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E g lise en MARTINIQUE N° 524 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 € 22 mai 2016 Miséricordieuse T rinité 22 mai 2016

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EDITORIAL L ’Eglise célèbre aujourd’hui la fête de la Sainte Trinité, mystère d’un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit. Le signe de la croix que nous faisons tous les jours nous rappelle l’amour infini de Dieu. Oui, il est bien question d’amour dans la liturgie de ce jour. Dieu fait alliance avec nous pour nous sauver. L’Esprit Saint nous est donné comme gage de cet amour du Père pour nous, afin de nous guider vers la Vérité tout entière. Vivre en vérité… Ainsi, comme nous le dit le pape François, « Les chrétiens ne doivent pas mener une double vie ». Si toi t\ u dis que tu es en communion avec le Seigneur, alors, chemine dans la lumière ! Mais la double vie, non !... Fais des œuvres de lumiè\ re, ne dis pas une chose en faisant une autre. Pas de double vie !" En cette Année sainte de la Miséricorde, le Saint-Père invite les diacres à un jubilé, du 27 au 29 mai, à Rome. Les prêtres ont également deux rendez-vous : un jubilé avec une Retraite spirituelle prêchée par le pape François (du 1 er au 3 juin, à Rome), et un colloque international avec comme thème «Le prêtre, témoin de la miséricorde» (du 4 au \ 5 juillet, à Lourdes). Par ailleurs, la Vierge de la Miséricorde poursuit ses visites dans le diocèse. Ce sont les paroissiens du Robert et du Vert- Pré qui en témoignent dans cette édition. La vie de couple n’est pas toujours chose facile. Parfois, l’amour\ ne suffit pas pour faire «durer» le couple. L’Association des Centres de Préparation au Mariage (ACPM) l’a bien compris. Ce mouvement d’Eglise œuvre pour les couples et les familles, en les aidant à découvrir le sens profond de la vocation au mariage, mais également à donner sa juste place à Dieu dans leur vie. « Les samedis de L’ACPM » est donc le rendez-vous de ceux qui veulent réussir leur mariage. La Communauté du Chemin Neuf de Martinique propose également une session Cana, du 31 juillet au 6 Août 2016 : Prenez du temps pour votre couple ! Dans notre dossier, en lien avec ce 22 mai, jour de la commémoration de l’abolition de l’esclavage à la Martinique, Mgr Macaire a proposé une neuvaine de prière pour la guérison des blessures de l’esclavage, et il nous en explique les raisons. Par ailleurs, la question qui a été posée aux jeunes sur la pag\ e Facebook de père Olivier-Marie se rapporte à la thématique : De quoi (ou de qui) es-tu l’esclave ? Quelques réponses sont livrées dans cette édition. Que l’Esprit de Notre Seigneur nous aide à accueillir l’amour qui vient de Lui pour être des témoins tout au long de notre vie. Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE VERS LA VIE MÉDIAS Dossi\br :   VOUS AVEZ DIT... ESCLAVAGE ? EGLISE UNIVERSELLE • La Trinité vous rendra Libres • En route \bour les JMJ avec Esther, JMJiste ! • Parole dominicale •    La fête du Saint-Sacrement ou « Fête-Dieu » •  Fête du Sacré-Coeur de Jésus  et fête du Cœur immaculé de\u Marie • Jubilé des Diacres à Rome •  Célébration du Jubilé des Pr\uêtres et Retraite s\birituelle •  Colloque international \bour les \brêtres à Lourdes •  La Vierge Pèlerine dans les \baroisses du Robert et du Vert-Pré •   Tous unis dans le coeur miséricordieux de la Sainte Trinité ! • La commission de musique litur\ugique •  Visite \bastorale de Mgr Macaire à Grand-Rivière • Les samedis de l’ACPM   • Les chrétiens ne doivent \bas mener une do\uuble vie • En hommage au fr. Alain Carron de la Carrière • Sœur Marie-Madeleine Flériag 23 AGENDA DE L’ARCHEVÊQUE 15 ANNÉE SAINTE DE LA \SMISÉRICORDE •   Commémoration de l'abolitio\un de l'esclavage • Evangélisation et Esc\ulavage • Témoignages 3 2 4 • En route \bour les JMJ avec Esther, JMJiste !• En route \bour les JMJ avec Esther, JMJiste ! PASTORALE DES JEUNES 16 5 6 6 7 7 7 8 9 10 12 13 17 20 21 22 23 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr

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La Trinité vous rendra Libres J ésus nous a dit que «la Vérité nous rend Libres». Cela est vrai. Beaucoup de personnes sont engluées et enchaînées dans les mensonges, les erreurs, les non-dits, les petits secrets, les grands tabous et les ésotérismes… L’absence de clarté, de franchise, de lumière, fait souffrir un trop grand nombre de personnes, blesse des cœurs trop nombreux, fait éclater suffisamment de familles, pour ne pas approuver la Parole de Jésus et aspirer de tout notre cœur à la liberté que seule procure la Vérité. C’est une question de vie ou de mort. Mais il ne faut pas oublier que la Vérité elle-même est fondée sur un absolu éternel : la volonté de la Sainte Trinité du Père, du Fils et de l’Esprit : - Le Père est Vérité. Lui, le Créateur, est le fondement et l’origine de tout ce qui existe. Intelligence suprême, il fait advenir dans la réalité toutes choses et les maintient dans l’exis- tence. Sans sa volonté éternelle, tout ne serait que chimère. - Le Fils aussi est Vérité. Il nous l’a dit. Il est le Verbe de Dieu, la Sagesse éternelle, la Parole ultime qui révèle la Vérité de toute pensée et de tout discours, Alpha et Oméga qui a le dernier mot, qui juge tout ce qui se croit et se dit en ce monde. - L’Esprit, quant à lui, est l’Esprit de Vérité. Selon l’Ecriture, c’est Lui qui révèle et illumine toute chose en ce monde. C’est Lui qui conduit toute l’Histoire vers son accomplissement. Rien de ce qui se fait ne se fait sans lui, et tout ce qui se fait sans lui n’est qu’ombre et méfait, chemin de men- songe et de mort ! Certaines théories et, malheureuse- ment, certaines pratiques politiques veulent nous faire croire et agir comme si l’Homme était le seul à pouvoir dire ce qui est vrai, et à imaginer sa liberté toute relative selon les caprices du hasard, de la mode ou selon les consensus sociaux éphémères. Une fois de plus, l’ennemi de la Trinité et du genre humain, le diable, Père du mensonge, maître du clair-obscur, artisan des demi-vérités et roi des sous-entendus, nous a détournés de la vraie liberté en nous faisant croire que nous serions comme des dieux». Bien sûr, cela s’est révélé catastrophique. A partir du moment où le bonheur est relatif - «silon van latjé poul panché» (1) - c’est le règne du plus fort, de celui qui parvient à imposer SA vérité dans le monde à coup de lobby et de coup-de-com. Mais la sagesse antillaise nous enseigne que «sa ki pa bon pou zwa, pa bon pou kanna» (2), car ce qui est bon ne vient pas de l’envie de l’oie ou des désirs du canard, mais de leur Créateur commun qui est Dieu. Voilà pourquoi, depuis près de trois siècles, la société «sans-dieu» ne parvient pas, malgré les immenses progrès techniques et des efforts politiques louables, à créer le bonheur et s’enfonce toujours plus vers les ténèbres. Voilà pourquoi nombreux sont ceux qui s’écrient, sans y croire vraiment : «Qui nous fera voir le bonheur !?» Que l’Eglise et le peuple de Martinique se réjouissent de détenir la réponse, trop souvent oubliée, à la question angoissée des hommes, nos frères : Seul notre Dieu Un et Trine peut faire le bonheur de l’humanité, Il est la seule Vérité, le seul à nous rendre vraiment libres, car tout ce qui est vrai et bon est conforme à sa Volonté et à sa Parole. C’est une bonne nouvelle pour les hommes, pour toutes les personnes de bonne volonté, quelles qu’elles soient. Elles voient ainsi que tous leurs efforts pour bâtir un monde plus juste, plus beau et plus vrai, trouvent en notre Dieu une bénédiction et un fon- dement solide. C’est aussi une grande liberté pour nous chrétiens : nous n’avons peur d’aucune vérité, d’aucune bonté d’où qu’elles viennent, car nous savons que tout ce qui est vrai vient de Dieu ! Les personnes de confiance, franches et sincères, les relations authentiques, les paroles fondées, les énoncés scientifiques prouvés, tout qui ce qui concourt à la Vérité se trouve béni par notre Dieu. Oui la Trinité nous rend Libres ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-Franc\b ■ MOT DE L’EVÊQUE (1) Proverbe créole : L'opportunisme guide souvent les actions (2) Proverbe créole : Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 3

