518 - 24h pour le Seigneur 4 et 5 mars 2016

Page 1

N° 518 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 28 février 2016 4 et 5 MARS 2016 POUR LE SEIGNEUR 4 POUR LE SEIGNEUR 4 POUR LE SEIGNEUR A la Basilique Montmartre de Balata (Fort-de-France) : 24 h de confession non stop , du 4 mars (12 h) au 5 mars (12 h)

Page 2

Editorial C e 3 e dimanche de carême, Jésus nous invite à l’Espérance et à la Conversion… Il nous fait (re)découvrir que le Dieu auquel nous croyons est un Dieu de Miséricorde, et que nous sommes tous appelés à porter du fruit. Quels que soient les éch\ ecs qui nous accablent, il y a toujours une grâce de Dieu qui nous aide à repartir. Croyons donc à l’Amour miséricordieux du Seigneur ! Ainsi, notre dossier, intitulé «Se confesser, une épreuve ou une grâce ? », fait référence à cet amour. Il est introduit par un très bel article qui atteste que «Le sacrement de réconciliation est le\ sacrement de la joie ! Oui, le pardon des péchés est un véritab\ le chemin de joie… ». On devrait être aussi heureux de se confesser que d’aller communie\ r, car c’est une occasion pour Dieu de nous redire son amour inconditionnel ! Eglise en Martinique a compilé pour vous les horaires des célébrations pénitentielles dans toutes les paroisses du diocèse, pour les mois\ de février et mars 2016. Répondons à l’appel du pape François qui nous invite égal\ ement, les 4 et 5 mars, à vivre les «24 heures pour le Seigneur», dans\ la prière et la réconciliation. A cette occasion, dans notre diocèse, la Basilique Montmartre de Balata sera ouverte du vendredi 4 mars (12h) au samedi 5 mars 2016 (12h), pour «24h de Confession». Un rendez-vous à ne pas rater…. Le présent du passé, c'est la mémoire ; le présent de l'aven\ ir, c'est l'attente. (Saint Augustin). Un an déjà ! C’est avec une grande émotion que le 7 mars 201\ 5, nous apprenions la nomination du nouvel évêque de notre diocèse\ , Mgr Macaire. Il devenait alors le 12 e évêque de l’Histoire de l’Eglise catholique martiniquaise. Depuis sa nomination, on peut dire que Mgr Macaire entraîne toute l’Eglise qui est en Martinique dans son élan, l’invitant ainsi à partager sa «calotte»… Un berger accessible qui, avec sé\ rénité, assume la charge que le pape François lui a confiée. Il nous «montre Jésus» en vivant l’Evangile au quotidien, suivant la devise de \ son épiscopat. En ce temps de carême, même si notre chemin de disciples du Seigneur est le plus souvent tortueux, acceptons de nous laisser conduire par Jésus. Rappelons-nous que le Seigneur est tendresse et pitié. Il est infiniment patient. Demandons-lui de nous apprendre à être patients dans nos relations avec nos proches. Justine Lordinot n DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la MartiniqueBoîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr Editorial Mot de l’Evêque • Qui peut communier ? Eglise universelle • Discours du pape François Le confesseur du Jubilé de la miséricorde Agenda de l’Archevêque Vie de la Province ecclésiastique • Evêques et Vicaires Généraux réunis à Cayenne Liturgie • Parole dominicale Année sainte de la Miséricorde • Eglise jubilaire : Basilique Montmartre de Balata • La Vierge pèlerine sur les Paroisses du Prêcheur, Saint Pierre et Fonds Saint-Denis Vie du Diocèse • La messe des malades célébrée au CHU Pierre Zobda-Quitman • Séminaire d’évangélisation Allons à la rencontre de Dieu • Mgr Macaire, 1 an déjà… 7 mars 2015 – 7 mars 2016 • Le Jubilé des fiancés - une première édition tout en simplicité et en joie • Horaires des célébrations pénitentielles Dossier : Se confesser… une grâce ou une épreuve ? • Se confesser : la joie du Père ! • Témoignages Société • Après la dengue, après le chikungunya, voici le Zika en Martinique et dans la Caraibe Médias numéro 518 S ommaire 2 3 4 numéro 518 SS ommaire N° 518 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 28 février 2016 4 et 5 MARS 2016 POUR LE SEIGNEUR 4 POUR LE SEIGNEUR 4 POUR LE SEIGNEUR A la Basilique Montmartre de Balata (Fort-de-France) : 24 h de confession non stop , du 4 mars (12 h) au 5 mars (12 h) 5 6 7 88 10 13 14 15 1616 17 18 19 11 12

Page 3

Nomination Qui peut communier ? O n m’a demandé dernièrement en public, juste avant une messe, quelles sont les situations de vie qui empêchent de communier. Je me suis alors aperçu d’une grave erreur qui court dans l’esprit de bien des fidèles et qui fait beaucoup de tort aux âmes. Certes, après l’annonce de la Bonne Nouvelle du salut universel en Jésus Christ, c’est le rôle des pasteurs d’ins - truire le peuple de Dieu sur le bien et le mal. Il s’agit d’indiquer « le chemin du Ciel » (comme disait saint Jean-Marie Vianney au petit berger qui lui avait montré la route d’Ars). L’enjeu n’est ni plus ni moins que la vie éternelle ou la damnation. On ne rigole pas avec ça ! C’est pourquoi tous ceux qui enseignent et exhortent au nom du Christ doivent annoncer sans compromis et sans lâcheté ce qui conduit à la bénédiction ou à la malédiction, montrer clairement le chemin escarpé qui mène à la vie et dénoncer la route large et spacieuse qui mène à la perdition. Même si cela ne fait pas plaisir, c’est une œuvre de charité que de dénoncer le péché. Cependant, cela ne peut se faire sous la forme d’une liste de péchés associés à une peine : il s’agit d’un vrai enseignement qui doit éclairer la conscience du fidèle, l’encou - rager à la conversion et non l’enfermer dans une impasse. C’est pourquoi, si l’Eglise a le devoir de dénoncer largement le péché et d’enseigner au plus grand nombre à le repérer et à l’éviter, elle ne peut désigner le pécheur que dans un cadre bien précis, fixé par le Seigneur lui- même. Ce cadre, c'est la confession. Lorsque Jésus souffla sur ses apôtres et leur dit : "Recevez l'Esprit Saint ! Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jean 20,22-23), il n’a pas donné un code avec des règles à des - tination de tous les fidèles. Il a institué des ministres chargés d’accompagner leurs frères. Si le Seigneur a pris le risque de confier ce pouvoir extraordinaire à des serviteurs tout aussi pécheurs que les autres hommes, c’est qu’il voulait éviter un danger plus grand encore. Ce danger est celui du jugement, juge - ment d’autrui, mais aussi jugement de soi-même. Jésus a commandé : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés » (Mat 7,1). Il ne veut pas que chacun y aille de son propre petit jugement : la bible d’une main, le catéchisme de l’autre, le code de droit canonique dans une troisième, tout cela baignant dans les grands principes moraux des arrière- grands-parents qui n’ont souvent rien à voir avec le message de Jésus ou les conditions culturelles actuelles. Pour répondre en quelques minutes à la question qu’on me posait, je n’avais pas le temps de me lancer dans un cours de théologie morale, mais je ne pouvais surtout pas donner une liste de situations permises et défendues. 1°) Cela aurait signifié que chacun, seul dans son coin, seul devant une liste, aurait dû se juger lui-même. Mais aucun fidèle, même l’évêque et même le pape, ne peut se juger lui-même (le pape et moi, nous nous confes - sons comme tout le monde à un autre prêtre !). Cela est valable pour chacun… 2°) Ce catalogue « du permis et du défendu » donnerait la possibilité, de l’extérieur et sans discernement, de juger autrui digne ou indigne de com - munion (un peu comme un radar flashe tous les véhicules qui franchissent la vitesse limite, sans savoir s’il s’agit d’un fou du volant ou d’une ambulance menant un mourant aux urgences !). Frères et sœurs, chacun a le devoir d’éclairer sa conscience et d’évaluer sa propre vie face à l’Evangile (cela s’appelle l’examen de conscience) et ensuite de faire de son mieux pour se conformer à la volonté de Dieu. Mais il faut rappeler à tous (ceux qui sont "en règle" comme ceux qui ne le sont pas) que seul le sacrement de confession est le lieu de la réconciliation avec Dieu qui nous rend dignes de recevoir la sainte communion. Ce n’est pas en communiant ou en ne communiant pas que l’on fait ce que Dieu veut, c’est en se confessant ! Il faut, certes, éviter les scandales quand on vit une situation publique ambigüe, mais on peut communier si, et seulement si, dans le secret du confessionnal, le prêtre envoyé pour ça par Dieu nous a jugés suffisamment contrits pour recevoir le pardon de nos péchés. Voilà pourquoi je fais souvent ce communiqué précis avant la com - munion aux messes que je préside : « Pour communier, recevoir le Corps du Christ, je vous rappelle qu’il faut être baptisé, avoir fait sa pre- mière communion, s’être confessé, avoir reçu l’absolution et vivre selon l’Evangile ». Cela suffit comme règle… et concerne tout le monde ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 33 Mot de l’Evêque Par décret de Mgr David Macaire, le père Gérard Nison , prêtre de l’archidiocèse de Sens, a été renommé, avec l’accord de l’Archevêque de Sens, Official de l’archidiocèse de Saint-Pierre et Fort-de-France, à compter du 05 janvier 2016.

