Page 1
• SAINT FRANÇOIS
DE SALES
, UN MAÎTRE
POUR NOTRE TEMPS
• VISITE PASTORALE DE
MGR MACAIRE À LA
PAROISSE DE TRINITÉ
• EGLISE JUBILAIRE DU
DIOCÈSE CATHÉDRALE
NOTRE-DAME
DE L’ASSOMPTION
DE SAINT-PIERRE
N° 515 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016
Le Plein de force,
d’amour…
et de miséricorde
Page 2
Editorial
N
oël, Sainte-Famille, Epiphanie, Baptême du Seigneur…
Nous avons vécu de grandes et belles fêtes, et nous voici
à nouveau au temps dit « ordinaire ». Jésus inaugure son
ministère, avec les noces de Cana, en ce 2
ème dimanche du temps
ordinaire.
Ministère de Jésus, ministère des prêtres… « Le prêtre est celui
qui fait venir Dieu dans le monde, le fait devenir Corps », précise
Mgr Macaire. Tout le presbyterium de notre diocèse était réuni
autour de son évêque pour un temps de retraite spirituelle au
Foyer de charité de Trinité. Un bon temps de ressourcement,
d’enseignements et de prières, avec comme thème central
« La miséricorde de Dieu dans la mission de l’Eglise ». La messe
du jubilé des prêtres à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France
a clôturé ce temps fort.
Pour l’Année Sainte de la Miséricorde, le père Patrick-Alexi\
s
Phanor, délégué épiscopal à la Commission diocésaine des
sanctuaires, nous présentera les églises jubilaires du diocèse \
dans nos
différentes éditions. C’est la cathédrale Notre-Dame de L’Assomption
de Saint-Pierre qui vous est présentée aujourd’hui.
Par ailleurs, l’icône de la Vierge de la Miséricorde poursuit son
pèlerinage dans les paroisses et familles. Une belle occasion pour
l’accueillir chez vous et inviter des amis pour un temps de prière\
.
Le dossier de la revue porte sur le pardon à accorder à son procha\
in.
Il est introduit par un article très instructif qui nous rappelle
une phrase que nous récitons tous les jours dans le Notre Père :
« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux
qui nous ont offensés ». Lorsque le préjudice est tel qu’il nous est
humainement impossible de pardonner, fixons notre regard sur Jésus :
Sur la croix, il prie pour ceux qui le font mourir : Père pardonne-leur !
(Ste Thérèse d’Avila). Le pardon reçu, le pardon donné est chemin
de libération.
« Gagne sur l’indifférence et remporte la paix », nous recommande
le pape François.
Du 18 au 25 janvier 2016 aura lieu la Semaine de prière pour l’unité
des chrétiens. Nous sommes appelés à proclamer les hauts faits du
Seigneur. Cet appel constitue le thème, tiré de la première Lettre
de Pierre, pour ladite Semaine. Prions pour notre clergé et prions
pour l’unité dans notre communauté !
La 2
ème lecture de ce jour nous rappelle que Dieu a accordé aux
baptisés une diversité de charismes. Chacun a reçu ce qu’il \
y a de
meilleur et Dieu attend que nous lui offrions le meilleur de nous-
mêmes.
En ce début d’année, prenons donc de bonnes résolutions et
engageons-nous à mettre nos talents au service de notre Eglise.
Justine Lordinot n
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
Commission paritaire N° 1115L87225
ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la MartiniqueBoîte Postale 586
97207 Fort de France Cedex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr
egliseenmartinique@orange.fr
Editorial
Mot de l’Evêque
• Les yeux du cœur
Eglise universelle
• Gagne sur l’indifférence
et remporte la paix !
Liturgie
• Parole dominicale
• Saint François de Sales, un maître pour notre temps
Année sainte
de la Miséricorde
• La Commission diocésaine des Sanctuaires et les églises jubilaires
du diocèse
• Eglise jubilaire du diocèse : Cathédrale Notre-Dame de
l’Assomption de Saint-Pierre
• L’Icône de la Vierge de la Miséricorde a commencé son pèlerinage dans les
paroisses
Vie du diocèse
• Retraite spirituelle du presbyterium
• Visite pastorale de Mgr Macaire
à la Paroisse de Trinité
Dossier : En cette Année Sainte
de la Miséricorde, où en suis-je
par rapport au pardon à accorder
à mon prochain ?
• Pardonne-nous nos offenses, comme
nous pardonnons à ceux qui nous
ont offensés (Mt 6,12)
• Témoignages
Société
• 63 ème Journée Mondiale de Lutte
Contre la Lèpre
• Depuis le 1
er janvier 2016, les
détecteurs de fumées sont
obligatoires dans les habitations
Médias
numéro
515
S ommaire
2
3
numéro
515
SS ommaire
• SAINT FRANÇOIS
DE SALES , UN MAÎTRE
POUR NOTRE TEMPS
• VISITE PASTORALE DE
MGR MACAIRE À LA
PAROISSE DE TRINITÉ
• EGLISE JUBILAIRE DU
DIOCÈSE CATHÉDRALE
NOTRE-DAME
DE L’ASSOMPTION
DE SAINT-PIERRE
N° 515 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016
Le Plein de force,
d’amour…
et de miséricorde
8
7
4
5
6
• L’Icône de la Vierge de la Miséricorde 10
11
12
14
15
1717
18
19
Page 3
Les yeux du cœur
N
’avez-vous jamais admiré
la rapidité avec laquelle
un moustique échappe
au danger ? Lorsque la main
rageuse qui essaie de l’écraser sur
le bras qu’il est en train de piquer
goulûment s’approche, il voit le
péril et s’enfuit !
L’être humain aussi a des réactions
physiques spontanées lorsqu’il
ressent un danger ou un plaisir :
des sourires, des cris, des pleurs,
des fuites, des gestes… des frissons.
Il en est de même dans notre vie
intérieure ! Nous avons des « yeux »
intérieurs qui « voient » le monde.
Ce regard du cœur produit aussi
des réactions internes : sentiments,
émotions, pensées. Lorsque nous
« regardons » quelqu’un avec les
yeux du cœur, nous portons un
jugement intérieur instantané.
Cela se manifeste d’une façon ou
d’une autre par de petits gestes
plus ou moins conscients, parfois
imperceptibles, mais bien réels.
C’est pourquoi, sans parole et sans
geste explicite, on perçoit parfois,
avec plus ou moins de sensibilité,
que quelqu’un nous aime, est
sympathique, nous ment ou se
méfie de nous.
Il ne faut pas toujours se fier
à ce regard essentiellement
subjectif, mais il faut reconnaître
qu’il influence énormément nos
réactions, nos comportements les
uns envers les autres. Combien de
personnes se sentent mal-aimées
de cette façon ? Combien d’entre
nous, sans en être conscients, vont
agir envers quelqu’un selon ce
regard du cœur ?
Si je vous parle aujourd’hui de ce
« regard », c’est qu’il est l’enjeu
d’un des plus grands combats spirituels de notre siècle. Les
forces du mal n’ont de cesse
(par les médias, la culture, même
l’éducation) de terroriser et
d’assombrir notre regard intérieur.
Celui qui n’y prend garde finit par
regarder toute personne avec
méfiance, les plus pauvres et les
plus doux avec mépris. Il se prend
à admirer les riches et les puissants,
à soupçonner l’étranger ou celui
qui n’est pas de la même religion,
à garder rancune à celui qui l’a un
jour offensé… Les fameux «
gadé
dzafè » ou les « voyants » essayent
souvent de contrôler les yeux du
cœur des pauvres malheureux
qui croient trouver chez eux
une libération. En cherchant
à « regarder les affaires » des
gens, ils prétendent souvent que
quelqu’un (de proche) leur a
« fait du mal » en ayant sur eux le
« mauvais œil ». Les chaînes de la
malveillance s’abattent alors sur
tant d’âmes et tant de cœurs dont
le regard s’assombrit, dont la vie
s’enfonce…
Au contraire, tout le message
de l’Evangile nous invite, par
la puissance de l’Esprit Saint, à
changer notre regard sur le
monde, et à épouser le regard
même de Dieu. La première
caractéristique de ce regard libéré
est la BIENVEILLANCE. C’est-à-dire,
le fait de regarder quelqu’un ou
une situation avec la volonté de
« voir le bien » à priori, de mettre
tout son cœur à découvrir toute
la bonté que porte chaque être et
à s’en réjouir. Cette bienveillance
n’est pas naïve, elle sait l’existence
du mal, mais elle sait aussi le
dépasser en regardant le bien qui
subsiste en chacun. Elle transforme
tout « ennemi » en ami, tout
« gêneur » en frère, tout « mal
élevé » en fils de Dieu à aimer.
