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Jésus-Christ, Roi des rois, et Seigneur des seigneurs • RASSEMBLEMENT DES ANTILLO-GUYANAIS À SAINT-SULPICE • PRENDRE CONSCIENCE DE NOTRE VULNÉRABILITÉ FACE AUX RISQUES NATURELS MAJEURS • L'AVENT : QU'ATTENDONS-NOUS ? N° 511 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 22 novembre 2015

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Editorial A ujourd’hui, dernier dimanche du temps ordinaire, l’Eglise célè\ bre la solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ «Roi de l’univers»\ . C’est par le don de sa vie que le Christ est Roi ! Sa royauté est symbolis\ ée par la Croix. Son autorité se concrétise par des actes d’amour, de paix, de réconciliation, de pardon… Service, fidélité et amour sont l\ es maîtres mots de ce dimanche. Le Christ est Roi pour nous aimer, et pour que nous ayons la vie. Il est Roi pour l’éternité. Il l’a affirmé lui-mê\ me : Je suis l’Alpha et l’Oméga. Celui qui est, qui était et qui vient, le souverain de\ l’univers. Nous voilà donc arrivés au terme de l’année liturgique B, qu\ e nous avons parcourue en compagnie de saint Marc. Dimanche prochain (29 novembre),\ 1er dimanche de l'Avent, en entrant dans l’année C, nous contemplerons le visage du Christ avec l’Evangéliste saint Luc. Une année nouvelle commence, et c’est pour nous une nouvelle occas\ ion de mettre nos pas dans ceux de Jésus, notre Roi. Apprenons à le co\ nnaître, à le reconnaître, à l’écouter, à témoigner de ce qu’Il a fait et qu’Il continue à faire pour nous. Il est parfois difficile de comprendre ce que nous rece\ vons, mais apprenons à accepter dans la joie et rendons grâce, car la lo\ gique du Seigneur n’est pas la nôtre. Elle nous dépasse ! L'Avent est un temps d'attente, nous dit le frère Prétot de l’Institut supérieur de liturgie. C'est pourquoi on peut considérer ce temps liturgique comme un temps de gestation. Ce temps est marqué par la figure de Marie, la fe\ mme qui attend la naissance de Jésus. La dévotion à la Sainte Vierge Marie est le thème central de notre dossier intitulé : « Le mois d’octobre était consacré au Rosaire.\ Comment avez-vous vécu ce temps de dévotion mariale ? Quels sont vos rapports avec l\ a Sainte Vierge ? ». Nous avons apprécié à nouveau la collaboration d\ es fidèles qui enrichissent le débat par leurs témoignages. A l’occasion de la 21 ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), qui se déroulera du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, Eglise en Martinique propose un article de l’universitaire Pascal Saffache, géographe, qui nous\ interpelle sur notre vulnérabilité face aux risques naturels majeurs. Les der\ nières intempéries qu'a connu la Martinique ne font que conforter ses propos\ . Souvenons-nous de la déclaration du pape François, à l’occas\ ion de la sortie de son encyclique sur l’environnement en juin dernier : La maison que nous habitons est en train de se détruire et cela touche tout le monde, sp\ écialement les pauvres. En ce dimanche 22 novembre, fête de sainte Cécile, patronne des mu\ siciens et des choristes, prions pour celles et ceux qui assurent le service de \ nos célébrations (chefs de chœurs, choristes, animateurs…). Prions également pour toutes les familles touchées par les attenta\ ts perpétrés à Paris, le 13 novembre dernier. Que ce chemin de l'Avent soit pour chacun, un bon temps de préparation aux prochaines fêtes de Noël ! Justine Lordinot n DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la MartiniqueBoîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr Editorial Mot de l'Evêque • Sé Li nou lé ! Eglise universelle Attentats du 13 novembre, à Paris : • Tuer au nom de Dieu « est un blasphème » • Messe à l'intention des victimes, de leurs proches et à l'intention de la France Liturgie • Parole dominicale • Avent : qu'attendons-nous ? Dossier : Le mois d’octobre était consacré au Rosaire. Comment avez-vous vécu ce temps de dévotion mariale ? Quels sont vos rapports avec la Sainte Vierge ? • Octobre, le mois du Rosaire • Témoignages Vie du diocèse • Antillais et Guyanais de tous âges réunis autour de leurs évêques, le 11 novembre 2015 Société - les risques naturels • La Martinique sous les eaux • Prendre conscience de notre vulnérabilité face aux risques naturels majeurs Vers le Père… • Frère Jacques Xavier Ziémé Médias numéro 511 S ommaire 2 3 numéro 511 SS ommaire Jésus-Christ, Roi des rois, et Seigneur des seigneurs • RASSEMBLEMENT DES ANTILLO-GUYANAIS À SAINT-SULPICE • PRENDRE CONSCIENCE DE NOTRE VULNÉRABILITÉFACE AUX RISQUES NATURELS MAJEURS • L'AVENT : QU'ATTENDONS-NOUS ? N° 511 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 22 novembre 2015 77 6 4 4 9 14 15 16 19 19 9 10

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Sé Li nou lé ! U ne grande séquence politique s’annonce ! Les élections nationales occupent le terrain des grands médias, les élections locales approchent. Bientôt, nous allons suivre les grands matchs électoraux télévisuels en famille, installés confortablement dans un canapé et munis de chips, d’accras et de sodas… Tout cela est-il étranger à notre vie spirituelle ? Certainement pas ! En nous appelant à voter, le système démocratique impose un engagement moral de chaque citoyen. Le mot "voter" vient du latin votum , le vœu, et du verbe volare qui veut dire "vouloir". Voter, c’est exprimer un vœu, c’est donc engager sa volonté. Donner son vote est un acte qui implique toute notre âme : notre intelligence, notre liberté, notre spiritualité. S’abstenir, sauf raison grave (la santé par exemple), est une démission face à notre responsabilité de chrétien et de citoyen. C’est pourquoi le Catéchisme de l’Eglise Catholique, en commentant la Parole de Dieu (Rm 13,1-2) affirme que la soumission à l'autorité et la coresponsabilité du bien commun exigent moralement l'exercice du droit de vote (CEC 2240). Si aucun candidat ne nous paraît digne de confiance, on peut voter "blanc", mais on ne peut pas dire que le Christ nous envoie dans le monde et s’abstenir de cet engagement en disant : « sa pa zafè mwen ». L’Eglise nous oblige donc à participer aux élections. Par exemple, les jours de scrutins, même les religieux contemplatifs, qui ne sortent jamais de leur monastère, se rendent au bureau de vote ! Une élection républicaine n’est pas une élection de "reine de Carnaval" ! Ce n’est pas en fonction de l’applaudimètre, du nombre de « sé li nou lé » ou « nou pa lé’y » de la foule qu’on choisit de confier, ou pas, des responsabilités politiques à un candidat ou à une équipe. L’Histoire nous montre comment un vote "charnel", nourri par la peur, la colère, la vengeance ou même la sympathie médiatique, peut porter au pouvoir des candidats aux projets mortifères et sectaires, aux mains de puissances ténébreuses. Autrement dit, on ne vote pas n’importe comment ! Le vote ne doit pas se faire sur des critères charnels, c’est-à-dire affectifs ("j’aime" / "j’aime pas"), mais bien sur des critères spirituels, objectifs et raisonnés. Pour un disciple du Christ, c’est une faute devant Dieu de voter sans savoir pour qui et pour quoi on vote, en se laissant plus ou moins influencer par les médias ou les affects. Chacun doit discerner en conscience, avec des critères objectifs, c’est-à-dire réfléchir, peser et soupeser dans l’Esprit-Saint, les programmes des candidats ! L’Eglise ne donne généralement pas des consignes de vote, mais elle se réserve le droit de souligner les principaux enjeux de chaque élection et de dénoncer ce qui est incompatible avec l’Evangile dans le discours politique. Je salue à ce titre l’initiative des Mouvements d’Action Catholique de demander aux candidats de s’expliquer Face aux Chrétiens ce 22 novembre 2015 : nul doute que ce meeting-là nous aidera à accomplir intelligemment notre devoir électoral. Pour aider notre discernement, je voudrais citer ici le discours final de Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, lors de la dernière assemblée des évêques à Lourdes : Nous portons de l’estime à l’engagement politique. Avons- nous autre chose à dire à nos fidèles que d’aller voter ? Sûrement. Nous voulons ajouter : pensez au sort des petits et des humbles ; pensez à l’accueil, pensez au respect de la vie et de la dignité de la personne humaine ; pensez aux politiques sociales et familiales, à l’éducation des jeunes ; fuyez la violence sous toutes ses formes, la violence verbale n’étant pas la moindre. Regardez de près les programmes. En résumé, c’est à la lumière de la Parole de Dieu que nous devons juger les idées des candidats et faire notre choix, car, en Vérité, il n’y a pas d’autre programme électoral que l’Evangile, il n’y pas d’autre roi que le Christ Jésus : sé Li nou lé ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 33 Mot de l'Evêque

