521 - Monseigneur David Macaire : un an d’épiscopat !

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E g lise en MARTINIQUE N° 521 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 € 10 avril 2016 Monseigneur D avid Macaire : un an d’épiscopat !

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N ous voici au troisième dimanche du temps pascal… dans la joie de la Résurrection de Jésus, qui nous demande aujourd’hui : M’aimes-tu ? Ne soyons surtout pas trop empressés de répondre à la question, mais reconsidérons d’abord notre vie, nos actes, nos rapports avec les autres : faisons un examen de conscience… car la manière d’aimer Jésus est de servir les autres, en toute\ humilité. Sommes-nous, en ce jour, capables vraiment de répondre à l’amour que Dieu nous offre ? En cette année de la Miséricorde, le pape François, dans son message pour les vocations intitulé «L’église, Mère des vocations», nous invite également à faire une relecture de vie sur le point précis de notre mission commune dans le discernement des vocations. Nous avons le devoir de favoriser l’intégration, dans la communauté et dans l’Eglise, des personnes qui se sentent appelées par Dieu. Une bonne connaissance de l’Eglise leur permettra, nous explique le Saint-Père, d’être formées aux réalités de celle-ci, et de comprendre que leur vocation implique une formation de toute une vie, afin de mieux transmettre l’Evangile. N’est-ce pas ce qui transparaît dans toutes les démarches de notre berger, Mgr Macaire, depuis son ordination épiscopale ? Depuis un an, il tente de «montrer Jésus», dans\ la communauté, dans tous les lieux de vie… et cela, avec joie. Cela fait déjà un an que nous étions tous à Dillon, le dimanche de la Divine Miséricorde, pour l‘entourer de notre affection. Un an de maturité dans la fonction… et que de chemin parcouru pour tout voir, tout connaître, ne rien laisser au hasard. Rendons grâce pour tout ce qui a été mis en route et qui commence à porter du fruit ! C’est qu’ainsi, à l’occasion de leur Jubilé, les hommes o\ nt expérimenté la miséricorde de Dieu dans leur vie. Ils étaien\ t très nombreux à répondre à l’invitation de l’archevê\ que, le samedi 19 mars dernier. Les jeunes ont également eu la joie de la rencontre avec Mgr Macaire, le dimanche des Rameaux, et témoignent de leur vécu. Le Seigneur nous appelle à l’aimer et à le suivre. Chaque dimanche, nous apprenons à le reconnaître dans le partage de la Parole et de l’Eucharistie. Demandons-Lui de nous rendre disponibles pour entendre son appel, de nous aider à accepter de jeter sans cesse «nos filets», malgré nos découragements. Mettons donc nos pas dans ceux du Ressuscité, et avançons fermement vers la vie ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE AGENDA DE L’ARCHEVÊQUE SOCIÉTÉ VERS LA VIE PASTORALE DES \bEUNES MÉDIAS DOSSIER :  A pâques, Dieu ouvr\Se les portes  des prisons dans l\Sesquelles nous sommes  enfermés, et nous donn\Se la vie en cadeau.  Toi, que fais-tu de cette vie ? EGLISE UNIVERSELLE ANNÉE SAINTE DE LA MI\SSÉRICORDE • Effusion de l’Esprit de Miséricorde ! • Parole dominicale •  M\br David Macaire : un an d’épiscopat ! • Visites pastorales de M\br Macaire :   - au Diamant   - au Gros-Morne •  Points Cœur : la compassion et la consolation •  Une délé\bation de l\ca Martinique en vis\cite à Étain •  Sœur Jeanne de la Mi\cséricorde Marie-Catherine • Lorsque Dieu ouvre une porte… • Témoi\bna\bes •  1500 jeunes rassemblés à l’occasion  du dimanche des Ramea\cux •  Messa\be du pape pour la\c Journée Mondiale  des Vocations  • La Vier\be de la Miséricorde  •  Franc succès pour le premier Jubilé  des Hommes dans notr\ce diocèse EDITORIAL 23 23 9 3 2 4 6 18 22 7 8 10 14 16 14 12 20 21 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré - 97232 Lamentin – Tél. 05 \ 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 \ 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr

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Effusion de l’Esprit de Miséricorde ! T oute une année s’est écoulée. Une année, c’est long pour un seul et même évènement ! Au cours de cette année, bien des choses se sont passées dans le monde et dans l’Eglise, en Martinique et dans le diocèse. Un cycle liturgique s’est achevé, il y a eu des élections et des changements, les faits divers internationaux ont assombri encore l’atmosphère, la crise de l’économie et de la société est encore là, mûre comme un fruit prêt à tomber de l’arbre avec violence et pourriture, les joies et les peines de nos familles se sont succédées, les enfants ont grandi, d’autres sont nés, certains ne sont pas nés, les plus anciens ont vieilli, d’autres sont morts. Bref, l’Histoire des hommes et de notre petite Martinique a poursuivi son cours. Elle s’avance… vers où ? Et pourtant, en cette période anniversaire de l’ordination épiscopale, quand on regarde cette année passée, on a l’impression que le temps s’est en partie arrêté, que le Dimanche de la Divine Miséricorde 2015 n’a pas connu de fin ! D’aucuns diront que le temps a passé vite, très vite, que c’était hier et que, comme tout fait historique émouvant, il est normal qu’il reste présent à nos mémoires. Mais il y a autre chose : ce rendez- vous qui a rassemblé la Martinique il y a un an, au stade de Dillon, n’est pas « retombé », ni dans nos cœurs, ni dans l’Eglise, ni dans le monde, ni dans les médias. La joie de cette journée mémorable que nous avions appelée « la fête de la Miséricorde » n’a pas disparu, elle se poursuit et même prend racine dans le cœur de beaucoup. Comment et pourquoi !? En réalité, il ne s’agissait pas seulement d’un évènement historique, mais d’un événement spirituel, une manifestation au sens le plus fort de l’amour de Dieu envers nous. Un rendez-vous entre Dieu et un peuple. Et ni Lui ni nous n’avons raté le rendez-vous ! Nous étions là, Lui aussi. Nous restons là et Lui aussi. Aux yeux du Seigneur, mille ans sont comme le jour d’ hier qui passe, comme une veille dans la nuit (Ps 90,4). C’est pourquoi il nous a donné de vivre une année de grâce, comme un moment unique qui recouvre le temps qui passe. Les visites, les rencontres, les jubilés, la Vierge Pèlerine, les bénédictions… personne, ou presque, n’a raté le rendez-vous et les grâces que le Seigneur nous a données et nous donne encore. De tout cela, très chers, l’évêque n’est pas l’acteur ; il en est le spectateur privilégié. Spectateur et donc témoin ! Il faut donc que je vous dise ce que je vois depuis ma cathèdre. Ce que j’observe, c’est que nous commençons à vivre en Eglise une effusion de l’Esprit de Miséricorde, prémices d’une véritable Pentecôte qui est en train de se mettre en route dans le diocèse : des personnes éloignées de l’Eglise reviennent, les confessionnaux se remplissent, des communautés et des mouvements progressent dans l’esprit missionnaire, des paroisses s’apprêtent à devenir de véritables familles aux bras grands ouverts, des parents et éducateurs font le choix d’encourager les jeunes, des anciens louent de bon cœur, des prêtres sont fiers de leurs paroissiens, des hommes eux-mêmes se lèvent, des garçons reçoivent l’appel de Dieu au sacerdoce, des jeunes ont compris qu’ils sont attendus, des femmes accueillent, malgré tant de blessures, l’amour du Seigneur et tournent leur cœur vers la louange… En Vérité, le Seigneur qui ne peut ni se tromper ni nous tromper nous avait annoncé une année de grâce et de bienfaits. Il nous l’a offerte, nous l’avons reçue… et cela ne fait que commencer ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ font le choix d’encourager les MOT DE L’EVÊQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 3

