528 - ECCLESIA’M 2020 ! Plan pastoral pour l’Eglise en Martinique

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E g lise en MARTINIQUE N° 528 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 € 25 septembre 2016 E CCLESIA ’M 2020 ! Plan pastoral pour l’Eglise en Martinique Reprise des Vêpres solennelles et des catéchèses de l'Archevêque

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EDITORIAL C ’est de notre présent et de notre avenir qu’il est question dans la liturgie de ce 26 e dimanche ordinaire C. Jésus veut, en effet, attirer l’attention sur notre façon de vivre. Il dénonce les attitudes très graves que sont l’égoï\ sme et l'indifférence ... attitudes qui nous rendent insensibles aux autres, et qui nous éloignent de Dieu qui se fait proche de tous ceux qui souffrent. Aussi, nous comprenons que la valeur d'une vie s’inscrit dans la manière dont nous regardons l'autre, et surtout la manière dont nous lui exprimons notre amour à travers notre accueil et notre disponibilité. Sommes-nous assez attentifs et ouverts à ceux qui sont tout proches de nous ? “Le prochain le plus proche de l’évêque...\ est le prêtre !” a rappelé le pape François aux nouveaux évê\ ques en formation à Rome. Nous poursuivons ainsi la présentation des derniers prêtres accueillis dans notre diocèse. Faisons leur bon accueil et facilitons leur intégration dans notre communauté : l’arrivée d’un nouveau pasteur dans une paroisse peut parfois être une chance pour celle-ci ! Pendant une année, notre archevêque, Mgr Macaire, était en immersion dans tout le diocèse de Martinique pour mieux connaître ses réalités ecclésiales et sociales. Notre pasteur est parti à la rencontre de la “portion du peuple de Dieu” qui lui a été confiée, et il a établi des liens avec les membres de \ son clergé, les acteurs des communautés paroissiales, les jeunes, les représentants du monde politique, économique, agricole, éducatif, social et de la santé. Aujourd’hui, il est à mê\ me “d’engager un renouveau ecclésial”. “ECCLESIA’M 2020 !”est l’intitulé du Plan pastoral pour l’Eglise en Martinique que nous présente et nous explicite Mgr Macaire dans cette édition. Plusieurs axes forts sont à découvrir, avec un objectif principal : “montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise”. Notre diocèse est déjà en mouvement. Le 27 septembre, c’est la Journée mondiale du Tourisme avec comme thématique : «Tourisme pour tous : promouvoir l’accessibilité universelle». A cette occasion, le nouveau Dé\ légué diocésain à la Pastorale du Tourisme, père Luc Philippon, également curé du Carbet, nous introduit dans sa nouvelle mission... “un service d’Eglise à partager avec d’autres”\ , nous dira-t-il. Le 27 septembre, nous fêtons également saint Vincent de Paul, lui qui regardait, voyait autour de lui la misère des gens et… agissait. Demandons à Dieu, par son intercession, d’ouvrir nos yeux et notre cœur à tous ceux qui nous entourent. Que l’Espri\ t de Charité inonde nos cœurs afin que nous soyons attentifs et miséricordieux envers nos frères marginalisés et exclus par la \ société. Bon dimanche ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL LETTRE PASTORALE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE MÉDIAS Dossier \b  TOURISME, UN DES DE\oFIS  MISSIONNAIRES MAJEURS EGLISE UNIVERSELLE\o • ECCLESIA’M 2020 ! •  Intervie\b de Mgr Macaire : La conception  du plan pastoral et son déroulement • Parole dominicale •   Les saints Saint Vincent de Paul,  Saints Archanges Michel, Gabr\tiel et Raphaël •  Paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Sainte- Marie - Groupe de prière pour les défunts :  « Notre-Dame de la Miséricorde  et de La Consolation \t» •  A la rencontre des nouveaux prêtres accueillis dans le diocèse (suite) •  Discours du pape François aux évêques Septembre 2016 - « Le prochain le plus proche de l’évêque… est le prêtre ! » 23 AGENDA DE L’ARCHEVÊQUE 17 ANNÉE SAINTE DE LA\o MISÉRICORDE • Un tourisme social... et s\tolidaire ! •  Message pour la Journée \tMondiale du Tourisme 2016 - (27 s\teptembre) « Promouvoir l’accessibilité universelle  en faveur d’un tourisme pour tous » •  La pastorale du tourisme… Un service d’Église dans  la société - Intervie\b du père Luc Philippon,  Délégué diocésain à la Pastorale du tourisme • La vierge pèlerine aux Trois-Ilets 2 10 14 12 3 8 Saints Archanges Michel, Gabr\tiel et Raphaël 13 15 16 18 19 21 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr

