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E g lise
en MARTINIQUE
N° 527
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUEL — 2,00 €
11 septembre 2016
JMJ : De retour de C racovie…
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EDITORIAL
L
a liturgie de ce 24 e dimanche ordinaire de l’année C nous
révèle ce qui caractérise le Père, à savoir la tendresse,\
la miséricorde et le pardon. Oui, aujourd’hui, nous
contemplons Dieu dans sa miséricorde infinie. Sa plus grande
joie est de pardonner aux pécheurs qui se convertissent.
La brebis perdue dont parle l’Evangile, c’est chacun de nous, et
c’est Dieu lui-même qui vient nous chercher là où nous somme\
s.
«Aucun être humain ne peut tomber suffisamment bas pour que
le Bon Pasteur ne puisse aller le rechercher.» Demandons donc
au Seigneur la grâce de la conversion ! Confions cette intention
de prière à Sainte Mère Térésa, canonisée le 4 septemb\
re dernier
par le Saint-Père à Rome. Une femme d’exception qui consacra
sa vie aux autres, dans une totale abnégation ; «un infatigable
artisan de miséricorde», dira le pape François.
En cette période de toutes les rentrées (scolaire, pastorale…),
prenons le temps de confier nos projets au Seigneur. Cette rentrée
peut être une porte ouverte à une vie nouvelle. En effet, nous ne \
savons pas ce que nous réservent les mois à venir, mais faisons
confiance au Seigneur qui nous dit : n’ayez pas peur !
Cette nouvelle année pastorale peut être, pour chacun, une
occasion de s’ouvrir aux autres, et de consolider des liens de
fraternité dans notre communauté.
La rentrée, c’est également le moment où l’on retrouve de\
s
visages connus, mais où l’on en découvre de nouveaux. C’est \
ainsi que nous vous présentons les prêtres arrivés dans notre
diocèse au mois d’août. Toute l’équipe de Eglise en Martinique leur
souhaite la bienvenue et espère qu’ils apporteront naturellement
leur contribution à la revue.
Découvrez également la nouvelle organisation mise en œuvre
par Mgr Macaire : 37 nouvelles nominations de prêtres dans
les paroisses, et 23 nouvelles nominations de prêtres, diacres et
laïcs dans des charges pastorales du diocèse (vicaires de l’é\
vêque,
délégués épiscopaux et diocésains, aumôniers et respon\
sables de
services diocésains).
Les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui se sont déroulé\
es
en Pologne ont été choisies comme thème phare de notre dossier.
Nos jeunes en sont revenus ravis et en témoignent. L’homélie
du pape François pour ces Journées a été reprise dans la rub\
rique
«Eglise universelle». Le Mot de l’Evêque est aussi en lien avec la
Jeunesse. Mgr Macaire l’a intitulé : «Jeunesse - la triple pein\
e.
C’est Rachel qui pleure ses enfants». La rentrée conduit, en ef\
fet,
à des départs pour de nouveaux horizons à cause des études, \
de
la recherche de travail... Des départs qui «cassent» parfois le\
dynamisme de nos pastorales... Mais, ainsi va la vie !
Nous souhaitons une bonne rentrée à notre archevêque et à
tous les membres de son presbyterium. Nous confions également
au Seigneur les jeunes, les enseignants, les éducateurs, les
mouvements et associations de fidèles.
A tous, une bonne rentrée !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
MÉDIAS
Dossi\br : JMJ – CRACOVIE 2016
EGLISE UNIVERSELLE
• Jeunesse : la triple peine
• Par\ble d\bminicale
• Dés\brmais, Sainte Mère Teresa
• L’Orgue
• Fête de la Cr\bix gl\brieuse - 14 septembre
• La n\buvelle \brganisati\bn du di\bcèse
• A la renc\bntre des n\buveaux prêtres
accueillis dans le di\bcèse...
• Messe p\bur la J\burnée M\b\tndiale de la Jeunesse
23
AGENDA DE L’ARCHEVÊQUE 22
ANNÉE SAINTE DE LA \SMISÉRICORDE
• Les J\burnées M\bndial\tes de la Jeunesse :
un trés\br de grâces...
• Tém\bignages
• Et après les JMJ… le Jubilé des jeune\ts ! • Les diacres \bnt eu leur Jubilé
• La Vierge pèlerine
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
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97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04
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Jeunesse : la triple peine
« C’est Rachel qui pleure ses enfants ! »
C
’est la rentrée, le temps des
espérances et des projets, le
temps des départs aussi…
Les vacances terminées, vont partir ou
repartir vers d’autres cieux une grande
partie de l’élite de notre jeunesse, les
forces vives de nos familles, de nos cités,
de notre Eglise. Pour reprendre le travail
ou pour en trouver, pour poursuivre
des cursus de formation, combien de
parents verront se vider leur maison
et se trouveront comme amputés de la
présence d’un fils ou d’une fille, voire de
plusieurs. Nos lauréats et nos meilleurs
étudiants vont s’envoler, certains pour
la première fois vers la métropole, ou
d’autres lieux prometteurs d’avenir. Il
y a trente ans, ceux qui partaient envi-
sageaient de revenir une fois diplômés
et qualifiés ; aujourd’hui, avec la mon-
dialisation, nul ne sait si et quand cette
génération reviendra au pays.
Les familles, les acteurs sociaux et les
politiques font de leur mieux pour
pallier les déséquilibres ainsi engendrés
par cet exode. Mais sur le plan ecclésial
et spirituel, nous devons nous aussi
réfléchir à la question. Le départ d’un
jeune chrétien formé dans une paroisse,
confirmé, parfois même engagé dans
un mouvement ou un service d’Eglise,
entraîne trois pertes dramatiques. On
pourrait appeler cela «la triple peine»
de nos communautés paroissiales (dans
tous les sens du mot «peine» : à la fois
une tristesse et une sorte de punition).
La première peine est l’Absence. C’est
évident, le jeune qui s’en va laisse un
vide. Il n’est plus là. Sa présence, ses
talents apportaient vitalité et équilibre.
La communauté est blessée par ce
départ et le regard qu’elle porte sur
elle-même et sur les jeunes change.
Comment être motivé lorsque, année
après année, on a été déstabilisé par
des départs à répétition ? Tous les
projets sont remis en cause à chaque
fois. Pour peu que ce jeune soit un
moteur ou un pilier, c’est la vie même
du groupe qui est ébranlée. Comment
investir dans la formation de nos jeunes
dans les ministères (les musiciens, les
responsables de mouvements, par
exemple) s’ils s’en vont au moment
même où ils commencent à porter des
fruits ? C’est la première peine de notre
Eglise.
La seconde peine est le Manque
d’animateurs de jeunes. C’est un donné
psychologique et sociologique bien
connu : pour former des jeunes de 14
à 18 ans, il faut des animateurs de 20 à
30 ans, c’est-à-dire des jeunes adultes
auxquels ils peuvent s’identifier. Sauf
exception, on ne peut vraiment motiver
des adolescents lorsque la différence
d’âge est trop importante. Or l’Absence
des jeunes adultes en âge de prendre
en charge des adolescents nous laisse
démunis. Quand on sait les tentations
qui guettent la jeunesse de nos îles,
c’est terrible. Avec plus de 3 000
confirmations par an, il devrait y avoir
près de 12 000 jeunes de 14 à 18 ans
dans les mouvements d’Eglise… On en
est loin ! L’Eglise peine à leur proposer
des activités attractives, saines et
formatrices. Voici la deuxième peine
de l’Eglise.
La troisième peine est la plus terrible,
c’est la Perte de la foi et des mœurs.
Les jeunes qui partent en Métropole
et ailleurs sont livrés à eux-mêmes en
matière spirituelle. Souvent les parents,
même les plus chrétiens, ont préparé
le séjour de leurs enfants sur tous les
points : le gîte et le couvert, bien-sûr, les
transports, les études, les connaissances,
les assurances… mais on a oublié le
spirituel. Les jeunes sont abandonnés au
moment le plus terrible de leur vie de foi,
alors qu’ils doivent faire les grands choix
de vie… et le démon en profite. Certes,
les églises de France ne sont pas toujours
très habiles à accueillir nos jeunes, mais
quel désastre de voir, même les plus
insérés dans nos paroisses locales,
déserter la pratique dès les premières
semaines. Sans parler des vocations
qui se développent justement à cet
âge-là et qui s’enlisent dans les sables
mouvants de la solitude spirituelle ! Avec
le temps, dans des milieux étudiants
parfois débauchés, ils perdent les
mœurs et font des erreurs lourdes de
conséquences. Parfois, cherchant du
secours, ils trouvent refuge dans des
groupes religieux hétérodoxes… C’est
la troisième peine de notre Eglise.
Face à cela, il y a des sources
d’espérance : les JMJistes et les groupes
fervents et joyeux fleurissent un peu
partout dans le diocèse sous la houlette
du père Emmanuel Chaulvet, Délégué
diocésain à la Pastorale des Jeunes
et, en France métropolitaine, le père
Marcel Crépin, tout nouvel Aumônier
National des Antillais et Guyanais,
commence un travail formidable à
temps plein au service de nos jeunes…
Que le Seigneur nous donne une triple
joie !
+ David Macaire
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-Franc\b
■
MOT DE L’EVÊQUE
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Messe p\bur la J\burnée M\b\tndiale de la Jeunesse
“Aujourd’hui, je dois demeurer
dans ta maison”
Messe p\bur la J\burnée M\b\tndiale Messe p\bur la J\burnée M\b\tndiale
EGLISE UNIVERSELLE\t
A
rrive ainsi la rencontre la plus
surprenante, celle avec Zachée,
le chef des “publicains”, c’est-
à-dire des collecteurs d’impôts. Zachée
était donc un riche collaborateur des
occupants romains détestés ; c’était un
exploiteur du peuple, quelqu’un qui,
à cause de sa mauvaise réputation,
ne pouvait même pas s’approcher du
Maître. Mais la rencontre avec Jésus
change sa vie, comme cela a été et
peut être chaque jour pour chacun de
nous. Zachée, cependant, a dû affronter
certains obstacles pour rencontrer
Jésus : au moins trois, qui peuvent nous
dire quelque chose à nous aussi.
