513 - Noël : quand Dieu s’incarne

Page 1

Noël : quand Dieu s’incarne N° 513 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 décembre 2015

Page 2

Editorial N ous sommes entrés dans l’Année Sainte de la Miséricorde. Le pape François a ouvert la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, le mardi 8 décembre dernier, et en Martinique, Mgr Macaire a ouvert celle de la cathédrale Saint-Louis, le dimanche 13. Entrer par cette Porte signifie découvrir la profondeur de la misé\ ricorde du Père qui nous accueille tous, et va à la rencontre de chacun personnellement. C’est Lui qui nous cherche ! C’est Lui qui vient \ à notre rencontre (pape François). En ce 4 ème dimanche de l’Avent, à quelques jours de la Nativité, associons-nous à l’émerveillement et à l’action de grâ\ ces d’Élisabeth, regardons la Vierge Marie et laissons Dieu venir à notre rencontre ! C’est le dimanche de l’Incarnation et nous sommes invités à préparer Noël dans la joie, la foi et la charité. Le Seigneur\ vient : profitons de ces quelques jours qui nous séparent de Noël pour soigner nos relations fraternelles, familiales dans la grâce du oui de Marie. En accueillant un frère, c’est Dieu que nous accueillons\ . Pour vous permettre de mieux vivre les temps forts de cette fin d’année, nous vous proposons les horaires de messes dans le diocè\ se. Comme vous le savez, l’année de la vie consacrée, débutée le 30 novembre 2014, se poursuit jusqu’au 2 février 2016. Rappelons-nous\ les paroles du pape à tous les consacrés : Là où il y a les religieux, il y a la joie. Cette joie vient de l’accueil de l’Esprit-Saint. L’Évangile d’aujourd’hui nous interpelle sur deux aspects de la charité de\ Marie : la hâte et la joie. C’est cette joie qui transparaissait dans la rencontre de Mgr Macaire avec toutes les religieuses du diocèse, le 21 novembre dernier, au Monastère Sainte-Marie-des- Anges au Carbet. C’était la journée consacrée à la priè\ re pour les religieux contemplatifs. Grande joie également sur les paroisses de Redoute, Coridon et Ducos à l’occasion des visites pastorales de notre archevêque. Accueil chaleureux et convivial au rendez-vous comme d’habitude. Retrouvez dans cette édition notre dossier intitulé «Selon vous\ , un chrétien peut-il s’investir pleinement en politique ?». Il est \ introduit par Michel Déglise, Conseiller de l’évêque à la communica\ tion. Noël c’est Dieu qui vient et qui se donne au monde. A l’exemple\ de Marie, modèle de tout disciple, qui a accueilli la Parole et a cru à son accomplissement, hâtons-nous de préparer la venue du \ Seigneur. L'année qui s'achève est l'occasion de vous remercier de votre fidélité. Cette édition est, en effet, la dernière de 2015. Nous nous retrouverons donc le 3 janvier 2016, à l’Epiphanie. Joyeux Noël à tous ! Justine Lordinot n DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la MartiniqueBoîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr Editorial Mot de l'Evêque • Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde… Donne-nous la paix ! Eglise universelle • Franchir la Porte Sainte nous engage à faire nôtre la miséricorde du bon samaritain • Bangui devient la capitale spirituelle de la prière par la miséricorde du Père Jubilé de la miséricorde • Diocèse de Martinique : la Porte Sainte est ouverte • Homélie de Mgr Macaire à l’ouverture de la Porte Sainte de la cathédrale Saint-Louis Liturgie • Parole dominicale • Noël… une occasion de resserrer nos liens familiaux Dossier : Selon vous, un chrétien peut-il s’investir pleinement en politique ? • Les chrétiens et l’engagement politique • Témoignages Vie du diocèse • Prière des mères • Horaires des messes de Noël 2015 et du Jour de l’An 2016 • Visites pastorales de Mgr Macaire - à Redoute… - à Ducos… - ... et à Coridon • Agenda de l’Archevêque • Mgr Macaire au monastère Sainte-Marie-des-Anges Médias numéro 513 S ommaire 2 • Agneau de Dieu, qui enlèves le péché 3 numéro 513 SS ommaire Noël : quand Dieu s’incarne N° 513 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 décembre 2015 7 10 6 4 5 11 1010 13 16 17 1818 2020 2222 2323 24 26

Page 3

Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde… donne-nous la paix ! C e dimanche, au moment même où j’ouvrais avec vous la Porte Sainte de la Cathédrale, notre pays vivait un moment important de sa démocratie ! Nouvelle collectivité pour la société de Martinique, nouveau temps pour l’Eglise : le jubilé de la miséricorde. Quel lien peut-on faire entre les deux évènements ? La Démocratie est une belle chose ! En effet, demander à tout un peuple de s’exprimer pour choisir les dirigeants des affaires publiques est certainement la plus belle manière de trouver la paix. Cependant, les passions qui se déploient lors des campagnes électorales sont si vives et parfois si immatures que les élections laissent souvent une blessure dans le cœur du peuple. La politique, il faut le reconnaître, divise les hommes et les femmes, divise les familles, divise les populations… Est-ce vraiment la volonté de nos leaders ? Et surtout, est-ce la volonté de Dieu ? Il y a d’abord beaucoup de paroles dures, parfois violentes, tant de malédictions prononcées sur les idées et malheureusement sur les personnes. Nul n’en sort indemne dans aucun camp : élus ou pas, beaucoup de candidats ont l’impression d’avoir été salis. Chacun se sent rejeté, voire haï par une partie de la population. Et puis, il y a les résultats qui, cela est inévitable, font des uns des vainqueurs et des autres des vaincus. Des heureux et des malheureux. Mais personne n’est vraiment heureux dans une famille quand d’autres membres sont malheureux. La parole de Dieu nous dit que lorsqu’un membre souffre tous les membres souffrent avec lui (1 Cor 12,26). J’ai entendu les passions se déchaîner au cours de la campagne, j’ai regretté les attaques et les paroles agressives qui ont pu être prononcées. Et nous savons que le mal marque beaucoup plus que le bien. Les belles choses, la volonté de ceux qui veulent servir le bien commun, les moments de partage, les propositions positives, la noblesse de l’engagement politique des candidats et des militants, les rencontres faites çà et là... ne se sont pas vus, pas assez en tout cas ! Je ne veux pas à mon tour donner des leçons ni même me situer « au-dessus » de la mêlée. Mais il m’appartient de rappeler à tous que le temps qui s’est ouvert pour la Martinique au moment même où j’ouvrais la Porte Sainte doit être le temps de la Paix ! La paix pour tous signifie que chacun choisisse de faire la paix, en tout cas la cherche ! Le temps de la Miséricorde proclamé dans la cathédrale ce dimanche m’invite à apporter une parole publique de bénédiction et d’encouragement à tous les acteurs de la vie publique et de ces élections en particulier. Au nom du Seigneur, que votre engagement à tout niveau vous rende fiers, que des pardons soient accordés pour les paroles et les rumeurs blessantes, que les nouveaux dirigeants se sentent accompagnés même par l’opposition et que l’opposition se sente écoutée dans ses propositions. Bref, que tous cherchent la Paix, et que le Seigneur Jésus donne la Paix à ceux qui la cherchent. Lui seul, l’Agneau de Dieu, enlève le péché… Alors, laissez-moi vous le redire : MISERICORDE ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 33 Mot de l'Evêque

Page 4

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 4 Franchir la Porte Sainte nous engage à faire nôtre la miséricorde du bon samaritain Le pape François a ouvert, le mardi 8 décembre, la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, inaugurant l’Année Sainte de la Miséricorde, en p\ résence du pape émérite, Benoît XVI. Lors de la messe, le pape a rappelé les\ cinquante ans de la fin du concile Vatican II, appelant l’Église à une nouvelle «poussée miss\ ionnaire». Retrouvons un extrait de son homélie pour cet événement. D ’ici peu, j’aurai la joie d’ouvrir la Porte Sainte de la Miséricorde. Nous accomplissons ce geste – comme je l’ai fait à Bangui – aussi simple que fortement symbolique, à la lumière de la Parole de Dieu que nous avons écoutée, et qui place au premier plan le primat de la grâce. Ce qui revient plusieurs fois dans ces Lectures, en effet, renvoie à l’expression que l’ange Gabriel adresse à une jeune fille, surprise et troublée, indiquant le mystère qui l’envelopperait : Je te salue, comblée-de-grâce. […] La fête de l’Immaculée Conception exprime la grandeur de l’amour de Dieu. Il est non seulement celui qui pardonne le péché, mais en Marie, il va jusqu’à prévenir la faute originelle, que tout homme porte en lui en entrant dans ce monde. C’est l’amour de Dieu qui devance, qui anticipe et qui sauve. […] Cette Année extraordinaire est aussi un don de grâce. Entrer par cette Porte signifie découvrir la profondeur de la miséricorde du Père qui nous accueille tous et va à la rencontre de chacun personnellement. C’est Lui qui nous cherche ! C’est Lui qui vient à notre rencontre ! Ce sera une Année pour grandir dans la conviction de la miséricorde. Que de tort est fait à Dieu et à sa grâce lorsqu’on affirme avant tout que les péchés sont punis par son jugement, sans mettre en avant au contraire qu’ils sont pardonnés par sa miséricorde ! Oui, c’est vraiment ainsi. Nous devons faire passer la miséricorde avant le jugement, et dans tous les cas le jugement de Dieu sera toujours à la lumière de sa miséricorde. Traverser la Porte Sainte nous fait donc nous sentir participants de ce mystère d’amour, de tendresse. Abandonnons toute forme de peur et de crainte, parce que cela ne sied pas à celui qui est aimé ; vivons plutôt la joie de la rencontre avec la grâce qui transforme tout. Aujourd’hui, ici à Rome et dans tous les diocèses du monde, en franchissant la Porte Sainte, nous voulons aussi rappeler une autre porte que, il y a cinquante ans, les Pères du Concile Vatican II ont ouverte vers le monde […]. Le Concile a été une rencontre. Une véritable rencontre entre l’Église et les hommes de notre temps. Une rencontre marquée par la force de l’Esprit qui poussait son Église à sortir des obstacles qui, pendant de nombreuses années, l’avaient refermée sur elle-même, pour reprendre avec enthousiasme le chemin missionnaire. C’était la reprise d’un parcours pour aller à la rencontre de tout homme là où il vit … partout où il y a une personne, l’Église est appelée à la rejoindre pour lui apporter la joie de l’Évangile, et pour apporter la miséricorde et le pardon de Dieu. Une poussée missionnaire, donc, qu’après ces décennies nous reprenons avec la même force et le même enthousiasme. Le Jubilé nous provoque à cette ouverture et nous oblige à ne pas négliger l’esprit qui a jailli de Vatican II, celui du Samaritain, comme l’a rappelé le bienheureux Paul VI lors de la conclusion du Concile. Franchir la Porte Sainte nous engage à faire nôtre la miséricorde du bon samaritain. n Eglise universelle