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L’Église, mère des vocations \bournée Mondiale des Vocations 2016 EGLISE UNIVERSELLE\c C hers frères et sœurs, Comme je voudrais, au cours du Jubilé extraor- dinaire de la Miséricorde, que tous les baptisés puissent expérimenter la joie d’appartenir à l’Église ! Puissent-ils redécouvrir que la vocation chrétienne, ainsi que les vocations particulières, naissent au sein du peuple de Dieu et sont des dons de la miséricorde divine. L’Église est la maison de la miséricorde, et constitue le «terreau» où la vocation germe, grandit et porte du fruit. Pour cette raison, je vous invite tous, en cette 53 e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, à contempler la communauté apostolique, et à être reconnaissants pour le rôle que joue la communauté dans le parcours vocationnel de chacun. Dans la Bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, j’ai fait mémoire des paroles de saint Bède le Vénérable concernant la vocation de saint Matthieu : Miserando atque eligendo («Jésus regarda Matthieu avec un amour miséricordieux, et le choisit», Misericordiae Vultus, n° 8). L’action miséricordieuse du Seigneur pardonne nos péchés, et nous ouvre à la vie nouvelle qui se concrétise dans l’appel à sa suite et à la mission. Toute vocation dans l’Église a son origine dans le regard plein de compassion de Jésus. La conversion et la vocation sont comme les deux faces d’une même médaille et elles se rappellent sans cesse à nous, dans notre vie de disciple missionnaire. Dans son exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, le bienheureux Paul VI a décrit les étapes du processus d’évangélisation. L’une d’entre elles est l’adhésion à la communauté chrétienne, dont on reçoit le témoignage de la foi et la proclamation explicite de la miséricorde du Seigneur. Cette incorporation communautaire comprend toute la richesse de la vie ecclésiale, particulièrement les sacrements. Et l’Église n’est pas seulement un lieu où l’on croit, mais elle est aussi objet de notre foi ; pour cela, dans le Credo, nous disons : «Je crois en l’Église…». L’appel de Dieu nous arrive à travers la médiation de la communauté. Dieu nous appelle à faire partie de l’Église et, après un certain temps de maturation en elle, il nous donne une vocation spécifique. Le parcours vocationnel se fait avec les frères et les sœurs que le Seigneur nous donne : c’est une convocation. Le dynamisme ecclésial de l’appel est un antidote à l’indifférence et à l’individualisme. Il établit cette communion dans laquelle l’indifférence a été vaincue par l’amour, parce qu’il exige que nous sortions de nous-mêmes, en mettant notre existence au service du dessein de Dieu, et en faisant nôtre la situation historique de son peuple saint. En cette journée consacrée à la prière pour les vocations, je désire exhorter tous les fidèles à prendre leurs responsabilités dans le souci et le discernement des vocations. Quand les apôtres cherchèrent quelqu’un pour remplacer Judas Iscariote, saint Pierre rassembla cent-vingt frères ; et, pour le choix des sept diacres, tout le groupe des disciples fut convoqué. Saint Paul donna à Tite des critères spécifiques pour le choix des La 53 e Journée mondiale de prière pour les vocations aura lieu le dimanche \b7 avril 20\b6.  En cette année de la Miséricorde, le pape François invite nos communautés à faire une  relecture de vie sur le point précis de notre mission commune dans le discernement des  vocations. Découvrons le message du Saint-Père. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 4

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Anciens (Tt 9-1,5). Également aujourd’hui, la communauté chrétienne est toujours présente à la germination des vocations, à la formation de ceux qui sont appelés et à leur persévérance. La  vocation  naît  dans  l’Église Dès le début de l’éveil d’une vocation, un «sens» adéquat de l’Église est nécessaire. Personne n’est appelé uniquement pour une région déterminée, ou pour un groupe ou un mouvement ecclésial, mais pour l’Église et pour le monde. Un signe clair de l’authenticité d’un charisme est son ecclésialité, sa capacité de s’intégrer harmonieusement dans la vie du peuple saint de Dieu, pour le bien de tous. En répondant à l’appel de Dieu, le jeune voit s’élargir son horizon ecclésial ; il peut découvrir les multiples charismes et réaliser ainsi un discernement plus objectif. De cette manière, la communauté devient la maison et la famille où naît la vocation. Le candidat regarde alors, dans la gratitude, cette médiation communautaire comme un élément auquel il ne peut renoncer pour son avenir. Il apprend à connaître et à aimer ses frères et sœurs qui parcourent un chemin différent du sien ; et ces liens renforcent en tous la communion. La  vocation  grandit  dans  l’Église Durant le processus de formation, les candidats aux diverses vocations ont besoin de connaître toujours mieux la communauté ecclésiale, en dépassant la vision limitée que nous avons tous au départ. À cette fin, il est opportun de faire des expériences apostoliques en compagnie d’autres membres de la communauté, par exemple : communiquer le message chrétien aux côtés d’un bon catéchiste ; faire l’expérience de l’évangélisation des périphéries avec une communauté religieuse ; découvrir le trésor de la contemplation en passant un temps dans un monastère ; mieux connaître la mission  ad gentes («aux nations») au contact de missionnaires ; et, avec des prêtres diocésains, approfondir l’expérience de la pastorale en paroisse et dans le diocèse. Pour ceux qui sont déjà en formation, la communauté ecclésiale demeure toujours le milieu éducatif fondamental, objet de toute notre gratitude. La  vocation  est  soutenue  par l’Église Le parcours vocationnel dans l’Église ne s’arrête pas après l’engagement définitif, mais il continue dans la disponibilité au service, dans la persévérance et par la formation permanente. Celui qui a consacré sa vie au Seigneur est disposé à servir l’Église là où elle en a besoin. La mission de Paul et de Barnabé est un exemple de cette disponibilité ecclésiale. Envoyés en mission par l’Esprit Saint et par la communauté d’Antioche, ils retournèrent dans cette même communauté et racontèrent ce que le Seigneur avait fait par eux. Les missionnaires sont accompagnés et soutenus par la communauté chrétienne qui demeure une référence vitale, en tant que patrie visible offrant sécurité à ceux qui accomplissent leur pèlerinage vers la vie éternelle. Parmi les opérateurs pastoraux, les prêtres revêtent une importance particulière. À travers leur ministère, se rend présente la parole de Jésus qui a dit : Je suis la porte des brebis […] Je suis le bon pasteur (Jn 7. 11 ,10). Le souci pastoral des vocations est une part fondamentale de leur ministère pastoral. Les prêtres accompagnent ceux qui sont à la recherche de leur vocation, comme aussi ceux qui ont déjà offert leur vie au service de Dieu et de la communauté. Tous les fidèles sont appelés à prendre conscience du dynamisme ecclésial de la vocation, afin que les communautés croyantes puissent devenir, à l’exemple de la Vierge Marie, ce sein maternel qui accueille le don de l’Esprit Saint (Lc 38 -35 ,1). La maternité de l’Église s’exprime par la prière persévérante pour les vocations et par l’action éducative et l’accompagnement de ceux qui perçoivent l’appel de Dieu. Elle se réalise aussi dans le choix fait avec soin des candidats au ministère ordonné et à la vie consacrée. Enfin, l’Église est mère des vocations par son soutien continu de ceux qui ont consacré leur vie au service des autres. Demandons au Seigneur d’accorder une profonde adhésion à l’Église à toutes les personnes qui sont en cheminement vocationnel ; et que l’Esprit Saint renforce chez les pasteurs et chez tous les fidèles la communion, le discernement, ainsi que la paternité et la maternité spirituelles. Pape François ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 5