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Les chrétiens ne doivent pas mener une double vie EGLISE UNIVERSELLE\u L impide, comme Dieu. Et sans péché, parce qu’il n’y a pas d’erreur reconnue qui n’attire la tendresse et le pardon du Père. «Ceci est la vie chrétienne», a synthétisé le pape François en commentant l’extrait de la Lettre de saint Jean, celle dans laquelle l’Apôtre met les croyants face à la sérieuse responsabilité de ne pas avoir une double vie, lumière de façade et ténèbres dans le cœur, parce que Dieu est seulement lumière. Cheminer dans la l\pumière «Si nous disons ne pas avoir de péché, nous faisons de Dieu un menteur», a affirmé le pape, mettant en contraste la lutte éternelle de l’homme contre le péché et pour la grâce : «Si toi tu dis que tu es en communion avec le Seigneur, alors, chemine dans la lumière ! Mais la double vie, non ! Ce mensonge que nous sommes tellement habitués à voir, dire une chose et en faire une autre… Toujours la tentation. Le mensonge, nous savons d’où il vient : dans la Bible, Jésus appelle le diable "père du mensonge", le menteur. Et pour cela, avec tant de douceur, ce grand-père dit à l’Église adolescente, à l’Église jeune fille : "Ne sois pas menteuse ! Toi, tu es en communion avec Dieu, chemine à la lumière. Fais des œuvres de lumière, ne dis pas une chose en en faisant une autre. Pas de double vie !" Plus grand que nos\p péchés «Mes petits enfants» : au début de la lettre de saint Jean, il donne un ton affectueux à son message, qui rejoint la douceur de l’Évangile du jour, où Jésus définit son joug comme «léger» et promet le repos aux fatigués et aux opprimés. D’une façon analogue, l’appel de Jean, a affirmé François, est de ne pas pécher, «mais si quelqu’un l’a fait, qu’il ne se décourage pas». «Nous avons un Paraclet, une parole, un avocat, un défenseur auprès du Père : c’est Jésus-Christ, le Juste. C’est Lui qui nous justifie et qui nous donne la grâce (...). Si toi tu as un péché, regarde ceux qui t’attendent pour te pardonner. Toujours. Parce que Lui, le Seigneur, est plus grand que nos péchés.» Transparents et dans la \bérité Ceci, a conclu le Saint-Père, «est la miséricorde de Dieu, la grandeur de Dieu». Il sait que «nous ne sommes rien», que seulement de Lui vient la force et donc «il nous attend toujours». Cheminons dans la lumière, parce que Dieu est lumière. N’allons pas avec un pied dans la lumière et l’autre dans les ténèbres. Ne pas être des menteurs. Nous avons tous des péchés. Personne ne peut dire : "celui-ci est un pécheur, celle-là est une pécheresse. Moi, grâce à Dieu, je suis juste." Non, un seul seulement est juste, Celui qui a payé pour nous. Et si quelqu’un pèche, Lui, Il nous attend, nous pardonne, parce qu’Il est miséricordieux et sait bien que nous sommes modelés, et se souvient que nous sommes poussière, a conclu le pape. Que la joie que nous donne cette Lecture nous fasse avancer dans la simplicité et dans la transparence de la vie chrétienne, surtout quand nous nous adressons au Seigneur, avec la vérité.» http://fr.radiovaticana.va/news/29 /04/2016 / Pape François ■ Un chrétien ne doit parcourir des  «rues obscures»  parce que là, il n\by a pas  «la vérité  de Dieu».  Mais s\bil y chute, il peut compter sur le pardon et la douceur de Dieu, qui le  ramène à la vie de la  «lumière».  Le pape François l\ba martelé lors de la messe matinale  à Sainte-Marthe, le vendredi 29 avril 2016.\» ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 4

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C ombien il est difficile d’admettre un Dieu unique en trois personnes. Comment 1 =1 +1+1 ? C’est cela que nous célébrons en la fête de la Sainte Trinité. Le mystère de Dieu, Père, Fils et Esprit Saint. Un Dieu en trois personnes, notre Dieu n’est pas solitaire, Il est relation et nous invite dans cette dynamique d’Amour et de communion. Voyons comment la liturgie de la Parole nous invite à entrer dans ce grand mystère. Proverbes 31-22 ,8 : « Quand il établissait les cieux, j’étais là… » L’auteur du Livre des Proverbes donne la parole à la sagesse qui vient de Dieu. Il la personnifie. Ce n’est pas un savoir, elle a été enfantée par Dieu dès le commencement. Elle a travaillé à côté de Dieu au moment de la Création. Elle a grandi à ses côtés tout au long de l’histoire de l’humanité et poursuit l’œuvre de Dieu chez les hommes et avec les hommes où elle trouve ses délices. Dieu a créé l’humanité par et avec Amour. Comment, aujourd’hui, accueillons-nous ou conservons-nous la Création ? Le pape François nous y exhorte dans sa lettre encyclique, Laudato Si où il invite à prendre un nouveau départ avec une prise de conscience universelle. Sommes-nous capables de contempler la Création pour dialoguer avec Dieu ? Entrer en oraison ? Romains 5-1 ,5 : L’Amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Saint Paul, dans sa Lettre aux Romains, nous donne une indication sur le mystère de Dieu. Nous sommes en paix avec Dieu et avec la Création par notre Seigneur Jésus Christ. C’est Lui qui nous introduit dans l’intimité de la Vie de Dieu. C’est l’Amour de Dieu qui a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint envoyé par Jésus. C’est la foi en Dieu le Père qui nous rend justes, le Fils nous fait entrer dans le monde de la grâce et l’Esprit Saint répand en nous l’Amour du Père. Paul nous invite à entrer dans «la dynamique» de la Trinité. Là, nous pouvons trouver la paix, la grâce et l’espérance que chacun est aimé de Dieu comme unique. Quelle confiance faisons-nous à Dieu dans notre monde agité ? Sommes- nous capables de donner gratuitement comme Dieu ? Sommes-nous capables d’accepter ce qui nous vient de nos frères et sœurs ? L’Amour de Dieu règne-t-il en moi ? Suis-je conscient que j’ai part à la Vie de Dieu, malgré mes détresses et mes faiblesses ? Jean 15-12 ,16 : L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière. Tout ce que possède le Père est à moi… Nous poursuivons la lecture du discours testamentaire de Jésus à ses disciples, ceux qui ont pris la décision de le suivre. Ce discours prend, au moment où Jésus passe de ce monde à son Père, une dimension trinitaire. Il fait une révélation importante. Il laisse un héritage de grande importance à l’humanité. Le Père, le Fils (Verbe de Dieu) et l’Esprit Saint, présents dès le commencement, sont réunis, en relation et en mouvement. Jésus est toujours tourné vers son Père, en communion avec lui. Et de l'Esprit, Il nous dit qu'Il reprend tout ce qui vient de lui pour nous le faire connaître. Le Christ venu dans le monde, retourne vers le Père. L’Esprit Saint envoyé par le Christ va vers les disciples pour les mettre en mouvement et le guider vers la Vérité. L’Esprit poursuit ce que Jésus a commencé : «Révéler aux hommes le mystère de Dieu». L’Esprit Saint reçoit ce qui est de moi pour vous le faire connaître. Parmi les nombreux biens du Christ, quels sont ceux que j’ai reçus ? Comment je permets aux autres d’en bénéficier ou d’en faire l’expérience ? Fêter la Trinité, c’est reconnaître que notre Dieu unique est à la fois Père, Source de Vie, Fils qui invite à regarder tout homme comme un frère, et Esprit, Parole intérieure qui nous guide vers la Source. C’est aussi rendre grâce pour notre baptême qui nous a fait entrer dans la communion d’Amour du Père, du Fils et du Saint Esprit. Que cette semaine et les jours à venir, nous puissions nous émerveiller de la Création, la protéger, et ouvrir notre cœur à l’Amour d’un Dieu Trinité. Comme le Père, être des hommes d'alliance toujours proposée. Comme le Fils, savoir "aller au-devant" des autres, se faire petit, donner l'exemple plutôt que de faire des sermons, savoir s'effacer aussi pour que l'autre grandisse, assumer ses responsabilités. Comme l'Esprit, savoir conseiller, réconforter, éclairer… discrètement, sans s'imposer. Le Père, le Fils et l'Esprit sont trois personnes distinctes, mais unies dans un même amour, entre elles et à notre égard. Aucune ne joue "un jeu personnel". Chacune met les autres en avant. Bon 22 mai ! Pierre Valey, diacre permanent ■ Dimanche 22 mai 2016 Proverbes 8,22-31  •  P\»saume 8  •  Romain\»s 5,1-5  •  Jean 16\»,12-15 Fête de la Sainte Trinité - Année C la P arole  Dominicale « Ouvrez vos cœurs à l’Amour de Dieu ! » ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 5

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LITURGIE L'Eglise catholique célèbre successivement deux  fêtes : le Sacré-Cœur de Jésus, le 3  juin, et le Cœur  immaculé de Marie, le 4 juin. Ces fêtes sont pleines  de sens : Marie, l'Immaculée, n'a de cesse de nous  conduire au Cœur sacré de Jésus, son Fil\»s. L e cœur de Jésus est le symbole de l’amour divin. L’Eglise contemple le Cœur du Sauveur de l’humanité, et se laisse guider par Lui jusqu’au plus profond du mystère de l’amour où se rencontrent l’homme et Dieu. La dévotion au Sacré-Cœur invite à fixer l'attention sur ce cœur aimant, compatissant et miséricordieux. Il existe des liens intimes entre le Sacré-Coeur et l’Eucharistie qui est fêté le vendredi qui suit la fête du Saint-Sacrement. La dévotion au Sacré Cœur est liée à sainte Marguerite-Marie Alacoque... Née le 22 juillet 1647, en Bourgogne, elle devient orpheline alors qu'elle a 12 ans. A 24 ans, elle réalise sa vocation : répondre à l'amour intense de Dieu. Les grâces mystiques qui accompagnent ses épreuves culminent, en 1673, dans plusieurs visions du Christ : «Voici le cœur qui a tant aimé les hommes jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour». Guidée par le jésuite Claude de La Colombière, elle parvient à promouvoir le culte du Sacré-Cœur, d'abord dans son monastère de la Visitation, (à Paray-le-Monial) puis dans toute l'Eglise catholique latine. Elle meurt le 16 octobre 1690. Elle fut béatifiée en 1864, puis canonisée en 1920. Les foules continuent d'affluer à Paray-le-Monial. Plusieurs papes ont souligné l'importance de son message : l'immensité de l'Amour de Dieu révélé dans un cœur d'homme, et proposé à tous. Le cœur Immaculé de Marie est célébré par la liturgie catholique le samedi qui suit la solennité du Sacré-Coeur. L’Evangile (Luc 2, 41-51) révèle le Cœur de Marie parce qu’il montre comment Marie a cherché et suivi Jésus : la pureté du cœur, c’est de suivre Jésus ! Marie n’a pas compris immédiatement, mais a médité ce qu’elle n’a pas compris, avec un cœur ouvert, attendant de mieux comprendre : son cœur est humble, docile, ouvert à une révélation toujours plus profonde, ouvert à une lumière toujours plus forte. Source : site internet nominis.cef.fr ■ Deux fêtes de l’Euc\pharistie Le nom officiel de cette fête est la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ et nous pouvons être étonnés qu’il y ait une autre fête de l’Eucharistie en plus de la Cène du Seigneur. En fait, le Jeudi Saint, nous célébrons l’institution de ce sacrement avec celui de l’ordre. De plus, étant étroitement uni à l’office du Vendredi Saint, la Cène nous invite à découvrir la dimension sacrificielle de l’Eucharistie. La messe rend présent sacramentellement le sacrifice du Christ sur la Croix et nous donne d’y participer et de nous y unir. La fête du Saint-Sacrement, située après le temps pascal, nous enseigne à approfondir une autre facette : le mystère de sa présence réelle sous les espèces eucharistiques, les apparences de pain et de vin. Et ceci, au cours de la célébration tout autant qu’en dehors, dans les tabernacles de nos églises. La fête du Saint- Sacrement ou « Fête-Dieu » -  29 mai 2016 Fête du Sacré- Cœur de Jésus (3 juin)  et fête du Cœur immaculé de Marie (4 juin) Cathédrale Saint Louis de Fort-de-France • Messe à 7h30 et 10h30 • Exposition du Saint Sacrement Adoration de 12h à 15h • Procession de 15h à 17h • Vêpres solennelles à 17h30 Infoline : 0596 60 59 00 de Fort-de-France Dans le diocèse de Martinique ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 6

