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E g lise en MARTINIQUE N° 527 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 € 11 septembre 2016 JMJ : De retour de C racovie…

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EDITORIAL L a liturgie de ce 24 e dimanche ordinaire de l’année C nous révèle ce qui caractérise le Père, à savoir la tendresse,\ la miséricorde et le pardon. Oui, aujourd’hui, nous contemplons Dieu dans sa miséricorde infinie. Sa plus grande joie est de pardonner aux pécheurs qui se convertissent. La brebis perdue dont parle l’Evangile, c’est chacun de nous, et c’est Dieu lui-même qui vient nous chercher là où nous somme\ s. «Aucun être humain ne peut tomber suffisamment bas pour que le Bon Pasteur ne puisse aller le rechercher.» Demandons donc au Seigneur la grâce de la conversion ! Confions cette intention de prière à Sainte Mère Térésa, canonisée le 4 septemb\ re dernier par le Saint-Père à Rome. Une femme d’exception qui consacra sa vie aux autres, dans une totale abnégation ; «un infatigable artisan de miséricorde», dira le pape François. En cette période de toutes les rentrées (scolaire, pastorale…), prenons le temps de confier nos projets au Seigneur. Cette rentrée peut être une porte ouverte à une vie nouvelle. En effet, nous ne \ savons pas ce que nous réservent les mois à venir, mais faisons confiance au Seigneur qui nous dit : n’ayez pas peur ! Cette nouvelle année pastorale peut être, pour chacun, une occasion de s’ouvrir aux autres, et de consolider des liens de fraternité dans notre communauté. La rentrée, c’est également le moment où l’on retrouve de\ s visages connus, mais où l’on en découvre de nouveaux. C’est \ ainsi que nous vous présentons les prêtres arrivés dans notre diocèse au mois d’août. Toute l’équipe de Eglise en Martinique leur souhaite la bienvenue et espère qu’ils apporteront naturellement leur contribution à la revue. Découvrez également la nouvelle organisation mise en œuvre par Mgr Macaire : 37 nouvelles nominations de prêtres dans les paroisses, et 23 nouvelles nominations de prêtres, diacres et laïcs dans des charges pastorales du diocèse (vicaires de l’é\ vêque, délégués épiscopaux et diocésains, aumôniers et respon\ sables de services diocésains). Les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui se sont déroulé\ es en Pologne ont été choisies comme thème phare de notre dossier. Nos jeunes en sont revenus ravis et en témoignent. L’homélie du pape François pour ces Journées a été reprise dans la rub\ rique «Eglise universelle». Le Mot de l’Evêque est aussi en lien avec la Jeunesse. Mgr Macaire l’a intitulé : «Jeunesse - la triple pein\ e. C’est Rachel qui pleure ses enfants». La rentrée conduit, en ef\ fet, à des départs pour de nouveaux horizons à cause des études, \ de la recherche de travail... Des départs qui «cassent» parfois le\ dynamisme de nos pastorales... Mais, ainsi va la vie ! Nous souhaitons une bonne rentrée à notre archevêque et à tous les membres de son presbyterium. Nous confions également au Seigneur les jeunes, les enseignants, les éducateurs, les mouvements et associations de fidèles. A tous, une bonne rentrée ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE MÉDIAS Dossi\br : JMJ – CRACOVIE 2016 EGLISE UNIVERSELLE • Jeunesse : la triple peine • Par\ble d\bminicale • Dés\brmais, Sainte Mère Teresa  • L’Orgue • Fête de la Cr\bix gl\brieuse - 14 septembre • La n\buvelle \brganisati\bn du di\bcèse •  A la renc\bntre des n\buveaux prêtres accueillis dans le di\bcèse... •  Messe p\bur la J\burnée M\b\tndiale de la Jeunesse 23 AGENDA DE L’ARCHEVÊQUE 22 ANNÉE SAINTE DE LA \SMISÉRICORDE •  Les J\burnées M\bndial\tes de la Jeunesse :  un trés\br de grâces... • Tém\bignages • Et après les JMJ… le Jubilé des jeune\ts ! • Les diacres \bnt eu leur Jubilé • La Vierge pèlerine 3 2 4 6 7 8 9 12 14 10 11 16 17 21 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr

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Jeunesse : la triple peine « C’est Rachel qui pleure ses enfants ! » C ’est la rentrée, le temps des espérances et des projets, le temps des départs aussi… Les vacances terminées, vont partir ou repartir vers d’autres cieux une grande partie de l’élite de notre jeunesse, les forces vives de nos familles, de nos cités, de notre Eglise. Pour reprendre le travail ou pour en trouver, pour poursuivre des cursus de formation, combien de parents verront se vider leur maison et se trouveront comme amputés de la présence d’un fils ou d’une fille, voire de plusieurs. Nos lauréats et nos meilleurs étudiants vont s’envoler, certains pour la première fois vers la métropole, ou d’autres lieux prometteurs d’avenir. Il y a trente ans, ceux qui partaient envi- sageaient de revenir une fois diplômés et qualifiés ; aujourd’hui, avec la mon- dialisation, nul ne sait si et quand cette génération reviendra au pays. Les familles, les acteurs sociaux et les politiques font de leur mieux pour pallier les déséquilibres ainsi engendrés par cet exode. Mais sur le plan ecclésial et spirituel, nous devons nous aussi réfléchir à la question. Le départ d’un jeune chrétien formé dans une paroisse, confirmé, parfois même engagé dans un mouvement ou un service d’Eglise, entraîne trois pertes dramatiques. On pourrait appeler cela «la triple peine» de nos communautés paroissiales (dans tous les sens du mot «peine» : à la fois une tristesse et une sorte de punition). La première peine est l’Absence. C’est évident, le jeune qui s’en va laisse un vide. Il n’est plus là. Sa présence, ses talents apportaient vitalité et équilibre. La communauté est blessée par ce départ et le regard qu’elle porte sur elle-même et sur les jeunes change. Comment être motivé lorsque, année après année, on a été déstabilisé par des départs à répétition ? Tous les projets sont remis en cause à chaque fois. Pour peu que ce jeune soit un moteur ou un pilier, c’est la vie même du groupe qui est ébranlée. Comment investir dans la formation de nos jeunes dans les ministères (les musiciens, les responsables de mouvements, par exemple) s’ils s’en vont au moment même où ils commencent à porter des fruits ? C’est la première peine de notre Eglise. La seconde peine est le Manque d’animateurs de jeunes. C’est un donné psychologique et sociologique bien connu : pour former des jeunes de 14 à 18 ans, il faut des animateurs de 20 à 30 ans, c’est-à-dire des jeunes adultes auxquels ils peuvent s’identifier. Sauf exception, on ne peut vraiment motiver des adolescents lorsque la différence d’âge est trop importante. Or l’Absence des jeunes adultes en âge de prendre en charge des adolescents nous laisse démunis. Quand on sait les tentations qui guettent la jeunesse de nos îles, c’est terrible. Avec plus de 3 000 confirmations par an, il devrait y avoir près de 12 000 jeunes de 14 à 18 ans dans les mouvements d’Eglise… On en est loin ! L’Eglise peine à leur proposer des activités attractives, saines et formatrices. Voici la deuxième peine de l’Eglise. La troisième peine est la plus terrible, c’est la Perte de la foi et des mœurs. Les jeunes qui partent en Métropole et ailleurs sont livrés à eux-mêmes en matière spirituelle. Souvent les parents, même les plus chrétiens, ont préparé le séjour de leurs enfants sur tous les points : le gîte et le couvert, bien-sûr, les transports, les études, les connaissances, les assurances… mais on a oublié le spirituel. Les jeunes sont abandonnés au moment le plus terrible de leur vie de foi, alors qu’ils doivent faire les grands choix de vie… et le démon en profite. Certes, les églises de France ne sont pas toujours très habiles à accueillir nos jeunes, mais quel désastre de voir, même les plus insérés dans nos paroisses locales, déserter la pratique dès les premières semaines. Sans parler des vocations qui se développent justement à cet âge-là et qui s’enlisent dans les sables mouvants de la solitude spirituelle ! Avec le temps, dans des milieux étudiants parfois débauchés, ils perdent les mœurs et font des erreurs lourdes de conséquences. Parfois, cherchant du secours, ils trouvent refuge dans des groupes religieux hétérodoxes… C’est la troisième peine de notre Eglise. Face à cela, il y a des sources d’espérance : les JMJistes et les groupes fervents et joyeux fleurissent un peu partout dans le diocèse sous la houlette du père Emmanuel Chaulvet, Délégué diocésain à la Pastorale des Jeunes et, en France métropolitaine, le père Marcel Crépin, tout nouvel Aumônier National des Antillais et Guyanais, commence un travail formidable à temps plein au service de nos jeunes… Que le Seigneur nous donne une triple joie ! + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-Franc\b ■ MOT DE L’EVÊQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 3