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C hers fidèles diocésains de la Martinique, Chers sœurs et frères, La Martinique a peur, elle a besoin d’être délivrée de tout mal, elle attend que Dieu donne la Paix à notre temps, elle aspire à être libérée du péché et rassurée devant les épreuves qui l’accablent. Elle attend le bonheur et l’espérance, l’avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ : c’est urgent ! Cette certitude est plus que jamais inscrite en mon âme. Je le sais, je l’ai vu dans les cœurs, entendu sur les lèvres, après avoir fait le tour des communautés et des réalités pastorales et sociales de notre île. Pendant plusieurs mois, le peuple de Dieu a vécu une série de mini-synodes dans les paroisses et les entités pastorales pour accueillir l’évêque et lui présenter sa vie dans le monde et dans l’Esprit-Saint. Oui, l’Eglise est en marche, et le monde attend son passage. Il y a en Martinique une grande attente vis-à-vis de l’Eglise catholique. Certes, le pape François a affirmé le mois dernier que nous étions entrés dans la troisième guerre mondiale et, en effet, nous sommes dans une lutte sans merci contre l’esprit du monde prêt à dévorer les fils et les filles de Dieu, les familles, les paroisses, les mouvements et les prêtres. Mais votre pasteur ne peut ignorer qu’il a vu un peuple debout, un peuple vaillant, capable non seulement de résister mais, plus encore, de remporter de grandes victoires sur le mystère d’iniquité qui croît mystérieusement en ce monde. Notre communauté diocésaine a donc les moyens d’engager enfin ce « renouveau ecclésial qu’on ne peut différer », auquel le pape François nous invite : ECCLESIA’M 2020 ! Lettre Pastorale aux Curés, au clergé, aux religieux et religieuses,  aux responsables des services et \bouve\bents diocésains,  aux fidèles engagés dans l’Eglise, aux chrétiens pratiquants ’’’’ ‘‘‘‘ LETTRE PASTORALE  « J’imagine, dit-il, un choix missionnaire capable de transformer toute chose , afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto- préservation. La réforme des structures, qui exige la conver- sion pastorale, ne peut se com- prendre qu’en ce sens : faire en sorte qu’elles deviennent toutes plus missionnaires, que la pas- torale ordinaire en toutes ses instances soit plus expansive et ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en constante attitude de “sortie”, et favorise ainsi la réponse positive de tous ceux auxquels Jésus offre son amitié ». (Evangelii Gaudium n°27) ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 3

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 Le mot d’ordre (1)« ECCLESIA » en majuscules car « l’Eglise » est capitale dans\ ce plan ; « ‘M » comme « Martinique » ; « 2020 » car c’est notre objectif et « ! »\ car c’est un impératif. (2) Je souhaite que chacun apprenne cette phrase par cœur, qu’on la répète souvent à la fin des messes et des temps d\ e prière, après les dizaines du Rosaire et les stations du chemin de croix, en parlant, en chantant, seul et en fam\ ille, : « Seigneur, apprends-nous… à montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise ! » C’est pourquoi, plein d’Espérance, j’ai décidé de vous proposer de prolonger la première année de démarche synodale par un plan pastoral en vue d’une conversion missionnaire de toute la vie de l’Eglise : ECCLESIA’M 2020 ! (1) La Sainte Ecriture affirme que « l’Esprit et l’Epouse disent : Viens ! Viens, Seigneur Jésus » (Apocalypse 22,17). L’Esprit, c’est l’Esprit-Saint ; l’Epouse, c’est Marie, c’est l’Eglise, c’est nous : chacun de nous et nous tous ensemble. Eh bien ! Frères et sœurs, écoutez bien cette nouvelle : A notre prière, Jésus est venu chez nous ! Oui, Jésus est présent en Martinique. Plusieurs fois, vous m’avez montré sa présence et son action. D’ailleurs, qui peut en douter !? Nous sommes si nombreux à prier. Il est là, désormais élevé comme un étendard sur ce pays. Le problème, c’est que beaucoup ne le voient pas ; au lieu de tourner les yeux vers le Seigneur, ils baissent le regard, tout