507 - Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes !

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N° 507 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 27 septembre 2015 Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes !

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Editorial Editorial Mot de l'Evêque • Les prêtres ! Eglise universelle • L’Eglise est une famille spirituelle et la famille est une petite Eglise Liturgie • Parole dominicale Dossier : Que pensez-vous de la réintroduction de la morale laïque à l’école ? • Le retour de la morale et du civisme • Témoignages Agenda de l’Archevêque Vie du diocèse • Visite pastorale de Mgr Macaire à la paroisse Saint-Laurent du Lamentin • Quid de la paroisse Saint-Laurent du Lamentin • Les Amis du Christ • Horaires des messes dominicales • Le monde rural s’exprime • Communication… Communion Point de vue... • La catéchèse entre la foi et la raison Médias numéro 507 S ommaire 27 septembre, fête de saint Vincent-de-Paul, le fondateur de la Congrégation de la Mission, et celle des Filles de la Charité. La vie de ce prêtre était toute donnée à Dieu et aux pauvres\ . Nous ne pouvons qu’être émerveillés par son engagement face aux situ\ ations de détresse de son époque. Faire la volonté du Père, telle é\ tait sa préoccupation. Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit, disait-il. Nous saluons les actions des Conférences de saint Vincent- de-Paul, d’ici et d’ailleurs, qui continuent à œuvrer en fav\ eur des plus nécessiteux. A l’audience générale du 16 septembre dernier, le pape François a conclu le cycle de catéchèse consacré au mariage et à la fam\ ille, juste avant l’Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques qui doit se tenir début octobre, à Rome, sur la vocation et la mission de l\ a famille dans l’Église et dans le monde contemporain. Le Saint-Pè\ re attire notre attention sur le lien entre la famille et la communauté \ chrétienne. La foi chrétienne se joue sur le terrain ouvert de la vie partagée avec tous. Aujourd’hui, les paroles du Christ nous interpellent sur la notion de\ cohésion : celle de notre communauté. Nous n’avons l’exclusivité de rien. Le Christ nous invite à être tolérants, à respecter le\ s diversités, à nous ouvrir à tous ceux qui veulent faire le bien, quels que soi\ ent leurs groupes, leurs religions, leur nationalité : «Ne les empêchez pas, même s’ils ne sont pas des nôtres». Tout le monde a droit au Royaume de Dieu. Ainsi, cheminons donc vers ce Royaume avec l’aide de notre pasteur ! Mgr Macaire, qui a fait sa toute première rentrée pastorale dans son diocèse, a opéré quelques évolutions que vous dé\ couvrirez progressivement : communication optimisée et plus réactive, « L\ es catéchèses de l’Evêque » à Emmaüs chaque mercredi,\ création de la Maison saint Jean-Paul II… Il continue également ses visites pasto\ rales. Un petit reportage est fait sur son passage dans la ville du Lamentin. Par ailleurs, pour vous permettre de participer à l’Eucharistie da\ ns les paroisses de l’île, nous vous communiquons, dans cette édition, les horaires des messes dominicales. Nous vous proposons également un dossier intitulé «Que pensez-vous de la réintroduction de la morale laïque à l’école ?». Nous remercions toutes les personnes\ qui ont enrichi le débat par leurs témoignages. En ce jour, un appel nous est lancé par le Christ : celui de la tolérance. Demandons-lui de nous aider à ne pas juger et condamner simplement parce que les autres sont différents de nous. Que Saint Vincent-de-Paul et tous les saints nous soutiennent quotidiennement sur le chemin de sainteté, jusqu’au Royaume de Dieu ! Oui, Seigneur fais de nous un peuple de prophètes animés p\ ar ton Esprit, et agissant en ton nom ! Justine Lordinot n 2 3 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr numéro 507 SS N° 507 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 27 septembre 2015 Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! 5 6 1313 1414 15 10 9 6 7 16 19 4 11 13 12

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Les prêtres ! A h ! nos prêtres ! Nous les aimons. Il faut le dire car nous en avons bien besoin ! Si nous n’avions pas le sacrement de l’ordre, dit le saint curé d’Ars, nous n’aurions pas Notre Seigneur ! Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus- Christ ? Le prêtre… toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir à cause du péché, qui la ressuscitera ? Qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre. Après Dieu, le prêtre c’est tout. Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel… Le saint curé a bien raison. Le presbytérat est un vrai mystère ; c’est-à-dire une réalité unique en deux dimensions. Une dimension humaine, bien humaine, parfois trop humaine. On peut réduire le prêtre à être un administrateur des biens d’une paroisse, ou un animateur socio-culturel, voire un personnage qui fait de la politique et du social… Ce faisant, on détruit la source de la fécondité même de son ministère : la grâce de Dieu. Le prêtre est un homme de Dieu, un consacré. Une dimension qu’il ne faut pas exagérer non plus (un prêtre n’est pas un ange, ni un extraterrestre, encore moins un saint – avant l’heure), mais qu’il ne faut pas ignorer : on raconte l’histoire d’un prêtre dont la seule présence dans un quartier en Haïti avait suffi un jour à faire stopper une cérémonie vaudou… Le pauvre homme en était le premier étonné. Trop conscient de son insignifiance personnelle, il en oubliait presque la puissance de la grâce sacerdotale et ministérielle dont il était porteur par la grâce de Dieu, et l’imposition des mains de son évêque. En tout cas, sur la terre, et en particulier sur la terre de Martinique, nous avons un Presbytérium en chair et en os. « Un très bon Presbytérium, parmi les plus engagés de toute la Caraïbe », comme le disait Monseigneur le nonce apostolique lors de la remise du pallium. Oui c’est vrai, en Martinique nous avons de bons prêtres. Ces prêtres ne sont pas des anges, et tant mieux ! Ce sont des hommes choisis au milieu des hommes. Mais des hommes entièrement livrés à Dieu. Les qualités de ces hommes nous réjouissent et font notre admiration. Ils ont mis à notre service tout ce qu’ils ont, tout ce qu’ils sont. Leurs limites personnelles ou collectives, si elles nous touchent plus que celles d’autres personnes (c’est bien normal, ils sont nos pères et nos pasteurs) devraient aussi, sinon nous réjouir, mais tout au moins nous faire admirer le plan de Dieu qui sait écrire droit sur des lignes courbes ! N’est-ce pas un peu rassurant pour tous et surtout pour les plus faibles de ne pas se retrouver face à des « monstres de sainteté », dont la supposée perfection-en- toute-chose écraserait ceux qui se sentent bien incapables « d’être parfaits comme le Père est parfait ». Justement ! « Ni par puissance, ni par force, mais par l’Esprit du Seigneur », la vie et le ministère des prêtres sont un témoignage permanent que «l’on peut tout avec Celui qui nous rend forts » ! Le Seigneur choisit donc des hommes pour en faire ses serviteurs, les dispensateurs de sa grâce au milieu des hommes. Il les appelle, et notre prière permet à ses frères d’entendre l’appel et d’avoir le courage d’y répondre. Depuis mon arrivée parmi vous, je suis témoin que Dieu appelle beaucoup de jeunes hommes dans notre diocèse. Mais ceux qu’il appelle sauront-ils répondre ? Le diocèse saura-t-il les accueillir et leur offrir des structures de formations adéquates ? Les familles, les frères et sœurs, les amis et amies sauront-ils permettre à ceux qui entendent cet appel, qui dépasse notre entendement, d’y répondre ? Voici donc une petite intention de prière : la Martinique manque de prêtres, mais elle n’est pas la seule. Prions le Seigneur pour la Guyane, la Guadeloupe et bien des diocèses d’Occident aussi touchés par ce manque de prêtres et de vocations. Prions pour que, comme en Haïti, en Pologne et dans bien d’autres pays d’Amérique et d’Afrique, les vocations fleurissent tant en Martinique, que nous soyons capables d’envoyer des missionnaires nous aussi dans le monde entier ! Et rendons grâce pour tous nos prêtres, nos frères bien-aimés. + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 33 Mot de l'Evêque

