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• SAINT FRANÇOIS DE SALES , UN MAÎTRE POUR NOTRE TEMPS • VISITE PASTORALE DE MGR MACAIRE À LA PAROISSE DE TRINITÉ • EGLISE JUBILAIRE DU DIOCÈSE CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION DE SAINT-PIERRE N° 515 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde

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Editorial N oël, Sainte-Famille, Epiphanie, Baptême du Seigneur… Nous avons vécu de grandes et belles fêtes, et nous voici à nouveau au temps dit « ordinaire ». Jésus inaugure son ministère, avec les noces de Cana, en ce 2 ème dimanche du temps ordinaire. Ministère de Jésus, ministère des prêtres… « Le prêtre est celui qui fait venir Dieu dans le monde, le fait devenir Corps », précise Mgr Macaire. Tout le presbyterium de notre diocèse était réuni autour de son évêque pour un temps de retraite spirituelle au Foyer de charité de Trinité. Un bon temps de ressourcement, d’enseignements et de prières, avec comme thème central « La miséricorde de Dieu dans la mission de l’Eglise ». La messe du jubilé des prêtres à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France a clôturé ce temps fort. Pour l’Année Sainte de la Miséricorde, le père Patrick-Alexi\ s Phanor, délégué épiscopal à la Commission diocésaine des sanctuaires, nous présentera les églises jubilaires du diocèse \ dans nos différentes éditions. C’est la cathédrale Notre-Dame de L’Assomption de Saint-Pierre qui vous est présentée aujourd’hui. Par ailleurs, l’icône de la Vierge de la Miséricorde poursuit son pèlerinage dans les paroisses et familles. Une belle occasion pour l’accueillir chez vous et inviter des amis pour un temps de prière\ . Le dossier de la revue porte sur le pardon à accorder à son procha\ in. Il est introduit par un article très instructif qui nous rappelle une phrase que nous récitons tous les jours dans le Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Lorsque le préjudice est tel qu’il nous est humainement impossible de pardonner, fixons notre regard sur Jésus : Sur la croix, il prie pour ceux qui le font mourir : Père pardonne-leur ! (Ste Thérèse d’Avila). Le pardon reçu, le pardon donné est chemin de libération. « Gagne sur l’indifférence et remporte la paix », nous recommande le pape François. Du 18 au 25 janvier 2016 aura lieu la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Nous sommes appelés à proclamer les hauts faits du Seigneur. Cet appel constitue le thème, tiré de la première Lettre de Pierre, pour ladite Semaine. Prions pour notre clergé et prions pour l’unité dans notre communauté ! La 2 ème lecture de ce jour nous rappelle que Dieu a accordé aux baptisés une diversité de charismes. Chacun a reçu ce qu’il \ y a de meilleur et Dieu attend que nous lui offrions le meilleur de nous- mêmes. En ce début d’année, prenons donc de bonnes résolutions et engageons-nous à mettre nos talents au service de notre Eglise. Justine Lordinot n DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la MartiniqueBoîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr Editorial Mot de l’Evêque • Les yeux du cœur Eglise universelle • Gagne sur l’indifférence et remporte la paix ! Liturgie • Parole dominicale • Saint François de Sales, un maître pour notre temps Année sainte de la Miséricorde • La Commission diocésaine des Sanctuaires et les églises jubilaires du diocèse • Eglise jubilaire du diocèse : Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Saint-Pierre • L’Icône de la Vierge de la Miséricorde a commencé son pèlerinage dans les paroisses Vie du diocèse • Retraite spirituelle du presbyterium • Visite pastorale de Mgr Macaire à la Paroisse de Trinité Dossier : En cette Année Sainte de la Miséricorde, où en suis-je par rapport au pardon à accorder à mon prochain ? • Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés (Mt 6,12) • Témoignages Société • 63 ème Journée Mondiale de Lutte Contre la Lèpre • Depuis le 1 er janvier 2016, les détecteurs de fumées sont obligatoires dans les habitations Médias numéro 515 S ommaire 2 3 numéro 515 SS ommaire • SAINT FRANÇOIS DE SALES , UN MAÎTRE POUR NOTRE TEMPS • VISITE PASTORALE DE MGR MACAIRE À LA PAROISSE DE TRINITÉ • EGLISE JUBILAIRE DU DIOCÈSE CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION DE SAINT-PIERRE N° 515 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde 8 7 4 5 6 • L’Icône de la Vierge de la Miséricorde 10 11 12 14 15 1717 18 19

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Les yeux du cœur N ’avez-vous jamais admiré la rapidité avec laquelle un moustique échappe au danger ? Lorsque la main rageuse qui essaie de l’écraser sur le bras qu’il est en train de piquer goulûment s’approche, il voit le péril et s’enfuit ! L’être humain aussi a des réactions physiques spontanées lorsqu’il ressent un danger ou un plaisir : des sourires, des cris, des pleurs, des fuites, des gestes… des frissons. Il en est de même dans notre vie intérieure ! Nous avons des « yeux » intérieurs qui « voient » le monde. Ce regard du cœur produit aussi des réactions internes : sentiments, émotions, pensées. Lorsque nous « regardons » quelqu’un avec les yeux du cœur, nous portons un jugement intérieur instantané. Cela se manifeste d’une façon ou d’une autre par de petits gestes plus ou moins conscients, parfois imperceptibles, mais bien réels. C’est pourquoi, sans parole et sans geste explicite, on perçoit parfois, avec plus ou moins de sensibilité, que quelqu’un nous aime, est sympathique, nous ment ou se méfie de nous. Il ne faut pas toujours se fier à ce regard essentiellement subjectif, mais il faut reconnaître qu’il influence énormément nos réactions, nos comportements les uns envers les autres. Combien de personnes se sentent mal-aimées de cette façon ? Combien d’entre nous, sans en être conscients, vont agir envers quelqu’un selon ce regard du cœur ? Si je vous parle aujourd’hui de ce « regard », c’est qu’il est l’enjeu d’un des plus grands combats spirituels de notre siècle. Les forces du mal n’ont de cesse (par les médias, la culture, même l’éducation) de terroriser et d’assombrir notre regard intérieur. Celui qui n’y prend garde finit par regarder toute personne avec méfiance, les plus pauvres et les plus doux avec mépris. Il se prend à admirer les riches et les puissants, à soupçonner l’étranger ou celui qui n’est pas de la même religion, à garder rancune à celui qui l’a un jour offensé… Les fameux « gadé dzafè » ou les « voyants » essayent souvent de contrôler les yeux du cœur des pauvres malheureux qui croient trouver chez eux une libération. En cherchant à « regarder les affaires » des gens, ils prétendent souvent que quelqu’un (de proche) leur a « fait du mal » en ayant sur eux le « mauvais œil ». Les chaînes de la malveillance s’abattent alors sur tant d’âmes et tant de cœurs dont le regard s’assombrit, dont la vie s’enfonce… Au contraire, tout le message de l’Evangile nous invite, par la puissance de l’Esprit Saint, à changer notre regard sur le monde, et à épouser le regard même de Dieu. La première caractéristique de ce regard libéré est la BIENVEILLANCE. C’est-à-dire, le fait de regarder quelqu’un ou une situation avec la volonté de « voir le bien » à priori, de mettre tout son cœur à découvrir toute la bonté que porte chaque être et à s’en réjouir. Cette bienveillance n’est pas naïve, elle sait l’existence du mal, mais elle sait aussi le dépasser en regardant le bien qui subsiste en chacun. Elle transforme tout « ennemi » en ami, tout « gêneur » en frère, tout « mal élevé » en fils de Dieu à aimer. Porter un regard de bienveillance est une véritable conversion, une libération des esprits du mal. Où en serait notre chère Martinique si des regards de bienveillance remplaçaient toutes les mauvaises paroles, et les regards sombres qui pourrissent notre pays, nos cités, nos quartiers, nos voisinages, nos maisons, nos couples depuis si longtemps ? Dans un premier temps, deman - dons à Dieu la grâce de chasser la malveillance de nos cœurs ! C’est une volonté de ne pas écouter ceux qui maudissent, un choix d’imiter Jésus Christ qui « veut que tous les hommes soient sauvés », une déci - sion de l’âme qui sait avec quelle bienveillance elle est regardée dans le cœur miséricordieux de Dieu. Car la bienveillance est le premier pas de la Miséricorde. + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 33 Mot de l’Evêque

