523 - La famille, « Potomitan » de la société... et de l'Eglise !

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E g lise en MARTINIQUE N° 523 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 € 8 mai 2016 La famille , « P otomitan » de la société... et de l'Eglise !

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EDITORIAL N ous voici au dernier dimanche du temps pascal. Jésus nous appelle à l'unité, entre nous et avec Dieu. Nous savons que l’Eglise de Jésus à laquelle nous appartenons, tire son unité de celle de Jésus à son Père, de celle de la Trinité même. Cette unité dans l’Eglise se réalise à la prière de Jésus, «qu’ils soient un comme toi Père et moi nous sommes un. Que tous soient un en nous ». Ainsi, nous comprenons que nous ne pouvons parvenir à l'unité si Dieu ne vient pas nous habiter, et si nous n'habitons pas en Lui. En fait, c’est Lui le «Potomitan» de notre vie. Potomitan, la famille l’est aussi. C’est la cellule de base de la société. Elle est également considérée comme une « petite Eglise ». A l’orée de la Journée internationale des familles (15 mai), intitulée «Les familles, une vie saine et un avenir durable», Eglise en Martinique en a fait un dossier. Autre Journée mondiale, celle des Communications sociales du 8 mai. A cette occasion, dans son message : «Communication et Miséricorde, une rencontre féconde», le pape François nous affirme que L’amour, par nature, est communication ; il conduit à s’ouvrir et non pas à s’isoler. Et si notre cœur et nos gestes sont animés par la charité, par l’amour divin, notre communication sera porteuse de la force de Dieu. De quoi donc avons-nous peur ? Mgr Macaire nous interpellait à ce sujet dans l’édition précédente. Avons- nous peur de l’enfer ? Du manque ? Découvrons sa réponse aujourd’hui. Les visites pastorales de notre archevêque arrivent à leur terme en ce 8 mai 2016. Notre pasteur a fait le tour des paroisses au cours de sa première année d’épiscopat. Les communes du Marigot et de Sainte-Anne l’ont accueilli, et nous en rendent compte. La campagne du denier de l’Eglise se poursuit avec un second volet sur les comptes du diocèse de Martinique. L’Eglise a besoin de nous, et nous avons besoin de l’Eglise. Soyons donc généreux et solidaires ! En cette période d’attente de la Pentecôte, continuons à être Eglise. Préservons l’unité au sein de nos familles\ . Demandons à l’Esprit Saint de raviver notre quête de Dieu et notre soif de l’essentiel. Justine Lordinot ■ S ommaire •  La famille, potomitan  de la so\biété... et de\o l'Eglise • Un hymne à l'amour\o • Témoignages •  L a prière des pères…  à l’imitation de Saint-Joseph\o EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE MÉDIAS DOSSIER :  LA FAMILLE, \bOTOMITAN  DE LA SOCIÉTÉ... ET \SDE L'EGLISE ! EGLISE UNIVERSELLE • De quoi as-tu peur\o ?  (suite et fi  n) • Parole domini\bale •   La Pente\bôte, fête de l’Esprit Saint et de l\o’Eglise •  La Vierge de la Miséri\borde de passage à Tartane •  Visite pastorale de Mgr David Ma\baire : au Marigot à Sainte-Anne • Les \bomptes du dio\bèse de Martinique •  Journée Mondiale des Communi\bations So\biales 23 AGENDA DE L’ARCHEVÊQUE 15 EGLISE DE LA CARAÏBE •  Les 60 ans d’ordination sa\berdotale  du Cardinal Kelvin Felix 6 •  La Vierge de la Miséri\borde de passage à Tartane•  La Vierge de la Miséri\borde de passage à Tartane ANNÉE SAINTE DE LA \SMISÉRICORDE \bASTORALE DES VOCATIONS •   « Dieu seul peut me\o rendre heureux… »Frère Christophe Rebe\b\baï 21 3 2 4 9 7 8 10 12 14 16 18 19 20 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré — 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France — Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr

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De quoi as-tu peur ? (suite et fin) E n principe, un bon chrétien n’a  peur que d’une seule chose : de  l’enfer ! C’est-à-dire de perdre  son âme et de rompre le lien avec Dieu  en commettant un péché mortel. Mais   pour qu'un péché soit mortel, il faut  trois conditions : une matière grave,  un acte commis en pleine conscience  et de propos délibéré" (CEC  1857).  Autant dire que pour aller en enfer, il  faut le vouloir. Si quelqu’un continue  à aimer Dieu et à le chercher de tout  son cœur, les conséquences de ses  péchés le feront souffrir, lui et son  entourage, cependant la Miséricorde  de Dieu le sauvera. La peur de l’enfer  est salutaire, mais Dieu ne cesse de  nous redire sa Miséricorde… Alors  «qui pourra nous séparer de l’amour  de Dieu ?» (Rm 8 …) Rassurés par la révélation de la  Miséricorde divine quant à l’enfer de  l’Au-delà, n’aurions-nous pas plutôt  peur de l’enfer d’ici-bas ? Aujourd’hui,  le terrorisme médiatisé à outrance  est arrivé jusqu’à nos portes (c’est- à-dire à Paris, où vivent tant de nos  compatriotes). Avouons que cela nous  fait peur, cette mort qui peut frapper  à chaque instant, sauvage, injuste,  inhumaine, impitoyable… Pourtant,  notre culture aurait dû nous préparer  à vivre en résistance à cette idée que la  mort est possible. Ne disons-nous pas  «si Dieu veut» en donnant un rendez- vous à quelqu’un, en sachant très  bien qu’un cyclone, un tremblement  de terre, une éruption volcanique,  une épidémie et même la violence  des hommes peuvent ôter la vie à  n’importe qui, à chaque instant ? Les  catastrophes qui ont sillonné notre  histoire ont façonné ces «nonm’ ek  fanm’ vayan» qu’étaient nos parents.  Cesserions-nous de vivre aux Antilles  parce que des sauvages frappent sur  d’autres continents ? Que laissons- nous pour les chrétiens d’Orient  frappés et massacrés depuis des  siècles, et en particulier aujourd’hui,  et qui continuent à vivre et à prier  Jésus sur la terre de leurs ancêtres… ? Mais si ce n’est la guerre elle-même qui  nous fait peur, c’est peut-être que nous  en craignons les conséquences ? C’est  à se demander si notre vraie peur n’est  pas celle de manquer. Rappelez-vous  comment, lors de la première guerre  du Golfe, nous nous sommes jetés,  affolés comme «an tan wobè», sur  les allumettes, le riz et l’huile… Mais  où est le père Jean-Michel pour nous  rappeler que même si des besoins  factices ont été créés artificiellement  dans notre peuple, la Martinique peut  encore vivre (différemment certes !)  mais vivre heureuse (et certainement  plus heureuse et plus libre) en  produisant elle-même ce dont elle  a besoin ? Cette peur du manque est  l’un des plus grands pièges du démon.  Au fait, comment faisions-nous pour  vivre sans portable il y a 15  ans ?…  Nous, chrétiens, notre secours est-il  vraiment dans le Nom du Seigneur  où dans les biens de consommation  qui viennent d’ailleurs ??? En fait, nous avons surtout peur des  autres, et en particulier des autres  cultures qui entrent avec violence  dans les âmes, les cœurs, les modes  et les intelligences des jeunes  générations. D’Amérique, d’Europe et  même du Moyen-Orient, de nouveaux  modes de penser viennent balayer  la sagesse antillaise que nous avons  reçue de nos traditions. Par les médias  gavés de la culture et de l’actualité  des autres mondes, des nouveautés  comme l’islam ou la culture gay  s’imposent chez nous comme une  évidence, et créent un déséquilibre  entre notre réalité et ce que nous  voyons à la TV. Mais si d’autres  cultures nous envahissent, n’est-ce  pas tout simplement parce que nous  sommes en train de perdre la nôtre ?  Pourquoi ne serait-ce pas nous qui  apporterions au monde notre culture  avec sa foi chrétienne, son ouverture,  sa structure cosmopolite, sa joie ?  Sommes-nous plus faibles que les  autres, n’y a-t-il pas eu assez de grands  hommes et femmes de chez nous qui  ont su diffuser sur tous les continents  le meilleur de nous-mêmes, pour le  bien de tous ? De quoi avons-nous  peur ? Eh bien, je vais vous le dire : je pense  finalement que nous avons peur de  nous-mêmes. Nous nous sommes  laissé convaincre que ce que nous  étions est moins bien que ce que  nous importons. Personnellement,  je crois que c’est l’inverse. Non pas  parce que nous sommes les meilleurs,  mais parce que comme Israël sorti  d’Egypte, nous devons tout à notre  Dieu : c’est Lui qui nous a libérés et  nous libère encore de nos esclavages,  et c’est sa Parole qui a façonné notre  langage et nos habitudes et qui a  coloré notre Sagesse populaire.  Certes, les puissances ténébreuses  ne manquent pas dans la Caraïbe,  mais nous savons bien que c’est le  Christ qui est notre référence, notre  force et notre rempart.  Alors, même si tu as peur de toi-même,  avec Jésus, même pas peur ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre  et Fort-de-France ■ MOT DE L’EVÊQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 3

