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• VACKT À SAINTE-MARIE
• RENTRÉE DES CPM
• VISITE PASTORALE
N° 508 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 11 octobre 2015
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Editorial
Editorial
Mot de l'Evêque
• Allez mon prochain ! Allez, allez !
• Changements au sein du presbyterium
• Organisation de la communication diocésaine
Eglise universelle
• Journée missionnaire mondiale 2015 : trois défis pour l’annonce de l’Evangile
• Visites du P ape aux Etats-Unis
et à l’ONU
• François aux jeunes de Cuba :
« Rêvez,
cultivez l’amitié, espérez, avancez ensemble »
Liturgie
• Parole dominicale
Dossier : Nous sommes tous
des pèlerins sur terre…
Comment accueillir l’autre ?
• Pèlerins sur cette terre
• Témoignages
Vie du diocèse
• Visite pastorale de Mgr David Macaire à la paroisse Saint-Jean-
Baptiste de Rivière-Salée
• "VacKT" à Sainte-Marie
• Vocations - Trois raisons de rendre grâces dans notre diocèse
• Lettre du Délégué à la formation diocésaine
• Agenda de l'Archevêque
• Fête de la Croix Glorieuse aux
Eaux Jaillissantes
• Les Equipes du Rosaire : un mouvement porteur d’espérance
• Pèlerinage de Lourdes
• Rentrée des Centres de Préparation au Mariage (CPM)
• Legs, donations, assurances-vie
Médias
numéro
508
S ommaire
L
e 7 octobre dernier, l’Eglise a fêté Marie, Notre Dame du Rosaire.
Au cours de ce mois d’octobre, nous sommes appelés à méditer\
la vie
du Christ, avec le regard maternel de Notre Dame. La belle mission
de Marie, disait Marthe Robin, est d’amener à Jésus tous ceux qui vont à elle.
«Viens, suis-moi !». Ce sont les paroles de Jésus au jeune homme ric\
he de
l’Evangile de ce jour. Pour répondre à cet appel, pour obtenir «un trésor
au ciel», il faut se détacher des richesses de tout ordre qui enco\
mbrent nos
cœurs et obscurcissent notre regard. Nos richesses matérielles peuvent décider
de notre avenir si elles transforment nos cœurs en ‘’coffre-for\
t’’, affirme père
Aizo. L’appel du Christ est radical, certes, mais c’est avant tout un app\
el
au bonheur qui s’adresse à la liberté de chacun.
"Va, Je t’envoie !". Aujourd’hui débute la Semaine missionnaire m\
ondiale
qui aboutira à la Journée missionnaire mondiale, célébrée\
le dimanche 18
octobre 2015. Cette Semaine répond à un triple objectif : s’inf\
ormer, prier
et partager. Le Saint-Père met l’accent sur le témoignage missionnaire des\
personnes consacrées. Il les encourage à annoncer l’Évangile\
aux pauvres
et aux petits, en lien avec les fidèles laïcs. Le pape rappelle qu\
e celui qui
suit le Christ ne peut que devenir missionnaire…
Ici, dans notre diocèse de Martinique, des jeunes se mettent en route pour
une aventure de la foi, nous dit le père Chaulvet, délégué de l’Évêque aux\
Pastorales des jeunes et des vocations. Six séminaristes seront en formation
dans le diocèse. Mgr Macaire leur a prévu un lieu de vie dans l’\
enceinte de
l’évêché : la «Maison Saint-Jean-Paul II».
Eglise en Martinique vous propose de découvrir les changements opérés
par l’évêque au sein du presbyterium, de même que l’organisation de la
communication diocésaine qu’il a mise en place.
Par ailleurs, le dossier de cette édition est intitulé «Nous so\
mmes tous des
pèlerins sur terre… Comment accueillir l’autre ? ». Père \
de Coulanges
précise dans son introduction, que quel que soit aujourd’hui notre mode de
vie, qui peut être plus ou moins sédentaire, nous sommes fondament\
alement des
pèlerins sur cette terre, des gens de passage.
Notons que l'accueil tient une place importante dans l'enseignement de
Jésus : "Qui vous accueille, m'accueille et qui m'accueille, accueille celui
qui m'a envoyé" (Mat 10,40) ou encore "J'étais un étranger et\
vous m'avez
accueilli" (Mat 25,35). Accueillir, c'est recevoir l’autre. Mais, en fait, qui
est l'autre ? Tout prochain est un autre, mais Dieu est le Tout Autre.
Prions pour tous les missionnaires qui ont répondu à l’appel du\
Seigneur,
donnant leur vie pour l’annonce de l’Evangile. Prions pour que cet\
te
Semaine missionnaire porte du fruit en abondance, du fruit qui demeure.
Nous sommes appelés à devenir une communauté de disciples missionnaires
comme Marie, notre mère du Ciel ! Demandons donc au Seigneur de nous \
accorder, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce de la disponibilité
pour la mission.
Acceptons de nous mettre en chemin, inlassablement, pour avancer dans
la rencontre du Tout Autre, Dieu notre Père.
Justine Lordinot n
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3
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
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ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – Boîte Postale 586
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egliseenmartinique@orange.fr
numéro
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Allez, mon prochain ! Allez, allez !
D
ieu merci, le temps des
catholiques qui se contentent
de fréquenter la messe du
dimanche et de poursuivre la semaine
sans penser à Dieu, ni parler de Lui,
est terminé. TER-MI-NÉ !
Peut-être parce que nous étions
« trop » nombreux, trop installés
aussi dans nos pantoufles, nous
nous serions satisfaits de nos églises
remplies, et des centaines d’enfants
encore inscrits au catéchisme. Il
est vrai que, par manque d’esprit
missionnaire et de sens du
témoignage, nous avons laissé le
champ libre, parmi nos fidèles, à
des missionnaires qui ne partagent
pas notre foi. Certains annoncent
Jésus-Christ et c’est tant mieux, mais
d’autres sont les suppôts de toutes
sortes de doctrines frelatées… quand
ils ne sont pas ceux de Satan.
Qu’on se le dise : La Mission n’est
une option pour aucun baptisé ;
elle est obligatoire ! La mission n’est
pas réservée dans notre Eglise à
une élite de purs qui aurait reçu le
droit de témoigner de Jésus à des
consommateurs. Un catholique est
un pécheur pardonné qui est rendu
ivre par la joie du Salut, et qui ne
peut pas ne pas annoncer la Bonne
Nouvelle du Christ !
Un catholique est un marin pêcheur
ou un agriculteur harassé par le travail
et les soucis administratifs, mais qui,
chaque jour, rend grâce à Dieu pour
les fruits de son labeur, et entraîne ses
amis et sa famille dans la louange. Un
catholique est une mère de famille
célibataire luttant pour éduquer ses
enfants, supporter le regard des autres
et vaincre les démons de la solitude,
mais qui donne encore de son temps
libre pour servir l’Eglise et entraîner
des amis dans un groupe de prière.
Un catholique est un chef d’entreprise
suroccupé, accablé de soucis, qui
nourrit de grandes ambitions pour
sa société et qui, malgré les critiques et les inquiétudes, garde le souci de
chacun de ses collaborateurs, de sa
famille et des pauvres. Un catholique
est une personne âgée qui sait
que ni le mépris du monde pour le
grand âge, ni les ennuis de santé, ne
l’empêcheront de rester fidèle à Dieu
et de témoigner à son entourage. Un
catholique est un chômeur qui prend
le pouvoir sur le sentiment d’échec
et d’injustice qui naît de sa situation,
garde la confiance et témoigne de
son espérance par toute sa vie. Un
catholique est une femme ou un
homme politique qui, au milieu des
inquiétudes et des déceptions de ce
monde, invoque le Seigneur pour
offrir ses compétences et son temps
en sacrifice pour le bien commun. Un
catholique est une responsable de la
pastorale de l’Eglise qui reste toujours
dans l’onction de l’Esprit-Saint, dans
l’amour, et accepte avec humilité et
sans amertume les critiques et les
limites de ceux dont elle a été faite
servante. Un catholique est un père
ou une mère de famille qui, malgré
les combats quotidiens, garde la
joie et l’esprit de contemplation. Un
catholique est un artiste qui promeut
dans le monde une culture dépolluée
des démons de la vulgarité et met
son talent au service de la louange
divine. Un catholique est un homme
ou une femme divorcée-remariée
qui aime Jésus et qui, implorant
Dieu pour sa situation, redouble
d’esprit de prière et de service. Un
catholique est un homme tenté par
le sexe, le jeu, l’oisiveté et les douceurs
de la médiocrité mais qui, sans se
placer au-dessus de ses amis, prie
chaque jour, se montre fraternel et
toujours présent auprès d’eux et
leur parle de Jésus. Un catholique
est une adolescente attirée par les
séductions de la fausse liberté de ce
monde de facilité et de vulgarité,
mais qui choisit Jésus par la pureté,
le service, le témoignage et la louange
dans l’Eglise. Un catholique est un
prisonnier qui s’est laissé aller à la
violence et à toute sorte de trafic et
qui, au lieu de se condamner lui-
même et de se laisser envahir par
la haine du monde et le désespoir,
laisse jaillir en lui, dans sa prison, la
douceur à laquelle Jésus l’appelle.
Un catholique est un enfant qui,
malgré les tentatives de perversion
de ce monde, a choisi Jésus et qui
le sert par sa fidélité à la messe. Un
catholique est un agonisant qui garde
l’espérance au cœur de sa souffrance
et dont le témoignage bouleverse le
personnel soignant. Un catholique
est une jeune fille mise enceinte au
cours d’une relation non fondée dans
l’alliance avec Dieu, et qui choisit la
vie, malgré les critiques de sa famille,
l’abandon de son compagnon ou
le sentiment de déshonneur. Un
catholique est un jeune confirmand
qui a reçu le sacrement de l’envoi
et qui reste fidèle à sa promesse en
s’engageant dans son Eglise…
Bref, un catholique est quelqu’un
qui dit « oui » à Dieu, maintenant
et tout de suite, sans tenir compte
de ses faiblesses et du regard
du monde sur lui. Un catholique
c’est toi, mon prochain. A tous, je
lance et relance un appel pressant,
l’appel du Concile Vatican II, l’appel
des Papes. C’est un appel qui vient
de l’Esprit-Saint et s’adresse à
chaque chrétien catholique. Allez
en mission, allez, allez ! Allez, mon
prochain, allez, allez !
+ David Macaire
Archevêques de Saint-Pierre et Fort-de-France
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 11 octobre 2015 / n°508
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Mot de l'Evêque
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Les annonces de Mgr Macaire
Père Christian Catayée est nommé
Vicaire épiscopal. Il sera membre
du Conseil épiscopal, chargé de
coordonner toute la dimension
spirituelle de la vie du diocèse.
Père Jean-Michel Monconthour
est nommé Délégué épiscopal à
l’Immobilier, en charge d’établir le plan
pastoral de l’immobilier diocésain.
Père Alain Ransay est nommé
Délégué épiscopal à l’Education,
chargé des liens entre la pastorale
diocésaine et toutes les institutions
qui concernent l’éducation.