Page 5

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 55 Bangui devient la capitale spirituelle de la prière par la miséricorde du Père A l’occasion de son voyage apostolique en Afrique (25-30 novembre 2015), le Saint- Père a ouvert la Porte Sainte de la Cathédrale de Bangui, le premier dimanche de l’Avent. Nous vous livrons les paroles qu’il a prononcées à cette \ occasion. A ujourd’hui Bangui devient la capitale spirituelle du monde. L ’Année Sainte de la Miséricorde commence en avance sur cette terre. Une terre qui souffre depuis plusieurs années de la guerre et de la haine, de l’incompréhension, du manque de paix. Mais sur cette terre souffrante, il y a aussi tous les pays qui passent par la croix de la guerre. Bangui devient la capitale spirituelle de la prière par la miséricorde du Père. Tous, demandons la paix, la miséricorde, la réconciliation, le pardon, l’amour. Pour Bangui, pour toute la République de Centrafrique, pour le monde entier, pour les pays qui souffrent de la guerre, demandons la paix ! Et tous ensemble, demandons l’amour et la paix. Tous, ensemble ! Et maintenant, avec cette prière nous commençons l’Année Sainte : ici, dans cette capitale spirituelle du monde, aujourd’hui ! En ce premier dimanche de l’Avent, temps liturgique de l’attente du Sauveur et symbole de l’espérance chrétienne, Dieu a conduit mes pas, jusqu’à vous, sur cette terre, alors que l’Église universelle s’apprête à inaugurer l’Année Jubilaire de la Miséricorde, que nous aujourd’hui, ici, avons commencée. Et je suis particulièrement heureux que ma visite pastorale coïncide avec l’ouverture dans votre pays de cette Année Jubilaire. Depuis cette cathédrale, par le cœur et la pensée, je voudrais rejoindre avec affection tous les prêtres, les personnes consacrées, les agents pastoraux de ce pays, spirituellement unis à nous en ce moment. A travers vous, j’aimerais saluer aussi tous les Centrafricains, les malades, les personnes âgées, les blessés de la vie. Certains d’entre eux sont peut-être désespérés et n’ont même plus la force d’agir, attendant simplement une aumône, l’aumône du pain, l’aumône de la justice, l’aumône d’un geste d’attention et de bonté. Et tous, nous attendons la grâce, l’aumône de la paix.(…). Mais comme les apôtres Pierre et Jean montant au temple, qui n’avaient ni or ni argent à donner au paralytique dans le besoin, je viens leur offrir la force et la puissance de Dieu qui guérissent l’homme, le remettent debout et le rendent capable de commencer une nouvelle vie, en passant sur l’autre rive. L’Avent, c’est le temps pour préparer nos cœurs afin de pouvoir accueillir le Sauveur, c’est-à-dire le seul Juste et le seul Juge capable de réserver à chacun le sort qu’il mérite. (…). Partout, même et surtout là où règnent la violence, la haine, l’injustice et la persécution, les chrétiens sont appelés à témoigner de ce Dieu qui est Amour. A tous ceux qui utilisent injustement les armes de ce monde, je lance un appel : déposez ces instruments de mort ; armez- vous plutôt de la justice, de l’amour et de la miséricorde, vrais gages de paix. Disciples du Christ, prêtres, religieux, religieuses ou laïcs engagés en ce pays au nom si suggestif, situé au cœur de l’Afrique et qui est appelé à découvrir le Seigneur comme le véritable Centre de tout ce qui est bon, votre vocation est d’incarner le cœur de Dieu parmi vos concitoyens. Daigne le Seigneur nous établir tous «fermement dans une sainteté sans reproche devant Dieu notre Père, pour le jour où notre Seigneur viendra avec tous les saints». Réconciliation, pardon, amour et paix ! Amen. n Extrait de l’homélie du pape François, à la cathédrale de Bangui

Page 6

Jubilé de la miséricorde ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 6 Diocèse de Martinique : la Porte Sainte est ouverte Voici la porte du Seigneur, entrons pour obtenir la miséricorde et le pardon ! Le dimanche 13 décembre 2015, de nombreuses Portes Saintes ont été ouvertes dans les diocèses du monde entier. C’est ainsi qu’en communion avec l’Eglise universelle, à 17h, l’archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, Mgr David Macaire, a ouvert solennel - lement la Porte Sainte de la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France, intro - dui-sant ainsi le diocèse dans l’Année Jubilaire de la Miséricorde proclamée par le pape François. U ne grande procession a regroupé, autour de Mgr Macaire, des fidèles laïcs, des prêtres, des diacres, des séminaristes, des représentants des paroisses… La cérémonie a été ponctuée de temps forts. Elle a débuté par la prière de l’archevêque devant la Porte Sainte, suivie de la lecture du texte d’Isaïe 61,1-2.10-11. La proclamation de l’Evangile de saint Luc fut une invitation à la conversion et à la démarche de pénitence. Mgr Macaire frappa la Porte Sainte de trois coups de crosse, avant de l’ouvrir et de passer le seuil. La cérémonie s’est ensuite poursuivie dans la cathédrale. Les fidèles s’étaient déplacés en masse pour vivre cet événement, fort en sens. Mgr David a encensé les icônes de la Divine Miséricorde et de la Vierge de la Miséricorde, après les avoir bénies.Notons que l’icône de la Vierge de la Miséricorde visitera toutes les paroisses du diocèse durant cette année jubilaire extraordinaire. Elle sera présentée lors des messes dominicales, passera dans les quartiers et dans les familles, avant de rejoindre une autre paroisse. Au cours de cette année jubilaire, plusieurs démarches significatives sont prévues dans notre diocèse. Soyons donc des témoins de la miséricorde dans nos paroisses et partout ailleurs ! n

Page 7

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 7 Homélie de Mgr Macaire à l’ouverture de la Porte Sainte de la cathédrale Saint- Louis F rères et sœurs, la liste des misères est longue. Maintes fois, dans nos sermons, dans nos discours, dans nos prières personnelles, dans nos prières universelles, dans nos analyses sociologiques, nos bibliothèques, nos livres, nos journaux, dans nos journaux télévisés, dans nos discussions de famille, dans nos campagnes électorales, nous avons fait la liste détaillée des maux nombreux qui pèsent sur notre société. Des maux nombreux qui pèsent sur notre terre, de tout le mal qu’il y a dans le cœur humain. Dans nos cœurs, dans ceux des autres, sur nos enfants, sur le monde, sur la planète… Moi-même, il y a quelques semaines, je décrivais en termes alarmés notre société (…). Devant cela, nous en demandons beaucoup et certainement beaucoup trop à la science, à l’économie, à la politique. Nous leur en demandons tellement que finalement nous sommes bien souvent déçus parce que nous mettons en eux notre espoir. Mais les scientifiques, les maîtres de l’économie, les politiques ne peuvent nous donner que ce qu’ils ont ! Ce n’est pas la politique, ce n’est pas la science, ce n’est pas l’économie qui vont nous libérer du péché, qui vont nous réconcilier avec toutes les divisions qui nous assaillent entre les différentes composantes de notre peuple : békés et noirs, coolies et noirs, métropolitains et créoles… Ce n’est pas la politique, la science ou l’économie qui pourra nous libérer des conflits sociaux durs, violents, traumatisants, des dominations entre homme et femme, des jalousies entre femmes, de l’amertume entre tant d’enfants et leur père absent, violent ou adultère. Ce n’est pas tout cela qui nous libérera, mais le Christ bien sûr ! Le chemin spirituel que je vous ai proposé est un chemin, je le reconnais, qui n’est pas à notre portée. Il s’agit, comme le père du fils prodigue, de détourner son regard de sa propre blessure, celle que l’autre m’a faite, pour

Page 8

Jubilé de la miséricorde ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 8 regarder la souffrance de l’autre ; pour regarder celui qui lui-même a souffert et qui lui-même nous a blessés. Consentir à ne pas recuire indéfiniment sa propre souffrance, mais habiter celle de celui-là même qui l’a provoquée. Ce chemin est au-delà de notre capacité. Par nous-mêmes, par nos propres efforts, même spirituels, psychologiques, nous ne pourrons pas aboutir à cette réconciliation, à cette délivrance. Nous avons besoin, absolument, de la Miséricorde du Père. Il FAUT que le Père des Miséricordes intervienne dans nos vies, dans nos familles, dans notre peuple, dans toutes les dimensions de notre société, de notre monde. Que l’œuvre du Père soit faite. La Miséricorde, ce n’est pas un mot, frères et sœurs, ce n’est pas un concept, ce n’est pas une idée, ce n’est même pas un discours. La Miséricorde, c’est une expérience, un toucher, l’expérience d’un amour qui pardonne et qui se donne, celle de la certitude : Il m’a touché ! Le Père éternel veut nous faire miséricorde, à vous, à moi, à tout homme en ce monde. Il veut se laisser toucher et venir nous toucher. Mets ton doigt dans mon côté, dit-il à Thomas. Prenez et mangez, dit-il en parlant de son Corps. Dans la vision de sœur Faustine, ce beau tableau du Christ, Roi de Miséricorde et de Gloire, les rayons qui sortent des mains semblent venir jusqu’à nous, nous toucher. Sur l’icône de la Vierge de la Miséricorde, la Vierge touche son fils et son fils touche le manteau de la Vierge, sa mère. Elle va circuler dans nos paroisses, dans nos familles pour que nous puissions, par ce symbole, être touchés par ce signe. Au moment où la misère nous (me) transperce, Dieu m’envahit de sa Miséricorde. Il ne me juge pas. Il m’aime. Non pas pour mes petits signes de bonté, il m’aime à cause et avec mes faiblesses, mes petitesses, mes misères, justement. Il y a, avec cette porte qui s’ouvre, avec ces portes qui s’ouvrent dans nos sanctuaires (bientôt à la cathédrale de Saint-Pierre, puis au Morne-Rouge, à Sainte-Anne, à Balata), avec ce temps qui s’ouvre, avec cette année de bienfaits, un chemin qui s’ouvre. Mais ce n’est pas le chemin de la perfection, ce n’est pas le chemin des parfaits, des « bien-pensants », des « bonnes personnes » qui savent tout, qui sont sûres d’elles-mêmes ! Ce soir s’ouvre le chemin des imparfaits, des blessés, des boiteux, le chemin de tous ceux qui se reconnaissent pauvres et nuls devant le Seigneur. La porte s’est ouverte, elle s’ouvrira sans cesse cette année : le Christ le veut ! Le Père le veut pour tous ceux qui se sentent, d’une façon ou d’une autre, exclus dans l’Eglise, voire par l’Eglise. Même si ce n’est pas vrai, on ne peut pas nier que beaucoup se sentent rejetés : les divorcés, les divorcés remariés, ceux qui vivent en concubinage, ceux qui prennent la contraception, ceux qui ont pratiqué une IVG, ceux qui pratiquent des superstitions ou des idolâtries, les personnes homosexuelles, les croyants des autres religions, les incroyants ou les mécréants, les "sans Dieu" et tous les blessés de la vie. Pour eux, la porte s’est ouverte. Pour eux, pour nous, la porte s’est ouverte.

