Page 1
N° 517 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 14 février 2016
Miséricorde,
Miséricorde…
Page 2
Editorial
M
iséricorde, Miséricorde… Ce premier dimanche de
Carême nous emmène au désert, avec Jésus, pour
quarante jours de silence, de jeûne et de prière,
mais également quarante jours de lutte et d’affrontements.
Cependant, Jésus nous montre qu’avec la Parole de Dieu, nous
pouvons résister, comme Lui, à toutes les tentations.
Quelle sera notre recette pour faire un bon carême ? Quelques
conseils vous sont donnés dans un article intitulé : « le Carê\
me,
un temps d’entraînement pour vivre davantage en chrétien ».
Ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la
conversion ! Nous le demandons par l’intercession maternelle de la
Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la miséric\
orde
divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu sa propre
petitesse, en se reconnaissant comme l’humble Servante du Seigneur,
nous exhorte le pape François dans son message pour le Carême.
En effet, le carême est également un temps de réflexion, une
occasion pour faire un examen de conscience. Ainsi, nous
vous livrons la seconde partie du questionnaire (semaines du
28 février au 12 mars 2016) qui vous aidera, sans nul doute,
à vous préparer pour recevoir le sacrement de réconciliation.
Par ailleurs, dans cette édition nous revenons sur différents
temps forts : la rencontre de Mgr Macaire avec les différentes
équipes Bèlè Légliz, le jubilé des médias à Tartane, la conférence
donnée par Mgr Macaire à l’université sur La liberté de pensée
n’autorise pas à insulter la foi de l’autre…
D’autres articles très édifiants vous sont proposés, à l’\
exemple
du texte expliquant que le chrétien ne peut s’approcher de Dieu,
l’écouter, lui parler, communier à lui, sans que soient sollicités et
son esprit et son corps.
En cette année jubilaire, demandons au Seigneur de nous aider
à vivre pleinement ce temps de carême, pour redécouvrir le
visage miséricordieux du Père.
Justine Lordinot n
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI
REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot
MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré
97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895
Commission paritaire N° 1115L87225
ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique
Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la MartiniqueBoîte Postale 586
97207 Fort de France Cedex
Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr
egliseenmartinique@orange.fr
Editorial
Mot de l’Evêque
• Le Bon Carême !
Eglise universelle
• Message du pape François
pour le Carême en 2016
Liturgie
• Parole dominicale
• Pas de liturgie sans le corps
Agenda de l’Archevêque
Année sainte
de la Miséricorde
• La Vierge Pèlerine
Vie du Diocèse
• Le Jubilé des médias
• Mgr David Macaire, à la rencontre du Mouvement Bèlè Légliz
• Les Petites Communautés Ecclésiales (P.C.E)
• La liberté de pensée sur les bancs de l’Université
Questionnaire de carême
• Montrer le visage miséricordieuxdu Père
Dossier : Jeûne, partage, prière…
Quelle est ta recette pour faire
un bon carême ?
• Le carême : Un temps d’entraînement
pour vivre davantage en chrétien
• Témoignages
Médias
numéro
517
S ommaire
2
3
4
numéro
517
SS ommaire
N° 517 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 14 février 2016
Miséricorde,
Miséricorde…
6
7
19
8
9
10
21
22
23
10
14
• Les Petites Communautés Ecclésiales • Les Petites Communautés Ecclésiales 16
17
Page 3
Le Bon Carême !
V
oici le temps favorable, voici
le temps du salut !
Merci,
Seigneur, c’est enfin le carême !
C’est le temps où nous allons faire
pénitence et ceux qui ne le peuvent pas
en raison de leur faiblesse (âge, santé,
paresse…) vont au moins s’associer à
l’effort de ceux qui auront la grâce de
faire un « bon » carême.
Mais attention ! A la nuit de Pâques,
pendant que, en dehors de l’église,
vont s’élever les flammes du feu pascal,
tous seront invités au banquet des
noces de l’Agneau : les ouvriers de la
première heure comme ceux de la
onzième heure, les abstinents comme
les paresseux, les vertueux comme les
débauchés, ceux qui ont tenu comme
ceux qui ont chuté. Seuls les orgueilleux
se tiendront à l’écart du Cénacle où
apparaîtra le Ressuscité !
En effet, à l’entrée du Royaume de
Dieu, il ne sera demandé à personne
un certificat de bonne conduite (sinon,
la Vierge Marie y serait toute seule avec
Jésus et quelques anges ! Tous seraient
bien tristes : quel gâchis ! Toute l’œuvre
de la Rédemption : l’Incarnation, la
Passion, la Croix et la Résurrection pour
qu’un bureau de douane empêche
finalement les gens d’entrer dans le
Royaume !)… Bref, ce n’est pas un
certificat de bonne conduite qu’il est
demandé pour entrer dans le Royaume,
mais un certificat d’humilité ! Il en est
de même pour toutes les Pâques que
constituent les sacrements. Les sacre
-
ments nous donnent la grâce, ils nous
donnent l’Esprit-Saint, ils nous donnent
la force : ils ne sont pas la récompense
de ceux qui se sont montré forts, fidèles
et chastes !
Frères et sœurs, Jésus nous demande
un minimum pour conférer les sacre
-
ments : mais ce minimum, c’est l’humi -
lité, c’est la contrition et le sentiment
d’être pécheur ; c’est la double convic
-
tion de ne pas mériter sa grâce et
d’
être aimé par Lui . Bien sûr, pour
conférer les sacrements de la Pâques,
on peut reprendre le slogan des petites
annonces : « pas sérieux s’abstenir ».
On ne donne pas un sacrement à
quelqu’un qui ne le veut pas et le mani -
feste par son attitude. Mais notre rôle
est de montrer Jésus, non de le retirer
aux yeux de ceux qui ne le mérite -
raient pas selon nous. Notre rôle est
de bénir, certainement pas de juger
et de condamner.
S’il nous arrive de révéler à un frère ou
une sœur son péché (c’est aussi notre
devoir de dire clairement ce qui n’est
pas bien), c’est pour immédiatement
lui faire sentir l’Amour du Seigneur et
l’Amour de l’Eglise. Quand quelqu’un
est dans une situation incompatible
avec la vérité de l’Evangile, la pre -
mière chose que Dieu (et l’Eglise) lui
demandent, ce n’est pas de s’exclure
des sacrements, mais d’avoir le désir
humble de changer de vie et de suivre
le Christ ! A nous de lui faire désirer
changer de vie et non d’exiger le chan -
gement de vie pour recevoir la grâce…
Là, on marche sur la tête et on désobéit
gravement à Dieu, car on prend sa
place !
Nos papes nous ont demandé d’ouvrir
grand les portes de l’Eglise. Nous devons
aujourd’hui prendre le risque (tota -
lement assumé par le pape François
dans son dernier livre Le Nom de Dieu
est Miséricorde ) de voir accéder aux
sacrements des gens qui ne semblent
pas en être dignes. Mais le Seigneur
n’a-t-il pas invité à son banquet les
estropiés et les clochards ? Faisons de
même en ce Jubilé de la Miséricorde !
La robe de fête qui fait demeurer dans
le Royaume, ce n’est pas celle de la
perfection, mais celle, beaucoup plus
belle, de l’humilité ! Souvenons-nous,
pour nous-mêmes, que même ceux
qui sont déjà entrés peuvent être mis
à la porte du banquet s’ils n’ont pas
cette robe.
En ce Jubilé de la Miséricorde, j’ordonne
à tous les pasteurs, sauf empêchements
canoniques, d’ouvrir le plus largement possible les portes des sacrements du
Salut et de la Miséricorde, notamment
aux catéchumènes. Une juste catéchèse
doit conduire tous les fidèles, surtout
ceux qui sont dans des situations
morales délicates, à cet humble désir de
changer de vie qui suffit pour donner
accès au Christ. Je vous demande de
ne pas refuser les sacrements de la
Pâques à ceux qui le demandent d’un
cœur sincère et humble, animés d’une
vraie contrition.
Je rappelle que seuls les prêtres, dans
des entretiens personnels et indivi -
duels, peuvent évaluer la pureté de
ce désir. Je demande donc aux autres
fidèles de ne porter aucun jugement
sur la vie des gens, sous peine de pécher
eux-mêmes gravement. Je les invite
à offrir des sacrifices spirituels pour
leurs frères, et à ne pas se scandaliser
mais à se réjouir s’ils voient des gens
s’approcher du Saint Baptême ou de
la Sainte Table… Cela signifiera qu’une
vraie conversion est en route et Dieu
en sera glorifié.
Il faut, cette année, qu’un maximum de
fidèles puisse communier à Pâques, en
ayant reçu l’absolution de leurs péchés.
Car seule la grâce peut faire germer en
eux la force de l’Esprit-Saint, vainqueur
de toutes ténèbres et de tous liens. Je
vous supplie d’aller chercher partout
dans votre entourage ces milliers de
frères et sœurs qui se sont éloignés
de l’Eglise parce qu’ils se jugent eux-
mêmes indignes, ou parce que nous
leur avons fait sentir qu’ils ne pou -
vaient pas s’approcher du Seigneur.