tristes, accablés par le mal et leur péché. Dieu merci, le Jubilé de la Miséricorde a permis à beaucoup de relever la tête, de regarder vers Lui et de « resplendir sans ombre ni trouble au visage » (Psaume 33,6). Mais ce n’est pas fini, la Miséricorde n’a pas dit son dernier mot. C’est pourquoi je déclare dans l’Esprit- Saint que l’objectif principal qui doit guider désormais chaque baptisé de notre Eglise est le suivant : Ce mot d’ordre est un principe intégral : il touche tout ce que nous sommes. Désormais, il concerne tous les fidèles baptisés. Guide toutes nos actions. Conditionne la mise en place de toutes les structures d’Eglise. Il est la raison d’être de nos groupes, de nos mouvements, de nos communautés et de nos ministères. Il façonne notre être et notre agir profonds et fait de nous un peuple de prophètes (cf. Nombres 11,29). Ce n’est pas une option ! C’est sur cet amour missionnaire que nous serons jugés au soir de notre vie. En tant que Pasteur, Serviteur de l’Eglise du Christ qui est en Martinique, je demande au Seigneur « de ne pas donner de sommeil à mes yeux » tant que chaque baptisé ne sera pas devenu un témoin authentique du Christ. Pas simplement un bon catholique pratiquant, sage… et endormi, mais un fou, un témoin joyeux, un prophète de la Miséricorde qui Montre Jésus. Le projet n’est pas une utopie car il est voulu par Dieu. Envoyé parmi vous, je ne serais pas fidèle à ma vocation si je n’avais pas pour ce diocèse et chacun d’entre vous un projet qui ne peut être réalisé que par la grâce de Jésus. Ce projet prophétique dans l’Esprit est la seule façon de sauver notre pays et ses enfants du dessein destructeur du diable qui a déjà commencé. Nous en avons la conviction, c’est le projet de Dieu pour la Martinique. Si telle est la volonté du Tout-Puissant, ne pas y consentir et y répondre entièrement est un péché mortel. Montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise (2) LETTRE PASTORALE  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 4

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 Les directives pastorales L’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique est le Corps du Christ et le Temple de l’Esprit-Saint. Elle est cependant composée à 100% de pécheurs. Cela est normal. Jésus a voulu que son Eglise soit un hôpital pour des pécheurs et non pas un refuge « 4 étoiles » pour des saints. A bon droit, des hommes et des femmes reprochent à l’Eglise des limites bien réelles. La plupart de ces personnes sont sincères, mais ça ne veut pas dire que toutes ces critiques sont toujours dans la Vérité. N’oublions jamais que, malgré la fragilité des membres (fidèles et pasteurs), l’Eglise Catholique est seule à rester fidèle depuis l’origine à tous les principaux commandements du Seigneur : elle soigne sur toute la planète les pauvres, les prisonniers, les malades et les ignorants (si elle était une ONG, elle serait de loin la plus grande du monde) (Matthieu 25,35) ; elle fait œuvre de Miséricorde et remet les péchés au nom de Jésus (Matthieu 18,18) ; elle marche à la suite de Pierre et ses successeurs (Matthieu 16,18 ; Jean 21,17) ; elle maintient le peuple de Dieu dans l’Unité et la Communion Universelle et ne se répand pas en de multiples petites communautés indépendantes (Jean 17,21) ; elle prie sans cesse et non pas quelques heures par semaine (1 Thessaloniciens 5,17) ; elle renouvelle le sacrifice du Corps et du Sang en mémoire de Jésus (Luc 22,19) ; elle mange le Corps et boit le Sang du Seigneur pour avoir la Vie éternelle (Jean 6,54) ; elle prêche dans toutes les langues (Marc 16,15) ; elle prend Marie chez elle (Jean 19,27) et enfin elle est persécutée : chaque jour (oui, chaque jour !), le sang de ses martyrs lui donne de suivre son Seigneur dans sa Pâque et de vivre les Béatitudes (Matthieu 5,12)… D’un autre côté, nous ne pouvons ignorer certaines limites qui causent bien des souffrances qui la défigurent et entravent sa mission de montrer Jésus. Des scandales, des incohérences causent même le départ, sinon la perte, de nombreux frères et sœurs. Un prêtre a fait une grande enquête en Amérique latine qui a révélé :Les gens ne quittent donc pas l’Eglise du Christ pour des raisons doctrinales (par exemple parce qu’ils rejetteraient