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ANNÉE SAINTE DE LA\u MISÉRICORDEANNÉE SAINTE DE LA\u MISÉRICORDEANNÉE SAINTE DE LA\u MISÉRICORDE Les diacres et leurs familles du monde entier sont invités à faire un pèlerinage à Rome  afin de participer à une rencontre importante du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.  Le Jubilé des diacres est une célébration pour les diacres, avec leurs épouses et leurs  enfants, qui aura lieu à Rome du vendredi 27 mai au dima\»nche 29 mai 2016. A  l\boccasion  du  Jubilé  de  la  Miséricorde,  les  prêtres  et  les  séminaristes  provenant  du  monde  entier  sont  invités  à  faire  un  pèlerinage  à  Rome  afin  de  participer  à  une  rencontre importante spécialement organisée pour eux. Le J\bbilé des Prêtres (ouvert  aux séminaristes), aura lieu à Rome du me\»rcredi 1 er juin au vendredi 3 juin 2016. Dans  le  cadre  du  Jubilé  de  la  Miséricorde,  le  Sanctuaire  de  Lourdes  organise  le  jubilé  des  \brêtres,  les  4  et  5  juillet  2016.  Cet  événement  qui  \brendra  la  forme  d'un  colloque  international,  s'intitule  "Le  \brêtre,  témoin  de  la  miséricorde".  Il  sera  \brésidé  \bar  le  Cardinal Stella, Préfet de la Congrégation \bour le clergé. L a devise de l’Année Sainte, «Miséricordieux comme le Père», tirée de l’Évangile selon Saint-Luc, est une invitation à suivre l’exemple miséricordieux du Père, qui nous demande de ne pas juger ou condamner, mais de pardonner et d’aimer sans mesure. Cette rencontre mondiale des diacres, des hommes qui, en vertu de leur vocation et de leur ministère, sont étroitement liés aux œuvres de charité dans la vie de la communauté chrétienne, témoignera auprès de tous que «La miséricorde est le pilier qui soutient la vie de l’Église» (Pape François, Misericordiae vultus 10 ). Le programme de la rencontre a été pensé afin de permettre aux participants de réfléchir au rôle important du diacre comme image de la miséricorde pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Il favorisera l’écoute, la discussion et la prière, pour comprendre plus profondément le rôle du diacre comme dispensateur de la charité. Un temps sera consacré au pèlerinage personnel aux églises dédiées à Saint-Laurent, et au pèlerinage à la Porte Sainte de Saint-Pierre, en groupes linguistiques. Dans les trois églises jubilaires, toutes situées dans les environs de Saint-Pierre, il y aura la possibilité de participer à l'adoration eucharistique et au sacrement de réconciliation. Les trois journées se termineront le dimanche matin par la messe célébrée par le pape François, sur la Place Saint-Pierre, pour les diacres et leurs familles. Source : http://www.iubilaeummisericordiae.va/content/ gdm/fr/news/evidenza/-27-01-2016 diaconi.html ■ A u cours de cette rencontre internationale, une journée sera dédiée à une retraite spirituelle, pendant laquelle le pape François guidera trois méditations sur le thème : « Le prêtre comme ministre de la Miséricorde ». Déjà au cours de son premier Angélus, le Saint-Père avait rappelé à tous que Dieu ne se fatigue jamais de pardonner. C’est là une invitation pour les prêtres à ne jamais se fatiguer de dispenser avec foi la Miséricorde de Dieu, tant à travers le sacrement que dans leur vie quotidienne. Le programme du Jubilé des Prêtres, qui se conclura par la Sainte Messe concélébrée par tous les prêtres présents et présidée par le Saint- Père, le jour du 16 0 e anniversaire de l’institution de la fête du Très Saint Cœur de Jésus, sur la Place Saint- Pierre, sera l’occasion pour les prêtres et les séminaristes de réfléchir et de méditer ensemble sur la Parole de Dieu, d’adorer le Très Saint Sacrement, de recevoir le Sacrement de réconciliation et d’accomplir le pèlerinage de la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre. ■ Jubilé des Diacres  - du 27 au 29 mai 2\u016, à Rome Célébration du Jubilé des Prêtres et Retraite spirituelle prêchée par le pape François - du 1 er au 3 juin 2016, à \uRome Colloque international pour les prêtres - du 4-5 juillet 2016, à Lourdes ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 7

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Marie-LaureRobert L\bIcône de  Marie Mère de Miséricorde continue son pèlerinage dans le doyenné  centre-nord.  Du  samedi  24  avril  au  samedi  8  mai,    elle  a  été  accueillie  dans  les  paroisses  du  Robert  et  du  Vert-Pré.  Son  passage  à  transformé  les  larmes  de  tristesse en larmes de jo\»ie, et les maladies en gué\»risons.   La Vierge Pèlerine dans les paroisses du Robert et du Vert- Pré Je suis dans l’attente. Et voilà l’arrivée de la Vierge dans mon foyer, les larmes coulent en la voyant. Il faut dire qu’entre le Seigneur et moi c’est une histoire de larmes. Au moment de la Parole, les béatitudes que maintes fois j’ai lues, voilà que mes yeux ne se détachent pas de : «heureux les artisans de paix».J’ai compris à ce moment que le Seigneur m’attend là. Cette Icône est une merveille ; oui, mes yeux sont restés accrochés et j’ai été touchée par tant d’amour. Marie, on ne voit pas ses yeux, mais on sent un amour immense qui se dégage en regardant son Fils. Et Jésus qui fixe sa Mère, on sent qu’il lui parle. Il y a une vie qui se dégage, cet amour entre les deux personnes. Tout est vie, tout est amour. Quelle merveille ! Merci Maman. Je rends grâce à Dieu d'avoir permis que la Vierge Marie sois venue jusqu'à moi. Ce fut un honneur et une merveilleuse grâce. Après des années de prières et de dévotion à Marie, je fus comblée de joie d'avoir la mère de mon Seigneur dans notre foyer, entourée de mes parents, collègues et voisins. Merci à Monseigneur pour cette initiative, et encore merci Maman Marie pour tant de grâces accordées par Jésus. ANNÉE SAINTE DE LA\u MISÉRICORDEANNÉE SAINTE DE LA\u MISÉRICORDE Annick Monginy Vert-Pré ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 8

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VIE DU DIOCÈSE Le père Philibert Madrandélé, vicaire de la paroisse Saint Hyacinthe vicaire de la paroisse Saint Hyacinthe vicaire de la paroisse Saint Hyacinthe vicaire de la paroisse Saint Hyacinthe Le père Philibert Madrandélé, vicaire de la paroisse Saint Hyacinthe Le père Philibert Madrandélé, Micheline : A mon travail, les clients m’en parlent encore lors de leur passage à la caisse. Ils disent que c’était très bien et qu’ils ont vécu un grand moment pour la gloire de Dieu. Philippe : Pour moi, il s’agit de la première édition d’un temps fort à renouveler chaque année. Il y avait plusieurs chorales, mais nous formions vraiment un seul chœur. Je souhaite que les groupes, absents cette fois, n’hésiteront pas à nous rejoindre l’année prochaine. Marie-Claude : Beaucoup de joie ! Je me suis cachée dans le cœur de Jésus et je me sentais bien. J’ai prié, j’ai loué, j’ai mis de côté mes préoccupations du moment pour méditer les paroles des chants qui concer- naient Zachée, la femme adultère, Pierre, le larron. Ils ont tous quitté leur péché et ont pris un chemin de conversion. A nous d’en faire autant ! Marie-Alice : Je trouve que ce fut une belle initiative intergénérationnelle. Les chorales se sont écoutées, ont prié d’un même cœur, ont chanté ensemble ou individuellement. Ce «concept» est différent d’un concert. L’accueil de l’autre, l’entraide et la tolérance étaient de mise. Dans le Cœur de Jésus, finis les rivalités et l’esprit de compétition. A refaire ! Le dimanche 24 avril, en l\bEglise Saint Hyacinthe du Lorrain, nous avons tous été invités  à venir nous blottir dans le cœur miséricordieux de la Trinité Sainte pour un temps de  prière et de louange avec le groupe de prière Notre Dame de la Porte, l\béquipe Bèlè  Légliz et les chorales de la paroisse :  Miséricorde Divine, Saint Hyacinthe, Saint Jean  Baptiste, Aube Nouvelle, les trois Chœurs de Carabin, les Missionnaires de Dieu. C e rendez-vous spirituel a débuté par le mot d’accueil du père Philibert Madrandélé, vicaire, qui nous a garanti d’emblée que nous repartirions heureux. Quelques informations pratiques ont été données, notamment la consigne de ne pas applaudir les chorales pour rester centrés sur la prière. Après l’hymne pour l’Année sainte de la miséricorde entonné par toutes les chorales et l’assemblée, le kyrie Bèlè Légliz de Catherine Henriette nous a introduits dans une démarche de pardon. Le père Philibert a proclamé l’Evangile de Matthieu 5 . Son homélie a porté principalement sur la béatitude «Heureux les miséricordieux», et les Missionnaires de Dieu ont interprété alors l’hymne des JMJ 2016 . Le temps qui a suivi a permis de découvrir ou de redécouvrir des personnages de la Bible qui ont été touchés par la miséricorde de Dieu notre Père, et de son fils Jésus. C’est ainsi qu’à travers les chants, nous avons été interpelés par le regard de Jésus sur Zachée, Pierre, la femme adultère, la samaritaine, le bon larron. Les chorales ont été invitées ensuite à un temps d’action de grâce, où elles ont pu continuer à chanter la miséricorde, à dire merci, à louer la Trinité Sainte. Voici quelques impressions recueillies dans l’assistance et auprès des choristes : Tous unis dans le cœur miséricordieux de la Sainte Trinité ! ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 9