Le premier est la petite taille : Zachée
ne réussissait pas à voir le Maître parce
qu’il était petit. Aujourd’hui aussi, nous
pouvons courir le risque de rester à
distance de Jésus parce que nous ne
nous sentons pas à la hauteur, parce que
nous avons une basse considération de
nous-même. C’est une grande tentation,
qui ne regarde pas seulement l’estime de
soi, mais touche aussi la foi. Parce que la
foi nous dit que nous sommes «enfants
de Dieu et nous le sommes réellement» :
nous avons été créés à son image ; Jésus
a fait sienne notre humanité et son cœur
ne se lassera jamais de nous ; l’Esprit
Saint désire habiter en nous ; nous
sommes appelés à la joie éternelle avec Dieu ! C’est notre “stature”, c’est notre
identité spirituelle : nous sommes les
enfants aimés de Dieu, toujours. Vous
comprenez alors que ne pas s’accepter,
vivre mécontents et penser en négatif
signifie ne pas reconnaitre notre identité
la plus vraie : c’est comme se tourner d’un
autre côté tandis que Dieu veut poser
son regard sur moi, c’est vouloir effacer
le rêve qu’il nourrit pour moi. Dieu
nous aime ainsi comme nous sommes,
et aucun péché, défaut ou erreur ne le
fera changer d’idée. Pour Jésus, l’Évangile
nous le montre, personne n’est inférieur
et distant, personne n’est insignifiant,
mais nous sommes tous préférés et
importants : tu es important !
Et Dieu compte sur toi pour ce que tu
es, non pour ce que tu as : à ses yeux
ne vaut vraiment rien le vêtement que
tu portes ou le téléphone portable que
tu utilises : que tu sois à la mode ne lui
importe pas, ce qui lui importe, c’est
toi. Tu as de la valeur à ses yeux et ta
valeur est inestimable. Quand dans la
vie, il nous arrive de viser en bas plutôt
qu’en haut, cette grande vérité peut nous
aider : Dieu est fidèle dans son amour
pour nous, même obstiné. Cela nous
aidera de penser qu’il nous aime plus
que nous nous aimons nous-même, qu’il
croit en nous plus que nous croyons
en nous-même, qu’il “est toujours le
supporter” pour nous comme le plus
irréductible des supporters. Il nous
attend toujours avec espérance, même
lorsque nous nous refermons sur nos
tristesses, ruminant sans cesse sur les
torts reçus et sur le passé. Mais s’attacher
à la tristesse n’est pas digne de notre
stature spirituelle ! C’est même un virus
qui infecte et bloque tout, qui ferme
toute porte, qui empêche de relancer la
vie, de recommencer. Dieu, au contraire
est obstinément plein d’espoir : il croit
toujours que nous pouvons nous relever
et ne se résigne pas à nous voir éteints
et sans joie. Parce que nous sommes
toujours ses enfants bien-aimés.
Rappelons-nous de cela au début de
chaque journée. Cela nous fera du bien
chaque matin de le dire dans la prière :
“Seigneur, je te remercie parce que tu
m’aimes ; fais-moi aimer ma vie !”
Non pas mes défauts, qui se corrigent,
mais la vie, qui est un grand don : c’est
le temps pour aimer et pour être aimés.
Zachée avait un second obstacle sur
le chemin de la rencontre avec Jésus :
la honte qui paralyse. Nous pouvons
imaginer ce qui s’est passé dans le
cœur de Zachée avant de monter sur ce
sycomore, cela aura été une belle lutte :
d’une part une bonne curiosité, celle de
connaître Jésus ; de l’autre le risque de
faire une terrible piètre figure. Zachée
Chers jeunes, vous êtes venus à Cracovie pour rencontrer Jésus. Et \b’Évangi\be aujourd’hui
nous par\be justement de \ba rencontre entre Jésus et un homme, Zachée, à Jéricho. Là,
Jésus ne se \bimite pas à prêcher, ou à sa\buer chacun, mais i\b veut, dit \b’Évangé\biste,
traverser \ba vi\b\be. Jésus désire, en d’autres termes, s’approcher de \ba vie de chacun,
parcourir notre chemin jusqu’au bout, afin que sa vie et notre vie se rencontrent vraiment.
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était un personnage public ; il savait qu’en
essayant de monter sur l’arbre, il serait
devenu ridicule aux yeux de tous, lui,
un chef, un homme de pouvoir. Mais il a
surmonté la honte, parce que l’attraction
de Jésus était plus forte. Vous aurez fait
l’expérience de ce qui arrive lorsqu’une
personne devient si attirante au point
d’en tomber amoureux : il peut arriver
alors de faire volontiers des choses qui
ne se seraient jamais faites. Quelque
chose de semblable arrive dans le cœur
de Zachée, quand il sentit que Jésus était
si important qu’il aurait fait n’importe
quoi pour lui, parce qu’il était le seul qui
pouvait le tirer hors des sables mouvants
du péché et du mécontentement. Et
ainsi, la honte qui paralyse n’a pas eu le
dessus : Zachée, dit l’Évangile, «courut en
avant», «grimpa», et ensuite quand Jésus
l’appela, «il descendit vite». Il a risqué
et il s’est mis en jeu. Cela est aussi pour
nous le secret de la joie : ne pas éteindre
la belle curiosité, mais se mettre en jeu,
parce que la vie ne s’enferme pas dans
un tiroir. Devant Jésus on ne peut rester
assis en attendant les bras croisés ; à
Lui, qui nous donne la vie, on ne peut
répondre par une pensée ou un simple
“petit message”!
Chers jeunes, n’ayez pas honte de tout lui
porter, spécialement vos faiblesses, vos
peines et vos péchés dans la confession :
Lui saura vous surprendre avec son
pardon et sa paix. N’ayez pas peur de lui
dire “oui” avec tout l’élan de votre cœur,
de lui répondre généreusement, de le
suivre ! Ne vous laissez pas anesthésier
l’âme, mais visez l’objectif du bel amour,
qui demande aussi le renoncement, et
un “non” fort au doping du succès à tout
prix et à la drogue, de penser seulement
à soi et à ses propres aises.
Après la basse stature et la honte qui
paralyse, il y a un troisième obstacle
que Zachée a dû affronter, non plus à
l’intérieur de lui, mais autour de lui. C’est
la foule qui murmure, qui l’a d’abord
arrêté et puis l’a critiqué : Jésus ne
devait pas entrer dans sa maison, la
maison d’un pécheur ! Comme il est
difficile d’accueillir vraiment Jésus,
comme il est dur d’accepter un «Dieu,
riche en miséricorde». Ils pourront vous
empêcher, en cherchant à vous faire
croire que Dieu est distant, raide et peu
sensible, bon avec les bons et mauvais
avec les mauvais. Au contraire, notre Père
«fait lever son soleil sur les méchants
et sur les bons» (Mt 5, 45), et il nous
invite au vrai courage : être plus forts
que le mal en aimant chacun, même les
ennemis. Ils pourront rire de vous, parce
que vous croyez dans la force douce et
humble de la miséricorde. N’ayez pas
peur, mais pensez aux paroles de ces
jours : «Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde». Ils
pourront vous juger comme des rêveurs,
parce que vous croyez en une humanité
nouvelle, qui n’accepte pas la haine entre
les peuples, ne voit pas les frontières
des pays comme des barrières et garde
ses propres traditions sans égoïsme,
ni ressentiment. Ne vous découragez
pas : avec votre sourire et avec vos bras
ouverts, prêchez l’espérance et soyez
une bénédiction pour l’unique famille
humaine, qu’ici vous représentez si
bien !
La foule, ce jour-là, a jugé Zachée, elle
l’a regardé de haut en bas ; Jésus au
contraire, a fait l’inverse : il a levé son
regard vers lui. Le regard de Jésus va
au-delà des défauts et voit la personne ;
il ne s’arrête pas au mal du passé, mais
il entrevoit le bien dans l’avenir ; il ne
se résigne pas devant les fermetures,
mais il recherche la voie de l’unité et
de la communion ; au milieu de tous, il
ne s’arrête pas aux apparences, mais il
regarde le cœur. Avec ce regard de Jésus,
vous pouvez faire croître une autre
humanité, sans attendre qu’ils vous
disent “bravo”, mais en cherchant le bien
pour lui-même, heureux de garder le
cœur intègre et de lutter pacifiquement
pour l’honnêteté et la justice. Ne vous
arrêtez pas à la superficie des choses
et défiez-vous des liturgies mondaines
du paraître, du maquillage de l’âme
pour sembler meilleurs. Au contraire,
installez bien la connexion la plus stable,
celle d’un cœur qui voit et transmet le
bien sans se lasser. Et cette joie que
gratuitement vous avez reçu de Dieu,
donnez-la gratuitement, parce que
beaucoup l’attendent !
Enfin, écoutons les paroles de
Jésus à Zachée, qui semblent dites
spécialement pour nous aujourd’hui :
«Descends vite : aujourd’hui il faut
que j’aille demeurer dans ta maison».
Jésus t’adresse la même invitation :
“Aujourd’hui, je dois demeurer dans ta
maison”. Les JMJ, pourrions-nous dire,
commencent aujourd’hui et continuent
demain, à la maison, parce que c’est là
que Jésus veut te rencontrer à partir
de maintenant. Le Seigneur ne veut
pas rester seulement dans cette belle
ville ou dans de chers souvenirs,
mais il désire venir chez toi, habiter
ta vie de chaque jour : les études et
les premières années de travail, les
amitiés et les affections, les projets et
les rêves. Comme il lui plaît que dans la
prière, tout cela lui soit porté ! Comme
il espère que parmi tous les contacts et
les « chat » de chaque jour, il y ait à la
première place le fil d’or de la prière !
Comme il désire que sa Parole parle
à chacune de tes journées, que son
Évangile devienne tien, et qu’il soit ton
“navigateur” sur les routes de la vie !
Pendant qu’il te demande de venir chez
toi, Jésus, comme il a fait avec Zachée,
t’appelle par ton nom. Ton nom est
précieux pour Lui. Le nom de Zachée
évoquait, dans la langue de l’époque,
le souvenir de Dieu. Confiez-vous au
souvenir de Dieu : sa mémoire n’est
pas un “disque dur” qui enregistre et
archive toutes nos données, mais un
cœur tendre de compassion, qui se
réjouit d’effacer définitivement toutes
nos traces de mal. Essayons, nous aussi,
maintenant, d’imiter la mémoire fidèle
de Dieu et de conserver le bien que
nous avons reçu en ces jours. En silence,
faisons mémoire de cette rencontre,
gardons le souvenir de la présence
de Dieu et de sa Parole, ravivons en
nous la voix de Jésus qui nous appelle
par notre nom. Ainsi prions en silence,
en faisant mémoire, en remerciant le
Seigneur qui ici nous a voulus et nous
a rencontrés.
Homélie prononcée par le pape François, sur le campus Misericordiae,
à Cracovie, le dimanche 31 juillet 2016
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 5
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1ère Lecture. Exod\-e 32,7-14
Le choix de ce passage (après le péché
du veau d'or) a été motivé par le thème
du pardon. Ces 8 versets font partie
d'un ensemble extraordinaire (34 - 32 ),
qui s'achève par la révélation de l'être
profond de Dieu, le Dieu de l'Alliance
renouvelée, «tendre et miséricordieux,
lent à la colère, plein d'amour et de
fidélité» (6 ,34).
