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E g lise
en MARTINIQUE
N° 524
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUEL — 2,00 €
22 mai 2016
Miséricordieuse T rinité
22 mai 2016
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EDITORIAL
L
’Eglise célèbre aujourd’hui la fête de la Sainte Trinité,
mystère d’un seul Dieu en trois personnes : le Père, le
Fils et le Saint Esprit. Le signe de la croix que nous
faisons tous les jours nous rappelle l’amour infini de Dieu.
Oui, il est bien question d’amour dans la liturgie de ce jour.
Dieu fait alliance avec nous pour nous sauver. L’Esprit Saint
nous est donné comme gage de cet amour du Père pour nous,
afin de nous guider vers la Vérité tout entière.
Vivre en vérité… Ainsi, comme nous le dit le pape François,
« Les chrétiens ne doivent pas mener une double vie ». Si toi t\
u dis
que tu es en communion avec le Seigneur, alors, chemine dans la
lumière ! Mais la double vie, non !... Fais des œuvres de lumiè\
re,
ne dis pas une chose en faisant une autre. Pas de double vie !"
En cette Année sainte de la Miséricorde, le Saint-Père
invite les diacres à un jubilé, du 27 au 29 mai, à Rome. Les
prêtres ont également deux rendez-vous : un jubilé avec une
Retraite spirituelle prêchée par le pape François (du 1
er au
3 juin, à Rome), et un colloque international avec comme
thème «Le prêtre, témoin de la miséricorde» (du 4 au \
5
juillet, à Lourdes).
Par ailleurs, la Vierge de la Miséricorde poursuit ses visites
dans le diocèse. Ce sont les paroissiens du Robert et du Vert-
Pré qui en témoignent dans cette édition.
La vie de couple n’est pas toujours chose facile. Parfois, l’amour\
ne suffit pas pour faire «durer» le couple. L’Association
des Centres de Préparation au Mariage (ACPM) l’a bien
compris. Ce mouvement d’Eglise œuvre pour les couples
et les familles, en les aidant à découvrir le sens profond de
la vocation au mariage, mais également à donner sa juste
place à Dieu dans leur vie. « Les samedis de L’ACPM » est
donc le rendez-vous de ceux qui veulent réussir leur mariage.
La Communauté du Chemin Neuf de Martinique propose
également une session Cana, du 31 juillet au 6 Août 2016 :
Prenez du temps pour votre couple !
Dans notre dossier, en lien avec ce 22 mai, jour de la
commémoration de l’abolition de l’esclavage à la Martinique,
Mgr Macaire a proposé une neuvaine de prière pour la
guérison des blessures de l’esclavage, et il nous en explique
les raisons.
Par ailleurs, la question qui a été posée aux jeunes sur la pag\
e
Facebook de père Olivier-Marie se rapporte à la thématique :
De quoi (ou de qui) es-tu l’esclave ? Quelques réponses sont
livrées dans cette édition.
Que l’Esprit de Notre Seigneur nous aide à accueillir l’amour
qui vient de Lui pour être des témoins tout au long de notre
vie.
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
VERS LA VIE
MÉDIAS
Dossi\br : VOUS AVEZ DIT... ESCLAVAGE ?
EGLISE UNIVERSELLE
• La Trinité vous rendra Libres
• En route \bour les JMJ avec Esther, JMJiste ! • Parole dominicale
•
La fête du Saint-Sacrement ou « Fête-Dieu »
• Fête du Sacré-Coeur de Jésus et fête du Cœur immaculé de\u Marie
• Jubilé des Diacres à Rome
• Célébration du Jubilé des Pr\uêtres et Retraite s\birituelle
• Colloque international \bour les \brêtres à Lourdes
• La Vierge Pèlerine dans les \baroisses du Robert et du Vert-Pré
• Tous unis dans le coeur miséricordieux de la Sainte Trinité !
• La commission de musique litur\ugique
• Visite \bastorale de Mgr Macaire à Grand-Rivière
• Les samedis de l’ACPM
• Les chrétiens ne doivent \bas mener une do\uuble vie
• En hommage au fr. Alain Carron de la Carrière
• Sœur Marie-Madeleine Flériag
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AGENDA DE L’ARCHEVÊQUE 15
ANNÉE SAINTE DE LA \SMISÉRICORDE
• Commémoration de l'abolitio\un de l'esclavage
• Evangélisation et Esc\ulavage
• Témoignages
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• En route \bour les JMJ avec Esther, JMJiste !• En route \bour les JMJ avec Esther, JMJiste !
PASTORALE DES JEUNES 16
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
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97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
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La Trinité vous rendra Libres
J
ésus nous a dit que «la Vérité
nous rend Libres». Cela est vrai.
Beaucoup de personnes sont
engluées et enchaînées dans les
mensonges, les erreurs, les non-dits,
les petits secrets, les grands tabous
et les ésotérismes… L’absence de
clarté, de franchise, de lumière, fait
souffrir un trop grand nombre de
personnes, blesse des cœurs trop
nombreux, fait éclater suffisamment
de familles, pour ne pas approuver
la Parole de Jésus et aspirer de tout
notre cœur à la liberté que seule
procure la Vérité. C’est une question
de vie ou de mort.
Mais il ne faut pas oublier que la
Vérité elle-même est fondée sur un
absolu éternel : la volonté de la Sainte
Trinité du Père, du Fils et de l’Esprit :
- Le Père est Vérité. Lui, le Créateur, est le fondement et l’origine de tout
ce qui existe. Intelligence suprême,
il fait advenir dans la réalité toutes
choses et les maintient dans l’exis-
tence. Sans sa volonté éternelle, tout
ne serait que chimère.
- Le Fils aussi est Vérité. Il nous l’a dit. Il est le Verbe de Dieu, la Sagesse
éternelle, la Parole ultime qui révèle
la Vérité de toute pensée et de tout
discours, Alpha et Oméga qui a le
dernier mot, qui juge tout ce qui se
croit et se dit en ce monde.
- L’Esprit, quant à lui, est l’Esprit de
Vérité. Selon l’Ecriture, c’est Lui qui
révèle et illumine toute chose en ce
monde. C’est Lui qui conduit toute
l’Histoire vers son accomplissement.
Rien de ce qui se fait ne se fait sans
lui, et tout ce qui se fait sans lui n’est
qu’ombre et méfait, chemin de men-
songe et de mort !
Certaines théories et, malheureuse-
ment, certaines pratiques politiques
veulent nous faire croire et agir comme
si l’Homme était le seul à pouvoir
dire ce qui est vrai, et à imaginer sa
liberté toute relative selon les caprices
du hasard, de la mode ou selon les
consensus sociaux éphémères. Une
fois de plus, l’ennemi de la Trinité et
du genre humain, le diable, Père du
mensonge, maître du clair-obscur,
artisan des demi-vérités et roi des
sous-entendus, nous a détournés de
la vraie liberté en nous faisant croire
que nous serions comme des dieux».
Bien sûr, cela s’est révélé
catastrophique. A partir du moment où
le bonheur est relatif - «silon van latjé
poul panché» (1) - c’est le règne du plus
fort, de celui qui parvient à imposer
SA vérité dans le monde à coup de
lobby et de coup-de-com. Mais la
sagesse antillaise nous enseigne que
«sa ki pa bon pou zwa, pa bon pou
kanna»
(2), car ce qui est bon ne vient
pas de l’envie de l’oie ou des désirs
du canard, mais de leur Créateur
commun qui est Dieu. Voilà pourquoi,
depuis près de trois siècles, la société
«sans-dieu» ne parvient pas, malgré
les immenses progrès techniques
et des efforts politiques louables, à
créer le bonheur et s’enfonce toujours
plus vers les ténèbres. Voilà pourquoi
nombreux sont ceux qui s’écrient,
sans y croire vraiment : «Qui nous
fera voir le bonheur !?»
Que l’Eglise et le peuple de Martinique
se réjouissent de détenir la réponse,
trop souvent oubliée, à la question
angoissée des hommes, nos frères :
Seul notre Dieu Un et Trine peut faire
le bonheur de l’humanité, Il est la
seule Vérité, le seul à nous rendre
vraiment libres, car tout ce qui est
vrai et bon est conforme à sa Volonté
et à sa Parole.
C’est une bonne nouvelle pour les
hommes, pour toutes les personnes
de bonne volonté, quelles qu’elles
soient. Elles voient ainsi que tous leurs
efforts pour bâtir un monde plus juste,
plus beau et plus vrai, trouvent en
notre Dieu une bénédiction et un fon-
dement solide.
C’est aussi une grande liberté pour
nous chrétiens : nous n’avons peur
d’aucune vérité, d’aucune bonté d’où
qu’elles viennent, car nous savons
que tout ce qui est vrai vient de Dieu !
Les personnes de confiance, franches
et sincères, les relations authentiques,
les paroles fondées, les énoncés
scientifiques prouvés, tout qui ce qui
concourt à la Vérité se trouve béni par
notre Dieu.
Oui la Trinité nous rend Libres !
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-Franc\b
■
MOT DE L’EVÊQUE
(1) Proverbe créole : L'opportunisme guide souvent
les actions
(2) Proverbe créole : Ne fais pas à autrui ce que tu ne
voudrais pas que l’on te fasse.
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 3
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Les chrétiens ne doivent pas mener
une double vie
EGLISE UNIVERSELLE\u
L
impide, comme Dieu. Et
sans péché, parce qu’il n’y
a pas d’erreur reconnue qui
n’attire la tendresse et le pardon du
Père. «Ceci est la vie chrétienne»,
a synthétisé le pape François en
commentant l’extrait de la Lettre de
saint Jean, celle dans laquelle l’Apôtre
met les croyants face à la sérieuse
responsabilité de ne pas avoir une
double vie, lumière de façade et
ténèbres dans le cœur, parce que
Dieu est seulement lumière.
Cheminer dans la l\pumière
«Si nous disons ne pas avoir de péché,
nous faisons de Dieu un menteur», a
affirmé le pape, mettant en contraste
la lutte éternelle de l’homme contre
le péché et pour la grâce : «Si toi tu
dis que tu es en communion avec
le Seigneur, alors, chemine dans la
lumière ! Mais la double vie, non !
Ce mensonge que nous sommes
tellement habitués à voir, dire
une chose et en faire une autre…
Toujours la tentation. Le mensonge,
nous savons d’où il vient : dans la
Bible, Jésus appelle le diable "père du
mensonge", le menteur. Et pour cela,
avec tant de douceur, ce grand-père
dit à l’Église adolescente, à l’Église
jeune fille : "Ne sois pas menteuse !
Toi, tu es en communion avec Dieu,
chemine à la lumière. Fais des œuvres
de lumière, ne dis pas une chose en en
faisant une autre. Pas de double vie !"