Page 4

Eglise universelle ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 4 C hers prêtres, bonsoir ! C’est avec grand plaisir que je vous rencontre avant de vous donner le mandat d’être Missionnaires de la miséricorde. Ce signe revêt une importance particulière, parce qu’il caractérise le Jubilé et permet de vivre, dans toutes les Églises locales, le mystère insondable de la miséricorde du père. Être Missionnaires de la miséricorde est une responsabilité qui vous est confiée, parce que cela vous demande d’être, en personne, témoins de la proximité de Dieu et de sa façon d’aimer. Non pas notre façon, toujours limitée et parfois contradictoire, mais sa façon d’aimer et de pardonner, qui est précisément la miséricorde. Je voudrais vous offrir quelques brèves réflexions, pour que le mandat que vous allez recevoir puisse être accompli de manière cohérente, et comme une aide concrète pour toutes les personnes qui s’approcheront de vous. Avant tout, je désire vous rappeler que, dans ce ministère, vous êtes appelés à exprimer la maternité de l’Église. L’Église est Mère parce qu’elle enfante toujours de nouveaux enfants à la foi ; l’Église est Mère parce qu’elle nourrit la foi ; et l’Église est Mère aussi parce qu’elle offre le pardon de Dieu, ré-enfantant à une vie nouvelle, fruit de la conversion. Nous ne pouvons pas courir le risque qu’un pénitent ne perçoive pas la présence maternelle de l’Église qui l’accueille et qui l’aime. Si cette perception diminuait à cause de notre rigidité, ce serait un grave dommage en premier lieu pour la foi elle-même, parce que cela empêcherait le pénitent de se voir inséré dans le Corps du Christ. En outre, cela limiterait beaucoup son sentiment de faire partie d’une communauté. Au contraire, nous sommes appelés à être l’expression vivante de l’Église qui, comme mère, accueille quiconque s’approche d’elle, sachant qu’à travers elle on est inséré dans le Christ. En entrant au confessionnal, souvenons-nous toujours que c’est le Christ qui accueille, le Christ qui écoute, le Christ qui pardonne et le Christ qui donne la paix. Nous, nous sommes ses ministres : et les premiers, nous avons toujours besoin d’être pardonnés par lui. C’est pourquoi, quel que soit le péché qui soit confessé, ou que la personne n’ose pas dire mais fait comprendre, c’est suffisant, tout missionnaire est appelé à se souvenir de sa propre existence de pécheur et à se situer humblement comme «canal» de la miséricorde de Dieu. Un autre aspect important est de savoir voir le désir de pardon présent dans le cœur du pénitent. C’est un désir qui est le fruit de la grâce et de son action dans la vie des personnes, qui permet d’éprouver la nostalgie de Dieu, de son amour et de sa maison. N’oublions pas qu’il y a précisément ce désir au début de la conversion. Le cœur s’adresse à Dieu en reconnaissant le mal commis, mais dans l’espérance d’obtenir le pardon. Ce désir se fortifie quand on décide dans son cœur de changer de vie et de vouloir ne plus pécher. C’est Discours du pape François Le confesseur du Jubilé de la miséricorde Le pape a reçu en audience, le mardi 9 février, des missionnaires de la miséricorde provenant de tous les continents, auxquels il a conféré, au cours \ de la messe du Mercredi des cendres, le «mandat» de missionnaires de la misé\ ricorde dans le cadre du Jubilé. Il a brossé un portrait du confesseur idéal pour ce Jubilé. Nous reprenons ici un extrait de son discours.

Page 5

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 5 le moment où l’on se confie à la miséricorde de Dieu et où l’on a pleine confiance d’être compris, pardonné et soutenu. Donnons un grand espace à ce désir de Dieu et de son pardon ; faisons-le émerger comme une véritable expression de la grâce de l’Esprit qui provoque à la conversion du cœur. Je voudrais, enfin, rappeler un élément dont on ne parle pas beaucoup, mais qui est pourtant déterminant : la honte. Ce n’est pas facile de se mettre devant un autre homme, même si l’on sait qu’il représente Dieu, et de confesser son péché. On éprouve de la honte soit pour ce que l’on a commis, soit parce qu’on doit le confesser à un autre. La honte est un sentiment intime qui a une incidence dans la vie personnelle et qui exige de la part du confesseur une attitude de respect et d’encouragement (…). Devant nous, il y a une personne « nue », et aussi une personne qui n’ose pas parler, et ne sait pas quoi dire, avec sa faiblesse et ses limites, avec sa honte d’être un pécheur. Et si souvent sans pouvoir le dire. N’oublions pas : devant nous, il n’y a pas le péché, mais le pécheur repenti. Le pécheur qui ne voudrait pas être ainsi mais il ne peut pas… Une personne qui ressent le désir d’être accueillie et pardonnée. Un pécheur qui promet de vouloir ne plus s’éloigner de la maison du Père et qui, avec le peu de force qu’il retrouve, veut tout faire pour vivre en enfant de Dieu. Nous ne sommes donc pas appelés à juger, avec un sentiment de supériorité, comme si nous étions exempts du péché (…). Être confesseur selon le cœur du Christ signifie couvrir le pécheur de la couverture de la miséricorde, pour qu’il n’aie plus honte et qu’il puisse retrouver la joie de sa dignité filiale. Et qu’il puisse savoir où la retrouver. Ce n’est donc pas avec le bâton du jugement que nous réussirons à ramener la brebis perdue dans l’enclos, mais par la sainteté de vie qui est un principe de renouvellement et de réforme dans l’Église. La sainteté se nourrit d’amour et sait prendre sur elle le poids de celui qui est plus faible. Un missionnaire de la miséricorde porte le pécheur sur ses épaules et il le console par la force de sa compassion. Je vous accompagne dans cette aventure missionnaire, en vous donnant comme exemples deux saints ministres du pardon de Dieu, saint Léopold et saint Pio, avec tant d’autres prêtres qui, dans leur vie, ont témoigné de la miséricorde de Dieu. Ils vous aideront. Quand vous sentirez le poids des péchés qui vous seront confessés et la limite de votre personne et de vos paroles, confiez-vous en la force de la miséricorde qui va à la rencontre de tous comme un amour qui ne connaît pas de frontières. Que la Mère de miséricorde vous assiste et vous protège dans ce service si précieux. Que ma bénédiction vous accompagne ; et vous, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Merci. Pape François n Dimanche 28 février : - 8h : Messe paroissiale à De Briant - 11h : Messe pour les Scouts et Guides dans le cadre de la fête de Baden-Powell - 15h : Messe à Emmaüs : Jubilé des parents et amis de détenus - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 1 er mars : Conseil épiscopal Mardi 1 er - mercredi 2 mars : Visite pastorale de la paroisse de Balata Mercredi 2 mars, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 3 mars - vendredi 4 mars : Visite pastorale de l’Ecole Notre-Dame de la Délivrande de Redoute Vendredi 4 - samedi 5 mars : 24h pour Dieu au Sacré-Cœur de Balata Samedi 5 mars, au Sacré-Cœur de Balata : - Rencontre avec les confirmands de Morne-des-Esses - 12h : Messe de clôture des 24h pour Dieu Dimanche 6 mars : - 7h et 9h30 : Messes paroissiales au Sacré-Cœur de Balata - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 8 mars : Conseil épiscopal Mardi 8 - mercredi 9 mars : Visite pastorale de la paroisse du Gros-Morne Mercredi 9 mars, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 10 mars : Vidéo conférence avec les évêques de la Province ecclésiastique Jeudi 10 - vendredi 11 mars : Visite pastorale du collège et du lycée du Séminaire- Collège Sainte-Marie Samedi 12 mars : Enseignement aux catéchumènes du diocèse à la salle paroissiale de Bellevuee Dimanche 13 mars : - 7h et 10h : messes paroissiales au Gros-Morne - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Agenda de l’Archevêque

