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N° 520 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 27 mars 2016 Mort... à la Mort !

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Editorial J our de fête aujourd’hui, Alléluia ! Christ est vraiment ressusc\ ité, Alléluia ! Mort... à la Mort ! L’espérance chrétienne est donc sans limite ; une espérance qui nous permet de nous engager au service de nos frères, de l’Eglise. Transmettre l’espérance, n’est-ce pas la mission de tout baptisé ? Laissons-nous alors illuminer par la lumière de Pâques ! Dans le cadre de l’Année sainte de la Miséricorde, après la cathédrale de Saint-Pierre, le sanctuaire de Notre-Dame de la Délivrande du Morne-Rouge, le Sacré-Cœur de Balata, Notre- Dame de la Salette de Sainte-Anne, c’est aujourd’hui la Cathédr\ ale Saint-Louis qui nous est présentée dans cette édition. Nous avo\ ns ainsi fait le tour des lieux décrétés par Mgr Macaire comme Portes jubilaires… des lieux accessibles pour faire notre démarche jubilaire. N’hésitons pas : franchissons donc la Porte ! Toujours en lien avec l’Année sainte, du 7 au 13 avril 2016, nous aurons la joie de vénérer, dans notre diocèse, les reliques de Sainte Marguerite-Marie (religieuse du XVII e siècle à qui le Seigneur a révélé son cœur brûlant d’amour pour tous les hommes)\ , et de Saint Claude la Colombière (premier apôtre du Cœur sacré de Jésus). Elles seront exposées dans différents lieux de culte, suivant le calendrier des rencontres communiqué par la Communauté de l’Emmanuel. Par ailleurs, le 3 avril, c’est le Dimanche de la Divine Miséricor\ de. Le Bienheureux pape Jean-Paul II a institué, en l’an 2000, le dimanche après Pâques, Dimanche de la Miséricorde, en répons\ e à la demande du Seigneur à Sainte Faustine : Je désire que la fête de la Miséricorde soit un recours et un refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour, les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâce\ s sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma Miséricorde. Souvenons-nous également que le Dimanche de la Divine Miséricorde de l'année dernière (cette année c'est le 3 Avril), toute la Martinique était en liesse : c’était le jour de l’ordination épiscopale de Mgr David Macaire. Une date qui a marqué les esprits des Martiniquais… une date très chère à notre Archevêque \ qui n’a pas cessé d’appliquer la devise qu’il a choisie pour l’\ occasion : Jesum Ostende - Montre Jésus ! Que la joie de Pâques éclate dans nos cœurs ! Oui Seigneur, nous croyons. Fais de nous des témoins de ton amour. Sainte fête de Pâques à tous ! Justine Lordinot n DIRECTEUR DE LA PUBLICATION P. Luc Philippon, DEI REDACTRICE EN CHEF Justine Lordinot MISE EN PAGE – IMPRESSIONCaraïb Ediprint – Bois Quarré 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique Rue du R.P. Pinchon – 97200 Fort de France Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la MartiniqueBoîte Postale 586 97207 Fort de France Cedex Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr egliseenmartinique@orange.fr Editorial Mot de l’Evêque • « Il faut que quelque chose change ici ! » Eglise universelle • 3 ans de pontificat pour le pape François Liturgie • Parole dominicale Année sainte de la Miséricorde • Eglise jubilaire : La cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France • La Vierge Pèlerine à Grand-Rivière • Dimanche de La Divine Miséricorde Vie du Diocèse • Les reliques de Sainte Marguerite- Marie et Saint Claude La Colombière de passage dans notre diocèse • Visites pastorales de Mgr Macaire : - à la paroisse du Sacré-Cœur de Balata - à la paroisse de De Briant • Messe diocésaine des malades au Lamentin • Les Pères Jésuites, Manuel Grandin et Patrice la Salle, de passage en Martinique Dossier : As-tu déjà rencontré Jésus ressuscité ? • Comment rencontrer Jésus-Christ vivant et ressuscité ? • Témoignages Vers la vie • Sœur Marie-Thérèse Paule Eva Huston Agenda de l’Archevêque Médias numéro 520 S ommaire 2 • « Il faut que quelque chose change ici ! » 3 4 numéro 520 SS ommaire N° 520 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 27 mars 2016 Mort... à la Mort ! 5 6 9 10 15 1616 17 18 18 19 12 14 77 8

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« Il faut que quelque chose change ici ! » C ette phrase est une phrase historique. Elle a été prononcée le 9 mars 1983, ici-même, aux Antilles, par saint Jean-Paul II. Ce jour-là, le Pape était en Haïti. Il était face au président Duvalier, les yeux dans les yeux du dictateur, le cœur dans le cœur d’un peuple pauvre. Il prophétisa avec autorité : « Il faut que quelque chose change ici ! » Trois ans après, la dictature de plusieurs décennies tombait. Aujourd’hui, je reprends cette phrase historique dont la puissance a renversé les puissants de leurs trônes. Il faut que quelque chose change dans l’Eglise ! Eglise de Martinique, tu célèbres la Résurrection. Si tu ne ressuscites pas avec Jésus dans la Lumière de Pâques, que deviendras-tu !? Des choses doivent changer , pour que tu assures vraiment ta vocation pro - phétique en ce monde. Tu n’es pas une institution liée à un système destiné à mourir à petit feu ! La résurrection de Jésus, en cette année de la Miséricorde, te donne assez de Feu pour embraser ce peuple ; pour préparer le grand mouvement de « retour à l’Eglise » de ceux qui sont sur le parvis et cherchent à y entrer ; pour bonifier l’accueil dans les églises et les pres - bytères ; pour aller à la rencontre des familles, des plus pauvres, des jeunes adultes, des actifs, des hommes, des migrants (Haïtiens, Sainte-Luciens, métropolitains, tou - ristes) ; pour choyer ceux dont la vie morale n’est pas en règle ou ceux qui sont tourmentés par des esprits mauvais. La vie qui jaillit du tombeau va mettre la Bible au centre de la vie du Peuple de Dieu, faire du catéchisme le moment de la rencontre avec Dieu, illuminer nos liturgies de beauté et de profondeur ou encore créer partout dans nos quartiers des petites communau - tés ecclésiales ferventes, actives et solidaires ! Oui, ce que disait le saint Pape en Haïti vaut pour nous aujourd’hui : « Il faut que les pauvres de tout genre recommencent à espérer. L'Église a, dans ce domaine, une mission prophétique ». Il faut que quelque chose change parmi les jeunes ! Jeunesse de Martinique, le Christ est ressuscité : tout est possible ! Quelque chose doit changer : Ne laisse pas passer cette moisson, ce temps de grâce. C’est maintenant le moment de retourner vers la vérité, la pureté, la fidélité et le pardon. Tu es parti loin de Dieu, de l’Eglise, de ta jeunesse, de toi-même. Les adultes n’ont pas toujours su t’encourager et croire en toi. On t’a fait goûter à tout et à rien, peut-être même as-tu fait le mal, et les plaisirs sans fin t’ont conduit à la violence et à la mort. Tu n’y crois plus, tu n’as plus l’espoir que ce pays et son système t’apporteront quoi que ce soit. Tu penses qu’on ne fait rien pour toi, que tout est mort (tes études, ta beauté, ton bonheur, ton avenir…). C’est le moment de stopper le désordre ! Tu le sais très bien. Ce n’est pas l’évêque qui le demande, ni ta grand-mère. C’est toi-même, au fond de ton cœur, qui sais. OUI, tu sais que le Christ est ressuscité pour toi. Veux-tu ressusciter !? Il ne te reste plus qu’à prendre la décision de donner ta vie à Jésus. Je suis certain que tu n’attends que ça. Et moi aussi, car je sais que TOI, aujourd’hui, tu peux sauver ce pays. Regarde le fond de ton cœur, tu y trouveras le trésor que Dieu a déposé là, il n’y a pas si longtemps. Il faut que quelque chose change ici, en Martinique ! Martinique, c’est la Pâques de l’année de la Miséricorde ! Et tu sais bien qu’ il faut que quelque chose change ici : tu as peur et tu doutes, tu t’enfonces et tu déses - pères. Violence, chômage et vieil - lissement s’ajoutent aux divisions et aux pollutions. Mais pourquoi donc as-tu été libérée des escla - vages ? Pourquoi le Seigneur t’a- t-il fait passer la Mer Rouge par son bras puissant ? Pour te laisser mourir de faim et de soif tout seul dans le désert ? As-tu oublié que sans le Dieu qui libère les esclaves, tu es perdue. Souviens-toi de la foi de tes ancêtres : avec Lui, tu ne t’en iras plus en Egypte ; tu t’en vas en Terre Promise ! Alors, ne lâche pas la main du Seigneur. Retourne vite à la louange, à l’exultation joyeuse qui ont toujours fait ta force : c’est le temps de Pâques ; le temps de la Passion et des larmes est terminé. Victoire ! ALLELUIA ! ALLELUIA ! ALLELUIA ! Quelque chose va changer ici ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 33 Mot de l’Evêque