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 4 L es guerres et les actions terroristes, les enlèvements, les persécutions pour des motifs ethniques ou religieux n’ont pas manqué en cette année 2015, constate le Pape, mais d’autres événements invitent à ne pas perdre l’espérance, note-t-il, comme la récente COP21 où les responsables de nombreux pays ont cherché de nouvelles voies pour la sauvegarde de la maison commune. 2015 fut une année spéciale pour l’Église, souligne aussi le Pape, avec les 50 ans de deux documents majeurs de Vatican II, Nostra Aetate et Gaudium et Spes, toujours très contemporains car montrant le dialogue que l’Église cherche à introduire à l’intérieur de l’humanité. Il y a de multiples raisons pour croire en la capacité de l’humanité à agir ensemble, souligne le Saint- Père, évoquant « l’attitude de co-responsabilité solidaire qui est à la racine de la vocation fondamentale à la fraternité et à la vie commune ». L’indifférence envers Dieu Dans ce message, le pape François liste les formes d’indifférences qui rongent le monde contemporain, la première étant celle envers Dieu, dont procède l’indifférence envers le prochain et envers la création. Il s’agit d’un des graves effets d’un faux humanisme combiné à une pensée relativiste et parfois nihiliste. Le Pape cite à de nombreuses reprises son prédécesseur Benoît XVI, soulignant qu’il existe « un lien intime entre la glorification de Dieu et la paix des hommes sur la terre », et que la paix est ainsi menacée par l’indifférence globalisée. Le Pape dénonce avec force l’indifférence envers l’autre, sa dignité et ses droits fondamentaux qui parfois investit le niveau institutionnel et donc justifie des actions politiques : cela finit par constituer des menaces à la paix. Et François de condamner « les projets économiques et politiques qui ont pour fin la conquête ou le maintien du pouvoir et des richesses, même au prix de piétiner les droits et les exigences fondamentales des autres ». Le Saint-Père invite ainsi à passer de l’indifférence à la miséricorde, par la conversion du cœur. Dieu n’est jamais indifférent aux cris de ses fils, il nous enseigne à être miséricordieux. Cette miséricorde, « cœur de Dieu, doit donc être aussi le cœur de tous ceux qui se reconnaissent membres de l’unique grande famille de ses enfants. […] Il est déterminant pour l’Église et pour sa crédibilité de vivre et de témoigner elle-même de la miséricorde ». L’amour, programme de vie Nous sommes donc appelés à faire de l’amour, de la compassion, de la miséricorde et de la solidarité un vrai programme de vie , poursuit-il, en précisant : la solidarité constitue l’attitude morale et sociale qui répond le mieux à la prise de conscience des plaies de notre temps. Dans ce travail de fond, le Pape loue l’œuvre des nombreux acteurs qui s’engagent à cette paix, comme les ONG ou les nombreux groupes caritatifs, dans et en dehors de l’Église, mais aussi les nombreuses paroisses et communautés religieuses, et remercie particulièrement ceux qui se sont engagés pour porter secours aux migrants. En cette année de la miséricorde, chacun est appelé à reconnaître comment l’indifférence se manifeste dans sa propre vie. Le Pape forme le souhait que cette année jubilaire soit celle des gestes concrets envers les plus vulnérables, prisonniers, migrants, chômeurs ou malades avec une vraie responsabilité des États : leurs responsables sont invités à s’abstenir d’entraîner les peuples dans des conflits ou des guerres qui en détruisent, non seulement les richesses matérielles, culturelles et sociales, mais aussi – et pour longtemps – l’intégrité morale et spirituelle. Souce : Radio Vatican, 31/12/15 n Gagne sur l’indifférence et remporte la paix Gagne sur l’indifférence et remporte la paix ! Tel est le thème choisi pour la 49 ème journée mondiale de la Paix, le 1 er janvier 2016. Le message du Pape avait été présenté le 15 décembre 2015, en salle de presse du Saint-Siège. Le Souverain Pontife dénonce une indifférence globalisée, envers Dieu et les hommes, qui menace la stabilité de la planète, et invite à garder des raisons d’espérer en développant la solidarité et la miséricorde. Eglise universelle

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 55 C e qui touche en premier dans la personnalité de François de Sales, c’est sa bonté : son exigence n’a d’égales que sa bienveillance et son attention aux personnes. Il faut se souvenir de la crise spirituelle qu’il a traversée. Il a 19 ans lorsqu’il est saisi par une forte crise d’angoisse et de désespoir, jusqu’à en perdre la faim et le sommeil. Dans le contexte de la Réforme, la question de la prédestination agite alors la réflexion théologique. François est persuadé d’être exclu pour toujours de l’amitié de Dieu, d’être damné. Il est libéré de cette angoisse lorsque, devant la statue de la Vierge, en l’église Notre- Dame des Grès à Paris, il prononce cet acte de parfait abandon : Quoiqu’il arrive… je vous aimerai Seigneur, au moins en cette vie s’il ne m’est pas permis de vous aimer dans la vie éternelle… et j’espérerai toujours en votre miséricorde. Il fait le choix du pur amour. La liberté de François de Sales est le fruit de cette libération intérieure. Lui qui a fait l’expérience de la miséricorde, il peut être témoin de la miséricorde. Cette expérience fondatrice façonnait déjà celui que l’on nommera « le Docteur de l’Amour divin et de la douceur évangélique » et marquera toute sa vie et son œuvre. Évêque conciliaire dans un monde en mutation : Quatre cents ans nous séparent de François de Sales. Son époque n’est pas la nôtre. On peut toutefois noter bien des similitudes. Ces deux périodes de l’histoire sont l’une et l’autre marquées par une profonde mutation culturelle. Elles ont ainsi en commun d’être le temps de la mise en œuvre d’un Concile. François de Sales a eu le souci d’engager les réformes demandées par le Concile de Trente (1545-1563) : Surtout, écrivait-il à l’un des ses confrères nouvellement nommé, ayez en main le Concile de Trente et son catéchisme. C’est dans cet esprit qu’il entreprit la visite pastorale de son vaste diocèse. Il consacrait beaucoup de temps à la prédication […]. Il savait parler simplement et toucher les cœurs : Il faut que nos paroles… sortent du cœur plus que de la bouche. On a beau dire, mais le cœur parle au cœur, et la langue ne parle qu’aux oreilles… Tous appelés à la sainteté, à la perfection de la charité : Le trait majeur de l’enseignement de François de Sales est à n’en pas douter sa conviction que « où que nous soyons, nous pouvons accéder à la vie parfaite ». C’est ainsi que Paul VI écrivait : Il fut un maître de spiritualité qui enseigna la perfection chrétienne pour tous les états de vie. Il fut sous ces aspects un précurseur de Vatican II (29 janvier 1967). Ne faut-il pas, pour « tendre à la perfection » que tout dans notre vie soit « ordonné par l’amour et pour l’amour » ? Même s’il est nécessaire d’« accommoder la pratique de la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier ». Commencer par l’intérieur — La vraie réforme commence par l’accueil de la vie et de l’amour de Dieu, et la conversion du cœur : Pour moi, je n’ai jamais approuvé la méthode de ceux qui pour réformer l’homme commencent par l’extérieur : le maintien, les vêtements, la coupe de cheveux… Il me semble au contraire qu’il faut commencer par l’intérieur… Qui a Jésus dans son cœur, ne tardera pas à l’avoir en toutes ses actions extérieures…. Qui de l’homme gagne le cœur, gagne l’homme tout entier. La priorité pour François de Sales, c’est de laisser vivre le Christ dans notre cœur pour qu’Il irrigue toute notre vie. D’où son insistance sur la pratique de l’oraison comme cœur à cœur avec Dieu. La dévotion ne gâte rien quand elle est vraie, mais elle perfectionne tout… Chacun devient plus agréable en sa vocation… Si François de Sales demande de commencer par l’intérieur, c’est bien pour témoigner dans toutes les circonstances de la vie que notre Dieu est le Dieu du cœur humain, et que la joie de l’homme c’est de tendre à la perfection de la charité. Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy n Saint François de Sales, un maître pour notre temps Savoyard, évêque, homme de lettres et saint, François de Sales \ (1567-1622) a été ordonné prêtre en 1593, et consacré évêque en 1602. Dans \ une époque marquée par la Réforme, il a sillonné son diocèse pour présenter la \ foi catholique. Avec Sainte Jeanne de Chantal, il a fondé l’ordre de La Visitation Sainte-Marie en 1610.