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Messe p\bur la J\burnée M\b\tndiale de la Jeunesse “Aujourd’hui, je dois demeurer dans ta maison” Messe p\bur la J\burnée M\b\tndiale Messe p\bur la J\burnée M\b\tndiale  EGLISE UNIVERSELLE\t A rrive ainsi la rencontre la plus surprenante, celle avec Zachée, le chef des “publicains”, c’est- à-dire des collecteurs d’impôts. Zachée était donc un riche collaborateur des occupants romains détestés ; c’était un exploiteur du peuple, quelqu’un qui, à cause de sa mauvaise réputation, ne pouvait même pas s’approcher du Maître. Mais la rencontre avec Jésus change sa vie, comme cela a été et peut être chaque jour pour chacun de nous. Zachée, cependant, a dû affronter certains obstacles pour rencontrer Jésus : au moins trois, qui peuvent nous dire quelque chose à nous aussi. Le premier est la petite taille : Zachée ne réussissait pas à voir le Maître parce qu’il était petit. Aujourd’hui aussi, nous pouvons courir le risque de rester à distance de Jésus parce que nous ne nous sentons pas à la hauteur, parce que nous avons une basse considération de nous-même. C’est une grande tentation, qui ne regarde pas seulement l’estime de soi, mais touche aussi la foi. Parce que la foi nous dit que nous sommes «enfants de Dieu et nous le sommes réellement» : nous avons été créés à son image ; Jésus a fait sienne notre humanité et son cœur ne se lassera jamais de nous ; l’Esprit Saint désire habiter en nous ; nous sommes appelés à la joie éternelle avec Dieu ! C’est notre “stature”, c’est notre identité spirituelle : nous sommes les enfants aimés de Dieu, toujours. Vous comprenez alors que ne pas s’accepter, vivre mécontents et penser en négatif signifie ne pas reconnaitre notre identité la plus vraie : c’est comme se tourner d’un autre côté tandis que Dieu veut poser son regard sur moi, c’est vouloir effacer le rêve qu’il nourrit pour moi. Dieu nous aime ainsi comme nous sommes, et aucun péché, défaut ou erreur ne le fera changer d’idée. Pour Jésus, l’Évangile nous le montre, personne n’est inférieur et distant, personne n’est insignifiant, mais nous sommes tous préférés et importants : tu es important ! Et Dieu compte sur toi pour ce que tu es, non pour ce que tu as : à ses yeux ne vaut vraiment rien le vêtement que tu portes ou le téléphone portable que tu utilises : que tu sois à la mode ne lui importe pas, ce qui lui importe, c’est toi. Tu as de la valeur à ses yeux et ta valeur est inestimable. Quand dans la vie, il nous arrive de viser en bas plutôt qu’en haut, cette grande vérité peut nous aider : Dieu est fidèle dans son amour pour nous, même obstiné. Cela nous aidera de penser qu’il nous aime plus que nous nous aimons nous-même, qu’il croit en nous plus que nous croyons en nous-même, qu’il “est toujours le supporter” pour nous comme le plus irréductible des supporters. Il nous attend toujours avec espérance, même lorsque nous nous refermons sur nos tristesses, ruminant sans cesse sur les torts reçus et sur le passé. Mais s’attacher à la tristesse n’est pas digne de notre stature spirituelle ! C’est même un virus qui infecte et bloque tout, qui ferme toute porte, qui empêche de relancer la vie, de recommencer. Dieu, au contraire est obstinément plein d’espoir : il croit toujours que nous pouvons nous relever et ne se résigne pas à nous voir éteints et sans joie. Parce que nous sommes toujours ses enfants bien-aimés. Rappelons-nous de cela au début de chaque journée. Cela nous fera du bien chaque matin de le dire dans la prière : “Seigneur, je te remercie parce que tu m’aimes ; fais-moi aimer ma vie !” Non pas mes défauts, qui se corrigent, mais la vie, qui est un grand don : c’est le temps pour aimer et pour être aimés. Zachée avait un second obstacle sur le chemin de la rencontre avec Jésus : la honte qui paralyse. Nous pouvons imaginer ce qui s’est passé dans le cœur de Zachée avant de monter sur ce sycomore, cela aura été une belle lutte : d’une part une bonne curiosité, celle de connaître Jésus ; de l’autre le risque de faire une terrible piètre figure. Zachée Chers jeunes, vous êtes venus à Cracovie pour rencontrer Jésus. Et \b’Évangi\be aujourd’hui  nous par\be justement de \ba rencontre entre Jésus et un homme, Zachée, à Jéricho. Là,  Jésus  ne  se  \bimite  pas  à  prêcher,  ou  à  sa\buer  chacun,  mais  i\b  veut,  dit  \b’Évangé\biste,  traverser  \ba  vi\b\be.  Jésus  désire,  en  d’autres  termes,  s’approcher  de  \ba  vie  de  chacun,  parcourir notre chemin jusqu’au bout, afin que sa vie et notre vie se rencontrent vraiment. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 4

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était un personnage public ; il savait qu’en essayant de monter sur l’arbre, il serait devenu ridicule aux yeux de tous, lui, un chef, un homme de pouvoir. Mais il a surmonté la honte, parce que l’attraction de Jésus était plus forte. Vous aurez fait l’expérience de ce qui arrive lorsqu’une personne devient si attirante au point d’en tomber amoureux : il peut arriver alors de faire volontiers des choses qui ne se seraient jamais faites. Quelque chose de semblable arrive dans le cœur de Zachée, quand il sentit que Jésus était si important qu’il aurait fait n’importe quoi pour lui, parce qu’il était le seul qui pouvait le tirer hors des sables mouvants du péché et du mécontentement. Et ainsi, la honte qui paralyse n’a pas eu le dessus : Zachée, dit l’Évangile, «courut en avant», «grimpa», et ensuite quand Jésus l’appela, «il descendit vite». Il a risqué et il s’est mis en jeu. Cela est aussi pour nous le secret de la joie : ne pas éteindre la belle curiosité, mais se mettre en jeu, parce que la vie ne s’enferme pas dans un tiroir. Devant Jésus on ne peut rester assis en attendant les bras croisés ; à Lui, qui nous donne la vie, on ne peut répondre par une pensée ou un simple “petit message”! Chers jeunes, n’ayez pas honte de tout lui porter, spécialement vos faiblesses, vos peines et vos péchés dans la confession : Lui saura vous surprendre avec son pardon et sa paix. N’ayez pas peur de lui dire “oui” avec tout l’élan de votre cœur, de lui répondre généreusement, de le suivre ! Ne vous laissez pas anesthésier l’âme, mais visez l’objectif du bel amour, qui demande aussi le renoncement, et un “non” fort au doping du succès à tout prix et à la drogue, de penser seulement à soi et à ses propres aises. Après la basse stature et la honte qui paralyse, il y a un troisième obstacle que Zachée a dû affronter, non plus à l’intérieur de lui, mais autour de lui. C’est la foule qui murmure, qui l’a d’abord arrêté et puis l’a critiqué : Jésus ne devait pas entrer dans sa maison, la maison d’un pécheur ! Comme il est difficile d’accueillir vraiment Jésus, comme il est dur d’accepter un «Dieu, riche en miséricorde». Ils pourront vous empêcher, en cherchant à vous faire croire que Dieu est distant, raide et peu sensible, bon avec les bons et mauvais avec les mauvais. Au contraire, notre Père «fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons» (Mt 5, 45), et il nous invite au vrai courage : être plus forts que le mal en aimant chacun, même les ennemis. Ils pourront rire de vous, parce que vous croyez dans la force douce et humble de la miséricorde. N’ayez pas peur, mais pensez aux paroles de ces jours : «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde». Ils pourront vous juger comme des rêveurs, parce que vous croyez en une humanité nouvelle, qui n’accepte pas la haine entre les peuples, ne voit pas les frontières des pays comme des barrières et garde ses propres traditions sans égoïsme, ni ressentiment. Ne vous découragez pas : avec votre sourire et avec vos bras ouverts, prêchez l’espérance et soyez une bénédiction pour l’unique famille humaine, qu’ici vous représentez si bien ! La foule, ce jour-là, a jugé Zachée, elle l’a regardé de haut en bas ; Jésus au contraire, a fait l’inverse : il a levé son regard vers lui. Le regard de Jésus va au-delà des défauts et voit la personne ; il ne s’arrête pas au mal du passé, mais il entrevoit le bien dans l’avenir ; il ne se résigne pas devant les fermetures, mais il recherche la voie de l’unité et de la communion ; au milieu de tous, il ne s’arrête pas aux apparences, mais il regarde le cœur. Avec ce regard de Jésus, vous pouvez faire croître une autre humanité, sans attendre qu’ils vous disent “bravo”, mais en cherchant le bien pour lui-même, heureux de garder le cœur intègre et de lutter pacifiquement pour l’honnêteté et la justice. Ne vous arrêtez pas à la superficie des choses et défiez-vous des liturgies mondaines du paraître, du maquillage de l’âme pour sembler meilleurs. Au contraire, installez bien la connexion la plus stable, celle d’un cœur qui voit et transmet le bien sans se lasser. Et cette joie que gratuitement vous avez reçu de Dieu, donnez-la gratuitement, parce que beaucoup l’attendent ! Enfin, écoutons les paroles de Jésus à Zachée, qui semblent dites spécialement pour nous aujourd’hui : «Descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison». Jésus t’adresse la même invitation : “Aujourd’hui, je dois demeurer dans ta maison”. Les JMJ, pourrions-nous dire, commencent aujourd’hui et continuent demain, à la maison, parce que c’est là que Jésus veut te rencontrer à partir de maintenant. Le Seigneur ne veut pas rester seulement dans cette belle ville ou dans de chers souvenirs, mais il désire venir chez toi, habiter ta vie de chaque jour : les études et les premières années de travail, les amitiés et les affections, les projets et les rêves. Comme il lui plaît que dans la prière, tout cela lui soit porté ! Comme il espère que parmi tous les contacts et les « chat » de chaque jour, il y ait à la première place le fil d’or de la prière ! Comme il désire que sa Parole parle à chacune de tes journées, que son Évangile devienne tien, et qu’il soit ton “navigateur” sur les routes de la vie ! Pendant qu’il te demande de venir chez toi, Jésus, comme il a fait avec Zachée, t’appelle par ton nom. Ton nom est précieux pour Lui. Le nom de Zachée évoquait, dans la langue de l’époque, le souvenir de Dieu. Confiez-vous au souvenir de Dieu : sa mémoire n’est pas un “disque dur” qui enregistre et archive toutes nos données, mais un cœur tendre de compassion, qui se réjouit d’effacer définitivement toutes nos traces de mal. Essayons, nous aussi, maintenant, d’imiter la mémoire fidèle de Dieu et de conserver le bien que nous avons reçu en ces jours. En silence, faisons mémoire de cette rencontre, gardons le souvenir de la présence de Dieu et de sa Parole, ravivons en nous la voix de Jésus qui nous appelle par notre nom. Ainsi prions en silence, en faisant mémoire, en remerciant le Seigneur qui ici nous a voulus et nous a rencontrés. Homélie prononcée par le pape François, sur le campus Misericordiae, à Cracovie, le dimanche 31 juillet 2016 ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 5

