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E g lise
en MARTINIQUE
N° 523
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUEL — 2,00 €
8 mai 2016
La famille , « P otomitan »
de la société... et de l'Eglise !
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EDITORIAL
N
ous voici au dernier dimanche du temps pascal.
Jésus nous appelle à l'unité, entre nous et avec
Dieu. Nous savons que l’Eglise de Jésus à laquelle
nous appartenons, tire son unité de celle de Jésus à son
Père, de celle de la Trinité même. Cette unité dans l’Eglise
se réalise à la prière de Jésus, «qu’ils soient un comme toi
Père et moi nous sommes un. Que tous soient un en nous ».
Ainsi, nous comprenons que nous ne pouvons parvenir
à l'unité si Dieu ne vient pas nous habiter, et si nous
n'habitons pas en Lui. En fait, c’est Lui le «Potomitan»
de notre vie.
Potomitan, la famille l’est aussi. C’est la cellule de base
de la société. Elle est également considérée comme une «
petite Eglise ». A l’orée de la Journée internationale des
familles (15 mai), intitulée «Les familles, une vie saine et
un avenir durable», Eglise en Martinique en a fait un dossier.
Autre Journée mondiale, celle des Communications
sociales du 8 mai. A cette occasion, dans son message :
«Communication et Miséricorde, une rencontre féconde»,
le pape François nous affirme que L’amour, par nature, est
communication ; il conduit à s’ouvrir et non pas à s’isoler. Et si
notre cœur et nos gestes sont animés par la charité, par l’amour
divin, notre communication sera porteuse de la force de Dieu.
De quoi donc avons-nous peur ? Mgr Macaire nous
interpellait à ce sujet dans l’édition précédente. Avons-
nous peur de l’enfer ? Du manque ? Découvrons sa réponse
aujourd’hui.
Les visites pastorales de notre archevêque arrivent à leur
terme en ce 8 mai 2016. Notre pasteur a fait le tour des
paroisses au cours de sa première année d’épiscopat. Les
communes du Marigot et de Sainte-Anne l’ont accueilli,
et nous en rendent compte.
La campagne du denier de l’Eglise se poursuit avec un
second volet sur les comptes du diocèse de Martinique.
L’Eglise a besoin de nous, et nous avons besoin de l’Eglise.
Soyons donc généreux et solidaires !
En cette période d’attente de la Pentecôte, continuons
à être Eglise. Préservons l’unité au sein de nos familles\
.
Demandons à l’Esprit Saint de raviver notre quête de Dieu
et notre soif de l’essentiel.
Justine Lordinot ■
S ommaire
• La famille, potomitan de la so\biété... et de\o l'Eglise
• Un hymne à l'amour\o
• Témoignages
• L
a prière des pères…
à l’imitation de Saint-Joseph\o
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
MÉDIAS
DOSSIER : LA FAMILLE, \bOTOMITAN
DE LA SOCIÉTÉ... ET \SDE L'EGLISE !
EGLISE UNIVERSELLE
• De quoi as-tu peur\o ? (suite et fi n)
• Parole domini\bale
•
La Pente\bôte, fête de l’Esprit Saint et de l\o’Eglise
• La Vierge de la Miséri\borde de passage à Tartane
• Visite pastorale de Mgr David Ma\baire :
au Marigot
à Sainte-Anne
• Les \bomptes du dio\bèse de Martinique • Journée Mondiale des Communi\bations So\biales
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AGENDA DE L’ARCHEVÊQUE 15
EGLISE DE LA CARAÏBE
• Les 60 ans d’ordination sa\berdotale du Cardinal Kelvin Felix
6
• La Vierge de la Miséri\borde de passage à Tartane• La Vierge de la Miséri\borde de passage à Tartane
ANNÉE SAINTE DE LA \SMISÉRICORDE
\bASTORALE DES VOCATIONS
• « Dieu seul peut me\o rendre heureux… »Frère Christophe Rebe\b\baï
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré — 97232 Lamentin – Tél. \
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De quoi as-tu peur ? (suite et fin)
E
n principe, un bon chrétien n’a
peur que d’une seule chose : de
l’enfer ! C’est-à-dire de perdre
son âme et de rompre le lien avec Dieu
en commettant un péché mortel. Mais
pour qu'un péché soit mortel, il faut
trois conditions : une matière grave,
un acte commis en pleine conscience
et de propos délibéré" (CEC 1857).
Autant dire que pour aller en enfer, il
faut le vouloir. Si quelqu’un continue
à aimer Dieu et à le chercher de tout
son cœur, les conséquences de ses
péchés le feront souffrir, lui et son
entourage, cependant la Miséricorde
de Dieu le sauvera. La peur de l’enfer
est salutaire, mais Dieu ne cesse de
nous redire sa Miséricorde… Alors
«qui pourra nous séparer de l’amour
de Dieu ?» (Rm 8 …)
Rassurés par la révélation de la
Miséricorde divine quant à l’enfer de
l’Au-delà, n’aurions-nous pas plutôt
peur de l’enfer d’ici-bas ? Aujourd’hui,
le terrorisme médiatisé à outrance
est arrivé jusqu’à nos portes (c’est-
à-dire à Paris, où vivent tant de nos
compatriotes). Avouons que cela nous
fait peur, cette mort qui peut frapper
à chaque instant, sauvage, injuste,
inhumaine, impitoyable… Pourtant,
notre culture aurait dû nous préparer
à vivre en résistance à cette idée que la
mort est possible. Ne disons-nous pas
«si Dieu veut» en donnant un rendez-
vous à quelqu’un, en sachant très
bien qu’un cyclone, un tremblement
de terre, une éruption volcanique,
une épidémie et même la violence
des hommes peuvent ôter la vie à
n’importe qui, à chaque instant ? Les
catastrophes qui ont sillonné notre
histoire ont façonné ces «nonm’ ek
fanm’ vayan» qu’étaient nos parents.
Cesserions-nous de vivre aux Antilles
parce que des sauvages frappent sur
d’autres continents ? Que laissons-
nous pour les chrétiens d’Orient
frappés et massacrés depuis des
siècles, et en particulier aujourd’hui,
et qui continuent à vivre et à prier
Jésus sur la terre de leurs ancêtres… ?
Mais si ce n’est la guerre elle-même qui
nous fait peur, c’est peut-être que nous
en craignons les conséquences ? C’est
à se demander si notre vraie peur n’est
pas celle de manquer. Rappelez-vous
comment, lors de la première guerre
du Golfe, nous nous sommes jetés,
affolés comme «an tan wobè», sur
les allumettes, le riz et l’huile… Mais
où est le père Jean-Michel pour nous
rappeler que même si des besoins
factices ont été créés artificiellement
dans notre peuple, la Martinique peut
encore vivre (différemment certes !)
mais vivre heureuse (et certainement
plus heureuse et plus libre) en
produisant elle-même ce dont elle
a besoin ? Cette peur du manque est
l’un des plus grands pièges du démon.
Au fait, comment faisions-nous pour
vivre sans portable il y a 15 ans ?…
Nous, chrétiens, notre secours est-il
vraiment dans le Nom du Seigneur
où dans les biens de consommation
qui viennent d’ailleurs ???
En fait, nous avons surtout peur des
autres, et en particulier des autres
cultures qui entrent avec violence
dans les âmes, les cœurs, les modes
et les intelligences des jeunes
générations. D’Amérique, d’Europe et
même du Moyen-Orient, de nouveaux
modes de penser viennent balayer
la sagesse antillaise que nous avons
reçue de nos traditions. Par les médias
gavés de la culture et de l’actualité
des autres mondes, des nouveautés
comme l’islam ou la culture gay
s’imposent chez nous comme une
évidence, et créent un déséquilibre
entre notre réalité et ce que nous
voyons à la TV. Mais si d’autres
cultures nous envahissent, n’est-ce
pas tout simplement parce que nous
sommes en train de perdre la nôtre ?
Pourquoi ne serait-ce pas nous qui
apporterions au monde notre culture
avec sa foi chrétienne, son ouverture,
sa structure cosmopolite, sa joie ?
Sommes-nous plus faibles que les
autres, n’y a-t-il pas eu assez de grands
hommes et femmes de chez nous qui
ont su diffuser sur tous les continents
le meilleur de nous-mêmes, pour le
bien de tous ? De quoi avons-nous
peur ?
Eh bien, je vais vous le dire : je pense
finalement que nous avons peur de
nous-mêmes. Nous nous sommes
laissé convaincre que ce que nous
étions est moins bien que ce que
nous importons. Personnellement,
je crois que c’est l’inverse. Non pas
parce que nous sommes les meilleurs,
mais parce que comme Israël sorti
d’Egypte, nous devons tout à notre
Dieu : c’est Lui qui nous a libérés et
nous libère encore de nos esclavages,
et c’est sa Parole qui a façonné notre
langage et nos habitudes et qui a
coloré notre Sagesse populaire.
Certes, les puissances ténébreuses
ne manquent pas dans la Caraïbe,
mais nous savons bien que c’est le
Christ qui est notre référence, notre
force et notre rempart.
Alors, même si tu as peur de toi-même,
avec Jésus, même pas peur !