Père Emmanuel Chaulvet est
nommé Directeur de la Maison des
séminaristes Saint-Jean-Paul II , sise
à l’archevêché.
Père Joseph-Pérald Rémy (cssp) est
nommé Délégué diocésain pour les
Communautés de Quartier.
Père Marcel Crépin, vicaire épiscopal,
quitte la paroisse de la cathédrale
Saint-Louis pour rejoindre, pour
quelques mois, la région parisienne où
Mgr Macaire l’a chargé d’une mission
d’étude sur l’accompagnement auprès
des jeunes Antillo-Guyanais.
En attendant la nomination du
nouveau curé de la cathédrale, une
équipe de prêtres est chargée de la
pastorale paroissiale : père Emmanuel
Chaulvet, père Jean de Coulanges,
frère Pio Olah (op) qui devrait bientôt
rejoindre notre diocèse pour quelques
mois, et père Patrick Phanor . Ce
dernier est chargé principalement
d’animer deux nouvelles pastorales :
celle des sanctuaires diocésains désignés
par Mgr Macaire (Notre- Dame de la
Délivrande du Morne-Rouge, Sacré-
Cœur de Balata et Notre-Dame de la
Salette de Sainte-Anne), et celle des
chorales. Il aura également la charge
des Vêpres solennelles qui seront
célébrées à la cathédrale Saint Louis
chaque dimanche, à 17h30, sous la
présidence de l’archevêque.
Père Thierry Aurokiom quitte la
paroisse de Coridon pour rejoindre
ses confrères spiritains, sur les paroisses
de Schœlcher, Bellevue et Balata. Les
nominations dans les paroisses de ce
secteur seront connues après l’élection
du nouveau Supérieur des spiritains qui
remplacera le Père Bruno Latour (+).
Père Crépin Hounsa, quitte Le
Lamentin pour prendre en charge le
Foyer Dominique-Savio, et le service de
la Paroisse de Coridon en lien avec le
Père Lafine, curé de Redoute.
Père Joseph Nowak est nommé
curé de la paroisse du Morne-Rouge et
recteur du sanctuaire de Notre-Dame
de la Délivrande.
Père Joseph-Pérald Rémy et père
Percy Acquah, vicaire, sont chargés
de la paroisse du Vert-Pré.
Père David Rondof, actuel curé de
Saint-Pierre et de Fonds-Saint-Denis,
aura aussi la charge de la paroisse du
Prêcheur, aidé par père Dominique
M’Dinga.
Père José N’Goma est nommé vicaire
à Sainte-Marie et Morne-des-Esses.
Père Luc Philippon est maintenu dans
sa charge de Délégué de l’Evêque à l’In
-
formation, et porte-parole du diocèse.
M. Michel Déglise est nommé Conseiller
de l’Evêque à la Communication, secrétaire
général du Comité de Communication du
diocèse(ComCom).
Sous l’autorité de l’Evêque qui en est
le Président, et avec lui, ils forment le
bureau du ComCom.
Père Luc Philippon, reste directeur de
la publication de la revue bimensuelle
Eglise en Martinique, et M me Justine
Lordinot, rédactrice en chef de Eglise
en Martinique.
Le diacre permanent, Hervé
Lordinot, reste administrateur géné -
ral du site internet diocésain Eglise
catholique en Martinique, direc -
teur financier, et M. Michel Déglise,
administrateur délégué du site
Eglise
catholique en Martinique,
directeur
de la rédaction.
M. Georges Petit-Charles, président
du groupe Radio Saint-Louis , est
nommé coordinateur général du
Service Multimédia diocésain.
MM. Patrick Dorin et Alex Trébeau
sont nommés coordinateurs adjoints
de ce service.
Père Claude Anglio , est nommé coor -
dinateur du Service de l’émission de
service public (radio Martinique 1 ère).
M. André Chillan est nommé coordi -
nateur adjoint de ce service.
Père Claude Anglio, le Diacre Hervé
Lordinot, Mme Justine Lordinot
et M. Georges Petit-Charles sont
membres du Comité de Communication
du diocèse (Comcom).
Mme Eve-Lyne Bazin, personnel
administratif de l’archevêché, est
affectée au secrétariat du Comité de
Communication.
n
Les changements au sein du presbyterium
Organisation de la Communication diocésaine
En cette rentrée pastorale 2015, Mgr David Macaire a procédé à quelques changements
au sein du presbyterium :
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 11 octobre 2015 / n°508
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* * * * *
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L
e message du Pape pour
la Journée missionnaire
mondiale (18 octobre 2015)
est traditionnellement publié à
l’avance, le jour de la Pentecôte
cette année. Le message fait
quatre courtes pages, il peut se lire
comme une excellente synthèse de
quelques thèmes chers au pape.
«Tout baptisé est appelé à rendre
témoignage au Seigneur Jésus… La
dimension missionnaire appartient
à la nature même de l’Eglise… la
mission n’est pas prosélytisme ni
stratégie… celui qui suit le Christ ne
peut que devenir missionnaire… la
mission est passion pour Jésus-Christ
et en même temps passion pour
les personnes…». On reconnaît le
thème central de la mission que le
pape François décline au long de ses
discours et de ses écrits : la mission
consiste
à sortir, sortir de l’Eglise
pour annoncer la foi reçue en don,
aller aux périphéries, marcher à
la suite du Christ, pour annoncer
l’Evangile qui est source de joie.
Le Pape, dans ce message, met
en exergue trois défis pour cette
annonce de l’Evangile.
Le premier défi consiste à partir
des propres racines culturelles
des peuples et groupes auxquels
on annonce l’Evangile. Il faut
sauvegarder les valeurs et cultures
respectives des groupes auxquels on
s’adresse. «Reconnaître à chaque
peuple et culture le droit d’être aidé
par sa propre tradition… l’Evangile
est lumière pour les cultures et force
transformatrice pour ces cultures».
Le second défi consiste à identifier
les destinataires privilégiés de
l’annonce évangélique : les pauvres,
les petits, les infirmes, les méprisés,
les oubliés…
Le troisième défi consiste à
promouvoir la présence des laïcs
pour cette tâche missionnaire.
Même pour un temps limité, pour
une expérience de terrain.
Conclusion : L’Evangile est joie,
libération et salut.
J’ajouterais ici volontiers quatre
points de commentaire.
1. Ce message célèbre le
cinquantenaire de la publication
du décret conciliaire Ad Gentes
(l’Evangile annoncé aux peuples,
sous-entendu aux peuples qui ne
l’ont pas encore entendu). Notre
tâche de chrétien, en 2015, consiste
à recevoir ce texte du Concile, à le
revisiter et à le réinterpréter.
2. A propos des peuples qui
n’ont jamais entendu la Parole de
l’Evangile. Nous prenons congé
de la conception géographique
ancienne. Les territoires (où
habitent des peuples n’ayant
jamais entendu l’Evangile…) sont
aujourd’hui des périphéries sociales
ou culturelles. Ces peuples qui ont
besoin de l’annonce de l’Evangile
sont au milieu de nous, dans nos
grandes villes ou zones rurales…
la mission au loin n’exige plus un
esprit aventureux pour partir dans
un lointain géographique exotique.
3. Interculturalité. Le P ape
introduit ce nouveau concept à
propos de cette réalité que nous
pouvons constater aisément :
des congrégations religieuses
sont parties… au loin, et des
membres de ces peuples et
cultures différentes reviennent
chez nous comme membres de ces
congrégations, en donnant à ces
dernières un visage multiculturel,
le pape dit interculturel (donc ces
diverses cultures s’influencent l’une
l’autre, elles entrent en dialogue,
en confrontation, en conflit peut-
être). Nous disposions déjà de
nombreux textes de papes sur
l’inculturation (souhaitable), nous
avons maintenant la tâche de rendre
féconde l’interculturalité vécue
dans nos Eglises, congrégations,
paroisses, communautés, etc.
4. Comment comprendre le vœu
de pauvreté, puisque ce message
est aussi reçu dans l’année de la Vie
consacrée ? Le vœu de pauvreté
se comprend comme une suite
du Christ, en s’identifiant avec les
pauvres, vivant comme eux dans
la précarité, dans le renoncement
à l’exercice du pouvoir, avec
le témoignage de la joie de
l’Evangile…
Texte bref, qui mêle l’antique
spiritualité de la marche à la suite
du Christ avec les intuitions du
pape François exprimées dans son
langage savoureux !
Père Antoine Sondag, Directeur du SNMUE, mai 2015.
Source : Eglise Catholique de France n
Eglise universelle
Journée missionnaire mondiale 2015 :
trois défis pour l’annonce de l’Evangile
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 11 octobre 2015 / n°508
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A partir du message du pape François pour la prochaine Journée
missionnaire mondiale (18 octobre 2015), le père Antoine Sondag,
Directeur du Service national de la Mission Universelle de l’Eglise
(SNMUE), relève trois défis pour l’annonce de l’Evangile e\
t dégage
quatre points d’attention.
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Eglise universelle
Extraits de discours au Congrès des Etats-Unis…
… et à l’ONU
Visites du pape
aux Etats- Unis et à l’ONU
A
ujourd’hui, je ne voudrais
pas seulement m’adresser à
vous, mais à travers vous, au
peuple des Etats-Unis tout entier. Ici,
avec ses représentants, je voudrais
saisir cette occasion pour dialoguer
avec les milliers d’hommes et de
femmes qui s’efforcent chaque
jour d’accomplir un honnête
travail, pour apporter à la maison le
pain quotidien, pour épargner de
l’argent et – étape par étape – bâtir
une vie meilleure pour leurs familles.
Nous devons aller de l’avant ensemble,
unis, dans un esprit renouvelé
de fraternité et de solidarité, en
coopérant généreusement pour le
bien commun. Les défis qui nous
attendent aujourd’hui appellent
un renouvellement de cet esprit de
coopération, qui a accompli tant de
bien tout au long de l’histoire des
Etats-Unis.
Souvenons-nous de la Règle d’Or :
Tout ce que vous voudriez que les
autres fassent pour vous, faites-le
pour les autres aussi (Mt 7,12). Cette
règle nous indique une direction
claire. Traitons les autres avec la
même passion et compassion avec
lesquelles nous voulons être traités.
Cherchons pour les autres les mêmes
possibilités que nous cherchons pour
nous-mêmes. Aidons les autres à
prospérer, comme nous aimerions
être aidés nous-mêmes.
Une nation peut être considérée
comme grande, quand elle défend la
liberté comme Lincoln l’a fait, quand
elle promeut une culture qui permet
aux personnes de ‘‘rêver’’ de droits
pléniers pour tous leurs frères et
sœurs, comme Martin Luther King
a cherché à le faire ; quand elle
consent des efforts pour la justice
et la cause des opprimés, comme
Dorothée Day l’a fait par son travail
inlassable, fruit d’une foi devenue
dialogue et semence de paix dans
le style contemplatif de Thomas
Merton.
Que Dieu bénisse l’Amérique !