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L a P arole D ominicale Dimanche 17 janvier 2016 Isaïe 62,1-5 • Psaume 95 • 1 Corinthiens 12,4-11 • Jean 2,1-12 2 ème dimanche du Temps Ordinaire — Année C L es textes bibliques de ce deu- xième dimanche du temps ordinaire mettent l’accent sur la révélation de Dieu Amour. Lisons l’Évangile des noces de Cana dans cette perspective. Déjà, dans la première lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul prévient du risque de la dispersion : les services, les activités, les dons, sont variés, multiples, mais tout cela, c’est pour la manifestation de l’unique Esprit d’Amour. Le risque, pour chacun, est de s’enliser, de se disperser dans de multiples tâches et dévotions et de perdre de vue l’essentiel. L’évangéliste Jean donne à voir des signes, non pas pour attiser en nous le sens du merveilleux, mais pour faire découvrir et approfondir le sens (= signification et direction) de la foi. Il écrit, au chapitre 20 de son Evangile : Jésus a opéré sous les yeux de ses disciples bien d’autres signes qui ne sont pas consignés dans ce livre. Ceux-ci l’ont été pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour que, en croyant, vous ayez la vie en son nom. Nous l’aurons remarqué, l’évangéliste ne parle pas de miracle, mais de "signe". Le signe conduit à la foi, à la personne de Jésus, tandis que, avec le miracle, on pourrait se satisfaire de l’aspect merveilleux. Dans l’Evangile selon Saint Jean, Jésus commence son ministère public par sa participation à des noces. Dans la culture de l’époque, comme d’ailleurs aujourd’hui, le mariage est une alliance entre un homme et une femme, une relation d’amour pour fonder un foyer, une fête qui donne l’occasion de rencontres sociales, festives et joyeuses. Cette participation de Jésus à des noces indique qu’il n’était pas coupé de la vie sociale des gens de son époque. Certains ont pu s’étonner que Lui, icône du Père, ait commencé sa mission publique de cette façon ! Par la suite, les pharisiens ne se sont pas privés de lui faire le reproche de prendre ses repas en compagnie de pécheurs, ni même de le traiter de glouton et d’ivrogne (Mt 11, 19). Cette participation aux noces a pourtant un sens précis pour Jésus et pour nous. Déjà, dans l’Ancien Testament, les prophètes parlent de l’alliance de Dieu et de son peuple, une alliance qu’il demande de vivre dans l’amour et la fidélité. Jésus attache une importance particulière à l’alliance qui est la base de la vie de la famille humaine et de notre relation avec Dieu. Sa présence à Cana annonce le sacrement de mariage, le sacrement de l’alliance. Il propose que la relation au Père soit une véritable alliance fondée dans et sur l’amour, la confiance, la fidélité. Marie, à Cana, est un exemple de foi. Elle s’engage et entraîne d’autres à s’engager ; elle leur dit, en parlant de Jésus : Faites tout ce qu’il vous dira. Son attention délicate, sa prévenance, son initiative, sort les jeunes mariés d’une situation embarrassante. Comme pour ces mariés, Jésus fait attention à nos détresses, à nos carences. A Cana, c’est le vin qui manque, mais c’est peut-être aussi l’amour qui manque… Jésus participe à nos joies, à nos peines, pour nous communiquer le bonheur de vivre dans l’amour du Père. Rendons-lui grâce pour son immense amour. Il dit aux serviteurs : Remplissez d’eau les cuves. Les six jarres de cent litres chacune indiquent que Dieu voit grand. Dieu ne compte pas. Cette abondance de vin signifie sa générosité et la profusion de sa grâce. Ce signe de l’eau changée en vin annonce que Dieu veut aussi changer notre vie, notre cœur, nous rendre meilleurs. Le vin évoque une joie retrouvée. Cette joie que Dieu répand sur son peuple est signe d’une alliance nouvelle. Le manque de vin à Cana suggère qu’il y a d’autres manques bien plus graves encore. Marie pourrait dire à son fils : Ils n’ont plus d’amour, leurs cœurs et leurs relations se sont endurcis. Ils n’ont plus de joie, plus de paix, plus d’espérance. Ils sont victimes de la haine, de la violence, de l’indifférence. Marie voit tout cela et continue à dire : Faites tout ce qu’il vous dira. Et ce que dit Jésus, nous le trouvons dans l’Evangile. Nous sommes invités à nous imprégner de son Esprit, à nous laisser transformer par sa Parole. Prenons le temps d’écouter l’appel de Marie. Elle nous renvoie au Christ et à l’Evangile. Elle intercède pour nous et pour l’humanité tout entière. Le Christ désire que nous retrouvions la joie, et que nous soyons dans le monde les témoins de cette espérance qui nous fait vivre. Dieu de tendresse et d’amour, tu renouvelles ton alliance avec nous. Change notre tristesse en joie et que nos mots, habités par l’Esprit, deviennent louange. P. Jean de Coulanges n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 6