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VIE DU DIOCÈSE Avec  l\bart  sacré,  la  musique  fait  partie  intégrante  de  la  liturgie.  Pour célébrer notre Alliance avec Dieu dans le Christ, tout notre  être doit se mobilise\»r : le cœur, le corps, les gestes, le chant. L e chant porte les paroles et la Parole à un autre plan : les mots se mettent à danser. En plus, on ne chante pas seul : dans l’assemblée, tous sont invités à donner ensemble le meilleur de leurs voix pour louer Dieu. Notre mission Au sein du Service Foi, de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, la Commission Diocésaine de Musique Liturgique (CDML) est au service des communautés paroissiales et des différents services diocésains (Catéchèse, Catéchuménat, Pastorale des Jeunes…). Elle travaille sous la responsabilité de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle du diocèse dont elle fait partie. Elle a pour mission de promouvoir le rôle et la qualité de la musique et du chant liturgique dans les célébrations. Elle a aussi la responsabilité de fédérer des activités concernant les quatre secteurs de la musique liturgique et de leurs responsables : animateurs de chants, chefs de chœurs et de groupes de louange, organistes, musiciens et animateurs d’orchestres paroissiaux. Pour qui ? Pour quo\pi ? La CDML, d’après la lettre de mission remise au délégué épiscopal chargé de cette commission par Mgr Macaire, a comme objectif pour le premier semestre 2016 : • De rencontrer dans les districts : Les prêtres, les acteurs de la liturgie, les musiciens... (établir un annuaire diocésain des chorales.) PS : les groupes de louange sont aussi concernés bien qu’ils aient leur propre structure pastorale de réflexion et de formation rattachée à la Coordination du Renouveau. Mais du fait que, participant de plus en plus aux différentes célébrations liturgiques, ils sont aussi en partie sous la responsabilité de la CDML. • D’identifier et répondre aux besoins de formation d’aide et de soutien en proposant : Les compétences de la CDML ou de partenaires qualifiés.... (faire l’évaluation des propositions spirituelles, proposer la formation des chefs de chœur, à l’animation d’assemblée, à la psalmodie, au discernement dans le choix des chants : (chanter dans la liturgie ? ou chanter… la liturgie ? Chanter la liturgie ne s’improvise pas. À quoi servent les chants de la messe ? Comment les choisir ? Comment renouveler le répertoire ?). • Organiser un rassemblement festif des chorales, musiciens et groupes de louange, (cette année, dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde Divine, le 28 Mai 2016 .) • Porter la réflexion sur l’aide à la création de chorales d’enfants et de jeunes, le développement d’un répertoire diocésain (Bèlè Légliz notamment), conseil aux communautés pour la gestion des orgues (entretien, convention, organistes), orchestres et autres instruments, trouver la place de chacun en liturgie. • Enfin La CDML entend aussi mettre en place une « partothèque» consultable pendant les heures de permanence et aussi, dans le long terme, sur la plate-forme internet du diocèse sur la page qui sera dédiée à la Pastorale Liturgique. Elle est aussi en relation avec des institutions musicales civiles, le SNPLS, Culture et Foi, Printemps des Orgues, Ancoli, Anfol, L’Union Sainte Cécile, Bayard. Notre composition ? La CDML se compose de membres de droit, d’un conseil des sages et de membres représentant les différents secteurs géographiques du diocèse et les diverses compétences musicales. Il est important que chaque secteur du diocèse ait un acteur liturgique pour le représenter à la CDML et faire part des réalisations et des besoins de sa paroisse ou de son district. Nous intégrons aussi à notre équipe des membres experts qui sauront apporter leurs avis dans certaines situations. Membres de droit ■ Président : Mgr David Macaire ■ Délégué épiscopal pour la Liturgie Bureau diocésain ■ Délégué épiscopal pour la Musique Liturgique et l'Art sacré : P. Patrick-Alexis Phanor ■ Responsable diocésaine adjointe pour la Musique Liturgique et l’Art sacré : Sr Laurent (St Paul de Chartres) ■ Secrétaire de la commission : Lucie Montézume Equipe diocésaine ■ Guylaine Bertrand (Co-urbanisation de FdeF-Schœlcher) ■ Alexandra Relautte (Groupe de Louange) ■ Véronique René-Corail (Centre et début du Sud) ■ Geneviève Ventose (Nord Atlantique) ■ Yvonne Joseph (Bèlè Légliz) ■ Christophe Alain (Grand Sud) ■ Gérard Monstin (Nord Caraïbe ) ■ Gilles Ancèle (Organiste) Membres experts ■ Emmanuel Césaire (musique) ■ Fred Jean-Baptiste (producteur évènementiel) ■ Jean-Pierre Cadignan (Chanteur Lyrique – Carib’ Opera) Conseil des sages ■ Père Louis Élie ■ Sr Jeanne-de-Chantal La commission de musique liturgique ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 10

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Dimanche 22 mai 2016, grand concert spirituel organisé par le comité St Jean-Baptiste, à partir de 15 heures, à la salle des fêtes de Basse-Pointe. Avec la participation des chorales de Grand-Rivière, Macouba, Basse-Pointe, Lorrain, Carbet, Ducos ainsi que les 3 chorales de St-Christophe : Chœur d'Exodus, Chœur Exsultet et Auréole. Entrée gratuite. Avec le soutien de père Aurokiom de la paroisse de Balata et du père Lucianno de la paroisse de Schœlcher, la chorale l’Orchidée de Schœlcher , le groupe Laudate de Roseline Cyrille de Balata, le chœur à Pleine Voix de Trinité et la chorale La voix de l'Alliance de Schœlcher ont le plaisir de vous inviter au concert spirituel du dimanche 12 juin 2016, à 16h, à l’église du Sacré-Cœur de Balata. Une quête au profit de la chorale l’Orchidée sera faite pour leur projet de pèlerinage à Lourdes, prévu en août 2016. Des CD de l’Orchidée seront en vente ce jour-là - Venez nombreux ! Grand concert spirituel à Basse-Pointe Concert église de Balata COMMUNIQUÉS Dans notre prochain numéro, nous vous ferons les comptes rendus de la rencontre des chefs de chœurs et responsables de groupes de louange qui s’est déroulée le 19 février dernier en présence de Mgr Macaire, et qui a été l’occasion de présenter et de mettre en application dans tout le diocèse « le coutumier » des chorales et groupes de louange concernant leur participation lors des Eucharisties. Nous présenterons aussi ultérieurement la jeune «association pour le rayonnement des orgues à la Martinique» à qui Mgr Macaire, en lien avec la CDML, a confié la mission de conseil pour l’achat et le suivi de l’entretien des orgues à la Martinique, et la mise en place d’une école d’orgue pour la formation des organistes. Ps : La CDML vous informe que le Jubilé des tous les acteurs du chant du diocèse initialement prévu le 28 mai 2016, est reporté au samedi 24 septembre 2016. Père Patrick-Alexis Phanor, Délégué épiscopal ■ Délégué épiscopal : M. l’Abbé Patrick-Alexis Phanor 1, rue l’Abbé Lecornu 97200 Fort-de France Tél. 03 46 45 96 06 Mail : patrick.phanor 972 @icloud.com Bureau diocésain : Responsable diocésaine adjointe : Sr Laurent (Noviciat des Sœurs de St Paul de Chartres). Secrétaire : Lucie Montézume : cdmlcdml 9720097200 @gmail.com@gmail.com Contact MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € • SAINT FRANÇOIS DE SALES , UN MAÎTRE POUR NOTRE TEMPS • VISITE PASTORALE DE MGR MACAIRE À LA PAROISSE DE TRINITÉ • EGLISE JUBILAIRE DU DIOCÈSE CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION DE SAINT-PIERRE N° 515 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 17 janvier 2016 Le Plein de force, d’amour… et de miséricorde Noël : quand Dieu s’incarne N° 513 REVUE DIOCÉSAINE — BIMENSUEL — 2,00 € — 20 décembre 2015 Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE • VISITE PASTORALE DE MGR MACAIRE À LA PAROISSE DE TRINITÉ • EGLISE JUBILAIRE DU DIOCÈSE CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION DE SAINT-PIERRE Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Oui, je m’abonne ! ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 11

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L ’évêque, comme il fait pour chaque visite pastorale, a rencontré les forces vives de la paroisse, instruit les jeunes qui se préparent à la confirmation, visiter les malades. Par ses rencontres avec les marins pêcheurs et la municipalité, il s’est imprégné des réalités sociales et économiques de la commune. Grand-Rivière, la belle, gardera en mémoire cette rencontre avec l’envoyé du Seigneur, et le message de joie qu'il lui a été laissé le 1 er mai, à l’Eucharistie, ne sera pas oublié. ■ Les 26,  27 avril  et  le 1 er mai 2016, l\bévêque est venu à la rencontre des paroissiens  de Grand-Rivière, dans le cadre de ses activités pastorales. Petite commune, du  point de vue de la population, mais grande par le cœur. C\best dans ce petit ‘\bparadis\b\b  situé entre mer et montagne que Mgr David a été accueilli par les paroissiens et  les  prêtres,  devant  la  belle  petite  église  communale.  Comme  le  lieu  s\by  prêtait,  des prières ont été élevées vers le Seigneur pour lu\»i confier la visite pastorale.  Visite pastorale de Mgr Macaire à Grand- Rivière Quid de la Paroisse ? Vicaire : Père Gilles Aïzo Fête patronale : Sainte Catherine d’Alexandrie, le 25 novembre Secrétariat : Assuré par le prêtre Liturgie : 15 servants d’autel, ministres de la parole, 2 chorales (Chœur Sainte Catherine et Source Nouvelle), 2 sacristains Mouvement : Les équipes du Rosaire Conseil pastoral : 12 personnes Finances : 1 comptable pour 3 paroisses du Grand-Nord, et deux personnes chargées de compter les quêtes. Catéchisme : 4 catéchistes et une animatrice de cheminement : 1ère année (3 enfants) ; 3 ème année (6 enfants) ; 4 ème année (7 enfants) ; 5ème année (4 enfants) ; 1 ère année de cheminement (8 jeunes) ; 2e année de cheminement (4 jeunes). ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 12 VIE DU DIOCÈSE

