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N° 517 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 14 février 2016 Miséricorde, Miséricorde…

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Editorial M iséricorde, Miséricorde… Ce premier dimanche de Carême nous emmène au désert, avec Jésus, pour quarante jours de silence, de jeûne et de prière, mais également quarante jours de lutte et d’affrontements. Cependant, Jésus nous montre qu’avec la Parole de Dieu, nous pouvons résister, comme Lui, à toutes les tentations. Quelle sera notre recette pour faire un bon carême ? Quelques conseils vous sont donnés dans un article intitulé : « le Carê\ me, un temps d’entraînement pour vivre davantage en chrétien ». Ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion ! Nous le demandons par l’intercession maternelle de la Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la miséric\ orde divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu sa propre petitesse, en se reconnaissant comme l’humble Servante du Seigneur, nous exhorte le pape François dans son message pour le Carême. En effet, le carême est également un temps de réflexion, une occasion pour faire un examen de conscience. Ainsi, nous vous livrons la seconde partie du questionnaire (semaines du 28 février au 12 mars 2016) qui vous aidera, sans nul doute, à vous préparer pour recevoir le sacrement de réconciliation. Par ailleurs, dans cette édition nous revenons sur différents temps forts : la rencontre de Mgr Macaire avec les différentes équipes Bèlè Légliz, le jubilé des médias à Tartane, la conférence donnée par Mgr Macaire à l’université sur La liberté de pensée n’autorise pas à insulter la foi de l’autre… D’autres articles très édifiants vous sont proposés, à l’\ exemple du texte expliquant que le chrétien ne peut s’approcher de Dieu, l’écouter, lui parler, communier à lui, sans que soient sollicités et son esprit et son corps. En cette année jubilaire, demandons au Seigneur de nous aider à vivre pleinement ce temps de carême, pour redécouvrir le visage miséricordieux du Père. Justine Lordinot n DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la MartiniqueBoîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr Editorial Mot de l’Evêque • Le Bon Carême ! Eglise universelle • Message du pape François pour le Carême en 2016 Liturgie • Parole dominicale • Pas de liturgie sans le corps Agenda de l’Archevêque Année sainte de la Miséricorde • La Vierge Pèlerine Vie du Diocèse • Le Jubilé des médias • Mgr David Macaire, à la rencontre du Mouvement Bèlè Légliz • Les Petites Communautés Ecclésiales (P.C.E) • La liberté de pensée sur les bancs de l’Université Questionnaire de carême • Montrer le visage miséricordieuxdu Père Dossier : Jeûne, partage, prière… Quelle est ta recette pour faire un bon carême ? • Le carême : Un temps d’entraînement pour vivre davantage en chrétien • Témoignages Médias numéro 517 S ommaire 2 3 4 numéro 517 SS ommaire N° 517 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 14 février 2016 Miséricorde, Miséricorde… 6 7 19 8 9 10 21 22 23 10 14 • Les Petites Communautés Ecclésiales • Les Petites Communautés Ecclésiales 16 17

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Le Bon Carême ! V oici le temps favorable, voici le temps du salut ! Merci, Seigneur, c’est enfin le carême ! C’est le temps où nous allons faire pénitence et ceux qui ne le peuvent pas en raison de leur faiblesse (âge, santé, paresse…) vont au moins s’associer à l’effort de ceux qui auront la grâce de faire un « bon » carême. Mais attention ! A la nuit de Pâques, pendant que, en dehors de l’église, vont s’élever les flammes du feu pascal, tous seront invités au banquet des noces de l’Agneau : les ouvriers de la première heure comme ceux de la onzième heure, les abstinents comme les paresseux, les vertueux comme les débauchés, ceux qui ont tenu comme ceux qui ont chuté. Seuls les orgueilleux se tiendront à l’écart du Cénacle où apparaîtra le Ressuscité ! En effet, à l’entrée du Royaume de Dieu, il ne sera demandé à personne un certificat de bonne conduite (sinon, la Vierge Marie y serait toute seule avec Jésus et quelques anges ! Tous seraient bien tristes : quel gâchis ! Toute l’œuvre de la Rédemption : l’Incarnation, la Passion, la Croix et la Résurrection pour qu’un bureau de douane empêche finalement les gens d’entrer dans le Royaume !)… Bref, ce n’est pas un certificat de bonne conduite qu’il est demandé pour entrer dans le Royaume, mais un certificat d’humilité ! Il en est de même pour toutes les Pâques que constituent les sacrements. Les sacre - ments nous donnent la grâce, ils nous donnent l’Esprit-Saint, ils nous donnent la force : ils ne sont pas la récompense de ceux qui se sont montré forts, fidèles et chastes ! Frères et sœurs, Jésus nous demande un minimum pour conférer les sacre - ments : mais ce minimum, c’est l’humi - lité, c’est la contrition et le sentiment d’être pécheur ; c’est la double convic - tion de ne pas mériter sa grâce et d’ être aimé par Lui . Bien sûr, pour conférer les sacrements de la Pâques, on peut reprendre le slogan des petites annonces : « pas sérieux s’abstenir ». On ne donne pas un sacrement à quelqu’un qui ne le veut pas et le mani - feste par son attitude. Mais notre rôle est de montrer Jésus, non de le retirer aux yeux de ceux qui ne le mérite - raient pas selon nous. Notre rôle est de bénir, certainement pas de juger et de condamner. S’il nous arrive de révéler à un frère ou une sœur son péché (c’est aussi notre devoir de dire clairement ce qui n’est pas bien), c’est pour immédiatement lui faire sentir l’Amour du Seigneur et l’Amour de l’Eglise. Quand quelqu’un est dans une situation incompatible avec la vérité de l’Evangile, la pre - mière chose que Dieu (et l’Eglise) lui demandent, ce n’est pas de s’exclure des sacrements, mais d’avoir le désir humble de changer de vie et de suivre le Christ ! A nous de lui faire désirer changer de vie et non d’exiger le chan - gement de vie pour recevoir la grâce… Là, on marche sur la tête et on désobéit gravement à Dieu, car on prend sa place ! Nos papes nous ont demandé d’ouvrir grand les portes de l’Eglise. Nous devons aujourd’hui prendre le risque (tota - lement assumé par le pape François dans son dernier livre Le Nom de Dieu est Miséricorde ) de voir accéder aux sacrements des gens qui ne semblent pas en être dignes. Mais le Seigneur n’a-t-il pas invité à son banquet les estropiés et les clochards ? Faisons de même en ce Jubilé de la Miséricorde ! La robe de fête qui fait demeurer dans le Royaume, ce n’est pas celle de la perfection, mais celle, beaucoup plus belle, de l’humilité ! Souvenons-nous, pour nous-mêmes, que même ceux qui sont déjà entrés peuvent être mis à la porte du banquet s’ils n’ont pas cette robe. En ce Jubilé de la Miséricorde, j’ordonne à tous les pasteurs, sauf empêchements canoniques, d’ouvrir le plus largement possible les portes des sacrements du Salut et de la Miséricorde, notamment aux catéchumènes. Une juste catéchèse doit conduire tous les fidèles, surtout ceux qui sont dans des situations morales délicates, à cet humble désir de changer de vie qui suffit pour donner accès au Christ. Je vous demande de ne pas refuser les sacrements de la Pâques à ceux qui le demandent d’un cœur sincère et humble, animés d’une vraie contrition. Je rappelle que seuls les prêtres, dans des entretiens personnels et indivi - duels, peuvent évaluer la pureté de ce désir. Je demande donc aux autres fidèles de ne porter aucun jugement sur la vie des gens, sous peine de pécher eux-mêmes gravement. Je les invite à offrir des sacrifices spirituels pour leurs frères, et à ne pas se scandaliser mais à se réjouir s’ils voient des gens s’approcher du Saint Baptême ou de la Sainte Table… Cela signifiera qu’une vraie conversion est en route et Dieu en sera glorifié. Il faut, cette année, qu’un maximum de fidèles puisse communier à Pâques, en ayant reçu l’absolution de leurs péchés. Car seule la grâce peut faire germer en eux la force de l’Esprit-Saint, vainqueur de toutes ténèbres et de tous liens. Je vous supplie d’aller chercher partout dans votre entourage ces milliers de frères et sœurs qui se sont éloignés de l’Eglise parce qu’ils se jugent eux- mêmes indignes, ou parce que nous leur avons fait sentir qu’ils ne pou - vaient pas s’approcher du Seigneur. Qu’ils aillent voir les prêtres, reçoivent la bénédiction, si possible l’absolution, et, ainsi purifiés, qu’ils le restent pour communier sans crainte lors de cette Pâques qui s’annonce ! Soyez en paix ! Et joyeux Carême ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 33 Mot de l’Evêque