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Eglise universelle ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 4 C hers frères et sœurs, Je voudrais aujourd’hui attirer notre attention sur le lien entre la famille et la communauté chrétienne. C’est un lien, pour ainsi dire, «naturel», parce que l’Église est une famille spirituelle et la famille est une petite Église. La communauté chrétienne est la maison de ceux qui croient en Jésus, source de la fraternité entre tous les hommes. L’Église chemine au milieu des peuples, dans l’histoire des hommes et des femmes, des pères et des mères, des fils et des filles : c’est cette histoire qui compte pour le Seigneur. Les grands événements des puissances mondaines s’écrivent dans les livres d’histoire, et ils y restent. Mais l’histoire des affections humaines s’écrit directement dans le cœur de Dieu ; et c’est l’histoire qui demeure pour l’éternité. C’est là le lieu de la vie et de la foi. La famille est le lieu de notre initiation – irremplaçable, indélébile – à cette histoire. À cette histoire de vie pleine, qui finira dans la contemplation de Dieu pour toute l’éternité dans le ciel, mais qui commence dans la famille ! Et la famille est très importante pour cette raison. Le Fils de Dieu a appris l’histoire humaine par cette voie, et il l’a parcourue jusqu’au bout. C’est beau de retourner contempler Jésus et les signes de ce lien ! Il est né dans une famille et c’est là qu’il a «appris le monde» : une boutique, quatre maisons, un petit village de rien du tout. Et pourtant, en vivant pendant trente ans cette expérience, Jésus a assimilé la condition humaine, en l’accueillant dans sa communion avec le Père et dans sa propre mission apostolique. Puis, quand il a quitté Nazareth et commencé sa vie publique, Jésus a formé autour de lui une communauté, une «assemblée », c’est-à-dire une convocation de personnes. C’est cela, la signification du mot «Église». Dans les Évangiles, l’assemblée de Jésus a la forme d’une famille et d’une famille accueillante , non pas d’une secte exclusive, fermée : nous y trouvons Pierre et Jean, mais aussi celui qui a faim et celui qui a soif, l’étranger et celui qui est persécuté, la pécheresse et le publicain, les pharisiens et les foules. Et Jésus ne cesse d’accueillir et de parler avec tous, même avec celui qui n’espère plus rencontrer Dieu dans sa vie. C’est une leçon forte pour l’Église ! Les disciples eux-mêmes sont choisis pour prendre soin de cette assemblée, de cette famille, des hôtes de Dieu. Pour que cette réalité de l’assemblée de Jésus soit vivante aujourd’hui, il est indispensable de raviver l’alliance entre la famille et la communauté chrétienne. Nous pourrions dire que la famille et la paroisse sont les deux lieux où se réalise cette communion d’amour, qui trouve sa source ultime en Dieu. Une Église vraiment selon l’Évangile ne peut qu’avoir la forme d’une maison accueillante, les portes ouvertes, toujours. Les églises, les paroisses, les institutions avec des portes fermées ne doivent pas s’appeler des églises, elles doivent s’appeler des musées ! Et aujourd’hui, c’est une alliance cruciale. «Contre les centres de pouvoir idéologiques, financiers et politiques, plaçons nos espérances dans ces centres de l’amour, évangélisateurs, riches de chaleur humaine, basés sur la solidarité et la participation», et aussi sur le pardon entre nous. Il est aujourd’hui indispensable et urgent de renforcer le lien entre la famille et la communauté chrétienne. Certes, il faut une foi généreuse pour retrouver l’intelligence et le courage de renouveler cette alliance. Les familles parfois se défilent en disant qu’elles ne sont pas à la hauteur : «Père, nous sommes une pauvre famille, un peu branlante aussi», «nous n’en sommes pas capables», «nous avons déjà tellement de problèmes à la maison», «nous n’avons pas les forces». C’est vrai. Mais personne n’est digne, personne n’est à la hauteur, personne n’a les forces ! Sans la grâce de Dieu, nous ne pourrions rien faire. Tout nous est donné gratuitement ! Et le Seigneur n’arrive jamais dans une nouvelle famille sans faire quelque miracle. Souvenons-nous de ce qu’il a fait aux noces de Cana ! (…). Naturellement, la communauté chrétienne aussi doit prendre sa part. Par exemple, chercher à dépasser des comportements trop directifs et trop fonctionnels, favoriser le dialogue interpersonnel et la connaissance et l’estime réciproque. Que les familles prennent l’initiative et sentent la responsabilité d’apporter leurs dons précieux pour la communauté. Nous devons tous être conscients que la foi chrétienne se joue sur le terrain ouvert de la vie partagée avec tous, la famille et la paroisse doivent accomplir le miracle d’une vie plus communautaire pour la société tout entière. À Cana, il y avait la mère de Jésus, la «mère du bon conseil». Écoutons, nous aussi, ses paroles : «Faites ce qu’il vous dira». Chères familles, chères communautés paroissiales, laissons- nous inspirer par cette mère, faisons tout ce que Jésus nous dira et nous nous trouverons devant le miracle de tous les jours ! Pape François, Rome, 9/09/15 n L’Eglise est une famille spirituelle et la famille est une petite Eglise

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L a P arole D ominicale Dimanche 27 septembre 2015 26 ème Dimanche du Temps OrdinaireAnnée B Nombres 11,25-29 • Ps 18 • Jacques 5,1-6 • Mc 9,38…48 N ous sommes au chapitre 11 qui nous raconte deux choses. Le peuple vit une crise où les Hébreux regrettent le temps de l’esclavage en Egypte. Par exemple, le peuple en a assez de la manne quotidienne car en Egypte, même esclave, les repas étaient variés et savoureux. Le découragement envahit Moïse, il est tenté de tout laisser tomber, comme on le voit aux versets 14 et 15 : Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple… Que je ne voie pas mon malheur ! Et nous voici dans le texte d’aujourd’hui (vv. 25-29). Une sorte de réunion de conseil d’administration avec Moïse comme président. Les soixante- dix anciens reçoivent une part de l’esprit de Moïse et se mettent à prophétiser, c’est-à-dire à parler au nom de Dieu. Mais ce charisme ne dura pas, car les anciens ne sont pas des prophètes, le don est donc imparfait. L’Esprit de Dieu ne vient pas seulement sur ceux qui étaient présents à la réunion, mais il agit aussi en dehors de la Tente de la Rencontre. Il y avait deux absents ce jour-là, eux aussi ont reçu l’Esprit. Pourquoi être jaloux ? Pourquoi vouloir les en empêcher ? (Josué) Moïse adopte une attitude que nous allons retrouver dans l’Evangile de ce jour. Il souhaite que tous soient un peuple de prophètes (v. 29), la perspective de la Pentecôte est ouverte… en passant par Ezéchiel et Joël … Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! Comme Josué l’a fait pour Moïse, Maître, arrête-les, les disciples de Jésus, Jean en particulier, interviennent contre ceux qui, comme eux, réalisent des œuvres bonnes, sans appartenance à leur groupe. Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. Les disciples sont donc frustrés. Comment comprendre cette attitude ? La réponse de Jésus – Ne l’en empêchez pas … celui qui n’est pas contre nous est pour nous – semble faire écho à la réponse de Moïse à Josué : Serais-tu jaloux pour moi ? (1ère lecture). On le voit bien, et Josué et Jean défendent aussi bien leurs prérogatives que celles de leurs maîtres, cela frise le sectarisme. Mais, Jésus joue l’ouverture en dehors des frontières de l’Eglise et veut aller vers l’unité. C’est une manière pour Jésus de dire à ses disciples de laisser cet homme libre dans ce qu’il avait de commun avec eux. Jésus plaide donc contre l’intolérance et la volonté de puissance. Leur mission n’est pas de diriger l’Esprit, mais de le reconnaître, de le discerner et, c’est important, de l’authentifier… et de s’émerveiller, de découvrir l’Esprit agir chez les autres. Dieu, par son Esprit, souffle où il veut et le donne à qui il veut car il se donne à tous afin qu’advienne sur terre, le Royaume des cieux, Royaume d’amour. L’exhortation de l’apôtre Jacques (2ème lecture) ne rejoint-elle pas nos préoccupations actuelles ? Il ne fait pas dans le détail. Pour lui, Dieu a déjà fait son choix. Il parle avec la même virulence que des prophètes comme Amos ou Osée. Ceux-ci, en effet, fustigeaient les riches qui se vautraient dans leurs richesses, tandis que le peuple avait tout juste de quoi vivre. Pour Jacques : riches = fraude et injustice envers les pauvres (v. 4). Riches = vivre dans l’opulence sans voir et entendre ceux qui souffrent et sans verser un juste salaire (v. 5). Ils n’ont qu’un dieu : Mammon le dieu-argent, le dieu des biens matériels dont ils sont les esclaves. Or, dans l’enseignement de Jésus en Matthieu 6,24, le Seigneur nous dit qu’on ne peut servir Dieu et l’argent à moins de se convertir et donc de partager. Car l’argent n’est qu’un moyen et non une divinité, une idole. Une manière de nous dire d’utiliser l’argent et non le servir. Lutter contre les méfaits de l’argent, n’est-ce pas le sens de la croisade du pape François dans l’Eglise ? Ainsi, aujourd’hui, nous devons prendre la résolution de renoncer d’une façon radicale à cultiver tous ces germes de mort dénoncés par saint Jean Paul II : la soif de grandeur et de puissance, la soif d’avoir, de possessions, l’orgueil, la suffisance, la convoitise… Jésus nous invite donc à cultiver l’amour du prochain en pratiquant la justice sociale et la miséricorde. La miséricorde avec qui nous nous familiariserons plus au fond, au cours de l’année qui lui sera consacrée bientôt… Yves Bobi Diacre Permanent n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 55