Page 6

Vie de la Province ecclésiastique Chaque année, les évêques et vicaires généraux de la Prov\ ince ecclésiastique Antilles-Guyane se réunissent pour deux journées de travail, priè\ re et convivialité. Ainsi, Mgr David Macaire et son vicaire général, père Fortuné Gibon, l’évêque de Guadeloupe et le père Serge Cyrille, ont été accueillis fra\ ternellement par Mgr Emmanuel Lafont à Cayenne. La rencontre s’est déroulée les 28 et 29 janvier, au centre spirituel Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus animé par les sœurs de Saint Paul de Chartres. Evêques et Vicaires généraux réunis à Cayenne E lle s’est conclue par une messe concélébrée dans la cathédrale Saint Sauveur de Cayenne, avec la participation d’une belle assemblée avec des Martiniquais et Guadeloupéens vivant en Guyane. Belle occasion pour saluer les évêques et les prêtres. A l’issue de cette célébration, un repas fraternel a été offert par la communauté des sœurs de Saint Joseph de Cluny. Pour ma part, venant pour la deuxième fois en Guyane, j’ai pu réaliser un souhait ancien : le pèlerinage à Mana, à 250 km de Cayenne. Les deux jours qui ont précédé notre réunion, j’ai pu rencontrer les prêtres de Saint Laurent du Maroni et visiter Mana, lieu important pour les sœurs de Cluny, puisque Anne Marie Javouhey a vécu près de dix ans dans ce village, en participant aussi à la libération des esclaves dans les années 1830. Programme intense Dans un premier temps, chaque évêque a pu présenter la vie récente du diocèse, et le lancement de l’Année de la Miséricorde. Notre archevêque, nouveau pasteur de la Martinique, a donné des échos de ses visites pastorales dans les paroisses chaque semaine, comme l’ont déjà fait les deux évêques de Cayenne et de Basse Terre. Puis, de nombreux sujets ont été abordés. Les jeunes avec les prochaines JMJ en Pologne : Plusieurs centaines de jeunes des Antilles-Guyane seront présents à Cracovie fin juillet. Constatation a été faite du bon déroulement des préparatifs de ce grand évènement. Chacun mesure l’importance des JMJ pour les vocations. Aussi, les trois diocèses se réjouissent des jeunes envisageant le sacerdoce ou la vie religieuse. Six jeunes de Guyane et Guadeloupe sont en formation au séminaire d’Aix en Provence. Mgr Macaire a ouvert en septembre dernier un séminaire à l’archevêché de Fort-de-France. Six jeunes réfléchissent et se forment en vue de servir l’Eglise. Un long échange a permis aussi de poser des jalons pour la formation commune de nos futurs prêtres. Plusieurs dossiers ont aussi retenu notre attention : • L’apostolat biblique pastoral (ABP), avec les échos d’une rencontre à Trinidad donnés par Mgr Lafont, coordinateur de cette diffusion de la Parole de Dieu. Nous formons le projet de mettre à la disposition de tous, la Bible, comme cela a été fait en Guyane. • L’aumônerie Antilles-Guyane en France, avec le rendez-vous annuel du 11 Novembre, à Saint Sulpice à Paris. Un prêtre martiniquais, Marcel Crépin, a été envoyé pour développer les contacts, notamment avec les jeunes. • L’officialité régionale est en train de se mettre en place avec des personnels déjà formés ou en formation. • Et aussi les prêtres et les diacres qui ont toujours été au cœur de nos échanges, en envisageant dans l’avenir des rencontres notamment pour les jeunes prêtres. A la suite des synodes sur la famille, du rassemblement régional des familles qui s’est tenu en Guyane en septembre dernier, nous avons aussi abordé ce thème essentiel. Enfin, en marge de nos travaux, nous avons pu avoir un temps d’échange avec les autorités locales : le préfet et le président de la région. Une belle rencontre marquée par la prière commune, la liberté des échanges, et le souci permanent de l’évangélisation de nos Eglises locales. + Mgr Jean-Yves Riocreux n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 6

Page 7

L a P arole D ominicale Dimanche 28 février 2016 Exode 3,1-8a.10.13-15 • Psaume 102 • 1 Corinthiens 10,1-6.10-12 •\ Luc 13, 1-9 3 e Dimanche de Carême - Année C F rères et sœurs, fils et filles bien-aimés de Dieu. En méditant cette liturgie du 3 e dimanche de carême, je me suis dit : «les évènements sont des appels à la conversion» et c’est cette vérité de miséricorde que j’aimerais vous partager. Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres... ? Eh bien non, je vous le dis. Et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Jésus a perçu le sous-entendu de l'information (« Ces victimes sont coupables. Pas nous ») : aussi détrompe-t-il ses interlocuteurs, et il rappelle un autre accident tragique : …Et ces 18 personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non ! Et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière ! On ne peut inférer du malheur d'autrui à sa culpabilité : ce serait une caricature de Dieu (vengeur impitoyable) et une subtile façon de tirer son épingle du jeu (« Cela ne m'est pas arrivé, donc...») Au contraire, Jésus affirme que tous, nous sommes menacés de mort ; pas seulement de la mort corporelle, mais de la mort spirituelle devant Dieu. Si les événements doivent nous apitoyer sur le sort des victimes, ils doivent surtout nous faire réfléchir à notre précarité : nous sommes tous promis tôt ou tard à comparaître devant Dieu ! Un seul remède... à appliquer de toute urgence : SE CONVERTIR, CHANGER TOUT DE SUITE, SE DECIDER SANS ATTENDRE. Et pour se faire comprendre, Jésus invente une parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier et n'en trouva pas ! Il dit à son vigneron : "Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n'en trouve pas. Coupe-le : à quoi bon le laisser épuiser le sol ?". Mais le vigneron lui répondit : "Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir… Sinon tu le couperas. Nous sommes bien loin de la réalité de la vigne, mais il faut savoir que les paysans du pays de Jésus avaient l'habitude de planter un figuier dans un coin de leur vignoble : ce bel arbre, aux larges feuilles brillantes, leur donnait des fruits succulents, et aussi de l'ombre lors des travaux. Cela avait fait naître la comparaison, courante à l'époque : Israël est la Vigne chérie du Seigneur, et le figuier représente le Temple, ce magnifique édifice bâti au cœur du pays, rutilant sous la lumière du soleil, et dans lequel les croyants peuvent se réfugier et s'estimer justes devant Dieu. La parabole de Jésus vise donc le système religieux de son peuple : son apparence est parfaite, il fonctionne avec régularité, mais il ne donne pas les fruits que Dieu attend ! Les pratiquants se rassurent par une piété formelle, des liturgies convenables, une honnêteté de surface. Or, Dieu exige des fruits et Jésus dénonce l’hypocrisie religieuse : le culte n'a pas sa fin en lui-même, mais il doit conduire ses participants à CHANGER DE VIE, A SE CONVERTIR. C’est ce à quoi nous sommes appelés pendant ce temps de carême, il n’y a plus de temps à perdre, Jésus dans sa grande miséricorde, nous donne plus qu’un an, c’est-à-dire cette année, alors convertissons-nous et demandons à Dieu la force nécessaire pour y arriver avec l’aide de sa grâce. P. David Rondof + Curé des paroisses de Fonds-Saint- Denis, Prêcheur et Saint-Pierre n Le culte n'a pas sa fin en lui-même, mais il doit conduire ses participants à changer de vie, à se convertir. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 7