Plus grand que nos\p péchés
«Mes petits enfants» : au début de la
lettre de saint Jean, il donne un ton
affectueux à son message, qui rejoint
la douceur de l’Évangile du jour, où
Jésus définit son joug comme «léger»
et promet le repos aux fatigués et
aux opprimés. D’une façon analogue,
l’appel de Jean, a affirmé François, est
de ne pas pécher, «mais si quelqu’un
l’a fait, qu’il ne se décourage pas».
«Nous avons un Paraclet, une parole,
un avocat, un défenseur auprès du
Père : c’est Jésus-Christ, le Juste. C’est
Lui qui nous justifie et qui nous donne
la grâce (...). Si toi tu as un péché,
regarde ceux qui t’attendent pour te
pardonner. Toujours. Parce que Lui,
le Seigneur, est plus grand que nos
péchés.»
Transparents et dans la \bérité
Ceci, a conclu le Saint-Père, «est la
miséricorde de Dieu, la grandeur de
Dieu». Il sait que «nous ne sommes
rien», que seulement de Lui vient la
force et donc «il nous attend toujours».
Cheminons dans la lumière, parce que
Dieu est lumière. N’allons pas avec un
pied dans la lumière et l’autre dans les
ténèbres. Ne pas être des menteurs.
Nous avons tous des péchés. Personne
ne peut dire : "celui-ci est un pécheur,
celle-là est une pécheresse. Moi, grâce
à Dieu, je suis juste." Non, un seul
seulement est juste, Celui qui a payé
pour nous. Et si quelqu’un pèche, Lui,
Il nous attend, nous pardonne, parce
qu’Il est miséricordieux et sait bien que
nous sommes modelés, et se souvient
que nous sommes poussière, a conclu
le pape. Que la joie que nous donne
cette Lecture nous fasse avancer dans
la simplicité et dans la transparence de
la vie chrétienne, surtout quand nous
nous adressons au Seigneur, avec la
vérité.»
http://fr.radiovaticana.va/news/29 /04/2016 /
Pape François ■
Un chrétien ne doit parcourir des «rues obscures» parce que là, il n\by a pas «la vérité
de Dieu».
Mais s\bil y chute, il peut compter sur le pardon et la douceur de Dieu, qui le
ramène à la vie de la
«lumière». Le pape François l\ba martelé lors de la messe matinale
à Sainte-Marthe, le vendredi 29 avril 2016.\»
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C
ombien il est difficile
d’admettre un Dieu unique
en trois personnes. Comment
1 =1 +1+1 ?
C’est cela que nous célébrons en la
fête de la Sainte Trinité. Le mystère de
Dieu, Père, Fils et Esprit Saint. Un Dieu
en trois personnes, notre Dieu n’est pas
solitaire, Il est relation et nous invite
dans cette dynamique d’Amour et de
communion.
Voyons comment la liturgie de la Parole
nous invite à entrer dans ce grand
mystère.
Proverbes 31-22 ,8 : « Quand il
établissait les cieux, j’étais là… »
L’auteur du Livre des Proverbes donne
la parole à la sagesse qui vient de Dieu.
Il la personnifie. Ce n’est pas un savoir,
elle a été enfantée par Dieu dès le
commencement. Elle a travaillé à côté
de Dieu au moment de la Création.
Elle a grandi à ses côtés tout au long
de l’histoire de l’humanité et poursuit
l’œuvre de Dieu chez les hommes et
avec les hommes où elle trouve ses
délices. Dieu a créé l’humanité par et
avec Amour. Comment, aujourd’hui,
accueillons-nous ou conservons-nous
la Création ? Le pape François nous
y exhorte dans sa lettre encyclique,
Laudato Si où il invite à prendre un
nouveau départ avec une prise de
conscience universelle. Sommes-nous
capables de contempler la Création
pour dialoguer avec Dieu ? Entrer en
oraison ?
Romains 5-1 ,5 : L’Amour de Dieu a été
répandu dans nos cœurs par l’Esprit
Saint qui nous a été donné.
Saint Paul, dans sa Lettre aux Romains,
nous donne une indication sur le
mystère de Dieu. Nous sommes en paix
avec Dieu et avec la Création par notre
Seigneur Jésus Christ. C’est Lui qui nous
introduit dans l’intimité de la Vie de
Dieu. C’est l’Amour de Dieu qui a été
répandu dans nos cœurs par l’Esprit
Saint envoyé par Jésus. C’est la foi en
Dieu le Père qui nous rend justes, le
Fils nous fait entrer dans le monde de
la grâce et l’Esprit Saint répand en nous
l’Amour du Père.
Paul nous invite à entrer dans «la
dynamique» de la Trinité. Là, nous
pouvons trouver la paix, la grâce et
l’espérance que chacun est aimé de
Dieu comme unique.
Quelle confiance faisons-nous à Dieu
dans notre monde agité ? Sommes-
nous capables de donner gratuitement
comme Dieu ? Sommes-nous capables
d’accepter ce qui nous vient de nos
frères et sœurs ? L’Amour de Dieu
règne-t-il en moi ? Suis-je conscient
que j’ai part à la Vie de Dieu, malgré mes
détresses et mes faiblesses ?
Jean 15-12 ,16 : L’Esprit de vérité vous
conduira dans la vérité tout entière.
Tout ce que possède le Père est à moi…
Nous poursuivons la lecture du
discours testamentaire de Jésus à ses
disciples, ceux qui ont pris la décision
de le suivre. Ce discours prend, au
moment où Jésus passe de ce monde
à son Père, une dimension trinitaire. Il
fait une révélation importante. Il laisse
un héritage de grande importance à
l’humanité. Le Père, le Fils (Verbe de
Dieu) et l’Esprit Saint, présents dès
le commencement, sont réunis, en
relation et en mouvement.
Jésus est toujours tourné vers son Père,
en communion avec lui. Et de l'Esprit, Il
nous dit qu'Il reprend tout ce qui vient
de lui pour nous le faire connaître.
Le Christ venu dans le monde, retourne
vers le Père. L’Esprit Saint envoyé par
le Christ va vers les disciples pour les
mettre en mouvement et le guider vers
la Vérité. L’Esprit poursuit ce que Jésus
a commencé : «Révéler aux hommes le
mystère de Dieu».
L’Esprit Saint reçoit ce qui est de moi
pour vous le faire connaître. Parmi
les nombreux biens du Christ, quels
sont ceux que j’ai reçus ? Comment je
permets aux autres d’en bénéficier ou
d’en faire l’expérience ?
Fêter la Trinité, c’est reconnaître que
notre Dieu unique est à la fois Père,
Source de Vie, Fils qui invite à regarder
tout homme comme un frère, et Esprit,
Parole intérieure qui nous guide vers
la Source. C’est aussi rendre grâce pour
notre baptême qui nous a fait entrer
dans la communion d’Amour du Père,
du Fils et du Saint Esprit.
Que cette semaine et les jours à venir,
nous puissions nous émerveiller de la
Création, la protéger, et ouvrir notre
cœur à l’Amour d’un Dieu Trinité.
Comme le Père, être des hommes
d'alliance toujours proposée. Comme
le Fils, savoir "aller au-devant" des
autres, se faire petit, donner l'exemple
plutôt que de faire des sermons,
savoir s'effacer aussi pour que l'autre
grandisse, assumer ses responsabilités.
Comme l'Esprit, savoir conseiller,
réconforter, éclairer… discrètement,
sans s'imposer.
Le Père, le Fils et l'Esprit sont trois
personnes distinctes, mais unies
dans un même amour, entre elles et
à notre égard. Aucune ne joue "un jeu
personnel". Chacune met les autres en
avant. Bon 22 mai !
Pierre Valey, diacre permanent ■
Dimanche 22 mai 2016
Proverbes 8,22-31 • P\»saume 8 • Romain\»s 5,1-5 • Jean 16\»,12-15
Fête de la Sainte Trinité - Année C
la P arole Dominicale
« Ouvrez vos cœurs à l’Amour de Dieu ! »
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LITURGIE
L'Eglise catholique célèbre successivement deux
fêtes : le Sacré-Cœur de Jésus, le 3 juin, et le Cœur
immaculé de Marie, le 4 juin. Ces fêtes sont pleines
de sens : Marie, l'Immaculée, n'a de cesse de nous
conduire au Cœur sacré de Jésus, son Fil\»s.
L
e cœur de Jésus est le symbole de l’amour divin. L’Eglise
contemple le Cœur du Sauveur de l’humanité, et se
laisse guider par Lui jusqu’au plus profond du mystère
de l’amour où se rencontrent l’homme et Dieu. La dévotion
au Sacré-Cœur invite à fixer l'attention sur ce cœur aimant,
compatissant et miséricordieux. Il existe des liens intimes
entre le Sacré-Coeur et l’Eucharistie qui est fêté le vendredi
qui suit la fête du Saint-Sacrement.
La dévotion au Sacré Cœur est liée à sainte Marguerite-Marie
Alacoque... Née le 22 juillet 1647, en Bourgogne, elle devient orpheline
alors qu'elle a 12 ans. A 24 ans, elle réalise sa vocation : répondre à
l'amour intense de Dieu. Les grâces mystiques qui accompagnent ses
épreuves culminent, en 1673, dans plusieurs visions du Christ : «Voici
le cœur qui a tant aimé les hommes jusqu'à s'épuiser et se consumer
pour leur témoigner son amour». Guidée par le jésuite Claude de
La Colombière, elle parvient à promouvoir le culte du Sacré-Cœur,
d'abord dans son monastère de la Visitation, (à Paray-le-Monial) puis
dans toute l'Eglise catholique latine. Elle meurt le 16 octobre 1690. Elle
fut béatifiée en 1864, puis canonisée en 1920. Les foules continuent d'affluer à Paray-le-Monial. Plusieurs papes ont souligné
l'importance de son message : l'immensité de l'Amour de
Dieu révélé dans un cœur d'homme, et proposé à tous.
Le cœur Immaculé de Marie est célébré par la liturgie
catholique le samedi qui suit la solennité du Sacré-Coeur.
L’Evangile (Luc 2, 41-51) révèle le Cœur de Marie parce qu’il
montre comment Marie a cherché et suivi Jésus : la pureté
du cœur, c’est de suivre Jésus ! Marie n’a pas compris
immédiatement, mais a médité ce qu’elle n’a pas compris,
avec un cœur ouvert, attendant de mieux comprendre : son
cœur est humble, docile, ouvert à une révélation toujours
plus profonde, ouvert à une lumière toujours plus forte.
Source : site internet nominis.cef.fr ■
Deux fêtes de l’Euc\pharistie
Le nom officiel de cette fête est la solennité du Saint-Sacrement du
Corps et du Sang du Christ et nous pouvons être étonnés qu’il y ait
une autre fête de l’Eucharistie en plus de la Cène du Seigneur. En
fait, le Jeudi Saint, nous célébrons l’institution de ce sacrement avec
celui de l’ordre. De plus, étant étroitement uni à l’office du Vendredi
Saint, la Cène nous invite à découvrir la dimension sacrificielle de
l’Eucharistie. La messe rend présent sacramentellement le sacrifice
du Christ sur la Croix et nous donne d’y participer et de nous y unir.