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Dossier : Que pensez-vous de la réintroduction de la morale laïque à l’école ?\ En septembre 2015, l’enseignement moral et civique (EMC) a fait son\ grand retour à l'école, concrétisant ainsi l’annonce faite par l’\ ex-ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, en 2012. Les attentats de janvier 2015 ont accélér\ é la mise en œuvre «d’une grande mobilisation de l'École pour \ les valeurs de la République». Désormais, les élèves suivront cet enseig\ nement, du CP à la terminale. «L'école a une fonction morale», déclarait la min\ istre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, au lendemain des attentats. Le retour de la morale et du civisme L a morale à l'école avait disparu à la fin des années 1960. Sous l'école de Jules Ferry, c’était pourtant un pilier de l'enseignement. Elle se présentait sous forme de maximes et de «leçons de choses». La morale universelle se mêlait au catéchisme républicain. On pouvait retrouver des sentences telles que «Qui insulte ta patrie, insulte ta mère». Pendant des années, les cours de morale consistaient en la lecture et l'analyse d'une fable, ou d'un conte dont la «morale» était ensuite écrite au tableau et recopiée par les élèves. La pratique de la morale journalière à l'école a été supprimée pour faire de la place aux cours d'éducation physique. Elle est alors remplacée par «l'éducation civique», soit la formation du citoyen. En 2008, «l'instruction civique et morale» fait son retour sur les bancs de l'école. En 2011, Luc Chatel, ancien ministre de l'Education nationale sous la présidence de Nicolas Sarkozy, lance une circulaire recommandant aux enseignants de transmettre «l'instruction morale à l'école», mais celle-ci ne fait pas l'objet de programmes détaillés. Avec la « réforme Peillon », l'ancienne «éducation civique» est remplacée aujourd’hui par un «enseignement moral et civique», du primaire au lycée. Celui-ci doit toujours être inculqué aux côtés de l'histoire et de la géographie, au sein d'un volume horaire hebdomadaire de trois heures au collège. Actuellement, l’objectif affiché de l’enseignement moral et civique sera de transmettre des valeurs communes : la dignité, la liberté, l’égalité, la solidarité, la laïcité, l’esprit de justice, le respect de la personne, ou encore, l’égalité entre les femmes et les hommes, la tolérance et l’absence de toute forme de discrimination. Selon le texte officiel publié le 25 juin 2015, cet enseignement amènera les élèves à "développer leur sens moral et leur esprit critique", notamment par rapport aux contenus diffusés par les réseaux sociaux et internet. Ceci leur permettra d’"adopter un comportement réfléchi". Une façon aussi d’être un citoyen conscient de ses responsabilités. Ce vaste programme remplace tous les précédents cours d’éducation civique existant à l’école élémentaire, du collège et du lycée. Concrètement, les élèves du primaire et du collège auront une heure d’EMC par semaine. Ils travailleront autour de principes moraux et civiques. Leurs enseignants doivent les aider, par exemple, à être autonomes (penser, agir par soi-même et avec les autres, argumenter), à vivre en société en respectant les règles. Ou encore à comprendre l’engagement : les conduites d'entraide et la prise de responsabilité en classe et dans l'école… Ces valeurs seront approfondies au lycée, deux heures par mois. Progressivement, de la seconde à la terminale, les lycéens réfléchiront sur les valeurs éthiques et les principes civiques. Ils se mobiliseront par exemple sur les notions d’égalité et de discrimination, ou encore "le pluralisme des croyances et la laïcité", et la citoyenneté. Sans oublier de s’interroger sur l'information et ses usages. Les Belges suivent déjà des cours de morale à l’école. Du primaire au lycée, ces enseignements leur sont dispensés par des professeurs spécialisés – agrégés de philosophie pour ceux du supérieur. Le contenu de ces heures de morale est défini sous la forme de grandes questions, de thèmes généraux comme «Suis-je seul au monde ?» ou «Dans quelle société je veux vivre ?». Le but est d’apprendre à débattre et à argumenter pour défendre son opinion en s’aidant de l’actualité. En France, si l’idée est globalement appréciée des parents d’élèves, beaucoup craignent alors que l’initiative empiète sur l’autorité parentale et ne dépende que trop de la subjectivité du professeur. Eglise en Martinique a souhaité lancer le débat au niveau de ses lecteurs. Que pensez-vous de la réintroduction de la morale laïque à l’école ? Les cours de morale laïque permettront-ils d’améliorer notre société ? Pensez- vous que cet enseignement relève davantage du devoir parental ? Partagez avec nous vos réflexions. n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 6

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 7 Ralph Ragoo De quelle morale parle-t-on ? "En tant qu'adulte portant ma contribution à la vie de la cité, comme beaucoup d'entre nous, j'assiste à une disparition des valeurs fondamentales du "vivre ensemble". Beaucoup de débats en déplorent les mauvais fruits, dont la violence, sans vouloir avec honnêteté en dénoncer les causes. Aussi, dans un premier temps, le parent que je suis a été ravi du retour de la morale à l'école, se réjouissant de cette volonté de remettre du sens dans les relations au cœur de la société. S'il s'agit de rappeler en quoi le bien commun ne saurait être la somme des intérêts individuels, gageons que le retour de cette morale-là, portera un fruit visible et durable, profitable à tous. Dans un deuxième temps, il m'est apparu un sujet d'inquiétude qui devrait tous nous pousser à demeurer vigilants. En effet, il s'agit du retour d'une morale certes, mais laïque ! Un qualificatif de bon aloi, servant à habiller une promotion orientée des "valeurs" de la République. Or aujourd'hui quelles sont-elles ces valeurs ? Correspondent- elles à celles que nous voulons transmettre à nos enfants ? Le pape Jean Paul II nous rappelait que nous en sommes et demeurons les premiers éducateurs, un appel vibrant à exercer la responsabilité de parents. Qu'en est-il, lorsque les valeurs que l'on vous impose à travers la scolarisation de vos enfants, défient votre espérance de baptisé, l'Evangile ? Une morale qui me permet de cibler mes désirs, et de discerner s'ils sont légitimes et droits, OUI. Une morale, instrument de propagande d'un projet idéologique, NON. Le parent que je suis est donc attentif et prudent, tout en espérant que nos écoles catholiques soient dans les mêmes dispositions." Gabriel Levif Cette rentrée 2015 est marquée par le retour de l’enseignement de la morale à l’école. Cette «révolution» n’est en fait que le retour à une pratique ancestrale, dont les plus anciens ont pu bénéficier dans leur enfance, et qui préparait les enfants à vivre en société. Rendue facultative, cette matière avait été progres- sivement abandonnée à partir de 1968, marquée par le «Il est interdit d’interdire». S’il s’agit aujourd’hui de redonner à nos enfants le sens des valeurs de vie qui permettent de mieux vivre avec soi-même, et avec les autres (respect de soi et des autres, entraide, politesse, goût pour le travail bien fait, rôle citoyen…) ; alors nous ne pouvons que nous réjouir, car nous voyons bien que cela fait défaut chez nos jeunes aujourd’hui. D’ailleurs ces valeurs ont toujours été défendues par l’Eglise. Cependant il ne faudrait pas que cette matière soit utilisée comme lieu de propagande pour formater nos enfants avec des courants de pensées tels que la théorie du genre, ou autre courant néo-moderniste. En tant que parents chrétiens responsables, il nous appartient d’être vigilants sur ce point, en assumant notre rôle d’éducateurs, par l’affirmation de nos valeurs humaines et chrétiennes, l’exemple donné, et surtout le dialogue avec nos enfants. C’est un vrai chemin de conversion sur lequel nous devons nous-mêmes nous engager, avec l’aide du Seigneur et de son Eglise. Clémence-Chantale Zaïre La morale à l'école et dans notre société humaine a donné une base solide de foi à notre société. Or, au fil du temps elle s'est perdue et mise au rebut. La réintroduction de la morale laïque à l'école sera une très bonne chose pour les enfants d'aujourd’hui et les jeunes de demain à qui sera confié l'avenir de la planète Terre, et qui seront les piliers de l'éducation familiale et sociétale. En éduquant les autres, on s'éduque soi-même. En fait, on parle de morale laïque – est ce vraiment laïque ? – car les lois naturelles et tout ce qui en découle nous viennent de Dieu. C'est d'avoir oublié les lois naturelles, qui fait que la morale a été bafouée et mise à bas prix, les grands Hommes suggérant de mener une société libre. Hélas ! Tout est à recommencer ! Donc si on commençait par la morale laïque, pourquoi pas ? Ce sera déjà un premier pas vers la Liberté Egalité Fraternité qui fait la devise de la laïcité. Disons donc oui sans plus tarder à la morale laïque à l'école, car la vie est une école où tout est à apprendre. Merci pour chacun de l'adopter. Témoignages…