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« Communication et Miséricorde, une rencontre féconde » Journée Mondiale des Communications Sociales EGLISE UNIVERSELLE\o C hers frères et sœurs, L’Année sainte de la  Miséricorde nous invite  à réfléchir sur le rapport entre  communication et miséricorde.  En effet, l’Église, unie au Christ,  incarnation vivante de Dieu  Miséricordieux, est appelée à vivre  la miséricorde comme un trait  distinctif de tout son être et de tout  son agir. Ce que nous disons et la  manière dont nous le disons, chaque  parole et chaque geste, devrait  pouvoir exprimer la compassion,  la tendresse et le pardon de Dieu  pour tous. L’amour, par nature, est  communication ; il conduit à s’ouvrir  et non pas à s’isoler. Et si notre cœur  et nos gestes sont animés par la  charité, par l’amour divin, notre  communication sera porteuse de la  force de Dieu. En tant qu’enfants de Dieu, nous  sommes appelés à communiquer  avec tous, sans exclusion. En  particulier, c’est le propre du  langage et des actions de l’Église  que de transmettre la miséricorde,  en sorte de toucher les cœurs des  personnes et de les soutenir sur le  chemin vers la plénitude de la vie  que Jésus Christ, envoyé par le Père,  est venu apporter à tous. Il s’agit  d’accueillir en nous et de répandre  autour de nous la chaleur de l’Église  Mère, pour que Jésus soit connu  et aimé ; cette chaleur qui donne  consistance aux paroles de la foi, et  qui allume dans la prédication et  dans le témoignage l’«étincelle» qui  les rend vivantes. La communication a le pouvoir  de créer des ponts, de favoriser la  rencontre et l’inclusion, enrichissant  ainsi la société. Comme il est beau  de voir des personnes engagées  à choisir avec soin des paroles  et des gestes pour dépasser les  incompréhensions, guérir la  mémoire blessée et construire la paix  et l’harmonie. Les paroles peuvent  jeter des ponts entre les personnes,  les familles, les groupes sociaux, les  peuples (…). Que les paroles et les  actions soient donc telles qu’elles  nous aident à sortir des cercles  vicieux des condamnations et des  vengeances, qui continuent à piéger  les individus et les nations, et qui  conduisent à s’exprimer avec des  messages de haine. La parole du  chrétien, au contraire, se propose  de faire grandir la communion et,  même quand il faut condamner  le mal avec fermeté, elle cherche  à ne jamais briser la relation et la  communication. Je voudrais donc inviter toutes  les personnes de bonne volonté  à redécouvrir le pouvoir de la  miséricorde de guérir les relations  déchirées, et de ramener la paix  En cette année du Jubilé de la Miséricorde, la 50 e édition de la Journée mondiale des  communications sociales aura lieu le dimanche \b mai 2016. Découvrons le message du  pape François intitulé «Commu\,nication et Miséricorde, une rencontre féconde».  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 4

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et l’harmonie entre les familles et  dans les communautés. Nous savons  tous de quelle manière les vieilles  blessures et les ressentiments  peuvent piéger les personnes, et  les empêcher de communiquer et  de se réconcilier. Dans tous ces cas,  la miséricorde est capable de créer  une nouvelle manière de parler et  de dialoguer, comme l’a ainsi très  bien exprimé Shakespeare : «La  miséricorde n’est pas une obligation  (…). Elle est une double bénédiction  :  elle bénit celui qui la donne et celui  qui la reçoit». Il est souhaitable que le langage de la  politique et de la diplomatie se laisse  aussi inspirer par la miséricorde, qui  ne donne jamais rien pour perdu. Je  fais appel surtout à tous ceux qui ont  des responsabilités institutionnelles,  politiques et dans la formation de  l’opinion publique, pour qu’ils soient  toujours vigilants sur la manière de  s’exprimer envers celui qui pense  ou agit autrement, et aussi envers  celui qui peut s’être trompé (…).  «Bienheureux les miséricordieux,  parce qu’ils obtiendront miséricorde.  […] Bienheureux les artisans de  paix, parce qu’ils seront appelés fils  de Dieu» (Mt 7. 9 ,5). Comme je voudrais que notre  manière de communiquer, et aussi  notre service de pasteurs dans  l’Église, n’exprime jamais l’orgueil  fier du triomphe sur un ennemi, ni  n’humilie ceux que la mentalité du  monde considère comme perdants  et à rejeter ! La miséricorde peut  aider à tempérer les adversités de  la vie, et à offrir de la chaleur à tous  ceux qui ont seulement connu la  froideur du jugement. Que le style  de notre communication soit en  mesure de dépasser la logique qui  sépare nettement les pécheurs des  justes. Nous pouvons et devons  juger des situations de péché  -violence, corruption, exploitation,  etc.- mais nous ne pouvons pas juger  les personnes, parce que seul Dieu  peut lire en profondeur dans leur  cœur. C’est notre devoir d’avertir  celui qui se trompe, en dénonçant la  méchanceté et l’injustice de certains  comportements, afin de libérer les  victimes et de soulager celui qui  est tombé. L’Évangile de Jean nous  rappelle que «La vérité vous rendra  libres». Cette vérité est, en définitive,  le Christ lui-même, dont la douce  miséricorde est la mesure de notre  manière d’annoncer la vérité et de  condamner l’injustice. C’est notre  principal devoir d’affirmer la vérité  avec amour (…). Certains pensent qu’une vision de la  société enracinée dans la miséricorde  serait, de façon injustifiée, idéaliste  ou excessivement indulgente.  Mais essayons de repenser à nos  premières expériences de relations  au sein de la famille. Nos parents  nous ont aimés et appréciés pour  ce que nous sommes, plus que  pour nos capacités et nos succès.  Les parents veulent naturellement  le meilleur pour leurs enfants, mais  leur amour n’est jamais conditionné  par le fait d’atteindre des objectifs. La  maison paternelle est le lieu où tu es  toujours accueilli. Je voudrais vous  encourager tous à penser la société  humaine, non comme un espace où  des étrangers rivalisent et cherchent  à dominer, mais plutôt comme une  maison ou une famille, où la porte est  toujours ouverte, et où l’on cherche  à s’accueillir réciproquement. C’est pourquoi il est fondamental  d’écouter. Communiquer signifie  partager, et le partage exige l’écoute,  l’accueil. Ecouter est beaucoup plus  qu’entendre. Entendre concerne  le domaine de l’information ;  écouter, en revanche, renvoie  à celui de la communication, et  exige la proximité. L’écoute nous  permet d’avoir l’attitude juste, en  sortant de la condition tranquille  de spectateurs, d’auditeurs, de  consommateurs. Ecouter signifie  aussi être capable de partager des  questions et des doutes, de faire un  chemin côte à côte, de s’affranchir  de toute présomption de toute- puissance et de mettre humblement  ses capacités et ses dons au service  du bien commun (…). Les e-mails, sms, réseaux sociaux,  chats, peuvent, eux aussi, être  des formes de communication  pleinement humaines. Ce n’est  pas la technologie qui décide si la  communication est authentique ou  non, mais le cœur de l’homme et sa  capacité de bien user des moyens  mis à sa disposition (…). Le domaine  numérique est une place, un lieu  de rencontre, où l’on peut caresser  ou blesser, avoir une discussion  profitable ou faire un  lynchage moral.  Je prie pour que l’Année jubilaire  vécue dans la miséricorde «nous  rende plus ouverts au dialogue  pour mieux nous connaître et nous  comprendre. Qu’elle chasse toute  forme de fermeture et de mépris.  Qu’elle repousse toute forme de  violence et de discrimination».  Une véritable citoyenneté se  construit aussi en réseau. L’accès  aux réseaux numériques comporte  une responsabilité pour l’autre,  que nous ne voyons pas, mais qui  est réel, il a sa dignité qui doit être  respectée. Le réseau peut être bien  utilisé pour faire grandir une société  saine et ouverte au partage. La communication, ses lieux et  ses instruments, ont comporté un  élargissement des horizons pour  beaucoup de personnes. C’est un  don de Dieu, et c’est aussi une grande  responsabilité. J’aime définir ce  pouvoir de la communication comme  «proximité». La rencontre entre la  communication et la miséricorde  est féconde dans la mesure où elle  génère une proximité qui prend soin,  réconforte, guérit, accompagne et  fait la fête. Dans un monde divisé,  fragmenté, polarisé, communiquer  avec miséricorde signifie contribuer  à la bonne, libre et solide proximité  entre les enfants de Dieu et les frères  en humanité. Pape François  ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 5