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
MOT DE L’EVÊQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 3
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« Communication et Miséricorde, une rencontre féconde »
Journée Mondiale des Communications Sociales
EGLISE UNIVERSELLE\o
C
hers frères et sœurs,
L’Année sainte de la
Miséricorde nous invite
à réfléchir sur le rapport entre
communication et miséricorde.
En effet, l’Église, unie au Christ,
incarnation vivante de Dieu
Miséricordieux, est appelée à vivre
la miséricorde comme un trait
distinctif de tout son être et de tout
son agir. Ce que nous disons et la
manière dont nous le disons, chaque
parole et chaque geste, devrait
pouvoir exprimer la compassion,
la tendresse et le pardon de Dieu
pour tous. L’amour, par nature, est
communication ; il conduit à s’ouvrir
et non pas à s’isoler. Et si notre cœur
et nos gestes sont animés par la
charité, par l’amour divin, notre
communication sera porteuse de la
force de Dieu.
En tant qu’enfants de Dieu, nous
sommes appelés à communiquer
avec tous, sans exclusion. En
particulier, c’est le propre du
langage et des actions de l’Église
que de transmettre la miséricorde,
en sorte de toucher les cœurs des
personnes et de les soutenir sur le
chemin vers la plénitude de la vie
que Jésus Christ, envoyé par le Père,
est venu apporter à tous. Il s’agit
d’accueillir en nous et de répandre
autour de nous la chaleur de l’Église
Mère, pour que Jésus soit connu
et aimé ; cette chaleur qui donne
consistance aux paroles de la foi, et
qui allume dans la prédication et
dans le témoignage l’«étincelle» qui
les rend vivantes.
La communication a le pouvoir
de créer des ponts, de favoriser la
rencontre et l’inclusion, enrichissant
ainsi la société. Comme il est beau
de voir des personnes engagées
à choisir avec soin des paroles
et des gestes pour dépasser les incompréhensions, guérir la
mémoire blessée et construire la paix
et l’harmonie. Les paroles peuvent
jeter des ponts entre les personnes,
les familles, les groupes sociaux, les
peuples (…). Que les paroles et les
actions soient donc telles qu’elles
nous aident à sortir des cercles
vicieux des condamnations et des
vengeances, qui continuent à piéger
les individus et les nations, et qui
conduisent à s’exprimer avec des
messages de haine. La parole du
chrétien, au contraire, se propose
de faire grandir la communion et,
même quand il faut condamner
le mal avec fermeté, elle cherche
à ne jamais briser la relation et la
communication.
Je voudrais donc inviter toutes
les personnes de bonne volonté
à redécouvrir le pouvoir de la
miséricorde de guérir les relations
déchirées, et de ramener la paix
En cette année du Jubilé de la Miséricorde, la 50 e édition de la Journée mondiale des
communications sociales aura lieu le dimanche \b mai 2016. Découvrons le message du
pape François intitulé «Commu\,nication et Miséricorde, une rencontre féconde».
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et l’harmonie entre les familles et
dans les communautés. Nous savons
tous de quelle manière les vieilles
blessures et les ressentiments
peuvent piéger les personnes, et
les empêcher de communiquer et
de se réconcilier. Dans tous ces cas,
la miséricorde est capable de créer
une nouvelle manière de parler et
de dialoguer, comme l’a ainsi très
bien exprimé Shakespeare : «La
miséricorde n’est pas une obligation
(…). Elle est une double bénédiction :
elle bénit celui qui la donne et celui
qui la reçoit».
Il est souhaitable que le langage de la
politique et de la diplomatie se laisse
aussi inspirer par la miséricorde, qui
ne donne jamais rien pour perdu. Je
fais appel surtout à tous ceux qui ont
des responsabilités institutionnelles,
politiques et dans la formation de
l’opinion publique, pour qu’ils soient
toujours vigilants sur la manière de
s’exprimer envers celui qui pense
ou agit autrement, et aussi envers
celui qui peut s’être trompé (…).
«Bienheureux les miséricordieux,
parce qu’ils obtiendront miséricorde.
[…] Bienheureux les artisans de
paix, parce qu’ils seront appelés fils
de Dieu» (Mt 7. 9 ,5).
Comme je voudrais que notre
manière de communiquer, et aussi
notre service de pasteurs dans
l’Église, n’exprime jamais l’orgueil
fier du triomphe sur un ennemi, ni
n’humilie ceux que la mentalité du
monde considère comme perdants
et à rejeter ! La miséricorde peut
aider à tempérer les adversités de
la vie, et à offrir de la chaleur à tous
ceux qui ont seulement connu la
froideur du jugement. Que le style
de notre communication soit en
mesure de dépasser la logique qui
sépare nettement les pécheurs des
justes. Nous pouvons et devons
juger des situations de péché
-violence, corruption, exploitation,
etc.- mais nous ne pouvons pas juger
les personnes, parce que seul Dieu
peut lire en profondeur dans leur
cœur. C’est notre devoir d’avertir
celui qui se trompe, en dénonçant la
méchanceté et l’injustice de certains
comportements, afin de libérer les
victimes et de soulager celui qui
est tombé. L’Évangile de Jean nous
rappelle que «La vérité vous rendra
libres». Cette vérité est, en définitive,
le Christ lui-même, dont la douce
miséricorde est la mesure de notre
manière d’annoncer la vérité et de
condamner l’injustice. C’est notre
principal devoir d’affirmer la vérité
avec amour (…).
Certains pensent qu’une vision de la
société enracinée dans la miséricorde
serait, de façon injustifiée, idéaliste
ou excessivement indulgente.
Mais essayons de repenser à nos
premières expériences de relations
au sein de la famille. Nos parents
nous ont aimés et appréciés pour
ce que nous sommes, plus que
pour nos capacités et nos succès.
Les parents veulent naturellement
le meilleur pour leurs enfants, mais
leur amour n’est jamais conditionné
par le fait d’atteindre des objectifs. La
maison paternelle est le lieu où tu es
toujours accueilli. Je voudrais vous
encourager tous à penser la société
humaine, non comme un espace où
des étrangers rivalisent et cherchent
à dominer, mais plutôt comme une
maison ou une famille, où la porte est
toujours ouverte, et où l’on cherche
à s’accueillir réciproquement.
C’est pourquoi il est fondamental
d’écouter. Communiquer signifie
partager, et le partage exige l’écoute,
l’accueil. Ecouter est beaucoup plus
qu’entendre. Entendre concerne
le domaine de l’information ;
écouter, en revanche, renvoie
à celui de la communication, et
exige la proximité. L’écoute nous
permet d’avoir l’attitude juste, en
sortant de la condition tranquille
de spectateurs, d’auditeurs, de
consommateurs. Ecouter signifie
aussi être capable de partager des
questions et des doutes, de faire un
chemin côte à côte, de s’affranchir
de toute présomption de toute-
puissance et de mettre humblement
ses capacités et ses dons au service
du bien commun (…).
Les e-mails, sms, réseaux sociaux,
chats, peuvent, eux aussi, être
des formes de communication
pleinement humaines. Ce n’est
pas la technologie qui décide si la
communication est authentique ou
non, mais le cœur de l’homme et sa
capacité de bien user des moyens
mis à sa disposition (…). Le domaine
numérique est une place, un lieu
de rencontre, où l’on peut caresser
ou blesser, avoir une discussion
profitable ou faire un lynchage moral.
Je prie pour que l’Année jubilaire
vécue dans la miséricorde «nous
rende plus ouverts au dialogue
pour mieux nous connaître et nous
comprendre. Qu’elle chasse toute
forme de fermeture et de mépris.
Qu’elle repousse toute forme de
violence et de discrimination».
Une véritable citoyenneté se
construit aussi en réseau. L’accès
aux réseaux numériques comporte
une responsabilité pour l’autre,
que nous ne voyons pas, mais qui
est réel, il a sa dignité qui doit être
respectée. Le réseau peut être bien
utilisé pour faire grandir une société
saine et ouverte au partage.
La communication, ses lieux et
ses instruments, ont comporté un
élargissement des horizons pour
beaucoup de personnes. C’est un
don de Dieu, et c’est aussi une grande
responsabilité. J’aime définir ce
pouvoir de la communication comme
«proximité». La rencontre entre la
communication et la miséricorde
est féconde dans la mesure où elle
génère une proximité qui prend soin,
réconforte, guérit, accompagne et
fait la fête. Dans un monde divisé,
fragmenté, polarisé, communiquer
avec miséricorde signifie contribuer
à la bonne, libre et solide proximité
entre les enfants de Dieu et les frères
en humanité.