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 4 ❶ Marie, icône d’une Église qui évangélise parce qu’elle a été évangélisée Dans la Bulle d’indiction du Jubilé, j’ai invité à faire en sorte que « le Carême de cette Année Jubilaire [soit] vécu plus intensément comme un temps fort, pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu ». Par le rappel de l’écoute de la Parole de Dieu et l’initiative « 24 heures pour le Seigneur », j’ai voulu souligner la primauté de l’écoute priante de la Parole, plus particulièrement de la Parole prophétique. La miséricorde de Dieu est certes une annonce faite au monde : cependant chaque chrétien est appelé à en faire l’expérience personnellement. C’est pourquoi, en ce temps de Carême, j’enverrai les Missionnaires de la Miséricorde, afin qu’ils soient pour tous un signe concret de la proximité et du pardon de Dieu. Parce qu’elle a accueilli la Bonne Nouvelle annoncée par l’archange Gabriel, Marie chante prophétiquement dans son Magnificat, la miséricorde par laquelle Dieu l’a choisie. La Vierge de Nazareth, promise comme épouse à Joseph, devient ainsi l’icône parfaite de l’Église qui évangélise, car elle a été et demeure constamment évangélisée par l’œuvre de l’Esprit Saint qui a fécondé son sein virginal. Dans la tradition prophétique – et déjà au niveau étymologique – la miséricorde est étroitement liée aux entrailles maternelles (rahamim) et à une bonté généreuse, fidèle et compatissante (hesed) qui s’exerce dans les relations conjugales et parentales. ➋ L’alliance de Dieu avec les hommes : une histoire de miséricorde Le mystère de la miséricorde divine se dévoile au cours de l’histoire de l’alliance entre Dieu et son peuple Israël. Dieu, en effet, se montre toujours riche en miséricorde, prêt à reverser sur lui en toutes circonstances, une tendresse et une compassion viscérales, particulièrement dans les moments les plus dramatiques, lorsque l’infidélité brise le lien du pacte et que l’alliance requiert d’être ratifiée de façon plus stable dans la justice et dans la vérité. Nous nous trouvons ici face à un véritable drame d’amour, où Dieu joue le rôle du père et du mari trompé, et Israël celui du fils ou de la fille, et de l’épouse infidèles. Ce sont les images familières, comme nous le voyons avec Osée, qui expriment jusqu’à quel point Dieu veut se lier à son peuple. Ce drame d’amour atteint son point culminant dans le Fils qui s’est fait homme. Dieu répand en lui sa miséricorde sans limites, au point d’en faire la « Miséricorde incarnée ». En tant qu’homme, Jésus de Nazareth est fils d’Israël dans le plein sens du terme. Il l’est au point d’incarner cette écoute parfaite de Dieu demandée à tout Juif par le Shemà qui constitue, aujourd’hui encore, le cœur de l’alliance de Dieu avec Israël : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces ». Le Fils de Dieu est l’Époux qui met tout en œuvre pour conquérir l’amour de son Épouse. Il lui est lié par son amour inconditionnel qui se manifeste dans les noces éternelles avec elle. Ceci constitue le cœur vibrant du kérygme apostolique où la miséricorde divine tient une place centrale et fondamentale. Il est « la beauté de l’amour salvifique de Dieu manifesté en Jésus-Christ, mort et ressuscité », cette première annonce « que l’on doit toujours écouter de nouveau de différentes façons, et que l’on doit toujours annoncer de nouveau durant la catéchèse ». La miséricorde alors « illustre le comportement de Dieu envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire », restaurant vraiment ainsi la relation avec Lui. En Jésus Crucifié, Dieu veut rejoindre l’homme pécheur Message du pape François pour le Carême en 2016 « C’est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices » (Mt 9,13) Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire Eglise universelle

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jusque dans son éloignement le plus extrême, précisément là où il s’est égaré et éloigné de Lui. Et ceci, il le fait dans l’espoir de réussir finalement à toucher le cœur endurci de son Épouse. ➌ Les œuvres de miséricorde La miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son tour, miséricordieux. C’est à chaque fois un miracle que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant ce que la tradition de l’Église nomme les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels nous serons jugés : le nourrir, le visiter, le réconforter, l’éduquer. C’est pourquoi j’ai souhaité que « le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Évangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine ». Dans la personne du pauvre, en effet, la chair du Christ « devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré… pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin ». Inouï et scandaleux mystère qui prolonge dans l’Histoire la souffrance de l’Agneau innocent, buisson ardent brûlant d’un amour gratuit, et devant lequel nous ne pouvons, à la suite de Moïse, qu’ôter nos sandales ; et ceci plus encore quand ce pauvre est notre frère ou notre sœur en Christ qui souffre à cause de sa foi. Face à cet amour, fort comme la mort, le pauvre le plus misérable est celui qui n’accepte pas de se reconnaître comme tel. Il croit être riche mais, en réalité, il est le plus pauvre des pauvres. Et s’il est tel, c’est parce qu’il est esclave du péché qui le pousse à user de la richesse et du pouvoir, non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien d’autre qu’un pauvre mendiant. D’autant plus grands sont le pouvoir et les richesses dont il dispose, d’autant plus grand est le risque que cet aveuglement devienne mensonger. Il en vient à ne même plus vouloir voir le pauvre Lazare qui mendie à la porte de sa maison, figure du Christ qui, dans les pauvres, mendie notre conversion. Lazare est cette opportunité de nous convertir que Dieu nous offre et que peut-être nous ne voyons pas. Cet aveuglement est accompagné d’un délire orgueilleux de toute- puissance, dans lequel résonne, de manière sinistre, ce démoniaque « vous serez comme des dieux », qui est à la racine de tout péché. Un tel délire peut également devenir un phénomène social et politique, comme l’ont montré les totalitarismes du XX ème siècle, et comme le montrent actuellement les idéologies de la pensée unique, et celles de la technoscience qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance, et les hommes à des masses qu’on peut manipuler. Ceci, de nos jours, peut être également illustré par les structures de péché liées à un modèle erroné de développement fondé sur l’idolâtrie de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir. Pour tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation existentielle, grâce à l’écoute de la Parole et aux œuvres de miséricorde. Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la chair du Christ dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être nourris, vêtus, hébergés, visités, les œuvres spirituelles, quant à elles, – conseiller, enseigner, pardonner, avertir, prier – touchent plus directement notre condition de pécheurs. C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres spirituelles ne doivent jamais être séparées. En effet, c’est justement en touchant la chair de Jésus Crucifié dans le plus nécessiteux, que le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant. Grâce à cette voie, « les hommes au cœur superbe », « les puissants » et « les riches », dont parle le Magnificat ont la possibilité de reconnaître qu’ils sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié, mort et ressuscité également pour eux. Cet amour constitue la seule réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis, que l’homme croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du pouvoir et de l’avoir. Mais il existe toujours le danger qu’à cause d’une fermeture toujours plus hermétique à l’égard du Christ, qui dans la personne du pauvre continue à frapper à la porte de leur cœur, les hommes au cœur superbe, les riches et les puissants finissent par se condamner eux- mêmes à sombrer dans cet abîme éternel de solitude qu’est l’enfer. C’est alors que résonnent à nouveau, pour eux comme pour nous tous, les paroles ardentes d’Abraham : «Ils ont Moïse et les Prophètes, qu’ils les écoutent ! ». Cette écoute agissante nous préparera le mieux à fêter la victoire définitive sur le péché et sur la mort de l’Epoux qui est désormais ressuscité, et qui désire purifier sa future Épouse dans l’attente de son retour. Ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion ! Nous le demandons par l’intercession maternelle de la Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la miséricorde divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu sa propre petitesse, en se reconnaissant comme l’humble Servante du Seigneur (cf. Lc 1,38). Pape François, publié le 26 janvier 2016 n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 55