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EGLISE DE LA CARAÏBE L e dimanche 17 avril 2016, le Cardinal Kelvin Felix célébrait  ses  60 ans d’ordination sacerdotale ! A 85 ans désormais,  l’archevêque émérite de Sainte Lucie fut le centre d’une  grande fête de famille, à Roseau, son diocèse d’origine, dans  l’île de la Dominique. C’est là-bas, à Roseau, que le 8  avril 1956,  le jeune Kelvin était ordonné prêtre, premier prêtre local de son  diocèse. Tout de suite brillant, il participa de manière remarquable  au rapprochement des différentes confessions chrétiennes, au  point de devenir rapidement le président du Conseil des Eglises  de la Caraïbe, favorisant l’essor du dialogue œcuménique. C’est  dire qu’il fut toujours un homme d’ouverture. En 19 81 , il fut nommé  archevêque de Castries, à Sainte-Lucie, avant de se retirer en 2007   dans son diocèse de Roseau, puis d’être «créé» Cardinal par le  pape François, premier Cardinal des Antilles, le 22  février 2014. Pour toutes ces raisons, la célébration du 17  avril fut une très belle  fête, dans le stade Windsor Park de Roseau. Tout le diocèse était  là. Très belle messe le matin, avec de nombreux évêques, dont  Mgr Macaire et Mgr Lafont pour les diocèses francophones. Les  gouverneurs généraux de Sainte-Lucie et de la Dominique étaient  présents. Des discours précédèrent l’Eucharistie, magnifiquement  chantée. L’après-midi nous fut offert une présentation culturelle :  chants, danses, poèmes, mime sur la vocation sacerdotale. Tous  étaient là, y compris les très applaudis Amérindiens Kalinagos  (Caraïbes) de l’île. L’Eglise unit : le cardinal est un don d’unité pour  notre Eglise. Longue vie au cardinal Felix ! + Mgr Emmanuel Lafont, Evêque de Cayenne  ■ La plupart des évêques présents à Trinidad pour l’Assemblée plénière des évêques de la  Caraïbe (du 9 au 15 avril 2016) avaient, aussitôt après, rendez-vous à Roseau (Dominique)  pour une grande célébration. Mgr Emmanuel\, Lafont était de ceux-là. Il nous en\, parle. Les 60 ans d’ordination sacerdotale du Cardinal Kelvin Felix ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 6

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D ans la seconde lecture  d'aujourd'hui, il est question  de la mort d'Etienne, le  premier martyr chrétien. On dirait  un copier-coller de la mort de Jésus.  Comme Jésus, il est tué en dehors de  la ville ; comme Jésus, il pardonne  à ses bourreaux ; comme Jésus, il  remet son esprit à Dieu. Notons,  cependant, que c'est à Jésus qu'il  remet son esprit, tandis que Jésus  le remet à son Père ; qu'Etienne est  lapidé tandis que Jésus est crucifié.  Il n'empêche, pour saint Luc qui nous  rapporte cet événement, Étienne  reproduit dans sa vie et dans sa mort  quelque chose des traits de Jésus.  On pourrait dire qu'il en actualise  le visage. Et puisque la Parole de  Dieu est pour nous aujourd'hui, ce  texte vient nous rappeler que tout  chrétien doit donner à voir quelque  chose du visage du Christ. Et comme  le Christ Jésus est à la fois Dieu et  homme, il y a fondamentalement  deux choses que nous devons  donner à voir de Lui : sa passion  pour Dieu le Père, et sa passion pour  ses frères et sœurs humains.  Passion pour Dieu son Père.   Jésus est le Fils qui reçoit tout du  Père, qui vit dans son intimité, qui  met sa joie en lui et qui invite ses  disciples à entrer dans sa propre  communion d’amour avec le Père.  Ainsi, dans l’Évangile d’aujourd’hui,  il prie ainsi : Que tous, ils soient un,  comme toi, Père, tu es en moi, et moi  en toi. Qu’ils soient un en nous, eux  aussi, pour que le monde croie que  tu m’as envoyé.  Il appelle Dieu son  Père et il a cru utile de préciser :  mon Père et votre Père (1) et de nous  recommander : Quand vous priez,  dites : Notre Père...  (2)  Passion pour ses frères et sœurs humains.  Les évangiles  nous montrent Jésus restaurant la  santé des malades, rendant la vie aux  enfants décédés pour consoler leurs  parents, rabrouant ceux qui éloignent  de lui les petits enfants, redonnant  la paix de l'âme aux pécheurs. Il se  préoccupe du bien-être de tous, et  ne craint pas d'être méprisé parce  qu'il fréquente de près les pécheurs  publics et autres exclus. Et il justifie  ce comportement en précisant que  chaque être humain est unique, a du  prix aux yeux de Dieu. Il recommande  même d'aimer ses ennemis !...  Quant à nous, la consigne de  cette Année de la Miséricorde,  "Miséricordieux comme le Père", peut  très bien être comprise et vécue ainsi  :  "Miséricordieux comme le Seigneur  Jésus" puisqu'il est dans le Père et  que le Père est en lui. Autrement dit :  la miséricorde de Dieu qui passe par  nous pour atteindre nos frères et nos  sœurs quels qu'ils soient.  Tout un programme … qui nous  dépasse ! Que nous pouvons parfois  estimer trop lourd, au-delà de nos  forces. Mais nous ne sommes pas  seuls : le Seigneur nous a promis  l’aide de son Esprit. ( 3 ) Et lui-même  vient à nous : " Oui, je viens sans  tarder " déclare-t-il dans la seconde  lecture. Que chacun de nous  réponde, confiant et joyeux : Amen !  Viens, Seigneur Jésus ! " Père Pierre-Alex Zonzon  Vicaire en charge de Tartane  ■ Dimanche 24 avril 2\b16 Acte 7,57-60  •  Psaume 96  •  Apocalypse 22,12-14.16-17.\,20 •  Jean 17,20-26\, 7 e dimanche de Pâque – Année C la P arole  D ominicale Donner à voir quelque chose du visage du Christ (1) Jn 20,17 (2) Mt 6,9 ; Lc 11,2 (3) Cf. Jn 16,7.13 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 7

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La Pentecôte marque la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres, et la naissance de  l’Eglise. Cet événement étant survenu cinquante jours après Pâques, les catholiques  célèbreront cette année la Pentecôte le dimanche 15 mai 20\,16. L 'événement de la Pentecôte ne  peut être compris qu’en lien  avec Pâques et l’Ascension :  Mort pour le salut du monde (le  vendredi saint), ressuscité (le jour  de Pâques) et parti rejoindre le Père  (à l’Ascension), le Christ envoie aux  hommes son Esprit (à la Pentecôte).  C’est pourquoi cette fête clôt le temps  pascal, qui dure sept semaines, et  dont elle est le couronnement. Ce jour-là, les apôtres «se trouvaient  réunis tous ensemble. Soudain, il  vint du ciel un bruit pareil à celui  d’un violent coup de vent : toute  la maison où ils se tenaient en fut  remplie. Ils virent apparaître comme  une sorte de feu qui se partageait en  langues et qui se posa sur chacun  d’eux. Alors ils furent tous remplis de  l’Esprit Saint. Ils se mirent à parler en  d’autres langues, et chacun s’exprimait  selon le don de l’Esprit. (…) Lorsque  les gens entendirent le bruit, ils se  rassemblèrent en foule. Ils étaient  dans la stupéfaction parce que chacun  d’eux les entendait parler sa propre  langue» (Actes des Apôtres 4 -1 ,2  et 6 ). Ainsi se réalisait la promesse faite  par le Christ aux apôtres au moment  de son Ascension, une dizaine de  jours plus tôt : «vous allez recevoir  une force, celle du Saint-Esprit qui  viendra sur vous. Alors vous serez  mes témoins à Jérusalem, dans toute  la Judée et la Samarie, et jusqu’aux  extrémités de la terre» (Actes des  Apôtres  1,8).   En effet, les apôtres, ayant reçu la force  de l’Esprit, eurent alors le courage de  sortir de la salle du Cénacle où ils  étaient craintivement enfermés. Ils  commencèrent aussitôt à témoigner  de la résurrection du Christ, à faire  connaître son enseignement et à  baptiser. «Lors de la Pentecôte, l’Eglise  est constituée non par une volonté  humaine, mais par la force de l’Esprit  de Dieu». En effet, à la suite de cet  événement, sont nées les premières  communautés chrétiennes, qui se  sont ensuite organisées, développées  et propagées.    Ce récit des Actes des Apôtres est très  significatif : le vent et le feu manifestent  – comme dans bien d’autres récits  de la Bible – la présence de Dieu.  Les langues de feu témoignent de la  venue de l’Esprit Saint sur chacun  des apôtres. Et à propos de la capacité  des apôtres à se faire comprendre de  tous leurs interlocuteurs, le texte est  également très concret : il indique  précisément que «Parthes, Mèdes et  Elamites, habitants de la Mésopotamie,  de la Judée et de la Cappadoce, des  bords de la Mer noire, de la province  d’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie,  de l’Egypte et de la Libye proche de  Cyrène, Romains résidant ici, juifs  de naissance et convertis, Crétois et  Arabes» comprenaient chacun dans  leur langue les propos des apôtres.  Ainsi, la Bonne Nouvelle concernant  tous les hommes, le don de l’Esprit  permet aux apôtres de répondre à  l’appel du Christ : être ses témoins  «jusqu’aux extrémités de la terre». Comme les apôtres, les chrétiens sont  appelés à ne pas rester seulement entre  eux, hors de la vie et du monde, mais,  au contraire, à proclamer clairement  et librement la Bonne Nouvelle de  l’Evangile. Cette responsabilité a été  tout particulièrement rappelée aux  fidèles laïcs par le concile Vatican II,  comme par le pape Jean-Paul II dans  son exhortation Christifideles laici du  30  décembre 1988.  Parce qu’il trouve sa source dans  l’événement de la Pentecôte, le  sacrement de la confirmation est  souvent célébré le jour de cette fête.  Au cours de la célébration, l’évêque  impose les mains sur chacun des  confirmands, manifestant par ce geste  le don de l’Esprit.  Source : http://www.eglise.catholique.fr/ ■ La Pentecôte, fête de l’Esprit Saint et de l’Eglise LITURGIE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 8

