508 - Va je t'envoie

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• VACKT À SAINTE-MARIE • RENTRÉE DES CPM • VISITE PASTORALE N° 508 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 11 octobre 2015

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Editorial Editorial Mot de l'Evêque • Allez mon prochain ! Allez, allez ! • Changements au sein du presbyterium • Organisation de la communication diocésaine Eglise universelle • Journée missionnaire mondiale 2015 : trois défis pour l’annonce de l’Evangile • Visites du P ape aux Etats-Unis et à l’ONU • François aux jeunes de Cuba : « Rêvez, cultivez l’amitié, espérez, avancez ensemble » Liturgie • Parole dominicale Dossier : Nous sommes tous des pèlerins sur terre… Comment accueillir l’autre ? • Pèlerins sur cette terre • Témoignages Vie du diocèse • Visite pastorale de Mgr David Macaire à la paroisse Saint-Jean- Baptiste de Rivière-Salée • "VacKT" à Sainte-Marie • Vocations - Trois raisons de rendre grâces dans notre diocèse • Lettre du Délégué à la formation diocésaine • Agenda de l'Archevêque • Fête de la Croix Glorieuse aux Eaux Jaillissantes • Les Equipes du Rosaire : un mouvement porteur d’espérance • Pèlerinage de Lourdes • Rentrée des Centres de Préparation au Mariage (CPM) • Legs, donations, assurances-vie Médias numéro 508 S ommaire L e 7 octobre dernier, l’Eglise a fêté Marie, Notre Dame du Rosaire. Au cours de ce mois d’octobre, nous sommes appelés à méditer\ la vie du Christ, avec le regard maternel de Notre Dame. La belle mission de Marie, disait Marthe Robin, est d’amener à Jésus tous ceux qui vont à elle. «Viens, suis-moi !». Ce sont les paroles de Jésus au jeune homme ric\ he de l’Evangile de ce jour. Pour répondre à cet appel, pour obtenir «un trésor au ciel», il faut se détacher des richesses de tout ordre qui enco\ mbrent nos cœurs et obscurcissent notre regard. Nos richesses matérielles peuvent décider de notre avenir si elles transforment nos cœurs en ‘’coffre-for\ t’’, affirme père Aizo. L’appel du Christ est radical, certes, mais c’est avant tout un app\ el au bonheur qui s’adresse à la liberté de chacun. "Va, Je t’envoie !". Aujourd’hui débute la Semaine missionnaire m\ ondiale qui aboutira à la Journée missionnaire mondiale, célébrée\ le dimanche 18 octobre 2015. Cette Semaine répond à un triple objectif : s’inf\ ormer, prier et partager. Le Saint-Père met l’accent sur le témoignage missionnaire des\ personnes consacrées. Il les encourage à annoncer l’Évangile\ aux pauvres et aux petits, en lien avec les fidèles laïcs. Le pape rappelle qu\ e celui qui suit le Christ ne peut que devenir missionnaire… Ici, dans notre diocèse de Martinique, des jeunes se mettent en route pour une aventure de la foi, nous dit le père Chaulvet, délégué de l’Évêque aux\ Pastorales des jeunes et des vocations. Six séminaristes seront en formation dans le diocèse. Mgr Macaire leur a prévu un lieu de vie dans l’\ enceinte de l’évêché : la «Maison Saint-Jean-Paul II». Eglise en Martinique vous propose de découvrir les changements opérés par l’évêque au sein du presbyterium, de même que l’organisation de la communication diocésaine qu’il a mise en place. Par ailleurs, le dossier de cette édition est intitulé «Nous so\ mmes tous des pèlerins sur terre… Comment accueillir l’autre ? ». Père \ de Coulanges précise dans son introduction, que quel que soit aujourd’hui notre mode de vie, qui peut être plus ou moins sédentaire, nous sommes fondament\ alement des pèlerins sur cette terre, des gens de passage. Notons que l'accueil tient une place importante dans l'enseignement de Jésus : "Qui vous accueille, m'accueille et qui m'accueille, accueille celui qui m'a envoyé" (Mat 10,40) ou encore "J'étais un étranger et\ vous m'avez accueilli" (Mat 25,35). Accueillir, c'est recevoir l’autre. Mais, en fait, qui est l'autre ? Tout prochain est un autre, mais Dieu est le Tout Autre. Prions pour tous les missionnaires qui ont répondu à l’appel du\ Seigneur, donnant leur vie pour l’annonce de l’Evangile. Prions pour que cet\ te Semaine missionnaire porte du fruit en abondance, du fruit qui demeure. Nous sommes appelés à devenir une communauté de disciples missionnaires comme Marie, notre mère du Ciel ! Demandons donc au Seigneur de nous \ accorder, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce de la disponibilité pour la mission. Acceptons de nous mettre en chemin, inlassablement, pour avancer dans la rencontre du Tout Autre, Dieu notre Père. Justine Lordinot n 2 3 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr numéro 508 SS • VACKT À SAINTE-MARIE • RENTRÉE DES CPM • VISITE PASTORALE N° 508 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 11 octobre 2015 6 7 14 12 14 15 16 17 8 5 3 44 4 9 17 18 19 2020 2121 22 9 10 23

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Allez, mon prochain ! Allez, allez ! D ieu merci, le temps des catholiques qui se contentent de fréquenter la messe du dimanche et de poursuivre la semaine sans penser à Dieu, ni parler de Lui, est terminé. TER-MI-NÉ ! Peut-être parce que nous étions « trop » nombreux, trop installés aussi dans nos pantoufles, nous nous serions satisfaits de nos églises remplies, et des centaines d’enfants encore inscrits au catéchisme. Il est vrai que, par manque d’esprit missionnaire et de sens du témoignage, nous avons laissé le champ libre, parmi nos fidèles, à des missionnaires qui ne partagent pas notre foi. Certains annoncent Jésus-Christ et c’est tant mieux, mais d’autres sont les suppôts de toutes sortes de doctrines frelatées… quand ils ne sont pas ceux de Satan. Qu’on se le dise : La Mission n’est une option pour aucun baptisé ; elle est obligatoire ! La mission n’est pas réservée dans notre Eglise à une élite de purs qui aurait reçu le droit de témoigner de Jésus à des consommateurs. Un catholique est un pécheur pardonné qui est rendu ivre par la joie du Salut, et qui ne peut pas ne pas annoncer la Bonne Nouvelle du Christ ! Un catholique est un marin pêcheur ou un agriculteur harassé par le travail et les soucis administratifs, mais qui, chaque jour, rend grâce à Dieu pour les fruits de son labeur, et entraîne ses amis et sa famille dans la louange. Un catholique est une mère de famille célibataire luttant pour éduquer ses enfants, supporter le regard des autres et vaincre les démons de la solitude, mais qui donne encore de son temps libre pour servir l’Eglise et entraîner des amis dans un groupe de prière. Un catholique est un chef d’entreprise suroccupé, accablé de soucis, qui nourrit de grandes ambitions pour sa société et qui, malgré les critiques et les inquiétudes, garde le souci de chacun de ses collaborateurs, de sa famille et des pauvres. Un catholique est une personne âgée qui sait que ni le mépris du monde pour le grand âge, ni les ennuis de santé, ne l’empêcheront de rester fidèle à Dieu et de témoigner à son entourage. Un catholique est un chômeur qui prend le pouvoir sur le sentiment d’échec et d’injustice qui naît de sa situation, garde la confiance et témoigne de son espérance par toute sa vie. Un catholique est une femme ou un homme politique qui, au milieu des inquiétudes et des déceptions de ce monde, invoque le Seigneur pour offrir ses compétences et son temps en sacrifice pour le bien commun. Un catholique est une responsable de la pastorale de l’Eglise qui reste toujours dans l’onction de l’Esprit-Saint, dans l’amour, et accepte avec humilité et sans amertume les critiques et les limites de ceux dont elle a été faite servante. Un catholique est un père ou une mère de famille qui, malgré les combats quotidiens, garde la joie et l’esprit de contemplation. Un catholique est un artiste qui promeut dans le monde une culture dépolluée des démons de la vulgarité et met son talent au service de la louange divine. Un catholique est un homme ou une femme divorcée-remariée qui aime Jésus et qui, implorant Dieu pour sa situation, redouble d’esprit de prière et de service. Un catholique est un homme tenté par le sexe, le jeu, l’oisiveté et les douceurs de la médiocrité mais qui, sans se placer au-dessus de ses amis, prie chaque jour, se montre fraternel et toujours présent auprès d’eux et leur parle de Jésus. Un catholique est une adolescente attirée par les séductions de la fausse liberté de ce monde de facilité et de vulgarité, mais qui choisit Jésus par la pureté, le service, le témoignage et la louange dans l’Eglise. Un catholique est un prisonnier qui s’est laissé aller à la violence et à toute sorte de trafic et qui, au lieu de se condamner lui- même et de se laisser envahir par la haine du monde et le désespoir, laisse jaillir en lui, dans sa prison, la douceur à laquelle Jésus l’appelle. Un catholique est un enfant qui, malgré les tentatives de perversion de ce monde, a choisi Jésus et qui le sert par sa fidélité à la messe. Un catholique est un agonisant qui garde l’espérance au cœur de sa souffrance et dont le témoignage bouleverse le personnel soignant. Un catholique est une jeune fille mise enceinte au cours d’une relation non fondée dans l’alliance avec Dieu, et qui choisit la vie, malgré les critiques de sa famille, l’abandon de son compagnon ou le sentiment de déshonneur. Un catholique est un jeune confirmand qui a reçu le sacrement de l’envoi et qui reste fidèle à sa promesse en s’engageant dans son Eglise… Bref, un catholique est quelqu’un qui dit « oui » à Dieu, maintenant et tout de suite, sans tenir compte de ses faiblesses et du regard du monde sur lui. Un catholique c’est toi, mon prochain. A tous, je lance et relance un appel pressant, l’appel du Concile Vatican II, l’appel des Papes. C’est un appel qui vient de l’Esprit-Saint et s’adresse à chaque chrétien catholique. Allez en mission, allez, allez ! Allez, mon prochain, allez, allez ! + David Macaire Archevêques de Saint-Pierre et Fort-de-France n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 33 Mot de l'Evêque