La fête du Saint-Sacrement, située après le temps pascal, nous
enseigne à approfondir une autre facette : le mystère de sa présence
réelle sous les espèces eucharistiques, les apparences de pain et
de vin. Et ceci, au cours de la célébration tout autant qu’en dehors,
dans les tabernacles de nos églises.
La fête du Saint-
Sacrement
ou « Fête-Dieu » - 29 mai 2016
Fête du Sacré- Cœur de Jésus (3 juin)
et fête du Cœur immaculé de Marie (4 juin)
Cathédrale Saint Louis de Fort-de-France
• Messe à 7h30 et 10h30
• Exposition du Saint Sacrement
Adoration de 12h à 15h
• Procession de 15h à 17h
• Vêpres solennelles à 17h30
Infoline : 0596 60 59 00
de Fort-de-France
Dans le diocèse de Martinique
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ANNÉE SAINTE DE LA\u MISÉRICORDEANNÉE SAINTE DE LA\u MISÉRICORDEANNÉE SAINTE DE LA\u MISÉRICORDE
Les diacres et leurs familles du monde entier sont invités à faire un pèlerinage à Rome
afin de participer à une rencontre importante du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.
Le Jubilé des diacres est une célébration pour les diacres, avec leurs épouses et leurs
enfants, qui aura lieu à Rome du vendredi 27 mai au dima\»nche 29 mai 2016.
A l\boccasion du Jubilé de la Miséricorde, les prêtres et les séminaristes provenant
du monde entier sont invités à faire un pèlerinage à Rome afin de participer à une
rencontre importante spécialement organisée pour eux. Le J\bbilé des Prêtres (ouvert
aux séminaristes), aura lieu à Rome du me\»rcredi 1
er juin au vendredi 3 juin 2016.
Dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde, le Sanctuaire de Lourdes organise le jubilé
des \brêtres, les 4 et 5 juillet 2016. Cet événement qui \brendra la forme d'un colloque
international, s'intitule "Le \brêtre, témoin de la miséricorde". Il sera \brésidé \bar le
Cardinal Stella, Préfet de la Congrégation \bour le clergé.
L
a devise de l’Année Sainte,
«Miséricordieux comme le
Père», tirée de l’Évangile selon
Saint-Luc, est une invitation à suivre
l’exemple miséricordieux du Père,
qui nous demande de ne pas juger
ou condamner, mais de pardonner et
d’aimer sans mesure. Cette rencontre
mondiale des diacres, des hommes
qui, en vertu de leur vocation et de
leur ministère, sont étroitement liés
aux œuvres de charité dans la vie de la
communauté chrétienne, témoignera
auprès de tous que «La miséricorde est le pilier qui soutient la vie de l’Église»
(Pape François, Misericordiae vultus 10
).
Le programme de la rencontre a été
pensé afin de permettre aux participants
de réfléchir au rôle important du diacre
comme image de la miséricorde pour la
promotion de la nouvelle évangélisation.
Il favorisera l’écoute, la discussion
et la prière, pour comprendre plus
profondément le rôle du diacre comme
dispensateur de la charité. Un temps
sera consacré au pèlerinage personnel
aux églises dédiées à Saint-Laurent,
et au pèlerinage à la Porte Sainte de
Saint-Pierre, en groupes linguistiques.
Dans les trois églises jubilaires,
toutes situées dans les environs de
Saint-Pierre, il y aura la possibilité de
participer à l'adoration eucharistique et
au sacrement de réconciliation. Les trois
journées se termineront le dimanche
matin par la messe célébrée par le pape
François, sur la Place Saint-Pierre, pour
les diacres et leurs familles.
Source : http://www.iubilaeummisericordiae.va/content/
gdm/fr/news/evidenza/-27-01-2016 diaconi.html ■
A
u cours de cette rencontre
internationale, une journée
sera dédiée à une retraite
spirituelle, pendant laquelle le pape
François guidera trois méditations sur
le thème : « Le prêtre comme ministre
de la Miséricorde ». Déjà au cours de
son premier Angélus, le Saint-Père
avait rappelé à tous que Dieu ne se
fatigue jamais de pardonner. C’est là une invitation pour les prêtres à
ne jamais se fatiguer de dispenser
avec foi la Miséricorde de Dieu, tant à
travers le sacrement que dans leur vie
quotidienne.
Le programme du Jubilé des Prêtres,
qui se conclura par la Sainte Messe
concélébrée par tous les prêtres
présents et présidée par le Saint-
Père, le jour du 16 0 e anniversaire de
l’institution de la fête du Très Saint
Cœur de Jésus, sur la Place Saint-
Pierre, sera l’occasion pour les prêtres
et les séminaristes de réfléchir et de
méditer ensemble sur la Parole de Dieu,
d’adorer le Très Saint Sacrement, de
recevoir le Sacrement de réconciliation
et d’accomplir le pèlerinage de la Porte
Sainte de la Basilique Saint-Pierre. ■
Jubilé des Diacres - du 27 au 29 mai 2\u016, à Rome
Célébration du Jubilé des Prêtres et Retraite spirituelle
prêchée par le pape François
- du 1 er au 3 juin 2016, à \uRome
Colloque international pour les prêtres - du 4-5 juillet 2016, à Lourdes
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 7
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Marie-LaureRobert
L\bIcône de Marie Mère de Miséricorde continue son pèlerinage dans le doyenné
centre-nord. Du samedi 24 avril au samedi 8 mai, elle a été accueillie dans les
paroisses du Robert et du Vert-Pré. Son passage à transformé les larmes de
tristesse en larmes de jo\»ie, et les maladies en gué\»risons.
La Vierge Pèlerine dans les paroisses
du Robert et du Vert- Pré
Je suis dans l’attente. Et voilà
l’arrivée de la Vierge dans mon
foyer, les larmes coulent en la voyant.
Il faut dire qu’entre le Seigneur et moi c’est une
histoire de larmes. Au moment de la Parole, les
béatitudes que maintes fois j’ai lues, voilà que mes
yeux ne se détachent pas de : «heureux les artisans
de paix».J’ai compris à ce moment que le Seigneur
m’attend là. Cette Icône est une merveille ; oui,
mes yeux sont restés accrochés et j’ai été touchée
par tant d’amour. Marie, on ne voit pas ses yeux,
mais on sent un amour immense qui se dégage en
regardant son Fils. Et Jésus qui fixe sa Mère, on
sent qu’il lui parle. Il y a une vie qui se dégage,
cet amour entre les deux personnes. Tout est vie,
tout est amour. Quelle merveille ! Merci Maman.
Je rends grâce à Dieu d'avoir
permis que la Vierge Marie
sois venue jusqu'à moi. Ce fut
un honneur et une merveilleuse grâce. Après des
années de prières et de dévotion à Marie, je fus
comblée de joie d'avoir la mère de mon Seigneur
dans notre foyer, entourée de mes parents,
collègues et voisins. Merci à Monseigneur pour
cette initiative, et encore merci Maman Marie
pour tant de grâces accordées par Jésus.
ANNÉE SAINTE DE LA\u MISÉRICORDEANNÉE SAINTE DE LA\u MISÉRICORDE
Annick Monginy Vert-Pré
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 8
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VIE DU DIOCÈSE
Le père Philibert Madrandélé, vicaire de la paroisse Saint Hyacinthe vicaire de la paroisse Saint Hyacinthe vicaire de la paroisse Saint Hyacinthe vicaire de la paroisse Saint Hyacinthe Le père Philibert Madrandélé, vicaire de la paroisse Saint Hyacinthe Le père Philibert Madrandélé,
Micheline : A mon travail, les clients m’en
parlent encore lors de leur passage à la caisse.
Ils disent que c’était très bien et qu’ils ont
vécu un grand moment pour la gloire de Dieu.
Philippe : Pour moi, il s’agit de la première
édition d’un temps fort à renouveler chaque
année. Il y avait plusieurs chorales, mais nous
formions vraiment un seul chœur. Je souhaite
que les groupes, absents cette fois, n’hésiteront
pas à nous rejoindre l’année prochaine.
Marie-Claude : Beaucoup de joie ! Je me
suis cachée dans le cœur de Jésus et je me
sentais bien. J’ai prié, j’ai loué, j’ai mis de
côté mes préoccupations du moment pour
méditer les paroles des chants qui concer-
naient Zachée, la femme adultère, Pierre, le
larron. Ils ont tous quitté leur péché et ont
pris un chemin de conversion. A nous d’en
faire autant !
Marie-Alice :
Je trouve que ce fut une belle
initiative intergénérationnelle. Les chorales
se sont écoutées, ont prié d’un même cœur,
ont chanté ensemble ou individuellement. Ce
«concept» est différent d’un concert. L’accueil
de l’autre, l’entraide et la tolérance étaient de
mise. Dans le Cœur de Jésus, finis les rivalités
et l’esprit de compétition. A refaire !
Le dimanche 24 avril, en l\bEglise Saint Hyacinthe du Lorrain, nous avons tous été invités
à venir nous blottir dans le cœur miséricordieux de la Trinité Sainte pour un temps de
prière et de louange avec le groupe de prière Notre Dame de la Porte, l\béquipe Bèlè
Légliz et les chorales de la paroisse :
Miséricorde Divine, Saint Hyacinthe, Saint Jean
Baptiste, Aube Nouvelle, les trois Chœurs de Carabin, les Missionnaires de Dieu.
C
e rendez-vous spirituel a
débuté par le mot d’accueil
du père Philibert Madrandélé,
vicaire, qui nous a garanti d’emblée
que nous repartirions heureux.
Quelques informations pratiques ont
été données, notamment la consigne
de ne pas applaudir les chorales pour
rester centrés sur la prière.
Après l’hymne pour l’Année sainte de
la miséricorde entonné par toutes les
chorales et l’assemblée, le kyrie Bèlè
Légliz de Catherine Henriette nous
a introduits dans une démarche de
pardon.
Le père Philibert a proclamé l’Evangile
de Matthieu 5 . Son homélie a porté
principalement sur la béatitude
«Heureux les miséricordieux», et les
Missionnaires de Dieu ont interprété
alors l’hymne des JMJ 2016 .
Le temps qui a suivi a permis de
découvrir ou de redécouvrir des
personnages de la Bible qui ont été
touchés par la miséricorde de Dieu
notre Père, et de son fils Jésus. C’est
ainsi qu’à travers les chants, nous
avons été interpelés par le regard de
Jésus sur Zachée, Pierre, la femme
adultère, la samaritaine, le bon larron.
Les chorales ont été invitées ensuite à
un temps d’action de grâce, où elles ont
pu continuer à chanter la miséricorde,
à dire merci, à louer la Trinité Sainte.
