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N° 516 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 31 janvier 2016
Jésus,
Salut pour toutes les nations
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Editorial
A
ujourd’hui, en ce 4e dimanche du temps ordinaire, il
est question d’Amour. Dieu est Amour et veut le faire
connaître aux hommes. Un amour qui, même s’il se porte
sur tous, s’adresse à chacun en particulier. Aussi, nous pouvons
faire des choses extraordinaires pour Dieu, mais sans l’amour, notre
conversion ne peut être en vérité. J’aurais beau distribuer toute ma
fortune aux affamés, j’aurai beau me faire brûler vif, s’il me manque
l’amour, cela ne sert à rien, nous dit Saint Paul.
Par amour, les personnes consacrées ont tout abandonné pour
marcher à la suite de Jésus. Elles manifestent le don d’amour q\
ue
le Christ et l’Église se font mutuellement l’un à l’autre\
. Rendons
grâce pour tous ceux qui ont répondu à l’appel du Seigneur ; ceux
qui, inspirés par le don bouleversant du Christ, ont aspiré à l\
eur
tour à lui donner leur vie.
Les personnes consacrées sont signes que Dieu est tout et que nous ne\
sommes rien ! déclare Mgr Macaire.
Ce 2 février, avec la fête de la Présentation de Jésus au Temple,
l’Eglise universelle clôture également l’Année de la vie consacrée.
Découvrons, dans cette édition, un bel article de père Jérô\
me
intitulé : « Le moine et la vie consacrée ».
Dans le cadre de l’Année Sainte de la Miséricorde, la présentation
d’une nouvelle église jubilaire vous est présentée par père Phanor.
C’est l’histoire de la Basilique Notre-Dame de la Délivrande du\
Morne-Rouge qui nous est contée.
Par ailleurs, nous vous proposons l’intégralité de l’Homé\
lie de
Mgr Macaire, à l’occasion du Jubilé des prêtres du diocèse, l\
e
8 janvier : «Le prêtre est le ministère de la Miséricorde »\
.
L’icône de la Vierge de la Miséricorde poursuit son pèlerinage dans
les églises et les familles… une source de joie et de paix pour ce\
ux
qui l’accueillent.
Grande nouvelle : selon un Décret de notre Archevêque, l’entrée en
carême dans la Province ecclésiastique (Martinique, Guadeloupe et
Guyane) peut recommencer le mercredi des Cendres. Les Evêques
ont décidé donc de lever l’obligation de le célébrer le v\
endredi,
hormis dans les lieux où le recueillement serait gêné par le
carnaval, précise l’Archevêque.
Espérons ce temps de carême avec joie, car c’est un rendez-vous\
que
Dieu nous donne pour grandir dans notre foi, avec nous-mêmes,
avec Lui et avec les autres. Un temps pour nous laisser réconcilier,
par le Christ, avec notre Père miséricordieux.
Pour nous aider à bien nous y préparer, Eglise en Martinique propose
une réflexion pour les deux premières semaines. La suite vous sera\
livrée dans le prochain numéro…
Que le Seigneur soit notre lumière en cette prochaine période de
liesse carnavalesque ! Ayons à l’esprit que "Tout est permis ; mais
tout n’édifie pas" (1Co 10,23).
Justine Lordinot n
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
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ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
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Editorial
Mot de l’Evêque
• Mais à quoi servent les « Bonnes Sœurs » ?
Eglise universelle
• Fête de la Présentation du Seigneur
Journée mondiale de la vie
consacrée
• Journée mondiale de la vie consacrée
• Le moine et la miséricorde
Liturgie
• Parole dominicale
Année sainte
de la Miséricorde
• Homélie de Mgr David Macaire
lors du Jubilé des prêtres du diocèse
de la Martinique
• La Basilique Notre-Dame de la Délivrande du Morne-Rouge
• La Vierge de la Miséricorde
• Agenda de l’Archevêque
Questionnaire de carême
• Montrer le visage miséricordieux
Vie du Diocèse
• Visites pastorales de Mgr Macaire :
- aux Trois-Ilets…
- à Sainte-Marie (bourg)
- à Morne-des-Esses
Dossier : "Tout est permis ; mais
tout n’édifie pas" (1Co 10,23).
Comment appliqueriez-vous cette
citation de Saint Paul
au prochain carnaval ?
• Témoignages
Vers la vie
• Sœur Monique Baret
•
Sœur François de Saint Joseph Alphonse
Médias
numéro
516
S ommaire
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numéro
516
SS ommaire
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Jésus,
Salut pour toutes les nations
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Mais à quoi servent
les « Bonnes Sœurs » ?
C
e 2 février sera la clôture de
l’Année de la Vie consacrée,
mais aussi le Jubilé de la
Miséricorde pour les personnes
consacrées de notre diocèse.
La fête de la Présentation de Jésus
au Temple est traditionnellement
un grand jour pour les personnes
consacrées. On aurait aussi pu choi
-
sir le premier dimanche de carême.
Car la vie consacrée, avant d’être
un outil extraordinaire d’évangéli
-
sation, est avant tout un signe de
l’attente. Tout consacré est un signe
du Royaume qui vient ! Comme le
dit Timothy Radcliffe (ancien maître
de l’Ordre des Prêcheurs), les consa -
crés sont un peu comme ces gens
qui attendent le bus dans une ville
qu’on ne connaît pas. Le simple fait
qu’il y ait ces gens, ces habitués qui
sont là à attendre le bus, est un signe
que le bus va venir. Pour celui qui ne
sait pas, qui a juste vu les horaires sur
internet, cette présence le rassure et
lui donne confiance. De même, celui
qui a été catéchisé et qui a reçu le
message de l’Evangile est conforté
et encouragé dans sa foi par le signe
qu’est chaque personne consacrée.
Si la fête de la Présentation au
Temple a été choisie, c’est parce
que chaque protagoniste est un
modèle de consécration :
Marie présente le modèle du don
de soi. Pleine de grâce, elle repré
-
sente la plénitude de la consécra -
tion, ayant offert à Dieu, et à Dieu
seul, son être entier, son âme, son
corps et même ses entrailles ! Plus
que tout autre, les consacrés de
l’Eglise l’ont reçue comme modèle.
En renouvelant radicalement leur
baptême par la profession reli -
gieuse, ils imitent Marie, la voie
royale pour engendrer le Christ en
ce monde pour toutes les nations.
Joseph, humble et silencieux travail -
leur, l’homme chaste qui a consacré
son existence à être le gardien de
Marie et de Jésus, représente fina
-
lement l’idéal de la vie consacrée et
des vœux : sa pauvreté se confondait
avec son humilité car son unique
richesse était sa famille ; appelé de
façon particulière à la chasteté et
la continence, il manifesta ainsi son
amour pour sa femme et son res
-
pect pour Dieu ; son obéissance l’a
fait entrer dans la liberté des enfants
de Dieu qui jamais ne regrettent de
suivre la volonté divine.
Siméon est le modèle d’une dimen -
sion prophétique de la vie consa -
crée qui n’a d’autre désir que Dieu,
d’autre bonheur que d’être auprès
de Dieu, d’autre attente que sa
venue, d’autre espérance que sa
présence. Telle est en effet la grande
victoire de toute vie consacrée, au-
delà des actions et des ministères
multiples exercés par les personnes
consacrées : voir le Sauveur, le mon
-
trer et le proclamer à toutes les
nations. « Maintenant, Seigneur, tu
peux laisser ton serviteur s’en aller
dans la Paix car mes yeux ont vu le
Salut »…
Enfin, Anne, la prophétesse, nous
révèle la récompense promise à la fidélité tenace des personnes
consacrées. Dans le temple, tous
les jours depuis son veuvage, elle
atteint l’âge de 84 ans (7x12) nous
dit l’écriture. Une grande perfection
d’une âme burinée par le temps au
service de Dieu. Nous comprenons
l’origine de ce regard si perçant qui
lui a permis de voir en cet enfant le
libérateur de tout le peuple, mais
aussi l’autorité de son témoignage
alors qu’elle parle à tout le monde
de cet enfant
! Ainsi sont les consa
-
crés : la fréquentation assidue et
quotidienne de la Vérité, leur mode
de vie si particulier dans l’Eglise et
dans le monde, donnent à leur
témoignage une force et une puis -
sance qui vient de Dieu !
Les personnes consacrées ne servent
donc à rien. Elles sont ! Elles sont
signes que Dieu est tout et que nous
ne sommes rien !
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 31 janvier 2016/n°516
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Mot de l’Evêque
Les évêques de la Province Ecclésiastique (Martinique, Guadeloupe et Guyane) ont décidé de lever
l’obligation de célébrer l’entrée en Carême le vendredi-après-les-Cendres. Cette pratique est toute-
fois recommandée dans les lieux où le recueillement serait gêné par le Carnaval. (Voir le décret de
l’Archevêque sur le site diocésain).
Décret de l’Archevêque
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Journée mondiale de la vie consacrée
ÉGLISE EN MARTINIQUE
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L
a fête de la Présentation de Jésus au Temple, aussi appelée fête de la
purification, est plus connue sous le nom populaire de
Chandeleur . Ce
nom, qui signifie « fête des chandelles », a pour origine la procession
par laquelle débute la célébration. Par ce geste, nous nous souvenons que
c’est par le titre « Lumière pour éclairer les nations païennes » (Luc 2, 32), que
Siméon accueille Jésus lors de la Présentation au Temple par Marie et Joseph,
quarante jours après sa naissance.
Par ailleurs, la présentation de Jésus au temple, consacré selon la prescription
rituelle de l’époque au Seigneur comme tout garçon premier né, annonce le
don de Jésus par amour de Dieu et des hommes, et l’offrande suprême de la
Croix. Cette journée a donc une importance particulière pour toute personne
consacrée, qui, inspirée par le don bouleversant du Christ, aspire à son tour à
donner sa vie et à tout abandonner pour marcher à sa suite.
n
Pourquoi une journée de la vie
consacrée ?
Lors de la première journée de la
vie consacrée en 1997, Jean Paul II
soulignait les trois buts de cette
journée. Une journée placée en
premier lieu sous le signe de l’action
de grâce « parce qu’il est beau et juste
de remercier le Seigneur pour le grand
don de la vie consacrée, qui enrichit et
réjouit l’Eglise par la multiplicité des
charismes et le dévouement de tant de
vies totalement données au Seigneur
et aux frères ».