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 8 Dossier : Que pensez-vous de la réintroduction de la morale laïque à l’école ?\ George Modeste, Lamentin N’est-ce pas que l’on ne peut que se réjouir, profondément, de la réintroduction de la morale à l’école laïque ? La morale (cet ensemble de règles universelles, permettant à tout homme de bonne volonté, de vivre en harmonie avec ses semblables, avec lui-même, avec la nature) nécessite une connaissance et une réflexion avant l’action. Si la leçon de morale est réintroduite à l’école laïque (après une mise en parenthèse ; avec un bémol : la morale qu’il fallait faire à l’occasion), c’est qu'après le prétexte «d’éviter le prêchi- prêcha» à l’école laïque, on a pu constater les résultats négatifs, (dans notre société actuelle), de cette suppression. Il était préconisé de «faire la morale à l’occasion», mais n’est-ce pas justement cela «moraliser» ? Ce que tout le monde rejette, avec juste raison. Je me souviens d’un fait remarquable, après que les leçons quotidiennes de morale aient été supprimées. J’étais de service en cours de récréation. Un des élèves, en courant, prend le pain d’un plus petit et s’en va en riant, le mangeant à belles dents. Je l’ai appelé et lui ai dit : «Sais-tu si cet enfant aura un autre repas dans la journée ?» Il m’a répondu : «Madame, je m’amusais, mais ce que vous dites me fait réfléchir». Et il est allé rapporter le pain à son petit camarade. Ce jour-là, j’ai davantage regretté les leçons de morale qui étaient faites quotidiennement, à partir d’une «histoire» qui captait l’attention des enfants, permettant à tous de réfléchir, objectivement, sur ce qui est bien, beau, vrai, toutes ces valeurs que tous admirent et dont tous ont besoin au fond d’eux-mêmes pour ensuite bien agir. La «morale faite à l’occasion» n’a pas le même effet. Quand on parle à quelqu’un pris «en flagrant délit», celui-ci est comme «mis au pilori» et ne peut pas écouter la leçon qui lui est faite aussi sereinement que si on lui présentait, objectivement, une histoire l’amenant à réfléchir avant d’agir. La morale professionnelle fait d’avance réfléchir sur les conséquences, parfois désastreuses, d’un travail mal fait. Quand la conscience est éveillée à temps, cela ne peut donner que des êtres honnêtes, droits, ouverts, consciencieux, réparant leurs erreurs. Espérons que les valeurs morales (s’ajoutant aux valeurs civiques) seront à nouveau remises à l’admiration des jeunes consciences, des jeunes cœurs pour leur permettre d’en vivre. Cela assainirait notre société en souffrance. «Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne». disait Victor Hugo. Je pense que chaque enfant à qui on enseigne la morale, paisiblement, d’une manière objective, est un homme que l’on gagne pour lui-même, pour sa famille, pour la société, pour le monde ! On ne pourra jamais étouffer les consciences. Elles sont là, dans chaque homme, dans chaque enfant, ne demandant qu’à se développer vers le beau, le bien, le vrai ! La conscience ne peut pas être étouffée ! C’est encore Victor Hugo qui nous le rappelle par la conclusion d’un de ses poèmes : «L’œil était dans la tombe… et … regardait Caïn». Que l’école forme paisiblement les consciences pour qu’il n’y ait plus de malheureux Caïn. Que les têtes soient certes «bien faites» mais aussi les cœurs, les consciences. L’homme ne doit-il pas tout apprendre ? Louisia Riga, Sainte-Luce Je suis une retraitée. Lorsque j’étais petite, la leçon de morale à l’école était le début de notre journée, et jusqu’ici je garde tout ce que j’ai appris, car cela est une bonne chose. Je me suis souvent demandée pourquoi on a supprimé les leçons de morale, car depuis la politesse n’existe plus. Même quand on dit «bonjour», les gens ne répondent pas. Les rares fois où je prends le bus, je suis outrée de voir des jeunes assis et des personnes âgées debout, tenant difficilement la barre pour ne pas tomber, et au fond de moi j’en arrivais à souhaiter qu’on remette les l eçons de morale à l’école au goût du jour. La rentrée a commencé, mais il n’est pas trop tard, car il y a des petits de 2 ans et demi qui ont commencé l’école. Remettez d’urgence la le çon de morale à l’école ! Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\ evue (n° 508) colle à l’actualité : Nous sommes tous des Pèlerins sur terre : comment accueillir l’autre ? Vos témoignages profiteront à tous. Nous les attendons, pour le 30 septembre 2015, au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo, le cas échéant. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 9 Dimanche 27 septembre : - 7h : Messe à Rivière-Salée - 9h30 : Confirmation à Rivière-Salée - Rencontre avec la Communauté de l’Emmanuel - Messe de rentrée de la Pastorale de la Santé Mardi 29 septembre : Pèlerinage à Saint-Michel du François 10h : Messe pontificale Mardi 29 - mercredi 30 septembre : Visite pastorale de la paroisse des Anses d’Arlet Mercredi 30 septembre : 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs, retransmise sur Radio Saint-Louis Du 2 au 5 octobre : Voyage à l’occasion de l’ordination du nouvel évêque de Cahors Mardi 6 octobre : Conseil épiscopal Mardi 6 - mercredi 7 octobre : Visite pastorale de la paroisse du François Mercredi 7 octobre : 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs, retransmise sur Radio Saint-Louis Jeudi 8 octobre : Conseil d’Administration de l’Association Patronage Saint-Louis, à l’Espérance Samedi 10 octobre : - 9h : Messe de rentrée de l’Enseignement Catholique, à la cathédrale Saint-Louis - Rencontre des confirmés de la paroisse du Vert-Pré - Confirmation à Redoute Dimanche 11 octobre : - 7h : Messe au François - 9h30 : Confirmation au François - 15h : Messe de rentrée du Renouveau charismatique - 17h30 : Vêpres solennelles Agenda de l’Archevêque MORALE La morale à ce jour se meurt dans un râle Se perd dans une spirale qui se voit aspirée plus qu’elle n’est\ inspirée Elle ne peut être athée au risque d’atténuer l’effet de S\ a nuée Retrouvons les valeurs celles qui valent à toute heure et ne sont pas\ des leurres Suscitent parfois des heurts pourchassant l’imposteurRetenons les paroles qui jamais ne trépassent Alors que ciel et terre dans un tour de passe-passe pourraient bien y pa\ sser Elevons nos pensées nous les ferons d’acier en disant des « ave\ » pour Son avènement Retrouvons la raison qui s’est fait déraison en étant oraison p\ our sortir de prison Adoptons une morale qui ne soit pas moralisme mais qui soit sans laxisme\ ou bien relativisme Une morale exigeante mais pas intransigeante qui rejoigne l’essence l\ ’ayant pour référence Qui respecte l’homme dans toute sa dignité et sa diversité sans\ chercher à modifier sa réalité Une morale qui ne soit pas alibi pour distiller un vin qui ne serait pas\ levain Sous couvert d’équité qui serait iniquité Une morale qui construise mais aussi édifie à laquelle on se fie e\ n Lui étant fidèle Une morale authentique et sans hypocrisie qui veut nous inciter à ê\ tre dans Sa cité Une morale du service qui délaisse les vices qu’elle sait identifi\ er qu’ils ne soient pas sévices Une morale qui sans cesse s’évertue à célébrer la vie plu\ tôt que ses enviesUne morale qui relève et élève la conscience de nos petits é\ lèves Sans leur enlever ce qu’Il aura semé pour qu’ils deviennent té\ moins de Sa sainte vérité Une morale de partage de justice et de paix dont les commandements jamai\ s ne se démentent Qui ne soit pas anathème mais sache dire « je t’aime » Soyons dans l’espérance qu’elle soit le fer de lance qui nous s\ ort de l’errance En allant droit au but pour faire des hommes debout Créant une harmonie qui jamais ne se nie ni surtout se manie En étant animés de Sa Sainte Volonté qui nous dit Son Amour de toute éternité Dr Nicole Irène Piquion