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Eglise universelle - Attentats du 13 novembre, à Paris L es événements tragiques qui ont frappé notre pays ces jours-ci, et particulièrement Paris et Saint-Denis, plongent nos concitoyens dans l’effroi et la stu- peur. Ils nous posent deux redou- tables questions : en quoi notre mode de vie peut-il provoquer une agression aussi barbare ? A cette première question, nous répon- dons volontiers par l’affirmation de notre attachement aux valeurs de la République, mais l’événe- ment nous oblige à nous interro- ger sur le prix à payer pour cet attachement et à un examen de ces valeurs. La deuxième question est encore plus redoutable, car elle instille un soupçon dans beau- coup de familles : comment des jeunes formés dans nos écoles et nos cités peuvent-ils connaître une détresse telle, que le fantasme du califat et de sa violence morale et sociale puisse représenter un idéal mobilisateur ? Nous savons que la réponse évidente des difficultés de l’intégration sociale ne suffit pas à expliquer l’adhésion d’un certain nombre au djihadisme, bien qu’ils échappent apparemment à l’exclu- sion sociale. Comment ce chemin de la barbarie peut-il devenir un idéal ? Que dit ce basculement sur les valeurs que nous défendons ? La foi chrétienne peut-elle nous être de quelque secours dans le désarroi qui s’est abattu sur nous ? A la lumière des lectures bibliques que nous venons d’entendre, je voudrais vous proposer trois éléments de réflexion. 1. Dieu, mon seul espoir Le psaume 15, comme beaucoup d’autres psaumes, est un cri de foi et d’espérance. Pour le croyant dans la détresse, Dieu est le seul recours fiable : « Il est à ma droite, je suis inébranlable ». C’est peu dire que les tueries sauvages de ce vendredi noir ont plongé dans la détresse des familles entières. Et cette détresse est d’autant plus profonde, qu’il ne peut pas y avoir d’explications rationnelles qui justifieraient l’exécution aveugle de dizaines de personnes anonymes. Mais si la haine et la mort ont une logique, elles n’ont pas de rationalité. Bien sûr, nous avons besoin de dire des mots, nous avons besoin que des mots soient dits et que nous les entendions, mais nous sentons Messe à l’intention des victimes, de leurs proches et à l’intention de la France Eglise universelle Eglise universelle - Attentats du 13 novembre, à Paris ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 4 * * * * * Chers frères et sœurs, Je tiens à exprimer ma tristesse pour les attentats terroristes qui ont ensanglanté\ la France, tard vendredi, faisant de nombreuses victimes. J’adresse l’expression de ma souffrance, mes condolé- ances au président de la République française et à tous les \ citoyens. Je suis proche, en particulier, des familles de ceux qui ont perdu la vie et des blessés. Une telle barbarie nous laisse sans mot, et nous nous demandons comment \ le cœur de l’homme peut concevoir et réaliser ces horribles événements qui ont bouleversé non seulement la France, mais le monde entier. Face à des actes aussi intolérables, on ne peut que condamner cet a\ ffront inqualifiable à la dignité de la personne humaine. Je tiens à réaffirmer avec force que le chemin de la violence et de la haine ne pourra jamais résoudre les problèmes de l’humanité ! Et utiliser le nom de Dieu pour justifier ce chemin, ces choix, c’est un blasphème. Je vous invite à vous joindre à moi dans la prière : confions à la miséricorde de Dieu les victimes sans défense de cette tragédie. Que la Vierge Marie, la mère de miséricorde, suscite dans les cœurs de tous des pensées de sagesse et des intentions de paix. Nous lui de\ mandons de protéger et de veiller sur la chère nation française, fille aînée de l’Église, sur l’Europe et sur le monde tout\ entier. Pape François (Angélus du 15 novembre 2015) Tuer au nom de Dieu « est un blasphème »

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tous que ces paroles ne vont pas au-delà d’un réconfort immédiat. Avec l’irruption aveugle de la mort, c’est la situation de chacun d’entre nous qui devient incontournable. Le croyant, comme tout un chacun, est confronté à cette réalité inéluctable, proche ou lointaine, mais certaine : notre existence est marquée par la mort. On peut essayer de l’oublier, de la contourner, de la vouloir douce et légère, mais elle est là. La foi, aucune foi, ne permet d’y échapper. Et nous sommes intimement acculés à répondre de nous-mêmes : vers qui nous tourner dans cette épreuve ? Faire confiance aux palliatifs, plus ou moins efficaces ou durables ou bien faire confiance à notre Dieu, qui est le Dieu de la vie. Le psalmiste nous soutient pour mettre sur nos lèvres la prière de la foi et de l’espérance : Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. En ces jours d’épreuve, chacun de ceux qui croient au Christ est appelé au témoignage de l’espérance pour lui-même et tous ceux qu’il essaie d’accompagner et de soulager. Au moment où va s’ouvrir, dans quelques semaines, l’année de la miséricorde, nous voudrions, par nos paroles et nos actions, être des messagers de l’espérance au cœur de la souffrance humaine. 2. Tu m’apprends le chemin de la vie (Psaume 15) Cette espérance définit une manière de vivre pour ceux qui la reçoivent. Elle nous apprend le chemin de la vie. Heureusement, tous ne sont pas confrontés aux horreurs subies par les victimes du fanatisme comme celles de vendredi dernier. Mais tous, sans exception, chacun et chacune d’entre nous, nous devons affronter des événements et des périodes difficiles dans notre existence. À quoi reconnaît-on un homme ou une femme d’espérance ? À sa capacité à assumer des épreuves et à combattre contre les forces destructrices dans la confiance et la sérénité. Cette force intérieure permet à des hommes et à des femmes ordinaires, comme vous et moi, de refuser de plier, de faire des choix difficiles, parfois héroïques, bien au-delà de ses propres forces. Après les périodes de dures épreu- ves, nous pouvons reconnaître que certaines et certains ont tenu sans faiblir parce que leur conviction intérieure était assez forte pour braver des dangers possibles ou réels. Pour nous, chrétiens, cette force vient de notre confiance en Dieu et de notre capacité à nous appuyer sur Lui. Mais nous pouvons aller plus loin dans notre interprétation : pour un certain nombre d’hommes et de femmes, leur foi en une réelle transcendance de l’être humain les motive. Même s’ils ne partagent pas notre foi en Dieu, ils partagent un de ses fruits qui est la reconnaissance de la valeur unique de chaque existence humaine et de sa liberté. Pouvons- nous voir dans le calme et le sang- froid dont nos compatriotes ont fait preuve, un signe de cette conviction que notre société ne peut se justifier que par son respect indéfectible de la dignité de la personne humaine ? Face à la barbarie aveugle, toute fissure dans ce socle de nos convictions serait une victoire de nos agresseurs. Nous ne pouvons répondre à la sauvagerie barbare que par un surcroît de confiance en nos semblables et en leur dignité. Ce n’est pas en décapitant que l’on montre la grandeur de Dieu, c’est en travaillant au respect de l’être humain jusque dans ses extrêmes faiblesses. 3. Lorsque vous verrez arriver tout cela … (Marc 13,29) Cette confiance en Dieu est une lumière sur le chemin de la vie, mais pas seulement pour chacun d’entre nous dans son existence personnelle. Elle est aussi une lumière pour comprendre l’histoire humaine, y compris dans son déroulement énigmatique. L’évan-gile de Marc que nous avons entendu annonce le retour du Fils de l’Homme, le Sauveur, à travers des signes terrifiants dans les cieux et sur la terre. Nous ne sommes plus accoutumés à cette façon de scruter les signes, encore que beaucoup fassent commerce de cet exercice. Mais il me semble que le plus important pour nous est de puiser dans cette lecture deux enseignements. D’abord, nul ne sait ni le jour ni l’heure de la fin des temps. Seul, le Père les connaît. Nous savons aussi que nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre propre fin et que cette ignorance taraude bien des gens. Mais nous voyons tous, et l’événement de cette semaine nous le rappelle cruellement, que l’œuvre de mort ne cesse jamais et frappe, parfois aveuglément. Ensuite, les événements drama- tiques ou terrifiants de l’histoire humaine peuvent être interprétés et compris comme des signes adressés à tous. Lorsque vous verrez cela, sachez que le Fils de l’Homme est proche à votre porte, nous dit l’évangile (Marc 13,29). Cette capacité d’interpréter l’histoire n’est pas une façon de nier la réalité. Elle est une façon de découvrir que l’histoire a un sens. Elle annonce quelqu’un qui frappe à notre porte, à chacune de nos portes. Ce quelqu’un, c’est le Christ. Ainsi nous ne pouvons pas nous arrêter aux malheurs de la vie ni aux souffrances que nous endurons, comme si cela n’avait aucun sens. À travers eux, nous pouvons découvrir que Dieu frappe à notre porte et veut nous appeler encore à la vie, nous ouvrir les chemins de la vie. Cette espérance, nous devons la porter et en témoigner comme un réconfort pour ceux qui souffrent et comme un appel pour tous à vérifier les vraies valeurs de sa vie. Je vous propose maintenant de vous unir intensément à la prière des défunts qui va être chantée. Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris (Homélie du 15/11/15) Source : http://www.paris.catholique.fr n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 55