Pape François ■
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EGLISE DE LA CARAÏBE
L
e dimanche 17 avril 2016, le Cardinal Kelvin Felix célébrait
ses 60 ans d’ordination sacerdotale ! A 85 ans désormais,
l’archevêque émérite de Sainte Lucie fut le centre d’une
grande fête de famille, à Roseau, son diocèse d’origine, dans
l’île de la Dominique. C’est là-bas, à Roseau, que le 8 avril 1956,
le jeune Kelvin était ordonné prêtre, premier prêtre local de son
diocèse. Tout de suite brillant, il participa de manière remarquable
au rapprochement des différentes confessions chrétiennes, au
point de devenir rapidement le président du Conseil des Eglises
de la Caraïbe, favorisant l’essor du dialogue œcuménique. C’est
dire qu’il fut toujours un homme d’ouverture. En 19 81 , il fut nommé
archevêque de Castries, à Sainte-Lucie, avant de se retirer en 2007
dans son diocèse de Roseau, puis d’être «créé» Cardinal par le
pape François, premier Cardinal des Antilles, le 22 février 2014.
Pour toutes ces raisons, la célébration du 17 avril fut une très belle
fête, dans le stade Windsor Park de Roseau. Tout le diocèse était
là. Très belle messe le matin, avec de nombreux évêques, dont
Mgr Macaire et Mgr Lafont pour les diocèses francophones. Les
gouverneurs généraux de Sainte-Lucie et de la Dominique étaient
présents. Des discours précédèrent l’Eucharistie, magnifiquement
chantée. L’après-midi nous fut offert une présentation culturelle :
chants, danses, poèmes, mime sur la vocation sacerdotale. Tous
étaient là, y compris les très applaudis Amérindiens Kalinagos
(Caraïbes) de l’île. L’Eglise unit : le cardinal est un don d’unité pour
notre Eglise. Longue vie au cardinal Felix !
+ Mgr Emmanuel Lafont, Evêque de Cayenne ■
La plupart des évêques présents à Trinidad pour l’Assemblée plénière des évêques de la
Caraïbe (du 9 au 15 avril 2016) avaient, aussitôt après, rendez-vous à Roseau (Dominique)
pour une grande célébration. Mgr Emmanuel\, Lafont était de ceux-là. Il nous en\, parle.
Les 60 ans d’ordination sacerdotale du Cardinal Kelvin Felix
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D
ans la seconde lecture
d'aujourd'hui, il est question
de la mort d'Etienne, le
premier martyr chrétien. On dirait
un copier-coller de la mort de Jésus.
Comme Jésus, il est tué en dehors de
la ville ; comme Jésus, il pardonne
à ses bourreaux ; comme Jésus, il
remet son esprit à Dieu. Notons,
cependant, que c'est à Jésus qu'il
remet son esprit, tandis que Jésus
le remet à son Père ; qu'Etienne est
lapidé tandis que Jésus est crucifié.
Il n'empêche, pour saint Luc qui nous
rapporte cet événement, Étienne
reproduit dans sa vie et dans sa mort
quelque chose des traits de Jésus.
On pourrait dire qu'il en actualise
le visage. Et puisque la Parole de
Dieu est pour nous aujourd'hui, ce
texte vient nous rappeler que tout
chrétien doit donner à voir quelque
chose du visage du Christ. Et comme
le Christ Jésus est à la fois Dieu et
homme, il y a fondamentalement
deux choses que nous devons
donner à voir de Lui : sa passion
pour Dieu le Père, et sa passion pour
ses frères et sœurs humains. Passion pour Dieu son Père.
Jésus est le Fils qui reçoit tout du
Père, qui vit dans son intimité, qui
met sa joie en lui et qui invite ses
disciples à entrer dans sa propre
communion d’amour avec le Père.
Ainsi, dans l’Évangile d’aujourd’hui,
il prie ainsi : Que tous, ils soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi
en toi. Qu’ils soient un en nous, eux
aussi, pour que le monde croie que
tu m’as envoyé. Il appelle Dieu son
Père et il a cru utile de préciser :
mon Père et votre Père (1) et de nous
recommander : Quand vous priez,
dites : Notre Père... (2)
Passion pour ses frères et
sœurs humains.
Les évangiles
nous montrent Jésus restaurant la
santé des malades, rendant la vie aux
enfants décédés pour consoler leurs
parents, rabrouant ceux qui éloignent
de lui les petits enfants, redonnant
la paix de l'âme aux pécheurs. Il se
préoccupe du bien-être de tous, et
ne craint pas d'être méprisé parce
qu'il fréquente de près les pécheurs
publics et autres exclus. Et il justifie
ce comportement en précisant que
chaque être humain est unique, a du
prix aux yeux de Dieu. Il recommande
même d'aimer ses ennemis !...
Quant à nous, la consigne de
cette Année de la Miséricorde,
"Miséricordieux comme le Père", peut
très bien être comprise et vécue ainsi :
"Miséricordieux comme le Seigneur
Jésus" puisqu'il est dans le Père et
que le Père est en lui. Autrement dit :
la miséricorde de Dieu qui passe par
nous pour atteindre nos frères et nos
sœurs quels qu'ils soient.
Tout un programme … qui nous
dépasse ! Que nous pouvons parfois
estimer trop lourd, au-delà de nos
forces. Mais nous ne sommes pas
seuls : le Seigneur nous a promis
l’aide de son Esprit. ( 3 ) Et lui-même
vient à nous : " Oui, je viens sans
tarder " déclare-t-il dans la seconde
lecture. Que chacun de nous
réponde, confiant et joyeux : Amen !
Viens, Seigneur Jésus ! "
Père Pierre-Alex Zonzon
Vicaire en charge de Tartane
■
Dimanche 24 avril 2\b16
Acte 7,57-60 • Psaume 96 • Apocalypse 22,12-14.16-17.\,20 • Jean 17,20-26\,
7 e dimanche de Pâque – Année C
la P arole D ominicale
Donner à voir quelque chose du visage du Christ
(1) Jn 20,17 (2) Mt 6,9 ; Lc 11,2 (3) Cf. Jn 16,7.13
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La Pentecôte marque la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres, et la naissance de
l’Eglise. Cet événement étant survenu cinquante jours après Pâques, les catholiques
célèbreront cette année la Pentecôte le dimanche 15 mai 20\,16.
L
'événement de la Pentecôte ne
peut être compris qu’en lien
avec Pâques et l’Ascension :
Mort pour le salut du monde (le
vendredi saint), ressuscité (le jour
de Pâques) et parti rejoindre le Père
(à l’Ascension), le Christ envoie aux
hommes son Esprit (à la Pentecôte).
C’est pourquoi cette fête clôt le temps
pascal, qui dure sept semaines, et
dont elle est le couronnement.
Ce jour-là, les apôtres «se trouvaient
réunis tous ensemble. Soudain, il
vint du ciel un bruit pareil à celui
d’un violent coup de vent : toute
la maison où ils se tenaient en fut
remplie. Ils virent apparaître comme
une sorte de feu qui se partageait en
langues et qui se posa sur chacun
d’eux. Alors ils furent tous remplis de
l’Esprit Saint. Ils se mirent à parler en
d’autres langues, et chacun s’exprimait
selon le don de l’Esprit. (…) Lorsque
les gens entendirent le bruit, ils se
rassemblèrent en foule. Ils étaient
dans la stupéfaction parce que chacun
d’eux les entendait parler sa propre
langue» (Actes des Apôtres 4 -1 ,2 et 6 ).
Ainsi se réalisait la promesse faite
par le Christ aux apôtres au moment
de son Ascension, une dizaine de
jours plus tôt : «vous allez recevoir
une force, celle du Saint-Esprit qui
viendra sur vous. Alors vous serez
mes témoins à Jérusalem, dans toute
la Judée et la Samarie, et jusqu’aux
extrémités de la terre» (Actes des
Apôtres 1,8).
En effet, les apôtres, ayant reçu la force
de l’Esprit, eurent alors le courage de
sortir de la salle du Cénacle où ils
étaient craintivement enfermés. Ils
commencèrent aussitôt à témoigner
de la résurrection du Christ, à faire
connaître son enseignement et à
baptiser. «Lors de la Pentecôte, l’Eglise
est constituée non par une volonté
humaine, mais par la force de l’Esprit
de Dieu». En effet, à la suite de cet
événement, sont nées les premières
communautés chrétiennes, qui se
sont ensuite organisées, développées
et propagées.
Ce récit des Actes des Apôtres est très
significatif : le vent et le feu manifestent
– comme dans bien d’autres récits
de la Bible – la présence de Dieu.
Les langues de feu témoignent de la
venue de l’Esprit Saint sur chacun
des apôtres. Et à propos de la capacité
des apôtres à se faire comprendre de
tous leurs interlocuteurs, le texte est
également très concret : il indique
précisément que «Parthes, Mèdes et
Elamites, habitants de la Mésopotamie,
de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la Mer noire, de la province
d’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie,
de l’Egypte et de la Libye proche de
Cyrène, Romains résidant ici, juifs
de naissance et convertis, Crétois et
Arabes» comprenaient chacun dans
leur langue les propos des apôtres.
Ainsi, la Bonne Nouvelle concernant
tous les hommes, le don de l’Esprit
permet aux apôtres de répondre à
l’appel du Christ : être ses témoins
«jusqu’aux extrémités de la terre».
Comme les apôtres, les chrétiens sont
appelés à ne pas rester seulement entre
eux, hors de la vie et du monde, mais,
au contraire, à proclamer clairement
et librement la Bonne Nouvelle de
l’Evangile. Cette responsabilité a été
tout particulièrement rappelée aux
fidèles laïcs par le concile Vatican II,
comme par le pape Jean-Paul II dans
son exhortation Christifideles laici du
30
décembre 1988.