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A\b\bueillie le samedi 23 avril, vers 17h, à l'entrée de Tartane,  l'I\bône  de  la  Vierge  de  la  Miséri\borde  a  été  emmenée  en  pro\bession jusqu'à l'église, en marquant une petite halte de  prière au mar\bhé aux poissons. Après un long temps de prière  à l'église, elle est allée "passer la nuit" dans une première  famille  qui  l'a  ramenée  le  lendemain  avant  la  messe.  Puis  elle a séjourné \bhaque jour dans une famille différente, ave\b  quelques "originalités" : une soirée ave\b des hommes ; une  journée "sur la pla\be publique" (sous un \bhapiteau à l'entrée  du bourg, qui a permis aux touristes et autres "n'importe qui"  de  se  joindre  à  la  prière  et  déposer  ses  intentions  é\brites)  ;  une  boîte  à  intentions  qui  fut  brulée  pendant la prière d'au-revoir. Les remer\biements et féli\bitations fusent de partout. Nous ne doutons  pas que les retombées ne se feront pas attendre sous forme de nombreuses grâ\bes.  (Père Pierre-Alex Zonzon) Luc et Rosy Baybaud Cramer Baybaud Cramer La Vierge de la Miséricorde de passage à Tartane ANNÉE SAINTE DE LA\o MISÉRICORDE Mon époux et moi, qui sommes de la paroisse de St Joseph, étions heureux, à l'occasion d'une visite de famille chez notre tante Mme Léana Buval, malade, d'accueillir la Vierge Pèlerine qui y a été posée pendant un instant par notre sœur en Christ « Chabine». Grâce à l'Esprit Saint, nous avions préparé le chant «Une Voix» pour accueillir la Vierge. Les frères et sœurs présents pour la circonstance ont bien joué le jeu, car nous avons tous chanté en communion et ce fut le «must» pour notre maman Marie. Notre tante était heureuse de cet événement. "Chabine" nous a demandé, d'intercéder pour les malades, et c'est avec une joie intense que nous l'avons fait. Ensuite, nous sommes partis en procession accompagner la Vierge jusqu'à son 2 ème point d'accueil : la maison de "Chabine". Là, beaucoup d'émotions, car une famille avec une enfant handicapée attendait la Vierge. Après le chant de bienvenue à la Vierge, la proclamation de la Parole, nous avons intercédé pour cette famille. L'Esprit Saint, bien présent, nous a permis de louer avec amour et compassion. Merci à notre pasteur David pour ce cadeau béni. Merci à Père Zonzon et merci à «Chabine» de nous avoir permis de vivre intensément la présence de la Vierge Pèlerine. Pluie de bénédictions aux cousins Buval et aux autres frères et sœurs présents. J'ai 3 enfants : une fille de 13 ans qui est handicapée, et des jumeaux de 7 ans. J'habite à Sainte Marie. J'ai su par ma cousine que l’icône de la Vierge pèlerine serait exposée à l'église de Tartane, le dimanche 17 avril toute la journée. J'ai décidé de m’y rendre avec ma petite famille dans l'après-midi pour prier. Nous sommes arrivés au moment où l'icône partait chez une famille à Morne Pavillon. Ghislaine, un des membres de cette famille, m'a demandé de venir chez elle. Étant donné que nous étions partis pour prier et demander grâce à Marie, je n'ai pas pu décliner son invitation. L'émotion fut si grande et forte lors de la prière avec mes sœurs et frères en Christ que des larmes de joie ont été versées. Ce fut un bon moment d'amour et de partage. J'étais si légère et en paix après ses émotions. Merci ! ANNÉE SAINTE DE LA\o MISÉRICORDE Luxine ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 9

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L e mardi 29 mars dernier,  Monseigneur fut accueilli  chaleureusement par  des chants de bienvenue des  jeunes de la pastorale, auxquels  s’étaient joints de nombreux  paroissiens. Sa première action  fut la messe de dédicace de la  nouvelle chapelle dédiée à  sainte  Bakhita,  (1869-1947),  soudanaise, victime des  négriers, esclaves  dans les  pays arabes, religieuse en Italie,  canonisée en 2000 par Jean- Paul II.  Après la messe, Monseigneur partagea  le dîner avec plus de 300 paroissiens,  sous forme de garden-party. Moment  privilégié pendant lequel lui furent  présentées l’histoire et les forces vives  de la paroisse. Chacun a pu noter son  sens de l’écoute, son attention aux  autres, sa gentillesse et sa simplicité.  Autant de qualités qui apportent une  grande paix et suscitent, à n’en pas  douter, de nombreuses conversions. Faute de presbytère, c’est dans une  famille que Monseigneur fut accueilli  pour la  nuit vers 22h30. Nuit bien  courte, puisque dès 5h du matin,  le mercredi 30 mars, Monseigneur  faisait  son footing  avec quelques  paroissiens. Son endurance et ses  performances sportives ont surpris  plus d’un. Bravo Monseigneur ! Après la messe célébrée à 7 h avec le  père Henderson,  devant une grande   assemblée,  Monseigneur prit le temps  de partager avec chacun, ne refusant  aucune sollicitation. Le temps du petit déjeuner avec les  membres du C.P.A.E. dans la famille  d’accueil, il fallait déjà être à la  mairie à 10h30  pour  un échange  avec le maire, les élus et les chefs  de service. Le maire confirma sa  volonté d’accompagner la paroisse,  et annonça pour bientôt le début des  travaux  de réhabilitation de l’église. C’est au pas de course que se fit la  visite  des quartiers, de  la chapelle  de Dominante et des malades. Mais  quel bonheur pour  M. Antibe et  Mme  Martinel André, à qui il accorda  le  temps nécessaire et tout  le réconfort  que méritent leur grand âge et leur  maladie.  VIE DU DIOCÈSE Quelle  joie,  quelle  émotion  la  visite  de  l’archevêque  dans  notre  paroisse  Saints   Pierre et Paul de Marigot ! Visite pastorale de Mgr David Macaire : au Marigot… ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 10

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A 13h30, c’est au restaurant « Le  Ghetto» que monseigneur partagea  le repas avec les marins-pécheurs.  Là encore, il se montra extrêmement  attentif  et concerné par les grandes  difficultés de la profession. Mais le temps passait  vite !  A  15 h, les 263 enfants et jeunes  de la catéchèse, ainsi que les   confirmands du Lorrain et du  Marigot l’attendaient à l’église et  à la chapelle sainte Bakhita. Ces  échanges furent de grands moments  de bonheur pour Monseigneur, et il  fallut véritablement l’arracher à son  enseignement,  car à 16h30 il devait  impérativement nous quitter. Merci Monseigneur ! Les paroissiens  du Marigot vous portent  dans leurs  prières.  Le comité d’organisation  ■ Curé : Père  Pierre  Henderson  Vicaire : Père Philibert  Madrandele Lieux de culte : Eglise Saint Pierre  et saint Paul ; Chapelle Notre Dame  de Dominante ; chapelle sainte  Bakhita Fête patronale : Saint Pierre et  Saint Paul, le 29 juin Secrétariat :  1 titulaire  mi-temps  et  2 bénévoles Le Conseil paroissial des affaires économiques (CPAE) :  8 membres La catéchèse :  263 enfants en 9  groupes Eveil à la foi (20  enfants et 7  animateurs) ; 1 ère année (28 enfants  et 3 animateurs) ; 2 e année (32   enfants et 9  animateurs) ; 3 e année  (30  enfants et  10  animateurs) ;  groupe spécial ( 7 enfants et 1  animateur) ;  4 e année (32 enfants  et 9  animateurs) ;  5 e année (30  enfants et 5  animateurs) Cheminement : 85 jeunes et 19   animateurs Catéchuménat enfants : 1  animateur Pastorales, mouvements et groupes paroissiaux Pastorale des jeunes ; pastorale de  la santé, pastorale des mouvements  mariaux (Légion de Marie, Equipe  du rosaire, Jeunesse mariale) ;  catéchuménat adolescents  et adultes  ( 12  candidats et 5  animateurs) ; servants  d’autel (18 jeunes et 2 animateurs) ;  5  chorales ; groupe d’intercession pour  les jeunes ;  Equipe liturgique ; Atelier  de proclamation de la Parole ; Ministres  extraordinaires de communion ;  Equipes d’accueil et d’entretien de  l’église et des chapelles ; service de  la sacristie ; Equipe  des funérailles ;  Equipe de préparation au baptême. Quid de la Paroisse ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 11