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C es interrogations ont été à l’origine d’une réflexion soutenue du mouvement sur la façon d’apporter un véritable «Service après-vente» à l’issue des sessions, et ainsi continuer à nourrir l’enthousiasme et l’ouverture de cœur observés chez la plupart des couples à l’issue de la session de préparation au mariage. Le fruit de cette réflexion est un nouveau temps fort intitulé : Les samedis de l’ACPM, Le rendez-vous des couples qui veulent réussir leur mariage. Ces rencontres seront proposées à raison de 4 à 5 samedis après- midi par an. Elles sont ouvertes à tous les couples qui le souhaitent, qu’ils soient fiancés, mariés, ou en réflexion vers un projet de mariage. Elles permettront à chacun de rencontrer d’autres couples chrétiens, partager son vécu autour de thèmes touchant à la vie de couple et de famille, de découvrir le plan merveilleux de Dieu sur l’homme et la femme, et d’obtenir l’éclairage de l’Eglise sur les questions et problèmes rencontrés dans la vie quotidienne. La première rencontre de ce nouveau temps a eu lieu le samedi 16 avril dernier, au couvent de Cluny. Comme une confirmation des attentes déjà exprimées, nous avons eu la joie d’accueillir 42 couples. Au programme de l’après-midi : chants, témoignages, carrefours de réflexion sur le thème du jour, enseignement du père Dominique sur les grâces du sacrement de mariage, et relecture. Le thème choisi pour cette première rencontre nous a plongés tout de suite dans l’essentiel : Comment utiliser les grâces du sacrement de mariage pour réussir notre vie de couple et de famille ? Que ce soit le témoignage, l’enseignement, ou les carrefours, la démarche se voulait concrète : Quelles sont les grâces que nous recevons à l’occasion du mariage ? Comment pouvons-nous les utiliser pour traverser les difficultés et faire grandir l’Amour ? Le témoignage de Jean-Claude et Jacqueline, touchant de vérité, parlait d’un chemin de découverte de l’Amour à la manière du Christ, à travers la vie d’un couple marié, faite de moments heureux, mais aussi d’épreuves difficiles. Nombreux sommes-nous à nous être reconnus dans ces moments de doute et d’espérance. L’enseignement du père Dominique a mis en avant l’importance de l’engagement, qui nécessite de renoncer à quelque chose, pour construire quelque chose de plus grand. Il faut donc accepter de perdre quelque chose, mais pour Nombreux sont les fiancés qui, à la fin de leur session de préparation au mariage,  nous  ont  déjà  interpellé  :  La  session  était  trop  courte  !  Comment  faire  pour  poursuivre ce cheminement jusqu\bau mariage ?…  Ou encore : Qu\best-ce que l\bACPM  peut nous proposer pour que tout ce que nous avons vécu pendant 5 semaines ne s\barrête pas là, mais puis\»se nous accompagner même après notre mariage ?   Les samedis de l’ACPM, Le rendez-vous des cou\bles qui veulent réussir leur mariage ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 13

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VIE DU DIOCÈSE gagner encore plus. Pour atteindre l’objectif du mariage, c'est-à-dire la sanctification, l’engagement ne doit pas être celui d’un instant, mais il doit être renouvelé chaque jour. Il devient alors don de soi. Un temps de carrefour, en couples dissociés a permis de réfléchir à 3 questions essentielles : Que signifie aimer à la manière du christ ? Comment puis-je m’appuyer sur les grâces du sacrement de mariage pour y arriver ? Quelles difficultés je rencontre pour manifester mon amour à mon conjoint ou fiancé(e) ? Les échanges qui en ont résulté ont montré que l’amour à la manière du Christ est exigeant. Il demande de renoncer à soi-même (agonie douloureuse), pour le bien du conjoint et de la famille ; il demande de donner gratuitement, sans calcul, et de pardonner toutes les blessures que peut nous infliger l’autre. Paradoxalement, plus nous acceptons ce chemin difficile du dépouillement et de l’humilité, plus nous sentons une joie profonde grandir en nous. Le Seigneur ne nous l’avait-il pas déjà annoncé ? Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir (Ac 20, 35). Mais ne nous y trompons pas, cet amour «agapè» dépasse les capacités de l’être humain, et chaque participant a pu dire les difficultés qu’il rencontre pour exprimer son amour à son conjoint. A l’image de St Paul, nous faisons souvent le mal que nous ne voulons pas faire et ne faisons pas le bien que nous voudrions (Rom 7, 19). Pour dépasser notre nature humaine, nous avons besoin d’une aide, celle de Dieu qui vient, dans la prière, suppléer à nos manques. Ainsi ce n’est plus nous qui aimons, mais c’est Dieu qui aime à travers nous. De même, ce n’est plus seulement le conjoint que nous aimons mais Dieu que nous aimons à travers le conjoint. Voilà donc le vrai secret de la réussite de l’amour conjugal, vrai et désintéressé. Et c’est par la prière et les sacrements que nous devenons progressivement capables d’épouser cette manière d’aimer du Christ. Le temps de couple qui a suivi aurait pu s’appeler : Travaux pratiques de l’engagement. Il s’agissait pour chacun, de s’engager, par écrit, sur une action concrète pour mieux témoigner son amour à son conjoint ou fiancé(e). Que de sourires sur les visages au sortir de cet exercice ! A travers les différents temps de l’après-midi, chacun a pu construire sa feuille de route pour mieux accueillir les grâces versées par Dieu lors du sacrement de mariage, et mieux manifester son amour à son conjoint ou fiancé(e). L’après-midi s’est achevée autour d’un pot, avec une question : A quand la prochaine rencontre ? Rendez- vous est pris pour le samedi 11 juin prochain, autour d’un thème qui sera communiqué prochainement sur Radio Saint Louis, le site du diocèse, Eglise en Martinique, et la page facebook de l’ACPM Martinique. En quittant cette rencontre, une prière habitait mon cœur : «Seigneur béni tous ces couples qui ont un désir sincère de suivre la route que tu as tracée, celle de l’amour qui se donne simplement sans calcul, sans retenu. Ne Permets pas qu’une seule de ces familles ne se perde en chemin. Seigneur, fait que ces rencontres soient des temps qui te glorifient et construisent des familles sur lesquelles tu pourras t’appuyer pour transformer notre monde à ton image». ■ Quelques témoignages… Christelle et Willy L’échange des fiches d’engagement a été fruc- tueux car il nous a permis de dépasser certaines incompréhensions. Jennifer et Nil Natacha et Jean-Charles Après 9 ans de mariage, cette rencontre est comme une «piqûre de rappel», qui nous permet de renouveler, en conscience, l’engagement que nous avions pris. Pour nous qui ne sommes pas encore mariés, cette rencontre a été très riche. Nous avons mieux compris le sens de l’engagement que nous allons prendre. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 14

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Agenda de l’Archevêque Dimanche 22 mai : - 9h30 : Confirmation à la paroisse de Trinité - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis (Spécial "22 Mé" : fin de la neuvaine pour la guérison des blessures de l’esclavage) Mardi 24 mai : - Conseil presbytéral - Conférence des Tutelles de l’Enseignement catholique Mercredi 25 mai : - 9h-12h : Confessions à la chapelle du Christ-Roi - Rencontre des confirmands de De Briant et du Séminaire-Collège - 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 26 mai : - Visite pastorale du RSMA - Cours de théologie spirituelle Samedi 28 mai : - 9h : Confirmation à la paroisse du Robert - 18h : Confirmation à la paroisse de Régale Dimanche 29 mai - 9h30 : Eucharistie dominicale à la chapelle militaire de Desaix - 14h : Procession de la Fête-Dieu à Saint-Pierre - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis Lundi 30 mai : Rencontre à l’évêché avec les confirmands des Terres-Sainville Mardi 31 mai : - Conseil épiscopal - 18h30 : Messe de la fête patronale de la paroisse de Coridon Mercredi 1 er juin : - 9h-12h : Confessions à la chapelle du Christ-Roi - Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Saint-Christophe - 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 2 juin : - 11h : Messe à la Maison de la Femme, de la Mère et de l'Enfant (MFME) Vendredi 3 juin : Solennité du Sacré-Cœur - 10h : Messe pontificale au Sacré-Cœur de Balata Samedi 4 juin : - 10h : Confirmation à la paroisse de Saint-Christophe - 18h : Confirmation à la paroisse de De Briant (De Briant + Séminaire-Collège) Dimanche 5 juin : - 8h : Confirmation à la paroisse des Terres-Sainville - 10h30 : Confirmation à la paroisse de Sainte-Thérèse - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 15