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Dimanche 17 janvier \b016 Notre mission de baptisés s’enracine dans l’amour que nous avon\ s pour Jésus Ac 5, 27b-32.40b-4\b \s  •   Psaume 29   •   Ap 5\s,\b\b-\b4   •   Jean 2\b,\b\s-\b9 3 e dimanche de Pâque - Année C la P arole  Dominicale S eul celui qui aime quelqu’un peut parler de façon con- vaincante de lui et le faire aimer. Quand une personne est amoureuse et qu’elle vante son (ou sa) bien aimé(e) à ses parents, elle est convaincante. Parfois les parents qui étaient réticents au départ finissent par se laisser convaincre. De façon analogue, on peut dire que seul le chrétien qui aime Jésus est capable de le faire aimer. C’est précisément ce que Jésus ressuscité va révéler à Pierre. Lui qui l’avait renié trois fois est conduit à guérir de la culpabilité qui l’habite par une triple profession d’amour envers le Seigneur. A travers le dialogue que le Christ va engager avec Pierre, il va lui montrer que pour qu’il puisse communiquer son amour sauveur aux autres, il est indispensable qu’il existe entre eux (Pierre et lui) un lien d’amour authentique. Jésus va donc poser, à trois reprises à Simon-Pierre, la question : M’aimes-tu ? Les deux premières fois, Jésus demande à Pierre, dans le texte original grec agapas me, que l’on pourrait traduire par : «M’aimes-tu au point de donner ta vie pour moi» ? Mais, Pierre se souvient douloureusement, qu’avant la Passion, il avait dit à Jésus : Je donnerai ma vie pour toi, et que peu après, il l’avait renié trois fois avant le chant du coq. Alors prudemment, Pierre répond : tu sais tout, tu sais que je t’aime un peu (en grec phileo se). L’amour de Pierre n’est pas grand ; quand le Christ interroge Pierre avec le verbe agapao, Pierre répond avec phileo. Mais Jésus va s’en contenter ; il demande alors une troisième fois : m’aimes-tu ? Mais cette fois-ci, à l’aide du verbe phileo (phileis me). On a l’impression que Jésus descend au petit niveau d’amour de Pierre, et veut en faire un point de départ stable, même s’il est en contrebas de ce qu’il aurait pu espérer au début. En fait, il faut bien partir de quelque part, le mieux est de nous mettre en route du point précis où nous nous trouvons, et surtout de ne pas être dans l’illusion comme ce fut le cas de Pierre avant la Passion. Car si on part d’un point illusoire, virtuel, qui ne correspond à aucune réalité, nous n’irons nulle part. Pierre a cru qu’il aimait le Christ plus que les autres disciples, au point de donner sa vie pour Lui, et à peine quatre heures plus tard, il le reniait trois fois. Aujourd’hui, il part de très bas, mais il est dans la vérité, c’est là qu’il en est présentement. Ce point de départ est humble mais bien réel ; il pourra s’y appuyer et, paradoxalement, aller très loin jusqu’à donner sa vie comme le Christ, et pour Lui et pour l’Eglise – puisqu’il finira crucifié comme son Maître. Frères et sœurs le Christ nous demande à nous aussi : «Untel est-ce que tu m’aimes un peu» ? Si la réponse est «oui !», il ajoute : «pais mes agneaux». Autrement dit : «si tu m’aimes un peu, sois miséricordieux envers tes frères, car ce que tu fais pour eux, c’est à moi que tu le fais». Père Alain Ransay, Curé de Marin et Sainte-Anne ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 6

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Salve Re\bina, Mater misericordiae !  L’icône de Marie,  Vier\be de la Miséricorde, séjourne actuellement dans  le Doyenné Nord Atlantique.  Elle a déjà été accueillie  sur différents lieux, à  la \brande  joie des paroissiens.  Reporta\be photos… Passage de l’icône de la Miséricorde dans le Doyenné Nord Atlantique ANNÉE SAINTE DE LA\c MISÉRICORDE A Grand-Rivière A Basse-Pointe A Sainte-Marie A Macouba Au Marigot A Ajoupa-Bouillon Au Lorrain ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 7

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Franc succès pour le premier Jubilé des Hommes dans notre diocèse Le samedi 19 mars 2016, en la fête de Saint Joseph, ils étaient plus de 2800 hommes à  conver\ber, dès 8h, vers la  Ferme Perrine  au Lamentin, où se tenait une manifestation  inédite  :  Le  «Jubilé  des  Hommes»  voulu  par  M\br  David  Macaire,  dans  le  cadre  de  l’Année jubilaire de la Miséricorde. Je  me  lèverai  et  \b’irai  vers  mon Père  (Luc 15,18) C e slogan fut aussi la force qui poussait ces hommes venus de partout pour expérimenter la miséricorde de Dieu, dont 90 % sans inscription en paroisse, signe d’une réelle soif du Christ chez beaucoup d’hommes qui se tiennent éloignés de l’Eglise. Ce Jubilé visait justement à leur dire : «Dieu vous aime et ne vous condamne pas. N’ayez pas peur ! L’Eglise vous tend les bras». Une  montée  en  puissance  vers l’Eucharistie Dans le cadre champêtre de la ferme Perrine, aménagée pour la circonstance de 20 chapiteaux, et décorée entre autres par des femmes, l’animateur Michel Ange Amar lançait le programme. La journée avait commencé avec le Christ, grâce à la messe célébrée sur place pour les 200 serviteurs par le père Olivier Marie Lucenay qui, dans son homélie, nous invitait à vivre notre foi d’une manière masculine, c’est-à-dire responsable et authentique, à l’image de Saint Joseph. Frantz entonnait des chants de louange jusqu’à 9 h, suivis de trois témoignages d’hommes qui frappaient les cœurs et les consciences au point que certains se rendirent à la tente de la Miséricorde (le salon de beauté !) pour y recevoir le sacrement de réconciliation. Les serviteurs eux, se relayaient sous la tente de l’adoration. Arrivé entre temps, Mgr David Macaire déclarait dans son mot d’accueil : Hommes de Martinique, vous êtes attendus en hommes nouveaux dans vos foyers, l’Eglise, la société… . Le prédicateur Ivoirien, Mathias-Marie Essoh, nous enseignait alors sur la miséricorde de Dieu, et nous invitait à la conversion, immédiate ou différée selon la gradualité de la grâce. Il nous éclairait sur les blessures et les misères de l’âme masculine, et la volonté de Dieu de les guérir toutes, moyennant un acte de foi. L’évêque le rejoignait dans une prière de guérison et de libération au cours de laquelle les hommes furent invités à renoncer à leurs aliénations. Les demandes de confession redoublaient, et l’Archevêque sollicitait d’autres confesseurs sur Radio Saint-Louis. Lui-même assurait un ministère d’intercession pendant près d’une heure. Sur le podium, des hommes venaient témoigner des libérations et guérisons obtenues, ainsi que des résolutions prises. En trois heures, l’Esprit Saint avait touché de nombreux cœurs. Le diacre Jean-Paul Levif fit ensuite une synthèse prophétique du fruit de la matinée, afin de saisir une direction particulière donnée par le Seigneur. «C’est hic et nunc, (ici et maintenant) que la grâce de la conversion est donnée. Ne la laissons pas passer en ce jour exceptionnel voulu par Dieu». Invitation lancée aux hommes dans la perspective de la messe de l’après-midi. ANNÉE SAINTE DE LA\c MISÉRICORDE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 8

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L’Eucharistie, source et sommet de ce Jubilé Après la restauration du midi, que certains négligèrent pour pouvoir se confesser, on passait à la table eucharistique pour le festin de la Parole et du Corps du Christ. A 14h30 débutait la messe présidée par Mgr Macaire, concélébrée par les pères Arnaud Houévoyéha et Claude Anglio, servie par les diacres Paul Rougon et Jean-Paul Levif, ainsi que par le cérémoniaire Query, et six jeunes servants. Dans son homélie pleine d’humour et d’onction, l’Archevêque développait les quatre peurs de Joseph qui sont aussi celles des hommes de notre siècle. Il nous a invités à en guérir et à nous réconcilier avec nous-mêmes. En conclusion, il lançait cet appel : Je vous attends ! Après l’envoi, les responsables des différents mouvements d’hommes du diocèse se succédaient sur le podium pour présenter leurs actions, et inviter les hommes à les rejoindre. Car un chrétien seul est un chrétien en danger. Une espérance immense\u est née… En chiffres, ce jubilé est une réussite : 2800 participants, 2000 repas, 6 prêtres, des centaines de confessions, seulement 7 personnes traitées par les 15 secouristes présents, aucun incident à déplorer. Mais le plus important, c’est que les cœurs ont été touchés par la grâce. Des hommes se sont levés pour aller vers le Père, et d’autres ne sont pas loin d’en faire autant. La Miséricorde est une puissance... Le comité d’organisation du Jubilé des Hommes ■ Agenda de l’Archevêque Mardi 19 avril : Conseil épiscopal Mardi 19 - mercredi 20 avril : Visite pastorale de la paroisse du Carbet Mercredi 20 avril, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Mercredi 20 avril : Rencontre avec les confirmands de Bellefontaine Jeudi 21 avril : - Visite pastorale du Funérarium de La Joyau - Rencontre avec les confirmands de De Briant et du Séminaire-Collège Jeudi 21 - vendredi 22 avril : Visite pastorale de l’Ecole de La Maîtrise de la cathédrale Samedi 23 avril : - Rencontre avec les confirmands du Lamentin - Confirmation à Bellefontaine Dimanche 24 avril : - 9h30 : Messe paroissiale au Carbet - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 26 avril : - Rencontre avec M. Louis-Marie Piron, Délégué général de l’Enseignement catholique en charge des relations avec les départements d’outre-mer - Assemblée des modérateurs de districts Mardi 26-mercredi 27 avril : Visite pastorale de la paroisse de Grand-Rivière Mercredi 27 avril, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 28 avril : - Visite pastorale de l’Ecole du couvent de la rue Lamartine - Cours de théologie spirituelle Vendredi 29 avril : Visite pastorale du Collège/Lycée du couvent de Cluny Samedi 30 avril : - Visite pastorale de la paroisse de Macouba - 17h : Messe paroissiale à Macouba Dimanche 1 er mai : - 10h : Messe paroissiale à Grand-Rivière - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 9