La crise écologique, avec la
destruction d’une bonne partie
de la biodiversité, peut mettre en péril l’existence même de l’espèce
humaine. Les conséquences
néfastes d’une mauvaise gestion
irresponsable de l’économie
mondiale, guidée seulement par
l’ambition du profit et du pouvoir,
doivent être un appel à une sérieuse
réflexion sur l’homme : L’homme
n’est pas seulement une liberté qui
se crée de soi. L’homme ne se crée
pas lui-même. Il est esprit et volonté,
mais il est aussi nature (Benoît
XVI, Discours au Parlement Fédéral
d’Allemagne, 22 septembre 2011,
cité dans Enc.
Laudato si’ , n. 6). La
création subit des préjudices là où
nous-mêmes sommes les dernières
instances… Le gaspillage des
ressources de la Création commence
là où nous ne reconnaissons plus
aucune instance au-dessus de
nous, mais ne voyons plus que
nous-mêmes. C’est pourquoi, la
défense de l’environnement et la
lutte contre l’exclusion exigent la
reconnaissance d’une loi morale
inscrite dans la nature humaine elle-
même, qui comprend la distinction
naturelle entre homme et femme,
et le respect absolu de la vie à
toutes ses étapes et dans toutes
ses dimensions (cf. Enc. Laudato
si’, nn. 123 ; 136).
Cette compréhension et ce respect
exigent un niveau supérieur
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 11 octobre 2015 / n°508
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Rêver
Dans l’objectivité de la vie, doit
intervenir la capacité de rêver. Un
jeune qui ne peut rêver se renferme
sur lui-même. Bien entendu, certains
rêves ne se réalisent jamais. Mais
partez à la recherche de nouveaux
horizons, ouvrez-vous à ce qu’il y a
de plus grand.
Rêvez qu’en y mettant ce qu’il y a de
meilleur en vous, vous contribuerez
à changer le monde.
Et même si la vie vous empêche
d’atteindre votre but, vous serez
déjà allés un peu plus loin.
Amitié « sociale »
Lorsqu’une religion se renferme sur
elle-même et sur ses idéologies, elle
perd de vue la réalité de l’adoration
de Dieu, de la croyance en Dieu.
Pourquoi ne nous prenons-nous pas
par la main grâce à ce que nous
avons en commun ?
L’amitié sociale, c’est rechercher le
bien commun, entrer en dialogue
avec l’autre. Or, nous voyons
aujourd’hui que le monde se
détruit à coups de guerres, dans
une incapacité au dialogue. Qui dit
division, dit mort de l’âme car, par
là-même, nous tuons la capacité à
nous unir. Soyez donc capables de
cultiver l’amitié sociale.
L’espérance
L’espérance, l’optimisme est un état
d’esprit. L’espérance peut supporter
toutes les souffrances. Elle connaît
le sacrifice. Elle est féconde et est
porteuse de vie. Es-tu capable de
donner vie, de créer une amitié
sociale, une patrie ?
Je souhaiterais ici faire référence
à un problème très grave, le
chômage, qui touche dans certains
pays européens, environ 40% des
jeunes. Lorsqu’un peuple ne donne
pas de travail aux jeunes, il n’y a
pas d’avenir. Les jeunes souffrent
de la culture du rejet. À l’ère du
culte de l’argent, on jette tant les
choses que les personnes, on les
tue avant de naître, on rejette les
personnes âgées, car elles ne sont
plus productives.
Certains pays ont des lois sur
l’euthanasie, mais il y en a tant
d’autres où l’euthanasie ne dit pas
son nom. Les jeunes sont rejetés
et deviennent désœuvrés. Dès lors,
que leur reste-t-il ? Les addictions, le
suicide ou la recherche d’armées de
destruction pour créer des guerres.
Cette culture du rejet nous fait du
mal à tous ; elle nous ôte l’espérance.
Mais l’espérance sait souffrir, et ne
rechigne pas à la tâche. Elle est
féconde, nous donne du travail et
nous sauve de cette culture du rejet.
L’espoir rassemble. Un peuple qui sait
se rassembler pour envisager l’avenir
et tisser cette amitié sociale, est un
peuple qui est empli d’espérance.
Parfois, je rencontre des jeunes
qui souffrent d’une tristesse
existentielle, qui sont tombés dans
le défaitisme le plus élémentaire,
qui fuient la vie. Le chemin de
l’espérance n’est pas simple. Et l’on
ne peut le parcourir seul. Comme le
dit le proverbe africain : «Seul on va
plus vite, ensemble on va plus loin».
Même si vous pensez différemment,
avancez ensemble, à la recherche
de l’espérance, de l’avenir et de la
noblesse de la patrie.
La culture de la rencontre
Terminons par la culture de la
rencontre : même si nous pensons
différemment, il y a quelque chose
qui est au dessous de nous tous : la
grandeur de notre peuple, de notre
patrie, le doux espoir de la patrie à
laquelle nous devons parvenir.
Que Dieu vous bénisse, et vous guide
sur le chemin de l’espérance, vers la
culture de la rencontre !
Source : fr.aleteia.org n
de sagesse, qui accepte la
transcendance, renonce à la
construction d’une élite toute
puissante, et comprenne que le
sens plénier de la vie individuelle
et collective se révèle dans le
service dévoué des autres, et
dans la prudente et respectueuse
utilisation de la création, pour le
bien commun. Pour reprendre
les paroles de Paul VI,
l'édifice
de la civilisation moderne doit
se construire sur des principes
spirituels, les seuls capables non
seulement de le soutenir, mais
aussi de l'éclairer (Ibíd.).
La bénédiction du Très-Haut, la paix
et la prospérité à vous tous et à vos
peuples. Merci !
Michel Déglise n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 11 octobre 2015 / n°508
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François aux jeunes de Cuba :
«Rêvez, cultivez l’amitié, espérez, avancez ensemble»
Extrait du discours improvisé par le pape François, le
dimanche 20 septembre dernier, lors d’une rencontre
avec les jeunes du Centre culturel Padre Félix Varela de
La Havane. Les propos du Pape viennent en réponse au
discours prononcé par l’un des jeunes.
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L a P arole D ominicale
Dimanche 11 octobre 2015
Sagesse 7,7-11 • Psaume 89 • Hébreux 4,12-13 • Marc 10,17-30
Un chercheur de Dieu
L
e jeune homme
riche de l’Evangile
de ce dimanche avait
apparemment tout pour
être heureux. À la lecture
du texte proposé à notre
méditation, nous devrions
revoir nos relations par
rapport à l’argent, la gloire,
le désir de sécurité. Sont-
ils sources du véritable
bonheur ? Si donc ce jeune
homme a senti la nécessité
de rencontrer Jésus en se
mettant à genoux devant
lui et en le considérant
comme
Bon Maître, c’est
qu’un feu étrange le
consumait et qu’il cherchait
la joie véritable. Ni sa
fortune, ni son sens élevé
du devoir n’arrivaient pas
à lui procurer cette paix intérieure
qu’il recherchait depuis sa tendre
jeunesse. Sa rencontre avec
Jésus devrait donner une autre
orientation à son existence, mais la
pesanteur de sa richesse l’empêcha
de faire le pas décisif. Il revient
sur ses pas, le visage ‘‘constipé’’,
l’âme en peine, le cœur brisé.
L’histoire du jeune homme qui
rate sa vocation remplit les apôtres
de tristesse. Ils affirment :
si telle
est la situation de l’homme par
rapport à la richesse, qui donc
peut être sauvé ?
Quand échoue le
meilleur candidat, celui qui affirme
avoir observé les commandements
depuis de longues années, que
peuvent espérer les autres ?
Ce jeune homme mérite admiration,
malgré tout. Mais son attitude et l’enseignement de Jésus nous font
comprendre qu’il existe une vie que
la richesse ne peut acquérir, une
faim qu’aucun bien matériel ne
saurait apaiser. Saint Augustin l’a
compris. Après une vie tumultueuse
et une conversion profonde, il a pu
affirmer : Tu nous as fait pour toi,
Seigneur, et notre cœur est sans
repos tant qu’il ne demeure en toi.
Que faire ?
L’un des enseignements que nous
propose l’Evangile de ce dimanche
est que "sans la pratique de la
justice, la charité ne serait qu’une
vaine illusion, une parodie". Sur ce
point, Jésus ne pouvait pas être plus
explicite : si tu veux avoir en héritage
la vie éternelle, dit-il, commence
par observer les commandements.
Nul ne saurait sauter à pieds joints
sur la justice et le droit pour
la charité. Ce n’est pas en
saupoudrant notre vie de
quelques actes occasionnels
de charité que nous
pouvons prétendre nous
rapprocher de Dieu.
Cela dit, il faut encore
ajouter que la perfection
chrétienne va bien au-delà
de la simple observation
des commandements :
elle requiert que l’on soit
disposé à tout risquer pour
Dieu, à avoir une confiance
totale. Car il n’aime pas se
contenter de miettes.
Qui
n’est pas prêt à tout donner
n’a encore rien donné à
Dieu. C’est la logique du
tout ou du rien, une logique
paradoxale qui désarçonne
toujours.
Osons le dire, la richesse peut être
un danger redoutable pour celui
qui veut sincèrement se mettre à
la suite de Jésus.
Nos richesses matérielles peuvent
décider de notre avenir si elles
transforment nos cœurs en ‘’coffre-
fort’’ ; ce serait pour notre perte. Si
elles nous laissent assez de liberté
pour entendre le cri des pauvres,
alors elles deviendront un moyen
de nous faire un trésor inépuisable
dans les cieux.
Que la véritable richesse de Dieu, la
Sagesse, nous aide à entrer dans la
logique de Dieu.
P. Gilles Aïzo n
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28 ème Dimanche du Temps Ordinaire Année B
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A
ujourd’hui comme
hier, pour des raisons
économiques, des hommes
et des femmes continuent à se
déplacer d’un pays à un autre.
L’Eglise catholique, dans les années
1960, s’est réunie en Concile pour
un
aggiornamento.
Le but fixé par le pape Jean XXIII
était de renouveler les chrétiens
et les communautés chrétiennes
dans leur fidélité au Christ, en
vue d’exercer leur mission dans
un monde en changement. L’Eglise
alors se voit, et se définit comme
une communauté pérégrinante,
un peuple en marche, en
mouvement, jusqu’à son terme qui
sera une terre nouvelle où habitera
la justice (cf. 2 P 3,13).
Ce qui est vrai pour la commu-
nauté chrétienne, l’est aussi prin-
cipalement pour chaque baptisé.
Au départ de la foi du croyant, il
y a un appel qui ressemble à celui
d’Abraham : Pars de ton pays,
laisse ta famille et la maison de
ton père, va dans le pays que je
te montrerai
(Genèse 12,1).
Quel que soit aujourd’hui notre
mode de vie, qui peut être plus ou
moins sédentaire, nous sommes
fondamentalement des pèlerins
sur cette terre, des gens de
passage.
La précarité de la vie, liée à la
santé, aux situations économiques
ou politiques, nous rappelle que
nous avons à déplacer notre tente
ailleurs, parce que sur terre, il n’y
a pas de situations inamovibles.