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L a P arole D ominicale Dimanche 14 février 2016 Deutéronome 26, 4-10 • Psaume 90 • Romains 10,8-13 • Luc 4,1-13 1 er Dimanche de Carême - Année C C’est le cœur qui compte M ercredi, nous sommes entrés dans une période de jeûne et d’abstinence. En Eglise, nous avons pris le Chemin vers Pâques. C’est le temps, pour ouvrir son cœur afin d’accueillir l’Amour du Père ; chemin de la conversion pour être disponible à l’action de Celui qui est Miséricorde. Certains ont pris, la décision de faire des efforts pour vivre davantage l’aumône, la prière et le jeûne. A Pâques, ils feront le bilan des réussites ou des échecs. Est-ce cela que veut le Seigneur ? En cette année de la Miséricorde, approfondissons, partageons les lectures proposées par les liturgies quotidiennes, pour découvrir le dessein de Dieu pour notre Humanité. En ce premier dimanche de Carême, la liturgie nous place dans la perspective de l’Exode et de la Pâque. Deutéronome 26,4-10 : La profession de foi du peuple élu. Ce passage est une profession de foi d’Israël. Ce sont les dernières paroles que Moïse adresse au peuple avant son entrée en Terre Promise. Dieu a entendu la voix du peuple lorsqu’il était vagabond, en esclavage, pauvre, opprimé. Il l’a conduit dans cette terre où ruissellent le lait et le miel. En reconnaissance, le peuple offre les prémices de ce sol donné par Dieu. C’est un acte de confiance. Aujourd’hui encore, nous retrouverons l’offrande du pain et du vin dans nos eucharisties. En participant à la messe, sommes-nous conscients de l’action et la fidélité du Seigneur dans notre vie ? L’Alliance est une affaire de cœur entre l’homme et Dieu. Psaume 90 Le psaume 90 est la prière de l’homme qui sait qu’il ne peut trouver sa sécurité qu’en Dieu seul. Quels que soient les assauts de l’ennemi, le Dieu puissant nous protège. Avec ce psaume, engageons-nous aux côtés du Christ vainqueur dans son combat contre les forces du mal. Comme Jésus, faisons-nous confiance à Dieu le Père qui est là ? Romains 10,8-13 : Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Voici la profession de foi du chrétien, en route vers le Salut. Saint Paul nous montre que le Salut vient de la foi et non pas de la Loi. Deux affirmations : Jésus est Seigneur, et : Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. L’acte de foi est décrit en deux temps : Croire dans son cœur, c’est-à-dire adhérer sincèrement au message qui résonne au fond de nous. Mais la foi doit s’exprimer ; il faut la proclamer, l’affirmer. Le chrétien qui ne nomme pas Jésus de sa bouche perd peu à peu la foi. Notre Dieu, Celui qui libère Israël et qui ressuscite Jésus, premier né d’entre les morts, est le Dieu des vivants. Sa vie est pour tous, sans distinction. Le salut est universel. Luc 4,1-13 : Dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où il fut tenté L’épreuve du désert est vécue par Jésus. L’Esprit le conduit, la Parole du Père l’habite. Deux manières d’interpréter la Bible s’affrontent : celle qui fait dire de façon perverse à la Parole de Dieu le contraire de ce qu’elle signifie, et celle de Jésus qui lui donne son vrai sens. Comment ne pas tirer la Parole de Dieu dans son sens ? Comment ne pas pécher contre l’Esprit en appelant mal ce qui est bien et vice-versa ? Nous avons trois lieux sacrés et trois tests : le désert et la faim, la montagne et le royaume, le pinacle du Temple et le miracle. L’adversaire, le satan veut mettre Dieu à l’épreuve. Par sa vie, Jésus nous montre que la victoire est possible pour l’homme. Par les gestes de solidarité et de miséricorde, le satan doit s’éloigne. Pouvons-nous refuser le merveilleux qui évade, le miracle pour le miracle, la royauté, comme Jésus refusera les légions d’anges le libérant de l’agonie et de la croix ? À travers ce récit nous retrouvons toutes les tentations auxquelles nous sommes confrontées. Au commencement du Carême, nous sommes invités à accueillir l’appel à un acte de foi qui vient du cœur, et à relire le Deutéronome. Paul et Jésus s’appuient sur ce livre, cette Parole de Dieu. C’est le cœur qui compte. Durant ce Carême, essayons de comprendre la Parole de Dieu sans la réduire, sans la fausser, mais en nous laissant sauver par elle, en la confessant de cœur et de bouche. L’esprit filial exprimé dans le Notre Père est la meilleure tactique contre la tentation, et conduit à la victoire : "Donne-nous le pain de ce jour… Que ton règne vienne… Ne nous soumets pas à la tentation". Pierre Valey, diacre permanent n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 6

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Liturgie D ans toute célébration, des attitudes justes, des gestes bien faits, des signes vrais sont importants. S’ils sont cohérents avec les paroles, la célébration sera une expérience vécue au plus intime de chaque fidèle et non un simple discours cérébral et figé. Célébrer est prioritairement de l’ordre de l’action, et non de l’ordre des idées. Consentir aux attitudes, aux gestes et aux signes liturgiques, c’est tout simplement reconnaître l’incarnation du Christ comme chemin vers Dieu. Célébrer de tout son corps Dans sa Règle monastique, St Benoit soulignait la nécessité d’accorder l’esprit et la voix, indiquant à quel point la prière nous saisit tout entier. La liturgie met en jeu tout notre être par nos gestes, nos attitudes nos mouvements, et nos cinq sens y participent. Nos gestes sont prière le signe de la croix, tracé sur nous, est à lui seul une profession de foi trinitaire et la marque de notre identité chrétienne. Le croyant de la Bible ne prie pas qu’avec des mots, mais aussi avec des gestes : « je t’appelle, Seigneur, tout le jour, je tends les mains vers toi » (Ps 87,10). C’est que le geste parle, il dit l’intensité de la supplication et la beauté de la louange. En tant que prière, il est agréé par Dieu : c’est grâce aux mains levées de Moïse que Josué remporte la victoire sur Amaleq (ex 17,8-13). Saint Paul lui aussi recommande de joindre le geste à la parole : « Je voudrais qu’en tout lieu, les hommes prient en levant les mains vers le ciel, saintement sans colère ni mauvaises intentions » (1Tm 2,8). Ainsi, au cours de la messe, nos mains, jointes ou levées, expriment notre prière ; les tendre dignement pour recevoir le Corps du Christ est signe de notre désir de sa vie. L’élan du cœur se dit par tout notre corps. La liturgie sollicite également nos cinq sens. Les sacrements, en particulier, supposent bien cette médiation corporelle et sensorielle de l’action divine. La célébration fait appel à l’ouïe Nous écoutons la Parole proclamée et sommes attentifs aux prières que le prêtre adresse à Dieu au nom de tous. La vue est au service de la prière Voir l’ambon, acclamer l’Evangile à la vue de l’évangéliaire favorisent l’écoute ; la vue de l’autel et des espèces consacrées, à l’élévation, conduit à l’adoration. Pas de liturgie sans le corps ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 7 Le chrétien ne peut s’approcher de Dieu, l’écouter, lui parler, communier à lui, sans que soient sollicités et son esprit et son corps : les sens (l’ouïe, la vue, le goût, le toucher, l’odorat), les mains, les pieds… La liturgie est charnelle : elle est une action et met en mouvement le corps tout entier. L’homme célébrant ne peut célébrer en oubliant son corps, dans l’attente du jour où\ son corps sera transfiguré et prendra part à la louange éternelle.