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Vie du diocèse Visite pastorale de Mgr Macaire à la paroisse du Lamentin ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 10 D ans la matinée, l’évêque était accueilli dans le secteur III, à Californie, première étape de son périple à travers les secteurs. Après s’être entretenu avec les marins-pêcheurs, il prenait place dans un gommier et effectuait un tour en mer. Ensuite, visite de l’unique fabrique de chaux de l’île, avec explication et manipulation de la conque de lambis, matière première de la chaux. La rencontre du secteur III s’est achevée à la salle Vaillant de Palmiste. A la chapelle de Bélème, où l’attendaient de nombreux parois- siens, l’équipe du secteur II lui a présenté les réalités des quartiers, et Mgr Macaire a souligné l’intérêt du travail en secteur. Puis, il s’est rendu chez M me Bellassée, et chez M me Bourgeois, deux piliers et forces vives d’évangélisation dans le secteur. Vers 15h, après une visite du terrain «Petit Bambou» destiné à un projet de construction paroissial, Mgr Macaire est allé à la salle «Clairvoyance» de Roches-Carrées, où il été accueilli par de nombreux fidèles du secteur I. Il s’ensuivit un long et fructueux échange. Puis, il s’est entretenu avec un jeune, victime d’un grave accident de la circulation. Il s’est rendu à Duchesne chez Mme Angélique, lieu de rencontre et de récollection. Les paroissiens du secteur IV l’ont accueilli à la chapelle de Pelletier. De là, il s’est rendu à l’EPHAD L es Orchidées , lieu d’accueil des malades Alzheimer. Après un bref échange avec les responsables et quelques mots de réconfort aux pensionnaires, Mgr David Macaire s’est rendu au domicile de Mme Abelle, lieu de rassemblement pour les célébrations du secteur IV. La visite des secteurs s’est achevée par le secteur V, où les pensionnaires de la Maison de retraite de Place d’Armes ont, eux aussi, reçu la visite de l’évêque. Après les avoir encouragés et bénis, il reprenait la route pour le domicile des époux Nino, au quartier Four à Chaux. Il a été accueilli par les habitants désireux de le remercier d’avoir choisi ce quartier si fortement décrié. Il fut informé des actions menées pour une meilleure cohésion sociale. Ferveur, joie et émotion se lisaient sur tous les visages. Là encore, Mgr David prodigua ses encouragements et manifesta son désir de voir se développer les valeurs de solidarité, de sérénité et l’implication de chacun pour le mieux-être de tous. La visite épiscopale commençait, le mercredi 9 septembre, à 6h30, par la messe concélébrée avec le curé Gaby Lémy et le père Crépin Hounza. Mgr D. Macaire a rencontré ensuite le Maire, M. Pierre Samot, et la Présidente du Conseil Général, M me Josette Manin. La rencontre s’est poursuivie par la visite de l’Hôtel de Ville.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 11 Quid de la paroisse Saint-Laurent du Lamentin Curé : Père Gaby Lémy, aidé dans sa mission cette année par le père Crépin Hounza. Fête patronale : 10 août Secteurs géographiques : Secteurs I : Sarrault, Duchesne, Roches Carrées, Petit Bambou, Morne Pitault. Secteur II : Petit Pré, Pays Mêlés, Jeanne d’Arc, Long Pré, Chambord, Maugée, Belfort, Bélème Secteur III : Bois d’Inde, Acajou, Californie, Basse Gondeau, Gondeau, Palmiste Secteur IV : Grand Case, Bois Quarré, Pelletier, Daubert, Plaisance, Long Bois Secteur V : Bourg, Petit Manoir, Césaire, Floraindre, Vieux Pont, Four à Chaux, Place d’Armes, Bas Mission, Croix Mission, Lareinty, Mahault Secteur liturgique : • Environ 60 ministres extraordinaires de la communion. • Environ 70 proclamateurs de la Parole • 3 célébrants pour les funérailles • 4 chorales • 1 équipe pour l’EPHAD de l’OMASS (célébration : 3 ème mercredi du mois) • 1 équipe pour l’EPHAD Les Orchidées de Pelletier Mouvements : MCR, Miséricorde divine, Rosaire, Renouveau, Pèlerins de l’eau vive, MRJC, Scouts, CVAV, Jeunesse mariale, Légion de Marie, Saint-Vincent-de-Paul, Fraternité franciscaine, Hommes du Saint- Sacrement, Eveil à la foi. Catéchisme 2014-2015 : 167 animateurs pour 1 265 enfants, de la 1 ère à la 5 ème année, et 401 jeunes en Cheminement. n Elle forme avec la paroisse de Ducos et celle de Saint- Esprit le District pastoral du Lamentin dont le modérateur est le père Gaby Lémy. Secteurs d’activités : Liturgie, Catéchuménat, Jeunesse, Adultes, Famille, Social avec une épicerie sociale, Pastorale de la Santé. Un arbre symbolique a été planté par l’évêque sur le terrain de la chapelle, située au cœur de la cité Petit Manoir. Puis, il rendit visite à M me Maceno, qui s’est longtemps dévouée au service de la communauté. La journée s’est terminée par la tenue du Conseil pastoral. La visite s’est poursuivie, le samedi 12 septembre après-midi, par une rencontre avec les jeunes et surtout les nouveaux confirmés du 4 juillet. A la fin de l’Eucharistie célébrée à 18h, toutes les forces vives de la paroisse étaient invitées à un partage fraternel avec l’évêque. Le dimanche matin, il officia aux messes de 6h, 8h et 10h où toute la catéchèse effectuait son entrée. Les parents et catéchistes émerveillés ont eu du mal à contenir la marée des enfants qui voulaient l’approcher. En conclusion, ce sont des jours intenses qui marqueront longtemps encore la vie de notre communauté. Tous lui ont souhaité de réussir sa tâche de berger du troupeau du Seigneur. La mission est passionnante, les ouvriers prêts à travailler sous le regard du Seigneur et la lumière de l’Esprit-Saint. n * * * * *