Page 9

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 9 La porte de la Miséricorde, c’est le Père qui l’ouvre, comme un « chemin de l’imperfection », pour nous donner lui-même sa sainteté, pour nous toucher. Quand il nous touche, il nous purifie. Il faut que tous l’entendent et si la porte de certains cœurs de ceux que j’ai nommés est encore fermée, qu’elle s’ouvre au plus vite ! Au nom de tous les chrétiens qui ont pu les blesser, je leur demande pardon. L’Eglise doit être, dit le pape François, le lieu même de la Miséricorde, où tous les exclus se sentent accueillis, aimés, choyés, préférés par l’amour miséricordieux de Dieu. Il n’y a pas d’autre chemin pour l’Eglise, il n’y a pas d’autre chemin pour le monde. Alors que le monde enseigne la loi du plus fort, la loi du chacun pour soi, nous, avec le Père miséricordieux, nous apprenons que l’imparfait, le petit, le blessé, est un préféré, un bien-aimé, un chéri de Dieu. Alors, aujourd’hui, oui, les portes sont ouvertes, les portes de la Miséricorde, pour une année de bienfaits et de grâce. Elle n’aura peut-être pas de fin, mais elle commence aujourd’hui. Ce temps de la miséricorde pour chacun d’entre nous est aussi, d’abord, celui de la conversion personnelle. Car c’est à partir du milieu de notre cœur, du centre de notre vie, dans les zones les plus sombres de notre existence, c’est à partir de cela que le Seigneur va convertir le monde. C’est à partir du lieu de notre propre conversion, où réside celui qui nous a blessés, celui que nous n’aimons pas, celui qui nous a torturés notre vie durant ou qui nous a mal parlé, c’est à ce lieu-là que le Seigneur s’adresse, c’est là que la porte s’ouvre aussi. L’Eglise nous donne différents signes pour accomplir cela, et parmi ces signes, le plus élevé : le sacrement de la réconciliation, lieu de la miséricorde. Il y aura beaucoup de confessions au cours de cette année, beaucoup de joie alors ! Beaucoup de liberté, beaucoup de libération. C’est un 22 mai perpétuel ! Il y aura des temps de jubilé, car c’est une année de joie et nous allons avec les familles, les prêtres, les religieuses, les prisonniers, les malades et bien d’autres encore, manifester cette joie par des rendez-vous qui nous seront donnés. A la fin de chaque eucharistie, nous nous tournerons vers la Vierge, Mère de Miséricorde, en chantant le Salve Regina. La Vierge, par le signe de cette icône, que nous venons de bénir, passera, comme je le disais tout à l’heure, de paroisse en paroisse, de quartier en quartier, de famille en famille, pour que, chacun, nous soyons rejoints, personnellement. Je demande au Seigneur et à vous, frères et sœurs, d’y inviter les plus éloignés de l’Eglise, les plus improbables, ceux que parfois nous ne regardons peut-être pas parce qu’ils ne sont pas de chez-nous : c’est pour eux que la porte est ouverte car ils sont nos frères et nous leur ressemblons beaucoup en vérité. Tout cela bien sûr, toutes ces manifestations extérieures n’ont de sens que si la prière, la confession, la conversion, les gestes de pardon et d’amour se multiplient dans notre diocèse, dans notre vie personnelle quotidienne. Je voudrais citer pour finir ce message du saint pape Jean Paul II disant que la Miséricorde est le don le plus beau que l’Eglise pouvait faire au monde tout entier : « Le message réconfortant de la miséricorde s’adresse à celui qui, touché par une épreuve particulièrement dure, écrasé par le poids du péché, celui qui a perdu toute confiance en la vie, est tenté de céder au désespoir. C’est à lui que se présente le doux visage du Christ. Le doux visage, je l’espère aussi, de l’Eglise. Combien d’âmes ont déjà été réconfortées et le seront cette année par l’invocation : J ésus j’ai confiance en toi ». Combien d’initiatives dans nos familles, nos mouvements, nos communautés de quartier, nos paroisses, nos sanctuaires permettront à des hommes et des femmes de retrouver ce regard posé sur eux : Jésus, j’ai confiance en toi. Combien de cœurs seront enfin délivrés, combien de chaînes tomberont lorsque des âmes auront dit : Jésus, j’ai confiance en toi. Combien de nuages les plus épais vont se dissiper dans nos vies, combien de démons seront chassés lorsque nous dirons et redirons : Jésus, j’ai confiance en toi. Et que la lumière soit sur chacun d’entre nous parce que le Dieu, Père de Miséricorde, nous a fait miséricorde. Amen. n

Page 10

L a P arole D ominicale Dimanche 20 décembre 2015 Michée 5,1-4a • Psaume 79 • Hébreux 10,5-10 • Luc 1,39-45 4 ème dimanche de l’Avent - Année C E n ce dimanche juste avant Noël, l’Eglise nous invite à contempler la rencontre entre Marie et Elisabeth. Deux femmes de foi. Entrons dans la dynamique de leur hospitalité pro- fonde. Regardons d’abord Elisabeth. Si Marie a vu Gabriel, c’est Zacharie, le mari, qui a dialogué dans le Temple avec l’ange. Alors qu’ils sont vieux et qu’on l’appelle la femme stérile, Dieu leur fait un incroyable cadeau qui laisse Zacharie sans voix ! Croyants, ils sont accueillants à la promesse qui leur est faite. Qu’en est-il pour moi ? Certes Dieu n’est ni un magicien ni un «Père Noël». Mais ce récit est l’occasion de me souvenir des moments où j’ai ressenti son action bienveillante et concrète dans ma vie. Bien sûr les difficultés et les échecs n’aident pas à voir les petits miracles du quotidien, mais il y en a ! Je choisis ces jours-ci de m’arrêter pour reconnaître les signes de sa présence : une rencontre qui m’aide à grandir, une parole à la messe, une réconciliation, un beau paysage, un chant… Je lui rends grâce de ses initiatives envers moi. Observons Marie. Comme pour Zacharie et Elisabeth, l’initiative revient entièrement à Dieu et le fruit de la parole de l’ange est également la naissance d’un enfant au destin unique. Marie est montrée totalement disponible à cette annonce. Elle se met aussitôt en marche. J’essaye d’imaginer le chemin sur lequel elle se trouve, ainsi que ses pensées. Sa vie a basculé. Elle passe par toutes les émotions : joie, inquiétude... Quel est son chemin ? Combien de temps cela prend-il ? On sait seulement qu’elle se trouve sur une route montagneuse et qu’elle est pressée. Empressée de partager cet incroyable qui vit en elle, et sûrement impatiente de découvrir ce qui est arrivé à sa cousine. Je remercie le Seigneur pour Marie, «la première en chemin». Je demande la grâce, par son intercession, de me mettre en mouvement vers la vie qui m’est promise. Moment magique : Marie rentre dans la maison et salue sa cousine. Quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Effet immédiat : elle fut remplie d’Esprit-Saint et plonge dans une louange absolue : tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Elisabeth est donc la première à reconnaître en Marie la mère de son Seigneur. Non seulement l’Esprit l’entraîne dans la louange, mais il lui offre l’intelligence spirituelle. Sacrée grâce ! Cela fait penser à un mot de Sainte Thérèse d’Avila : quand Dieu nous donne une Grâce, en réalité il y en a trois : la grâce elle-même, la grâce de se rendre compte qu’on l’a reçue, et la grâce de pouvoir en parler. Je demande au Seigneur de m’éclairer sur les grâces que j’ai pu recevoir et de me rendre capable d’en témoigner. L’hospitalité au cœur. Marie se laisse toucher par l’accueil d’Elisabeth. Et c’est bien d’hospitalité et de maison dont il s’agit dans notre texte. Un indice : le nom Elisabeth signifie en hébreu «maison de Dieu». Et si Marie est la maison de Dieu par excellence, Elisabeth accueille en elle celui qui va préparer les chemins du Seigneur et l’accueillir. C’est une invitation pour chacun à accueillir Dieu en soi. C’est le miracle de l’Incarnation où Dieu choisit de ne pas faire sans nous. Il a choisi de passer par le ventre d'une femme et il choisit aujourd’hui de passer par mes mains et mon cœur pour venir dans le monde. Je demande la grâce de me laisser faire, comme Marie, et d’être témoin de sa présence miséricordieuse au cœur de nos familles, de notre Eglise, de notre pays, de notre monde. P. Manuel Grandin n Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 10