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Eglise universelle ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 4 Humble comme un pape L e 28 mars 2013, deux semaines après son élection, le pape François se rend à la prison pour mineurs de Casal del Marmo, dans la banlieue de Rome. Il y lave les pieds de douze jeunes détenus. Un geste inédit qu’il répétera en 2015 dans une autre prison romaine. Son humilité est déconcertante, juge le P. François Duthel, curé à Lyon ayant travaillé à la Secrétairerie d’État à Rome. François est considéré comme l’un des plus grands hommes du monde et se conçoit comme tout petit et tout simple. Laver les pieds des détenus, habiter hors des dorures des appartements pontificaux, rester discuter avec les fidèles à la sortie de la messe, laisser des enfants grimper sur son estrade lors de ses voyages, demander à tous ceux qu’il croise de prier pour lui… Ce comportement traduit une conception nouvelle de l’exercice de la papauté, héritée de la théologie du peuple, qui prône la proximité, notamment avec les plus pauvres. Proche des migrants Le 8 juillet 2013, le pape François est le premier chef d’un État d’Europe à fouler le sol de l’île italienne de Lampedusa, submergée par les migrants traversant la Méditerranée. J’ai senti, dit-il à son arrivée, que je devais venir ici aujourd’hui pour prier, pour poser un geste de proximité. Puis il évoque les immigrés morts en mer, dans ces bateaux qui, au lieu d’être un chemin d’espérance, ont été un chemin de mort. (…). Le pape lutte contre ce qu’il nomme la “globalisation de l’indifférence. Et il rappelle sans cesse la position de l’Église : tous les humains sur Terre appartiennent à une seule famille. Peu importent les raisons qui poussent un migrant à fuir son pays ; peu importe qu’il puisse prétendre ou non au statut de réfugié ; le rôle d’un chrétien est de l’accueillir les bras ouverts. Ambassadeur de la paix Le 8 juin 2014, le pape François réunit, dans les jardins du Vatican, Shimon Peres et Mahmoud Abbas, les présidents israélien et palestinien, pour un temps de prière pour la paix. En septembre 2015, il choisit de faire le lien, dans un même voyage, entre Cuba et les États-Unis. Que ce soit à la frontière entre Corée du Sud et Corée du Nord en 2014, ou à celle qui sépare le Mexique des États-Unis début 2016, le pape répète un même message : Construisez des ponts, pas des murs. En soutenant la reprise des négociations entre Cuba et les États- Unis par exemple, il réalise ce que Benoît XVI avait commencé. Avec, cependant, une manière de faire originale : il cherche à aller au-delà des idéologies. (…). Il regarde en premier lieu la situation des plus pauvres, des opprimés, qui sont pour lui la chose la plus importante. Le pape François répète sans cesse le point central de la doctrine sociale de l’Église : la notion de bien commun. La paix est impossible tant que subsistent de grandes inégalités. En cela, elle est plus profonde que l’absence de violence, puisqu’elle exige que nous changions notre façon de vivre ensemble. Critique du capitalisme Le 9 juillet 2015, en Bolivie, François prononce l’un des discours les plus forts de son pontificat face à des paysans : Que puis-je faire, moi, chiffonnier, comptable, ramasseur d’ordures, agent de recyclage, face à tant de problèmes si je gagne à peine assez pour manger ? Que puis-je faire, moi, artisan, vendeur ambulant, transporteur, travailleur exclu, si je n’ai même pas les droits des travailleurs ? Que puis-je faire, moi, paysanne, indigène, pêcheur, qui peux à peine résister à l’asservissement des grandes corporations ? (…) Vous, les plus humbles, les exploités, les pauvres et les exclus, vous pouvez et faites beaucoup. J’ose vous dire que l’avenir de l’humanité est, dans une grande mesure, entre vos mains, dans votre capacité à vous organiser et à promouvoir des alternatives créatives, dans la recherche quotidienne des trois T, travail, toit, terre. (…). Messager de la miséricorde Le 13 mars 2015, à Rome, lors du second anniversaire de son élection, le pape François annonce la tenue d’un jubilé de la miséricorde, thème apparu très tôt dans ses discours. C’est l’un des fils rouges de son pontificat. La miséricorde entre dans la logique de pardon expérimentée par exemple par Nelson Mandela, l’ancien président d’Afrique du Sud. Elle est importante sur le plan sacramentel mais également aux niveaux social et politique (…). Au fond, François change l’approche que l’Église catholique a du dialogue interreligieux, car il l’envisage dans une perspective de fraternité spirituelle. (…). Source : http://www.croire.com/ n Trois ans de pontificat pour le pape François Le 13 mars 2016, le pape François a fêté ses trois ans de ponti\ ficat. “Personne de l’année” pour le magazine américain Time en 2013, sa popularité ne s’est pas émoussée parmi les catholiques et les non-catholiques. Retour sur les surprises de ce début de pontificat.

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L a P arole D ominicale Dimanche 27 mars 2016 Acte 10, 34a.37-43 • Psaume 117 • Colossiens 3,1-4 • Jean 20,1-9 Dimanche de Pâques - Année C L ’Evangile de Jean est pétri de signes. Des signes accom- plis par Jésus où tout simple- ment en lien avec sa personne. Un tombeau vide, un corps absent, des linges rangés… voilà ce que verront les deux apôtres arrivés précipitamment au tombeau, un tombeau tout neuf. C’est là que le corps du crucifié avait été déposé, et avait fait l’objet de multiples attentions. L’Evangile raconte avec détails la mise au tombeau du corps de Jésus : "Joseph d’Arimathée… Nicodème vint aussi… il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès d’environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus et l’entourèrent de bandelettes, avec des aromates, suivant la manière d’ensevelir des Juifs. A l’endroit où Jésus avait été crucifié il y avait un jardin, et dans ce jardin un tombeau tout neuf où jamais personne n’avait été déposé… c’est là qu’ils dépo- sèrent Jésus" (Jn 19,38-42). Un tombeau étrangement vide, quel contraste, quelle sobriété par rapport à la mise en scène autour de l’ensevelissement. Le tombeau n’a pas pu retenir le corps de celui qui a offert à Dieu une humanité fidèle et obéissante jusqu’à la Croix. Voilà ce que le disciple que Jésus aimait, celui qui a couru plus vite que Pierre, a fort probablement compris. Il vit et il crut. Au-delà de l’absence sensible, il a perçu la présence du crucifié ressuscité. C’est le message à décrypter en ce lieu fort symbolique. Pourquoi ? Parce que nous sommes dans un jardin tout comme en Genèse 3. L’humanité, en la personne des disciples, est convoquée. La scène se déroule le premier jour de la semaine, à l’aube, alors qu’il fait encore sombre. Un signal a été donné, son auteur n’est autre que Marie de Magdala. Ce n’est pas la première fois que nous assistons à un tel phénomène : une femme pose un geste, ou dit une parole qui constitue le point de départ d’une série d’événements. C’était déjà le cas à Cana, lorsque la mère de Jésus avait signalé à son Fils le manque de vin. Jésus accomplit son premier signe. D’autres suivront. Tous traduisent l’avènement du règne de Dieu au sein d’une humanité assoiffée de salut. L’annonce de la Samaritaine en Jean 4,29 – V enez donc voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? – fonctionne selon la même logique. Sa démarche donne lieu à une rencontre (enfin) entre Jésus et des Samaritains en attente du Messie. Dans ce jardin, autre que celui du récit de la Genèse, s’ouvre donc une nouvelle phase dans l’incroyable dessein de salut. Tous les éléments sont en place : l’humanité, le jardin, mais curieusement pas de serpent. Une parole sera belle et bien dite, mais ce ne sera pas celle de l’antique serpent ; il a désormais perdu. L’époque a changé, et il est donné à l’homme d’être nourri désormais par le fruit de l’arbre de vie. Au temps des origines, la convoitise de l’homme l’avait aveuglé et il s’était laissé séduire par un flux de paroles mensongères. Aucune place pour la respiration ou pour le recul. Tout espace avait été envahi. Changement de situation décisif : c’est le tombeau vide qui est devenu lieu de paroles. Le Verbe s’est fait Chair, Il a habité parmi nous, et donne pouvoir à tous ceux qui s’en nourrissent de naître d’en haut. C’est le souffle qui habite désormais le disciple, et c’est le message que le monde attend : aucune vie donnée à Dieu n’est sans effet et ne peux être ni retenue, ni étouffée par le tombeau. Le moindre geste de charité posé au Nom de Jésus prolonge le «cri de Pâques». Puisse chacun de nous se laisser porter par ce souffle débordant de vie. P. Hugues Lafine, Curé de Redoute n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 5 Aucune vie donnée à Dieu n’est sans effet et ne peux être ni retenue, ni étouffée par le tombeau .