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A l’occasion de sa 42 ème  visite pastorale les 5 et 6 avril derniers à Sainte-Anne, Mgr David  Macaire a rencontré l’ensemble de la société civile, économique, politique et paroissienne,  afin de se faire une idée sur le territoire saintannais. De nombreux moments de partage,  certains  empreints  d’émotion,  ont  marqué  cette  visite  qui  s’est  terminée,  pour  notre  Archevêque, les bras remplis de cadeaux.  « Saintannais, vous êtes ri\bhes ! » ... et à Sainte- Anne VIE DU DIOCÈSE L e premier point du pro- gramme a été la rencontre  avec les catéchumènes et  les responsables de mouvements  chrétiens au sein de la paroisse.  Deux cent quatre-vingt dix jeunes  font partie de ces mouvements, et  leurs encadrants ont été félicités  par l’Archevêque qui a pu se faire  une idée sur leur fonctionnement,  et être à l’écoute de leurs besoins  formulés et discutés. Mgr Macaire  a fait des propositions de dispo- sitifs pouvant favoriser une vraie  vie chrétienne sur la paroisse :  le vade-mecum des chorales, la  pastorale des quartiers, les cours  bibliques, l’intégration des jeunes  parents, le jubilé des femmes… Et   vous êtes riches, car beaucoup de  jeunes participent aux différents  mouvements,  a-t-il conclu.  Tout au long de son passage à  Sainte-Anne, l’Archevêque a tenu  à saluer les travailleurs en pleine  action. Et plus qu’une promenade  ordinaire, la marche qu’il a effectuée  le mercredi aux aurores aux Salines,  a été l’occasion d’une réflexion sur la  problématique environnementale et  la gestion des flux humains. Amoureux de la mer, notre  Archevêque ne pouvait s’empêcher  de lui consacrer un instant de sa visite  à Sainte-Anne. Au Cap Chevalier, il a  rencontré quelques marins-pêcheurs  qui lui ont fait part de leur amour  pour leur profession, mais aussi leur  combat pour maintenir ce secteur, ô  combien difficile. Entre autres visites : celle de l’atelier  du sculpteur Jean-Pierre Sauzé,  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 12

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(chargé de réhabiliter les divers  chemins de croix, les statues…) ;  celles du moulin de Val d’Or et de  l’exploitation de melons «Boyer SA».  Par ailleurs, au milieu des ruines  réhabilitées de l’habitation sucrerie de  Crève-Cœur, Mgr Macaire a procédé à  la plantation d’un arbre endémique de  la Martinique, en voie de disparition,  le gaïac. Un passage incontournable à l’hôtel  de Ville, en fin de matinée, a été  programmé. Après une entrevue  privée, et une visite dans les divers  services administratifs, le maire et  ses collègues ont remis un présent  à l’Archevêque, qui a ensuite prié  pour que l’harmonie ne soit pas  vaine. C’est au Club Méditerranée  que Mgr Macaire, le maire, les élus et  quelques responsables de la paroisse,  se sont retrouvés pour un déjeuner  réparateur. Aussi, Sainte-Anne a la réputation  d’un espace où il fait bon vivre et  longtemps, preuve en est de René  Versé, âgé de 103 ans, qui s’est fait  une joie de recevoir la bénédiction  de l’évêque. Autre rencontre incontournable, celle  de notre évêque émérite,  Mgr Maurice  Marie-Sainte, avec qui Mgr Macaire  a présidé la messe dans une église  pleine à craquer. Avant que notre Archevêque ne quitte  la paroisse de Sainte-Anne, les jeunes  des divers mouvements chrétiens de  la commune ont tenu à lui présenter  quelques-unes de leurs activités et  leurs projets. Mgr Macaire s’est prêté  au jeu de questions de jeunes  : -  Comment vous est venue votre  vocation ? -  Lorsque vous aviez notre âge, aviez- vous le droit d’avoir une petite  copine ? - A quoi sert un évêque ?  Pluie de grâces ! Un grand merci à  notre Archevêque !   ■ La commune compte une seule  paroisse : Sainte-Anne et Saint  Joachim de Sainte-Anne, organisée  en  8 secteurs de quartier. Curé : le père Alain  Ransay, depuis  novembre  2014.  La fête de Sainte-Anne est célébrée le 26  juillet.  Le Pèlerinage à Notre Dame de La Salette a lieu le 19  septembre. Le Calvaire est sanctuaire diocésain  La Porte de la Sainte-Miséricorde   a été ouverte le 26  décembre 2015. Secrétariat : Une secrétaire qui  reçoit les mardi et je udi, de 7h30   à 11 h30 . Les conseils :  Conseil pastoral  paroissial de 13 personnes, Conseil  pastoral des affaires économiques  de  8 personnes. L’animation liturgique :  1 équipe  liturgique, l’équipe de funérailles,  les servants d’autel, l’Atelier  «Proclamation de la Parole»,  les ministres extraordinaires de  communion à l’église et aux malades. 2 chorales : La «Flamme ardente»  (adultes), les «Colombes de la  Salette» (jeunes). La catéchèse :  30  catéchistes et  animateurs sont chargés de 20   enfants de l’Eveil à la foi, 200 enfants  de catéchisme (de la 1ère à la 5 ème  année), 70 jeunes au cheminement. Les mouvements et services : Equipe Baptême, Pastorale des  jeunes, Pastorale de la charité  (Saint Vincent de Paul), Pastorale  des mouvements mariaux (Rosaire,  Jeunesse mariale, Légion de  Marie),  Pastorale groupe de prières  (Renouveau charismatique «Notre  Dame de la Salette», groupe de  la Divine Miséricorde), Pastorale  des mouvements : Scouts, ACA  (Ado Chrétiens en Action), Post  confirmation, Sacristie, Equipe d’art  floral, Equipe d’entretien. JMJ 2016 : la délégation de Sainte- Anne comptera 10  participants. Quid de la Paroisse ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 13

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La campagne du denier de l’Eglise, comme nous l’avons annoncée dans l’édition précédente,  a débuté le dimanche 10 avril 2016. Aujourd’hui, nous poursuivons la communication sur ce  dossier avec la présentation des comptes du diocèse de Martinique, par le jeu de questions/ réponses à  l’économe diocésain, le diacre permanent Hervé Lordinot. VIE DU DIOCÈSE EEM : l’église en Martinique est-elle subventionnée par  l’Etat, la CTM ou Rome ? HL : Le diocèse de Martinique, comme tous les diocèses  français, ne bénéficie d’aucune ressource de l’Etat, de la  CTM ou de Rome (Loi de 1905), et ne peut compter pour  vivre que de la générosité des fidèles. EEM : Quelles sont les différentes ressources de l’Eglise,  et quel est leur volume ? HL : les ressources du diocèse sont constituées,  exclusivement : • Au niveau des paroisses : des quêtes, des offrandes  pour les messes, des offrandes faites à l’occasion des  sacrements (casuel), et des divers dons des fidèles. • Au niveau de l’Archevêché : le denier, les donations  et legs. EEM : Quelles sont les différentes dépenses et leur  volume ? Sont-elles compressibles ? Les  montants ont été les suivants :  - Quêtes   .......................................................................\ ......................................................................    3 400 000  €  - Casuel  (offrandes pour les sacrements)  ............    440 000  €  - Dons divers   .......................................................................\ ................................................     1 600 000  €  - Denier de l’église   .......................................................................\ .......................    1 100 000  €  - Donations et legs  .......................................................................\ ..........................      20 000  €                                                                          \              _________                                                                       TOTA L    ................................................................    6 560 000  €    Rémunération et charges  sociales du personnel laïc :   ................................    1 500 000 €   Rémunération des prêtres,  des séminaristes  et les charges sociales   ...............................................................       580 000 €   Catéchèse, catéchuménat  et divers mouvements,  et services diocésains  ................................................................    500 000  €   Entretien et amortissement  du patrimoine immobilier   ...............................   1 600 000  €   Frais administratifs (fournitures  de bureau,  téléphone, timbres,  assurances,  entretiens divers   ........................................................................\ ........     1 820 000  €                                                                         \                                                                            __________      TOTA L    .......................................................................\ ....................................................................   6 000 000   € Les grandes catégories de dépenses sont les  suivantes : Les seules dépenses compressibles dans une mesure relative sont les frais de fonctionnement administratifs. Les comptes du diocèse de Martinique ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 14