Parce qu’il trouve sa source dans
l’événement de la Pentecôte, le
sacrement de la confirmation est
souvent célébré le jour de cette fête.
Au cours de la célébration, l’évêque
impose les mains sur chacun des
confirmands, manifestant par ce geste
le don de l’Esprit.
Source : http://www.eglise.catholique.fr/ ■
La Pentecôte,
fête de l’Esprit Saint et de l’Eglise
LITURGIE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 8
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A\b\bueillie le samedi 23 avril, vers 17h, à l'entrée de Tartane,
l'I\bône de la Vierge de la Miséri\borde a été emmenée en
pro\bession jusqu'à l'église, en marquant une petite halte de
prière au mar\bhé aux poissons. Après un long temps de prière
à l'église, elle est allée "passer la nuit" dans une première
famille qui l'a ramenée le lendemain avant la messe. Puis
elle a séjourné \bhaque jour dans une famille différente, ave\b
quelques "originalités" : une soirée ave\b des hommes ; une
journée "sur la pla\be publique" (sous un \bhapiteau à l'entrée
du bourg, qui a permis aux touristes et autres "n'importe qui"
de se joindre à la prière et déposer ses intentions é\brites) ; une boîte à intentions qui fut brulée
pendant la prière d'au-revoir. Les remer\biements et féli\bitations fusent de partout. Nous ne doutons
pas que les retombées ne se feront pas attendre sous forme de nombreuses grâ\bes.
(Père Pierre-Alex Zonzon)
Luc et Rosy
Baybaud Cramer
Baybaud Cramer
La Vierge de la Miséricorde
de passage à Tartane
ANNÉE SAINTE DE LA\o MISÉRICORDE
Mon époux et moi, qui sommes de la paroisse
de St Joseph, étions heureux, à l'occasion d'une
visite de famille chez notre tante Mme Léana Buval,
malade, d'accueillir la Vierge Pèlerine qui y a été posée pendant
un instant par notre sœur en Christ « Chabine». Grâce à l'Esprit
Saint, nous avions préparé le chant «Une Voix» pour accueillir
la Vierge. Les frères et sœurs présents pour la circonstance ont
bien joué le jeu, car nous avons tous chanté en communion et ce
fut le «must» pour notre maman Marie. Notre tante était heureuse
de cet événement. "Chabine" nous a demandé, d'intercéder pour
les malades, et c'est avec une joie intense que nous l'avons fait.
Ensuite, nous sommes partis en procession accompagner la Vierge
jusqu'à son 2 ème point d'accueil : la maison de "Chabine". Là,
beaucoup d'émotions, car une famille avec une enfant handicapée
attendait la Vierge. Après le chant de bienvenue à la Vierge, la
proclamation de la Parole, nous avons intercédé pour cette famille.
L'Esprit Saint, bien présent, nous a permis de louer avec amour
et compassion. Merci à notre pasteur David pour ce cadeau
béni. Merci à Père Zonzon et merci à «Chabine» de nous avoir
permis de vivre intensément la présence de la Vierge Pèlerine.
Pluie de bénédictions aux cousins Buval et aux autres frères et
sœurs présents. J'ai
3 enfants : une fille de
13 ans qui est handicapée, et
des jumeaux de 7 ans. J'habite
à Sainte Marie. J'ai su par ma cousine
que l’icône de la Vierge pèlerine serait
exposée à l'église de Tartane, le dimanche
17 avril toute la journée. J'ai décidé de
m’y rendre avec ma petite famille dans
l'après-midi pour prier. Nous sommes
arrivés au moment où l'icône partait chez
une famille à Morne Pavillon. Ghislaine,
un des membres de cette famille, m'a
demandé de venir chez elle. Étant donné
que nous étions partis pour prier et
demander grâce à Marie, je n'ai pas pu
décliner son invitation. L'émotion fut si
grande et forte lors de la prière avec mes
sœurs et frères en Christ que des larmes
de joie ont été versées. Ce fut un bon
moment d'amour et de partage. J'étais
si légère et en paix après ses émotions.
Merci !
ANNÉE SAINTE DE LA\o MISÉRICORDE
Luxine
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L
e mardi 29 mars dernier,
Monseigneur fut accueilli
chaleureusement par
des chants de bienvenue des
jeunes de la pastorale, auxquels
s’étaient joints de nombreux
paroissiens. Sa première action
fut la messe de dédicace de la
nouvelle chapelle dédiée à
sainte Bakhita, (1869-1947),
soudanaise, victime des
négriers, esclaves dans les
pays arabes, religieuse en Italie,
canonisée en 2000 par Jean-
Paul II. Après la messe, Monseigneur partagea
le dîner avec plus de 300 paroissiens,
sous forme de garden-party. Moment
privilégié pendant lequel lui furent
présentées l’histoire et les forces vives
de la paroisse. Chacun a pu noter son
sens de l’écoute, son attention aux
autres, sa gentillesse et sa simplicité.
Autant de qualités qui apportent une
grande paix et suscitent, à n’en pas
douter, de nombreuses conversions.
Faute de presbytère, c’est dans une
famille que Monseigneur fut accueilli
pour la nuit vers 22h30. Nuit bien
courte, puisque dès 5h du matin,
le mercredi 30 mars, Monseigneur
faisait son footing avec quelques
paroissiens. Son endurance et ses
performances sportives ont surpris
plus d’un. Bravo Monseigneur !
Après la messe célébrée à 7 h avec le
père Henderson, devant une grande
assemblée, Monseigneur prit le temps
de partager avec chacun, ne refusant
aucune sollicitation.
Le temps du petit déjeuner avec les
membres du C.P.A.E. dans la famille
d’accueil, il fallait déjà être à la
mairie à 10h30 pour un échange
avec le maire, les élus et les chefs
de service. Le maire confirma sa
volonté d’accompagner la paroisse,
et annonça pour bientôt le début des
travaux de réhabilitation de l’église.
C’est au pas de course que se fit la
visite des quartiers, de la chapelle
de Dominante et des malades. Mais
quel bonheur pour M. Antibe et Mme
Martinel André, à qui il accorda le
temps nécessaire et tout le réconfort
que méritent leur grand âge et leur
maladie.
VIE DU DIOCÈSE
Quelle joie, quelle émotion la visite de l’archevêque dans notre paroisse Saints
Pierre et Paul de Marigot !
Visite pastorale de Mgr David Macaire :
au Marigot…
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A 13h30, c’est au restaurant « Le
Ghetto» que monseigneur partagea
le repas avec les marins-pécheurs.
Là encore, il se montra extrêmement
attentif et concerné par les grandes
difficultés de la profession.
Mais le temps passait vite ! A
15 h, les 263 enfants et jeunes
de la catéchèse, ainsi que les
confirmands du Lorrain et du
Marigot l’attendaient à l’église et
à la chapelle sainte Bakhita. Ces
échanges furent de grands moments
de bonheur pour Monseigneur, et il
fallut véritablement l’arracher à son
enseignement, car à 16h30 il devait
impérativement nous quitter.
Merci Monseigneur ! Les paroissiens
du Marigot vous portent dans leurs
prières.
Le comité d’organisation ■
Curé : Père Pierre
Henderson
Vicaire : Père Philibert
Madrandele
Lieux de culte : Eglise Saint Pierre
et saint Paul ; Chapelle Notre Dame
de Dominante ; chapelle sainte
Bakhita
Fête patronale : Saint Pierre et
Saint Paul, le 29 juin
Secrétariat : 1 titulaire mi-temps
et 2 bénévoles
Le Conseil paroissial des affaires
économiques (CPAE) : 8 membres
La catéchèse : 263 enfants en 9
groupes
Eveil à la foi (20 enfants et 7
animateurs) ; 1 ère année (28 enfants
et 3 animateurs) ; 2 e année (32
enfants et 9 animateurs) ; 3 e année
(30 enfants et 10 animateurs) ;
groupe spécial ( 7 enfants et 1
animateur) ; 4 e année (32 enfants
et 9 animateurs) ; 5 e année (30
enfants et 5 animateurs)
Cheminement : 85 jeunes et 19
animateurs
Catéchuménat enfants : 1
animateur Pastorales, mouvements et groupes
paroissiaux
Pastorale des jeunes ; pastorale de
la santé, pastorale des mouvements
mariaux (Légion de Marie, Equipe
du rosaire, Jeunesse mariale) ;
catéchuménat adolescents et adultes
(
12 candidats et 5 animateurs) ; servants
d’autel (18 jeunes et 2 animateurs) ; 5
chorales ; groupe d’intercession pour
les jeunes ; Equipe liturgique ; Atelier
de proclamation de la Parole ; Ministres
extraordinaires de communion ;
Equipes d’accueil et d’entretien de
l’église et des chapelles ; service de
la sacristie ; Equipe des funérailles ;
Equipe de préparation au baptême.
Quid de la Paroisse ?