La déception de Dieu est immense
devant l'attitude d'Israël qui vient en
fait de lui dire non en face. Le Seigneur
ne peut plus dire «mon peuple» ; il dit
à Moïse «ton peuple».
Mais il propose à Moïse de
recommencer avec lui une autre
histoire, ce qui signifie que Dieu ne
peut se résoudre à interrompre son
dessein de salut, même si l'homme lui
fait faux bond.
La prière de Moïse peut surprendre :
ce n'est pas ainsi que nous prions
spontanément. Et pourtant, quelle
confiance ! D'abord, Moïse répond
à Dieu en disant «ton peuple» car le
sauveur d'Israël, c'est Yahvé ! Ensuite
elle repose sur une certitude : Dieu
est un Dieu fidèle, il n'a qu'une parole.
2ème Lecture : 1 T\bmothée 1,12-17
On remarquera la position que
prend Paul : sa vie elle-même est un
témoignage de l'infinie miséricorde de
Dieu qui s'est manifestée en Jésus.
Le raisonnement est simple : si moi
Paul, le plus grand des pécheurs, le persécuteur zélé, je suis devenu le
premier des prédicateurs, c'est bien la
preuve que nul n'est exclu du salut qui
est proposé. Paul s’abaisse pour bien
montrer comment il manifeste l'infini
de la miséricorde de Dieu envers tout
homme.
L’évang\ble : Luc 15,\-1-32
Il y a dans ce début du chapitre
15
un insistant appel à la joie
communautaire : Réjouissez-vous
avec moi, car j'ai retrouvé la brebis
(la drachme) que j'avais perdue. Dans
la première parabole, on voit tout
d'abord le berger abandonner tout son
troupeau pour partir à la recherche
de la brebis perdue : cette unique
brebis compte alors davantage que
les quatre-vingt-dix-neuf qui restent.
Le contraste est important, 1 devient
plus que 99. Et il en est de même
dans la deuxième parabole où une
simple drachme perdue retient toute
l'attention de la femme.
Luc met surtout l’accent sur la joie.
Dans sa joie, le berger met la brebis
sur ses épaules et, de retour à la
maison, il convie ses amis et voisins
à se réjouir avec lui (même chose
dans le cas de la femme). Le reste
du troupeau ne semble même plus
l'intéresser ! La joie débordante et
communicative (Réjouissez-vous avec
moi) que manifeste le berger après
avoir retrouvé sa brebis doit faire
comprendre la joie que Dieu éprouve quand un seul pécheur se repent ;
les quatre-vingt-dix-neuf brebis du
troupeau sont l'image des justes qui
n'ont pas besoin de conversion, tandis
que la brebis retrouvée représente
le pécheur qui se convertit. A la joie
d'avoir retrouvé la brebis perdue
s'ajoute l'initiative du pécheur qui
opère sa conversion.
Ces paraboles parlent à la fois de la
conduite de Jésus et de celle de Dieu,
et cela à trois niveaux : d'une part, Jésus
justifie indirectement sa conduite en
prenant exemple sur la miséricorde
de Dieu qui aime les pécheurs et veut
leur salut. En les côtoyant, Jésus veut
les ramener vers Dieu ; d’autre part,
Jésus annonce la proximité du Règne
de Dieu. Son comportement à l'égard
des pécheurs est alors à comprendre
comme «ce moment de grâce
exceptionnel qui précède l'avènement
du Règne, et qui doit permettre aux
pécheurs la participation au bonheur
que cet avènement réalisera sur la
terre».
Enfin, en prononçant ces paraboles,
Jésus montre qu'il a conscience
d'accomplir une mission qui le lie
étroitement à l'action de Dieu : «Par
Jésus, c'est Dieu lui-même qui tente
un dernier effort pour sauver les
pécheurs et leur accorder les bienfaits
de son Règne.»
Père François-Xavier Roussel, cssp ■
Dimanche 11 septemb\be 2016
Exode 32, 7-11.13-14 \p • Psaume 5 • 1 Timo\pthée 1,12-17 • L\puc 15,1-32
24 ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C
la P arole D
ominicale
La crainte de Dieu nous fait prendre conscience que tout vient de \ba grâce, et que notre
véritab\be force réside uniquement dans \be fait de suivre \be Seigneur Jésus, et de \baisser
\be Père déverser sur nous sa bo\pnté et sa miséricorde. (Pape François, juin 2014).
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La canonisation de Mère Teresa de Ca\bcutta
(1910-1997) a eu \bieu au cours d’une messe
p\bace Saint-Pierre, à Rome, \be 4 septembre
2016, devant p\bus de cent mi\b\be personnes. Cette
canonisation était \be point cu\bminant du Jubi\bé du
vo\bontariat et des opérateurs de \ba Miséricorde
organisé du 2 au 4 septembre, et à \ba vei\b\be du
5 septembre, jour du décès de Mère Teresa.
N
ée en 1910 dans une famille albanaise en Macédoine,
Gonxha Agnes Bojaxhiu (Mère Teresa) est entrée dans
les ordres à 18 ans, et a été envoyée enseigner en
Inde. Elle a ensuite fondé en 1950 sa propre congrégation,
les Missionnaires de la charité, qui compte aujourd’hui 4 500
religieuses consacrant leur vie, de manière radicale, aux plus
pauvres d’entre les pauvres. Prix Nobel de la paix en 1979,
Mère Teresa est morte en 1997 à Calcutta, où elle repose dans
la maison mère de sa congrégation.
"Aujourd’hui, je remets cette figure emblématique de femme et
de consacrée au monde du volontariat : qu’elle soit votre modèle
de sainteté ! Que cet infatigable artisan de miséricorde nous
aide à comprendre toujours mieux que notre unique critère
d’action est l’amour gratuit, libre de toute idéologie et de tout
lien et offert à tous sans distinction de langue, de culture, de
race ou de religion." (Pape François).
Source : https://fr.zenit.org/ ■
Le logo officiel de la canonisation de Mère Teresa,
dessiné par une catholique indienne, a servi pour
la messe de canonisation à Rome. Il servira pour
les grandes célébrations organisées en Inde et en
Macédoine, pays d’origine de Mère Teresa.
Source : vatican.va
Désormais,
Sainte Mère Teresa
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S’i\b est un instrument qui intrigue depuis \ba nuit des temps, c’est be\b et bien \b’orgue.
En effet, son imposant buffet visib\be \ba p\bupart du temps depuis \be chœur des
grandes cathédra\bes, ce «musicien» assez mystérieux que \b’on ne voit pas \be p\bus
souvent, ce son si caractéristique qui en font pour certains un instrument digne
des fi\bms d’épouvante, et pour d’autres un appe\b à \b’exa\btation de \b’âme, font qu'i\b
demeure, de nos jours, méconnu de beaucoup.
L’Orgue
P
ourtant, il est présent dans nos
églises, participe activement
à la liturgie, et très souvent,
on peut apprécier son répertoire lors
d’auditions ou de concerts.
Car oui, l’orgue est un instrument
«orchestre», et possède un répertoire
aussi riche que varié ; que l’on
cite les brillantes Toccata de Jean
Sébastien Bach, ou encore les grandes
Symphonies de Louis Vierne, voire
même et surtout l’Improvisation, c'est-
à-dire la capacité de créer sur l’instant
une pièce d’orgue sur un thème
donné, ou sur un air quelconque
et bien plus encore. L’organiste
est un artiste musicien du culte,
professionnel ou non, ayant suivi des
formations rigoureuses sanctionnées
par des diplômes ou reconnaissances
diverses, et peut être rémunéré selon
ses responsabilités, ses capacités, son
talent ; de nombreux organistes sont
embauchés sur audition ou concours.
Il va s’en dire que la pratique de l’orgue
demande un apprentissage rigoureux
qui fait de l’organiste un virtuose de
part la complexité de son art.
En effet, nous autres organistes,
jouons des deux mains, mais aussi
des pieds ; autre particularité,
l’orgue «s’exprime» aux moyens
de jeux actionnés eux aussi par
l’organiste.
Il existe deux types d’orgues : Les
orgues à tuyaux (instruments
à vent) et plus récemment, les
orgues numériques qui utilisent
des applications informatiques
et diffusent les sons de l’orgue au
moyen d’enceintes dédiées.
L’orgue est un instrument capital
pour la beauté de nos liturgies ; il
aide à la prière ; il accompagne les
chantres ou les chœurs, et permet
d’embellir les célébrations ; et quel
plaisir, à la fin d’une cérémonie, que
de l’entendre clamer, sur le thème
du chant de sortie, la gloire de Dieu.
En Martinique, nous tentons de faire
revivre cet instrument grâce à une
toute jeune et nouvelle association :
L’AROM (Association pour le
Rayonnement des Orgues de la
Martinique).
L'assoc\bat\bon
L'Association pour le Rayonnement
des Orgues de la Martinique est
née le 16 avril 2015. Elle a pour
but la restauration, l'entretien, le
rayonnement et la mise en valeur du
patrimoine organistique de la région
Martinique. Elle se propose, à cet
effet, de développer une animation
musicale utilisant l'orgue, les voix
et tous les instruments nécessaires
à la réalisation des manifestations
artistiques de qualité, et de créer un
espace dédié à l'orgue et à la formation
de futurs organistes.
Suite à la réunion du 18 mars 2016
avec Mgr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France,
l'AROM est officiellement chargée de
cette mission concernant les orgues
du diocèse de la Martinique.
Son Conse\bl d'Adm\bn\bstrat\bon
Président : Yannick Jordane
Vice-président : Antonyo Roul
Trésorière : Brunette Belfan
Trésorière adjointe : Marie-Françoise
Jean-Philippe
Secrétaire : Daniel Loiseau,
Secrétaire adjointe : Arlette Anglionin
LITURGIE
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Assesseurs : Gilles Ancele,
Max Germain, Maurice Norbert
L'action de l'association s'articule
autour de 3 axes.
1) Organ\bsat\bon de concerts
autour de l'orgue
Le premier s'est déroulé le dimanche
22 novembre 2015, en l'église de
Rivière-Salée. D'autres concerts
suivirent : 11 janvier 2016 à De Briant,
Journées de l'Orgue des 6 et 8 mai
en l'église des Terres-Sainville et
de Bellevue. L'objectif est de faire
(re) découvrir l'orgue au plus grand
nombre. Il est également important
de susciter des vocations et l'éclosion
de futurs organistes.
2) La restaurat\bon, l'entret\ben des
\bnstruments ex\bstan\-ts
La présence d'orgues en Martinique
est une histoire surprenante et
fascinante sur bien des points. Que ce
soit du point de vue sociologique ou
climatique, on ne pouvait s'attendre
à l'installation d'instruments aussi
fragiles et compliqués sous nos
tropiques. Instruments qui ont hélas
subi les ravages du temps, et (surtout)
des hommes.
Olivier Geoffroy, dans son article sur
les orgues d'Outre-mer, dénombre
7 orgues méritant d'être restaurés.