Qu’ils aillent voir les prêtres, reçoivent
la bénédiction, si possible l’absolution,
et, ainsi purifiés, qu’ils le restent pour
communier sans crainte lors de cette
Pâques qui s’annonce
!
Soyez en paix ! Et joyeux Carême !
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre
et Fort-de-France n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
33
Mot de l’Evêque
Page 4
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
4
❶ Marie, icône d’une Église qui
évangélise parce qu’elle a été
évangélisée
Dans la Bulle d’indiction du Jubilé, j’ai
invité à faire en sorte que « le Carême
de cette Année Jubilaire [soit] vécu
plus intensément comme un temps
fort, pour célébrer et expérimenter
la miséricorde de Dieu ». Par le
rappel de l’écoute de la Parole de
Dieu et l’initiative « 24 heures pour
le Seigneur », j’ai voulu souligner la
primauté de l’écoute priante de la
Parole, plus particulièrement de la
Parole prophétique. La miséricorde de
Dieu est certes une annonce faite au
monde : cependant chaque chrétien
est appelé à en faire l’expérience
personnellement. C’est pourquoi,
en ce temps de Carême, j’enverrai
les Missionnaires de la Miséricorde,
afin qu’ils soient pour tous un signe
concret de la proximité et du pardon
de Dieu.
Parce qu’elle a accueilli la
Bonne Nouvelle annoncée par
l’archange Gabriel, Marie chante
prophétiquement dans son
Magnificat, la miséricorde par
laquelle Dieu l’a choisie. La Vierge
de Nazareth, promise comme épouse
à Joseph, devient ainsi l’icône parfaite
de l’Église qui évangélise, car elle a été
et demeure constamment évangélisée
par l’œuvre de l’Esprit Saint qui a
fécondé son sein virginal. Dans la
tradition prophétique – et déjà au
niveau étymologique – la miséricorde
est étroitement liée aux entrailles
maternelles (rahamim) et à une bonté
généreuse, fidèle et compatissante
(hesed) qui s’exerce dans les relations
conjugales et parentales.
➋ L’alliance de Dieu avec
les hommes : une histoire de
miséricorde
Le mystère de la miséricorde
divine se dévoile au cours de
l’histoire de l’alliance entre Dieu
et son peuple Israël. Dieu, en
effet, se montre toujours riche
en miséricorde, prêt à reverser
sur lui en toutes circonstances,
une tendresse et une compassion
viscérales, particulièrement dans
les moments les plus dramatiques,
lorsque l’infidélité brise le lien du
pacte et que l’alliance requiert
d’être ratifiée de façon plus stable
dans la justice et dans la vérité.
Nous nous trouvons ici face à un
véritable drame d’amour, où Dieu
joue le rôle du père et du mari
trompé, et Israël celui du fils ou de
la fille, et de l’épouse infidèles. Ce
sont les images familières, comme
nous le voyons avec Osée, qui
expriment jusqu’à quel point Dieu
veut se lier à son peuple.
Ce drame d’amour atteint son
point culminant dans le Fils qui
s’est fait homme. Dieu répand en
lui sa miséricorde sans limites, au
point d’en faire la « Miséricorde
incarnée ». En tant qu’homme,
Jésus de Nazareth est fils d’Israël
dans le plein sens du terme. Il l’est
au point d’incarner cette écoute
parfaite de Dieu demandée à tout
Juif par le Shemà qui constitue,
aujourd’hui encore, le cœur de
l’alliance de Dieu avec Israël :
« Écoute, Israël : le Seigneur notre
Dieu est le seul Seigneur. Tu
aimeras le Seigneur ton Dieu de
tout ton cœur, de toute ton âme
et de toutes tes forces ». Le Fils
de Dieu est l’Époux qui met tout
en œuvre pour conquérir l’amour
de son Épouse. Il lui est lié par
son amour inconditionnel qui se
manifeste dans les noces éternelles
avec elle.
Ceci constitue le cœur vibrant
du kérygme apostolique où la
miséricorde divine tient une place
centrale et fondamentale. Il est
« la beauté de l’amour salvifique
de Dieu manifesté en Jésus-Christ,
mort et ressuscité », cette première
annonce « que l’on doit toujours
écouter de nouveau de différentes
façons, et que l’on doit toujours
annoncer de nouveau durant la
catéchèse ». La miséricorde alors
« illustre le comportement de Dieu
envers le pécheur, lui offrant une
nouvelle possibilité de se repentir,
de se convertir et de croire »,
restaurant vraiment ainsi la relation
avec Lui. En Jésus Crucifié, Dieu
veut rejoindre l’homme pécheur
Message du pape François pour le Carême en 2016
« C’est la miséricorde que je veux,
et non les sacrifices »
(Mt 9,13)
Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire
Eglise universelle
Page 5
jusque dans son éloignement le
plus extrême, précisément là où
il s’est égaré et éloigné de Lui. Et
ceci, il le fait dans l’espoir de réussir
finalement à toucher le cœur endurci
de son Épouse.
➌ Les œuvres de miséricorde
La miséricorde de Dieu transforme
le cœur de l’homme et lui fait
expérimenter un amour fidèle qui
le rend capable d’être, à son tour,
miséricordieux. C’est à chaque fois
un miracle que la miséricorde divine
puisse se répandre dans la vie de
chacun de nous, en nous incitant à
l’amour du prochain et en suscitant
ce que la tradition de l’Église nomme
les œuvres de miséricorde corporelles
et spirituelles. Elles nous rappellent
que notre foi se traduit par des actes
concrets et quotidiens, destinés à
aider notre prochain corporellement
et spirituellement, et sur lesquels
nous serons jugés : le nourrir, le
visiter, le réconforter, l’éduquer.
C’est pourquoi j’ai souhaité que « le
peuple chrétien réfléchisse durant le
Jubilé sur les œuvres de miséricorde
corporelles et spirituelles. Ce sera une
façon de réveiller notre conscience
souvent endormie face au drame de
la pauvreté, et de pénétrer toujours
davantage le cœur de l’Évangile, où
les pauvres sont les destinataires
privilégiés de la miséricorde divine ».
Dans la personne du pauvre, en
effet, la chair du Christ « devient de
nouveau visible en tant que corps
torturé, blessé, flagellé, affamé,
égaré… pour être reconnu par nous,
touché et assisté avec soin ». Inouï
et scandaleux mystère qui prolonge
dans l’Histoire la souffrance de
l’Agneau innocent, buisson ardent
brûlant d’un amour gratuit, et devant
lequel nous ne pouvons, à la suite
de Moïse, qu’ôter nos sandales ; et
ceci plus encore quand ce pauvre est
notre frère ou notre sœur en Christ
qui souffre à cause de sa foi.
Face à cet amour, fort comme la mort,
le pauvre le plus misérable est celui
qui n’accepte pas de se reconnaître
comme tel. Il croit être riche mais, en réalité, il est le plus pauvre des
pauvres. Et s’il est tel, c’est parce qu’il
est esclave du péché qui le pousse à
user de la richesse et du pouvoir, non
pas pour servir Dieu et les autres, mais
pour étouffer en lui l’intime conviction
de n’être, lui aussi, rien d’autre qu’un
pauvre mendiant. D’autant plus
grands sont le pouvoir et les richesses
dont il dispose, d’autant plus grand
est le risque que cet aveuglement
devienne mensonger. Il en vient à
ne même plus vouloir voir le pauvre
Lazare qui mendie à la porte de sa
maison, figure du Christ qui, dans les
pauvres, mendie notre conversion.
Lazare est cette opportunité de
nous convertir que Dieu nous offre
et que peut-être nous ne voyons pas.
Cet aveuglement est accompagné
d’un délire orgueilleux de toute-
puissance, dans lequel résonne, de
manière sinistre, ce démoniaque
«
vous serez comme des dieux », qui
est à la racine de tout péché. Un
tel délire peut également devenir
un phénomène social et politique,
comme l’ont montré les totalitarismes
du XX ème siècle, et comme le montrent
actuellement les idéologies de
la pensée unique, et celles de la
technoscience qui prétendent réduire
Dieu à l’insignifiance, et les hommes
à des masses qu’on peut manipuler.
Ceci, de nos jours, peut être
également illustré par les structures
de péché liées à un modèle erroné de
développement fondé sur l’idolâtrie
de l’argent qui rend indifférentes au
destin des pauvres les personnes et
les sociétés les plus riches, qui leur
ferment les portes, refusant même
de les voir.