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Année sainte de la Miséricorde ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 6 "Je désire que dans chaque Eglise particulière, dans la cathédr\ ale qui est l'église-mère pour tous les fidèles, une Porte de la Mi\ séricorde soit ouverte pendant toute l'Année Sainte". (Pape François) Chers amis lecteurs, nous laissons Sainte-Anne et ses belles plages pour\ reprendre l’axe routier le plus fréquenté de la collectivité de Martinique, dit «l’autoroute», pour regagner, comme certains aiment à le dire, la «ville capitale» Fort-de-France, pour un passage par un des grands chef-d’œuvre architecturaux de l\ a Martinique : la Cathédrale Saint-Louis, faisant face à sa célèbre place Mgr Romero. Eglise jubilaire : La cathédrale Saint- Louis de Fort- de-France Quelques mots de l’histoire de cette Cathédrale E n 1637, s’installent les premiers habitants de Fort Royal après la prise du gouvernement de l’île par Du Parquet, arrivé à la Martinique le 20 Janvier 1637. La première chapelle paroissiale de la ville de Fort-de-France (à l’époque Fort-Royal) a été construite à l’emplacement de l’actuelle cathédrale, par Louis de Caqueray, Sieur de Valmenière. Cette chapelle paroissiale fut baptisée «Eglise Saint-Louis du Cul de Sac Royal», du nom du Roi de France Louis IX. Elle fut bénite le 30 Janvier 1667. Au cœur de Fort-de-France, cet édifice a une histoire extraordinaire, et a marqué la vie de Fort-de- France et de la Martinique. En effet, au cours du XVIII e siècle, l’église paroissiale du Fort-Royal fut agrandie. Elle a été détruite et reconstruite plusieurs fois suite aux intempéries et catastrophes. Le 27 septembre 1851, Mgr Leherpeur est nommé Archevêque de Saint-Pierre et de Fort-de France. La création d’un évêché à Fort Royal permet d’inaugurer la Cathédrale Saint-Louis, en 1854. Avec la nomination de Mgr Leherpeur, celle-ci est devenue Cathédrale, le siège de l’évêque. Après plusieurs destructions liées aux intempéries, en 1891, les pauvres habitants de Fort-de- France ont fait appel à un grand architecte de Paris, Pierre Henry Picq, pour la reconstruire. Les fondations ayant résisté, c’est sur les bases de l’église du XVII e siècle qu’Henri Picq édifia la structure métallique de l’église actuelle (1891-1895). La cathédrale actuelle est inaugurée, le 2 juillet 1895, par Mgr Carmene en présence du roi Béhanzin du Dahomey. En 1982, la Cathédrale Saint- Louis est entièrement restaurée, selon les normes sismiques, et elle est classée à l’inventaire des monuments historiques par arrêté. Depuis l'an 2000, de nombreux travaux de restauration sont entrepris pour rendre la cathédrale plus belle. Mission de la cathédrale En tant que communauté parois- siale de la cathédrale, choisie par notre évêque David comme première église jubilaire, dont la Porte sainte à été ouverte le dimanche 16 décembre 2016 dans le cadre des vêpres solennelles hebdomadaires : nous recevons comme belle mission d'accueillir tous ceux qui souhaitent accomplir la démarche jubilaire, ainsi que les touristes la visitant, à qui il nous est donné l'occasion de témoigner de la Miséricorde de Dieu... une belle occasion de favoriser le lien de tous les fidèles à «leur» cathé- drale en tant qu’«église mère», parce qu’église de l’évêque. Les conditions de participation des pèlerins Le franchissement de la Porte de la cathédrale est l’aboutissement de la démarche de conversion proposée dans le cadre du jubilé. Ainsi, après avoir vécu le sacrement de réconciliation dans sa paroisse, ou à la chapelle du Christ-Roi, chaque fidèle est invité à venir en pèlerinage à la cathédrale pour franchir la Porte de la Miséricorde, située sur le flanc Ouest, du côté de la chapelle du saint Sacrement. Cette Porte ouvre sur un chemin jubilaire matérialisé par 5 sta - tions créées par le père Arnaud Houvoweha, notre administrateur, dans les nefs de la cathédrale, à parcourir au rythme de diverses prières proposées. Ce chemin est une méditation sur notre vie de baptisé qui se termine par la prière personnelle à la chapelle du Saint Sacrement, où chaque pèlerin, étant passé par l’icône de la divine Miséricorde, aura récité la prière du jubilé, déposé au préalable un cierge au pied de Notre-Dame de Pellevoisin, ainsi que des intentions de prière.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 7 La Vierge Pèlerine à Grand-Rivière Patricia, paroisse de Grand-Rivière C’est avec une très grande joie que j’ai eu la mission de porter en proces\ sion l’icône de la Vierge pèlerine. J’ai été touchée par la tendresse qu’elle po\ rte à son fils Jésus, j’ai eu des frissons et beaucoup d’émotion. Je ne trouve pas les mots pour exprimer ma joie et mes remerciements pour ce merveilleux cadeau. Que Marie, mère de Miséricorde, veille sur notre commune et nous aide à surmonter nos épreuves. Que la Paix, le Pardon et l’Unité demeurent en chacun de nous. Merci maman Marie ! J’ai confiance en toi. Cette démarche peut se vivre individuellement, en famille, ou en groupe de plus grande taille sans inscription préalable. Il sera demandé aux groupes de plus de 30 personnes de réserver à l’avance le moment de leur passage, et de s’assurer de la disponibilité de la cathédrale. Les groupes paroissiaux, les aumôneries, les écoles, les mouvements diocésains, sont tous les bienvenus. Il ne sera pas toujours possible de célébrer la messe en groupe, mais tous pourront, s’ils le désirent, participer aux offices et messes de la paroisse, particulièrement celles du mercredi et du vendredi, à 12h30, à la chapelle du Christ-Roi. Sinon, les messes dominicales, à 18h30 le Samedi, et 7h30 et 12h30 le Dimanche. Le chemin jubilaire dans la cathédrale est accessible à tout moment d'ouverture du site. Il est préférable d'éviter les horaires de messes dominicales. L'accès des pèlerins isolés ou en groupe de moins de trente personnes est libre. Les groupes importants doivent s’inscrire au préalable (il faut compter 1h pour 100 personnes environ). Une réponse leur sera donnée très rapidement. La paroisse cathédrale est mobilisée pour vous accueillir en journée comme en soirée, si cela s’avère nécessaire. Vous trouverez ci-dessous tous les renseignements utiles à transmettre aux fidèles pour leur venue à Saint-Louis. LES ETAPES 1 – Chapelle du Christ Roi (départ) - Confession 2 – Chapelle du Presbytère (1 Rue Abbé Lecornu, Ancien Pax) - Prière pour les âmes consacrées 3 – Cathédrale Saint Louis de Fort-de- France : Passage de la Porte sainte (rue blénac), du lundi au vendredi, de 6h à 12h. Circuit dans l’église : temps de prière devant le baptistère, devant Notre-Dame de Pellevoision, devant l’Autel de la Vierge, au pied de l’Autel devant l’Image de Jésus Miséricordieux et devant le tabernacle. Chers amis, la Porte de la Cathédrale Saint-Louis, les Portes jubilaires des sanctuaires de notre diocèse sont ouvertes : c’est à nous de décider d’en passer le seuil. C’est un appel à notre liberté, une invitation à laisser dehors, de l’Eglise et de nos vies, tout ce qui alourdit notre chemin de rencontre avec le Christ. Alors osons traverser la Porte qu’est le Christ, non pour nous enfermer dans notre foi comme derrière de gros murs étanches, à l’abri du monde, mais au contraire pour ressortir vers nos frères avec un cœur nouveau. Patrick-Alexis Phanor, Délégué épiscopal, Pastorale Sanctuaires n