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1ère Lecture. Exod\-e 32,7-14 Le choix de ce passage (après le péché du veau d'or) a été motivé par le thème du pardon. Ces 8 versets font partie d'un ensemble extraordinaire (34 - 32 ), qui s'achève par la révélation de l'être profond de Dieu, le Dieu de l'Alliance renouvelée, «tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de fidélité» (6 ,34). La déception de Dieu est immense devant l'attitude d'Israël qui vient en fait de lui dire non en face. Le Seigneur ne peut plus dire «mon peuple» ; il dit à Moïse «ton peuple». Mais il propose à Moïse de recommencer avec lui une autre histoire, ce qui signifie que Dieu ne peut se résoudre à interrompre son dessein de salut, même si l'homme lui fait faux bond. La prière de Moïse peut surprendre : ce n'est pas ainsi que nous prions spontanément. Et pourtant, quelle confiance ! D'abord, Moïse répond à Dieu en disant «ton peuple» car le sauveur d'Israël, c'est Yahvé ! Ensuite elle repose sur une certitude : Dieu est un Dieu fidèle, il n'a qu'une parole. 2ème  Lecture : 1 T\bmothée 1,12-17 On remarquera la position que prend Paul : sa vie elle-même est un témoignage de l'infinie miséricorde de Dieu qui s'est manifestée en Jésus. Le raisonnement est simple : si moi Paul, le plus grand des pécheurs, le persécuteur zélé, je suis devenu le premier des prédicateurs, c'est bien la preuve que nul n'est exclu du salut qui est proposé. Paul s’abaisse pour bien montrer comment il manifeste l'infini de la miséricorde de Dieu envers tout homme. L’évang\ble : Luc 15,\-1-32 Il y a dans ce début du chapitre 15 un insistant appel à la joie communautaire : Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la brebis (la drachme) que j'avais perdue. Dans la première parabole, on voit tout d'abord le berger abandonner tout son troupeau pour partir à la recherche de la brebis perdue : cette unique brebis compte alors davantage que les quatre-vingt-dix-neuf qui restent. Le contraste est important, 1 devient plus que 99. Et il en est de même dans la deuxième parabole où une simple drachme perdue retient toute l'attention de la femme. Luc met surtout l’accent sur la joie. Dans sa joie, le berger met la brebis sur ses épaules et, de retour à la maison, il convie ses amis et voisins à se réjouir avec lui (même chose dans le cas de la femme). Le reste du troupeau ne semble même plus l'intéresser ! La joie débordante et communicative (Réjouissez-vous avec moi) que manifeste le berger après avoir retrouvé sa brebis doit faire comprendre la joie que Dieu éprouve quand un seul pécheur se repent ; les quatre-vingt-dix-neuf brebis du troupeau sont l'image des justes qui n'ont pas besoin de conversion, tandis que la brebis retrouvée représente le pécheur qui se convertit. A la joie d'avoir retrouvé la brebis perdue s'ajoute l'initiative du pécheur qui opère sa conversion. Ces paraboles parlent à la fois de la conduite de Jésus et de celle de Dieu, et cela à trois niveaux : d'une part, Jésus justifie indirectement sa conduite en prenant exemple sur la miséricorde de Dieu qui aime les pécheurs et veut leur salut. En les côtoyant, Jésus veut les ramener vers Dieu ; d’autre part, Jésus annonce la proximité du Règne de Dieu. Son comportement à l'égard des pécheurs est alors à comprendre comme «ce moment de grâce exceptionnel qui précède l'avènement du Règne, et qui doit permettre aux pécheurs la participation au bonheur que cet avènement réalisera sur la terre». Enfin, en prononçant ces paraboles, Jésus montre qu'il a conscience d'accomplir une mission qui le lie étroitement à l'action de Dieu : «Par Jésus, c'est Dieu lui-même qui tente un dernier effort pour sauver les pécheurs et leur accorder les bienfaits de son Règne.» Père François-Xavier Roussel, cssp ■ Dimanche 11 septemb\be 2016 Exode 32, 7-11.13-14 \p •  Psaume 5  •  1 Timo\pthée 1,12-17  •  L\puc 15,1-32 24 ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C la P arole  D ominicale La crainte de Dieu nous fait prendre conscience que tout vient de \ba grâce, et que notre  véritab\be force réside uniquement dans \be fait de suivre \be Seigneur Jésus, et de \baisser  \be Père déverser sur nous sa bo\pnté et sa miséricorde. (Pape François,  juin 2014). ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 6

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La  canonisation  de  Mère  Teresa  de  Ca\bcutta  (1910-1997)  a  eu  \bieu  au  cours  d’une  messe  p\bace  Saint-Pierre,  à  Rome,  \be  4  septembre  2016, devant p\bus de cent mi\b\be personnes. Cette  canonisation était \be point cu\bminant du Jubi\bé du  vo\bontariat et des opérateurs de \ba Miséricorde  organisé du 2 au 4 septembre, et à \ba vei\b\be du  5 septembre, jour du décès de Mère Teresa. N ée en 1910 dans une famille albanaise en Macédoine, Gonxha Agnes Bojaxhiu (Mère Teresa) est entrée dans les ordres à 18 ans, et a été envoyée enseigner en Inde. Elle a ensuite fondé en 1950 sa propre congrégation, les Missionnaires de la charité, qui compte aujourd’hui 4 500 religieuses consacrant leur vie, de manière radicale, aux plus pauvres d’entre les pauvres. Prix Nobel de la paix en 1979, Mère Teresa est morte en 1997 à Calcutta, où elle repose dans la maison mère de sa congrégation. "Aujourd’hui, je remets cette figure emblématique de femme et de consacrée au monde du volontariat : qu’elle soit votre modèle de sainteté ! Que cet infatigable artisan de miséricorde nous aide à comprendre toujours mieux que notre unique critère d’action est l’amour gratuit, libre de toute idéologie et de tout lien et offert à tous sans distinction de langue, de culture, de race ou de religion." (Pape François). Source : https://fr.zenit.org/ ■ Le logo officiel de la canonisation de Mère Teresa, dessiné par une catholique indienne, a servi pour la messe de canonisation à Rome. Il servira pour les grandes célébrations organisées en Inde et en Macédoine, pays d’origine de Mère Teresa. Source : vatican.va Désormais, Sainte Mère Teresa ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 7

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S’i\b est un instrument qui intrigue depuis \ba nuit des temps, c’est be\b et bien \b’orgue. En  effet,  son  imposant  buffet  visib\be  \ba  p\bupart  du  temps  depuis  \be  chœur  des  grandes cathédra\bes, ce «musicien» assez mystérieux que \b’on ne voit pas \be p\bus  souvent, ce son si caractéristique qui en font pour certains un instrument digne  des fi\bms d’épouvante, et pour d’autres un appe\b à \b’exa\btation de \b’âme, font qu'i\b  demeure, de nos jours, méconnu de beaucoup.  L’Orgue P ourtant, il est présent dans nos églises, participe activement à la liturgie, et très souvent, on peut apprécier son répertoire lors d’auditions ou de concerts. Car oui, l’orgue est un instrument «orchestre», et possède un répertoire aussi riche que varié ; que l’on cite les brillantes Toccata de Jean Sébastien Bach, ou encore les grandes Symphonies de Louis Vierne, voire même et surtout l’Improvisation, c'est- à-dire la capacité de créer sur l’instant une pièce d’orgue sur un thème donné, ou sur un air quelconque et bien plus encore. L’organiste est un artiste musicien du culte, professionnel ou non, ayant suivi des formations rigoureuses sanctionnées par des diplômes ou reconnaissances diverses, et peut être rémunéré selon ses responsabilités, ses capacités, son talent ; de nombreux organistes sont embauchés sur audition ou concours. Il va s’en dire que la pratique de l’orgue demande un apprentissage rigoureux qui fait de l’organiste un virtuose de part la complexité de son art. En effet, nous autres organistes, jouons des deux mains, mais aussi des pieds ; autre particularité, l’orgue «s’exprime» aux moyens de jeux actionnés eux aussi par l’organiste. Il existe deux types d’orgues : Les orgues à tuyaux (instruments à vent) et plus récemment, les orgues numériques qui utilisent des applications informatiques et diffusent les sons de l’orgue au moyen d’enceintes dédiées. L’orgue est un instrument capital pour la beauté de nos liturgies ; il aide à la prière ; il accompagne les chantres ou les chœurs, et permet d’embellir les célébrations ; et quel plaisir, à la fin d’une cérémonie, que de l’entendre clamer, sur le thème du chant de sortie, la gloire de Dieu. En Martinique, nous tentons de faire revivre cet instrument grâce à une toute jeune et nouvelle association : L’AROM (Association pour le Rayonnement des Orgues de la Martinique). L'assoc\bat\bon L'Association pour le Rayonnement des Orgues de la Martinique est née le 16 avril 2015. Elle a pour but la restauration, l'entretien, le rayonnement et la mise en valeur du patrimoine organistique de la région Martinique. Elle se propose, à cet effet, de développer une animation musicale utilisant l'orgue, les voix et tous les instruments nécessaires à la réalisation des manifestations artistiques de qualité, et de créer un espace dédié à l'orgue et à la formation de futurs organistes. Suite à la réunion du 18 mars 2016 avec Mgr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, l'AROM est officiellement chargée de cette mission concernant les orgues du diocèse de la Martinique. Son Conse\bl d'Adm\bn\bstrat\bon Président : Yannick Jordane Vice-président : Antonyo Roul Trésorière : Brunette Belfan Trésorière adjointe : Marie-Françoise Jean-Philippe Secrétaire : Daniel Loiseau, Secrétaire adjointe : Arlette Anglionin LITURGIE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 8