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Agenda de l’Archevêque Dimanche 8 mai : - 8h : Confirmation à la paroisse du Marin - 11h : Confirmation à la paroisse de Sainte-Anne (fin des visites pastorales) - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis Lundi 9 mai 9h : à la cathédrale Saint-Louis : Messe pour les policiers morts pour la France Mardi 10 mai : Conseil épiscopal Mercredi 11 mai : - 9h-12h : Confessions à la chapelle du Christ-Roi - Conférence des Tutelles de l’Enseignement Catholique - 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 12 mai : - Rencontre avec le directeur de la Maison Saint Jean Paul II et les prêtres accompagnateurs des séminaristes - Visite à la Délégation du Secours Catholique - Cours de théologie spirituelle Vendredi 13 mai : Rencontre avec des repré- sentants du Renouveau Charismatique International Samedi 14 mai : - 9h : Confirmation à la paroisse de Balata - Rassemblement de la M’Génération (jeunes confirmés de 13 à 17 ans) Dimanche 15 mai : Solennité de Pentecôte - 8h : Messe de la fête patronale de la paroisse du Saint-Esprit - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis Dimanche 15-lundi 16 mai : Jubilé du Renouveau charismatique au stade du Saint-Esprit - Dimanche 15 : veillée et prière dans l’onction de l’Esprit Saint - Messe à minuit Du 16 au 21 mai : Semaine de mission en Haïti Dimanche 22 mai : - 9h30 : Confirmation à la paroisse de Trinité - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis EEM : Cela signifie que le diocèse est  excédentaire ? HL : Effectivement, le diocèse  dégage des excédents à hauteur de  500 000  €, ce qui est le résultat d’une  gestion rigoureuse. D’autre part, cela  correspond à la nécessité impérieuse  de dégager des moyens suffisants  pour pouvoir investir dans notre  immobilier pastoral. EEM : Justement, en quoi consiste cet  immobilier pastoral ? HL : Il est constitué d’environ 240  immeubles (bâtiments diocésains,  presbytères et dépendances, salles  paroissiales, églises et chapelles)  pour une valeur globale estimée  à 40 millions d’euros. Cette valeur  est toute théorique, sachant que cet  immobilier ne peut pas être vendu. En revanche, ce qui n’est pas  théorique, c’est le coût généré par  tout ce patrimoine immobilier, tant au  niveau de l’entretien courant, qu’au  niveau des grosses réparations. EEM : Quel est le budget annuel  nécessaire à entretenir cet immobilier,  et assurer les grosses réparations ? HL : L’entretien courant peut-être  estimé à environ 500 000  € par an.  En revanche, en ce qui concerne  les grosses réparations et mises  aux normes de l’immobilier ancien,  un programme pluriannuel sur  15  ans a été élaboré, qui  implique un  investissement annuel de l’ordre de  1 500 000  €. EEM : Comment allez-vous faire  pour réaliser un tel programme avec  uniquement 500 000   d’excédent ? HL : Tout d’abord, les comptes  incluent une dotation annuelle aux  amortissements de l’ordre de 1 million  d’euros qui constitue une réserve  annuelle pour investissement.  De plus, on peut espérer une  amélioration de cet excédent par la  mobilisation des fidèles, par le denier  de l’église et les legs. Ensuite, une gestion au plus serrée  des frais de fonctionnement devrait  permettre de dégager des ressources  supplémentaires.  Enfin, Monseigneur l’Archevêque a  pour projet de lancer une opération  intitulée : «les chantiers de  l’Archevêque», destinée à mobiliser  de généreux mécènes. EEM : Monsieur l’Econome, quelle  est en conclusion votre opinion sur  la santé financière du diocèse ? HL : Les comptes du diocèse sont  globalement saints. Mon inquiétude  repose sur la tendance baissière des  excédents sur les dernières années,  mettant en péril le programme  pluriannuel d’investissement évoqué  supra. Mais, j’ai confiance dans la générosité  des fidèles que je remercie, par  ce biais et que je sollicite encore,  notamment pour la campagne du  denier en cours qui, à l’initiative  du notre DEI, le père Luc Philippon,  est intitulée : 3 G : Générosité, de Génération en Génération. ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 15

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La famille, potomitan de la so\biété... e\ot de l'Eglise  DOSSIER « L a  famille  est  la  première  école  des  vertus sociales né-\n  cessaires  à  toute  société »  (St  Jean  Paul  II).  Elle reste le  cœur de la vie sociale en assumant  notamment le bien-être de ses  membres, l'éducation et la socialisation  des enfants, des personnes âgées...  Elle  offre la sécurité matérielle  et affective, et surtout, l’identité à  son enfant. C’est en son sein que ce  dernier acquiert le mieux les savoir- faire essentiels, les éléments culturels  de base, le langage notamment, les  exigences et les règles de la vie en  commun. C’est là qu’il s’imprègne  naturellement des valeurs de vie. Les  grands-parents trouvent, eux aussi,  dans la famille, des raisons nouvelles  de vivre en dispensant une nouvelle  forme de tendresse, en jouant le rôle  de pilier et de trait d’union de la famille  élargie, de phare, de mémoire, d’aide et  quelquefois de recours. Ils participent,  discrètement mais efficacement, à  l’éducation des enfants. Divers sondages mettent en évidence  que les préoccupations majeures du  citoyen tournent autour de la famille :  un emploi pour la nourrir, un toit pour  l’abriter, des soins de santé…  Les sociologues s’accordent à relever  parmi les causes de la nouvelle  pauvreté qui se répand  en Europe, l’importance  de l’éclatement des  familles. C’est la preuve  du rôle central que  jouent ces dernières  dans l’équilibre social.  C’est une petite société  où l’on doit penser aux  autres, se sacrifier pour  eux ; un lieu  où l’on  doit trouver également  confort et appui. La \bamille :  Eglise domestique L’Église catholique considère la  famille comme une «petite Église»,  une manière d’inviter ses fidèles à  vivre leur foi au quotidien, au sein du  couple, avec leurs éventuels enfants,  au service de la société.  La vision de la famille comme «petite  Église» ou «Église domestique»  Depuis le 20 septembre 1993, le 15 mai de chaque année marque la « Journée internationale  des  familles  ».  Pour  2016,  le  thème  est  :  «  Les  familles,  une  vie  saine  et  un  avenir  durable ». Cette  Journée est l'occasion, entre autres, de mettre en lumière différents  points  d’intérêt  pour  la  famille.  Eglise  en  Martinique  a  choisi  de  parler  de  son  rôle  de  « Potomitan » de la société\, et de l’Eglise. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 16

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remonte au IV e siècle. Évêque de  Constantinople, Jean Chrysostome  ne cesse, dans ses homélies,  d’exhorter ses fidèles à vivre en  chrétiens, non pas seulement «une  ou deux fois par semaine» lors de  l’écoute des «saintes doctrines»,  mais dans leur vie quotidienne. «En  revenant à la maison, préparons  une double table : une pour les  aliments, l’autre pour la lecture  de la Parole de Dieu, et l’homme  répète les choses qui ont été dites  à l’église ; que la femme apprenne,  que les enfants écoutent, que les  serviteurs ne soient pas privés de  cette lecture», écrit-il, dans ses  Sermons sur la Genèse. «Fais de  ta maison une Eglise puisque tu  dois rendre compte du salut de tes  enfants et de tes serviteurs.» Au  fil de ses homélies, il insiste sur la  nécessité, dans cette «petite Église»,  de préserver la «concorde» entre  ses membres, de pratiquer l’accueil  et l’hospitalité avec les plus pauvres  et «les étrangers»…   Reprise et développée par le  concile Vatican II, la formule «Eglise  domestique» appelle surtout  les chrétiens à «retrouver une  unité de vie», estime Frédérique  Mesmin d’Estienne, enseignante en  théologie à l’Université catholique  de Lyon.  Elle trouve également des  échos dans le Nouveau Testament :  Quand deux ou trois sont réunis en  mon nom, je suis au milieu d’eux  (Mt 20 ,18 ). «Les chrétiens doivent se souvenir  que le Christ est là, jusqu’à la fin des  temps, jusque dans leur maison,  au cœur même de leurs couples  et de leurs familles», résume  la théologienne, qui cite aussi  l’exhortation apostolique du pape  François :  J’invite chaque chrétien,  en quelque lieu et situation où il se  trouve, à renouveler aujourd’hui  même sa rencontre personnelle avec  Jésus-Christ ou, au moins, à prendre  la décision de se laisser rencontrer  par lui, de le chercher chaque jour  sans cesse.  À la suite de Vatican II, les théologiens  ont affiné leur compréhension de  ce terme «petite Eglise», observant  qu’il ne s’agit pas tant pour la famille  d’être «à l’image» de l’Église -et donc  de reproduire ses structures ou ses  rites- que de considérer qu’elle en  fait intégralement partie, qu’elle doit  être, avec le travail, la cité, etc.,  l’un  de ces lieux où les baptisés doivent  vivre leur vocation, au service de  l’humanisation de la société. Il faut que, par la parole et par  l’exemple, dans cette sorte d’Église  qu’est le foyer, les parents soient  pour leurs enfants les premiers  hérauts de la foi, au service de la  vocation propre de chacun, et  tout spécialement de la vocation  sacrée, indique ainsi la déclaration  conciliaire Lumen gentium. On n’est pas dans le “faire” mais  d’abord dans “l’être” : au fond, quels  croyants sommes-nous en dehors  de la messe du dimanche ? Bien sûr,  nous avons à vivre notre foi dans nos  relations avec tous nos frères, mais  comment le faire si on n’y arrive pas  déjà chez soi !  Selon P. Philippe Bordeyne, théologien  moraliste et recteur de l’Institut  catholique de Paris, «Un immense  besoin de pardon et de réconciliation  se fait sentir dans l’Église, comme  dans les familles, où les brouilles  et les ruptures empoisonnent  trop souvent les personnes et les  générations». «La famille peut éveiller  au pardon, car elle cultive un sens  aigu de la singularité de chacun. Si  elle est, de surcroît, convaincue qu’on  a besoin de pardon pour sortir de soi  et rencontrer l’autre en vérité, elle  formera des hommes et des femmes  capables de reconnaître humblement  leurs fautes, et de témoigner de la  force du pardon.». La famille est Église domestique dans  tout ce qui fait sa vie quotidienne, sa  vie concrète, y compris ses tâches les  plus répétitives, devenant ainsi «le  lieu où l’on rencontre l’autre, et où  l’on apprend à l’accepter tel qu’il est».  «L’idée d’Église domestique n’est pas  celle d’un havre moral et religieux  privé, à l’écart de la cité», fait valoir la  théologienne américaine Lisa Sowle  Cahill. «Mais celle d’une école de foi,  de paix et d’espérance au service du  bien commun.»  Bien sûr les parents ne sont pas  parfaits. A une époque où l’on met  beaucoup l’accent sur les blessures  d’enfance,  ils ont tendance à  culpabiliser de leurs erreurs vis-à- vis de leurs enfants. Cependant, en  prenant appui sur Dieu, ils peuvent  dépasser cette culpabilité.  En prenant ce chemin de vie, de foi  dans leur famille, Dieu se servira de  leurs imperfections pour réaliser ses  desseins d’amour au sein même de  la famille. Car c’est Dieu l’architecte de chacune  de nos Eglises domestiques. Synthèse d’articles réalisée par J. Lordinot  ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 17