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L a P arole D ominicale Dimanche 22 novembre 2015 Daniel 7,13-14 • Psaume 92 • Apocalypse 1,5-8 • Jean 18,33-37 P our cette fête du Christ- Roi, nous avons des textes contrastés. La première lecture est exaltante quant à la royauté du Fils de l’Homme qui s’avance pour recevoir «domi- nation, gloire et royauté». Tous les peuples, toutes les nations le serviront et sa domination s’exer- cera éternellement. Il se dégage donc de ce passage la notion de puissance. Dans la deuxième lecture, tirée de l’Apocalypse, on a aussi cette exaltation, mais elle est enracinée dans l’histoire : Jésus-Christ est explicitement désigné comme ce Souverain de l’univers avec l’idée que ce qui justifie son titre est le fait qu’il soit le premier-né d’entre les morts. Pourtant, en arrivant à l’Evangile, tiré de celui de Jean, on a l’impression que Jésus se méfie du terme «roi». Quand Pilate lui dit : Alors, tu es roi ? Il s’empresse de dire : C’est toi qui le dis. Cela tient du fait que le terme de roi est ambigu. Il peut décrire une réalité positive mais aussi négative. Dans le premier livre de Samuel au chapitre 8, 1S8, le peuple vient trouver Samuel pour lui demander un roi. Samuel fut mécontent parce qu’ils avaient dit : Donne-nous un roi pour nous gouverner, et il se mit à prier le Seigneur. Or, le Seigneur lui répondit : Écoute la voix du peuple en tout ce qu’ils te diront. Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent : ils ne veulent pas que je règne sur eux. Pour Israël, il ne devrait pas être question d’autre roi que Dieu. Pourtant, au moment où il aurait dû reconnaître son roi qui venait à lui, c’est le rejet. Pilate leur dit : Vais-je crucifier votre roi ? Les grands prêtres répondirent : Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur . Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Ces versets se situent quelques lignes après le dialogue entre Jésus et Pilate que nous lisons ce dimanche du Christ-Roi. Pour les hommes pécheurs, le terme de roi est connoté de puissance et de domination servile. Alors qu’il aurait dû désigner une exaltation positive : le Roi est celui qui garantit la vie de tous, le bonheur de tous. Il est en quelque sorte au service du bonheur de ses sujets. La royauté de Jésus n’est pas une royauté de servilité. Et effec- tivement, s’il était roi au sens où l’entend le monde, ses légions auraient combattu pour lui ! La royauté de Jésus est une royauté de victoire ! Victoire sur le péché, victoire sur la mort ! Il faut le répéter et insister sur cette dimension que le chrétien ne doit pas perdre de vue. En effet, nous sommes dans un monde encore marqué par le péché. Un monde où nous trouvons la souffrance, la douleur. Et en plus, les media n’arrangent pas les choses en nous déversant toute la misère du monde. Eh bien, le Christ, lui, nous annonce la Bonne Nouvelle ! Et quelle est-elle ? « Le Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il a vaincu la mort ! ». Cette victoire est éclatante. Et si nous avons du mal à le voir dans nos vies quotidiennes – bien qu’elle soit là – nous la toucherons du doigt au jour de la Résurrection. Mais attention, il ne s’agit pas d’une victoire à retardement : elle est déjà là ! Et le chrétien doit vivre dans cette logique de victoire. Ce Seigneur qui viendra dans la gloire est ce même Seigneur qui nous a promis d’être avec nous jusqu’à la fin des temps. Si le chrétien agit au cœur du monde en faisant le bien, c’est parce qu’il a la foi en Jésus- Christ, vainqueur des ténèbres et de la mort. Le Dieu que nous avons, est le Dieu des victoires ! P. Christian Catayée, Curé de Saint-Christophe et Sainte-Thérèse n Christ-Roi de l’univers - Année B ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 6

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L 'Avent est un temps d'attente, et c'est pourquoi on peut considérer ce temps liturgique comme un temps de gestation. Mais ce temps est marqué par la figure de Marie, la femme qui attend la naissance de Jésus : or la Tradition voit dans la personne de Marie en attente de la naissance de Jésus, une figure de l’Église qui attend la réalisation des promesses. C'est ce qui peut nous inviter à considérer l’Église comme un corps en gestation. Qu'est-ce que l’Église attend vraiment ? Ici il faut ajouter aussitôt, qu'en parlant de l’Église, on considère non pas une institution extérieure, sociale et politique, comme on parlerait d'un syndicat, d'un parti politique, ou d'une région, mais l'ensemble des chrétiens, et donc nous-mêmes, chacun comme membres du corps. L'attente de la naissance du Seigneur La phrase qui va guider cette réflexion est une parole du Magnificat dont la traduction liturgique (Luc 1,38) est : Marie dit alors : "Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole". Alors l'ange la quitta. L'Avent est un temps où, pour une part, mais pour une part seulement, l'Eglise fait mémoire de l'attente de la naissance du Sauveur dans la chair. En effet, c'est un aspect de l'Avent, d'être un temps de préparation à Noël. Et en parlant ainsi, je pense que pour beaucoup de chrétiens, Noël est perçu d'abord comme la fête de la naissance de Jésus à Bethléem. Or le cycle Avent - Noël - Épiphanie est moins la mémoire de la naissance de Jésus qu'une grande célébration de la manifestation du Seigneur. Le mot Épiphanie renvoie à celui de manifestation. Mais qu'est-ce qui se manifeste au juste ? Dieu se rend visible à nos yeux Dieu l'invisible, l'éternel, celui qui peut dire en toute vérité "je suis Dieu, et non pas homme" se fait homme parmi les hommes, l'un d'entre nous. Il entre dans notre histoire et fait donc de l'histoire humaine un temps de gestation. C'est pourquoi l'Avent nous rappelle que le temps que nous vivons, depuis la naissance du Christ à Bethléem, mais surtout depuis sa mort et sa résurrection, est un temps de gestation. Il faut donc avoir présent à l'esprit que dans le plan de Dieu, c'est toute l'histoire du Salut, l'aventure de Dieu avec les hommes, qui est un temps de gestation. (…). La venue de Dieu parmi les hommes est une histoire de salut. Dieu au milieu de nous est une bonne nouvelle et non le signal d'un danger. Un temps de joie L'Avent et Noël font donc mémoire de la manifestation de Dieu dans l'histoire des hommes et c'est pourquoi effectivement, il est juste de parler de ce temps comme un temps de joie. Mais la joie ne vient pas tellement de la naissance de l'enfant, que de ce qu'elle signifie : Dieu avec nous, comme on l'entendra le 4 ème dimanche de l'Avent pendant la lecture de la prophétie d'Isaïe 7. Le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel, (c'est- à-dire : Dieu-avec-nous) (Isaïe 7,14). Première conséquence pour notre réflexion : si l’Église est en gestation, c'est d'abord parce que Dieu est venu à la rencontre de l'humanité. Depuis que Dieu est entré dans l'histoire des hommes – et c'est le sens des alliances de l'Ancien Testament, avec Abraham, avec Moïse, et surtout depuis que Dieu, en Jésus de Nazareth, s'est manifesté dans la chair – le monde est en gestation. Et qu'est-ce qui est en train de naître ? La joie Liturgie Avent : qu'attendons-nous ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 7 Le temps de l'Avent est marqué par la figure de Marie qui attend son enfant... Mais nous, qu'attendons-nous ?

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Liturgie d'une rencontre, la joie de Dieu qui découvre en Jésus l'humanité accomplie, la joie de l'homme qui découvre en Jésus la promesse que Dieu lui a faite. Dire que l’Église est en gestation, c'est donc en fait se laisser décentrer en tournant nos regards vers Dieu qui est venu à la rencontre de l'humanité. S'il peut y avoir gestation, c'est parce que Dieu prend l'initiative, que dans sa miséricorde, il a décidé de faire alliance. Mais là encore, il ne faut pas réduire le temps de l'Avent à cet aspect seulement. La venue du Christ à la fin des temps En réalité, le temps de l'Avent est moins un temps où l'on fait mémoire de la naissance de Jésus dans la chair, qu'un temps où l’Église oriente nos regards vers la venue du Christ à la fin des temps. Adventus en latin signifie «venue», mais une venue dont la naissance à Bethléem était la première réalisation, qui surtout annonçait la venue plénière à la fin des temps. Dans un texte célèbre – le cinquième sermon pour l'Avent – un texte qui est lu à l'office durant ce temps de l'Avent, saint Bernard explique qu'il n'y a pas une seule venue, celle de Jésus, qui vient au monde après avoir été porté par Marie en son sein durant neuf mois, mais trois venues que l'on décline comme le tiercé dans le désordre : 1, 3 et enfin 2. La première, c'est donc la naissance de Jésus à Bethléem il y a un peu plus de 2 000 ans. Dieu s'est fait homme parmi les hommes. La troisième venue, c'est l'attente du retour du Christ dans la gloire. Nous le chantons au cœur de l'Eucharistie : "nous attendons ta venue dans la gloire". La gestation dont nous faisons mémoire durant l'Avent, ce n'est pas seulement celle de Marie, mais celle du Royaume. On sait que dans l’Évangile, Jésus parle du Royaume de Dieu avec des images, la graine de moutarde, la levure qui fait lever la pâte : des images qui disent la gestation du Royaume. Si l'on peut dire que l’Église est en gestation, c'est parce qu'elle attend et prépare le Royaume dont elle est déjà une certaine réalisation. C'est pour cela que la fin de l'année liturgique rejoint le début. Ce que nous avons célébré le premier dimanche de l'Avent et ce que nous avons célébré lors de la fête du Christ Roi de l'univers, se rejoignent intimement : l’Église attend la réalisation du Royaume de justice et de paix inauguré par la Pâque du Christ. Rester dans la vigilance Mais entre la première et la troisième venue, il y en a une deuxième. Et ce temps intermédiaire, c'est aujourd'hui. Chaque jour, le Seigneur vient, si nous l'accueillons. Et c'est pourquoi, le premier dimanche de l'Avent est placé sous le signe de la vigilance : la vigilance, c'est la vertu par excellence d'une Église en gestation. On peut encore ajouter ici que les biblistes soulignent qu'en hébreu, la racine (ChaQaD) renvoie à la fois au verbe "veiller" et à un arbre, l'amandier. On trouve notamment ce rapprochement au premier chapitre du livre du prophète Jérémie : "La parole du Seigneur me parvint : Que vois-tu, Jérémie ? Je répondis : je vois une branche d'amandier. Tu as bien vu ; car je veille sur ma parole pour l'accomplir" (Jérémie 1,11-12) L'amandier est le premier arbre à se mettre à fleurir. Le veilleur, c'est donc celui qui annonce le printemps. C'est celui qui attend, dans la confiance aimante, que la vie refleurisse. C'est aussi celui qui, à force d'attente, d'attention, devient capable de discerner les signes de la vie et de la lumière au cœur de l'hiver, du froid et de la nuit. F. Patrick Prétot, osb, Institut Supérieur de liturgie - Institut catholique de Paris (dans Croire ), 13/10/15 n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 8 Dans le cadre de la fête de saint François-Xavier, Le Chemin Ignatien Martinique vous invite à découvrir la Famille ignatienne, le samedi 5 décembre, à 16h, au Pensionnat Saint-Joseph-de-Cluny, 22 route de Cluny (dans la grande salle du Couvent). Durant cette heure de rencontre, la Famille ignatienne vous sera présentée et vous pourrez (ré) entendre l’invitation à devenir ADLS (Amis Dans Le Seigneur) à l’école Ignace et de François-Xavier. * Dès 14h30 : les animateurs du Chemin Ignatien assureront une Permanence/ Accueil en vue des prochaines Retraites d’Exercices Spirituels de saint Ignac\ e de Loyola. Adresse : BP 25, 97240 Le François ✆ 05 96 54 35 80 ✉ secretariat.cheminignatien972@gmail.com CHEMIN IGNATIEN MARTINIQUE Communiqué