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Assesseurs : Gilles Ancele, Max Germain, Maurice Norbert L'action de l'association s'articule autour de 3 axes. 1)  Organ\bsat\bon de concerts  autour de l'orgue Le premier s'est déroulé le dimanche 22 novembre 2015, en l'église de Rivière-Salée. D'autres concerts suivirent : 11 janvier 2016 à De Briant, Journées de l'Orgue des 6 et 8 mai en l'église des Terres-Sainville et de Bellevue. L'objectif est de faire (re) découvrir l'orgue au plus grand nombre. Il est également important de susciter des vocations et l'éclosion de futurs organistes. 2)  La restaurat\bon, l'entret\ben des  \bnstruments ex\bstan\-ts La présence d'orgues en Martinique est une histoire surprenante et fascinante sur bien des points. Que ce soit du point de vue sociologique ou climatique, on ne pouvait s'attendre à l'installation d'instruments aussi fragiles et compliqués sous nos tropiques. Instruments qui ont hélas subi les ravages du temps, et (surtout) des hommes. Olivier Geoffroy, dans son article sur les orgues d'Outre-mer, dénombre 7 orgues méritant d'être restaurés. Quelques exemples : L'orgue Mutin Cavaillé-Coll de l'église des Terres- Sainville, l'orgue Roethinger de l'église de Bellevue, l'orgue Didier du Morne-Rouge, l'orgue de la Cathédrale de Fort-de-France... La rénovation et l'entretien de tels instruments se révélant extrêmement coûteux, les contributions publiques et privées sont donc indispensables. Nous espérons sensibiliser les acteurs locaux et nationaux sur ce sujet. En plus des instruments précités, la plupart des paroisses sont équipées d'orgues électroniques, grâce aux progrès effectués en terme de numérisation et à leur moindre coût. Quand bien même, il subsiste des problèmes liés à la durabilité (toujours les aléas du climat local), et au manque de réparateurs éventuels. Notre association souhaite se pencher sur ce problème, et également apporter son soutien aux paroisses désirant acquérir de tels instruments. 3)  La créat\bon d'un  espace déd\bé à l'org\-ue Pour favoriser les rencontres, échanges autour de l'orgue, et également pouvoir prétendre former de futurs organistes, l'existence d'un tel espace est souhaitable, et le champ d'action est vaste : salle de concert, de conférence, studio d'enregistrement, formation d'organistes par le biais d'un enseignement musical complet... Une telle structure existe déjà en Guyane, au centre de culture Zipoli, et a été déclarée d'intérêt général. Un tel projet est donc loin d'être utopique en Martinique. Nous pouvons imaginer de futurs échanges et partenariats avec les autres départements d'Outre-mer. Nous invitons donc à nous rejoindre, toutes les personnes sensibles à cette cause et désireuses d'apporter leur soutien et leur contribution au renouveau de la culture organistique au sein du diocèse de la Martinique. Antonio Roul Commission de musique liturgique ■ Contacts :Contacts : Tel : 0696 41 58 76 0696 29 18 36 Assoarom@yahoo.fr https://www.facebook.com/assoarom https://www.facebook.com/assoarom Fête de \ba Croix g\borieuse   (14 septembre) La fête de la Croix Glorieuse nous invite à remercier Dieu pour le don de son Fils : il a donné sa vie pour nous en acceptant de mourir, et de mourir sur une croix. Le supplice de la croix est un des supplices les plus cruels inventés par les hommes. Jésus l’a affronté et l’a vaincu pour nous. Cette fête exprime notre gratitude et nous pousse à méditer sur l’amour de Dieu. Source : http://croire.la-croix.com/ ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 9

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ANNÉE SAINTE DE LA\t MISÉRICORDE C’est dans \be cadre de \ba fête de \ba paroisse Saint-Laurent du Lamentin, \be 10 août  dernier, que \bes diacres permanents du diocèse ont fêté \beur jubi\bé. Saint Laurent,  diacre  et  martyr,  est  un  témoin  du  Christ  par  sa  charité  \bégendaire  envers  \bes  pauvres pour \b'amour du \pSeigneur. Les diacres ont eu leur Jubilé C ette très belle fête patronale, présidée par Mgr Macaire dans une église comble, fut l’occasion de présenter ce ministère ordonné dans l’Eglise pour des hommes, le plus souvent mariés, au service de l’annonce de l’Evangile. Les diacres exercent leur charge, en communion avec l’évêque et son presbyterium, dans une triple dimension : ministre de la charité, de la parole et de la liturgie. «Je suis au milieu de vous comme celui qui sert» (Luc 22, 27). Le mot «diacre» qui vient du mot grec diaconeiv, signifie « servir ». Le diacre n'est ni un «sous-prêtre», ni un «super-laïc». Il est configuré au Christ serviteur et est envoyé en mission dans la vie sociale par l’évêque. Le diaconat est véritablement le sacrement du service, pour que l'Église devienne toujours davantage un peuple de serviteurs. C’est pour signifier cela que les diacres, au cours de la messe, ont procédé au lavement des pieds de quelques fidèles. Ce temps fort a été très bien orchestré par les équipes et mouvements de la paroisse (scouts, équipes liturgiques, secouristes, groupes de secteurs...), qui ont reçu les félicitations de Père Gaby Lemy. Justine Lordinot Photos : Gérald Postdam ■ Procession des diacresProcession des diacresProcession des diacresProcession des diacres Appel des épouses des diacres par l’évêqueAppel des épouses des diacres par l’évêqueAppel des épouses des diacres par l’évêqueAppel des épouses des diacres par l’évêque ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 10

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Durant \bes vacances, \b'icône a poursuivi son pè\berinage dans \be Sud.  Son passage dans chacune des fami\b\bes a été un moment de prière et  de paix riche en émotions. E\b\be a créé des \biens d'amitié. Beaucoup de  témoignages de guérison, de conversion, de réconci\biation peuvent  être  consu\btés  sur  \ba    page  Facebook.  La  question  qui  se  pose  à  chaque départ : " Qu\pand reviendra-t-e\b\be chez nous ?" La Vierge pèlerine Micheline Je l'ai accueillie le matin tôt, et j'étais très heureuse car elle a laissé une atmosphère de paix, de sérénité. Ma fille qui était à la Rochelle a pu vivre ce moment avec nous. Nous l’avons accueillie comme un cadeau du ciel. Pour nous, c’est Marie qui nous rend visite pour nous conduire à Jésus. Martine Monique Merveilleux moment entre amis, voisins et famille. Merci à Mgr David Macaire pour cette grâce. Josiane C’était une très grande joie à la maison. Pour ma mère, grabataire et malentendante, cela a été une grande joie de la recevoir et de s’exprimer en créole «pourquoi vous repartez avec elle aussi vite». au Marin aux Anses d’Arletaux Anses d’Arlet au Saint-Espritau Saint-Esprit au Diamant à Rivière-Piloteà Rivière-Piloteà Rivière-Pilote au Françoisau Françoisau François à Ducosà Ducosà Ducos aux Trois-Ilets au Vauclin ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 11

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VIE DU DIOCÈSE La nouvelle organisation du diocèse Ce 30 a\bût 2016, Mgr David Macaire a mis en œuvre la n\buvelle \brganisati\bn du di\bcèse de la Martinique  en  rendant  effectives  60  n\buvelles  n\bminati\bns  :  37  n\bminati\bns  de  prêtres  dans  les  par\bisses  (m\bdérateurs,  curés,  vicaires  et  prêtres  habitués)  d\bnt  12  n\buveaux  prêtres  missi\bnnaires,  et  23  n\bminati\bns n\buvelles de prêtres, diacres et laïcs dans des charges past\brales du di\bcèse (Vicaires  de l’évêque, délégués épisc\bpaux et di\bcésains, aumôniers et resp\bnsables de services di\bcésains).  Ce d\bcument ne menti\t\bnne pas les resp\bnsables et aumôniers de m\buvements. Michel Déglise, Se\tcrétaire  Général de la C\bmmunicati\bn du di\bcèse   ■ Délégués de l’Evêque et missions particulières • Année 2016-2017 MissionsNoms Vicaires de l’Evêque Vicaire Général M. l’Abbé Fortuné Gibon Vicaire épiscopal chargé de la Vie Spirituelle M. l’Abbé Christian Catayée Vicaire Judiciaire M. l’Abbé Gérard Nison (Paris) Juge auditeur R.P. François-Xavier Roussel, CSSp Notaire de l’officialité Mme Armide Manquant Chancelier M. l’Abbé Arnaud Houévoyéha Vice-chancelière Mme Annie Rousselin Délégués Episcopaux Délégué Episcopal à l’Information (Porte-Parole) M. l’Abbé Christian Catayée Délégué Episcopal en charge de la Formation M. l’Abbé Hugues Lafine Délégué Episcopal à l’Enseignement Catholique M. l’Abbé Alain Ransay Adjointe Mme Gisèle Chalono Délégué Episcopal à l’Aumônerie des Antillais/Guyanais M. l’Abbé Marcel Crépin Délégué Episcopal pour le Diaconat Permanent M. l’Abbé Jacek Ossowski Délégué Episcopal pour l’Immobilier M. l’Abbé Jean-Michel Monconthour Délégués Diocésains Délégué Diocésain à la Catéchèse Diacre Pierre Valey Délégué Diocésain au Catéchuménat des Adultes M. l’Abbé Emmanuel Saint-Honoré Responsable diocésaine Mme Yvonne Joseph Délégué Diocésain à la Pastorale Liturgique Diacre Paul Rougon /S.Kerry Moran Délégué Diocésain à la Pastorale des Chorales M. l’Abbé Patrick Phanor Délégué Diocésain à la Pastorale des Sanctuaires M. l’Abbé Patrick Phanor Délégué Diocésain à la Pastorale des Jeunes M. l’Abbé Emmanuel Chaulvet Délégué Diocésain pour les Vocations M. l’Abbé Emmanuel Chaulvet Directeur de la Maison Saint Jean Paul II M. l’Abbé Emmanuel Chaulvet Délégué Diocésain à la Pastorale des Hommes Diacre Jean-Paul Levif Délégué Diocésain à la Pastorale de la Mer M. l’Abbé Hippolyte Toglobesse Délégué Diocésain à la Pastorale des Migrants R.P. Snell Nord, csc Délégué Diocésain à la Pastorale du Tourisme M. l’Abbé Luc Philippon Délégué Diocésain à la Pastorale de la Santé M. Joël Boko Délégué Diocésain à la Pastorale Familiale M. l’Abbé Wilfried Bannais Responsables diocésains M. & Mme Alain et Béatrice Arnauld Aumôniers des institutions Aumônier des Hôpitaux PZQ/MFME/CEV R.P. Jean-Moïse Exantus, CSSp Aumônier de l'Hôpital de Mangot Vulcin M. l’Abbé Pierre Zécler Aumônier des Cliniques M. l’Abbé Walter Covens Aumônier de la Prison Diacre Emmanuel Lordinot Prêtre accompagnateur de l’Aumônerie de Prison R.P. Thierry Aurokiom, CSSp Aumônier de l’Université M. l’Abbé Olivier-Marie Lucenay Aumônier des Lycées R.P. Jean-Marie Yang-Ting, CSSp Prêtre accompagnateur des Ecoles Catholiques Fr. Christian-Marie Donet, op Aumônier Soins Palliatifs R.P. Thierry Aurokiom, CSSp Chapelain des Sœurs de Saint Paul de Chartres R.P. Jean Guerrino Marseille, smm Services diocésains Cérémoniaire et Assistant de l’Evêque S. Kerry Moran Secrétaire Général de la Communication M. Michel Déglise Rédactrice en Chef de Eglise en Martinique Mme Justine Lordinot Conseil Diocésain de la Vie Religieuse Sr Sabine Papaya Dialogue Œcuménique R.P. Thibaut du Rusquec, ccn Commission d’Art Sacré M. l’Abbé David Rondof Service Diocésain d’Accueil Spirituel et de Délivrance M. Tony Allaguy-Salachy Direction des Pèlerinages Diacre Yves Bobi Funérarium Diacre Serge Gélas Bèlè Légliz M. l’Abbé Pierre Henderson Aumônerie des Artistes M. Olivier Cypria Jaune : nominations nouvelles Bleu : nominations nouvelles prêtres déjà présents dans le diocèse Rouge : prêtres nouveaux venus dans le diocèse ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 12

