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N° 507 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 27 septembre 2015
Ah ! Si le Seigneur pouvait faire
de tout son peuple un peuple de prophètes !
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Editorial
Editorial
Mot de l'Evêque
• Les prêtres !
Eglise universelle
• L’Eglise est une famille spirituelle et la famille est une petite Eglise
Liturgie
• Parole dominicale
Dossier : Que pensez-vous
de la réintroduction de la
morale laïque à l’école ?
• Le retour de la morale et du civisme
• Témoignages
Agenda de l’Archevêque
Vie du diocèse
• Visite pastorale de Mgr Macaire à la paroisse Saint-Laurent du Lamentin
• Quid de la paroisse Saint-Laurent du Lamentin
•
Les Amis du Christ
• Horaires des messes dominicales
• Le monde rural s’exprime
• Communication… Communion
Point de vue...
• La catéchèse entre la foi et la raison
Médias
numéro
507
S ommaire
27
septembre, fête de saint Vincent-de-Paul, le fondateur de la
Congrégation de la Mission, et celle des Filles de la Charité.
La vie de ce prêtre était toute donnée à Dieu et aux pauvres\
. Nous ne
pouvons qu’être émerveillés par son engagement face aux situ\
ations
de détresse de son époque. Faire la volonté du Père, telle é\
tait sa
préoccupation. Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit,
disait-il. Nous saluons les actions des Conférences de saint Vincent-
de-Paul, d’ici et d’ailleurs, qui continuent à œuvrer en fav\
eur des
plus nécessiteux.
A l’audience générale du 16 septembre dernier, le pape François a
conclu le cycle de catéchèse consacré au mariage et à la fam\
ille, juste
avant l’Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques qui doit
se tenir début octobre, à Rome, sur la vocation et la mission de l\
a
famille dans l’Église et dans le monde contemporain. Le Saint-Pè\
re
attire notre attention sur le lien entre la famille et la communauté \
chrétienne. La foi chrétienne se joue sur le terrain ouvert de la vie partagée
avec tous.
Aujourd’hui, les paroles du Christ nous interpellent sur la notion de\
cohésion : celle de notre communauté. Nous n’avons l’exclusivité de
rien. Le Christ nous invite à être tolérants, à respecter le\
s diversités,
à nous ouvrir à tous ceux qui veulent faire le bien, quels que soi\
ent
leurs groupes, leurs religions, leur nationalité : «Ne les empêchez pas,
même s’ils ne sont pas des nôtres». Tout le monde a droit au Royaume
de Dieu.
Ainsi, cheminons donc vers ce Royaume avec l’aide de notre
pasteur ! Mgr Macaire, qui a fait sa toute première rentrée pastorale
dans son diocèse, a opéré quelques évolutions que vous dé\
couvrirez
progressivement : communication optimisée et plus réactive, « L\
es
catéchèses de l’Evêque » à Emmaüs chaque mercredi,\
création de la
Maison saint Jean-Paul II… Il continue également ses visites pasto\
rales.
Un petit reportage est fait sur son passage dans la ville du Lamentin.
Par ailleurs, pour vous permettre de participer à l’Eucharistie da\
ns les
paroisses de l’île, nous vous communiquons, dans cette édition, les
horaires des messes dominicales. Nous vous proposons également un
dossier intitulé «Que pensez-vous de la réintroduction de la morale
laïque à l’école ?». Nous remercions toutes les personnes\
qui ont
enrichi le débat par leurs témoignages.
En ce jour, un appel nous est lancé par le Christ : celui de la tolérance.
Demandons-lui de nous aider à ne pas juger et condamner simplement
parce que les autres sont différents de nous.
Que Saint Vincent-de-Paul et tous les saints nous soutiennent
quotidiennement sur le chemin de sainteté, jusqu’au Royaume de
Dieu ! Oui, Seigneur fais de nous un peuple de prophètes animés p\
ar
ton Esprit, et agissant en ton nom !
Justine Lordinot n
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DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
Commission paritaire N° 1115L87225
ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586
97207 Fort de France Cedex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr
egliseenmartinique@orange.fr
numéro
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N° 507 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 27 septembre 2015
Ah ! Si le Seigneur pouvait faire
de tout son peuple un peuple de prophètes !
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Les prêtres !
A
h ! nos prêtres !
Nous les aimons. Il faut le
dire car nous en avons bien
besoin !
Si nous n’avions pas le
sacrement de l’ordre,
dit le saint
curé d’Ars, nous n’aurions pas
Notre Seigneur ! Qui est-ce qui
l’a mis là, dans le tabernacle ?
Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu
notre âme à son entrée dans la
vie ? Le prêtre. Qui la nourrit
pour lui donner la force de faire
son pèlerinage ? Le prêtre. Qui
la préparera à paraître devant
Dieu, en lavant cette âme pour la
dernière fois dans le sang de Jésus-
Christ ? Le prêtre… toujours le
prêtre. Et si cette âme vient à
mourir à cause du péché, qui la
ressuscitera ? Qui lui rendra le
calme et la paix ? Encore le prêtre.
Après Dieu, le prêtre c’est tout. Le
prêtre ne se comprendra bien que
dans le ciel…
Le saint curé a bien raison. Le
presbytérat est un vrai mystère ;
c’est-à-dire une réalité unique en
deux dimensions. Une dimension
humaine, bien humaine, parfois trop
humaine. On peut réduire le prêtre
à être un administrateur des biens
d’une paroisse, ou un animateur
socio-culturel, voire un personnage
qui fait de la politique et du social…
Ce faisant, on détruit la source de la
fécondité même de son ministère :
la grâce de Dieu. Le prêtre est un
homme de Dieu, un consacré. Une
dimension qu’il ne faut pas exagérer
non plus (un prêtre n’est pas un
ange, ni un extraterrestre, encore
moins un saint – avant l’heure), mais
qu’il ne faut pas ignorer : on raconte
l’histoire d’un prêtre dont la seule
présence dans un quartier en Haïti
avait suffi un jour à faire stopper
une cérémonie vaudou… Le pauvre
homme en était le premier étonné.
Trop conscient de son insignifiance
personnelle, il en oubliait presque la
puissance de la grâce sacerdotale et
ministérielle dont il était porteur par
la grâce de Dieu, et l’imposition des
mains de son évêque.
En tout cas, sur la terre, et en
particulier sur la terre de Martinique,
nous avons un Presbytérium en chair
et en os. « Un très bon Presbytérium,
parmi les plus engagés de toute
la Caraïbe », comme le disait
Monseigneur le nonce apostolique
lors de la remise du pallium. Oui
c’est vrai, en Martinique nous
avons de bons prêtres. Ces prêtres
ne sont pas des anges, et tant
mieux ! Ce sont des hommes choisis
au milieu des hommes. Mais des
hommes entièrement livrés à Dieu.
Les qualités de ces hommes nous
réjouissent et font notre admiration.
Ils ont mis à notre service tout ce
qu’ils ont, tout ce qu’ils sont. Leurs
limites personnelles ou collectives,
si elles nous touchent plus que
celles d’autres personnes (c’est
bien normal, ils sont nos pères et
nos pasteurs) devraient aussi, sinon
nous réjouir, mais tout au moins
nous faire admirer le plan de Dieu
qui sait écrire droit sur des lignes
courbes ! N’est-ce pas un peu
rassurant pour tous et surtout pour
les plus faibles de ne pas se retrouver
face à des « monstres de sainteté »,
dont la supposée perfection-en-
toute-chose écraserait ceux qui se
sentent bien incapables « d’être
parfaits comme le Père est parfait ».
Justement ! « Ni par puissance,
ni par force, mais par l’Esprit du
Seigneur », la vie et le ministère
des prêtres sont un témoignage
permanent que «l’on peut tout avec
Celui qui nous rend forts » !
Le Seigneur choisit donc des
hommes pour en faire ses serviteurs,
les dispensateurs de sa grâce au
milieu des hommes. Il les appelle,
et notre prière permet à ses frères
d’entendre l’appel et d’avoir le
courage d’y répondre. Depuis mon arrivée parmi vous, je suis témoin
que Dieu appelle beaucoup de
jeunes hommes dans notre diocèse.
Mais ceux qu’il appelle sauront-ils
répondre ? Le diocèse saura-t-il les
accueillir et leur offrir des structures
de formations adéquates ? Les
familles, les frères et sœurs, les
amis et amies sauront-ils permettre
à ceux qui entendent cet appel, qui
dépasse notre entendement, d’y
répondre ?
Voici donc une petite intention
de prière : la Martinique manque
de prêtres, mais elle n’est pas la
seule. Prions le Seigneur pour la
Guyane, la Guadeloupe et bien
des diocèses d’Occident aussi
touchés par ce manque de prêtres
et de vocations. Prions pour que,
comme en Haïti, en Pologne et dans
bien d’autres pays d’Amérique et
d’Afrique, les vocations fleurissent
tant en Martinique, que nous soyons
capables d’envoyer des missionnaires
nous aussi dans le monde entier ! Et
rendons grâce pour tous nos prêtres,
nos frères bien-aimés.