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Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 12 Les Amis du Christ Historique Tout a commencé le samedi 9 mars 2013, à l'occasion d'un temps de prière organisé avec un groupe d'amis musiciens et chanteurs autour du thème : "les âmes du Purgatoire". Pour ce faire, nous nous sommes appuyés sur le témoignage de Maria Simma. Convaincus de l'authenticité des messages donnés, nous avons souhaité en faire profiter notre paroisse de rattachement, Notre-Dame du Rosaire de Redoute. Dès lors, le dimanche 9 novembre 2014, le Mystère des Âmes du Purgatoire a pu être partagé avec les paroissiens. Ainsi est né le groupe d'Adoration et de Louange Les Amis du Christ . Par la suite, les frères et sœurs venus d’autres communes ont manifesté leur désir de voir naître un tel projet au cœur de leurs paroisses. C'est à partir de ces sollicitations que Les Amis du Christ ont choisi de mettre en place des temps de prière similaires dans les paroisses qui en font la demande. Qui sommes-nous ? Le groupe est constitué de membres ayant pour objectif de louer Dieu à travers des temps d’évangélisation et d’adoration. Il est composé d’une trentaine de musiciens et de chanteurs venant de toute la Martinique. Ce sont des personnes engagées dans leurs paroisses respectives, mais qui donnent de leur temps selon leur disponibilité. Toutes les tranches d’âge sont représentées. Par ailleurs, sept personnes coordonnent les activités. Où sommes-nous ? La majorité des membres est basée sur le centre de l’île, mais le groupe se déplace en fonction des invitations sur l’ensemble des communes de la Martinique. Nos activités • Animation de l’adoration à Redoute (1 vendredi sur 2, à partir de 17h) • Animation de temps d’évangélisation : les âmes du Purgatoire, louange… • Temps de prière et répétition musicale au sein du groupe. Nos projets • Continuer à partager le message de Maria Simma dans les différentes communes de la Martinique • Travailler d’autres thèmes d’évangélisation • Fortifier notre foi en partant en pèlerinage avec le groupe • Partager des moments de prières avec nos frères et sœurs de l’étranger. Père Olivier Lucenay, paroisses de Sainte-Thérèse et Saint-Christophe J'ai eu la joie d'intervenir lors d'un temps organisé par les ADC sur l'une de mes paroisses. Ce temps était rempli de paix et de profondeur grâce aux beaux chants d'adoration et aux textes soutenant notre méditation. Ce groupe nous rappelle la sollicitude de l'Église pour les âmes du purgatoire, et peut donc nous aider à élargir notre intercession de baptisés. Longue route aux ADC ! Père Philibert Madrandele, paroisses Lorrain/Marigot Riche d'enseignement pour les fidèles du Lorrain- Marigot, le temps de prière avec les âmes du Purgatoire leur a permis de découvrir la réalité de l'autre monde, invisible, celui d'autres humains qui nous ont précédés dans l'au-delà : leur besoin en prière et le soutien qu'ils peuvent aussi apporter aux vivants qui sont encore dans leur pérégrination terrestre. Belle expérience à faire connaître à d'autres fidèles du diocèse et d'ailleurs. Père Gilles Aizo, paroisses de Macouba et de Grand-Rivière Les 12 et 28 juin 2015, le groupe Les Amis du Christ est venu à la rencontre des paroissiens de Macouba et de Grand-Rivière, pour un temps de prière et un enseignement sur la nécessité de prier pour les âmes du purgatoire. Ce fut un moment de recueillement et de ferveur intense pour les deux communautés. Il a permis de mieux comprendre "les besoins" des âmes du purgatoire et les moyens à utiliser pour leur venir en aide. Contacts : Père spirituel : Père Hugues Lafine Responsable : Alexandra Relautte Adresse postale : 3 av. Louis Georges Plissonneau - Redoute - 97200 Fort de France Email : lesamisduchrist2014@gmail.com Page Facebook & Chaine Youtube : Les Amis du Christ 972 Témoignages de prêtres ayant vécu un temps de prière avec le groupe

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 13 Veuillez vous rapprocher du curé de votre paroisse pour plus de précisions sur les horaires. Horaires des messes dominicales 2015-2016 ParoisseSamediDimanche Ajoupa-Bouillon 17 h7h30 Anses d’Arlet –10h Balata 18h307h - 9h30 Basse-Pointe 18h7h30 Bellefontaine 18h 309h30 Bellevue 18h7h - 9h - 18h Carbet 18h : 1 er samedi7h30 Case-Pilote 17 h7h30 Cathédrale 18h9h Coridon 18h8h De Briant 18h308h - 17h30 Diamant 7h : 1 er samedi 18h 8h Ducos 18h6h30 - 9h Fond-Saint-Denis –9h30 François 18h7h - 9h30 - 18h Grand-Rivière –10h Gros-Morne 6h30 -18h9h Josseaud –10h Lamentin 18h6h - 8h -10h Lorrain 17h30 (en quartier)7h - 9h30 Macouba –10h Marigot 17h309h Marin 17 h7h Morne-des-Esses 18h8h Morne-Rouge 6h30 alternance • Chez les Sœurs Dominicaines et Saint Paul de Chartres • Pas de messe anticipée 8h30 Morne-Vert –9h30 Prêcheur 18h30 Redoute 18h307h - 9h30 Régale 18h7h30 Rivière-Pilote 18h8h Rivière-Salée (Grand-Bourg) 18h009h30 Petit-Bourg –7h Robert 7h - 18h7h - 9h - 18h Sainte-Anne 19h9h Saint-Christophe 7h : 1 er samedi18h306h15 - 8h30 10h30 : 2ème dimanche Saint-Esprit 18h7h-9h30 Saint-Joseph 18h7h30 Sainte-Luce 17h307h - 9h Sainte-Marie 17 h6h30 - 9h Saint-Pierre 8h : 1 er samedi 18h30 7h Sainte-Thérèse (Emmaüs) 18h8h-10h30 Schœlcher 18h : Bourg7h : Bourg 9h30 Tartane –9h30 Terres-Sainville 18h308h Trinité 18h7h30 - 9h30 Trois-Ilets 18h7h30 Vauclin 6h30 : 1 er samedi 18h 8h Vert-Pré Non communiqué Non communiqué

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Vie du diocèse Le rural regroupe en son sein toutes les catégories du monde contempo\ rain, avec comme vocation primaire l’agriculture et l’élevage. Depuis\ une bonne décennie, l’urbanisation de ces lieux subit une mutation qui mérite une attention particulière. Les chrétiens du monde rural (CMR) se sont réunis,\ le dimanche 13 septembre 2015, dans les locaux de la paroisse des Anses d’Arlet, \ pour réfléchir et s’engager sur des pistes d’action. Le monde rural s’exprime L a première partie de ce rassemblement a débuté par une méditation de l’évangile (Mt 20,1-16). Ce texte intitulé «les ouvriers envoyés à la vigne» a été étudié à partir de trois questions : 1. Quelle est cette vigne aujourd’hui pour nous en Martinique ? Partant de l’impératif pour le maître de récolter en totalité et en un temps record les raisins, il nous a été facile de comprendre la nécessité d’avoir une main-d’œuvre abondante, d’où l’acceptation d’embauches d’ouvriers tout au long de la journée, et pour le salaire affiché. Avec les mots «impératif, récolter, totalité, nécessité, abondante, salaire… », nous avons répondu de façon unanime à la question posée, en reconnaissant que la vigne martiniquaise est composée : • De ceux qui ne croient pas ou ne croient plus ; • Des oubliés, marginaux, malades, orphelins, divorcés... • Des enfants en souffrance ; • De ceux qui sont seuls et incapables, physiquement de vivre leur foi ; • Des associations et, plus largement, de notre territoire de vie. Pour être un bon ouvrier dans cette vigne, nous devons être chrétiens pour les autres, et non pour nous- mêmes. Le vivre pour un militant chrétien est bien plus important que les paroles. 2. Est-ce que nous nous sentons envoyés à cette vigne ? Après avoir pris connaissance que nous sommes des envoyés de par notre baptême, nous acceptons d’emblée le fait que nous soyons en mission. La réponse à cette question se trouve dans le témoignage suivant : « Militant actif depuis des années dans les mouvements d’actions catholiques (MRJC puis CMR), j’ai le sentiment de ne pas pouvoir m’en éloigner… il y a en moi une force, une volonté de vivre chrétiennement… donc je me sens envoyé ». Suite à un débat où chacun parlait, avec l’assentiment du plus grand nombre, sur le fait que cette mission d’envoi est trop souvent bafouée par ceux qui ne sont pas disposés à recevoir ce que, nous chrétiens avons à donner, le père de Coulanges, notre aumônier, conclut en disant que «quand on s’accroche à la Bible, on n’a pas de problème, mais quand on parle de religions, les divergences nous posent problème ». 3. Quelle est notre coresponsabilité ? Cette question s’est très vite résumée par cette notion qui consiste à ne jamais baisser les bras pour ne pas se désolidariser, et décourager ceux qui sont avec nous dans la vigne. Se justifier n’aide pas à renforcer notre coresponsabilité, mais «allez vous aussi à ma vigne avec les autres» contribue à ce que les raisins ne soient pas perdus, mais soient transformés en un bon vin. La force du chrétien est son rayonnement dans la vie Après un repas varié, car sorti des sacs, nous nous sommes laissé bousculer par de «vieux» militants au point d’avoir des frissons, au bon sens du terme. L’état des lieux est connu de tous, mais tous n’ont pas pris conscience de l’impact d’une mutation non maîtrisée : • Le milieu rural s’urbanise : des cités fleurissent sans espace de vie à proximité ; • L’espace dédié à l’agriculture et à l’élevage diminue (40 000 ha nécessaires contre 25 000 mis en exploitation) ; • Le nombre de Martiniquais naissant sur notre sol est en diminution par rapport au nombre de naissances des «étrangers» ; • Les surfaces agraires laissées par nos parents disparaissent au profit de constructions, restent dans l’indivision (problèmes !) ou sont en friche ; • Où allons-nous ? Que voulons- nous ? Comment réagissons- nous face à ce déclin local et plus largement au déclin climatique ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 14