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En route pour les JMJ avec Esther, JMJiste ! JMJ local, juillet 2013 Du 26 au 31 juillet 2016, des jeunes du monde entier se rendront  à Cracovie pour vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse. En  Martinique aussi, plusieurs dizaines de jeunes se préparent pour  cet évènement.  Eglise en Martinique  est allée à la rencontre d\bune JMJiste qui explique  comment elle prépare ce rendez-vous de la foi. EEM : Qui es-tu ? Je m’appelle Esther Grillon, j’ai 23 ans et je me prépare à passer le BTS Economie Sociale et Familiale dans quelques jours. Mon parcours de foi a été ponctué par les différentes étapes comme le baptême, la première communion et la profession de foi. Je suis animatrice de cheminement, animatrice de baptême des bébés et responsable de la pastorale des jeunes de mon secteur de quartier, dans la paroisse Saint-Laurent du Lamentin. Je vis ma foi au quotidien d’une manière assez personnelle, c’est-à-dire, en prenant de petites décisions qui ne sont pas si faciles à tenir, de petits gestes de sainteté humbles et discrets, comme par exemple, décider de ne pas dire du mal des autres ; décider de me donner de mon mieux en cours. Cela peut se traduire encore dans la façon dont je parle, dont je m'habille, dont je me comporte, dont je travaille… EEM : Comment vis-tu les sacrements ? Es-tu confirmée ? Oui je suis confirmée. Je vis les sacrements en allant à la messe (ce qui me permet de me ressourcer spirituellement et d’approfondir ma foi), mais également en m’engageant sur ma paroisse. Je veux être un soldat du Christ, être un témoin vivant de ses grâces et ses bienfaits. Par mon baptême je suis devenue enfant de Dieu, et par ma confirmation, j’ai renouvelé ce Oui, cette promesse, cet engagement. EEM : Pour toi, c’est quoi les JMJ ? Les JMJ sont d'abord une invitation du Pape faite aux jeunes de se retrouver pour prendre leur place dans l’Eglise. C’est aussi l’occasion de se réunir avec d’autres jeunes, de différentes cultures et de louer le Seigneur ensemble. EEM : Es-tu déjà allée aux JMJ ? Non, c’est la première fois. EEM : Pourquoi pars-tu aux JMJ ? Je pars rencontrer d’autres jeunes qui ont les mêmes intérêts et les mêmes passions, mais je pars aussi dans le but de faire une expérience spirituelle plus profonde, et aller plus loin dans ma foi. EEM : Cette année, les JMJ ont pour thème la Miséricorde. Ça signifie quoi pour toi ? Pour moi, la miséricorde me renvoie à une image : celle de Dieu qui nous aime et qui nous ouvre son cœur. Miséricorde veut dire «avoir son cœur auprès des pauvres». Nous sommes les pauvres. Car être croyant, c’est être dans la pauvreté face à Dieu qui nous manifeste sa tendresse et pardonne nos manquements. Etre croyant, c’est aussi être miséricordieux, c’est notre mission au quotidien. EEM : Quel est ton état d’esprit à quelques mois du départ ? Je suis plutôt impatiente d’y être, et j’ai une légère crainte probablement due à la peur de l’inconnu. Mais j’ai confiance en la Parole de Dieu. Ne plus écouter la voix de la peur, mais celle de l’amour, c’est ce que le Christ nous dit dans les Evangiles. EEM : Quels bénéfices personnels espères-tu tirer de ces JMJ ? En apprendre plus sur moi-même. Prendre du temps pour réfléchir à ma vocation de baptisée et sur qui je suis appelée à être dans ma vie présente et future. J’aimerais avoir l’opportunité de soutenir et encourager les autres dans les moments difficiles. Etre présente pour mes frères et sœurs en Christ. ■ PASTORALE DES JEUNES ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 16

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C ependant, en France, le 10 mai, c’est la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Cette journée nationale a été choisie sur proposition du Comité pour la mémoire de l’esclavage (rapport 2005). Selon Myriam Cottias, historienne spécialiste de l'histoire de l'esclavage dans les Caraïbes, présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, il s'agit d'une Journée pour honorer le souvenir des esclaves et commémorer l'abolition de l'esclavage. La date choisie est celle de l'adoption d'une loi importante : En 2001, la France a reconnu que la traite et l'esclavage dans l'Océan atlantique et l'Océan indien étaient un crime contre l'humanité. C'est aujourd'hui le seul pays à avoir reconnu que les faits commis pendant cette période de l'histoire constituaient un crime contre l'humanité. Ainsi, à la date du 10 mai, une cérémonie officielle a lieu à Paris, au jardin du Luxembourg, pour se recueillir à la mémoire des esclaves et des personnes qui se sont battues pour faire interdire l'esclavage. «Le travail de mémoire et d'histoire rend hommage aux esclaves, mais cela va plus loin. Parler de l'esclavage permet de prendre conscience du problème et de faire que notre pays se batte pour son abolition, là où malheureusement l'esclavage existe encore aujourd'hui. Cela permet aussi de réaffirmer une égalité de traitement entre tous les habitants de France et des Outre-mer. Et cette égalité entre citoyens construit notre démocratie» (M. Cottias). Le Memorial ACTe Souvenons-nous qu’en Guadeloupe, le 10 mai 2015, François Hollande inaugurait le Memorial ACTe, en présence des chefs d’Etat du Sénégal, du Mali et de Haïti, ainsi que d’une quinzaine de ministres caribéens. Ce Centre caraïbéen d'expressions et de mémoire de la traite et de l'esclavage est un espace conçu pour être le plus important au monde consacré au souvenir de la traite négrière et de l’esclavage. L’exposition permanente du Mémorial ACTe ne se concentre pas que sur l’histoire qui intéresse en premier lieu les Guadeloupéens et les Caribéens (l’esclavage et la traite négrière transatlantique). L’histoire de l’esclavage est abordée dans sa globalité, de l’Antiquité à nos jours. L’exposition met l’accent sur l’histoire des esclaves en proposant de suivre leurs itinéraires. Les visiteurs passent par les cales virtuelles d’un bateau. Ils en ressortent éblouis par un torrent de lumière, à la manière des esclaves africains débarquant sur les plages des Caraïbes. Le Mémorial rend hommage aux héros de la résistance à l’esclavage, au marronnage et aux différentes formes d’insoumission. ■ L'histoire de l'esclavage et de son abolition est complexe. Elle a eu lieu sur différents  territoires  et  à  différents  moments.  Dans  les  territoires  d'Outre-mer,  les  journées  célébrant la fin de l'esclavage sont fériées : le 27 avril à Mayotte, le 22 mai en Martinique,  le 27 mai en Guadel\»oupe, le 10 juin en Guyane, et le 10 décembre à la Réunion. Commémoration de l'abolition de l'esclavage DOSSIER Vous avez dit... Esclavage ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 17

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Vous avez dit... Esclavage ? DOSSIER Dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde, et à l\boccasion du 22 mai, jour de la commémoration  de l\besclavage à la Martinique, Mgr Macaire a proposé une neuvaine pour la guérison des  blessures de l\besclavage (ci-dessous). Il nous explique également les raisons. Psaume 85 (84) - Gloire au Père - Notre Père Seigneur ! Le 22 Mai nous commémorons la fin de l’esclavage et de \ la traite négrière aux Antilles. Les conséquences de ce drame et des crimes commis sont encore sensibles dans ce monde où\ tu nous envoies bâtir avec tous la Civilisation de l’Amour. Elles entravent l’évangélisation et la vraie libération de\ notre société. Toi qui as permis la réconciliation des peuples moins de cinquante ans\ après les guerres mondiales du XX e siècle et les crimes contre l’humanité perpétrés entre eux, donne a\ ux peuples des Antilles et de la Guyane la grâce de l’Unité dans la Vérité. En ce Jubilé de la Miséricorde, alors que de nombreuses personnes \ issues des différentes composantes de la société antillaise appellent à une réconciliation réparat\ rice, nous nous tournons vers Toi : que la Justice et la Paix s’embrassent, que l’Amour et la Vérité se rencontrent s\ ur notre terre et dans nos cœurs, et qu’ainsi la Grâce surabonde là où le péché a abondé (Rm 5,20). Par l’intercession des saints Onésime et Philémon, esclave et m\ aître, devenus des «frères très chers dans le Seigneur» (Phil 1,16,) qu’aucun Antillais quelle que soit son origine ou la couleur de sa peau, ne de\ meure esclave d’aucune haine, ni d’aucune injustice. AMEN ! Notre Dame de la Délivrande : Priez pour nous. (3 fois) M onseigneur, pourquoi avez- vous souhaité proposer cette neuvaine de prière pour «la guérison des blessures de l’esclavage » ? Mgr David Macaire : Pour plusieurs raisons : Tout d'abord, c’est le grand Jubilé de la Miséricorde, voulu par le Pape François. Les gens sont contents ! J’ai appelé, et cela a eu beaucoup d’échos, à une grande et vraie réconciliation des différentes composantes de notre société. On ne pouvait passer à côté de ce « 22 Mé » là ! Ensuite, dès mon arrivée, j’ai senti, peut-être grâce au recul que m’ont donné mes années de mission dans l’hexagone, que le sujet n’était pas clos chez nous. Plus positivement, j’ai eu l’impression que le moment était venu d’aborder ce thème sous l’angle de la réconciliation. Enfin, je ne suis pas le seul à avoir « senti » ce moment. Alors qu’on s’apprête à célébrer ce 22 mai, la question de la guérison des blessures est évoquée de plus en plus, sous différents angles. Pourquoi l’Eglise s’intéresse-t-elle à ce sujet ? Mgr David Macaire : Mais l’Eglise s’est toujours intéressée au sujet ! Et bien avant l’époque contemporaine. Il y a eu des chrétiens propriétaires d’esclaves, mais jamais les papes n’ont officiellement autorisé et justifié l’esclavage. Pendant et après l’esclavage, les Eglises chrétiennes de tout le continent américain ont été quasiment les seules institutions à prendre en charge, éduquer, soigner, émanciper les esclaves et leurs descendants. C’est pour cela que les peuples ont fait corps avec leurs Eglises. Combien de religieux et de religieuses ont donné leur vie pour cela !? J’en ai moi-même connu. Je trouve d’ailleurs dommage que l’on ignore, dans l’Histoire officielle, le courant anti-esclavagiste qui a existé dans l’Eglise tout au long de la traite négrière, c’est-à-dire dès le début. Et qui a porté des fruits. En 2012, en publiant la biographie du père Gaston Jean- Michel, avec l’historien Gilles Danroc (op), nous avons tenu à faire mémoire des hommes et des femmes d’Eglise qui ont su se montrer « anti système», au prix d’âpres combats, parfois au prix de leur vie. Et maintenant ? Mgr David Macaire : Le sujet reste important. En tant que chrétiens, nous devons nourrir la réflexion. En effet, l’idée de se relever des ténèbres est au centre du message de la Révélation Chrétienne. On peut même dire que le pardon dans la justice et la vérité est le fondement de l’Evangile de Jésus. C’est donc un enjeu majeur pour notre mission évangélisatrice : pour construire la Civilisation de l’Amour aux Antilles, Neuvaine de prière pour la Guérison des blessures de l’esclavage ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 18