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Liturgie Le toucher est notamment prévu pour les onctions. L’odorat est en éveil lorsqu’on brûle de l’encens, ou avec le parfum du saint chrême. Et le goût invite à user de bonnes hosties et de bon vin pour l’Eucharistie. Puis la liturgie comporte des « processions », terme qui signifie « action de s’avancer », non sans une nuance de solennité. Ces processions symbolisent notre marche vers Dieu. La messe dominicale est le plus souvent rythmée, dit la Présentation du Missel romain (PGMR), par : - la procession d’entrée des ministres, où le lecteur porte l’évangéliaire ; la procession d’Evangile amenant l’évangéliaire de l’autel à l’ambon ; - la procession des dons, mettant en valeur l’offrande de l’assemblée ; - la procession de communion par laquelle les baptisés s’avancent pour recevoir la vie du Ressuscité en nourriture. Accomplies avec dignité, les processions sont une authentique forme de prière. On le voit, le corps est, avec le cœur et l’esprit, véritablement acteur de la célébration. Source : Signes d’aujourd’hui n° 241 n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 8 Dimanche 14 février : - Messe à l’Espérance : Jubilé des fiancés - 15h : Appel décisif à la cathédrale Saint-Louis - 17h : Vêpres solennelles et imposition des cendres Mardi 16 février : Conseil épiscopal Mardi 16 - mercredi 17 février Visite pastorale de la paroisse de Saint-Pierre Mercredi 17 février, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 18 février : Visite de la clinique de l’Anse Colas, à Schœlcher Vendredi 19 février : Visite pastorale de l’école et du collège de la Délivrande du Morne-Rouge Samedi 20 février : Visite pastorale de la paroisse de Fonds-Saint-Denis Dimanche 21 février : - 7h : Messe paroissiale à Saint-Pierre - 9h30 : Messe paroissiale à Fonds-Saint-Denis 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 22 février : Conseil d’administration de l’Association diocésaine de la Martinique Mardi 23 février : Assemblée des modérateurs Mardi 23 - mercredi 24 février : Visite pastorale de la paroisse de De Briant Mercredi 24 février, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Vendredi 26 février : Réception du presbytère de Case-Pilote après restauration Samedi 27 février, 9h30 : Paroisse du Lamentin : Messe pour tous les malades du diocèse : Jubilé des malades Dimanche 28 février : - 8h : Messe paroissiale à De Briant - 15h : Messe à Emmaüs : Jubilé des parents et amis de détenus - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis Agenda de l’Archevêque

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Année sainte de la Miséricorde La Vierge Pèlerine ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 9 Le passage de l’Icône de la Vierge de la Miséricorde dans la commune du Prêcheur a été un moment riche en joie paix et bonheur. D’un jour à un autre, les démarches ont été variées : Procession dans le bourg, accueil dans les groupes de catéchisme et dans les familles… Eglise en Martinique Règlement à l’ordr\se de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martiniq\ ue Boîte Postale 586 \b  97 207 FORT DE FRANCE CEDEX MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Oui, je m’abonne ! Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .\ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .\ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .\ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .\ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .\ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code Postal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 10 Le Jubilé des médias L ’Année Sainte de la Miséricorde nous invite à réfléchir sur le rapport entre communication et miséricorde... La communication a le pouvoir de créer des ponts, de favoriser la rencontre et l’inclusion, enrichissant ainsi la société. En tant qu’enfants de Dieu, nous sommes appelés à communiquer avec tous, sans exclusion. Ce jubilé s'inscrit dans la lignée du discours du pape François qui, ce dimanche 24 janvier, nous invitait tous à embrasser et utiliser tout ce qui s'offre à nous pour communiquer avec Amour, et que nous soyons tous des artisans de paix. Ce même jour, la paroisse de Tartane a accueilli, à l'occasion la fête de Saint François de Sales (Saint Patron des journalistes, écrivains), le premier jubilé des médias. Tous étaient conviés à participer à cette journée. Les paroissiens ont été heureux de les accueillir. Ce 59 ème anniversaire a été saisi par notre Archevêque pour marquer cette relation et éclairer ceux qui sont aux commandes de ce qui est lu dans les journaux, entendu à la radio, et vu à la télévision. Une première dans notre diocèse, et l'occasion pour notre archevêque de guider et d'alerter ceux qui impactent notre quotidien pour un travail de vérité. A l'heure où nous sommes tous connectés par les nouveaux moyens de communication… quel est le rôle du chrétien? Quel rôle doivent jouer ceux qui sont aux commandes des médias? Une messe en l'honneur de tous les communicants Unissons nos voix à celles des médias… Jubilez pour les peuples, jubilons pour le sauveur. Dès le début de la messe, le ton est donné. Le chrétien doit prier et encourager une bonne communication. Ce modeste village de Tartane est devenu, grâce au choix de Saint François de Sales, un lieu de la communication de la pensée chrétienne et lieu, en ce 24 janvier, de rencontre avec les diffuseurs de l'information, car l'information nourrit notre quotidien et nous ouvre aux événements du monde, merci aux journalistes, merci. La procession qui se dirige vers l'église est composée des principaux médias et des représentants de l'église : le Père Pierre Alex Zonzon Vicaire de la paroisse de Trinité, le père Marc Lafleur et le diacre Hervé Lordinot et Mgr David Macaire. Durant son homélie, l'archevêque rappelle ce que doit être la communication entre les hommes et Dieu, les hommes entre eux, mais surtout pour la communication sociale. Demandons à Dieu de bénir l'œuvre de tous les communicants, toutes ces personnes qui travaillent à la communication, dans leur paroisse, dans leur diocèse, mais aussi ceux qui travaillent dans le monde et les médias publics pour que la bonne volonté, la volonté de faire le bien, soit ancrée dans leur cœur… pour que cette volonté soit message de paix, d'amour, de vérité, et qu'elle soit toujours au centre de leur travail quel que soit le maillon de la chaîne qu'ils représentent. Parce que la complexité du désordre, de la violence, du terrorisme, sera toujours vaincue par la simplicité de l'Amour… comme une petite bougie toute simple est capable de vaincre les ténèbres. Que ce soit pour nous un signe et une volonté, un rendez-vous d'amour ; que ce soit une lumière au cœur de notre œuvre de communicants. Nous sommes tous, que nous le voulions ou non, au cœur de nos familles, de nos groupes, une lumière, parce que ce que nous faisons c'est la