l’Eucharistie, le culte de la Vierge Marie et des saints ou le ministère du Pape), mais parce qu’ils n’ont pas fait avec nous, d’abord l’expérience de la communauté, ensuite l’expérience de la foi et enfin l’expérience d’une vie donnée à Dieu et missionnaire. Sans parler d’un certain complexe de supériorité, pour ne pas dire de la « vanité », qu’on trouve parfois dans notre Eglise… Ces critiques sont fondées, je les fais miennes et j’en déduis trois directives pastorales qui vont mener de façon pratique notre mission de montrer Jésus. Désormais, notre pastorale devra permettre à tous les fidèles de faire les trois expériences suivantes, dans l’ordre de priorité : 1. que des personnes qui viennent à l’Eglise ne se sentent pas suffisamment accueillies et aimées. Certaines parfois même se sentent jugées. 2. que les fidèles ne reçoivent pas toujours un enseignement de qualité, c’est-à-dire biblique et doctrinal, capable de changer leur vie. Les pasteurs et prédicateurs ne leur indiquent pas clairement ce qu’ils doivent croire et ce qu’ils doivent faire. 3. que trop peu de catholiques ont fait l’expé- rience de la rencontre personnelle de Jésus-Christ (en effet, quand on pense à tant de confirmés, de mariés et parents des enfants baptisés qui, malgré les promesses, ne viennent plus à l’Eglise, ou encore aux contre-témoignages de certains fidèles responsables…). 4. que les baptisés de notre Eglise ne sont pas assez formés et encouragés à devenir systémati- quement des missionnaires. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 5

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C-   L’expérience missionn\bire, qui doit être \bu cœur  de l\b préoccup\btion de ch\bque b\bp\itisé En effet, c’est une lourde responsabilité pour les héritiers du Royaume de Dieu que de se montrer peu aptes à en faire bénéficier TOUS nos frères, et de laisser les contre-témoignages de certains d’entre nous éloigner du salut les plus fragiles de ceux qui sont venus frapper à notre porte. Alors que l’Esprit-Saint, par le Concile Vatican II, a demandé à l’Eglise Catholique d’être le Bon Samaritain de ce monde qui se meurt sur le bord du chemin, de s’approcher de lui, de le prendre dans ses bras, de le soigner et même de payer le prix de sa guérison, comment pouvons-nous avoir l’attitude du prêtre et du lévite qui, pour garder leur pureté, passent leur chemin sans toucher le moribond (Luc 10, 25-37) ? Le temps est venu d’une conversion missionnaire de toute la vie de l’Eglise pour que chaque baptisé, chaque famille, chaque groupe, chaque mouvement, chaque paroisse n’ait d’autre souci que de montrer Jésus au monde qui l’attend. LETTRE PASTORALE  A-  L’expérience de l\b commun\buté, qui p\bsser\b p\br l\b F\bmille La dimension familiale est fondamentale pour notre vie et pour notre salut. Fondée par Dieu, la famille est haïe par le démon et par le monde. Les Pères du Synode sur la Famille ont rappelé, dans un message au monde, que l’Eglise est une famille et « une famille de familles ». Notre Eglise n’est pas assez familiale, pas suffisamment fraternelle et pas assez fondée sur les familles. Toute communauté, en particulier les paroisses, doit se considérer comme une famille. Aujourd’hui, nombre de nos paroisses ressemblent plus à des bureaux de douane, à des administrations du religieux, qu’à des familles. Il faudra en repenser le fonctionnement. D’un autre côté, nos familles ne sont pas assez ecclésiales. Si la famille n’est pas une petite Eglise, elle se détruit et détruit ses membres. On doit donc y prier, y célébrer le Seigneur ; les parents doivent être les pasteurs de cette petite Eglise, les plus faibles doivent y être soignés et accueillis, les jeunes doivent y être éduqués dans l’Evangile ! B-  L’expérience de l’Esprit-S\bint, qui se\i fer\b p\br et grâce à l’exercice des ministèr es Tous les agents de la pastorale doivent désormais chercher à exercer leur ministère dans l’Esprit-Saint et en vue de préparer des cœurs fervents à l’avènement de ce même Esprit-Saint dans les sacrements. Trop de fidèles (et même des fidèles engagés) vivent comme les johannites d’Ephèse, ces disciples qui connaissaient le baptême de Jean mais qui « ne savaient même pas qu’il y avait un Esprit-Saint » (Actes 19,2). Les