Page 8

Année sainte de la Miséricorde Nous laissons l’imposante Basilique Notre-Dame de la Délivrande pa\ r la route de la trace, puis la route de Balata, pour faire escale dans l’église\ éponyme de cette dite route, à 7 km de Fort-de-France, sur le Morne Savon. Dans les hauteurs verdoyantes de Fort-de-France, elle domine les quartiers proches, avec un mirador d'où l'on peut profiter d’une vue magnifique sur la baie et la vil\ le. Elle offre un spectacle extraordinaire tous les soirs, dès 18h (mise en lumière\ ). Eglise jubilaire : Basilique Montmartre de Balata I l s'agit d'une curiosité archi- tecturale. C'est sans doute l'église la plus connue et visi- tée en Martinique, car elle est une réplique exacte, mais miniature – au 1/5 e pour être précis – de la Basilique Montmartre du Sacré- Cœur à Paris. Sa construction fait suite à l'afflux de réfugiés sur Fort- de-France et ses environs, dans les mois et années qui suivirent l'éruption de la Montagne Pelée et la destruction de Saint-Pierre en 1902. Afin de répondre à la demande des fidèles, Mgr Lequien décida, en 1915, d'édifier une église à cet endroit. La première pierre est posée en 1924, et la construction, confiée à l'architecte français Wuifflef, s'achève le 9 août 1925, soit un an après le début des travaux. Il est décidé que l’église de Balata serait avant tout un hommage rendu à tous les morts de la Première guerre mondiale. L'intérieur respecte les plans du Sacré-Cœur, mais la basilique martiniquaise reste nettement plus sobre que son illustre consœur pour la décoration et la richesse des ornements. Soulignons son dôme byzantin sur lequel se dresse la statue du Sacré-Cœur. L'histoire de la statue du Sacré- Cœur est un vrai miracle, puisqu'elle a échappé à deux incendies. Le traditionnel pèlerinage au Sacré- Cœur de Balata a lieu chaque année à la Fête du Sacré Cœur de Jésus. L’an dernier, pour son premier pèlerinage en temps qu’archevêque, Mgr Macaire a eu la joie de célébrer les 90 ans de cette grande fête diocésaine qui réunit des fidèles de tout le diocèse. Il a également a procédé à l’ouverture de la Porte jubilaire du sanctuaire du Sacré-Cœur de Balata, le samedi 2 janvier 2016, à 17h30, avant de présider la messe de l’Epiphanie. Hormis les pèlerinages qui peuvent être vécus toute l’année durant le jubilé pour passer la Porte sainte du sanctuaire, et la «Nuit des sentinelles» qui y sera lancée fin mars, nous y vivrons les 5 et 6 Mars prochains les «24 H pour Dieu.» Nous continuerons notre découverte des églises jubilaires, en faisant un grand écart plein sud, direction Sainte-Anne avec Notre-Dame de la Salette, avant de terminer comme nous avions commencé par une Cathédrale (Saint-Louis de Fort-de-France). ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 8

Page 9

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 9 Le pape François a encouragé cette initiative dans sa bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde (§17) : L’initiative appelée «24 heures pour le Seigneur», du vendredi et samedi qui précèdent le 4 e dimanche de Carême, doit monter en puissance dans les diocèses. Tant de personnes se sont de nouveau approchées du sacrement de réconciliation, et parmi elles de nombreux jeunes, qui retrouvent ainsi le chemin pour revenir au Seigneur, pour vivre un moment de prière intense, et redécouvrir le sens de leur vie. Avec conviction, remettons au centre le sacrement de la Réconciliation, puisqu’il donne à toucher de nos mains la grandeur de la miséricorde. Pour chaque pénitent, ce sera une source d’une véritable paix intérieure. Inutile de le souligner, pour beaucoup, la démarche vers le sacrement du pardon est une porte difficile à ouvrir. En fait, il y a deux portes à ouvrir dans ce sacrement : celle de la miséricorde de Dieu et celle de notre cœur. Pour ce qui est de Dieu, il ne demande qu’à s’ouvrir à nous. La Parole de Dieu est explicite. Ecoutons-la : LA PAROLE DE DIEU (Livre de l’Apocalypse ch. 3, v. 20) ». Sous le regard de la Parole de Dieu, et avec l’aide de cette phrase du pape François, je prends le temps de contempler la porte du cœur de Dieu par laquelle il nous révèle sa miséricorde : « La miséricorde est le propre de Dieu, dont la toute- puissance consiste justement à faire miséricorde ». Ces paroles de saint Thomas d’Aquin montrent que la miséricorde n’est pas un signe de faiblesse, mais bien l’expression de la toute-puissance de Dieu. (MV 6) Le Pape François écrit : La miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le cœur de chacun (MV 2). C’est le moment d’ouvrir la porte du cœur et d’examiner devant le Seigneur en quoi la miséricorde conduit ou non mes pensées, mes paroles, mes actions. Pour m’aider dans cette démarche, je peux, par exemple, observer en quoi les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles font partie ou non de ma vie (MV 15). J’approche du prêtre pour confesser mes fautes, mais également pour confesser l’amour de Dieu pour moi. Je laisse, en quelque sorte, Jésus entrer chez moi pour me libérer des péchés qui pèsent en moi, ainsi qu’il l’exprime dans l’Evangile selon St Matthieu (Mt 11,28-30) : «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos.» Après avoir reçu le pardon, je laisse la joie et l’action de grâce monter en moi. Je peux reprendre à mon compte le psaume 102 qui chante les bontés de Dieu. Désormais, je suis pardonné. Il me reste, cependant à accomplir la pénitence qui m’aura été demandée par le prêtre. Elle vise à raviver en moi les forces spirituelles altérées par mon propre péché. Père Patrick-Alexis Phanor Délégué épiscopal, Pastorale Sanctuaires n Le pape François a encouragé cette initiative dans sa bulle d’indiction de l’Année Sainte de la Miséricorde (§17) : Sous le regard de la Parole de Dieu, et avec l’aide de cette phrase du pape François, je prends le temps libérer des péchés qui pèsent en moi, ainsi qu’il l’exprime dans l’Evangile selon St Matthieu (Mt Venez donc nombreux du 4 mars (12h) au 5 mars (12h) : « 24h de Confession » non stop, car vous le valez bien.