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 11 volonté de Dieu, et lorsque nous faisons la volonté de Dieu, nous nous sanctifions. Amen. La paroisse a adressé des vœux forts et symboliques à l'occasion de la messe pour tous les acteurs de la communication. Un extrait de la Prière Universelle : • Pour qu'ils soient toujours soucieux de donner sens et cohérence aux évènements qu'ils couvrent afin de permettre une meilleure compréhension du monde à travers leurs reportages et leurs analyses. • Nous te confions notre monde, pour que les outils de communi- cation soient toujours au service de la vérité et de la paix. Pour que l'esprit de communion et de com - munication soit au cœur de nos paroisses, et fasse de nous tous de fervents serviteurs de Ta Parole, et des messagers heureux de la Bonne Nouvelle de ton Amour pour tous les hommes. À l'issue de la messe, les offrandes ont été partagées avec les fidèles autour d'un pot de l'amitié. Ensemble… dressons la table Au moment de l'Eucharistie, l'autel est dressé de façon symbolique par tous. Après les objets liturgiques pour l'Eucharistie, les offrandes se succèdent. Elles commencent par les médias qui présentent leurs outils au pied de l'autel, suivis des différentes associations et représentants des activités économiques du village de Tartane, les jeunes, les enfants, les marins pêcheurs, les femmes... Une conférence pour les médias : La communication doit être vigilante Dans cette journée riche d'enseignements, une conférence a été organisée pour les médias. Durant celle-ci, Mgr David Macaire revient sur le discours du Pape donné le même jour à Rome sur "Communication et Miséricorde". Certains passages sont revus et commentés. La communication a ce pouvoir de donner un bon esprit et un mauvais esprit. Le bon esprit veut le bien et cherche le bien, par contre, il est curieux, mais une curiosité saine. Mais il y a quand même une limite : celle du mauvais esprit qui fait le mal. Ceci est valable pour tous. Il y a un pouvoir divin, Dieu dit et fait. Nous aussi quand nous disons, nous faisons… La vigilance et l'esprit de vérité en faveur du bien doit donc être un leitmotiv incessant. La technologie : l'usage qui en est fait est la clé. Les e-mails, sms, réseaux sociaux, chat, peuvent, eux aussi, être des formes de communication pleinement humaines. Ce n’est pas la technologie qui décide si la communication est authentique ou non, mais le cœur de l’homme et sa capacité de bien user des moyens mis à sa disposition. Le réseau peut être bien utilisé pour faire grandir une société saine et ouverte au partage… Une véritable citoyenneté se construit en réseau comme le dit le pape François. "L'être humain communique, mais l'être humain ne doit pas être défini uniquement de part sa capacité à communiquer, et à recevoir. Mais c'est quand même essentiel à sa personne, comme la vue, l'ouïe, l'odorat, comme le fait d'être aimé et d'être nourri. L'œuvre de communication est vraiment une œuvre de Dieu. Cette facilité d'être en réseau peut être terrifiante et également exaltante. Cette exaltation, nous la ressentons bien chez le pape François par cette capacité de réseau que l'humanité a soudain. On sait qu'elle peut être utilisée pour le mal, mais ce n'est pas pour autant que l'outil est mauvais. Les fils et les filles de lumière, ceux qui servent la vérité, ont cette capacité, et ne l'exploitent pas assez, ils n'utilisent pas assez, car si elle existe c'est qu'elle est voulue par Dieu."

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Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 12 - L'écoute Communiquer signifie partager, écouter, entendre… Apprenons à écouter car la proximité est capable de partager des questions et des doutes. Pour notre Archevêque il est nécessaire d'alerter sur ce point : "une des perversions d'un média c'est quand il part en orbite et qu'il se coupe de ce dialogue avec ceux qui sont les récepteurs, c'est là une perversion, c'est une déshumanisation de celui qui écoute. Les meilleurs médias, c'est quand on a un retour, un dialogue. Et Dieu lui-même, si on s'en réfère aux Ecritures, souhaite entrer dans ce dialogue avec l'Homme. L'écoute est une participation qui humanise. C'est un acte d'amour vers celui qui écoute et celui qui reçoit." - La vérité Elle vous rendra libre, dit le pape François. Monseigneur nous met en lumière ceci : "c'est notre principal devoir de dire la vérité avec Amour. Il y a des menaces pour ceux qui communiquent, c'est un pouvoir sur le papier, sur l'image, sur la parole, c'est une tentation pour ceux qui ont ce pouvoir… de dire et de ne plus écouter. Cela doit toujours conduire à écouter et faire preuve d'humilité." - Le langage Dans son dernier opus, le pape François fait référence au texte que l'on retrouve dans le Concile Vatican II… Inter Mirifica. Ce texte débute par une profonde exaltation concernant les médias. Parmi les choses merveilleuses qui existent sur terre, il y a cette chose extraordinaire : les médias. En 1963, dans son texte sur les communications sociales, l'Eglise est déjà heureuse, à l'époque, de cette richesse. Mgr Macaire nous pousse encore dans une réflexion plus profonde sur cette question qui s'inscrit dans les actes de charité que nous devons accomplir en tant que chrétien : "Un seul acte de charité, dit l'Ecriture, couvre une multitude de péchés ; la perfection de notre vie est de poser des actes de charité. La plupart des communicants que j'ai rencontré sont des artisans de paix… Travailler, être un communicant, est un acte de charité extraordinaire… heureux les artisans de paix, si la plupart des communicants sont des artisans de paix. Faire œuvre de communication, dans cette année de jubilé de la miséricorde, c'est travailler à gagner le ciel. C'est une grâce immense. "Heureux les artisans de paix…" - L'Amour L'amour est communication. La communication a le pouvoir de ramener la paix. Le pape François souligne à quel point la communi- cation est capitale dans cette Année de la miséricorde. Si notre cœur et nos gestes sont animés par la charité, par l'amour divin, notre communication sera porteuse de la force de Dieu. Notre archevêque, pour finir, lance un appel à tous : "L'Amour est extatique et demande à sortir, il en de même pour la communication. J'ai appelé à des réconciliations au sein de notre peuple, je vous appelle tous à travailler pour ces réconciliations : celle avec notre passé, la réconciliation entre les hommes et les femmes, entre les différentes composantes de notre peuple… Créer les ponts c'est un travail de chacun d'entre nous, dans le milieu du travail entre l'employeur et l'employé… la communication a de belles choses à faire. Je vous appelle à travailler à ces réconciliations… Notre bateau martiniquais peut affronter les orages de ce monde, je le crois sincèrement. La communication c'est aussi l'accès personnel, je rencontre beaucoup de monde et avec tous ces hommes de toutes conditions de notre pays, on a les moyens de nourrir cette désespérance qu'il y a dans notre pays. Et ici, avec cette croix qui ouvre sur l'horizon, pour aller vers le grand large, il faut passer par la croix. La Martinique a besoin de communicants qui passent et travaillent communément à ces réconciliations." Il conclut ce forum en remerciant tous ces médias qui l'accompagnent depuis son ordination : "merci, pour votre travail ! C'est grâce à chacun d'entre vous, ce n'est pas Macaire qui est important, c'est le message de l'Evangile. C'est un droit de l'Homme de connaitre l'Evangile pour les chrétiens et les non chrétiens. Il en fait ce qu'il veut, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… quoiqu'il en soit, le Christ est donné". Ce jubilé s’est terminé par un déjeuner entre les représentants des médias et l’archevêque. L’occasion de faire connaissance et de créer des liens. La paroisse de Tartane a remplit son rôle d’hôte du jour avec brio. Une mention spéciale pour son accueil si chaleureux ! Maeva Celeste Saint Lebe n