L’objectif de cette journée est
aussi de mieux connaître et
apprécier la vie consacrée. « En
contemplant le don de la vie
consacrée, l’Eglise contemple
sa vocation la plus profonde,
celle de n’appartenir qu’à son
Seigneur, soulignait Jean Paul II.
La vie consacrée a pour mission
prioritaire de garder vivante
dans l’Eglise la forme historique
de vie assumée par le Fils de
Dieu quand il est venu sur cette
terre ».
Cette journée est enfin une
invitation pour toutes les
personnes consacrées « à célébrer
ensemble et solennellement les
merveilles que le Seigneur a
accomplies en elles. Pour cela
elles sont conviées à réfléchir sur
le don reçu, à découvrir, dans un
regard de foi toujours plus pur, le
rayonnement de la beauté divine
diffusé par l’Esprit dans leur forme
de vie, à prendre conscience de
leur mission incomparable dans
l’Eglise pour la vie du monde ». n
Fête de la Présentation du Seigneur (2 février)
Journée mondiale de la vie consacrée (2 février)
Quarante jours après la naissance de Jésus, Marie et Joseph portèrent l’Enfant
au Temple, afin de le présenter au Seigneur selon la loi de Moïse. Aus\
si l’Église
célèbre-t-elle, le 2 février, la Présentation du Seigneur au Temple, qui clôture les
solennités de l’Incarnation.
Initiative de Jean Paul II en 1997, la journée de la vie consacrée a lieu chaque
année le 2 février.
Eglise universelle
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D
ès le début de la règle
de Saint Benoît,
la miséricorde est
intrinsèque à la vie d’un
moine, comme elle doit être
celle de tous les baptisés.
Le moine ne se départit
pas des autres membres de
l’Eglise. Cependant, il choisit
de vivre d’une manière plus
intime la vie du Christ.
En tant que moines,
nous pensons que la
miséricorde n’est pas un
pieux sentiment de pitié,
ni de compassion envers
autrui, ni que la miséricorde
soit un attribut que Dieu
accorderait à ceux qui ont
bien agi dans la vie, ni une
grâce particulière que Dieu
accorderait aux hommes
repentis, mais en réalité, la
personne du Christ comme
précédemment décrit.
Le moine est appelé à faire
une expérience intime avec
Dieu, pour montrer aux hommes,
ses frères, ce que Dieu est de nature,
en essence, c’est-à-dire, Amour.
Saint Benoît nous dit : " Écoute,
mon fils, les préceptes du Maître
et prête l’oreille de ton cœur.
Reçois volontiers l’enseignement
d’un si bon père et mets-le en
pratique, afin de retourner par
l’exercice de l’obéissance, à celui
dont t’avait éloigné la lâcheté de
la désobéissance ". Dans la règle
de Saint Benoît, la miséricorde
commence par l’écoute et
l’obéissance à la Parole de Dieu.
C’est par l’écoute et l’obéissance
à la Parole de Dieu que nous
arriverons à faire de nouveaux
progrès dans la connaissance
de Dieu pour être touchés, et
imprégnés de sa miséricorde.
En vivant dans le monastère, le
moine doit travailler, méditer pour
atteindre cet état de perfection
en Dieu. St Benoît compare
le monastère à un atelier d’art
spirituel où nous devons façonner
notre âme, par l’écoute de la
Parole, l’obéissance à Dieu dans
l’amour du prochain comme Dieu
qui est miséricorde et qui sans
cesse nous prodigue son Amour.
Au sein du monastère, Dieu
nous remodèle dans une charité
parfaite à l’image de son Fils
qui est son reflet : à mesure
que l’on progresse dans la voie
religieuse et dans la foi, le cœur
se dilate, et l’on court dans la
voie des commandements de
Dieu, avec la douceur ineffable
de l’amour (Pr, 49).
Nous sommes tous appelés à
devenir des êtres miséricordieux,
particulièrement le moine, qui
par une méditation constante,
parvient à la charité fraternelle,
au sein du monastère que
St Benoît qualifie d’école
de formation spirituelle qui
nous ouvre à la miséricorde
divine. Dans sa démarche de
conversion de ses propres
passions, le moine parviendra,
par la grâce de Dieu, à être
Christifié par son Seigneur, et à
aimer ses frères comme le veut
le Christ.
La miséricorde et le moine ne
font donc qu’un dans l’esprit de
St Benoît. St Benoît exhorte le
moine de ne jamais désespérer
de la miséricorde de Dieu, car
seule la miséricorde peut l’aider
et le soutenir, s’il viendrait à faillir
dans ses bonnes résolutions vers la
patrie et l’amour de son prochain.
A ce titre l’exhortation est valable
pour tous les baptisés.
Père Thierry Jérôme,
monastère de Terreville
n
Le moine et la miséricorde
Conformément à la règle de Saint Benoît, la miséricorde r\
égit, du début de son
engagement jusqu’à la fin de toute l’existence d’un moine, sa vie comme celle de
tout baptisé. La miséricorde en réalité est le poumon de tou\
te vie chrétienne. De
cette manière le moine est appelé à devenir ce que son maîtr\
e, le Christ, est de
nature : l’amour, la bonté, le pardon, qui sont les fondements de la miséricorde
divine.
Journée mondiale de la vie consacrée
Frère Thierry Jérôme lors de son ordination sacerdotale
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L a P arole D ominicale
Dimanche 31 janvier 2016
Jérémie 1,4-5.17-19 • Psaume 70 • 1 Corinthiens 12,31 ; 13,1-13 • Luc 4,21-30
4 ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C
N
ous retrouvons Jésus au
milieu de la Communauté
de son village natal de
Nazareth. Il y a huit jours, il y fai-
sait la lecture du livre du prophète
Isaïe, à la manière d’un laïc, et
suivant son tour.
Toutefois, il y a un plus par rapport
au commun des laïcs : c’est lorsque,
commentant le texte qu’il a lu,
Jésus dit à ses compatriotes :
« Cette Parole que vous venez
d’entendre, c’est aujourd’hui
qu’elle s’accomplit ». Jésus affirme
ainsi qu’il est lui-même le Serviteur
du Seigneur dont il est question
dans le Livre Saint ; et que c’est
dans sa Personne et dans sa Vie
que s’accomplit ce que le prophète
a dit.
La Parole que Dieu dit – en
empruntant le canal de la
parole humaine – est la BONNE
NOUVELLE et non une belle parole.
Et il est possible, quand Dieu
parle, qu’il manque de finesse et
de courtoisie. Il n’y a qu’à voir et
entendre comment s’expriment
parfois des prophètes comme
Amos et Osée. Il n’y a qu’à voir et
entendre comment écrit et parle
Jérémie à travers qui Dieu s’adresse
à nous, en ce quatrième dimanche
du temps ordinaire.
Pensons à Jean-Baptiste, dernier
prophète dans le temps, mais le
premier dans les rangs. Pensons
aux apôtres que l’on dit prophète
de la nouvelle Alliance, dont Paul
qui lui aussi s’adresse à nous en
ce jour, à travers les chrétiens de
Corinthe. La Parole que Jésus porte, comme
tous les prophètes dont il est le
modèle, c’est la Parole du Seigneur,
la BONNE NOUVELLE que nous
distinguions il y a un instant de nos
belles paroles.
Autrement est la Parole de Dieu
qui bouscule les hommes, afin
de les remettre sur le chemin de
conversion.
Pour mener les siens à la
conversion, Jésus tentait de leur
faire comprendre que Dieu ne
parle pas que pour eux, mais qu’il
parle et agit aussi à l’adresse et à
l’intention des étrangers et des
païens. Pour eux, c’était le mot
de trop, le mot qui a changé leur
fierté en dépit et leur réserve en
adversité. Seulement voilà encore !
C’est souvent un petit mot de trop
que l’Evangile apporte, parce
que Dieu veut toujours que nous
fassions un pas de plus.
Autant il est vrai que le disciple
n’est pas plus grand que le maître,
les prophètes venus annoncer
Jésus n’échapperont pas aux
oppositions de leurs frères. C’est
ce que Jérémie comprend (Jr 1,4-
9), quand le Seigneur l’appelle et
lui dit :
Avant que tu viennes au
jour, je t’ai consacré ; je fais de
toi un prophète pour les peuples.
Lève-toi, tu prononceras contre
eux tout ce que je t’ordonnerai.
Ne tremble pas devant eux, sinon,
c’est moi qui te ferai trembler
devant eux… Ils te combattront,
mais ils ne pourront rien contre
toi, car je suis avec toi pour te
délivrer. Parole du Seigneur.
Que l’Eglise du Seigneur, issue de
ses apôtres, s’attende aujourd’hui
à des réactions hostiles à ce qu’elle
dit. Qu’elle s’attende à recevoir,
des uns, le reproche d’être
d’opposition, et des autres, celui
d’être à la solde de l’Etat.
Ceci n’est pas pour encourager les
chrétiens à une fausse neutralité.
Car s’ils veulent être neutres (en fait
ils ne pourront jamais l’être), s’ils
veulent paraître neutres, ils seront
infidèles au Seigneur qui jamais ne
s’enferme dans la neutralité.
Dieu prend position pour que
tout homme ait droit à la vie, soit
en possession de tous les moyens
d’acquérir la dignité d’être à
l’image de Dieu. Voilà pourquoi
l’Eglise que nous sommes ne doit
pas avoir peur de dire à tous les
hommes des paroles auxquelles ils
ne peuvent pas s’attendre.
P. Claude Anglio,
Curé du Diamant
n
Cette parole
de l’Écriture,
que vous venez d’entendre, c’est
aujourd’hui qu’elle
s’accomplit.
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« Huissier des œuvres divines »
Vous avez entendu ce que Jésus
dit à cet homme qu’il vient de
purifier : « Va donc te montrer aux
prêtres »… « Va te montrer aux
prêtres » ; comme si le prêtre jouait
un rôle essentiel dans le processus
de purification…
Il s’agit là pourtant des prêtres de
l’ancienne alliance, des prêtres du
temple de Jérusalem qui ne sont
pas les prédécesseurs des prêtres
que nous sommes, chers frères, en
tout cas, pas directement. Notre
mission est différente, et même
très différente puisqu’elle a pour
origine le ministère du seul grand
prêtre ! Celui qui vient du sacerdoce
de Melchisédech, qui vient de Dieu
et qui est Dieu. Celui qui est, en
ce moment même, le seul prêtre
qui intercède et qui accompli la
sanctification de l’humanité toute
entière. Le sacerdoce dont parle
Jésus n’était que la préfiguration
du vrai et grand sacerdoce.