Porter un regard de bienveillance
est une véritable conversion, une
libération des esprits du mal.
Où en serait notre chère Martinique
si des regards de bienveillance
remplaçaient toutes les mauvaises
paroles, et les regards sombres
qui pourrissent notre pays, nos
cités, nos quartiers, nos voisinages,
nos maisons, nos couples depuis si
longtemps ?
Dans un premier temps, deman
-
dons à Dieu la grâce de chasser la
malveillance de nos cœurs ! C’est
une volonté de ne pas écouter ceux
qui maudissent, un choix d’imiter
Jésus Christ qui « veut que tous les
hommes soient sauvés », une déci -
sion de l’âme qui sait avec quelle
bienveillance elle est regardée dans
le cœur miséricordieux de Dieu. Car
la bienveillance est le premier pas
de la Miséricorde.
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
n ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
33
Mot de l’Evêque
Page 4
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
4
L
es guerres et les actions
terroristes, les enlèvements,
les persécutions pour des
motifs ethniques ou religieux
n’ont pas manqué en cette année
2015, constate le Pape,
mais
d’autres événements invitent à ne
pas perdre l’espérance,
note-t-il,
comme la récente COP21 où les
responsables de nombreux pays
ont cherché de nouvelles voies
pour la sauvegarde de la maison
commune. 2015 fut une année
spéciale pour l’Église, souligne aussi
le Pape, avec les 50 ans de deux
documents majeurs de Vatican II,
Nostra Aetate et Gaudium et Spes,
toujours très contemporains car
montrant le dialogue que l’Église
cherche à introduire à l’intérieur de
l’humanité.
Il y a de multiples raisons pour
croire en la capacité de l’humanité
à agir ensemble,
souligne le Saint-
Père, évoquant « l’attitude de
co-responsabilité solidaire qui est à la
racine de la vocation fondamentale
à la fraternité et à la vie commune ».
L’indifférence envers Dieu
Dans ce message, le pape François
liste les formes d’indifférences qui
rongent le monde contemporain,
la première étant celle envers Dieu,
dont procède l’indifférence envers
le prochain et envers la création. Il
s’agit d’un des graves effets d’un
faux humanisme combiné à une
pensée relativiste et parfois nihiliste.
Le Pape cite à de nombreuses reprises
son prédécesseur Benoît XVI,
soulignant qu’il existe « un lien
intime entre la glorification de Dieu
et la paix des hommes sur la terre »,
et que la paix est ainsi menacée par
l’indifférence globalisée.
Le Pape dénonce avec force
l’indifférence envers l’autre, sa
dignité et ses droits fondamentaux
qui parfois investit le niveau
institutionnel et donc justifie des
actions politiques : cela finit par
constituer des menaces à la paix. Et
François de condamner « les projets
économiques et politiques qui ont
pour fin la conquête ou le maintien
du pouvoir et des richesses, même
au prix de piétiner les droits et
les exigences fondamentales des
autres ».
Le Saint-Père invite ainsi à passer de
l’indifférence à la miséricorde, par
la conversion du cœur. Dieu n’est
jamais indifférent aux cris de ses fils, il
nous enseigne à être miséricordieux.
Cette miséricorde, « cœur de Dieu,
doit donc être aussi le cœur de tous
ceux qui se reconnaissent membres
de l’unique grande famille de ses
enfants. […] Il est déterminant pour
l’Église et pour sa crédibilité de vivre
et de témoigner elle-même de la
miséricorde ».
L’amour, programme de vie
Nous sommes donc appelés à faire
de l’amour, de la compassion, de la
miséricorde et de la solidarité un
vrai programme de vie
, poursuit-il,
en précisant :
la solidarité constitue
l’attitude morale et sociale qui répond
le mieux à la prise de conscience des
plaies de notre temps. Dans ce travail
de fond, le Pape loue l’œuvre des
nombreux acteurs qui s’engagent
à cette paix, comme les ONG ou
les nombreux groupes caritatifs,
dans et en dehors de l’Église, mais
aussi les nombreuses paroisses
et communautés religieuses, et
remercie particulièrement ceux qui
se sont engagés pour porter secours
aux migrants.
En cette année de la miséricorde,
chacun est appelé à reconnaître
comment l’indifférence se manifeste
dans sa propre vie. Le Pape forme
le souhait que cette année jubilaire
soit celle des gestes concrets envers
les plus vulnérables, prisonniers,
migrants, chômeurs ou malades
avec une vraie responsabilité des
États : leurs responsables sont invités
à s’abstenir d’entraîner les peuples
dans des conflits ou des guerres qui
en détruisent, non seulement les
richesses matérielles, culturelles
et sociales, mais aussi – et pour
longtemps – l’intégrité morale et
spirituelle.
Souce : Radio Vatican, 31/12/15 n
Gagne sur l’indifférence
et remporte la paix
Gagne sur l’indifférence et remporte la paix ! Tel est
le thème choisi pour la 49
ème journée mondiale de
la Paix, le 1
er janvier 2016. Le message du Pape
avait été présenté le 15 décembre 2015, en salle
de presse du Saint-Siège. Le Souverain Pontife
dénonce une indifférence globalisée, envers Dieu et
les hommes, qui menace la stabilité de la planète, et
invite à garder des raisons d’espérer en développant
la solidarité et la miséricorde.
Eglise universelle
Page 5
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
55
C
e qui touche en premier dans
la personnalité de François
de Sales, c’est sa bonté :
son exigence n’a d’égales que sa
bienveillance et son attention aux
personnes. Il faut se souvenir de
la crise spirituelle qu’il a traversée.
Il a 19 ans lorsqu’il est saisi par
une forte crise d’angoisse et de
désespoir, jusqu’à en perdre la faim
et le sommeil. Dans le contexte
de la Réforme, la question de la
prédestination agite alors la réflexion
théologique. François est persuadé
d’être exclu pour toujours de l’amitié
de Dieu, d’être damné. Il est libéré
de cette angoisse lorsque, devant la
statue de la Vierge, en l’église Notre-
Dame des Grès à Paris, il prononce
cet acte de parfait abandon :
Quoiqu’il arrive… je vous aimerai
Seigneur, au moins en cette vie s’il
ne m’est pas permis de vous aimer
dans la vie éternelle… et j’espérerai
toujours en votre miséricorde.
Il fait
le choix du
pur amour. La liberté de
François de Sales est le fruit de cette
libération intérieure. Lui qui a fait
l’expérience de la miséricorde, il peut
être témoin de la miséricorde. Cette
expérience fondatrice façonnait déjà
celui que l’on nommera « le Docteur
de l’Amour divin et de la douceur
évangélique » et marquera toute sa
vie et son œuvre.
Évêque conciliaire dans un
monde en mutation :
Quatre
cents ans nous séparent de François
de Sales. Son époque n’est pas la
nôtre. On peut toutefois noter
bien des similitudes. Ces deux
périodes de l’histoire sont l’une et
l’autre marquées par une profonde
mutation culturelle. Elles ont ainsi en
commun d’être le temps de la mise en
œuvre d’un Concile. François de Sales
a eu le souci d’engager les réformes
demandées par le Concile de Trente
(1545-1563) : Surtout, écrivait-il à
l’un des ses confrères nouvellement
nommé, ayez en main le Concile
de Trente et son catéchisme. C’est
dans cet esprit qu’il entreprit la visite
pastorale de son vaste diocèse. Il
consacrait beaucoup de temps à
la prédication […]. Il savait parler
simplement et toucher les cœurs :
Il faut que nos paroles… sortent
du cœur plus que de la bouche. On
a beau dire, mais le cœur parle au
cœur, et la langue ne parle qu’aux
oreilles…
Tous appelés à la sainteté, à
la perfection de la charité : Le
trait majeur de l’enseignement de
François de Sales est à n’en pas
douter sa conviction que « où que
nous soyons, nous pouvons accéder
à la vie parfaite ». C’est ainsi que
Paul VI écrivait : Il fut un maître de
spiritualité qui enseigna la perfection
chrétienne pour tous les états de vie.
Il fut sous ces aspects un précurseur
de Vatican II (29 janvier 1967).