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 7 Année sainte de la Miséricorde La Commission diocésaine des Sanctuaires et les églises jubilaires du diocèse C hers fidèles lecteurs, le 15 octobre dernier Mgr David Macaire me remettait une lettre de mission qui débute en ces termes : Compte tenu des besoins pastoraux du diocèse de Saint-Pierre et Fort-de-France, j’ai décidé de te nommer Délégué épiscopal pour les Sanctuaires diocésains. Comme tu le sais, j’ai désigné Notre Dame de la Délivrance, le Sacré Cœur de Balata et Notre Dame de la Salette comme Sanctuaires diocésains. Je te demande de redynamiser (voire créer) une Pastorale Locale des Sanctuaires Diocésains : • Par la création d’un label « Sanctuaire diocésain » ; • En suscitant l’intérêt spirituel des fidèles, en encourageant chaque sanctuaire à développer une offre spirituelle adéquate aux attentes ; • En travaillant à établir en concertation entre les différentes propositions de ces sanctuaires. Je te confie cette charge et te remercie d’accepter de prendre en main cette mission essentielle pour l’avenir de l’Eglise en Martinique. » Pour mener à bien cette mission, je me suis entouré d’une petite équipe de deux personnes, Francille Dolly et Sylviane Rotzen, à qui j’ai remis une lettre de mission ayant en charge principalement l’organisation des « Nuits des Sentinelles » qui se dérouleront à compter de Février :  Le premier vendredi du mois au Morne Rouge (Notre dame de la Délivrande)  Le deuxième vendredi du mois à Sainte Anne (Notre Dame de la Salette)  Le troisième vendredi du mois à Fort-de-France (Sacré Cœur de Balata) Elles sont aussi chargées de l’organisation des « pèlerins d’un jour » : tous les trimestres une journée de pèlerinage sur les sanctuaires précités. Elles ont aussi comme mission sur chaque sanctuaire de constituer une équipe de serviteurs à l’accueil des pèlerins, et un réseau « d’accueil chrétien » (maison d’hôte). Je prie les curés des paroisses, les secrétaires paroissiales et toute personne en charge de la communication sur les paroisses ou le diocèse, d’être accueillants aux sollicitations de ces deux personnes, en facilitant la diffusion des manifestations liées à cette pastorale diocésaine des sanctuaires, par l’annonce et l’affichage des programmes. Enfin, c’est aussi dans la cadre de cette pastorale qu’il m’est demandé de présenter les églises jubilaires du diocèse pour l’année de la Miséricorde. À la Martinique, 5 églises permettent de faire un pèlerinage, et de passer une Porte sainte tout au long de l’année. Au cours de l’Année sainte, les fidèles sont invités à effectuer, en paroisse ou seuls, un pèlerinage dans ces églises jubilaires. Les églises sont : • la cathédrale Saint-Louis de Fort- de-France, • la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Saint-Pierre • la basilique Notre-Dame de la Délivrande du Morne-Rouge • la basilique du Sacré-Cœur de Balata, • l’église Notre-Dame de la Salette à Sainte-Anne Ils pourront s’y confesser et y obtenir l’indulgence plénière accordée par le Saint-Père aux conditions habituelles : désir de changement de vie, confession sacramentelle avec absolution personnelle, prière aux intentions du Pape, profession de foi (récitation du Je crois en Dieu). Tandis que le pardon sacramen- tellement reçu assure au baptisé qu’il est pleinement rétabli dans l’amitié de Dieu et lui accorde la grâce de l’Esprit-Saint pour qu’il puisse lutter toujours mieux contre le péché, l’indulgence donne l’espérance que les conséquences des péchés commis n’empêchent pas, au terme de l’histoire, l’accomplissement de l’œuvre de Dieu. L’indulgence peut être gagnée pour soi mais aussi pour des défunts. Dans les prochains numéros de Eglise en Martinique , nous vous présenterons les cinq sanctuaires jubilaires en détail. Père Patrick-Alexis Phanor Délégué Episcopal Commission Diocésaine des Sanctuaires n

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 8 Année sainte de la Miséricorde Mgr David Macaire a ouvert la Porte jubilaire de la cathédrale de Saint-Pierre, vendredi 1 er janvier, à 9h30, lors de l’Eucharistie qu’il a présidée en la solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu. Eglise jubilaire du diocèse Cathédrale Notre- Dame de l’Assomption de Saint-Pierre N ous débutons la présen- tation de nos églises jubilaires diocésaines par la cathédrale Notre Dame de L’Assomption de Saint-Pierre, qui est la proto cathédrale du diocèse. La cathédrale, appelée à l’époque Notre-Dame-du-bon-port et dite "Cathédrale du Mouillage", se situe rue Victor Hugo, dans le centre- ville de Saint-Pierre. La première date connue concernant la construction d’une église au quartier du Mouillage est 1654. Cette construction s’inscrit dans le cadre de la création d’un monastère dominicain par le père Boulogne. Faisant au départ office de chapelle privée, l’église attire rapidement beaucoup de fideles de par son emplacement. En 1667, à la suite du bombardement anglais de la rade de Saint-Pierre, l’église et son clocher sont ruinés. Une reconstruction fut envisagée en 1675. Toutefois, il faut attendre 1816 pour qu’une assemblée paroissiale, indignée par l’absence d’un clocher, décide d’en voter la construction. En 1851, l’église du Mouillage est érigée en cathédrale à l’arrivée du premier évêque, Mgr Leherpeur, fondateur du diocèse de la Marti- nique. Ce dernier est confirmé par une bulle de Pie IX, le 18 décembre 1850. Le siège épiscopal devait être établi à Fort-de-France, mais Mgr Leherpeur fait le choix de résider à Saint-Pierre, et une bulle papale du 12 mai 1853 le nomme évêque de Saint- Pierre et de Fort-de-France. Trop exiguë, l’église est agrandie de juillet 1855 à décembre 1856. En 1856, la cathèdre et vingt stalles sont installées dans le chœur, tandis que les tours du clocher sont érigées en 1885, à l’instigation de P. Cudennec, curé de la cathédrale. À partir de cette date, la façade ne subira plus de changements

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 99 importants, gardant cet aspect jusqu’à l’éruption de la montagne Pelée. L’éruption de 1902 détruit partiellement l’édifice. Le premier niveau du massif antérieur, le sol et une partie du parvis résistent à la catastrophe. Le remarquable maître-autel en marbre blanc, transporté à Paris, au musée de Cluny, ne reviendra à la Martinique qu’en 1939 ; il sera replacé à l’issue de la restauration actuelle. Sous l’impulsion de Mgr Lequien, soutenu par M. Victor Depaz, d’importants travaux sont entrepris dès 1923, et se poursuivent jusqu’en 1929 sous la direction de M. Touin, architecte maître d’œuvre. En 1925, la cathédrale reçoit de nouvelles cloches. L’église de type néo-classique est un édifice orienté de plan allongé à vaisseau comportant des bas-côtés. Le massif antérieur se compose d’un avant-corps central et de collatéraux. La porte principale en plein cintre est encadrée de deux pilastres à chapiteaux toscans. Deux niches sont placées de part et d’autre de l’entrée. Au droit de chaque niche, se trouve une baie agrémentée de vitraux. L’élévation sur deux niveaux, est scandée horizontalement par des corniches et verticalement par des pilastres à chapiteaux toscans. À l’intérieur, la nef est couverte d’une voûte en berceau en plein cintre, et le chœur est surélevé de deux degrés. La nef et les bas-côtés sont séparés par des colonnes qui soutiennent les plafonds. Aujourd’hui, elle est appelée « Cathédrale Notre Dame de L’Assomption », et est très fréquentée de par le dynamisme et le charisme de l’archiprêtre David Rondof, actuel curé de la paroisse et modérateur du district Nord Caraïbes. Elle propose en cette année de la Miséricorde de nombreux temps forts : Rencontre de la Miséricorde : 17 janvier, 5 juin (15h), 13 février avec les reliques de Sainte Faustine et M me Hélène Dumont, 17 mars (spécial hommes), 8 et 9 Avril avec les reliques de Sainte Marguerite Marie, 1 er mai (18h30) Louange, Adoration, Confession et Enseignement. Évangélisation : 8, 9, 10 février, " Dis seulement une Parole… Et je serai guéri". Caravane de l’Adoration : de Case-Pilote à Morne-Rouge, du 22 au 28 mai, 18h30-20h30. Fête Dieu : Procession du Saint Sacrement à 15h, le 29 mai, présidée par Mgr David Macaire. Il y a bien d’autres temps forts spirituels qui vous sont proposés ; pour en savoir plus veuillez contacter la ligne Infoline 0696- 22-64-17. Dans notre prochain numéro nous vous présenterons le sanctuaire jubilaire : la Cathédrale Saint Louis de Fort-de-France. Patrick-Alexis Phanor Délégué épiscopal pastoral des sanctuaires n