Et pourtant, ces prêtres-là ont l’air
d’avoir une très grande importance
pour Jésus : cet homme vient d’être
purifié, personne n’avait besoin
de venir attester ce que Jésus fait
et pourtant il envoie l’ex-lépreux
se montrer aux prêtres. « Va te
montrer ! » Parce que le prêtre
est là pour dire, pour attester la
« Vérité » (un peu comme nous
disons en Martinique lorsqu’on
affirme quelque chose et qu’elle
est attestée par un évènement ou
une personne extérieure : « Ah, la
vérité ! »… avec une accentuation sur le "vé" de vérité.)
Et bien Jésus confirme la vocation
des prêtres d’être, en quelque
sorte, « les huissiers » des œuvres
divines. Ils vont constater le
miracle, constater l’œuvre de Dieu
face au peuple, face au monde.
Le prêtre est en quelque sorte
assermenté pour dire : « oui, Dieu
agit là ». Et c’est important, car on
a entendu dans l’épitre de Saint-
Jean, comment le rapport que
nous avons avec le témoignage
va déterminer notre entrée dans
la vie éternelle. En effet, celui qui
croit au témoignage de Jésus, qui
croit à Celui dont Il est le témoin –
car Jésus qui seul a vu le Père, qui
seul est le Verbe qui était tourné
vers Dieu et qui était Dieu – celui
donc qui croit au témoignage entre
dans la vie éternelle. Celui qui ne
croit pas au témoignage fait de Dieu un menteur, il est damné car
il rejette l’amour miséricordieux
de Dieu.
Donc voilà que Dieu confère une
mission capitale au sacerdoce, au
sacerdoce d’hier et au sacerdoce
d’aujourd’hui : la mission d’être
témoin, témoin patenté, officiel,
privilégié, autorisé des œuvres de
Dieu. C’est en cela d’ailleurs que
nous tous par notre baptême nous
sommes « prêtres ».
« Celui qui touche Dieu et
qui touche les hommes »
Nous sommes aussi Prophètes et
Rois :
Le prophète c’est celui qui va parler
dans ce monde. Et sa parole, son
attitude, sa façon d’être, ses gestes,
les signes qu’il va poser, vont être
des paroles, des attitudes, des
gestes, des signes, qui vont parler
de Dieu, qui vont manifester ce
que Dieu dit à ce monde, sa parole
et sa volonté.
Le roi, c’est celui qui dans son agir
quotidien, dans son métier, dans
son ministère de père, de mère de
famille, dans tous ses ministères,
dans tout ce qu’il fait dans ce
monde, va agir dans la Miséricorde
et dans l’amour de Dieu pour, si
j’ose dire, fabriquer de l’amour
dans ce monde.
Mais le prêtre… le prêtre c’est celui
qui est tourné vers Dieu et vers les
hommes, pour porter vers Dieu la
vie des hommes. Quand un prêtre
monte à l’autel, c’est au nom du
sacerdoce de tous les fidèles, le
Homélie de Mgr David Macaire
Jubilé des prêtres du diocèse de la Martinique
Vendredi 8 janvier 2016 – Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France
Evangile : Luc 5, 12-16
Le Prêtre est le ministre de la Miséricorde
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Année sainte de la Miséricorde
sacerdoce royal de tous ceux qui
intercède pour le monde.
A travers les prêtres ici rassemblés
c’est toute la Martinique, toutes
les paroisses de l’île, et finalement
toutes les communes, c’est-à-dire
aussi bien ceux qui vont à la messe
que ceux qui n’y vont pas, ceux qui
sont catholiques et ceux qui ne
le sont pas, qui sont représentés.
Parce qu’à travers ces hommes que
Dieu a appelés, que Dieu a choisis,
que Dieu a placés parmi nous, ce
sont toutes nos prières, toutes nos
intentions, tout le bien de notre
vie, qui montent vers Dieu comme
un encens, comme une prière et
que Dieu reçoit par le sacrifice de
nos mains, de leurs mains.
Le prêtre est donc au milieu des
hommes, choisi pour monter
vers Dieu. Comme finalement
chacun des fidèles aussi, est choisi
pour faire monter la prière de
son entourage, de ses voisins et
même de ses ennemis vers Dieu
dans sa prière personnelle, dans
ses sacrifices personnels. Mais
les prêtres sont choisis comme
ministre du sacerdoce commun,
pour porter nos offrandes à l’autel
comme un signe visible des grâces
invisibles, par les sacrements. C’est
le prêtre qui est donc choisi pour
attester que cet homme est bien
guéri.
Le prêtre va être aussi tourné
vers les hommes au nom de Dieu
pour aller toucher les hommes,
il touche le Corps du Christ à la
messe, mais il touche les hommes
dans les sacrements. Il faut le faire
de toucher un lépreux ! Il ne s’agit
pas simplement de regarder de
loin, et de dire « ok, tu es guéri
de ta lèpre ». Le prêtre devra
s’approcher de lui, avoir, comme
dit le pape François, l’odeur des
brebis. Le prêtre, les prêtres sont
ceux qui vont vers le peuple au
nom de Dieu. Car il ne s’agit pas
simplement de monter à l’autel
au nom du peuple qui, par sa
prière, conduit le prêtre à porter
le sacrifice du Christ au nom des
sacrifices de tous les fidèles, il
faut aussi redescendre de l’autel
pour aller vers le peuple, pour
aller jeter les filets du Seigneur,
pour annoncer la miséricorde,
l’année de bienfaits… pour être,
oui mes pères, pour être le visage
de la Miséricorde de Dieu dans ce
peuple qui en a tant besoin !
Jésus l’a voulu, même pour les
prêtres de l’ancienne alliance (et
c’est un signe pour nous d’avoir
cet évangile en ce jour de notre
Jubilé) : le prêtre est celui qui
va s’approcher du lépreux, le
toucher et comme pour achever
la guérison, attester de la grâce
qui ne vient que de Dieu, et de
Dieu seul, que de Jésus et de Jésus
seul, qui est le seul Seigneur, le
seul prêtre, le seul Dieu. Le prêtre
est là comme l’instrument final
qui touche et témoigne. « A la
fin de l’envoi, disait Cyrano, je
touche », eh bien Dieu, à la fin de
ses grâces, nous fait être touchés
par un prêtre.
« De la misère à la Miséricorde »
Nous tous au cours de cette retraite
avons été touchés par un de nos
frères prêtres qui nous a donné le
sacrement de réconciliation, vous
et moi. Le prêtre est donc celui
qui est passé de l’état de misère
à l’état de Miséricorde : c’est
un misérable comme nous tous
sommes misérables. (Car Dieu,
dit saint Paul, a enfermé tous les
hommes dans la désobéissance
pour faire à tous miséricorde
(Romains 11,32)
Misérable est le prêtre, misérable
comme tous les hommes pris au
milieu des hommes, mais pour
devenir, non pas simplement
quelqu’un qui expérimente, qui a
fait l’expérience de la miséricorde,
mais un miséricordieux, un
professionnel de la miséricorde en
tout temps, en tout lieu. On n’est
pas prêtre de 8h à 17h, on n’est
pas prêtre 35h par semaine ; on est
prêtre toute sa vie, parce que tout
en nous a été comme modifié par
la grâce, par l’imposition des mains
de l’évêque qui a fait de nous un
prêtre. Toute notre vie, nos jeunes
années, nos années de maturité,
nos vieilles années, tout est devenu
miséricordieux, sacrement de la
Miséricorde de Dieu.
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C’est vrai que les fidèles nous en
demandent beaucoup, c’est vrai
que Dieu Lui-même nous demande
beaucoup. Mais Dieu a raison et les
fidèles aussi ont raison, parce que
« Celui qui a beaucoup reçu, il lui sera
beaucoup demandé ». Nos fidèles
ne peuvent pas nous demander
d’être Dieu, ils ne peuvent pas
nous demander d’être surhumains,
mais ils doivent et peuvent, comme
tous les enfants de la terre, nous
demander de répondre à l’appel
que Dieu a posé sur chacun d’entre
nous. Ils peuvent et ils doivent nous
demander de répandre sur eux
sans limite les grâces dont Dieu
nous a fait les instruments.
Les fidèles et le monde ne nous
pardonnent pas nos écarts, nos
manques de charité. Les fidèles
et le monde ne nous pardonnent
pas nos manques d’amour ; ils
savent que nous sommes pécheurs,
que nous sommes, comme eux,
misérables, mais ils veulent voir
en nous les effets non pas de nos
propres efforts ou de nos propres
qualités, ils veulent voir en nous
les effets de la Miséricorde de
Dieu. Notre vie qui a épousé notre
ministère est, pour le monde entier,
chrétien ou pas, catholique ou
pas, un signe immense de cette
Miséricorde de Dieu. Nous sommes
les témoins de cette Miséricorde.
Témoins privilégiés : Tant d’âmes
ont été lavées par notre ministère
alors que nous ne sommes rien.
Tant d’âmes ont reçu le Corps du
Christ par notre ministère alors que
nous ne sommes rien. Tant d’âmes
ont été plongées dans la mort et
la résurrection, ont été ressuscitées
dans le saint baptême par notre
ministère alors que nous ne
sommes rien. Mais toutes ces âmes
veulent voir dans les prêtres, en
sachant bien qu’ils sont misérables,
un signe aussi de la Miséricorde.
« Marie nous montre
comment être signe »
C’est pour cela que les prêtres ont
besoin de la prière, l’intercession
de la Vierge Marie, la mère des
prêtres, la reine sacerdotale. Elle
n’était pas prêtre, elle n’a pas servi
à l’autel, Marie, mais elle était la
femme sacerdotale qui offre son
Fils au pied de la croix comme
chacun d’entre nous, chaque
jour, offrons le Fils au pied de
l’autel. Nous avons besoin de la
regarder, nous les prêtres, parce
que le regard que le peuple de Dieu
porte sur nous ressemble un peu au
regard qu’il porte sur elle. Et c’est
pour cela que Marie a un regard
privilégié sur chacun d’entre nous,
prêtre, parce que nous donnons au
monde le Corps de son Fils issu de
sa chair. Parce que, elle aussi, est
une sauvée, une graciée qui a reçu
cette mission dans le monde d’être
signe de la grâce.
Par le privilège de son Immaculée
Conception, Marie nous montre,
à nous prêtres, comment être un
signe de la grâce : nous avons reçu
la grâce de la conversion, de la
Miséricorde, c’est à nous, encore
une fois, que Dieu donne d’être
les huissiers, les « constatateurs »,
les témoins si vous préférez, de ses
œuvres dans le peuple de Dieu.