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D ès les premiers mots de  cette exhortation, le pape  François explique que "la joie  de l'amour qui est vécue dans les  familles est aussi la joie de l'Eglise".  Et il continue en rappelant les  fondements bibliques de la famille  avec de nombreuses références, et  un très beau paragraphe sur Jésus et  la famille (20 ). Si la Parole de Dieu est au cœur du  texte, avec une méditation du psaume  128 , les références aux documents  de Vatican II et à Jean-Paul II sont  nombreuses. De fait, "le pape de la  famille",  comme François l'a dit en  2014  lors de sa canonisation, a écrit   Familiaris  consortio il y a plus de 30   ans, à la  suite d'un synode d'évêques  sur la famille. Mais la tonalité de  Amoris  Laetitia est différente, puisque c'est  un texte éminemment pastoral écrit  pour les époux chrétiens, mais aussi   pour les pasteurs de l'Eglise. Ceux-ci  sont conviés à l'art de la pastorale, en  partant des personnes et des réalités.  Comme l'écrit justement Mgr Vingt- Trois, "nous sommes appelés au  discernement spirituel en nous  mettant sous la lumière du Christ, et  en répondant aux appels à la sainteté".  Quel beau symbole donné à toute  l'Eglise, en octobre dernier, par cette  canonisation de Louis et Zélie Martin,  parents de Ste Thérèse de Lisieux. Accompagner et Discerner. Ces   verbes disent la mission auprès des  familles. Accompagnement des futures  familles : c'est la tâche importante  dans les paroisses. Discerner avec  cette grande loi de la gradualité pour  "intégrer" tout le monde. Discerner  les situations "irrégulières" avec cette  affirmation : "Personne ne peut être  condamné pour toujours parce que  ce n'est pas la logique de l'Evangile"  (297 ). Comment ne pas être touché aussi par  ces mentions des femmes enceintes  (171 -16 8 ), des enfants handicapés  (47 ), et des personnes âgées (48). Bien sûr aussi, les questions délicates  sur les personnes divorcées et  remariées civilement sont abordées  dans le chapitre 8 , "qui ne doivent  pas se sentir excommuniées, et  elles peuvent vivre et mûrir comme  membres vivants de l'Eglise" (299 ).  "Nous savons qu'il n'existe pas de  recettes simples", ainsi que le disait  Benoit XVI à Milan, en 2012. Mais nous  avons à travailler pour l'intégration de  tous. Une longue réflexion est faite  d'ailleurs dans les paragraphes 304   à  312 , avec ces formules typiques du  pape : "ne pas être des contrôleurs  de la grâce" et "ne pas développer  une morale bureaucratique froide".   Et il invite les fidèles qui vivent des  situations compliquées à s'approcher  avec confiance de leur pasteurs, et les  pasteurs à "écouter avec affection et  sérénité". L'année de la Miséricorde  est bien le temps pour cela !  Ainsi avec un ton volontairement  positif, cette exhortation est un appel  à l'espérance dans la force de l'amour.  L'appel final le montre : "Familles,  cheminons, continuons à marcher.  Ce qui nous est promis est toujours  plus. Ne désespérons pas à cause  de nos limites, mais ne renonçons  pas non plus à chercher la plénitude  d'amour et de communion qui nous  est promise." (conclusion 325 )  + Jean-Yves Riocreux   Evêque de Guadeloupe  ■ L’ouvrage d’Yvelyse Pastel est un manuel pour la famille.On y trouve toutes sortes de renseignements pour la santé, l’éducation, l’hygiène, l’alimentation, les relations entre les membres de la famille. La famille est vue sous ses nombreux aspects. Le sens de la famille est «d’avoir une mission à travers la personnalité des parents, d’amener les enfants à trouver eux-mêmes leur place comme personnalité ayant leur fonction, leur responsabilité et leur vie dans la société». De manière pragmatique, l’auteur passe en revue les différents aspects de la vie familiale. Elle n’hésite pas à mêler son expérience personnelle, son éducation chrétienne à une réflexion plus globale. Cet ouvrage dans sa forme est pratique, grâce aux tableaux synoptiques qui mettent en relief différents aspects de la vie de famille, des listes d’associations en lien avec la famille. En outre, un témoignage Yvelyse communique sa passion pour la famille. Un Hymne à l'Amour DOSSIER La famille, potomitan de la so\biété... e\ot de l'Eglise  Eduquer : un rôle noble Le \b avril, un document important sur la famille a été publié à Rome. Il fait suite aux deux  synodes qui se sont déroulés autour du pape Francois en octobre 2014 et 2015. Son titre :  " Amoris Laetitia . La joie de l'amou\,r"... et sa longueur : 250 pages \,!  discernement spirituel en nous  mettant sous la lumière du Christ, et  Eduquer : un rôle noble ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 18

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N00. 523 – Témoignages (page 19) N00. 523 – Témoignages (page 19) N00. 523 – Témoignages (page 19) Quelques  témoignages recueillis sur la  page Facebook  de père Olivier- Marie Lucenay Quelques  témoignages Quelques  témoignages Quelques  Les familles subissent parfois des "crises" de la communication. Cela commence souvent  dans le couple, puis touche par la suite tous les autres membres (enfants, petits-enfants,  beaux-fils, belles-filles...). Manque de tolérance, d'attention, de patience, d'écoute, de  temps  ;  besoin  de  pardon,  de  réconciliation...  Nous  avons  recueilli  l'avis  de  quelques  personnes sur ce qui peut faire obstacle à une bonne communication au sein de la famille.  Les réponses sont assez édifiantes ! A ton avis, qu'est-\be qui  fait obsta\ble à une bonne  \bommuni\bation au sein  de la famille ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 19

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La prière des pères… à l’imitation de Saint- Joseph E tre deux et motivés, suffit à la  création d’un groupe de prière.  Dans la pratique, l’effectif sera  plus proche de 10  hommes désireux  de partager ce moment de spiritualité  hebdomadaire.  Les groupes sont évidemment constitués  de pères de famille, mais accueillent  également des grands-pères, des  fiancés, des frères, des séminaristes... Le  constat est que beaucoup d’hommes ont  délaissé le terrain spirituel, et la prière en  particulier. Messieurs, si nous sommes  trop occupés pour prier, c’est alors que  nous avons encore plus besoin de prier ! Dans une atmosphère accueillante  et bienveillante, nous nous plaçons  en présence du Christ symbolisé par  la croix, la lumière d’une bougie et  la bible ouverte. A tour de rôle, les  prières du livret sont méditées, tout  comme l’Evangile du jour qui fait  l’objet d’un partage. Ce partage est  une interpellation directe, à quoi le  Seigneur m’invite-t-il aujourd'hui ?  Le Seigneur s’invite tout simplement  dans notre quotidien. Nos enfants et  plus généralement nos intentions de  prière, sont alors confiés à notre Dieu  dans cette méditation. La rencontre se termine en rendant  grâce, tout en demandant à la Sainte  Trinité de nous garder en sa présence  jusqu'à notre prochaine rencontre. Ce temps de recueillement,  d’interpellation et de paix, est une  respiration spirituelle qui nous  renvoie vers nos occupations avec  une Espérance renouvelée. A ce jour, il existe un groupe de la  «Prière des Pères», mais gageons que  cet article aura suscité des vocations  avec la grâce de Dieu ! Ralph Ragoo  ■ Certainement avez-vous déjà entendu parler de la «Prière des Mères», qui réunit toutes  celles désireuses de prier pour leurs enfants, petits-enfants et tous les enfants du monde ? Peut-être  connaissez-vous  moins  la  «Prière  des  Pères»  ?  La  prière  de  ces  hommes  à  pourtant la même motivation que celle des groupes de la «Prière des Mères». Il s’agit  essentiellement  de  pères,  désireux  d’endosser  leur  responsabilité  spirituelle  dans  la  prière, à la ressemblance de Saint-Joseph. Avec le soutien de père Catayée de la paroisse de Saint-Christophe, et du père Lucianno de la paroisse de Schœlcher, la chorale L’ Orchidée de Schœlcher , le groupe de louange Misericordia de Saint- Christophe et les chorales Aurore, Exultet, Auréole, New Voice, Exodus de Saint- Christophe ont le plaisir de vous inviter au concert spirituel du vendredi 20 mai, à 19h, à l’église de Saint-Christophe. Une quête au profit de la chorale l’Orchidée sera faite pour leur projet de pèlerinage à Lourdes, prévu en août 2016 - Des CD de l’ Orchidée seront en vente ce jour-là. Venez nombreux ! Concert spirituel COMMUNIQUÉ La prière des pères… La prière des pères… DOSSIER La famille, potomitan de la so\biété... e\ot de l'Eglise  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 20