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l’Eglise ne peut ignorer la question de l’esclavage ; au contraire, elle doit être partie prenante du travail sur ce thème. De plus, le sujet reste, malheu- reusement, très actuel. Il nous faut nous lier avec toutes les forces de l'humanité qui luttent pour une libération de toutes les formes d’esclavages qui persistent. A ce titre, la conférence mondiale organisée en 2001 par l'ONU à Durban en Afrique du Sud reste un modèle de réconciliation non violente. Justement, vous appelez dans la prière de la neuvaine à une « réconciliation réparatrice ». Qu’entendez-vous par là ? Mgr David Macaire : Cela signifie qu’il ne faut pas chercher une réconciliation « facile », une tape dans le dos qui s’affranchirait d’un véritable geste réparateur. Le pardon déjà acquis par le sacrifice de Jésus sur la Croix ne nous dispense pas d'un certain effort, d'un examen de conscience communautaire, qui nous pousse, nous aussi, à faire la vérité et à rétablir la justice. Par contre, il y a une façon simpliste, voire raciste, de poser le problème, qui ne peut qu’augmenter les haines et stigmatiser une partie du peuple. Cela me semble être une erreur et une faute : une erreur (un raccourci) historique et une faute morale. On ne doit rien ignorer de l'enchevêtrement des dominations et des mépris accumulés dans notre histoire. Mais à la violence de l'esclavage, on ne saurait répondre par une quelconque violence, faite de haine, d’exaction ou de vengeance. Au nom de l’Evangile, je m’oppose à tout germe supplémentaire de division dans notre société. La méthode spirituelle que j’ai proposée pour ce Jubilé de la Miséricorde est la suivante : « que chacun parcourt ce chemin spirituel qui consiste à détacher les yeux de son cœur de sa propre blessure pour considérer la fracture de l’autre. Un chemin qui signifie concrètement de consentir à ne pas recuire indéfiniment sa propre souffrance » (Eglise en Martinique N°512, Déc 2015). Chacun devrait faire ce chemin. Concrètement, que faut-il faire selon vous ? Mgr David Macaire : La prière sera un moyen puissant de la Justice et de la Vérité, en lien avec les gestes privés, les œuvres et les actions publiques concertées. Pour obtenir la Paix, il nous faudra poursuivre un travail historique non partisan, se méfier de tout révisionnisme et de toute lecture idéologique de l’Histoire. De plus, cette problématique, si elle s’exprime aujourd’hui en des termes nouveaux, n’est pas nouvelle. Des actes ont déjà été posés. Il convient donc d’analyser honnêtement ce qui a été fait et ce qui reste à faire. Il y a des collectifs et des associations qui prennent des initiatives d’envergure. Il y a surtout, et c’est peut-être le plus important, des milliers de petites initiatives quotidiennes qui, sans être spectaculaires et médiatiques, témoignent de la volonté des gens de se rapprocher, de construire des projets communs et de partager une vision positive de l’avenir. Tout cela me semble aller dans le bon sens. La Loi Taubira a défini l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Cela veut-il dire qu’il s’agit d’une faute irréparable ? Qu’il n’y a pas de solutions ? Mgr David Macaire : Nous ne sommes quand même pas le premier peuple à devoir vivre après un tel crime ! L’exemple à ne pas suivre est celui de l’après-guerre de 1914-1918. La mauvaise gestion de la mémoire souffrante de la France et de l'Allemagne a directement produit la guerre de 1939-1945. Des millions de morts dans le cycle de la vengeance. Il a fallu des initiatives comme les rencontres de jeunes Français et Allemands à Taizé, des gestes politiques et la construction de l’Europe par des hommes politiques chrétiens pour sortir de l'esclavage moderne, celui de la haine… En tout cas, Loi ou pas loi, la traite négrière est une faute irréparable en soi : on ne pourra pas retourner en arrière. Il nous faut aller de l’avant. C’est précisément ce pourquoi j’appelle à une réconciliation réparatrice. La dimension réparatrice est nécessaire car un mal réel a été fait aux esclaves avec des conséquences visibles pour tous aujourd'hui encore : les fractures sociales, la pauvreté, les complexes raciaux ou les dégâts moraux et spirituels dans les âmes de tous.On ne peut pas dire que rien n’a été fait jusqu’à aujourd’hui, mais des politiques volontaristes doivent encore s’engager, non par bienfaisance mais en justice, pour aider à compenser au mieux les dégâts bien réels de l’esclavage. Il ne m’appartient pas de discuter ou même de proposer les modalités pratiques (soutien de projets, aide au développement, mémoriaux, musées, etc.), mais c’est en raison de ces éléments concrets que la réconciliation sera réparatrice. Cela dit, la dimension réconciliatrice est plus importante : les projets ont essentiellement une visée spirituelle et morale. N'oublions pas ce que nous redit avec insistance un philosophe croyant, Paul Ricœur : Ma liberté veut que l'autre soit libre. Une liberté qui aime l’autre, rien à voir avec la médiocre liberté de choix de l’hyper- libéralisme qui ne crée que de l'égoïsme. C’est pour cela que, sans gestes et paroles de réconciliation, il n’y aura jamais de réelle unité. Et j’ose dire qu’il n’y aura ni justice ni paix, sans la foi en Jésus Christ qui nous demande d'aimer comme Il nous a aimés, de dépasser nos blessures, de nous aimer jusqu'à la Croix pour ressusciter dès cette vie par un amour plus fort que la mort : « Sur la Croix, dit saint Paul, Il a tué la haine et détruit le mur qui séparait les deux peuples » (Ep 2, 14-15). Je suis persuadé que cette prophétie s’adresse aussi à nos peuples. ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 19

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524-Témoignages du dossier POINT DE VUE P ar exemple, faut-il induire le rôle de l’église catholique dans l’esclavage, à partir des instructions du Code Noir comme cela se fait habituellement ? Le discours polémique se contente d’exploiter l’objectif affiché de cet Edit royal de mars 1685, qui est «de maintenir la discipline de l’Eglise catholique, apostolique et romaine» dans les colonies, là où l’analyse historique fait ressortir la volonté des rois de l’époque de se comporter en chefs religieux. Le pouvoir absolu de Louis XIV ne s’arrêtait pas aux évidentes incohérences théologiques : l’esclave est déclaré «bien meuble» en même temps qu’il est ordonné de le baptiser… mais pas comme personne libre ! La doctrine de l’église ne reconnaît qu’une seule condition pour ordonner le baptême des personnes qui le demandent, et qui ont été éclairées sur la signification de ce sacrement : que celles-ci aient la foi, quel que soit leur statut ! On peut mettre en rapport les indicateurs de pratique religieuse des esclaves : faible taux de nuptialité, manque d’assiduité à la messe, pour conclure hâtivement à un échec de l’évangélisation. D’autant plus que les documents officiels, codes, décrets ordonnances, arrêtés… livrent la conception qu’avaient les autorités d’une «bonne» gestion coloniale : obligation de respecter le dimanche, de donner une instruction religieuse aux esclaves, interdiction du concubinage entre maîtres et esclaves, autant de prescriptions adressées au gouverneur, aux maîtres et aux prêtres. Mais, ces derniers avaient-ils les moyens de les faire appliquer quand on sait que le pouvoir est certes détenu par le gouverneur, mais que les esclaves appartiennent aux maîtres ? L’homme de foi, Père Bernard David, souligne l’empressement des mères esclaves à faire baptiser leurs enfants, à partir de l’analyse des registres paroissiaux (Annales de la Martinique, Bulletin de la Société d’histoire de la Martinique). C’est qu’à partir du même corpus de documents d’archives, l’interprétation qui conduit à l’écrit historique dépend de la position sociale et institutionnelle de celui qui écrit, de même que de sa position vis-à-vis de l’Eglise. Dans tous les cas, la vigilance épistémologique nous impose à nous poser des questions : qui parle ? Dans quel but ? Comment le discours est-il diffusé (débats entre spécialistes, conférences publiques, émissions télévisées, enseignement…) ? Connaître les pratiques religieuses, de l’extérieur, à partir des sources, permet-il de cerner la foi des esclaves ? Paul Veyne nous offre une réponse en comparant l’histoire à un palais : «ce palais est pour nous un véritable labyrinthe ; la science nous donne des formules bien construites qui nous permettent de trouver les issues mais qui ne nous livrent pas le plan des lieux». (Comment on écrit l’histoire, Paul Veyne, Editions du Seuil, p.179). La foi, expérience intérieure, est une rencontre intime et immédiate avec Dieu. C’est la foi qui révolutionne le temps vécu de l’esclave en installant dans sa conscience un lieu habité par Dieu. Lieu réel qu’est l’église où il est reçu comme chrétien, par son baptême, avec un nom choisi par ses parents et ses proches, et non imposé par le maître. Lieu sublime qui lui ouvre une perspective historique au-delà de la laideur du quotidien. Cette révélation lui permet de saisir la portée du message chrétien, en dépit du caractère lapidaire du catéchisme, comme le montre la lettre anonyme du 28 août 1789, adressée aux autorités au nom des esclaves qui revendiquent leur liberté dans la foulée de la Révolution de 1789 : «Est-ce que le Bon Dieu a créé quelqu’un esclave ? Le ciel et la terre appartiennent au Seigneur Dieu ainsi que tout ce qu’il renferme…». D’où l’importance de cet enseignement comme l’affirme ce pasteur noir, pourtant peu complaisant à l’égard de l’action de l’Eglise catholique : «Il est juste de dire que l’enseignement religieux, loin de revendiquer à lui seul la prise de conscience des esclaves noirs, a servi de catalyseur dans la quête de la dignité et la recherche de l’égalité entre maître et esclave…» (Roger Buangi Puati, Christianisme et traite des noirs, p.236, Ed. Saint- Augustin, 2009). Après 1848, la société reste aussi inégalitaire, mais les nouveaux libres peuvent pratiquer leur religion. L’action évangélisatrice se poursuit dans un cadre plus cohérent avec l’installation de l’évêché en 1851. Il a fallu construire de nouvelles églises et agrandir les anciennes ! Le rôle de l’évangélisation est fondamental dans la genèse de la communauté antillaise : elle a fourni le cadre et les moyens (liturgie et catéchisme) permettant de mettre les idées les plus profondes à la portée de tous, très tôt. La foi, selon Saint Paul, n’est-elle pas «une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaitre des réalités qu’on ne voit pas » ? (Hbx. 11,1). Yvette Farraudière ■ Dans nos sociétés issues de l\besclavage et de la colonisation, l\bœuvre évangélisatrice  de l\bEglise fait débat. Les disc\»ours sont variés. Evangélisation et Esclavage Vous avez dit... Esclavage ? Evangélisation et EsclavageEvangélisation et Esclavage DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 20