Témoins privilégiés, exigences
privilégiées aussi : Le Seigneur
et le peuple de Dieu finalement
nous demandent d’être crédibles.
Crédibles parce que le témoignage
que nous portons est trop
important pour la vie des fidèles
et pour la vie de ce monde. Notre
témoignage, nous l’avons entendu
dans saint Jean, dont nous sommes
responsables en ce monde, est
celui qui sauve le monde. C’est
le témoignage qui va diviser à
la fin des temps les brebis et les
boucs, ceux qui auront entendu,
cru, adhéré au témoignage de
Jésus Christ et ceux qui lui auront
tourné le dos. Notre devoir est
donc, non seulement d’être des
témoins crédibles, mais des témoins
permanents. Etre toujours là, être
présents jusqu’au bout et jusqu’au
bout de nos forces.
Sans le prêtre, sans les prêtres,
on peut connaître Jésus Christ,
on peut le rechercher, on peut
adhérer à sa doctrine, mais cette
adhésion court le risque de n’être
qu’idéologique ou passagère. Pour
adhérer au Christ, les hommes
ont besoin d’un socle objectif,
de quelqu’un qui vient attester !
Dans l’Ecriture il y a besoin d’un
témoin, d’un ou deux témoins
pour attester d’une vérité. Le
prêtre, à l’image de Marie, est
donc celui qui est choisi comme
phare : Il indique la terre ferme de
l’Evangile du Christ à ceux qui sont
perdus dans l’océan des doctrines
et risquent que de faire naufrage
sur les écueils des idôles de ce
monde.
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Année sainte de la Miséricorde
« La Miséricorde a fait
le prêtre pour que le prêtre
fasse Miséricorde »
Pour finir, reprenant cette formule
célèbre : « l’Eglise fait l’Eucharistie
et l’Eucharistie fait l’Eglise ». Je
dirai que le prêtre fait Dieu devenir
corps sur l’autel et le prêtre fait le
Corps du Christ devenir Dieu.
Mes pères, mes frères, mes fils, telle
est notre vocation suprême : Faire
venir Dieu dans ce monde ; Faire
Dieu devenir corps et faire le Corps
du Christ, le peuple de Dieu, nous
avec, devenir Dieu. C’est-à-dire
être sanctifiés, être divinisés, être
rayonnants de la beauté de Dieu.
Nos imperfections, nos faiblesses,
nos péchés eux-mêmes deviennent
rayonnants, éclatants de lumière
lorsque cette Miséricorde et ces
grâces sont déversées sur nous par
notre ministère.
Certes, l’Eucharistie fait l’Eglise et
l’Eglise fait l’Eucharistie.
Oui le prêtre fait Dieu devenir
Corps et le corps devenir Dieu…
Mais on peut dire aussi que la
Miséricorde a fait le prêtre pour
que le prêtre fasse Miséricorde.
Sans la miséricorde de Dieu, mes
frères, nous serions peut-être, pour
certains d’entre nous, de grands hommes, de grands professeurs,
ou de grands artisans, de grands
agriculteurs, certains d’entre nous
seraient peut-être aussi de grands
pécheurs, des… pauvres types.
Mais la Miséricorde de Dieu nous
a fait prêtres. Cela nous dépasse
complètement, cela nous envahit
à chaque instant quand on y
pense. On se lève le matin, on est
comme tout le monde et on se
rend compte, à cause ou plutôt
grâce au peuple de Dieu et grâce
à Dieu qui nous attend, que nous
sommes porteurs de cette grâce
dont nous avons été les premiers
bénéficiaires. La Miséricorde donc
a fait des prêtres pour que les
prêtres puissent faire Miséricorde.
L’évènement qui se passe
aujourd’hui en ce jubilé des prêtres,
est un jubilé qui concerne chaque
fidèle, qui concerne chaque
Martiniquais, chaque personne qui
va passer dans ce pays, parce que
les prêtres, nous le savons, c’est
pour cela qu’ils sont célibataires,
ont épousé le peuple de Dieu. Ce
qui se passe, c’est une fête pour les
époux de façon à ce que l’épouse,
l’Eglise, la Sainte Eglise, se réjouisse
que son époux donne à ses fils
prêtres d’être plongés dans sa
Miséricorde… Un peu comme le
pain au beurre est plongé dans
le chocolat le jour de la première
communion.
Eh bien, Dieu se réjouit et « le
plat », notre ministère, notre vie,
notre être entier va être servi au
cours de ce jubilé de la Miséricorde.
Il va être mangé et il est là pour
être mangé. Car on ne peut pas
dire, mes pères, chaque jour à la
messe : « ceci est mon corps prenez
et mangez, ceci est mon sang
prenez et buvez » et demeurer
totalement étanche aux paroles
que nous prononçons. C’est bien
le Corps du Christ qui est mangé,
le Sang du Christ qui est bu, mais
c’est aussi un peu notre vie qui
est donnée sur l’autel ! Nous les
prêtres, si nous sommes appelés
à faire Miséricorde à longueur
de jour, à longueur d’année, à
longueur de vie, c’est parce que
Dieu nous a fait Miséricorde.
Célébrons dans la paix et dans la
joie cet instant, goûtons à pleine
dent ce bonheur d’être baigné
à nouveau dans la Miséricorde
du Seigneur. Oui la Miséricorde
nous a fait prêtres et nous faisons
Miséricorde.
Amen !
n
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La Basilique Notre-Dame de
la Délivrande du Morne-Rouge
L
e 27 décembre dernier,
Mgr David Macaire invitait
toutes les familles de notre
diocèse à s’y rassembler pour
célébrer la fête de la Sainte Famille,
mais aussi pour l’ouverture de la
porte jubilaire de ce sanctuaire.
Plus d’un millier de pèlerins venant
de toute l’île ont participé avec
joie et ferveur à cette célébration,
et à tout le programme proposé
par la pastorale familiale, dans la
salle du Millénium. L’après-midi de
ce même jour, parents et enfants
ont pu vivre des moments de
partage, de prière, de jeux et de
chants.
Ce haut lieu de prière est connu de
tous les chrétiens de Martinique,
qui y viennent en pèlerinage
chaque année au pied de leur
sainte patronne, Notre-Dame de
la Délivrande. En effet, il n’est pas
de région au monde aujourd’hui
où il n’y ait un sanctuaire de la
Mère du Christ, la Vierge Marie…
Son rayonnement s’étend tantôt
sur tout un pays, sur une province,
ou un simple village ; et c’est ici, au
Morne-Rouge que Notre-Dame fut
installée.
Ce fut le premier Evêque de la
Martinique, Mgr Le Herpeur, qui
créa le pèlerinage de Notre-Dame
de la Délivrande.
En 1850, le père Le Herpeur,
originaire de Normandie, est
choisi comme premier Evêque de
la Martinique, et s’embarque à
Brest. Au cours de la traversée, il
essuie une violente tempête qui menace de couler le navire (Voir
bas-relief sous la statue)
; il fait le
vœu de consacrer son nouveau
diocèse à N.D. de la Délivrande,
vénérée en l’ancien, s’il en sort
sain et sauf. Il installe, à Saint-
Pierre, le siège épiscopal. Guidé
par son cheval, selon une célèbre
légende, il choisit le Morne-Rouge
pour construire un sanctuaire. La
statue est commandée et elle est
intronisée dans le sanctuaire en
1853.
10 août 1886, inauguration d’un
orgue de la facture Henri Didier,
la cérémonie était présidée par
Mgr Carméné. L’organiste de Fort-
de-France, Charles Pornain, était
aux claviers et eut l’occasion de
réjouir l’assistance en jouant des
œuvres d’Alexandre Guilmant, de
Charles-Marie Widor, de Camille
Saint-Saëns et de Théodore
Salomé. L’église et l’orgue furent
détruits par un cyclone en 1891. Noël 1862 : Marie Anne Jacques
Laure Sabes, née le 25
juillet 1841
à Saint-Pierre (Martinique), dans
une famille issue de la bourgeoisie
française, émigrée sur l’île depuis
1789, fait une surprenante
conversion spirituelle, au pied
d’une statue de la Vierge, dans
le célèbre sanctuaire de Notre-
Dame de la Délivrande. Elle
décide alors de consacrer sa vie
au Christ, après avoir fréquenté
les soirées mondaines et autres
extravagances bourgeoises de
l’époque.
Impressionnée par la société
esclavagiste, Laure prend la mission
de venir en aide aux indignés, aux
migrants et aux plus pauvres. C’est
ainsi que le 2 février 1868, elle
fonde avec quelques compagnes,
une nouvelle Congrégation : les
dominicaines missionnaires de
Notre- Dame de la Délivrande.
C’est alors la première fois
qu’une congrégation religieuse
Contrairement à ce qui avait été annoncé dans le précé\
dent numéro, nous
restons dans le district du Nord Caraïbe. En quittant la cathédral\
e Notre-Dame-
de-l’Assomption de Saint-Pierre, nous nous dirigeons vers la Basiliqu\
e Notre-
Dame de la Délivrande, dans la belle commune du Morne-Rouge.
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est composée de membres de
couleur. Laure prend comme
nom de religieuse : Marie de la
Providence. Elle deviendra par
la suite la première supérieure
générale de sa fondation.
8 décembre 1868 : couronne-
ment de la statue N.D de la
Délivrande ; le Saint-Père Pie IX
donne et bénit de ses mains les
deux couronnes. Le 8 décembre
devient la fête de la paroisse,
sous le vocable de l’Immaculée
Conception (un vitrail à droite dans
le chœur commémore cet événe-
ment). Depuis son installation au
Morne-Rouge, la Vierge Marie
intercède tout particulièrement
sur son village, secoué plusieurs
fois par des catastrophes :
18 août 1891, un terrible cyclone
s’abat sur la Martinique. Le Morne-
Rouge est dévasté, mais la statue
de la Délivrande reste debout sur
son socle, au milieu des débris de
toutes sortes.