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
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Mot de l'Evêque
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Eglise universelle
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C
hers frères et sœurs,
Je voudrais aujourd’hui
attirer notre attention sur le
lien entre la famille et la communauté
chrétienne.
C’est un lien, pour ainsi
dire, «naturel», parce que l’Église est
une famille spirituelle et la famille est
une petite Église.
La communauté chrétienne est la
maison de ceux qui croient en Jésus,
source de la fraternité entre tous les
hommes. L’Église chemine au milieu
des peuples, dans l’histoire des
hommes et des femmes, des pères
et des mères, des fils et des filles :
c’est cette histoire qui compte pour
le Seigneur. Les grands événements
des puissances mondaines s’écrivent
dans les livres d’histoire, et ils y
restent. Mais l’histoire des affections
humaines s’écrit directement dans
le cœur de Dieu ; et c’est l’histoire
qui demeure pour l’éternité. C’est
là le lieu de la vie et de la foi. La
famille est le lieu de notre initiation
– irremplaçable, indélébile – à cette
histoire. À cette histoire de vie pleine,
qui finira dans la contemplation de
Dieu pour toute l’éternité dans le ciel,
mais qui commence dans la famille !
Et la famille est très importante pour
cette raison.
Le Fils de Dieu a appris l’histoire
humaine par cette voie, et il l’a
parcourue jusqu’au bout. C’est beau
de retourner contempler Jésus et
les signes de ce lien ! Il est né dans
une famille et c’est là qu’il a «appris
le monde» : une boutique, quatre
maisons, un petit village de rien du
tout. Et pourtant, en vivant pendant
trente ans cette expérience, Jésus
a assimilé la condition humaine, en
l’accueillant dans sa communion
avec le Père et dans sa propre
mission apostolique. Puis, quand il a
quitté Nazareth et commencé sa vie
publique, Jésus a formé autour de lui une communauté, une
«assemblée »,
c’est-à-dire une convocation de
personnes. C’est cela, la signification
du mot «Église».
Dans les Évangiles, l’assemblée de
Jésus a la forme d’une famille et
d’une famille accueillante , non pas
d’une secte exclusive, fermée
: nous
y trouvons Pierre et Jean, mais aussi
celui qui a faim et celui qui a soif,
l’étranger et celui qui est persécuté,
la pécheresse et le publicain, les
pharisiens et les foules. Et Jésus ne
cesse d’accueillir et de parler avec
tous, même avec celui qui n’espère
plus rencontrer Dieu dans sa vie. C’est
une leçon forte pour l’Église ! Les
disciples eux-mêmes sont choisis pour
prendre soin de cette assemblée, de
cette famille, des hôtes de Dieu.
Pour que cette réalité de l’assemblée
de Jésus soit vivante aujourd’hui, il
est indispensable de raviver l’alliance
entre la famille et la communauté
chrétienne. Nous pourrions dire que
la famille et la paroisse
sont les deux
lieux où se réalise cette communion
d’amour, qui trouve sa source ultime
en Dieu. Une Église vraiment selon
l’Évangile ne peut qu’avoir la forme
d’une maison accueillante, les portes
ouvertes, toujours. Les églises, les
paroisses, les institutions avec des
portes fermées ne doivent pas
s’appeler des églises, elles doivent
s’appeler des musées !
Et aujourd’hui, c’est une alliance
cruciale. «Contre les centres de pouvoir
idéologiques, financiers et politiques,
plaçons nos espérances dans ces
centres de l’amour, évangélisateurs,
riches de chaleur humaine, basés sur
la solidarité et la participation», et
aussi sur le pardon entre nous.
Il est aujourd’hui indispensable et
urgent de renforcer le lien entre la
famille et la communauté chrétienne.
Certes, il faut une foi généreuse pour
retrouver l’intelligence et le courage
de renouveler cette alliance. Les
familles parfois se défilent en disant
qu’elles ne sont pas à la hauteur :
«Père, nous sommes une pauvre
famille, un peu branlante aussi»,
«nous n’en sommes pas capables»,
«nous avons déjà tellement de
problèmes à la maison», «nous
n’avons pas les forces». C’est vrai.
Mais personne n’est digne, personne
n’est à la hauteur, personne n’a les
forces ! Sans la grâce de Dieu, nous
ne pourrions rien faire. Tout nous est
donné gratuitement ! Et le Seigneur
n’arrive jamais dans une nouvelle
famille sans faire quelque miracle.
Souvenons-nous de ce qu’il a fait aux
noces de Cana ! (…).
Naturellement, la communauté
chrétienne aussi doit prendre sa part.
Par exemple, chercher à dépasser des
comportements trop directifs et trop
fonctionnels, favoriser le dialogue
interpersonnel et la connaissance et
l’estime réciproque. Que les familles
prennent l’initiative et sentent la
responsabilité d’apporter leurs dons
précieux pour la communauté. Nous
devons tous être conscients que la foi
chrétienne se joue sur le terrain ouvert
de la vie partagée avec tous, la famille
et la paroisse doivent accomplir le
miracle d’une vie plus communautaire
pour la société tout entière.
À Cana, il y avait la mère de Jésus,
la «mère du bon conseil». Écoutons,
nous aussi, ses paroles : «Faites ce qu’il
vous dira». Chères familles, chères
communautés paroissiales, laissons-
nous inspirer par cette mère, faisons
tout ce que Jésus nous dira et nous
nous trouverons devant le miracle de
tous les jours !
Pape François, Rome, 9/09/15 n
L’Eglise est une famille spirituelle
et la famille est une petite Eglise
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L a P arole D ominicale
Dimanche 27 septembre 2015
26 ème Dimanche du Temps OrdinaireAnnée B
Nombres 11,25-29 • Ps 18 • Jacques 5,1-6 • Mc 9,38…48
N
ous sommes au chapitre
11 qui nous raconte deux
choses. Le peuple vit une
crise où les Hébreux regrettent le
temps de l’esclavage en Egypte.
Par exemple, le peuple en a assez
de la manne quotidienne car en
Egypte, même esclave, les repas
étaient variés et savoureux. Le
découragement envahit Moïse, il
est tenté de tout laisser tomber,
comme on le voit aux versets 14 et
15 :
Je ne puis, à moi seul, porter
tout ce peuple… Que je ne voie pas
mon malheur !
Et nous voici dans le texte
d’aujourd’hui (vv. 25-29). Une
sorte de réunion de conseil
d’administration avec Moïse
comme président. Les soixante-
dix anciens reçoivent une part de
l’esprit de Moïse et se mettent à
prophétiser, c’est-à-dire à parler
au nom de Dieu. Mais ce charisme
ne dura pas, car les anciens ne sont
pas des prophètes, le don est donc
imparfait. L’Esprit de Dieu ne vient
pas seulement sur ceux qui étaient
présents à la réunion, mais il agit
aussi en dehors de la Tente de la
Rencontre. Il y avait deux absents ce
jour-là, eux aussi ont reçu l’Esprit.
Pourquoi être jaloux ? Pourquoi
vouloir les en empêcher ? (Josué)
Moïse adopte une attitude que nous
allons retrouver dans l’Evangile de
ce jour. Il souhaite que tous soient
un peuple de prophètes (v. 29),
la perspective de la Pentecôte est
ouverte… en passant par Ezéchiel et
Joël … Ah ! Si le Seigneur pouvait
faire de tout son peuple un peuple
de prophètes ! Si le Seigneur
pouvait mettre son esprit sur eux !
Comme Josué l’a fait pour Moïse,
Maître, arrête-les, les disciples
de Jésus, Jean en particulier,
interviennent contre ceux qui,
comme eux, réalisent des œuvres
bonnes, sans appartenance à leur
groupe. Maître, nous avons vu
quelqu’un expulser les démons en
ton nom ; nous l’en avons empêché,
car il n’est pas de ceux qui nous
suivent. Les disciples sont donc
frustrés. Comment comprendre
cette attitude ? La réponse de Jésus
– Ne l’en empêchez pas … celui qui
n’est pas contre nous est pour nous –
semble faire écho à la réponse de
Moïse à Josué : Serais-tu jaloux
pour moi ? (1ère lecture). On le voit
bien, et Josué et Jean défendent
aussi bien leurs prérogatives que
celles de leurs maîtres, cela frise
le sectarisme. Mais, Jésus joue
l’ouverture en dehors des frontières
de l’Eglise et veut aller vers l’unité.
C’est une manière pour Jésus de
dire à ses disciples de laisser cet
homme libre dans ce qu’il avait
de commun avec eux. Jésus plaide
donc contre l’intolérance et la
volonté de puissance. Leur mission
n’est pas de diriger l’Esprit, mais de
le reconnaître, de le discerner et,
c’est important, de l’authentifier…
et de s’émerveiller, de découvrir
l’Esprit agir chez les autres. Dieu,
par son Esprit, souffle où il veut et
le donne à qui il veut car il se donne
à tous afin qu’advienne sur terre,
le Royaume des cieux, Royaume
d’amour.