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Les annonces de Mgr Macaire Père Christian Catayée est nommé Vicaire épiscopal. Il sera membre du Conseil épiscopal, chargé de coordonner toute la dimension spirituelle de la vie du diocèse. Père Jean-Michel Monconthour est nommé Délégué épiscopal à l’Immobilier, en charge d’établir le plan pastoral de l’immobilier diocésain. Père Alain Ransay est nommé Délégué épiscopal à l’Education, chargé des liens entre la pastorale diocésaine et toutes les institutions qui concernent l’éducation. Père Emmanuel Chaulvet est nommé Directeur de la Maison des séminaristes Saint-Jean-Paul II , sise à l’archevêché. Père Joseph-Pérald Rémy (cssp) est nommé Délégué diocésain pour les Communautés de Quartier. Père Marcel Crépin, vicaire épiscopal, quitte la paroisse de la cathédrale Saint-Louis pour rejoindre, pour quelques mois, la région parisienne où Mgr Macaire l’a chargé d’une mission d’étude sur l’accompagnement auprès des jeunes Antillo-Guyanais. En attendant la nomination du nouveau curé de la cathédrale, une équipe de prêtres est chargée de la pastorale paroissiale : père Emmanuel Chaulvet, père Jean de Coulanges, frère Pio Olah (op) qui devrait bientôt rejoindre notre diocèse pour quelques mois, et père Patrick Phanor . Ce dernier est chargé principalement d’animer deux nouvelles pastorales : celle des sanctuaires diocésains désignés par Mgr Macaire (Notre- Dame de la Délivrande du Morne-Rouge, Sacré- Cœur de Balata et Notre-Dame de la Salette de Sainte-Anne), et celle des chorales. Il aura également la charge des Vêpres solennelles qui seront célébrées à la cathédrale Saint Louis chaque dimanche, à 17h30, sous la présidence de l’archevêque. Père Thierry Aurokiom quitte la paroisse de Coridon pour rejoindre ses confrères spiritains, sur les paroisses de Schœlcher, Bellevue et Balata. Les nominations dans les paroisses de ce secteur seront connues après l’élection du nouveau Supérieur des spiritains qui remplacera le Père Bruno Latour (+). Père Crépin Hounsa, quitte Le Lamentin pour prendre en charge le Foyer Dominique-Savio, et le service de la Paroisse de Coridon en lien avec le Père Lafine, curé de Redoute. Père Joseph Nowak est nommé curé de la paroisse du Morne-Rouge et recteur du sanctuaire de Notre-Dame de la Délivrande. Père Joseph-Pérald Rémy et père Percy Acquah, vicaire, sont chargés de la paroisse du Vert-Pré. Père David Rondof, actuel curé de Saint-Pierre et de Fonds-Saint-Denis, aura aussi la charge de la paroisse du Prêcheur, aidé par père Dominique M’Dinga. Père José N’Goma est nommé vicaire à Sainte-Marie et Morne-des-Esses. Père Luc Philippon est maintenu dans sa charge de Délégué de l’Evêque à l’In - formation, et porte-parole du diocèse. M. Michel Déglise est nommé Conseiller de l’Evêque à la Communication, secrétaire général du Comité de Communication du diocèse(ComCom). Sous l’autorité de l’Evêque qui en est le Président, et avec lui, ils forment le bureau du ComCom. Père Luc Philippon, reste directeur de la publication de la revue bimensuelle Eglise en Martinique, et M me Justine Lordinot, rédactrice en chef de Eglise en Martinique. Le diacre permanent, Hervé Lordinot, reste administrateur géné - ral du site internet diocésain Eglise catholique en Martinique, direc - teur financier, et M. Michel Déglise, administrateur délégué du site Eglise catholique en Martinique, directeur de la rédaction. M. Georges Petit-Charles, président du groupe Radio Saint-Louis , est nommé coordinateur général du Service Multimédia diocésain. MM. Patrick Dorin et Alex Trébeau sont nommés coordinateurs adjoints de ce service. Père Claude Anglio , est nommé coor - dinateur du Service de l’émission de service public (radio Martinique 1 ère). M. André Chillan est nommé coordi - nateur adjoint de ce service. Père Claude Anglio, le Diacre Hervé Lordinot, Mme Justine Lordinot et M. Georges Petit-Charles sont membres du Comité de Communication du diocèse (Comcom). Mme Eve-Lyne Bazin, personnel administratif de l’archevêché, est affectée au secrétariat du Comité de Communication. n Les changements au sein du presbyterium Organisation de la Communication diocésaine En cette rentrée pastorale 2015, Mgr David Macaire a procédé à quelques changements au sein du presbyterium : ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 4 * * * * *

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L e message du Pape pour la Journée missionnaire mondiale (18 octobre 2015) est traditionnellement publié à l’avance, le jour de la Pentecôte cette année. Le message fait quatre courtes pages, il peut se lire comme une excellente synthèse de quelques thèmes chers au pape. «Tout baptisé est appelé à rendre témoignage au Seigneur Jésus… La dimension missionnaire appartient à la nature même de l’Eglise… la mission n’est pas prosélytisme ni stratégie… celui qui suit le Christ ne peut que devenir missionnaire… la mission est passion pour Jésus-Christ et en même temps passion pour les personnes…». On reconnaît le thème central de la mission que le pape François décline au long de ses discours et de ses écrits : la mission consiste à sortir, sortir de l’Eglise pour annoncer la foi reçue en don, aller aux périphéries, marcher à la suite du Christ, pour annoncer l’Evangile qui est source de joie. Le Pape, dans ce message, met en exergue trois défis pour cette annonce de l’Evangile. Le premier défi consiste à partir des propres racines culturelles des peuples et groupes auxquels on annonce l’Evangile. Il faut sauvegarder les valeurs et cultures respectives des groupes auxquels on s’adresse. «Reconnaître à chaque peuple et culture le droit d’être aidé par sa propre tradition… l’Evangile est lumière pour les cultures et force transformatrice pour ces cultures». Le second défi consiste à identifier les destinataires privilégiés de l’annonce évangélique : les pauvres, les petits, les infirmes, les méprisés, les oubliés… Le troisième défi consiste à promouvoir la présence des laïcs pour cette tâche missionnaire. Même pour un temps limité, pour une expérience de terrain. Conclusion : L’Evangile est joie, libération et salut. J’ajouterais ici volontiers quatre points de commentaire. 1. Ce message célèbre le cinquantenaire de la publication du décret conciliaire Ad Gentes (l’Evangile annoncé aux peuples, sous-entendu aux peuples qui ne l’ont pas encore entendu). Notre tâche de chrétien, en 2015, consiste à recevoir ce texte du Concile, à le revisiter et à le réinterpréter. 2. A propos des peuples qui n’ont jamais entendu la Parole de l’Evangile. Nous prenons congé de la conception géographique ancienne. Les territoires (où habitent des peuples n’ayant jamais entendu l’Evangile…) sont aujourd’hui des périphéries sociales ou culturelles. Ces peuples qui ont besoin de l’annonce de l’Evangile sont au milieu de nous, dans nos grandes villes ou zones rurales… la mission au loin n’exige plus un esprit aventureux pour partir dans un lointain géographique exotique. 3. Interculturalité. Le P ape introduit ce nouveau concept à propos de cette réalité que nous pouvons constater aisément : des congrégations religieuses sont parties… au loin, et des membres de ces peuples et cultures différentes reviennent chez nous comme membres de ces congrégations, en donnant à ces dernières un visage multiculturel, le pape dit interculturel (donc ces diverses cultures s’influencent l’une l’autre, elles entrent en dialogue, en confrontation, en conflit peut- être). Nous disposions déjà de nombreux textes de papes sur l’inculturation (souhaitable), nous avons maintenant la tâche de rendre féconde l’interculturalité vécue dans nos Eglises, congrégations, paroisses, communautés, etc. 4. Comment comprendre le vœu de pauvreté, puisque ce message est aussi reçu dans l’année de la Vie consacrée ? Le vœu de pauvreté se comprend comme une suite du Christ, en s’identifiant avec les pauvres, vivant comme eux dans la précarité, dans le renoncement à l’exercice du pouvoir, avec le témoignage de la joie de l’Evangile… Texte bref, qui mêle l’antique spiritualité de la marche à la suite du Christ avec les intuitions du pape François exprimées dans son langage savoureux ! Père Antoine Sondag, Directeur du SNMUE, mai 2015. Source : Eglise Catholique de France n Eglise universelle Journée missionnaire mondiale 2015 : trois défis pour l’annonce de l’Evangile ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 5 A partir du message du pape François pour la prochaine Journée missionnaire mondiale (18 octobre 2015), le père Antoine Sondag, Directeur du Service national de la Mission Universelle de l’Eglise (SNMUE), relève trois défis pour l’annonce de l’Evangile e\ t dégage quatre points d’attention.

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Eglise universelle Extraits de discours au Congrès des Etats-Unis… … et à l’ONU Visites du pape aux Etats- Unis et à l’ONU A ujourd’hui, je ne voudrais pas seulement m’adresser à vous, mais à travers vous, au peuple des Etats-Unis tout entier. Ici, avec ses représentants, je voudrais saisir cette occasion pour dialoguer avec les milliers d’hommes et de femmes qui s’efforcent chaque jour d’accomplir un honnête travail, pour apporter à la maison le pain quotidien, pour épargner de l’argent et – étape par étape – bâtir une vie meilleure pour leurs familles. Nous devons aller de l’avant ensemble, unis, dans un esprit renouvelé de fraternité et de solidarité, en coopérant généreusement pour le bien commun. Les défis qui nous attendent aujourd’hui appellent un renouvellement de cet esprit de coopération, qui a accompli tant de bien tout au long de l’histoire des Etats-Unis. Souvenons-nous de la Règle d’Or : Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour les autres aussi (Mt 7,12). Cette règle nous indique une direction claire. Traitons les autres avec la même passion et compassion avec lesquelles nous voulons être traités. Cherchons pour les autres les mêmes possibilités que nous cherchons pour nous-mêmes. Aidons les autres à prospérer, comme nous aimerions être aidés nous-mêmes. Une nation peut être considérée comme grande, quand elle défend la liberté comme Lincoln l’a fait, quand elle promeut une culture qui permet aux personnes de ‘‘rêver’’ de droits pléniers pour tous leurs frères et sœurs, comme Martin Luther King a cherché à le faire ; quand elle consent des efforts pour la justice et la cause des opprimés, comme Dorothée Day l’a fait par son travail inlassable, fruit d’une foi devenue dialogue et semence de paix dans le style contemplatif de Thomas Merton. Que Dieu bénisse l’Amérique ! La crise écologique, avec la destruction d’une bonne partie de la biodiversité, peut mettre en péril l’existence même de l’espèce humaine. Les conséquences néfastes d’une mauvaise gestion irresponsable de l’économie mondiale, guidée seulement par l’ambition du profit et du pouvoir, doivent être un appel à une sérieuse réflexion sur l’homme : L’homme n’est pas seulement une liberté qui se crée de soi. L’homme ne se crée pas lui-même. Il est esprit et volonté, mais il est aussi nature (Benoît XVI, Discours au Parlement Fédéral d’Allemagne, 22 septembre 2011, cité dans Enc. Laudato si’ , n. 6). La création subit des préjudices là où nous-mêmes sommes les dernières instances… Le gaspillage des ressources de la Création commence là où nous ne reconnaissons plus aucune instance au-dessus de nous, mais ne voyons plus que nous-mêmes. C’est pourquoi, la défense de l’environnement et la lutte contre l’exclusion exigent la reconnaissance d’une loi morale inscrite dans la nature humaine elle- même, qui comprend la distinction naturelle entre homme et femme, et le respect absolu de la vie à toutes ses étapes et dans toutes ses dimensions (cf. Enc. Laudato si’, nn. 123 ; 136). Cette compréhension et ce respect exigent un niveau supérieur ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 6