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L e Je vous salue Marie n'est pas apparu d'un seul coup. Cette prière à Marie est née peu à peu dans la piété de l'Eglise, pour ne se fixer dans sa forme définitive que vers 1500. Pourtant, dès le 12 ème siècle, saint Bernard contribua à développer cette prière à Marie sous la forme naissante du chapelet ou du rosaire. Et saint Dominique au siècle suivant, en répandit l'usage, prescrivant à ses religieux de porter un chapelet à leur ceinture. La grande peste de 1349, qui ravagea tous les royaumes d'Europe, amena les foules à un surcroît de piété, qui contribua également à l'essor de la piété mariale. Et c'est en fait au siècle suivant que cette prière prit le nom de Rosaire. Le pape Pie V engagea l’Église entière à cette prière, face à l'avancée turque qui menaçait l'Europe. C'est ainsi que fut attribuée au Rosaire la victoire décisive de Lépante, en 1571. La fête de Notre-Dame du Rosaire, célébrée le 7 octobre, a été instituée par le pape Pie V en 1573, pour remercier Marie de cette victoire. En 1883, le pape Léon XIII décrétait solennellement que le mois d'octobre de cette année-là serait entièrement consacré à "la Sainte Reine du Rosaire". Depuis, le mois d'octobre, durant lequel comme au mois de mai, on prie particulièrement la Vierge, est appelé le mois du Rosaire. Un rosaire comprend 150 Je vous salue Marie, qui rappellent les 150 Psaumes, et on a longtemps appelé le Rosaire Psautier de Marie. Les 150 Je vous salue Marie furent partagés en trois parties, en l'honneur de la Trinité. Puis chaque partie en cinq dizaines, chacune étant précédée d'un Notre Père et suivie du Gloire au Père ou Gloria , en l'honneur de la Sainte Trinité. Méditer l'histoire du Salut Le Rosaire est ainsi une forme de prière répétitive et très simple, durant laquelle on médite sur la place de Marie dans le mystère du salut, pour s'y associer. Cette prière en effet n'est pas pure répétition : elle est méditation, accueil du mystère de Dieu qui touche et rejoint nos vies. Le chapelet (ou le rosaire) est ainsi une méditation de l'Evangile, l'accueil pour le croyant, de la vie du Seigneur. Dans la récitation du chapelet, chaque mystère est annoncé ou médité et suivi d'une dizaine de chapelet. Pour ne pas perdre le compte, les fidèles utilisaient un collier de cent cinquante grains, nommé "patenôtre", qui est à l'origine des chapelets actuels. Le rosaire a longtemps compté quinze mystères, répartis en 3 séries : les mystères joyeux, douloureux et glorieux, ce qui amenait aux 150 Je vous salue Marie, qui en faisaient le Psautier de Marie. Mais Jean Paul II a rajouté, en 2002, cinq nouveaux mystères : les mystères lumineux. Le Rosaire, lentement récité et médité en famille, en communauté, personnellement, fait entrer peu à peu dans les sentiments du Christ et de sa Mère, en évoquant tous les événements qui sont la clé de notre salut. Faites du Rosaire la douce chaîne qui vous lie à Dieu par Marie (saint Jean Paul II) Jacques Nieuviarts, assomptionniste, bibliste (dans Croire ) n Le Rosaire est le nom d'une prière composée de quatre chapelets d'oraison, consacrée à Marie. En 1883, le pape Léon XIII décrétait q\ ue le mois d'octobre de cette année-là serait entièrement consacré à "la Sainte Reine du Rosaire". Depuis, octobre est traditionnellement resté le mois du Psautier de M\ arie. Le P. Jacques Nieuviarts, assomptionniste, nous en dit plus. Octobre, le mois du Rosaire ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 9 Dossier : Le mois d’octobre était consacré au Rosaire. Comment avez-vous vécu ce temps de dévotion mariale ? Quels sont vos rapports avec la Sainte Vierge ? Mathurine, Sainte-Marie J’avoue que j’avais un peu de mal avec la dévotion mariale. Je me disais, comme peut-être bien d’autres personnes, qu’une trop grande place était réservée à Marie, au détriment de son fils Jésus, notre sauveur. Mais, j’ai compris que Marie était ma mère du ciel quand j’ai eu une très grosse épreuve. Plusieurs personnes accompagnées de prêtres, récitaient le chapelet à mon intention, parfois à mon domicile, et je me suis sentie bercée. J’ai compris que la dévotion mariale permettait à Marie de prier avec moi et pour moi. Elle intercédait pour moi auprès de son fils pour que ce dernier m’accorde la grâce de la guérison de mon cœur meurtri. Depuis, Maman Marie m’accompagne tous les jours dans mes prières. Et comme disait le saint curé d’Ars : Marie est la portière du ciel . Elle accueille et rassure. Témoignages…

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 10 Dossier : Le mois d’octobre était consacré au Rosaire. Comment avez- vous vécu ce temps de dévotion mariale ? Quels sont vos rapports avec la Sainte Vierge ? Sylvie Saxémard, Fort-de-France Je n'ai jamais vraiment prié Marie. J'ai toujours trouvé ennuyeuse et inutile la prière du chapelet. J'ai toujours pensé qu'aller directement à Jésus était suffisant et que je n'avais pas besoin de Marie pour cela. Pourtant, lors d'une retraite spirituelle au Foyer de charité de Trinité (longtemps repoussée), du 12 au 18 octobre 2015 (comme par hasard, mois du rosaire – mais était-ce vraiment un hasard ?), j'ai eu, une nuit où je n'arrivais pas à dormir, le passage de l'Annonciation qui m'est revenu en mémoire. J'ai eu alors la claire vision que tout ce qui manquait à ma vie se trouvait là : la joie, la confiance totale dans le Seigneur (et donc plus de crainte), l'humilité, le service, le don de soi, l'envoi en mission, le partage, la charité ! Et pour couronner le tout, j'ai compris que dans l'Annonciation étaient présentes les trois personnes de la Trinité, avec en son cœur… Marie ! Depuis cette grâce que j'ai reçue (et bien d'autres par la suite), j'ai décidé de prendre Marie chez moi, de me consacrer à Jésus par ses mains, et depuis, je revis !... et mon chapelet, je le dis tous les jours avec joie et ferveur, car j'ai compris que cette prière nous fait méditer avec Marie tous les événements de la vie de Jésus qu'elle gardait dans son cœur ! Béni sois-tu Seigneur Jésus, de m'avoir confiée à Marie! Amen! Alléluia ! Léa Joly, Lorrain Voilà comment j’ai vécu ce mois du Rosaire. J’ai eu, comme d’habitude, des temps de prière personnelle avec Marie, veillant à ce que le petit sanctuaire qui lui est dédié dans le jardin soit maintenu propre et fleuri. L’occasion m’a été donnée aussi de prier avec les autres. En effet, avec le groupe de prière Notre Dame de la Porte de ma paroisse, nous disons tous les mardis le Rosaire. Le jeudi 22 octobre, avec les équipes Bèlè Légliz de Morne-des-Esses, Marigot, Lorrain, et les techniciens de la paroisse, j’ai pris part à l’enregistrement des mystères lumineux en créole. Le samedi 31 octobre, les mouvements mariaux ont organisé une matinée avec les enfants et les jeunes catéchisés. Après un film sur Marie, les animatrices ont expliqué la prière du chapelet aux enfants, qui ont dit les mystères joyeux aidés du séminariste Franck. Un petit livret pour poursuivre la pratique de cette prière à la maison avec les parents leur a été remis. Livia, membre de la Jeunesse Mariale, a présenté ce mouvement et a incité les jeunes à la rejoindre. J’ai assuré avec mon époux le temps de louange qui a clôturé cette matinée. Marie est incontournable et nous mène assurément à Jésus. Emelie Priam, Lamentin J’étais souvent «agacée» par le culte exagéré que certaines personnes adressent à la V ierge Marie ; elles en oubliaient Jésus au passage ; Marie était simple et humble et n’aurait pas voulu ce genre de démonstration. Mais à l’occasion d’une épreuve familiale où mon cœur de mère se déchirait, je me suis tournée vers Marie, lui demandant comment elle avait pu supporter la mort de son fils sans elle-même mourir, et elle m’a répondu. Devant la douceur de sa réponse, ma foi, qui était une foi presque de convenance il me faut l’avouer, s’est purifiée et affermie. Petit à petit j’ai pu accepter la perte de mon propre fils. Et depuis, chaque jour, la mère que je suis s’adresse à notre mère du ciel dans la prière. Marie est ce visage maternel vers lequel nous nous tournons. Elle nous guide dans la foi. Elle nous guide vers le Fils. Car c’est le Christ qui est au cœur de la foi, je ne l’oublie pas. Marie-Jeanne Kader, Morne-des-Esses Le Rosaire est la prière catholique consacrée à Marie, mère de Jésus de Nazareth et notre mère. Le mois du Rosaire, je l'ai vécu en priant un peu plus le chapelet et les vingt mystères constituant le rosaire, au moins une fois par semaine. A cela s’ajoutait ma dizaine quotidienne, puisque je fais partie d'une équipe du R osaire composée de quinze membres. Nous nous réunissons une fois par mois durant toute l'année pour prier et partager sur un passage l'Evangile. A l'occasion du mois du R osaire, il y a eu une très belle messe au Robert à laquelle j'ai participé. Nous avons eu une procession à la grotte et la méditation du chapelet. Pour ma part, j'aime beaucoup prier la Vierge Marie ; elle est notre mère et notre reine, elle intercède pour nous auprès de son fils. Merci maman Marie !