Les évènements actuels, de
centaines de milliers de personnes
qui sont jetées sur les routes ou
dans la mer pour fuir la guerre
et la misère, questionnent
profondément nos consciences.
Les pays d’accueil, pour ces
populations en errance, sont
confrontés à de graves questions
de logement, de travail,
d’organisation sanitaire, de lien
social à établir avec ces personnes
et ces familles.
Ce n’est pas l’œuvre de l’Etat
seulement ; chacun de nous se
sent interpellé par la misère de
ces enfants de Dieu qui frappent
à notre porte.
P. Jean de Coulanges n
Pèlerins sur cette terre
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L’histoire de l’humanité, aussi loin que l’on remonte dans le\
temps, pour
survivre, a été marquée par les déplacements de populations, d’\
une région
vers une autre, d’un continent vers un autre. Notre région a connu\
, elle aussi,
ces courants migratoires d’Arawaks, de Caraïbes, d’Européens\
, d’Africains,
d’Indiens, d'Asiatiques.
Dossier : Nous sommes tous des pèlerins sur terre… Comment accueillir l’a\
utre ?
Mamette
Accueillir l’autre c’est accueillir
d’abord un frère, une sœur, une
personne avec son histoire et sa
richesse. Un sourire, un silence,
un regard débute la rencontre
avec l’autre. L’accueil se fait sans
préjugé.
Dieu est pur accueil et l’accueil est
un don de Dieu. Quand j’accueille
mon frère, j’accueille le Seigneur
lui-même car par mon sourire,
j’ouvre la porte du cœur de
mon frère. C’est le Seigneur qui
met sur notre route des frères
et des sœurs pour qu’ait lieu la
rencontre avec lui.
Sourir c’est manifester l’amour
de Dieu, c’est Dieu présent à ce
moment qui dit à l’accueilli : « Sois
le bienvenu, je t’écoute, je t’aime,
je suis là, dis-moi mon fils, dis-moi
ma fille ». Tout cela se trouve
dans un sourire vrai. Notre sourire
met l’autre en confiance, il est
détendu, il parle et se confie. C’est
là qu’il nous faut écouter sans
interrompre si possible et ensuite
répondre avec douceur et calme à
ses sollicitations. Quand j’écoute
notre évêque Mgr David, quand je
le vois faire, je me dis « mais voilà !
Il nous montre comment faire
avec son sourire si contagieux
et toujours accueillant, sa
disponibilité, toujours prêt à se
laisser déranger, sa compassion
envers les plus déshérités de notre
Martinique, cette manière qu’il a
de faire sentir
à chacun
qu’il apporte
quelque chose
d’unique à la
beauté de notre Eglise ».
Cela peut arriver que je ne puisse
pas écouter l’autre car j’ai des
impératifs qui m’en empêchent.
Mais je l’accueille en le confiant à
un frère plus disponible et je me
fais proche de lui dans la prière.
Le drame de ce monde, c’est le
manque d’écoute, la disponibilité
à l’autre, l’attention de cœur,
l’ouverture de soi…
Le Seigneur nous a donné des
frères et des sœurs à aimer. Que
notre vie lui rende gloire !
Témoignages…
* * * * *
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Sandra Saxémard ,
44 ans - Trinité
Être pèlerin, c’est être en quête de Dieu. C’est cheminer pour
être en conformité avec les lois du Seigneur, en marchant
dans ses pas. Dans la Bible, la symbolique du pèlerinage
est représentée par une marche de frères et de sœurs en
communion, pour manifester leur foi. C’est en tant que
chrétien, que chacun de nous est appelé à être des pèlerins sur
terre. Et à ce titre, en posant un acte de foi, nous accueillons
l’autre, en respectant un commandement fondamental :
Aimez-vous les uns, les autres comme je vous ai aimés .
Je tente au quotidien de faire preuve d’humilité, d’acceptation,
de tolérance envers les autres. C’est une posture bienveillante,
pas toujours facile à prendre, car elle nécessite de s’effacer pour
laisser la place à l’autre. Mais, c’est à ce titre que le chrétien
que je suis chemine pour accueillir l’autre, par un acte d’amour
inconditionnel.
Dans notre société de plus en plus individualiste, centrée sur des
intérêts particuliers, sommes-nous prêts à accueillir l’étranger,
à l’instar de la crise actuelle des migrants ?
Arnold Louison,
24 ans
Nous sommes censé
accueillir l'autre avec
amour en tant que
chrétien, ne portant pas
de jugements à son égard et
en se mettant à sa place parfois pour
essayer de l'aider dans les difficultés qu'il
rencontre.
Monique Idoménée, 15 ans
Pastorale des jeunes, secteur 2,
Lamentin
En tant que pèlerins sur terre, on
doit accueillir l'autre comme un frère,
une sœur, en prenant exemple sur la
manière dont jésus a accueilli chacun
de ses frères : avec beaucoup d'amour
et de respect.
Mathieu Trobrillant
Le pèlerin, c'est celui qui
entreprend un voyage vers un
lieu de dévotion, donc il y a un
point de départ qui est son cadre
de vie vers une destination (liée
à la spiritualité) où le pèlerin
viendra se ressourcer, reprendre
des forces. Dans son pèlerinage
le chrétien va à la rencontre de
Dieu pour communier avec lui et
aussi pour rencontrer ses frères.
Dans le pèlerinage du chrétien,
"l'accueil" a une place importante,
puisque celui qui accueille Dieu,
accueille aussi l'autre qui est son
frère ou sa sœur. Cet accueil de
Dieu, donc cette communion avec
lui, nous permet aussi d'accueillir
l'autre, puisque nous reconnaissons
la présence de Dieu en lui.
L'accueil de l'autre est inscrit dans la
loi divine : "l'amour de Dieu et celui
du prochain", donc c'est un devoir
d'accueillir l'autre dans toute sa
dimension humaine. Dans l'Ancien
Testament, l'accueil de l'autre était
primordial, même au niveau de
l'étranger, puisque dans le livre
de l'Exode, le code de l'Alliance
stipule : T u n'opprimeras pas
l'étranger... car vous-mêmes avez
été étrangers au pays d'Égypte.
Être pèlerins sur terre, c'est choisir
de servir l'humanité et son prochain
selon les préceptes, les lois divines
et l'Evangile. Nous appartenons
tous à un même peuple, à une
même patrie que la Bible appelle
la Jérusalem céleste, la cité de Dieu.
Pour accueillir l'autre, il faut
tenir compte de sa dimension
humaine. Car le peuple de Dieu
est riche dans sa diversité, mais
forme un seul corps. L'accueil de
l'autre a une dimension univer-
selle ; j'accueille l'autre dans toute
sa dimension d'homme (culture,
religion, nationalité, coutumes…).
Je l'accueille avec tout ce qui fait sa
personnalité, et je l'accueille surtout
dans sa différence. Car le prochain,
c'est aussi celui qui est différent
de moi et qui peut m'enrichir de
sa différence. J'accueille l'autre
à la lumière de l'Évangile dans
sa dimension humaine. Jésus
s'approchait de toutes les couches
sociales : Pharisiens, Publicains,
Samaritains, etc. Son accueil n'avait
pas de limites.
L'accueil est au cœur de l'actualité
et constitue une problématique
pour certains pays d'Europe. En
effet, l'instabilité économique et
politique de certains pays contraint
certaines populations à se déplacer.
Ce phénomène migratoire pose le
problème de l'accueil des migrants
aux frontières.
Comment accueillir ces peuples
qui fuient la misère, la menace, la
violence ? C'est une question qui
fait débat car nous n'avons pas tous
le même regard sur ce phénomène,
ni la même vision de l'accueil de
l'étranger.
Mais le chrétien doit quand même
prendre en compte les conditions
de vie qui poussent ces populations
à partir, à s'exiler ; ils arrivent en
"terres étrangères" et aspirent à
un avenir meilleur. Évidemment
tous les pays ne peuvent pas
accueillir les migrants, par rapport
à leur situation économique
ou leur politique concernant
l'immigration. Mais ces hommes,
femmes et enfants doivent être
considérés comme des frères, des
hommes à l'image de Dieu, qui ont
besoin de dignité et surtout de se
reconstruire.
Témoignages…
Dossier : Nous sommes tous des pèlerins sur terre… Comment accueillir l’a\
utre ?
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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Sylvie, 50 ans
Accueillir l’autre… Le plus souvent,
l’autre (mon prochain), n’attend
pas forcément quelque chose
de moi telle une aide matérielle
par exemple. Il espère parfois
seulement une rencontre, une
présence, voire un conseil…
L’autre peut être celui qui peut
m’apporter beaucoup en le
côtoyant. En fait, c’est un frère
en Christ. L’accueillir est une
obligation. Je me dois de donner
une chance à l’autre, comme le
Seigneur l'a fait avec moi.
Jésus nous demande d'accueillir
les autres, comme il nous a
accueillis avec nos erreurs, nos
incompétences, nos péchés et nos
limites. « Nous sommes tous des pèlerins
sur terre », donc, s’il faut bouger
pour accueillir son prochain,
alors bougeons ! Allons vers
lui, déplaçons-nous, sortons de
notre zone de confort. Quittons
notre propre vision du monde
pour rejoindre celle de l'autre,
pour prendre en compte ses
préoccupations, qui ne sont pas
forcément les nôtres.
Olivia Ollon
Genèse 3,19 :
«Souviens toi que tu
es poussière et que
tu retourneras en
poussière »
.
Aujourd'hui, en tant que
chrétienne, je me considère comme
une voyageuse sur la terre. Ma vie est
un voyage, un pèlerinage vers le ciel. Je
suis en quelque sorte une "Citoyenne des
Cieux". Je n'ai pas la prétention d'être
meilleure que les autres, cependant
malgré les difficultés, les obstacles que
je rencontre sur ma route, je m'efforce
de rester centrée sur l'essentiel : le Christ.
J'avoue que ce n'est pas un long fleuve
tranquille, bien au contraire, c'est un
chemin rocailleux, épineux et parsemé
d'embûches, mais le Seigneur m'a donné
toutes les armes nécessaires pour y
arriver, et il me dit qu'il est avec moi
tous les jours. Alors, je m'en remets à
lui et je lui fais confiance.
Ainsi dans ma vie de tous les jours, et de
par les talents que j'ai reçus, je me mets
en marche en mettant ma foi et tout en
œuvre, afin que, même si ma flamme
faiblit, elle ne s'éteigne pas.
Hugues Daniel Joseph \
Si pour certains, être un pèlerin est synonyme
d’être un étranger, un voyageur qui va à la
découverte d’un lieu ou de quelqu’un, nous
chrétiens, associons ce mot à une certaine
recherche de la spiritualité.
À noter que le mot pèlerinage nous conviendrait
mieux, car nous pouvons associer à la démarche la notion
de groupe pour un objectif censé être commun.
Pour respecter la question posée, je préfère dire que «je
prends mon bâton de pèlerin» pour aller vers l’autre, mais
pour quoi faire ?
• Pour être accueilli, et non pour uniquement accueillir
l'autre.