Ne faut-il pas, pour « tendre à la
perfection » que tout dans notre vie
soit « ordonné par l’amour et pour
l’amour » ? Même s’il est nécessaire
d’« accommoder la pratique de la
dévotion aux forces, aux affaires et
aux devoirs de chaque particulier ».
Commencer par l’intérieur — La
vraie réforme commence par l’accueil
de la vie et de l’amour de Dieu, et la
conversion du cœur :
Pour moi, je
n’ai jamais approuvé la méthode
de ceux qui pour réformer l’homme
commencent par l’extérieur : le
maintien, les vêtements, la coupe
de cheveux… Il me semble au
contraire qu’il faut commencer par
l’intérieur… Qui a Jésus dans son
cœur, ne tardera pas à l’avoir en
toutes ses actions extérieures…. Qui
de l’homme gagne le cœur, gagne
l’homme tout entier.
La priorité pour
François de Sales, c’est de laisser vivre
le Christ dans notre cœur pour qu’Il
irrigue toute notre vie. D’où son
insistance sur la pratique de l’oraison
comme cœur à cœur avec Dieu. La
dévotion ne gâte rien quand elle est
vraie, mais elle perfectionne tout…
Chacun devient plus agréable en sa
vocation…
Si François de Sales demande de
commencer par l’intérieur, c’est
bien pour témoigner dans toutes
les circonstances de la vie que notre
Dieu est le Dieu du cœur humain,
et que la joie de l’homme c’est de
tendre à la perfection de la charité.
Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy n
Saint François de Sales,
un maître pour notre temps
Savoyard, évêque, homme de lettres et saint, François de Sales \
(1567-1622) a été
ordonné prêtre en 1593, et consacré évêque en 1602. Dans \
une époque marquée
par la Réforme, il a sillonné son diocèse pour présenter la \
foi catholique. Avec Sainte
Jeanne de Chantal, il a fondé l’ordre de La Visitation Sainte-Marie en 1610.
Page 6
L a P arole D ominicale
Dimanche 17 janvier 2016
Isaïe 62,1-5 • Psaume 95 • 1 Corinthiens 12,4-11 • Jean 2,1-12
2 ème dimanche du Temps Ordinaire — Année C
L
es textes bibliques de ce deu-
xième dimanche du temps
ordinaire mettent l’accent sur
la révélation de Dieu Amour. Lisons
l’Évangile des noces de Cana dans
cette perspective.
Déjà, dans la première lettre aux
Corinthiens, l’apôtre Paul prévient
du risque de la dispersion : les services,
les activités, les dons, sont variés,
multiples, mais tout cela, c’est pour
la manifestation de l’unique Esprit
d’Amour. Le risque, pour chacun, est
de s’enliser, de se disperser dans de
multiples tâches et dévotions et de
perdre de vue l’essentiel.
L’évangéliste Jean donne à voir des
signes, non pas pour attiser en nous
le sens du merveilleux, mais pour
faire découvrir et approfondir le
sens (= signification et direction) de
la foi. Il écrit, au chapitre 20 de son
Evangile :
Jésus a opéré sous les yeux
de ses disciples bien d’autres signes
qui ne sont pas consignés dans ce livre.
Ceux-ci l’ont été pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour que, en croyant, vous ayez la
vie en son nom.
Nous l’aurons remarqué, l’évangéliste
ne parle pas de miracle, mais de
"signe". Le signe conduit à la foi, à la
personne de Jésus, tandis que, avec
le miracle, on pourrait se satisfaire de
l’aspect merveilleux.
Dans l’Evangile selon Saint Jean, Jésus
commence son ministère public par
sa participation à des noces. Dans
la culture de l’époque, comme
d’ailleurs aujourd’hui, le mariage est
une alliance entre un homme et une
femme, une relation d’amour pour
fonder un foyer, une fête qui donne
l’occasion de rencontres sociales,
festives et joyeuses.
Cette participation de Jésus à des
noces indique qu’il n’était pas coupé
de la vie sociale des gens de son
époque. Certains ont pu s’étonner
que Lui, icône du Père, ait commencé
sa mission publique de cette façon !
Par la suite, les pharisiens ne se sont
pas privés de lui faire le reproche de
prendre ses repas en compagnie de
pécheurs, ni même de le traiter de
glouton et d’ivrogne (Mt 11, 19).
Cette participation aux noces a
pourtant un sens précis pour Jésus
et pour nous. Déjà, dans l’Ancien
Testament, les prophètes parlent de
l’alliance de Dieu et de son peuple,
une alliance qu’il demande de vivre
dans l’amour et la fidélité. Jésus
attache une importance particulière
à l’alliance qui est la base de la vie
de la famille humaine et de notre
relation avec Dieu. Sa présence à Cana
annonce le sacrement de mariage, le
sacrement de l’alliance. Il propose que
la relation au Père soit une véritable
alliance fondée dans et sur l’amour,
la confiance, la fidélité.
Marie, à Cana, est un exemple de foi.
Elle s’engage et entraîne d’autres à
s’engager ; elle leur dit, en parlant de
Jésus : Faites tout ce qu’il vous dira. Son
attention délicate, sa prévenance, son
initiative, sort les jeunes mariés d’une
situation embarrassante.
Comme pour ces mariés, Jésus fait
attention à nos détresses, à nos
carences. A Cana, c’est le vin qui
manque, mais c’est peut-être aussi
l’amour qui manque… Jésus participe
à nos joies, à nos peines, pour nous
communiquer le bonheur de vivre
dans l’amour du Père. Rendons-lui
grâce pour son immense amour. Il
dit aux serviteurs : Remplissez d’eau
les cuves. Les six jarres de cent
litres chacune indiquent que Dieu
voit grand. Dieu ne compte pas.
Cette abondance de vin signifie sa
générosité et la profusion de sa grâce.
Ce signe de l’eau changée en vin
annonce que Dieu veut aussi changer
notre vie, notre cœur, nous rendre
meilleurs.
Le vin évoque une joie retrouvée. Cette
joie que Dieu répand sur son peuple
est signe d’une alliance nouvelle. Le
manque de vin à Cana suggère qu’il y
a d’autres manques bien plus graves
encore. Marie pourrait dire à son fils :
Ils n’ont plus d’amour, leurs cœurs et
leurs relations se sont endurcis. Ils
n’ont plus de joie, plus de paix, plus
d’espérance. Ils sont victimes de la
haine, de la violence, de l’indifférence.
Marie voit tout cela et continue à
dire : Faites tout ce qu’il vous dira.
Et ce que dit Jésus, nous le trouvons
dans l’Evangile. Nous sommes invités
à nous imprégner de son Esprit, à
nous laisser transformer par sa Parole.
Prenons le temps d’écouter l’appel de
Marie. Elle nous renvoie au Christ et à
l’Evangile. Elle intercède pour nous et
pour l’humanité tout entière. Le Christ
désire que nous retrouvions la joie, et
que nous soyons dans le monde les
témoins de cette espérance qui nous
fait vivre.
Dieu de tendresse et d’amour, tu
renouvelles ton alliance avec nous.
Change notre tristesse en joie et que nos
mots, habités par l’Esprit, deviennent
louange.
P. Jean de Coulanges n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
6
Page 7
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
7
Année sainte de la Miséricorde
La Commission diocésaine des Sanctuaires et les églises jubilaires du diocèse
C
hers fidèles lecteurs, le
15 octobre dernier Mgr
David Macaire me remettait
une lettre de mission qui débute
en ces termes :
Compte tenu des besoins pastoraux
du diocèse de Saint-Pierre et
Fort-de-France, j’ai décidé de te
nommer Délégué épiscopal pour
les Sanctuaires diocésains.
Comme tu le sais, j’ai désigné
Notre Dame de la Délivrance, le
Sacré Cœur de Balata et Notre
Dame de la Salette comme
Sanctuaires diocésains. Je te
demande de redynamiser (voire
créer) une Pastorale Locale des
Sanctuaires Diocésains :
• Par la création d’un label
« Sanctuaire diocésain » ;
•
En suscitant l’intérêt spirituel des
fidèles, en encourageant chaque
sanctuaire à développer une offre
spirituelle adéquate aux attentes ;
•
En travaillant à établir en
concertation entre les différentes
propositions de ces sanctuaires.