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 13 Le témoignage des médias … Rebecca, journaliste web ATV Notre rédactrice en chef a voulu qu'une équipe soit présente tout au long de la journée. Il est rare que je sois sur le terrain, mais pour l'occasion, c'est la première fois que cela se fait en Martinique, je suis heureuse d'être présente dans le cadre de mes fonctions, mais surtout en tant que chrétienne, et d'assister à cet évènement proposé par Monseigneur David Macaire. Cela fait plaisir de voir que l'évêque pense à nous. Le père Zonzon, vicaire de Trinité Tous les automobilistes connaissent la paroisse de Saint Christophe, j'au\ rais voulu que les communicants sachent que leur saint patron c'est Saint François de Sa\ les et que l'église se trouve à Tartane. J'espère que ce jubilé donnera un coup d'accélérateu\ r dans ce sens. Le service de communication et multimédia diocésain en prière a\ vant la messe. Toute l'équipe fut à pied d'œuvre pour que la retransmission du \ jubilé des médias se fasse en radio et sur le net, dans les meilleures conditions possibles pour les f\ idèles. Un grand bravo à cette belle équipe dévouée et chaleureuse. Audrey, journaliste KMT On m'a choisie pour couvrir cet évènement et j'avoue que c'est la première fois que j'assistais à la messe de Monseigneur Macaire…. et pour une première, je suis vraiment très heureuse. J'ai aimé son humour, sa façon de s'exprimer et de s'adresser aux personnes présentes. C'est chaleureux et ça donne envie d'aller à la messe. Ce qui m'a marquée durant l'homélie, c'est qu'il a encouragé à communiquer la Bonne nouvelle à travers les médias Whatsapp, Facebook mais aussi les médias audiovisuels… Je pense que c'est une bonne chose ce jubilé car il se rapproche des gens. Il est proche de la population, et de nombreux prêtres devraient faire de même… Vient de paraître Pour une théologie de la communication La théologie scrute le mystère de Dieu, mais comme personne ne l’a jamais vu, c’est à travers la Révélation biblique et la création que l’homme s’élève vers Lui. La théologie consiste à regarder le monde avec les yeux de Dieu. La théologie de la communication aborde la foi en clé de communication. Comment Dieu communique-t-il ? Pourquoi et comment Dieu va-t-il à la rencontre de l’homme ? En quoi la communication humaine dit-elle quelque chose de Dieu ? Les sciences de la communication sont mises en parallèle avec la Trinité, la christologie, l’ecclésiologie et la Nouvelle Évangélisation, de manière à mettre en lumière la sagesse divine qui n’est pas en contradiction avec le savoir humain. Ordonné prêtre en 1980 à Toulouse, le frère Manuel Rivero, dominicain, docteur en théologie et en sciences de la communication, enseigne la théologie de la communicati\ on à l’université dominicaine par Internet « Domuni », et à l’Université Catholique de Madagascar. Il a exercé plusieurs ministères à Toulouse, Marseille, Nice, Haïti et La Réunion : aumônier d’université, délégué épiscopal à la communication, délégué épiscopal à l’Enseignement cath\ olique, aumônier de prison… Il est vice- postulateur de la cause de béatification du père Lagrange, fondateur de l’École biblique de Jérusalem. Manuel Rivero, Parole et silence 2016 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 La théologie scrute le mystère de Dieu, mais comme personne ne l’a jamais vu, c’est à travers la Révélation biblique et la création que l’homme s’élève vers Lui. La théologie consiste à regarder le monde avec les yeux de Dieu. Les sciences de la communication sont mises en parallèle avec la Trinité, la christologie, l’ecclésiologie et la Nouvelle Évangélisation, de manière à mettre en lumière la sagesse divine qui

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A près le mot de bienvenue, le père Henderson, l’un des prêtres référents de Bèlè Légliz , présente le déroulement de la rencontre. Notre évêque est d’abord invité à prendre part à un temps d’action de grâce, à la manière Bèlè Légliz , avec textes bibliques, prières et chants en créole, accompagnés du ti-bois, du tambour et de la conque de lambi. Le père Henderson introduit la deuxième partie de la soirée en rappelant que Bèlè Légliz fête ses dix ans, et que c’est un laboratoire, car au sein des équipes se fait un travail de recherche, de traduction de l’Evangile en créole, et de sa mise en scène, d’adaptation des chants, des danses avec l’aide d’artistes de la culture bèlè. Mgr David signale qu’il a déjà un peu discuté du bèlè Légliz avec certaines personnes, qu’il a aussi écouté les CD, mais qu’il désire savoir ce que les membres portent dans leur cœur et ce qu’ils espèrent apporter aux autres et à l’Eglise. A travers les différents témoignages, il ressort que le bèlè Légliz est une des formes d’expression de la foi des chrétiens catholiques, à laquelle on peut adhérer ; qu’il permet, à travers l’inculturation, de véhiculer des valeurs humaines communes à la culture bèlè et à la foi de l’Eglise ; que c’est un outil d’évangélisation de la culture, des mentalités, et qu’il conduit à la réconciliation de l’homme avec ses origines et son histoire. L’évêque rappelle que, dans sa lettre pastorale, il invite à briser les cercles vicieux et infernaux par de GRANDES RÉCONCILIATIONS, et à rompre les liens négatifs qui pourraient encore subsister entre nous et nos ancêtres. Il conclut en disant que Bèlè Légliz nous comblera au-delà de nos espérances, en cette année de la Miséricorde, où des fruits inespérés se feront jour. Léa Joly n Mgr David Macaire, à la rencontre du Mouvement Bèlè Légliz Le jeudi 14 janvier 2016, Mgr Macaire a rencontré les équipes Bèlè Légliz de la Martinique, dans les locaux du presbytère de Fort-de-France ; étaient présentes les équipes de Josseaud, Lamentin, Lorrain, Marigot, Cathédrale, M\ orne-des- Esses, Anses d’Arlets, et Trois Ilets. Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 14

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 15 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 1515 Quelques moments clés de la rencontre...

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Vie du diocèse Le Concile Vatican II a valorisé le mode d’une « Eglise Peuple de Dieu », une Eglise de communion afin de permettre aux baptisés de vivre « l’Eglise Famille de Dieu », en développant les liens profonds qui conduisent les chrétie\ ns à vivre en frères et sœurs en Jésus Christ. Dans cette même optique,\ le pape François nous invite à entrer dans la « Nouvelle Evangélisation », c’est‐à‐dire à « sortir du centre pour aller à la rencontre de la périphérie ». Les Petites Communautés Ecclésiales (P.C.E) A ussi, notre Archevêque, Mgr David Macaire, aime- rait que le diocèse de la Martinique réponde à ce souhait du pape François. A l’occasion de sa visite pastorale à la paroisse Sainte-Rose-de-Lima du Robert, qui compte une quinzaine de Petites Communautés Ecclésiale, Mgr David Macaire a été frappé par ce qui lui a été dit sur la vie de ces dernières. Qu’est-ce qu’une Petite Communauté Ecclésiale ? C’est une petite Eglise de quartier, c’est-à-dire une réponse à l’ordre que Jésus lui-même a donné aux apôtres : Allez donc enseigner toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde (Mat. 28,19‐20). Les Petites Communautés Ecclésiales constituent des cadres appropriés où les chrétiens peuvent se retrouver en petits groupes régulièrement, pour partager la Parole, prier et se soutenir mutuellement, à l’exemple de la première communauté chrétienne décrite au chapitre 2 du livre des Actes des Apôtres. Ce sont de petites Eglises de quartier permettant le regroupement autour de valeurs fortes, des chrétiens souhaitant être au service de leurs frères. Elles ont pour vocation de véhiculer le message de paix, d’amour et de partage de notre Seigneur Jésus-Christ, et d’apporter aide et secours à nos frères et sœurs rencontrant des difficultés. Elles se composent de tout baptisé qui accepte de vivre pleinement sa foi pour témoigner que l’Eglise de Jésus Christ est la vraie Eglise, et qu’elle est bien vivante. On y trouve donc toutes les activités existant sur la paroisse : évangélisation, groupes de prières, de rosaire, de partage de la parole, catéchisme, chorale, scouts, guides, jeunesse mariale, groupes chargés de visiter les malades et les personnes isolées. Lorsqu’elles se réunissent, c’est une manifestation de l’Eglise toute entière. Par l’unité qu’elles vivent, les Petites Communautés Ecclésiales attestent de la présence de Dieu. Ces unités permettent aux chrétiens de faire corps avec le Christ et avec leurs frères et sœurs. Pourquoi les Petites Communautés Ecclésiales ? Raison pratique : Eviter que la communauté paroissiale, devenue trop importante en nombre, ne favorise l’anonymat et la passivité des baptisés. Raison sociologique : Offrir à tous les chrétiens d’un même quartier la possibilité de vivre une foi vivante, concrète, réelle, en permettant à des personnes de milieux sociaux différents de se rencontrer, de se connaître, de réfléchir, partager et agir ensemble pour enfin s’estimer et s’aimer. Raison théologique : La communauté de quartier permet de mieux voir l’Eglise présente en ce lieu. Elle permet ainsi de revaloriser les personnes et d’abord les plus pauvres au sens de l’évangile. L’Eglise apparaît là, ce qu’elle est vraiment : Communion, service, témoignage. L’objectif pour chaque communauté étant de mesurer le chemin à parcourir, le travail à faire, afin de parvenir aux mêmes fidélités que les Eglises primitives, c’est‐à‐dire : fidélité à l’enseignement des Apôtres, à la communion fraternelle, à la fraction du pain, à la prière, à la mission. Dans le diocèse, des expériences à peu près similaires ont été initiées par d’autres paroisses, sous l’appellation de Petite Communauté de quartier ou comité de quartier. Devant ce constat positif, notre Archevêque a émis le souhait d’étendre les Petites Communautés ecclésiales à toutes les paroisses du diocèse, et m’a délégué pour cette tâche. Alors, prions le Seigneur et œuvrons ensemble pour que ce projet devienne une vraie réalité dans la vie de notre diocèse. Père Joseph-Pérald Rémy, C.S.Sp Délégué épiscopal auprès des Petites Communautés Ecclésiales n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 16