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Rêver Dans l’objectivité de la vie, doit intervenir la capacité de rêver. Un jeune qui ne peut rêver se renferme sur lui-même. Bien entendu, certains rêves ne se réalisent jamais. Mais partez à la recherche de nouveaux horizons, ouvrez-vous à ce qu’il y a de plus grand. Rêvez qu’en y mettant ce qu’il y a de meilleur en vous, vous contribuerez à changer le monde. Et même si la vie vous empêche d’atteindre votre but, vous serez déjà allés un peu plus loin. Amitié « sociale » Lorsqu’une religion se renferme sur elle-même et sur ses idéologies, elle perd de vue la réalité de l’adoration de Dieu, de la croyance en Dieu. Pourquoi ne nous prenons-nous pas par la main grâce à ce que nous avons en commun ? L’amitié sociale, c’est rechercher le bien commun, entrer en dialogue avec l’autre. Or, nous voyons aujourd’hui que le monde se détruit à coups de guerres, dans une incapacité au dialogue. Qui dit division, dit mort de l’âme car, par là-même, nous tuons la capacité à nous unir. Soyez donc capables de cultiver l’amitié sociale. L’espérance L’espérance, l’optimisme est un état d’esprit. L’espérance peut supporter toutes les souffrances. Elle connaît le sacrifice. Elle est féconde et est porteuse de vie. Es-tu capable de donner vie, de créer une amitié sociale, une patrie ? Je souhaiterais ici faire référence à un problème très grave, le chômage, qui touche dans certains pays européens, environ 40% des jeunes. Lorsqu’un peuple ne donne pas de travail aux jeunes, il n’y a pas d’avenir. Les jeunes souffrent de la culture du rejet. À l’ère du culte de l’argent, on jette tant les choses que les personnes, on les tue avant de naître, on rejette les personnes âgées, car elles ne sont plus productives. Certains pays ont des lois sur l’euthanasie, mais il y en a tant d’autres où l’euthanasie ne dit pas son nom. Les jeunes sont rejetés et deviennent désœuvrés. Dès lors, que leur reste-t-il ? Les addictions, le suicide ou la recherche d’armées de destruction pour créer des guerres. Cette culture du rejet nous fait du mal à tous ; elle nous ôte l’espérance. Mais l’espérance sait souffrir, et ne rechigne pas à la tâche. Elle est féconde, nous donne du travail et nous sauve de cette culture du rejet. L’espoir rassemble. Un peuple qui sait se rassembler pour envisager l’avenir et tisser cette amitié sociale, est un peuple qui est empli d’espérance. Parfois, je rencontre des jeunes qui souffrent d’une tristesse existentielle, qui sont tombés dans le défaitisme le plus élémentaire, qui fuient la vie. Le chemin de l’espérance n’est pas simple. Et l’on ne peut le parcourir seul. Comme le dit le proverbe africain : «Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin». Même si vous pensez différemment, avancez ensemble, à la recherche de l’espérance, de l’avenir et de la noblesse de la patrie. La culture de la rencontre Terminons par la culture de la rencontre : même si nous pensons différemment, il y a quelque chose qui est au dessous de nous tous : la grandeur de notre peuple, de notre patrie, le doux espoir de la patrie à laquelle nous devons parvenir. Que Dieu vous bénisse, et vous guide sur le chemin de l’espérance, vers la culture de la rencontre ! Source : fr.aleteia.org n de sagesse, qui accepte la transcendance, renonce à la construction d’une élite toute puissante, et comprenne que le sens plénier de la vie individuelle et collective se révèle dans le service dévoué des autres, et dans la prudente et respectueuse utilisation de la création, pour le bien commun. Pour reprendre les paroles de Paul VI, l'édifice de la civilisation moderne doit se construire sur des principes spirituels, les seuls capables non seulement de le soutenir, mais aussi de l'éclairer (Ibíd.). La bénédiction du Très-Haut, la paix et la prospérité à vous tous et à vos peuples. Merci ! Michel Déglise n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 7 François aux jeunes de Cuba : «Rêvez, cultivez l’amitié, espérez, avancez ensemble» Extrait du discours improvisé par le pape François, le dimanche 20 septembre dernier, lors d’une rencontre avec les jeunes du Centre culturel Padre Félix Varela de La Havane. Les propos du Pape viennent en réponse au discours prononcé par l’un des jeunes.

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L a P arole D ominicale Dimanche 11 octobre 2015 Sagesse 7,7-11 • Psaume 89 • Hébreux 4,12-13 • Marc 10,17-30 Un chercheur de Dieu L e jeune homme riche de l’Evangile de ce dimanche avait apparemment tout pour être heureux. À la lecture du texte proposé à notre méditation, nous devrions revoir nos relations par rapport à l’argent, la gloire, le désir de sécurité. Sont- ils sources du véritable bonheur ? Si donc ce jeune homme a senti la nécessité de rencontrer Jésus en se mettant à genoux devant lui et en le considérant comme Bon Maître, c’est qu’un feu étrange le consumait et qu’il cherchait la joie véritable. Ni sa fortune, ni son sens élevé du devoir n’arrivaient pas à lui procurer cette paix intérieure qu’il recherchait depuis sa tendre jeunesse. Sa rencontre avec Jésus devrait donner une autre orientation à son existence, mais la pesanteur de sa richesse l’empêcha de faire le pas décisif. Il revient sur ses pas, le visage ‘‘constipé’’, l’âme en peine, le cœur brisé. L’histoire du jeune homme qui rate sa vocation remplit les apôtres de tristesse. Ils affirment : si telle est la situation de l’homme par rapport à la richesse, qui donc peut être sauvé ? Quand échoue le meilleur candidat, celui qui affirme avoir observé les commandements depuis de longues années, que peuvent espérer les autres ? Ce jeune homme mérite admiration, malgré tout. Mais son attitude et l’enseignement de Jésus nous font comprendre qu’il existe une vie que la richesse ne peut acquérir, une faim qu’aucun bien matériel ne saurait apaiser. Saint Augustin l’a compris. Après une vie tumultueuse et une conversion profonde, il a pu affirmer : Tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi. Que faire ? L’un des enseignements que nous propose l’Evangile de ce dimanche est que "sans la pratique de la justice, la charité ne serait qu’une vaine illusion, une parodie". Sur ce point, Jésus ne pouvait pas être plus explicite : si tu veux avoir en héritage la vie éternelle, dit-il, commence par observer les commandements. Nul ne saurait sauter à pieds joints sur la justice et le droit pour la charité. Ce n’est pas en saupoudrant notre vie de quelques actes occasionnels de charité que nous pouvons prétendre nous rapprocher de Dieu. Cela dit, il faut encore ajouter que la perfection chrétienne va bien au-delà de la simple observation des commandements : elle requiert que l’on soit disposé à tout risquer pour Dieu, à avoir une confiance totale. Car il n’aime pas se contenter de miettes. Qui n’est pas prêt à tout donner n’a encore rien donné à Dieu. C’est la logique du tout ou du rien, une logique paradoxale qui désarçonne toujours. Osons le dire, la richesse peut être un danger redoutable pour celui qui veut sincèrement se mettre à la suite de Jésus. Nos richesses matérielles peuvent décider de notre avenir si elles transforment nos cœurs en ‘’coffre- fort’’ ; ce serait pour notre perte. Si elles nous laissent assez de liberté pour entendre le cri des pauvres, alors elles deviendront un moyen de nous faire un trésor inépuisable dans les cieux. Que la véritable richesse de Dieu, la Sagesse, nous aide à entrer dans la logique de Dieu. P. Gilles Aïzo n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 8 28 ème Dimanche du Temps Ordinaire Année B