Page 10

Année sainte de la Miséricorde L’année pastorale est sur le point de démarrer, et comme à l’accoutumée, notre curé, Père David Rondof, réunit chaque conseil pastoral paroissial afin de planifier les différents temps forts à vivre en Paroisse. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 10 C es réunions sont de véritables tremplins où nous planifions des projets pour annoncer l’Évangile à nos frères et sœurs. C’est aussi un temps où notre pasteur nous informe des temps forts diocésains auxquels nous sommes conviés à participer. C’est ainsi que nous apprenons que nous accueillerons l’icône de la Vierge de Miséricorde dans nos paroisses respectives, du 10 au 31 janvier. Un peu comme à l’exemple d’Élisabeth, elle-même, quelle fut grande notre joie de savoir que la Mère de notre Sauveur allait nous visiter en cette année jubilaire de la Miséricorde ! Nous replongeant dans les écritures, tout comme Marie à l’annonce de l’enfantement de sa cousine Élisabeth, nous décidons de passer de paroisses en paroisses, de quartiers en quartiers, de foyers en foyers, à pied avec l’icône. C’est avec une grande joie que nous la transportions, à bras d’hommes, dans la prière et la louange, méditant çà et là le chapelet de la Divine Miséricorde. Les familles étaient certes heureuses d’accueillir l’icône de la Vierge de Miséricorde dans leur foyer, mais elles étaient aussi heureuses de recevoir des frères et sœurs venus prier, louer, échanger autour de la Parole de Dieu, chanter et proclamer les merveilles de Dieu dans nos vies. Pendant ces rencontres, les hommes de nos différentes paroisses ont pleinement occupé la place qui leur revient de plein droit : celle du Père, figure de Miséricorde. Au côté des femmes et des enfants, ils entonnaient les chants, interprétaient les écritures, intercédaient pour notre Berger, les communautés, les familles, les situations difficiles dans le monde… et notre Maman du Ciel n’a cessé tout au long de ce périple de répandre ses grâces, de prendre nos prières et de les confier à son Fils Jésus, d’attirer notre attention sur ce que son Fils attend de nous à travers sa Parole. Nous avons vu s’opérer des guérisons, des libérations spirituelles, des frères et sœurs habités par la peur, désormais s’exprimer. Ce fut un grand moment de bonheur et tout cela pour la plus grande gloire de Dieu ! Amen. n La Vierge pèlerine sur les Paroisses du Prêcheur, Saint-Pierre et Fonds-Saint-Denis

Page 11

P lus de 200 personnes, dont une vingtaine de malades (8 en fauteuil roulant) avaient répondu à l’invitation de l’aumônerie qui, pour l’occasion, avait changé de lieu de la célébration. En effet, la salle de culte s’avérant trop petite pour accueillir autant de public, les organisateurs étaient revenus aux vieux amours, puisque depuis l’année 2009, le patio n’avait pas été utilisé. La célébration eucharistique a débuté à 15h10 par le mot d’accueil de l’aumônier, le Père Jean-Moïse Exantus à qui Mgr Macaire avait laissé le soin de le faire, avant de reprendre la parole pour faire part de sa joie de se retrouver à La Meynard, comme beaucoup disent. Il a indiqué que la visite des malades a joué un grand rôle dans sa décision à devenir prêtre. Il a aussi précisé qu’il lui tardait de venir en visite pastorale dans cet établissement. Dans son homélie, l’archevêque a tenu a salué le travail effectué par le personnel soignant, ainsi que la mission accomplie par les visiteurs de malades. Le Père Lucianno Rinasoa de Schoelcher, ainsi que le diacre permanent Yves Bobi, l’ont accompagné au cours de cette célébration. La chorale de la Pastorale diocésaine de santé, dirigée par Sylvie Legros, a animé la messe avec de très beaux chants, gratifiant même l’assemblée d’un chant de Bèlè Légliz «Gloriyé bondjé», accompagné par deux danseuses en action de grâce. Le temps fort de l’après-midi a été, sans nul doute, le sacrement des malades administré aux personnes qui avaient fait la demande auprès des visiteurs la veille, le mercredi des cendres. Le sacrement des malades est une source de réconfort et de paix qui permet aux malades d’unir leur souffrance à celle de Jésus sur la Croix. Il est signe de tendresse de Dieu pour la personne qui souffre. Le Concile Vatican II a préféré le désigner par l’expression «onction des malades», et a renouvelé sa pratique pour qu’il accompagne vraiment un chrétien malade ou souffrant au long de sa vie, à chaque fois que cela sera jugé nécessaire. L’archevêque a tenu a prodigué lui-même ce sacrement à tous les malades qui se trouvaient dans l’assemblée. Il a effectué la même action pour ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement, et qui sont restés en chambre. Etant une trentaine environ, Monseigneur a partagé la tâche avec le Père Exantus. La célébration s’est déroulée dans une atmosphère conviviale. La collation offerte aux participants a permis à chacun de se sentir en famille, et de commencer le carême sous de bons auspices. Je ne saurai terminer cet article sans transmettre les remerciements de la Pastorale diocésaine de la santé à : la direction du CHUM, la municipalité du Robert, et à David Louri pour le soutien logistique, Sylvie Legros et sa chorale, aux personnes qui ont contribué à la collation, à tous les visiteurs de malades. Yves-Marie Grivalliers n Vie du diocèse La messe des malades célébrée au CHU Pierre Zobda - Quitman ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 11 Le jeudi 11 février 2016, jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes\ et Journée mondiale des malades, devant une assistance composée de personnes hos\ pitalisées au CHU Pierre Zobda-Quitman et de leurs parents, des visiteurs de malade\ s de PZQ et la MFME, du personnel de CHUM, Mgr David Macaire a présidé sa première célébration eucharistique dans cet établissement, en attendant \ celle qui se déroulera, le samedi 27 février 2016, à l’Eglise Saint Laurent du Lamentin\ , à l’attention des malades du diocèse, dans le cadre de l’année jubilaire de la Mi\ séricorde.

Page 12

Vie du diocèse Au seuil du carême 2016, du 8 au 10 février, la Conférence de la Société Saint- Vincent–de-Paul du Lamentin faisait du Hall des Sports de cette ville, un lieu de rassemblement et de ressourcement. Ici, prières, chants et louanges f\ usaient, entrecoupés de temps de silence et de recueillement, pour s’ouvrir\ à la parole de Dieu et la méditer. Séminaire d’évangélisation Allons à la rencontre de Dieu F aire des familles martini- quaises un bijou spirituel de miséricorde et de bénédiction pour le pauvre, tel était le thème retenu pour la 8e édition de ce séminaire spirituel. Ce dernier avait pour ambition de faire prendre conscience aux catholiques martiniquais qu’ils étaient des joyaux rayonnants au sein de leur famille, lieu de blessures, d’amour, de vie et de pardon, mais aussi des bijoux à même d’accueillir le pauvre dans toutes ses misères morales, matérielles, spirituelles et physiques, et de se mettre à son service. Ce pauvre qui n’est autre que leur frère. Notre archevêque, Mgr David Macaire, nous fit l’honneur d’ouvrir la manifestation, nous rappelant que c’est Dieu lui-même qui a convoqué ses enfants en ce lieu. Pendant que chacun de nous était appelé ici, son cœur de pasteur se réjouissait de savoir que dans plusieurs autres lieux du diocèse de la Martinique, des milliers de baptisés se trouvaient réunis pour partager leur foi et louer Dieu. Les pères Yves Samson et Michel Vigneau, tous deux du centre spirituel Régembal du Canada, au cours de leur enseignement relatif au pardon et à la miséricorde, nous ont aidés à approfondir notre foi et à ne pas douter de la présence agissante, rayonnante et miséricordieuse de Dieu dans notre vie quotidienne et au sein de nos familles. Le père Mathieu Malonga du Congo, résidant à Paris, nommé cette année missionnaire de la miséricorde dans les Antilles, avec la verve qu’on lui connaît, a embarqué l’assemblée sur l’avion de la compagnie A.B.M «Air Bonheur Martinique» à destination du ciel, avec comme pilote Jésus, et Marie pour hôtesse. Pour permettre aux passagers d’arriver à bon port, il s’était muni de sa boîte à outils remplie de «clés spirituelles». A l’heure des témoignages, Alain Labonte, lui aussi venu du Canada, nous a expliqué comment il en était arrivé à travailler pour le Seigneur en faisant de sa famille et du centre Régembal un «home». La parole de Dieu étant une et universelle, les prêtres du diocèse, Lémy, Zéclerc, Essengo, Rémy et Percy, ont concélébré les moments d’Eucharistie et d’adoration avec les pères invités. A noter, pour cette édition, la présence des secouristes de la paroisse du Lamentin, formés aux gestes de premiers secours à l’initiative de la Pastorale diocésaine de la santé, et celle de la chorale «Les Forces Vives du Marin» qui, par ses chants, a enflammé le Hall. Une fois de plus, le succès de cette rencontre a été assuré par les nombreux bénévoles venus aider les membres de la Conférence, et par notre fidèle public qui répond chaque année de plus en plus nombreux à l’appel de Dieu. La cellule communication du séminaire : Myriane S, Sylvie S, Jozet B-M. n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 12