L’exhortation de l’apôtre Jacques
(2ème lecture) ne rejoint-elle pas nos
préoccupations actuelles ? Il ne fait
pas dans le détail. Pour lui, Dieu a déjà fait son choix. Il parle avec la
même virulence que des prophètes
comme Amos ou Osée. Ceux-ci, en
effet, fustigeaient les riches
qui se
vautraient dans leurs richesses,
tandis que le peuple avait tout juste
de quoi vivre.
Pour Jacques : riches = fraude et
injustice envers les pauvres (v. 4).
Riches = vivre dans l’opulence sans
voir et entendre ceux qui souffrent
et sans verser un juste salaire (v. 5).
Ils n’ont qu’un dieu : Mammon
le dieu-argent, le dieu des biens
matériels dont ils sont les esclaves.
Or, dans l’enseignement de Jésus
en Matthieu 6,24, le Seigneur nous
dit qu’on ne peut servir Dieu et
l’argent à moins de se convertir et
donc de partager. Car l’argent n’est
qu’un moyen et non une divinité,
une idole. Une manière de nous
dire d’utiliser l’argent et non le
servir. Lutter contre les méfaits de
l’argent, n’est-ce pas le sens de
la croisade du pape François dans
l’Eglise ?
Ainsi, aujourd’hui, nous devons
prendre la résolution de renoncer
d’une façon radicale à cultiver tous
ces germes de mort dénoncés
par saint Jean Paul II : la soif de
grandeur et de puissance, la soif
d’avoir, de possessions, l’orgueil,
la suffisance, la convoitise…
Jésus nous invite donc à cultiver
l’amour du prochain en pratiquant
la justice sociale et la miséricorde.
La miséricorde avec qui nous
nous familiariserons plus au fond,
au cours de l’année qui lui sera
consacrée bientôt…
Yves Bobi
Diacre Permanent
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 27 septembre 2015 / n°507
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Dossier : Que pensez-vous de la réintroduction de la morale laïque à l’école ?\
En septembre 2015, l’enseignement moral et civique (EMC) a fait son\
grand
retour à l'école, concrétisant ainsi l’annonce faite par l’\
ex-ministre de l’Education
nationale, Vincent Peillon, en 2012. Les attentats de janvier 2015 ont accélér\
é
la mise en œuvre «d’une grande mobilisation de l'École pour \
les valeurs de
la République». Désormais, les élèves suivront cet enseig\
nement, du CP à la
terminale. «L'école a une fonction morale», déclarait la min\
istre de l'Éducation
nationale, Najat Vallaud-Belkacem, au lendemain des attentats.
Le retour de la morale
et du civisme
L
a morale à l'école avait disparu
à la fin des années 1960. Sous
l'école de Jules Ferry, c’était
pourtant un pilier de l'enseignement.
Elle se présentait sous forme de
maximes et de «leçons de choses».
La morale universelle se mêlait au
catéchisme républicain. On pouvait
retrouver des sentences telles que
«Qui insulte ta patrie, insulte ta
mère».
Pendant des années, les cours de
morale consistaient en la lecture et
l'analyse d'une fable, ou d'un conte
dont la «morale» était ensuite écrite
au tableau et recopiée par les élèves.
La pratique de la morale journalière
à l'école a été supprimée pour faire
de la place aux cours d'éducation
physique. Elle est alors remplacée par
«l'éducation civique», soit la formation
du citoyen. En 2008, «l'instruction
civique et morale» fait son retour
sur les bancs de l'école. En 2011, Luc
Chatel, ancien ministre de l'Education
nationale sous la présidence de
Nicolas Sarkozy, lance une circulaire
recommandant aux enseignants de
transmettre «l'instruction morale à
l'école», mais celle-ci ne fait pas l'objet
de programmes détaillés.
Avec la « réforme Peillon », l'ancienne
«éducation civique» est remplacée
aujourd’hui par un «enseignement
moral et civique», du primaire au
lycée. Celui-ci doit toujours être
inculqué aux côtés de l'histoire
et de la géographie, au sein d'un
volume horaire hebdomadaire de
trois heures au collège.
Actuellement, l’objectif affiché de
l’enseignement moral et civique
sera de transmettre des valeurs
communes : la dignité, la liberté,
l’égalité, la solidarité, la laïcité,
l’esprit de justice, le respect de la
personne, ou encore, l’égalité
entre les femmes et les hommes,
la tolérance et l’absence de toute
forme de discrimination.
Selon le texte officiel publié le 25 juin
2015, cet enseignement amènera les
élèves à "développer leur sens moral
et leur esprit critique", notamment
par rapport aux contenus diffusés
par les réseaux sociaux et internet.
Ceci leur permettra d’"adopter un
comportement réfléchi". Une façon
aussi d’être un citoyen conscient de
ses responsabilités.
Ce vaste programme remplace tous
les précédents cours d’éducation
civique existant à l’école élémentaire,
du collège et du lycée.
Concrètement, les élèves du primaire
et du collège auront une heure d’EMC
par semaine. Ils travailleront autour
de principes moraux et civiques.
Leurs enseignants doivent les aider,
par exemple, à être autonomes
(penser, agir par soi-même et avec
les autres, argumenter), à vivre en
société en respectant les règles. Ou
encore à comprendre l’engagement :
les conduites d'entraide et la prise
de responsabilité en classe et dans
l'école…
Ces valeurs seront approfondies
au lycée, deux heures par mois.
Progressivement, de la seconde à la terminale, les lycéens réfléchiront sur
les valeurs éthiques et les principes
civiques. Ils se mobiliseront par
exemple sur les notions d’égalité
et de discrimination, ou encore "le
pluralisme des croyances et la laïcité",
et la citoyenneté. Sans oublier de
s’interroger sur l'information et ses
usages.
Les Belges suivent déjà des cours de
morale à l’école. Du primaire au lycée,
ces enseignements leur sont dispensés
par des professeurs spécialisés –
agrégés de philosophie pour ceux du
supérieur. Le contenu de ces heures
de morale est défini sous la forme
de grandes questions, de thèmes
généraux comme «Suis-je seul au
monde ?» ou «Dans quelle société je
veux vivre ?». Le but est d’apprendre
à débattre et à argumenter pour
défendre son opinion en s’aidant de
l’actualité.
En France, si l’idée est globalement
appréciée des parents d’élèves,
beaucoup craignent alors que
l’initiative empiète sur l’autorité
parentale et ne dépende que trop
de la subjectivité du professeur.
Eglise en Martinique a souhaité lancer
le débat au niveau de ses lecteurs.
Que pensez-vous de la réintroduction
de la morale laïque à l’école ? Les
cours de morale laïque permettront-ils
d’améliorer notre société ? Pensez-
vous que cet enseignement relève
davantage du devoir parental ?
Partagez avec nous vos réflexions. n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 27 septembre 2015 / n°507
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Ralph Ragoo
De quelle morale parle-t-on ?
"En tant qu'adulte portant ma
contribution à la vie de la cité,
comme beaucoup d'entre nous,
j'assiste à une disparition des
valeurs fondamentales du "vivre
ensemble". Beaucoup de débats
en déplorent les mauvais fruits,
dont la violence, sans vouloir
avec honnêteté en dénoncer les
causes.
Aussi, dans un premier temps,
le parent que je suis a été ravi
du retour de la morale à l'école,
se réjouissant de cette volonté
de remettre du sens dans les
relations au cœur de la société.
S'il s'agit de rappeler en quoi le bien commun ne saurait être la
somme des intérêts individuels,
gageons que le retour de cette
morale-là, portera un fruit visible
et durable, profitable à tous.
Dans un deuxième temps, il m'est
apparu un sujet d'inquiétude
qui devrait tous nous pousser
à demeurer vigilants. En
effet, il s'agit du retour d'une
morale certes, mais laïque ! Un
qualificatif de bon aloi, servant à
habiller une promotion orientée
des "valeurs" de la République.
Or aujourd'hui quelles sont-elles
ces valeurs ? Correspondent-
elles à celles que nous voulons
transmettre à nos enfants
?
Le pape Jean Paul II nous
rappelait que nous en sommes
et demeurons les premiers éducateurs, un appel vibrant
à exercer la responsabilité de
parents.
Qu'en est-il, lorsque les valeurs
que l'on vous impose à travers
la scolarisation de vos enfants,
défient votre espérance de
baptisé, l'Evangile ?
Une morale qui me permet de
cibler mes désirs, et de discerner
s'ils sont légitimes et droits, OUI.
Une morale, instrument de
propagande d'un projet
idéologique, NON.
Le parent que je suis est donc
attentif et prudent, tout
en espérant que nos écoles
catholiques soient dans les
mêmes dispositions."
Gabriel Levif
Cette rentrée 2015 est marquée
par le retour de l’enseignement
de la morale à l’école. Cette
«révolution» n’est en fait que le
retour à une pratique ancestrale,
dont les plus anciens ont pu
bénéficier dans leur enfance, et
qui préparait les enfants à vivre
en société. Rendue facultative,
cette matière avait été progres-
sivement abandonnée à partir
de 1968, marquée par le «Il est
interdit d’interdire».