Page 11

Liturgie ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 1111 L e succès de cette fête est aussi sa faiblesse. En effet, la personne de Jésus révélateur de l’amour du Père n’est pas reconnue, accueillie, adorée : elle est le plus souvent méconnue et mise aux oubliettes. En devenant populaire, cette fête chrétienne aurait-elle perdu son contenu de foi qui lui donne tout son sens ? La Bible indique que la venue de Jésus, Fils de Dieu, dans notre humanité a été annoncée et préparée par les prophètes. Parmi eux, l’un des plus connus a été le prophète Isaïe. Voici ce qu’il disait : Un fils sortira de la famille de Jessé comme une jeune branche sort d’un vieux tronc. Une nouvelle branche poussera à partir de ses racines. L’Esprit du Seigneur reposera sur lui. Il lui donnera la sagesse et le pouvoir de bien juger (Is 11,1…). Cependant, cette longue et patiente préparation du peuple d’Israël par les prophètes n’a pas été suffisante. On sait l’accueil et le sort qui ont été réservés au Messie ; il a été rejeté, mis à mort. Aujourd’hui, sommes-nous plus à l’écoute de la Parole de Dieu que ne l’ont été nos ancêtres ? Quel accueil, quelle place Jésus a-t-il dans notre vie ? Dans nos familles ? Dans nos relations sociales, hélas souvent minées par le soupçon, le mal, la superstition ? Noël est certes une occasion de faire la fête. Mais pour les chrétiens, n’est-ce pas d’abord une joie intense de faire renaître Jésus dans la vie ordinaire de tous les jours ? Où en sommes-nous dans notre mission de mettre Jésus, Fils de Dieu, au cœur de nos communautés et de notre vivre ensemble : Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux (Mat 18,20). Noël nous recentre sur l’essentiel de notre foi : Jésus est venu, il est là, il reviendra. Noël nous invite à personnaliser notre relation à Jésus : Il s’est fait proche de nous en partageant notre condition humaine en toute chose, excepté le péché. Noël : un enfant sur la paille, Dieu est pauvre. Noël : Dieu se révèle dans le dénuement. Il se fait l’un de nous, du plus humble, de tous ceux qui cherchent à le rencontrer. Noël n’est pas une légende pour endormir les enfants. Jésus petit enfant s’identifie à tous les émigrés, à ceux qui sont sans toit. Noël annonce déjà la Bonne Nouvelle de Jésus pour notre monde : j’ai eu faim, j’étais nu, j’étais malade, j’étais un étranger, j’étais en prison, j’avais besoin de vos visites. Noël ne peut être un prétexte pour des libations effrénées, jusqu’à plus soif… ! Au lieu de se plier à la pression sociale de consommer toujours plus, la fête de Noël pourrait être l’occasion de resserrer nos liens familiaux trop souvent distendus par les multiples occupations et soucis de la vie quotidienne. Depuis l’Incarnation de Dieu dans notre humanité, nous savons que Dieu n’habite plus dans les étoiles, mais dans le miroir impitoyable de toute personne humiliée. L’incarnation de Dieu en Jésus Christ, c’est à la fois la chair et la parole de la chair, le Verbe, dont l’Eucharistie retrouve l’union intim e (François-Bernard Michel, La chair de Dieu ). P. Jean de Coulanges n Noël… une occasion de resserrer nos liens familiaux De toutes les fêtes chrétiennes, Noël est à coup sûr celle qui me paraît être la plus populaire. Il y a un folklore lié à ce temps liturgique, par \ exemple les Chanté Nwel qui sont accompagnés le plus souvent de dégustations et de libati\ ons très caractéristiques. photo Publié par discovermartinique

Page 12

E t pourtant, comme Mon- seigneur Gaston Jean-Michel le rappelait si souvent, en citant le concile Vatican II : les laïcs chrétiens, citoyens à part entière, doivent s’investir pleinement dans la vie de la société puisque, « dans l’Eglise, ils ont la responsabilité de la gestion du temporel selon l’esprit de l’Evangile » ! La doctrine sociale de l’Eglise leur demande d’ailleurs d’œuvrer, avec tous les hommes de bonne volonté, à l’avènement d’un monde plus juste et en paix, en travaillant, partout où ils se trouvent, à la recherche du bien commun et à la reconnaissance de la dignité de toute personne et de ses droits fondamentaux. C’est ce que dit aussi le pape François lorsqu’il demande aux 4 000 laïcs de la Communauté de Vie Chrétienne (CVX) « de maintenir vivant le lien entre la foi en Jésus-Christ et l’action pour une société plus juste et plus solidaire » et leur affirme que « faire de la politique est important, la petite comme la grande ! On peut devenir un saint en faisant de la politique ». Ceux qui refusent de s’engager par peur de pécher, de se salir les mains « se trompent » dit-il, ajoutant : « Si vous avez les mains sales, demandez pardon au Seigneur, et allez de l’avant ! » ; autrement dit, repentez-vous et changez votre cœur, mais agissez. Car « un catholique ne peut pas se contenter de regarder du balcon… Se mêler de politique n’est pas une simple option qu’on peut choisir ou pas, c’est un devoir ! ». Ces paroles ont le mérite de la clarté. Pour lui, la politique, bien sûr, n’est pas un chemin facile, mais « c’est celui de la recherche du bien commun, sans se laisser corrompre, … à travers des petites choses » qui font avancer la société. Il cite même des exemples à suivre, comme celui de Robert Schuman (1886-1963), dont le procès en béatification se déroule actuellement, ou encore l’Italien Alcide de Gasperi (1881- 1954), considéré lui aussi comme un des pères de l’Europe, deux catholiques « qui ont fait de la politique propre, bonne … et ont ainsi favorisé la paix entre les nations ». Pour le Saint-Père, il ne faut donc pas craindre de s’engager en politique pour lutter « contre le dieu argent », contre la « culture du déchet », pour manifester à tous la vérité de la doctrine catholique… Et, il n’est pas le seul à le dire : tous les papes depuis Pie XI, l’auteur de l’encyclique Quas primas, qui a institué en 1925 la fête du Christ Roi, et qui voyait dans l’exercice des fonctions politiques, « un métier très noble », ont voulu réhabiliter la politique et ont demandé aux chrétiens de s’investir dans la lutte pour la justice et la vérité, ce qui est une manière de vivre pleinement leur foi dans le champ social et politique. Plus simplement encore, s’efforcer de voter « en conscience », en visant le bien commun et non son intérêt personnel ou catégoriel, n’est-ce pas déjà un engagement chrétien dans l’exercice de notre devoir électoral, comme nous serons tous conviés à le remplir les 6 et 13 décembre 2015 ? Les avis qui nous sont parvenus dans le cadre du dossier de ce numéro 513 témoignent bien de la diversité des approches existant sur cette question. Michel Déglise n Les chrétiens et l’engagement politique Beaucoup de chrétiens « se méfient » de la politique… Ils\ se la représentent comme un champ de bataille où la paix, l’amour et l’Evangile n’\ ont pas leur place car on ne peut que « s’y salir les mains ! ». Parfois même, ils s’appuient sur la distinction faite par Jésus entre ce qui appartient à Dieu et ce qui appartient à César pour justifier leur refus de s’aventurer dans ce domaine…\ Dossier : Selon vous, un chrétien peut-il s’investir pleinement en politique\ ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 12

Page 13

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 13 Clémence-Chantale Zaïre Partant du principe que l'Eglise est séparée de l'Etat en 1905 et que Jésus lui-même nous dit dans la Bible "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" (Marc 12,17), il faut faire la part des choses. S'investir en politique à quel degré ? Pour se verser dans la politique, dans la logique, tout individu est d'abord chrétien par le Baptême, puis en tant que citoyen majeur (à partir de 18 ans), il prend la place qui lui revient ou qui lui échoit (ou par choix) pour remplir sa qualité de citoyen investi dans la politique ou de politologue à juste titre. Vu que nul ne peut servir deux maîtres à la fois, tel il qu'est écrit dans la Bible, car "ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent (Mat 6,24) ; il n'est pas bien saillant pour un chrétien de s'investir pleinement en politique en oubliant Dieu qui a créé toute chose, même la politique. S'investir ou se donner par amour et consciencieusement dans les attributions confiées OUI, mais ne pas donner toute la place à cette activité et négliger sa qualité première de Chrétien. A tout Seigneur tout Honneur : savoir lâcher prise pour mieux gérer sa Politique en donnant la place qui revient au Seigneur de la Vie. Cependant, s'investir dans la politique c'est une activité non négligeable car il nous faut des chrétiens qui s'engagent dans toutes les couches de la Société, et principalement en politique, pour que les affaires de l'Etat soient gérées équitablement au profit du Peuple, et pour que le citoyen ait des candidats chrétiens pour qui voter. Cela ne veut pas dire qu'il faut s'y investir pleinement car, étant investi de la sorte, la vie politique prend vite le pas sur la vie chrétienne et le chrétien devient vite imbu de sa personne sans le Christ. Et, Jésus a dit : "sans moi vous ne pouvez rien faire". Toutefois, vie chrétienne et vie politique peuvent aller de pair ou se concilier en donnant la priorité à Dieu pour mener à bien les missions confiées au profit du Peuple et pour son Bien et, non pour sa propre image d'homme politique. Témoignages… Anne-Emmanuelle Félicité « Pour les fidèles laïcs, la politique est une expression qualifiée et exigeante de l’engagement chrétien au service des autres » (Paul VI). « Personne n’a le droit de reven- diquer d’une manière exclusive, pour son opinion, l’autorité de l’Église » (Vatican II). Ces deux citations nous rappellent que l’engagement politique est nécessaire. « Il revient aux chrétiens d’inventer des formes d’actions qui arrivent à constituer un lien heureux entre évangélisation et œuvres de charité » (Deus Caritas est) . Pour un chrétien l’engagement politique n’est pas une option parmi d’autres puisque c’est la politique qui est responsable du bien commun. Le chrétien ne peut plus se désintéresser de la vie politique de son pays. La Martinique a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d’affirmer ce qu’ils sont et ce en quoi ils croient. La Martinique a besoin de catholiques heureux qui témoignent de leur espérance. Éclairé par l’Église, chaque chrétien est ainsi libre des choix politiques qui lui sont dictés par sa conscience. On voit donc que la religion n’est plus une affaire privée. Une des missions de l’Église est de rappeler à chacun d’entre nous, chrétiens et non chrétiens, les valeurs induites par la Foi et la morale naturelle sans s’engager dans le débat politique. Les chrétiens, insérés dans le monde, sont le sel qui poussera tous les hommes de bonne volonté à s’investir dans une action politique conduisant vers un monde meilleur. Agir en politique c’est d’abord respecter les hommes politiques ; même s’ils ne sont pas tous parfaits ils sont d’abord au service des autres et pas d’eux- mêmes ou de l’argent. C’est aussi choisir ; l’abstention ou le vote blanc sont à proscrire ; comment pourrions-nous laisser d’autres choisir pour nous alors que nous prétendons être le sel de la terre ?