• Pour m’approprier des valeurs que je recherche pour moi-
même, et pour ceux qui partagent mon espace de vie.
• Pour donner du sens à ma démarche, et sur ce point,
intégrer la notion d’échanges de valeurs donc forcément
d’amour.
Alors je pose une question qui me semble fondamentale :
sommes-nous conscients que nous avons des valeurs
(talents) qui nous sont propres et dont d’autres ont besoin ?
C’est certainement grâce à une réponse élaborée et
honnête que chacun se sentira pèlerin, donc utile à lui-
même et aux autres.
Comment, pour terminer, ne pas concentrer, en tant que
pèlerin, son attention sur :
« Quand le cœur dit oui, très
peu c’est beaucoup. Quand le cœur dit non, beaucoup
c’est rien ».
Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\
evue (n° 509) :
Le chrétien a-t-il le droit d’être ambitieux ?
Nous attendons vos témoignages (10 lignes maximum), pour le 14 octobre 2015 au plus tard,
à egliseenmartinique@orange.fr
N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo.
Les dossiers de la revue Eglise en Martinique
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Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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C’est à 18h précises que Mgr David Macaire est arrivé sur le\
parvis de l’église
de Grand-Bourg, à Rivière-Salée, le mardi 22 septembre, en pro\
venance de la
ville du Robert où se tenait l’Assemblée générale du clergé.
Visite pastorale de Mgr David Macaire
à la paroisse Saint-Jean-Baptiste
de Rivière- Salée
L
es paroissiens présents
en grand nombre,
accompagnés d’un excellent
tanbouyé , ont entonné des chants
de louange.
Un moment d’accueil plein de
joie et d’espérance qui a duré une
demi-heure.
Tout ce beau monde s’est
ensuite retrouvé à l’église Saint-
Jean-Baptiste pour un temps de
recueillement et de prière au cours
duquel Mgr Macaire a pu exprimer
le sens de sa visite pastorale.
La visite pastorale de l’Archevêque
est une invitation à :
- évaluer nos ressources humaines
et matérielles ainsi que nos
efforts pour mener à bien nos
tâches ;
- revoir nos pratiques ecclésiales.
L’évêque manifeste ainsi sa
proximité et son intérêt pour ce
que vivent les paroissiens et les
chrétiens de manière générale,
afin de mieux assumer sa mission
d’évangélisation.
La visite s’est poursuivie à la salle
paroissiale par une rencontre, à
19h15, avec tous les responsables
des mouvements et activités de la
paroisse.
Notre évêque a eu une écoute
attentive, et a réaffirmé la
volonté de l’Eglise d’être présente
à nos préoccupations. Moment
de partages, d’échanges, de
discussions où chacun a pu faire
part de son vécu, des difficultés,
des perspectives et aussi de la joie
de s’engager au sein de la paroisse.
Ces échanges ont confirmé que la
paroisse est active, et que la mission
de l’Eglise a la chance d’être portée
en coresponsabilité par le curé et
les laïcs engagés. Il en découle une
réflexion partagée sur l’Eglise et les
actions à engager.
Ce temps de rencontre s’est conclu
par un cocktail dinatoire partagé
avec les soixante-dix personnes
présentes.
Le mercredi 23 septembre, la
journée de Mgr Macaire débuta
par une marche très matinale (5h)
à travers les champs de cannes de
l’habitation Trénelle. De la brume
sur la plaine de Rivière-Salée, de
l’air pur puis un ciel dégagé, un
trajet de trois km, de quoi vous mettre en forme pour la journée
qui s’annonçait encore une fois
bien remplie.
A 6h30, l’église de Grand-Bourg
s’est constituée d’une assemblée
plus fournie que d’habitude pour
participer à la messe célébrée par
Mgr Macaire.
Les Saléens furent agréablement
surpris de croiser l'évêque à travers
les rues du bourg qu’il a arpentées
pour se rendre à la mairie, où il
rendit une visite privée au Maire,
M. André Lesueur.
Notre évêque a également
rencontré des acteurs de la
vie économique saléenne : un
artiste plasticien, un éleveur, une
agricultrice, un pharmacien, un
apiculteur, deux représentants de
la C
hambre des M étiers (CFA), un
épicier, un artiste musicien. Cette
séance d’échanges a permis à
notre évêque de mieux prendre
conscience de la situation des
différents corps de métiers, de leurs
inquiétudes, de leurs fragilités,
mais aussi de leur espoir en des
lendemains meilleurs.
Il a rappelé que l’Eglise est à l’écoute
de la société dans son ensemble. Sa
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Quid de la paroisse de Rivière-Salée
Curé : Père Benjamin
François-Haugrin
En district avec les
paroisses des Trois-Ilets,
Anses d’Arlet, Diamant
2 clochers :
- au Bourg : église Saint-Jean-Baptiste,
mise à l’honneur le 24 juin
- à Petit-Bourg : église Notre-Dame
de la Visitation, mise à l’honneur le
31 mai.
- Un troisième poumon à Desmarinières :
chapelle Notre-Dame de Fatima
Autres lieux de recueillement :
Chapelle Sainte-Thérèse-de-l’Enfant
Jésus (quartier Mèdecin) , chapelle
Sainte Rita (quartier Lahaut) , chapelle
Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse
(quartier Dédé).
Mouvements et activités sur
la paroisse :
n Secteur jeunesse : Jeunesse
mariale, Scouts et guides,
Servants d’autel, Chorale Torrent
de grâces (Catéchèse), Chorale
Ecole de l’Unité (Jeunes), Jeunes
Messagers du Christ, Equipe
Média, Les Young Caritas (Secours
Catholique), Eveil à la Foi, Art
floral, Pastorale de la Santé.
n Secteur Action : Pastorale de
la Santé, Pastorale de la Famille,
Secours Catholique, Chrétiens
dans le Monde Rural, Parcours
Zachée, Accueil, Entretien et
décoration.
Chorales : 9
Catéchèse : une vingtaine
d’enfants d’Eveil à la Foi ;
611 enfants entourés de 116
animateurs Petit-Bourg et
Grand-Bourg
; 83 catéchu-
mènes enfants, ados, adultes
confondus, pour 15 animateurs.
n Groupes de prières :
Renouveau, Légion, Rosaire,
Hommes du Très Saint
Sacrement
Equipes : Baptême, Proclama-
tion de la Parole, Communion,
Funérailles.
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 11 octobre 2015 / n°508
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doctrine sociale nous enseigne que
l’homme, par son travail, participe
à la société, et c’est sa vocation.
La visite s’est poursuivie par la
rencontre des personnes les plus
fragiles de la commune.
En effet, les pensionnaires de
la maison de retraite
Le logis
Saint-Jean , ainsi que ceux de la
Mas Adapei , ont reçu la visite
de Mgr Macaire. Il a pris soin de
saluer et de bénir un à un tous les
résidents des deux structures.
Du bonheur pour eux, de la joie,
mais aussi de l’émotion de part et
d’autre. Des moments inoubliables
pour tous.
106 ans le 12 octobre prochain,
Mme S tella Avrila a eu droit un
cadeau d’anniversaire anticipé
avec la présence de Mgr Macaire à
son domicile.
Notre doyenne a manifesté sa
joie par des applaudissements et
a récité sa prière quotidienne, le
Notre Père, avec Mgr Macaire et
tous les présents à haute voix.
L’évêque est sensible à l’état des
infrastructures d’accueil des fidèles
(églises, salles paroissiales…)
Ainsi, il s’est rendu à l’église de
Fatima, fermée depuis la mort
du père Pulvar. Le projet de
réhabilitation, à l’étude, lui a été
présenté par le curé de la paroisse,
le père Benjamin François-Haugrin.
L’église de Petit-Bourg est égale-
ment fermée pour des raisons de
sécurité. La municipalité est en train
d’établir un plan de réhabilitation.
Les messes sont célébrées dans
une chapelle située près de l’école
primaire.
La visite de notre évêque s’est ache-
vée l’après-midi par la rencontre
très attendue avec l’ensemble des
enfants de la Catéchèse, de l’éveil
à la foi aux futurs confirmés.
Près de six cents personnes
rassemblées à l’église sans
ventilateur, ni micro (black out
oblige), mais la réunion fut de très
bonne tenue.
Cet échange a duré une heure
de temps et s’est terminé par
les séances photos très prisées
des enfants et aussi des parents
présents.
Le dimanche 27 septembre, comme
prévu, Mgr Macaire célébra les
messes dominicales à 7h à P etit-
Bourg et à 9h30 à Grand-Bourg, où
soixante-quinze enfants ont reçu le
sacrement de confirmation.
Notre Archevêque quitta la
commune, fatigué certainement,
mais heureux de son passage.
Nous aurions souhaité qu’il reste
encore un jour car tout s’est passé
trop vite.
Merci Monseigneur et à bientôt.
Frantz Edouard n
Contact : Presbytère, 19, rue Schœlcher , 97215 Rivière Salée
Tél. 05 96 68 00 23 - Mail : paroisse.rivieresalee@wanadoo.fr
Photos : Dolores Van Cartier
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Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 11 octobre 2015 / n°508
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Une année de catéchèse vient de s’écouler. Durant ces grandes vacances, la
paroisse de Sainte-Marie a proposé un programme d’activités innovant sous
l’appellation de "VacKT" !
"VacKT" à Sainte - Marie
D
u mercredi 8 juillet au
mercredi 19 août 2015,
diverses activités (ateliers
vannerie, pâtisserie, poterie), ainsi
que des sorties autour de la Parole
de Dieu ont été proposées à des
enfants de 6 à 12 ans. Ils ont été
encadrés par des catéchistes, des
jeunes de la paroisse et quelques
volontaires. Environ quarante
enfants ont participé, pour leur
plus grande joie, à ce temps de
vacances autour de la Parole de
Dieu. Lors d’une journée d’activité autour
de l’Enfant prodigue (Lc 15,11-32)
une chasse au trésor a été mise
en place pour le plus grand plaisir
de tous, puisque le trésor était de
découvrir sa date de baptême.
De plus, une visite des moines
bénédictins de Notre-Dame du
Mont-des-Oliviers de Terreville a été
possible ainsi que l’Archevêché où
ils ont été reçus par le diacre Pierre
Valey, le père Emmanuel Chaulvet
et Mgr David Macaire. Par ailleurs, lors de la clôture de
cette aventure, les enfants ont,
à l’aide de leurs animateurs, mis
en scène l’histoire de l’Enfant
prodigue à travers une comédie
musicale. Mgr David Macaire a fait
un immense honneur à ce groupe
en faisant don de sa présence, ce
jour-là.
Suite à ce temps fort, enfants et
adultes sont sortis grandis et pleins
de force en la Parole de Dieu.
Jean-François
(un paroissien)
VacKT c’est bien, c’est un
concept original qui provient de
la paroisse de Sainte-Marie. Cela
fortifie de nombreux jeunes
et leur a permis de prendre
des responsabilités, à prier, à
partager, à vivre entre jeunes.
Rosalie (animatrice-responsable)
VacKT était une expérience merveilleuse !