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 10 D epuis le 10 janvier dernier, elle a commencé sa route dans les paroisses suivant un planning établi par doyenné : Nord Caraïbe du 10 janvier au 14 février, Nord atlantique du 14 février au 27 mars, Centre Nord du 27 mars au 22 mai, Sud du 22 mai au 4 septembre, Centre du 4 septembre au 20 novembre. L’Icône arrive dans la paroisse le samedi, et demeure présente lors des Eucharisties et fêtes religieuses. Les familles qui l’accueilleront seront choisies par le curé ou le prêtre, et connues par le responsable du doyenné. Concernant la manière de procéder, une fiche d’information a été remise au curé, il conviendra donc de respecter les consignes, les prières proposées, et les horaires. Ce pèlerinage ne doit pas être seulement un temps de prières, mais il doit s’élargir par un engagement à accomplir des gestes et actes de miséricorde. Nadiège Cornélus n L’Icône de la Vierge de la Miséricorde a commencé son pèlerinage dans les paroisses Le dimanche 3 décembre 2015 a eu lieu, au Sacré-Cœur de Balata, l’ouverture de la dernière Porte Sainte de notre diocèse, et la fin du pèlerinage de l’Icô\ ne de la Vierge de la Miséricorde dans les cathédrales et les sanctuaires. S\ on passage dans les familles de ces différents lieux à été riche en bénédictions, joie et grâces. Année sainte de la Miséricorde ©M & L Photographiie Dimanche 17 janvier : - 8h : Messe paroissiale à Morne-des-Esses - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis Du mardi 19 au vendredi 22 janvier, à Trinidad : Conseil Permanent de la Conférence Episcopale des Antilles Vendredi 22 janvier, 17h : Messe de la Ste Geneviève à l’église de Redoute Samedi 23 janvier, 17h30 : Confirmation au Gros-Morne Dimanche 24 janvier : Jubilé des Communicants - 9h : Messe de la fête patronale de Tartane (Saint François de Sales) - Assemblée générale de la FEMAC - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis Lundi 25 janvier : Rencontre du CODIEC Mardi 26 janvier : Conseil presbytéral Mercredi 27 janvier, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs (Reprise) Du jeudi 28 au lundi 1 er février, à Cayenne : Assemblée des évêques de la Province ecclésiastique Mardi 2 février, au Monastère de Terreville : Jubilé de la vie consacrée pour tous les religieux et religieuses du diocèse Agenda de l’Archevêque

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N otre prédicateur cette année n’est pas venu de loin ; Dieu, Maître du temps et de l’histoire a suscité dans notre église particulière, David son serviteur, pour prêcher cette singulière retraite aux diacres et aux prêtres, en cette Année Sainte. Oui, notre prédicateur en cette année jubilaire de la miséricorde fut notre archevêque lui-même, Mgr David Macaire de l’ordre des frères Prêcheurs. Depuis la solennité de l’Immaculée Conception célébrée le 8 décembre 2015, toute l’Eglise universelle a répondu à l’invitation du Serviteur des serviteurs (Servus servorum), le pape François : Vivre une Année de La Miséricorde. La miséricorde de Dieu dans la mission de l’Eglise, tel fut le thème, le "nannan", dirions-nous en créole, de cette retraite spirituelle vécue dans ce lieu dominant la baie de Trinité, avec cette vue imprenable sur la presqu’île de la Caravelle. Instructions, prières de l’office, Eucharistie, échanges fraternelles, sacrements de la miséricorde reçus et donnés, "chaque jour le Seigneur nous invite à la conversion, nous ne pouvons être des fonctionnaires de la miséricorde" (instruction du mercredi 6 Janvier après-midi) ont rythmé ces cinq journées spirituelles et fraternelles. Toute retraite étant une montée, le sommet de notre retraite fut notre pèlerinage, depuis le foyer de charité en bus, jusqu’à la chapelle du Christ-Roi, pour un temps d’adoration suivi d’un second dans l’Eglise Mère, la cathédrale Saint-Louis de Fort- de-France, où les fidèles nous attendaient nombreux, dans la prière silencieuse, avant de vivre la célébration de la messe du jubilé des diacres et des prêtres. Père Luc Philippon, Délégué épiscopal à l’information n Vie du Diocèse Retraite spirituelle du presbyterium ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 11 Configurés au Christ Serviteur et pasteur, diacres et prêtres, comme Jésus nous devons nous retirer dans la montagne pour prier. Le foyer de charité fut notre Thabor, du lundi 4 au vendredi 8 janvier 2016.

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Vie du Diocèse Une visite au "pas de course" pour notre évêque, Mgr David Macaire, Pasteur infatigable qui a dû jouer avec la gestion du temps bien sûr trop court. Trinité évidemment mériterait trois fois plus de temps. C’est ce que diraient nos anciens des années 1661, et sans doute beaucoup de paroissiens de 2015 qui pensent parfois être oubliés. Visite pastorale de Mgr Macaire à la Paroisse de Trinité Mardi 15, Mercredi 16 et Dimanche 20 décembre 2015 T oujours est-il que la présence de notre archevêque a suscité beaucoup d’espérance dans le cœur des Trinitéens, qui ont retrouvé un peu de vitalité au milieu de leurs difficultés. Le mardi 15 décembre Une heure et demi d’embouteillage traditionnel oblige, nous avons vu enfin notre bien-aimé archevêque, fouler le sol du presbytère, avant d’entrer en procession dans notre église relativement bien remplie. Les chants animés par le groupe charismatique et les prières par la Légion de Marie ont créé l’ambiance, après quelques mots de bienvenue de notre Administrateur paroissial, le père Jonathan Codjie, l’historique de la paroisse a été brièvement présenté par le jeune Axel Jean-Joseph. Ensuite, ce fut au tour de Mégane Moïse de présenter les groupes, mouvements et associations paroissiales, les membres présents se mettant debout à l’appel du nom. Puis la parole fut laissée à Mgr David Macaire qui répondit aux questions des moins timides, et cela pour le bonheur de tous. Enfin, l’heure s’écoulant inexo- rablement, tous ceux qui le désiraient purent participer au cocktail dinatoire en l’honneur de notre archevêque, et bavarder tout simplement avec lui sans oublier des séances courtes : la réalisation d’un rêve. Mercredi 16 décembre Monseigneur, après avoir pratiqué son sport matinal, a célébré la messe de 6h30 avec le Père Jonathan, en présence des fidèles habituels auxquels s’étaient joints quelques autres. Après le petit-déjeuner, il s’est rendu à l’hôpital de Trinité où il était attendu par plusieurs malades de la gériatrie, et des personnels soignants et administratifs disponibles. Des membres de la chorale ont animé cette rencontre avec notamment des chants de Noël. Bien portants, moins bien portants et grabataires ont fortement apprécié son amour et sa joie rayonnante. Ensuite, toujours au pas de course, il s’est rendu à la résidence le Beauséjour, l’EHPAD où l’attendaient des cadres, les personnels de santé, soignants et administratifs ainsi que des nombreux résidents ayant pu rejoindre la grande salle. A sa grande surprise, Monseigneur a pu faire la connaissance d’une centenaire, la maman du père Elie. Là encore, l’archevêque a apporté de véritables rayons de soleil d’amour du Christ et la joie. Mais il court, il court, notre Monseigneur, le voilà parti pour une marche à pied, du presbytère vers la sous-préfecture en passant par le nouveau marché, visite protocolaire où l’attendent Monsieur le Sous- préfet de la Trinité, les cadres et personnels de toutes catégories. Visite bien rapide sans doute, mais qui en appelle d’autres. Et le voilà qui redémarre d’un pas rapide vers le prochain rendez- vous, l’heure c’est l’heure… Poignée de mains, salut par-ci, caresse d’un bébé ou d’un enfant par-là, avant d’arriver devant l’Hôtel de Ville où l’attendent Monsieur le Maire et Conseiller Général, Frédéric Buval, son conseil municipal, les personnels de la Police, les administratifs, etc. Après un bref entretien au cabinet du Maire, Monseigneur fait son entrée dans la salle de réunion où ont pris place de nombreuses personnes ayant des responsabilités ici ou là. Le Maire prononce alors des mots de bienvenue et présente la Trinité. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 12

