie, est spécialiste des rapports entre franc-maçonnerie et christianisme et auteur de différents ouvrages, notamment « Jésus dans la tradition maçonnique ». A ses côtés, Hilaire Édouard, franc-maçon et Grand-maître de la Grande loge régulière mixte de France. Martiniquais installé à Toulouse, il a accepté de venir témoigner. Il nous dira sans détour ce que la franc-maçonnerie lui apporte et pourquoi il la considère comme une école de la vie. Dimanche 27 septembre 2015 Croire en Polynésie Dans un territoire majoritairement protestant comme la Polynésie, comment vivent les catholiques ? Existe-t-il un œcuménisme à la polynésienne ? Comment les chrétiens polynésiens vivent-ils leur foi ? L’Église catholique de Polynésie est-elle en forme ? Cette semaine, dans une émission dédiée à la Polynésie, Dieu m’est témoin s’interroge sur la vitalité de l’Église polynésienne. Deux Polynésiens seront sur le plateau pour témoigner de leur foi. L’un est catholique de père en fils, François Aripeu, et l’autre, ancienne membre de la Communauté du Christ, proche des mormons, Mere Tetoka. Mere nous dira comment elle a rencontré le Christ à 26 ans, et comment sa vie a depuis changé. François nous racontera comment ses parents lui ont transmis la foi. Nous découvrirons comment Robert Pérétia, auteur, transmet les chants traditionnels en Polynésie, notamment à sa petite fille. Nous serons bien sûr connectés avec le père Abraham Meitai, curé de la paroisse Saint-Joseph à Fa'aa. Il nous éclairera sur la variété des Églises dans l’archipel. Nous retrouverons aussi Madeleine Cadousteau, présidente de l’Association des femmes catholiques de Polynésie, car les femmes ont toute leur place au sein de l’Église ! Medias ÉGLISE EN MARTINIQUE du 13 septembre 2015 / n°506 19

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Prière pour notre terre Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures, Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe, répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté. Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et sœurs sans causer de dommages à personne. Ô Dieu des pauvres, sans causer de dommages à personne. Ô Dieu des pauvres, sans causer de dommages à personne. aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux. Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction. Touche les cœurs de ceux qui cherchent seulement des profits aux dépens de la terre et des pauvres. Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie. Merci parce que tu es avec nous tous les jours. Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix. Pape François, L'encyclique Laudato si' , 2015

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