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E n ce jour de fête pour notre évêque et pour le diocèse, la cathédrale Saint- Louis a accueilli prêtres, diacres, religieuses et fidèles venus en grand nombre rendre grâce au Seigneur avec Mgr Macaire. Un peu avant 14 h15, le père Arnauld Houevoyeha, recteur de la cathédrale, ouvrait la célébration par l’exposition du Saint Sacrement et un temps d’adoration. A 14 h30 , commençait un temps d’enseignement du père Catayée, vicaire épiscopal, consacré à la Divine Miséricorde et aux figures marquantes de Saint Thomas, de Saint Jean, et de Sainte Marguerite- Marie. Enfin à 15 h, l’assemblée, dans laquelle les congrégations religieuses étaient représentées, ont récité le chapelet de la Divine Miséricorde. A 15h30 , la procession quittait la sacristie et remontait les rues Siger et Blénac, pour entrer à la cathédrale par la Porte Sainte : Mgr Macaire l’a ouverte, s’est agenouillé sur le seuil avant d’entrer. Notre archevêque a présidé la messe de la Divine Miséricorde, messe d’action de grâces pour son 1 er anniversaire d’ordination. La Schola Cantorum Saint Louis a animé la messe, sous la direction du père Patrick-Alexis Phanor. Dans son homélie, Mgr Macaire a rappelé que le «héros» de l’Evangile du jour, Saint Thomas est, plus ou moins, présent en chaque croyant. Il a révélé qu’en lui aussi, puisque son deuxième prénom est Thomas. Nous avons besoin de certitudes objectives, de voir et de toucher. Mais ce sont les yeux du cœur et de l’âme qu’il faut ouvrir pour croire. En revenant sur cette première année de son épiscopat et les nombreuses rencontres vécues, il a reconnu avoir reçu 12 bonnes leçons de miséricorde, les énumérant patiemment : Dimanche  3  avril  20\b6,  fête  de  la  Divine  Miséricorde,  Mgr  David  Macaire  célébrait  son  premier  anniversaire  d’ordination  épiscopale,  à  la  cathédrale  Saint-Louis.  C’est  en  effet  l’année dernière, en cette fête de la Miséricorde, que Mgr Macaire a été consacré évêque  par le cardinal Chibly Langlois, au stade Aliker de Dillon transformé en immense cathédrale. Premier anniversaire d’ordination épiscopale de Mgr Macaire VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 10

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• les enfants lui ont enseigné la simplicité, • les jeunes, la victoire dans les combats de la vie • les familles, le combat dans l’adversité pour l’unité et la fidélité • Les hommes, le sens du service et du don • les femmes, la générosité l’aptitude à louer Dieu • les malades, la générosité en étant souvent tournés vers les autres • les dirigeants d’entreprise et les militants d’action catholique, la mission du chrétien d’œuvrer dans la société • Les visiteurs de malades et les personnels soignants, le sens de la bonté et du service gratuit • les éducateurs, enseignants, directeurs d’écoles catholiques qui se donnent à leur mission avec constance • les priants, moniales, moines, membres du Foyer de Charité dont la foi invite à tenir sa lampe allumée, ainsi que le font les priants de radio Saint Louis dans leurs émissions de prière • les religieuses, l’espérance et la joie dans une vie donnée totalement à Jésus • Enfin, les prêtres, véritables bras de la miséricorde, et complètement tournés vers les fidèles qui leur sont confiés. La célébration s’est poursuivie jusqu’à la bénédiction solennelle finale, et le chant d’envoi. Comme chaque dimanche soir, à 17 h30 , notre évêque a présidé les Vêpres solennelles. A la fin, très heureux, il a pris le temps de saluer sa famille et les fidèles, avant de regagner la sacristie où il a été fêté par les servants d’autel. Ceux qui n’ont pas pu venir à la cathédrale ont pu vivre cet événement par radio Saint Louis, et la webtv. La fête a continué dans la cour du Presbytère de la cathédrale, animée par le groupe des jeunes Vwa Mamay Foyal. >> photos : © Saxody Photography ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 11

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VIE DU DIOCÈSE Pour terminer cette journée, Mgr Macaire a accepté de répondre à quelques questions : MD : Après 21 années d’apostolat métropolitain, cette année vous a permis de découvrir ou redécouvrir l’Eglise de Martinique : qu’en retenez-vous ? Mgr : Beaucoup de choses. J’ai quelques cahiers remplis de notes, et le cœur rempli de visages, de sourires et de souffrances partagées. Je retiens aussi les forces extraordinaires de ce diocèse et, plus largement, de la société martiniquaise tout entière. Je retiens enfin un grand désir de conversion de la part de tous ceux que j’ai rencontrés. On sent que Dieu va faire des miracles avec ce peuple. MD : Vos visites pastorales des paroisses, mais aussi des aumôneries et des établissements catholiques s’achèvent bientôt. Vous avez une idée plus précise des forces et des faiblesses du diocèse ? Quelles orientations pastorales en tirez- vous ? Faut-il s’attendre à des changements à la rentrée pastorale de septembre ? Mgr : Oui, bien sûr, il y aura des changements, en particulier dans les nominations, mais pas uniquement. Je prépare une grande lettre pastorale qui ouvrira, je l’espère, un grand chantier synodal, c’est-à-dire, une grande réflexion diocésaine sur plusieurs sujets comme la catéchèse et la préparation aux sacrements, l’accueil, le chant et la musique, la pastorale des jeunes. Mais il y a d’autres sujets : matériels comme l’immobilier, ou spirituels, comme le travail à l’unité et la réconciliation dans notre peuple. MD : Vous avez créé deux nouveaux rendez-vous hebdomadaires : les Vêpres solennelles du dimanche soir et les Catéchèses de l’Archevêque le mercredi : qu’en attendiez-vous ? Mgr : Des vêpres, j’attendais un temps de prière pour les vocations, un moment de repos spirituel le dimanche soir, dans ma cathédrale, avec les paroissiens qui sont les miens, et qui m’entourent lors des grandes cérémonies si importantes pour le diocèse. Des catéchèses, je voulais simplement accomplir mon devoir épiscopal d’enseignant. Si l’évêque a une cathèdre, c’est parce qu’il est maître en théologie, il enseigne. Je voulais un enseignement direct au cours duquel tous les participants puissent intervenir, y compris à travers la radio. Dans les deux cas je suis comblé. MD : Vous avez aussi créé la Maison Saint Jean-Paul II pour accueillir des séminaristes. Pouvez-vous nous en parler ? Votre appel aux jeunes pour qu’ils s’engagent à suivre Jésus a-t-il été entendu ? Mgr : La Maison saint Jean-Paul II n’est pas un bâtiment, c’est une communauté. C’est la communauté des séminaristes qui vit à l’Evêché. Cela dit, je trouve que l’appel aux vocations est entendu, mais pas suffisamment. Nous proposons cinq chambres cette année, et huit l’an prochain ; et nous organisons, outre la vie commune et l’accompagnement de prêtres, deux premières années de formation à la prêtrise. Cette année ça va, surtout pour une première année de fondation. Pour l’an prochain, il reste encore deux ou trois chambres... C’est le Seigneur qui appelle ! MD : Le Jubilé de la Miséricorde, en cette année 2016 , est marqué par des événements diocésains qui montrent la vitalité de notre Eglise : avez-vous été surpris, notamment lors des 24 h pour Dieu, ou encore du Jubilé des Hommes, par la participation des fidèles ? Mgr : Oui. Surpris. Mais... pas étonné. On sentait bien cette attente, ce désir. Le jubilé de la Miséricorde est venu répondre à une soif. Dieu l’a inspiré au pape François à cause de cette soif. Pour l’instant, on fonce et nous poursuivons ce jubilé : il y a encore de grands rendez-vous qui se profilent, par exemple il ne faudra pas rater la Pentecôte ; nous préparons une nuit de prière avec le Renouveau... au Saint-Esprit ! MD : Enfin, en cette année de la Miséricorde, vous appelez notre société à la réconciliation, pensez- vous être entendu ? Mgr : Pour ça, oui. J’ai été entendu. Mais je ne mesure pas encore si j’ai été suivi. Je crois qu’il faudra plus d’une année pour réaliser ce rêve d’une société réconciliée. Je compte bien poursuivre dans ce sens. Dieu nous y appelle, comme un modèle pour le monde. Si les Européens ont réussi à se réconcilier, en une génération après deux guerres mondiales qui les ont déchirés, et qui ont fait des morts dans toutes les familles, comment n’arriverions- nous pas à guérir de nos blessures collectives, que j’ai soulignées dans ma lettre de lancement de l’année jubilaire ? Le chemin est pris. Avec la grâce, nous devrions y arriver. MD : Merci beaucoup Monseigneur. Michel Déglise, Conseiller de l’Evêque à la Communication ■ faire des miracles avec ce peuple.faire des miracles avec ce peuple. je suis comblé. appelle ! appelle ! le Renouveau... au Saint-Esprit ! la grâce, nous devrions y arriver.la grâce, nous devrions y arriver. dans notre peuple. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 12