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 11 Odile Pancaldi, Lamentin Le mois d'octobre est un mois de délices que j'affectionne particulièrement, car c'est le mois du Rosaire, de rendez-vous avec Marie. Le Rosaire, je le médite chaque jour, il me nourrit, m'élève, me permet de rester dans les cœurs unis de Jésus et de Marie. Au fur et à mesure de chaque méditation, je sens progressivement la paix et l'amour de Dieu m'envahir. C'est du pur bonheur. Je n'en connais pas de meilleur. Gloire à Dieu ! Bénie soit Marie qui nous donne tant de roses pour inonder nos cœurs et nous embellir. C'est merveilleux. En Eglise, près de la grotte ou dans ma chambre ; au volant dans un embouteillage ou en pleine nature, l'effet est pratiquement le même : Marie nous comble de ses grâces. Loué soit Dieu ! Il nous comble de ses bienfaits par cette prière miraculeuse. Béni soit Dieu qui nous gratifie de Son Esprit ! C'est un bonheur indescriptible et si mystérieux, que pratiquement seuls les pratiquants peuvent comprendre et échanger à ce propos. Je rends grâce à Dieu pour ce don qu'il m'a fait en me donnant l'amour du Rosaire. Loué soit Dieu pour tant de miséricorde ! Je rends grâce à Dieu pour tous les vœux exaucés à travers nos prières pour nous, nos familles et le monde entier ! Merci Marie ! Notre Dame du Rosaire, priez pour nous. Amen. Nadiège, 50 ans, Sainte-Marie Le mois d’octobre, mois du Rosaire, est un mois important pour moi car je fais partie d’une équipe du Rosaire depuis plusieurs années. J’ai médité, comme d’habitude, un mystère du Rosaire en union de prière avec les autres membres de mon équipe. Par ailleurs, j’ai essayé de réciter le chapelet fréquemment. Mais, ce temps de dévotion mariale s’est concrétisé par la méditation des mystères du R osaire avec une amie et ma mère au début du mois, ainsi que le 31 octobre et également d’autres jours du mois avec les sœurs et frères de mon équipe. La Sainte Vierge est la mère de notre Sauveur. C’est Jésus qui nous l’a donnée pour mère. Donc, je la considère comme une mère, une sœur, une amie, une confidente. Je fais confiance à son interces- sion auprès de son Fils. Elle est pour moi un modèle d’humilité, de sagesse, de foi. Je répète souvent la parole qu’elle a prononcée aux noces de Cana : « Faites tout ce qu’il vous dira…». Josette Rose, Lamentin (membre du Mouvement Sacerdotal Marial) La prière du Rosaire est entrée dans mon intimité voilà main - tenant une vingtaine d’années grâce à une amie qui m’a invi - tée à participer à un cénacle du Mouvement Sacerdotal Marial. Et depuis, je prie assidument un Rosaire complet (20 mystères) en famille, élargie à des amis au moins deux fois par mois et un chapelet sinon une dizaine aussi souvent que possible. Certes, au mois d’octobre plus particulière- ment, nous sont proposés divers temps de prière et manifestations mais c’est toute l’année que nous vivons la dévotion mariale. Vivre au quotidien avec Marie, la prendre chez moi (dans mon cœur et à mon domicile) comme l’a fait saint Jean, c’est ce que j’essaie de faire. Jésus lui-même ne nous a-t-il pas dit « Voici ta Mère ». J’ai compris que si Jésus sur la Croix nous a donné Marie pour Mère, c’est parce qu’il sait qu’elle peut intervenir en notre faveur et qu’elle a sa place dans l’histoire du salut. En priant régulièrement avec Marie, au fil des différents mystères du Rosaire, je revis avec Marie les moments importants et significatifs de la Vie de Jésus. En priant avec Marie qui est remplie de l’Esprit-Saint, j’ouvre mon âme à l’Esprit-Saint et je me laisse rem- plir de paix. Et progressivement, Marie, telle une mère discrète, attentive et aimante, me façonne et me forme pour me conduire à son fils. Elle est présente à mes côtés dans la bataille. Dans les cénacles de prière du MSM, nous prions pour les prêtres, fils de prédilection de la Vierge Marie. Marie, tendresse dans nos vies, Marie, chemin qui mène à Lui. Ninotte, Sainte-Marie Etant membre d’une équipe du Rosaire, j’ai vécu d’une manière spéciale cette dévotion mariale au mois d’octobre. Je me suis tout d’abord appliquée à m’acquitter des devoirs d’un chrétien en évi- tant de pécher, en agissant plus par amour que par crainte, et en priant souvent la très sainte Vierge Marie, en l’honorant comme la mère de Dieu. Je me suis efforcée de méditer le R osaire, c’est-à-dire les quatre chapelets (mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux) tous les jours durant ce mois. J’ai toujours eu, depuis ma jeu- nesse, pleine confiance en la Vierge Marie que je priais souvent. Et pour couronner mes prières, mes chants, j’ai participé à un pèle - rinage à la grotte de Saint-Joseph avec les équipes du Rosaire de ma paroisse.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 12 Dossier : Le mois d’octobre était consacré au Rosaire. Comment avez-vous vécu ce temps de dévotion mariale ? Quels sont vos rapports avec la Sainte Vierge ? Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\ evue (n° 512) : Selon vous, un chrétien peut-il s’investir pleinement en politique ? Nous attendons vos témoignages (10 lignes maximum), pour le 25 novembre 2015 au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique Marie-Elise Kader, 68 ans Au cours des différentes médita- tions des mystères du Rosaire, je confie à Marie : les migrants par millions qui sont sans destina- tion ; les milliers de morts dans les traversées périlleuses ; les nombreux attentats meurtriers, les ravages causés par l'usage des produits illicites, les persécutions et assassinats des minorités reli- gieuses. Je lui confie également la désertion de nos églises et tous les fléaux de notre temps. Prions-nous suffisamment ? Faisons-nous appel à notre mère, la très sainte Vierge Marie ? C'est son regard maternel que je cherche lors de la méditation des mystères du rosaire, afin d'être éclairée et inspirée. Marie-Louise Annette, 53 ans J'ai vécu ce temps de dévotion mariale dans l'abandon à maman Marie, comme un enfant dans les bras de sa mère. Sachant qu'elle est présente et qu'elle veille sur moi. Il est vrai que j'égrène le chapelet tous les jours, mais le mois d'octobre étant consacré au Rosaire, alors j'ai demandé à Marie la grâce de l'égrener davantage, me permettant ainsi de méditer entièrement les mystères du Rosaire. Elle me l'a accordée, je la remercie infiniment. En priant le Rosaire, Marie m'aide à comprendre l'amour de Dieu, de son fils Jésus, de l'Esprit-Saint et d'elle-même. Méditer le Rosaire, c'est aussi se mettre à l'école de Marie. A travers les différents mystères, Marie m'éduque, me rassure, me réconforte, m'encourage et m'aide à éviter le mal, à regarder aussi ma vie pour que je puisse me convertir afin d'être agréable à Dieu. Elle est ma mère, ma reine, je l'aime, elle est toute puissante. Boniface Monique Le mois du Rosaire, je l'ai vécu toujours dans la prière avec Marie. Mais plus encore, à la clôture faite à l'église Sainte-Rose-de- Lima du Robert, par la messe et la procession avec Marie. Marie nous aide à découvrir le sens du «oui» de la persévérance. Je fais totalement confiance à la Sainte Vierge, car je crois du plus profond de mon cœur qu'elle me conduit à Jésus. Je lui dis merci et je la prie tous les jours. Pendant le Temps de l’Avent, il n’y aura pas messe le dimanche à 9h à l’église Notre\ -Dame de l’Assomption de Sainte-Marie. Mais il y aura messe à 10h dans les quartiers comme suit : - Dimanche 29 novembre à la chapelle d’Eudorçait - Dimanche 06 décembre à la chapelle de Pain de Sucre - Dimanche 13 décembre à la chapelle de Reculé - Dimanche 20 décembre à Morne-des-Esses Jeudi 24 décembre : messe à l’église Notre-Dame de l’Assomption de Sainte-Marie\ - 15h pour les enfants - 18h veillée suivie de la messe Vendredi 25 décembre : messe à 8h à l’église Notre-Dame de l’Assomption de Sain\ te-Marie PAROISSE DE SAINTE-MARIE Pendant le Temps de l’Avent, il n’y aura pas messe le dimanche à 9h à l’église Notre\ -Dame de Communiqué