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Année sainte de la Miséricorde ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 8 Le Dimanche de la divine Miséricorde a été institué dans l’\ Église catholique par Jean-Paul II, le 30 avril 2000, le jour de la canonisation de Sœu\ r Faustine Kowalska (Sainte Faustine). Il fut célébré pour la premièr\ e fois dans l’histoire de l’Église le 22 avril 2001. Dimanche de La Divine Miséricorde Premier anniversaire de l’ordination épiscopale de Mgr David Macaire D ans le calendrier liturgique, il est célébré chaque année le dimanche qui suit le dimanche de Pâques, également appelée octave de Pâques, deuxième dimanche de Pâques, ou dimanche de Saint-Thomas. Jean Paul II mourut lors des vêpres de la divine miséricorde, et en l’honneur de sa dévotion à la miséricorde, sa béatification eut lieu le 1 er mai 2011, dimanche de la divine Miséricorde. Jean Paul II attachait une telle importance au Message de la Divine Miséricorde révélé par le Christ à Sainte Faustine, qu’il voulut faire d’elle la première canonisée de l’an 2000 et du troisième millénaire. Et ce jour-là, pour lui donner un relief encore plus particulier, il ne canonisa qu’elle. Les messages qu’elle a reçus de Jésus se situent exactement dans le prolongement de ceux reçus par Sainte Marguerite-Marie à Paray- le-Monial, de Ste Gertrude, et de St Jean le disciple bien-aimé. «Aujourd’hui, je t’envoie vers toute l’humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l’humanité endolorie, mais je désire la guérir en l’étreignant sur mon cœur miséricordieux», précise la biographie de sœur Faustine publiée par le Vatican. Et aujourd’hui, quel est le sens de cette solennité ? L’Évangile de ce Dimanche de la Miséricorde est celui de l’apparition de Jésus ressuscité aux apôtres et à St Thomas : "Jésus vint et se tint au milieu d’eux et il leur dit : la paix soit avec vous ! Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur dit encore : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. (Jn 20,19-21). Le Christ ressuscité se montre aux apôtres. Il a gardé les plaies ouvertes de sa Passion, d’où jaillit la Miséricorde. Les apôtres sont à la fois invités à contempler ces plaies, à recevoir la paix et la joie de la Miséricorde et aussitôt envoyés par Jésus à en témoigner. A leur exemple, nous sommes invités à vivre l’expérience de la Miséricorde, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour être miséricorde au cœur de ce monde et conduire le monde à la Miséricorde, à l’exemple du Christ. Source : http://colombes.diocese92.fr/ n En cette année 2016, la fête de la Divine Miséricorde, célébrée le 1 er dimanche après Pâques, aura lieu le 3 avril. Ce sera l’occasion pour notre diocèse de fêter le 1er anniversaire de l’ordination de Mgr David Macaire, présidée par le cardinal Chibly Langlois, au stade Aliker à Dillon, lors de la fête de la Divine Miséricorde, le dimanche 12 avril 2015. Les 18000 personnes présentes au stade, et les nombreux téléspectateurs ayant vécu ce grand moment par écran interposé, s’en souviennent encore avec émotion ! Rendons grâce à Dieu pour tout le travail accompli par notre archevêque en cette première année de son épiscopat. Confions-le tous ensemble au Seigneur, par l’intercession de Notre-Dame de la Délivrande, afin qu’Il lui donne les forces nécessaires pour continuer sa mission pastorale à la tête de notre diocèse et de la province ecclésiastique des Antilles et de la Guyane. Mgr David, merci de nous «montrer Jésus», et de nous conduire par votre prédication et votre exemple à le suivre sur son chemin de Vie ! Nou ka diw mèsi anpil ! Michel Déglise n

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Un peu d’histoire sur la vie de ces saints… Marguerite-Marie Alacoque est née le 22 juillet 1647 à Verosvres, et morte le 17 octobre 1690 à Paray-le- Monial. Le 25 mai 1671, à l’âge de 24 ans. En novembre 1672, elle prononça ses vœux perpétuels. Peu après son entrée au monastère, elle reçoit plusieurs apparitions privées du Christ. La plus célèbre est celle de juin 1675 : Jésus lui aurait alors montré son cœur en disant : «Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, [...] jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour, et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes...». Une autre fois, il lui aurait dit : «Mon divin Cœur est [...] passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier». Dès lors, Marguerite- Marie a pensé avoir été investie de la mission d’établir une dévotion particulière envers le Sacré-Cœur. (…). Avec l’aide du Père Claude La Colombière, elle fera connaître le message que Jésus lui aurait adressé. Inspirée par le Christ, elle établit la pratique de l’Heure Sainte. Le Christ lui aurait confié désirer que soit célébrée une fête en l’honneur de son Cœur, le vendredi qui suit l’octave de la fête du Corps du Christ ; et il aurait appelé la sainte «disciple bien-aimée du Cœur Sacré», et héritière de tous ses trésors. Elle est canonisée par Benoît XV le 13 mai 1920. Claude La Colombière est né le 2 février 1641, à Saint- Symphorien d’Ozon (Isère), et décédé le 15 février 1682 à Paray-le-Monial. Jésuite de la Province de Lyon, il fut envoyé à Paray-le-Monial en février 1675, et authentifia les apparitions du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite- Marie. Père spirituel de Sainte Marguerite-Marie, témoin privilé- gié des «faits de Paray», il fut le premier apôtre du Sacré-Cœur. Il a été canonisé en 1992 par Jean Paul II. Pourquoi vénérer les reliques des saints ? Dès le début de l’histoire de l’Eglise, c’est-à-dire depuis l’évènement de la résurrection du Christ, les chrétiens ont pris l’habitude de venir prier sur les lieux des martyrs : là où des hommes, des femmes ont donné leur vie jusqu’au bout pour Jésus-Christ. On a prié, célébré la messe sur les lieux mêmes où ils étaient enterrés, et notamment dans les catacombes romaines.Si l’Eglise a toujours eu en vénération et gardé précieusement les reliques des saints, c’est-à-dire les «restes» d’hommes et de femmes, chrétiens, baptisés, qui ont suivi et aimé le Christ jusqu’au bout, c’est pour des raisons toutes simples. • Tout d’abord, les reliques sont «des restes» de quelqu’un qui a véritablement existé. Sa vie est bien connue, son histoire, les lieux où il a vécu, on peut mettre des dates… On n’est pas simplement devant un symbole, une image ou une belle idée ! • Ensuite, les reliques nous rappellent une vérité chrétienne fondamentale : depuis le jour de son baptême, le chrétien est devenu un «temple de l’Esprit Saint», il est «habité par Dieu». Ce qui distingue un chrétien, c’est qu’il est habité par l’Esprit Saint. n Vie du diocèse Les reliques de Sainte Marguerite-Marie et Saint Claude La Colombière de passage dans notre diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 9 Notre diocèse accueillera, du 7 au 13 avril 2016, les reliques de Sainte Marguerite- Marie Alacoque, et Saint Claude La Colombière, premier apôtre du Cœur de Jésus. La venue des reliques en Martinique a été organisée par la Communauté de l’Emmanuel. Une équipe de cette communauté et un chapelain de P\ aray-le-Monial accompagneront les reliques qui seront exposées dans différents lieux du diocèse. Jeudi 7 avril, 18h Basilique Montmartre (Sacré-Cœur de Balata) Vendredi 8 avril, 16h Basilique Notre-Dame de la Délivrande (Morne Rouge) Vendredi 8 avril, 19h Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption (Saint-Pierre) (nuit) Samedi 9 avril, 10h Sainte-Marie-des-Anges (Monastère Carbet) Samedi 9 avril, 18h Eglise Saint Etienne (Marin) Dimanche 10 avril, 7h30 Centre Pénitentiaire (Ducos) Dimanche 10 avril, 18h Eglise de la Présentation de Jésus (Trois-Ilets) Calendrier des rencontres avec les reliques dans notre diocèse