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524- Témoignages du dossier 524- Témoignages du dossier 524- Témoignages du dossier Quelques témoignages recueillis sur la page Facebook de père Olivier- Marie Lucenay De quoi (ou de qui)  es-tu l’esclave ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 21

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 22 E n ce samedi 7 Mai, quelques minutes avant une messe de confirmation en l’église St Pierre St Paul, à Pointe-à-Pitre, j’ai appris la mort du frère Alain Carron, ami de longue date (nous avons fait connaissance en 1978). Il était venu souvent ici en Guadeloupe, lors de grands évènements : ordination épiscopale de Mgr Cabo en 1983 et 15 0 ème anniversaire du diocèse de Basse-Terre en novembre 2000. Ce texte veut simplement rappeler son action dans la communication en France et en Outre-Mer pendant plus de 30 années. Il veut aussi raviver les souvenirs de ce frère dans cette longue complicité amicale à la radio et à la télévision et au service de l’Eglise. Premier souvenir, celui du jour où nous avons fait connaissance. C’était à Lourdes, en Octobre 1978. Il venait d’être nommé responsable des émissions TV Outre-mer à FR3, succédant au père Declercq, Dominicain comme lui. J’étais alors chargé de la communication dans le diocèse de Nouméa. De suite, nous avons sympathisé nous promettant de travailler ensemble pour annoncer l’Evangile «par-dessus les toits» grâce à la radio et à la télévision. Début d’une collaboration fructueuse à 20 000 km de distance, puisqu’il travaillait à Paris et j’étais alors en Nouvelle- Calédonie. Que d’émissions réalisées ensemble ! Notamment l’évènement de la profession solennelle d’une carmélite calédonienne au couvent de Montmartre, ou encore une émission avec des jeunes à Païta, au cœur des «évènements» en Nouvelle-Calédonie en 1985. A mon retour à Paris en 1986, nous nous sommes retrouvés avec bonheur, et nous nous rencontrions régulièrement au 222 rue du Faubourg St Honoré, à l’Institut Catholique ou à St Ferdinand des Ternes. En 1987, tout en continuant à travailler pour les émissions en Outre- mer, il est nommé producteur à Radio France, chargé de la messe de France Culture, et de la retransmission des conférences de Carême à Notre-Dame de Paris. Que de messes radiodiffusées ensemble à St Ferdinand des Ternes ou dans le Val d’Oise ! En 1997, notre travail en commun culmine avec les JMJ de Paris. Par son dynamisme, il mobilise les équipes de RFO pour «couvrir» l’évènement et notamment les nombreux groupes de jeunes venant des Antilles, de l’Océan Indien et de l’Océan Pacifique. Je le revois heureux de dire à la face du monde cette présence des Ultra- marins, partout dans la capitale ou au «podium des iles» aux Champs Elysées. Nous nous étions aussi retrouvés là-bas en Océanie pour les ordinations épiscopales, en 1997, à Port Vila au Vanuatu, et l’année suivante à Papeete pour l’ordination de Mgr Hubert Coppenrath. Puis, l’âge arrivant, à 70 ans, il faut passer le relais. Jeune extérieurement et enthousiaste naturellement, il aurait bien continué encore. Il quitte successivement RFO et donc l’Outre- mer en 2001, puis France Culture en 2007. Mais il laisse un grand souvenir auprès des professionnels des médias, tant à France Culture qu’à RFO. Beaucoup se souviennent de ce Dominicain enthousiaste et cultivé. Il ne peut s’arrêter dans l’annonce de la Parole. Il se consacre donc à un ministère d’accueil, de rencontres tout en œuvrant aussi à Radio Notre Dame et à KTO. Sa voix chaude était appréciée. En 2009, il reçoit les insignes de chevalier de la légion d’honneur dans son couvent du 222. Pour conclure, deux souvenirs : le premier lié à la Guadeloupe. Lors de ma nomination en 2012, il m’a parlé longuement de cette île où il était venu souvent, notamment pour la grande célébration du 19 Novembre 2000, présidée par le cardinal Lustiger. Il m’avait raconté dans le détail ces journées de l’archevêque de Paris, «envoyé spécial du pape», la célébration au stade de Gourde Liane, les nombreuses rencontres. Il y a 18 mois, nous nous sommes retrouvés autour d’un repas amical, puis dans son bureau au couvent. Il avait évoqué ses origines bretonnes, sa famille, son enfance… sa vie dominicaine. Quelques mois plus tard, nous échangions une dernière fois à l’occasion du décès d’un ami commun, Roger Le Leizour, directeur des stations RFO en Nouvelle Calédonie et en Guadeloupe. En 2015, j’étais informé de son hospitalisation, début d’une longue agonie qui s’est achevée samedi 7 Mai 2016 . Coïncidence : lundi 2 Mai, au couvent dominicain de la rue St Jacques, avec ses frères, nous avons parlé de lui, pressentant que «c’était la fin». De même le lendemain, avec des amis communs, dont d’anciens responsables de RFO. Né en 1932, enfant, il avait dit son appel à un prêtre mort en déportation, le père Pierre de Porcaro. «C’est une figure qui marque une vie. Je me souviens de son sourire quand je lui ai confié mon désir d’être prêtre. Peu après il a été déporté à Dachau où il est mort en 1944.» Que notre cher frère Alain repose en paix. La prière de ses frères dominicains et la nôtre l’accompagnent. Mgr J-Y Riocreux, le 8 mai 2016 ■ En hommage au frère Alain Carron de la Carrière, op VERS LA VIEVERS LA VIE

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MEDIAS L e 19 janvier 1925 , au Gros-Morne (Martinique), naissait Vincianne, Paule Flériag. Le 4 avril de l’année en cours, elle reçoit le baptême et la confirmation lui sera conférée le 27 juin 1935 , dans la communauté paroissiale. Le 24 juillet 1954, Vincianne rentre dans la Congrégation des Sœurs de Saint Paul de Chartres pour répondre à l’appel du Seigneur : l’aimer et le servir dans les plus pauvres, particulièrement les malades avec lesquels elle sera vite mise en contact : Hôpital du Lamentin durant deux mois de stage (1956) ; Hôpital des Trois-Îlets comme aide-soignante ( 19 57 ). Le 28 août 19 55 , Vincianne Paule revêt l’Habit et est appelée désormais Sr Marie-Madeleine. Le 28 août 19 57 , Sr Marie-Madeleine prononcera ses Premiers Vœux puis les émettra définitivement le 28 août 1962. Infirmière, toute sa vie sera consacrée au chevet des malades, service qu’elle exerce avec passion, générosité, dans le don total d’elle- même, pour la plus grande gloire de Dieu. En septembre 2000, Sr Marie- Madeleine rentre définitivement à la Maison Provinciale et continue à se donner dans la vigne du Seigneur par la prière, et les menues tâches quotidiennes, avec allégresse. Après un court séjour à l’hôpital, Sr Marie-Madeleine regagne la Maison Provinciale où elle recommençait à manifester son sourire. Mais la maladie, sourdine, est là, rongeant ce qui lui reste de force. Et c’est alors qu’aux dernières heures de cette belle fête de l’Ascension, notre Seigneur vient rappeler à Lui, celle qui L’a aimé et servi de toute son âme et de toute sa force. Ma Sœur, tu étais une compagne pleine de vie, toujours de bonne humeur, aimant rigoler et passant ton temps à bénir Dieu pour tout, ainsi que chacune de tes sœurs. Le refrain du Benedictus était continuellement sur tes lèvres, en ce jour béni, nous osons le chanter pour toi, au Père des miséricordes, pour Lui rendre grâce pour toutes les merveilles qu’Il a accomplies à travers toi durant ta vie terrestre, afin que vienne son règne d’amour : «Béni soit le Seigneur d’Israël, béni soit son amour éternel, béni soit le Seigneur d’Israël !» Merci, Ma Sœur, pour ce que tu es pour Dieu et pour ce que tu es pour nous. Entre dans la joie de ton Maître et que ton âme repose dans la PAIX, la BEAUTE et la LUMIERE ! Entre ses mains nous te remettons. A Dieu ! Sœur Marie-Madeleine Flériag • 19 janvier 1925 – 6 mai 2016 humeur, aimant rigoler et passant ton temps à bénir Dieu pour tout, ainsi que Dimanche 29 mai 2016 Les catéchumènes : une chance pour l'Église ? Parmi les nouveaux baptisés, on compte aujourd’hui de plus en plus d’adultes, jeunes professionnels ou presque retraités, les tranches d’âge varient ; on les appelle les catéchumènes. Ce matin Dieu m’est témoin s’intéresse à ces nouvelles figures de l’Église et accueille sur son plateau l’une d’entre elles. Olivia Luc-Bourgeois a 26 ans et a été baptisée cette année, lors de la vigie pascale, au Lamentin. Installée en région parisienne depuis plusieurs années, elle nous racontera pourquoi elle a demandé le baptême il y a 3 ans et comment elle s’y est préparée. Dimanche 5 juin 2016 L'habit fait-il le moine ? Dis-moi comment tu t’habilles, je te dirai qui tu es ! Cet adage vaut- il pour les tenues du clergé ? Les prêtres doivent- ils toujours être en habit lorsqu’ils ne célèbrent pas ou peuvent-ils s’habiller en civil ? De la tunique, à la robe sombre, puis de la soutane au col romain, nous verrons qu’au sein de l’Église c’est aussi une question de mode et de générations. Nous irons d’ailleurs le constater en Martinique, où deux prêtres se sont confiés à nous et nous ont ouvert leur garde-robe. Quel que soit le signe distinctif, l’habit fait souvent le moine ! Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr ÉGLISE EN MARTINIQUE du 22 mai 2016 – n° 524 23

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S’arrêter, se taire, s’ouvrir. Tout déposer. Le laisser rayonner. Se laisser aimer. Se laisser revivifier, S’offrir pour s’unir, Et repartir avec Lui.

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