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L e soir du mardi 15 mars 2016, l’Eglise bourdonnait des groupes qui font vivre notre communauté paroissiale : catéchistes, groupes de prière, solidarité, jeunesse, animation ; tous ont pu exposer leur projet, leurs moyens, attirant des questions précises de Monseigneur. Le mercredi 16 mars, à 5 heures 30 , on s’est retrouvé nombreux à Dizac pour le chemin de croix de la famille Gallet de Saint Aurin, attentifs aux souffrances du Seigneur et aux commentaires et prières de notre Archevêque. Après un repas auquel participait M. le Maire, ce sont les enfants du catéchisme qui ont bénéficié de son enseignement. Merci Mgr David de semer tant d’enthousiasme dans nos cœurs, de nous apporter Jésus et de nous le laisser pour l’adorer et l’imiter ! ■ Visite  au  «pas  de  charge»,  Mgr  Macaire  ne s’est pas ménagé ! J e veux tout savoir !  Man lé wè tout moun,  semblait-t-il dire.  Visites pastorales de Mgr Macaire au Diamant… ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 13

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VIE DU DIOCÈSE Curé : Père Claude Anglio Diacre permanent : Gérald Privé, résident Secteurs : le Bourg, Morne-Blanc, Ancinelle, Dizac, Anse Cafard, Chalopin, Jacqua, Thoraille, Tamarin Morne Pavillon, La Cherry, Ô Mullane Bas et Haut, Mare Poirier, Fond Camille Bitaille, La Carole, Taupinière. Fête patronale : 3 Juillet (Saint Thomas Apôtre) et non pas le 28 janvier (fête de Saint Thomas d’Aquin). Avec les paroisses de Petit-Bourg et Grand-Bourg de Rivière-Salée, Saint Henri des Anses d’Arlet, Notre-Dame de Bonne Délivrande des Trois-Ilets, le Diamant forme le district pastoral des Trois-Ilets. Secteurs d’activités : Liturgie, catéchèse, une antenne du Secours Catholique parrainée par celle des Anses d’Arlet, comité des affaires temporelles, communion liturgique (lecteurs, ministres extraordinaires de la Communion, servants de messe, quêteurs, équipe de nettoyage et de décoration.) En outre, une équipe des funérailles formée du prêtre, du diacre et de 4 laïcs. Comptable : 1 personne en lien avec la comptabilité de l’archevêché. Secrétariat : 1 bénévole et sa suppléante. Chorales : 2 chorales d’adultes et une chorale de jeunes rattachée à la Pastorale diocésaine de la jeunesse Mouvements : Équipe du Rosaire, Groupe de la Miséricorde, Pastorale des hommes, La Prière des Mères, Pastorale des jeunes (Rayon d’Amour), Groupe du Cénacle Catéchisme : 20 catéchistes, 191 enfants catéchisés de la première année au cheminement Préparation au Baptême : 4 personnes Notre-Dame de Bonne Délivrande des Trois-Ilets, le Diamant forme le district pastoral des Trois-Ilets. Secteurs d’activités : Liturgie, catéchèse, une antenne MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € • SAINT FRANÇOIS DE SALES , UN MAÎTRE POUR NOTRE TEMPS • VISITE PASTORALE DE MGR MACAIRE À LA PAROISSE DE TRINITÉ • EGLISE JUBILAIRE DU DIOCÈSE CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION DE SAINT-PIERRE N° 515 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde Noël : quand Dieu s’incarne N° 513 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 décembre 2015 Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE • VISITE PASTORALE DE MGR MACAIRE À LA PAROISSE DE TRINITÉ • EGLISE JUBILAIRE DU DIOCÈSE CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION DE SAINT-PIERRE Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Oui, je m’abonne ! Quid de la paroisse Saint Thomas du D\siamant ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 14

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C ette rencontre a été suivie d’un dîner animé par deux groupes de percussions : Tanbou Kika et Bèlè des Mornes, associations culturelles du Gros-Morne. La soirée s’est clôturée par une réunion de travail avec Monsieur le Maire et quelques conseillers. Le lendemain, sa journée commença par sa traditionnelle marche matinale, avec un groupe de paroissiens ; à 6 h30 , célébration de la messe. Vers 8h30 , il a eu un échange convivial avec les enfants de la 2 e, 3 e et 4 e année de catéchisme. Il s’en est suivi un certain nombre de visites à travers la commune : l’HEPAD Sainte Hildegarde au quartier Croix Odilon ; l’usine Denel (Royal S.A.) ; il continua sa tournée en rencontrant deux centenaires et d’autres malades de la commune ; le domaine de Saint-Etienne et son hangar à bananes. L’après-midi, il rencontra, au foyer rural de Bois-Lézard, toutes les forces vives de la commune et participa à la ballade spirituelle sous une pluie torrentielle. ■ Une  visite  pour  notre  évêque,  Mgr David  Macaire,  à  la  paroisse  Notre-Dame  de  la  visitation  du  Gros-Morne,  qui  commence  par  une  rencontre  avec  les  responsables  des  mouvements  paroissiaux.  Pas  moins  de  \b4  pastorales  élargies (tous les responsables de mouvements) étaient au  rendez-vous pour parler de leurs activités et faire connaître  leurs ressentis.  … et au Gros- Morne Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 15

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VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE Curé : Père Pascal Degras Lieu de la rencontre : Tente la rencontre Fête patronale : Notre-Dame de Visitation, le 31 mai Autres lieux de culte : chapelle salle paroissiale, chapelle du Glotin, chapelle de Rivière Lézarde, Bois Lézards, Flamboyants. Secrétariat : Des bénévoles les mardi, mercredi, vendredi et samedi, de 8h à 11 h Les conseils : Conseil pastoral paroissial de 12 personnes, Conseil pastoral des affaires économiques de 8 personnes La catéchèse Eveil à la foi : 37 enfants et 7 animateurs ; 1 ère année (90 enfants, 9 animateurs) ; 2ème année (68 enfants, 7 animateurs) ; 3 ème année (71 enfants, 9 animateurs) ; 4 ème année (73 enfants, 10 animateurs) ; 5 ème année (62 enfants, 12 animateurs) Cheminements : 114 jeunes, 14 animateurs Catéchuménat des jeunes en âge scolaire : (21 jeunes, 6 animateurs) Mouvements et groupes : Pastorale des jeunes, Pastorale de la charité (Saint Vincent de Paul, Secours Catholique), Pastorale de la santé, Pastorale des mouvements mariaux (Légion de Marie, Mouvement sacerdotal marial, Rosaire, Jeunesse mariale, Marie Reine Immaculée), Pastorale du catéchuménat (adultes), Pastorale groupe de prières (renouveau charismatique, et Famille du cœur d’accueil de Jésus), Pastorale de chorale : Petit Chœur de Notre Dame, Chœur de Notre Dame, Notre dame de la visitation), Pastorale liturgique : 4 équipes liturgiques, servants d’Autel, ministres extraordinaire de communion à l’église et aux malades, Pastorale des mouvements : scouts aînés et laïcs associés, Pastorale des cheminements, Pastorale des hommes, Groupe Agir en Eglise, Equipe de funérailles, Sacristie, Equipe d’art floral, Equipe d’entretien. Notre-Dame de Quid de la Paroisse ? organise son pèlerinage annuel à Lourdes, du 1 er au 9 octobre 2016. Ce pèlerinage s’inscrira dans l’Année du Jubilé de la Miséricorde voulue par le pape François, avec pour thème : La Miséricorde du Père ! Les inscriptions se tiennent tous les vendredis, au presbytère de la Cathédrale, 1 rue Abbé Lecornu, de 9h à 12h. Grandes célébrations, conférences, témoignages, rencontres et temps de prières sont au programme pour une belle parenthèse dans votre quotidien, alors venez nous rejoindre ! Contacts et renseignements : 0696 39 59 14 Avec le soutien de Père Zonzon de la paroisse de Tartane, et de Père Lucianno de la paroisse de Schœlcher, les chorales L’Orchidée de Schœlcher, Saint-François de Sales de Tartane, Cœcilia et le Chœur à Pleine Voix de Trinité ont le plaisir de vous inviter au concert spirituel du dimanche 24 avril à 16h, à l’église de Tartane. Une quête au profit de la chorale l’Orchidée sera faite pour son projet de pèlerinage à Lourdes, prévu en août 2016. Des CD de l’Orchidée seront en vente ce jour-là. Venez nombreux. organisé par le Comité Saint Jean-Baptiste de Basse-Pointe au profit de la paroisse, avec la participation des chorales, Voix d’Hommes, le dimanche 17 avril 2016, à la salle des fêtes de Basse-Pointe. Pour tout renseignement : M me Garraud Gertrude : 05 96 78 31 46 ou 05 96 78 50 70 L’association «Pèlerinage du Posaire» Concert spirituel à Tartane Grand concert spirituel COMMUNIQUÉS ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 16