Les parents, les enfants et la communauté
y ont adhéré. C’était un partage, un
don de soi. À travers cela, nous avons
pu montrer à quel point le Seigneur est
bon et que notre jeunesse a besoin de
Dieu dans sa vie. Bien sûr, c’est avec nous
adultes que ceci peut se réaliser. Nous
espérons que durant ces vacances, ils ont
pu en profiter pour se rapprocher de Dieu.
Suzie (un parent encadrant)
VacKT était enrichissant. C’était une nouvelle façon de s’amuser
à savoir inscrire la Parole de Dieu dans l’activité. Je pense que
là, c’est une totale réussite, pour que les enfants comprennent
qu’en venant au presbytère, dans l’espace de la catéchèse, que
l’on puisse faire autre chose et que Dieu est toujours présent
et surtout que les enfants n’étaient pas là que pour faire du
caté. Je pense d’ailleurs que c’est pour cela que certains parents
et les enfants ont été réticents au début. Finalement, tout le
monde a adhéré, les enfants se sont épanouis, les encadrants
encore plus que les enfants, donc c’est à renouveler !
Dany (un Vackéiste de 10 ans)
Vac
KT, c’était bien. On a fait beaucoup
d’activités et appris plein de choses
sur Jésus. Nous avons fait des lampes
à huile, nous avons jardiné. Nous
avons appris des chansons, à faire le
bénédicité et avec un ami nous avons
écrit une chanson !
Murielle (une animatrice de VacKT)
VacKT était une expérience très enrichissante qui m’a beaucoup
apportée et m’a permis de voir la vie autrement à travers les enfants
ainsi que les adultes, les autres animatrices. Ce qui m’a surtout
apporté c’est la sortie aux Monts-des-Oliviers chez les moines
bénédictins de Terreville, ainsi que la rencontre avec Mgr David
Macaire. C’était extraordinaire parce que c’était la première fois
que je côtoyais de très près un évêque, chose que je n’avais jamais
faite, c’était pour moi une grande joie !
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 11 octobre 2015 / n°508
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« Que tes œuvres sont grandes, que tes œuvres sont belles,Seigneur, Seigneur, Tu nous combles de joie ! »
C’est avec ce refrain connu que nous vous invitons à l’action d\
e grâce. Oui,
rendons grâce à Dieu d‘abord pour sa présence à nos cô\
tés, pour sa fidélité et
sa miséricorde qui se déploient d’âge en âge. Et rendons grâce, car des jeunes,
entendant l’appel privilégié de notre Seigneur, ont accepté de se mettre en route
pour une aventure de la foi.
Pastorale des Vocations
Trois raisons de rendre grâces dans notre diocèse
1ère raison !
Cette aventure de la foi a commencé pour certains,
il y a quelques années, au foyer Dominique-Savio,
à Redoute. Armés de persévérance, accrochés
à la Bonne Nouvelle reçue, ballottés de temps
en temps en période de grand vent, trois jeunes
Martiniquais ont présenté leur demande pour
entrer au séminaire. Et un autre a émis le souhait
de partir en année de fondation spirituelle, afin
de grandir dans son discernement vocationnel. Et
leurs désirs ont été entendus par notre archevêque,
Mgr Macaire.
2ème raison !
Lorsque l’on se met en route à la suite du Seigneur, on
ne sait jamais trop où Il nous amène finalement. Avec
Dieu, il n’y a pas de frontières, et tout est occasion
de nouvelles rencontres. L’année dernière, un jeune
séminariste haïtien et un jeune séminariste ivoirien
ont sollicité leur intégration dans le diocèse. Nous les
avons accueillis et maintenant va débuter pour eux
un temps de découverte du diocèse, afin de mieux
comprendre, dans l’Esprit, la volonté de Dieu.
3ème raison !
A notre époque si tumultueuse et bruyante, c’est
un défi quand un jeune décide d’avancer à contre-
courant à cause de l’Evangile. Et dans le même
ordre d’idée, c’est un challenge quand notre
évêque David décide de l’ouverture en Martinique
d’un lieu de formation pour ses séminaristes, sous
le nom de
Maison Saint-Jean-Paul II . En règle
générale, le séminaire dure au minimum 6 ans et
se compose de deux cycles. Le premier cycle dure
deux ans et s’appelle le cycle de philosophie. C’est ce
premier cycle qui vient de voir le jour à l’archevêché.
Ainsi la Maison Saint-Jean-Paul II accueille cinq
séminaristes : trois Martiniquais en premier cycle ;
un Haïtien et un Ivoirien en fin de formation.
n
Sois béni Seigneur,
Toi qui ne cesses d’appeler des hommes et des femmes à ton service,
pour la plus grande gloire de ton Nom. Soutiens notre archevêque
dans ses projets pastoraux
et comble-le de ta Paix afin qu’il soit pour nous un guide et un pasteur.
Bénis les séminaristes afin qu’ils demeurent dans la confiance de leur oui.Que Notre Dame,
la Très Sainte Vierge Marie,
les accompagne tout au long
de leur aventure spirituelle,
humaine, intellectuelle et pastorale. Amen.
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Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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De nombreux passages de l’Evangile font de l’envoi en mission des disciples
par Jésus une priorité. Parmi les plus explicites, on peut retenir\
la finale de
Matthieu : Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant
au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à gar\
der tout ce
que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des
temps (Mat 28,19-20).
Lettre du Délégué à la formation diocésaine
C
omment comprendre
véritablement l’expression :
…Faites des disciples…
Quelles attitudes le témoin du
Christ, dans son annonce de
l’Evangile, doit-il privilégier ?
D’après le pape François, l’annonce
de l’Evangile ne saurait être la
simple transmission «de quelques
accents doctrinaux ou moraux qui
procèdent d’options déterminées»
(La joie de l’Evangile, exhortation
apostolique, salvator 2013, p. 35).
Il parle également de «sortie
de nous-mêmes pour chercher
le bien de «tous» (page 35 de la
même exhortation). Comment
comprendre ces propos ? Quelle est
sa vision du disciple pour ce siècle ?
Comment situer cette vision par
rapport à Ad Gentes (texte de
référence du concile Vatican II au
sujet de la mission).
Une telle démarche privilégie le
dialogue, l’ouverture à l’autre.
C’est essentiel dans le champ de
la mission. Essentiel, mais risqué !
En effet, le disciple peut céder à la
tentation de diluer le message de
l’Evangile en cherchant à l’adapter
au monde, en cherchant à concilier,
à tout prix, des valeurs qui ne sont
pas conciliables. Le pape François
prévient : annoncer l’Evangile, ce
n’est pas l’adapter au monde.
Le message annoncé n’est pas
désincarné. Il fait corps avec le
disciple, et contribue à façonner
son identité. Dès lors, s’il y a
dilution du message véhiculé, que
reste-t-il de l’identité du disciple ?
De toute évidence, le disciple se
trouve confronté à la question de
l’identité chrétienne dans le champ
de la mission. Jusqu’où aller dans le
dialogue ?
Quel éclairage les textes du Nouveau
Testament apportent-ils à ce sujet ?
Il n’y a pas de disciple sans maître.
La prière constitue une réalité
fondamentale dans la relation
du chrétien au Christ. Dans les
Evangiles, il a lui-même enseigné le
«Notre Père» à ses disciples. Peut-on
relever d’autres formes de prières ?
Qu’est-ce que la prière ?
Ces considérations nous invitent
à bâtir notre programme de
formation du mercredi soir autour
de la posture du disciple en quatre
points :
- le disciple dans le Nouveau
Testament (repères bibliques).
-
Le disciple à travers quelques textes
de l’Eglise.
-
Le disciple et la question de
l’identité.
- La prière du disciple.
En tenant compte de la disponibilité
des intervenants nous proposons le
calendrier suivant :
Centres 14 et 21 oct. 2015
4 et 18 nov. 2015 25 nov. 2015
9 déc. 2015
13 et 20 jan. 2016 3 fév. et 30 mars 2016
6 et 20 avril 2016 27 avril 2016
11 et 18 mai 2016 1 er juin 2016
Sainte-Marie
Repères bibliques La prièreA travers quelques
textes Question d’identité
Rivière-Salée Question d’identité
Repères bibliques La prièreA travers quelques
textes
Bellevue A travers quelques textes Question d’identité
Repères bibliques La prière
Saint-Pierre La prièreA travers quelques
textes Question d’identité
Repères bibliques
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L’ensemble devrait se conclure par
un débat (enfin !) portant sur les
ministères et la mission aujourd’hui.
Participation aux frais de
fonctionnement : 70,00�€
La formation universitaire, le
DUET avec Théo en ligne , formule
propre à la faculté de théologie
de Lyon, se poursuit. D’autres
étudiants se sont inscrits. Ils devront
suivre deux cours cette année :
introduction à la Bible (en ligne),
et introduction à la philosophie
(sur place). Les anciens auront un
programme plus varié : philosophie,
théologie fondamentale, morale
fondamentale (sur place), et les
Evangiles synoptiques (en ligne).
Un nouveau cycle de formation
a été mis en place dans notre
diocèse. Il s’adresse en priorité aux
séminaristes et aux candidats au
diaconat permanent.
Ce parcours comporte des modules
ouverts à tous, notamment en
sciences humaines et en spiritualité
(le jeudi soir, 18-20h : paroisse de
Bellevue). Début de cette formation : lundi 5
octobre 2015.
Participation aux frais de
fonctionnement : 80,00 €
�.
Merci et bonne année !
Père Hugues Lafine,
Délégué à la formation diocésaine
n
Pour toute information
complémentaire et formalités
d’inscription, s’adresser à : M
me Jeanne Potiron
Tél. 06 96 16 08 55
Dimanche 11 octobre :
- Messe et Confirmation au François
- Messe de rentrée du Renouveau charismatique à De Briant
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Mardi 13 octobre :
Conseil épiscopal
Mardi 13 - mercredi 14 octobre :
Visite pastorale de la paroisse de Bellevue
Mercredi 14 octobre, 18h :
Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs,
retransmise sur Radio Saint-Louis
Samedi 17 octobre :
- Messe à l’EHPAD Kay Gran Moun, à Balata, Fort-de- France
- Confirmation aux Anses d’Arlet
Dimanche 18 octobre :
- Messe et confirmation à Bellevue
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale avec
participation de l’APPRR (Association des Parents de
Prêtres, Religieux et Religieuses)
Lundi 19 octobre :
Rencontre avec Mgr Luc Ravel, Evêque aux Armées
Françaises, de passage dans le diocèse
Mardi 20 octobre :
Conseil presbytéral
Mardi 20 - mercredi 21 octobre :
Visite pastorale du secteur paroissial de Rivière-Pilote,
Josseaud et La Régale
Mercredi 21 octobre, 18h :
Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs,
retransmise sur Radio Saint-Louis
Samedi 24 - dimanche 25 octobre :
Suite de la visite pastorale du secteur paroissial de
Rivière-Pilote, Josseaud et La Régale
Samedi 24 octobre :
Messe dominicale à La Régale
Dimanche 25 octobre :
- Messe à Rivière-Pilote
- Confirmation à Josseaud
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Agenda de l’Archevêque
E GLISE EN M ARTINIQUE
Règlement à l’ordr\qe de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
É glise en Martinique
Boîte Po\btale 586 • \q97 207 FORT DE FRANCE CEDEX
MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 €
Oui, je m’abonne !