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Vie du diocèse Visites pastorales de Mgr Macaire à la paroisse du Sacré-Cœur de Balata… I l nous a aidés à prendre de l’altitude dans ce lieu dédié au Sacré-Cœur de Jésus, et devenu récemment sanctuaire. Un lieu qui, chaque année, à l’occasion du pèlerinage au Sacré-Cœur, accueille un grand nombre de pèlerins. Prendre de l’altitude, en apparence cela n’est pas trop difficile puisque depuis ce lieu, nous avons une vue splendide sur la ville de Fort- de-France et sa baie ; un lieu où la communion entre le ciel et la terre semble palpable. Mais «l’altitude» demandée au disciple de Jésus suppose le long et beau travail de l’Esprit dans son cœur afin de rejoindre le Christ dans les différentes réalités de la vie. Le premier jour de cette visite pastorale, le mardi 1er mars, fut marqué par l’incontournable rituel «questions-réponses», précédé par un temps de prière au rythme de ce chant bien connu «comme un souffle fragile…», et suivi par une présentation détaillée de la paroisse. Pour rappel : Dès sa nomination en tant qu’évêque, en 1915, Mgr Lequien affiche clairement sa volonté de faire alors de cette nouvelle paroisse «le Sacré-Cœur martiniquais, à la fois mémorial pour les soldats tombés au champ d’honneur et habitat perpétuel du Saint Sacrement.». Le père Charles de Jaham, de la Congrégation du Saint-Esprit, nommé curé de la paroisse de Balata, se voit désigné responsable de la direction des travaux… 2 mars 1924 : bénédiction de la première pierre ; 15 août 1924 : célébration de la première cérémonie de la nouvelle paroisse…. Mgr David Macaire a rappelé son désir et son projet de voir se développer ce sanctuaire qui voit converger régulièrement des pèlerins… Un chantier donc ! Car il doit répondre pleinement à sa vocation d’être signe dans le paysage diocésain. Outre la pastorale «classique», d’autres propositions doivent voir le jour dans le cadre de son animation spirituelle propre. La matinée du mercredi 2 mars a été marquée par la visite de l’usine d’eau de Didier. Les responsables ont ouvert généreusement, pour la petite délégation constituée en la circonstance, les portes de ce «sanctuaire» où l’eau coule en abondance. Nous avons pu approcher le «rocher» d’où jaillit l’eau… Avant cette escapade, Mgr Macaire a rencontré les enfants de la catéchèse. Parmi les questions qui lui ont été posées, notons celle-ci : Y-a-t-il une deuxième vie après la mort ? Un autre moment important de cette matinée : la visite à un frère malade. A travers ces frères et sœurs qui vivent l’épreuve de la maladie, c’est le Christ souffrant que nous rencontrons. Avant le déjeuner avec nombre de personnes en responsabilité sur la paroisse, Mgr Macaire s’est entretenu avec deux représentants de la municipalité de Fort-de-France. En effet, le développement de ce site touristique appelle un partenariat C’est à la veille de l’anniversaire de sa nomination comme archevêque que Mgr David Macaire a terminé sa visite pastorale à Balata. Pour la comm\ unauté paroissiale, ce rendez-vous privilégié avec l’évêque marq\ uait, évidemment, un temps de relecture du chemin accompli par une communauté depuis sa cr\ éation, une halte, en somme, pour mieux percevoir encore l’appel du Seigneur, et accueillir la nouveauté permanente de l’Esprit. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 10

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avec les autorités compétentes. Ce lieu «incontournable» doit être plus que jamais au cœur des préoccupations de tous les acteurs du développement touristique de la Martinique, et de son rayonnement. L’après-midi a été largement consacré aux jeunes : pastorale des jeunes, rencontre avec les futurs confirmés… Hasard du calendrier ? La visite pastorale de Mgr Macaire a coïncidé avec les 24h pour Dieu qui ont vu affluer beaucoup de monde. L’église n’a pas désempli du vendredi 4 mars à 12h au samedi 5 mars à 12h, signe de l’attente et de la soif du peuple de Dieu. Pendant l’Eucharistie qui clôturait ce temps fort, des prêtres continuaient à confesser… Ce s 24h pour Dieu : un beau signe de la rencontre du peuple de Dieu avec l’archevêque et les prêtres, témoins privilégiés de la Miséricorde du Seigneur à travers le sacrement de la réconciliation ! Que retenir d’une semaine aussi riche que palpitante en émotions ? Les énergies déployées par la communauté, à l’occasion de ces temps forts, ne peuvent qu’augurer un avenir serein pour ce sanctuaire. Faire vivre le sanctuaire ! Comment ? Comme le rappelait notre archevêque au terme de sa visite pastorale : la première responsabilité qui nous incombe, c’est d’ouvrir notre cœur au Seigneur. N’est-ce pas le chemin à prendre chaque jour avec la Vierge Marie, notre Mère ? P. Thierry Aurokiom, prêtre référent n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 11 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 11 Quid de la paroisse Sacré- Cœur de Balata ? Fête patronale : Fête du Sacré-Cœur, le 3 e vendredi après Pentecôte. Clergé : - Père Thierry Aurokiom, Cssp (Prêtre référent) - Père Moïse Exantus, Cssp, apporte sa contribution, parallèle- ment à sa responsabilité d’aumônier des hôpitaux. - Yves Bobi, Diacre Sacristie : 1 sacristain et 1 aide Conseil Pastoral des Affaires Economiques : 7 membres Conseil pastoral paroissial : Une dizaine de membres Catéchèse/Catéchuménat : - 172 enfants, 32 animateurs - 2 adultes accueillent les catéchu- mènes et les «recommençants» : 1 catéchumène et 4 «recommen- çants» Services pour la liturgie : - Servants d’autel : 11 - Proclamation de la Parole : 34 personnes - Ministres de la Communion : 12 hommes et femmes - Les chorales : 9 - Fleurissement, décoration : 22 participants Groupes de prière / Actions diverses : - Equipes du Rosaire : 5 équipes - Visiteurs de malades : 1 groupe de 5 personnes - Renouveau Charismatique Catholi- que : 1 groupe - Groupe de Cénacle familial à domicile - Pastorale de la santé Pastorale des Jeunes : 2 jeunes participeront aux JMJ en Pologne. Préparation au baptême : 1 équipe de 6 personnes – 103 baptêmes célébrés en 2015. Associations : - La Fraternité du Sacré-Cœur de Balata accueille et distribue une aide alimentaire à des personnes nécessiteuses, en partenariat avec la Banque Alimentaire. - Les hommes du Saint-Sacrement : fervents adorateurs du Christ Jésus. Cette association est appe- lée à s’impliquer dans l’animation de la paroisse.

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A près avoir vénéré la croix qui lui fut présenté, il aspergea la foule, puis se rendit devant le tabernacle pour un court instant de prière silencieuse avec le père Philippon. Après un chant à l’Esprit Saint, deux membres du Conseil paroissial ont fait l’historique du quartier et de la paroisse situés sur les hauteurs de Fort-de-France au km 3,5. Historique C’est dans les années 50 que la fermeture des usines à sucre a provoqué un exode massif vers Fort-de-France. Afin d’accueillir cette nouvelle population, l’édilité foyalaise a pris la décision de créer de grands ensembles à la périphérie de la ville. D’où la naissance, sur la route de Balata, de ce nouveau quartier d’habitations, Floréal, sur les terrains de M me De Briant... terrains jusqu’alors jonchés d’arbres fruitiers, d’icaquiers, de citronnelle, un lieu d’habitation des serpents transportés par la rivière Madame. C’est entre 1960 et 1962 que les premiers bâtiments et maisons sortent de terre, dont les immeubles «les Balisiers» (toujours debout), et «les orchidées», détruits il y a 4 ans. Puis viendront les grands ensembles de Godissard pour accueillir cet exode. Toutes les forces que compte la paroisse comme services et mouvements ont été présentées à l’archevêque. Les échanges avec Mgr David ont porté sur les jeunes, les jeunes parents, la catéchèse, la pastorale de la santé, la pastorale des funérailles et la préparation au mariage. A 20h30, la visite pastorale s’est poursuivie avec le conseil paroissial tard dans la soirée, autour d’un repas pris dans les locaux du presbytère. Là aussi, il a été question des jeunes et de l’espérance que nous pouvons leur donner. … et à la paroisse de De Briant Le mardi 24 février autour de 18h, le père Luc Philippon, accompag\ né de plus de 200 fidèles, a accueilli Mgr David Macaire, très souriant, sur \ le parvis de l’église dédiée à la Sainte Face du Seigneur. Vie du diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 12