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D ans cette attitude debout, signe d’espérance, là où tout semblait désespéré, la Vierge Marie nous révèle l’importance que quelques-uns soient là au Golgota avec elle, pour accompagner ceux qui portent des croix bien lourdes. C’est la mission de chaque Points Cœur, c’est-à-dire de la trentaine de maisons dans le monde qui sont implantées dans un quartier pauvre, où, pour un an ou deux, vivent quatre à cinq volontaires de différentes nationalités. Ces jeunes seront d’abord des chercheurs de Dieu, doués d’une réelle capacité d’adaptation à une langue, à une culture, à des mœurs différentes des leurs. Ils devront jouir d’une bonne santé physique et surtout d’un réel équilibre psychologique et affectif. Avant leur départ, les responsables de l’Œuvre discerneront leur aptitude. Cependant, on ne demandera pas aux volontaires des compétences spéciales en matière d’éducation, de formation, de psychologie ; on leur demandera plutôt d’oser se donner sans compter et d’essayer d’aimer ces enfants comme Dieu les aime : «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés» (Jn 13,34). » Pour cela les jeunes volontaires mènent une intense vie de prière, une vie communautaire et une vie de compassion, en visitant les plus souffrants dans les familles, mais aussi dans les hôpitaux, les prisons, les orphelinats. Un Points Cœur possède généralement un petit oratoire où Jésus est présent. Leur heure d’adoration quotidienne devient un rendez-vous où les volontaires puisent à la Véritable Source, la Présence qui seule peut combler le cœur de leurs amis. Présents dans plus de 25 pays dans le Monde, Points Cœur, né il y a 26 ans, forme aujourd’hui une vaste famille de Compassion où nombreux sont ceux qui ont retrouvé un sens à leur existence, une nouvelle étape dans leur vie avec Dieu, et une compagnie pour grandir dans la foi, l’amour et l’espérance. Encouragé par Mgr David Macaire, que nous remercions pour son accueil chaleureux, et invités par Alex et Edith H. Despointes, Marie (volontaire Points Cœur actuellement en mission à Cuba) et moi-même, Père Thomas (prêtre Points Cœur au Chili) avons rejoint la Martinique pour présenter notre mouvement, du 10 au 17 mars dernier. Nous avons rencontré beaucoup de collégiens, d’enfants du primaire et différentes communautés paroissiales du François, du Marin et de la Cathédrale. En plus d’une diffusion sur les ondes grâce à la Radio Saint Louis, nous avons eu également l’occasion de rendre témoignage de notre expérience lors de rencontres venues ponctuer notre séjour. Nous avons été très touchés par la réaction d’une enfant de CE2 qui, après avoir vu la vidéo que nous présentions à chacune de nos rencontres, tint à nous dire : j’aimerais prendre sur moi les souffrances de tous ces enfants que nous voyons sur la vidéo, je voudrais donner toute ma vie. Le Père Alain Ransay résuma en quelques mots notre charisme devant ses paroissiens à la fin de la Messe : Points Cœur vient donner de l’amour aux pauvres, c’est ce dont ils ont le plus besoin. A bientôt, très chers amis de Martinique ! Père Thomas Billot ■ Mouvement Catholique dont le charisme est la compassion et la consolation, Points Cœur  est une réponse à la souffrance de beaucoup à travers une présence gratuite qui, comme  la Vierge Marie au pied de la Croix, n’a pas d’abord cherché des solutions aux souffrances  de son Fils, mais à p\srendre part à celles-ci.  Père Thomas Billot Point-Cœur Sainte-Monique, DakarPoint-Cœur Sainte-Monique, Dakar ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 17

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A près avoir médité le chapelet de la miséricorde divine, la messe a débuté dans la joie et l’acclamation, animée par la chorale Vwa Manmay Foyal. Après une bénédiction des Rameaux “très généreuse”, l’évêque a rappelé aux jeunes combien il était heureux de les voir aussi nombreux pour vivre cette journée qui leur était consacrée. En effet, la JMJ est un jour pour prier et fêter ensemble. Dans son homélie, Mgr David rappelle que ce jour-là à Jérusalem, Jésus était “à la mode”, il était celui que l’on adule, que l’on acclame… comme Kalash et son “Bando” ! Cette analogie choque bien sûr, mais elle a surtout marqué les esprits ! Oui comme Kalash aujourd’hui, Jésus est acclamé ; la foule vient pour le voir, l’entendre, le porter aux nues. Mais dans toute cette agitation, au milieu de cette liesse, une personne sait ce qui doit arriver, ce qui va se passer : Jésus. Jésus sait que toute cette fête, ces acclamations, cette “mode” ne va pas durer. C’est ainsi que l’évêque fait un rapprochement avec notre monde et ce que l’on vit aujourd’hui, particulièrement les jeunes ; les amoureux qui se demandent si leur histoire va durer, si l’être aimé sera fidèle ou s’il ne va pas nous abandonner ; les faibles perspectives d’avenir proposées ; les restrictions alimentaires pour cause de cancer, électroniques à cause des ondes, numériques pour se préserver des prédateurs et arnaqueurs du web... On dirait que tout ce qui est bon est mauvais et tout ce qui n’est pas plaisant est bon, renchérit Monseigneur en faisant référence au fait que tout ce qui semble agréable et générateur de plaisir est aujourd’hui montrer du doigt et prohibé. “Jésus sait déjà que les mêmes qui l’acclament en tant que roi, 6 jours plus tard crieront “À mort ! Crucifie-Le !” Jésus sait autre chose : les disciples fuiront quand Il ne sera plus “à la mode”. Ici Monseigneur fait une autre analogie avec un élève de collège qui, ayant relevé le défi de “Montre Jésus”, c’est retrouvé seul face à la foule avec ses copains filmant la scène, cachés derrière un poteau. Ainsi Mgr Macaire a rappelé que, bien souvent, ce sont ceux qui préviennent les jeunes et leurs disent de faire attention, qui ensuite les fustigent pour leur erreurs et les blessent par leurs paroles désobligeantes. C’est pourquoi solennellement, Mgr David demande pardon à l’assemblée et aux jeunes en général : Pardon ! Au nom de ceux qui ont proféré des paroles “de mort” ou qui les ont prévenus pour un avenir difficile. Dans la vie, Il y a des dimanches des rameaux et des vendredis saints, c’est-à-dire, des acclamations et des souffrances. Beaucoup vivent dans la peur (catastrophes naturelles, manque de travail, difficultés dans les relations amoureuses…). Les jeunes désespèrent et baissent les bras. Mais si l’on peut être insatisfait dans nos vies, on ne doit jamais cesser de lutter. L’évêque nous livre le secret pour dépasser tout cela ! Nous devons tous savoir que, s’il y a bien sur le chemin de vie de chacun des dimanches de rameaux et des vendredis saints, il y aura aussi des dimanches de Pâques ; après les Ce dimanche 20 mars, Dimanche des Rameaux, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Jeunesse,  près de \b500 jeunes se sont retrouvés au Millénium du Morne-Rouge pour vivre un grand moment  de foi et de joie, à l’invitation de la Pastorale diocésaine des jeunes et\s de Mgr David Macaire. 1500 jeunes rassemblés à l’occasion du dimanche des Rameaux PASTORALE DES JEUNES ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 18