Nom : ........................................................................\
..........................................................................................
Prénom : .......................................................................\
.....................................................................................
Adresse : .......................................................................\
...................................................................................
Mail : .......................................................................\
Tél. .......................................................................\
........ Code Postal ....................................................... Ville .......................................................................\
...
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Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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Le dimanche 20 septembre 2015, le Centre Eaux Jaillissantes célébrait la Croix
Glorieuse de Jésus, en présence de Mgr David Macaire. De très n\
ombreux
fidèles avaient fait le déplacement.
Fête de la Croix Glorieuse aux Eaux Jaillissantes
C
et après-midi-là avait
commencé par des pluies
torrentielles sur Fort-de-
France et tout le nord de l’île, ce
qui n’a pas découragé une foule
nombreuse, plus d’un millier de
personnes venues célébrer la Croix
G lorieuse, victoire du Christ Jésus
sur la mort.
Historiquement, cette fête remonte
à l’an 335 à Jérusalem. On la célèbre
chaque année dans la petite chapelle
du Centre. Depuis maintenant plus
de soixante-dix ans, tous les 14
septembre, il y a un pèlerinage en
ce lieu. Cependant, la célébration
de la Fête de la Croix Glorieuse
aux Eaux Jaillissantes se déroule
généralement le dimanche après-
midi suivant.
Le Centre Eaux Jaillissantes : un
centre d’écoute, de compassion
et de prière.
A 14h30, la pluie avait cessé !
Après la méditation du chapelet,
une douzaine de groupes et
d’intervenants se sont succédé,
pour louer Dieu par des danses et
des chants, sketches et témoignages
donnés par des personnes ayant eu
recours au
Centre , permettant aux
fidèles de mieux toucher du doigt
la puissance de guérison du Christ
Jésus à l’œuvre aujourd’hui dans ce
ministère de compassion.
Le Centre catholique Eaux
Jaillissantes accueille de nombreuses
personnes en situation de détresse
morale ou spirituelle (130 bénévoles,
dont une trentaine d’écoutants,
plus de 29 000 entretiens depuis sa
création en 1998).
Le nouveau bâtiment, Espace
Jeunes Eaux Jaillissantes, accueille
gratuitement tous les 15-35 ans,
préoccupés, en difficulté, soucieux
de leur avenir, ou désireux de
faire le point sur leur vie : soutien
dans les démarches sociales/
professionnelles, assistance aux
jeunes en difficulté morale, sociale
ou spirituelle, ateliers de restauration
de l’estime de soi, échanges sur les
relations intrafamiliales, l’alcool,
l’amour, la pornographie, la drogue,
la violence…
Le logo du Centre : une croix (la
Croix Glorieuse), et l’eau qui jaillit du
côté droit, (Eaux Jaillissantes d’Isaïe
35,7) est comme une invitation à
venir boire à la source jaillie du cœur
transpercé de Jésus en croix, qui
est le véritable remède à tous nos
maux :
Celui qui boira de l’eau que
je lui donnerai n’aura plus jamais
soif, et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui source jaillissant en
vie éternelle
(Jean 4,14).
Tous les miracles opérés par Jésus le
sont en vue de la guérison des cœurs.
C’était le thème de la fête.
Mgr Macaire, qui l’avait lui-même
choisi, a cette année honoré le
Centre par sa présence.
Après avoir remercié le père Yang-
Ting pour l’existence de ce Centre,
il a rappelé que, dès 1994, il avait lui-
même suivi une formation à l’écoute
dans la petite chapelle, qui l’a beau
-
coup aidé par la suite dans son minis -
tère d’accompagnement spirituel. Dans un enseignement percutant,
profond, souvent drôle, à la portée
de tous, illustré par des exemples
concrets et en ligne directe avec
la Croix Glorieuse, Mgr Macaire
rappelle que dans les Evangiles,
tous les miracles opérés par Jésus
le sont en vue de la guérison des
cœurs. La maladie du cœur, c’est la
malédiction. Lorsque mon cœur me
condamne, Dieu est plus fort que
mon cœur. Notre religion n’est pas
le christianisme, mais une Personne
:
le Christ Jésus, et le Christ crucifié
et ressuscité. Ainsi l’Eglise est la
communauté que Dieu a mise en
place pour guérir le monde. Il n’y a
pas de plus grande guérison que la
louange. Elle fait tomber les chaînes,
c’est la liberté. C’est le 22 mai tous
les jours !
Nous qui formons le Corps du Christ,
si nous, Eglise en Martinique, nous
sommes ce que nous devons être, nous
mettrons le feu au monde !
Et Mgr Macaire conclut sur ces mots :
Eaux Jaillissantes est un lieu puissant
où cette parole de Dieu, cette louange,
cette Eglise rayonne de la guérison
que seul Jésus peut donner au monde.
C’est le cœur de mon cœur.
L’adoration, puis la procession du
saint-sacrement à travers la foule
illuminée des cierges clôtureront la
fête. n
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Peut-être ne connaissez-vous pas les Equipes du Rosaire (EDR) ? Ce mouvement
d’Eglise, fondé en 1957 par le frère Joseph Eyquem (dominicain\
), et Colette
Couvreur, est formé «de petits groupes de prière missionnaire en plein \
monde,
fraternels et accueillants», pour reprendre la définition du pape \
Paul VI.
Les Equipes du Rosaire :
un mouvement porteur d’espérance
Q
uand est né ce mouvement
en Martinique et comment
fonctionne-t-il ?
L'Association des EDR a été créée en
Martinique en 1963. Mouvement
laïc indépendant, il s’adresse à
l’ensemble du peuple de Dieu.
Une équipe du Rosaire est formée
d’un petit groupe de deux à dix
personnes qui se réunit chaque mois
à la maison d’un de ses membres
(et non à l’église, car les équipes
se veulent être un mouvement
d’évangélisation par les laïcs), pour
une prière commune, et surtout
partager la Parole de Dieu, la vivre
et l’annoncer, à l’aide du feuillet
mensuel édité par le Secrétariat
national des EDR. Chacun est
invité, dans sa vie quotidienne, à
méditer un mystère du Rosaire, en
communion avec la Vierge Marie
et les autres membres de l’équipe.
Cette prière de tous les jours permet
de maintenir sa foi éveillée.
Il est important de ne pas sortir
du cadre de la Charte, et du
Règlement Général qui indique
l’organisation pratique des EDR.
L’Association des Equipes du
Rosaire de Martinique est devenue
Les Equipes du Rosaire - Diocèse
de Martinique, lors de l’assemblée
générale du 12 septembre 2015. En
effet, depuis 2011, l’Association des
EDR au niveau national a demandé
à tous les diocèses qui s’étaient
constitués en association, une mise
en conformité avec la Charte des
EDR. La Nationale dit :
«Chaque
équipe est constituée en
association nationale, qui
n’est pas une fédération
nationale d’associations
diocésaines» . Il n’existe
donc qu’une seule
association nationale : les
EDR pour la France.
Fort de plus de trois mille
membres, notre mouvement a,
depuis mars 2014, une nouvelle
responsable diocésaine dynamique,
courageuse et conviviale : M me
Hélène Allau, et un nouvel
aumônier, père Benjamin François-
Haugrin, curé de Petit et Grand-
Bourg à Rivière-Salée.
Depuis leur arrivée, le nouveau
bureau a travaillé et impulsé des
actions porteuses :
- Une participation active au
Conseil Régional des EDR en
Guadeloupe, les 11, 12 et 13 juin
2015, en présence de l’évêque,
Mgr Jean-Yves Riocreux ;
- Un grand rassemblement au
Centre Saint-Raphaël, le 21 juin
2015, suivi d’une eucharistie
célébrée par Mgr David Macaire ;
-
Des assemblées générales
ordinaires et extraordinaires, les
18 juillet et 12 septembre 2015 ;
- Des émissions hebdomadaires sur
Radio Saint-Louis sont proposées
en octobre, dans le cadre du mois
du Rosaire ;
-
Une récollection le 10 octobre
2015, sur le thème de l’année :
«Demeurez dans mon amour» ;
-
Des actions en districts et
paroisses…
Si vous souhaitez nous rejoindre,
nous vous invitons à passer au siège
sis, 1, rue Abbé-Lecornu, à Fort-de-
France.
Marlène Joséphine n
Mme Hélène Allau,
Responsable diocésaine des EDR P. Benjamin
Francois-Haugrin,
Aumônier des EDR
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Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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L'association Pèlerinage du Rosaire poursuit d'année en année, et avec un égal
bonheur, sa mission d'amener des pèlerins à Lourdes, obéissant en cela\
à la
demande de "La belle Dame" de la grotte de Massabielle : « Qu'on vienne ici en
procession ! ».
Pèlerinage de Lourdes
Envoyés en mission
P
our sa 108 ème édition, le
Pèlerinage du Rosaire
propose une réflexion autour
du thème
«Lourdes la Joie de la
mission»
, dont le prédicateur sera
le frère Philippe Dockwiller, du
couvent de la Tourette, près de
Lyon. Ses prédications devraient
permettre aux milliers de
participants de partager de grands
moments de foi, de prières et de
méditation personnelle qui peuvent
parfois changer toute une vie. Pour
la section Martinique, ces derniers
mois ont donné lieu à une longue
préparation matérielle et surtout
spirituelle, nécessaire pour entamer
cette démarche sur les pas de Sainte
Bernadette, avec en apothéose
la messe d'envoi en pèlerinage
célébrée le samedi 26 septembre
dernier par notre archevêque, Mgr
David Macaire. Aussi, les quelque
cent soixante-quinze pèlerins du
diocèse présents à Lourdes, du 4 au
11 octobre, ont été confortés avant
leur départ pour cette semaine de
prières et d’intercessions en faveur
du monde, et plus particulièrement
de notre diocèse. Rappelons que
prédicateur du Rosaire en octobre
2014, Mgr Macaire avait su insuffler tout son dynamisme et sa ferveur à
l'énorme assistance, sur l'esplanade
de la basilique du Rosaire, au cours
de ses homélies pleines de foi et
d'humour.
Prendre Marie chez soi
Au cours de l’Eucharistie d’envoi,
l'archevêque a clairement expliqué
à l’assemblée les conditions
essentielles pour réussir ce
pèlerinage :
- «Prendre Marie chez soi», comme
nous le recommande le Christ en
croix, semble être le premier acte
de cette «maturité chrétienne qui
fait de la Vierge Marie le modèle
parfait de l’Eglise en prière».
- Ensuite être disposé, comme Marie, à écouter la parole de son
fils, afin de mieux retrouver son
message et mettre en pratique ce
qu’il attend de nous.
- Enfin, offrir aux autres et au monde toutes les contraintes, tous
les efforts, voire même tous les
désagréments de ce pèlerinage,
«pour qu’ils soient bénis par votre
démarche».