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Nous reconnaissons que les responsables politiques et administratifs issus de nos rangs, sont coupés de nous, donc de leur base : ils subissent, ils sont dispersés et privés des valeurs auxquelles ils adhéraient et plus grave encore, sont exclus de nos vécus sur le terrain. Il est à déplorer que par ce fait, qu'ils fassent comme tous les décideurs, en favorisant les nantis au détriment des plus petits. Il nous semble, à ce niveau de réflexion, nécessaire de recenser les anciens (25 sections du CMR dans les années 80, contre 5 aujourd’hui) pour retrouver chez eux et en eux les bons grains à semer. Oui, nous devons travailler à la renaissance du MRJC qui aura pour mission de rajeunir et dynamiser le monde rural. Par le passé, les coups de main et les stages d’éveil humain et économique ont fait la force des militants d’actions catholiques. Par ailleurs, les nouveaux ruraux sont livrés à eux-mêmes. Il nous faut aller vers eux, car notre passivité risque de faire disparaître l’âme de leur milieu de vie. En conclusion, il nous fallait, coûte que coûte, proposer des actions concrètes pour faire une sérieuse entorse aux belles paroles qui ne sont pas suivies d’effet. C’est alors que sans grande difficulté, nous avons unanimement approuvé, et ce, sous le couvert officiel du CMR et via les médias, que nos agriculteurs organisent à tour de rôle sur leur exploitation : • des séances de coup de main ; • Des invitations à découvrir leurs produits et à les acheter sur place ; • Des débats autour d’un sujet qu’ils dominent parfaitement. Par ailleurs, que le CMR aux forums de divulgation des résultats de campagne d’année (pour 2015 et 2016, le thème est la solidarité) se donne pour mission : 1. De faire aux décideurs martiniquais des propositions concrètes et surtout, de suivre la mise en œuvre des propositions actées par eux ; 2. De créer une dynamique autour d’un projet valorisant et porteur d’emplois. M. Hugues Daniel Joseph n C ommunication et Commu- nion étaient les maîtres- mots de cette rencontre. La devise de Mgr Macaire, Montre Jésus , devant transparaître dans tous les outils et moyens de communication utilisés dans le diocèse, tout un réseau est mis en place pour promouvoir et impulser la communication. L’organigramme que l’évêque a présenté en donne la ligne directive et définit, par ailleurs, les missions de chaque organe. C’est le moment d’amplifier la belle dynamique à l’œuvre depuis plusieurs années ! Pour le moment, Mgr Macaire n’a retiré aucune responsabilité aux personnes en place. Cependant, il souhaite que les équipes soient étoffées et que les jeunes y trouvent leur place. Tout est donc mis en œuvre pour contribuer à partager plus largement la joie de l’Evangile et pour «montrer Jésus». n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 15 Samedi 12 septembre, Mgr David Macaire a réuni les acteurs de la comm\ unication diocésaine (responsables et délégations des services et médias), à Emmaüs, afin de leur présenter la nouvelle organisation qu’il met en place\ . Communication… Communion

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A cette question, l’Eglise donne une réponse positive par la voix du pape Jean Paul II, car il n’y a pas de contradiction entre la foi et la connaissance fondée sur la raison : la foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité (1). Ne sont-elles pas l’une et l’autre des dons de Dieu ? La catéchèse, Ecole de la foi La catéchèse est l’enseignement de la doctrine chrétienne fondée sur la foi qui nous permet d’adhérer aux vérités révélées par Dieu, et sur la connaissance transmise par l’Eglise. C’est «l’Ecole de la foi» ainsi nommée par la Conférence des Evêques de France (2). Elle est la concrétisation de l’ultime consigne du Christ, donnée aux apôtres avant son départ vers le Père : «Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde» (Mt 27,19-20). La catéchèse repose donc sur la personne du Christ. Nous devons aider nos jeunes à aimer Jésus, à comprendre ses paroles, ses actes, ses gestes, tous les signes qui émanent de Lui et qui prennent tout leur sens dans l’Histoire du Salut pour tous les hommes. Au sens étymologique, catéchiser, du grec katekhesis, n’est-ce pas faire résonner la Parole du Christ, au cours d’un enseignement oral donné par ses disciples ? Le christocentrisme constitue le pilier permanent de la doctrine chrétienne, même si le concept de catéchisme n’a cessé de s’élargir dans le temps. Mais alors, comment comprendre ce slogan, si souvent affirmé, et avec tant de conviction ? « Le catéchisme n’est pas l’école ! ». S’agit-il de bribes attardées de la guerre public/privé ? S’agit-il de défendre un territoire ? Ou bien, s’agit-il de dire de manière définitive que toutes les méthodes de l’école, lieu d’acquisition de la connaissance, lieu de la pédagogie, de l’exercice de l’intelligence et de l’entraînement à l’esprit critique, qui permet la construction rationnelle du savoir, ne sont pas transposables dans la catéchèse, dès lors que l’Eglise définit la foi comme une vertu théologale qui rend l’homme capable de croire en Dieu ? En d’autres termes, il s’agirait d’affirmer que la foi, fruit de la grâce donnée par Die, ne saurait dépendre du travail de l’homme. Dans ces conditions, en quoi consisterait l’action de l’animateur de catéchisme ? Les enjeux de la catéchèse Pour l’Eglise, la catéchèse revêt une importance fondamentale, parce que «non seulement l’extension géographique et l’augmentation numérique, mais aussi et davantage encore, la croissance intérieure de l’Eglise, sa correspondance avec le dessein de Dieu dépendent essentiellement d’elle (3)». Et ceci est vrai depuis la naissance de l’Eglise quand il s’agissait de convertir des populations non christianisées : d’abord par le Kérygme proclamé, le jour de la Pentecôte, par Pierre, premier chef de l’Eglise choisi par le Christ, puis par les quatre écrits de l’Evangile de structure catéchétique, et ensuite, par les traités des Pères de l’Eglise (Cyrille de Jérusalem, Jean Chrysostome, saint Amboise et saint Augustin…). Et après, les efforts ont dû se poursuivre, dans le même sens, pour fortifier la foi dans «l’Occident Chrétien» face à l’émergence des hérésies, des sectes et des dérives de toute nature. Aujourd’hui, la nécessité de rendre la catéchèse efficiente est encore plus impérative du fait de la déchristianisation. Les familles chrétiennes sont sous tension, dans le tourbillon des sollicitations du monde, et nos jeunes plongés dans la société de consommation, vivent sous l’influence des médias qui diffusent à doses massives les messages du Nouvel Age. L’éloignement rapide de la plupart d’entre eux de l’Eglise, après leur confirmation, est-il inéluctable ? Le renouvellement de la catéchèse dans le contexte de la nouvelle évangélisation Aujourd’hui, la catéchèse n’est plus seulement un enseignement, mais une éducation qui s’adresse « à la personne globale à la fois au cœur Point de vue La catéchèse entre la foi et la raison Fides et ratio – La foi et la raison sont-elles deux données inconciliables ? La foi, confiance absolue, déclenche l’adhésion immédiate, tand\ is que la raison donne accès à la connaissance par une démarche fondée sur de\ s preuves, des analyses et des démonstrations. En bref, peut-on enseigner le mystè\ re divin ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 16