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Districts – Paroisses – Curés ParoissesCurés/Administrateurs DISTRICT DU NORD-CARAÏBE 1. Case-Pilote M. l’Abbé Frédéric ESSENGO 2. Bellefontaine M. l’Abbé Frédéric ESSENGO 3. Morne-Vert M. l’Abbé Frédéric ESSENGO (curé) & Roland SANDWIDI (Vicaire) 4. Carbet M. l’Abbé Luc PHILIPPON (curé) 5. Fonds-Saint-Denis M. l’Abbé David RONDOF & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) 6. Saint-Pierre M. l’Abbé David RONDOF (Curé Modérateur) & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) 7. Prêcheur M. l’Abbé David RONDOF, R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) 8. Morne-Rouge M. l’Abbé Jozef NOWAK DISTRICT DU GRAND-NORD 9. Ajoupa-Bouillon M. l’Abbé Grégoire JAGOWDZIK 10. Basse-Pointe M. l’Abbé Grégoire JAGOWDZIK 11. Grand-Rivière M. l’Abbé Gilles AIZO (curé) 12. Macouba M. l’Abbé Gilles AIZO (Curé & Modérateur) 13. Lorrain M. l’Abbé Médard KOUNOUDJI (administrateur) 14. Marigot M. l’Abbé Philibert MADRANDELE (curé in solidum) DISTRICT DU NORD-ATLANTIQUE 15. Sainte-Marie M. l’Abbé Fortuné GIBON & M. l’Abbé Jules DOGANOU (Vicaire) 16. Morne-des-Esses M. l’Abbé Fortuné GIBON & M. l’Abbé Jules DOGANOU (Vicaire) 17. Gros-Morne M. l’Abbé Pascal DEGRAS 18. Trinité M. l’Abbé Gaby LEMY (curé & Modérateur) 19. Tartane M. l’Abbé Pierre-Alex ZONZON 20. Vert-Pré R.P.Joseph-Pérald REMY & R.P. Désiré MINTSA-MBA, CSSp (Curé in solidum) 21. Robert R.P.Joseph-Pérald REMY, CSSp & R.P.Percy ACQUAH, CSSp DISTRICT DU SUD 22. Ducos M. l’Abbé Jan MIELEWSKI 23. Rivière-Salée M. l’Abbé Benjamin FRANCOIS-HAUGRIN (curé & Modérateur) 24. La Régale M. l’Abbé Benjamin FRANCOIS-HAUGRIN (curé) & M. l’Abbé Louis ELIE (Prêtre habitué) 25. Saint-Esprit M. l’Abbé Philippe DECILAP 26. François M. l’Abbé Jacek OSSOWSKI 27. Vauclin M. l’Abbé Claude ANGLIO (curé) DISTRICT DU GRAND-SUD 28. Rivière-Pilote M. l’Abbé Emmanuel SAINT-HONORE (curé) 29. Sainte-Luce M. l’Abbé Hippolyte TOGLOBESSE 30. Josseaud M. l’Abbé Hippolyte TOGLOBESSE (curé) & M. l’Abbé Laurent SOUNOUVOU (vicaire résident) 31. Marin M. l’Abbé Sylvanus NOUDEHOU (curé) 32. Sainte-Anne M. l’Abbé Sylvanus NOUDEHOU (curé) 33. Diamant M. l’Abbé Yves BOCCOVI (curé) 34. Anses d’Arlet M. l’Abbé Jean-Michel MONCONTHOUR (Curé & Modérateur) 35. Trois-Ilets M. l’Abbé J-M MONCONTHOUR & M. l’Abbé Jean de COULANGES (prêtre habitué) DISTRICT DU CENTRE-EST 36. Redoute M. l’Abbé Hugues LAFINE 37. Sainte-Thérèse M. l’Abbé Arnauld HOUEVOYEHA (curé), R.P. Snell NORD, csc (Vicaire) & M. l’Abbé Barbe GEDIO (prêtre habitué) 38. Saint-Christophe M. l’Abbé Arnauld HOUEVOYEHA (curé) & R.P. Snell NORD, csc (Vicaire) 39. Coridon R.P. Arnaud GOMA, ccn (curé) 40. Saint-Joseph M. l’Abbé Wilfried BANNAIS (curé) 41. Lamentin M. l’Abbé Pierre HENDERSON (curé & Modérateur) & M. l’Abbé Jonathan CODJIE (vicaire) & M. l’Abbé Olivier-Marie LUCENAY (Vicaire) DISTRICT DU CENTRE-OUEST 42. Cathédrale M. l’Abbé Christian CATAYEE (Curé), M. l’Abbé Patrick PHANOR, M. l’Abbé Emmanuel CHAULVET (Modérateur) 43. Terres-Sainville M. l’Abbé Christian CATAYEE (curé) & M. l’Abbé Arnack BOKOMBE (Vicaire résident) 44. Balata R.P. Caleb-Yvon MIANTUASILA TONTA, CSSp (curé) 45. De Briant R.P. Lucianno RINASOA, CSSp (curé) 46. Bellevue M. l’Abbé Alain RANSAY (curé) & R.P. Jean Guerrino Marseille, smm (Vicaire) 47. Schœlcher M. l’Abbé Crépin HOUNZA (administrateur) M. l’Abbé Jean de COULANGES (prêtre habitué) M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) M. l’Abbé Benjamin FRANCOIS-HAUGRIN (curé & Modérateur) R.P. Désiré MINTSA-MBA, CSSp (Curé in solidum) M. l’Abbé Jules DOGANOU (Vicaire) M. l’Abbé Jules DOGANOU (Vicaire) M. l’Abbé Benjamin FRANCOIS-HAUGRIN (curé) & M. l’Abbé Louis ELIE (Prêtre habitué) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 13

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VIE DU DIOCÈSE A la rencontre des nouveaux prêtres accueillis dans le diocèse... Père Arnaud Goma, \-paroisse de Corido\tn  Père Jules Doganou,\- paroisse du Morne\t-des-Esses Je suis né au Congo Brazzaville, dans la ville de Pointe-Noire au bord de l’Océan Atlantique. Membre de la communauté du Chemin-Neuf depuis 1995, ma vie a changé avec la découverte de la personne du Saint-Esprit. Je suis arrivé en France pour la formation théologique, à l’âge de 22 ans. De 96 à 99, j’ai habité en Savoie, à Marseille, et à Epinay-sous-Sénart en banlieue parisienne comme stagiaire. En septembre 1999, je débarquai avec mes bagages en Belgique pour cinq ans de formation théologique. C’est en janvier 2004, le onze, que je suis ordonné prêtre à la paroisse Saint-Denys de la Chapelle, à Paris 18 ème . Après mon ordination, je suis parti servir l’Eglise qui est dans les Alpes-Maritimes, plus précisément la paroisse Notre- Dame de la Sagesse qui regroupe les églises de Biot, Sophia Antipolis et Valbonne, comme vicaire. En 2009, je suis monté dans la capitale au service de l’Eglise qui est à Paris, dans la paroisse Saint-Denys de la Chapelle comme Curé. Après 7 ans à Paris, je viens en Martinique pour servir le Seigneur et cette Eglise que j’aime beaucoup car j’étais déjà venu sur «l’île des revenants» en 2012 et 2013. Je suis le père Jules Doganou de l'archidiocèse de Cotonou au Bénin. Je suis né le 21 mai 1965 à Parakou, un des Départements du nord du Bénin. Mes parents ne sont pas des catholiques. Ils sont des animistes (religion endogène), mais très ouverts au catholicisme. Ainsi nous ont-ils permis de choisir de devenir chrétiens catholiques. J'ai eu ma vocation à bas âge, au cours primaire. Cependant ce n'est qu'au secondaire que j'ai fait mon entrée au petit séminaire, après mûres réflexions, à l'âge de 16 ans, le 1er octobre 1983. J'ai continué donc le reste de ma formation académique dans les différents séminaires jusqu'à la veille de mon ordination presbytérale qui a eu lieu le 24 décembre 1994. Après deux années de ministère dans mon diocèse, je suis parti en mission Fidei Donum dans un des diocèses du nord du Bénin pour huit années. Je suis revenu à mon diocèse en 2007 pour continuer mon ministère sacerdotal, jusqu'à nos jours. Me voici de nouveau embarqué dans une nouvelle aventure avec le Christ Jésus avec la mission Fidei Donum en Martinique, sous le regard bienveillant de la Vierge Marie, première missionnaire. Je me mets à son école pour mieux faire connaître son Fils Jésus à tous mes frères et sœurs de la Martinique. Père Laurent Souno\-uvou, paroisse de Jossea\tud Je suis né le 25 janvier 1971 à Cotonou, au Bénin. Je suis l’ainé d’une famille de 7 enfants. Je passe le temps de mes cours primaires et secondaires à Cotonou, et c’est au Collège Notre-Dame de Lourdes de Porto-Novo que j’obtins mon Baccalauréat littéraire. Mon enfance est marquée par une vie paroissiale très active dans les mouvements d’action catholique et de jeunesse. Depuis, je me suis laissé habiter par l’idéal de la vie consacrée et mon itinéraire en fut richement marqué. Une expérience capucine de 7 ans me conduisit successivement en Côte d'Ivoire, au Cameroun, et au post-noviciat Notre-Dame de Lorette où je fis des études philosophiques et orientées vers la spiritualité franciscaine. Je me retirai ensuite pour embrasser la voix sacerdotale de type diocésain. Après ma théologie aux séminaires St Gall de Ouidah (Bénin), et anglophone St Pierre et St Paul d’Ibadan au Nigeria, et incardiné dans le diocèse de Porto-Novo, je suis ordonné diacre le 14 septembre 2010, et prêtre le 15 août 2011. Depuis, j’exerçai mon ministère comme vicaire paroissial à St Michel de Krake de 2011 à 2014, et à Ste Thérèse de l’Enfant Jésus d’Azowlisse jusqu'à ce jour. J’ai accepté d’être envoyé comme missionnaire en Martinique dès la rentrée pastorale de septembre 2016. Je remercie le Seigneur pour cette confiance faite par mon Évêque, et me confie à vos prières pour l’accomplir. qui est dans les Alpes-Maritimes, plus précisément la paroisse Notre- Dame de la Sagesse qui regroupe les églises de Biot, Sophia Antipolis et Valbonne, comme vicaire. En 2009, je suis monté dans la capitale au service de l’Eglise qui est à Paris, dans la paroisse Saint-Denys de la Fidei Donum dans un des diocèses du nord du Bénin pour huit années. Je suis revenu à mon diocèse en 2007 pour continuer mon ministère sacerdotal, jusqu'à Me voici de nouveau vie paroissiale très active dans Père Laurent Souno\-uvou,  Je suis né le 25 janvier 1971 à  Cotonou, au Bénin. Je suis l’ainé  d’une famille de 7 enfants. Je  passe le temps de mes cours  primaires et secondaires à  Cotonou, et c’est au Collège  Notre-Dame de Lourdes de  Porto-Novo que j’obtins mon  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 14