Pour tous, le Carême de cette Année
jubilaire est donc un temps favorable
qui permet finalement de sortir de
notre aliénation existentielle, grâce
à l’écoute de la Parole et aux œuvres
de miséricorde. Si à travers les œuvres
corporelles nous touchons la chair
du Christ dans nos frères et nos
sœurs qui ont besoin d’être nourris,
vêtus, hébergés, visités, les œuvres
spirituelles, quant à elles, – conseiller,
enseigner, pardonner, avertir,
prier – touchent plus directement
notre condition de pécheurs. C’est
pourquoi les œuvres corporelles et
les œuvres spirituelles ne doivent
jamais être séparées. En effet, c’est
justement en touchant la chair de
Jésus Crucifié dans le plus nécessiteux,
que le pécheur peut recevoir en don
la conscience de ne se savoir lui-même
rien d’autre qu’un pauvre mendiant.
Grâce à cette voie, « les hommes au
cœur superbe », « les puissants » et
« les riches », dont parle le Magnificat
ont la possibilité de reconnaître
qu’ils sont, eux aussi, aimés de façon
imméritée par le Christ Crucifié,
mort et ressuscité également pour
eux. Cet amour constitue la seule
réponse à cette soif de bonheur et
d’amour infinis, que l’homme croit
à tort pouvoir combler au moyen
des idoles du savoir, du pouvoir et
de l’avoir. Mais il existe toujours le
danger qu’à cause d’une fermeture
toujours plus hermétique à l’égard
du Christ, qui dans la personne du
pauvre continue à frapper à la porte
de leur cœur, les hommes au cœur
superbe, les riches et les puissants
finissent par se condamner eux-
mêmes à sombrer dans cet abîme
éternel de solitude qu’est l’enfer.
C’est alors que résonnent à nouveau,
pour eux comme pour nous tous,
les paroles ardentes d’Abraham : «Ils
ont Moïse et les Prophètes, qu’ils les
écoutent ! ». Cette écoute agissante
nous préparera le mieux à fêter la
victoire définitive sur le péché et sur
la mort de l’Epoux qui est désormais
ressuscité, et qui désire purifier sa
future Épouse dans l’attente de son
retour.
Ne laissons pas passer en vain ce
temps de Carême favorable à la
conversion ! Nous le demandons
par l’intercession maternelle de la
Vierge Marie, qui, la première, face
à la grandeur de la miséricorde divine
dont elle a bénéficié gratuitement,
a reconnu sa propre petitesse, en
se reconnaissant comme l’humble
Servante du Seigneur (cf. Lc 1,38).
Pape François, publié le 26 janvier 2016 n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
55
Page 6
L a P arole D ominicale
Dimanche 14 février 2016
Deutéronome 26, 4-10 • Psaume 90 • Romains 10,8-13 • Luc 4,1-13
1 er Dimanche de Carême - Année C
C’est le cœur qui compte
M
ercredi, nous sommes
entrés dans une période de
jeûne et d’abstinence. En
Eglise, nous avons pris le Chemin vers
Pâques. C’est le temps, pour ouvrir
son cœur afin d’accueillir l’Amour du
Père ; chemin de la conversion pour
être disponible à l’action de Celui qui
est Miséricorde.
Certains ont pris, la décision de faire
des efforts pour vivre davantage
l’aumône, la prière et le jeûne. A
Pâques, ils feront le bilan des réussites
ou des échecs. Est-ce cela que veut
le Seigneur ? En cette année de
la Miséricorde, approfondissons,
partageons les lectures proposées
par les liturgies quotidiennes, pour
découvrir le dessein de Dieu pour
notre Humanité.
En ce premier dimanche de Carême, la
liturgie nous place dans la perspective
de l’Exode et de la Pâque.
Deutéronome 26,4-10 : La profession
de foi du peuple élu.
Ce passage est une profession de
foi d’Israël. Ce sont les dernières
paroles que Moïse adresse au
peuple avant son entrée en Terre
Promise. Dieu a entendu la voix du
peuple lorsqu’il était vagabond, en
esclavage, pauvre, opprimé. Il l’a
conduit dans cette terre où ruissellent
le lait et le miel. En reconnaissance,
le peuple offre les prémices de ce
sol donné par Dieu. C’est un acte
de confiance. Aujourd’hui encore,
nous retrouverons l’offrande du pain
et du vin dans nos eucharisties. En
participant à la messe, sommes-nous
conscients de l’action et la fidélité du
Seigneur dans notre vie ? L’Alliance est
une affaire de cœur entre l’homme
et Dieu.
Psaume 90
Le psaume 90 est la prière de
l’homme qui sait qu’il ne peut
trouver sa sécurité qu’en Dieu
seul. Quels que soient les assauts
de l’ennemi, le Dieu puissant nous
protège.
Avec ce psaume, engageons-nous
aux côtés du Christ vainqueur dans
son combat contre les forces du
mal. Comme Jésus, faisons-nous
confiance à Dieu le Père qui est là ?
Romains 10,8-13 : Tout près de toi est
la Parole, elle est dans ta bouche
et dans ton cœur.
Voici la profession de foi du chrétien,
en route vers le Salut. Saint Paul
nous montre que le Salut vient de
la foi et non pas de la Loi. Deux
affirmations :
Jésus est Seigneur,
et : Dieu l’a ressuscité d’entre les
morts.
L’acte de foi est décrit en
deux temps : Croire dans son cœur,
c’est-à-dire adhérer sincèrement au
message qui résonne au fond de
nous. Mais la foi doit s’exprimer ;
il faut la proclamer, l’affirmer. Le
chrétien qui ne nomme pas Jésus
de sa bouche perd peu à peu la foi.
Notre Dieu, Celui qui libère Israël
et qui ressuscite Jésus, premier né
d’entre les morts, est le Dieu des
vivants. Sa vie est pour tous, sans
distinction. Le salut est universel.
Luc 4,1-13 : Dans l’Esprit, il fut
conduit à travers le désert où il
fut tenté
L’épreuve du désert est vécue par
Jésus. L’Esprit le conduit, la Parole
du Père l’habite.
Deux manières d’interpréter la Bible
s’affrontent : celle qui fait dire de
façon perverse à la Parole de Dieu le contraire de ce qu’elle signifie, et
celle de Jésus qui lui donne son vrai
sens. Comment ne pas tirer la Parole
de Dieu dans son sens ? Comment
ne pas pécher contre l’Esprit en
appelant mal ce qui est bien et
vice-versa ?
Nous avons trois lieux sacrés et
trois tests : le désert et la faim, la
montagne et le royaume, le pinacle
du Temple et le miracle. L’adversaire,
le satan veut mettre Dieu à l’épreuve.
Par sa vie, Jésus nous montre que la
victoire est possible pour l’homme.
Par les gestes de solidarité et de
miséricorde, le satan doit s’éloigne.
Pouvons-nous refuser le merveilleux
qui évade, le miracle pour le miracle,
la royauté, comme Jésus refusera
les légions d’anges le libérant de
l’agonie et de la croix ?
À travers ce récit nous retrouvons
toutes les tentations auxquelles
nous sommes confrontées.
Au commencement du Carême,
nous sommes invités à accueillir
l’appel à un acte de foi qui vient du
cœur, et à relire le Deutéronome.
Paul et Jésus s’appuient sur ce livre,
cette Parole de Dieu.
C’est le cœur
qui compte.
Durant ce Carême, essayons de
comprendre la Parole de Dieu sans
la réduire, sans la fausser, mais en
nous laissant sauver par elle, en la
confessant de cœur et de bouche.
L’esprit filial exprimé dans le Notre
Père est la meilleure tactique contre
la tentation, et conduit à la victoire :
"Donne-nous le pain de ce jour…
Que ton règne vienne… Ne nous
soumets pas à la tentation".
Pierre Valey, diacre permanent n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
6
Page 7
Liturgie
D
ans toute célébration,
des attitudes justes, des
gestes bien faits, des
signes vrais sont importants. S’ils
sont cohérents avec les paroles,
la célébration sera une expérience
vécue au plus intime de chaque
fidèle et non un simple discours
cérébral et figé.
Célébrer est prioritairement de
l’ordre de l’action, et non de
l’ordre des idées.
Consentir aux attitudes, aux
gestes et aux signes liturgiques,
c’est tout simplement reconnaître
l’incarnation du Christ comme
chemin vers Dieu.
Célébrer de tout son corps
Dans sa Règle monastique,
St Benoit soulignait la nécessité
d’accorder l’esprit et la voix,
indiquant à quel point la prière
nous saisit tout entier. La liturgie
met en jeu tout notre être par
nos gestes, nos attitudes nos
mouvements, et nos cinq sens y
participent.
Nos gestes sont prière
le signe de la croix, tracé sur nous,
est à lui seul une profession de foi
trinitaire et la marque de notre
identité chrétienne.
Le croyant de la Bible ne prie pas
qu’avec des mots, mais aussi avec
des gestes : « je t’appelle, Seigneur,
tout le jour, je tends les mains
vers toi » (Ps 87,10). C’est que le
geste parle, il dit l’intensité de la
supplication et la beauté de la
louange.
En tant que prière, il est agréé par
Dieu : c’est grâce aux mains levées
de Moïse que Josué remporte la
victoire sur Amaleq (ex 17,8-13).
Saint Paul lui aussi recommande
de joindre le geste à la parole :
« Je voudrais qu’en tout lieu, les
hommes prient en levant les mains
vers le ciel, saintement sans colère
ni mauvaises intentions » (1Tm 2,8).