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Après une nuit de repos, la matinée a commencé par le petit déjeuner partagé avec le curé. Mgr David a rencontré deux groupes d’enfants en catéchèse, où les questions ont porté sur le Carême, le jeûne, le partage et aussi la vocation de Mgr Macaire. Avant de se rendre à la MJC de Floréal, l’évêque, accompagné du père Luc, a pu saluer quelques personnes en activité (éboueurs, ouvriers municipaux, mamies…), une des réalités de la paroisse : les personnes âgées et malades. Mgr David a partagé avec elles leurs soucis et espérance. A la MJC, lieu de l’intergénérationnel, le personnel, les jeunes en Centre aéré ou judoka, les adultes en activés physiques, ont pu poser quelques questions à l’évêque. Ce sont plus de 250 fidèles qui ont célébré l’Eucharistie présidée par Mgr David, à 11h, à l’église. A 13h, le déjeuner préparé par les membres du conseil paroissial a été partagé. Mgr Macaire a pu bénéficier d’un temps de repos avant de rencontrer des enfants de la catéchèse. A 16h, il nous quittait en nous donnant rendez-vous le dimanche 28 mars. Cette célébration a été un moment fort où, enfants, jeunes, parents, ont répondu à l’invitation. C’est une église bien remplie (avec des personnes debout) qui a accueilli Mgr David. L’Eglise de la Sainte Face a été très attentive à l’enseignement de son Pasteur. Cette visite s’est terminée par un bain de foule sur le parvis de l’église. Beaucoup auraient souhaité rester là, à écouter ou partager, mais il fallait que l’évêque se rende auprès des Scouts et Guides de Martinique au Morne-Rouge. n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 13 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 13 Quid de la Paroisse ? Curé : Père Luc Philippon Fêtes paroissiales : Autour du 4 février, fête de Sainte Véronique, et premier dimanche du mois de juillet. Réalités géographiques : Route de Balata entre les Km 2,5 et 4,5. Secteur résidentiel avec quelques activités. La paroisse fait partie du District Fort-de-France Ouest avec Cathédrale, Terres Sainville, Balata, Bellevue et Schœlcher, sous l’autorité du père Emmanuel Chaulvet, originaire de De Briant. L’animation pastorale Depuis 1961 à nos jours, 15 prêtres se sont succédés afin d’assurer l’évangélisation. Le père Loustalot, originaire de la Côte basque, est le prêtre qui aura occupé la charge de curé le plus longtemps, 23 ans. La Mission d’enseignement et de transmission est assurée par 40 catéchistes, animateurs et accompagnateurs du catéchuménat (dont 7 hommes). Le nombre de catéchisés est de 219. La Pastorale des baptêmes, l’équipe Chemin d’Unité de l’Association des Centres de Préparation au Mariage conduit chaque année plus de cent fiancés au mariage. La liturgie met en activité plus de 60 personnes chaque semaine. La pastorale des funérailles assure l’accompagnement des familles qui le souhaitent, pour les veillées auprès des défunts, et aussi pour la neuvaine de prière dans les familles. La Conférence Saint-Vincent-de-Paul de De Briant, composée d’une douzaine de paroissiens, aide des familles avec des paniers alimentaires. Nous pouvons citer les mouvements mariaux : La Légion de Marie, les Equipes du Rosaire, le Cénacle, la Prière des Mères, le Groupe Pénuel et la Jeunesse Mariale; la Famille du Cœur de Jésus et le Mouvement des Chrétiens Retraités. Les jeunes ne sont pas très nombreux, mais ils participent activement à la vie paroissiale. Ils sont deux au sein du Conseil pastoral. Quels sont donc nos défis pastoraux ? - La transmission de la foi à la jeunesse - L’appel des catéchistes - Le renouvellement des bénévoles (exode de la jeunesse vers d’autres pays) - Les jeunes en souffrance (drogue - chômage - violence) - La grande solitude des personnes âgées ou malades - L’activité intergénérationnelle

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Vie du diocèse La paroisse Saint-Laurent du Lamentin a abrité, le samedi 27 février 2016, la messe diocésaine au profit des malades, à l’initiative de la Pastorale diocésaine de la Santé. Il s’agissait de la première de Mgr David Macaire, Archevêque de la Martinique. Messe diocésaine des malades au Lamentin L a pluie de ce samedi matin n’a pas émoussé l’ardeur des nombreux fidèles venus des différentes paroisses de l’île. Ils étaient plus de 1500 à essayer de se trouver une place, afin de ne pas se faire raconter l’événement. La radio diocésaine «Radio Saint Louis» et la Web télévision assuraient la retransmission de la manifestation en direct. Une dizaine de prêtres accom- pagnait l’Evêque tout au long de la célébration. Ladite célébration, qui a débuté à 9h30 par une procession de la place André Aliker à l’intérieur de l’église, a été marquée par : - La traduction en langue de signes française (LSF) pour les personnes en situation de handicap auditif ; - La proclamation de la première lecture en braille, écriture de nos frères et sœurs en situation de handicap visuel ; - Une procession mariale par les malades en fauteuil roulant, en situation de handicap moteur. Au cours de cette messe, plus de 350 personnes ont reçu l’onction des malades. Parmi elles, on dénombrait deux centenaires dont l’une fêtait ses 100 ans le même jour. Sur les tee-shirts et les signets, conçus en cette occasion, figuraient les lettres MDM qui ont deux significations symboliques : Messe Diocésaine des Malades et Mgr David Macaire. Ceci a été dévoilé en pleine cérémonie, ce qui a constitué la joie de l’assistance et de l’Evêque. C’était aussi l’occasion de la remise officielle de la convention liant l’Association diocésaine de la Martinique, représentée par son Excellence Mgr David Macaire, et l’Association Martiniquaise pour l’Education et l’Insertion des Sourds (AMEIS), représentée par Madame Sandra Ursulet. Ceci permettra la transcription de la messe en langue de signes française, au profit de nos sœurs et frères en situation de handicap auditif pendant un an, à compter du dimanche 6 mars 2016, jusqu’au dimanche 26 février 2017. L’Eglise qui a été choisie est l’Eglise d’Emmaüs située à la Zac de Rivière-Roche, à Fort-de-France, au-dessus de Radio Saint-Louis. La cérémonie s’est terminée dans une ambiance festive sur la place André Aliker, où une collation a été offerte aux nombreux participants. Nicole Drane \ Présidente du Comité d’organisation de la MDM 2016 n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 14

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Quelle trace a été ouverte par la présence de ces deux Jésuites ? D ès le mardi 9 février, à 9h, à l’église Saint-Michel du François, les pères jésuites Manuel Grandin et Patrice de la Salle ont concélébré la messe présidée par notre Curé, le père Jacek Ossowski. Au cours de cette messe, que les jésuites appelle la Messe qui prend son temps , le père Manuel (directeur du Réseau Magis - ex RJI) a proposé une méditation différente de l’Évangile du jour, permettant une rencontre en profondeur de la Parole de Dieu pour les nombreux fidèles présents. Cette messe était animée par le groupe de la Pastorale des Jeunes du François, renforcé par des membres des différentes chorales de la paroisse. La quête a été faite au profit des jeunes qui partiront aux JMJ de Cracovie en juillet 2016. Ces deux pères jésuites, (accueillis au presbytère du François depuis la veille) ont rendu de nombreux services (entre autres : la messe des malades et les célébrations d’entrée en Carême pour les enfants du catéchisme et ceux du Cheminement, et la messe des Cendres). Plus particulièrement, le père Patrice (responsable du PAS Ignatien (association nationale d’apostolat spirituel) a animé, au presbytère, une formation à l’accompagnement spirituel (durant les jours gras), et une retraite de 8 jours d’Exercices spirituels qui s’est tenue au Foyer Saint-Benoît de Terreville, puis au Foyer de Charité de Trinité (du 12 au 21 février) ; ces différentes activités étaient proposées de concert avec le Chemin Ignatien Martinique. Le père Manuel (bien qu’en vacances) a animé, avec une religieuse du Cénacle (Sr Verena Wust) et une équipe laïcs locaux, une retraite de cinq jours d’Exercices spirituels, également, au Foyer de Charité. Quelle trace nos Jésuites ont-ils laissée ? Le dimanche 21 février, durant la matinée, nos deux Jésuites étaient à nouveau présents sur la paroisse : Messes de 7h et 9h30, rencontre avec des paroissiens au sortir des messes, à la chapelle : topo Exercices spirituels pour se vaincre soi-même, et ordonner sa vie sans se décider en raison de quelque affection qui serait désordonnée » et témoignages de retraitants des Exercices spirituels 2016. En final de ces rencontres, il y a eu le lancement de deux défis : Le «défi Vers Dimanche», relayé par Eglise en Martinique qui a participé au lancement de ce défi (dans ses numéros des 27 septembre et 8 novembre 2015) ; et le «défi Magis». ➜ Alors, à nos supports papier et/ou à nos ordinateurs ou autres objets numériques… pour relever ces défis, aussi bien sur notre paroisse que sur tout le Diocèse ! Des paroissiens de la paroisse Saint-Michel du François n Les Pères Jésuites, Manuel Grandin et Patrice la Salle, de passage en Martinique ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 15 Jeudi 11 Février, à 18h, à l’église du François, le Père Manuel Grandi\ n, Jésuite martiniquais originaire de cette paroisse, invité par le curé du Fran\ çois, Père Jacek, a donné une conférence sur le thème : Pourquoi Dieu ne répond-il pas quand nous lui adressons une prière de demande ? Ou plutôt, po\ urquoi souvent sa réponse ne correspond-elle pas à celle que nous attendi\ ons ? Il était accompagné du père jésuite Patrice de la Salle. Pour en savoir plus sur le père Manuel Grandin : - Vidéo consacrée au père Manuel Grandin par KTO ainsi que celle de ses derniers vœux jésuites sur notre site diocésain. - Emissions de ‘Dieu m’est témoin’ dont il a été l’invité : «Seigneur-apprends-nous-à- prier» et «Pourquoi-quittent-ils- l-Eglise». Pour en savoir plus sur le Chemin Ignatien Martinique et ses défis : Vous pouvez retrouver différents articles dans notre revue et sur le site diocésain. Concernant le défi Magis, qui est une proposition s’adressant par- ticulièrement à la Pastorale des jeunes, se référer au site.