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L e fondateur de l’ordre est le  Père Manelli, né en 1933 en  Italie. Il était conventuel. C'est  en  1970  qu'il a voulu vivre selon la  spiritualité de St Maximilien. En 1998,  les Franciscains de l'Immaculée sont  devenus Institut de droit pontifical par  Saint Jean-Paul II. Christophe est né en le 28  janvier 19 87,  à Schœlcher. Il a grandi en Martinique  et a fait ses classes au pays. Après des  études en comptabilité, il a travaillé  avec son père, d'origine napolitaine,  en tant que pizzaiolo. Il a même fait des  stages en Italie pour mieux apprendre  la confection des pizzas. Avec son frère  Simon, il a été champion de France  dans la catégorie "pizza acrobatique"  à 20  ans, et a été  6ème mondial dans  la catégorie "pizza qualité". «Tout  vivre  à  travers  Marie,  comme  un  petit  enfant  dans  le ventre de sa mère. Chercher  à  vivre  chaque  instant  avec  Marie ». Christophe a connu le succès et a été  attiré par tout ce que le monde peut  proposer, par tout ce qui brille, par une  vie bien mondaine. En revenant d'un pèlerinage, son  frère ainé s'est mis à prier, et un jour  Christophe accepta de prier le chapelet  avec lui. C’est alors qu’il a ressenti une  grande paix, et a compris que Dieu  seul pouvait le rendre heureux. Car  jusque-là, rien ne pouvait le rassasier  et le combler. Il courait après les choses  du monde, la gloire et la beauté. En  quelques minutes, Dieu lui a montré  que Lui seul doit être à la première  place dans son cœur. Ainsi, il a compris une chose : Dieu seul  peut me rendre heureux, car Il est mon  Créateur. J'ai décidé de lui faire confiance et de le  suivre à tout prix. Jusqu'à aujourd’hui, je  ne suis pas déçu. Je lui ai donné ma vie à  travers ma profession, et cette sérénité  ne m'a jamais quitté, car j'ai mis Dieu en  premier dans ma vie. "Si  tu  me  fais  confiance,  abandonne  tout  et  tu  seras  vraiment heureux" Ce n'est pas facile de faire le premier pas.  Il a fait un séjour chez les Bénédictins.  Il recherchait l'opposé de ce qui avait  été jusqu'alors sa vie. Vivre au-dessus  de ce que le monde peut proposer, en  rejetant tout ce qui est matériel. "Vanité  des vanités, tout est vanité", comme le  dit les Écritures. Tout vieilli et passe. Le matériel était  devenu contradictoire avec mon appel.  Et j'ai compris que je devais entrer dans  un ordre mendiant. J'ai compris que je  devais me faire pauvre, car c'est dans  la pauvreté que je me ferai riche de  Dieu. C'est en abandonnant tout, que  je pourrai posséder le Christ. "Tout  abandonner  et  me  consacrer à Marie."\n Il a découvert les Franciscains de  l'Immaculée sur internet. Il a fait un  essai au sanctuaire Notre Dame des  Anges, à Pignans, pas loin de Toulon.  Et il y est resté. La couleur bleue et la médaille  miraculeuse montrent l'attachement  à Marie. la pauvreté que je me ferai riche de  Christophe Rebeccaï, de son nom de religieux Frère Marie de l'Enfant Jésus, est entré chez  les  Franciscains  de  l'Immaculée,  il  y  a  6  ans.  C'est  un  ordre  mendiant  basé  sur  la  règle  de  St François, mais qui reprend la spiritualité\, de St Maximilien M\,. Kolbe. En plus des vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, les Franciscains de l'Immaculée font  un quatrième vœu : celui de consécration illimitée à Marie, selon le souhait de St Maximilien.  Cela se vit à travers la mission : "en étant consacré à Marie, on doit être prêt à partir n'importe  où pour Marie." « Dieu seul peut me rendre heureux… » (Frère Christophe Rebeccaï) N 'ayez pas peur de trop aimer Marie, car jamais vous ne pourrez l 'aimer comme Jésus son fils l 'a aimé . (St Maximilien Kolbe, reprenant  Ste Thérèse de l'Enfant Jésus  et de la Sainte Face). ’’ ‘‘ Père Emmanuel Chaulvet, Délégué Pastorale des vocations ■ Lien pour voir le Pizzaiolo de  l’Immaculée (pizzaiolodellimacolata) https://www.youtube.com/watch?v=  OsAfSedpYQU « Dieu seul peut me rendre heureux… » PASTORALE DES VOCATIONS ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 21

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MEDIAS Dimanche 15 mai 2016 Le premier peuple de Guyane Cette semaine, Dieu m’est témoin donne la parole aux Amérindiens de Guyane. Comment vivent-ils ? Peuvent-ils  préserver leur culture et que peuvent-ils espérer aujourd’hui ? Pour nous aider à mieux connaître le premier peuple  de Guyane, Maurice Tiouka, né dans le village d’Awala-Yalimato, dans le Nord-Ouest de la Guyane, à l’estuaire du  fleuve Mana et du fleuve Maroni (proche de la frontière avec le Surinam), viendra sur le plateau répondre à nos  questions. Amérindien, de la tribu des kalin’a, il nous dira comment il a choisi la voie du documentaire pour faire  rayonner sa culture. Nous irons rencontrer Aïku dans son village, d’Ipokaneteu. Avec sa femme Yakapin, ils nous  raconteront leur conversion et leur rencontre avec Jésus. Dimanche 22 mai 2016 Inceste : le crime du silence ! C’est sans doute l’un des tabous les plus anciens de nos sociétés, l’un des crimes les plus primaires et pourtant, il  perdure. L’Outre-mer n’est pas à l’abri, que ce soit aux Antilles ou en Polynésie… Pourquoi l’inceste existe-il encore  aujourd’hui ? Qui sont les victimes et peuvent-elles survivre à un tel traumatisme ?  Cette semaine, Dieu m’est témoin refuse le silence et donne la parole à Lydia Reine. Cette énergique Guadeloupéenne,  aujourd’hui mère de famille et jeune grand-mère, viendra nous raconter son calvaire. Nous irons en Martinique  rencontrer Fabienne Sainte-Rose, présidente de l’AMEVI, Association des 10 01  victimes de l’inceste. Elle nous dira  pourquoi, en tant que victime, elle a créé ce groupe de parole.  Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr 99.5 - 101.3 et 105,3 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com ÉGLISE EN MARTINIQUE du 8 mai 2016 – n° 523 23 MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € • SAINT FRANÇOIS DE SALES , UN MAÎTRE POUR NOTRE TEMPS • VISITE PASTORALE DE MGR MACAIRE À LA PAROISSE DE TRINITÉ • EGLISE JUBILAIRE DU DIOCÈSE CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION DE SAINT-PIERRE N° 515 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde Noël : quand Dieu s’incarne N° 513 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 décembre 2015 Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE • VISITE PASTORALE DE MGR MACAIRE À LA PAROISSE DE TRINITÉ • EGLISE JUBILAIRE DU DIOCÈSE CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION DE SAINT-PIERRE Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Oui, je m’abonne !

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Ô Marie, donne-nous des cœurs attentifs,humbles et doux pour accueillir avec tendresse et compassion tous les pauvres que tu envoies vers nous. Donne-nous des cœurs pleins de miséricorde pour les aimer, les servir,éteindre toute discorde et voir en nos frères souffrants et brisés la présence de Jésus vivant. Seigneur, bénis-nous de la main de tes pauvres. Seigneur, souris-nous dans le regard de tes pauvres. Seigneur, reçois-nous un jour dans l'heureuse compagnie de tes pauvres. Amen ! Jean Vanier Mois de mai… mois de Marie

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