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A ujourd’hui comme hier, pour des raisons économiques, des hommes et des femmes continuent à se déplacer d’un pays à un autre. L’Eglise catholique, dans les années 1960, s’est réunie en Concile pour un aggiornamento. Le but fixé par le pape Jean XXIII était de renouveler les chrétiens et les communautés chrétiennes dans leur fidélité au Christ, en vue d’exercer leur mission dans un monde en changement. L’Eglise alors se voit, et se définit comme une communauté pérégrinante, un peuple en marche, en mouvement, jusqu’à son terme qui sera une terre nouvelle où habitera la justice (cf. 2 P 3,13). Ce qui est vrai pour la commu- nauté chrétienne, l’est aussi prin- cipalement pour chaque baptisé. Au départ de la foi du croyant, il y a un appel qui ressemble à celui d’Abraham : Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de ton père, va dans le pays que je te montrerai (Genèse 12,1). Quel que soit aujourd’hui notre mode de vie, qui peut être plus ou moins sédentaire, nous sommes fondamentalement des pèlerins sur cette terre, des gens de passage. La précarité de la vie, liée à la santé, aux situations économiques ou politiques, nous rappelle que nous avons à déplacer notre tente ailleurs, parce que sur terre, il n’y a pas de situations inamovibles. Les évènements actuels, de centaines de milliers de personnes qui sont jetées sur les routes ou dans la mer pour fuir la guerre et la misère, questionnent profondément nos consciences. Les pays d’accueil, pour ces populations en errance, sont confrontés à de graves questions de logement, de travail, d’organisation sanitaire, de lien social à établir avec ces personnes et ces familles. Ce n’est pas l’œuvre de l’Etat seulement ; chacun de nous se sent interpellé par la misère de ces enfants de Dieu qui frappent à notre porte. P. Jean de Coulanges n Pèlerins sur cette terre ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 9 L’histoire de l’humanité, aussi loin que l’on remonte dans le\ temps, pour survivre, a été marquée par les déplacements de populations, d’\ une région vers une autre, d’un continent vers un autre. Notre région a connu\ , elle aussi, ces courants migratoires d’Arawaks, de Caraïbes, d’Européens\ , d’Africains, d’Indiens, d'Asiatiques. Dossier : Nous sommes tous des pèlerins sur terre… Comment accueillir l’a\ utre ? Mamette Accueillir l’autre c’est accueillir d’abord un frère, une sœur, une personne avec son histoire et sa richesse. Un sourire, un silence, un regard débute la rencontre avec l’autre. L’accueil se fait sans préjugé. Dieu est pur accueil et l’accueil est un don de Dieu. Quand j’accueille mon frère, j’accueille le Seigneur lui-même car par mon sourire, j’ouvre la porte du cœur de mon frère. C’est le Seigneur qui met sur notre route des frères et des sœurs pour qu’ait lieu la rencontre avec lui. Sourir c’est manifester l’amour de Dieu, c’est Dieu présent à ce moment qui dit à l’accueilli : « Sois le bienvenu, je t’écoute, je t’aime, je suis là, dis-moi mon fils, dis-moi ma fille ». Tout cela se trouve dans un sourire vrai. Notre sourire met l’autre en confiance, il est détendu, il parle et se confie. C’est là qu’il nous faut écouter sans interrompre si possible et ensuite répondre avec douceur et calme à ses sollicitations. Quand j’écoute notre évêque Mgr David, quand je le vois faire, je me dis « mais voilà ! Il nous montre comment faire avec son sourire si contagieux et toujours accueillant, sa disponibilité, toujours prêt à se laisser déranger, sa compassion envers les plus déshérités de notre Martinique, cette manière qu’il a de faire sentir à chacun qu’il apporte quelque chose d’unique à la beauté de notre Eglise ». Cela peut arriver que je ne puisse pas écouter l’autre car j’ai des impératifs qui m’en empêchent. Mais je l’accueille en le confiant à un frère plus disponible et je me fais proche de lui dans la prière. Le drame de ce monde, c’est le manque d’écoute, la disponibilité à l’autre, l’attention de cœur, l’ouverture de soi… Le Seigneur nous a donné des frères et des sœurs à aimer. Que notre vie lui rende gloire ! Témoignages… * * * * *

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 10 Sandra Saxémard , 44 ans - Trinité Être pèlerin, c’est être en quête de Dieu. C’est cheminer pour être en conformité avec les lois du Seigneur, en marchant dans ses pas. Dans la Bible, la symbolique du pèlerinage est représentée par une marche de frères et de sœurs en communion, pour manifester leur foi. C’est en tant que chrétien, que chacun de nous est appelé à être des pèlerins sur terre. Et à ce titre, en posant un acte de foi, nous accueillons l’autre, en respectant un commandement fondamental : Aimez-vous les uns, les autres comme je vous ai aimés . Je tente au quotidien de faire preuve d’humilité, d’acceptation, de tolérance envers les autres. C’est une posture bienveillante, pas toujours facile à prendre, car elle nécessite de s’effacer pour laisser la place à l’autre. Mais, c’est à ce titre que le chrétien que je suis chemine pour accueillir l’autre, par un acte d’amour inconditionnel. Dans notre société de plus en plus individualiste, centrée sur des intérêts particuliers, sommes-nous prêts à accueillir l’étranger, à l’instar de la crise actuelle des migrants ? Arnold Louison, 24 ans Nous sommes censé accueillir l'autre avec amour en tant que chrétien, ne portant pas de jugements à son égard et en se mettant à sa place parfois pour essayer de l'aider dans les difficultés qu'il rencontre. Monique Idoménée, 15 ans Pastorale des jeunes, secteur 2, Lamentin En tant que pèlerins sur terre, on doit accueillir l'autre comme un frère, une sœur, en prenant exemple sur la manière dont jésus a accueilli chacun de ses frères : avec beaucoup d'amour et de respect. Mathieu Trobrillant Le pèlerin, c'est celui qui entreprend un voyage vers un lieu de dévotion, donc il y a un point de départ qui est son cadre de vie vers une destination (liée à la spiritualité) où le pèlerin viendra se ressourcer, reprendre des forces. Dans son pèlerinage le chrétien va à la rencontre de Dieu pour communier avec lui et aussi pour rencontrer ses frères. Dans le pèlerinage du chrétien, "l'accueil" a une place importante, puisque celui qui accueille Dieu, accueille aussi l'autre qui est son frère ou sa sœur. Cet accueil de Dieu, donc cette communion avec lui, nous permet aussi d'accueillir l'autre, puisque nous reconnaissons la présence de Dieu en lui. L'accueil de l'autre est inscrit dans la loi divine : "l'amour de Dieu et celui du prochain", donc c'est un devoir d'accueillir l'autre dans toute sa dimension humaine. Dans l'Ancien Testament, l'accueil de l'autre était primordial, même au niveau de l'étranger, puisque dans le livre de l'Exode, le code de l'Alliance stipule : T u n'opprimeras pas l'étranger... car vous-mêmes avez été étrangers au pays d'Égypte. Être pèlerins sur terre, c'est choisir de servir l'humanité et son prochain selon les préceptes, les lois divines et l'Evangile. Nous appartenons tous à un même peuple, à une même patrie que la Bible appelle la Jérusalem céleste, la cité de Dieu. Pour accueillir l'autre, il faut tenir compte de sa dimension humaine. Car le peuple de Dieu est riche dans sa diversité, mais forme un seul corps. L'accueil de l'autre a une dimension univer- selle ; j'accueille l'autre dans toute sa dimension d'homme (culture, religion, nationalité, coutumes…). Je l'accueille avec tout ce qui fait sa personnalité, et je l'accueille surtout dans sa différence. Car le prochain, c'est aussi celui qui est différent de moi et qui peut m'enrichir de sa différence. J'accueille l'autre à la lumière de l'Évangile dans sa dimension humaine. Jésus s'approchait de toutes les couches sociales : Pharisiens, Publicains, Samaritains, etc. Son accueil n'avait pas de limites. L'accueil est au cœur de l'actualité et constitue une problématique pour certains pays d'Europe. En effet, l'instabilité économique et politique de certains pays contraint certaines populations à se déplacer. Ce phénomène migratoire pose le problème de l'accueil des migrants aux frontières. Comment accueillir ces peuples qui fuient la misère, la menace, la violence ? C'est une question qui fait débat car nous n'avons pas tous le même regard sur ce phénomène, ni la même vision de l'accueil de l'étranger. Mais le chrétien doit quand même prendre en compte les conditions de vie qui poussent ces populations à partir, à s'exiler ; ils arrivent en "terres étrangères" et aspirent à un avenir meilleur. Évidemment tous les pays ne peuvent pas accueillir les migrants, par rapport à leur situation économique ou leur politique concernant l'immigration. Mais ces hommes, femmes et enfants doivent être considérés comme des frères, des hommes à l'image de Dieu, qui ont besoin de dignité et surtout de se reconstruire. Témoignages… Dossier : Nous sommes tous des pèlerins sur terre… Comment accueillir l’a\ utre ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 11 Sylvie, 50 ans Accueillir l’autre… Le plus souvent, l’autre (mon prochain), n’attend pas forcément quelque chose de moi telle une aide matérielle par exemple. Il espère parfois seulement une rencontre, une présence, voire un conseil… L’autre peut être celui qui peut m’apporter beaucoup en le côtoyant. En fait, c’est un frère en Christ. L’accueillir est une obligation. Je me dois de donner une chance à l’autre, comme le Seigneur l'a fait avec moi. Jésus nous demande d'accueillir les autres, comme il nous a accueillis avec nos erreurs, nos incompétences, nos péchés et nos limites. « Nous sommes tous des pèlerins sur terre », donc, s’il faut bouger pour accueillir son prochain, alors bougeons ! Allons vers lui, déplaçons-nous, sortons de notre zone de confort. Quittons notre propre vision du monde pour rejoindre celle de l'autre, pour prendre en compte ses préoccupations, qui ne sont pas forcément les nôtres. Olivia Ollon Genèse 3,19 : «Souviens toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » . Aujourd'hui, en tant que chrétienne, je me considère comme une voyageuse sur la terre. Ma vie est un voyage, un pèlerinage vers le ciel. Je suis en quelque sorte une "Citoyenne des Cieux". Je n'ai pas la prétention d'être meilleure que les autres, cependant malgré les difficultés, les obstacles que je rencontre sur ma route, je m'efforce de rester centrée sur l'essentiel : le Christ. J'avoue que ce n'est pas un long fleuve tranquille, bien au contraire, c'est un chemin rocailleux, épineux et parsemé d'embûches, mais le Seigneur m'a donné toutes les armes nécessaires pour y arriver, et il me dit qu'il est avec moi tous les jours. Alors, je m'en remets à lui et je lui fais confiance. Ainsi dans ma vie de tous les jours, et de par les talents que j'ai reçus, je me mets en marche en mettant ma foi et tout en œuvre, afin que, même si ma flamme faiblit, elle ne s'éteigne pas. Hugues Daniel Joseph \ Si pour certains, être un pèlerin est synonyme d’être un étranger, un voyageur qui va à la découverte d’un lieu ou de quelqu’un, nous chrétiens, associons ce mot à une certaine recherche de la spiritualité. À noter que le mot pèlerinage nous conviendrait mieux, car nous pouvons associer à la démarche la notion de groupe pour un objectif censé être commun. Pour respecter la question posée, je préfère dire que «je prends mon bâton de pèlerin» pour aller vers l’autre, mais pour quoi faire ? • Pour être accueilli, et non pour uniquement accueillir l'autre. • Pour m’approprier des valeurs que je recherche pour moi- même, et pour ceux qui partagent mon espace de vie. • Pour donner du sens à ma démarche, et sur ce point, intégrer la notion d’échanges de valeurs donc forcément d’amour. Alors je pose une question qui me semble fondamentale : sommes-nous conscients que nous avons des valeurs (talents) qui nous sont propres et dont d’autres ont besoin ? C’est certainement grâce à une réponse élaborée et honnête que chacun se sentira pèlerin, donc utile à lui- même et aux autres. Comment, pour terminer, ne pas concentrer, en tant que pèlerin, son attention sur : « Quand le cœur dit oui, très peu c’est beaucoup. Quand le cœur dit non, beaucoup c’est rien ». Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\ evue (n° 509) : Le chrétien a-t-il le droit d’être ambitieux ? Nous attendons vos témoignages (10 lignes maximum), pour le 14 octobre 2015 au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique

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Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 12 C’est à 18h précises que Mgr David Macaire est arrivé sur le\ parvis de l’église de Grand-Bourg, à Rivière-Salée, le mardi 22 septembre, en pro\ venance de la ville du Robert où se tenait l’Assemblée générale du clergé. Visite pastorale de Mgr David Macaire à la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Rivière- Salée L es paroissiens présents en grand nombre, accompagnés d’un excellent tanbouyé , ont entonné des chants de louange. Un moment d’accueil plein de joie et d’espérance qui a duré une demi-heure. Tout ce beau monde s’est ensuite retrouvé à l’église Saint- Jean-Baptiste pour un temps de recueillement et de prière au cours duquel Mgr Macaire a pu exprimer le sens de sa visite pastorale. La visite pastorale de l’Archevêque est une invitation à : - évaluer nos ressources humaines et matérielles ainsi que nos efforts pour mener à bien nos tâches ; - revoir nos pratiques ecclésiales. L’évêque manifeste ainsi sa proximité et son intérêt pour ce que vivent les paroissiens et les chrétiens de manière générale, afin de mieux assumer sa mission d’évangélisation. La visite s’est poursuivie à la salle paroissiale par une rencontre, à 19h15, avec tous les responsables des mouvements et activités de la paroisse. Notre évêque a eu une écoute attentive, et a réaffirmé la volonté de l’Eglise d’être présente à nos préoccupations. Moment de partages, d’échanges, de discussions où chacun a pu faire part de son vécu, des difficultés, des perspectives et aussi de la joie de s’engager au sein de la paroisse. Ces échanges ont confirmé que la paroisse est active, et que la mission de l’Eglise a la chance d’être portée en coresponsabilité par le curé et les laïcs engagés. Il en découle une réflexion partagée sur l’Eglise et les actions à engager. Ce temps de rencontre s’est conclu par un cocktail dinatoire partagé avec les soixante-dix personnes présentes. Le mercredi 23 septembre, la journée de Mgr Macaire débuta par une marche très matinale (5h) à travers les champs de cannes de l’habitation Trénelle. De la brume sur la plaine de Rivière-Salée, de l’air pur puis un ciel dégagé, un trajet de trois km, de quoi vous mettre en forme pour la journée qui s’annonçait encore une fois bien remplie. A 6h30, l’église de Grand-Bourg s’est constituée d’une assemblée plus fournie que d’habitude pour participer à la messe célébrée par Mgr Macaire. Les Saléens furent agréablement surpris de croiser l'évêque à travers les rues du bourg qu’il a arpentées pour se rendre à la mairie, où il rendit une visite privée au Maire, M. André Lesueur. Notre évêque a également rencontré des acteurs de la vie économique saléenne : un artiste plasticien, un éleveur, une agricultrice, un pharmacien, un apiculteur, deux représentants de la C hambre des M étiers (CFA), un épicier, un artiste musicien. Cette séance d’échanges a permis à notre évêque de mieux prendre conscience de la situation des différents corps de métiers, de leurs inquiétudes, de leurs fragilités, mais aussi de leur espoir en des lendemains meilleurs. Il a rappelé que l’Eglise est à l’écoute de la société dans son ensemble. Sa

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Quid de la paroisse de Rivière-Salée Curé : Père Benjamin François-Haugrin En district avec les paroisses des Trois-Ilets, Anses d’Arlet, Diamant 2 clochers : - au Bourg : église Saint-Jean-Baptiste, mise à l’honneur le 24 juin - à Petit-Bourg : église Notre-Dame de la Visitation, mise à l’honneur le 31 mai. - Un troisième poumon à Desmarinières : chapelle Notre-Dame de Fatima Autres lieux de recueillement : Chapelle Sainte-Thérèse-de-l’Enfant Jésus (quartier Mèdecin) , chapelle Sainte Rita (quartier Lahaut) , chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse (quartier Dédé). Mouvements et activités sur la paroisse : n Secteur jeunesse : Jeunesse mariale, Scouts et guides, Servants d’autel, Chorale Torrent de grâces (Catéchèse), Chorale Ecole de l’Unité (Jeunes), Jeunes Messagers du Christ, Equipe Média, Les Young Caritas (Secours Catholique), Eveil à la Foi, Art floral, Pastorale de la Santé. n Secteur Action : Pastorale de la Santé, Pastorale de la Famille, Secours Catholique, Chrétiens dans le Monde Rural, Parcours Zachée, Accueil, Entretien et décoration. Chorales : 9 Catéchèse : une vingtaine d’enfants d’Eveil à la Foi ; 611 enfants entourés de 116 animateurs Petit-Bourg et Grand-Bourg ; 83 catéchu- mènes enfants, ados, adultes confondus, pour 15 animateurs. n Groupes de prières : Renouveau, Légion, Rosaire, Hommes du Très Saint Sacrement Equipes : Baptême, Proclama- tion de la Parole, Communion, Funérailles. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 13 doctrine sociale nous enseigne que l’homme, par son travail, participe à la société, et c’est sa vocation. La visite s’est poursuivie par la rencontre des personnes les plus fragiles de la commune. En effet, les pensionnaires de la maison de retraite Le logis Saint-Jean , ainsi que ceux de la Mas Adapei , ont reçu la visite de Mgr Macaire. Il a pris soin de saluer et de bénir un à un tous les résidents des deux structures. Du bonheur pour eux, de la joie, mais aussi de l’émotion de part et d’autre. Des moments inoubliables pour tous. 106 ans le 12 octobre prochain, Mme S tella Avrila a eu droit un cadeau d’anniversaire anticipé avec la présence de Mgr Macaire à son domicile. Notre doyenne a manifesté sa joie par des applaudissements et a récité sa prière quotidienne, le Notre Père, avec Mgr Macaire et tous les présents à haute voix. L’évêque est sensible à l’état des infrastructures d’accueil des fidèles (églises, salles paroissiales…) Ainsi, il s’est rendu à l’église de Fatima, fermée depuis la mort du père Pulvar. Le projet de réhabilitation, à l’étude, lui a été présenté par le curé de la paroisse, le père Benjamin François-Haugrin. L’église de Petit-Bourg est égale- ment fermée pour des raisons de sécurité. La municipalité est en train d’établir un plan de réhabilitation. Les messes sont célébrées dans une chapelle située près de l’école primaire. La visite de notre évêque s’est ache- vée l’après-midi par la rencontre très attendue avec l’ensemble des enfants de la Catéchèse, de l’éveil à la foi aux futurs confirmés. Près de six cents personnes rassemblées à l’église sans ventilateur, ni micro (black out oblige), mais la réunion fut de très bonne tenue. Cet échange a duré une heure de temps et s’est terminé par les séances photos très prisées des enfants et aussi des parents présents. Le dimanche 27 septembre, comme prévu, Mgr Macaire célébra les messes dominicales à 7h à P etit- Bourg et à 9h30 à Grand-Bourg, où soixante-quinze enfants ont reçu le sacrement de confirmation. Notre Archevêque quitta la commune, fatigué certainement, mais heureux de son passage. Nous aurions souhaité qu’il reste encore un jour car tout s’est passé trop vite. Merci Monseigneur et à bientôt. Frantz Edouard n Contact : Presbytère, 19, rue Schœlcher , 97215 Rivière Salée Tél. 05 96 68 00 23 - Mail : paroisse.rivieresalee@wanadoo.fr Photos : Dolores Van Cartier

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Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 14 Une année de catéchèse vient de s’écouler. Durant ces grandes vacances, la paroisse de Sainte-Marie a proposé un programme d’activités innovant sous l’appellation de "VacKT" ! "VacKT" à Sainte - Marie D u mercredi 8 juillet au mercredi 19 août 2015, diverses activités (ateliers vannerie, pâtisserie, poterie), ainsi que des sorties autour de la Parole de Dieu ont été proposées à des enfants de 6 à 12 ans. Ils ont été encadrés par des catéchistes, des jeunes de la paroisse et quelques volontaires. Environ quarante enfants ont participé, pour leur plus grande joie, à ce temps de vacances autour de la Parole de Dieu. Lors d’une journée d’activité autour de l’Enfant prodigue (Lc 15,11-32) une chasse au trésor a été mise en place pour le plus grand plaisir de tous, puisque le trésor était de découvrir sa date de baptême. De plus, une visite des moines bénédictins de Notre-Dame du Mont-des-Oliviers de Terreville a été possible ainsi que l’Archevêché où ils ont été reçus par le diacre Pierre Valey, le père Emmanuel Chaulvet et Mgr David Macaire. Par ailleurs, lors de la clôture de cette aventure, les enfants ont, à l’aide de leurs animateurs, mis en scène l’histoire de l’Enfant prodigue à travers une comédie musicale. Mgr David Macaire a fait un immense honneur à ce groupe en faisant don de sa présence, ce jour-là. Suite à ce temps fort, enfants et adultes sont sortis grandis et pleins de force en la Parole de Dieu. Jean-François (un paroissien) VacKT c’est bien, c’est un concept original qui provient de la paroisse de Sainte-Marie. Cela fortifie de nombreux jeunes et leur a permis de prendre des responsabilités, à prier, à partager, à vivre entre jeunes. Rosalie (animatrice-responsable) VacKT était une expérience merveilleuse ! Les parents, les enfants et la communauté y ont adhéré. C’était un partage, un don de soi. À travers cela, nous avons pu montrer à quel point le Seigneur est bon et que notre jeunesse a besoin de Dieu dans sa vie. Bien sûr, c’est avec nous adultes que ceci peut se réaliser. Nous espérons que durant ces vacances, ils ont pu en profiter pour se rapprocher de Dieu. Suzie (un parent encadrant) VacKT était enrichissant. C’était une nouvelle façon de s’amuser à savoir inscrire la Parole de Dieu dans l’activité. Je pense que là, c’est une totale réussite, pour que les enfants comprennent qu’en venant au presbytère, dans l’espace de la catéchèse, que l’on puisse faire autre chose et que Dieu est toujours présent et surtout que les enfants n’étaient pas là que pour faire du caté. Je pense d’ailleurs que c’est pour cela que certains parents et les enfants ont été réticents au début. Finalement, tout le monde a adhéré, les enfants se sont épanouis, les encadrants encore plus que les enfants, donc c’est à renouveler ! Dany (un Vackéiste de 10 ans) Vac KT, c’était bien. On a fait beaucoup d’activités et appris plein de choses sur Jésus. Nous avons fait des lampes à huile, nous avons jardiné. Nous avons appris des chansons, à faire le bénédicité et avec un ami nous avons écrit une chanson ! Murielle (une animatrice de VacKT) VacKT était une expérience très enrichissante qui m’a beaucoup apportée et m’a permis de voir la vie autrement à travers les enfants ainsi que les adultes, les autres animatrices. Ce qui m’a surtout apporté c’est la sortie aux Monts-des-Oliviers chez les moines bénédictins de Terreville, ainsi que la rencontre avec Mgr David Macaire. C’était extraordinaire parce que c’était la première fois que je côtoyais de très près un évêque, chose que je n’avais jamais faite, c’était pour moi une grande joie !