Quelques exemples : L'orgue Mutin
Cavaillé-Coll de l'église des Terres-
Sainville, l'orgue Roethinger de
l'église de Bellevue, l'orgue Didier
du Morne-Rouge, l'orgue de la
Cathédrale de Fort-de-France...
La rénovation et l'entretien de tels
instruments se révélant extrêmement
coûteux, les contributions publiques
et privées sont donc indispensables.
Nous espérons sensibiliser les
acteurs locaux et nationaux sur ce
sujet.
En plus des instruments précités, la
plupart des paroisses sont équipées
d'orgues électroniques, grâce aux
progrès effectués en terme de
numérisation et à leur moindre
coût. Quand bien même, il subsiste
des problèmes liés à la durabilité
(toujours les aléas du climat local),
et au manque de réparateurs
éventuels. Notre association
souhaite se pencher sur ce problème,
et également apporter son soutien
aux paroisses désirant acquérir de
tels instruments.
3) La créat\bon d'un espace déd\bé à l'org\-ue
Pour favoriser les rencontres,
échanges autour de l'orgue, et
également pouvoir prétendre former de futurs organistes,
l'existence d'un tel espace est
souhaitable, et le champ d'action
est vaste : salle de concert, de
conférence, studio d'enregistrement,
formation d'organistes par le
biais d'un enseignement musical
complet...
Une telle structure existe déjà
en Guyane, au centre de culture
Zipoli, et a été déclarée d'intérêt
général. Un tel projet est donc loin
d'être utopique en Martinique.
Nous pouvons imaginer de futurs
échanges et partenariats avec les
autres départements d'Outre-mer.
Nous invitons donc à nous rejoindre,
toutes les personnes sensibles à
cette cause et désireuses d'apporter
leur soutien et leur contribution au
renouveau de la culture organistique
au sein du diocèse de la Martinique.
Antonio Roul
Commission de musique liturgique
■
Contacts :Contacts :
Tel : 0696 41 58 76
0696 29 18 36
Assoarom@yahoo.fr
https://www.facebook.com/assoarom https://www.facebook.com/assoarom
Fête de \ba Croix g\borieuse
(14 septembre)
La fête de la Croix Glorieuse nous invite à remercier Dieu pour le don
de son Fils : il a donné sa vie pour nous en acceptant de mourir, et de
mourir sur une croix. Le supplice de la croix est un des supplices les
plus cruels inventés par les hommes. Jésus l’a affronté et l’a vaincu
pour nous. Cette fête exprime notre gratitude et nous pousse à méditer
sur l’amour de Dieu.
Source : http://croire.la-croix.com/ ■
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ANNÉE SAINTE DE LA\t MISÉRICORDE
C’est dans \be cadre de \ba fête de \ba paroisse Saint-Laurent du Lamentin, \be 10 août
dernier, que \bes diacres permanents du diocèse ont fêté \beur jubi\bé. Saint Laurent,
diacre et martyr, est un témoin du Christ par sa charité \bégendaire envers \bes
pauvres pour \b'amour du \pSeigneur.
Les diacres ont eu leur Jubilé
C
ette très belle fête patronale,
présidée par Mgr Macaire
dans une église comble, fut
l’occasion de présenter ce ministère
ordonné dans l’Eglise pour des
hommes, le plus souvent mariés, au
service de l’annonce de l’Evangile.
Les diacres exercent leur charge,
en communion avec l’évêque et
son presbyterium, dans une triple
dimension : ministre de la charité,
de la parole et de la liturgie.
«Je suis au milieu de vous comme
celui qui sert» (Luc 22, 27). Le mot
«diacre» qui vient du mot grec
diaconeiv, signifie « servir ». Le
diacre n'est ni un «sous-prêtre»,
ni un «super-laïc». Il est configuré
au Christ serviteur et est envoyé
en mission dans la vie sociale
par l’évêque. Le diaconat est
véritablement le sacrement du
service, pour que l'Église devienne
toujours davantage un peuple de
serviteurs. C’est pour signifier
cela que les diacres, au cours de
la messe, ont procédé au lavement
des pieds de quelques fidèles.
Ce temps fort a été très bien
orchestré par les équipes et
mouvements de la paroisse
(scouts, équipes liturgiques,
secouristes, groupes de secteurs...),
qui ont reçu les félicitations de
Père Gaby Lemy.
Justine Lordinot
Photos : Gérald Postdam
■
Procession des diacresProcession des diacresProcession des diacresProcession des diacres Appel des épouses des diacres par l’évêqueAppel des épouses des diacres par l’évêqueAppel des épouses des diacres par l’évêqueAppel des épouses des diacres par l’évêque
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Durant \bes vacances, \b'icône a poursuivi son pè\berinage dans \be Sud.
Son passage dans chacune des fami\b\bes a été un moment de prière et
de paix riche en émotions. E\b\be a créé des \biens d'amitié. Beaucoup de
témoignages de guérison, de conversion, de réconci\biation peuvent
être consu\btés sur \ba page Facebook. La question qui se pose à
chaque départ : " Qu\pand reviendra-t-e\b\be chez nous ?"
La Vierge pèlerine
Micheline Je l'ai accueillie le matin tôt, et j'étais très
heureuse car elle a laissé une atmosphère
de paix, de sérénité. Ma fille qui était à la Rochelle
a pu vivre ce moment avec nous. Nous l’avons accueillie comme un cadeau
du ciel. Pour nous, c’est Marie qui nous
rend visite pour nous conduire à Jésus.
Martine
Monique Merveilleux moment entre
amis, voisins et famille. Merci à
Mgr David Macaire pour cette grâce.
Josiane C’était une très grande joie à la maison. Pour ma mère, grabataire et malentendante, cela a
été une grande joie de la recevoir et de s’exprimer
en créole «pourquoi vous repartez avec elle aussi vite».
au Marin
aux Anses d’Arletaux Anses d’Arlet au Saint-Espritau Saint-Esprit
au Diamant à Rivière-Piloteà Rivière-Piloteà Rivière-Pilote
au Françoisau Françoisau François
à Ducosà Ducosà Ducos
aux Trois-Ilets
au Vauclin
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VIE DU DIOCÈSE
La nouvelle organisation du diocèse
Ce 30 a\bût 2016, Mgr David Macaire a mis en œuvre la n\buvelle \brganisati\bn du di\bcèse de la Martinique
en rendant effectives 60 n\buvelles n\bminati\bns : 37 n\bminati\bns de prêtres dans les par\bisses
(m\bdérateurs, curés, vicaires et prêtres habitués) d\bnt 12 n\buveaux prêtres missi\bnnaires, et 23
n\bminati\bns n\buvelles de prêtres, diacres et laïcs dans des charges past\brales du di\bcèse (Vicaires
de l’évêque, délégués épisc\bpaux et di\bcésains, aumôniers et resp\bnsables de services di\bcésains).
Ce d\bcument ne menti\t\bnne pas les resp\bnsables et aumôniers de m\buvements.
Michel Déglise, Se\tcrétaire Général de la C\bmmunicati\bn du di\bcèse ■
Délégués de l’Evêque et missions particulières • Année 2016-2017
MissionsNoms
Vicaires de l’Evêque Vicaire Général
M. l’Abbé Fortuné Gibon
Vicaire épiscopal chargé de la Vie Spirituelle M. l’Abbé Christian Catayée
Vicaire Judiciaire M. l’Abbé Gérard Nison (Paris)
Juge auditeur R.P. François-Xavier Roussel, CSSp
Notaire de l’officialité Mme Armide Manquant
Chancelier M. l’Abbé Arnaud Houévoyéha
Vice-chancelière Mme Annie Rousselin
Délégués Episcopaux Délégué Episcopal à l’Information (Porte-Parole)
M. l’Abbé Christian Catayée
Délégué Episcopal en charge de la Formation M. l’Abbé Hugues Lafine
Délégué Episcopal à l’Enseignement Catholique M. l’Abbé Alain Ransay
Adjointe Mme Gisèle Chalono
Délégué Episcopal à l’Aumônerie des Antillais/Guyanais M. l’Abbé Marcel Crépin
Délégué Episcopal pour le Diaconat Permanent M. l’Abbé Jacek Ossowski
Délégué Episcopal pour l’Immobilier M. l’Abbé Jean-Michel Monconthour
Délégués Diocésains Délégué Diocésain à la Catéchèse
Diacre Pierre Valey
Délégué Diocésain au Catéchuménat des Adultes M. l’Abbé Emmanuel Saint-Honoré
Responsable diocésaine Mme Yvonne Joseph
Délégué Diocésain à la Pastorale Liturgique Diacre Paul Rougon /S.Kerry Moran
Délégué Diocésain à la Pastorale des Chorales M. l’Abbé Patrick Phanor
Délégué Diocésain à la Pastorale des Sanctuaires M. l’Abbé Patrick Phanor
Délégué Diocésain à la Pastorale des Jeunes M. l’Abbé Emmanuel Chaulvet
Délégué Diocésain pour les Vocations M. l’Abbé Emmanuel Chaulvet
Directeur de la Maison Saint Jean Paul II M. l’Abbé Emmanuel Chaulvet
Délégué Diocésain à la Pastorale des Hommes Diacre Jean-Paul Levif
Délégué Diocésain à la Pastorale de la Mer M. l’Abbé Hippolyte Toglobesse
Délégué Diocésain à la Pastorale des Migrants R.P. Snell Nord, csc
Délégué Diocésain à la Pastorale du Tourisme M. l’Abbé Luc Philippon
Délégué Diocésain à la Pastorale de la Santé M. Joël Boko
Délégué Diocésain à la Pastorale Familiale M. l’Abbé Wilfried Bannais
Responsables diocésains M. & Mme Alain et Béatrice Arnauld
Aumôniers
des institutions Aumônier des Hôpitaux PZQ/MFME/CEV
R.P. Jean-Moïse Exantus, CSSp
Aumônier de l'Hôpital de Mangot Vulcin M. l’Abbé Pierre Zécler
Aumônier des Cliniques M. l’Abbé Walter Covens
Aumônier de la Prison Diacre Emmanuel Lordinot
Prêtre accompagnateur de l’Aumônerie de Prison R.P. Thierry Aurokiom, CSSp
Aumônier de l’Université M. l’Abbé Olivier-Marie Lucenay