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Dossier : : As-tu déjà rencontré Jésus ressuscité ? J ésus lui-même, en effet, apparaissant de nouveau huit jours après aux disciples, dit à Thomas : Porte ton doigt ici : voici mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. Nous aussi nous pouvons avoir un contact sensible avec Jésus, mettre, pour ainsi dire, la main sur les signes de sa Passion, les signes de son amour : dans les Sacrements, Il se fait particulièrement proche de nous, Il se donne à nous. (…) Apprenez à «voir», à «rencontrer» Jésus dans l’Eucharistie, là où Il est présent et proche, jusqu’à se faire nourriture pour notre chemin ; dans le Sacrement de la Pénitence, dans lequel le Seigneur manifeste sa miséricorde en offrant son pardon. Reconnaissez et servez Jésus aussi dans les pauvres, les malades, les frères qui sont en difficulté et ont besoin d’aide. Ouvrez et cultivez un dialogue personnel avec Jésus Christ, dans la foi. Connaissez-le par la lecture des Evangiles et du Catéchisme de l’Eglise Catholique. Entrez dans un dialogue avec Lui par la prière, donnez-lui votre confiance : il ne la trahira jamais ! La foi est d’abord une adhésion personnelle de l’homme à Dieu ; elle est en même temps, et inséparablement, l’assentiment libre à toute la vérité que Dieu a révélée. Ainsi vous pourrez acquérir une foi mûre, solide (…). Vous pourrez connaître Dieu et véritablement vivre de Lui, comme l’Apôtre Thomas quand il manifeste sa foi en Jésus en s’exclamant avec force : Mon Seigneur et mon Dieu ! A ce moment, Jésus s’exclama : Parce que tu me vois, tu crois. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. Il pensait au chemin de l’Eglise, fondée sur la foi des témoins oculaires, les Apôtres. Nous comprenons alors que notre foi personnelle en Christ, née d’un dialogue irremplaçable avec Lui, est liée à la foi de l’Eglise : nous ne sommes pas des croyants isolés, mais, par le Baptême, nous sommes membres de cette grande famille, et c’est la foi professée par l’Eglise qui donne assurance à notre foi personnelle. Le Credo que nous proclamons lors de la Messe du dimanche nous protège justement du danger de croire en un Dieu qui n’est pas celui que Jésus nous a révélé : Chaque croyant est ainsi comme un maillon dans la grande chaîne des croyants. Je ne peux croire sans être porté par la foi des autres, et par ma foi, je contribue à porter la foi des autres. Remercions sans cesse le Seigneur pour le don de l’Eglise. Elle nous fait progresser avec assurance dans la foi, qui nous donne la vraie vie. Dans l’histoire de l’Eglise, les saints et les martyrs ont puisé au pied de la Croix glorieuse du Christ la force d’être fidèles à Dieu jusqu’au don d’eux-mêmes. Dans la foi, ils ont trouvé la force pour vaincre leurs propres faiblesses et dépasser chaque adversité. (…). Et la victoire qui naît de la foi est celle de l’amour. Tant de chrétiens ont été et sont un témoignage vivant de la force de la foi qui s’exprime par la charité : ils ont été artisans de paix, promoteurs de justice, acteurs d’un monde plus humain, un monde selon Dieu. Ils se sont engagés dans divers domaines de la vie sociale, avec compétence et professionnalisme, contribuant efficacement au bien de tous. La charité qui jaillit de la foi les a conduits à un témoignage très concret, en actes et en paroles : le Christ n’est pas seulement un bien pour nous-mêmes, il est le bien le plus précieux que nous avons à partager avec les autres. Et à l’heure de la mondialisation, soyez les témoins de l’espérance chrétienne dans le monde entier (…). Devant le tombeau de son ami Lazare, qui était mort depuis quatre jours, et avant de le ramener à la vie, Jésus dit à Marthe : Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. Vous aussi, si vous croyez, si vous savez vivre et témoigner de votre foi chaque jour, vous deviendrez instruments pour faire retrouver à d’autres le sens et la joie de la vie, qui naît de la rencontre avec le Christ ! Message du pape Benoît XVI pour les JMJ 2011 n Comment rencontrer Jésus-Christ vivant et ressuscité ? Croire en Jésus sans le voir : l’expérience de foi de l’apô\ tre St Thomas dans l’accueil du mystère de la Croix et de la Résurrection du Christ. Thomas fait partie des douze apôtres. Il a suivi Jésus, il a été témoin direct des guérisons, des miracles qu’il opérait. Il a écouté ses paroles. Il s’\ est senti perdu face à sa mort. Le soir de Pâques, le Seigneur est apparu à ses disciples, mais Thoma\ s n’était pas présent. Et quand il lui a été dit que Jésus était vivant et s’é\ tait montré, il déclara : Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans\ la marque des clous, et si je ne mets pas la main dans son côté, je ne croir\ ai pas ! ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 16

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 17 Témoignages… M-Alice Palcy Dieu se rend disponible. Il est proche. Il est là, toujours là. Et\ Il frappe à la porte de chacun de manière individuelle. Différemment d’une personne à l’autre. Et Il attend que nous lu\ i ouvrions. Notre Dieu est un gentleman, pas un «soubarou». Mais au fait, comment comprendre l’expression «rencontrer Jésus» ? Rencontrer Jésus ressuscité, c’est entamer une histoire d’am\ our sans fin, une histoire d’amour sans cesse renouvelée, une histoire dont l’issue est glorieuse. En fait, cette rencontre se fait en plusieurs étapes, dans des lieux, à des moments et à des\ niveaux différents. Par notre vie sur terre, nous portons Jésus en nous : Il a soufflé dans nos narines ; par notre baptême, nous devenons «son enfant bien-aimé» ; par la prière, nous vivons avec Jésus, dans l’Eucharistie, dans l’adoration, dans l’échange avec l’autre, dans la souffrance, dans la détresse morale, dans le silence…Tout au long de notre vie, nous rencontrons Jésus ressuscité. Cepen\ dant, rappelons- nous que la multiplication de nos actes de piété ne garantit pas cette rencontre, elle n’en est pas la preuve. C’est une démarche intérieure, une disposition du cœur. Une ouverture de l’âme qui, remplie de l’Esprit Saint, sera sensible à la Présence de Jésus ress\ uscité. Rencontrer Jésus, c’est avoir une intimité profonde, authentique avec Lui, une relation d’amour qui change notre vie, qui nous pousse dans une autre direction, qui nous donne la force, la paix, la joie. C\ ’est notre «oui» qui autorise cette rencontre. C’est notre réponse affirmative à l’appel de Jésus qui permet ce rendez-vous qu’Il demande. Alors seulement, nous comprenons qu’Il est là. Ma rencontre avec Jésus a vraiment commencé à un moment où la souffrance et les interrogations sur le sens de ma vie m’angoissaient. Et Il m’a rattrapée par un tr\ avail intérieur, une action vivante dans mes entrailles, dans le tréfonds de mon âme ; c’est une fièvre douce dont la douceur m’apaise. C’est une guérison du corps et un onguent passé sur des blessures. Et el\ le n’est pas terminée. Tant mieux ! Il m’arrive de chanter et de me sentir autre. De sentir la présence de Jésus\ ressuscité manifestée par une douceur infinie. Je sais alors qu’Il est là, physiquement, spirituellement, réellement, Jésus Vivant, Jésus Présent. Quel bonheur ! Nous devons laisser notre porte ouverte car rien n’est acquis. Si jamais, par nos péchés, nous l’\ avons refermée, Il frappe encore ! La miséricorde de Dieu est merveilleuse. Le feu de l’amour, Jésus nous aide à l’entretenir, à le nourrir en permanence, jusqu’au jour où nous Le verrons tel qu’Il est. Il nous l’a promis. Colette Sibado, Lamentin J'ai rencontré Jésus ressuscité il y a plus d'une vingtaine d'a\ nnées, un matin de Pâques en allant rendre visite à l'hôpital du bourg du Lamentin à une amie qui s'était cassé le col du fémur. Je tenais à partager avec elle la joie du Seigneur que j'avais reçue le samedi soir à la veillée pascale. Elles étaient deux dans la chambre, et dès mon arrivée, je fus frappée par les vêtements qu'elles portaient : elle\ s étaient vêtues de la même chemise de nuit blanche à petites fleurs de couleur. Mon amie me dit que cela faisait de nombreuses années qu'elle avait la sienne, l'ayant gardée neuve dans son trousseau préparé en cas d'hospitalisation. L'autre dame, également, avait fait la même démarche alors qu'elles ne se connaissaient pas auparavant. Et pendant que nous discutions, deux personnes de la paroisse sont entré\ es pour leur porter la communion. Nous avons prié ensemble avant qu'elles reçoivent l'Eucharistie. Ce jour de Pâques, j'ai eu la joie inexprimable d'accueillir en personne Jésus ressuscité dans cette hum\ ble chambre d'hôpital. Merci Seigneur. Le thème qui vous est proposé pour la prochaine édition de la r\ evue (n° 521) : A Pâques, Dieu ouvre les portes des prisons dans lesquelles nous sommes enfermés, et nous donne la vie en cadeau. Toi, que fais-tu de cette vie ? Nous attendons vos témoignages (10 lignes maximum), pour le 30 mars 2016 au plus tard, à egliseenmartinique@orange.fr N’oubliez pas de préciser vos noms et prénoms. Merci de joindre une photo. Les dossiers de la revue Eglise en Martinique