30 août 1902 : une éruption
volcanique de type Nuée Ardente
s’abat sur le Morne-Rouge ; le
village est presque entièrement
anéanti, mais le sanctuaire, bien
que couvert en essentes en
bois, demeure intact au milieu
de l’incendie. Il sert de refuge
aux nombreux péléens venus se
précipiter à l’église. Le père Mary,
curé de la paroisse accourt aussi et
donne les sacrements. Un ultime
fidèle, particulièrement mécréant
frappe à la porte de l’église. Le
père Mary lui ouvre, et c’est alors
que le père sera brûlé par la nuée
ardente. Il dira : « je suis le dernier
brûlé ». Effectivement, le volcan
se calmera ensuite. Le père Mary
a continué de confesser, aux
pieds de la statue de NDD, puis
les secours l’ont évacué à l’hôpital,
en passant par Fond Saint Denis,
col de Yang-Ting. Il mourra
quelques jours après à Fort-de-
France – hôpital Gallieni – des
suites de ses brûlures (un vitrail
au fond de l’église est inspiré de
cet événement). Des vols sacrilèges
furent alors commis (vases sacrés,
cloches, confessionnaux, orgue,
carrelage) par les gens qui vinrent
récupérer toutes ces choses, en
ce sanctuaire vide au milieu d’un
village abandonné de tous. Comme
en 1891, la statue de Notre-Dame
et une grande partie du sanctuaire
demeurent intactes au milieu de
l’embrasement général. Cette
dernière est alors transportée
à Fort-de-France, paroisse de
Redoute. En mémoire de cette
journée tragique, le pèlerinage
diocésain fut fixé au 30 août.
C’est le jour où des milliers de
Martiniquais viennent vénérer
Marie, faisant ce jour-là du Morne-
Rouge la Capitale Mariale de l’île.
En 1907, le Père Wechter fut chargé
de la reprise de la paroisse, ainsi
que de la restauration de l’église
et de la paroisse.
Le 26 novembre 1912, la statue
est de retour au Morne-Rouge,
avec grandes liesses populaires,
selon la volonté de Mgr Malleret,
et l’inauguration eut lieu le
15 décembre
Depuis, la fête du 30 août demeure
le plus grand pèlerinage diocésain.
14 janvier 1920 : Sa Sainteté
le Pape Benoît XV a déclaré et
constitué la Bienheureuse Vierge
Marie Libératrice, Patronne
principale du diocèse de la
Martinique.
Désormais, la Martinique est
sous le patronage de la Vierge
de la Délivrande, et tous les
Martiniquais sont heureux de
se proclamer ses enfants. Elle les
conduit assurément vers son Fils
Jésus-Christ.
1922 : un orgue de la facture
Henri Didier, provenant de la
cathédrale de Fort-de-France, y a
été installé (à l’occasion de la pose
de l’orgue Mutin à la cathédrale).
Le buffet porte encore des
marques de chauffe (stigmates
d’un incendie ?). Cet orgue a
ensuite été transformé par la
Maison Laval-Thivolle, avec la pose
d’une peinture grise industrielle
sur la façade, et le remplacement
de la soufflerie par un réservoir à
charge flottante. La restauration
de cet instrument par Sébastien
Fohrer, en 2010, a nécessité de
nombreuses heures de travail. Cet
instrument est, selon les experts,
rare et désormais classé par le
patrimoine.
Aujourd’hui, la paroisse est
administrée par un curé-recteur,
le père Josef Nowak, originaire de
Pologne, qui entend poursuivre
les initiatives commencées par son
prédécesseur, l’abbé Patrick-Alexis
Phanor, à savoir : depuis 2011,
les nuits des sentinelles, (nuit
d’adoration autour d’un thème et
animée par les différentes pastorales
diocésaines), les pèlerins d’un jour
(une journée de pèlerinage au
Sanctuaire avec différents temps
forts et débutant par l’Eucharistie),
le pèlerinage diocésain vécu sur
tout le temps de la neuvaine à
Notre-Dame de la Délivrande, avec
différents pèlerinages avec les
pastorales diocésaines.
Il entend mettre en valeur la
chapelle du Sacré-Cœur construite
après l’éruption en souvenir d’une
apparition du Christ quelque temps
avant l’éruption de 1902. Ayant
reçu l’agrément de l’Archevêque,
l’Adoration perpétuelle y sera
vécue très bientôt.
Homme au grand cœur, très
ouvert, et pétri de la spiritualité de
la Miséricorde Divine, le père Josef
Nowak est disponible durant cette
année jubilaire pour l’accueil des
pèlerins de passage, ou pour toute
demande des uns et des autres
pour des pèlerinages paroissiaux
ou de mouvements.
Dans notre prochain numéro, en
redescendant par la route de la
Trace, nous nous arrêterons à la
Basilique du Sacré-Cœur de Balata.
Patrick-Alexie Phanor
Délégué épiscopal,
Pastorale Sanctuaires
n
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La Vierge Pèlerine
M. Gisèle
De sa sortie de la voiture, jusqu’à son installation, nous avons
accueilli la Vierge pèlerine par le chant « Chez nous soyez Reine ».
Les invités, amis et parents (une trentaine de personnes de
tout âge) ont débuté ce temps de prières selon le déroulement
proposé : chants, prière, partage de la parole : Luc 15,11-32 ; le fils
prodigue et Luc 6,27-35 : l’amour des ennemis. Echange fructueux,
mettant en évidence l’amour gratuit que Dieu nous donne, et sa
miséricorde infinie qu’il fait agir en nous pour que nous soyons des
miséricordieux à notre tour. Du mercredi 6 décembre à 18h, au jeudi
7 décembre à 17h, la chaine de prière ne s’est pas interrompue.
Cela a été une très grande joie d’accueillir chez moi « la Vierge
de la Miséricorde », une joie doublée d’une forte émotion. « Le
Reflet du cœur de Dieu », « Marie Pleine de grâce » qui s’est invitée
en mon humble demeure. Quelle grâce que Dieu m’a faite en ce
début d’année !!! Pour tous ceux qui ont répondu à l’invitation de
Marie, notre Mère, qu’ils gardent dans leur cœur la paix, la joie et
la sérénité qu’ils ont reçues pour vivre pleinement la miséricorde
de Dieu durant cette année jubilaire.
Témoignage…
Mardi 2 février, au Monastère de Terreville :
Messe à 10h : Jubilé de la vie consacrée pour tous les
religieux et religieuses du diocèse
Mercredi 3 février :
- Visite pastorale de Marigot
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Vendredi 5 février :
- Equipe de rédaction d’
Eglise en Martinique
- Bellefontaine, 18h30 : messe et pose d’un tableau
de la Divine Miséricorde
Samedi 6 février :
8h30 : Confirmation au Morne-Rouge
Dimanche 7 février,
- 9h : Messe paroissiale au Marigot
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-
Louis
Lundi 8 février :
- Séminaire d’évangélisation au Palais des sports du Lamentin - Séminaire d’évangélisation au Millenium du Morne-
Rouge
Mercredi 10 février (Mercredi des Cendres) :
- 9h : Messe des Cendres au monastère Sainte-Marie-
des-Anges (Bout-Bois, Carbet)
- Séminaire d’évangélisation au Millenium du Morne- Rouge
Pas de catéchèse à Emmaüs
Vendredi 12 février : Messe pour les malades
à l’Hôpital Pierre Zobda-Quitman
Samedi 13 — dimanche 14 février :
A l’Espérance, week-end de préparation au mariage
pour tous les fiancés du diocèse :
« Tout ce qu’il faut
savoir avant de se marier »
(ACPM)
Dimanche 14 février :
- Messe à l’Espérance : Jubilé des fiancés
- 15h : Appel décisif à la cathédrale Saint-Louis
- 17h : Vêpres solennelles et imposition des cendres
Agenda de l’Archevêque
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Questionnaire de carême
C
Ces réflexions pourront nourrir nos réunions de quartier ou paroissiales. Certes, on peut réfléchir
soi-même en
a parte , mais faisons l’effort de « faire Eglise » : ne négligeons pas le bénéfice que nous
pouvons tirer de la réflexion d’un autre. Bien sûr, il ne nous est pas interdit d’être inventif : nous vous
proposons une route balisée, libre à vous (paroisse, communauté, quartier, famille) de l’agrémenter ou de
l’enrichir. Nous comptons aussi sur vos témoignages !
N’hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires (brefs).
n
Montrer le visage miséricordieux
du Père
Cette année, le carême est fortement conditionné par l’année jubilaire. Au
thème qui nous est donné par le Saint Siège, étalé sur le\
s quatre premières
semaines du carême, nous rajoutons un questionnaire hebdomadaire, les\
œuvres
de miséricorde corporelle et spirituelle mises à l’honneur, ainsi qu’une Bonne
Action (B.A.) pour la semaine.
Texte : Luc 4,1-13
La rencontre entre Satan et Jésus n’eut pas de témoins ; il a donc fallu que Jésus, d’une manière ou d’une
autre, en parlât à ses disciples. Et Luc, plus que les autres synoptiques (Matthieu et Marc), en a gardé la
trace. Dans un récit extrêmement bien construit, il décrit les trois tentations auxquelles Jésus s’affronta.
Le Satan que décrit Luc semble tout-puissant en ce monde. A l’évidence, il connaît la messianité de Jésus
(Si tu es le fils de Dieu, répété deux fois). Et il est fin connaisseur de la Bible, qu’il cite mot à mot. Mais il
déclare aussi la capacité de donner le pouvoir à qui se soumet à lui.
A l’inverse du diable qui divise les hommes entre eux ou en eux-mêmes (c’est l’étymologie du mot diable), Dieu
rassemble et unifie l’homme. Il lui propose non le pouvoir, mais la liberté de choisir. Choisir le meilleur entre
tous les possibles qui s’offrent à lui, choisir la vie et non la mort, choisir le service plutôt que la domination.
A travers nos petits choix chaque jour répétés, ce temps de carême nous offre la possibilité d’élever notre
âme vers ce Dieu qui a choisi l’humilité en s’incarnant en Jésus.
Réflexions
• Que signifie pour moi écouter Dieu ? Combien de temps est-ce que je consacre à l’écoute de la Parole de
Dieu ? Est-ce que je me contente d’écouter les textes proclamés à la messe ?
• Ai-je une bible ? Reste-t-elle dans ma bibliothèque ?
• En ce carême, suis-je prêt(e) à consacrer plus de temps à la Parole de Dieu ?
• Satan tente Jésus en citant la bible, cela signifie qu’il ne suffit pas de sortir une phrase de la bible pour
dire la vérité. Est-ce que je me soucie de l’interprétation des textes par l’Église, ou bien je me contente
de faire ma propre opinion ?
• Jeûner a-t-il du sens pour moi ? Quelles sont mes difficultés à jeûner ? Y-a-t-il d’autres jeûnes que la nourriture ?