Aumônier des Lycées R.P. Jean-Marie Yang-Ting, CSSp
Prêtre accompagnateur des Ecoles Catholiques Fr. Christian-Marie Donet, op
Aumônier Soins Palliatifs R.P. Thierry Aurokiom, CSSp
Chapelain des Sœurs de Saint Paul de Chartres R.P. Jean Guerrino Marseille, smm
Services diocésains Cérémoniaire et Assistant de l’Evêque
S. Kerry Moran
Secrétaire Général de la Communication M. Michel Déglise
Rédactrice en Chef de Eglise en Martinique Mme Justine Lordinot
Conseil Diocésain de la Vie Religieuse Sr Sabine Papaya
Dialogue Œcuménique R.P. Thibaut du Rusquec, ccn
Commission d’Art Sacré M. l’Abbé David Rondof
Service Diocésain d’Accueil Spirituel et de Délivrance M. Tony Allaguy-Salachy
Direction des Pèlerinages Diacre Yves Bobi
Funérarium Diacre Serge Gélas
Bèlè Légliz M. l’Abbé Pierre Henderson
Aumônerie des Artistes M. Olivier Cypria
Jaune : nominations nouvelles
Bleu : nominations nouvelles prêtres déjà présents dans le diocèse
Rouge : prêtres nouveaux venus dans le diocèse
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Districts – Paroisses – Curés
ParoissesCurés/Administrateurs
DISTRICT DU NORD-CARAÏBE
1. Case-Pilote M. l’Abbé Frédéric ESSENGO
2. Bellefontaine M. l’Abbé Frédéric ESSENGO
3. Morne-Vert M. l’Abbé Frédéric ESSENGO (curé) & Roland SANDWIDI (Vicaire)
4. Carbet M. l’Abbé Luc PHILIPPON (curé)
5. Fonds-Saint-Denis M. l’Abbé David RONDOF & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire)
6. Saint-Pierre M. l’Abbé David RONDOF (Curé Modérateur) & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire)
7. Prêcheur M. l’Abbé David RONDOF, R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec
la Communauté du Chemin Neuf) & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire)
8. Morne-Rouge M. l’Abbé Jozef NOWAK
DISTRICT DU GRAND-NORD
9. Ajoupa-Bouillon M. l’Abbé Grégoire JAGOWDZIK
10. Basse-Pointe M. l’Abbé Grégoire JAGOWDZIK
11. Grand-Rivière M. l’Abbé Gilles AIZO (curé)
12. Macouba M. l’Abbé Gilles AIZO (Curé & Modérateur)
13. Lorrain M. l’Abbé Médard KOUNOUDJI (administrateur)
14. Marigot M. l’Abbé Philibert MADRANDELE (curé in solidum)
DISTRICT DU NORD-ATLANTIQUE
15. Sainte-Marie M. l’Abbé Fortuné GIBON & M. l’Abbé Jules DOGANOU (Vicaire)
16. Morne-des-Esses M. l’Abbé Fortuné GIBON & M. l’Abbé Jules DOGANOU (Vicaire)
17. Gros-Morne M. l’Abbé Pascal DEGRAS
18. Trinité M. l’Abbé Gaby LEMY (curé & Modérateur)
19. Tartane M. l’Abbé Pierre-Alex ZONZON
20. Vert-Pré R.P.Joseph-Pérald REMY & R.P. Désiré MINTSA-MBA, CSSp (Curé in solidum)
21. Robert R.P.Joseph-Pérald REMY, CSSp & R.P.Percy ACQUAH, CSSp
DISTRICT DU SUD
22. Ducos M. l’Abbé Jan MIELEWSKI
23. Rivière-Salée M. l’Abbé Benjamin FRANCOIS-HAUGRIN (curé & Modérateur)
24. La Régale M. l’Abbé Benjamin FRANCOIS-HAUGRIN (curé) & M. l’Abbé Louis ELIE (Prêtre habitué)
25. Saint-Esprit M. l’Abbé Philippe DECILAP
26. François M. l’Abbé Jacek OSSOWSKI
27. Vauclin M. l’Abbé Claude ANGLIO (curé)
DISTRICT DU GRAND-SUD
28. Rivière-Pilote M. l’Abbé Emmanuel SAINT-HONORE (curé)
29. Sainte-Luce M. l’Abbé Hippolyte TOGLOBESSE
30. Josseaud M. l’Abbé Hippolyte TOGLOBESSE (curé)
& M. l’Abbé Laurent SOUNOUVOU (vicaire résident)
31. Marin M. l’Abbé Sylvanus NOUDEHOU (curé)
32. Sainte-Anne M. l’Abbé Sylvanus NOUDEHOU (curé)
33. Diamant M. l’Abbé Yves BOCCOVI (curé)
34. Anses d’Arlet M. l’Abbé Jean-Michel MONCONTHOUR (Curé & Modérateur)
35. Trois-Ilets M. l’Abbé J-M MONCONTHOUR & M. l’Abbé Jean de COULANGES (prêtre habitué)
DISTRICT DU CENTRE-EST
36. Redoute M. l’Abbé Hugues LAFINE
37. Sainte-Thérèse M. l’Abbé Arnauld HOUEVOYEHA (curé), R.P. Snell NORD, csc (Vicaire)
& M. l’Abbé Barbe GEDIO (prêtre habitué)
38. Saint-Christophe M. l’Abbé Arnauld HOUEVOYEHA (curé) & R.P. Snell NORD, csc (Vicaire)
39. Coridon R.P. Arnaud GOMA, ccn (curé)
40. Saint-Joseph M. l’Abbé Wilfried BANNAIS (curé)
41. Lamentin M. l’Abbé Pierre HENDERSON (curé & Modérateur)
& M. l’Abbé Jonathan CODJIE (vicaire)
& M. l’Abbé Olivier-Marie LUCENAY (Vicaire)
DISTRICT DU CENTRE-OUEST
42. Cathédrale M. l’Abbé Christian CATAYEE (Curé),
M. l’Abbé Patrick PHANOR, M. l’Abbé Emmanuel CHAULVET (Modérateur)
43. Terres-Sainville M. l’Abbé Christian CATAYEE (curé) & M. l’Abbé Arnack BOKOMBE (Vicaire résident)
44. Balata R.P. Caleb-Yvon MIANTUASILA TONTA, CSSp (curé)
45. De Briant R.P. Lucianno RINASOA, CSSp (curé)
46. Bellevue M. l’Abbé Alain RANSAY (curé) & R.P. Jean Guerrino Marseille, smm (Vicaire)
47. Schœlcher M. l’Abbé Crépin HOUNZA (administrateur)
M. l’Abbé Jean de COULANGES (prêtre habitué)
M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire)
M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire)
M. l’Abbé Benjamin FRANCOIS-HAUGRIN (curé & Modérateur)
R.P. Désiré MINTSA-MBA, CSSp (Curé in solidum)
M. l’Abbé Jules DOGANOU (Vicaire)
M. l’Abbé Jules DOGANOU (Vicaire)
M. l’Abbé Benjamin FRANCOIS-HAUGRIN (curé) & M. l’Abbé Louis ELIE (Prêtre habitué)
R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec la Communauté du Chemin Neuf) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec & M. l’Abbé José N’GOMA (Vicaire) R.P. Thibaut du RUSQUEC, ccn (prêtre habitué avec
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VIE DU DIOCÈSE
A la rencontre des nouveaux prêtres accueillis dans le diocèse...
Père Arnaud Goma, \-paroisse de Corido\tn
Père Jules Doganou,\- paroisse du Morne\t-des-Esses
Je suis né au Congo Brazzaville, dans la ville de Pointe-Noire
au bord de l’Océan Atlantique.
Membre de la communauté du Chemin-Neuf depuis 1995,
ma vie a changé avec la découverte de la personne du
Saint-Esprit. Je suis arrivé en France pour la formation
théologique, à l’âge de 22 ans. De 96 à 99, j’ai habité en
Savoie, à Marseille, et à Epinay-sous-Sénart en banlieue
parisienne comme stagiaire. En septembre 1999, je débarquai
avec mes bagages en Belgique pour cinq ans de formation
théologique. C’est en janvier 2004, le onze, que je suis
ordonné prêtre à la paroisse Saint-Denys de la Chapelle, à
Paris 18 ème . Après mon ordination, je suis parti servir l’Eglise
qui est dans les Alpes-Maritimes,
plus précisément la paroisse Notre-
Dame de la Sagesse qui regroupe les
églises de Biot, Sophia Antipolis et
Valbonne, comme vicaire. En 2009,
je suis monté dans la capitale au
service de l’Eglise qui est à Paris,
dans la paroisse Saint-Denys de la
Chapelle comme Curé. Après 7 ans
à Paris, je viens en Martinique pour
servir le Seigneur et cette Eglise que j’aime beaucoup
car j’étais déjà venu sur «l’île des revenants» en 2012 et 2013.
Je suis le père Jules Doganou de l'archidiocèse de Cotonou
au Bénin. Je suis né le 21 mai 1965 à Parakou, un des
Départements du nord du Bénin. Mes parents ne sont pas
des catholiques. Ils sont des animistes (religion endogène),
mais très ouverts au catholicisme. Ainsi nous ont-ils permis
de choisir de devenir chrétiens catholiques.
J'ai eu ma vocation à bas âge, au cours primaire. Cependant
ce n'est qu'au secondaire que j'ai fait mon entrée au petit
séminaire, après mûres réflexions, à l'âge de 16 ans, le 1er
octobre 1983. J'ai continué donc le reste de ma formation
académique dans les différents séminaires jusqu'à la
veille de mon ordination presbytérale qui a eu lieu le 24
décembre 1994.
Après deux années de ministère dans mon diocèse, je suis
parti en mission Fidei Donum
dans un des diocèses du nord
du Bénin pour huit années. Je
suis revenu à mon diocèse
en 2007 pour continuer mon
ministère sacerdotal, jusqu'à
nos jours.
Me voici de nouveau
embarqué dans une nouvelle
aventure avec le Christ Jésus
avec la mission Fidei Donum en Martinique, sous le regard
bienveillant de la Vierge Marie, première missionnaire.
Je me mets à son école pour mieux faire connaître son Fils
Jésus à tous mes frères et sœurs de la Martinique.
Père Laurent Souno\-uvou, paroisse de Jossea\tud
Je suis né le 25 janvier 1971 à
Cotonou, au Bénin. Je suis l’ainé
d’une famille de 7 enfants. Je
passe le temps de mes cours
primaires et secondaires à Cotonou, et c’est au Collège
Notre-Dame de Lourdes de
Porto-Novo que j’obtins mon Baccalauréat littéraire. Mon
enfance est marquée par une
vie paroissiale très active dans
les mouvements d’action catholique et de jeunesse. Depuis,
je me suis laissé habiter par l’idéal de la vie consacrée et
mon itinéraire en fut richement marqué. Une expérience
capucine de 7 ans me conduisit successivement en Côte d'Ivoire, au Cameroun, et au post-noviciat Notre-Dame de
Lorette où je fis des études philosophiques et orientées
vers la spiritualité franciscaine. Je me retirai ensuite pour
embrasser la voix sacerdotale de type diocésain. Après
ma théologie aux séminaires St Gall de Ouidah (Bénin),
et anglophone St Pierre et St Paul d’Ibadan au Nigeria, et
incardiné dans le diocèse de Porto-Novo, je suis ordonné
diacre le 14 septembre 2010, et prêtre le 15 août 2011.