Page 14

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 14 Dossier : Selon vous, un chrétien peut-il s’investir pleinement en politique\ ? Marie-Alice Palcy Un chrétien peut-il s’investir pleinement dans la politique ? «Peut» ? La question en elle- même est significative ! Y aurait-il un obstacle à cet engagement ? Un chrétien c’est un homme, une femme, un citoyen, une citoyenne. La politique c’est «la gestion de la cité», c’est-à-dire de la vie en commun des citoyens. Un chrétien est donc fondamentalement lié à cette activité particulière. Un raccourci, dirons-nous. Mais, tant pis ! A priori, donc, il pourrait – et il devrait – s’investir dans la gestion de sa propre vie, dans celle de sa famille, et, par extension, dans celle de la société dans laquelle il évolue… Où est le problème ? Quels obstacles empêchent cette pleine participation à la politique ? Ces freins sont dans les modes de fonctionnement très visibles dans certains partis ou individus : manipulations mentales, mensonges tergiversations, fraudes, détournement de fonds publics, enrichissement personnel grâce à des biens sociaux, opportunisme, égocentrisme… Sans compter les pratiques, pas… catholiques du tout, présentées comme l’atout d’une réussite certaine dans le milieu. Faut-il donc regarder le milieu politique de loin, comme un milieu de pestiférés ? Non, certainement pas ! D’abord parce que tous les politiciens ne méritent pas de tels qualificatifs. Ensuite, parce que Dieu Lui- même a placé certains de ces enfants en haut de l’échelle politique : Moïse, Joseph, Esther, Daniel, Salomon, etc. pour ne citer que ceux-là. Pourquoi ? Parce qu’Il avait un plan. Ils ont été les canaux par lesquels Il a agi en faveur de son peuple. En faveur de son peuple… Dieu aurait-Il changé ? Nous non plus, nous ne devons pas changer. Ceux qui s’engagent pleinement en politique doivent être comme nos modèles bibliques : un homme, une femme «debout» en Jésus car, c’est de Lui que leur viendront la sagesse, l’esprit du discernement, l’humilité, le savoir et le savoir- être qui font cruellement défaut à nos dirigeants. Si le monde est si malade, c’est peut-être parce que nous avons laissé pendant longtemps pousser l’ivraie sans arroser la bonne plante… C ette idée (fausse) est souvent entretenue par le comportement de beaucoup de chrétiens, qui se contentent de vivre le message de Jésus-Christ dans leur vie personnelle et communautaire. Dans notre société, on constate de plus en plus que le citoyen se désintéresse de la chose politique. La raison essentielle en est que la politique est souvent assimilée à un engagement pour des élections. Et la déception du citoyen vis- à-vis du comportement de ses représentants élus, fait alors qu’il choisit souvent de se désengager carrément de la chose publique. Le chrétien, également citoyen, n’échappe pas à ce sentiment de déception. D’ailleurs, son engagement chrétien, avec la conviction que la solution ne peut venir que de Dieu, peut même avoir comme conséquence de l’amener à se détourner complètement de l’organisation humaine de la gestion de la société, et à se réfugier dans le seul univers chrétien. Mais, qu’est-ce être chrétien ? - Est-ce seulement chérir Christ dans sa vie personnelle ? - Est-ce seulement recevoir, partager et écouter Christ avec les frères à l’office dominical ? - N’est-ce pas aussi être au quotidien à l’écoute de nos frères et sœurs autour de nous, dans la société ? - N’est-ce pas aussi œuvrer au développement des valeurs de Christ dans la société ? - Est-on chrétien simplement dans sa communauté, ou doit-on également l’être dans la société ? - Est-ce que la société n’est pas en manque de l’apport, du regard, des propositions, de la diffusion des valeurs du chrétien ? - Le chrétien, n’a-t-il pas son mot à dire dans la société à laquelle il appartient, simplement en appliquant les consignes du Christ ? Quel exemple nous donne le Christ à ce sujet ? - S’est-il cantonné à sa commu- nauté ? - N’a-t-il jamais remis en cause les normes en cours, quand il les estimait injustes ? Beaucoup de personnes voient le chrétien comme quelqu’un qui ne s’\ engage pas dans sa société, qui est tourné vers le ciel, en attendant \ que Dieu vienne. * * * * * Point de vue…

Page 15

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 1515 - N’encourageait-il pas les gens de son époque à s’engager pour changer les choses ? Jésus n’a-t-il pas toujours posé problème à sa société ? N’a-t-on pas toujours vu en lui une menace à la stabilité de l’ordre établi ? Même bébé, Jésus perturbait déjà l’ordre établi, puisque le roi Hérode n’a pas hésité à tuer beaucoup d’enfants, pour éliminer «un rival potentiel». Ses trois années de ministère ont été une période de remise en cause incessante de l’injustice : son obstination à faire passer le respect de la vie, de la dignité, avant l’application stricte de lois ; ses attaques contre les autorités politiques et religieuses ; la défense de l’intégrité de la maison de son Père, l’obéissance sans répit à la volonté de son Père, le conduisant par exemple à entrer dans Jérusalem, suivi d’une foule qui le proclame roi… - Jésus est-il notre modèle ? - Le chrétien, en tant que représentant du Royaume de Dieu, n’a-t-il pas une mission politique de la première importance ? - La société moderne peut-elle se renouveler sans un apport fondamental de valeurs spirituelles ? - La religion peut-elle être vivante, si elle se coupe du vécu quotidien du citoyen, c’est-à-dire du politique ? Pour conclure : Ecclésiastes 9;10 : Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le ; car il n'y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas. Ecclésiastique 10 ; 4 : Aux mains du Seigneur est le gouvernement du monde ; il suscite au bon moment le chef qui convient. Thierry Ichelmann n Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\ evue (n° 514) : Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Comment vivez-vous cette exhortation du Christ ? Nous attendons vos témoignages (10 lignes maximum), pour le 23 décembre 2015 au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique «J’insiste avant tout pour qu'on fasse des prières de demande, \ d'intercession et d'actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d'Etat et tou\ s ceux qui ont des responsabilités, afin que nous puissions mener notre vie dans\ le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux. Voilà une vraie prière, que Dieu peut accepter, car il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la Vérité » Saint Paul à Timothée, 1Tm2 (1-4). * * * * *  E GLISE  EN  M ARTINIQUE Règlement à l’ordr\qe de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : É glise  en Martinique Boîte Po\btale 586 • \q97 207 FORT DE FRANCE CEDEX MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ ..................................................................................... Prénom : .......................................................................\ ............................................................................... Adresse : .......................................................................\ ............................................................................... Mail : .......................................................................\ .......................................................................................... Tél. .......................................................................\ ........................... Code Postal .................................. Ville .......................................................................\ ...........................................................................................

Page 16

Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 16 "Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi je vous donnerai le repos." (Matthieu 11,28) Seigneur nous venons devant Toi en tant que mères, et Te demandons de bénir nos enfants et tous les enfants du monde. Nous Te rendons grâce pour nos enfants, ils sont un don si précieux. Aide-nous Seigneur à toujours nous en souvenir, surtout lorsqu'ils ont des difficultés. Seigneur, fortifie-les. Aide-nous à réaliser que Tu es toujours auprès de nous. Accorde-nous toutes les grâces dont nous avons besoin pour réaliser Tes projets dans nos vies, et pour accomplir nos devoirs familiaux. Tu es le Dieu Tout Puissant, Tu peux tout changer, alors nous venons vers Toi avec foi et amour, sûres que Tu répondras à nos prières. Fais que nous n'oubliions jamais combien Tu nous aimes, nous et nos enfants, et combien Tu nous appelles à nous tourner vers Toi avec nos difficultés. Amen. Prière des mères • Mothers prayers N é en Angleterre en 1995, le Mouvement de la Prière des Mères réunit chaque semaine des groupes de 2 à 8 mères, grands-mères ou «mères spirituelles» désirant prier pour leurs enfants et les confier à la protection du Seigneur. Aujourd’hui, présente dans 95 pays, cette prière s’appuie sur un même livret, traduit en 30 langues, qui est le lien d’unité qui nous permet de prier les unes pour les autres avec tous les groupes du monde. Convaincues que la prière peut tout changer, nous nous réunissons chaque semaine, guidées par le Saint-Esprit, pour prier ensemble, et demandons la grâce de vivre de plus en plus la spiritualité de l’abandon et du lâcher prise. En se soutenant mutuellement par ces prières toutes simples, en s’appuyant sur la parole de Dieu et en choisissant la confiance, nous recevons de magnifiques et nombreuses réponses à nos prières, la première étant toujours une grâce de paix. Nous restons dans l’humble et fidèle obéissance à ce cadeau du ciel qui nous est donné pour traverser dans la sérénité ces temps difficiles, et voyons des mamans rayonnantes même au cœur de leurs souffrances, fortes de l’assurance d’être dans la main de Dieu pour y demeurer et s’y abandonner et se laisser faire. Plus nous rentrons dans cette démarche, plus la paix nous envahit et plus nous permettons au Seigneur d’agir librement. Nous témoignons d’un seul cœur, à travers ces rencontres, de la bonté de Dieu dans nos vies et dans celle de nos enfants, et voyons au fil du temps les merveilles se réaliser tant dans nos familles que dans celles pour qui nous prions. Nous sommes 109 groupes en Martinique répartis dans plusieurs communes, du nord au sud. En tant que coordinatrice de ce mouvement depuis bientôt 6 ans, je me déplace dans vos paroisses lorsque j’y suis invitée pour le faire découvrir. Nadine de Reynal n é en Angleterre en 1995, Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site : www.prieredesmeres.com sur lequel figurent aussi les présentations du mouvement en Martinique. Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez m’écrire à priedesmeresmartinique@gmail.com tél. : 0596 51 17 53.