S’il s’agit aujourd’hui de
redonner à nos enfants le sens
des valeurs de vie qui permettent
de mieux vivre avec soi-même, et
avec les autres (respect de soi et
des autres, entraide, politesse,
goût pour le travail bien fait,
rôle citoyen…) ; alors nous ne
pouvons que nous réjouir, car
nous voyons bien que cela
fait défaut chez nos jeunes
aujourd’hui. D’ailleurs ces valeurs
ont toujours été défendues par
l’Eglise. Cependant il ne faudrait
pas que cette matière soit utilisée
comme lieu de propagande pour
formater nos enfants avec des
courants de pensées tels que
la théorie du genre, ou autre
courant néo-moderniste.
En tant que parents chrétiens
responsables, il nous appartient
d’être vigilants sur ce point,
en assumant notre rôle
d’éducateurs, par l’affirmation
de nos valeurs humaines et
chrétiennes, l’exemple donné,
et surtout le dialogue avec nos
enfants. C’est un vrai chemin
de conversion sur lequel nous
devons nous-mêmes nous
engager, avec l’aide du Seigneur
et de son Eglise.
Clémence-Chantale Zaïre
La morale à l'école et dans
notre société humaine a donné
une base solide de foi à notre
société. Or, au fil du temps elle
s'est perdue et mise au rebut.
La réintroduction de la morale
laïque à l'école sera une très
bonne chose pour les enfants
d'aujourd’hui et les jeunes de
demain à qui sera confié l'avenir
de la planète Terre, et qui seront
les piliers de l'éducation familiale
et sociétale. En éduquant les
autres, on s'éduque soi-même.
En fait, on parle de morale laïque
– est ce vraiment laïque ? – car
les lois naturelles et tout ce qui
en découle nous viennent de
Dieu. C'est d'avoir oublié les lois
naturelles, qui fait que la morale
a été bafouée et mise à bas prix,
les grands Hommes suggérant de
mener une société libre.
Hélas ! Tout est à recommencer
!
Donc si on commençait par la
morale laïque, pourquoi pas ?
Ce sera déjà un premier pas vers
la Liberté Egalité Fraternité qui
fait la devise de la laïcité. Disons
donc oui sans plus tarder à la
morale laïque à l'école, car la
vie est une école où tout est à
apprendre. Merci pour chacun
de l'adopter.
Témoignages…
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 27 septembre 2015 / n°507
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Dossier : Que pensez-vous de la réintroduction de la morale laïque à l’école ?\
George Modeste, Lamentin
N’est-ce pas que l’on ne peut
que se réjouir, profondément,
de la réintroduction de la morale
à l’école laïque ? La morale (cet
ensemble de règles universelles,
permettant à tout homme
de bonne volonté, de vivre en
harmonie avec ses semblables,
avec lui-même, avec la nature)
nécessite une connaissance et une
réflexion avant l’action.
Si la leçon de morale est
réintroduite à l’école laïque (après
une mise en parenthèse ; avec
un bémol : la morale qu’il fallait
faire à l’occasion), c’est qu'après
le prétexte «d’éviter le prêchi-
prêcha» à l’école laïque, on a pu
constater les résultats négatifs,
(dans notre société actuelle), de
cette suppression.
Il était préconisé de «faire la
morale à l’occasion», mais n’est-ce
pas justement cela «moraliser» ?
Ce que tout le monde rejette, avec
juste raison.
Je me souviens d’un fait
remarquable, après que les leçons
quotidiennes de morale aient été
supprimées. J’étais de service en
cours de récréation. Un des élèves,
en courant, prend le pain d’un
plus petit et s’en va en riant, le
mangeant à belles dents. Je l’ai
appelé et lui ai dit : «Sais-tu si cet enfant aura un autre repas dans
la journée ?» Il m’a répondu :
«Madame, je m’amusais, mais ce
que vous dites me fait réfléchir».
Et il est allé rapporter le pain à son
petit camarade.
Ce jour-là, j’ai davantage
regretté les leçons de morale qui
étaient faites quotidiennement,
à partir d’une «histoire» qui
captait l’attention des enfants,
permettant à tous de réfléchir,
objectivement, sur ce qui est bien,
beau, vrai, toutes ces valeurs que
tous admirent et dont tous ont
besoin au fond d’eux-mêmes pour
ensuite bien agir.
La «morale faite à l’occasion»
n’a pas le même effet. Quand
on parle à quelqu’un pris «en
flagrant délit», celui-ci est comme
«mis au pilori» et ne peut pas
écouter la leçon qui lui est faite
aussi sereinement que si on
lui présentait, objectivement,
une histoire l’amenant à
réfléchir avant d’agir. La morale
professionnelle fait d’avance
réfléchir sur les conséquences,
parfois désastreuses, d’un travail
mal fait. Quand la conscience est
éveillée à temps, cela ne peut
donner que des êtres honnêtes,
droits, ouverts, consciencieux,
réparant leurs erreurs.
Espérons que les valeurs morales
(s’ajoutant aux valeurs civiques)
seront à nouveau remises
à l’admiration des jeunes
consciences, des jeunes cœurs
pour leur permettre d’en vivre.
Cela assainirait notre société en
souffrance.
«Chaque enfant qu’on enseigne
est un homme qu’on gagne».
disait Victor Hugo. Je pense que
chaque enfant à qui on enseigne
la morale, paisiblement, d’une
manière objective, est un homme
que l’on gagne pour lui-même,
pour sa famille, pour la société,
pour le monde !
On ne pourra jamais étouffer les
consciences. Elles sont là, dans
chaque homme, dans chaque
enfant, ne demandant qu’à se
développer vers le beau, le bien,
le vrai !
La conscience ne peut pas être
étouffée ! C’est encore Victor
Hugo qui nous le rappelle par la
conclusion d’un de ses poèmes :
«L’œil était dans la tombe… et …
regardait Caïn».
Que l’école forme paisiblement les
consciences pour qu’il n’y ait plus
de malheureux Caïn. Que les têtes
soient certes «bien faites» mais
aussi les cœurs, les consciences.
L’homme ne doit-il pas tout
apprendre ?
Louisia Riga, Sainte-Luce
Je suis une retraitée. Lorsque
j’étais petite, la leçon de morale
à l’école était le début de notre
journée, et jusqu’ici je garde
tout ce que j’ai appris, car cela
est une bonne chose. Je me suis
souvent demandée pourquoi on a
supprimé les leçons de morale, car
depuis la politesse n’existe plus.
Même quand on dit «bonjour»,
les gens ne répondent pas.
Les rares fois où je prends le bus, je
suis outrée de voir des jeunes assis
et des personnes âgées debout,
tenant difficilement la barre
pour ne pas tomber, et au fond
de moi j’en arrivais à souhaiter
qu’on remette les
l
eçons de morale à
l’école au goût du
jour. La rentrée a
commencé, mais il
n’est pas trop tard,
car il y a des petits
de 2 ans et demi qui ont
commencé l’école. Remettez
d’urgence la le çon de morale à
l’école !
Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\
evue (n° 508) colle à l’actualité :
Nous sommes tous des Pèlerins sur terre : comment accueillir l’autre ?
Vos témoignages profiteront à tous. Nous les attendons, pour le 30 septembre 2015, au plus tard,
à egliseenmartinique@orange.fr
N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo, le cas échéant.