Ainsi, au cours de la messe, nos
mains, jointes ou levées, expriment
notre prière ; les tendre dignement
pour recevoir le Corps du Christ
est signe de notre désir de sa vie.
L’élan du cœur se dit par tout notre
corps.
La liturgie sollicite également
nos cinq sens. Les sacrements, en
particulier, supposent bien cette
médiation corporelle et sensorielle
de l’action divine.
La célébration fait appel à
l’ouïe
Nous écoutons la Parole proclamée
et sommes attentifs aux prières
que le prêtre adresse à Dieu au
nom de tous.
La vue est au service de la
prière
Voir l’ambon, acclamer l’Evangile à
la vue de l’évangéliaire favorisent
l’écoute ; la vue de l’autel et des
espèces consacrées, à l’élévation,
conduit à l’adoration.
Pas de liturgie sans le corps
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
7
Le chrétien ne peut s’approcher de Dieu, l’écouter, lui parler, communier à lui,
sans que soient sollicités et son esprit et son corps : les sens (l’ouïe, la vue, le
goût, le toucher, l’odorat), les mains, les pieds… La liturgie est charnelle : elle
est une action et met en mouvement le corps tout entier. L’homme célébrant ne
peut célébrer en oubliant son corps, dans l’attente du jour où\
son corps sera
transfiguré et prendra part à la louange éternelle.
Page 8
Liturgie
Le toucher est notamment
prévu pour les onctions.
L’odorat est en éveil lorsqu’on
brûle de l’encens, ou avec le
parfum du saint chrême. Et le goût
invite à user de bonnes hosties et
de bon vin pour l’Eucharistie.
Puis la liturgie comporte des
« processions », terme qui signifie
« action de s’avancer », non sans
une nuance de solennité. Ces
processions symbolisent notre
marche vers Dieu.
La messe dominicale est le
plus souvent rythmée, dit la
Présentation du Missel romain
(PGMR), par :
- la procession d’entrée des ministres, où le lecteur porte
l’évangéliaire ; la procession
d’Evangile amenant l’évangéliaire
de l’autel à l’ambon ;
- la procession des dons, mettant en
valeur l’offrande de l’assemblée ;
- la procession de communion par
laquelle les baptisés s’avancent
pour recevoir la vie du Ressuscité
en nourriture.
Accomplies avec dignité, les
processions sont une authentique
forme de prière.
On le voit, le corps est, avec le
cœur et l’esprit, véritablement
acteur de la célébration.
Source : Signes d’aujourd’hui n° 241 n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
8
Dimanche 14 février :
- Messe à l’Espérance : Jubilé des fiancés
- 15h : Appel décisif à la cathédrale Saint-Louis
- 17h : Vêpres solennelles et imposition des
cendres
Mardi 16 février : Conseil épiscopal
Mardi 16 - mercredi 17 février
Visite pastorale de la paroisse de Saint-Pierre
Mercredi 17 février, 18h :
Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 18 février : Visite de la clinique de l’Anse
Colas, à Schœlcher
Vendredi 19 février : Visite pastorale de
l’école et du collège de la Délivrande du Morne-Rouge
Samedi 20 février :
Visite pastorale de la paroisse de Fonds-Saint-Denis
Dimanche 21 février :
- 7h : Messe paroissiale à Saint-Pierre
- 9h30 : Messe paroissiale à Fonds-Saint-Denis
17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 22 février : Conseil d’administration de
l’Association diocésaine de la Martinique
Mardi 23 février :
Assemblée des modérateurs
Mardi 23 - mercredi 24 février :
Visite pastorale de la paroisse de De Briant
Mercredi 24 février, 18h : Catéchèse de
l’Evêque à l’église Emmaüs
Vendredi 26 février : Réception du presbytère
de Case-Pilote après restauration
Samedi 27 février, 9h30 : Paroisse du
Lamentin : Messe pour tous les malades du diocèse :
Jubilé des malades
Dimanche 28 février :
- 8h : Messe paroissiale à De Briant
- 15h : Messe à Emmaüs : Jubilé des parents et amis
de détenus
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-
Louis
Agenda de l’Archevêque
Page 9
Année sainte de la Miséricorde
La Vierge Pèlerine
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
9
Le passage de l’Icône de la Vierge de la Miséricorde dans la commune du
Prêcheur a été un moment riche en joie paix et bonheur. D’un jour à un autre, les
démarches ont été variées : Procession dans le bourg, accueil dans les groupes
de catéchisme et dans les familles…
Eglise
en Martinique
Règlement à l’ordr\se de :
ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martiniq\
ue
Boîte Postale 586 \b 97 207 FORT DE FRANCE CEDEX
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
Oui, je m’abonne !
Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .\
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .\
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .\
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .\
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tél . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .\
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Code Postal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . \
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Page 10
Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
10
Le Jubilé des médias
L
’Année Sainte de la Miséricorde
nous invite à réfléchir sur le
rapport entre communication
et miséricorde... La communication
a le pouvoir de créer des ponts, de
favoriser la rencontre et l’inclusion,
enrichissant ainsi la société. En tant
qu’enfants de Dieu, nous sommes
appelés à communiquer avec tous,
sans exclusion. Ce jubilé s'inscrit
dans la lignée du discours du pape
François qui, ce dimanche 24 janvier,
nous invitait tous à embrasser et
utiliser tout ce qui s'offre à nous
pour communiquer avec Amour, et
que nous soyons tous des artisans
de paix. Ce même jour, la paroisse
de Tartane a accueilli, à l'occasion la
fête de Saint François de Sales (Saint
Patron des journalistes, écrivains),
le premier jubilé des médias. Tous
étaient conviés à participer à cette
journée. Les paroissiens ont été
heureux de les accueillir. Ce 59
ème
anniversaire a été saisi par notre
Archevêque pour marquer cette
relation et éclairer ceux qui sont aux
commandes de ce qui est lu dans
les journaux, entendu à la radio,
et vu à la télévision. Une première
dans notre diocèse, et l'occasion
pour notre archevêque de guider
et d'alerter ceux qui impactent notre quotidien pour un travail de vérité.
A l'heure où nous sommes tous
connectés par les nouveaux moyens
de communication… quel est le rôle
du chrétien? Quel rôle doivent jouer
ceux qui sont aux commandes des
médias?
Une messe en l'honneur
de tous les communicants
Unissons nos voix à celles des
médias… Jubilez pour les peuples,
jubilons pour le sauveur. Dès le
début de la messe, le ton est donné.
Le chrétien doit prier et encourager
une bonne communication. Ce
modeste village de Tartane est
devenu, grâce au choix de Saint
François de Sales, un lieu de la
communication de la pensée
chrétienne et lieu, en ce 24 janvier,
de rencontre avec les diffuseurs
de l'information, car l'information
nourrit notre quotidien et nous
ouvre aux événements du monde,
merci aux journalistes, merci.
La procession qui se dirige vers
l'église est composée des principaux
médias et des représentants de
l'église : le Père Pierre Alex Zonzon
Vicaire de la paroisse de Trinité, le
père Marc Lafleur et le diacre Hervé
Lordinot et Mgr David Macaire. Durant son homélie, l'archevêque
rappelle ce que doit être la
communication entre les hommes
et Dieu, les hommes entre eux, mais
surtout pour la communication
sociale. Demandons à Dieu de bénir
l'œuvre de tous les communicants,
toutes ces personnes qui travaillent
à la communication, dans leur
paroisse, dans leur diocèse, mais
aussi ceux qui travaillent dans le
monde et les médias publics pour
que la bonne volonté, la volonté de
faire le bien, soit ancrée dans leur
cœur… pour que cette volonté soit
message de paix, d'amour, de vérité,
et qu'elle soit toujours au centre de
leur travail quel que soit le maillon
de la chaîne qu'ils représentent.
Parce que la complexité du désordre,
de la violence, du terrorisme, sera
toujours vaincue par la simplicité
de l'Amour… comme une petite
bougie toute simple est capable de
vaincre les ténèbres. Que ce soit
pour nous un signe et une volonté,
un rendez-vous d'amour ; que ce
soit une lumière au cœur de notre
œuvre de communicants. Nous
sommes tous, que nous le voulions
ou non, au cœur de nos familles,
de nos groupes, une lumière, parce
que ce que nous faisons c'est la
Page 11
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
11
volonté de Dieu, et lorsque nous
faisons la volonté de Dieu, nous
nous sanctifions. Amen.
La paroisse a adressé des vœux
forts et symboliques à l'occasion
de la messe pour tous les acteurs
de la communication.
Un extrait de la Prière
Universelle :
• Pour qu'ils soient toujours
soucieux de donner sens et
cohérence aux évènements qu'ils
couvrent afin de permettre une
meilleure compréhension du
monde à travers leurs reportages
et leurs analyses.