Voici quelques impressions recueillies
dans l’assistance et auprès des
choristes :
Tous unis dans le cœur miséricordieux
de la Sainte Trinité !
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 9
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VIE DU DIOCÈSE
Avec l\bart sacré, la musique fait partie intégrante de la liturgie.
Pour célébrer notre Alliance avec Dieu dans le Christ, tout notre
être doit se mobilise\»r : le cœur, le corps, les gestes, le chant.
L
e chant porte les paroles et la
Parole à un autre plan : les mots
se mettent à danser. En plus, on
ne chante pas seul : dans l’assemblée,
tous sont invités à donner ensemble
le meilleur de leurs voix pour louer
Dieu.
Notre mission
Au sein du Service Foi, de la Pastorale
Liturgique et Sacramentelle, la
Commission Diocésaine de Musique
Liturgique (CDML) est au service
des communautés paroissiales et
des différents services diocésains
(Catéchèse, Catéchuménat, Pastorale
des Jeunes…). Elle travaille sous
la responsabilité de la Pastorale
Liturgique et Sacramentelle du
diocèse dont elle fait partie. Elle a
pour mission de promouvoir le rôle
et la qualité de la musique et du chant
liturgique dans les célébrations. Elle
a aussi la responsabilité de fédérer
des activités concernant les quatre
secteurs de la musique liturgique et
de leurs responsables : animateurs de
chants, chefs de chœurs et de groupes
de louange, organistes, musiciens et
animateurs d’orchestres paroissiaux.
Pour qui ? Pour quo\pi ?
La CDML, d’après la lettre de mission
remise au délégué épiscopal chargé de
cette commission par Mgr Macaire, a
comme objectif pour le premier semestre
2016 :
• De rencontrer dans les districts :
Les prêtres, les acteurs de la liturgie, les
musiciens... (établir un annuaire diocésain
des chorales.)
PS : les groupes de louange sont aussi
concernés bien qu’ils aient leur propre
structure pastorale de réflexion et de
formation rattachée à la Coordination du
Renouveau. Mais du fait que, participant
de plus en plus aux différentes célébrations
liturgiques, ils sont aussi en partie sous la
responsabilité de la CDML.
• D’identifier et répondre aux besoins
de formation d’aide et de soutien en
proposant :
Les compétences de la CDML ou de
partenaires qualifiés.... (faire l’évaluation
des propositions spirituelles, proposer
la formation des chefs de chœur, à
l’animation d’assemblée, à la psalmodie,
au discernement dans le choix des chants :
(chanter dans la liturgie ? ou chanter… la
liturgie ? Chanter la liturgie ne s’improvise
pas. À quoi servent les chants de la
messe ? Comment les choisir ? Comment
renouveler le répertoire ?).
• Organiser un rassemblement festif
des chorales, musiciens et groupes de
louange, (cette année, dans le cadre du
Jubilé de la Miséricorde Divine, le 28 Mai
2016 .)
• Porter la réflexion sur l’aide à la
création de chorales d’enfants et de
jeunes, le développement d’un répertoire
diocésain (Bèlè Légliz notamment), conseil
aux communautés pour la gestion des
orgues (entretien, convention, organistes),
orchestres et autres instruments, trouver
la place de chacun en liturgie.
• Enfin La CDML entend aussi mettre en
place une « partothèque» consultable
pendant les heures de permanence et
aussi, dans le long terme, sur la plate-forme
internet du diocèse sur la page qui sera
dédiée à la Pastorale Liturgique. Elle est
aussi en relation avec des institutions
musicales civiles, le SNPLS, Culture et
Foi, Printemps des Orgues, Ancoli, Anfol,
L’Union Sainte Cécile, Bayard.
Notre composition ?
La CDML se compose de membres de droit, d’un conseil des sages et de membres représentant les différents secteurs
géographiques du diocèse et les diverses compétences musicales. Il est important que chaque secteur du diocèse ait
un acteur liturgique pour le représenter à la CDML et faire part des réalisations et des besoins de sa paroisse ou de son
district. Nous intégrons aussi à notre équipe des membres experts qui sauront apporter leurs avis dans certaines situations.
Membres de droit
■ Président : Mgr David Macaire
■ Délégué épiscopal pour la Liturgie
Bureau diocésain
■ Délégué épiscopal pour la Musique
Liturgique et l'Art sacré :
P. Patrick-Alexis Phanor
■ Responsable diocésaine adjointe pour
la Musique Liturgique et l’Art sacré :
Sr Laurent (St Paul de Chartres)
■ Secrétaire de la commission :
Lucie Montézume
Equipe diocésaine
■ Guylaine Bertrand
(Co-urbanisation de FdeF-Schœlcher)
■ Alexandra Relautte
(Groupe de Louange)
■ Véronique René-Corail
(Centre et début du Sud)
■ Geneviève Ventose
(Nord Atlantique)
■ Yvonne Joseph (Bèlè Légliz)
■ Christophe Alain (Grand Sud)
■ Gérard Monstin (Nord Caraïbe )
■ Gilles Ancèle (Organiste)
Membres experts
■ Emmanuel Césaire
(musique)
■ Fred Jean-Baptiste
(producteur évènementiel)
■ Jean-Pierre Cadignan
(Chanteur Lyrique – Carib’ Opera)
Conseil des sages
■ Père Louis Élie
■ Sr Jeanne-de-Chantal
La commission de musique liturgique
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 10
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Dimanche 22 mai 2016, grand concert spirituel organisé par le comité St Jean-Baptiste, à partir de 15
heures, à la salle des fêtes de Basse-Pointe.
Avec la participation des chorales de Grand-Rivière, Macouba, Basse-Pointe, Lorrain, Carbet, Ducos ainsi
que les 3 chorales de St-Christophe : Chœur d'Exodus, Chœur Exsultet et Auréole.
Entrée gratuite.
Avec le soutien de père Aurokiom de la paroisse de Balata et du père Lucianno de la paroisse de Schœlcher,
la chorale
l’Orchidée de Schœlcher , le groupe Laudate de Roseline Cyrille de Balata, le chœur à Pleine Voix
de Trinité et la chorale La voix de l'Alliance de Schœlcher ont le plaisir de vous inviter au concert spirituel
du dimanche 12 juin 2016, à 16h, à l’église du Sacré-Cœur de Balata.
Une quête au profit de la chorale l’Orchidée sera faite pour leur projet de pèlerinage à Lourdes, prévu en
août 2016.
Des CD de
l’Orchidée seront en vente ce jour-là - Venez nombreux !
Grand concert spirituel à Basse-Pointe
Concert église de Balata
COMMUNIQUÉS
Dans notre prochain numéro, nous vous ferons les comptes rendus de la
rencontre des chefs de chœurs et responsables de groupes de louange
qui s’est déroulée le 19 février dernier en présence de Mgr Macaire, et
qui a été l’occasion de présenter et de mettre en application dans tout le
diocèse « le coutumier » des chorales et groupes de louange concernant leur
participation lors des Eucharisties. Nous présenterons aussi ultérieurement
la jeune «association pour le rayonnement des orgues à la Martinique» à qui
Mgr Macaire, en lien avec la CDML, a confié la mission de conseil pour l’achat
et le suivi de l’entretien des orgues à la Martinique, et la mise en place d’une
école d’orgue pour la formation des organistes.
Ps : La CDML vous informe que le Jubilé des tous les acteurs du chant du diocèse
initialement prévu le 28 mai 2016, est reporté au samedi 24 septembre 2016.
Père Patrick-Alexis Phanor, Délégué épiscopal ■
Délégué épiscopal :
M. l’Abbé Patrick-Alexis Phanor
1, rue l’Abbé Lecornu
97200 Fort-de France
Tél. 03 46 45 96 06
Mail : patrick.phanor 972 @icloud.com
Bureau diocésain :
Responsable diocésaine adjointe :
Sr Laurent (Noviciat des Sœurs
de St Paul de Chartres).
Secrétaire : Lucie Montézume :
cdmlcdml 9720097200 @gmail.com@gmail.com
Contact
MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 €
• SAINT FRANÇOIS
DE SALES , UN MAÎTRE
POUR NOTRE TEMPS
• VISITE PASTORALE DE
MGR MACAIRE À LA
PAROISSE DE TRINITÉ
• EGLISE JUBILAIRE DU
DIOCÈSE CATHÉDRALE
NOTRE-DAME
DE L’ASSOMPTION
DE SAINT-PIERRE N° 515 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde
REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde Noël : quand Dieu s’incarne
N° 513 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 décembre 2015
Règlement à l’ordre de :
ARCHEVÊCHÉ DE
FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon,
accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martinique
Boîte Postale 586
97207 FORT de France CEDEX
E g lise
en MARTINIQUE • VISITE PASTORALE DE MGR MACAIRE À LA PAROISSE DE TRINITÉ
• EGLISE JUBILAIRE DU DIOCÈSE CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION DE SAINT-PIERRE
Nom : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
...................
Prénom : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
.......
Adresse : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
......
Mail : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
......................
Tél. : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
......................
Code Postal : .......................................................................\
....................................................................................................................
Ville : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
.......................
Oui,
je m’abonne !
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 11
Page 12
L
’évêque, comme il fait pour chaque visite pastorale, a rencontré
les forces vives de la paroisse, instruit les jeunes qui se préparent
à la confirmation, visiter les malades. Par ses rencontres avec
les marins pêcheurs et la municipalité, il s’est imprégné des réalités
sociales et économiques de la commune.
Grand-Rivière, la belle, gardera en mémoire cette rencontre avec
l’envoyé du Seigneur, et le message de joie qu'il lui a été laissé le
1
er mai, à l’Eucharistie, ne sera pas oublié. ■
Les 26, 27 avril et le 1 er mai 2016, l\bévêque est venu à la rencontre des paroissiens
de Grand-Rivière, dans le cadre de ses activités pastorales. Petite commune, du
point de vue de la population, mais grande par le cœur. C\best dans ce petit ‘\bparadis\b\b
situé entre mer et montagne que Mgr David a été accueilli par les paroissiens et
les prêtres, devant la belle petite église communale. Comme le lieu s\by prêtait,
des prières ont été élevées vers le Seigneur pour lu\»i confier la visite pastorale.
Visite pastorale de Mgr Macaire à Grand- Rivière
Quid de la Paroisse ?
Vicaire : Père Gilles Aïzo
Fête patronale : Sainte Catherine d’Alexandrie,
le 25 novembre
Secrétariat : Assuré par le prêtre
Liturgie : 15 servants d’autel, ministres de la parole, 2 chorales
(Chœur Sainte Catherine et Source Nouvelle), 2 sacristains
Mouvement : Les équipes du Rosaire
Conseil pastoral : 12 personnes
Finances : 1 comptable pour 3 paroisses du Grand-Nord,
et deux personnes chargées de compter les quêtes.