Les dossiers de la revue Eglise en Martinique
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 27 septembre 2015 / n°507
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Dimanche 27 septembre :
- 7h : Messe à Rivière-Salée
- 9h30 : Confirmation à Rivière-Salée
- Rencontre avec la Communauté de l’Emmanuel
- Messe de rentrée de la Pastorale de la Santé
Mardi 29 septembre :
Pèlerinage à Saint-Michel du François
10h : Messe pontificale
Mardi 29 - mercredi 30 septembre :
Visite pastorale de la paroisse des Anses d’Arlet
Mercredi 30 septembre :
18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs,
retransmise sur Radio Saint-Louis
Du 2 au 5 octobre :
Voyage à l’occasion de l’ordination du nouvel évêque de
Cahors
Mardi 6 octobre : Conseil épiscopal
Mardi 6 - mercredi 7 octobre :
Visite pastorale de la paroisse du François
Mercredi 7 octobre :
18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs,
retransmise sur Radio Saint-Louis
Jeudi 8 octobre :
Conseil d’Administration de l’Association Patronage
Saint-Louis, à l’Espérance
Samedi 10 octobre :
- 9h : Messe de rentrée de l’Enseignement Catholique, à la cathédrale Saint-Louis
- Rencontre des confirmés de la paroisse du Vert-Pré
- Confirmation à Redoute
Dimanche 11 octobre :
- 7h : Messe au François
- 9h30 : Confirmation au François
- 15h : Messe de rentrée du Renouveau charismatique
- 17h30 : Vêpres solennelles
Agenda de l’Archevêque
MORALE
La morale à ce jour se meurt dans un râle
Se perd dans une spirale qui se voit aspirée plus qu’elle n’est\
inspirée Elle ne peut être athée au risque d’atténuer l’effet de S\
a nuée
Retrouvons les valeurs celles qui valent à toute heure et ne sont pas\
des leurres Suscitent parfois des heurts pourchassant l’imposteurRetenons les paroles qui jamais ne trépassent
Alors que ciel et terre dans un tour de passe-passe pourraient bien y pa\
sser
Elevons nos pensées nous les ferons d’acier en disant des « ave\
» pour Son avènement Retrouvons la raison qui s’est fait déraison en étant oraison p\
our sortir de prison
Adoptons une morale qui ne soit pas moralisme mais qui soit sans laxisme\
ou bien relativisme Une morale exigeante mais pas intransigeante qui rejoigne l’essence l\
’ayant pour référence
Qui respecte l’homme dans toute sa dignité et sa diversité sans\
chercher à modifier sa réalité Une morale qui ne soit pas alibi pour distiller un vin qui ne serait pas\
levain Sous couvert d’équité qui serait iniquité
Une morale qui construise mais aussi édifie à laquelle on se fie e\
n Lui étant fidèle
Une morale authentique et sans hypocrisie qui veut nous inciter à ê\
tre dans Sa cité
Une morale du service qui délaisse les vices qu’elle sait identifi\
er qu’ils ne soient pas sévices Une morale qui sans cesse s’évertue à célébrer la vie plu\
tôt que ses enviesUne morale qui relève et élève la conscience de nos petits é\
lèves
Sans leur enlever ce qu’Il aura semé pour qu’ils deviennent té\
moins de Sa sainte vérité
Une morale de partage de justice et de paix dont les commandements jamai\
s ne se démentent Qui ne soit pas anathème mais sache dire « je t’aime »
Soyons dans l’espérance qu’elle soit le fer de lance qui nous s\
ort de l’errance En allant droit au but pour faire des hommes debout
Créant une harmonie qui jamais ne se nie ni surtout se manie
En étant animés de Sa Sainte Volonté qui nous dit Son Amour de toute éternité
Dr Nicole Irène Piquion
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Vie du diocèse
Visite pastorale de Mgr Macaire
à la paroisse du Lamentin
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D
ans la matinée, l’évêque
était accueilli dans le
secteur III, à Californie,
première étape de son périple à
travers les secteurs. Après s’être
entretenu avec les marins-pêcheurs,
il prenait place dans un gommier et
effectuait un tour en mer.
Ensuite, visite de l’unique fabrique
de chaux de l’île, avec explication
et manipulation de la conque de
lambis, matière première de la
chaux. La rencontre du secteur III
s’est achevée à la salle Vaillant de
Palmiste.
A la chapelle de Bélème, où
l’attendaient de nombreux parois-
siens, l’équipe du secteur II lui a
présenté les réalités des quartiers,
et Mgr Macaire a souligné l’intérêt
du travail en secteur. Puis, il s’est
rendu chez M me Bellassée, et
chez M me Bourgeois, deux piliers
et forces vives d’évangélisation
dans le secteur.
Vers 15h, après une visite du terrain
«Petit Bambou» destiné à un
projet de construction paroissial,
Mgr Macaire est allé à la salle
«Clairvoyance» de Roches-Carrées,
où il été accueilli par de nombreux
fidèles du secteur I. Il s’ensuivit un
long et fructueux échange. Puis,
il s’est entretenu avec un jeune,
victime d’un grave accident de la
circulation.
Il s’est rendu à Duchesne chez
Mme Angélique, lieu de rencontre
et de récollection.
Les paroissiens du secteur IV l’ont
accueilli à la chapelle de Pelletier.
De là, il s’est rendu à l’EPHAD
L es Orchidées , lieu d’accueil des
malades Alzheimer. Après un bref
échange avec les responsables
et quelques mots de réconfort
aux pensionnaires, Mgr David
Macaire s’est rendu au domicile de
Mme Abelle, lieu de rassemblement
pour les célébrations du secteur IV.
La visite des secteurs s’est
achevée par le secteur V, où les
pensionnaires de la Maison de
retraite de Place d’Armes ont, eux
aussi, reçu la visite de l’évêque.
Après les avoir encouragés et
bénis, il reprenait la route pour
le domicile des époux Nino, au
quartier Four à Chaux.
Il a été accueilli par les habitants
désireux de le remercier d’avoir
choisi ce quartier si fortement
décrié. Il fut informé des actions
menées pour une meilleure
cohésion sociale. Ferveur, joie et
émotion se lisaient sur tous les
visages. Là encore, Mgr David
prodigua ses encouragements
et manifesta son désir de voir se
développer les valeurs de solidarité,
de sérénité et l’implication de
chacun pour le mieux-être de tous.
La visite épiscopale commençait, le mercredi 9
septembre, à 6h30, par la messe concélébrée avec
le curé Gaby Lémy et le père Crépin Hounza. Mgr D.
Macaire a rencontré ensuite le Maire, M. Pierre Samot,
et la Présidente du Conseil Général, M
me Josette
Manin. La rencontre s’est poursuivie par la visite de
l’Hôtel de Ville.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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Quid de la paroisse Saint-Laurent du Lamentin
Curé : Père Gaby Lémy, aidé dans sa mission cette
année par le père Crépin Hounza.
Fête patronale : 10 août
Secteurs géographiques :
Secteurs I : Sarrault, Duchesne, Roches Carrées, Petit Bambou,
Morne Pitault.
Secteur II : Petit Pré, Pays Mêlés, Jeanne d’Arc, Long Pré, Chambord,
Maugée, Belfort, Bélème
Secteur III : Bois d’Inde, Acajou, Californie, Basse Gondeau,
Gondeau, Palmiste
Secteur IV : Grand Case, Bois Quarré, Pelletier, Daubert, Plaisance,
Long Bois
Secteur V : Bourg, Petit Manoir, Césaire, Floraindre, Vieux Pont,
Four à Chaux, Place d’Armes, Bas Mission, Croix Mission, Lareinty,
Mahault
Secteur liturgique :
• Environ 60 ministres extraordinaires de la communion.
• Environ 70 proclamateurs de la Parole
• 3 célébrants pour les funérailles
• 4 chorales
• 1 équipe pour l’EPHAD de l’OMASS (célébration : 3
ème mercredi du mois)
• 1 équipe pour l’EPHAD Les Orchidées
de Pelletier Mouvements : MCR, Miséricorde
divine, Rosaire, Renouveau, Pèlerins
de l’eau vive, MRJC, Scouts, CVAV,
Jeunesse mariale, Légion de Marie,
Saint-Vincent-de-Paul, Fraternité
franciscaine, Hommes du Saint-
Sacrement, Eveil à la foi.
Catéchisme 2014-2015 : 167
animateurs pour 1 265 enfants, de
la 1 ère à la 5 ème année, et 401 jeunes
en Cheminement.
n
Elle forme avec la paroisse
de Ducos et celle de Saint-
Esprit le District pastoral du
Lamentin dont le modérateur
est le père Gaby Lémy.
Secteurs d’activités :
Liturgie, Catéchuménat,
Jeunesse, Adultes, Famille,
Social avec une épicerie
sociale, Pastorale de la Santé.
Un arbre symbolique a été planté
par l’évêque sur le terrain de la
chapelle, située au cœur de la
cité Petit Manoir. Puis, il rendit
visite à M me Maceno, qui s’est
longtemps dévouée au service de
la communauté.
La journée s’est terminée par la
tenue du Conseil pastoral.
La visite s’est poursuivie, le samedi
12 septembre après-midi, par une
rencontre avec les jeunes et surtout
les nouveaux confirmés du 4 juillet.
A la fin de l’Eucharistie célébrée
à 18h, toutes les forces vives de
la paroisse étaient invitées à un
partage fraternel avec l’évêque.
Le dimanche matin, il officia
aux messes de 6h, 8h et 10h où
toute la catéchèse effectuait son
entrée. Les parents et catéchistes
émerveillés ont eu du mal à
contenir la marée des enfants qui
voulaient l’approcher.
En conclusion, ce sont des
jours intenses qui marqueront
longtemps encore la vie de notre
communauté. Tous lui ont souhaité
de réussir sa tâche de berger du
troupeau du Seigneur.
La mission est passionnante, les
ouvriers prêts à travailler sous le
regard du Seigneur et la lumière
de l’Esprit-Saint.
n
* * * * *
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Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 27 septembre 2015 / n°507
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Les Amis du Christ
Historique
Tout a commencé le samedi 9 mars 2013, à l'occasion
d'un temps de prière organisé avec un groupe
d'amis musiciens et chanteurs autour du thème :
"les âmes du Purgatoire". Pour ce faire, nous nous
sommes appuyés sur le témoignage de Maria Simma.
Convaincus de l'authenticité des messages donnés,
nous avons souhaité en faire profiter notre paroisse
de rattachement, Notre-Dame du Rosaire de Redoute.