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A l’occasion de sa 42 ème visite pastorale les 5 et 6 avril derniers à Sainte-Anne, Mgr David
Macaire a rencontré l’ensemble de la société civile, économique, politique et paroissienne,
afin de se faire une idée sur le territoire saintannais. De nombreux moments de partage,
certains empreints d’émotion, ont marqué cette visite qui s’est terminée, pour notre
Archevêque, les bras remplis de cadeaux.
« Saintannais, vous êtes ri\bhes ! »
... et à Sainte- Anne
VIE DU DIOCÈSE
L
e premier point du pro-
gramme a été la rencontre
avec les catéchumènes et
les responsables de mouvements
chrétiens au sein de la paroisse.
Deux cent quatre-vingt dix jeunes
font partie de ces mouvements, et
leurs encadrants ont été félicités
par l’Archevêque qui a pu se faire
une idée sur leur fonctionnement,
et être à l’écoute de leurs besoins
formulés et discutés. Mgr Macaire
a fait des propositions de dispo-
sitifs pouvant favoriser une vraie
vie chrétienne sur la paroisse : le vade-mecum des chorales, la
pastorale des quartiers, les cours
bibliques, l’intégration des jeunes
parents, le jubilé des femmes… Et
vous êtes riches, car beaucoup de
jeunes participent aux différents
mouvements,
a-t-il conclu.
Tout au long de son passage à
Sainte-Anne, l’Archevêque a tenu
à saluer les travailleurs en pleine
action. Et plus qu’une promenade
ordinaire, la marche qu’il a effectuée
le mercredi aux aurores aux Salines,
a été l’occasion d’une réflexion sur la
problématique environnementale et
la gestion des flux humains.
Amoureux de la mer, notre
Archevêque ne pouvait s’empêcher
de lui consacrer un instant de sa visite
à Sainte-Anne. Au Cap Chevalier, il a
rencontré quelques marins-pêcheurs
qui lui ont fait part de leur amour
pour leur profession, mais aussi leur
combat pour maintenir ce secteur, ô
combien difficile.
Entre autres visites : celle de l’atelier
du sculpteur Jean-Pierre Sauzé,
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(chargé de réhabiliter les divers
chemins de croix, les statues…) ;
celles du moulin de Val d’Or et de
l’exploitation de melons «Boyer SA».
Par ailleurs, au milieu des ruines
réhabilitées de l’habitation sucrerie de
Crève-Cœur, Mgr Macaire a procédé à
la plantation d’un arbre endémique de
la Martinique, en voie de disparition,
le gaïac.
Un passage incontournable à l’hôtel
de Ville, en fin de matinée, a été
programmé. Après une entrevue
privée, et une visite dans les divers
services administratifs, le maire et
ses collègues ont remis un présent
à l’Archevêque, qui a ensuite prié
pour que l’harmonie ne soit pas
vaine. C’est au Club Méditerranée
que Mgr Macaire, le maire, les élus et
quelques responsables de la paroisse,
se sont retrouvés pour un déjeuner
réparateur.
Aussi, Sainte-Anne a la réputation
d’un espace où il fait bon vivre et
longtemps, preuve en est de René
Versé, âgé de 103 ans, qui s’est fait
une joie de recevoir la bénédiction
de l’évêque.
Autre rencontre incontournable, celle
de notre évêque émérite, Mgr Maurice
Marie-Sainte, avec qui Mgr Macaire
a présidé la messe dans une église
pleine à craquer.
Avant que notre Archevêque ne quitte
la paroisse de Sainte-Anne, les jeunes
des divers mouvements chrétiens de
la commune ont tenu à lui présenter
quelques-unes de leurs activités et
leurs projets. Mgr Macaire s’est prêté
au jeu de questions de jeunes :
- Comment vous est venue votre
vocation ?
- Lorsque vous aviez notre âge, aviez-
vous le droit d’avoir une petite
copine ?
- A quoi sert un évêque ?
Pluie de grâces ! Un grand merci à
notre Archevêque ! ■
La commune compte une seule
paroisse : Sainte-Anne et Saint
Joachim de Sainte-Anne, organisée
en 8 secteurs de quartier.
Curé : le père Alain
Ransay, depuis
novembre 2014.
La fête de Sainte-Anne
est célébrée le 26 juillet.
Le Pèlerinage à Notre Dame de La
Salette a lieu le 19 septembre.
Le Calvaire est sanctuaire diocésain
La Porte de la Sainte-Miséricorde
a été ouverte le 26 décembre 2015.
Secrétariat : Une secrétaire qui
reçoit les mardi et je udi, de 7h30
à 11 h30 .
Les conseils : Conseil pastoral
paroissial de 13 personnes, Conseil
pastoral des affaires économiques
de 8 personnes.
L’animation liturgique : 1 équipe
liturgique, l’équipe de funérailles,
les servants d’autel, l’Atelier
«Proclamation de la Parole»,
les ministres extraordinaires de
communion à l’église et aux malades.
2 chorales : La «Flamme ardente»
(adultes), les «Colombes de la
Salette» (jeunes).
La catéchèse : 30 catéchistes et
animateurs sont chargés de 20
enfants de l’Eveil à la foi, 200 enfants
de catéchisme (de la 1ère à la 5 ème
année), 70 jeunes au cheminement.
Les mouvements et services :
Equipe Baptême, Pastorale des
jeunes, Pastorale de la charité
(Saint Vincent de Paul), Pastorale
des mouvements mariaux (Rosaire,
Jeunesse mariale, Légion de
Marie), Pastorale groupe de prières
(Renouveau charismatique «Notre
Dame de la Salette», groupe de
la Divine Miséricorde), Pastorale
des mouvements : Scouts, ACA
(Ado Chrétiens en Action), Post
confirmation, Sacristie, Equipe d’art
floral, Equipe d’entretien.
JMJ 2016 : la délégation de Sainte-
Anne comptera 10 participants.
Quid de la Paroisse ?
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La campagne du denier de l’Eglise, comme nous l’avons annoncée dans l’édition précédente,
a débuté le dimanche 10 avril 2016. Aujourd’hui, nous poursuivons la communication sur ce
dossier avec la présentation des comptes du diocèse de Martinique, par le jeu de questions/
réponses à l’économe diocésain, le diacre permanent Hervé Lordinot.
VIE DU DIOCÈSE
EEM : l’église en Martinique est-elle subventionnée par
l’Etat, la CTM ou Rome ?
HL : Le diocèse de Martinique, comme tous les diocèses
français, ne bénéficie d’aucune ressource de l’Etat, de la
CTM ou de Rome (Loi de 1905), et ne peut compter pour
vivre que de la générosité des fidèles.
EEM : Quelles sont les différentes ressources de l’Eglise,
et quel est leur volume ?
HL : les ressources du diocèse sont constituées,
exclusivement :
• Au niveau des paroisses : des quêtes, des offrandes pour les messes, des offrandes faites à l’occasion des
sacrements (casuel), et des divers dons des fidèles.
• Au niveau de l’Archevêché : le denier, les donations et legs. EEM : Quelles sont les différentes dépenses et leur
volume ? Sont-elles compressibles ?
Les montants ont été les suivants :
- Quêtes
.......................................................................\
......................................................................
3 400 000 €
- Casuel
(offrandes pour les sacrements) ............ 440 000 €
- Dons divers
.......................................................................\
................................................ 1 600 000 €
- Denier de l’église
.......................................................................\
....................... 1 100 000 €
- Donations et legs
.......................................................................\
.......................... 20 000 €
\
_________
TOTA L
................................................................ 6 560 000 €
Rémunération et charges
sociales du personnel laïc :
................................ 1 500 000 €
Rémunération des prêtres,
des séminaristes
et les charges sociales
............................................................... 580 000 €
Catéchèse, catéchuménat
et divers mouvements,
et services diocésains
................................................................ 500 000 €
Entretien et amortissement
du patrimoine immobilier
............................... 1 600 000 €
Frais administratifs (fournitures
de bureau, téléphone, timbres,
assurances,
entretiens divers
........................................................................\
........ 1 820 000 €
\
__________
TOTA L .......................................................................\
.................................................................... 6 000 000 €
Les grandes catégories de dépenses sont les
suivantes :
Les seules dépenses compressibles dans
une mesure relative sont les frais de
fonctionnement administratifs.
Les comptes du diocèse de Martinique
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Agenda de l’Archevêque
Dimanche 8 mai :
- 8h : Confirmation à la paroisse du Marin
- 11h : Confirmation à la paroisse de Sainte-Anne (fin des visites pastorales)
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-
Louis
Lundi 9 mai 9h : à la cathédrale Saint-Louis :
Messe pour les policiers morts pour la France
Mardi 10 mai : Conseil épiscopal
Mercredi 11 mai :
- 9h-12h : Confessions à la chapelle du Christ-Roi
- Conférence des Tutelles de l’Enseignement Catholique
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 12 mai :
- Rencontre avec le directeur de la Maison Saint Jean Paul II et les prêtres accompagnateurs des
séminaristes
- Visite à la Délégation du Secours Catholique
- Cours de théologie spirituelle
Vendredi 13 mai : Rencontre avec des repré-
sentants du Renouveau Charismatique International
Samedi 14 mai :
- 9h : Confirmation à la paroisse de Balata
- Rassemblement de la M’Génération (jeunes confirmés de 13 à 17 ans)
Dimanche 15 mai : Solennité de Pentecôte
- 8h : Messe de la fête patronale de la paroisse du Saint-Esprit
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis
Dimanche 15-lundi 16 mai : Jubilé du
Renouveau charismatique au stade du Saint-Esprit
- Dimanche 15 : veillée et prière dans l’onction de l’Esprit Saint
- Messe à minuit
Du 16 au 21 mai : Semaine de mission en Haïti
Dimanche 22 mai :
- 9h30 : Confirmation à la paroisse de Trinité
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-
Louis
EEM : Cela signifie que le diocèse est
excédentaire ?