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Vers la vie Sœur Marie-Thérèse Paule Eva Huston S œur Marie-Thérèse Paule Eva Huston est née au Lorrain le 12 février 1933. Elle est venue sur ma paroisse Ste Thérèse travailler à la crèche dans les années soixante ; elle travaille comme lingère à Paris à l’hôpital Pasteur. Elle m’a rendu visite à Bruges (Belgique) au Monastère de la Vigne où j’étais religieuse. Elle est entrée le 6 janvier 1968 en religion, le jour de l’Epiphanie. Elle a fait profession le 14 août 1970. Les années 1997 à 1999, elle les a passées à Amiens (France), dans notre fondation de «la Vigne de St Benoît», et se consacrait davantage à l’apostolat paroissial. Puis, retour à Bruges. Depuis 2010, elle était dans notre maison de soin à Ciney, et y est décédée le 1 er mars 2016. Sr Myriam Gédio n ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 18 Dimanche 27 mars : Solennité de Pâques - 7h30 : Messe du jour de Pâques au centre pénitentiaire de Ducos - 10h30 : Messe du jour de Pâques à la cathédrale Saint-Louis - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 28 mars , 10h : Confirmation à la paroisse de Morne-des-Esses Mardi 29 mars : Conseil presbytéral Mardi 29-mercredi 30 mars : Visite pastorale de la paroisse du Marigot Mercredi 30 mars : -18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 31 mars : Cours de théologie spirituelle Vendredi 1 er avril : Conférence organisée par les EDC (Entrepreneurs Dirigeants Chrétiens) et Contact Entreprises Samedi 2 avril : Visite pastorale de la paroisse du Prêcheur - 18h30 : Messe paroissiale au Prêcheur Dimanche 3 avril : Dimanche de la Divine Miséricorde A la cathédrale Saint-Louis : célébration du 1 er anniversaire de l’ordination épiscopale de Mgr David Macaire - 15h : Chapelet de la Divine Miséricorde - 15h30 : Messe pontificale - A partir de 18h : festivités Mardi 5 avril : Conseil épiscopal Mardi 5-mercredi 6 avril : Visite pastorale de la paroisse de Sainte-Anne Mercredi 6 avril, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 7 avril : Rencontre avec des membres de la Communauté de l’Emmanuel de Paray-le-Monial et vénération privée des reliques de sainte Marguerite-Marie Alacoque et de saint Claude La Colombière Jeudi 7-vendredi 8 avril : Visite pastorale de l’Ecole du Séminaire-Collège Sainte-Marie Du samedi 9 au vendredi 15 avril, à Trinidad : Assemblée plénière de la Conférence des Evêques de la Caraïbe Dimanche 17 avril, à la Dominique : Célébration du 60 e anniversaire d’ordination presbytérale du Cardinal Kelvin Felix Agenda de l’Archevêque Communiqué LE COMITÉ PAROISSIAL  SAINT JEANBAPTISTE DE BASSEPOINTE  vous invite au Temps de louange et d’Évangélisation qu’il organise le dimanche 3 avril 2016, à 15h, à la salle des fêtes de Basse-Pointe au profit de la paroisse. Venez nombreux, en famille, entre amis… Dans le cadre de la Journée mondiale de prière pour les vocations du 24 avril 2016, la pastorale diocésaine des vocations vous invite : 1/ à dire la prière suivante, proposée par le pape François 2/ à dire une dizaine de chapelet, suivie de l’invocation «O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à moi…» Père de miséricorde, qui as donné ton Fils pour notre salut, et\ qui nous soutiens sans cesse par les dons de ton Esprit, donne-nous des communautés chrétiennes vivantes, ferve\ ntes et joyeuses, qui soient source de vie fraternelle et qui suscitent chez les jeunes le désir de se consacrer\ à Toi et à l’évangélisation. Soutiens-les dans leur application à proposer une catéchèse voc\ ationnelle adéquate, et différents chemins de consécration particulière. Donne la sagesse pour le nécessaire discernement vocationnel, afin qu’en tous resplendisse la grandeur de ton Amour miséricordieux. Marie, Mère et éducatrice de Jésus, intercède pour chaque co\ mmunauté chrétienne, afin que, rendue féconde par l’Esprit Saint, elle soit source de vocations authentiques au ser\ vice du peuple saint de Dieu. Amen. Neuvaine de prière pour les vocations du 8 au 16 avril 2016

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 20 mars 2017 / n°520 19 Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr Medias 99.5 – 101.3 et 105,3 mHz Site internet : www.radiosaintlouis.com Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de FranceTél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 Courriel : contact@radiosaintlouis.com L’Evangile par-dessus les toits 34 ans à votre service : 1982-2016 Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr Communiqués LA FÉDÉRATION DES ASSOCIATIONS FAMILIALES CATHOLIQUES LA CHORALE DU FRANÇOIS,  vous invite à La Nuit des Sentinelles, organisée au sanctuaire Notre-Dame de la Délivrande du Morne-Rouge, du vendredi 1 er (20h) au samedi 2 avril 2016 (7h) Thème : Famille, creuset de service d’entraide, à la lumière de l’enseignement social et moral de l’églis\ e catholique. Au programme : Eucharistie (21h et 6h30), adoration, Heure sainte, prière… Inscription : Librairie de l’Immaculée Conception (Lamentin) – Tél : 0596 39 22 13 sous la direction d’Hubert Désir, vous convie à son grand concert, avant sa tournée en Métropole, au parc culturel Aimé Césaire, le dimanche 10 Avril, à 16h. Pour plus d’informations : 0690 63 79 24 / 0696 82 86 74 / 0696 50 00 66 Dimanche 3 avril 2016 Carnaval, fête chrétienne ? Ce n’était au départ qu’une modeste fête célébrée par les catholiques avant l’entrée en Carême, c’est aujourd’hui, dans certaines régions du monde, un événement majeur. Nous serons connectés avec Mgr Macaire, en Martinique. L’archevêque de Fort-de-France nous dira pourquoi il a décidé de recadrer cette année le décret d’exception accordé par le Vatican aux Antilles en 1810, replaçant ainsi le début du Carême au mercredi des Cendres et non le vendredi, comme cela se faisait traditionnellement en raison des festivités du carnaval... Dimanche 10 avril 2016 Volcans : mythes et croyances ! Au cœur de l’Océan indien ou en pleine mer des Caraïbes, les volcans rythment encore aujourd’hui la vie de certains départements d’Outre-mer ; que ce soit le Piton de la Fournaise à La Réunion, l’un des volcans les plus actifs au monde, ou la Soufrière en Guadeloupe, ou encore la tristement célèbre Montagne Pelée… Dieu m’est témoin reçoit cette semaine l’écrivain Daniel Maximin, il viendra nous raconter l’histoire de la Soufrière et de sa voisine Pelée…

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Il est vraiment Ressuscité Savoir Le reconnaître quand on est épuisé Qu’on ne peut franchir le gué qui serait guérison Qu’on ne peut plus marcher ni plier le genou Pour que le « je » soit « nous» dans un nouvel enjeu Car Il suscite en nous le goût de la vraie vie Identifier Le Maître pour pouvoir mieux renaître Au-delà des sens rencontrer Son essenceQui est divinité dans Son humanité Il entre dans nos cités, ôte nos cécités et nos opacités Qu’on puisse participer En étant apaisés par Sa Sainte Vérité Il remplace la vision par la Sainte effusion Au regard de Ses plaies qui se font plaidoyer Quand l’incrédulité devient humilité Par la fraction du pain qui se fera levain Par le son de Sa voix qui sait se faire envoi Le partage du poisson qu’Il a multiplié Pour mieux nous rassasier et nous renouveler Il devient notre allié pour toute l’éternité Dépassons donc l’effroi par un acte de foi N’ayons pas peur de croirePour pouvoir enfin croître Sortir de nos tombeaux pour devenir flambeaux En criant «hosanna» car Il est toujours là et ne nous quitte pa\ s Même s’Il disparaît pour se faire retableEn s’offrant à la table de l’éternel repas Qui alimente nos pas et nous sort du trépas Car Il a accompli ce qui était promis Dans une compliance suprême obéissance Qui redonne le sens à toute notre existence En se faisant Amour tout au long du parcours Nicole Irène Piquion

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