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La liberté de pensée sur les bancs de l’Université ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 1717 L e sujet qui a été traité par Mgr Macaire, est une citation du pape François, prononcée après l’attentat contre Charlie Hebdo , du 7 janvier 2015 : La liberté de pensée n’autorise pas à insulter la foi de l’autre. La question posée est clairement la limite de la liberté de pensée, ainsi que ses rapports avec la liberté de religion. Le fait est que quand on évoque la liberté de religion, certains brandissent l’étendard de la laïcité. La laïcité est devenue, pour eux, une notion bien souvent étrangère à l’esprit et à la lettre de la loi de 1905. En effet, la laïcité conçue par la loi de 1905, repose sur trois principes fondamentaux : ➊ l’Etat ne tire plus sa légitimité d’une transcendance religieuse. L’Etat et les religions, s’administrent librement. ❷ l’Etat ne doit imposer ni favoriser aucune religion. ❸ l’Etat garantit à tous les citoyens, le droit au respect de sa liberté de conscience et de religion. Cette laïcité est directement inspirée de la conception de John Locke, pour qui, la laïcité permet à l’Etat de ne pas être soumis à une transcendance divine, mais celui-ci doit garantir l’existence et la cohabitation de multiples croyances individuelles. La laïcité de la loi de 1905, est inclusive, englobante. La religion relève de la sphère privée, qui doit être protégée par l’Etat. Pourtant, depuis un certain temps, on voit apparaître une conception de laïcité, qui est exclusive. On oppose à tort, la liberté religieuse aux valeurs républicaines, comme si la liberté religieuse n’était pas une valeur républicaine. Alors que la laïcité de la loi de 1905 vise à garantir la liberté de conscience et de religion, certains évoquent une laïcité d’exclusion, qui tend à bannir toute croyance religieuse : la liberté religieuse doit laisser place aux valeurs de la République, dit-on. Et Vincent Peillon, s’inspirant directement de la notion de religion civile, définit par Rousseau dans le « contrat social », n’hésite pas à écrire qu’il revendique une laïcité-religion : une religion de substitution qui arrive à inscrire, jusque dans les mœurs, les cœurs, la chair, les valeurs et l’esprit républicains, sans lesquels les institutions républicaines sont des corps sans âme… (Une religion pour la république : la foi laïque de Ferdinand Buisson – Seuil 2010). Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette laïcité, n’est pas un principe d’organisation de Mgr David Macaire a été invité, le vendredi 15 janvier 2016, à diriger une réflexion éthique, philosophique, sociologique, et même ontolog\ ique, puisqu’elle porte sur les Droits fondamentaux de la personne humaine appelée à vi\ vre en société, à la Faculté de Droit de la Martinique, amphithéâtre Frantz Fanon.

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Vie du diocèse l’Etat, mais une intrusion dogmatique et autoritaire dans la liberté de conscience et de religion garantie par la Convention européenne des Droits de l’Homme. C’est pourquoi, Jean-Marie Rouart, de l’Académie française, dans son article publié dans Paris Match du 20 au 28 janvier 2015, intitulé : Peut-on porter aux nues la liberté d’expression, sans égard pour ses conséquences ? a écrit : Il y a un risque à transformer la laïcité en véritable religion laïque, avec ses fanatiques, ses jusqu’auboutistes. Ceux que le géopoliticie, Dominique Moïsi, qualifie justement de bolchéviques de la liberté d’expression, et qui, par leur intolérance, peuvent faire le jeu des islamistes violents ». Nous voilà au cœur du sujet : l’équilibre entre la liberté d’expression et la liberté religieuse. La Convention Européenne des Droits de l’Homme a, pour sa part, fixé les règles : - l’article 9 garantit la liberté de pensée, de conscience, et de religion ; - l’article 10 garantit la liberté d’expression, qui comprend la liberté d’opinion et de communication. L’alinéa 2 de l’article 10, précise que l’exercice de la liberté d’expression, d’opinion, et de communication, comporte des devoirs et des responsabilités, notamment, le respect des autres droits garantis par la Constitution. Raymond Auteville, Ancien Bâtonnier n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 18 vous invite à la conférence sur : "L’influence de la musique dans notre société" Le samedi 20 février 2016, de 9h à 11h30 À l’amphithéâtre Michel Louis sur le campus de Schœlcher. avec la participation de : Steve Gadet (chanteur de hip-hop, universitaire, écrivain) Olivier Lucenay (prêtre, chanteur de dance-hall, artiste) Plus d’informations : Tél : 0696321362 — 0696314317 - 0596794755 L’AUMÔNERIE CATHOLIQUE UNIVERSITAIRE ACU Communiqué Maëva, 28 ans Cette conférence animée par Mgr Macaire était un vrai délice\ intellectuel. Malgré sa position délicate, face à une assemblée de juristes, Mgr Macaire a proposé un raisonnement pertinent de la maxime du pape François « La liberté d’expression n’autorise pas à insulter la foi d’autrui ». En résumé, il démontre qu’à chaque fois qu’on touche a\ u sacré, on crée une violence. Or, la foi étant quelque chose de sacré, s’attaquer à la foi d’autrui crée une violence \ chez lui et peut dès lors le blesser.

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Questionnaire de carême ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 1919 Montrer le visage miséricordieux du Père Texte : Luc 13,1-9 A l’époque de Jésus, une vieille croyance (dite de la rétribution), voit dans la souffrance une punition du péché. Ainsi, en apercevant un aveugle-né, les disciples demandent à Jésus qui est coupable, lui ou ses parents. Cette mentalité archaïque, qui fait de Dieu un dieu vengeur et injuste, resurgit souvent dans nos mentalités contemporaines : « Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour qu’il m’arrive pareil malheur ? » Jésus ouvre une brèche inusitée dans le scandale de la souffrance. S’appuyant sur deux faits historiques, il commence par affirmer que les victimes innocentes ne sont pas plus pécheresses que tout le peuple. Puis il appelle à la conversion, passant d’un péril de mort à un autre, la mort surprenante, non préparée. Il faut voir dans ces paroles de Jésus, qui peuvent nous paraître déroutantes, non une menace mais un avertissement. Oui, Dieu appelle l’homme à la liberté, mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour faire n’importe quoi, comme le rappelle Saint Paul. Dieu est patient avec nous, comme le vigneron qui laisse sa chance au figuier stérile. Pour qu’à l’heure de notre passage vers le Père, quelle que soit sa forme (accident ou longue maladie), notre coeur soit suffisamment ouvert pour ne pas être pris au dépourvu. Réflexions Suis-je prêt ? Œuvres de Miséricorde Corporelle : Ensevelir les morts. Spirituelle : Prier Dieu pour les vivants et les morts B.A. • J’aurai à coeur de prier pour les mourants et les victimes de morts violentes. • Rendre visite ou appeler quelqu’un qui souffre d’un deuil survenu subitement. • Mettre une pièce dans le tronc des âmes de ma paroisse, si je n’en ai pas l’habitude. S emaine du 28 février au 5 mar S 2016 Le figuier desséché Dépasser la dureté du cœur Accueillir la Parole de Dieu et laisser place à l’Esprit. Objectif : Porter un fruit de conversion véritable et durable