HL : Effectivement, le diocèse
dégage des excédents à hauteur de
500 000
€, ce qui est le résultat d’une
gestion rigoureuse. D’autre part, cela
correspond à la nécessité impérieuse
de dégager des moyens suffisants
pour pouvoir investir dans notre
immobilier pastoral.
EEM : Justement, en quoi consiste cet
immobilier pastoral ?
HL : Il est constitué d’environ 240
immeubles (bâtiments diocésains,
presbytères et dépendances, salles
paroissiales, églises et chapelles)
pour une valeur globale estimée
à 40 millions d’euros. Cette valeur
est toute théorique, sachant que cet
immobilier ne peut pas être vendu.
En revanche, ce qui n’est pas
théorique, c’est le coût généré par
tout ce patrimoine immobilier, tant au
niveau de l’entretien courant, qu’au
niveau des grosses réparations.
EEM : Quel est le budget annuel
nécessaire à entretenir cet immobilier,
et assurer les grosses réparations ?
HL : L’entretien courant peut-être
estimé à environ 500 000 € par an.
En revanche, en ce qui concerne
les grosses réparations et mises
aux normes de l’immobilier ancien,
un programme pluriannuel sur 15
ans a été élaboré, qui implique un
investissement annuel de l’ordre de
1 500 000
€.
EEM : Comment allez-vous faire
pour réaliser un tel programme avec
uniquement 500 000 d’excédent ?
HL : Tout d’abord, les comptes
incluent une dotation annuelle aux
amortissements de l’ordre de 1 million
d’euros qui constitue une réserve
annuelle pour investissement.
De plus, on peut espérer une
amélioration de cet excédent par la
mobilisation des fidèles, par le denier
de l’église et les legs.
Ensuite, une gestion au plus serrée des frais de fonctionnement devrait
permettre de dégager des ressources
supplémentaires.
Enfin, Monseigneur l’Archevêque a
pour projet de lancer une opération
intitulée : «les chantiers de
l’Archevêque», destinée à mobiliser
de généreux mécènes.
EEM : Monsieur l’Econome, quelle
est en conclusion votre opinion sur
la santé financière du diocèse ?
HL : Les comptes du diocèse sont
globalement saints. Mon inquiétude
repose sur la tendance baissière des
excédents sur les dernières années,
mettant en péril le programme
pluriannuel d’investissement évoqué
supra.
Mais, j’ai confiance dans la générosité
des fidèles que je remercie, par
ce biais et que je sollicite encore,
notamment pour la campagne du
denier en cours qui, à l’initiative
du notre DEI, le père Luc Philippon,
est intitulée : 3 G : Générosité, de
Génération en Génération. ■
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La famille, potomitan de la so\biété... e\ot de l'Eglise DOSSIER
« L
a famille est la
première école des
vertus sociales né-\n
cessaires à toute société »
(St Jean Paul II).
Elle reste le
cœur de la vie sociale en assumant
notamment le bien-être de ses
membres, l'éducation et la socialisation
des enfants, des personnes âgées...
Elle offre la sécurité matérielle
et affective, et surtout, l’identité à
son enfant. C’est en son sein que ce
dernier acquiert le mieux les savoir-
faire essentiels, les éléments culturels
de base, le langage notamment, les
exigences et les règles de la vie en
commun. C’est là qu’il s’imprègne
naturellement des valeurs de vie. Les
grands-parents trouvent, eux aussi,
dans la famille, des raisons nouvelles
de vivre en dispensant une nouvelle
forme de tendresse, en jouant le rôle
de pilier et de trait d’union de la famille
élargie, de phare, de mémoire, d’aide et
quelquefois de recours. Ils participent,
discrètement mais efficacement, à
l’éducation des enfants.
Divers sondages mettent en évidence
que les préoccupations majeures du
citoyen tournent autour de la famille :
un emploi pour la nourrir, un toit pour
l’abriter, des soins de santé…
Les sociologues s’accordent à relever
parmi les causes de la nouvelle
pauvreté qui se répand
en Europe, l’importance
de l’éclatement des
familles. C’est la preuve
du rôle central que
jouent ces dernières
dans l’équilibre social.
C’est une petite société
où l’on doit penser aux
autres, se sacrifier pour
eux ; un lieu où l’on
doit trouver également
confort et appui.
La \bamille :
Eglise domestique
L’Église catholique considère la
famille comme une «petite Église»,
une manière d’inviter ses fidèles à
vivre leur foi au quotidien, au sein du
couple, avec leurs éventuels enfants,
au service de la société.
La vision de la famille comme «petite
Église» ou «Église domestique»
Depuis le 20 septembre 1993, le 15 mai de chaque année marque la « Journée internationale
des familles ». Pour 2016, le thème est : « Les familles, une vie saine et un avenir
durable ». Cette Journée est l'occasion, entre autres, de mettre en lumière différents
points d’intérêt pour la famille.
Eglise en Martinique a choisi de parler de son rôle de
« Potomitan » de la société\, et de l’Eglise.
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remonte au IV e siècle. Évêque de
Constantinople, Jean Chrysostome
ne cesse, dans ses homélies,
d’exhorter ses fidèles à vivre en
chrétiens, non pas seulement «une
ou deux fois par semaine» lors de
l’écoute des «saintes doctrines»,
mais dans leur vie quotidienne. «En
revenant à la maison, préparons
une double table : une pour les
aliments, l’autre pour la lecture
de la Parole de Dieu, et l’homme
répète les choses qui ont été dites
à l’église ; que la femme apprenne,
que les enfants écoutent, que les
serviteurs ne soient pas privés de
cette lecture», écrit-il, dans ses
Sermons sur la Genèse. «Fais de
ta maison une Eglise puisque tu
dois rendre compte du salut de tes
enfants et de tes serviteurs.» Au
fil de ses homélies, il insiste sur la
nécessité, dans cette «petite Église»,
de préserver la «concorde» entre
ses membres, de pratiquer l’accueil
et l’hospitalité avec les plus pauvres
et «les étrangers»…
Reprise et développée par le
concile Vatican II, la formule «Eglise
domestique» appelle surtout
les chrétiens à «retrouver une
unité de vie», estime Frédérique
Mesmin d’Estienne, enseignante en
théologie à l’Université catholique
de Lyon. Elle trouve également des
échos dans le Nouveau Testament :
Quand deux ou trois sont réunis en
mon nom, je suis au milieu d’eux
(Mt 20 ,18 ).
«Les chrétiens doivent se souvenir
que le Christ est là, jusqu’à la fin des
temps, jusque dans leur maison,
au cœur même de leurs couples
et de leurs familles», résume
la théologienne, qui cite aussi
l’exhortation apostolique du pape
François : J’invite chaque chrétien,
en quelque lieu et situation où il se
trouve, à renouveler aujourd’hui
même sa rencontre personnelle avec
Jésus-Christ ou, au moins, à prendre
la décision de se laisser rencontrer
par lui, de le chercher chaque jour
sans cesse.
À la suite de Vatican II, les théologiens
ont affiné leur compréhension de
ce terme «petite Eglise», observant
qu’il ne s’agit pas tant pour la famille
d’être «à l’image» de l’Église -et donc
de reproduire ses structures ou ses
rites- que de considérer qu’elle en
fait intégralement partie, qu’elle doit
être, avec le travail, la cité, etc., l’un
de ces lieux où les baptisés doivent
vivre leur vocation, au service de
l’humanisation de la société.
Il faut que, par la parole et par
l’exemple, dans cette sorte d’Église
qu’est le foyer, les parents soient
pour leurs enfants les premiers
hérauts de la foi, au service de la
vocation propre de chacun, et
tout spécialement de la vocation
sacrée, indique ainsi la déclaration
conciliaire Lumen gentium.
On n’est pas dans le “faire” mais
d’abord dans “l’être” : au fond, quels
croyants sommes-nous en dehors
de la messe du dimanche ? Bien sûr,
nous avons à vivre notre foi dans nos
relations avec tous nos frères, mais
comment le faire si on n’y arrive pas
déjà chez soi !
Selon P. Philippe Bordeyne, théologien
moraliste et recteur de l’Institut
catholique de Paris, «Un immense
besoin de pardon et de réconciliation
se fait sentir dans l’Église, comme
dans les familles, où les brouilles
et les ruptures empoisonnent
trop souvent les personnes et les
générations». «La famille peut éveiller
au pardon, car elle cultive un sens
aigu de la singularité de chacun. Si
elle est, de surcroît, convaincue qu’on
a besoin de pardon pour sortir de soi
et rencontrer l’autre en vérité, elle
formera des hommes et des femmes
capables de reconnaître humblement
leurs fautes, et de témoigner de la
force du pardon.».