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Quelques témoignages… galères, il y a toujours l’éclairci, Dieu peut nous faire en sortir. C’est à nous, jeunes, de changer les choses. Après le déjeuner, la reprise de l’après- midi s’est faite par l’hymne des JMJ 2016, interprétée par les participants aux prochaines JMJ en Pologne. S’ensuit un sketch, proposé par un groupe de Jmistes, sur le thème de la miséricorde, qui fut clôturé par un chant gestué démontrant la conversion. A 14h30 , Mgr David commence son enseignement par une petite blague, en énumérant une liste de besoins “naturels” des jeunes d’aujourd’hui : besoin de certitude, de faire la distinction entre le bon et le mauvais, de vérité, d’identité. Pour être ce que nous devons être, nous devons être à l’image du Christ, des djihadistes de l’Amour. Être prêt à donner sa vie par amour. L’évêque nous demande et nous exhorte à transmettre son message, il demande des “vagabonds” et des “fanm djok” pour être prêtres et religieuses. “Car, dit-il, la violence qui change le monde, c’est de ressembler au Christ”. Les jeunes furent très attentifs à cet enseignement. S’ensuit un temps de questions/réponses auquel l’évêque s’est prêté volontiers. Après cela, des ateliers étaient proposés aux jeunes : Vie dans l’Esprit animée par la Communauté du Chemin Neuf et le Père Dominique N’Dinga, l’adoration animée par la communauté de l’Emmanuel, et la louange et sa pratique animée par Ingrid, choriste de Vwa Manmay Foyal et Giovanni, séminariste. En parallèle, les jeunes pouvaient se confesser avec les pères Emmanuel Chaulvet, Oliver-Marie Lucenay et avec l’évêque. Le Saint-Sacrement a été exposé, et un temps d’adoration animé par le GPF (Groupe de Prières Familiales du Lamentin) a été proposé à tous ceux qui le désiraient. Ce fut très enrichissant pour tous. La journée s’est terminée dans une ambiance festive et chaleureuse, animée par Steeve, avec le nouveau flash mob de la pastorale des jeunes sur la chanson «Nous sommes une génération choisie », et une louange du groupe GPF. Les jeunes ont clamé haut et fort “ Je sais qui je suis” ! Oui, ils savent qui ils sont : des êtres créés et aimés par Dieu, appelés à vivre du même Amour au cœur de ce monde ! Puisse le Seigneur continuer à mettre la joie dans les cœurs afin qu’ils persévèrent sur ce chemin ! Cellule communication de la Pastorale diocésaine des Jeunes ■ Si je devais décrire la rencontre de ce dimanche 20 mars en “quelques” mots, ce serait : temps de partage et de joie, moments d’amour, moments bénis et profusion d’émotions. Les sketchs, les interventions des prêtres et de l’archevêque étaient de grande qualité. De plus, l’idée de la confession et des ateliers en fin d’après-midi m’a beaucoup plu. Le clou du spectacle a été, pour ce qui me concerne, le moment où, durant l’atelier du père Dominique N’Dinga, nous avons reçu le baptême de l’Esprit. J’ai aussi beaucoup aimé la grande «choré» finale (un grand classique maintenant!) avec les prêtres etc. Pour conclure, ce que je retiens c’est qu’un homme, aussi respecté et «épanoui» soit-il, ne peut pas être heureux s’il ne s’est pas épanoui en Dieu. Nous étions heureux de participer à cette journée parce qu’il y a longtemps que nous n’avions pas vécu une journée comme celle-là, avec autant des jeunes. Ce\ n’était pas la première fois que nous participions à une rencontre de jeunes ; nous avions déjà participé à d’autres rencontres diocésaines, des temps de louanges, et nous sommes allés aux JMJ à Madrid avec la Communauté du Chemin Neuf. Ce fut une merveilleuse expérience. Nous souhaitions partager ce moment avec les jeunes Martiniquais. Nous nous sommes sentis accue\ illis ; ce temps avait bien été préparé pour les jeunes, et animés p\ ar des jeunes ; nous étions donc à notre Journée. Le témoignage de l’évêque, l’ambiance, les prêtres, et l’animateur qui semblait avoir fait cela toute sa vie, nous a marqués. Nous sommes prêts à revenir à ce type de rencontres tous les mois si la Pastorale des jeunes nous le propose ! Dans un lieu qui puisse accueillir 2000 jeunes ! Joël, 32 ans, Paroisse de Schœlcher Jeune confirmé, j’ai vécu une journée religieuse inoubliable entre jeunes des différentes communes de la Martinique.J’ai été particulièrement touché par le nombre de jeunes présents pour partager leur foi, des jeunes qui n’ont pas peur de louer Dieu. Ce fût une rencontre très enrichissante, profonde avant la Semaine Sainte. Jeunes de Martinique, n’ayons pas peur de nous mettre en marche vers Jésus ! Samuel, 15 ans, Paroisse de Sainte-Luce Viannay et Erika 25 et 27 ans, mariés, Paroisse de Saint-Pierre ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 19

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A Pâques,  Dieu ou\cvre les portes des prisons dans\c lesquelles nous sommes enfermés, et nous donn\ce la vie en cadeau. Toi, que fais-tu de cette vie ? DOSSIER I l arrive que Dieu dépose dans notre cœur des projets pour notre avenir ou pour un service dans son œuvre. Nous sommes alors tellement heureux d’avoir été choisis, que nous ne pensons plus qu’à cela. On commence à rêver, on réfléchit à la manière d’agir. Mais la mise en place de ces projets dans notre vie peut s’avérer être longue. Des années peuvent même passer sans que rien n’ait vu le jour. Une foule de questions commencent à se bousculer dans notre tête. Le doute nous envahit. On envisage alors de tout abandonner. Le temps qui passe ne veut pas dire que Dieu a oublié. Simplement, nous avons besoin de formation et d’être à son école. Il est parfois nécessaire d’élaguer quelques branches un peu trop longues. Notre caractère, nos conceptions, nos mobiles ont besoin de passer au scanner de Dieu pour vérifier qu’il n’y a pas d’anomalies qui pourraient devenir dangereuses. Comme nous le conseille l’apôtre Paul, notre cœur a besoin de développer les sentiments de Christ, sa compassion, sa miséricorde, son amour, sa patience, son humilité. Il est indispensable de délaisser l’orgueil, l’envie de faire pour être vu, ou le désir de nous approprier quelque gloire. Il est nécessaire de comprendre que ce ne sont pas nos talents ou nos mérites qui font l’œuvre de Dieu, mais uniquement l’action de son Esprit Saint au travers de nous qui sommes des canaux. Dire que nous avons reçu un appel n’est pas suffisant. Nous devons porter du fruit là où nous sommes. Il ne sert à rien de vouloir gagner le monde si rien ne se passe avec ceux que Dieu nous a confiés aujourd’hui. Nos proches, notre Eglise, doivent pouvoir dire que nos progrès sont évidents. Nous devons apprendre à nous fortifier face aux épreuves, aux difficultés rencontrées sur le chemin du service. Notre ennemi rôde et son désir c’est de pouvoir arrêter ceux qui veulent servir les intérêts de Dieu. Il arrive que face à l’adversité, on pense alors que la porte est en train de se fermer. Nous sommes comme «marchant sur le bord de la falaise», se demandant si au pas suivant la roche ne va pas s’écrouler sous nos pieds, nous entraînant dans le vide et vers une fin certaine. Dans ces moments-là, nous avons besoin d’expérimenter la protection du Seigneur. Il marche devant nous, Il veille sur chacun de nos pas, les assurant même quand tout semble contre nous. Il n’y a que Lui qui peut nous garder. Qu’il est bon de savoir que le Seigneur n’est pas seulement avec nous, mais pour nous ! C’est au milieu du trouble que notre foi va grandir et devenir inébranlable. Après avoir surmonté plusieurs obstacles, avec une grande conviction, on pourra dire que lorsque Dieu ouvre une porte pour nous, personne ne peut la fermer, même pas l’ennemi de notre âme ! Passes-tu par ces moments de tempête où les flots envahissent ta barque au point qu’elle commence à couler ? As-tu envisagé de renoncer au plan de Dieu pour ta vie devant l’opposition de ceux qui t’entourent ? STOP ! Cesse de raisonner. Repasse en ton cœur le jour de ton appel, les promesses de Dieu pour toi. Pense à la joie qui a rempli ton âme. Relève la tête et décide de passer le test avec succès, restant confiant comme cet enfant sevré dans les bras de sa mère. Si Dieu a ouvert cette porte, sois attentif, laisse-le t’éduquer et quand le temps sera venu, Il t’utilisera. Cette attente n’est pas vaine, seulement indispensable pour la réussite de son plan pour toi. Dans quelques années, avec du recul, tu pourras dire : Heureusement que Dieu a attendu pour m’utiliser car j’avais besoin d’être transformé, sinon je n’aurais pas fait du bon travail ! Ne perds pas courage, Dieu est toujours à l’heure ! Il fait toute chose belle en son temps. Henriette Robin - http://www.topchretien.com/topfamille/ ■ Lorsque Dieu ouvre une porte… Vous  avez  certainement  déjà  dû  entendre  à  maintes  reprises  cette  expression  :   Lorsque  Dieu ouvre une porte pour nos vies, personne ne peut la fermer !  C’est vrai. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 20

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Quelques témoignages recueillis sur la page Facebook de père Olivier- Marie Lucenay Quelques témoignages Quelques témoignages Quelques ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 21 A Pâques, Dieu ouv\cre  les portes des prisons dans\c  lesquelles nous sommes  enfermés, et nous donn\ce la vie  en cadeau. Toi, que fais-tu  de cette vie ?