Catéchisme : 4 catéchistes et une animatrice de cheminement :
1ère année (3 enfants) ; 3 ème année (6 enfants) ; 4 ème année (7 enfants) ;
5ème année (4 enfants) ; 1 ère année de cheminement (8 jeunes) ;
2e année de cheminement (4 jeunes).
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 12
VIE DU DIOCÈSE
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C
es interrogations ont été
à l’origine d’une réflexion
soutenue du mouvement
sur la façon d’apporter un véritable
«Service après-vente» à l’issue des
sessions, et ainsi continuer à nourrir
l’enthousiasme et l’ouverture de
cœur observés chez la plupart des
couples à l’issue de la session de
préparation au mariage.
Le fruit de cette réflexion est un
nouveau temps fort intitulé : Les
samedis de l’ACPM, Le rendez-vous
des couples qui veulent réussir leur
mariage.
Ces rencontres seront proposées
à raison de 4 à 5 samedis après-
midi par an. Elles sont ouvertes à
tous les couples qui le souhaitent,
qu’ils soient fiancés, mariés,
ou en réflexion vers un projet
de mariage. Elles permettront à
chacun de rencontrer d’autres
couples chrétiens, partager son
vécu autour de thèmes touchant
à la vie de couple et de famille,
de découvrir le plan merveilleux
de Dieu sur l’homme et la femme,
et d’obtenir l’éclairage de l’Eglise
sur les questions et problèmes
rencontrés dans la vie quotidienne.
La première rencontre de ce
nouveau temps a eu lieu le samedi
16 avril dernier, au couvent de
Cluny. Comme une confirmation des
attentes déjà exprimées, nous avons
eu la joie d’accueillir 42 couples. Au
programme de l’après-midi : chants,
témoignages, carrefours de réflexion
sur le thème du jour, enseignement
du père Dominique sur les grâces du
sacrement de mariage, et relecture.
Le thème choisi pour cette première
rencontre nous a plongés tout de
suite dans l’essentiel : Comment
utiliser les grâces du sacrement de
mariage pour réussir notre vie de
couple et de famille ?
Que ce soit le témoignage,
l’enseignement, ou les carrefours,
la démarche se voulait concrète :
Quelles sont les grâces que nous
recevons à l’occasion du mariage ?
Comment pouvons-nous les utiliser
pour traverser les difficultés et faire
grandir l’Amour ? Le témoignage de
Jean-Claude et Jacqueline, touchant
de vérité, parlait d’un chemin de
découverte de l’Amour à la manière
du Christ, à travers la vie d’un couple
marié, faite de moments heureux,
mais aussi d’épreuves difficiles.
Nombreux sommes-nous à nous
être reconnus dans ces moments
de doute et d’espérance.
L’enseignement du père Dominique
a mis en avant l’importance de
l’engagement, qui nécessite de
renoncer à quelque chose, pour
construire quelque chose de plus
grand. Il faut donc accepter de
perdre quelque chose, mais pour
Nombreux sont les fiancés qui, à la fin de leur session de préparation au mariage,
nous ont déjà interpellé : La session était trop courte !
Comment faire pour
poursuivre ce cheminement jusqu\bau mariage ?… Ou encore : Qu\best-ce que l\bACPM peut nous proposer pour que tout ce que nous avons vécu pendant 5 semaines ne s\barrête pas là, mais puis\»se nous accompagner même après notre mariage ?
Les samedis de l’ACPM,
Le rendez-vous des cou\bles qui veulent réussir leur mariage
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 13
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VIE DU DIOCÈSE
gagner encore plus. Pour atteindre
l’objectif du mariage, c'est-à-dire la
sanctification, l’engagement ne doit
pas être celui d’un instant, mais il
doit être renouvelé chaque jour. Il
devient alors don de soi.
Un temps de carrefour, en couples
dissociés a permis de réfléchir à 3
questions essentielles : Que signifie
aimer à la manière du christ ?
Comment puis-je m’appuyer sur les
grâces du sacrement de mariage
pour y arriver ? Quelles difficultés
je rencontre pour manifester mon
amour à mon conjoint ou fiancé(e) ?
Les échanges qui en ont résulté ont
montré que l’amour à la manière
du Christ est exigeant. Il demande
de renoncer à soi-même (agonie
douloureuse), pour le bien du
conjoint et de la famille ; il demande
de donner gratuitement, sans calcul,
et de pardonner toutes les blessures
que peut nous infliger l’autre.
Paradoxalement, plus nous
acceptons ce chemin difficile du
dépouillement et de l’humilité, plus
nous sentons une joie profonde
grandir en nous. Le Seigneur ne nous
l’avait-il pas déjà annoncé ? Il y a
plus de joie à donner qu’à recevoir
(Ac 20, 35). Mais ne nous y trompons
pas, cet amour «agapè» dépasse les
capacités de l’être humain, et chaque
participant a pu dire les difficultés
qu’il rencontre pour exprimer son
amour à son conjoint. A l’image de
St Paul, nous faisons souvent le mal
que nous ne voulons pas faire et
ne faisons pas le bien que nous
voudrions (Rom 7, 19).
Pour dépasser notre nature humaine,
nous avons besoin d’une aide, celle
de Dieu qui vient, dans la prière,
suppléer à nos manques. Ainsi ce
n’est plus nous qui aimons, mais
c’est Dieu qui aime à travers nous.
De même, ce n’est plus seulement
le conjoint que nous aimons mais
Dieu que nous aimons à travers le
conjoint. Voilà donc le vrai secret de
la réussite de l’amour conjugal, vrai et
désintéressé. Et c’est par la prière et
les sacrements que nous devenons
progressivement capables d’épouser
cette manière d’aimer du Christ.
Le temps de couple qui a suivi aurait
pu s’appeler : Travaux pratiques
de l’engagement. Il s’agissait pour
chacun, de s’engager, par écrit, sur
une action concrète pour mieux
témoigner son amour à son conjoint
ou fiancé(e). Que de sourires sur les
visages au sortir de cet exercice !
A travers les différents temps de
l’après-midi, chacun a pu construire
sa feuille de route pour mieux
accueillir les grâces versées par
Dieu lors du sacrement de mariage,
et mieux manifester son amour à son
conjoint ou fiancé(e).
L’après-midi s’est achevée autour
d’un pot, avec une question : A quand
la prochaine rencontre ? Rendez-
vous est pris pour le samedi 11 juin
prochain, autour d’un thème qui sera
communiqué prochainement sur
Radio Saint Louis, le site du diocèse,
Eglise en Martinique, et la page
facebook de l’ACPM Martinique.
En quittant cette rencontre, une
prière habitait mon cœur : «Seigneur
béni tous ces couples qui ont un
désir sincère de suivre la route que
tu as tracée, celle de l’amour qui
se donne simplement sans calcul,
sans retenu. Ne Permets pas qu’une
seule de ces familles ne se perde
en chemin. Seigneur, fait que ces
rencontres soient des temps qui te
glorifient et construisent des familles
sur lesquelles tu pourras t’appuyer
pour transformer notre monde à ton
image». ■
Quelques témoignages…
Christelle
et Willy L’échange
des fiches
d’engagement a été fruc-
tueux car il nous a permis
de dépasser certaines
incompréhensions.
Jennifer et Nil Natacha et
Jean-Charles Après 9 ans de
mariage, cette
rencontre est comme
une «piqûre de rappel», qui nous
permet de renouveler, en conscience,
l’engagement que nous avions pris.
Pour nous qui ne
sommes pas encore
mariés, cette rencontre
a été très riche. Nous avons mieux
compris le sens de l’engagement que
nous allons prendre.
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Agenda de l’Archevêque
Dimanche 22 mai :
- 9h30 : Confirmation à la paroisse de Trinité
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis (Spécial "22 Mé" : fin de la neuvaine pour
la guérison des blessures de l’esclavage)
Mardi 24 mai :
- Conseil presbytéral
- Conférence des Tutelles de l’Enseignement catholique
Mercredi 25 mai :
- 9h-12h : Confessions à la chapelle du Christ-Roi
- Rencontre des confirmands de De Briant et du Séminaire-Collège
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 26 mai :
- Visite pastorale du RSMA
- Cours de théologie spirituelle
Samedi 28 mai :
- 9h : Confirmation à la paroisse du Robert
- 18h : Confirmation à la paroisse de Régale
Dimanche 29 mai
- 9h30 : Eucharistie dominicale à la chapelle militaire de Desaix
- 14h : Procession de la Fête-Dieu à Saint-Pierre
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis
Lundi 30 mai : Rencontre à l’évêché avec les
confirmands des Terres-Sainville
Mardi 31 mai :
- Conseil épiscopal
- 18h30 : Messe de la fête patronale de la paroisse de Coridon
Mercredi 1 er juin :
- 9h-12h : Confessions à la chapelle du Christ-Roi
- Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Saint-Christophe
- 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 2 juin :
- 11h : Messe à la Maison de la Femme, de la Mère et de l'Enfant (MFME)
Vendredi 3 juin : Solennité du Sacré-Cœur
- 10h : Messe pontificale au Sacré-Cœur de Balata
Samedi 4 juin :
- 10h : Confirmation à la paroisse de Saint-Christophe
- 18h : Confirmation à la paroisse de De Briant (De Briant + Séminaire-Collège)
Dimanche 5 juin :
- 8h : Confirmation à la paroisse des Terres-Sainville
- 10h30 : Confirmation à la paroisse de Sainte-Thérèse
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-
Louis
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En route pour les JMJ avec Esther, JMJiste !
JMJ local, juillet 2013
Du 26 au 31 juillet 2016, des jeunes du monde entier se rendront
à Cracovie pour vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse. En
Martinique aussi, plusieurs dizaines de jeunes se préparent pour
cet évènement.
Eglise en Martinique est allée à la rencontre d\bune JMJiste qui explique
comment elle prépare ce rendez-vous de la foi.
EEM : Qui es-tu ?
Je m’appelle Esther Grillon, j’ai 23
ans et je me prépare à passer le BTS
Economie Sociale et Familiale dans
quelques jours. Mon parcours de
foi a été ponctué par les différentes
étapes comme le baptême, la première
communion et la profession de foi.
Je suis animatrice de cheminement,
animatrice de baptême des bébés et
responsable de la pastorale des jeunes
de mon secteur de quartier, dans la
paroisse Saint-Laurent du Lamentin. Je
vis ma foi au quotidien d’une manière
assez personnelle, c’est-à-dire, en
prenant de petites décisions qui ne
sont pas si faciles à tenir, de petits
gestes de sainteté humbles et discrets,
comme par exemple, décider de ne pas
dire du mal des autres ; décider de me
donner de mon mieux en cours. Cela
peut se traduire encore dans la façon
dont je parle, dont je m'habille, dont je
me comporte, dont je travaille…
EEM : Comment vis-tu les sacrements ?