Page 13

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 13 Il y 1 an, souvenez-vous, nous découvrions le nom de notre nouvel arc\ hevêque par ce communiqué publié par le Vatican à 12h, heure de Rome : Mgr Macaire, 1 an déjà… 7 mars 2015 – 7 mars 2016 « Cité du Vatican, 7 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P. David Macaire, op, Archevêque de Fort-de-France (superficie 1.080, population 390.371, catholiques 312.296, prêtres 54, diacres 12, religieux 151), en France (La Martinique). L’Évêque élu, né en 1969 à Nanterre (France), a émis ses vœux religieux en 1998 et a été ordonné prêtre en 2001. Jusqu’ici Prieur du couvent de La Ste Baume (France), il succède à Mgr Michel Méranville, dont la renonciation a été acceptée pour limite d’âge. Il a été aumônier de Lycée, professeur de séminaire et a occupé diverses fonctions au sein de son ordre. » A la même heure, 6h en Martinique, Mgr Michel Méranville l’annonçait en direct sur Radio Saint Louis : «Le Pape François, ayant accepté ma démission pour raison d’âge, a nommé le 7 mars 2015, Mgr David Macaire, Archevêque de Saint- Pierre et Fort-de-France. Jusqu’alors, Frère David Macaire, op, était Prieur du Couvent des Dominicains de la Sainte-Baume et Recteur du Sanctuaire dédié à Sainte Marie-Madeleine. » Pour les fidèles martiniquais, c’était la fin d’une longue attente et beaucoup, comme Mgr Gaston Jean-Michel, ont fait part immédiatement de leur grande joie à l’annonce de cette nomination. Mgr David Macaire, douzième évêque de la Martinique, est le troisième Martiniquais à accéder à cette charge après Mgr Maurice Marie-Sainte et Mgr Michel Méranville. Dès 7h, notre nouvel archevêque donnait sa première réaction à radio Saint-Louis, en exprimant ses remerciements envers le Saint- Père pour cette nomination, puis son émotion en annonçant sa première visite en Martinique, en tant qu’archevêque nommé, pour le 10 mars. C’était le début d’une nouvelle page, la douzième, de l’histoire de notre diocèse érigé par le pape Pie IX le 27 septembre 1850, en même temps que les diocèses de la Guadeloupe et de la Réunion. Michel Déglise Conseiller de l’Evêque à la Communication n N° 498 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 15 mars 2015 Le frère David Macaire succède à Mgr Méranville DIOCÈSE DE MARTINIQUE : - le Père Lucianno, pour sa disponibilité et son implication - les chorales : Boutons d'Arc-En-Ciel, la voix de l'Alliance, les Colombes, l'Orchidée - le groupe des animateurs : Roger, Jacqueline, Josette, Joëlle - la sacristine - les musiciens - la sonorisation, pour sa gracieuse contribution - les fidèles qui ont répondu à l'appel (le montant de la quête réalisée vous sera communiqué après contrôle par la trésorière) - Coralie pour avoir accepté d'assurer l'animation, ce fut une réussite. - Radio Saint-Louis, Eglise en Martinique pour avoir relayé l'information - et tous ceux qui de près ou de loin ont apporté leur pierre à l'édifice. Par la suite, nous vous informerons des 4 autres dates de concert de soutien qui se tiendront dans 4 autres paroisses de l'île. A travers le bulletin paroissial, l'Orchidée proposera au Père Lucianno, un communiqué de remerciements adressé aux fidèles. Encore merci ! An pil lanmou ba Jézi ! LA CHORALE L'ORCHIDÉE formule un énorme MERCI à tous ceux qui ont contribué à la r\ éussite de son concert de soutien : Communiqué

Page 14

Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 14 Les 13 et 14 février derniers s’est tenu, au Foyer de l’Espé\ rance, le «Jubilé des fiancés», qui a rassemblé près de 300 couples en cheminement\ vers le sacrement du mariage. Il s’agissait de la première édition de cette manif\ estation voulue par notre Archevêque, Mgr David Macaire. Le Jubilé des fiancés Une première édition tout en simplicité et en joie I l en a tout naturellement confié l’organisation à l’Association des Centres de Préparation au Mariage (ACPM), mouvement diocésain ayant pour vocation principale l’accompagnement des couples désirant vivre le mariage chrétien catholique. Pendant ces deux jours, les nombreux fiancés et quelques couples nouvellement mariés présents (600 personnes) ont pu entendre et connaître «Tout ce qu’il faut savoir avant de se marier». C'est, en effet, le thème retenu par notre archevêque ; tout un programme développé au travers de ses enseignements. Les invités à la table du Jubilé ont pu déguster le menu suivant : - Le OUI de l’engagement, ainsi que les mauvaises raisons de se marier ; - Le mariage, sommet de la maturation de l’Homme ; - Bâtir et entretenir un Amour épanoui et indissoluble ; - L’acte conjugal : la relation sexuelle, un acte de communion du couple. Des enseignements dynamiques et joyeux, pleinement incarnés dans le quotidien de la vie de couple, notre archevêque ayant une grande expérience de l’accompagnement. Une expérience d’autant plus riche et profitable, qu’elle émane non seulement de l’accompagnement, mais également du «service après- vente» assuré après la célébration du mariage, comme il l’a dit lui- même. L’ensemble des invités, tout comme les couples animateurs de l’ACPM, ont alors pu bénéficier de ce copieux et savoureux menu. Outre ces temps d’enseignement, les couples ont également vécu des groupes de partage, ainsi qu’un temps d’atelier autour du pardon, respiration et perfection de l’Amour. Ce rendez-vous, tout en simplicité et en joie, a été clôturé le dimanche par l’Eucharistie célébrée par Mgr David Macaire, et concélébrée par l’aumônier de la pastorale familiale, le père Gabriel Valard. A l’issue de cette belle célébration, tous sont repartis heureux d’avoir pris part à cet événement, comme un «privilège». Plus que la fin, il s’agissait d’un envoi des couples au rythme du chant «Ne rentrez pas chez vous comme avant». Notre Archevêque a promis que cette manifestation serait désormais reconduite chaque année. Un rendez-vous important, afin que les couples chrétiens catholiques soient des signes efficaces de la présence du Christ au cœur de notre société martiniquaise. Ralph Ragoo, ACPM n