prédications, le catéchisme et l’éducation des jeunes, la proclamation des lectures, la préparation aux sacrements, le soin des pauvres, des malades et des prisonniers, les prières de délivrance, l’animation des funérailles, le secrétariat paroissial, l’écoute, le chant choral, l’enseignement de la sainte Ecriture… tous les ministères doivent désormais être repensés de façon charismatique en vue de montrer Jésus et de faire faire l’expérience de l’Esprit-Saint. L’expérience de l’Esprit-S\bint, qui se\i fer\b p\br et grâce à l’exercice des ministèr es L’expérience de l’Esprit-S\bint, qui se\i fer\b p\br et grâce à l’exercice des ministèr es L’expérience de l’Esprit-S\bint, qui se\i fer\b p\br et grâce à l’exercice des ministèr ’’’’’’’’ ‘‘‘‘‘‘‘‘ J'estime, disait saint Jean- Paul II, que le moment est venu d'engager toutes les forces ecclé- siales dans la nouvelle évangélisa- tion et dans la mission ad gentes. Aucun de ceux qui croient au Christ, aucune institution de l'Eglise ne peut se soustraire à ce devoir suprême : annoncer le Christ à tous les peuples. (Redemptoris Missio, n°3, 1990) Pawol la té bien di ! N’est-ce pas ? Alors, qu’as-tu fait de cette invitation de l’Esprit-Saint !? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 6

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(3) Pour ce faire, 5 autres chantiers de fondation sont déjà en cours de réalisation : la mise en place d’un Secrétariat Général de ECCLESIA’M 2020 !/ la réforme de la vie des prêtres/ la sacralisation de la Liturgie/ l’élaboration d’un système de Formation/ la planification des équipements diocésains.  Le Plan ECCLESIA’M 2020 ! et ses chantiers Pour réaliser cet objectif ambitieux –impossible sans la grâce de Jésus, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit-Saint et impensable sans la foi, l’espérance et l’amour– je demande au diocèse de Martinique, à chaque baptisé personnellement, mais aussi à chaque réalité de ce diocèse, de participer à la démarche synodale de ECCLESIA’M 2020 ! ➊ Cette démarche n’est pas venue d’un vouloir de chair : elle est née dans l’Esprit-Saint le 12 avril 2015, au Stade de Dillon, lorsque le peuple de Martinique s’est rassemblé pour célébrer la Pâques, la Miséricorde et l’ordination d’un nouvel évêque. ➋ Elle s’est poursuivie, au cours du Jubilé de la Miséricorde, par les visites pastorales des paroisses, des associations, des mouvements, des hôpitaux, des communautés, des écoles, des familles et les grands rendez- vous jubilaires… ➌ Elle continue aujourd’hui avec cette Lettre Pastorale qui détermine : - le mot d’ordre : « Montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise » ; - les trois directives pastorales : Faire faire l’expérience de la communauté, de l’Esprit-Saint et de la mission à chaque baptisé ; - et les 5 chantiers missionnaires et pastoraux composés de différents ateliers à mettre en œuvre d’ici 2020 : Accompagner et protéger les familles, Convertir la pastorale en Mission du Parvis, Bâtir une éducation chrétienne, Soigner et délivrer les âmes et Guérir le monde par l’Evangile (3). ➍ Cette démarche se poursuivra en 2017 par des A ssemblées synodales chargées d’organiser les chantiers et les ateliers, de mettre en place les équipes et les plans d’action ainsi que le calendrier pour les deux années pastorales 2017-2018 et 2018-2019. ➎ En début 2020, viendra le temps des bilans et des conclusions. Une Assemblée synodale festive rassemblera, je l’espère, le diocèse pour présenter les résultats de ce travail communautaire dans l’Esprit-Saint. Je confie cette démarche à la Vierge Marie, Mère de l’Eglise et Notre-Dame de la Délivrande. A son intercession, je suis persuadé que la Divine Providence a déjà désigné tous les serviteurs de ces chantiers et mis en place tous les moyens logistiques et matériels nécessaires. Déjà, à tous, Maman Marie redit : « Faites tout ce qu’Il vous dira ». Je sais aussi que l’ennemi ne manquera pas de mettre des bâtons dans nos roues (ses « bâtons » favoris étant la division, la jalousie, le découragement, la peur, la procrastination, la critique…), mais je sais aussi que, le cas échéant, Elle saura dire à son Fils : « Ils n’ont plus de vin ». Alors : « Même pas peur ! » OUI, n’ayons pas peur ! Au contraire, redisons : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime, je… ! » En avant pour ECCLESIA’M 2020 ! Montre Jésus ! A Rome, le 8 septembre 2016En la Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie + David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 7