La famille est Église domestique dans
tout ce qui fait sa vie quotidienne, sa
vie concrète, y compris ses tâches les
plus répétitives, devenant ainsi «le
lieu où l’on rencontre l’autre, et où
l’on apprend à l’accepter tel qu’il est».
«L’idée d’Église domestique n’est pas
celle d’un havre moral et religieux
privé, à l’écart de la cité», fait valoir la
théologienne américaine Lisa Sowle
Cahill. «Mais celle d’une école de foi,
de paix et d’espérance au service du
bien commun.»
Bien sûr les parents ne sont pas
parfaits. A une époque où l’on met
beaucoup l’accent sur les blessures
d’enfance, ils ont tendance à
culpabiliser de leurs erreurs vis-à-
vis de leurs enfants. Cependant, en
prenant appui sur Dieu, ils peuvent
dépasser cette culpabilité.
En prenant ce chemin de vie, de foi
dans leur famille, Dieu se servira de
leurs imperfections pour réaliser ses
desseins d’amour au sein même de
la famille.
Car c’est Dieu l’architecte de chacune
de nos Eglises domestiques.
Synthèse d’articles réalisée par J. Lordinot ■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 17
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D
ès les premiers mots de
cette exhortation, le pape
François explique que "la joie
de l'amour qui est vécue dans les
familles est aussi la joie de l'Eglise".
Et il continue en rappelant les
fondements bibliques de la famille
avec de nombreuses références, et
un très beau paragraphe sur Jésus et
la famille (20 ).
Si la Parole de Dieu est au cœur du
texte, avec une méditation du psaume
128 , les références aux documents
de Vatican II et à Jean-Paul II sont
nombreuses. De fait, "le pape de la
famille", comme François l'a dit en
2014 lors de sa canonisation, a écrit
Familiaris consortio il y a plus de 30
ans, à la suite d'un synode d'évêques
sur la famille. Mais la tonalité de Amoris
Laetitia est différente, puisque c'est
un texte éminemment pastoral écrit
pour les époux chrétiens, mais aussi
pour les pasteurs de l'Eglise. Ceux-ci
sont conviés à l'art de la pastorale, en
partant des personnes et des réalités.
Comme l'écrit justement Mgr Vingt-
Trois, "nous sommes appelés au
discernement spirituel en nous
mettant sous la lumière du Christ, et
en répondant aux appels à la sainteté".
Quel beau symbole donné à toute
l'Eglise, en octobre dernier, par cette
canonisation de Louis et Zélie Martin,
parents de Ste Thérèse de Lisieux.
Accompagner et Discerner. Ces
verbes disent la mission auprès des
familles. Accompagnement des futures
familles : c'est la tâche importante
dans les paroisses. Discerner avec
cette grande loi de la gradualité pour
"intégrer" tout le monde. Discerner
les situations "irrégulières" avec cette
affirmation : "Personne ne peut être
condamné pour toujours parce que
ce n'est pas la logique de l'Evangile"
(297 ).
Comment ne pas être touché aussi par
ces mentions des femmes enceintes
(171 -16 8 ), des enfants handicapés
(47 ), et des personnes âgées (48).
Bien sûr aussi, les questions délicates
sur les personnes divorcées et
remariées civilement sont abordées
dans le chapitre 8 , "qui ne doivent
pas se sentir excommuniées, et
elles peuvent vivre et mûrir comme
membres vivants de l'Eglise" (299 ).
"Nous savons qu'il n'existe pas de
recettes simples", ainsi que le disait
Benoit XVI à Milan, en 2012. Mais nous
avons à travailler pour l'intégration de
tous. Une longue réflexion est faite
d'ailleurs dans les paragraphes 304
à 312 , avec ces formules typiques du
pape : "ne pas être des contrôleurs
de la grâce" et "ne pas développer
une morale bureaucratique froide".
Et il invite les fidèles qui vivent des
situations compliquées à s'approcher
avec confiance de leur pasteurs, et les
pasteurs à "écouter avec affection et
sérénité". L'année de la Miséricorde
est bien le temps pour cela !
Ainsi avec un ton volontairement
positif, cette exhortation est un appel
à l'espérance dans la force de l'amour.
L'appel final le montre : "Familles,
cheminons, continuons à marcher.
Ce qui nous est promis est toujours
plus. Ne désespérons pas à cause
de nos limites, mais ne renonçons
pas non plus à chercher la plénitude
d'amour et de communion qui nous
est promise." (conclusion 325 )
+ Jean-Yves Riocreux
Evêque de Guadeloupe
■
L’ouvrage d’Yvelyse Pastel est un manuel pour la famille.On y trouve toutes sortes de renseignements pour la santé, l’éducation, l’hygiène, l’alimentation, les relations entre les membres de la famille.
La famille est vue sous ses nombreux aspects.
Le sens de la famille est «d’avoir une mission à travers la personnalité des parents, d’amener les enfants à trouver eux-mêmes leur place comme personnalité ayant leur fonction, leur responsabilité et leur vie dans la société».
De manière pragmatique, l’auteur passe en revue les différents aspects de la
vie familiale. Elle n’hésite pas à mêler son expérience personnelle, son éducation chrétienne à une réflexion plus globale.
Cet ouvrage dans sa forme est pratique, grâce aux tableaux synoptiques qui
mettent en relief différents aspects de la vie de famille, des listes d’associations en lien avec la famille.
En outre, un témoignage Yvelyse communique sa passion pour la famille.
Un Hymne à l'Amour
DOSSIER La famille, potomitan de la so\biété... e\ot de l'Eglise
Eduquer : un rôle noble
Le \b avril, un document important sur la famille a été publié à Rome. Il fait suite aux deux
synodes qui se sont déroulés autour du pape Francois en octobre 2014 et 2015. Son titre :
"
Amoris Laetitia . La joie de l'amou\,r"... et sa longueur : 250 pages \,!
discernement spirituel en nous
mettant sous la lumière du Christ, et
Eduquer : un rôle noble
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N00. 523 – Témoignages (page 19)
N00. 523 – Témoignages (page 19)
N00. 523 – Témoignages (page 19)
Quelques
témoignages
recueillis sur la
page Facebook
de père Olivier-
Marie Lucenay
Quelques
témoignages
Quelques
témoignages
Quelques
Les familles subissent parfois des "crises" de la communication. Cela commence souvent
dans le couple, puis touche par la suite tous les autres membres (enfants, petits-enfants,
beaux-fils, belles-filles...). Manque de tolérance, d'attention, de patience, d'écoute, de
temps ; besoin de pardon, de réconciliation... Nous avons recueilli l'avis de quelques
personnes sur ce qui peut faire obstacle à une bonne communication au sein de la famille.
Les réponses sont assez édifiantes !
A ton avis, qu'est-\be qui
fait obsta\ble à une bonne \bommuni\bation au sein de la famille ?
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 19
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La prière des pères…
à l’imitation de Saint- Joseph
E
tre deux et motivés, suffit à la
création d’un groupe de prière.
Dans la pratique, l’effectif sera
plus proche de 10 hommes désireux
de partager ce moment de spiritualité
hebdomadaire.
Les groupes sont évidemment constitués
de pères de famille, mais accueillent
également des grands-pères, des
fiancés, des frères, des séminaristes... Le
constat est que beaucoup d’hommes ont
délaissé le terrain spirituel, et la prière en
particulier. Messieurs, si nous sommes
trop occupés pour prier, c’est alors que
nous avons encore plus besoin de prier !
Dans une atmosphère accueillante
et bienveillante, nous nous plaçons
en présence du Christ symbolisé par
la croix, la lumière d’une bougie et
la bible ouverte. A tour de rôle, les
prières du livret sont méditées, tout
comme l’Evangile du jour qui fait
l’objet d’un partage. Ce partage est
une interpellation directe, à quoi le
Seigneur m’invite-t-il aujourd'hui ?
Le Seigneur s’invite tout simplement
dans notre quotidien. Nos enfants et
plus généralement nos intentions de
prière, sont alors confiés à notre Dieu
dans cette méditation. La rencontre se termine en rendant
grâce, tout en demandant à la Sainte
Trinité de nous garder en sa présence
jusqu'à notre prochaine rencontre.
Ce temps de recueillement,
d’interpellation et de paix, est une
respiration spirituelle qui nous
renvoie vers nos occupations avec
une Espérance renouvelée.
A ce jour, il existe un groupe de la
«Prière des Pères», mais gageons que
cet article aura suscité des vocations
avec la grâce de Dieu !
Ralph Ragoo ■
Certainement avez-vous déjà entendu parler de la «Prière des Mères», qui réunit toutes
celles désireuses de prier pour leurs enfants, petits-enfants et tous les enfants du monde ?