Je te confie cette charge et te
remercie d’accepter de prendre
en main cette mission essentielle
pour l’avenir de l’Eglise en
Martinique. »
Pour mener à bien cette mission,
je me suis entouré d’une petite
équipe de deux personnes,
Francille Dolly et Sylviane Rotzen,
à qui j’ai remis une lettre de mission
ayant en charge principalement
l’organisation des « Nuits des
Sentinelles » qui se dérouleront à
compter de Février :
Le premier vendredi du mois au
Morne Rouge (Notre dame de la
Délivrande)
Le deuxième vendredi du mois
à Sainte Anne (Notre Dame de
la Salette)
Le troisième vendredi du mois à
Fort-de-France (Sacré Cœur de
Balata)
Elles sont aussi chargées de
l’organisation des « pèlerins
d’un jour » : tous les trimestres
une journée de pèlerinage sur
les sanctuaires précités. Elles ont
aussi comme mission sur chaque
sanctuaire de constituer une équipe
de serviteurs à l’accueil des pèlerins,
et un réseau « d’accueil chrétien »
(maison d’hôte). Je prie les curés
des paroisses, les secrétaires
paroissiales et toute personne en
charge de la communication sur
les paroisses ou le diocèse, d’être
accueillants aux sollicitations de
ces deux personnes, en facilitant
la diffusion des manifestations
liées à cette pastorale diocésaine
des sanctuaires, par l’annonce et
l’affichage des programmes.
Enfin, c’est aussi dans la cadre
de cette pastorale qu’il m’est
demandé de présenter les églises
jubilaires du diocèse pour l’année
de la Miséricorde. À la Martinique,
5 églises permettent de faire un
pèlerinage, et de passer une Porte
sainte tout au long de l’année.
Au cours de l’Année sainte, les
fidèles sont invités à effectuer, en
paroisse ou seuls, un pèlerinage
dans ces églises jubilaires.
Les églises sont :
• la cathédrale Saint-Louis de Fort-
de-France,
• la cathédrale Notre-Dame de
l’Assomption de Saint-Pierre
• la basilique Notre-Dame de la
Délivrande du Morne-Rouge
• la basilique du Sacré-Cœur de
Balata,
• l’église Notre-Dame de la Salette
à Sainte-Anne
Ils pourront s’y confesser et y obtenir
l’indulgence plénière accordée
par le Saint-Père aux conditions
habituelles : désir de changement
de vie, confession sacramentelle
avec absolution personnelle, prière
aux intentions du Pape, profession
de foi (récitation du Je crois en
Dieu).
Tandis que le pardon sacramen-
tellement reçu assure au baptisé
qu’il est pleinement rétabli dans
l’amitié de Dieu et lui accorde la
grâce de l’Esprit-Saint pour qu’il
puisse lutter toujours mieux contre
le péché, l’indulgence donne
l’espérance que les conséquences
des péchés commis n’empêchent
pas, au terme de l’histoire,
l’accomplissement de l’œuvre de
Dieu.
L’indulgence peut être gagnée pour
soi mais aussi pour des défunts.
Dans les prochains numéros de
Eglise en Martinique , nous vous
présenterons les cinq sanctuaires
jubilaires en détail.
Père Patrick-Alexis Phanor
Délégué Episcopal
Commission Diocésaine des Sanctuaires
n
Page 8
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
8
Année sainte de la Miséricorde
Mgr David Macaire a ouvert la Porte jubilaire de la cathédrale de Saint-Pierre,
vendredi 1
er janvier, à 9h30, lors de l’Eucharistie qu’il a présidée en la solennité
de Sainte Marie, Mère de Dieu.
Eglise jubilaire du diocèse
Cathédrale Notre- Dame de
l’Assomption de Saint-Pierre
N
ous débutons la présen-
tation de nos églises
jubilaires diocésaines par
la cathédrale
Notre Dame de
L’Assomption
de Saint-Pierre, qui
est la proto cathédrale du diocèse.
La cathédrale, appelée à l’époque
Notre-Dame-du-bon-port et dite
"Cathédrale du Mouillage", se situe
rue Victor Hugo, dans le centre-
ville de Saint-Pierre.
La première date connue
concernant la construction d’une
église au quartier du Mouillage est
1654. Cette construction s’inscrit
dans le cadre de la création d’un
monastère dominicain par le père
Boulogne. Faisant au départ office
de chapelle privée, l’église attire
rapidement beaucoup de fideles de
par son emplacement. En 1667, à
la suite du bombardement anglais
de la rade de Saint-Pierre, l’église
et son clocher sont ruinés. Une
reconstruction fut envisagée en
1675. Toutefois, il faut attendre
1816 pour qu’une assemblée
paroissiale, indignée par l’absence
d’un clocher, décide d’en voter la
construction.
En 1851, l’église du Mouillage est
érigée en cathédrale à l’arrivée du
premier évêque, Mgr Leherpeur,
fondateur du diocèse de la Marti- nique. Ce dernier est confirmé par
une bulle de Pie IX, le 18
décembre
1850.
Le siège épiscopal devait être établi à
Fort-de-France, mais Mgr Leherpeur
fait le choix de résider à Saint-Pierre,
et une bulle papale du 12 mai
1853 le nomme évêque de Saint-
Pierre et de Fort-de-France. Trop
exiguë, l’église est agrandie de
juillet 1855 à décembre 1856. En
1856, la cathèdre et vingt stalles
sont installées dans le chœur,
tandis que les tours du clocher sont
érigées en 1885, à l’instigation de
P. Cudennec, curé de la cathédrale.
À partir de cette date, la façade
ne subira plus de changements
Page 9
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
99
importants, gardant cet aspect
jusqu’à l’éruption de la montagne
Pelée.
L’éruption de 1902 détruit
partiellement l’édifice. Le premier
niveau du massif antérieur, le sol
et une partie du parvis résistent à
la catastrophe.
Le remarquable maître-autel en
marbre blanc, transporté à Paris,
au musée de Cluny, ne reviendra
à la Martinique qu’en 1939 ; il sera
replacé à l’issue de la restauration
actuelle.
Sous l’impulsion de Mgr Lequien,
soutenu par M. Victor Depaz,
d’importants travaux sont entrepris
dès 1923, et se poursuivent
jusqu’en 1929 sous la direction
de M. Touin, architecte maître
d’œuvre. En 1925, la cathédrale
reçoit de nouvelles cloches.
L’église de type néo-classique est
un édifice orienté de plan allongé à
vaisseau comportant des bas-côtés.
Le massif antérieur se compose
d’un avant-corps central et de
collatéraux.
La porte principale en plein cintre
est encadrée de deux pilastres à
chapiteaux toscans. Deux niches
sont placées de part et d’autre de
l’entrée. Au droit de chaque niche,
se trouve une baie agrémentée de
vitraux.
L’élévation sur deux niveaux, est
scandée horizontalement par des corniches et verticalement par des
pilastres à chapiteaux toscans.
À l’intérieur, la nef est couverte
d’une voûte en berceau en plein
cintre, et le chœur est surélevé de
deux degrés. La nef et les bas-côtés
sont séparés par des colonnes qui
soutiennent les plafonds.
Aujourd’hui, elle est appelée
«
Cathédrale Notre Dame de
L’Assomption », et est très
fréquentée de par le dynamisme
et le charisme de l’archiprêtre
David Rondof, actuel curé de la
paroisse et modérateur du district
Nord Caraïbes. Elle propose en
cette année de la Miséricorde de
nombreux temps forts :
Rencontre de la Miséricorde :
17 janvier, 5 juin (15h), 13 février
avec les reliques de Sainte
Faustine et M me Hélène Dumont,
17 mars (spécial hommes), 8 et
9 Avril avec les reliques de Sainte Marguerite Marie, 1
er
mai (18h30)
Louange, Adoration, Confession et
Enseignement.
Évangélisation : 8, 9, 10 février,
" Dis seulement une Parole… Et je
serai guéri".
Caravane de l’Adoration : de
Case-Pilote à Morne-Rouge, du 22
au 28 mai, 18h30-20h30.
Fête Dieu : Procession du Saint
Sacrement à 15h, le 29 mai,
présidée par Mgr David Macaire.
Il y a bien d’autres temps forts
spirituels qui vous sont proposés ;
pour en savoir plus veuillez
contacter la ligne Infoline 0696-
22-64-17.
Dans notre prochain numéro nous
vous présenterons le sanctuaire
jubilaire : la Cathédrale Saint Louis
de Fort-de-France.