Es-tu confirmée ?
Oui je suis confirmée. Je vis les
sacrements en allant à la messe (ce
qui me permet de me ressourcer
spirituellement et d’approfondir ma
foi), mais également en m’engageant
sur ma paroisse. Je veux être un soldat
du Christ, être un témoin vivant de
ses grâces et ses bienfaits. Par mon
baptême je suis devenue enfant de
Dieu, et par ma confirmation, j’ai
renouvelé ce Oui, cette promesse, cet
engagement.
EEM : Pour toi, c’est quoi les JMJ ?
Les JMJ sont d'abord une invitation du
Pape faite aux jeunes de se retrouver
pour prendre leur place dans l’Eglise.
C’est aussi l’occasion de se réunir avec
d’autres jeunes, de différentes cultures
et de louer le Seigneur ensemble.
EEM : Es-tu déjà allée aux JMJ ?
Non, c’est la première fois.
EEM : Pourquoi pars-tu aux JMJ ?
Je pars rencontrer d’autres jeunes qui
ont les mêmes intérêts et les mêmes
passions, mais je pars aussi dans le but
de faire une expérience spirituelle plus
profonde, et aller plus loin dans ma foi.
EEM : Cette année, les JMJ ont pour
thème la Miséricorde. Ça signifie quoi
pour toi ?
Pour moi, la miséricorde me renvoie
à une image : celle de Dieu qui nous
aime et qui nous ouvre son cœur.
Miséricorde veut dire «avoir son cœur
auprès des pauvres». Nous sommes
les pauvres. Car être croyant, c’est être
dans la pauvreté face à Dieu qui nous
manifeste sa tendresse et pardonne nos
manquements. Etre croyant, c’est aussi
être miséricordieux, c’est notre mission
au quotidien.
EEM : Quel est ton état d’esprit à
quelques mois du départ ?
Je suis plutôt impatiente d’y être, et j’ai
une légère crainte probablement due à
la peur de l’inconnu. Mais j’ai confiance
en la Parole de Dieu. Ne plus écouter la
voix de la peur, mais celle de l’amour,
c’est ce que le Christ nous dit dans les
Evangiles.
EEM : Quels bénéfices personnels
espères-tu tirer de ces JMJ ?
En apprendre plus sur moi-même.
Prendre du temps pour réfléchir à ma
vocation de baptisée et sur qui je suis
appelée à être dans ma vie présente et
future. J’aimerais avoir l’opportunité de
soutenir et encourager les autres dans
les moments difficiles. Etre présente
pour mes frères et sœurs en Christ. ■
PASTORALE DES JEUNES
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 16
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C
ependant, en France, le 10
mai, c’est la Journée nationale
des mémoires de la traite,
de l’esclavage et de leurs abolitions.
Cette journée nationale a été choisie
sur proposition du Comité pour la
mémoire de l’esclavage (rapport
2005).
Selon Myriam Cottias, historienne
spécialiste de l'histoire de l'esclavage
dans les Caraïbes, présidente du
Comité national pour la mémoire et
l'histoire de l'esclavage, il s'agit d'une
Journée pour honorer le souvenir des
esclaves et commémorer l'abolition
de l'esclavage.
La date choisie est celle de l'adoption
d'une loi importante : En 2001, la
France a reconnu que la traite et
l'esclavage dans l'Océan atlantique
et l'Océan indien étaient un crime
contre l'humanité. C'est aujourd'hui
le seul pays à avoir reconnu que les
faits commis pendant cette période
de l'histoire constituaient un crime
contre l'humanité.
Ainsi, à la date du 10 mai, une
cérémonie officielle a lieu à Paris,
au jardin du Luxembourg, pour se
recueillir à la mémoire des esclaves
et des personnes qui se sont battues
pour faire interdire l'esclavage. «Le
travail de mémoire et d'histoire rend
hommage aux esclaves, mais cela va
plus loin. Parler de l'esclavage permet
de prendre conscience du problème
et de faire que notre pays se batte pour
son abolition, là où malheureusement
l'esclavage existe encore aujourd'hui.
Cela permet aussi de réaffirmer une
égalité de traitement entre tous les
habitants de France et des Outre-mer.
Et cette égalité entre citoyens construit
notre démocratie» (M. Cottias).
Le Memorial ACTe
Souvenons-nous qu’en Guadeloupe,
le 10 mai 2015, François Hollande
inaugurait le Memorial ACTe, en
présence des chefs d’Etat du Sénégal,
du Mali et de Haïti, ainsi que d’une
quinzaine de ministres caribéens. Ce
Centre caraïbéen d'expressions et de
mémoire de la traite et de l'esclavage
est un espace conçu pour être le plus
important au monde consacré au
souvenir de la traite négrière et de
l’esclavage. L’exposition permanente
du Mémorial ACTe ne se concentre
pas que sur l’histoire qui intéresse en
premier lieu les Guadeloupéens et
les Caribéens (l’esclavage et la traite
négrière transatlantique). L’histoire
de l’esclavage est abordée dans sa
globalité, de l’Antiquité à nos jours.
L’exposition met l’accent sur l’histoire
des esclaves en proposant de suivre
leurs itinéraires. Les visiteurs passent
par les cales virtuelles d’un bateau. Ils
en ressortent éblouis par un torrent
de lumière, à la manière des esclaves
africains débarquant sur les plages
des Caraïbes. Le Mémorial rend
hommage aux héros de la résistance
à l’esclavage, au marronnage et aux
différentes formes d’insoumission. ■
L'histoire de l'esclavage et de son abolition est complexe. Elle a eu lieu sur différents
territoires et à différents moments. Dans les territoires d'Outre-mer, les journées
célébrant la fin de l'esclavage sont fériées : le 27 avril à Mayotte, le 22 mai en Martinique,
le 27 mai en Guadel\»oupe, le 10 juin en Guyane, et le 10 décembre à la Réunion.
Commémoration de l'abolition de l'esclavage
DOSSIER Vous avez dit... Esclavage ?
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 17
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Vous avez dit... Esclavage ? DOSSIER
Dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde, et à l\boccasion du 22 mai, jour de la commémoration
de l\besclavage à la Martinique, Mgr Macaire a proposé une neuvaine pour la guérison des
blessures de l\besclavage (ci-dessous). Il nous explique également les raisons.
Psaume 85 (84) - Gloire au Père - Notre Père
Seigneur ! Le 22 Mai nous commémorons la fin de l’esclavage et de \
la traite négrière aux Antilles. Les conséquences
de ce drame et des crimes commis sont encore sensibles dans ce monde où\
tu nous envoies bâtir avec tous la
Civilisation de l’Amour. Elles entravent l’évangélisation et la vraie libération de\
notre société.
Toi qui as permis la réconciliation des peuples moins de cinquante ans\
après les guerres mondiales du XX
e siècle
et les crimes contre l’humanité perpétrés entre eux, donne a\
ux peuples des Antilles et de la Guyane la grâce de
l’Unité dans la Vérité.
En ce Jubilé de la Miséricorde, alors que de nombreuses personnes \
issues des différentes composantes de la
société antillaise appellent à une réconciliation réparat\
rice, nous nous tournons vers Toi : que la Justice et la
Paix s’embrassent, que l’Amour et la Vérité se rencontrent s\
ur notre terre et dans nos cœurs, et qu’ainsi la
Grâce surabonde là où le péché a abondé (Rm 5,20).
Par l’intercession des saints Onésime et Philémon, esclave et m\
aître, devenus des «frères très chers dans le
Seigneur» (Phil 1,16,) qu’aucun Antillais quelle que soit son origine ou la couleur de sa peau, ne de\
meure esclave
d’aucune haine, ni d’aucune injustice. AMEN !
Notre Dame de la Délivrande : Priez pour nous. (3 fois)
M
onseigneur, pourquoi avez-
vous souhaité proposer
cette neuvaine de prière
pour «la guérison des blessures de
l’esclavage » ?
Mgr David Macaire : Pour plusieurs
raisons : Tout d'abord, c’est le grand
Jubilé de la Miséricorde, voulu par
le Pape François. Les gens sont
contents ! J’ai appelé, et cela a eu
beaucoup d’échos, à une grande et
vraie réconciliation des différentes
composantes de notre société. On ne
pouvait passer à côté de ce « 22 Mé »
là ! Ensuite, dès mon arrivée, j’ai senti,
peut-être grâce au recul que m’ont
donné mes années de mission dans
l’hexagone, que le sujet n’était pas clos
chez nous. Plus positivement, j’ai eu
l’impression que le moment était venu
d’aborder ce thème sous l’angle de la
réconciliation. Enfin, je ne suis pas le
seul à avoir « senti » ce moment. Alors
qu’on s’apprête à célébrer ce 22 mai, la question de la guérison des blessures
est évoquée de plus en plus, sous
différents angles.
Pourquoi l’Eglise s’intéresse-t-elle à
ce sujet ?
Mgr David Macaire :
Mais l’Eglise
s’est toujours intéressée au sujet ! Et
bien avant l’époque contemporaine.
Il y a eu des chrétiens propriétaires
d’esclaves, mais jamais les papes
n’ont officiellement autorisé et justifié
l’esclavage. Pendant et après l’esclavage,
les Eglises chrétiennes de tout le
continent américain ont été quasiment
les seules institutions à prendre en
charge, éduquer, soigner, émanciper
les esclaves et leurs descendants.
C’est pour cela que les peuples ont fait
corps avec leurs Eglises. Combien de
religieux et de religieuses ont donné
leur vie pour cela !? J’en ai moi-même
connu. Je trouve d’ailleurs dommage
que l’on ignore, dans l’Histoire officielle,
le courant anti-esclavagiste qui a existé
dans l’Eglise tout au long de la traite
négrière, c’est-à-dire dès le début. Et qui
a porté des fruits. En 2012, en publiant
la biographie du père Gaston Jean-
Michel, avec l’historien Gilles Danroc
(op), nous avons tenu à faire mémoire
des hommes et des femmes d’Eglise qui
ont su se montrer « anti système», au
prix d’âpres combats, parfois au prix
de leur vie.
Et maintenant ?
Mgr David Macaire : Le sujet reste
important. En tant que chrétiens, nous
devons nourrir la réflexion. En effet,
l’idée de se relever des ténèbres est
au centre du message de la Révélation
Chrétienne. On peut même dire que le
pardon dans la justice et la vérité est
le fondement de l’Evangile de Jésus.
C’est donc un enjeu majeur pour notre
mission évangélisatrice : pour construire
la Civilisation de l’Amour aux Antilles,
Neuvaine de prière pour la Guérison
des blessures de l’esclavage
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 18
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l’Eglise ne peut ignorer la question de
l’esclavage ; au contraire, elle doit être
partie prenante du travail sur ce thème.
De plus, le sujet reste, malheu-
reusement, très actuel. Il nous faut nous
lier avec toutes les forces de l'humanité
qui luttent pour une libération de toutes
les formes d’esclavages qui persistent.