Quelles sont mes pratiques de l’aumône ? Quel sens est-ce que je donne à l’aumône ?
S emaineS du 14 au 20 février 2016
Les tentations de Jésus
Conversion ecclésiale à travers l’écoute de la Parole,
la prière et le jeûne
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Texte : Luc 9,28-36
« Par son amour, Jésus-Christ attire à lui les hommes de toutes générations : en tous temps, il convoque l’Église,
lui confiant l’annonce de l’Évangile, avec un mandat qui est toujours nouveau. C’est pourquoi aujourd’hui
aussi, un engagement ecclésial plus convaincu en faveur d’une nouvelle évangélisation, pour redécouvrir la
joie de croire et retrouver l’enthousiasme de communiquer la foi, est nécessaire. L’engagement missionnaire
des croyants, qui ne peut jamais manquer, puise force et vigueur dans la redécouverte quotidienne de
son amour. En effet, la foi grandit quand elle est vécue comme expérience d’un amour reçu et quand elle
est communiquée comme expérience de grâce et de joie. Elle rend fécond, parce qu’elle élargit le cœur
dans l’espérance et permet d’offrir un témoignage capable d’engendrer : en effet, elle ouvre le Cœur et
l’esprit de tous ceux qui écoutent à accueillir l’invitation du Seigneur à adhérer à sa Parole pour devenir ses
disciples. » Benoît XVI,
Porta Fidei, 7
Réflexions
• Qu’est-ce qui me fascine chez Jésus ? Qu’est-ce qui m’attire à lui ?
• Ai-je « besoin » de Jésus ? Mon amour pour lui est-il gratuit ?
• Que signifie pour moi « croire en Jésus » ?
• Que signifie « faire alliance avec Dieu » ?
• Est-il difficile pour moi d’obéir à Dieu ? Pourquoi ?
• Qu’est-ce qui s’oppose à Dieu en moi ?
• Comment est-ce que je comprends « que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » ?
• Qu’est-ce qu’un disciple du Christ aujourd’hui ? Peut-on être disciple de Jésus comme du temps de Pierre,
André, Jean, etc. ?
Œuvres de Miséricorde
Corporelle : abriter les étrangers.
Spirituelle : Exhorter les pécheurs ; consoler les affligés.
B.A.
Transfigurons nos visages ! SOURIEZ ! J’aurai à cœur de sourire aux autres.
Œuvres de Miséricorde
Corporelle : donner à manger à ceux qui ont faim ; donner à boire à ceux qui ont soif ; vêtir ceux qui sont nus.
Spirituelle : conseiller ceux qui ont besoin ; instruire les ignorants.
B.A.
Être attentif plus que d’habitude aux besoins des autres.
Je m’efforcerai de parler des qualités des autres plutôt que de leurs défauts.
Je ferai un effort cette semaine pour ne pas me plaindre de ma condition, de mes déboires, etc.
S emaineS du 21 au 27 février 2016
La transfiguration
Renforcer la foi des chrétiens dans le mystère de la mort
et de la Résurrection du Christ.
Adhérer à l’Alliance, à la volonté de Dieu. Être disci\
ple du Christ.
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Vie du Diocèse
Ce sont des fidèles remplis de joie qui ont accueilli Mgr David Macai\
re, les 29 et
30 décembre, à la paroisse Notre-Dame de La Bonne Délivrance aux Trois-Ilets.
Une visite harmonisée entre acteurs paroissiaux, politiques et éco\
nomiques de la
commune. Les fidèles rencontrés tout au long de la visite n’ont\
eu de cesse de
manifester leur joie. Un tour d’horizon un peu rapide pour certains, mais qui reste
mémorable et historique dans l’histoire de notre diocèse… À\
refaire !
Visites pastorales de Mgr Macaire
aux Trois-Ilets…
L
e soleil tire sa révérence quand
Monseigneur arrive sur la
commune des Trois-Ilets. Il
est accueilli par le curé, Jean Michel
Monconthour, et les différents
paroissiens qui œuvrent dans les
pastorales au sein de la paroisse. C’est
le début d’une visite de 24 heures
qui lui permettra de rencontrer les
acteurs politiques, économiques, des
malades et les fidèles.
La rencontre commence au
presbytère par les vêpres du jour.
Une entrée en matière grandement
appréciée par l’Archevêque.
S’ensuit une présentation
historique et religieuse, puis
géodémographique de la commune.
Les délégués des pastorales vont
présenter tour à tour leur travail. On
compte 17 pastorales sur la paroisse : les hommes, l’environnement,
la communication, la culture, la
liturgie et les sacrements, les jeunes,
les vocations, la famille, les femmes,
la catéchèse, la santé, le social et
la charité, les aînés, l’éducation, les
quartiers, les groupes de prières.
Deux autres pastorales sont en
cours
: celles du tourisme et des
migrants.
Ces pastorales sont organisées pour
faire vivre la paroisse ; le bureau
pastoral paroissial au service de tous,
est un groupe de réflexion pour le
développement de la pastorale, il
contribue au développement de
la paroisse. Une étude un peu plus
profonde se fait au niveau de la
catéchèse. Monseigneur, compte
tenu de la démographie de la
commune, des nouveaux rythmes
scolaires et du nombre d’enfants
inscrits, donne des directives,
interroge, conseille tout un chacun.
Un accueil particulier, plus soigné
doit être fait au niveau des parents
des enfants.
« Plus vous gagnerez de parents
et plus vos catéchèses regorgeront
d’enfants ». Ses conseils sont clairs
et précis, et s’élargit à toutes les
paroisses qu’il visite : « L’accueil est
un élément primordial qui doit
être préparé, intégré et appliqué
par TOUS ». « Gardez en tête que
vous êtes une équipe de frères et de
sœurs ».
Notre Archevêque souligne par là,
la difficulté rencontrée partout,
dans les paroisses de Martinique et
d’ailleurs, de faire corps ensemble
pour la mission qui nous a été
confiée, ou parfois celle que nous
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ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 31 janvier 2016/n°516
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avons choisie. Ces difficultés qui
nuisent aux relations -et par ricochet
à la mission- selon lui, n’ont qu’un
remède : l’Amour.
"Nous cheminons tous, en travaillant
ensemble, en priant, en montant
des projets, et nous avons tous des
défauts. La seule chose qui règle
les problèmes c’est la Bienveillance".
"Priez pour vos frères et sœurs". La
joie, et la sagesse marquent les
cœurs des paroissiens présents à
ce premier contact iléen. C’est
autour d’un partage commun que
la réunion s’est achevée. Ce soir-là, la
soupe de Gustave a ravi les papilles…
Quelques heures plus tard, en route
pour la marche matinale.
Il est 5h15 quand le groupe venu
accompagner l’évêque pour sa
marche part en direction du golf
des Trois-Ilets. La cadence est
vite donnée ; ils discutent des
apparitions de la Vierge Marie, au
même moment, l’évêque les invite à
regarder le ciel et leur dit "regardez
l’étoile du matin, celle qui montre où
le soleil se lève ; c’est Marie, elle nous
montre aussi son fils". Les échanges
se poursuivent entre révélations de
grâces, et confidences des fidèles.
Sa sagesse est toujours bien distillée
pour leur permettre de bien vivre
leur foi.
Avec le jour qui se lève, la messe
de 6h30 se rapproche… Elle est
animée par la chorale des jeunes :
une fierté pour notre Archevêque. Il
le dit d’ailleurs : "je suis toujours très
heureux de voir des jeunes comme
vous dans la mission. Soyez les étoiles
de prophétie du monde".
Après la messe, M me Marthe
Rouvel, la deuxième adjointe au
maire, et quelques élus, accueillent
l’Archevêque autour d’un petit-
déjeuner. L’église, très connue pour le
baptême de l’Impératrice Joséphine,
et pour la sépulture de sa mère, est
un lieu de visite incontournable
pour les nombreux touristes. Une
concertation entre la paroisse, la
municipalité et l’Office du tourisme
des Trois-Ilets est envisagée pour
ouvrir davantage l’église durant la
saison touristique. Les préoccupations
à ce sujet concernaient le patrimoine
religieux, présent dans l’église classée
monument historique depuis le
5 janvier 1993.
"Enlevez tout ce qu’il y a de précieux,
et ouvrez les portes de l’église".
Un autre projet présenté par
Christelle Henderson et Serge
Pain (absent malheureusement ce
jour), autour des trésors de l’église,
qui mettra en valeur les sites liés
au patrimoine religieux, mais
également des objets précieux avec
le concours de la municipalité et de
la Dac. Les administrés et les élus
ont pu poursuivre cet échange très
chaleureux autour de questions
diverses.
Monseigneur s’est rendu à
l’hôpital et à l’Ehpad des Trois-
Ilets.
Accueilli par le Docteur Dorail,
notre évêque a tenu à saluer tous
les malades, certains s’étaient
même déplacés pour recevoir leur
bénédiction du jour. Il les a vus tous
sans exception, ainsi que le personnel
qu’il a tenu à encourager dans son
travail.
Rencontre avec les marins
pêcheurs. Sur la plage de l’anse à
l’âne, les marins pêcheurs accueillent
Monseigneur. Très vite, réunis autour
de la grotte de la vierge construite
il y a peu de temps, les touristes,
promeneurs et fidèles présents sur
place profitent de l’occasion pour
soumettre leurs difficultés, et c’est
toujours avec joie que Monseigneur
les bénit, et les conseille.
Le temps pour Monseigneur de saluer
des jeunes parfois exclus, des artisans
et la population. Un couple en voyage
de noces est heureux d’être béni…
plus loin, une jeune femme très émue
demande une bénédiction pour elle
et son compagnon. Il en est de même
pour les yoles des marins pêcheurs.
Ces derniers vont finir le transport de
l’évêque qui poursuit sa visite d’anse
en anse en canot.
Rencontre avec quelques acteurs
de la vie socio-économique
de l’Anse Mitan.
Très heureux,
de pouvoir échanger avec
Monseigneur, les professionnels
du tourisme présents ont échangé
sur leurs difficultés, la spécificité de
la Martinique qui reste chère par
rapport à d’autres destinations. Des
professionnels quand même alertes
sur la nécessité de se renouveler, de
se moderniser dans l’hôtellerie pour
faire face à la concurrence.
Déjeuner et rencontre avec les
confirmands. Notre archevêque
déjeune avec les fidèles au
presbytère. Il accorde un tête à
tête aux confirmands avant la
confirmation du dimanche 3 janvier.