Page 17

Horaires des messes de Noël 2015 et du Jour de l’An 2016 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 17 PAROISSESVeillée Nuit de Noël Jour de Noël Jour de l’An Ajoupa-Bouillon 20h30 8h Le 31 : Veillée uniquement - Le 1 er : 8h Anses d’Arlet 21h 10h Le 31 : 20h messe + adoration - Le 1 er : 10h Balata 20h 8h Le 31 : 18h30 - Le 1 er : 8h Basse-Pointe 18h 8h Le 1 er : 8h Bellefontaine 19h 8h Le 31 : 20h Veillée + messe + Adoration - Le 1 er : 8h Bellevue 19h 8h30 Le 31 : 19h - Le 1 er : 8h30 Carbet 18h 9h30 Le 1 er : 9h30 Case-Pilote 19h 8h Le 31 : 18h messe + Adoration - Le 1 er : 10h Cathédrale 21h 8h Le 31 : 18h30 Adoration - Le 1 er : 7h30 - 10h30 Coridon 19h 8h Le 31 : 17h Adoration - 18h messe - Le 1 er : 8h De Briant 19h30 9h - Pas de messe le soir Le 1 er : 9h Diamant 20h30 9h Le 31 : 19h - Le 1 er : 8h30 Ducos 18h veillée - 20h messe 8h Le 31 : 18h adoration + 20h messe - Le 1 er : 8h Fond-Saint-Denis 19h 9h30 Le 1 er : 7h Foyer de Charité Pas de messe 9h Le 31 : veillée + messe à minuit François 19h 7h - 9h30 Le 31 : 17h Adoration - 18h Messe - Le 1 er : 8h Grand-Rivière 20h30 10h Le 31 : Veillée uniquement - Le 1 er : 10h Gros-Morne 19h 9h Le 31 : 22h messe + nuit d’adoration - Le 1 er : 5h - 9h Josseaud 18h30 9h Le 1 er : 9h Lamentin 15h30 (enfants) - 19h 9h Le 1 er : 8h Lorrain 15h30 (enfants) - 20h 8h Le 1 er : 8h Macouba 18h 10hLe 1 er : 10h Marigot 19h 9hLe 1 er : 9h Marin 20h 7hLe 31 : 21h veillée + messe - Le 1 er : 7h Morne-des-Esses 19h 8hLe 1 er : 8h Morne-Rouge 18h veillée - 19h 8h30Le 31 : 18h Adoration - 19h messe - Le 1 er : 8h30 Morne-Vert 19h30 7h30Le 1 er : 7h30 Prêcheur 19h 7hLe 1 er : 7h Redoute 15h (enfants) - 19h 9hLe 31 : 19h - Le 1 er : 8h Régale 18h30 Pas de messeLe 1 er : 7h30 Rivière-Pilote 20h30 7hLe 31 : 18h30 - Le 1 er : 7h Rivière-Salée (Grand-Bourg) 18h30 8hLe 31 : 18h30 - Le 1 er : 9h30 Petit-Bourg 17h30 8h Le 1 er : 7h Robert 19h veillée 20h 8hLe 31 : 19h veillée + messe à 20h - Le 1 er : 8h Sainte-Anne 20h 9hLe 1 er : 9h Saint-Christophe 20h et 24h 8h30 Le 31 : 23h veillée+messe - Le 1 er : 6h15 - 8h30 Saint-Esprit 19h veillée suivie de la messe 8hLe 1 er : 8h Saint-Joseph 18h 7h30Le 31 : 18h - Le 1 er : 7h30 Sainte-Luce 19h 8hLe 31 : 18h30 - Le 1 er : 8h Sainte-Marie 15h (enfants) - 18h 8h Le 1 er : 8h Saint-Pierre 21h 7hLe 1 er : 9h30 Sainte-Thérèse (Emmaüs) 20h veillée + messe 8h Le 31 : 20h veillée + 21h messe - Le 1 er : 8h Schœlcher 19h (Terreville) 8h (Bourg)Le 31 : 18h Adoration + messe à 19h (Terreville) Le 1 er : 8h (Bourg) Tartane 20h 9h30 Le 31 : 18h Veillée de fin d’année + Adoration Le 1 er : 9h30 Terres-Sainville 20h30 9hLe 31 : 19h - Le 1 er : 8h30 Trinité 19h veillée 20h messe 8hLe 31 : 18h - Le 1 er : 8h Trois-Ilets 19h30 7hLe 31 : 18h Adoration + messe à 23h - Le 1 er : 7h Vauclin 19h 9hLe 1 er : 9h Vert-Pré 19h 8h Le 31 : 18h - Le 1 er : 8h Anse Mitan 18h 8h30Pas de messe

Page 18

Vie du diocèse Du mardi 24 au mercredi 25 novembre, notre paroisse a accueilli, avec un\ e grande joie et beaucoup d’émotion, la visite très attendue de M\ gr David Macaire. Visites pastorales de Mgr Macaire à Redoute… A son arrivée vers 16 heures le mardi 24, l’archevêque s’est d’abord rendu à l’école privée Externat Notre-Dame où l’attendaient la directrice, les enfants et leurs parents. A 18h30, tous les responsables de mouvements et services se sont retrouvés avec le curé, le père Hugues Lafine, autour de Mgr Macaire à la salle paroissiale. C’était l’occasion pour ces différentes équipes de l’informer de leur vécu dans le fonctionnement de leurs missions respectives, des difficultés rencontrées, mais aussi de lui partager combien il est exaltant de travailler à la vigne du Seigneur, chacun, chacune avec ses pauvretés, mais habités par la joie de servir et de «montrer Jésus». Sont intervenus successivement, les chorales, la catéchèse, le Post cheminement, le catéchuménat, les équipes d’AFC (Associations familiales catholiques), la Confé- rence Saint-Vincent-de-Paul, la pastorale de la santé, les équipes du Rosaire, la Légion de Marie qui visitent les malades et les personnes isolées, la Pastorale des jeunes, le groupe Magnificat, les servants d’autel, les Amis du Christ, l’équipe de baptêmes, de la proclamation de la parole, les ministres extraordinaires de la communion, les équipes liturgiques, équipe de nettoyage de l’église et du presbytère, de décoration, d’art floral, le groupe de la prière des mères, l’équipe des funérailles, et aussi un artiste. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 18 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 18

Page 19

Quid de la paroisse de Redoute ? Curé : Père Hugues Lafine Modérateur du district de Saint-Christophe, Coridon, Redoute. Fête patronale : 7 octobre Historique : A la suite de l’éruption de la Montagne Pelée en 1902, la population de Fort-de-France augmenta en recevant le flux des réfugiés, et des chapelles de secours furent édifiées à leur intention. Mgr de Cormont, évêque de Saint- Pierre, chercha un terrain à Redoute pour construire son évêché (l’actuel petit couvent), et un sanctuaire pour entreposer la statue de Notre- Dame de la Délivrande, rescapée de la catastrophe, avant son retour au Morne-Rouge. C’est ce sanctuaire qui attira les habitants. L’église fut construite entre 1902 et 1924, et consacrée par l’évêque de l’époque, Mgr Lequien, à Notre-Dame du Rosaire. Les quartiers environnants sont : Coridon, Entraide, Moutte, Ravine- Vilaine, Rivière l’Or, la Rocade du Bel Horizon, la Ferme, Morne Surey, la Baie des Anges. Notre quartier est attrayant, on y trouve : école maternelle, primaire communale ainsi qu’une école privée catholique, un lycée professionnel (AMEP) ; il est également doté de terrains de sports, d’un centre culturel, d’un centre commercial et médical, d’une gendarmerie, le Centre Dom Bosco, deux maisons où résident les religieuses. Ont vécu à Redoute : Aimé Césaire et Pierre Aliker, deux figures importantes de la vie politique martiniquaise. Nous ne les avons pas mentionnés, mais bien entendu au sein de la paroisse, il existe également un Conseil Economique pour aider le Curé dans l’administration matérielle, financière, comptable, et tout ce qui a trait à la sécurité des personnes et des bâtiments. Le père a ensuite fait part à Monseigneur de son projet de création de petites cellules pour renforcer les visites des malades et des personnes isolées ; la particularité de cette équipe sera d’intégrer deux ou trois jeunes dans chaque cellule : l’avenir se prépare dans l’aujourd’hui de Dieu. Mgr Macaire a écouté chaque intervenant avec un vif intérêt, et de l’analyse des informations recueillies, tant à Redoute que dans les autres paroisses visitées, il constate que malgré une légère diminution des enfants inscrits, 50 % d’entre eux sont encore catéchisés. Cependant, il a invité chacun à s’interroger sur le devenir de nos jeunes, notre département détient le triste record du taux d’avortement (plus important que le taux de naissance). Le problème d’encadrement est un facteur majeur, la majorité des cadres sont âgés, eu égard à la tranche d’âge concernée. Il a également attiré l’attention sur l’importance de l’accueil dans nos églises : quel regard portons-nous sur l’autre avec sa différence de profil ou de culture ? \ Avant de conclure, il nous a rappelé que notre mission catéchétique était de ramener, tout au moins de donner aux parents le désir d’accompagner les enfants à la messe, de les inviter à apporter un plus grand intérêt à l’éducation chrétienne des enfants. La rencontre s’est clôturée dans la joie et la bonne humeur autour d’un cocktail dînatoire, où les échanges ont pu se poursuivre avec Monseigneur qui s’est prêté gracieusement à la traditionnelle séance de photos. La journée du mercredi a commencé par une marche très matinale dans le quartier. A 6h30, il a concélébré la messe avec le curé dans une église comble. Après avoir rencontré les enfants de la catéchèse et leurs animatrices, Monseigneur s’est ensuite entretenu avec la conseillère municipale du quartier et son adjoint qui lui ont fait part de la situation préoccupante de certains jeunes (désœuvrement, addiction). L’accent a été porté sur les moyens envisagés pour leur prise en charge. Puis il a eu une rencontre chaleureuse avec ces jeunes. La matinée s’est terminée par une visite de l’Institut de Formation aux Métiers Educatifs, Sanitaires et Sociaux (IFMES) à Rivière l’Or. Après un rapide déjeuner, Monseigneur est allé visiter un paroissien malade, M. Chaumet, qui a été durant plusieurs années au service de l’église. A son retour, après avoir échangé avec d’autres enfants de la catéchèse, il s’est rendu avec le curé à la paroisse de Coridon pour y rencontrer les jeunes qui devaient recevoir, au cours de l’Eucharistie du samedi 28 novembre, le sacrement de la confirmation. Ce passage de notre archevêque dans notre paroisse a permis au plus grand nombre d’apprécier sa joie communicative, son humour, sa spontanéité, et sa disponibilité pour l’écoute. Nous continuons à le porter dans nos cœurs et dans nos prières. Qu’il ait la ferme assurance qu’il pourra toujours compter sur chacun d’entre nous. Que le Seigneur le comble de bénédictions pour ce lourd et beau ministère dont il a la charge ! Marie Bourdet n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 19