• Nous te confions notre monde,
pour que les outils de communi-
cation soient toujours au service
de la vérité et de la paix. Pour que
l'esprit de communion et de com -
munication soit au cœur de nos
paroisses, et fasse de nous tous de
fervents serviteurs de Ta Parole,
et des messagers heureux de la
Bonne Nouvelle de ton Amour
pour tous les hommes.
À l'issue de la messe, les offrandes
ont été partagées avec les fidèles
autour d'un pot de l'amitié.
Ensemble… dressons la table
Au moment de l'Eucharistie, l'autel
est dressé de façon symbolique par
tous. Après les objets liturgiques
pour l'Eucharistie, les offrandes
se succèdent. Elles commencent
par les médias qui présentent
leurs outils au pied de l'autel,
suivis des différentes associations
et représentants des activités
économiques du village de Tartane,
les jeunes, les enfants, les marins
pêcheurs, les femmes...
Une conférence pour les
médias : La communication
doit être vigilante
Dans cette journée riche
d'enseignements, une conférence
a été organisée pour les médias.
Durant celle-ci, Mgr David Macaire
revient sur le discours du Pape
donné le même jour à Rome sur
"Communication et Miséricorde".
Certains passages sont revus et
commentés.
La communication a ce pouvoir de
donner un bon esprit et un mauvais
esprit. Le bon esprit veut le bien et
cherche le bien, par contre, il est
curieux, mais une curiosité saine.
Mais il y a quand même une limite :
celle du mauvais esprit qui fait le
mal. Ceci est valable pour tous. Il y
a un pouvoir divin, Dieu dit et fait.
Nous aussi quand nous disons, nous
faisons… La vigilance et l'esprit de
vérité en faveur du bien doit donc
être un leitmotiv incessant.
La technologie : l'usage qui
en est fait est la clé.
Les e-mails, sms, réseaux sociaux,
chat, peuvent, eux aussi, être
des formes de communication
pleinement humaines. Ce n’est
pas la technologie qui décide si la
communication est authentique
ou non, mais le cœur de l’homme
et sa capacité de bien user des
moyens mis à sa disposition.
Le réseau peut être bien utilisé
pour faire grandir une société
saine et ouverte au partage…
Une véritable citoyenneté se
construit en réseau comme
le dit le pape François. "L'être
humain communique, mais l'être
humain ne doit pas être défini
uniquement de part sa capacité à
communiquer, et à recevoir. Mais
c'est quand même essentiel à sa
personne, comme la vue, l'ouïe,
l'odorat, comme le fait d'être
aimé et d'être nourri. L'œuvre
de communication est vraiment
une œuvre de Dieu. Cette
facilité d'être en réseau peut
être terrifiante et également
exaltante. Cette exaltation, nous
la ressentons bien chez le pape
François par cette capacité de
réseau que l'humanité a soudain.
On sait qu'elle peut être utilisée
pour le mal, mais ce n'est pas pour
autant que l'outil est mauvais.
Les fils et les filles de lumière,
ceux qui servent la vérité, ont
cette capacité, et ne l'exploitent
pas assez, ils n'utilisent pas assez,
car si elle existe c'est qu'elle est
voulue par Dieu."
Page 12
Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
12
- L'écoute
Communiquer signifie partager,
écouter, entendre… Apprenons à
écouter car la proximité est capable
de partager des questions et des
doutes.
Pour notre Archevêque il est
nécessaire d'alerter sur ce point :
"une des perversions d'un média
c'est quand il part en orbite et
qu'il se coupe de ce dialogue
avec ceux qui sont les récepteurs,
c'est là une perversion, c'est une
déshumanisation de celui qui
écoute. Les meilleurs médias, c'est
quand on a un retour, un dialogue.
Et Dieu lui-même, si on s'en réfère
aux Ecritures, souhaite entrer dans
ce dialogue avec l'Homme. L'écoute
est une participation qui humanise.
C'est un acte d'amour vers celui qui
écoute et celui qui reçoit."
- La vérité
Elle vous rendra libre, dit le pape
François. Monseigneur nous met en
lumière ceci : "c'est notre principal
devoir de dire la vérité avec Amour.
Il y a des menaces pour ceux qui
communiquent, c'est un pouvoir sur
le papier, sur l'image, sur la parole,
c'est une tentation pour ceux qui
ont ce pouvoir… de dire et de ne
plus écouter. Cela doit toujours
conduire à écouter et faire preuve
d'humilité."
- Le langage
Dans son dernier opus, le pape
François fait référence au texte
que l'on retrouve dans le Concile
Vatican II… Inter Mirifica. Ce texte
débute par une profonde exaltation
concernant les médias. Parmi les
choses merveilleuses qui existent sur
terre, il y a cette chose extraordinaire :
les médias. En 1963, dans son texte
sur les communications sociales,
l'Eglise est déjà heureuse, à l'époque,
de cette richesse. Mgr Macaire nous
pousse encore dans une réflexion
plus profonde sur cette question qui
s'inscrit dans les actes de charité que
nous devons accomplir en tant que
chrétien : "Un seul acte de charité,
dit l'Ecriture, couvre une multitude
de péchés ; la perfection de notre vie
est de poser des actes de charité. La
plupart des communicants que j'ai
rencontré sont des artisans de paix…
Travailler, être un communicant, est
un acte de charité extraordinaire…
heureux les artisans de paix, si la
plupart des communicants sont des
artisans de paix. Faire œuvre de
communication, dans cette année
de jubilé de la miséricorde, c'est
travailler à gagner le ciel. C'est
une grâce immense. "Heureux les
artisans de paix…"
- L'Amour
L'amour est communication. La
communication a le pouvoir de
ramener la paix. Le pape François
souligne à quel point la communi-
cation est capitale dans cette Année
de la miséricorde. Si notre cœur
et nos gestes sont animés par la
charité, par l'amour divin, notre
communication sera porteuse de
la force de Dieu.
Notre archevêque, pour finir, lance
un appel à tous : "L'Amour est
extatique et demande à sortir, il en
de même pour la communication.
J'ai appelé à des réconciliations
au sein de notre peuple, je vous
appelle tous à travailler pour ces
réconciliations : celle avec notre
passé, la réconciliation entre les
hommes et les femmes, entre les
différentes composantes de notre
peuple… Créer les ponts c'est un
travail de chacun d'entre nous, dans
le milieu du travail entre l'employeur
et l'employé… la communication a de belles choses à faire. Je vous appelle à
travailler à ces réconciliations… Notre
bateau martiniquais peut affronter
les orages de ce monde, je le crois
sincèrement. La communication c'est
aussi l'accès personnel, je rencontre
beaucoup de monde et avec tous
ces hommes de toutes conditions
de notre pays, on a les moyens de
nourrir cette désespérance qu'il y a
dans notre pays. Et ici, avec cette
croix qui ouvre sur l'horizon, pour
aller vers le grand large, il faut passer
par la croix. La Martinique a besoin
de communicants qui passent et
travaillent communément à ces
réconciliations."
Il conclut ce forum en remerciant
tous ces médias qui l'accompagnent
depuis son ordination : "merci,
pour votre travail ! C'est grâce à
chacun d'entre vous, ce n'est pas
Macaire qui est important, c'est
le message de l'Evangile. C'est un
droit de l'Homme de connaitre
l'Evangile pour les chrétiens et les
non chrétiens. Il en fait ce qu'il veut,
un peu, beaucoup, passionnément,
à la folie… quoiqu'il en soit, le Christ
est donné".
Ce jubilé s’est terminé par un
déjeuner entre les représentants des
médias et l’archevêque. L’occasion
de faire connaissance et de créer
des liens. La paroisse de Tartane a
remplit son rôle d’hôte du jour avec
brio. Une mention spéciale pour son
accueil si chaleureux !
Maeva Celeste Saint Lebe n
Page 13
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
13
Le témoignage des médias …
Rebecca, journaliste web ATV
Notre rédactrice en chef a voulu qu'une
équipe soit présente tout au long de
la journée. Il est rare que je sois sur
le terrain, mais pour l'occasion, c'est
la première fois que cela se fait en
Martinique, je suis heureuse d'être
présente dans le cadre de mes fonctions,
mais surtout en tant que chrétienne, et
d'assister à cet évènement proposé par
Monseigneur David Macaire. Cela fait
plaisir de voir que l'évêque pense à nous.
Le père Zonzon, vicaire de Trinité
Tous les automobilistes connaissent la paroisse de Saint Christophe, j'au\
rais voulu que les
communicants sachent que leur saint patron c'est Saint François de Sa\
les et que l'église
se trouve à Tartane. J'espère que ce jubilé donnera un coup d'accélérateu\
r dans ce sens.
Le service de communication et multimédia diocésain en prière a\
vant la messe.
Toute l'équipe fut à pied d'œuvre pour que la retransmission du \
jubilé des médias se fasse en
radio et sur le net, dans les meilleures conditions possibles pour les f\
idèles. Un grand bravo à cette
belle équipe dévouée et chaleureuse.