Depuis, j’exerçai mon ministère comme vicaire paroissial
à St Michel de Krake de 2011 à 2014, et à Ste Thérèse de
l’Enfant Jésus d’Azowlisse jusqu'à ce jour. J’ai accepté d’être
envoyé comme missionnaire en Martinique dès la rentrée
pastorale de septembre 2016. Je remercie le Seigneur pour
cette confiance faite par mon Évêque, et me confie à vos
prières pour l’accomplir.
qui est dans les Alpes-Maritimes,
plus précisément la paroisse Notre-
Dame de la Sagesse qui regroupe les
églises de Biot, Sophia Antipolis et
Valbonne, comme vicaire. En 2009,
je suis monté dans la capitale au
service de l’Eglise qui est à Paris,
dans la paroisse Saint-Denys de la
Fidei Donum
dans un des diocèses du nord
du Bénin pour huit années. Je
suis revenu à mon diocèse
en 2007 pour continuer mon
ministère sacerdotal, jusqu'à
Me voici de nouveau
vie paroissiale très active dans
Père Laurent Souno\-uvou,
Je suis né le 25 janvier 1971 à
Cotonou, au Bénin. Je suis l’ainé
d’une famille de 7 enfants. Je
passe le temps de mes cours
primaires et secondaires à
Cotonou, et c’est au Collège
Notre-Dame de Lourdes de
Porto-Novo que j’obtins mon
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 14
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Père Caleb Yvon M\ban\-tuas\bla Tonta, paroisse de Balata
Père Médard Kounou\-dj\b, District du Grand-Nor\td
Père Dés\bré M\bntsa-M\-ba, paroisse du \bert-Pr\té
Père Snell Armand No\-rd, paroisse de Saint-\tChristophe et Sainte\t-Thérèse
Je suis le père Caleb Yvon Miantuasila Tonta du Congo, Brazzaville. Je suis religieux, prêtre
de la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritains). J'ai fait ma première profession religieuse à
Mbalmayo au Cameroun le 14 octobre 2000, et ai été ordonné prêtre le 3 juillet 2004 à Brazzaville,
au Congo. J'ai travaillé 12 ans au Congo Brazzaville comme missionnaire. C'est avec une grande
joie que j'arrive en Martinique au service de l'Eglise universelle. J'ai 47 ans.
Merci de me porter dans vos prières
J’ai vu le jour le 27 mai 1970 à Sè, au Bénin. Mes études préparatoires au sacerdoce ont été
faites dans les différents séminaires de mon pays avant mon ordination presbytérale advenue
le 4 décembre 1999. Je suis prêtre du diocèse de Lokossa au sud-ouest du Bénin.
Après mon ordination, j’ai été nommé vicaire, de 2000-2001, secrétaire à l’évêché, de 2001-2003,
professeur de Droit canonique au grand séminaire Louis Parisot au Bénin, et cumulativement
curé fondateur de paroisse de 2006-2008. Durant mes études, j’ai servi comme administrateur
paroissial et aide paroissiale dans le diocèse de Lugano, en Suisse, de 2008-2013. De retour au
pays, j’ai été curé de paroisse, directeur d’un complexe scolaire et, de nouveau, professeur de
Droit au grand séminaire L. Parisot, de 2013-2015.
Je suis titulaire d’un Master en Droit comparé des Religions et d’un Doctorat en Droit canonique.
Je suis né au Gabon et y ai également fait mes études. Je suis religieux spiritain depuis
le 8 septembre 1999. Et pour ma formation dans notre congrégation, j'ai eu la chance de
connaître les églises du Sénégal, du Cameroun et Madagascar. C'est à Madagascar que j'ai
fait ma théologie. Ordonné prêtre le 12 juillet 2003 à Libreville, j'ai travaillé essentiellement
en Guyane, au service de la jeunesse et de l'enseignement catholique. J'ai connu aussi la vie
en paroisse, au service des communautés Hmong et Bushinéngué à Javouhey. Je trouve ma
joie à servir l'Eglise qui a fait de moi ce que je suis. Je suis particulièrement heureux pour
la grâce qui m'est accordée d'être ici en Martinique. Dieu ne se trompe pas dans ses choix.
Je suis le père Snell Armand Nord csc, religieux de la Province Notre-Dame du Perpétuel
Secours d’Haïti, de la Congrégation de Sainte-Croix fondée au Mans, le 1er mars 1937. Je
suis haïtien et j’ai été ordonné prêtre le 7 octobre 2000. J’ai dédié mon sacerdoce à la Vierge
Marie que j’ai choisi d’imiter dans la grande abnégation personnelle. «Que tout se passe
pour moi selon ta volonté, Seigneur», tel fut le thème de mon ordination sacerdotale. J’ai eu
comme premier ministère assistant-directeur dans le collège du Diocèse de Fort-Liberté ; puis
directeur du programme de formation des jeunes postulants (Postulat), de 2002 à 2006, et
directeur de ladite institution scolaire durant la même période. Je fus administrateur de la
faculté de Théologie dédiée aux Religieux, à Port-au-Prince, de 2006 à 2008. Enfin, j’ai été
pour les huit dernières années avant mon arrivée dans l’Église en Martinique, curé d’une
paroisse de 49 000 habitants.
Je suis né au Gabon et y ai également fait mes études. Je suis religieux spiritain depuis
le 8 septembre 1999. Et pour ma formation dans notre congrégation, j'ai eu la chance de
connaître les églises du Sénégal, du Cameroun et Madagascar. C'est à Madagascar que j'ai
fait ma théologie. Ordonné prêtre le 12 juillet 2003 à Libreville, j'ai travaillé essentiellement
en Guyane, au service de la jeunesse et de l'enseignement catholique. J'ai connu aussi la vie
en paroisse, au service des communautés Hmong et Bushinéngué à Javouhey. Je trouve ma
joie à servir l'Eglise qui a fait de moi ce que je suis. Je suis particulièrement heureux pour
paroisse de Saint-\tChristophe et Sainte\t-Thérèse
Je suis le père Snell Armand Nord csc, religieux de la Province Notre-Dame du Perpétuel
Secours d’Haïti, de la Congrégation de Sainte-Croix fondée au Mans, le 1er mars 1937. Je
suis haïtien et j’ai été ordonné prêtre le 7 octobre 2000. J’ai dédié mon sacerdoce à la Vierge
Marie que j’ai choisi d’imiter dans la grande abnégation personnelle. «Que tout se passe
pour moi selon ta volonté, Seigneur», tel fut le thème de mon ordination sacerdotale. J’ai eu
comme premier ministère assistant-directeur dans le collège du Diocèse de Fort-Liberté ; puis
directeur du programme de formation des jeunes postulants (Postulat), de 2002 à 2006, et
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 15
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Les JMJ 2016 ont débuté \be mardi 26 jui\b\bet, en Po\bogne, avec comme thème : "Heureux
\bes miséricordieux, car i\bs obtiendront miséricorde" (Mt 5,7). Partis de \ba Martinique
une semaine auparavant, \bes jeunes et \beurs accompagnateurs ont vécu des choses
exceptionne\b\bes. I\bs ont expérimenté \ba Miséricorde de Dieu à travers \bes différents
temps forts qui \beur étaient proposés en Eg\bise : semaine missionnaire dans \be diocèse
de Gdansk catéchèses, cé\bébrations, prières, si\bences, sacrement de réconci\biation,
rencontres, \bongues marches…. « C’était une magnifique fête de \ba foi », « un cadeau
du cie\b », diront certains.
Les Journées Mondiales de la Jeunesse :
un trés\br de grâces…
M
gr David Macaire, entourés
de quelques prêtres,
diacres et séminaristes du
diocèse de Martinique, a également
participé à ces JMJ. La délégation y a
retrouvé celles de la Guadeloupe et
de la Guyane conduites par Mgr Jean-
Yves Riocreux et Mgr Lafont.
D’aucuns affirmeront que le clou de
la manifestation était la grande veillée
de prière du 30 juillet, animée par le
pape François. Elle précédait la messe
de clôture des JMJ du 31 juillet, sur le
campus Misericordiae, qui a rassemblée
plus de 2,5 millions de personnes.
Le Saint-Père a été très concret dans
ses propos, et a lancé différents appels
aux jeunes.
N’ayez pas peur, ou encore : Montrez
votre joie chrétienne, la joie d’être
disciples à la suite de Jésus. La joie
inhérente à la foi chrétienne est d’abord
le fruit d’une rencontre avec le Christ
au sein de son Église, dira-t-il. Si on
sait l’accueillir dans sa vie, alors on est capable de vivre et de faire de grandes
choses. Il est possible de changer le
monde et de ne pas se laisser réduire
par la fatalité.
Il a invité les jeunes à se lever de leur
«divan» de repos et de passivité, pour
s’engager dans la vie. Le bonheur ne
saurait se confondre avec le confort
et encore moins en navigant dans
le monde virtuel des tablettes, des
smartphones et de l’Internet. Si ces
outils sont d’une grande utilité et
des moyens de communication
formidables de notre temps, ils ne
sauraient remplacer la relation avec
les autres et avec le monde. On
confond trop souvent aujourd’hui
communiquer et le fait d’être en
relation ; ce qui n’est pas la même
chose. On peut communiquer sans ne
rien dire ou faire en étant simplement
un spectateur passif, alors que la
relation implique une rencontre avec
l’autre, qui oblige à sortir de soi et à
s’adapter à son interlocuteur.
Le pape François a affirmé que la
vie ne nous a pas été donnée pour
«végéter», mais pour laisser une
empreinte dans le monde, en vivant
de l’espérance de Dieu.
Après ces JMJ de Cracovie, gageons que
nos jeunes prennent conscience de la
place importante qu’ils ont dans l’Eglise
universelle, et qu’ils invitent d’autres à
en faire partie.
Les fruits étaient déjà visibles lors de
leur Jubilé qui s’est tenu au Hall des
sports du Morne-Rouge, le samedi 27
août dernier.
Les jeunes renouent avec la foi
chrétienne et sont déterminés à faire
partie de «l’Armée du Christ». De
jour en jour, ils montrent leur vitalité
spirituelle à travers les différentes
actions qu’ils mènent… et par le chant
phare des JMJ : "Nous sommes une
génération choisie... je sais qui je suis
en Jésus".
Rendez-vous est pris pour les JMJ de
2019, au Panama.
Justine Lordinot
■
JMJ – Crac\bvie 2016 DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 16
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Retr\buv\bns quelques
tém\bignages de n\bs t\tém\bins de l’espérance de Dieu.