Dès lors, le dimanche 9 novembre 2014, le Mystère
des Âmes du Purgatoire a pu être partagé avec les
paroissiens. Ainsi est né le groupe d'Adoration et de
Louange
Les Amis du Christ . Par la suite, les frères
et sœurs venus d’autres communes ont manifesté
leur désir de voir naître un tel projet au cœur de leurs
paroisses.
C'est à partir de ces sollicitations que Les Amis du Christ
ont choisi de mettre en place des temps de prière
similaires dans les paroisses qui en font la demande.
Qui sommes-nous ?
Le groupe est constitué de membres ayant
pour objectif de louer Dieu à travers des temps
d’évangélisation et d’adoration. Il est composé d’une
trentaine de musiciens et de chanteurs venant de
toute la Martinique. Ce sont des personnes engagées
dans leurs paroisses respectives, mais qui donnent de
leur temps selon leur disponibilité. Toutes les tranches
d’âge sont représentées.
Par ailleurs, sept personnes coordonnent les activités.
Où sommes-nous ?
La majorité des membres est basée sur le centre de l’île,
mais le groupe se déplace en fonction des invitations
sur l’ensemble des communes de la Martinique.
Nos activités
• Animation de l’adoration à Redoute (1 vendredi sur 2, à partir de 17h)
• Animation de temps d’évangélisation : les âmes du Purgatoire, louange…
• Temps de prière et répétition musicale au sein du groupe.
Nos projets
• Continuer à partager le message de Maria Simma dans les différentes communes de la Martinique
• Travailler d’autres thèmes d’évangélisation
• Fortifier notre foi en partant en pèlerinage avec le groupe
• Partager des moments de prières avec nos frères et sœurs de l’étranger.
Père Olivier Lucenay,
paroisses de Sainte-Thérèse et Saint-Christophe
J'ai eu la joie d'intervenir lors d'un temps organisé
par les ADC sur l'une de mes paroisses. Ce temps était
rempli de paix et de profondeur grâce aux beaux chants
d'adoration et aux textes soutenant notre méditation. Ce
groupe nous rappelle la sollicitude de l'Église pour les
âmes du purgatoire, et peut donc nous aider à élargir
notre intercession de baptisés. Longue route aux ADC !
Père Philibert Madrandele,
paroisses Lorrain/Marigot
Riche d'enseignement pour les fidèles du Lorrain-
Marigot, le temps de prière avec les âmes du Purgatoire
leur a permis de découvrir la réalité de l'autre monde,
invisible, celui d'autres humains qui nous ont précédés
dans l'au-delà : leur besoin en prière et le soutien qu'ils
peuvent aussi apporter aux vivants qui sont encore dans
leur pérégrination terrestre. Belle expérience à faire
connaître à d'autres fidèles du diocèse et d'ailleurs.
Père Gilles Aizo,
paroisses de Macouba et de Grand-Rivière
Les 12 et 28 juin 2015, le groupe Les Amis du Christ
est venu à la rencontre des paroissiens de Macouba
et de Grand-Rivière, pour un temps de prière et un
enseignement sur la nécessité de prier pour les âmes
du purgatoire. Ce fut un moment de recueillement et
de ferveur intense pour les deux communautés. Il a
permis de mieux comprendre "les besoins" des âmes
du purgatoire et les moyens à utiliser pour leur venir
en aide.
Contacts : Père spirituel : Père Hugues Lafine
Responsable : Alexandra Relautte
Adresse postale : 3 av. Louis Georges Plissonneau -
Redoute - 97200 Fort de France
Email : lesamisduchrist2014@gmail.com
Page Facebook & Chaine Youtube : Les Amis du Christ 972
Témoignages de prêtres ayant vécu un temps
de prière avec le groupe
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13 Veuillez vous rapprocher du curé de votre paroisse pour plus de précisions sur les horaires.
Horaires des messes dominicales 2015-2016
ParoisseSamediDimanche
Ajoupa-Bouillon 17 h7h30
Anses d’Arlet –10h
Balata 18h307h - 9h30
Basse-Pointe 18h7h30
Bellefontaine 18h 309h30
Bellevue 18h7h - 9h - 18h
Carbet 18h : 1
er samedi7h30
Case-Pilote 17 h7h30
Cathédrale 18h9h
Coridon 18h8h
De Briant 18h308h - 17h30
Diamant 7h : 1
er samedi
18h 8h
Ducos 18h6h30 - 9h
Fond-Saint-Denis –9h30
François 18h7h - 9h30 - 18h
Grand-Rivière –10h
Gros-Morne 6h30 -18h9h
Josseaud –10h
Lamentin 18h6h - 8h -10h
Lorrain 17h30 (en quartier)7h - 9h30
Macouba –10h
Marigot 17h309h
Marin 17 h7h
Morne-des-Esses 18h8h
Morne-Rouge 6h30 alternance
• Chez les Sœurs Dominicaines
et Saint Paul de Chartres
• Pas de messe anticipée 8h30
Morne-Vert –9h30
Prêcheur 18h30
Redoute 18h307h - 9h30
Régale 18h7h30
Rivière-Pilote 18h8h
Rivière-Salée (Grand-Bourg) 18h009h30
Petit-Bourg –7h
Robert 7h - 18h7h - 9h - 18h
Sainte-Anne 19h9h
Saint-Christophe 7h : 1
er samedi18h306h15 - 8h30
10h30 : 2ème dimanche
Saint-Esprit 18h7h-9h30
Saint-Joseph 18h7h30
Sainte-Luce 17h307h - 9h
Sainte-Marie 17 h6h30 - 9h
Saint-Pierre 8h : 1
er samedi
18h30 7h
Sainte-Thérèse (Emmaüs) 18h8h-10h30
Schœlcher 18h : Bourg7h : Bourg
9h30
Tartane –9h30
Terres-Sainville 18h308h
Trinité 18h7h30 - 9h30
Trois-Ilets 18h7h30
Vauclin 6h30 : 1
er samedi 18h 8h
Vert-Pré
Non communiqué Non communiqué
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Vie du diocèse
Le rural regroupe en son sein toutes les catégories du monde contempo\
rain,
avec comme vocation primaire l’agriculture et l’élevage. Depuis\
une bonne
décennie, l’urbanisation de ces lieux subit une mutation qui mérite une attention
particulière. Les chrétiens du monde rural (CMR) se sont réunis,\
le dimanche
13 septembre 2015, dans les locaux de la paroisse des Anses d’Arlet, \
pour
réfléchir et s’engager sur des pistes d’action.
Le monde rural s’exprime
L
a première partie de ce
rassemblement a débuté par
une méditation de l’évangile
(Mt 20,1-16). Ce texte intitulé «les
ouvriers envoyés à la vigne» a été
étudié à partir de trois questions :
1. Quelle est cette vigne
aujourd’hui pour nous
en Martinique ?
Partant de l’impératif pour le
maître de récolter en totalité
et en un temps record les
raisins, il nous a été facile de
comprendre la nécessité d’avoir
une main-d’œuvre abondante,
d’où l’acceptation d’embauches
d’ouvriers tout au long de la
journée, et pour le salaire affiché.
Avec les mots «impératif, récolter,
totalité, nécessité, abondante,
salaire… », nous avons répondu
de façon unanime à la question
posée, en reconnaissant que la
vigne martiniquaise est composée :
• De ceux qui ne croient pas ou
ne croient plus ;
• Des oubliés, marginaux,
malades, orphelins, divorcés...
• Des enfants en souffrance ;
•
De ceux qui sont seuls et
incapables, physiquement de
vivre leur foi ;
• Des associations et, plus
largement, de notre territoire
de vie.
Pour être un bon ouvrier dans cette
vigne, nous devons être chrétiens
pour les autres, et non pour nous- mêmes. Le vivre pour un militant
chrétien est bien plus important
que les paroles.
2.
Est-ce que nous nous
sentons envoyés à cette
vigne ?
Après avoir pris connaissance que
nous sommes des envoyés de par
notre baptême, nous acceptons
d’emblée le fait que nous soyons
en mission. La réponse à cette
question se trouve dans le
témoignage suivant :
« Militant actif depuis des années
dans les mouvements d’actions
catholiques (MRJC puis CMR), j’ai
le sentiment de ne pas pouvoir m’en
éloigner… il y a en moi une force, une
volonté de vivre chrétiennement…
donc je me sens envoyé ».
Suite à un débat où chacun parlait,
avec l’assentiment du plus grand
nombre, sur le fait que cette
mission d’envoi est trop souvent
bafouée par ceux qui ne sont pas
disposés à recevoir ce que, nous
chrétiens avons à donner, le père
de Coulanges, notre aumônier,
conclut en disant que «quand on
s’accroche à la Bible, on n’a pas de
problème, mais quand on parle
de religions, les divergences nous
posent problème ».
3. Quelle est notre
coresponsabilité ?