Page 20

Vie du diocèse La visite de Mgr David Macaire a commencé le mardi 17 novembre, à \ 18 heures, par le Conseil pastoral et paroissial élargi. Après quelques chants, père Jan a débuté la réunion par un mot d’accueil suivi par la prése\ ntation des 57 groupes. à Ducos... L e Conseil Economique a parlé largement des atouts, des enjeux, des projets, mais aussi des difficultés rencontrées au sein de notre paroisse. Lors de cette rencontre il y eut un moment d’échanges avec Monseigneur. Cette réunion de travail s’est conclue par un dîner festif avec les 120 personnes présentes. Lors de cette soirée Mgr Macaire a reçu plusieurs présents, dont le tableau de son effigie Mgr David Macaire a débuté sa journée du mercredi 18 novembre, après un court sommeil, par une marche très matinale en compagnie depère Jan et de quelques paroissiens, pour découvrir le terrain de la nouvelle église. Puis il a célébré l’Eucharistie à 6h30, dans une église comble. Après la messe, l’archevêque a pris le temps de rencontrer les fidèles et de les bénir. A 9 h, ce fut la visite à la mairie avec le maire et son Conseil municipal. Ils ont discuté à nouveau de l’importance de la construction des ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 20 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 20

Page 21

Quid de la paroisse de Ducos ? Curé : père Jan Mielewski Diacre permanent : Marc Richardson Fête Patronale : 8 septembre 1 conseil économique : 7 membres Catéchèse : 879 enfants et jeunes de l’Eveil à la foi au cheminement, 92 catéchistes et animateurs, et 11 animateurs en formation. 6 baptêmes de catéchumènes d’âge scolaire prévus à Pâques Chorales : Voix de l’amitié, la Nativité, l’Alliance, la Sérénité, le Renouveau, Chœur de Marie et Voix de la Miséricorde. Groupes d’animation : les funérailles, messe de semaine Mouvements de service de l’église : Nettoyage, Art floral, Accueil, Vente de journaux et de lumignons Liturgie : Servants d’autel, Atelier proclamation de la parole, Ministres de communion, Equipe Baptême, Equipe Funérailles, Hommes du Saint-Sacrement Mouvements et Services Pastoraux : Tertiaire de Saint François d’Assise, Pastorale des Vocations, Pastorale de la Famille, Pastorale de la Santé, Pastorale des Jeunes, Saint-Vincent-de-Paul, Cénacle. Groupes de Prière : Le Jourdain, Source d’Amour, Source Jaillissante, Feu Nouveau, Miséricorde Divine, Croisade des Pères, Cœur des Mamans en Jésus et Marie, Prière des Mères. Groupes Mariaux : Légion de Marie et Présidiae, Equipe du Rosaire, Jeunesse Mariale. salles pour la catéchèse derrière le presbytère, et de la construction de la nouvelle église. Suite à cette visite Mgr Macaire s’est rendu, avec quelques adjoints et paroissiens, au quartier Canal pour découvrir la mangrove. Cette découverte qui devait se faire en kayak, s’est déroulée finalement sur un bateau (vêtement non adéquat pour la traversée…). Il a aussi pris le temps de rencontrer l’équipe des jeunes médiateurs de la commune. Vers 11h30, il s’est rendu à l’EPHAD «Marie Olga Ancet» pour saluer et bénir les résidents et le personnel soignant et administratif. Quelle joie et quel bonheur pour eux ! Au pas de course, il s’est rendu dans la famille d’accueil «Le plus bel âge» de M me Jérôme, qui héberge sept personnes âgées ; là encore, ce fut un grand moment d’émotion partagée, puisque Mgr David a fait la rencontre d’une amie d’enfance. Il a également visité quelques familles de la commune. A 13h30, quelques adjoints au maire ont convié l’archevêque, le père Jan, le diacre permanent, Marc Richardson, son épouse ainsi que quelques paroissiens, à déjeuner dans un restaurant de la commune, dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Néanmoins, il a fallu couper court à ce bon moment, car l'évêque devait rencontrer les 116 futurs confirmands pour un échange fructueux avant le temps de confession. Mgr Macaire a quitté la paroisse à 16h. Le dimanche 22 novembre, à 6h30, Mgr Macaire a célébré la messe pour les fidèles, puis à 9h, la messe de la confirmation : un grand moment solennel, beaucoup de joie et d’amour. L’archevêque a remercié les jeunes pour leur façon de proclamer la Parole de Dieu avec foi et joie. Il leur a souhaité de tenir ferme dans la foi, car ils sont l’avenir de l’Eglise, sel et lumière du monde. Après la messe, moment d’échanges et de bénédictions, les fidèles,s les confirmands, les parents, parrains et marraines étaient heureux de prendre la pose en compagnie de Mgr Macaire. Nous souhaitons à notre Arche- vêque, David Macaire, une très bonne santé, de garder sa joie de vivre, et demandons au Seigneur de le remplir puissamment du Saint- Esprit afin de continuer sa mission, et nous l'assurons de nos prières. L’équipe Responsable de la visite de Monseigneur n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 21

Page 22

Vie du diocèse C’est dans la prière et avec impatience que l’ensemble de la communauté paroissiale attendait la visite paroissiale de Mgr David Macaire, visite\ considérée par tous comme un moment de grâce pour chacun. ... et à Coridon M gr David Macaire vint d’abord à la rencontre des 19 confirmands de la paroisse, le mercredi 25 novembre 2015. C’est dans la joie qu’il fut accueilli. La visite pastorale se poursuivit le samedi 28 novembre 2015, avec six temps forts. Le premier fut la rencontre à 7h, en tête à tête avec le père Crépin Hounza, autour d’un petit déjeuner très créole. Le second, la visite à 9h de l’église et des locaux. Le troisième temps, la rencontre de l’évêque à 10h avec les respon- sables de groupes. Les différents responsables se présentent et présentent leur groupe, parlent de leurs joies, de leurs peines et de leurs attentes : le CPAE, le groupe de prières Cana, les chefs de chœur et animateurs des chorales de la paroisse, la Jeunesse mariale, les ministres de la parole et de la communion, l’ACMSS, les animateurs de baptême, de catéchisme, les religieuses de la congrégation du Saint-Esprit, les visiteurs de malades, la pastorale des jeunes, le secrétariat, la sacristine, la comptable. Tous souhaitent être rassurés sur la stabilité de leur prêtre. Mgr David Macaire fait remarquer que la paroisse est à une place stratégique du territoire ; il suggère la mise en place d’un projet pour évangéliser les personnes actives, les 30-50 ans. Il met l’accent sur le catéchuménat des adultes. L’exemple d’un groupe de partage biblique pourrait être le point de départ de cette catéchèse. Le quatrième temps, à 12h, fut le repas paroissial. Quelle surprise ! Une centaine de paroissiens partagent le repas de Mgr David Macaire. Il est surpris c’est une grande joie, pour lui et les paroissiens. Il a un mot pour chacun à chaque table. Le cinquième temps, à 14h, fut la rencontre avec tous les jeunes du catéchisme et des première et deuxième années de cheminement. L’évêque fait remarquer que les connaissances acquises au catéchisme sont pour la vie, que le moment où les jeunes adolescents ont le plus besoin de soutien, c’est le moment où le cheminement s’arrête. L’Eglise a le secret de la paix que recherchent les jeunes, la foi, l’Esprit-Saint, Jésus. Avec Jésus, point de haine, de mensonge, de tristesse, dans le cœur. C’est une rencontre interactive, les jeunes posent des questions très pertinentes. Une épouse ne manque-t-elle pas à l’évêque ? Des enfants ne manquent-ils pas à l’évêque ? Pourquoi vouloir être évêque ? Comment s’est manifesté l’appel ? Avez-vous déjà eu des craintes ? De la haine contre Dieu ? N’êtes-vous pas fatigué d’aller dans toutes les communes proclamer votre foi ? Combien de temps priez- vous par jour ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 22 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 22

Page 23

Quid de la paroisse Notre-Dame du Sacré- Cœur de Coridon ? Curé : père Hugues Lafine Vicaire : père Crépin Hounza Fête patronale : 31 mai La paroisse est soutenue par le Conseil paroissial pour les affaires économiques (CPAE) La catéchèse s’étend de l’éveil de la foi à la troisième année de cheminement, soit 119 jeunes pour une vingtaine d’animateurs. Les groupes de prière sont au nombre de deux : La légion de Marie, le groupe de prière charismatique Cana. L’animation liturgique est assurée par une équipe d’art floral liturgique, deux chorales et trois animateurs de chants liturgiques pour l’assemblée, une dizaine de servants d’autel jeunes et adultes, vingt-trois ministres de la parole, une dizaine de ministres extraordinaires de la communion. Les pastorales : la pastorale des jeunes (une quinzaine de jeunes), la jeunesse mariale, la pastorale de la santé. Les mouvements et services présents : équipe de nettoyage de l’église, équipe pour la vente du journal Eglise en Martinique , les sœurs missionnaires du Saint-Esprit, équipe de préparation au baptême, équipe de trois personnes pour assurer la permanence et l’accueil des paroissiens. Au sixième temps fort, à 18h, toute la communauté est présente autour d’une vingtaine de jeunes pour leur confirmation. Une homélie inoubliable pour les confirmés et les paroissiens. Comme le dit saint Paul : «faites des progrès». Votre confirmation est votre pentecôte pour la vie. L’Esprit-Saint reçu permet de rester éveillé, de rester debout. Nous pouvons choisir d’attendre Dieu. Miser sur l’espérance, mettre l’interrupteur sur «on». Il faut rester dans l’espérance. n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 23 Dimanche 20 décembre : - 7h30 et 9h30 : Messes paroissiales à Trinité - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Jeudi 24 décembre : - 7h30 et 9h30 : Messes au centre pénitentiaire de Ducos - 19h : Messe de la nuit de Noël à Bellevue - 22h : Messe de la nuit de Noël à la cathédrale Saint-Louis Vendredi 25 décembre : - 8h : Messe du jour de Noël à la cathédrale Saint-Louis - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Samedi 26 décembre : - 11h : Eucharistie d’ouverture de la porte jubilaire à Sainte-Anne Dimanche 27 décembre : Jubilé des Familles - 10h : Eucharistie d’ouverture de la porte jubilaire au Morne-Rouge avec baptêmes de petits enfants - 17h30 : Vêpres à la cathédrale Saint-Louis Mardi 29 - mercredi 30 décembre : Visite pastorale des Trois-Ilets Vendredi 1 er janvier : - 9h30 : Eucharistie d’ouverture de la porte jubilaire à la cathédrale de Saint-Pierre Samedi 2 janvier - 17h30 : Eucharistie d’ouverture de la porte jubilaire au Sacré-Cœur de Balata Dimanche 3 janvier : - 7h30 : Confirmation aux Trois-Ilets - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Agenda de l’Archevêque Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr