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 15 « Que tes œuvres sont grandes, que tes œuvres sont belles,Seigneur, Seigneur, Tu nous combles de joie ! » C’est avec ce refrain connu que nous vous invitons à l’action d\ e grâce. Oui, rendons grâce à Dieu d‘abord pour sa présence à nos cô\ tés, pour sa fidélité et sa miséricorde qui se déploient d’âge en âge. Et rendons grâce, car des jeunes, entendant l’appel privilégié de notre Seigneur, ont accepté de se mettre en route pour une aventure de la foi. Pastorale des Vocations Trois raisons de rendre grâces dans notre diocèse 1ère raison ! Cette aventure de la foi a commencé pour certains, il y a quelques années, au foyer Dominique-Savio, à Redoute. Armés de persévérance, accrochés à la Bonne Nouvelle reçue, ballottés de temps en temps en période de grand vent, trois jeunes Martiniquais ont présenté leur demande pour entrer au séminaire. Et un autre a émis le souhait de partir en année de fondation spirituelle, afin de grandir dans son discernement vocationnel. Et leurs désirs ont été entendus par notre archevêque, Mgr Macaire. 2ème raison ! Lorsque l’on se met en route à la suite du Seigneur, on ne sait jamais trop où Il nous amène finalement. Avec Dieu, il n’y a pas de frontières, et tout est occasion de nouvelles rencontres. L’année dernière, un jeune séminariste haïtien et un jeune séminariste ivoirien ont sollicité leur intégration dans le diocèse. Nous les avons accueillis et maintenant va débuter pour eux un temps de découverte du diocèse, afin de mieux comprendre, dans l’Esprit, la volonté de Dieu. 3ème raison ! A notre époque si tumultueuse et bruyante, c’est un défi quand un jeune décide d’avancer à contre- courant à cause de l’Evangile. Et dans le même ordre d’idée, c’est un challenge quand notre évêque David décide de l’ouverture en Martinique d’un lieu de formation pour ses séminaristes, sous le nom de Maison Saint-Jean-Paul II . En règle générale, le séminaire dure au minimum 6 ans et se compose de deux cycles. Le premier cycle dure deux ans et s’appelle le cycle de philosophie. C’est ce premier cycle qui vient de voir le jour à l’archevêché. Ainsi la Maison Saint-Jean-Paul II accueille cinq séminaristes : trois Martiniquais en premier cycle ; un Haïtien et un Ivoirien en fin de formation. n Sois béni Seigneur, Toi qui ne cesses d’appeler des hommes et des femmes à ton service, pour la plus grande gloire de ton Nom. Soutiens notre archevêque dans ses projets pastoraux et comble-le de ta Paix afin qu’il soit pour nous un guide et un pasteur. Bénis les séminaristes afin qu’ils demeurent dans la confiance de leur oui.Que Notre Dame, la Très Sainte Vierge Marie, les accompagne tout au long de leur aventure spirituelle, humaine, intellectuelle et pastorale. Amen.

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Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 16 De nombreux passages de l’Evangile font de l’envoi en mission des disciples par Jésus une priorité. Parmi les plus explicites, on peut retenir\ la finale de Matthieu : Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à gar\ der tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps (Mat 28,19-20). Lettre du Délégué à la formation diocésaine C omment comprendre véritablement l’expression : …Faites des disciples… Quelles attitudes le témoin du Christ, dans son annonce de l’Evangile, doit-il privilégier ? D’après le pape François, l’annonce de l’Evangile ne saurait être la simple transmission «de quelques accents doctrinaux ou moraux qui procèdent d’options déterminées» (La joie de l’Evangile, exhortation apostolique, salvator 2013, p. 35). Il parle également de «sortie de nous-mêmes pour chercher le bien de «tous» (page 35 de la même exhortation). Comment comprendre ces propos ? Quelle est sa vision du disciple pour ce siècle ? Comment situer cette vision par rapport à Ad Gentes (texte de référence du concile Vatican II au sujet de la mission). Une telle démarche privilégie le dialogue, l’ouverture à l’autre. C’est essentiel dans le champ de la mission. Essentiel, mais risqué ! En effet, le disciple peut céder à la tentation de diluer le message de l’Evangile en cherchant à l’adapter au monde, en cherchant à concilier, à tout prix, des valeurs qui ne sont pas conciliables. Le pape François prévient : annoncer l’Evangile, ce n’est pas l’adapter au monde. Le message annoncé n’est pas désincarné. Il fait corps avec le disciple, et contribue à façonner son identité. Dès lors, s’il y a dilution du message véhiculé, que reste-t-il de l’identité du disciple ? De toute évidence, le disciple se trouve confronté à la question de l’identité chrétienne dans le champ de la mission. Jusqu’où aller dans le dialogue ? Quel éclairage les textes du Nouveau Testament apportent-ils à ce sujet ? Il n’y a pas de disciple sans maître. La prière constitue une réalité fondamentale dans la relation du chrétien au Christ. Dans les Evangiles, il a lui-même enseigné le «Notre Père» à ses disciples. Peut-on relever d’autres formes de prières ? Qu’est-ce que la prière ? Ces considérations nous invitent à bâtir notre programme de formation du mercredi soir autour de la posture du disciple en quatre points : - le disciple dans le Nouveau Testament (repères bibliques). - Le disciple à travers quelques textes de l’Eglise. - Le disciple et la question de l’identité. - La prière du disciple. En tenant compte de la disponibilité des intervenants nous proposons le calendrier suivant : Centres 14 et 21 oct. 2015 4 et 18 nov. 2015 25 nov. 2015 9 déc. 2015 13 et 20 jan. 2016 3 fév. et 30 mars 2016 6 et 20 avril 2016 27 avril 2016 11 et 18 mai 2016 1 er juin 2016 Sainte-Marie Repères bibliques La prièreA travers quelques textes Question d’identité Rivière-Salée Question d’identité Repères bibliques La prièreA travers quelques textes Bellevue A travers quelques textes Question d’identité Repères bibliques La prière Saint-Pierre La prièreA travers quelques textes Question d’identité Repères bibliques

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 17 L’ensemble devrait se conclure par un débat (enfin !) portant sur les ministères et la mission aujourd’hui. Participation aux frais de fonctionnement : 70,00�€ La formation universitaire, le DUET avec Théo en ligne , formule propre à la faculté de théologie de Lyon, se poursuit. D’autres étudiants se sont inscrits. Ils devront suivre deux cours cette année : introduction à la Bible (en ligne), et introduction à la philosophie (sur place). Les anciens auront un programme plus varié : philosophie, théologie fondamentale, morale fondamentale (sur place), et les Evangiles synoptiques (en ligne). Un nouveau cycle de formation a été mis en place dans notre diocèse. Il s’adresse en priorité aux séminaristes et aux candidats au diaconat permanent. Ce parcours comporte des modules ouverts à tous, notamment en sciences humaines et en spiritualité (le jeudi soir, 18-20h : paroisse de Bellevue). Début de cette formation : lundi 5 octobre 2015. Participation aux frais de fonctionnement : 80,00 € �. Merci et bonne année ! Père Hugues Lafine, Délégué à la formation diocésaine n Pour toute information complémentaire et formalités d’inscription, s’adresser à : M me Jeanne Potiron Tél. 06 96 16 08 55 Dimanche 11 octobre : - Messe et Confirmation au François - Messe de rentrée du Renouveau charismatique à De Briant - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Mardi 13 octobre : Conseil épiscopal Mardi 13 - mercredi 14 octobre : Visite pastorale de la paroisse de Bellevue Mercredi 14 octobre, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs, retransmise sur Radio Saint-Louis Samedi 17 octobre : - Messe à l’EHPAD Kay Gran Moun, à Balata, Fort-de- France - Confirmation aux Anses d’Arlet Dimanche 18 octobre : - Messe et confirmation à Bellevue - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale avec participation de l’APPRR (Association des Parents de Prêtres, Religieux et Religieuses) Lundi 19 octobre : Rencontre avec Mgr Luc Ravel, Evêque aux Armées Françaises, de passage dans le diocèse Mardi 20 octobre : Conseil presbytéral Mardi 20 - mercredi 21 octobre : Visite pastorale du secteur paroissial de Rivière-Pilote, Josseaud et La Régale Mercredi 21 octobre, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs, retransmise sur Radio Saint-Louis Samedi 24 - dimanche 25 octobre : Suite de la visite pastorale du secteur paroissial de Rivière-Pilote, Josseaud et La Régale Samedi 24 octobre : Messe dominicale à La Régale Dimanche 25 octobre : - Messe à Rivière-Pilote - Confirmation à Josseaud - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Agenda de l’Archevêque   E GLISE  EN  M ARTINIQUE Règlement à l’ordr\qe de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : É glise  en Martinique Boîte Po\btale 586 • \q97 207 FORT DE FRANCE CEDEX MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ .......................................................................................... Prénom : .......................................................................\ ..................................................................................... Adresse : .......................................................................\ ................................................................................... Mail : .......................................................................\ Tél. .......................................................................\ ........ Code Postal ....................................................... Ville .......................................................................\ ...