Page 15

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 15 Horaires des célébrations pénitentielles Paroisses JourMatin Soir Ajoupa-Bouillon Vendredi 18 mars----------------------- 18h Anses d’Arlet Mardi 08 mars----------------------- 16h-20h Balata Lundi 07 mars ----------------------- 17h Basse-Pointe Mercredi 16 mars----------------------- 18h Bellefontaine Mardi 15 mars----------------------- 17h-20h Bellevue Jeudi 17 mars----------------------- 17h-19h30 Carbet Jeudi 17 mars----------------------- 17h-20h Case-Pilote Mardi 15 mars----------------------- 17h-20h Cathédrale Lundi 14 mars----------------------- 17h Coridon Mercredi 09 mars ----------------------- 17h De Briant Mardi 15 mars ----------------------- 17h Diamant Mardi 1er mars----------------------- 17h-20h Ducos Jeudi 10 mars----------------------- 15h-20h Fonds-Saint-Denis (à Saint-Pierre) Mercredi 16 mars 9h-12h15h-18h François Lundi 07 mars----------------------- 15h-20h Grand-Rivière Vendredi 11 mars----------------------- 18h Gros-Morne Jeudi 17 mars 9h-12h15h-18h Josseaud Vendredi 18 mars----------------------- 17h-20h Lamentin Lundi 29 février----------------------- 15h-20h Lorrain Jeudi 17 mars----------------------- 18h Macouba Jeudi 10 mars----------------------- 18h Marigot Mercredi 09 mars----------------------- 18h Marin Vendredi 18 mars----------------------- 16h-20h Morne-des-Esses Lundi 14 mars----------------------- 15h-18h Morne-Rouge Vendredi 18 mars 9h-12h15h-18h Morne-Vert Jeudi 17 mars----------------------- 17h-20h Prêcheur (à Saint-Pierre) Mercredi 16 mars 9h-12h15h-18h Redoute Mercredi 16 mars----------------------- 17h Régale Jeudi 03 mars----------------------- 17h-20h Rivière-Pilote Mardi 1er mars----------------------- 16h-20h Rivière-Salée (Petit-Bourg) (Grand-Bourg) Vendredi 04 mars Jeudi 17 mars----------------------- ----------------------- 16h-20h 15h-20h Robert Mardi 15 mars 9h-12h15h-18h Sainte-Anne Mardi 08 mars----------------------- 16h-20h Saint-Christophe Mardi 08 mars----------------------- 17h Saint-Esprit Mardi 15 mars----------------------- 15h-20h Saint-Joseph Mardi 08 mars 9h-12h15h-18h Sainte-Luce Vendredi 18 mars----------------------- 17h-20h Sainte-Marie Vendredi 11 mars 9h-12h15h-18h Saint-Pierre Mercredi 16 mars 9h-12h15h-18h Sainte-Thérèse - Emmaüs (à Saint-Christophe) Mardi 08 mars ----------------------- 17h Schœlcher Mercredi 09 mars ----------------------- 17h Tartane Vendredi 18 mars----------------------- 15h-18h Terres-Sainville Lundi 07 mars ----------------------- 17h Trinité Jeudi 10 mars 9h-12h15h-18h Trois-Ilets Vendredi 04 mars----------------------- 16h-20h Vauclin Jeudi 03 mars----------------------- 17h-20h Vert-Pré Vendredi 18 mars----------------------- 15h-18h

Page 16

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 16 Dossier : Se confesser… une grâce ou une épreuve ? Le sacrement de réconciliation est le sacrement de la joie ! Oui, le \ pardon des péchés est un véritable chemin de joie… à condition d\ e comprendre en profondeur ce qu’est réellement ce sacrement Se confesser : la joie du Père ! L a plus grande joie du monde est celle du pardon. Ce n’est pas la plus grande joie sur terre, mais c’est la plus grande joie du ciel : «il y a plus de joie parmi les anges pour un pécheur qui se converti (qui entre dans un confessionnal) que pour quatre-vingt-dix-neuf justes» qui jugent que ce n’est pas encore le moment, que rien ne presse et qu’ils peuvent encore attendre. Mais il faut le reconnaître : le sacrement de Réconciliation est en crise. Cela devient une démarche anxieuse et furtive, et non une rencontre avec le Christ. Et cependant, la Bonne Nouvelle de l’Evangile, le joyeux message que nous sommes chargés d’annoncer au monde, est qu’il existe une rémission des péchés. Le souci, c’est que, dès qu’on évoque le mot même de «péché», l’Evangile semble devenir une «mauvaise nouvelle». En effet, si on annonce un horaire de confession, on est sûr qu’aucun sourire n’illuminera les visages et qu’aucun soulèvement de joie ne sortira de l’assemblée. Nous sommes pécheurs ? Mauvaise nouvelle. Il faut se confesser ? Mauvaise nouvelle. La racine la plus profonde du désespoir du monde moderne, c’est peut-être l’ignorance, le refus de croire à la rémission des péchés. D’ailleurs, avant de parler de rémission, nous voyons bien que nous ne parlons même plus de péché. Regardons simplement les chrétiens se confesser et affirmer par là leur foi en la rémission des péchés : ils ne connaissent plus la joie du Pardon. Ils ne célèbrent plus la Pénitence, ils ne savent pas que l’Eucharistie est le festin des pécheurs pardonnés. Pourtant dans les Evangiles, les confessions se terminent toutes par des banquets :  Zachée (Jésus s’invite chez lui à manger),  Matthieu (qui invite tous ses collègues, tous les pécheurs du coin),  Le fils prodigue (et le veau gras),  Marie-Madeleine (au cours d’un repas et ensuite, elle recevra le Seigneur à sa table). Mais ces mœurs ne semblent plus être les nôtres. On a peu de chance de revenir d’une confession en disant «je suis heureux !». Ce serait le signe qu’ils seraient entrés dans la joie de la Pénitence. Et pourtant, il y a urgence de proclamer au monde qu’il existe une rémission des péchés : cela veut dire qu’il n’y a pas d’échec définitif, de vie ratée, de maux sans remèdes. A partir de chaque faute, de chaque échec, Dieu nous propose un plan de rédemption meilleur que si nous n’avions pas péché. Là où le péché abonde, la grâce surabonde, dit St Paul. Quand Dieu recrée, il y a toujours un saut qualitatif en chaque cœur réconcilié. En confessant ses fautes, en se reconnaissant pécheur, nous mettons en premier la miséricorde de Dieu, nous le laissons agir, et nous passons de la Justice à la Miséricorde. Dieu ne se décourage jamais, il vient nous sortir de toutes nos impasses, de nos refuges où nous nous sommes enfermés. Nous entrerons au ciel comme des pauvres, non parce que nous serons fiers de nous, mais parce que nous serons émerveillés de Lui. Il y a une Béatitude des pécheurs dans l’Evangile, des pécheurs pardonnés bien sûr, mais des pécheurs quand même. C’est pour cela qu’il faut vivre régulièrement le sacrement de confession, non par obligation morale mais parce que c’est un chemin direct vers l’Amour. Pour vivre une confession la plus dynamique possible. Commençons par :  Reconnaître que Dieu a la main dans ma vie : qu’il veut mon bonheur et fait tout pour y arriver (foi en Dieu),  Reconnaître l’œuvre merveilleuse de la créature que je suis, les merveilles de Dieu dans ma vie, malgré mes épreuves. Dans