Audrey, journaliste KMT
On m'a choisie pour couvrir cet évènement et j'avoue que c'est
la première fois que j'assistais à la messe de Monseigneur
Macaire…. et pour une première, je suis vraiment très
heureuse. J'ai aimé son humour, sa façon de s'exprimer et de
s'adresser aux personnes présentes. C'est chaleureux et ça
donne envie d'aller à la messe. Ce qui m'a marquée durant
l'homélie, c'est qu'il a encouragé à communiquer la Bonne
nouvelle à travers les médias Whatsapp, Facebook mais aussi
les médias audiovisuels… Je pense que c'est une bonne chose
ce jubilé car il se rapproche des gens. Il est proche de la
population, et de nombreux prêtres devraient faire de même…
Vient de
paraître Pour une théologie
de la communication
La théologie scrute le mystère de Dieu, mais comme personne ne l’a jamais
vu, c’est à travers la Révélation biblique et la création que l’homme s’élève
vers Lui. La théologie consiste à regarder le monde avec les yeux de Dieu.
La théologie de la communication aborde la foi en clé de communication.
Comment Dieu communique-t-il ? Pourquoi et comment Dieu va-t-il à la
rencontre de l’homme ? En quoi la communication humaine dit-elle quelque
chose de Dieu ?
Les sciences de la communication sont mises en parallèle avec la Trinité, la christologie,
l’ecclésiologie et la Nouvelle Évangélisation, de manière à mettre en lumière la sagesse divine qui
n’est pas en contradiction avec le savoir humain.
Ordonné prêtre en 1980 à Toulouse, le frère Manuel Rivero, dominicain, docteur en théologie et en
sciences de la communication, enseigne la théologie de la communicati\
on à l’université dominicaine
par Internet « Domuni », et à l’Université Catholique de Madagascar. Il a exercé plusieurs ministères
à Toulouse, Marseille, Nice, Haïti et La Réunion : aumônier d’université, délégué épiscopal à la
communication, délégué épiscopal à l’Enseignement cath\
olique, aumônier de prison… Il est vice-
postulateur de la cause de béatification du père Lagrange, fondateur de l’École biblique de Jérusalem.
Manuel Rivero, Parole et silence 2016
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
La théologie scrute le mystère de Dieu, mais comme personne ne l’a jamais
vu, c’est à travers la Révélation biblique et la création que l’homme s’élève
vers Lui. La théologie consiste à regarder le monde avec les yeux de Dieu.
Les sciences de la communication sont mises en parallèle avec la Trinité, la christologie,
l’ecclésiologie et la Nouvelle Évangélisation, de manière à mettre en lumière la sagesse divine qui
Page 14
A
près le mot de bienvenue,
le père Henderson, l’un des
prêtres référents de
Bèlè
Légliz
, présente le déroulement
de la rencontre.
Notre évêque est d’abord invité à
prendre part à un temps d’action de
grâce, à la manière Bèlè Légliz ,
avec textes bibliques, prières et
chants en créole, accompagnés du
ti-bois, du tambour et de la conque
de lambi.
Le père Henderson introduit la
deuxième partie de la soirée en
rappelant que Bèlè Légliz fête ses
dix ans, et que c’est un laboratoire,
car au sein des équipes se fait un
travail de recherche, de traduction
de l’Evangile en créole, et de sa mise en scène, d’adaptation des
chants, des danses avec l’aide
d’artistes de la culture bèlè.
Mgr David signale qu’il a déjà un
peu discuté du
bèlè Légliz avec
certaines personnes, qu’il a aussi
écouté les CD, mais qu’il désire
savoir ce que les membres portent
dans leur cœur et ce qu’ils espèrent
apporter aux autres et à l’Eglise.
A travers les différents
témoignages, il ressort que le
bèlè Légliz est une des formes
d’expression de la foi des chrétiens
catholiques, à laquelle on peut
adhérer ; qu’il permet, à travers
l’inculturation, de véhiculer des
valeurs humaines communes à la
culture bèlè et à la foi de l’Eglise ;
que c’est un outil d’évangélisation
de la culture, des mentalités, et
qu’il conduit à la réconciliation
de l’homme avec ses origines et
son histoire.
L’évêque rappelle que, dans sa
lettre pastorale, il invite à briser les
cercles vicieux et infernaux par de
GRANDES RÉCONCILIATIONS,
et à rompre les liens négatifs
qui pourraient encore subsister
entre nous et nos ancêtres. Il
conclut en disant que Bèlè Légliz
nous comblera au-delà de nos
espérances, en cette année de la
Miséricorde, où des fruits inespérés
se feront jour.
Léa Joly n
Mgr David Macaire,
à la rencontre du
Mouvement Bèlè Légliz
Le jeudi 14 janvier 2016, Mgr Macaire a rencontré les équipes Bèlè Légliz de la
Martinique, dans les locaux du presbytère de Fort-de-France ; étaient présentes
les équipes de Josseaud, Lamentin, Lorrain, Marigot, Cathédrale, M\
orne-des-
Esses, Anses d’Arlets, et Trois Ilets.
Vie du diocèse
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
14
Page 15
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
15
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
1515
Quelques moments clés de la rencontre...
Page 16
Vie du diocèse
Le Concile Vatican II a valorisé le mode d’une « Eglise Peuple de Dieu », une
Eglise de communion afin de permettre aux baptisés de vivre « l’Eglise Famille
de Dieu », en développant les liens profonds qui conduisent les chrétie\
ns à vivre
en frères et sœurs en Jésus Christ. Dans cette même optique,\
le pape François
nous invite à entrer dans la « Nouvelle Evangélisation », c’est‐à‐dire à « sortir
du centre pour aller à la rencontre de la périphérie ».
Les Petites Communautés Ecclésiales (P.C.E)
A
ussi, notre Archevêque,
Mgr David Macaire, aime-
rait que le diocèse de la
Martinique réponde à ce souhait
du pape François. A l’occasion de
sa visite pastorale à la paroisse
Sainte-Rose-de-Lima du Robert, qui
compte une quinzaine de Petites
Communautés Ecclésiale, Mgr David
Macaire a été frappé par ce qui lui
a été dit sur la vie de ces dernières.
Qu’est-ce qu’une Petite
Communauté Ecclésiale ?
C’est une petite Eglise de quartier,
c’est-à-dire une réponse à l’ordre
que Jésus lui-même a donné aux
apôtres : Allez donc enseigner
toutes les nations, baptisez-les au
nom du Père, du Fils et du Saint
Esprit. Apprenez-leur à observer
tout ce que je vous ai prescrit. Et
voici que Je suis avec vous tous les
jours, jusqu’à la fin du monde (Mat.
28,19‐20).
Les Petites Communautés Ecclésiales
constituent des cadres appropriés
où les chrétiens peuvent se retrouver
en petits groupes régulièrement,
pour partager la Parole, prier et se
soutenir mutuellement, à l’exemple
de la première communauté
chrétienne décrite au chapitre 2
du livre des Actes des Apôtres. Ce
sont de petites Eglises de quartier
permettant le regroupement autour
de valeurs fortes, des chrétiens
souhaitant être au service de leurs
frères. Elles ont pour vocation
de véhiculer le message de paix,
d’amour et de partage de notre
Seigneur Jésus-Christ, et d’apporter
aide et secours à nos frères et sœurs
rencontrant des difficultés. Elles se
composent de tout baptisé qui
accepte de vivre pleinement sa foi
pour témoigner que l’Eglise de Jésus
Christ est la vraie Eglise, et qu’elle
est bien vivante. On y trouve donc
toutes les activités existant sur la
paroisse : évangélisation, groupes
de prières, de rosaire, de partage
de la parole, catéchisme, chorale,
scouts, guides, jeunesse mariale,
groupes chargés de visiter les
malades et les personnes isolées.
Lorsqu’elles se réunissent, c’est
une manifestation de l’Eglise toute
entière. Par l’unité qu’elles vivent,
les Petites Communautés Ecclésiales
attestent de la présence de Dieu. Ces
unités permettent aux chrétiens de
faire corps avec le Christ et avec leurs
frères et sœurs.
Pourquoi les Petites
Communautés Ecclésiales ?
Raison pratique :
Eviter que la communauté
paroissiale, devenue trop importante
en nombre, ne favorise l’anonymat
et la passivité des baptisés.
Raison sociologique :
Offrir à tous les chrétiens d’un même
quartier la possibilité de vivre une
foi vivante, concrète, réelle, en
permettant à des personnes de
milieux sociaux différents de se
rencontrer, de se connaître, de
réfléchir, partager et agir ensemble
pour enfin s’estimer et s’aimer.
Raison théologique :
La communauté de quartier permet
de mieux voir l’Eglise présente en
ce lieu.
Elle permet ainsi de revaloriser
les personnes et d’abord les plus
pauvres au sens de l’évangile.
L’Eglise apparaît là, ce qu’elle est
vraiment : Communion, service,
témoignage.
L’objectif pour chaque communauté
étant de mesurer le chemin à
parcourir, le travail à faire, afin de
parvenir aux mêmes fidélités que les
Eglises primitives, c’est‐à‐dire : fidélité
à l’enseignement des Apôtres, à la
communion fraternelle, à la fraction
du pain, à la prière, à la mission.