Cette question s’est très vite
résumée par cette notion qui
consiste à ne jamais baisser les
bras pour ne pas se désolidariser,
et décourager ceux qui sont avec
nous dans la vigne. Se justifier n’aide pas à renforcer
notre coresponsabilité, mais
«allez vous aussi à ma vigne avec
les autres» contribue à ce que les
raisins ne soient pas perdus, mais
soient transformés en un bon vin.
La force du chrétien est son
rayonnement dans la vie
Après un repas varié, car sorti
des sacs, nous nous sommes laissé
bousculer par de «vieux» militants
au point d’avoir des frissons, au
bon sens du terme. L’état des lieux
est connu de tous, mais tous n’ont
pas pris conscience de l’impact
d’une mutation non maîtrisée :
• Le milieu rural s’urbanise : des
cités fleurissent sans espace de
vie à proximité ;
•
L’espace dédié à l’agriculture et
à l’élevage diminue (40 000 ha
nécessaires contre 25 000 mis
en exploitation) ;
• Le nombre de Martiniquais
naissant sur notre sol est en
diminution par rapport au
nombre de naissances des
«étrangers» ;
• Les surfaces agraires laissées par
nos parents disparaissent au
profit de constructions, restent
dans l’indivision (problèmes !)
ou sont en friche ;
• Où allons-nous ? Que voulons-
nous ? Comment réagissons-
nous face à ce déclin local
et plus largement au déclin
climatique ?
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Nous reconnaissons que les
responsables politiques et
administratifs issus de nos rangs,
sont coupés de nous, donc de leur
base : ils subissent, ils sont dispersés
et privés des valeurs auxquelles ils
adhéraient et plus grave encore,
sont exclus de nos vécus sur le
terrain. Il est à déplorer que par ce
fait, qu'ils fassent comme tous les
décideurs, en favorisant les nantis
au détriment des plus petits. Il nous
semble, à ce niveau de réflexion,
nécessaire de recenser les anciens
(25 sections du CMR dans les
années 80, contre 5 aujourd’hui)
pour retrouver chez eux et en eux
les bons grains à semer. Oui, nous
devons travailler à la renaissance
du MRJC qui aura pour mission
de rajeunir et dynamiser le monde
rural. Par le passé, les coups de
main et les stages d’éveil humain et économique ont fait la force
des militants d’actions catholiques.
Par ailleurs, les nouveaux ruraux
sont livrés à eux-mêmes. Il nous
faut aller vers eux, car notre
passivité risque de faire disparaître
l’âme de leur milieu de vie.
En conclusion, il nous fallait, coûte
que coûte, proposer des actions
concrètes pour faire une sérieuse
entorse aux belles paroles qui ne
sont pas suivies d’effet. C’est alors
que sans grande difficulté, nous
avons unanimement approuvé,
et ce, sous le couvert officiel du
CMR et via les médias, que nos
agriculteurs organisent à tour de
rôle sur leur exploitation :
• des séances de coup de main ;
•
Des invitations à découvrir
leurs produits et à les acheter
sur place ;
•
Des débats autour d’un sujet
qu’ils dominent parfaitement.
Par ailleurs, que le CMR aux forums
de divulgation des résultats de
campagne d’année (pour 2015 et
2016, le thème est la solidarité) se
donne pour mission :
1. De faire aux décideurs
martiniquais des propositions
concrètes et surtout, de suivre la
mise en œuvre des propositions
actées par eux ;
2. De créer une dynamique autour
d’un projet valorisant et porteur
d’emplois.
M. Hugues Daniel Joseph n
C
ommunication et Commu-
nion étaient les maîtres-
mots de cette rencontre.
La devise de Mgr Macaire,
Montre
Jésus
, devant transparaître
dans tous les outils et moyens
de communication utilisés dans
le diocèse, tout un réseau est
mis en place pour promouvoir et impulser la communication.
L’organigramme que l’évêque
a présenté en donne la ligne
directive et définit, par ailleurs,
les missions de chaque organe.
C’est le moment d’amplifier la
belle dynamique à l’œuvre depuis
plusieurs années ! Pour le moment,
Mgr Macaire n’a retiré aucune
responsabilité aux personnes en
place. Cependant, il souhaite
que les équipes soient étoffées
et que les jeunes y trouvent leur
place. Tout est donc mis en œuvre
pour contribuer à partager plus
largement la joie de l’Evangile et
pour «montrer Jésus».
n
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Samedi 12 septembre, Mgr David Macaire a réuni les acteurs de la comm\
unication
diocésaine (responsables et délégations des services et médias), à Emmaüs,
afin de leur présenter la nouvelle organisation qu’il met en place\
.
Communication… Communion
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A
cette question, l’Eglise
donne une réponse
positive par la voix du
pape Jean Paul II, car il n’y a pas
de contradiction entre la foi et la
connaissance fondée sur la raison :
la foi et la raison sont comme
les deux ailes qui permettent à
l’esprit humain de s’élever vers
la contemplation de la vérité
(1).
Ne sont-elles pas l’une et l’autre
des dons de Dieu ?
La catéchèse, Ecole de la foi
La catéchèse est l’enseignement de
la doctrine chrétienne fondée sur
la foi qui nous permet d’adhérer
aux vérités révélées par Dieu, et
sur la connaissance transmise par
l’Eglise. C’est
«l’Ecole de la foi»
ainsi nommée par la Conférence
des Evêques de France (2). Elle est la
concrétisation de l’ultime consigne
du Christ, donnée aux apôtres
avant son départ vers le Père :
«Allez donc, de toutes les nations
faites des disciples, les baptisant
au nom du Père et du Fils et du
Saint-Esprit, et leur apprenant à
observer tout ce que je vous ai
prescrit. Et voici que je suis avec
vous pour toujours jusqu’à la fin
du monde»
(Mt 27,19-20).
La catéchèse repose donc sur la
personne du Christ. Nous devons
aider nos jeunes à aimer Jésus,
à comprendre ses paroles, ses
actes, ses gestes, tous les signes qui
émanent de Lui et qui prennent
tout leur sens dans l’Histoire du
Salut pour tous les hommes. Au
sens étymologique, catéchiser,
du grec katekhesis, n’est-ce pas
faire résonner la Parole du Christ,
au cours d’un enseignement
oral donné par ses disciples ?
Le christocentrisme constitue le
pilier permanent de la doctrine
chrétienne, même si le concept de
catéchisme n’a cessé de s’élargir
dans le temps.
Mais alors, comment comprendre
ce slogan, si souvent affirmé, et
avec tant de conviction ? « Le
catéchisme n’est pas l’école ! ».
S’agit-il de bribes attardées de
la guerre public/privé ? S’agit-il
de défendre un territoire ? Ou
bien, s’agit-il de dire de manière
définitive que toutes les méthodes
de l’école, lieu d’acquisition de la
connaissance, lieu de la pédagogie,
de l’exercice de l’intelligence et de
l’entraînement à l’esprit critique,
qui permet la construction
rationnelle du savoir, ne sont pas
transposables dans la catéchèse,
dès lors que l’Eglise définit la foi
comme une vertu théologale qui
rend l’homme capable de croire
en Dieu ? En d’autres termes, il
s’agirait d’affirmer que la foi, fruit
de la grâce donnée par Die, ne
saurait dépendre du travail de
l’homme. Dans ces conditions,
en quoi consisterait l’action de
l’animateur de catéchisme ?
Les enjeux de la catéchèse
Pour l’Eglise, la catéchèse revêt une
importance fondamentale, parce
que «non seulement l’extension
géographique et l’augmentation
numérique, mais aussi et davantage
encore, la croissance intérieure
de l’Eglise, sa correspondance
avec le dessein de Dieu dépendent
essentiellement d’elle (3)». Et
ceci est vrai depuis la naissance
de l’Eglise quand il s’agissait de
convertir des populations non
christianisées : d’abord par le
Kérygme proclamé, le jour de la
Pentecôte, par Pierre, premier chef
de l’Eglise choisi par le Christ, puis
par les quatre écrits de l’Evangile
de structure catéchétique, et
ensuite, par les traités des Pères
de l’Eglise (Cyrille de Jérusalem,
Jean Chrysostome, saint Amboise
et saint Augustin…). Et après,
les efforts ont dû se poursuivre,
dans le même sens, pour fortifier
la foi dans «l’Occident Chrétien»
face à l’émergence des hérésies,
des sectes et des dérives de toute
nature.
Aujourd’hui, la nécessité de
rendre la catéchèse efficiente est
encore plus impérative du fait de
la déchristianisation. Les familles
chrétiennes sont sous tension,
dans le tourbillon des sollicitations
du monde, et nos jeunes plongés
dans la société de consommation,
vivent sous l’influence des médias
qui diffusent à doses massives
les messages du Nouvel Age.
L’éloignement rapide de la plupart
d’entre eux de l’Eglise, après leur
confirmation, est-il inéluctable ?