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Questionnaire de carême ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 20 Texte : Luc 15,1-32 Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité et de paix. Elle est la condition de notre salut. Miséricorde est le mot qui révèle le mystère de la Sainte Trinité. La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. La miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le coeur de chacun lorsqu’il jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son coeur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché. 3. Il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante, à fixer notre regard sur la miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu ce Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde, comme un temps favorable pour l’Église, afin que le témoignage rendu par les croyants soit plus fort et plus efficace. Pape François, Misericordiae Vultus, 2-3 Réflexions • Pourquoi est-il si difficile de pardonner ? • Qu’est-ce qui est plus facile pour moi : pardonner ou être pardonné ? • Ai-je peur de me confesser ? • Pourquoi se confesser à un prêtre ? • Dans les paraboles de la miséricorde, il y a toujours une fête à la fin, comment rendre présente cette dimension dans notre église, communauté ? • Comment partager la joie du pardon ? Œuvres de Miséricorde Corporelle : Visiter les malades ; visiter les prisonniers. Spirituelle : • Pardonner les offenses ; • supporter les personnes ennuyeuses. B.A. Cette semaine : faire miséricorde. Me réconcilier avec quelqu’un… Prendre un catéchumène en prière à l’approche des baptêmes de Pâques (les paroisses veilleront à communiquer les prénoms des futurs baptisés adultes). S emaine du 6 – 12 marS 2016 La parabole du Père miséricordieux Sommet de ce carême jubilaire : reconnaître Dieu comme Père bon et généreux en pardon. L’amour accueille à bras ouverts tous les enfants qui se repentent.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 21 S ouvent des fidèles catho- liques se demandent : Que faire pour le Carême ? Le Carême est un temps d’entraî- nement pour vivre davantage en chrétien et se préparer à célébrer bientôt Pâques, avec un cœur bien disposé. Le programme, nous le connaissons depuis longtemps : prier, jeûner et partager. Mais chaque fois nous pouvons l’accom - plir différemment. Le cardinal Danneels donne 10 conseils pratiques à titre d’exemple ». Il y ajoute cependant, tel un avertissement : Ci-joint dix règles pour un bon Carême. Mais elles ne signifient rien, si elles ne nous rapprochent pas de Dieu et des hommes. Ou si elles nous rendent tristes. Ce temps doit nous rendre plus légers et plus joyeux. ➊ Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie ➋ Cherche dans l’Evangile du dimanche, une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine. ➌ Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n’as pas besoin pour vivre, donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une œuvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée. ➍ Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu’un, avant qu’il ne te le demande. ➎ Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine pas que tu dois aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l’équilibre. En fait, tu tombes dans l’engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s’arrêtera. ➏ Si tu zappes depuis un quart d’heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi : il vaut mieux zapper entre humains et cela marche sans télécommande. ➐ Durant le Carême, quitte toujours la table avec une petite faim. Une personne sur trois souffre d’obésité. ➑ ‘Par-donner’est le superlatif de donner. ➒ Tu as déjà si souvent promis d’appeler quelqu’un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement. ➓ Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30 % moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %. Source : http://fr.zenit.org/ n Dossier : Jeûne, partage, prière… Quelle est ta recette pour faire un bon carême ? Le carême : Un temps d’entraînement pour vivre davantage en chrétien Les dix conseils pour un bon Carême Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine \ pas que tu dois aussitôt lui rendre la pareille : le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, explique pourquoi ce conseil (parmi neuf autres), p\ our vivre un carême authentique et non moins intéressant.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 22 Dossier : Jeûne, partage, prière… Quelle est ta recette pour faire un bon carême ? Témoignages… Maëlys Clem, 22 ans, le Lamentin Pour entrer dans ce chemin qu’est le carême, je commence par me re\ tirer de toute l’agitation qui a régi ma vie depuis le carême précédent. Cela peut être lo\ rs d’une retraite silencieuse dans un lieu qui s’y prête, au monastère par exemple, à la campagne ou encore en forêt. Ce qui importe pour moi, c’est le silence. Il me faut quelques heures pour m’y habituer ; cela fait partie de ce chemin que je vais suivre jusqu’à pâques pour me rapprocher de Dieu et de mes frèr\ es, et entendre le souffle de l’Esprit. Puis quand je suis prête, je rentre dans la prière et le jeûne. C’est étonnant comment une journée entière de jeûne total et de prière peut vous faire voir les choses plus sereinement. J’ai l’impression que mon âme est devenue miséricorde et que la compassion et la charité envers les autres fleurissent sur chacun des pas que je fais sur ce chemin de carême. Je demande à l’Esprit Saint de m’\ éclairer et de me montrer le chemin à suivre pour plaire à mon Dieu, le Dieu de Jésus Christ. Après ce temps, je sais qu’il me faudra suivre un autre chemin : celui de l’humilité pour reconnaître mes torts et les réparer. Mais c’est un chemin que j’emprunte joyeusement parce qu’au bout, il y a la rencontre avec une personne, Jésus. Voilà comment je vis le carême depuis deux ans. Une véritable et\ profonde conversion personnelle, pour me réconcilier avec Dieu et m’éloigner du mal. Sonia Achille, Trois-Ilets Le carême est pour moi une période de retrouvailles avec moi-même et avec Dieu. J’observe des moments de silence (sans télé, sans radio…), de jeûn\ e (le mercredi et le vendredi), et participe également aux sermons de carême sur ma paroisse. Je privilégie la prière et la lecture quotidienne de la Bible. Pour le c\ arême 2016, je souhaite lutter également contre le gaspillage en aidant les nécessiteux, et avoir une attitude nouvelle vis-à-vis de mon prochain. Rodrigue, 26 ans , le Lamentin Je vais participer à une récollection de carême. C’est la premiè\ re fois et je fais confiance au Seigneur pour que ça se passe bien, et que ça me permette de le rencontrer \ dans les autres participants. Un ami m’invite à venir prier avec son groupe le mercredi soir, j’ai décidé, cette année, de le faire pour la première fois également. Et j’ai pris la décision d’aller rendre visite à ma grand-mère une fois par semaine (au lieu d’une fois par an). C’est ma recette et je n’\ attends d’elle qu’une seule chose : trouver le Seigneur. Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\ evue (n° 518) : Se confesser, une épreuve ou une grâce ? Vos témoignages profiteront à tous. Nous les attendons, pour le 17 février 2016 au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 14 février 2016/n°517 23 Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr Medias 99.5 – 101.3 et 105,3 mHz Site internet : www.radiosaintlouis.com Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de FranceTél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 Courriel : contact@radiosaintlouis.com L’Evangile par-dessus les toits 34 ans à votre service : 1982-2016 Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr Dimanche 21 février 2016 La Médaille miraculeuse (Titre provisoire) Ils sont des milliers à venir du monde entier pour se rendre à la chapelle de la médaille miraculeuse, rue du Bac, au cœur de Paris ; parmi ces pèlerins, de très nombreux catholiques d’Outre-mer. Pourquoi sont-ils si nombreux à se déplacer ? Quelle est l’histoire de cette médaille et qu’y a-t-il de particulier dans cette dévotion ? Cette semaine, Dieu m’est témoin cherche à comprendre pourquoi les catholiques d’Outre-mer aiment tant cette médaille ? Dimanche 28 février 2016 Seul pour Dieu (Titre provisoire) Si St Paul encourageait le célibat pour préserver du temps à la prière, qu’en est-il aujourd’hui ? Alors que le pape François s’interroge sur la possibilité d’ordonner des hommes mariés, la discipline de l’Église peut-elle changer à ce sujet, et le doit-elle d’ailleurs ? Le célibat des prêtres est-il un dogme, une simple règle ou une tradition profondément ancrée dans l’identité catholique ? Pourquoi nos prêtres ne sont-ils pas mariés comme dans certaines Églises orientales ? Comment préparer les séminaristes à vivre leur célibat ecclésiastique de façon heureuse ?

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Le carême est un petit oiseau dont la prière est le centre, l’offrande une aile, et le jeûne l’autre, pour nous aider à monter vers le Ciel ! St Augustin

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