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Père Caleb Yvon M\ban\-tuas\bla Tonta, paroisse de Balata Père Médard Kounou\-dj\b, District du Grand-Nor\td Père Dés\bré M\bntsa-M\-ba, paroisse du \bert-Pr\té Père Snell Armand No\-rd, paroisse de Saint-\tChristophe et Sainte\t-Thérèse Je suis le père Caleb Yvon Miantuasila Tonta du Congo, Brazzaville. Je suis religieux, prêtre de la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritains). J'ai fait ma première profession religieuse à Mbalmayo au Cameroun le 14 octobre 2000, et ai été ordonné prêtre le 3 juillet 2004 à Brazzaville, au Congo. J'ai travaillé 12 ans au Congo Brazzaville comme missionnaire. C'est avec une grande joie que j'arrive en Martinique au service de l'Eglise universelle. J'ai 47 ans. Merci de me porter dans vos prières J’ai vu le jour le 27 mai 1970 à Sè, au Bénin. Mes études préparatoires au sacerdoce ont été faites dans les différents séminaires de mon pays avant mon ordination presbytérale advenue le 4 décembre 1999. Je suis prêtre du diocèse de Lokossa au sud-ouest du Bénin. Après mon ordination, j’ai été nommé vicaire, de 2000-2001, secrétaire à l’évêché, de 2001-2003, professeur de Droit canonique au grand séminaire Louis Parisot au Bénin, et cumulativement curé fondateur de paroisse de 2006-2008. Durant mes études, j’ai servi comme administrateur paroissial et aide paroissiale dans le diocèse de Lugano, en Suisse, de 2008-2013. De retour au pays, j’ai été curé de paroisse, directeur d’un complexe scolaire et, de nouveau, professeur de Droit au grand séminaire L. Parisot, de 2013-2015. Je suis titulaire d’un Master en Droit comparé des Religions et d’un Doctorat en Droit canonique. Je suis né au Gabon et y ai également fait mes études. Je suis religieux spiritain depuis le 8 septembre 1999. Et pour ma formation dans notre congrégation, j'ai eu la chance de connaître les églises du Sénégal, du Cameroun et Madagascar. C'est à Madagascar que j'ai fait ma théologie. Ordonné prêtre le 12 juillet 2003 à Libreville, j'ai travaillé essentiellement en Guyane, au service de la jeunesse et de l'enseignement catholique. J'ai connu aussi la vie en paroisse, au service des communautés Hmong et Bushinéngué à Javouhey. Je trouve ma joie à servir l'Eglise qui a fait de moi ce que je suis. Je suis particulièrement heureux pour la grâce qui m'est accordée d'être ici en Martinique. Dieu ne se trompe pas dans ses choix. Je suis le père Snell Armand Nord csc, religieux de la Province Notre-Dame du Perpétuel Secours d’Haïti, de la Congrégation de Sainte-Croix fondée au Mans, le 1er mars 1937. Je suis haïtien et j’ai été ordonné prêtre le 7 octobre 2000. J’ai dédié mon sacerdoce à la Vierge Marie que j’ai choisi d’imiter dans la grande abnégation personnelle. «Que tout se passe pour moi selon ta volonté, Seigneur», tel fut le thème de mon ordination sacerdotale. J’ai eu comme premier ministère assistant-directeur dans le collège du Diocèse de Fort-Liberté ; puis directeur du programme de formation des jeunes postulants (Postulat), de 2002 à 2006, et directeur de ladite institution scolaire durant la même période. Je fus administrateur de la faculté de Théologie dédiée aux Religieux, à Port-au-Prince, de 2006 à 2008. Enfin, j’ai été pour les huit dernières années avant mon arrivée dans l’Église en Martinique, curé d’une paroisse de 49 000 habitants. Je suis né au Gabon et y ai également fait mes études. Je suis religieux spiritain depuis le 8 septembre 1999. Et pour ma formation dans notre congrégation, j'ai eu la chance de connaître les églises du Sénégal, du Cameroun et Madagascar. C'est à Madagascar que j'ai fait ma théologie. Ordonné prêtre le 12 juillet 2003 à Libreville, j'ai travaillé essentiellement en Guyane, au service de la jeunesse et de l'enseignement catholique. J'ai connu aussi la vie en paroisse, au service des communautés Hmong et Bushinéngué à Javouhey. Je trouve ma joie à servir l'Eglise qui a fait de moi ce que je suis. Je suis particulièrement heureux pour  paroisse de Saint-\tChristophe et Sainte\t-Thérèse Je suis le père Snell Armand Nord csc, religieux de la Province Notre-Dame du Perpétuel  Secours d’Haïti, de la Congrégation de Sainte-Croix fondée au Mans, le 1er mars 1937. Je  suis haïtien et j’ai été ordonné prêtre le 7 octobre 2000. J’ai dédié mon sacerdoce à la Vierge  Marie que j’ai choisi d’imiter dans la grande abnégation personnelle. «Que tout se passe  pour moi selon ta volonté, Seigneur», tel fut le thème de mon ordination sacerdotale. J’ai eu  comme premier ministère assistant-directeur dans le collège du Diocèse de Fort-Liberté ; puis  directeur du programme de formation des jeunes postulants (Postulat), de 2002 à 2006, et  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 15

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Les JMJ 2016 ont débuté \be mardi 26 jui\b\bet, en Po\bogne, avec comme thème : "Heureux  \bes miséricordieux, car i\bs obtiendront miséricorde" (Mt 5,7). Partis de \ba Martinique  une semaine auparavant, \bes jeunes et \beurs accompagnateurs ont vécu des choses  exceptionne\b\bes. I\bs ont expérimenté \ba Miséricorde de Dieu à travers \bes différents  temps forts qui \beur étaient proposés en Eg\bise : semaine missionnaire dans \be diocèse  de Gdansk catéchèses, cé\bébrations, prières, si\bences, sacrement de réconci\biation,  rencontres, \bongues marches…. « C’était une magnifique fête de \ba foi », « un cadeau  du cie\b », diront certains.  Les Journées Mondiales de la Jeunesse : un trés\br de grâces…  M gr David Macaire, entourés de quelques prêtres, diacres et séminaristes du diocèse de Martinique, a également participé à ces JMJ. La délégation y a retrouvé celles de la Guadeloupe et de la Guyane conduites par Mgr Jean- Yves Riocreux et Mgr Lafont. D’aucuns affirmeront que le clou de la manifestation était la grande veillée de prière du 30 juillet, animée par le pape François. Elle précédait la messe de clôture des JMJ du 31 juillet, sur le campus Misericordiae, qui a rassemblée plus de 2,5 millions de personnes. Le Saint-Père a été très concret dans ses propos, et a lancé différents appels aux jeunes. N’ayez pas peur, ou encore : Montrez votre joie chrétienne, la joie d’être disciples à la suite de Jésus. La joie inhérente à la foi chrétienne est d’abord le fruit d’une rencontre avec le Christ au sein de son Église, dira-t-il. Si on sait l’accueillir dans sa vie, alors on est capable de vivre et de faire de grandes choses. Il est possible de changer le monde et de ne pas se laisser réduire par la fatalité. Il a invité les jeunes à se lever de leur «divan» de repos et de passivité, pour s’engager dans la vie. Le bonheur ne saurait se confondre avec le confort et encore moins en navigant dans le monde virtuel des tablettes, des smartphones et de l’Internet. Si ces outils sont d’une grande utilité et des moyens de communication formidables de notre temps, ils ne sauraient remplacer la relation avec les autres et avec le monde. On confond trop souvent aujourd’hui communiquer et le fait d’être en relation ; ce qui n’est pas la même chose. On peut communiquer sans ne rien dire ou faire en étant simplement un spectateur passif, alors que la relation implique une rencontre avec l’autre, qui oblige à sortir de soi et à s’adapter à son interlocuteur. Le pape François a affirmé que la vie ne nous a pas été donnée pour «végéter», mais pour laisser une empreinte dans le monde, en vivant de l’espérance de Dieu. Après ces JMJ de Cracovie, gageons que nos jeunes prennent conscience de la place importante qu’ils ont dans l’Eglise universelle, et qu’ils invitent d’autres à en faire partie. Les fruits étaient déjà visibles lors de leur Jubilé qui s’est tenu au Hall des sports du Morne-Rouge, le samedi 27 août dernier. Les jeunes renouent avec la foi chrétienne et sont déterminés à faire partie de «l’Armée du Christ». De jour en jour, ils montrent leur vitalité spirituelle à travers les différentes actions qu’ils mènent… et par le chant phare des JMJ : "Nous sommes une génération choisie... je sais qui je suis en Jésus". Rendez-vous est pris pour les JMJ de 2019, au Panama. Justine Lordinot ■ JMJ – Crac\bvie 2016 DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 16