A ce titre, la conférence mondiale
organisée en 2001 par l'ONU à Durban
en Afrique du Sud reste un modèle de
réconciliation non violente.
Justement, vous appelez dans
la prière de la neuvaine à une
« réconciliation réparatrice ».
Qu’entendez-vous par là ?
Mgr David Macaire : Cela signifie qu’il
ne faut pas chercher une réconciliation
« facile », une tape dans le dos qui
s’affranchirait d’un véritable geste
réparateur. Le pardon déjà acquis par
le sacrifice de Jésus sur la Croix ne nous
dispense pas d'un certain effort, d'un
examen de conscience communautaire,
qui nous pousse, nous aussi, à faire la
vérité et à rétablir la justice.
Par contre, il y a une façon simpliste,
voire raciste, de poser le problème,
qui ne peut qu’augmenter les haines et
stigmatiser une partie du peuple. Cela
me semble être une erreur et une faute :
une erreur (un raccourci) historique
et une faute morale. On ne doit rien
ignorer de l'enchevêtrement des
dominations et des mépris accumulés
dans notre histoire. Mais à la violence
de l'esclavage, on ne saurait répondre
par une quelconque violence, faite de
haine, d’exaction ou de vengeance.
Au nom de l’Evangile, je m’oppose à
tout germe supplémentaire de division
dans notre société.
La méthode spirituelle que j’ai proposée
pour ce Jubilé de la Miséricorde est
la suivante : « que chacun parcourt
ce chemin spirituel qui consiste à
détacher les yeux de son cœur de
sa propre blessure pour considérer
la fracture de l’autre. Un chemin qui
signifie concrètement de consentir à
ne pas recuire indéfiniment sa propre
souffrance » (Eglise en Martinique
N°512, Déc 2015). Chacun devrait faire
ce chemin.
Concrètement, que faut-il faire selon
vous ?
Mgr David Macaire : La prière sera
un moyen puissant de la Justice et de
la Vérité, en lien avec les gestes privés,
les œuvres et les actions publiques
concertées. Pour obtenir la Paix, il
nous faudra poursuivre un travail
historique non partisan, se méfier de
tout révisionnisme et de toute lecture
idéologique de l’Histoire.
De plus, cette problématique, si elle
s’exprime aujourd’hui en des termes
nouveaux, n’est pas nouvelle. Des
actes ont déjà été posés. Il convient
donc d’analyser honnêtement ce qui
a été fait et ce qui reste à faire. Il y a
des collectifs et des associations qui
prennent des initiatives d’envergure.
Il y a surtout, et c’est peut-être le plus
important, des milliers de petites
initiatives quotidiennes qui, sans
être spectaculaires et médiatiques,
témoignent de la volonté des gens
de se rapprocher, de construire des
projets communs et de partager une
vision positive de l’avenir. Tout cela me
semble aller dans le bon sens.
La Loi Taubira a défini l’esclavage
comme un crime contre l’humanité.
Cela veut-il dire qu’il s’agit d’une
faute irréparable ? Qu’il n’y a pas de
solutions ?
Mgr David Macaire : Nous ne sommes
quand même pas le premier peuple
à devoir vivre après un tel crime !
L’exemple à ne pas suivre est celui
de l’après-guerre de 1914-1918. La
mauvaise gestion de la mémoire
souffrante de la France et de l'Allemagne
a directement produit la guerre de
1939-1945. Des millions de morts dans
le cycle de la vengeance. Il a fallu des
initiatives comme les rencontres de
jeunes Français et Allemands à Taizé,
des gestes politiques et la construction
de l’Europe par des hommes politiques
chrétiens pour sortir de l'esclavage
moderne, celui de la haine…
En tout cas, Loi ou pas loi, la traite
négrière est une faute irréparable en
soi : on ne pourra pas retourner en
arrière. Il nous faut aller de l’avant. C’est
précisément ce pourquoi j’appelle à
une réconciliation réparatrice.
La dimension réparatrice est
nécessaire car un mal réel a été fait
aux esclaves avec des conséquences
visibles pour tous aujourd'hui encore :
les fractures sociales, la pauvreté,
les complexes raciaux ou les dégâts
moraux et spirituels dans les âmes
de tous.On ne peut pas dire que rien
n’a été fait jusqu’à aujourd’hui, mais
des politiques volontaristes doivent
encore s’engager, non par bienfaisance
mais en justice, pour aider à
compenser au mieux les dégâts bien
réels de l’esclavage. Il ne m’appartient
pas de discuter ou même de proposer
les modalités pratiques (soutien de
projets, aide au développement,
mémoriaux, musées, etc.), mais c’est
en raison de ces éléments concrets
que la réconciliation sera réparatrice.
Cela dit, la dimension réconciliatrice
est plus importante : les projets ont
essentiellement une visée spirituelle
et morale. N'oublions pas ce que nous
redit avec insistance un philosophe
croyant, Paul Ricœur : Ma liberté veut
que l'autre soit libre. Une liberté
qui aime l’autre, rien à voir avec la
médiocre liberté de choix de l’hyper-
libéralisme qui ne crée que de
l'égoïsme. C’est pour cela que, sans
gestes et paroles de réconciliation, il
n’y aura jamais de réelle unité.
Et j’ose dire qu’il n’y aura ni justice ni
paix, sans la foi en Jésus Christ qui
nous demande d'aimer comme Il nous
a aimés, de dépasser nos blessures,
de nous aimer jusqu'à la Croix pour
ressusciter dès cette vie par un amour
plus fort que la mort : « Sur la Croix, dit
saint Paul, Il a tué la haine et détruit le
mur qui séparait les deux peuples »
(Ep 2, 14-15). Je suis persuadé que
cette prophétie s’adresse aussi à nos
peuples.
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 19
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524-Témoignages du dossier
POINT DE VUE
P
ar exemple, faut-il induire le
rôle de l’église catholique
dans l’esclavage, à partir des
instructions du Code Noir comme cela
se fait habituellement ? Le discours
polémique se contente d’exploiter
l’objectif affiché de cet Edit royal de
mars 1685, qui est «de maintenir la
discipline de l’Eglise catholique,
apostolique et romaine» dans les
colonies, là où l’analyse historique
fait ressortir la volonté des rois
de l’époque de se comporter en
chefs religieux. Le pouvoir absolu
de Louis XIV ne s’arrêtait pas aux
évidentes incohérences théologiques :
l’esclave est déclaré «bien meuble»
en même temps qu’il est ordonné
de le baptiser… mais pas comme
personne libre ! La doctrine de l’église
ne reconnaît qu’une seule condition
pour ordonner le baptême des
personnes qui le demandent, et qui
ont été éclairées sur la signification de
ce sacrement : que celles-ci aient la foi,
quel que soit leur statut !
On peut mettre en rapport les
indicateurs de pratique religieuse
des esclaves : faible taux de nuptialité,
manque d’assiduité à la messe, pour
conclure hâtivement à un échec de
l’évangélisation. D’autant plus que les
documents officiels, codes, décrets
ordonnances, arrêtés… livrent la
conception qu’avaient les autorités
d’une «bonne» gestion coloniale :
obligation de respecter le dimanche, de
donner une instruction religieuse aux
esclaves, interdiction du concubinage
entre maîtres et esclaves, autant de
prescriptions adressées au gouverneur,
aux maîtres et aux prêtres. Mais, ces
derniers avaient-ils les moyens de
les faire appliquer quand on sait
que le pouvoir est certes détenu par
le gouverneur, mais que les esclaves appartiennent aux maîtres ? L’homme
de foi, Père Bernard David, souligne
l’empressement des mères esclaves
à faire baptiser leurs enfants, à partir
de l’analyse des registres paroissiaux
(Annales de la Martinique, Bulletin de
la Société d’histoire de la Martinique).
C’est qu’à partir du même corpus de
documents d’archives, l’interprétation
qui conduit à l’écrit historique dépend
de la position sociale et institutionnelle
de celui qui écrit, de même que de sa
position vis-à-vis de l’Eglise. Dans tous
les cas, la vigilance épistémologique
nous impose à nous poser des
questions : qui parle ? Dans quel but ?
Comment le discours est-il diffusé
(débats entre spécialistes, conférences
publiques, émissions télévisées,
enseignement…) ?
Connaître les pratiques religieuses,
de l’extérieur, à partir des sources,
permet-il de cerner la foi des esclaves ?
Paul Veyne nous offre une réponse
en comparant l’histoire à un palais :
«ce palais est pour nous un véritable
labyrinthe ; la science nous donne des
formules bien construites qui nous
permettent de trouver les issues mais
qui ne nous livrent pas le plan des
lieux». (Comment on écrit l’histoire, Paul
Veyne, Editions du Seuil, p.179).
La foi, expérience intérieure, est une
rencontre intime et immédiate avec
Dieu. C’est la foi qui révolutionne le
temps vécu de l’esclave en installant
dans sa conscience un lieu habité
par Dieu. Lieu réel qu’est l’église où
il est reçu comme chrétien, par son
baptême, avec un nom choisi par ses
parents et ses proches, et non imposé
par le maître. Lieu sublime qui lui
ouvre une perspective historique
au-delà de la laideur du quotidien.
Cette révélation lui permet de saisir la
portée du message chrétien, en dépit
du caractère lapidaire du catéchisme,
comme le montre la lettre anonyme du
28 août 1789, adressée aux autorités au
nom des esclaves qui revendiquent
leur liberté dans la foulée de la
Révolution de 1789 : «Est-ce que le
Bon Dieu a créé quelqu’un esclave ?
Le ciel et la terre appartiennent au
Seigneur Dieu ainsi que tout ce qu’il
renferme…».
D’où l’importance de cet enseignement
comme l’affirme ce pasteur noir,
pourtant peu complaisant à l’égard de
l’action de l’Eglise catholique :
«Il est juste de dire que l’enseignement
religieux, loin de revendiquer à lui seul
la prise de conscience des esclaves
noirs, a servi de catalyseur dans la
quête de la dignité et la recherche de
l’égalité entre maître et esclave…»
(Roger Buangi Puati, Christianisme
et traite des noirs, p.236, Ed. Saint-
Augustin, 2009).
Après 1848, la société reste aussi
inégalitaire, mais les nouveaux libres
peuvent pratiquer leur religion.
L’action évangélisatrice se poursuit
dans un cadre plus cohérent avec
l’installation de l’évêché en 1851. Il a
fallu construire de nouvelles églises
et agrandir les anciennes ! Le rôle de
l’évangélisation est fondamental dans
la genèse de la communauté antillaise :
elle a fourni le cadre et les moyens
(liturgie et catéchisme) permettant de
mettre les idées les plus profondes à
la portée de tous, très tôt. La foi, selon
Saint Paul, n’est-elle pas «une façon de
posséder ce que l’on espère, un moyen
de connaitre des réalités qu’on ne voit
pas » ? (Hbx. 11,1).