Annie-Claude, Lauriane, Valérie,
Lyvia, Christophe, Jeffrey, Allan
et Sandra de la Pastorale des
jeunes du Morne-des-Esses
Les JMJ 2016 ont été pour
nous, membres de la pastorale
des jeunes du Morne-des-Esses,
une expérience très enrichis-
sante. Au fil des jours passés
en Pologne, nous nous sommes
rendu compte de l'importance
de la foi à travers les différentes
épreuves spirituelles qu'il nous a été donné d'affronter. Heu-
reusement, nous pouvions compter sur l'immense générosité
des Polonais qui nous ont merveilleusement accueillis, et qui
ont su prendre soin de nous durant ces deux semaines.
Cette charité nous montre bien, qu'au-delà de la barrière
linguistique, les voies du Seigneur sont impénétrables ; sinon
comment expliquer que des personnes puissent accepter de
partager leur demeure avec des inconnus ?
Ainsi, malgré les nombreux kilomètres parcourus (près de 12 en
une journée), la fatigue physique et morale, nous avons passé
d’excellents moments ponctués de découvertes et de leçons
de vie. Nous sommes jeunes et pourtant nous semblons être à
la retraite, selon le pape, nous devons mettre nos chaussures
de sport et nous mettre en action pour témoigner de la
Miséricorde du Seigneur.
Enfin, s'il y a une chose à retenir, c'est que nous sommes tous
appelés à témoigner de ce que Dieu a fait pour nous dans notre
vie, et c'est par nos actions, nous prophètes, que l'armée de
Dieu se lèvera et se dressera contre le mal. Nous l'avons vu,
nous l'avons vécu et aujourd'hui nous pouvons en témoigner. Moreen, 22 ans, Communauté de l’Emmanuel
J’avais vaguement entendu parler
des JMJ car j’ai un proche qui était
parti à Madrid. On m’a proposé d’y
participer et j’étais curieuse de
vivre à mon tour cette expérience.
Au départ, je n’avais aucune idée de
comment se serait déroulé ce voyage.
J’appréhendais la vie en groupe, les
longs trajets, le manque de confort, d’hygiène et
de nourriture. Jusqu’au jour du départ je manquais
d’enthousiasme car j’étais remplie d’incertitudes.
J’ai malgré tout fait le choix de respecter mes
engagements, de poursuivre cette aventure qui
s’offrait à moi et de laisser Dieu me guider.
J’ai été impressionnée par l’accueil qui nous a été
réservé en Pologne par nos paroisses et nos familles
d’accueil. Selon eux, c’est une grâce de nous avoir
reçus chez eux. Je n’avais jamais ressenti autant
d’amour auprès de personnes étrangères ne parlant
pas notre langue, qui n’ont aucune idée d’où se trouve
la Martinique ou de qui nous sommes.
De nombreux témoignages partagés par d’autres
jeunes m’ont permis de me rendre compte de toutes
les merveilles dont Dieu est capable dans la vie de
chacun.
Mon moment préféré a été celui que je redoutais
le plus, c’est-à-dire la veillée en plein air où nous
devions dormir à la belle étoile. Après une très longue
marche pour accéder au « Campus Misericordiae »
(lieu de rassemblement des milliers de jeunes qui
ont répondu présents à l’appel du pape François),
nous avons pu échanger tout au long de cette nuit
avec des Mexicains, des Américains, des Brésiliens,
Colombiens… J’ai aimé ces moments de joie, de
partage, tous réunis pour louer Dieu. Nous étions
comme dans un grand rassemblement familial.
Au départ je connaissais peu de monde dans le
groupe avec lequel je suis partie, et au final j’ai fait
de merveilleuses rencontres. Les JMJ sont une
grande aventure humaine que je souhaite à tous de
vivre au moins une fois.Moreen, 22 ans, Communauté de l’Emmanuel
J’avais vaguement entendu parler
des JMJ car j’ai un proche qui était
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 17
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Mon désir de me rendre aux JMJ
remontait depuis des années...
Et Dieu m'a fait une immense grâce
de pouvoir faire mon "baptême
JMJ" cette année, en Pologne. Le
thème "Miséricorde" me parlait
beaucoup, et j'avais hâte. J'y suis
allée sans imaginer le déroulement,
juste en me disant que je me
remettais à la grâce de Dieu... et
ce fut extraordinaire !
C'est une pure joie de pouvoir
marcher dans les rues d'un pays
inconnu en chantant, louant,
priant, dansant pour témoigner
de notre foi, et de l'amour que
Dieu nous donne. On dépasse nos
petites frontières, nos petites
barrières, et on va à la rencontre
de Dieu, pour montrer, témoigner
qu'on L'aime et qu'on veut Le suivre,
peu importe où, dans n'importe
quel pays du monde s'il le faut. La
rencontre avec d'autres jeunes du
monde entier ayant le même but et le même amour pour Dieu, ne
fait que renforcer notre foi. Tous
rassemblés pour la même cause,
pour un seul et unique Dieu. Même
la façon dont les familles d'accueil
nous ont reçus représentait un
témoignage d'amour, qui nous a
édifiés. Elles étaient géniales !
Ces JMJ étaient une concentra-
tion de grâces et de bénédictions !
Accès et visite du Sanctuaire de
la Miséricorde de Sainte Faustine,
et sanctuaire de Jean Paul II, la
rencontre du Pape, la veillée et la
messe avec le Pape, les messes
et les temps de prières dans dif-
férentes églises et cathédrales,
les temps de louange partout et
même dans les rues, le spectacle
réalisé sur le thème de la miséri-
corde, la rencontre avec des jeunes
du monde entier, et même nos très
longues marches éprouvantes...
tout était pur bonheur. Nous avons beaucoup pensé à
notre Martinique, ainsi qu'à nos
paroisses dans nos prières, et
nous revenons
remplis
de grâces et de
confiance, avec
plein d'espoir
pour notre île.
Nous som-
mes fin prêts
à sortir de
nos canapés,
mettre nos
chaussures
de marche,
et être des
jeunes débout et décidés, armée
du Seigneur, comme le pape
François nous a invités à l'être.
Je veux encore remercier Dieu
pour tout cela... Notre foi a été
ravivée, et notre désir de Le suivre
renforcé. Les jeunes qui hésitent,
n'hésitez plus. Les JMJ, c'est un
trésor de grâces !
Bénédicte Étifier, "La route diocésaine"
Au début je ne savais pas ce que
c’était le JMJ, je me suis dit : c’est
un truc du Bon Dieu
, j’y vais. Mais
très vite la réalité m’a rattrapée :
les ventes de gâteaux, messes,
recollections, ensachages… je
pensais payer en plusieurs fois
et partir comme quand je pars
en voyage. Je me suis investie du
mieux que je pouvais : jongler entre
vie professionnelle, vie familiale, vie
religieuse. Je n’avais pas l’habitude.
Très rapidement j’y ai pris goût aux
messes, aux rencontres… plus tu
es dedans, plus tu veux participer,
plus tu vois les bienfaits. Juste
avant le départ, j’ai réalisé
l’ampleur de l’événement. Je me
suis dit que ça va être une chose
bénéfique, grandiose, tant de
jeunes réunis pour Jésus… ça va
me faire du bien. Depuis un an, je chemine, donc
j’ai vu les changements dans ma
vie, savoir que j’allais me retrou-
ver avec 3 millions de jeunes… je
m’attendais à recevoir beaucoup
de choses.
Les enseignements, les échanges
et les rencontres ont travaillé mon
cœur. J’étais obligé d’accepter 78
personnes différentes de moi (le
groupe de la Communauté de l’Em-
manuel), ce qui au début me posait
un problème. Je me suis rendue
compte que nous avons tous nos
combats intérieurs, et chacun de
nous a ses problèmes.
Un enseignement m’a particu-
lièrement marquée et touchée ; il
portait sur les demandes faites à
Jésus. A cette occasion, j’ai appris
à demander à Dieu, aux autres, de
l’aide et également appris à donner et recevoir
de l’amour.
Grâce à
l
’amour
reçu de nos
familles
d’accueil,
je me suis
remise en
question.
Ah ! La patience, je ne savais pas
que j’en étais capable. L’amour, la
patience, la sagesse… obligée
de baisser la pression intérieure.
Je suis partie avec des fardeaux,
des blessures, mais j’ai tout
laissé en Pologne.
Si tu n’as pas connu les JMJ,
tu ne connais rien. Expérience
exceptionnelle ! Rendez-vous au
Panama en 2019 !
Chrystelle, 33 ans, Communauté de l’Emmanuel
JMJ – Crac\bvie 2016 DOSSIER
remplis
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 18
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P. Olivier-Marie Lucenay, Communauté de l’Emmanuel,
Vicaire de la paroisse St Laurent (Lamentin)
Afin de répondre à l'invitation
du pape à participer aux JMJ de
Pologne, du 26 au 31 juillet dernier, la
Communauté de l'Emmanuel Antilles
a rassemblé un groupe de 79 pèlerins
de 18 à 38 ans, dont 12 venant
de Guadeloupe et de l'Hexagone. Je
souhaite tout d'abord remercier
mon frère de communauté et ancien
curé, le P. Christian Catayée, qui a
été à l'initiative de ce projet, en me
proposant de le prendre en main. C'est
avec joie que j'ai accepté, quoique
tremblant face à l'ampleur de la tâche
qui m'attendait. En effet, après avoir
participé à celles de Cologne en
2005, puis Madrid en 2011, c'est la
première fois que je participais à ces
Journées Mondiales de la Jeunesse
en tant que prêtre et organisateur.
C'est donc le cœur confiant et
tremblant à la fois qu'avec le noyau
constitué, nous nous sommes lancés
dans l'aventure.
Après 8 mois de préparation, nous
nous sommes envolés pour la mission
le 19 juillet, et avons rejoint la route
organisée par la Communauté de l'Emmanuel France. Les 48h environ
de trajet effectués (vol puis trajet
en bus jusqu'en Pologne) ont été
l'occasion de commencer à tisser
des liens fraternels avec nos jeunes.
Entre imprévus, changements de
programmes, tensions internes à
gérer, mais aussi joies et découvertes
spirituelles et humaines pour
beaucoup d'entre nous, ce pèlerinage
fut pour moi une totale réussite.
Je retiendrai trois points principaux.
Tout d'abord, l'exemplarité de nos
jeunes, qui assuraient l'ambiance
quand il le fallait, et assuraient le
calme opportun lors des temps
spirituels, qui laissaient pantois
certains de mes confrères
rencontrés sur place. Cela m'a
permis de relativiser certains écarts
et de rendre grâces à Dieu pour
l'éducation spirituelle qu'ils reçoivent
traditionnellement sur notre île.
Ensuite, j'ai été profondément
conforté dans ma mission de pasteur
par toutes les interventions du pape
François qui a notamment appelé
sans ménagement les jeunes à sortir du canapé de leur vie, et de prendre
leur existence en main afin de laisser
leur empreinte dans l'histoire du
monde. Enfin, cette aventure des
JMJ, fut une véritable invitation
au dépassement de soi, physique,
relationnel et spirituel. Jésus nous
surprend, en nous conduisant
toujours plus loin avec sa pédagogie
divine qui lui est propre.