Patrick-Alexis Phanor
Délégué épiscopal pastoral des sanctuaires
n
Page 10
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
10
D
epuis le 10 janvier dernier,
elle a commencé sa route
dans les paroisses suivant
un planning établi par doyenné :
Nord Caraïbe du 10 janvier au
14 février, Nord atlantique du
14 février au 27 mars, Centre
Nord du 27 mars au 22 mai, Sud
du 22 mai au 4 septembre, Centre
du 4 septembre au 20 novembre.
L’Icône arrive dans la paroisse le
samedi, et demeure présente lors
des Eucharisties et fêtes religieuses.
Les familles qui l’accueilleront
seront choisies par le curé ou le prêtre, et connues par le
responsable du doyenné.
Concernant la manière de
procéder, une fiche d’information
a été remise au curé, il conviendra
donc de respecter les consignes,
les prières proposées, et les
horaires.
Ce pèlerinage ne doit pas être
seulement un temps de prières,
mais il doit s’élargir par un
engagement à accomplir des
gestes et actes de miséricorde.
Nadiège Cornélus n
L’Icône de la Vierge de la Miséricorde
a commencé son pèlerinage dans les paroisses
Le dimanche 3 décembre 2015 a eu lieu, au Sacré-Cœur de Balata, l’ouverture
de la dernière Porte Sainte de notre diocèse, et la fin du pèlerinage de l’Icô\
ne
de la Vierge de la Miséricorde dans les cathédrales et les sanctuaires. S\
on
passage dans les familles de ces différents lieux à été riche en bénédictions,
joie et grâces.
Année sainte de la Miséricorde
©M & L Photographiie
Dimanche 17 janvier :
- 8h :
Messe paroissiale à Morne-des-Esses
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-
Louis
Du mardi 19 au vendredi 22 janvier,
à Trinidad : Conseil Permanent de la Conférence
Episcopale des Antilles
Vendredi 22 janvier, 17h : Messe de la Ste
Geneviève à l’église de Redoute
Samedi 23 janvier, 17h30 : Confirmation au
Gros-Morne
Dimanche 24 janvier : Jubilé des
Communicants
- 9h : Messe de la fête patronale de Tartane (Saint François de Sales) - Assemblée générale de la FEMAC
- 17h30 :
Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-
Louis
Lundi 25 janvier : Rencontre du CODIEC
Mardi 26 janvier : Conseil presbytéral
Mercredi 27 janvier, 18h : Catéchèse de
l’Evêque à l’église Emmaüs (Reprise)
Du jeudi 28 au lundi 1
er février, à
Cayenne : Assemblée des évêques de la Province
ecclésiastique
Mardi 2 février, au Monastère de Terreville :
Jubilé de la vie consacrée pour tous les religieux et
religieuses du diocèse
Agenda de l’Archevêque
Page 11
N
otre prédicateur cette
année n’est pas venu
de loin ; Dieu, Maître du
temps et de l’histoire a suscité dans
notre église particulière, David
son serviteur, pour prêcher cette
singulière retraite aux diacres et
aux prêtres, en cette Année Sainte.
Oui, notre prédicateur en cette
année jubilaire de la miséricorde
fut notre archevêque lui-même,
Mgr David Macaire de l’ordre des
frères Prêcheurs.
Depuis la solennité de l’Immaculée
Conception célébrée le 8 décembre
2015, toute l’Eglise universelle a
répondu à l’invitation du Serviteur
des serviteurs (Servus servorum),
le pape François : Vivre une Année
de La Miséricorde.
La miséricorde de Dieu dans la
mission de l’Eglise, tel fut le thème,
le "nannan", dirions-nous en créole,
de cette retraite spirituelle vécue
dans ce lieu dominant la baie de
Trinité, avec cette vue imprenable
sur la presqu’île de la Caravelle.
Instructions, prières de l’office,
Eucharistie, échanges fraternelles,
sacrements de la miséricorde reçus
et donnés, "chaque jour le Seigneur
nous invite à la conversion, nous ne
pouvons être des fonctionnaires
de la miséricorde" (instruction du
mercredi 6 Janvier après-midi) ont rythmé ces cinq journées
spirituelles et fraternelles.
Toute retraite étant une montée,
le sommet de notre retraite fut
notre pèlerinage, depuis le foyer
de charité en bus, jusqu’à la
chapelle du Christ-Roi, pour un
temps d’adoration suivi d’un
second dans l’Eglise Mère, la
cathédrale Saint-Louis de Fort-
de-France, où les fidèles nous
attendaient nombreux, dans la
prière silencieuse, avant de vivre la
célébration de la messe du jubilé
des diacres et des prêtres.
Père Luc Philippon,
Délégué épiscopal à l’information
n
Vie du Diocèse
Retraite spirituelle du presbyterium
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
11
Configurés au Christ Serviteur et pasteur, diacres et prêtres, comme Jésus
nous devons nous retirer dans la montagne pour prier. Le foyer de charité fut
notre Thabor, du lundi 4 au vendredi 8 janvier 2016.
Page 12
Vie du Diocèse
Une visite au "pas de course" pour notre évêque,
Mgr David Macaire, Pasteur infatigable qui a dû jouer
avec la gestion du temps bien sûr trop court. Trinité
évidemment mériterait trois fois plus de temps. C’est
ce que diraient nos anciens des années 1661, et sans
doute beaucoup de paroissiens de 2015 qui pensent
parfois être oubliés.
Visite pastorale de Mgr Macaire
à la Paroisse de Trinité
Mardi 15, Mercredi 16 et Dimanche 20 décembre 2015
T
oujours est-il que la présence
de notre archevêque
a suscité beaucoup
d’espérance dans le cœur des
Trinitéens, qui ont retrouvé un
peu de vitalité au milieu de leurs
difficultés.
Le mardi 15 décembre
Une heure et demi d’embouteillage
traditionnel oblige, nous avons vu
enfin notre bien-aimé archevêque,
fouler le sol du presbytère, avant
d’entrer en procession dans notre
église relativement bien remplie.
Les chants animés par le groupe
charismatique et les prières par
la Légion de Marie ont créé
l’ambiance, après quelques mots de
bienvenue de notre Administrateur
paroissial, le père Jonathan Codjie,
l’historique de la paroisse a été
brièvement présenté par le jeune
Axel Jean-Joseph.
Ensuite, ce fut au tour de Mégane
Moïse de présenter les groupes,
mouvements et associations
paroissiales, les membres présents
se mettant debout à l’appel du
nom.
Puis la parole fut laissée à Mgr David
Macaire qui répondit aux questions
des moins timides, et cela pour le
bonheur de tous.
Enfin, l’heure s’écoulant inexo- rablement, tous ceux qui le
désiraient purent participer au
cocktail dinatoire en l’honneur de
notre archevêque, et bavarder tout
simplement avec lui sans oublier
des séances courtes
: la réalisation
d’un rêve.
Mercredi 16 décembre
Monseigneur, après avoir pratiqué
son sport matinal, a célébré
la messe de 6h30 avec le Père
Jonathan, en présence des fidèles
habituels auxquels s’étaient joints
quelques autres.
Après le petit-déjeuner, il s’est
rendu à l’hôpital de Trinité où il
était attendu par plusieurs malades
de la gériatrie, et des personnels
soignants et administratifs
disponibles.
Des membres de la chorale ont
animé cette rencontre avec
notamment des chants de Noël.
Bien portants, moins bien portants
et grabataires ont fortement
apprécié son amour et sa joie
rayonnante.
Ensuite, toujours au pas de
course, il s’est rendu à la
résidence le Beauséjour, l’EHPAD
où l’attendaient des cadres, les
personnels de santé, soignants
et administratifs ainsi que des
nombreux résidents ayant pu
rejoindre la grande salle.
A sa grande surprise, Monseigneur
a pu faire la connaissance d’une
centenaire, la maman du père
Elie. Là encore, l’archevêque a
apporté de véritables rayons de
soleil d’amour du Christ et la joie.
Mais il court, il court, notre
Monseigneur, le voilà parti pour une
marche à pied, du presbytère vers
la sous-préfecture en passant par le
nouveau marché, visite protocolaire
où l’attendent Monsieur le Sous-
préfet de la Trinité, les cadres et
personnels de toutes catégories.
Visite bien rapide sans doute, mais
qui en appelle d’autres.
Et le voilà qui redémarre d’un pas
rapide vers le prochain rendez-
vous, l’heure c’est l’heure…
Poignée de mains, salut par-ci,
caresse d’un bébé ou d’un enfant
par-là, avant d’arriver devant
l’Hôtel de Ville où l’attendent
Monsieur le Maire et Conseiller
Général, Frédéric Buval, son conseil
municipal, les personnels de la
Police, les administratifs, etc.