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Retr\buv\bns quelques  tém\bignages de n\bs t\tém\bins  de l’espérance de Dieu. Annie-Claude, Lauriane, Valérie, Lyvia, Christophe, Jeffrey, Allan et Sandra de la Pastorale des jeunes du Morne-des-Esses Les JMJ 2016 ont été pour nous, membres de la pastorale des jeunes du Morne-des-Esses, une expérience très enrichis- sante. Au fil des jours passés en Pologne, nous nous sommes rendu compte de l'importance de la foi à travers les différentes épreuves spirituelles qu'il nous a été donné d'affronter. Heu- reusement, nous pouvions compter sur l'immense générosité des Polonais qui nous ont merveilleusement accueillis, et qui ont su prendre soin de nous durant ces deux semaines. Cette charité nous montre bien, qu'au-delà de la barrière linguistique, les voies du Seigneur sont impénétrables ; sinon comment expliquer que des personnes puissent accepter de partager leur demeure avec des inconnus ? Ainsi, malgré les nombreux kilomètres parcourus (près de 12 en une journée), la fatigue physique et morale, nous avons passé d’excellents moments ponctués de découvertes et de leçons de vie. Nous sommes jeunes et pourtant nous semblons être à la retraite, selon le pape, nous devons mettre nos chaussures de sport et nous mettre en action pour témoigner de la Miséricorde du Seigneur. Enfin, s'il y a une chose à retenir, c'est que nous sommes tous appelés à témoigner de ce que Dieu a fait pour nous dans notre vie, et c'est par nos actions, nous prophètes, que l'armée de Dieu se lèvera et se dressera contre le mal. Nous l'avons vu, nous l'avons vécu et aujourd'hui nous pouvons en témoigner. Moreen, 22 ans, Communauté de l’Emmanuel J’avais vaguement entendu parler des JMJ car j’ai un proche qui était parti à Madrid. On m’a proposé d’y participer et j’étais curieuse de vivre à mon tour cette expérience. Au départ, je n’avais aucune idée de comment se serait déroulé ce voyage. J’appréhendais la vie en groupe, les longs trajets, le manque de confort, d’hygiène et de nourriture. Jusqu’au jour du départ je manquais d’enthousiasme car j’étais remplie d’incertitudes. J’ai malgré tout fait le choix de respecter mes engagements, de poursuivre cette aventure qui s’offrait à moi et de laisser Dieu me guider. J’ai été impressionnée par l’accueil qui nous a été réservé en Pologne par nos paroisses et nos familles d’accueil. Selon eux, c’est une grâce de nous avoir reçus chez eux. Je n’avais jamais ressenti autant d’amour auprès de personnes étrangères ne parlant pas notre langue, qui n’ont aucune idée d’où se trouve la Martinique ou de qui nous sommes. De nombreux témoignages partagés par d’autres jeunes m’ont permis de me rendre compte de toutes les merveilles dont Dieu est capable dans la vie de chacun. Mon moment préféré a été celui que je redoutais le plus, c’est-à-dire la veillée en plein air où nous devions dormir à la belle étoile. Après une très longue marche pour accéder au « Campus Misericordiae » (lieu de rassemblement des milliers de jeunes qui ont répondu présents à l’appel du pape François), nous avons pu échanger tout au long de cette nuit avec des Mexicains, des Américains, des Brésiliens, Colombiens… J’ai aimé ces moments de joie, de partage, tous réunis pour louer Dieu. Nous étions comme dans un grand rassemblement familial. Au départ je connaissais peu de monde dans le groupe avec lequel je suis partie, et au final j’ai fait de merveilleuses rencontres. Les JMJ sont une grande aventure humaine que je souhaite à tous de vivre au moins une fois.Moreen, 22 ans, Communauté de l’Emmanuel J’avais vaguement entendu parler des JMJ car j’ai un proche qui était ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 17

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Mon désir de me rendre aux JMJ remontait depuis des années... Et Dieu m'a fait une immense grâce de pouvoir faire mon "baptême JMJ" cette année, en Pologne. Le thème "Miséricorde" me parlait beaucoup, et j'avais hâte. J'y suis allée sans imaginer le déroulement, juste en me disant que je me remettais à la grâce de Dieu... et ce fut extraordinaire ! C'est une pure joie de pouvoir marcher dans les rues d'un pays inconnu en chantant, louant, priant, dansant pour témoigner de notre foi, et de l'amour que Dieu nous donne. On dépasse nos petites frontières, nos petites barrières, et on va à la rencontre de Dieu, pour montrer, témoigner qu'on L'aime et qu'on veut Le suivre, peu importe où, dans n'importe quel pays du monde s'il le faut. La rencontre avec d'autres jeunes du monde entier ayant le même but et le même amour pour Dieu, ne fait que renforcer notre foi. Tous rassemblés pour la même cause, pour un seul et unique Dieu. Même la façon dont les familles d'accueil nous ont reçus représentait un témoignage d'amour, qui nous a édifiés. Elles étaient géniales ! Ces JMJ étaient une concentra- tion de grâces et de bénédictions ! Accès et visite du Sanctuaire de la Miséricorde de Sainte Faustine, et sanctuaire de Jean Paul II, la rencontre du Pape, la veillée et la messe avec le Pape, les messes et les temps de prières dans dif- férentes églises et cathédrales, les temps de louange partout et même dans les rues, le spectacle réalisé sur le thème de la miséri- corde, la rencontre avec des jeunes du monde entier, et même nos très longues marches éprouvantes... tout était pur bonheur. Nous avons beaucoup pensé à notre Martinique, ainsi qu'à nos paroisses dans nos prières, et nous revenons remplis de grâces et de confiance, avec plein d'espoir pour notre île. Nous som- mes fin prêts à sortir de nos canapés, mettre nos chaussures de marche, et être des jeunes débout et décidés, armée du Seigneur, comme le pape François nous a invités à l'être. Je veux encore remercier Dieu pour tout cela... Notre foi a été ravivée, et notre désir de Le suivre renforcé. Les jeunes qui hésitent, n'hésitez plus. Les JMJ, c'est un trésor de grâces ! Bénédicte Étifier, "La route diocésaine" Au début je ne savais pas ce que c’était le JMJ, je me suis dit : c’est un truc du Bon Dieu , j’y vais. Mais très vite la réalité m’a rattrapée : les ventes de gâteaux, messes, recollections, ensachages… je pensais payer en plusieurs fois et partir comme quand je pars en voyage. Je me suis investie du mieux que je pouvais : jongler entre vie professionnelle, vie familiale, vie religieuse. Je n’avais pas l’habitude. Très rapidement j’y ai pris goût aux messes, aux rencontres… plus tu es dedans, plus tu veux participer, plus tu vois les bienfaits. Juste avant le départ, j’ai réalisé l’ampleur de l’événement. Je me suis dit que ça va être une chose bénéfique, grandiose, tant de jeunes réunis pour Jésus… ça va me faire du bien. Depuis un an, je chemine, donc j’ai vu les changements dans ma vie, savoir que j’allais me retrou- ver avec 3 millions de jeunes… je m’attendais à recevoir beaucoup de choses. Les enseignements, les échanges et les rencontres ont travaillé mon cœur. J’étais obligé d’accepter 78 personnes différentes de moi (le groupe de la Communauté de l’Em- manuel), ce qui au début me posait un problème. Je me suis rendue compte que nous avons tous nos combats intérieurs, et chacun de nous a ses problèmes. Un enseignement m’a particu- lièrement marquée et touchée ; il portait sur les demandes faites à Jésus. A cette occasion, j’ai appris à demander à Dieu, aux autres, de l’aide et également appris à donner et recevoir de l’amour. Grâce à l ’amour reçu de nos familles d’accueil, je me suis remise en question. Ah ! La patience, je ne savais pas que j’en étais capable. L’amour, la patience, la sagesse… obligée de baisser la pression intérieure. Je suis partie avec des fardeaux, des blessures, mais j’ai tout laissé en Pologne. Si tu n’as pas connu les JMJ, tu ne connais rien. Expérience exceptionnelle ! Rendez-vous au Panama en 2019 ! Chrystelle, 33 ans, Communauté de l’Emmanuel JMJ – Crac\bvie 2016 DOSSIER remplis ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 18

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P. Olivier-Marie Lucenay, Communauté de l’Emmanuel, Vicaire de la paroisse St Laurent (Lamentin) Afin de répondre à l'invitation du pape à participer aux JMJ de Pologne, du 26 au 31 juillet dernier, la Communauté de l'Emmanuel Antilles a rassemblé un groupe de 79 pèlerins de 18 à 38 ans, dont 12 venant de Guadeloupe et de l'Hexagone. Je souhaite tout d'abord remercier mon frère de communauté et ancien curé, le P. Christian Catayée, qui a été à l'initiative de ce projet, en me proposant de le prendre en main. C'est avec joie que j'ai accepté, quoique tremblant face à l'ampleur de la tâche qui m'attendait. En effet, après avoir participé à celles de Cologne en 2005, puis Madrid en 2011, c'est la première fois que je participais à ces Journées Mondiales de la Jeunesse en tant que prêtre et organisateur. C'est donc le cœur confiant et tremblant à la fois qu'avec le noyau constitué, nous nous sommes lancés dans l'aventure. Après 8 mois de préparation, nous nous sommes envolés pour la mission le 19 juillet, et avons rejoint la route organisée par la Communauté de l'Emmanuel France. Les 48h environ de trajet effectués (vol puis trajet en bus jusqu'en Pologne) ont été l'occasion de commencer à tisser des liens fraternels avec nos jeunes. Entre imprévus, changements de programmes, tensions internes à gérer, mais aussi joies et découvertes spirituelles et humaines pour beaucoup d'entre nous, ce pèlerinage fut pour moi une totale réussite. Je retiendrai trois points principaux. Tout d'abord, l'exemplarité de nos jeunes, qui assuraient l'ambiance quand il le fallait, et assuraient le calme opportun lors des temps spirituels, qui laissaient pantois certains de mes confrères rencontrés sur place. Cela m'a permis de relativiser certains écarts et de rendre grâces à Dieu pour l'éducation spirituelle qu'ils reçoivent traditionnellement sur notre île. Ensuite, j'ai été profondément conforté dans ma mission de pasteur par toutes les interventions du pape François qui a notamment appelé sans ménagement les jeunes à sortir du canapé de leur vie, et de prendre leur existence en main afin de laisser leur empreinte dans l'histoire du monde. Enfin, cette aventure des JMJ, fut une véritable invitation au dépassement de soi, physique, relationnel et spirituel. Jésus nous surprend, en nous conduisant toujours plus loin avec sa pédagogie divine qui lui est propre. Pour conclure, je suis revenu des JMJ animé d'un feu missionnaire encore plus ardent, et habité par une question : Et après ? Charge à nous, prêtres et diacres, en communion avec notre archevêque et tout le peuple de Dieu, d'être à l'écoute du Saint-Esprit pour favoriser la croissance de ces grains semés dans le cœur de nos jeunes. Ils ne sont pas l’Église de demain, mais bel et bien l’Église d'aujourd'hui ! Alors prions d'ores et déjà le Maître de la moisson d'embraser le cœur de ces jeunes missionnaires pour le bien de notre Martinique et de toute la Caraïbe. Dieu soit béni éternellement. Tém\bignage  d'un prêtre  acc\bmpagnateur ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 19