Page 17

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 17 l’espérance, confesser que, même si on ne sait pas comment, Dieu aura le dernier mot dans ma vie pour mon bonheur (louange et action de grâce),  Reconnaître que seule ma liberté mal utilisée peut faire échec au projet de bonheur de Dieu dans ma vie, dans celle de l’Eglise, dans celle du monde, de toute l’humanité, de toute la Création. Oui, c’est un sacrement difficile, mais si beau car il est chemin de vie, de reconstruction, d’épanouissement. Il enlève toute culpabilité, il ouvre de nouveaux horizons dans ma vie. Il m’aide à entrer dans l’histoire même du salut, dans l’histoire de l’humanité à laquelle j’appartiens, il m’aide à sentir combien je fais partie de l’Eglise sainte, mais toujours appelée à se convertir car elle est composée de personnes pécheurs (dont je fais partie, pierre vivante !). Ce sacrement embrasse aussi toute la fin des temps… Ce sacrement est le prolongement direct du baptême : la pénitence est à situer dans le prolongement du baptême pour restaurer en moi la grâce de mon état de Fils de Dieu que je suis. Père Franz De Boer http://www.paroissedegourdon.fr/ n Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\ evue (n° 519) : La charité donne tout. Que donnes-tu ? Nous attendons vos témoignages (10 lignes maximum), pour le 3 mars 2016 au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique Témoignages… Mamette, Lamentin Pour moi, la confession est une grande grâce : me trouver en présence du Seigneur pour obtenir son pardon pour tout le mal que je lui ai fait ; pouvoir enfin me réconcilier avec lui, car par mes péchés, nous étions séparés. Cet accueil qu'il me fait, cette écoute amoureuse qui me permettent de tout lui dire ; comme tu es merveilleux mon Seigneur !!! C’est vrai que je vais vers ceux que j'ai offensés pour leur demander pardon, mais j'attends avec impatience le jour ou je pourrai me confesser, car c'est grâce à ce sacrement que je vais puiser la force nécessaire pour ne plus refaire ces péchés ; je ne veux plus déplaire à mon Bien-Aimé, c'est trop dur !!! J’ai confiance et mon curé m'aide déjà beaucoup lorsqu'il conclut ses homélies chaque jour, en nous exhortant à aimer notre prochain, à imiter Jésus, à le rencontrer dans tous ceux qui souffrent... C’est une grande grâce, car après chaque confession, je gagne la paix du cœur. Après avoir reçu sa bénédiction et son pardon, je dis toujours : "oh merci Jésus, a\ ide-moi à faire la volonté du Père". Car c’est à un véritable rendez-vous d'amour que le Père m’a conviée, et où il le me restaure dans ma dignité filiale. Goûter à cet Amour, c'est l'aimer davantage !!! Yohan Denis, 26 ans La confession reste pour moi une démarche difficile. Pourtant, je sais que c'est nécessaire et recommandé. La dernière fois que je me suis confessé, j'avais 20 ans... cela fait donc 6 ans. J'en ai presque honte puisque je vais régulièrement à la messe, je prie tous les jours et je ress\ ens souvent le besoin de me dire à Dieu. Je chemine avec ma copine depuis l'année dernière, et pour le carême, nous a\ vons pris la décision d'aller à la confession. Nous avons commencé par "faire abstinence" depuis le mercredi des cendres, et nous comptons tenir bon... au moins jusqu'à Pâques (et qui c'e\ st... peut-être penser à changer notre situation, avec la grâce de Dieu). Notre nouvel Archevêque, Mgr Macaire, nous dit tellement de vérité et est si convaincant dans ses propos qu'on se dit qu'on est dans la logique des choses.

Page 18

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 18 Société Le Zika est un virus transmis par les moustiques du groupe des Aedes (dont l’Aedes aegypti bien connu en Martinique). Ce virus a été détecté pour la première fois en 1947 en Ouganda (un pays de l’Afrique de l’Est) dans la forêt Zika, d’où il tire son nom. Après la dengue, après le chikungunya, voici le Zika en Martinique et dans la Caraibe L a plupart des personnes touchées (près de 80%) ne présentent pas de symptômes. L'évolution est le plus souvent rapidement favorable avec une guérison spontanée. Le traitement est seulement symptomatique. Les signes cliniques le plus souvent associés au zika sont : une éruption cutanée (avec ou sans fièvre modérée), des yeux rouges, la conjonctivite, des douleurs articulaires, des douleurs musculaires, des maux de tête, des gonflements des mains et des pieds. Cependant, au Brésil où une épidémie est en cours depuis 2015, en Nouvelle Calédonie et en Polynésie Française où des épidémies se sont produites en 2014, des complications neurologiques (syndrome de Guillain-Barré), des malformations congénitales (appelées microcéphalies) qui atteignent le fœtus (donc l’enfant qui va naître) sont potentiellement liées à une infection par le virus Zika, et ont été rapportées chez certaines personnes malades de zika. Il faut cependant rappeler que tous les syndromes de Guillain- Barré et toutes les microcéphalies ne sont pas dues au zika. Le zika dans le monde : Jusqu’à une époque récente, des foyers très localisés de zika étaient régulièrement signalés en Afrique et en Asie. En 2014, une épidémie a éclaté dans le Pacifique (notamment en Polynésie française). Le continent américain a déploré ses premiers cas en 2015 au Brésil. Depuis, le nombre de pays atteints dans cette région ne cesse de croître : Guadeloupe, Guyane, Suriname, Paraguay, Colombie, Venezuela, Mexique, Nicaragua… Environ 30 pays de la Caraïbe et de l’Amérique du Sud sont déjà atteints. Situation en Martinique : Comme dans la plupart des pays de la Caraïbe, des cas suspects de zika ont été répertoriés en Martinique au début du mois de décembre dernier ; le 18 décembre, le premier cas autochtone (c’est- à-dire chez une personne qui n’avait pas voyagé) a été identifié dans la commune de Schœlcher. Ces cas ont systématiquement fait l’objet d’interventions du Service de Démoustication/Lutte antivectorielle (un service mixte de la Collectivité Territoriale de Martinique et de l’Agence Régionale de la Santé. Rapidement, la situation s’est dégradée, ce qui a conduit les autorités à déclarer l’épidémie le 20 janvier. A la date du 17 février 2016, on dénombrait déjà 6 050 cas ; la maladie a été confirmée chez 28 femmes enceintes et chez deux personnes atteintes par le syndrome de Guillain-Barré. A ce jour, il n’y a pas de décès lié au zika en Martinique. Comment lutter contre le Zika ? Comme pour la dengue et le chikungunya, il n’y a pas actuellement de vaccin ni de médicament spécifique pour lutter contre le zika. Le meilleur moyen de ne pas contracter le virus est de bien se protéger, et d’appliquer les mêmes gestes de précaution que pour la dengue et le chikungunya, à savoir : • Se protéger en dormant sous moustiquaire et en utilisant des répulsifs, • Eliminer les eaux stagnantes, • Vider les dessous de pots et/ou y mettre du sable, • Changer régulièrement l’eau des fleurs (2 à 3 fois par semaine), • Bien recouvrir les réserves d’eau, • Nettoyer les gouttières…. Il est fortement recommandé aux femmes enceintes de se protéger, par tous les moyens, contre les piqûres de moustiques, et de bien respecter le suivi de leur grossesse. Comme pour la dengue et le chikungunya, la mobilisation de tous les Martiniquais est indispensable pour limiter la propagation de l’épidémie qui sévit actuellement sur toute l’île. Cette épidémie a des conséquences sanitaires et économiques (baisse du nombre de touristes). André Yébakima, Entomologiste médical Centre de Démoustication de la CTM et de l’ARS Martinique n

Page 19

ÉGLISE EN MARTINIQUE du 28 février 2016 / n°518 19 Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr Medias Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 — 101.3 et 105,3 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 Fax : 05 96 71 86 05 Courriel : contact@radiosaintlouis.com Dimanche 6 mars 2016 L’Église, une histoire de femmes La question de la place des femmes dans l’Église s’affirme de plus en plus comme un des grands défis de l’Église. Dieu m’est témoin se rendra en Guadeloupe, à la paroisse du Raizet à la rencontre de ces femmes qui s’investissent énormément dans la vie de la paroisse. Pour faire suite à ce reportage, nous joindrons le père Francky Vilsaint, curé de Baie-Mahaut ; pour lui, il est impératif de faire revenir les hommes dans l’Église. Dimanche 13 mars 2016 Délivre-nous du mal À quoi servent les prières de délivrance? À quel moment devons-nous y recourir ? Et de quoi nous délivrent- elles ? Y a-t’il des prêtres habilités à les prononcer ? Y a-t’il un lien entre la délivrance et l’exorcisme ? Dans quelles situations recourir à un prêtre exorciste ? Que dit l’Église en Outre-mer dans des sociétés historiquement imprégnées de magico-religieux ? Cette semaine, Dieu m’est témoin pose la délicate question de la délivrance du mal dans notre quotidien… Nous serons connectés avec Tony Allaguy Salachy, en Martinique. Psychologue et fervent catholique, il nous parlera de la toute nouvelle cellule d’écoute, mise en place par le diocèse de Fort-de-France, avec un prêtre, une religieuse et un médecin.

Page 20

Nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus-Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Eglise, épouse du Seigneur. Pape François

Numéros précédents