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 13 Dimanche 22 novembre : - 6h30 : Messe paroissiale à Ducos - 9h : confirmation à Ducos - Journée de l’Action Catholique : 14h30 : Forum "Face aux Chrétiens" organisé par la FEMAC, en présence des candidats à la CTM - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Mardi 24 novembre : - Assemblée des modérateurs de districts - Rencontre biblique avec les parents des élèves du Couvent de Redoute Mardi 24 - mercredi 25 novembre : Visite pastorale de la paroisse de Redoute Mercredi 25 novembre : - Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Coridon - 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs, retransmise sur Radio Saint-Louis Jeudi 26 novembre : Journée de travail sur le Motu proprio Mitis Iudex Dominus Iesus avec Mgr Riocreux et le Fr. Vincent Tierny, op, canoniste Samedi 28 novembre : - Visite pastorale de la paroisse de Coridon - 18h : Confirmation à Coridon Dimanche 29 novembre : - 7h et 9h30 : messes paroissiales à Redoute - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Mardi 1 er décembre : Conseil épiscopal Mardi 1 er - mercredi 2 décembre : Visite pastorale de la paroisse de Sainte-Luce Mercredi 2 décembre, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs, retransmise sur Radio Saint-Louis Jeudi 3 décembre : Visite pastorale de la Clinique Sainte-Marie Samedi 5 décembre : - Journée diocésaine du Secours Catholique au Millenium du Morne-Rouge - Rencontre des centenaires au Lorrain - Messe à la Clinique Sainte-Marie - Fête de la Sainte-Barbe à Trinité Dimanche 6 décembre : - 7h : Messe paroissiale à Sainte-Luce - 9h : Confirmation à Sainte-Luce - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Agenda de l’Archevêque Le 28 Novembre, à 14h30, Commencer l’Avent en beauté au Monastère Sainte -Marie des Anges 14h30 : Concert de musique sacrée et cantiques de Noël Chœur de chanteurs lyriques accompagnés de Pascal Siankowski de Pascal Siankowski de Pascal à la guitare , Virginie B usson au violon, e t Clarisse A gram à la flûte à bec. & Marché de Noël au profit des travaux d’étanchéité de la toiture du Monastè\ re. 17h30 : Entrée dans le 1 er dimanche de l’Avent Chant des Vêpres avec les Moniales Le 28 Novembre, à 14h30, Commencer l’Avent en beauté au Monastère Sainte -Marie des Anges 14h30 : Concert de musique sacrée et cantiques de Noël Chœur de chanteurs lyriques accompagnés de Pascal Siankowski à la guitare , Virginie B usson au violon, e t Clarisse A gram à la flûte à bec. & Marché de Noël au profit des travaux d’étanchéité de la toiture du Monastè\ re. 17h30 : Entrée dans le 1 er dimanche de l’Avent Chant des Vêpres avec les Moniales Le 28 Novembre, à 14h30, Commencer l’Avent en beauté au Monastère Sainte -Marie des Anges 14h30 : Concert de musique sacrée et cantiques de Noël Chœur de chanteurs lyriques accompagnés de Pascal Siankowski à la guitare , Virginie B usson au violon, e t Clarisse A gram à la flûte à bec. & Marché de Noël au profit des travaux d’étanchéité de la toiture du Monastè\ re. 17h30 : Entrée dans le 1 er dimanche de l’Avent Chant des Vêpres avec les Moniales

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Vie du diocèse Ce temps fort annuel est un rendez-vous traditionnel, puisqu’il célèbre dep\ uis plusieurs décennies, le travail mené par l’aumônerie nationale Antille\ s-Guyane auprès de l’ensemble de nos compatriotes vivant dans l’Hexagone, mais aussi \ de tous ceux et celles (institutions étatiques, religieuses, particuliers, associations) qui souhaitent mieux accueillir, mieux connaître, accompagner, aider pour faciliter la rencontre. Antillais et Guyanais de tous âges réunis autour de leurs évêques le 11 novembre 2015 L ’aumônerie, par sa mission, répond à une attente quotidienne : former à reconnaître l’autre et former à plus d’amour, à s’élever de plus en plus en frères et sœurs en Christ. En ce 11 novembre 2015, en début de journée, l’aumônerie nationale a convié des représentants de l’ensemble des membres de son réseau à partager leur expérience du terrain avec leurs évêques. Ils sont venus des diocèses de Strasbourg, de Lyon, Grenoble, Orléans, Aix-en-Provence, Poitiers, Marseille… et de tous les diocèses de la région parisienne. Cette richesse révélée fortifie les uns et les autres dans leur démarche d’être au service des autres, pour un mieux-être qui nous incite naturellement à reconnaître, à notre niveau d’humain, la bonté que chacun peut avoir en lui et la bonté suprême de Dieu. « Ensemble, vivons la Miséricorde » est le thème sur lequel l’aumônerie nous invite à réfléchir en 2015/2016, pour nous aider à être artisans de paix, facilitateurs de bonté, à l’exemple du Christ. Après ce temps de réflexion et de partage sur l’implication de chacun sur le terrain, notre journée s’est poursuivie à l’église Saint-Sulpice par le rassemblement des chrétiens Antillais et Guyanais autour de nos évêques. En ouverture, un temps de louanges et de témoignages, soutenu par le groupe « Vie et Partage » de Paris, a préparé les plus de 3 000 personnes présentes à accueillir la catéchèse de Mgr Macaire sur le thème Chrétien et Engagement, avant la célébration eucharistique attendue de tous. Cette messe concélébrée par nos évêques de Martinique, Guade- loupe, Guyane, accompagnés de l’évêque d’Evry, Mgr Dubost, et de Mgr de Dinechin, l’évêque référent à la Pastorale des Migrants, nommé récemment évêque de Soissons, entourés de nombreux prêtres et diacres venus d’Ile-de-France et d’ailleurs, a été un moment fort de cette journée nationale de notre aumônerie. Que d’émotion ! Que d’attentes, aussi ! Quel apaisement d’entendre nos évêques nous dire leur confiance et nous encourager à être des hommes et des femmes connectés au Christ, nous encou- rager à être des hommes et des femmes actifs dans l’Eglise, des citoyens chrétiens lucides ! Comment ne pas ressentir et apprécier cette chaleur humaine, entretenue par des chants qui nous transportent jusqu’à nos terres natales, afin de nous donner l’énergie nécessaire pour poursuivre avec force et détermination notre chemin et notre travail d’évangélisateurs dans cette Eglise de France ? Dans le temps de catéchèse et son homélie, Mgr Macaire a su parler la langue de tous. Le «siwo» était bienvenu pour nous faire comprendre que communier en Christ nous facilite une vie faite de bonheur. Que chacun puisse sucrer sa vie avec le «siwo» que Dieu nous offre ! Rose-Marie Pastel, coordinatrice de l’Aumônerie nationale Antilles-Guyane Crédit photo : Bruno Manuel n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 14