Après un bref entretien au cabinet
du Maire, Monseigneur fait son
entrée dans la salle de réunion
où ont pris place de nombreuses
personnes ayant des responsabilités
ici ou là.
Le Maire prononce alors des mots
de bienvenue et présente la Trinité.
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
12
Page 13
Répondant à ces mots de salutation,
Monseigneur fait ressortir un
certain nombre de soucis communs,
notamment l’avenir de nos jeunes,
le chômage, les personnes âgées, la
perte de trop de jeunes obligés de
partir ailleurs pour le travail.
Après avoir signé le livre d’or,
Monseigneur est accompagné en
voiture jusqu’à Cosmy où il doit
rencontrer les pêcheurs et faire une
petite sortie en mer… Le déjeuner
attendra !…
14h au presbytère avec quelques
paroissiens… Mon Dieu que l’heure
passe vite !
Direction l’église : Les catéchistes
ont rendez-vous avec lui et de
nombreux enfants attendent
avec impatience de rencontrer cet
homme de Dieu. Ils ne sont pas
seuls, de nombreux parents sont là
pour une catéchèse et ils ne seront
pas déçus. Monseigneur à vraiment
"monter Jésus". Oui vraiment, Jésus
n’est pas l’homme de la Tristesse.
Alléluia !
La seule tristesse : 16h arrive
inévitablement et il faut se séparer.
Au revoir Monseigneur.
Joseph Roblin n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
1313
Quid de la Paroisse de Trinité ?
Administrateur :
Père Jonathan CODJIE
Fête de patronale :
Fête de la Sainte Trinité
Un Conseil Pastoral
Un Conseil Economique
Paroissial
Une Equipe Liturgique
Secrétariat : 05 96 58 20 33
Fax : 05 96 58 34 99
Mouvements et groupes :
- Eveil à la foi, Scouts et Guides,
Servants d’autel, Jeunesse Mariale,
Jeunes Ouvriers de Jésus
- Organistes : 2
- Chorales : 4
- Animation messe du matin
- Préparation au baptême enfant : 1
- Equipe de funérailles avec une
chorale d’aînés
- Ministres extraordinaires de la Communion : 15 (à l’église), 9
(auprès des malades)
- Groupe Charismatique « Notre
dame de la Trinité »
- Légion de Marie : environ 10
- Equipes du Rosaire : 10 équipes de
10 membres en moyenne
- Visiteurs de malades en dehors de
la Légion de Marie : 14
- Equipe formée à l’accompagne- ment en soins palliatifs : 3
- Bibliothèque paroissiale : 1
- Equipe
Bulletin Paroissial
- Entretien du Presbytère et des
salles paroissiales : 1
- Entretien et décoration de l’église : 9
- Communauté des sœurs de saint Paul de Chartres : 2 religieuses
- Pastorale des jeunes
- Pastorale des malades :
• Hôpital :
- Messe à la chapelle par le
personnel de santé (3ème jeudi à
6h30)
- Messe à la gériatrie : (1 er jeudi à
10h00)
• EHPAD de Beauséjour : Messe le 2 ème jeudi à 9h30, ADAP
théoriquement chaque dimanche
à la chapelle à 9h30 et communion
dans les chambres.
• Centre de Convalescence et de
Suivi ¨La Valériane¨ : ADAP le
dimanche à la chapelle à 9h30, et
Communion dans les chambres.
• Visite des malades : Hôpital Louis
Domergue : Le mercredi après-
midi 15h30-18h00 - Communion
dans les chambres : le jeudi entre
6h30 et 8h00.
• Visite des malades dans les
quartiers (domicile) : communion
une fois par mois pour environ 75
malades.
- Groupes de prière : — Les Amis du
Sacré Cœur de Jésus ; Les mères
de famille
- Chapelle de quartier : Bellevue,
Hôpital Louis Domergue
- Lieu de Culte : Chapelle de la
Valériane, EHPAD Le Beauséjour.
Catéchèse
Année
2015/2016 NombreNombre
d’enfants observations
1
ère année 1076
2 ème année 877
3 ème année 1080
4 ème année 879
5 ème année 1185
47 397
Emmaüs
Catéchumènes enfants 3
1
12
5 Enfants
baptisés
Enfants non baptisés
Cheminement 1
ère année
2 ème année} 1
19 81
101
3 ème année 97
23 296
Catéchumènes
Jeunes et adultes }
Recommençants 15
16 Non baptisés
Déjà baptisés
Total général 71714
NB : Ces chiffres peuvent varier au cours de l’année pour divers motifs.
Page 14
P
ardonne-nous
nos offenses…
Demander le pardon,
écrivait Ste Thérèse d’Avila, c’est
reconnaître notre faiblesse, notre
péché, nos résistances à l’accueil
de l’amour de Dieu, et ainsi nous
ouvrir à la grâce. Le pardon
n’est pas un dû : Jésus nous invite
à pardonner sept fois par jour à
notre frère s’il revient sept fois
en disant : Je me repens (Lc 17,3).
Cela vaut bien sûr aussi pour nous
dans notre relation à Dieu : dans la
parabole du débiteur impitoyable,
le Maître précise :
Je t’avais remis
toute cette dette parce que tu m’en
avais supplié
(Mt 18,32).
Le Seigneur respecte notre
liberté : par notre péché, nous
avons délibérément rompu
l’Alliance d’amour qu’Il nous avait
gratuitement proposée ; aussi,
il attend de nous, pour nous
restaurer dans son amitié, un nouvel
acte de liberté par lequel nous lui
demandons humblement pardon,
et exprimons notre désir de revenir
à Lui. Le Père est impatient de puiser
cette grâce dans les mérites de la
Passion d’amour de son Fils Jésus-
Christ […]. Cet amour rédempteur
étant infini en raison de la divinité de
l’Agneau immolé, on ne peut poser
de limite à l’amour miséricordieux
du Seigneur. Pourtant, la deuxième
partie de du verset semble mettre
une condition à l’accès au pardon
de nos péchés.
…comme nous pardonnons
à ceux qui nous ont offensés
Comment concilier la gratuité
de l’amour rédempteur, avec
l’exigence de pardonner à notre
tour pour pouvoir bénéficier de la
miséricorde divine ? […]. Lorsque
Jésus précise qu’il faut pardonner
jusqu’à soixante-dix fois sept fois
par jour
(Mt 18,22), cela signifie
une fois toutes les trois minutes :
autant dire que le pardon constitue
la substance même de la vie
quotidienne. De la manière dont
vous jugez, vous serez jugés ; de
la mesure dont vous mesurez, on
vous mesurera
(Mt 7,2).
Puisqu’il est absurde d’imposer une
condition à l’amour de Dieu, il faut
dès lors comprendre qu’en refusant
de pardonner à notre prochain, ce
n’est pas Dieu qui se détourne de
nous et nous refuse sa miséricorde,
mais nous-mêmes qui nous fermons
à la grâce du pardon que Dieu nous
destinait. Comme le dit Sainte
Thérèse d’Avila : Notre capacité
à accueillir et à nous laisser
transformer par la miséricorde
divine, est conditionnée par notre
manière de pardonner nous-mêmes
à ceux qui nous ont fait du tort. En
refusant de pardonner, notre cœur
se rend imperméable à l’amour
miséricordieux du Père.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons à ceux
qui nous ont offensés ».
Il faut cependant prévenir une
mésinterprétation qui consisterait
à faire du pardon des offenses qui
nous sont infligées, la condition
de notre salut. Sait Paul inverse
clairement la pensée lorsqu’il
nous exhorte :
Pardonnez-vous
les uns aux autres, comme Dieu
vous a pardonné dans le Christ
(Ep 4,32) ; et encore : Pardonnez-
vous mutuellement si vous avez
des reproches à vous faire. Le
Seigneur vous a pardonné : faites
de même
(Col 3,13). La priorité est
incontestablement dans le pardon
accordé par Dieu en son Fils Jésus-
Christ. Nous sommes invités à nous
montrer miséricordieux comme
notre Père est miséricordieux.
Nous ne pouvons partager le
bon Pain de la Miséricorde que
dans la mesure où nous en avons
d’abord été rassasiés nous-mêmes.
Ce Pain ne nous nourrit que dans
la mesure où nous le partageons !