Dans le diocèse, des expériences à
peu près similaires ont été initiées par
d’autres paroisses, sous l’appellation
de Petite Communauté de quartier
ou comité de quartier. Devant ce
constat positif, notre Archevêque a
émis le souhait d’étendre les Petites
Communautés ecclésiales à toutes les
paroisses du diocèse, et m’a délégué
pour cette tâche. Alors, prions le
Seigneur et œuvrons ensemble pour
que ce projet devienne une vraie
réalité dans la vie de notre diocèse.
Père Joseph-Pérald Rémy, C.S.Sp
Délégué épiscopal auprès des Petites Communautés Ecclésiales
n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
16
Page 17
La liberté de pensée sur
les bancs de l’Université
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
1717
L
e sujet qui a été traité
par Mgr Macaire, est une
citation du pape François,
prononcée après l’attentat contre
Charlie Hebdo , du 7 janvier 2015 :
La liberté de pensée n’autorise
pas à insulter la foi de l’autre.
La question posée est clairement
la limite de la liberté de pensée,
ainsi que ses rapports avec la
liberté de religion. Le fait est
que quand on évoque la liberté
de religion, certains brandissent
l’étendard de la laïcité. La laïcité
est devenue, pour eux, une notion
bien souvent étrangère à l’esprit
et à la lettre de la loi de 1905.
En effet, la laïcité conçue par la loi
de 1905, repose sur trois principes
fondamentaux :
➊ l’Etat ne tire plus sa légitimité
d’une transcendance religieuse.
L’Etat et les religions, s’administrent
librement.
❷
l’Etat ne doit imposer ni favoriser
aucune religion.
❸ l’Etat garantit à tous les citoyens,
le droit au respect de sa liberté
de conscience et de religion.
Cette laïcité est directement
inspirée de la conception de John
Locke, pour qui, la laïcité permet
à l’Etat de ne pas être soumis à
une transcendance divine, mais
celui-ci doit garantir l’existence
et la cohabitation de multiples
croyances individuelles.
La laïcité de la loi de 1905, est
inclusive, englobante. La religion
relève de la sphère privée, qui doit
être protégée par l’Etat.
Pourtant, depuis un certain temps,
on voit apparaître une conception
de laïcité, qui est exclusive. On
oppose à tort, la liberté religieuse
aux valeurs républicaines, comme
si la liberté religieuse n’était pas
une valeur républicaine.
Alors que la laïcité de la loi de
1905 vise à garantir la liberté de
conscience et de religion, certains
évoquent une laïcité d’exclusion,
qui tend à bannir toute croyance
religieuse : la liberté religieuse
doit laisser place aux valeurs de la
République, dit-on.
Et Vincent Peillon, s’inspirant
directement de la notion de
religion civile, définit par Rousseau
dans le « contrat social », n’hésite
pas à écrire qu’il revendique une
laïcité-religion : une religion de
substitution qui arrive à inscrire,
jusque dans les mœurs, les cœurs,
la chair, les valeurs et l’esprit
républicains, sans lesquels les
institutions républicaines sont des
corps sans âme… (Une religion
pour la république : la foi laïque
de Ferdinand Buisson – Seuil 2010).
Le moins que l’on puisse dire,
c’est que cette laïcité, n’est pas
un principe d’organisation de
Mgr David Macaire a été invité, le vendredi 15 janvier 2016, à diriger une
réflexion éthique, philosophique, sociologique, et même ontolog\
ique, puisqu’elle
porte sur les Droits fondamentaux de la personne humaine appelée à vi\
vre en
société, à la Faculté de Droit de la Martinique, amphithéâtre Frantz Fanon.
Page 18
Vie du diocèse
l’Etat, mais une intrusion dogmatique et
autoritaire dans la liberté de conscience
et de religion garantie par la Convention
européenne des Droits de l’Homme.
C’est pourquoi, Jean-Marie Rouart, de
l’Académie française, dans son article
publié dans Paris Match du 20 au 28 janvier
2015, intitulé : Peut-on porter aux nues la
liberté d’expression, sans égard pour ses
conséquences ?
a écrit :
Il y a un risque à transformer la laïcité
en véritable religion laïque, avec ses
fanatiques, ses jusqu’auboutistes. Ceux
que le géopoliticie, Dominique Moïsi,
qualifie justement de bolchéviques de
la liberté d’expression, et qui, par leur
intolérance, peuvent faire le jeu des
islamistes violents ».
Nous voilà au cœur du sujet : l’équilibre
entre la liberté d’expression et la liberté
religieuse.
La Convention Européenne des Droits de
l’Homme a, pour sa part, fixé les règles :
- l’article 9 garantit la liberté de pensée,
de conscience, et de religion ;
- l’article 10 garantit la liberté d’expression,
qui comprend la liberté d’opinion et de
communication.
L’alinéa 2 de l’article 10, précise que
l’exercice de la liberté d’expression,
d’opinion, et de communication, comporte
des devoirs et des responsabilités,
notamment, le respect des autres droits
garantis par la Constitution.
Raymond Auteville, Ancien Bâtonnier n
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
18
vous invite à la conférence sur :
"L’influence de la musique dans notre société" Le samedi 20 février 2016, de 9h à 11h30
À l’amphithéâtre Michel Louis sur le campus de Schœlcher.
avec la participation de : Steve Gadet (chanteur de hip-hop, universitaire, écrivain) Olivier Lucenay (prêtre, chanteur de dance-hall, artiste)
Plus d’informations : Tél : 0696321362 — 0696314317 - 0596794755
L’AUMÔNERIE CATHOLIQUE UNIVERSITAIRE ACU Communiqué
Maëva, 28 ans
Cette conférence animée par Mgr Macaire était un vrai délice\
intellectuel.
Malgré sa position délicate, face à une assemblée de juristes,
Mgr Macaire a proposé un raisonnement pertinent de la
maxime du pape François « La liberté d’expression n’autorise
pas à insulter la foi d’autrui ».
En résumé, il démontre qu’à chaque fois qu’on touche a\
u
sacré, on crée une violence. Or, la foi étant quelque chose
de sacré, s’attaquer à la foi d’autrui crée une violence \
chez
lui et peut dès lors le blesser.
Page 19
Questionnaire de carême
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
1919
Montrer le visage miséricordieux
du Père
Texte : Luc 13,1-9
A l’époque de Jésus, une vieille croyance (dite de la rétribution), voit dans la souffrance une punition
du péché. Ainsi, en apercevant un aveugle-né, les disciples demandent à Jésus qui est coupable, lui ou
ses parents. Cette mentalité archaïque, qui fait de Dieu un dieu vengeur et injuste, resurgit souvent
dans nos mentalités contemporaines : « Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour qu’il m’arrive
pareil malheur ? »
Jésus ouvre une brèche inusitée dans le scandale de la souffrance. S’appuyant sur deux faits historiques,
il commence par affirmer que les victimes innocentes ne sont pas plus pécheresses que tout le peuple.
Puis il appelle à la conversion, passant d’un péril de mort à un autre, la mort surprenante, non préparée.
Il faut voir dans ces paroles de Jésus, qui peuvent nous paraître déroutantes, non une menace mais un
avertissement. Oui, Dieu appelle l’homme à la liberté, mais que cette liberté ne soit pas un prétexte
pour faire n’importe quoi, comme le rappelle Saint Paul. Dieu est patient avec nous, comme le vigneron
qui laisse sa chance au figuier stérile. Pour qu’à l’heure de notre passage vers le Père, quelle que soit
sa forme (accident ou longue maladie), notre coeur soit suffisamment ouvert pour ne pas être pris au
dépourvu.
Réflexions
Suis-je prêt ?
Œuvres de Miséricorde
Corporelle :
Ensevelir les morts.
Spirituelle :
Prier Dieu pour les vivants et les morts
B.A.
• J’aurai à coeur de prier pour les mourants et les victimes de morts violentes.
• Rendre visite ou appeler quelqu’un qui souffre d’un deuil survenu subitement.
• Mettre une pièce dans le tronc des âmes de ma paroisse, si je n’en ai pas l’habitude.
S emaine du 28 février au 5 mar S 2016
Le figuier desséché
Dépasser la dureté du cœur
Accueillir la Parole de Dieu et laisser place à l’Esprit.
Objectif :
Porter un fruit de conversion véritable et durable
Page 20
Questionnaire de carême
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
20
Texte : Luc 15,1-32
Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de la miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité et
de paix. Elle est la condition de notre salut. Miséricorde est le mot qui révèle le mystère de la Sainte Trinité.
La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. La miséricorde, c’est
la loi fondamentale qui habite le coeur de chacun lorsqu’il jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre
sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son coeur
à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché.
3. Il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante, à fixer notre regard sur la
miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu
ce Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde, comme un temps favorable pour l’Église, afin que le témoignage
rendu par les croyants soit plus fort et plus efficace.