Yvette Farraudière
■
Dans nos sociétés issues de l\besclavage et de la colonisation, l\bœuvre évangélisatrice
de l\bEglise fait débat. Les disc\»ours sont variés.
Evangélisation et Esclavage
Vous avez dit... Esclavage ?
Evangélisation et EsclavageEvangélisation et Esclavage
DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 20
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524- Témoignages du dossier
524- Témoignages du dossier
524- Témoignages du dossier
Quelques
témoignages recueillis sur la
page Facebook
de père Olivier-
Marie Lucenay
De quoi (ou de qui) es-tu l’esclave ?
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 21
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 22
E
n ce samedi 7 Mai, quelques
minutes avant une messe
de confirmation en l’église
St Pierre St Paul, à Pointe-à-Pitre, j’ai
appris la mort du frère Alain Carron,
ami de longue date (nous avons fait
connaissance en 1978).
Il était venu souvent ici en Guadeloupe,
lors de grands évènements : ordination
épiscopale de Mgr Cabo en 1983 et
15 0 ème anniversaire du diocèse de
Basse-Terre en novembre 2000.
Ce texte veut simplement rappeler
son action dans la communication en
France et en Outre-Mer pendant plus
de 30 années. Il veut aussi raviver les
souvenirs de ce frère dans cette longue
complicité amicale à la radio et à la
télévision et au service de l’Eglise.
Premier souvenir, celui du jour où
nous avons fait connaissance. C’était à
Lourdes, en Octobre 1978. Il venait d’être
nommé responsable des émissions TV
Outre-mer à FR3, succédant au père
Declercq, Dominicain comme lui. J’étais
alors chargé de la communication dans
le diocèse de Nouméa. De suite, nous
avons sympathisé nous promettant
de travailler ensemble pour annoncer
l’Evangile «par-dessus les toits» grâce
à la radio et à la télévision. Début d’une
collaboration fructueuse à 20 000
km de distance, puisqu’il travaillait
à Paris et j’étais alors en Nouvelle-
Calédonie. Que d’émissions réalisées
ensemble ! Notamment l’évènement
de la profession solennelle d’une
carmélite calédonienne au couvent de
Montmartre, ou encore une émission
avec des jeunes à Païta, au cœur des
«évènements» en Nouvelle-Calédonie
en 1985.
A mon retour à Paris en 1986, nous nous
sommes retrouvés avec bonheur, et
nous nous rencontrions régulièrement
au 222 rue du Faubourg St Honoré, à
l’Institut Catholique ou à St Ferdinand
des Ternes. En 1987, tout en continuant
à travailler pour les émissions en Outre-
mer, il est nommé producteur à Radio
France, chargé de la messe de France
Culture, et de la retransmission des
conférences de Carême à Notre-Dame
de Paris. Que de messes radiodiffusées
ensemble à St Ferdinand des Ternes ou
dans le Val d’Oise !
En 1997, notre travail en commun
culmine avec les JMJ de Paris. Par son
dynamisme, il mobilise les équipes
de RFO pour «couvrir» l’évènement
et notamment les nombreux groupes
de jeunes venant des Antilles, de
l’Océan Indien et de l’Océan Pacifique.
Je le revois heureux de dire à la face
du monde cette présence des Ultra-
marins, partout dans la capitale ou
au «podium des iles» aux Champs
Elysées.
Nous nous étions aussi retrouvés
là-bas en Océanie pour les ordinations
épiscopales, en 1997, à Port Vila au
Vanuatu, et l’année suivante à Papeete
pour l’ordination de Mgr Hubert
Coppenrath.
Puis, l’âge arrivant, à 70 ans, il faut
passer le relais. Jeune extérieurement
et enthousiaste naturellement, il
aurait bien continué encore. Il quitte
successivement RFO et donc l’Outre-
mer en 2001, puis France Culture en
2007. Mais il laisse un grand souvenir
auprès des professionnels des
médias, tant à France Culture qu’à
RFO. Beaucoup se souviennent de ce
Dominicain enthousiaste et cultivé. Il
ne peut s’arrêter dans l’annonce de
la Parole. Il se consacre donc à un
ministère d’accueil, de rencontres
tout en œuvrant aussi à Radio Notre
Dame et à KTO. Sa voix chaude était
appréciée.
En 2009, il reçoit les insignes de
chevalier de la légion d’honneur dans
son couvent du 222.
Pour conclure, deux souvenirs : le
premier lié à la Guadeloupe. Lors de
ma nomination en 2012, il m’a parlé
longuement de cette île où il était venu souvent, notamment pour la
grande célébration du 19 Novembre
2000, présidée par le cardinal
Lustiger. Il m’avait raconté dans le
détail ces journées de l’archevêque
de Paris, «envoyé spécial du pape», la
célébration au stade de Gourde Liane,
les nombreuses rencontres.
Il y a 18 mois, nous nous sommes
retrouvés autour d’un repas amical,
puis dans son bureau au couvent. Il
avait évoqué ses origines bretonnes,
sa famille, son enfance… sa vie
dominicaine.
Quelques mois plus tard, nous
échangions une dernière fois à
l’occasion du décès d’un ami commun,
Roger Le Leizour, directeur des stations
RFO en Nouvelle Calédonie et en
Guadeloupe.
En 2015, j’étais informé de son
hospitalisation, début d’une longue
agonie qui s’est achevée samedi 7 Mai
2016 .
Coïncidence : lundi 2 Mai, au couvent
dominicain de la rue St Jacques,
avec ses frères, nous avons parlé
de lui, pressentant que «c’était la
fin». De même le lendemain, avec
des amis communs, dont d’anciens
responsables de RFO.
Né en 1932, enfant, il avait dit son appel
à un prêtre mort en déportation, le père
Pierre de Porcaro. «C’est une figure qui
marque une vie. Je me souviens de son
sourire quand je lui ai confié mon désir
d’être prêtre. Peu après il a été déporté
à Dachau où il est mort en 1944.»
Que notre cher frère Alain repose en
paix. La prière de ses frères dominicains
et la nôtre l’accompagnent.
Mgr J-Y Riocreux, le 8 mai 2016
■
En hommage au frère Alain
Carron de la Carrière, op
VERS LA VIEVERS LA VIE
Page 23
MEDIAS
L
e 19 janvier 1925 , au Gros-Morne
(Martinique), naissait Vincianne,
Paule Flériag. Le 4 avril de l’année
en cours, elle reçoit le baptême et
la confirmation lui sera conférée le
27 juin 1935 , dans la communauté
paroissiale.
Le 24 juillet 1954, Vincianne rentre
dans la Congrégation des Sœurs de
Saint Paul de Chartres pour répondre
à l’appel du Seigneur : l’aimer et
le servir dans les plus pauvres,
particulièrement les malades avec
lesquels elle sera vite mise en
contact : Hôpital du Lamentin durant
deux mois de stage (1956) ; Hôpital
des Trois-Îlets comme aide-soignante
( 19 57 ).
Le 28 août 19 55 , Vincianne Paule
revêt l’Habit et est appelée désormais
Sr Marie-Madeleine.
Le 28 août 19 57 , Sr Marie-Madeleine
prononcera ses Premiers Vœux puis
les émettra définitivement le 28
août 1962.
Infirmière, toute sa vie sera
consacrée au chevet des malades,
service qu’elle exerce avec passion,
générosité, dans le don total d’elle-
même, pour la plus grande gloire
de Dieu.
En septembre 2000, Sr Marie-
Madeleine rentre définitivement à
la Maison Provinciale et continue à
se donner dans la vigne du Seigneur
par la prière, et les menues tâches
quotidiennes, avec allégresse.
Après un court séjour à l’hôpital,
Sr Marie-Madeleine regagne
la Maison Provinciale où elle
recommençait à manifester son
sourire. Mais la maladie, sourdine, est
là, rongeant ce qui lui reste de force.
Et c’est alors qu’aux dernières heures
de cette belle fête de l’Ascension,
notre Seigneur vient rappeler à Lui,
celle qui L’a aimé et servi de toute
son âme et de toute sa force.
Ma Sœur, tu étais une compagne
pleine de vie, toujours de bonne
humeur, aimant rigoler et
passant ton temps à bénir
Dieu pour tout, ainsi que
chacune de tes sœurs.
Le refrain du Benedictus était
continuellement sur tes lèvres, en
ce jour béni, nous osons le chanter
pour toi, au Père des miséricordes,
pour Lui rendre grâce pour toutes
les merveilles qu’Il a accomplies à
travers toi durant ta vie terrestre,
afin que vienne son règne d’amour :
«Béni soit le Seigneur d’Israël, béni
soit son amour éternel, béni soit le
Seigneur d’Israël !»
Merci, Ma Sœur, pour ce que tu es
pour Dieu et pour ce que tu es pour
nous.
Entre dans la joie de ton Maître et
que ton âme repose dans la PAIX, la
BEAUTE et la LUMIERE !
Entre ses mains nous te remettons.
A Dieu !
Sœur Marie-Madeleine Flériag • 19 janvier 1925 – 6 mai 2016
humeur, aimant rigoler et
passant ton temps à bénir
Dieu pour tout, ainsi que
Dimanche 29 mai 2016
Les catéchumènes : une chance pour l'Église ?
Parmi les nouveaux baptisés, on compte aujourd’hui de plus en plus d’adultes, jeunes professionnels ou presque
retraités, les tranches d’âge varient ; on les appelle les catéchumènes. Ce matin Dieu m’est témoin s’intéresse à ces
nouvelles figures de l’Église et accueille sur son plateau l’une d’entre elles. Olivia Luc-Bourgeois a 26 ans et a été
baptisée cette année, lors de la vigie pascale, au Lamentin. Installée en région parisienne depuis plusieurs années,
elle nous racontera pourquoi elle a demandé le baptême il y a 3 ans et comment elle s’y est préparée.
Dimanche 5 juin 2016
L'habit fait-il le moine ?
Dis-moi comment tu t’habilles, je te dirai qui tu es ! Cet adage vaut- il pour les tenues du clergé ? Les prêtres doivent-
ils toujours être en habit lorsqu’ils ne célèbrent pas ou peuvent-ils s’habiller en civil ? De la tunique, à la robe
sombre, puis de la soutane au col romain, nous verrons qu’au sein de l’Église c’est aussi une question de mode et
de générations.
Nous irons d’ailleurs le constater en Martinique, où deux prêtres se sont confiés à nous et nous ont ouvert leur
garde-robe. Quel que soit le signe distinctif, l’habit fait souvent le moine !
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 23
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S’arrêter,
se taire,
s’ouvrir.
Tout déposer.
Le laisser rayonner.
Se laisser aimer.
Se laisser revivifier,
S’offrir pour s’unir,
Et repartir avec Lui.