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Répondant à ces mots de salutation, Monseigneur fait ressortir un certain nombre de soucis communs, notamment l’avenir de nos jeunes, le chômage, les personnes âgées, la perte de trop de jeunes obligés de partir ailleurs pour le travail. Après avoir signé le livre d’or, Monseigneur est accompagné en voiture jusqu’à Cosmy où il doit rencontrer les pêcheurs et faire une petite sortie en mer… Le déjeuner attendra !… 14h au presbytère avec quelques paroissiens… Mon Dieu que l’heure passe vite ! Direction l’église : Les catéchistes ont rendez-vous avec lui et de nombreux enfants attendent avec impatience de rencontrer cet homme de Dieu. Ils ne sont pas seuls, de nombreux parents sont là pour une catéchèse et ils ne seront pas déçus. Monseigneur à vraiment "monter Jésus". Oui vraiment, Jésus n’est pas l’homme de la Tristesse. Alléluia ! La seule tristesse : 16h arrive inévitablement et il faut se séparer. Au revoir Monseigneur. Joseph Roblin n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 1313 Quid de la Paroisse de Trinité ? Administrateur : Père Jonathan CODJIE Fête de patronale : Fête de la Sainte Trinité Un Conseil Pastoral Un Conseil Economique Paroissial Une Equipe Liturgique Secrétariat : 05 96 58 20 33 Fax : 05 96 58 34 99 Mouvements et groupes : - Eveil à la foi, Scouts et Guides, Servants d’autel, Jeunesse Mariale, Jeunes Ouvriers de Jésus - Organistes : 2 - Chorales : 4 - Animation messe du matin - Préparation au baptême enfant : 1 - Equipe de funérailles avec une chorale d’aînés - Ministres extraordinaires de la Communion : 15 (à l’église), 9 (auprès des malades) - Groupe Charismatique « Notre dame de la Trinité » - Légion de Marie : environ 10 - Equipes du Rosaire : 10 équipes de 10 membres en moyenne - Visiteurs de malades en dehors de la Légion de Marie : 14 - Equipe formée à l’accompagne- ment en soins palliatifs : 3 - Bibliothèque paroissiale : 1 - Equipe Bulletin Paroissial - Entretien du Presbytère et des salles paroissiales : 1 - Entretien et décoration de l’église : 9 - Communauté des sœurs de saint Paul de Chartres : 2 religieuses - Pastorale des jeunes - Pastorale des malades : • Hôpital : - Messe à la chapelle par le personnel de santé (3ème jeudi à 6h30) - Messe à la gériatrie : (1 er jeudi à 10h00) • EHPAD de Beauséjour : Messe le 2 ème jeudi à 9h30, ADAP théoriquement chaque dimanche à la chapelle à 9h30 et communion dans les chambres. • Centre de Convalescence et de Suivi ¨La Valériane¨ : ADAP le dimanche à la chapelle à 9h30, et Communion dans les chambres. • Visite des malades : Hôpital Louis Domergue : Le mercredi après- midi 15h30-18h00 - Communion dans les chambres : le jeudi entre 6h30 et 8h00. • Visite des malades dans les quartiers (domicile) : communion une fois par mois pour environ 75 malades. - Groupes de prière : — Les Amis du Sacré Cœur de Jésus ; Les mères de famille - Chapelle de quartier : Bellevue, Hôpital Louis Domergue - Lieu de Culte : Chapelle de la Valériane, EHPAD Le Beauséjour. Catéchèse Année 2015/2016 NombreNombre d’enfants observations 1 ère année 1076 2 ème année 877 3 ème année 1080 4 ème année 879 5 ème année 1185 47 397 Emmaüs Catéchumènes enfants 3 1 12 5 Enfants baptisés Enfants non baptisés Cheminement 1 ère année 2 ème année} 1 19 81 101 3 ème année 97 23 296 Catéchumènes Jeunes et adultes } Recommençants 15 16 Non baptisés Déjà baptisés Total général 71714 NB : Ces chiffres peuvent varier au cours de l’année pour divers motifs.

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P ardonne-nous nos offenses… Demander le pardon, écrivait Ste Thérèse d’Avila, c’est reconnaître notre faiblesse, notre péché, nos résistances à l’accueil de l’amour de Dieu, et ainsi nous ouvrir à la grâce. Le pardon n’est pas un dû : Jésus nous invite à pardonner sept fois par jour à notre frère s’il revient sept fois en disant : Je me repens (Lc 17,3). Cela vaut bien sûr aussi pour nous dans notre relation à Dieu : dans la parabole du débiteur impitoyable, le Maître précise : Je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’en avais supplié (Mt 18,32). Le Seigneur respecte notre liberté : par notre péché, nous avons délibérément rompu l’Alliance d’amour qu’Il nous avait gratuitement proposée ; aussi, il attend de nous, pour nous restaurer dans son amitié, un nouvel acte de liberté par lequel nous lui demandons humblement pardon, et exprimons notre désir de revenir à Lui. Le Père est impatient de puiser cette grâce dans les mérites de la Passion d’amour de son Fils Jésus- Christ […]. Cet amour rédempteur étant infini en raison de la divinité de l’Agneau immolé, on ne peut poser de limite à l’amour miséricordieux du Seigneur. Pourtant, la deuxième partie de du verset semble mettre une condition à l’accès au pardon de nos péchés. …comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés Comment concilier la gratuité de l’amour rédempteur, avec l’exigence de pardonner à notre tour pour pouvoir bénéficier de la miséricorde divine ? […]. Lorsque Jésus précise qu’il faut pardonner jusqu’à soixante-dix fois sept fois par jour (Mt 18,22), cela signifie une fois toutes les trois minutes : autant dire que le pardon constitue la substance même de la vie quotidienne. De la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera (Mt 7,2). Puisqu’il est absurde d’imposer une condition à l’amour de Dieu, il faut dès lors comprendre qu’en refusant de pardonner à notre prochain, ce n’est pas Dieu qui se détourne de nous et nous refuse sa miséricorde, mais nous-mêmes qui nous fermons à la grâce du pardon que Dieu nous destinait. Comme le dit Sainte Thérèse d’Avila : Notre capacité à accueillir et à nous laisser transformer par la miséricorde divine, est conditionnée par notre manière de pardonner nous-mêmes à ceux qui nous ont fait du tort. En refusant de pardonner, notre cœur se rend imperméable à l’amour miséricordieux du Père. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Il faut cependant prévenir une mésinterprétation qui consisterait à faire du pardon des offenses qui nous sont infligées, la condition de notre salut. Sait Paul inverse clairement la pensée lorsqu’il nous exhorte : Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ (Ep 4,32) ; et encore : Pardonnez- vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même (Col 3,13). La priorité est incontestablement dans le pardon accordé par Dieu en son Fils Jésus- Christ. Nous sommes invités à nous montrer miséricordieux comme notre Père est miséricordieux. Nous ne pouvons partager le bon Pain de la Miséricorde que dans la mesure où nous en avons d’abord été rassasiés nous-mêmes. Ce Pain ne nous nourrit que dans la mesure où nous le partageons ! Il est impossible d’accueillir la miséricorde pour nous tous seuls : nous la recevons toujours pour nous et pour les frères qui nous ont offensés, que Dieu veut précisément pardonner à travers nous : À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus (Jn 20,23). Hélas, nous savons tous d’expérience que lorsque la blessure de l’offense est profonde, il n’est guère facile de pardonner. Ste Thérèse d’Avila semble avoir éprouvé cette difficulté, ce qui lui permet de nous donner le remède : Lorsque le préjudice est tel qu’il nous est humainement impossible de pardonner, fixons notre regard sur Jésus : Sur la croix, il prie pour ceux qui le font mourir : Père pardonne-leur ! (Lc 23,34). «En sa personne, il a tué la haine » (Ep 2,16). Lui seul, par son Esprit, peut nous donner la force de l’impossible. Le pardon reçu, le pardon donné est chemin de libération. P. Joseph-Marie Verlinde, Famille de St-Joseph n Pardonne- nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés (Mt 6,12) ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 14 Dossier : En cette Année Sainte de la Miséricorde, où en suis-je par rapport au pardon à accorder à mon prochain ? Le pardon est un don que nous accorde le Père Il se fait abandon apporte la guérison Attire la compassion et répare les tensions Et les appréhensions qui créent la division Il s’apprend pas à pas mais il ne se prend pas Sinon il se méprend Reléguant le passé qu’il viendra alléger Dans un gant de velours il deviendra moins lourd Mais pour être complet il doit être accompli En disant les complies sans pourtant être oubli Dépourvu d’alibi Donné sans condition il nous mènera vers Sion Evitant les scissions dans une nouvelle version Qui sera récréation dans toutes nos relations En pliant le genou pour que le « je » soit « nous » Chacun prenant sa part en n’étant pas à part Car il restaure nos âmes et rétablit la vie Recréant l’unité en étant charité pour toute l’éter\ nité Docteur Nicole Irène Piquion