Il est impossible d’accueillir la
miséricorde pour nous tous
seuls : nous la recevons toujours
pour nous et pour les frères qui
nous ont offensés, que Dieu veut
précisément pardonner à travers
nous : À qui vous remettrez ses
péchés, ils seront remis ; à qui vous
maintiendrez ses péchés, ils seront
maintenus
(Jn 20,23).
Hélas, nous savons tous
d’expérience que lorsque la
blessure de l’offense est profonde,
il n’est guère facile de pardonner.
Ste Thérèse d’Avila semble avoir
éprouvé cette difficulté, ce qui lui
permet de nous donner le remède :
Lorsque le préjudice est tel qu’il
nous est humainement impossible
de pardonner, fixons notre regard
sur Jésus : Sur la croix, il prie
pour ceux qui le font mourir : Père
pardonne-leur !
(Lc 23,34). «En sa
personne, il a tué la haine » (Ep
2,16). Lui seul, par son Esprit, peut
nous donner la force de l’impossible.
Le pardon reçu, le pardon donné
est chemin de libération.
P. Joseph-Marie Verlinde,
Famille de St-Joseph
n
Pardonne- nous nos offenses,
comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés
(Mt 6,12)
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
14
Dossier : En cette Année Sainte de la Miséricorde, où en suis-je
par rapport au pardon à accorder à mon prochain ?
Le pardon est un don que nous accorde le Père
Il se fait abandon apporte la guérison
Attire la compassion et répare les tensions Et les appréhensions qui créent la division
Il s’apprend pas à pas mais il ne se prend pas Sinon il se méprend
Reléguant le passé qu’il viendra alléger
Dans un gant de velours il deviendra moins lourd Mais pour être complet il doit être accompli
En disant les complies sans pourtant être oubli Dépourvu d’alibi
Donné sans condition il nous mènera vers Sion Evitant les scissions dans une nouvelle version Qui sera récréation dans toutes nos relations
En pliant le genou pour que le « je » soit « nous » Chacun prenant sa part en n’étant pas à part Car il restaure nos âmes et rétablit la vie
Recréant l’unité en étant charité pour toute l’éter\
nité
Docteur Nicole Irène Piquion
Page 15
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
15
Témoignages…
Mathurin, 55 ans
L’Année de la Miséricorde est pour moi une occasion de me remettre en question. Je sens qu’un
grand changement est en train de se réaliser dans notre Eglise de Martinique, et je ne veux pas
manquer le coche.
Le thème du pardon m’interpelle (davantage) depuis l’ouverture de l’Année sainte. Si pardonner
à quelqu’un c’est cesser d’entretenir à son égard de la rancune ou de l’hostilité, alors je suis trop
à plaindre. J’ai beaucoup de rancune en moi par rapport à tant de personnes qui ont trahi ma
confiance. Je n’arrive pas, malgré toutes mes démarches de réconciliation, à pardonner, à oublier,
à franchir un nouveau cap qui me permettrait d’être en paix avec moi-même et envers Dieu (voire
avec mon prochain).
J’attends beaucoup de cette Année de grâce pour être libéré de tout ce qui m’encombre et
m’empêche d’avancer.
Priez pour moi, frères et sœurs en Christ !
Andrée, mariée, 2 enfants
Je garde une personne de ma belle-famille « emprisonnée » dans mon cœur à cause de ses
méchancetés. Je prie Dieu de me faire grâce, mais je n’arrive pas à être libérée. Combien de fois
ai-je confessé ce péché ! Que Dieu me pardonne et m’aide à être libre de l’aimer ! Je le veux
vraiment, de tout mon cœur.
Le pardon est un don que nous accorde le Père
Il se fait abandon apporte la guérison
Attire la compassion et répare les tensions Et les appréhensions qui créent la division
Il s’apprend pas à pas mais il ne se prend pas Sinon il se méprend
Reléguant le passé qu’il viendra alléger
Dans un gant de velours il deviendra moins lourd Mais pour être complet il doit être accompli
En disant les complies sans pourtant être oubli Dépourvu d’alibi
Donné sans condition il nous mènera vers Sion Evitant les scissions dans une nouvelle version Qui sera récréation dans toutes nos relations
En pliant le genou pour que le « je » soit « nous » Chacun prenant sa part en n’étant pas à part Car il restaure nos âmes et rétablit la vie
Recréant l’unité en étant charité pour toute l’éter\
nité
Docteur Nicole Irène Piquion
Pardon
Page 16
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
16
Dossier : En cette Année Sainte de la Miséricorde, où en suis-je
par rapport au pardon à accorder à mon prochain ?
Véronique, 36 ans, Le Lamentin
Pardonner est une décision douloureuse à prendre et difficile à pratiquer en réalité. Je trouve assez
facilement des excuses aux personnes que je côtoie, mais pardonner est d’un tout autre domaine.
Comme tout le monde, il m’arrive de faire de mauvais choix dans ma vie, des choix qui ont, que je
le veuille ou non, des conséquences non seulement sur ma vie, mais sur celle des autres.
Parfois je subis des attaques injustifiées, le mépris de certaines personnes, des médisances qui me
blessent profondément. Mais j’ai le sentiment que si je n’accepte pas le pardon de Dieu pour moi-
même, et que je n’arrive pas à me pardonner mes propres manquements, je ne pourrai jamais
pardonner à mon prochain en vérité. Ce serait faire un don magnifique que de pardonner. «Tu as
jeté derrière toi tous mes péchés», dit le prophète Isaïe (Is 38,17), Seigneur donne-moi d’en faire
autant vis-à-vis de mon frère. Parce que cette difficulté que j’ai me maintient dans une prison.
Aide-moi à faire ta volonté Seigneur, car tu me veux libre sans l’entrave de la rancœur et de la
haine. Après tout, le pardon est une affaire d’obéissance à Dieu. Alors Seigneur, montre-moi le
chemin de l’obéissance.
Marie-Laure, 53 ans, Schoelcher
Pardonner à son prochain n’est pas chose facile surtout si on a été trahi par une bonne amie. Cette
année est une année de Miséricorde, je demande à Dieu de m’accorder la grâce du pardon. Jésus
lui-même a été trahi, et il a pardonné.
Les 8, 9 et 10 février 2016 au Palais des sports du Lamentin, de 12h à 19h30.
Pour faire de nos familles martiniquaises un "Bijou spirituel" de misé\
ricorde et de bénédictions pour les
pauvres.
Avec la participation de notre évêque, Mgr David Macaire, et les prêtres de notre diocèse.
Invités : P. Matthieu Malonga de la communauté des Dominicains, les P. Yvon Samson et Michel Vigneau du
centre Régembal du Canada.
Tarifs : Adulte 10€/ jour ou 25€ les trois jours. Pour les moins de 18 ans 5€/ jour
Contact : 05 96 75 20 08
Votre participation servira à aider les familles démunies
SÉMINAIRE DE LOUANGE ET D’ADORATION DE LA SOCIÉTÉ SAINT VINCENT DE PAUL Communiqué
Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\
evue (516) :
"Tout est permis ; mais tout n'édifie pas" (1Co 10,23) Comment appliqueriez-vous
cette citation de Saint Paul au prochain carnaval ?
Vos témoignages profiteront à tous. Nous les attendons, pour le 19 janvier au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr
N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo, le cas échéant.
Les dossiers de la revue Eglise en Martinique
Page 17
Société
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
17
Les 27, 29, 30 et 31 janvier prochains, nous vivrons la 63 ème Journée Mondiale
des Lépreux. Cet anniversaire nous invite à poursuivre notre engag\
ement auprès
des femmes et des hommes exclus, et particulièrement auprès des lépreux.
63
ème
Journée Mondiale
de Lutte Contre la Lèpre
Luttons contre la lèpre et l’exclusion
A
cette occasion, le Comité martiniquais
de lutte contre la lèpre, membre de
l’Union internationale des asso-
ciations
Raoul Follereau , a souhaité sensibi-
liser le grand public à la lutte contre la lèpre
et l’exclusion.
En 1954, en créant ce grand rendez-vous,
Raoul Follereau voulait provoquer une
mobilisation générale des esprits et des cœurs,
en instituant un jour de fête pour les victimes
de la lèpre.
Depuis, à sa suite, les partenaires de la
Fondation ont toujours le souci d’aider ces
femmes et ces hommes souffrants, à vivre et
à retrouver leur dignité, en les dépistant, les
soignant et les réinsérant socialement.