Pour conclure, je suis revenu des
JMJ animé d'un feu missionnaire
encore plus ardent, et habité par une
question : Et après ? Charge à nous,
prêtres et diacres, en communion
avec notre archevêque et tout le
peuple de Dieu, d'être à l'écoute
du Saint-Esprit pour favoriser la
croissance de ces grains semés dans
le cœur de nos jeunes. Ils ne sont pas
l’Église de demain, mais bel et bien
l’Église d'aujourd'hui ! Alors prions
d'ores et déjà le Maître de la moisson
d'embraser le cœur de ces jeunes
missionnaires pour le bien de notre
Martinique et de toute la Caraïbe.
Dieu soit béni éternellement.
Tém\bignage
d'un prêtre
acc\bmpagnateur
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 19
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JMJ – Crac\bvie 2016 DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 20
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En cette année jubi\baire, près de 500 jeunes de 15 à 35 ans se sont retrouvés \be
samedi 27 août, au Ha\b\b des sports du Morne-Rouge, à \b'occasion du Jubi\bé des
jeunes. Un grand moment de foi et de joie, à \b'initiative de \ba Pastora\be diocésaine
des jeunes et de M\pgr David Macaire.
Et après les JMJ… le Jubilé des jeunes !
« Relève le défi de la sainteté ! »
Vanessa J'attendais la journée du 27 août avec impa-
tience, et je n'ai pas été déçue. À mon arrivée,
il y avait des chants de louange et à l'Esprit-Saint, j'ai
réellement senti sa présence dès le début. J'ai apprécié
tout ce qui était proposé : les forums, notamment sur les
relations hommes/femmes, les témoignages des JMJistes,
le passage de la Porte sainte (et l'explication), la messe,
la louange ; mais ce qui m'a le plus marquée a été le
spectacle des JMJistes sur la miséricorde divine. Chaque
scène était touchante, particulièrement celle représentant
la tentative d'assassinat du pape saint Jean-Paul II, et le
pardon donné à son agresseur... La ferveur des jeunes
est également à noter. Je rends grâce à Dieu pour cette
journée. Merci aux petites mains qui ont contribué à
la réussite de la journée. Merci à l'archevêque pour sa
confiance en la jeunesse, qui est une armée de Dieu qui
se lève. Je repars de la Martinique le cœur en joie suite à
cette journée. Merci beaucoup !
Edouard
Sandrine J'ai aimé : voir autant de jeunes rassemblés
pour Jésus ; voir une jeunesse s'amuser pour
la gloire de Jésus ; les moments de louange, très chauds, mais
aussi les moments plus calmes où l'on appelait l'Esprit-Saint.
C'était des moments forts. Le spectacle que les JMJistes ont fait
à Cracovie, encore un grand "Woulo bravo" à eux. Le moment
fort pour moi, fut le passage de la Porte sainte ou j'ai déposé
mes fardeaux, et suis entrée dans l'église avec un cœur léger.
En bref, ce fut une manifestation réussie à mon sens. Il y a une
«Armée» qui se lève, et nous (les jeunes) prenons conscience
de cela... La jeunesse fera de belles choses pour et dans le nom
de Jésus ! Amen. Moi, le Seigneur m'a touché avec cette
journée du Jubilé des jeunes. Les témoi-
gnages des JMJistes m'ont donné envie d'aller aux
JMJ au Panama, et de vivre cette expérience.
J'ai vécu ma journée avec beaucoup de plaisir. J'ai
aimé le message de Mgr Macaire ; il m'a donné de la
joie ! Merci pour tout !
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 21
Page 22
Agenda de l’Archevêque
Du 5 au 17 septembre :
Séminaire pour les nouveaux évêques,
organisé à Rome par la Congrégation pour
l’Evangélisation des Peuples
Du 18 au 22 septembre :
Rencontre du presbyterium de Guyane
Vendredi 23 septembre :
- Conseil épiscopal
- 18h : Rivière-Pilote, messe d’installation du Curé et mémoire des insurgés de
septembre 1870 Samedi 24 septembre :
-
Jubilé des chorales au Palais des sports de Rivière-
Salée
- 18h : Diamant, messe d’installation du Curé
Dimanche 25 septembre :
- 7h30 : Cathédrale Saint-Louis, messe d’installation du Curé
- 10h : Dédicace de la nouvelle église de Sainte-Luce
- 15h : De Briant, messe d’installation du Curé et Jubilé du monde caritatif
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint- Louis
1967 -2017
50 ans de grâces pour les couples END
Martinique !!!
Les Equipes Notre Dame, mouvement de spiritualité conjugale , ont la joie
d’annoncer à l’ensemble des couples mariés ou non , le débu t de leur année
Jubilaire .
Du rant l ’année 2016 -2017 , les END de Martinique vivront un
ensemble de temps forts pour marquer leur cinquantième
anniversaire.
C’ est dans ce cadre que les couples chrétiens et les familles ,
sont appelés à faire , en union de prière avec les END , la
neuvaine exceptionnelle qu’elles proposent du 9 au 17
Septembre .
Notre journée de rentrée commencera avec une messe qui se
tiendra à l’église « Notre Dame de l’Assomption » de Sainte -
Marie à 9 heures le dimanche 18 septembre 2016 .
A cette occasion, tous les couples désireux de faire plus ample connaissance
avec le mouvement seront invités à se joindre à nous afin , not am ment , de
partager un déjeuner au presbytère de Sainte -Marie.
La clôture des festivités se déroulera au mois de Mai, après une année riche en
rencontres , partage et en enseig nements.
Pour de plus ample s renseigne ment s
Contacter
Léandre et Serge RACINE
0596 53 52 97
http://www.equipes -notre -dame.fr/secteur/martinique
Figure 1 Logo des 50 ans :
1967-2017
50 ans de grâces pour les couples END Martinique !!!
Les Equipes Notre Dame, mouvement de spiritualité conjugale, ont la joie d’annoncer à l’ensemble des couples
mariés ou non, le début de leur année Jubilaire.
Durant l’année 2016-2017, les END de Martinique vivront un ensemble de temps forts pour marquer leur
cinquantième anniversaire.
C’est dans ce cadre que les couples chrétiens et les familles, sont appelés à faire, en union de prière avec les
END, la neuvaine exceptionnelle qu’elles proposent du 9 au 17 Septembre.
Notre journée de rentrée commencera avec une messe qui se tiendra à l’église « Notre Dame de l’Assomption »
de Sainte-Marie à 9 heures le dimanche 18 septembre 2016.
A cette occasion, tous les couples désireux de faire plus ample connaissance avec le
mouvement seront invités à se joindre à nous afin, notamment, de partager un déjeuner
au presbytère de Sainte-Marie.
La clôture des festivités se déroulera au mois de Mai, après une année riche en \
rencontres,
partage et en enseignements.
Pour de plus amples renseignements
Contacter
Léandre et Serge RACINE
0596 53 52 97
http://www.equipes-notre-dame.fr/secteur/martinique
1967 -2017
50 ans de grâces pour les couples END
Martinique !!!
Les Equipes Notre Dame, mouvement de spiritualité conjugale , ont la joie
d’annoncer à l’ensemble des couples mariés ou non , le débu t de leur année
Jubilaire .
Du rant l ’année 2016 -2017 , les END de Martinique vivront un
ensemble de temps forts pour marquer leur cinquantième
anniversaire.
C’ est dans ce cadre que les couples chrétiens et les familles ,
sont appelés à faire , en union de prière avec les END , la
neuvaine exceptionnelle qu’elles proposent du 9 au 17
Septembre .
Notre journée de rentrée commencera avec une messe qui se
tiendra à l’église « Notre Dame de l’Assomption » de Sainte -
Marie à 9 heures le dimanche 18 septembre 2016 .
A cette occasion, tous les couples désireux de faire plus ample connaissance
avec le mouvement seront invités à se joindre à nous afin , not am ment , de
partager un déjeuner au presbytère de Sainte -Marie.
La clôture des festivités se déroulera au mois de Mai, après une année riche en
rencontres , partage et en enseig nements.
Pour de plus ample s renseigne ment s
Contacter
Léandre et Serge RACINE
0596 53 52 97
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 22
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Dimanche 11 septembre 2016
L’Apocalypse : fin de tout ?
Qu’est-ce que l’Apocalypse et que comprenons-nous véritablement de l’Apocalypse selon saint Jean ? Pourquoi ce
livre, sorti de son contexte historique, est-il devenu si énigmatique et suscite-t-il autant de peur ? Pourquoi pensons-
nous, à tort, que le terme «apocalypse» désigne la fin du monde ? Cette semaine, Dieu m’est témoin lève le voile sur
ce grand mystère. Le père Elvis Elengabeka, professeur d’exégèse à l’Institut catholique de Paris, viendra en plateau
nous rappeler dans quel contexte ce live a été écrit.
Dimanche 18 septembre 2016
Le SMA : deuxième chance ?
En 50 ans, le Service militaire adapté a connu un véritable succès. Cette semaine, Dieu m’est témoin veut faire un
coup de projecteur sur la réussite du SMA dans nos Outre-mer. Sur notre plateau, Rudy Crico, Martiniquais de 23
ans, viendra nous dire comment son stage militaire, avec ses 5 km de course par jour, sa vie en chambrée et les
contraintes logistiques, l’ont aidé à repenser son avenir. A ses côtés, le Général Luc de Perron de Revel, commandant
du SMA depuis août 2015 , nous donnera les clés pour comprendre la réussite de ce régiment.
Nous serons connectés avec Paul Rougon, diacre martiniquais basé au SMA de Fort-de-France ; il nous expliquera
comment l’aumônerie militaire a sa place au sein du régiment, et quels liens il développe avec les jeunes volontaires
qui ont, pour la plupart, des parcours chaotiques.
Dimanche 25 septembre 2016
Spéciale JMJ
Les 31 ème Journées mondiales de la jeunesse ont eu lieu en juillet, rassemblant des centaines de milliers de jeunes
du monde entier. Dieu m’est témoin était à Cracovie avec les jeunes des diocèses d’Outre-mer. Des Antilles, du
Pacifique, de l’Océan indien, toute la jeunesse catholique ultra-marine a vécu cet extraordinaire événement comme
un accélérateur de foi. Ils nous parleront des rencontres qu’ils ont pu faire avec des jeunes de cultures différentes,
de leurs échanges, belle illustration de la richesse et l’unité de l’Église.
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 11 septembre 2016 – n° 527 23
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Nous réalisons que ce que nous accomplissons n’est qu’une goutte dans l’océan.
Mais si cette goutte n’existait pas dans l’océan, elle manquera\
it.
(Sainte Mère Teresa)