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L a présence d’un représentant du diocèse de la Martinique était primordiale, car le lien entre Etain et la Martinique est né pendant la guerre, suite à la relation entre l’abbé Andiol (curé de Gavarnie) et l’abbé Soubie (prêtre de la Martinique et directeur du journal la Paix). A notre arrivée à Etain, un accueil chaleureux nous fut réservé par les élus de la ville et l’harmonie stanoise. Le lendemain, une visite de la citadelle à Verdun nous a permis de voir comment vivaient les soldats pendant la guerre, et notamment comment fut choisi le soldat inconnu. L’après-midi débutèrent les premières cérémonies dans les nécropoles. En effet, dans la Meuse, il existe plusieurs nécropoles où furent inhumés des soldats de la Grande Guerre, dont des soldats martiniquais. Aux nécropoles de Bévaux, Glorieux et Fleury, des cérémonies eurent lieu au cours desquelles le père Catayée a béni des gerbes, des élèves ont lu des poèmes puis ont déposé des fleurs sur la tombe des soldats martiniquais. Un grand moment émouvant et historique. Le dimanche 21 février était réservé aux cérémonies du Bois des Caures. Il y a un siècle de cela, la bataille de Verdun commençait au Bois des Caures. Cette cérémonie débuta par une évocation historique sur le site où avaient pris place des figurants en costume d’époque. Nous avons ensuite participé à une messe œcuménique à l’ossuaire de Douaumont. L’après-midi, nous avons poursuivi la cérémonie patriotique en rendant hommage au lieutenant- colonel Driant, en présence de Jean- Marc Todeschini, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire. La journée du 22 février, destinée au jumelage entre Étain et le Vauclin, commença par la visite de l’usine Petit Collin (fabrication de poupées), puis de l’église d’Étain, avant de nous rendre à la base militaire d’Etain- Rouvres, siège du 3 e régiment d’hélicoptères de combat (3 e RHC). Le père Catayée présida la messe en l’honneur du jumelage en commençant par lire le message de Mgr Macaire, puis des gerbes furent déposées au pied du monument aux morts d’Étain. La délégation se rendit dans la salle des fêtes où plusieurs intervenants prononcèrent des discours avant la signature du serment de jumelage entre le maire d’Étain et le représentant de la ville du Vauclin. Le mardi 23 février fut réservé à la visite du Luxembourg. Le mercredi matin, la délégation se divisa en deux groupes. L’un composé des collégiens du Vauclin et de Terreville, assista à la signature du jumelage entre le collège d’Étain et du Vauclin, tandis que l’autre groupe procéda à un dépôt de gerbe à la nécropole de Trottoir, avant de visiter les Eparges. A Paris, nous avons effectué la visite de l’Assemblée nationale, puis nous avons participé au ravivage de la flamme sous l’Arc de triomphe. Grand moment d’émotion pour tous en remontant les Champs-Élysées malgré le froid. Le samedi 27 février, notre séjour s’acheva, et c’est avec des images plein les yeux que nous sommes repartis en Martinique afin de raconter à notre entourage combien ce voyage fut riche en événements. Sabine Andrivon-Milton ■ Dans le cadre du Centenaire \b4-\b8, une délégation de Martiniquais s’est rendue à Étain  (Meuse), ville détruite pendant la guerre et reconstruite grâce à l’aide financière de la  Martinique. Plus de 90 personnes ont pris part à ce voyage : des scolaires (collèges de  Terreville  et  Vauclin,  LPA  du  Robert),  des  anciens  combattants,  des  sympathisants  et  le père Christian Catayée (vicaire épiscopal).  Une délégation de la Martinique en visite à Étain SOCIÉTÉ Dans le cadre du Centenaire \b4-\b8, une délégation de Martiniquais s’est rendue à Étain  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 22

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MEDIAS Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr Dimanche 17 avril 2016 L’IVG en Outre-mer : le regard de l’Église Alors qu’il a légèrement baissé, le recours à l’avortement reste deux fois plus élevé en Outre-mer qu’en Métropole. Il est particulièrement préoccupant chez les jeunes femmes de 20 à 24 ans. Comment l’Église réagit face à ce qui reste pour elle un «acte grave» ? Dieu m’est témoin reçoit 4 jeunes sur le plateau. Windy, Caroline, Nicolas et Frantz. Tous sont des chrétiens convaincus et engagés. Mariés ou non, chastes ou prenant un moyen de contraception, en voie de famille, ou non, ils parlent sans tabou de leur foi et de leur sexualité. A leur côté, Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne. Connecté par Skype, il sera là pour répondre à toutes leurs questions et réagir à leurs témoignages. Nous irons à La Réunion rencontrer deux jeunes filles, de 15 et 16 ans qui ont subi le traumatisme de l’avortement. En présence de leur infirmière scolaire, elles ont osé se confier à nous. Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 — 101.3 et 105,3 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 — Courriel : contact@radiosaintlouis.com VERS LA VIE C écile, Apollinaire Marie-Catherine est originaire du François (Martinique), où elle voit le jour, le 23 juillet 1923. Sa vocation, elle la doit à un prêtre qui lui déclara qu’elle devait consacrer sa vie à Dieu. A 25 ans, le 9 avril 1948, Cécile répond à l’appel du Seigneur à le suivre de plus près, dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres, avec l’ardent désir de se mettre au service des pauvres et des grabataires. Le 28 août 19 51 , la jeune Cécile reçoit l’habit et est désormais appelée Sr Jeanne de la miséricorde. Elle prononcera sa profession religieuse définitive, le 28 août 1958. Après un cours séjour à Bethléem, elle enseigna pendant 14 ans à l’école Saint Paul de Bouillon (Guadeloupe), auprès des tous petits, leur apprenant entre autres à découvrir l’amour de Jésus. Puis, il lui sera confié la formation des jeunes postulantes et novices, mission qu’elle accomplira durant 16 ans, au Noviciat de Didier (Fort-de-France). En 1974 , Sr Jeanne part pour la Guyane Française, où elle sera chargée de la catéchèse au niveau du diocèse de Cayenne. Elle fonde l’AMAPO (Association de Martin de Porrès), en 1982, qui devient un centre de soutien scolaire pour une bonne partie de la jeunesse Guyanaise. Fatiguée, elle regagne la Maison Provinciale, en juillet 2015 . Le 25 mars 2016 , vendredi saint, Sr Jeanne s ’est éteinte et a rejoint la demeure de Notre Seigneur. Sœur Jeanne de la Miséricorde Marie-Catherine 23 juillet 1923 – 25 mars 2016 écile, Apollinaire Marie-Catherine est originaire du François (Martinique), où elle . Sa vocation, elle la doit à un prêtre qui lui déclara , Cécile répond à l’appel du Seigneur à le suivre de plus près, dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres, Catherine ÉGLISE EN MARTINIQUE du 10 avril 2016 – n° 521 23

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Père de miséricorde, qui as donné ton Fils pour notre salut et qui nous soutiens sans cesse par les dons de ton Esprit, donne-nous des communautés chrétiennesvivantes, ferventes et joyeuses, qui soient source de vie fraternelle et qui suscitent chez les jeunes le désir de se consacrer à Toi et à l’évangélisation. Soutiens-les dans leur application à proposer une catéchèse vocationnelle adéquate et différents chemins de consécration particulière. Donne la sagesse pour le nécessaire discernement vocationnel, afin qu’en tous resplendisse la grandeur de ton Amour miséricordieux. Marie, Mère et éducatrice de Jésus, intercède pour chaque communauté chrétienne, afin que, rendue féconde par l’Esprit Saint,elle soit source de vocations authentiques au service du peuple saint de Dieu . Pape François

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