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A Rivière-Pilote, les habitants du bourg ont été surpris par la progression rapide de l’eau qui a atteint, selon certains, plus de deux mètres de hauteur. Elle a tout envahi sur son passage, provoquant l’effroi dans la commune. Certaines personnes, dont des commerçants, ont tout perdu. Père Philippon, Délégué épiscopal à l’Information, a recueilli pour les lecteurs de Eglise en Martinique , le témoignage de père Wilfried Bannais, curé de la paroisse de Rivière-Pilote. - Père Wilfried, comment avez-vous vécu ces tragiques intempéries ? Ce vendredi 6 novembre, nous avions, comme chaque premier vendredi du mois, adoration eucharistique à l’église paroissiale ; dès le retentissement de la sirène de la Mairie, j’ai dû écourter le temps de prière et j’ai fermé l’église. Très vite nous nous sommes rendu compte que nos deux cours d’eau avaient quitté leur lit en envahissant progressivement le bourg ; il a fallu aider rapidement. Ce sont les habitants qui ont été les premiers surpris par l’ampleur des inondations. Ce fut un moment douloureux d’impuissance, car nous étions désarmés. L’aide s’est rapidement organisée en essayant par exemple de coincer les voitures pour éviter qu’elles ne soient emportées. Nous avons aussi agi pour venir en aide à la pharmacie située près de l’église, nous avons sauvé ce que nous avons pu. Nous étions non seulement démunis, mais également désemparés. - Démunis, désemparés, mais cependant remplis de foi ? Avec la foi dans le Seigneur, nous gardons la tête sur les épaules. Grâce à la foi, nous ne laissons pas la panique nous dominer tout en reconnaissant que pour l’homme surpris, battu, la première attitude est la désolation. Que c’est triste de reconnaître son impuissance face à la montée rapide des eaux ! Que c’est triste de voir que le travail, qu’on appelle le pain quotidien, est parti dans l’eau avec les néfastes conséquences qui s’ensuivent ; je pense aux nombreux commerçants du bourg qui ont tout perdu. La foi permet de se relever certes, mais elle ne répond pas à toutes les questions même si Dieu est pour nous refuge et force, secours toujours offert dans la détresse. Mais, c’est aussi cette foi qui se manifeste à travers les coups de main, les élans de solidarité, comme par exemple l’entraide des pharmaciens venus des communes voisines, pour aider les pharmacies sinistrées. - Enfin, quels seraient les besoins immédiats de vos paroissiens ? Tout n’a pas encore été répertorié, toutefois à travers les visites que j’ai effectuées, certains habitants ont tout perdu. Aux différentes messes, j’ai insisté auprès des fidèles pour qu’ils restent attentifs aux appels des frères et des sœurs qui crient vers eux. A côté de cela, nous avons sur le territoire paroissial la présence caritative de la Conférence Saint- Vincent-de-Paul qui est à l’œuvre, avec d’autres solidarités, à l’initiative de la Mairie. n Société : Les risques naturels La Martinique sous les eaux Retour sur les intempéries du 6 novembre 2015 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 15 Le 6 novembre dernier, la Martinique a connu un phénomène pluvio-orageux qui a fortement perturbé la vie quotidienne de ses habitants. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’île ont, en effet, causé des dégâts considérables (circulation difficile, débordements des cours d’eau, maisons inondées…). Le sud de\ l’île a été particulièrement touché. L’église Le cimetière Des habitants dans le marché couvert envahi par l’eau boueuse P. Wilfried Bannais

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Q uelle que soit leur récurrence, ces aléas ont la particularité d’être des événements toujours vécus collectivement, mais dont les incidences individuelles sont parfois dramatiques. L’examen des mécanismes de fonctionnement de ces aléas, devrait nous éclairer sur notre vulnérabilité, et mettre en lumière l’écart qui nous sépare de la résilience, c’est-à-dire des politiques et comportements susceptibles de réduire notre vulnérabilité. Ce texte est donc un plaidoyer en faveur de la résilience de la population martiniquaise. Ouragans et éruptions volcaniques : des risques «maîtrisés» Les cyclones tropicaux sont des dépressions atmosphériques qui s’accompagnent de formations nuageuses en spirale, à l’origine de pluies torrentielles et de vents violents. Au cours des quatre derniers siècles, les Antilles françaises ont été affectées par 110 ouragans : 52 passèrent sur ou à proximité de la Martinique et 58 sur l’archipel guadeloupéen. Les plus terribles – par leur puissance et les dégâts engendrés – furent pour la Martinique ceux du 11 octobre 1780 (9 000 morts), du 18 août 1891 (700 morts), du 25 septembre 1963 (10 morts et 50 blessés), du 20 août 1970 (44 morts et 23 blessés) et du 29 août 1979 (30 blessés, 4 000 sans-abris). Si le risque cyclonique fait véritable - ment partie de la vie quotidienne des populations antillaises, le risque volcanique est beaucoup moins pré - sent quoique plus meurtrier. La Martinique et la Guadeloupe sont toutes deux dominées par un volcan : la montagne Pelée en Martinique et la Soufrière en Guadeloupe. La première s’est distinguée en détruisant la ville de Saint-Pierre en 1902 (29 000 morts) et en 1929 (plus de 300 morts), alors que la seconde connut une crise majeure en 1976. Ces deux édifices volcaniques appartiennent au type péléen (volcans gris). Il s’agit de volcans explosifs, extrêmement dangereux, qui n’émettent que peu de lave, mais des nuées ardentes (il s’agit de gros volumes de cendres, de vapeurs d’eau, et de débris volcaniques, portés à des températures variant de 600 à 1 200 degrés, se déplaçant à 160-180 m/s environ, précédés d’un souffle). C’est ce phénomène qui explique l’arasement de la ville de Saint-Pierre. Le souffle destructeur, précédant la nuée, balaya tout sur son passage, tandis que la masse brûlante (de vapeurs d’eau et de cendres incandescentes) paracheva la destruction. Si la récurrence des manifestations volcaniques est bien moins importante que celle des manifestations cycloniques, il n’en demeure pas moins que l’activité volcanique a marqué définitivement les mémoires. En raison des moyens mis en œuvre aujourd’hui pour surveiller ces aléas (cycloniques et volcaniques), ces derniers sont considérés comme « maîtrisés ». Eruptions volcaniques sous-marines et tsunamis : un aléa à ne pas négliger L’arc des Petites Antilles compte neuf volcans actifs ; parmi eux, le Kick'em Jenny présente un intérêt particulier, car il s’agit d’un volcan sous-marin, en cours de croissance, qui a déjà connu plusieurs éruptions. La question est Société : Les risques naturels Prendre conscience de notre vulnérabilité face aux risques naturels majeurs A l’image des autres territoires insulaires caribéens, la Martinique est directement concernée par les risques naturels majeurs : ouragans, éruptions volcaniques, séismes, élévation du niveau de la mer, etc. font désormais partie du vocabulaire quotidien des Martiniquais. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 16

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de savoir s’il constitue une menace directe pour les populations. Le Kick'em Jenny se situe au sud des Petites Antilles, dans l’archipel des Grenadines. Son sommet (situé à 130 m de profondeur) se localise à 9 km au nord de l’île de la Grenade (95 000 habitants sur une superficie de 344 km²) et à 5 km environ de l’île faiblement peuplée de Round Island (151 hectares). L’île de la Martinique en est distante de 230 km environ. Le Kick'em Jenny est le seul volcan actif immergé de la Caraïbe insulaire. Il est entré en éruption une douzaine de fois au cours des 75 dernières années (1943, 1953, 1965, mai et août 1966, 1988, 2001…) et a connu trois manifestations subaériennes visibles (1939, 1974 et 1990). Aujourd’hui, on redoute surtout la formation de tsunamis liés à une éventuelle éruption. Certains journaux régionaux, notamment à la Barbade, ont d’ailleurs entretenu un climat de psychose, pendant les périodes de crises éruptives, en affirmant qu’une vague de 10 m pourrait, consécutivement à l’éruption du volcan, frapper les côtes antillaises et recouvrir des régions habitées. Sur le plan technique, un tsunami peut en effet se produire ; il pourrait concerner non seulement les îles les plus proches, mais plus globalement toutes celles de la Caraïbe orientale et même la Barbade. D’ailleurs, l’éruption de 1939 a déclenché une série d’ondes – d’une amplitude de 2 m environ – qui atteignirent l’île de Round Island , au nord de la Grenade, ainsi que les côtes de la Martinique, où des dégâts matériels furent enregistrés : clôtures arrachées, constructions côtières endommagées, etc. En définitive, la question d’un tsunami induit par le réveil du Kick'em Jenny reste d’actualité, même s’il s’avère difficile d’apprécier l’ampleur que pourrait avoir cet événement. Le télétsunami : un risque médiatisé mais peu connu Un télétsunami est une onde – de forte amplitude – qui traverse une masse d’eau océanique ; cette onde est généralement mue par un phénomène sismique. Au cours des trois derniers siècles, la Martinique et la Guadeloupe ont été frappées à au moins cinq reprises par des télétsunamis (le 1 er novembre 1755, le 30 novembre 1823, le 30 novembre 1824, le 26 juillet 1837, le 18 novembre 1867…), cependant, tous n’ont pas été recensés, car la mémoire collective n’a pas joué et certaines surcotes marines ne furent jamais identifiées, faute de connaissances. Le tsunami du 1 er novembre 1755 ayant été bien décrit en Martinique, il s’avère nécessaire d’en donner quelques détails : « Phénomène arrivé à la Trinité à 2 heures après- midi. La mer, sans grande agitation et par la seule crue de ses eaux, était montée sur la côte en peu de temps à 2 pieds au-dessus des hautes marées. On commençait à y faire une légère attention, quand tout d’un coup elle se mit à fuir vers le large avec une telle rapidité, qu’en 4 minutes la moitié de l’espace qui se trouve entre les bateaux, quand ils sont mouillés, et le rivage fut à sec ; c’est-à-dire environ deux cents pas : les gens raisonnables virent cette nouveauté avec une sorte d’effroi ; quelques nègres attirés par ce spectacle, se mirent à courir imprudemment dans le lit resté à sec, pour y prendre des poissons qui y étaient échoués, sans faire réflexion que la mer qui s’était retirée si vite reviendrait sans doute avec la même vitesse et ne leur laisserait pas le temps de se sauver. Quelques instants après, elle revint en effet, mais les nègres se sauvèrent, à l’exception de deux ou trois qui y auraient péri sans le secours d’un canot […] elle enfonça les portes des maisons quoique bien retenues au-dedans ; les cafés qui s’y trouvaient furent perdus, et quelques personnes ont failli y être submergées ; la mer a continué dans le même train jusqu’à 6 heures du soir, mais en diminuant […] » (Moreau de Jonnès, 1822). En réalité, la vulnérabilité de la Martinique (face aux tsunamis) résulte de deux types de facteurs : la forte densification de son littoral, et son exposition par rapport à un tsunami venant des Canaries. En raison de sa topographie tourmentée, l’activité anthropique de l’île de la Martinique s’est prioritairement concentrée sur sa frange côtière ; l’île est donc fortement vulnérable, car son potentiel économique et productif s’offre totalement aux tsunamis, et plus généralement aux surcotes marines. Cela est à mettre en lien avec la présence d’une chaîne de montagne volcanique (Cumbre Vieja) aux Canaries, dont l’un des versants (flanc ouest de l’île de La Palma ) menace de s’effondrer, favorisant la formation de vagues – d’une amplitude de 3 à 7 m – qui pourraient alors traverser l’Atlantique et affecter l’archipel antillais et les côtes sud-américaines. Les travaux de R. Paris (CNRS) indiquent que ce sont 20 à 50 km 3 de roches qui risquent de glisser, toutefois cet effondrement ne devrait pas se produire avant plusieurs décennies. Autre élément notable, la Cumbre Vieja se localise à 8 000 km des Antilles, c’est-à- dire qu’une dizaine d’heures s’écouleront avant que la première vague n’affecte les Antilles ; dans ces conditions, il devrait être possible d’évacuer des milliers de personnes. Les variations du niveau de la mer Avant la révolution industrielle (1860), la teneur en gaz carbonique (CO 2) dans l’atmosphère était ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 17