Forts de ces trois exhortations,
Mgr Macaire estime que nos pèlerins devraient remplir la mission
qui leur a été confiée «de porter
avec Notre-Dame du Rosaire le
combat qui attend le monde et
notre diocèse», car l’Archevêque
n’hésitera pas à comparer les
Av e
Maria
de notre chapelet à «une
arme de frappe», capable de vaincre
bien des adversités, dans un monde
qui a tant besoin de prières.
Nos pèlerins, pour leur part, n'ont
pas boudé leur joie d'être aux côtés
de leur archevêque, lui exprimant
tant le sérieux de leur démarche,
que leur affection pour celui que
beaucoup connaissaient depuis de
longues années, aux détours des
allées ou aux abords de la grotte de
Lourdes. Une belle mission les attend
aujourd’hui avec cette conclusion
de Mgr Macaire : « Partez et priez,
afin qu’à votre retour les Grâces
reçues se déversent sur vos frères ».
Bernadette Helmany n
Contact :
Association Pèlerinage du Rosaire, Section de MartiniqueVilla Béthanie
39, route de Ravine Vilaine
Tél. 06 96 92 24 99 et 06 96 39 59 14
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
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La rentrée des CPM Martinique a eu lieu le dimanche 20 septembre 2015, au
couvent de Cluny. Les dix équipes composées de cinq à dix couples y étaient \
représentées. A cette occasion, plus de quinze couples nouveaux é\
taient
présents pour confirmer leur engagement dans la mission CPM.
Rentrée des Centres de Préparation
au Mariage de la Martinique
A
près un temps de prière,
les membres de l’équipe
diocésaine, ainsi que
l'aumônier, le père Valard, se sont
présentés, puis ce fut le tour des
nouveaux qui ont été fortement
applaudis.
Nous étions tous heureux de nous
retrouver et d’écouter la responsable
diocésaine du mouvement, Muriel
Novarre, présenter les différents
temps forts de l'année : Emission
radio le 2 ème vendredi du mois à
20h, nuit des sentinelles, retraite de
P entecôte, recollection de C arême,
journée du mariage, sessions de
préparation au mariage, journée
de l’unité…
Deux nouveautés ont été mises en
avant pour cette année : Les samedis
de l’ACPM, qui offriront un temps
de cheminement régulier pour les
couples de fiancés ou mariés qui le
souhaitent, autour de thèmes sur
le couple et la famille ; et surtout
l’enrichissement du parcours de
préparation au mariage, avec un
week-end bloqué, qui réunira tous
les fiancés de l’année, et sera animé
par Mgr Macaire.
La responsable diocésaine a rappelé
la particularité de la mission CPM
qui se vit en couple, et exige que
nous vivions nous-mêmes, chaque
jour, les différents thèmes que nous
traitons en session, afin que notre
témoignage soit vrai : le dialogue au
quotidien, le caractère sacramental
du mariage, les arrachements… pour
ne citer que ceux-là. C’est donc un
chemin permanent de conversion
du couple. Elle a également mis
l'accent sur l'implication de tous dans
la mission. Nous devons avoir foi en
notre mouvement, et nous confier à
Dieu par la prière en couple.
Le CPM a reçu mission au niveau du
diocèse d'accompagner les couples
qui ont un projet de mariage. Tout au
long de l'année les équipes ont des
temps de «révision de vie» (relecture
de sa vie de couple à la lumière
de la Parole de Dieu, et partage
en équipe), qui les préparent au
témoignage lors de sessions.
Le temps de carrefour organisé lors
de cette matinée a été l’occasion
d’approfondir le sens de la mission,
en s’appuyant sur la P arole de
Dieu : suis-je conscient d’avoir été
appelé par Dieu ? Pourquoi servir ?
La dimension de service dans la
mission. Autant de questions qui
nous ont rappelé que nous œuvrons
d’abord pour Dieu.
A l'issue des carrefours, nous avons
eu la joie d'accueillir Mgr David
Macaire, qui a pris le temps de nous
faire un court mais, ô combien, riche
enseignement sur l'importance
de la mission CPM, les difficultés
que nous pouvons rencontrer et
la nécessité de se ressourcer par
les retraites et recollections. Il a
également insisté sur le fait que
le mariage est souvent l‘occasion
d’un retour des couples vers l’Eglise,
après plusieurs années de coupure.
L’accueil que nous leur réservons
est donc extrêmement important
pour qu’ils découvrent combien
Dieu les aime et est heureux de ce
retour. De même, nous devons être
en mesure de leur parler de l’Eglise,
et leur rappeler les bases mêmes du
catéchisme de l’Eglise catholique.
Cela implique que nous soyons
nous-mêmes préparés. Avant de
partir, Monseigneur nous a donné
sa bénédiction pour continuer cette
mission qu'il nous a confiée.
Notre rencontre s'est terminée
par l’Eucharistie célébrée par père
Valard, à la chapelle du couvent.
Nous nous sommes séparés après un
partage convivial dans l'assurance
que Dieu veille sur nous....
Muriel Novarre
responsable CPM Martinique
n
Permanence de Bellevue :
Tél. 06 96 44 74 84
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Vie du diocèse
Depuis la loi de 1905, l’Eglise ne peut économiquement vivre que d\
e la générosité
de ses fidèles.Parmi les ressources traditionnelles (dons, quêtes\
, denier, casuel,
legs…) il se trouve que le legs très courant au début du siè\
cle dernier est tombé
en désuétude.
Legs, donations, assurances-vie
Aider matériellement l’Eglise sans léser un proche
D
ans l’esprit de beaucoup de
fidèles, le legs est l’affaire
de personnes riches qui
n’ont pas d’héritier. D’autre part,
léguer était assimilé à transférer
la propriété d’un bien immobilier.
Il semble utile de rappeler que
tout fidèle peut, à sa mesure, aider
financièrement son Eglise sans
pour autant léser un proche.
En effet, léguer consiste à rédiger
un testament dans lequel est
nettement précisé qu’il est de la
volonté du vivant de donner, à son
décès (à l’Eglise de Martinique ),
un bien,(immeuble ou autre), en
respectant les obligations légales
en matière de succession.
En effet, après avoir doté les
héritiers réservataires, il peut
être légalement dégagé une part
appelée la quotité disponible
(il est conseillé de se rapprocher
de son notaire pour préciser cette
notion).
Compte tenu du marché du foncier
en Martinique et du nombre
d’héritiers réservataires, il semble
que seules les personnes sans
héritier direct sont en mesure de
léguer un bien immobilier.
Mais il faut avoir connaissance que
tout autre bien peut être légué
(compte bancaire, voiture, bijoux,
argenterie…). Peu importe la valeur
de ces biens ; même modeste, un
legs manifeste toujours pour la
famille, de la part du testateur,
un témoignage de l’engagement
profond vis-à-vis de l’Eglise.
En dehors du legs, la donation
et l’assurance-vie permettent,
du vivant du donateur, de
transmettre un bien ou des valeurs ;
la donation devant obligatoirement
être effectuée auprès d’un Notaire.
En ce qui concerne l’assurance-
vie, il s’agit d’un contrat d’épargne
qui permet de désigner comme
bénéficiaire(s) une ou plusieurs
personnes en cas de décès.
Il est possible d’ouvrir plusieurs
comptes assurance-vie, ainsi
dans le cas où un compte a été
ouvert dans un ménage avec
comme bénéficiaire(s) un ou des
êtres chers, il vous est possible de
souscrire un nouveau contrat avec
comme bénéficiaire «Association
diocésaine de la Martinique» ; ce
contrat peut être alimenté par des
versements modestes adaptés à la
situation financière de chacun.
En résumé, le fait de léguer ou
de mettre son Eglise comme
bénéficiaire d’un contrat
d’assurance-vie n’est pas réservé
aux personnes dites «aisées».
Toute personne engagée pour son
Eglise peut contribuer à accroître
ses moyens matériels à hauteur de
ses possibilités.
Les besoins, notamment en
réparation ou construction de
nouvelles Eglises, sont énormes, et
la communauté des chrétiens aura
à permettre la réalisation de ces
chantiers pour assurer la possibilité
de l’accomplissement de la mission
évangélique.
Le Délégué de l’Evêque est à
votre disposition pour toute
explication ou conseil concernant
ces questions.
Vous pouvez demander une
consultation en appelant au
05 96 63 70. 70 le secrétariat de
l’Archevêché ou le 06 96 31 03 33.
Michel Pouch,
Délégué diocésain aux legs
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 11 octobre 2015 / n°508
22
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
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Dimanche 18 octobre 2015
Les familles d'accueil
(titre provisoire)
Accueillir chez soi un enfant ou une personne âgée, donner de l’amour, de l’affection sans pour autant
remplacer un parent… Qui sont ces familles qui accueillent, et quelles sont leurs motivations ? Quels risques
cela comporte pour les familles d’accueil et les personnes accueillies ? Quels sont les liens qui se créent ? Jusqu’à
quelles limites ? Comment gérer l’aspect financier ? Comment gérer l’échec quand il y a incompatibilité ?
Peut-on trouver dans cet accueil une motivation spirituelle ? La famille est un socle sur lequel se bâtissent,
encore aujourd’hui, les sociétés d’Outre-mer. Famille élargie, famille recomposée, lien du sang, lien du cœur,
quelle place les familles d’accueil occupent-elles dans nos sociétés ? C'est le thème qu'a choisi d'aborder
Dieu
m'est témoin
cette semaine.
Dimanche 25 octobre 2015
Les nullités de mariage
(titre provisoire)
Pour quelles raisons un mariage peut-il être déclaré nul ? Qui sont ces chrétiens qui s’engagent dans une
telle procédure ? Comment vivent-ils la déclaration en nullité du sacrement du mariage ? Le vivent-ils comme
une seconde chance pour se «remarier» à l’église ? La discipline de l’Église a-t-elle toujours été aussi ferme
sur cette question ? Le synode sur la famille peut-il aboutir à une autre place laissée aux divorcés-remariés ?
Cela aura-t-il une implication sur cette procédure canonique ? La procédure est longue et complexe, c’est un
véritable procès, n’est-ce pas décourageant ?
Toutes ces questions,
Dieu m'est témoin les posera cette semaine à ses invités ; ceux qui ont vécu cette
annulation, ou ceux qui ont instruit l'enquête pour la prononcer.
Medias
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 11 octobre 2015 / n°508
23
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut
se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 – 101.3 et 105,3 mHz
Site internet : www.radiosaintlouis.com
Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05
Courriel : contact@radiosaintlouis.com
L’Evangile par-dessus les toits
33 ans à votre service : 1982-2015
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Mois d'octobre : Mois du Rosaire
Salve ReginaSalve Regina
Salut, ô Reine, mère de miséricorde ;
notre vie, notre douceur et notre espérance, salut !
Enfants d'Eve, exilés, nous crions vers vous ;
vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
O vous, notre avocate,
tournez vers nous vos regards miséricordieux.
Et après cet exil, montrez-nous Jésus,le fruit béni de vos entrailles,
ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie !
Sainte Thérèse d'Avila