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 15 Témoignages… Mathurin, 55 ans L’Année de la Miséricorde est pour moi une occasion de me remettre en question. Je sens qu’un grand changement est en train de se réaliser dans notre Eglise de Martinique, et je ne veux pas manquer le coche. Le thème du pardon m’interpelle (davantage) depuis l’ouverture de l’Année sainte. Si pardonner à quelqu’un c’est cesser d’entretenir à son égard de la rancune ou de l’hostilité, alors je suis trop à plaindre. J’ai beaucoup de rancune en moi par rapport à tant de personnes qui ont trahi ma confiance. Je n’arrive pas, malgré toutes mes démarches de réconciliation, à pardonner, à oublier, à franchir un nouveau cap qui me permettrait d’être en paix avec moi-même et envers Dieu (voire avec mon prochain). J’attends beaucoup de cette Année de grâce pour être libéré de tout ce qui m’encombre et m’empêche d’avancer. Priez pour moi, frères et sœurs en Christ ! Andrée, mariée, 2 enfants Je garde une personne de ma belle-famille « emprisonnée » dans mon cœur à cause de ses méchancetés. Je prie Dieu de me faire grâce, mais je n’arrive pas à être libérée. Combien de fois ai-je confessé ce péché ! Que Dieu me pardonne et m’aide à être libre de l’aimer ! Je le veux vraiment, de tout mon cœur. Le pardon est un don que nous accorde le Père Il se fait abandon apporte la guérison Attire la compassion et répare les tensions Et les appréhensions qui créent la division Il s’apprend pas à pas mais il ne se prend pas Sinon il se méprend Reléguant le passé qu’il viendra alléger Dans un gant de velours il deviendra moins lourd Mais pour être complet il doit être accompli En disant les complies sans pourtant être oubli Dépourvu d’alibi Donné sans condition il nous mènera vers Sion Evitant les scissions dans une nouvelle version Qui sera récréation dans toutes nos relations En pliant le genou pour que le « je » soit « nous » Chacun prenant sa part en n’étant pas à part Car il restaure nos âmes et rétablit la vie Recréant l’unité en étant charité pour toute l’éter\ nité Docteur Nicole Irène Piquion Pardon

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 16 Dossier : En cette Année Sainte de la Miséricorde, où en suis-je par rapport au pardon à accorder à mon prochain ? Véronique, 36 ans, Le Lamentin Pardonner est une décision douloureuse à prendre et difficile à pratiquer en réalité. Je trouve assez facilement des excuses aux personnes que je côtoie, mais pardonner est d’un tout autre domaine. Comme tout le monde, il m’arrive de faire de mauvais choix dans ma vie, des choix qui ont, que je le veuille ou non, des conséquences non seulement sur ma vie, mais sur celle des autres. Parfois je subis des attaques injustifiées, le mépris de certaines personnes, des médisances qui me blessent profondément. Mais j’ai le sentiment que si je n’accepte pas le pardon de Dieu pour moi- même, et que je n’arrive pas à me pardonner mes propres manquements, je ne pourrai jamais pardonner à mon prochain en vérité. Ce serait faire un don magnifique que de pardonner. «Tu as jeté derrière toi tous mes péchés», dit le prophète Isaïe (Is 38,17), Seigneur donne-moi d’en faire autant vis-à-vis de mon frère. Parce que cette difficulté que j’ai me maintient dans une prison. Aide-moi à faire ta volonté Seigneur, car tu me veux libre sans l’entrave de la rancœur et de la haine. Après tout, le pardon est une affaire d’obéissance à Dieu. Alors Seigneur, montre-moi le chemin de l’obéissance. Marie-Laure, 53 ans, Schoelcher Pardonner à son prochain n’est pas chose facile surtout si on a été trahi par une bonne amie. Cette année est une année de Miséricorde, je demande à Dieu de m’accorder la grâce du pardon. Jésus lui-même a été trahi, et il a pardonné. Les 8, 9 et 10 février 2016 au Palais des sports du Lamentin, de 12h à 19h30. Pour faire de nos familles martiniquaises un "Bijou spirituel" de misé\ ricorde et de bénédictions pour les pauvres. Avec la participation de notre évêque, Mgr David Macaire, et les prêtres de notre diocèse. Invités : P. Matthieu Malonga de la communauté des Dominicains, les P. Yvon Samson et Michel Vigneau du centre Régembal du Canada. Tarifs : Adulte  10€/ jour ou 25€ les trois jours. Pour les moins de 18 ans  5€/ jour Contact : 05 96 75 20 08 Votre participation servira à aider les familles démunies SÉMINAIRE DE LOUANGE ET D’ADORATION DE LA SOCIÉTÉ SAINT VINCENT DE PAUL Communiqué Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\ evue (516) : "Tout est permis ; mais tout n'édifie pas" (1Co 10,23) Comment appliqueriez-vous cette citation de Saint Paul au prochain carnaval ? Vos témoignages profiteront à tous. Nous les attendons, pour le 19 janvier au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo, le cas échéant. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique