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Société estimée à 260-270 ppm (partie par millions). Aujourd’hui, cette teneur avoisine 400 ppm, et les études prospectives indiquent qu’à l’horizon 2060, cette teneur devrait atteindre ou dépasser les 410 ppm. La concentration de gaz à effet de serre (gaz carbonique, méthane, protoxyde d’azote, gaz fluorés, etc.) dans l’atmosphère, bloque les rayonnements infrarouges émis par la terre, ce qui accroît la température moyenne des basses couches de l’atmosphère. Au cours des 80 dernières années, la température moyenne de la terre a crû de + 0,85 degré Celsius et les climatologues estiment qu’au cours des 80 prochaines années, la température devrait s’élever de + 1,4 à + 5,6 degrés Celsius. Il est évident que dans ces conditions, le niveau moyen des mers devrait s’élever en raison de la fonte des glaces polaires et de celle des glaciers de haute montagne. Pour tenter d’apprécier les variations eustatiques (variations du niveau de la mer) susceptibles d’affecter les côtes antillaises, une analyse prospective a été réalisée en partant des données du GIEC (Groupement Intergouvernemental sur l’Evolu- tion du Climat) : en raison du réchauffement global de la planète, le niveau de la mer dans le bassin Caraïbe s’élèverait annuellement de 2 mm. En réalité, ce chiffre est discutable, puisque certains secteurs connaissent des variations positives annuelles supérieures à 2,5 mm. Toutefois, en partant de cette hypothèse, à l’horizon 2060 le niveau de la mer devrait s’élever d’une dizaine de centimètres. En propageant cette élévation à l’échelle des côtes antillaises, il apparaît qu’elles sont toutes très vulnérables. Par exemple, les deux tiers du littoral cubain devraient être ennoyés, de même que toutes les côtes basses des îles des Petites Antilles ; l’intrusion marine devrait même atteindre par endroit une extension horizontale de plus de 500 m. En couplant cette élévation du niveau de la mer – d’une dizaine de centimètres – avec une surcote marine liée au passage d’un ouragan, tout le centre historique de Fort-de- France devrait être ennoyé, ainsi que de vastes espaces dédiés aux activités industrielles et portuaires. Il en est de même au niveau des communes de Sainte-Anne, du Marin, du François, du Robert dont les marges côtières devraient s’amenuiser fortement. D’après certaines estimations, à l’horizon 2060, la Martinique pourrait perdre deux dizaines de km 2. Face à ce constat des mesures de sauvegarde devraient être prises rapidement. Si aux Etats-Unis, au Japon et aux Pays-Bas, ces questions animent les travaux des centres de recherche depuis près de deux décennies, aux Antilles les populations semblent découvrir le problème… Les séismes, les inondations, les glissements de terrain sont autant d’autres aléas auxquels sont confrontées les populations locales. Bien que nous ne détaillerons pas leurs mécanismes de fonctionnement ici, force est de constater que la Martinique, et plus généralement tous les territoires antillais, vivent sous la menace des risques naturels majeurs. En Martinique, tous les risques sont représentés – excepté le risque d’avalanche – ce qui sous-tend une double problématique : protéger les populations, et aménager durablement le territoire. Cette double contrainte devrait servir de fil conducteur aux politiques et à ceux qu’ils mandatent pour aménager et développer l’espace. Vivre sous contrainte, oblige à faire preuve d’ingéniosité, à revendiquer certaines spécificités, mais ne doit aucunement faire oublier que la vulnérablité est bien le résultat de l’aléa (le phénomène physique) et de l’enjeu (les éléments exposés) ; sachant que l’on ne peut que modestement agir et interagir sur l’aléa, il convient de tout mettre en œuvre (en termes d’ingénierie, d’actions de formations, etc.) pour maîtriser les enjeux… Pascal Saffache n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 18 du vendredi 11 au dimanche 13 décembre 2015, au Couvent des Dominicaines de la Délivrande 17, rue de la Retraite, à Redoute (Fort-de-France). Réparer, Rénover, changer le look de notre maison est notre objectif. Amis et futurs amis, avec votre aide si minime soit-elle, nous y arriverons, alors VENEZ ! VENEZ ! et vous verrez, nous avons besoin de vous ! Sr Jean de Dieu, Responsable de la Communauté des dominicaines missionnaires de la Dé\ livrande L’équipe «Lakou » de la pastorale de la culture de la cathédrale Saint-Louis de Fort-de- France vous invite à poursuivre la rencontre sur la fonction paternelle avec M me Copol-Dobat, psychologue, lors d’une conférence-débat organisée le jeudi 26 novembre 2015, de 18h30 à 20h30, au presbytère de la cathédrale. Nous vous attendons nombreux. GRANDE BRADERIE CONFÉRENCE-DÉBAT DE LA RECONNAISSANCE DU PÈRE AUX ANTILLES Communiqués

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Vers le Père… L e frère Jacques Xavier Ziémé est décédé à Cachan (94) le 16 octobre 2015, à l’âge de 90 ans. Né le 6 mars 1925 à Pelletier (Martinique 97), il a fait profession le 12 septembre 1951, à Piré-sur-Seiche. Ses différentes affectations : Martinique : Orphelinat de l’Espérance (1954-1987, Surveillant général) ; France : Vence (1987-2005) et Chevilly (2005-2015, retraite). Ses obsèques ont été célébrées le mercredi 21 octobre 2015, à 14h30 à Chevilly-Larue (94). Entre dans la joie de ton maître ! De la Congrégation du Saint-Esprit, Province de France n Frère Jacques Xavier Ziémé ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 novembre 2015 / n°511 19  E GLISE  EN  M ARTINIQUE Règlement à l’ordr\qe de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : É glise  en Martinique Boîte Po\btale 586 • \q97 207 FORT DE FRANCE CEDEX MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ ..................................................................................... Prénom : .......................................................................\ ............................................................................... Adresse : .......................................................................\ ............................................................................... Mail : .......................................................................\ .......................................................................................... Tél. .......................................................................\ ........................... Code Postal .................................. Ville .......................................................................\ ........................................................................................... Dimanche 6 décembre 2015 L'écologie en Outre-mer (titre provisoire) Face à l’avenir sombre qui se dessine pour notre planète, les responsables politiques du monde entier peuvent-ils encore intervenir ? La COP 21 tiendra-t-elle ses promesses, juguler le réchauffement climatique qui semble inévitablement exponentiel ? La prise de conscience est unanime mais les comportements ont-ils véritablement changé ? De la Polynésie à la Guyane, de Saint-Pierre-et-Miquelon à Mayotte, l’Outre-mer est particulièrement concerné par ces questions. Pour y répondre, Dieu m’est témoin reçoit cette semaine Vaia Tuuhia, directrice de l’association 4D , qui œuvre pour la promotion du développement durable, et Vanessa Miranville, maire de la commune de La Possession à La Réunion, qui a fait de sa ville, une ville verte. Nous verrons comment La Réunion utilise les ressources du photovoltaïque pour son agriculture, allant même jusqu’à faire de l’écologie solidaire dans le centre pénitencier de la Prison du Port. Nous verrons aussi à quel point la route est encore longue dans la mobilisation politique ; nous irons en Guyane voir comment la municipalité forme la population au tri sélectif. Nous serons également connectés à Gosier, en Guadeloupe où Marianne Aimar, de l’association YGREC MER, éduque les enfants… Medias Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 - 101.3 et 105,3 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com

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Jésus mon Roi… Seigneur Jésus, Ta maison n’était pas un palais, Tes amis n’étaient pas des puissants, Ton pouvoir n’était pas dans la force, Mais c’est Toi, le Roi de l’univers. Seigneur Jésus, Ta maison est celle de Dieu, Tes amis sont les enfants de Dieu, Ton pouvoir est l’amour même de Dieu, Oui, c’est Toi le Roi de l’univers. Seigneur Jésus, Mets en moi le désir d’habiter ta maison, Fais de moi ton ami le plus fidèle, Donne-moi ton pouvoir d’aimer plus que tout, Car c’est Toi, le Roi de l’univers.

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