Page 24

Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 24 D ès 9 heures, les religieuses arrivaient. On pouvait dénombrer plus de 80 sœurs qui prirent place dans l’église afin de participer à l’Eucharistie présidée par Mgr David Macaire, entouré du père François- Xavier Jeanjean, chapelain du monastère, et du père André Ardouin, actuellement présent en Martinique en tant que conseiller économique de la congrégation de Solesmes. Dans son homélie, Monseigneur a souligné l’importance de la prière, présentée comme le refuge où nous pouvons rencontrer le Seigneur, source de notre joie, et lui confier le monde entier et toutes les souffrances et épreuves de nos frères et sœurs. Après l’action de grâces, Monseigneur s’est adressé aux sœurs pour leur parler de la vocation religieuse, et notamment de la voca- tion apostolique ; même si certaines activités, dans les domaines de l’ensei - gnement ou du soin des malades par exemple, sont souvent, à présent assu - mées par des laïques chré- tiennes, le cœur de la vie religieuse, constitué par la prière d’adoration et la vie en communauté, conserve Mgr Macaire au monastère Sainte-Marie-des-Anges La vie religieuse, et spécialement la vie contemplative, doit rayonner la joie spirituelle. Le 21 novembre, journée traditionnellement consacrée à la priè\ re pour les religieux contemplatifs, Mgr David Macaire, dans le cadre de l’Anné\ e de la vie consacrée, a réuni les religieuses du diocèse au monastère S\ ainte-Marie-des- Anges à Bout-Bois au Carbet.

Page 25

à cette forme de vie toute sa spécificité. Dans la pénitence, il y a la joie de l’offrande, une joie différente de celle du monde. La joie, souligne-t-il, peut être une belle pénitence : c’est la joie de la miséricorde. Sachez magnifier ce que le Seigneur a fait pour chacun d’entre nous. Si je ne suis pas joyeux, alors que Dieu m’a touché, c’est que j’ai des idoles. La vie religieuse, et spécialement la vie contemplative, doit rayon- ner la joie spirituelle. Cette joie n’est pas immédiate, elle passe par un cheminement ; une joie qui se fatigue, qui travaille : c’est un art. On construit une amitié frater - nelle, une vie fraternelle. La joie n’est pas un antidouleur, c’est la victoire sur nos peines, celle de l’es - pérance profonde. C’est un signe de la civilisation de l’amour. Elle est magnifiquement exprimée dans la prière qui suit le Notre Père à la Messe : «Délivre-nous de tout mal, Seigneur…». La souffrance est une attente, comme celle de la femme enceinte qui doit accoucher d’un homme nouveau. L’Église est fémi - nine, "soyez des femmes", rappelle notre pasteur, sachez être dans le silence qui attend l’avènement de Jésus-Christ notre Seigneur.Après un court temps de prière personnelle, l’heure de Sexte, chantée en commun, a précédé le repas «tiré du sac». Un court temps de repos fut suivi du chant de l’heure de None dans l’église monastique. Alors vint le moment très attendu de l’entrée des religieuses en clôture, grâce à un indult demandé à Rome pour la circonstance. Réunies dans le réfectoire de la communauté autour de Monseigneur, les sœurs ont entendu un exposé permettant de se remémorer l’histoire du monastère, qui fêtera l’an prochain ses 40 ans de présence en Martinique. La figure de sœur Marie-Scholastique Charlery fut tout particulièrement mise à l’honneur, puisque l’initiative de la fondation martiniquaise lui revient, et on souligna que notre liturgie reçut dès l’origine sa physionomie propre, grâce au travail de sœur Marie-Reine et de sœur Marie-Claire. On évoqua bien sûr la figure de Dom Dalle, si attentif à la vie religieuse dans les îles, et qui avait ardemment désiré la fondation d’un monastère de moniales comme centre d’adoration en esprit et en vérité. Un bon goûter permit une sympathique rencontre fraternelle, à laquelle Monseigneur associa nos défuntes par une visite au cimetière, reconnaissant les noms des moniales qu’il avait connues autrefois. En effet, la communauté du ciel compte déjà 5 moniales, mais deux d’entre elles, à commencer par Mère Michaël, prieure pendant 20 ans, ont leur tombe à Solesmes, d’où elles sont entrées dans leur éternité. Les sœurs sortirent alors de clôture pour célébrer de nouveau ensemble les vêpres du Christ-Roi présidées par Monseigneur. Celui-ci nous quitta sur ces mots chaleureux : Que le monastère reste pour toute la Martinique un lieu où l’on adore, et que cette journée priante et fraternelle resserre les liens qui unissent toutes les communautés religieuses en Martinique. n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 25

Page 26

              Dans la dynamique de l’année jubilaire de la Miséricorde, nous \ vous invitons à venir vivre, célébrer et fêter la Miséricorde de Dieu en famille, avec Mgr David Macaire, au Sanctuaire Notre-Dame de la Délivrande au Morne-Rouge, le dimanche 27 décembre 2015, jour de la fête de la Sainte Famille. Programme : 7h : Messe 8h : Adoration permanente à la chapelle du Sacré -Cœur 10h : Ouverture de la Porte de la Miséricorde en présence de l’icône de la Vierge de la Miséricorde Messe Solennelle présidée par Mgr David M acaire 12h30 : Repas servis sur réservation (*) Sandwichs et boissons à acheter sur place sans réservation 13h à 17h : • Temps de louange • Témoignages de familles : «vivre la Miséricorde en famille» • Jeux et bien d’autres surprises… 17h : Célébration de la Miséricorde Divine 17h30 : Vêpres solennelles Le passage de la porte de la Miséricorde, l’adoration eucharistiqu\ e, les confessions, la vénération de l’icône de la Vierge de la Miséricorde, les démarches d’indulgence , pourront se vivre au sanctuaire ce jour, de 13h à 17h. INFORMATIONS PRATIQUES (*) Vous pouvez réserver votre repas ou solliciter un transport en bus : à la librairie l’Immaculée Conception du Lamentin face au presbytère : 05 96 39 22 13 ou en complétant le questionnaire en ligne à l’adresse : http://goo.gl/forms/WdQVj8fgSd ou en allant sur le site internet : martinique.catholique.fr AVANT LE 20 DECEMBRE 2015 Pour toute autre demande de précisions, merci de n ous envoyer un mail à : jubiledesfamilles@orange.fr Possibilité de réserver des repas : Poisson, Paëlla ou Viande, à préciser à l’inscription Enfant moins de 12 ans : 5€/enfant Adulte : 10€/pers Possibilité de bus à partir du Lamentin : 10€/pers. Départ ancienne gare routière Bas-Mission 1 er arrêt : carrefour Dillon 2ème arrêt : en face de casino jeux à Batelière 3 ème arrêt : Case-Pilote près des pompiers 4 ème arrêt : Carbet près de la poste Possibilité de bus à partir de Sainte-Anne Groupe jusqu' à 30 pers. : 15€/pers. plus de 30 pers. : 10€/pers. Départ gare routière de S ainte-Anne 1 er arrêt : Bareto Sainte-Anne 2ème arrêt : Poirier Sainte-Anne 3 ème arrêt : Marin près de Bureau Vallée 4 ème arrêt : Sainte-Luce à la gare routière 5 ème arrêt : Rivière-Salée (parking près du presbytère, pas très loin de l'église) Alain  et  Béatrice  Arnauld,     responsables  du  Jubilé  des  Familles   Jubilé des familles Dimanche 27 décembre 2015 Morne -Rouge - Martinique

Page 27

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 décembre 2015 / n°513 27 membres de la Fédération des Mouvements d’Action Catholique de la Martinique (FEMAC/M), et leur aumônier le Père Alain RANSAY, ont le plaisir de convier les enseignants catholiques à leur rencontre des vacances de Noël, le lundi 21 décembre 2015 de 8h30 à 14h00 à la salle paroi\ ssiale de Sainte-Anne. Accueil sur la place de l’église.L’engagement des familles auprès des enfants (au niveau scolaire). Comment nous, enseignants chrétiens, pouvons-nous aider réellement les parents ? Messe et Enseignement avec le Père Alain RANSAY Une participation de 20 € est demandée pour ceux qui souhaitent déjeuner sur place Date limite d’inscription : le mercredi 16 décembre 2015 : Au secrétariat de la paroisse de Saint-Christophe du lundi au vendredi : 8h00 - 11h30 & 14h00 - 1h00 / Samedi : 8h00-1h00 Ou par voie postale : Paroisse Saint-Christophe/ Equipes Enseignantes / 6, rue Saint-Christophe - 97200 Fort de France Renseignements : Sonia : 06 96 43 18 40 / Antoine : 06 96 32 31 46/ Théodore : 05 96 50 62 24 LES EQUIPES ENSEIGNANTES DE LA MARTINIQUE membres de la Fédération des Mouvements d’Action Catholique de la Martinique (FEMAC/M), et leur Communiqué Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr Medias 99.5 – 101.3 et 105,3 mHz Site internet : www.radiosaintlouis.com Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 Courriel : contact@radiosaintlouis.com L’Evangile par-dessus les toits 33 ans à votre service : 1982-2015 Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr Vendredi 25 décembre 2015 Comment accueillir le nouveau-né ? (Rediffusion) En ce jour de Noël, fêtant l’arrivée du Divin Enfant, Dieu m’est témoin s’intéresse cette semaine à l’accueil du nouveau-né Outre-mer. Quels sont les rites et les traditions qui entourent la naissance ? À quoi servent-ils et comment sont-ils pratiqués ? D’où viennent ces traditions ? Dimanche 27 décembre 2015 Best of 2015 Pour ce dernier dimanche de l’année, Dieu m’est témoin revient sur les meilleurs moments de l’émission.

Page 28

27 décembre : Fête de la Sainte Famille Tu as voulu, Seigneur, que la Sainte Famille nous soit donnée en exemple : accorde-nous la grâce de pratiquer, comme elle, les vertus familiales et d'être unis par les liens de ton amour, avant de nous retrouver pour l'éternité dans la joie de ta maison. Amen. (Prière d'ouverture pour la fête de la Sainte Famille)

Numéros précédents