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 17 et à l’intelligence, à la volonté et à la mémoire (4) ». Aussi le projet de catéchèse est-il construit autour de la personne à catéchiser, qu’elle soit enfant, jeune ou adulte. D’où la proposition de la Conférence des Evêques de France, d’une organisation de la catéchèse ordonnée à toutes les étapes de la vie, sous la forme de modules articulés autour des fondamentaux. Un tel renouvellement dans le sens de l’unité fait naturellement disparaître l’ancien clivage entre catéchisme et cheminement. La catéchèse centrée sur le catéchisé est aussi l’affaire des familles et de la communauté. La famille, Eglise domestique, est appelée à prendre toute sa part dans la stratégie catéchétique pour aider ses enfants à faire vivre les valeurs chrétiennes et à considérer le catéchisme, non pas comme une simple activité périscolaire, mais du temps donné à Dieu pour construire leur projet de vie de chrétien. L’action catéchétique se vit dans la communauté ecclésiale et doit amener les jeunes à participer activement à la vie de l’Eglise. Ainsi, pédagogue, le catéchiste doit connaître les fondamentaux définis par les instances de l’Eglise, en particulier l’histoire du Salut, la vie de Jésus et de l’Eglise, les quatre piliers de la foi : Décalogue, Pater, Credo, Sacrements… afin de mettre en œuvre la forme de transmission la mieux adaptée au jeune, à l’adolescent et à l’adulte. Animateur, il doit pouvoir maintenir la communication, dans la cohérence et la continuité avec les familles, dans la paroisse, voire au-delà avec les acteurs sociaux. Chrétien, il est à l’écoute du catéchisé, dans l’amour fraternel et l’esprit de service. L’envoi en mission par le Christ ne saurait se dérouler sans son soutien : C’est seulement dans une profonde communion avec lui que les catéchistes trouveront lumière et force pour un renouvellement authentique et souhaitable de la catéchèse. C’est dire que, dans cette pédagogie de l’initiation, le Christ, lui-même est le premier à l’œuvre. Aussi, l’Eglise est-elle «invitée à consacrer à la catéchèse ses meilleures ressources en hommes et en énergies, sans ménager efforts, fatigues et moyens matériels afin de mieux l’organiser, et de former un personnel qualifié. Ce n’est pas là un simple calcul humain, c’est une attitude de foi. Et une attitude de foi se réfère toujours à la fidélité de Dieu qui ne manque jamais de répondre (5)». Yvette Farraudière n (1) Lettre encyclique du Souverain Pontife aux évêques de l’Eglise catholique sur les rapports entre la foi et la raison. (2) Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France. 3) Exhortation apostolique Catechesi tradentae de sa sainteté le Pape Jean Paul II à l’épiscopat, au clergé et aux fidèles de toute l’Eglise sur la catéchèse de notre Temps. 4) Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France… 5) Exhortation apostolique Catechesi tradentae de sa sainteté le Pape Jean Paul II à l’épiscopat, au clergé et aux fidèles de toute l’Eglise sur la catéchèse de notre Temps.   E GLISE  EN  M ARTINIQUE Règlement à l’ordr\qe de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : É glise  en Martinique Boîte Po\btale 586 • \q97 207 FORT DE FRANCE CEDEX MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ .......................................................................................... Prénom : .......................................................................\ ..................................................................................... Adresse : .......................................................................\ ................................................................................... Mail : .......................................................................\ Tél. .......................................................................\ ........ Code Postal ....................................................... Ville .......................................................................\ ... organise son grand concert annuel, le dimanche 11 octobre 2015, à 16h, au Grand Carbet du parc Aimé Césaire de Fort-de-France, sur le thème : «Vers Jésus ». Chorales invitées : Terres-Sainville, Sainte-Marie, Sainte-Thérèse, Lamentin, Cathédrale.... Prix des tickets : 15€, en vente dans les différentes conférences et au Conseil départ\ emental, avenue de la Plaine Montgéralde, Fort-de-France - Tél : 05 96 75 20 08 Venez nombreux soutenir l’action des conférences en faveur des démunis du département. LA SOCIÉTÉ DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL Communiqué

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 18 LA FÊTE DES FAMILLES La Fédération des Associations Familiales Catholiques vous invite à la «Fête de la Famille» qu’elle organise, le dimanche 4 octobre 2015, de 7h à 16h, à l'Union, Espace Clarissa Jean-Philippe. Au programme • 9h : Messe à l’église Notre-Dame de l’Assomption, suivie d’une conférence à l’Espace Clarissa Jean-Philippe • Dès 8h : - Vente : produits maraîchers, pâtisseries, liqueurs, vêtements, produits divers - Démonstration et vente par des artisans locaux de gravures sur verre, fleurs - Jeux pour enfants et adultes - Animations Possibilité de se restaurer au prix de 16€ , au Restaurant Le Saint-James - (sur réservation au 06 96 31 05 83) Parents, on croit en vous ! Venez nombreux ! Lundi 28 septembre : messe à 18h Mardi 29 septembre : messe à 5h30 et 7h30 Messe pontificale à 10h PÈLERINAGE DE LA SAINT-MICHEL AU FRANÇOIS Communiqués

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Dimanche 4 octobre 2015 Y a-t-il une laïcité ultramarine ? Comment les religions en Outre-mer s’adaptent-elles aux lois de la République ? Et le peuvent-elles d’ailleurs ? Comprenons-nous vraiment ce qu’est la laïcité aujourd’hui ? Au-delà du grand débat que pose cette question en Métropole, nous nous arrêterons sur l’existence d’une laïcité "particulière" en Outre-mer. Existe-t-elle et pourquoi est-elle différente ? Pour répondre à toutes ces questions, Dieu m’est témoin reçoit cette semaine Daniel Maximin, écrivain guadeloupéen, membre de l’Observatoire de la laïcité depuis 2013. Il nous dira en quoi l’Outre-mer, riche de sa diversité, devrait davantage être considéré comme un exemple pour l’Hexagone, et nous rappellera en quoi la laïcité permet à toutes les religions de coexister. Nous serons également connectés avec La Réunion et la députée socialiste, Érika Bareigts. Elle nous expliquera pourquoi elle souhaite que les jours fériés chrétiens Outre-mer soient remplacés par des fêtes locales. Nous rencontrerons d’ailleurs un couple hindou de La Réunion, contraint de demander un jour de congé pour célébrer le nouvel an Tamoul. Nous resterons dans l’Océan Indien, connectés avec l’île voisine de Mayotte, terre musulmane aujourd’hui département français. Salim Mouhoutar, fin connaisseur de la société mahoraise, nous dira comment la société mahoraise s’est adaptée à la laïcité française. Dimanche 11 octobre 2015 Jeûner, un chemin vers Dieu ? Rediffusion Pratique-t-on encore le jeûne aujourd’hui ? Et qu’est-ce que jeûner veut dire ? Est-ce uniquement manger moins ou cela fait-il appel à d’autres sacrifices ? Pourquoi les chrétiens jeûnent-ils ? Qui sont les catholiques qui jeûnent aujourd’hui et comment jeûnent-ils ? En cette période de Carême, Dieu m’est témoin reçoit le Frère Mathieu Malonga, qui nous rappellera le sens du jeûne chrétien. Dominicain, Congolais d’origine, Frère Mathieu, nous parlera des retraites spirituelles monodiète qu’il anime, notamment aux Antilles, selon les principes de sainte Hildegarde, et quels en sont les bienfaits. Nous serons connectés avec un médecin diététicien, qui nous rappellera l’importance d’être accompagné pendant un jeûne, et que jeûner ne se fait pas à n’importe quel prix. Nous irons également en Guyane, aux côtés de sœur Monique, qui commence chaque vendredi de Carême par un chemin de croix, et jeûne toute la journée. À ses côtés, nous verrons que "l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu." Medias ÉGLISE EN MARTINIQUE du 27 septembre 2015 / n°507 19 99.5 – 101.3 et 105,3 mHz Site internet : www.radiosaintlouis.com Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 Courriel : contact@radiosaintlouis.com L’Evangile par-dessus les toits 33 ans à votre service : 1982-2015

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27 septembre : Fête de Saint Vincent-de-Paul La charité de proximité Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit (Saint Vincent-de-Paul)

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