Le renouvellement de la
catéchèse dans le contexte
de la nouvelle évangélisation
Aujourd’hui, la catéchèse n’est plus
seulement un enseignement, mais
une éducation qui s’adresse « à la
personne globale à la fois au cœur
Point de vue
La catéchèse entre
la foi et la raison
Fides et ratio – La foi et la raison sont-elles deux données inconciliables ? La
foi, confiance absolue, déclenche l’adhésion immédiate, tand\
is que la raison
donne accès à la connaissance par une démarche fondée sur de\
s preuves, des
analyses et des démonstrations. En bref, peut-on enseigner le mystè\
re divin ?
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et à l’intelligence, à la volonté et
à la mémoire (4) ». Aussi le projet
de catéchèse est-il construit autour
de la personne à catéchiser, qu’elle
soit enfant, jeune ou adulte. D’où
la proposition de la Conférence
des Evêques de France, d’une
organisation de la catéchèse
ordonnée à toutes les étapes de
la vie,
sous la forme de modules
articulés autour des fondamentaux.
Un tel renouvellement dans le
sens de l’unité fait naturellement
disparaître l’ancien clivage entre
catéchisme et cheminement.
La catéchèse centrée sur le
catéchisé est aussi l’affaire des
familles et de la communauté. La
famille, Eglise domestique, est
appelée à prendre toute sa part
dans la stratégie catéchétique pour
aider ses enfants à faire vivre les
valeurs chrétiennes et à considérer
le catéchisme, non pas comme
une simple activité périscolaire,
mais du temps donné à Dieu pour
construire leur projet de vie de
chrétien. L’action catéchétique se
vit dans la communauté ecclésiale
et doit amener les jeunes à
participer activement à la vie de
l’Eglise.
Ainsi, pédagogue, le catéchiste
doit connaître les fondamentaux
définis par les instances de l’Eglise,
en particulier l’histoire du Salut,
la vie de Jésus et de l’Eglise, les
quatre piliers de la foi : Décalogue,
Pater, Credo, Sacrements… afin
de mettre en œuvre la forme de
transmission la mieux adaptée
au jeune, à l’adolescent et à
l’adulte. Animateur, il doit pouvoir
maintenir la communication, dans
la cohérence et la continuité avec
les familles, dans la paroisse, voire
au-delà avec les acteurs sociaux.
Chrétien, il est à l’écoute du
catéchisé, dans l’amour fraternel
et l’esprit de service.
L’envoi en mission par le Christ
ne saurait se dérouler sans son
soutien : C’est seulement dans une
profonde communion avec lui que
les catéchistes trouveront lumière
et force pour un renouvellement
authentique et souhaitable de la
catéchèse. C’est dire que, dans cette pédagogie de l’initiation,
le Christ, lui-même est le premier
à l’œuvre. Aussi, l’Eglise est-elle
«invitée à consacrer à la catéchèse
ses meilleures ressources en
hommes et en énergies, sans
ménager efforts, fatigues et moyens
matériels afin de mieux l’organiser,
et de former un personnel qualifié.
Ce n’est pas là un simple calcul
humain, c’est une attitude de foi.
Et une attitude de foi se réfère
toujours à la fidélité de Dieu qui
ne manque jamais de répondre (5)».
Yvette Farraudière n
(1) Lettre encyclique du Souverain Pontife
aux évêques de l’Eglise catholique sur les
rapports entre la foi et la raison.
(2) Texte national pour l’orientation de la
catéchèse en France.
3) Exhortation apostolique Catechesi tradentae
de sa sainteté le Pape Jean Paul II à
l’épiscopat, au clergé et aux fidèles de toute
l’Eglise sur la catéchèse de notre Temps.
4) Texte national pour l’orientation de la
catéchèse en France…
5) Exhortation apostolique Catechesi tradentae
de sa sainteté le Pape Jean Paul II à
l’épiscopat, au clergé et aux fidèles de toute
l’Eglise sur la catéchèse de notre Temps.
E GLISE EN M ARTINIQUE
Règlement à l’ordr\qe de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
É glise en Martinique
Boîte Po\btale 586 • \q97 207 FORT DE FRANCE CEDEX
MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 €
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Mail : .......................................................................\
Tél. .......................................................................\
........ Code Postal ....................................................... Ville .......................................................................\
...
organise son grand concert annuel,
le dimanche 11 octobre 2015, à 16h, au Grand Carbet du parc Aimé Césaire de Fort-de-France, sur le thème : «Vers Jésus ».
Chorales invitées : Terres-Sainville, Sainte-Marie, Sainte-Thérèse, Lamentin, Cathédrale....
Prix des tickets : 15€, en vente dans les différentes conférences et au Conseil départ\
emental, avenue de la Plaine Montgéralde, Fort-de-France - Tél : 05 96 75 20 08
Venez nombreux soutenir l’action des conférences en faveur des démunis du département.
LA SOCIÉTÉ DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL Communiqué
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LA FÊTE DES FAMILLES
La Fédération des Associations Familiales Catholiques vous invite à la «Fête de la Famille» qu’elle organise, le
dimanche 4 octobre 2015, de 7h à 16h, à l'Union, Espace Clarissa Jean-Philippe.
Au programme
• 9h : Messe à l’église Notre-Dame de l’Assomption, suivie d’une conférence à l’Espace
Clarissa Jean-Philippe
• Dès 8h : - Vente : produits maraîchers, pâtisseries, liqueurs, vêtements, produits divers
- Démonstration et vente par des artisans locaux de gravures sur verre, fleurs
- Jeux pour enfants et adultes - Animations
Possibilité de se restaurer au prix de 16€ , au Restaurant
Le Saint-James - (sur réservation au 06 96 31 05 83)
Parents, on croit en vous ! Venez nombreux !
Lundi 28 septembre : messe à 18h
Mardi 29 septembre : messe à 5h30 et 7h30
Messe pontificale à 10h
PÈLERINAGE DE LA SAINT-MICHEL AU FRANÇOIS
Communiqués
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Dimanche 4 octobre 2015
Y a-t-il une laïcité ultramarine ?
Comment les religions en Outre-mer s’adaptent-elles aux lois de la République ? Et le peuvent-elles d’ailleurs ?
Comprenons-nous vraiment ce qu’est la laïcité aujourd’hui ? Au-delà du grand débat que pose cette question
en Métropole, nous nous arrêterons sur l’existence d’une laïcité "particulière" en Outre-mer. Existe-t-elle et
pourquoi est-elle différente ?
Pour répondre à toutes ces questions,
Dieu m’est témoin reçoit cette semaine Daniel Maximin, écrivain
guadeloupéen, membre de l’Observatoire de la laïcité depuis 2013. Il nous dira en quoi l’Outre-mer, riche de
sa diversité, devrait davantage être considéré comme un exemple pour l’Hexagone, et nous rappellera en
quoi la laïcité permet à toutes les religions de coexister. Nous serons également connectés avec La Réunion et
la députée socialiste, Érika Bareigts. Elle nous expliquera pourquoi elle souhaite que les jours fériés chrétiens
Outre-mer soient remplacés par des fêtes locales.
Nous rencontrerons d’ailleurs un couple hindou de La Réunion, contraint de demander un jour de congé pour
célébrer le nouvel an Tamoul. Nous resterons dans l’Océan Indien, connectés avec l’île voisine de Mayotte,
terre musulmane aujourd’hui département français. Salim Mouhoutar, fin connaisseur de la société mahoraise,
nous dira comment la société mahoraise s’est adaptée à la laïcité française.
Dimanche 11 octobre 2015
Jeûner, un chemin vers Dieu ?
Rediffusion
Pratique-t-on encore le jeûne aujourd’hui ? Et qu’est-ce que jeûner veut dire ? Est-ce uniquement manger
moins ou cela fait-il appel à d’autres sacrifices ? Pourquoi les chrétiens jeûnent-ils ? Qui sont les catholiques
qui jeûnent aujourd’hui et comment jeûnent-ils ?
En cette période de Carême,
Dieu m’est témoin reçoit le Frère Mathieu Malonga, qui nous rappellera le sens
du jeûne chrétien.
Dominicain, Congolais d’origine, Frère Mathieu, nous parlera des retraites spirituelles monodiète qu’il anime,
notamment aux Antilles, selon les principes de sainte Hildegarde, et quels en sont les bienfaits.
Nous serons connectés avec un médecin diététicien, qui nous rappellera l’importance d’être accompagné
pendant un jeûne, et que jeûner ne se fait pas à n’importe quel prix.
Nous irons également en Guyane, aux côtés de sœur Monique, qui commence chaque vendredi de Carême
par un chemin de croix, et jeûne toute la journée. À ses côtés, nous verrons que "l’homme ne vit pas seulement
de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu."
Medias
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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99.5 – 101.3 et 105,3 mHz
Site internet : www.radiosaintlouis.com
Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05
Courriel : contact@radiosaintlouis.com
L’Evangile par-dessus les toits
33 ans à votre service : 1982-2015
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27 septembre : Fête de Saint Vincent-de-Paul
La charité de proximité
Le bruit ne fait pas de bien,
et le bien ne fait pas de bruit
(Saint Vincent-de-Paul)