L’occasion d’échanger, un moment
privilégié que Monseigneur aime
leur accorder. Il leur réitère son
souhait de poursuivre ces rencontres,
même par petits groupes, après leur
confirmation. À suivre donc…
Toute bonne chose a une fin…
Vers 16h, ce sont des paroissiens
radieux, reconnaissants qui
remercient Monseigneur. Il a laissé
l’espérance, et montré aux Iléens la
seule direction à prendre : Celle du
Christ.
Une rencontre intense et unique, à
l’image de notre Archevêque…
Maeva Céleste Saint Lebe n
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Vie du Diocèse
Les 12 et 13 janvier 2016, la paroisse Notre-Dame de l’Assomption a eu la
grande joie de recevoir Mgr David Macaire.
à Sainte- Marie (bourg)…
De l’Accueil à la Miséricorde : une visite pastorale dans la joie !
C
’est par une rencontre au
domicile de deux malades
que l’Archevêque a débuté
son passage sur la paroisse, le mardi
12 janvier. Au quartier Derrière-
Morne, il a visité Marie-Claire Denis
(secrétaire paroissiale pendant
plusieurs années), et ses parents,
les époux Birba. Monseigneur a pu
percevoir la joie sur leurs visages.
M. Birba, malgré la maladie de sa
femme, est toujours à son service
et au service de la paroisse. Envoyé
en mission par Mgr Marie-Sainte, il a
été, en toute modestie et simplicité,
le bras droit du père Jean-Vincent
Goma pendant de longues années.
Une anecdote : M. Birba raconte
qu’il dormait au presbytère en
absence du père, et vers 2 ou
3 heures du matin, les paroissiens
n’hésitaient pas à sonner pour
l’informer d’un décès.
Joie du partage pendant
l’Eucharistie présidée par l’Evêque
dans une église bondée, digne
d’un dimanche, suivie du partage
de la « soupe populaire » ; la
communauté était invitée à
rencontrer Mgr Macaire autour des
différentes soupes. Un temps très
chaleureux, convivial et agréable,
apprécié de tous. La journée est
clôturée par les complies vers 21h.
Réveil aux aurores le lendemain, dès
cinq heures, la journée marathon a
commencé par une marche matinale
face au tombolo. Mgr Macaire a
pu rencontrer différents corps de
métier (infirmiers, marins-pêcheurs,
éboueurs). Un centenaire de la
commune, M. Fernand Hippocrate
surnommé Ado, a accompagné
l’évêque et le groupe avec entrain
et la vigueur qui le caractérise. Après
avoir pris un petit déjeuner local,
Monseigneur a célébré l’Eucharistie
à 6h30.
La visite s’est poursuivie à la
Mairie, où l’archevêque a été
reçu avec honneur par le maire
de la commune, M. Bruno-Nestor
Azérot, et son conseil municipal.
Il a tenu à rappeler l’importance
des relations entretenues avec la
paroisse, et la nécessité de conserver
ce partenariat étroit en vue du bien
commun.
La journée a été marquée par
la visite très émouvante à l’IMP
(Institut Médico-pédagogique),
qui accueille des enfants en
situation de handicap. La gaieté
débordante et le bonheur dégagé
par la cinquantaine de jeunes et des
encadrants, se lisaient sur les visages
et se ressentaient dans les cœurs.
L’évêque a reçu de nombreux
cadeaux confectionnés par les
enfants qui les lui ont offerts avec
amour et grande simplicité.
Anecdote :
distribution de câlins
sans modération par Monseigneur.
Sur la route, il a salué quelques
commerçants, des marchandes du
centre commercial, et des touristes
agréablement surpris de cette
rencontre. La délégation s’est
dirigée vers le musée Saint James
pour une ballade-découverte en
petit train, dans la plantation de la
distillerie.
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Quid de la Paroisse ?
L’évêque a ensuite visité
les chapelles de Pain de
sucre, Reculée et Eudorçait,
où des comités d’accueil
présentaient succinctement
les lieux. A chacune de ces
étapes, très appréciée par
les paroissiens de tout âge,
l’archevêque a pris un temps
de prières et de bénédictions,
avant de clôturer par une
collation.
De retour vers le presbytère,
Mgr Macaire a tenu à marquer
un temps d’arrêt sur la place
Clarissa Jean-Philippe , afin
de lui rendre hommage, et
admirer le tombolo qui lui
était inaccessible à cause de
la houle.
Après le déjeuner, la visite s’est
poursuivie par la rencontre
des 94 jeunes confirmands
de la paroisse et des jeunes
de la catéchèse à la salle
paroissiale. L’effervescence
était à son maximum
quand plus de deux cents
enfants, accompagnés de
leurs parents et animateurs,
ont entonné des chants. Il
a insisté sur la réponse de
Samuel dans l’évangile du
jour : Parle seigneur, ton
serviteur écoute
. Ensuite
notre archevêque s’est
prêté agréablement, et
pour le bonheur de chacun,
à l’inévitable séance photos.
Le samedi 16 janvier, il a
célébré, sur la paroisse de
Sainte-Marie, la confirmation
d’une centaine de jeunes de
Notre-Dame de l’assomption
et de Saint-Paul.
Que cette visite extraordinaire
continue à mettre la joie
dans les cœurs de chacun et
de tous, afin que continue
notre mission d’accueil dans
la Miséricorde de notre Père
des Cieux.
CPP Sainte-Marie n
La commune compte 2
paroisses : Notre-Dame de
l’Assomption et Saint-Paul
Curé : Père Fortuné
Gibon
Vicaire : Père José
N’Goma
Prêtres habitués :
P. Joseph Calaber et P. Pierre Mirta
au Morne-des-Esses
Diacre permanent : Emmanuel
Lordinot au Morne-des-Esses
Communauté religieuse : 3
Sœurs de St-Joseph de Cluny
Autres lieux de culte : Eglise du
Morne-des-Esses, Chapelles de
Saint-Jacques, Bezaudin, Eudorçait,
Pain de Sucre, Rodon, Reculée.
Secrétariat : 1 secrétaire et des
bénévoles Sacristie : 1 sacristine et 2 aides.
Les conseils :
le Conseil pastoral
des Affaires Economiques (dont
une équipe de trésorerie) et le
Conseil pastoral paroissial.
Catéchèse :
Eveil à la foi « Petits Samuel », de la
1ère à la 5 ème année de catéchisme, le
cheminement et le catéchuménat.
Scouts (Louveteaux, Pionniers,
Caravelles de Sainte-Marie),
Jeunesse Mariale
Groupes de prière : Légion de
Marie, Groupe de prière pour les
défunts, Equipes du Rosaire
Différentes équipes : Comités
de quartiers et du Bourg, Equipe
des Funérailles, Baptême, Bakoua,
Crochet, Peinture sur tissu, Chrétiens
dans le Monde du Travail (CMT),
Chrétiens Curieux, Chrétiens du
Monde Rural (CMR), Hommes
adorateurs du Saint Sacrement,
Vac’KT, Pastorale de la santé,
Equipe de vente.
Liturgie : ministres de la
proclamation de la parole, de la
communion, servants d’autels.
Chorales : Allégresse, Louange
sans frontière, Flamme d’amour,
La voix des pèlerins, chorale des
funérailles.
Pastorale des jeunes : une
trentaine de jeunes actifs, dont 3
participeront aux JMJ 2016
Associations : Association des
centres de préparation au mariage
(ACPM), Communauté du Chemin
neuf (CANA), Conférence de
Saint Vincent de Paul, Association
Familiale Catholique.
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Vie du Diocèse
Les 16 et 17 janvier 2013, Mgr Macaire effectuait sa visite pastorale au Morne-
des-Esses. C’est dire que la petite paroisse Saint-Paul a connu un jour et demi
de grande intensité. Petite paroisse, certes… mais qui jouit d’une vivante et
fraternelle communauté de chrétiens unis autour du Christ.
… et à Morne- des-Esses
R
encontres, échanges, découvertes, partages…
faisaient partie du programme concocté par
l’équipe pastorale et les prêtres, pour la tournée
de Mgr Macaire dans « les mornes ».
La visite a débuté par une rencontre avec les 48
confirmands et leurs parents au lieu-dit « Les
Z’Amandines », un bel espace mis à disposition par
les époux Duchel. Mgr Macaire a relu avec les jeunes
leur démarche avant la confirmation qui devait avoir
lieu le soir même. Au cours d’un échange amical et
fraternel, l’Archevêque a répondu, avec beaucoup de
plaisir et de simplicité, à leurs interrogations. A partir
de demain, c’est vous qui faites l’Eglise, leur dira-t-il.
La Rencontre de quelques malades à domicile fut la
seconde étape du programme. C’est ainsi que Mme
Georges Gélie, les sœurs Misat Yvette et Lisette (
je
suis contente, car je n’ai pas eu
à monter dans un manguier pour
le voir, Gloire à Dieu !
dira M me
Yvette, qui avait composé un chant
spécialement pour l’occasion),
Mme Anne Bédot (bientôt 105
ans) et Mme Hermance Erimée,
étaient au comble du bonheur en
recevant la visite de l’Archevêque.
Un petit tour à la
Vannerie, lieu culturel
et de tradition… l’Arche -
vêque est accueilli par
le président de l’OSA -
TOUR, M. Luc Lérandy,
et les employés, qui
lui font découvrir les
techniques de prépara-
tion du cachibou et de
l’aroman, plantes utili -
sées pour la fabrication
des objets en vannerie
caraïbe.
La tournée se poursuit sur plusieurs sites : au Calvaire,
à la Chapelle du Pérou et au lieu-dit « Les 3 sources »,
pour permettre à Mgr Macaire de rencontrer, dans
différents cadres
ambiancés , les enfants catéchisés,
les animatrices, et tous les mouvements et groupes
de la paroisse : Secours Catholique, Légion de Marie,
Equipe du Rosaire, Scouts et Guides, Groupe de prière
Arche d’Alliance, La Pastorale des Jeunes, Bèlè Légliz,
les chorales Souffle Nouveau , Le Chœur du Morne-
des-Esses
et Les Ménestrels.
Le point d’orgue de la visite a été, sans nul doute,
la très belle messe que Mgr Macaire a présidée, le
dimanche 17 janvier, à 8 h, dans une église comble.
La Visite pastorale de notre Evêque fut, pour notre
communauté paroissiale, une source d’enrichissement
humain et spirituel. Les paroissiens disent avoir
découvert un archevêque « proche et humain ».