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Société ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 17 Les 27, 29, 30 et 31 janvier prochains, nous vivrons la 63 ème Journée Mondiale des Lépreux. Cet anniversaire nous invite à poursuivre notre engag\ ement auprès des femmes et des hommes exclus, et particulièrement auprès des lépreux. 63 ème Journée Mondiale de Lutte Contre la Lèpre Luttons contre la lèpre et l’exclusion A cette occasion, le Comité martiniquais de lutte contre la lèpre, membre de l’Union internationale des asso- ciations Raoul Follereau , a souhaité sensibi- liser le grand public à la lutte contre la lèpre et l’exclusion. En 1954, en créant ce grand rendez-vous, Raoul Follereau voulait provoquer une mobilisation générale des esprits et des cœurs, en instituant un jour de fête pour les victimes de la lèpre. Depuis, à sa suite, les partenaires de la Fondation ont toujours le souci d’aider ces femmes et ces hommes souffrants, à vivre et à retrouver leur dignité, en les dépistant, les soignant et les réinsérant socialement. La Journée mondiale des lépreux est un moyen de collecter une partie des fonds nécessaires en participant activement à cette œuvre de Charité. A la suite de notre fondateur, nous souhaitons aussi qu’elle soit une journée de prière pour les lépreux oubliés, l’offrande d’une messe, une quête éventuellement, mais de toute façon « un simple, un irrésistible élan d’Amour ». Un mot d’accueil Aujourd’hui, nous fêtons la 63 ème Journée mondiale des lépreux. Instituée par Raoul Follereau, elle est depuis 63 ans un formidable élan de charité envers les plus exclus, les lépreux qui sont nos frères et sur lesquels le Christ nous a invités à nous pencher. Nous prierons particulièrement aujourd’hui pour les hommes et les femmes souffrants qui ont besoin d’être restaurés dans leur dignité, mais aussi pour ceux qui donnent leur vie en les aimant et en les soignant. Nous confierons aussi Raoul et Madeleine Follereau qui, au nom de l’Amour du Christ, ont suscité une formidable mobilisation à travers le monde pour aider les exclus. Une prière de Raoul Follereau Accordez-nous, Seigneur, le don de l’amour. Le don d’aimer toute la terre, d’aimer tout sur la terre, et surtout les hommes, nos frères, qui sont parfois si malheureux. D’aimer aussi les gens heureux qui sont souvent de pauvres hères. Donnez-nous la force d’aimer ceux, d’abord, qui ne nous aiment pas. Ceux, d’abord, qui n’aiment personne, ceux pour qui, quand l’heure sonne, tout est consommé pour toujours. Que notre vie soit le reflet de Votre amour. Aimer le prochain qui est au bout du monde, aimer l’étranger qui vit tout près de nous, consoler, pardonner, bénir, tendre les bras… Aimer ceux qui s’épuisent en de stériles courses autour d’eux-mêmes, les égoïstes, les sceptiques, les destructeurs, faire jaillir une source dans le désert livide de leur cœur. Délivrer ceux qui sont solitaires, relever ceux qui sont à genoux, libérer d’un sourire les cœurs fermés : Aimer, aimer… Alors un grand printemps bouleversera la terre, et tout en nous refleurira. • Concours de poésies : Ecoles primaires de la circonscription de Marigot Mercredi 27, 10h-16h - Exposition - Stand d’informations sur les activités de la société d’hygiène de la Martinique Vendredi 29, 18h salle polyvalente La Marie - Conférence débat sur le pied du diabétique et le pied du lépreux et sur la protection du pied du sportif Samedi 30 Quêtes : - sur la voie publique, (motards) - dans les centres commerciaux (quêteurs bénévoles) - et à la sortie des messes (paroissiens et bénévoles) Dimanche 31, 9h - Messe à la Chapelle de Dominante en mémoire des malades et des défunts du comité. - Quête à la sortie des messes (paroissiens et bénévoles) 11h, au Gymnase de Dominante - remise de prix du concours de poésies - pot de l’amitié DU 27 AU 31 JANVIER 2016 Le Comité Martiniquais de lutte contre la lèpre, la société d’hygiène de la Martiniqueet la ville de Marigot organisent la 63 ème Journée mondiale de lutte contre la lèpre PROGRAMME

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Société Depuis le 1 er janvier 2016, les détecteurs de fumées sont obligatoires dans les habitations N os vies ne tiennent qu’à un fil… électrique ! Le Détecteur Autonome Avertisseur de Fumée (DAAF) est un appareil destiné à alerter les occupants d’un logement d’un début d’incendie grâce à l’émission d’un puissant signal sonore. Ainsi, il réveille les habitants pendant leur sommeil et leur permet de réagir dès le début de l’incendie. Que dit la loi ? Les Détecteurs Autonomes Avertisseurs de Fumée (DAAF) sont obligatoires dans tous les logements depuis le 8 mars 2015 (article L.129-8 du Code de la Construction et de l’Habitation). L’installation du détecteur incombe au propriétaire du logement. L’occupant veille à l’entretien et au bon fonctionnement du détecteur. On informera son assureur de l’installation du DAAF grâce à une attestation du type : Je soussigné [nom, prénom] détenteur du contrat [numéro] atteste qu’un détecteur de fumée normalisé a été installé au [adresse] conforme à la norme NF EN 14604. N.B. : Exceptionnellement, la date limite d’installation des détecteurs a été repoussée au 1 er janvier 2016 en raison des difficultés d’approvisionnement. Quel modèle choisir ? Les DAAF sont faciles à installer et pas chers. Il faut vérifier que le DAAF est conforme à la norme EN14604 qui garantit les points suivants : • Un signal sonore avertit de la présence de fumées • Un signal spécifique différent du signal précédent indique la faiblesse des piles • Le détecteur comporte un bouton test permettant de vérifier son bon fonctionnement • Le sigle CE est visible sur l’emballage Où fixer votre détecteur de fumée ? De l’emplacement du détecteur dépendra son efficacité. Les règles d’implantation suivantes doivent être respectées : • En partie haute (plafond ou paroi verticale) • A distance des autres parois : au moins 30 cm des bords et environ 1 m des portes • Loin des luminaires • Dans le couloir menant aux chambres, ou dans les chambres ou près des chambres • Loin de la cuisine, des sources d’humidité (salle d’eau) et des gaz d’échappement (garage) • Jamais dans les parties communes des immeubles collectifs Conclusion Les sapeurs-pompiers réclamaient depuis longtemps l’obligation des DAAF dans les habitations. En effet, ils n’ignoraient pas que 80 % des décès occasionnés par les incendies sont dus à l’intoxication des victimes pendant leur sommeil ! Dans les pays où le DAAF est obligatoire (Angleterre, USA), la mortalité due aux incendies est divisée par deux. Les sapeurs-pompiers encouragent la population à s’équiper des DAAF dont l’efficacité est prouvée. Diacre Jean-Paul LEVIF, Lieutenant-Colonel de Sapeurs-Pompiers n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 18 Les chorales l’Orchidée, les Colombes, Boutons d’Arc-En-Ciel et la Voix de l’alliance, avec le groupe des animateurs liturgiques accompagné par le père Lucianno, ont le plaisir de vous inviter au concert de soutien à la chorale l’Orchidée, le dimanche 24 janvier 2016, à 16h, à l’église Notre-Dame de la Nativité du bourg de Schœlcher, pour leur projet de pèlerinage à Lourdes, prévu en août 2016. Entrée gratuite. Une quête sera organisée à leur profit. Venez nombreux. CONCERT DE SOUTIEN À LA CHORALE L’ORCHIDÉE Les chorale Communiqué

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 17 janvier 2016/n°515 19 Eglise en Martinique Règlement à l’ordr\se de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martiniq\ ue Boîte Postale 586 \b7 207 FORT DE FRANCE CEDEX MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : ........................................................................\ ..................................................................................... Prénom : .......................................................................\ ............................................................................... Adresse : .......................................................................\ ............................................................................... Mail : .......................................................................\ .......................................................................................... Tél. .......................................................................\ ........................... Code Postal .................................. Ville .......................................................................\ ........................................................................................... Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr Medias 99.5 – 101.3 et 105,3 mHz Site  internet :  www.radiosaintlouis.com Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 Courriel :  contact@radiosaintlouis.com L’Evangile par-dessus les toits 33 ans à votre service : 1982-2015 Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr Dimanche 24 janvier 2016 La mort imminente, quelle expérience ? Certains parlent de lumière blanche au bout d’un tunnel, d’autres d’immense chaleur… ou encore de l’impression de quitter son propre corps… Ils ont vécu ce qu’on appelle une EMI, une expérience de mort imminente. Nous serons connectés avec le père David Rondof depuis Saint-Pierre à la Martinique. Il nous rappellera que pour les chrétiens, seule compte la vie éternelle après la résurrection.

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« Qu’importe que je m’incommode, pourvu que j’accommode quelque chose au prochain ». St François de Sales (1567-1622)

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