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Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 18 Le dimanche 20 septembre 2015, le Centre Eaux Jaillissantes célébrait la Croix Glorieuse de Jésus, en présence de Mgr David Macaire. De très n\ ombreux fidèles avaient fait le déplacement. Fête de la Croix Glorieuse aux Eaux Jaillissantes C et après-midi-là avait commencé par des pluies torrentielles sur Fort-de- France et tout le nord de l’île, ce qui n’a pas découragé une foule nombreuse, plus d’un millier de personnes venues célébrer la Croix G lorieuse, victoire du Christ Jésus sur la mort. Historiquement, cette fête remonte à l’an 335 à Jérusalem. On la célèbre chaque année dans la petite chapelle du Centre. Depuis maintenant plus de soixante-dix ans, tous les 14 septembre, il y a un pèlerinage en ce lieu. Cependant, la célébration de la Fête de la Croix Glorieuse aux Eaux Jaillissantes se déroule généralement le dimanche après- midi suivant. Le Centre Eaux Jaillissantes : un centre d’écoute, de compassion et de prière. A 14h30, la pluie avait cessé ! Après la méditation du chapelet, une douzaine de groupes et d’intervenants se sont succédé, pour louer Dieu par des danses et des chants, sketches et témoignages donnés par des personnes ayant eu recours au Centre , permettant aux fidèles de mieux toucher du doigt la puissance de guérison du Christ Jésus à l’œuvre aujourd’hui dans ce ministère de compassion. Le Centre catholique Eaux Jaillissantes accueille de nombreuses personnes en situation de détresse morale ou spirituelle (130 bénévoles, dont une trentaine d’écoutants, plus de 29 000 entretiens depuis sa création en 1998). Le nouveau bâtiment, Espace Jeunes Eaux Jaillissantes, accueille gratuitement tous les 15-35 ans, préoccupés, en difficulté, soucieux de leur avenir, ou désireux de faire le point sur leur vie : soutien dans les démarches sociales/ professionnelles, assistance aux jeunes en difficulté morale, sociale ou spirituelle, ateliers de restauration de l’estime de soi, échanges sur les relations intrafamiliales, l’alcool, l’amour, la pornographie, la drogue, la violence… Le logo du Centre : une croix (la Croix Glorieuse), et l’eau qui jaillit du côté droit, (Eaux Jaillissantes d’Isaïe 35,7) est comme une invitation à venir boire à la source jaillie du cœur transpercé de Jésus en croix, qui est le véritable remède à tous nos maux : Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissant en vie éternelle (Jean 4,14). Tous les miracles opérés par Jésus le sont en vue de la guérison des cœurs. C’était le thème de la fête. Mgr Macaire, qui l’avait lui-même choisi, a cette année honoré le Centre par sa présence. Après avoir remercié le père Yang- Ting pour l’existence de ce Centre, il a rappelé que, dès 1994, il avait lui- même suivi une formation à l’écoute dans la petite chapelle, qui l’a beau - coup aidé par la suite dans son minis - tère d’accompagnement spirituel. Dans un enseignement percutant, profond, souvent drôle, à la portée de tous, illustré par des exemples concrets et en ligne directe avec la Croix Glorieuse, Mgr Macaire rappelle que dans les Evangiles, tous les miracles opérés par Jésus le sont en vue de la guérison des cœurs. La maladie du cœur, c’est la malédiction. Lorsque mon cœur me condamne, Dieu est plus fort que mon cœur. Notre religion n’est pas le christianisme, mais une Personne : le Christ Jésus, et le Christ crucifié et ressuscité. Ainsi l’Eglise est la communauté que Dieu a mise en place pour guérir le monde. Il n’y a pas de plus grande guérison que la louange. Elle fait tomber les chaînes, c’est la liberté. C’est le 22 mai tous les jours ! Nous qui formons le Corps du Christ, si nous, Eglise en Martinique, nous sommes ce que nous devons être, nous mettrons le feu au monde ! Et Mgr Macaire conclut sur ces mots : Eaux Jaillissantes est un lieu puissant où cette parole de Dieu, cette louange, cette Eglise rayonne de la guérison que seul Jésus peut donner au monde. C’est le cœur de mon cœur. L’adoration, puis la procession du saint-sacrement à travers la foule illuminée des cierges clôtureront la fête. n

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 19 Peut-être ne connaissez-vous pas les Equipes du Rosaire (EDR) ? Ce mouvement d’Eglise, fondé en 1957 par le frère Joseph Eyquem (dominicain\ ), et Colette Couvreur, est formé «de petits groupes de prière missionnaire en plein \ monde, fraternels et accueillants», pour reprendre la définition du pape \ Paul VI. Les Equipes du Rosaire : un mouvement porteur d’espérance Q uand est né ce mouvement en Martinique et comment fonctionne-t-il ? L'Association des EDR a été créée en Martinique en 1963. Mouvement laïc indépendant, il s’adresse à l’ensemble du peuple de Dieu. Une équipe du Rosaire est formée d’un petit groupe de deux à dix personnes qui se réunit chaque mois à la maison d’un de ses membres (et non à l’église, car les équipes se veulent être un mouvement d’évangélisation par les laïcs), pour une prière commune, et surtout partager la Parole de Dieu, la vivre et l’annoncer, à l’aide du feuillet mensuel édité par le Secrétariat national des EDR. Chacun est invité, dans sa vie quotidienne, à méditer un mystère du Rosaire, en communion avec la Vierge Marie et les autres membres de l’équipe. Cette prière de tous les jours permet de maintenir sa foi éveillée. Il est important de ne pas sortir du cadre de la Charte, et du Règlement Général qui indique l’organisation pratique des EDR. L’Association des Equipes du Rosaire de Martinique est devenue Les Equipes du Rosaire - Diocèse de Martinique, lors de l’assemblée générale du 12 septembre 2015. En effet, depuis 2011, l’Association des EDR au niveau national a demandé à tous les diocèses qui s’étaient constitués en association, une mise en conformité avec la Charte des EDR. La Nationale dit : «Chaque équipe est constituée en association nationale, qui n’est pas une fédération nationale d’associations diocésaines» . Il n’existe donc qu’une seule association nationale : les EDR pour la France. Fort de plus de trois mille membres, notre mouvement a, depuis mars 2014, une nouvelle responsable diocésaine dynamique, courageuse et conviviale : M me Hélène Allau, et un nouvel aumônier, père Benjamin François- Haugrin, curé de Petit et Grand- Bourg à Rivière-Salée. Depuis leur arrivée, le nouveau bureau a travaillé et impulsé des actions porteuses : - Une participation active au Conseil Régional des EDR en Guadeloupe, les 11, 12 et 13 juin 2015, en présence de l’évêque, Mgr Jean-Yves Riocreux ; - Un grand rassemblement au Centre Saint-Raphaël, le 21 juin 2015, suivi d’une eucharistie célébrée par Mgr David Macaire ; - Des assemblées générales ordinaires et extraordinaires, les 18 juillet et 12 septembre 2015 ; - Des émissions hebdomadaires sur Radio Saint-Louis sont proposées en octobre, dans le cadre du mois du Rosaire ; - Une récollection le 10 octobre 2015, sur le thème de l’année : «Demeurez dans mon amour» ; - Des actions en districts et paroisses… Si vous souhaitez nous rejoindre, nous vous invitons à passer au siège sis, 1, rue Abbé-Lecornu, à Fort-de- France. Marlène Joséphine n Mme Hélène Allau, Responsable diocésaine des EDR P. Benjamin Francois-Haugrin, Aumônier des EDR

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Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 20 L'association Pèlerinage du Rosaire poursuit d'année en année, et avec un égal bonheur, sa mission d'amener des pèlerins à Lourdes, obéissant en cela\ à la demande de "La belle Dame" de la grotte de Massabielle : « Qu'on vienne ici en procession ! ». Pèlerinage de Lourdes Envoyés en mission P our sa 108 ème édition, le Pèlerinage du Rosaire propose une réflexion autour du thème «Lourdes la Joie de la mission» , dont le prédicateur sera le frère Philippe Dockwiller, du couvent de la Tourette, près de Lyon. Ses prédications devraient permettre aux milliers de participants de partager de grands moments de foi, de prières et de méditation personnelle qui peuvent parfois changer toute une vie. Pour la section Martinique, ces derniers mois ont donné lieu à une longue préparation matérielle et surtout spirituelle, nécessaire pour entamer cette démarche sur les pas de Sainte Bernadette, avec en apothéose la messe d'envoi en pèlerinage célébrée le samedi 26 septembre dernier par notre archevêque, Mgr David Macaire. Aussi, les quelque cent soixante-quinze pèlerins du diocèse présents à Lourdes, du 4 au 11 octobre, ont été confortés avant leur départ pour cette semaine de prières et d’intercessions en faveur du monde, et plus particulièrement de notre diocèse. Rappelons que prédicateur du Rosaire en octobre 2014, Mgr Macaire avait su insuffler tout son dynamisme et sa ferveur à l'énorme assistance, sur l'esplanade de la basilique du Rosaire, au cours de ses homélies pleines de foi et d'humour. Prendre Marie chez soi Au cours de l’Eucharistie d’envoi, l'archevêque a clairement expliqué à l’assemblée les conditions essentielles pour réussir ce pèlerinage : - «Prendre Marie chez soi», comme nous le recommande le Christ en croix, semble être le premier acte de cette «maturité chrétienne qui fait de la Vierge Marie le modèle parfait de l’Eglise en prière». - Ensuite être disposé, comme Marie, à écouter la parole de son fils, afin de mieux retrouver son message et mettre en pratique ce qu’il attend de nous. - Enfin, offrir aux autres et au monde toutes les contraintes, tous les efforts, voire même tous les désagréments de ce pèlerinage, «pour qu’ils soient bénis par votre démarche». Forts de ces trois exhortations, Mgr Macaire estime que nos pèlerins devraient remplir la mission qui leur a été confiée «de porter avec Notre-Dame du Rosaire le combat qui attend le monde et notre diocèse», car l’Archevêque n’hésitera pas à comparer les Av e Maria de notre chapelet à «une arme de frappe», capable de vaincre bien des adversités, dans un monde qui a tant besoin de prières. Nos pèlerins, pour leur part, n'ont pas boudé leur joie d'être aux côtés de leur archevêque, lui exprimant tant le sérieux de leur démarche, que leur affection pour celui que beaucoup connaissaient depuis de longues années, aux détours des allées ou aux abords de la grotte de Lourdes. Une belle mission les attend aujourd’hui avec cette conclusion de Mgr Macaire : « Partez et priez, afin qu’à votre retour les Grâces reçues se déversent sur vos frères ». Bernadette Helmany n Contact : Association Pèlerinage du Rosaire, Section de MartiniqueVilla Béthanie 39, route de Ravine Vilaine Tél. 06 96 92 24 99 et 06 96 39 59 14