Peut-être connaissez-vous moins la «Prière des Pères» ? La prière de ces hommes à
pourtant la même motivation que celle des groupes de la «Prière des Mères». Il s’agit
essentiellement de pères, désireux d’endosser leur responsabilité spirituelle dans la
prière, à la ressemblance de Saint-Joseph.
Avec le soutien de père Catayée de la
paroisse de Saint-Christophe, et du père
Lucianno de la paroisse de Schœlcher,
la chorale L’
Orchidée de Schœlcher , le
groupe de louange
Misericordia de Saint-
Christophe et les chorales
Aurore, Exultet,
Auréole, New Voice, Exodus
de Saint-
Christophe ont le plaisir de vous inviter
au concert spirituel du vendredi 20 mai, à
19h, à l’église de Saint-Christophe.
Une quête au profit de la chorale
l’Orchidée sera faite pour leur projet de
pèlerinage à Lourdes, prévu en août 2016 -
Des CD de l’
Orchidée seront en vente ce
jour-là.
Venez nombreux !
Concert spirituel
COMMUNIQUÉ
La prière des pères… La prière des pères…
DOSSIER La famille, potomitan de la so\biété... e\ot de l'Eglise
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 20
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L
e fondateur de l’ordre est le
Père Manelli, né en 1933 en
Italie. Il était conventuel. C'est
en 1970 qu'il a voulu vivre selon la
spiritualité de St Maximilien. En 1998,
les Franciscains de l'Immaculée sont
devenus Institut de droit pontifical par
Saint Jean-Paul II.
Christophe est né en le 28 janvier 19 87,
à Schœlcher. Il a grandi en Martinique
et a fait ses classes au pays. Après des
études en comptabilité, il a travaillé
avec son père, d'origine napolitaine,
en tant que pizzaiolo. Il a même fait des
stages en Italie pour mieux apprendre
la confection des pizzas. Avec son frère
Simon, il a été champion de France
dans la catégorie "pizza acrobatique"
à 20 ans, et a été 6ème mondial dans
la catégorie "pizza qualité".
«Tout vivre à travers Marie,
comme un petit enfant dans
le ventre de sa mère. Chercher
à vivre chaque instant avec
Marie ».
Christophe a connu le succès et a été
attiré par tout ce que le monde peut
proposer, par tout ce qui brille, par une
vie bien mondaine.
En revenant d'un pèlerinage, son
frère ainé s'est mis à prier, et un jour
Christophe accepta de prier le chapelet
avec lui. C’est alors qu’il a ressenti une
grande paix, et a compris que Dieu
seul pouvait le rendre heureux. Car
jusque-là, rien ne pouvait le rassasier
et le combler. Il courait après les choses
du monde, la gloire et la beauté. En
quelques minutes, Dieu lui a montré
que Lui seul doit être à la première
place dans son cœur.
Ainsi, il a compris une chose : Dieu seul
peut me rendre heureux, car Il est mon
Créateur.
J'ai décidé de lui faire confiance et de le
suivre à tout prix. Jusqu'à aujourd’hui, je
ne suis pas déçu. Je lui ai donné ma vie à
travers ma profession, et cette sérénité
ne m'a jamais quitté, car j'ai mis Dieu en
premier dans ma vie.
"Si tu me fais confiance,
abandonne tout et tu seras
vraiment heureux"
Ce n'est pas facile de faire le premier pas.
Il a fait un séjour chez les Bénédictins.
Il recherchait l'opposé de ce qui avait
été jusqu'alors sa vie. Vivre au-dessus
de ce que le monde peut proposer, en
rejetant tout ce qui est matériel. "Vanité
des vanités, tout est vanité", comme le
dit les Écritures.
Tout vieilli et passe. Le matériel était
devenu contradictoire avec mon appel.
Et j'ai compris que je devais entrer dans
un ordre mendiant. J'ai compris que je
devais me faire pauvre, car c'est dans
la pauvreté que je me ferai riche de
Dieu. C'est en abandonnant tout, que
je pourrai posséder le Christ.
"Tout abandonner et me
consacrer à Marie."\n
Il a découvert les Franciscains de
l'Immaculée sur internet. Il a fait un
essai au sanctuaire Notre Dame des
Anges, à Pignans, pas loin de Toulon.
Et il y est resté.
La couleur bleue et la médaille
miraculeuse montrent l'attachement
à Marie.
la pauvreté que je me ferai riche de
Christophe Rebeccaï, de son nom de religieux Frère Marie de l'Enfant Jésus, est entré chez
les Franciscains de l'Immaculée, il y a 6 ans. C'est un ordre mendiant basé sur la règle de
St François, mais qui reprend la spiritualité\, de St Maximilien M\,. Kolbe.
En plus des vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, les Franciscains de l'Immaculée font
un quatrième vœu : celui de consécration illimitée à Marie, selon le souhait de St Maximilien.
Cela se vit à travers la mission : "en étant consacré à Marie, on doit être prêt à partir n'importe
où pour Marie."
« Dieu seul peut me rendre heureux… »
(Frère Christophe Rebeccaï)
N 'ayez pas peur de
trop aimer Marie, car
jamais vous ne pourrez l 'aimer comme Jésus
son fils l 'a aimé .
(St Maximilien Kolbe, reprenant
Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face). ’’
‘‘
Père Emmanuel Chaulvet,
Délégué Pastorale des vocations ■
Lien pour voir le Pizzaiolo de
l’Immaculée (pizzaiolodellimacolata)
https://www.youtube.com/watch?v=
OsAfSedpYQU
« Dieu seul peut me rendre heureux… »
PASTORALE DES VOCATIONS
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 21
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 22
Page 23
MEDIAS
Dimanche 15 mai 2016
Le premier peuple de Guyane
Cette semaine, Dieu m’est témoin donne la parole aux Amérindiens de Guyane. Comment vivent-ils ? Peuvent-ils
préserver leur culture et que peuvent-ils espérer aujourd’hui ? Pour nous aider à mieux connaître le premier peuple
de Guyane, Maurice Tiouka, né dans le village d’Awala-Yalimato, dans le Nord-Ouest de la Guyane, à l’estuaire du
fleuve Mana et du fleuve Maroni (proche de la frontière avec le Surinam), viendra sur le plateau répondre à nos
questions. Amérindien, de la tribu des kalin’a, il nous dira comment il a choisi la voie du documentaire pour faire
rayonner sa culture. Nous irons rencontrer Aïku dans son village, d’Ipokaneteu. Avec sa femme Yakapin, ils nous
raconteront leur conversion et leur rencontre avec Jésus.
Dimanche 22 mai 2016
Inceste : le crime du silence !
C’est sans doute l’un des tabous les plus anciens de nos sociétés, l’un des crimes les plus primaires et pourtant, il
perdure. L’Outre-mer n’est pas à l’abri, que ce soit aux Antilles ou en Polynésie… Pourquoi l’inceste existe-il encore
aujourd’hui ? Qui sont les victimes et peuvent-elles survivre à un tel traumatisme ?
Cette semaine, Dieu m’est témoin refuse le silence et donne la parole à Lydia Reine. Cette énergique Guadeloupéenne,
aujourd’hui mère de famille et jeune grand-mère, viendra nous raconter son calvaire. Nous irons en Martinique
rencontrer Fabienne Sainte-Rose, présidente de l’AMEVI, Association des 10 01 victimes de l’inceste. Elle nous dira
pourquoi, en tant que victime, elle a créé ce groupe de parole.
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
99.5 - 101.3 et 105,3 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 23
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
• SAINT FRANÇOIS
DE SALES , UN MAÎTRE
POUR NOTRE TEMPS
• VISITE PASTORALE DE
MGR MACAIRE À LA
PAROISSE DE TRINITÉ
• EGLISE JUBILAIRE DU
DIOCÈSE CATHÉDRALE
NOTRE-DAME
DE L’ASSOMPTION
DE SAINT-PIERRE N° 515 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde
REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016
Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde Noël : quand Dieu s’incarne
N° 513
REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 décembre 2015
Règlement à l’ordre de :
ARCHEVÊCHÉ DE
FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon,
accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martinique
Boîte Postale 586
97207 FORT de France CEDEX
E g lise
en MARTINIQUE • VISITE PASTORALE DE MGR MACAIRE À LA PAROISSE DE TRINITÉ
• EGLISE JUBILAIRE DU DIOCÈSE CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION DE SAINT-PIERRE
Nom : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
...................
Prénom : .......................................................................\
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Adresse : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
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Mail : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
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Tél. : .......................................................................\
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Code Postal : .......................................................................\
....................................................................................................................
Ville : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
.......................
Oui,
je m’abonne !
Page 24
Ô Marie, donne-nous des cœurs attentifs,humbles et doux
pour accueillir avec tendresse et compassion tous les pauvres que tu envoies vers nous.
Donne-nous des cœurs pleins de miséricorde pour les aimer, les servir,éteindre toute discorde
et voir en nos frères souffrants et brisés la présence de Jésus vivant.
Seigneur, bénis-nous de la main de tes pauvres. Seigneur, souris-nous
dans le regard de tes pauvres.
Seigneur, reçois-nous un jour
dans l'heureuse compagnie de tes pauvres.
Amen !
Jean Vanier
Mois de mai… mois de Marie