Pape François, Misericordiae Vultus, 2-3
Réflexions
• Pourquoi est-il si difficile de pardonner ?
• Qu’est-ce qui est plus facile pour moi : pardonner ou être pardonné ?
• Ai-je peur de me confesser ?
• Pourquoi se confesser à un prêtre ?
• Dans les paraboles de la miséricorde, il y a toujours une fête à la fin, comment rendre présente cette
dimension dans notre église, communauté ?
• Comment partager la joie du pardon ?
Œuvres de Miséricorde
Corporelle :
Visiter les malades ; visiter les prisonniers.
Spirituelle :
• Pardonner les offenses ;
• supporter les personnes ennuyeuses.
B.A.
Cette semaine : faire miséricorde. Me réconcilier avec quelqu’un…
Prendre un catéchumène en prière à l’approche des baptêmes de Pâques (les paroisses veilleront à
communiquer les prénoms des futurs baptisés adultes).
S emaine du 6 – 12 marS 2016
La parabole du Père miséricordieux
Sommet de ce carême jubilaire :
reconnaître Dieu comme Père bon et généreux en pardon. L’amour accueille à bras ouverts tous les enfants
qui se repentent.
Page 21
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
21
S
ouvent des fidèles catho-
liques se demandent : Que
faire pour le Carême ?
Le Carême est un temps d’entraî-
nement pour vivre davantage en
chrétien et se préparer à célébrer
bientôt Pâques, avec un cœur bien
disposé. Le programme, nous le
connaissons depuis longtemps :
prier, jeûner et partager. Mais
chaque fois nous pouvons l’accom -
plir différemment.
Le cardinal Danneels donne
10 conseils pratiques à titre
d’exemple ». Il y ajoute cependant,
tel un avertissement : Ci-joint dix
règles pour un bon Carême. Mais
elles ne signifient rien, si elles ne
nous rapprochent pas de Dieu
et des hommes. Ou si elles nous
rendent tristes. Ce temps doit
nous rendre plus légers et plus
joyeux.
➊ Prie. Chaque matin, le Notre
Père
et chaque soir le Je vous
salue Marie
➋
Cherche dans l’Evangile du
dimanche, une petite phrase
que tu pourras méditer toute
la semaine.
➌ Chaque fois que tu achètes un
objet dont tu n’as pas besoin
pour vivre, donne aussi quelque
chose aux pauvres ou à une
œuvre. Offre-leur un petit
pourcentage. La surabondance
demande à être partagée.
➍ Fais chaque jour quelque chose
de bien pour quelqu’un, avant
qu’il ne te le demande.
➎
Lorsque quelqu’un te tient un
propos désagréable, n’imagine
pas que tu dois aussitôt lui
rendre la pareille. Cela ne
rétablit pas l’équilibre. En fait,
tu tombes dans l’engrenage.
Tais-toi plutôt une minute et
la roue s’arrêtera.
➏ Si tu zappes depuis un quart
d’heure sans succès, coupe la
TV et prends un livre. Ou parle
avec ceux qui habitent avec
toi : il vaut mieux zapper entre
humains et cela marche sans
télécommande.
➐ Durant le Carême, quitte
toujours la table avec une
petite faim. Une personne sur
trois souffre d’obésité.
➑ ‘Par-donner’est le superlatif
de donner.
➒
Tu as déjà si souvent promis
d’appeler quelqu’un par
téléphone ou de lui rendre
visite. Fais-le finalement.
➓ Ne te laisse pas toujours
prendre aux publicités qui
affichent une réduction. Cela
coûte en effet 30 % moins cher.
Mais ton armoire à vêtements
bombe et déborde également
de 30 %.
Source : http://fr.zenit.org/ n
Dossier : Jeûne, partage, prière…
Quelle est ta recette pour faire un bon carême ?
Le carême :
Un temps d’entraînement pour vivre
davantage en chrétien
Les dix conseils pour un bon Carême
Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine \
pas que tu dois
aussitôt lui rendre la pareille : le cardinal Godfried Danneels, archevêque de
Malines-Bruxelles, explique pourquoi ce conseil (parmi neuf autres), p\
our vivre
un carême authentique et non moins intéressant.
Page 22
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
22
Dossier : Jeûne, partage, prière…
Quelle est ta recette pour faire un bon carême ?
Témoignages…
Maëlys Clem, 22 ans, le Lamentin
Pour entrer dans ce chemin qu’est le carême, je commence par me re\
tirer de toute l’agitation qui a
régi ma vie depuis le carême précédent. Cela peut être lo\
rs d’une retraite silencieuse dans un lieu qui
s’y prête, au monastère par exemple, à la campagne ou encore en forêt.
Ce qui importe pour moi, c’est le silence. Il me faut quelques heures pour m’y habituer ; cela fait
partie de ce chemin que je vais suivre jusqu’à pâques pour me rapprocher de Dieu et de mes frèr\
es,
et entendre le souffle de l’Esprit.
Puis quand je suis prête, je rentre dans la prière et le jeûne. C’est étonnant comment une journée entière
de jeûne total et de prière peut vous faire voir les choses plus sereinement. J’ai l’impression que mon
âme est devenue miséricorde et que la compassion et la charité envers les autres fleurissent sur chacun
des pas que je fais sur ce chemin de carême. Je demande à l’Esprit Saint de m’\
éclairer et de me montrer
le chemin à suivre pour plaire à mon Dieu, le Dieu de Jésus Christ. Après ce temps, je sais qu’il me
faudra suivre un autre chemin : celui de l’humilité pour reconnaître mes torts et les réparer. Mais c’est
un chemin que j’emprunte joyeusement parce qu’au bout, il y a la rencontre avec une personne, Jésus.
Voilà comment je vis le carême depuis deux ans. Une véritable et\
profonde conversion personnelle,
pour me réconcilier avec Dieu et m’éloigner du mal.
Sonia Achille, Trois-Ilets
Le carême est pour moi une période de retrouvailles avec moi-même et avec Dieu.
J’observe des moments de silence (sans télé, sans radio…), de jeûn\
e (le mercredi et le vendredi), et
participe également aux sermons de carême sur ma paroisse.
Je privilégie la prière et la lecture quotidienne de la Bible. Pour le c\
arême 2016, je souhaite lutter
également contre le gaspillage en aidant les nécessiteux, et avoir une attitude nouvelle vis-à-vis de
mon prochain.
Rodrigue, 26 ans , le Lamentin
Je vais participer à une récollection de carême. C’est la premiè\
re fois et je fais confiance au Seigneur
pour que ça se passe bien, et que ça me permette de le rencontrer \
dans les autres participants. Un
ami m’invite à venir prier avec son groupe le mercredi soir, j’ai décidé, cette année, de le faire pour
la première fois également. Et j’ai pris la décision d’aller rendre visite à ma grand-mère une fois par
semaine (au lieu d’une fois par an). C’est ma recette et je n’\
attends d’elle qu’une seule chose : trouver
le Seigneur.
Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\
evue (n° 518) :
Se confesser, une épreuve ou une grâce ?
Vos témoignages profiteront à tous. Nous les attendons, pour le 17 février 2016 au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr
N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo.
Les dossiers de la revue Eglise en Martinique
Page 23
ÉGLISE EN MARTINIQUE
du 14 février 2016/n°517
23
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
Medias
99.5 – 101.3 et 105,3 mHz
Site internet : www.radiosaintlouis.com
Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de FranceTél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05
Courriel : contact@radiosaintlouis.com
L’Evangile par-dessus les toits
34 ans à votre service : 1982-2016
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut
se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
Dimanche 21 février 2016
La Médaille miraculeuse
(Titre provisoire)
Ils sont des milliers à venir du monde entier pour se rendre à la chapelle de la médaille miraculeuse, rue du Bac,
au cœur de Paris ; parmi ces pèlerins, de très nombreux catholiques d’Outre-mer. Pourquoi sont-ils si nombreux
à se déplacer ? Quelle est l’histoire de cette médaille et qu’y a-t-il de particulier dans cette dévotion ? Cette
semaine,
Dieu m’est témoin cherche à comprendre pourquoi les catholiques d’Outre-mer aiment tant cette
médaille ?
Dimanche 28 février 2016
Seul pour Dieu
(Titre provisoire)
Si St Paul encourageait le célibat pour préserver du temps à la prière, qu’en est-il aujourd’hui ? Alors que le
pape François s’interroge sur la possibilité d’ordonner des hommes mariés, la discipline de l’Église peut-elle
changer à ce sujet, et le doit-elle d’ailleurs ? Le célibat des prêtres est-il un dogme, une simple règle ou une
tradition profondément ancrée dans l’identité catholique ? Pourquoi nos prêtres ne sont-ils pas mariés comme
dans certaines Églises orientales ? Comment préparer les séminaristes à vivre leur célibat ecclésiastique de
façon heureuse ?
Page 24
Le carême est un petit oiseau dont la prière est le centre, l’offrande une aile, et le jeûne l’autre,
pour nous aider à monter vers le Ciel !
St Augustin