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 21 La rentrée des CPM Martinique a eu lieu le dimanche 20 septembre 2015, au couvent de Cluny. Les dix équipes composées de cinq à dix couples y étaient \ représentées. A cette occasion, plus de quinze couples nouveaux é\ taient présents pour confirmer leur engagement dans la mission CPM. Rentrée des Centres de Préparation au Mariage de la Martinique A près un temps de prière, les membres de l’équipe diocésaine, ainsi que l'aumônier, le père Valard, se sont présentés, puis ce fut le tour des nouveaux qui ont été fortement applaudis. Nous étions tous heureux de nous retrouver et d’écouter la responsable diocésaine du mouvement, Muriel Novarre, présenter les différents temps forts de l'année : Emission radio le 2 ème vendredi du mois à 20h, nuit des sentinelles, retraite de P entecôte, recollection de C arême, journée du mariage, sessions de préparation au mariage, journée de l’unité… Deux nouveautés ont été mises en avant pour cette année : Les samedis de l’ACPM, qui offriront un temps de cheminement régulier pour les couples de fiancés ou mariés qui le souhaitent, autour de thèmes sur le couple et la famille ; et surtout l’enrichissement du parcours de préparation au mariage, avec un week-end bloqué, qui réunira tous les fiancés de l’année, et sera animé par Mgr Macaire. La responsable diocésaine a rappelé la particularité de la mission CPM qui se vit en couple, et exige que nous vivions nous-mêmes, chaque jour, les différents thèmes que nous traitons en session, afin que notre témoignage soit vrai : le dialogue au quotidien, le caractère sacramental du mariage, les arrachements… pour ne citer que ceux-là. C’est donc un chemin permanent de conversion du couple. Elle a également mis l'accent sur l'implication de tous dans la mission. Nous devons avoir foi en notre mouvement, et nous confier à Dieu par la prière en couple. Le CPM a reçu mission au niveau du diocèse d'accompagner les couples qui ont un projet de mariage. Tout au long de l'année les équipes ont des temps de «révision de vie» (relecture de sa vie de couple à la lumière de la Parole de Dieu, et partage en équipe), qui les préparent au témoignage lors de sessions. Le temps de carrefour organisé lors de cette matinée a été l’occasion d’approfondir le sens de la mission, en s’appuyant sur la P arole de Dieu : suis-je conscient d’avoir été appelé par Dieu ? Pourquoi servir ? La dimension de service dans la mission. Autant de questions qui nous ont rappelé que nous œuvrons d’abord pour Dieu. A l'issue des carrefours, nous avons eu la joie d'accueillir Mgr David Macaire, qui a pris le temps de nous faire un court mais, ô combien, riche enseignement sur l'importance de la mission CPM, les difficultés que nous pouvons rencontrer et la nécessité de se ressourcer par les retraites et recollections. Il a également insisté sur le fait que le mariage est souvent l‘occasion d’un retour des couples vers l’Eglise, après plusieurs années de coupure. L’accueil que nous leur réservons est donc extrêmement important pour qu’ils découvrent combien Dieu les aime et est heureux de ce retour. De même, nous devons être en mesure de leur parler de l’Eglise, et leur rappeler les bases mêmes du catéchisme de l’Eglise catholique. Cela implique que nous soyons nous-mêmes préparés. Avant de partir, Monseigneur nous a donné sa bénédiction pour continuer cette mission qu'il nous a confiée. Notre rencontre s'est terminée par l’Eucharistie célébrée par père Valard, à la chapelle du couvent. Nous nous sommes séparés après un partage convivial dans l'assurance que Dieu veille sur nous.... Muriel Novarre responsable CPM Martinique n Permanence de Bellevue : Tél. 06 96 44 74 84

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Vie du diocèse Depuis la loi de 1905, l’Eglise ne peut économiquement vivre que d\ e la générosité de ses fidèles.Parmi les ressources traditionnelles (dons, quêtes\ , denier, casuel, legs…) il se trouve que le legs très courant au début du siè\ cle dernier est tombé en désuétude. Legs, donations, assurances-vie Aider matériellement l’Eglise sans léser un proche D ans l’esprit de beaucoup de fidèles, le legs est l’affaire de personnes riches qui n’ont pas d’héritier. D’autre part, léguer était assimilé à transférer la propriété d’un bien immobilier. Il semble utile de rappeler que tout fidèle peut, à sa mesure, aider financièrement son Eglise sans pour autant léser un proche. En effet, léguer consiste à rédiger un testament dans lequel est nettement précisé qu’il est de la volonté du vivant de donner, à son décès (à l’Eglise de Martinique ), un bien,(immeuble ou autre), en respectant les obligations légales en matière de succession. En effet, après avoir doté les héritiers réservataires, il peut être légalement dégagé une part appelée la quotité disponible (il est conseillé de se rapprocher de son notaire pour préciser cette notion). Compte tenu du marché du foncier en Martinique et du nombre d’héritiers réservataires, il semble que seules les personnes sans héritier direct sont en mesure de léguer un bien immobilier. Mais il faut avoir connaissance que tout autre bien peut être légué (compte bancaire, voiture, bijoux, argenterie…). Peu importe la valeur de ces biens ; même modeste, un legs manifeste toujours pour la famille, de la part du testateur, un témoignage de l’engagement profond vis-à-vis de l’Eglise. En dehors du legs, la donation et l’assurance-vie permettent, du vivant du donateur, de transmettre un bien ou des valeurs ; la donation devant obligatoirement être effectuée auprès d’un Notaire. En ce qui concerne l’assurance- vie, il s’agit d’un contrat d’épargne qui permet de désigner comme bénéficiaire(s) une ou plusieurs personnes en cas de décès. Il est possible d’ouvrir plusieurs comptes assurance-vie, ainsi dans le cas où un compte a été ouvert dans un ménage avec comme bénéficiaire(s) un ou des êtres chers, il vous est possible de souscrire un nouveau contrat avec comme bénéficiaire «Association diocésaine de la Martinique» ; ce contrat peut être alimenté par des versements modestes adaptés à la situation financière de chacun. En résumé, le fait de léguer ou de mettre son Eglise comme bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie n’est pas réservé aux personnes dites «aisées». Toute personne engagée pour son Eglise peut contribuer à accroître ses moyens matériels à hauteur de ses possibilités. Les besoins, notamment en réparation ou construction de nouvelles Eglises, sont énormes, et la communauté des chrétiens aura à permettre la réalisation de ces chantiers pour assurer la possibilité de l’accomplissement de la mission évangélique. Le Délégué de l’Evêque est à votre disposition pour toute explication ou conseil concernant ces questions. Vous pouvez demander une consultation en appelant au 05 96 63 70. 70 le secrétariat de l’Archevêché ou le 06 96 31 03 33. Michel Pouch, Délégué diocésain aux legs n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 22 Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr

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Dimanche 18 octobre 2015 Les familles d'accueil (titre provisoire) Accueillir chez soi un enfant ou une personne âgée, donner de l’amour, de l’affection sans pour autant remplacer un parent… Qui sont ces familles qui accueillent, et quelles sont leurs motivations ? Quels risques cela comporte pour les familles d’accueil et les personnes accueillies ? Quels sont les liens qui se créent ? Jusqu’à quelles limites ? Comment gérer l’aspect financier ? Comment gérer l’échec quand il y a incompatibilité ? Peut-on trouver dans cet accueil une motivation spirituelle ? La famille est un socle sur lequel se bâtissent, encore aujourd’hui, les sociétés d’Outre-mer. Famille élargie, famille recomposée, lien du sang, lien du cœur, quelle place les familles d’accueil occupent-elles dans nos sociétés ? C'est le thème qu'a choisi d'aborder Dieu m'est témoin cette semaine. Dimanche 25 octobre 2015 Les nullités de mariage (titre provisoire) Pour quelles raisons un mariage peut-il être déclaré nul ? Qui sont ces chrétiens qui s’engagent dans une telle procédure ? Comment vivent-ils la déclaration en nullité du sacrement du mariage ? Le vivent-ils comme une seconde chance pour se «remarier» à l’église ? La discipline de l’Église a-t-elle toujours été aussi ferme sur cette question ? Le synode sur la famille peut-il aboutir à une autre place laissée aux divorcés-remariés ? Cela aura-t-il une implication sur cette procédure canonique ? La procédure est longue et complexe, c’est un véritable procès, n’est-ce pas décourageant ? Toutes ces questions, Dieu m'est témoin les posera cette semaine à ses invités ; ceux qui ont vécu cette annulation, ou ceux qui ont instruit l'enquête pour la prononcer. Medias ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 octobre 2015 / n°508 23 Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 – 101.3 et 105,3 mHz Site internet : www.radiosaintlouis.com Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 Courriel : contact@radiosaintlouis.com L’Evangile par-dessus les toits 33 ans à votre service : 1982-2015

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Mois d'octobre : Mois du Rosaire Salve ReginaSalve Regina Salut, ô Reine, mère de miséricorde ; notre vie, notre douceur et notre espérance, salut ! Enfants d'Eve, exilés, nous crions vers vous ; vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. O vous, notre avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et après cet exil, montrez-nous Jésus,le fruit béni de vos entrailles, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie ! Sainte Thérèse d'Avila

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