Justine Lordinot n
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Frères et sœurs,
A
vec les festivités du carnaval,
dont nous entendons
déjà les échos, nous allons
rentrer dans une période de
liesse débridée. De plus ou moins
bonne foi, certains revendiquent
la nécessité d’un défoulement,
d’autres la tradition culturelle.
Dans cette ambiance, il est
souvent donné libre cours à nos
passions, de sorte qu’en dépit
du chatoiement des défilés, le
carnaval n’offre pas à voir ce qu’il
y a de plus beau dans l’homme.
Par ces deux citations, Saint Paul
rappelle à ceux du dedans (1Co
5.9-12) leur dignité dans le Christ,
tout comme leur espérance de
baptisés. Le fait que ce rendez-vous annuel
me soit proposé, et qu’il fasse
partie de la tradition de mon
environnement, justifie t-il que
j’y adhère sans discerner ?
Beaucoup de lieux et de
propositions aux slogans sans
équivoque seront offerts à
l’exercice de ma liberté, pour
autant seront-ils profitables à
l’accomplissement du projet de
bonheur réservé par notre Père
en faveur de ses enfants ?
Le même Saint-Paul nous enseigne
que l’objectif du chrétien est la
résurrection de la chair en vue de
la vie éternelle (1Co 15.32). C’est
donc une affaire de discernement
et d’exhortation à la vigilance,
pour les chrétiens que nous
sommes.
A l’approche de cette période de
liesse pendant laquelle beaucoup
de réalités contristeront notre
Seigneur, l’Eglise nous invite à
discerner ce qui est profitable de
ce qui ne l’est pas. Ce qui relève
de l’exercice éclairé de la liberté,
de ce qui relève de la licence
sous la domination des passions
charnelles.
Au final la question est, qui je sers
et quel projet je sers ? Saint Paul
nous rappelle que le chrétien est
un éclairé, et donc porteur de
lumière.
Ralph Ragoo, Vie et Partage n
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Dossier : "Tout est permis ; mais tout n’édifie pas" (1Co 10,23).
Comment appliqueriez-vous cette citation de Saint Paul
au prochain carnaval ?
Témoignages…
Marie-Alice Palcy, Fort-de France
Nous sommes tous des êtres « intéressants ». Ce qui, entre autres, fait de nous des êtres « à la ressemblance
de Dieu », c’est notre faculté à distinguer le bien du mal ; de pressentir ce qui nous convient et ce qui
nous nuit ; de poser certains actes et pas d’autres ; de laisser notre esprit, nos yeux vagabonder dans
un univers sain ou… malsain ; de nous empiffrer ou de nous enivrer ou pas ; de nous vautrer dans la
débauche sexuelle, ou pas ; de nous transformer en pur objet sexuel offert à tous passants… ou pas.
Les mouches ne s’attrapent pas avec du vinaigre : les âmes des fils et des filles de Dieu ne tombent que
dans des filets attrayants et doucereux. L’acte pécheur peut procurer un plaisir, une satisfaction intense,
mais (oui, il y a un « mais ») toujours fugace ET destructeur à terme. Toujours !
D’aucuns diront que le carnaval fait partie de notre culture et que nous ne devons pas le rejeter. Certes !
D’ailleurs, il y a de fort belles choses à y voir (les costumes, par exemple). Le sens de la créativité de tout
un peuple peut y être contemplé. Mais nos yeux ne retiendront-ils que cela ? Nos oreilles n’entendront-
elles que les chansons « propres » ? Comment allons-nous alors « gérer » tout ce que nous aurons reçu ?
Quels messages nos enfants y auront-ils appris ? Réflexion personnelle. Tri sélectif à envisager.
Si le carnaval peut être la cause de ma perdition, que dois-je choisir ? Ma culture ou mon salut ? Si nous
mettons à profit notre raison, nous choisirons la sagesse. Si nous y ajoutons notre crainte de Dieu, nous
fuirons la licence car elle nous dégrade.
La miséricorde de Dieu, dont il est beaucoup question, nous pousse, je le crois, sur un chemin de
conversion, dans une relation d’amour avec Celui qui nous aime ce qui, inexorablement, nous éloignera
de ce qui nous perd.
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Sœur Monique Baret 1952 – 2016
M
onique a été baptisée
à la cathédrale Saint-
Louis. C’est aussi là
qu’elle a fait sa première communion. Depuis petite, elle se sent attirée par le Seigneur.
Elle choisit la voie de la
vie religieuse et entre
chez les Sœurs de Saint-
Paul de Chartres en 1972, à
l’âge de 20 ans. Elle prononce
ses premiers vœux le 28 août 1979
et ses vœux perpétuels en 1980. Elle enseigne en Guadeloupe, en
Guyane et à Saint-Barthélemy.
En mars 1994, elle obtient un poste
au Foyer de l’Espérance où elle
enseigne pendant 12 ans.
En 1996, elle demande à la
Provinciale la permission de
s’occuper de sa mère, malade,
nécessitant sa présence ; ce qui
lui fut accordé. Elle prend ainsi en
charge sa maman jusqu’au décès
de celle-ci.En 2015, le père Marcel Crépin lui
demande d’assurer la sacristie de
la cathédrale.
Elle accepte gracieusement ce
service. Mais sa santé se révèle
vite déficiente : transportée aux
urgences de La Meynard, on lui
diagnostique une tumeur au
cerveau.
Transférée en soins palliatifs à la
clinique Sainte-Marie, elle rend
l’âme le vendredi 15 janvier 2016
à l’âge de 64 ans.
n
Voici le mot de Monseigneur
Macaire prévu pour la célébration
des funérailles de Sr Monique et
qui n’a pu être lu :
Chers amis, chères Sœurs, chers
membres de la famille de Sr Monique,
Alors que je m’en vais vers Trinidad
pour participer au Conseil permanent
de la Conférence des Evêques des
Antilles, j’apprends le décès de
Sœur Monique. Je voudrais que vous
sachiez que Sr Monique était pour
moi une "petite maman". En effet,
nous nous étions rencontrés dans les
années 1990, alors qu’elle était en
ministère à Saint-Barthélemy. Nous
avions discuté pendant quelques
heures et elle m’avait posé la question
de la vocation. Belle conversation qui
fit germer en moi ce questionnement
qui existait déjà depuis longtemps.
Par la suite, nous nous sommes revus
à maintes reprises et avons partagé
de très bons moments, notamment
cette grande joie de se retrouver dans
la sacristie de la cathédrale pour les
grandes célébrations du début de
mon épiscopat.
Son décès nous
attriste, mais il
me donne aussi
l’assurance que
vous et moi, ses amis, nous avons
désormais des « racines au ciel »,
quelqu’un qui prie pour nous et
prépare là-haut la liturgie des anges.
Je l’espère. Dès que possible, je
viendrai célébrer une messe à son
intention.
Recevez ma bénédiction.
+ David Macaire n
* * * * *
Vers la vie
Sœur François de Saint Joseph Alphonse 1922 – 2015
D
elphine Alphonse est née le
30 novembre 1922, à Rivière
Pilote (Martinique).
Très jeune, Delphine entend
l’appel et y répond
joyeusement, le 15 août 1950 ; elle est âgée de 28 ans.
Sa formation initiale
se fera au service des
malades à l’Hôpital de
Trinité, de décembre 1950
à octobre 1952. De retour au
Noviciat, elle reçoit l’Habit des Sœurs
de Saint Paul de Chartres, le 2 février
1953. Elle s’appelle désormais Sœur
François de Saint Joseph.
Soigner les malades, être à leur
écoute, devient sa seconde
vocation dans laquelle elle côtoie
particulièrement les plus démunis,
les plus pauvres qu’elle identifie
au Christ pauvre et souffrant. Etre
infirmière devient son métier.
C’est ainsi qu’on la verra exerçant sa
passion dans le milieu hospitalier :
Hôpital Civil de 1955 à 1960, hôpital
du Lamentin de 1960 à 1970, hôpital
de Trinité de 1970 à 1978 où elle
sera également la Supérieure de la
communauté.
En 1978, elle partira pour la mission
d’Haïti. Elle y passera 21 années de
sa vie. Elle œuvra au dispensaire
d’Oriani de 1978 à 1990, à Cabaret
de 1990 à 1999.
Elle est affectée à la communauté
du Morne-Rouge en Martinique de
2000 à 2004.
En août 2004, Sr François regagne la
Maison Provinciale et se dévoue de
tout son être au service de ses sœurs
de l’infirmerie.
Le mardi 29 décembre 2015, Notre
Seigneur, l’Emmanuel-Dieu-avec-
nous, est venu la visiter et lui offrir
le salut.
A Dieu !
n
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22
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23
Eglise
en Martinique
Règlement à l’ordr\se de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martiniq\
ue
Boîte Postale 586
\b7 207 FORT DE FRANCE CEDEX
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
Oui, je m’abonne !
Nom : ........................................................................\
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Prénom : .......................................................................\
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Tél. .......................................................................\
...........................
Code Postal ..................................
Ville .......................................................................\
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Medias
99.5 — 101.3 et 105,3 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 — Courriel : contact@radiosaintlouis.com
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut
se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
Dimanche 7 février 2016
De la Chine à l’Outre-Mer
Qui sont les Chinois d’Outre-mer ? Comment vivent-ils et quelle est leur place dans la société ? De Canton à
La Réunion, ou à la Polynésie, quand sont-ils arrivés et dans quelles circonstances ? Convertis au catholicisme,
ont-ils pour autant gardé leurs traditions culturelles ? À la veille du nouvel an chinois,
Dieu m’est témoin
s’intéresse cette semaine à la communauté chinoise d’Outre-mer.
Dimanche 14 février 2016
Accompagner jusqu’au bout…
Les soins palliatifs sont-ils toujours synonymes de fin de vie ? Rémy Médée, jeune martiniquais de 33 ans,
nous racontera comment il a accompagné sa maman, lorsqu’elle était à l’unité de soins palliatifs de Clarac en
Martinique. Nous serons connectés avec Le Marin en Martinique, où le père Alain Ransay, aumônier d’hôpital,
nous rappellera l’importance de l’accompagnement spirituel pour les malades et leurs proches.
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Les Petites Sœurs de Jésus au Carbet (Martinique)
2 février : Journée mondiale de la vie consacrée
Le Seigneur m’a prise par la main et aveuglément j’ai suivi…
(Petite Sœur Magdeleine de Jésus)