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En  cette  année  jubi\baire,  près  de  500  jeunes  de  15  à  35  ans  se  sont  retrouvés  \be  samedi  27  août,  au  Ha\b\b  des  sports  du  Morne-Rouge,  à  \b'occasion  du  Jubi\bé  des  jeunes. Un grand moment de foi et de joie, à \b'initiative de \ba Pastora\be diocésaine  des jeunes et de M\pgr David Macaire. Et après les JMJ… le Jubilé des jeunes ! « Relève le défi de la sainteté ! » Vanessa J'attendais la journée du 27 août avec impa- tience, et je n'ai pas été déçue. À mon arrivée, il y avait des chants de louange et à l'Esprit-Saint, j'ai réellement senti sa présence dès le début. J'ai apprécié tout ce qui était proposé : les forums, notamment sur les relations hommes/femmes, les témoignages des JMJistes, le passage de la Porte sainte (et l'explication), la messe, la louange ; mais ce qui m'a le plus marquée a été le spectacle des JMJistes sur la miséricorde divine. Chaque scène était touchante, particulièrement celle représentant la tentative d'assassinat du pape saint Jean-Paul II, et le pardon donné à son agresseur... La ferveur des jeunes est également à noter. Je rends grâce à Dieu pour cette journée. Merci aux petites mains qui ont contribué à la réussite de la journée. Merci à l'archevêque pour sa confiance en la jeunesse, qui est une armée de Dieu qui se lève. Je repars de la Martinique le cœur en joie suite à cette journée. Merci beaucoup ! Edouard Sandrine J'ai aimé : voir autant de jeunes rassemblés pour Jésus ; voir une jeunesse s'amuser pour la gloire de Jésus ; les moments de louange, très chauds, mais aussi les moments plus calmes où l'on appelait l'Esprit-Saint. C'était des moments forts. Le spectacle que les JMJistes ont fait à Cracovie, encore un grand "Woulo bravo" à eux. Le moment fort pour moi, fut le passage de la Porte sainte ou j'ai déposé mes fardeaux, et suis entrée dans l'église avec un cœur léger. En bref, ce fut une manifestation réussie à mon sens. Il y a une «Armée» qui se lève, et nous (les jeunes) prenons conscience de cela... La jeunesse fera de belles choses pour et dans le nom de Jésus ! Amen. Moi, le Seigneur m'a touché avec cette journée du Jubilé des jeunes. Les témoi- gnages des JMJistes m'ont donné envie d'aller aux JMJ au Panama, et de vivre cette expérience. J'ai vécu ma journée avec beaucoup de plaisir. J'ai aimé le message de Mgr Macaire ; il m'a donné de la joie ! Merci pour tout ! ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 21

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Agenda de l’Archevêque Du 5 au 17 septembre : Séminaire pour les nouveaux évêques, organisé à Rome par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples Du 18 au 22 septembre : Rencontre du presbyterium de Guyane Vendredi 23 septembre : - Conseil épiscopal - 18h : Rivière-Pilote, messe d’installation du Curé et mémoire des insurgés de septembre 1870 Samedi 24 septembre : - Jubilé des chorales au Palais des sports de Rivière- Salée - 18h : Diamant, messe d’installation du Curé Dimanche 25 septembre : - 7h30 : Cathédrale Saint-Louis, messe d’installation du Curé - 10h : Dédicace de la nouvelle église de Sainte-Luce - 15h : De Briant, messe d’installation du Curé et Jubilé du monde caritatif - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis 1967 -2017 50 ans de grâces pour les couples END Martinique !!! Les Equipes Notre Dame, mouvement de spiritualité conjugale , ont la joie d’annoncer à l’ensemble des couples mariés ou non , le débu t de leur année Jubilaire . Du rant l ’année 2016 -2017 , les END de Martinique vivront un ensemble de temps forts pour marquer leur cinquantième anniversaire. C’ est dans ce cadre que les couples chrétiens et les familles , sont appelés à faire , en union de prière avec les END , la neuvaine exceptionnelle qu’elles proposent du 9 au 17 Septembre . Notre journée de rentrée commencera avec une messe qui se tiendra à l’église « Notre Dame de l’Assomption » de Sainte - Marie à 9 heures le dimanche 18 septembre 2016 . A cette occasion, tous les couples désireux de faire plus ample connaissance avec le mouvement seront invités à se joindre à nous afin , not am ment , de partager un déjeuner au presbytère de Sainte -Marie. La clôture des festivités se déroulera au mois de Mai, après une année riche en rencontres , partage et en enseig nements. Pour de plus ample s renseigne ment s Contacter Léandre et Serge RACINE 0596 53 52 97 http://www.equipes -notre -dame.fr/secteur/martinique Figure 1 Logo des 50 ans : 1967-2017 50 ans de grâces pour les couples END Martinique !!! Les Equipes Notre Dame, mouvement de spiritualité conjugale, ont la joie d’annoncer à l’ensemble des couples mariés ou non, le début de leur année Jubilaire. Durant l’année 2016-2017, les END de Martinique vivront un ensemble de temps forts pour marquer leur cinquantième anniversaire. C’est dans ce cadre que les couples chrétiens et les familles, sont appelés à faire, en union de prière avec les END, la neuvaine exceptionnelle qu’elles proposent du 9 au 17 Septembre. Notre journée de rentrée commencera avec une messe qui se tiendra à l’église « Notre Dame de l’Assomption » de Sainte-Marie à 9 heures le dimanche 18 septembre 2016. A cette occasion, tous les couples désireux de faire plus ample connaissance avec le mouvement seront invités à se joindre à nous afin, notamment, de partager un déjeuner au presbytère de Sainte-Marie. La clôture des festivités se déroulera au mois de Mai, après une année riche en \ rencontres, partage et en enseignements. Pour de plus amples renseignements Contacter Léandre et Serge RACINE 0596 53 52 97 http://www.equipes-notre-dame.fr/secteur/martinique 1967 -2017 50 ans de grâces pour les couples END Martinique !!! Les Equipes Notre Dame, mouvement de spiritualité conjugale , ont la joie d’annoncer à l’ensemble des couples mariés ou non , le débu t de leur année Jubilaire . Du rant l ’année 2016 -2017 , les END de Martinique vivront un ensemble de temps forts pour marquer leur cinquantième anniversaire. C’ est dans ce cadre que les couples chrétiens et les familles , sont appelés à faire , en union de prière avec les END , la neuvaine exceptionnelle qu’elles proposent du 9 au 17 Septembre . Notre journée de rentrée commencera avec une messe qui se tiendra à l’église « Notre Dame de l’Assomption » de Sainte - Marie à 9 heures le dimanche 18 septembre 2016 . A cette occasion, tous les couples désireux de faire plus ample connaissance avec le mouvement seront invités à se joindre à nous afin , not am ment , de partager un déjeuner au presbytère de Sainte -Marie. La clôture des festivités se déroulera au mois de Mai, après une année riche en rencontres , partage et en enseig nements. Pour de plus ample s renseigne ment s Contacter Léandre et Serge RACINE 0596 53 52 97 http://www.equipes -notre -dame.fr/secteur/martinique Figure 1 Logo des 50 ans : ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 22

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MEDIAS Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr 99.5 - 101.3 et 105,3 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.comTél. : Dimanche 11 septembre 2016 L’Apocalypse : fin de tout ? Qu’est-ce que l’Apocalypse et que comprenons-nous véritablement de l’Apocalypse selon saint Jean ? Pourquoi ce livre, sorti de son contexte historique, est-il devenu si énigmatique et suscite-t-il autant de peur ? Pourquoi pensons- nous, à tort, que le terme «apocalypse» désigne la fin du monde ? Cette semaine, Dieu m’est témoin lève le voile sur ce grand mystère. Le père Elvis Elengabeka, professeur d’exégèse à l’Institut catholique de Paris, viendra en plateau nous rappeler dans quel contexte ce live a été écrit. Dimanche 18 septembre 2016 Le SMA : deuxième chance ? En 50 ans, le Service militaire adapté a connu un véritable succès. Cette semaine, Dieu m’est témoin veut faire un coup de projecteur sur la réussite du SMA dans nos Outre-mer. Sur notre plateau, Rudy Crico, Martiniquais de 23 ans, viendra nous dire comment son stage militaire, avec ses 5 km de course par jour, sa vie en chambrée et les contraintes logistiques, l’ont aidé à repenser son avenir. A ses côtés, le Général Luc de Perron de Revel, commandant du SMA depuis août 2015 , nous donnera les clés pour comprendre la réussite de ce régiment. Nous serons connectés avec Paul Rougon, diacre martiniquais basé au SMA de Fort-de-France ; il nous expliquera comment l’aumônerie militaire a sa place au sein du régiment, et quels liens il développe avec les jeunes volontaires qui ont, pour la plupart, des parcours chaotiques. Dimanche 25 septembre 2016 Spéciale JMJ Les 31 ème Journées mondiales de la jeunesse ont eu lieu en juillet, rassemblant des centaines de milliers de jeunes du monde entier. Dieu m’est témoin était à Cracovie avec les jeunes des diocèses d’Outre-mer. Des Antilles, du Pacifique, de l’Océan indien, toute la jeunesse catholique ultra-marine a vécu cet extraordinaire événement comme un accélérateur de foi. Ils nous parleront des rencontres qu’ils ont pu faire avec des jeunes de cultures différentes, de leurs échanges, belle illustration de la richesse et l’unité de l’Église. Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère. L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 23

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Nous réalisons que ce que nous accomplissons n’est qu’une goutte dans l’océan. Mais si cette goutte n’existait pas dans l’océan, elle manquera\ it. (Sainte Mère Teresa)

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