La Journée mondiale des lépreux est un
moyen de collecter une partie des fonds
nécessaires en participant activement à cette
œuvre de Charité.
A la suite de notre fondateur, nous souhaitons
aussi qu’elle soit une journée de prière pour les
lépreux oubliés, l’offrande d’une messe, une
quête éventuellement, mais de toute façon
« un simple, un irrésistible élan d’Amour ».
Un mot d’accueil
Aujourd’hui, nous fêtons la 63 ème Journée
mondiale des lépreux. Instituée par Raoul
Follereau, elle est depuis 63 ans un formidable
élan de charité envers les plus exclus, les
lépreux qui sont nos frères et sur lesquels le
Christ nous a invités à nous pencher.
Nous prierons particulièrement aujourd’hui
pour les hommes et les femmes souffrants qui
ont besoin d’être restaurés dans leur dignité,
mais aussi pour ceux qui donnent leur vie en
les aimant et en les soignant. Nous confierons
aussi Raoul et Madeleine Follereau qui, au
nom de l’Amour du Christ, ont suscité une
formidable mobilisation à travers le monde
pour aider les exclus.
Une prière de Raoul Follereau
Accordez-nous, Seigneur, le don de l’amour. Le don
d’aimer toute la terre, d’aimer tout sur la terre, et
surtout les hommes, nos frères, qui sont parfois si
malheureux. D’aimer aussi les gens heureux qui sont
souvent de pauvres hères. Donnez-nous la force d’aimer
ceux, d’abord, qui ne nous aiment pas. Ceux, d’abord,
qui n’aiment personne, ceux pour qui, quand l’heure
sonne, tout est consommé pour toujours. Que notre vie
soit le reflet de Votre amour. Aimer le prochain qui
est au bout du monde, aimer l’étranger qui vit tout
près de nous, consoler, pardonner, bénir, tendre les
bras… Aimer ceux qui s’épuisent en de stériles courses
autour d’eux-mêmes, les égoïstes, les sceptiques, les
destructeurs, faire jaillir une source dans le désert livide
de leur cœur. Délivrer ceux qui sont solitaires, relever
ceux qui sont à genoux, libérer d’un sourire les cœurs
fermés : Aimer, aimer… Alors un grand printemps
bouleversera la terre, et tout en nous refleurira.
• Concours de poésies :
Ecoles primaires de la
circonscription de Marigot
Mercredi 27, 10h-16h
- Exposition
- Stand d’informations sur
les activités de la société
d’hygiène de la Martinique
Vendredi 29, 18h
salle polyvalente La Marie
- Conférence débat sur le pied du diabétique et le
pied du lépreux et sur
la protection du pied du
sportif Samedi 30
Quêtes :
- sur la voie publique, (motards)
- dans les centres commerciaux
(quêteurs bénévoles)
- et à la sortie des messes (paroissiens et bénévoles)
Dimanche 31, 9h
- Messe à la Chapelle de Dominante en mémoire des malades et des
défunts du comité.
- Quête à la sortie des messes (paroissiens et bénévoles)
11h, au Gymnase de Dominante
- remise de prix du concours de poésies
- pot de l’amitié
DU 27 AU 31 JANVIER 2016
Le Comité Martiniquais de lutte contre la lèpre, la société d’hygiène de la Martiniqueet la ville de Marigot organisent
la 63
ème Journée mondiale de lutte contre la lèpre
PROGRAMME
Page 18
Société
Depuis le 1
er
janvier 2016,
les détecteurs de fumées
sont obligatoires dans les habitations
N
os vies ne tiennent qu’à un
fil… électrique !
Le Détecteur Autonome
Avertisseur de Fumée (DAAF) est
un appareil destiné à alerter les
occupants d’un logement d’un
début d’incendie grâce à l’émission
d’un puissant signal sonore. Ainsi, il
réveille les habitants pendant leur
sommeil et leur permet de réagir
dès le début de l’incendie.
Que dit la loi ?
Les Détecteurs Autonomes
Avertisseurs de Fumée (DAAF)
sont obligatoires dans tous les
logements depuis le 8 mars 2015
(article L.129-8 du Code de la
Construction et de l’Habitation).
L’installation du détecteur incombe
au propriétaire du logement.
L’occupant veille à l’entretien et au
bon fonctionnement du détecteur.
On informera son assureur de
l’installation du DAAF grâce à une
attestation du type :
Je soussigné
[nom, prénom] détenteur du
contrat [numéro] atteste qu’un
détecteur de fumée normalisé a été
installé au [adresse] conforme à
la norme NF EN 14604.
N.B. : Exceptionnellement, la
date limite d’installation des
détecteurs a été repoussée au
1
er janvier 2016 en raison des
difficultés d’approvisionnement.
Quel modèle choisir ?
Les DAAF sont faciles à installer
et pas chers. Il faut vérifier que
le DAAF est conforme à la norme
EN14604 qui garantit les points
suivants :
• Un signal sonore avertit de la
présence de fumées
• Un signal spécifique différent
du signal précédent indique la
faiblesse des piles
• Le détecteur comporte un
bouton test permettant de
vérifier son bon fonctionnement
• Le sigle CE est visible sur
l’emballage
Où fixer votre détecteur de
fumée ?
De l’emplacement du détecteur
dépendra son efficacité. Les règles
d’implantation suivantes doivent être
respectées :
• En partie haute (plafond ou paroi verticale)
• A distance des autres parois : au moins 30 cm des bords et environ
1 m des portes
• Loin des luminaires
• Dans le couloir menant aux
chambres, ou dans les chambres
ou près des chambres
• Loin de la cuisine, des sources
d’humidité (salle d’eau) et des gaz
d’échappement (garage)
• Jamais dans les parties communes des immeubles collectifs
Conclusion
Les sapeurs-pompiers réclamaient
depuis longtemps l’obligation des
DAAF dans les habitations. En effet,
ils n’ignoraient pas que 80 % des
décès occasionnés par les incendies
sont dus à l’intoxication des victimes
pendant leur sommeil ! Dans les
pays où le DAAF est obligatoire
(Angleterre, USA), la mortalité due
aux incendies est divisée par deux.
Les sapeurs-pompiers encouragent
la population à s’équiper des DAAF
dont l’efficacité est prouvée.
Diacre Jean-Paul LEVIF,
Lieutenant-Colonel de Sapeurs-Pompiers n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
18
Les chorales l’Orchidée, les Colombes, Boutons d’Arc-En-Ciel et la Voix de l’alliance, avec le groupe des
animateurs liturgiques accompagné par le père Lucianno, ont le plaisir de vous inviter au concert de soutien
à la chorale l’Orchidée, le dimanche 24 janvier 2016, à 16h, à l’église Notre-Dame de la Nativité du bourg
de Schœlcher, pour leur projet de pèlerinage à Lourdes, prévu en août 2016. Entrée gratuite.
Une quête sera organisée à leur profit. Venez nombreux.
CONCERT DE SOUTIEN À LA CHORALE L’ORCHIDÉE
Les chorale
Communiqué
Page 19
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 17 janvier 2016/n°515
19
Eglise
en Martinique
Règlement à l’ordr\se de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martiniq\
ue
Boîte Postale 586
\b7 207 FORT DE FRANCE CEDEX
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
Oui, je m’abonne !
Nom : ........................................................................\
.....................................................................................
Prénom : .......................................................................\
...............................................................................
Adresse : .......................................................................\
...............................................................................
Mail : .......................................................................\
..........................................................................................
Tél. .......................................................................\
...........................
Code Postal ..................................
Ville .......................................................................\
...........................................................................................
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
Medias
99.5 – 101.3 et 105,3 mHz
Site internet : www.radiosaintlouis.com
Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05
Courriel : contact@radiosaintlouis.com
L’Evangile par-dessus les toits
33 ans à votre service : 1982-2015
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut
se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
Dimanche 24 janvier 2016
La mort imminente, quelle expérience ?
Certains parlent de lumière blanche au bout d’un tunnel, d’autres d’immense chaleur… ou encore de
l’impression de quitter son propre corps… Ils ont vécu ce qu’on appelle une EMI, une expérience de mort
imminente.
Nous serons connectés avec le père David Rondof depuis Saint-Pierre à la Martinique. Il nous rappellera que
pour les chrétiens, seule compte la vie éternelle après la résurrection.
Page 20
« Qu’importe que
je m’incommode,
pourvu que
j’accommode
quelque chose
au prochain ».
St François de Sales
(1567-1622)