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Eglise en Martinique : Monseigneur, dans votre Lettre pastorale de ce mois de septembre 2016, vous annoncez un Plan pastoral intitulé ECCLESIA’M 2020 ! Vous y prévoyez le lancement de 5 chantiers pour les années à venir. Pouvez-vous nous en dire davantage ? Oui, avec joie. Ça fait longtemps que j’attends cela. Il s’agit d’un plan mûrement nourri. Il est né de ce que j’ai vu et entendu au cours de mon année de visites pastorales. C’est moi, aujourd’hui, qui énonce ce plan et c’est mon rôle de pasteur de le faire et de m’y engager personnellement, mais on peut dire que le chemin défini dans ECCLESIA’M 2020 ! vient du peuple de Dieu lui-même. EEM : C’est-à-dire !? Je veux dire très concrètement que ce plan, composé de 5 chantiers et des différents ateliers, est la conclusion pastorale de cette formidable expérience de mes premiers mois d’épiscopat. Pour tout dire, je n’avais rien prévu de tel, mais j’ai compris, visite après visite, que je n’étais pas en train de faire une simple tournée de politesse pour rencontrer les prêtres, les agents pastoraux, les maires ou les décideurs… Il s’est agi en fait d’une tournée « synodale » pendant laquelle le Seigneur me parlait. Notamment à Ducos où, lors du grand rassemblement des mouvements et services paroissiaux du mardi soir, ce que j’ai fait toutes les semaines quasiment, le père Jan Mielewski, le curé, a employé ce mot de « mini-synode paroissial ». C’est là que j’ai compris ce que le Seigneur donnait alors de vivre à notre diocèse. Ce plan vient donc du Seigneur. EEM : Revenons sur cette lettre pastorale ! Que dit-elle ? Cette lettre est avant tout le lancement de la mise en œuvre du « renouveau ecclésial qu’on ne peut différer » que désire le pape François. Avant les 5 chantiers, je détermine un mot d’ordre (« Montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise ») que je demande à tout le monde d’avoir désormais à l’esprit. Certes, il s’inspire de ma devise épiscopale, mais, là aussi, j’ai reçu ce mot d’ordre « par » le diocèse. Une devise épiscopale, c’est public mais c’est personnel. Or voilà que j’ai vu fleurir cette phrase dans les églises, un peu partout, sur des t-shirts, des autocollants, et même des chasubles ! Dès le mois de mai 2015, suite à une initiative du père Marcel Crépin et de quelques jeunes, le peuple s’est approprié cette devise. Je ne fais donc aujourd’hui que confirmer ce que l’Esprit a fait. Et puis, mon observation, mes nombreux échanges avec les prêtres, entre autres, m’ont aussi conduit à définir 3 directives pastorales : viser l’expérience communautaire d’une Eglise-famille- de-familles, l’expérience de la foi par l’exercice de ministères charismatiques (c’est-à-dire vécus dans l’Esprit-Saint) et l’expérience de la Mission par tous. Ce sont ces principes qui sont, selon moi, indispensables. C’est cela que je décline sous la forme de chantiers. C’est-à-dire de pistes concrètes de mutation pastorale et spirituelle qui vont impliquer de vrais changements dans la vie et l’organisation de l’Eglise. EEM : N’est-ce pas l’objet d’un synode de définir tout cela ? Oui. Mais, justement, le synode a commencé. Il a commencé le 12 avril 2015, et s’est poursuivi paroisse après paroisse et dans chaque réalité pastorale que j’ai visitée pendant l’année qui a suivi. De plus, les grands rassemblements jubilaires de l’année de la Miséricorde sont venus providentiellement compléter ce dispositif. Sans que nous nous en rendions compte, Dieu nous a fait faire une première partie de Synode : celle du bilan, celle qui permet de fixer le but selon ce que LUI attend de nous. Ainsi, la question qui nous occupe désormais n’est pas tellement CE QUE nous allons faire, mais COMMENT nous allons le mettre en œuvre. Le « CE QUE » est établi. C’est l’objet du mot d’ordre, des directives et des chantiers. Vous voyez, l’Esprit est très fort et très doux quand il nous conduit ! Ce n’est qu’ensuite, ayant pris conscience de ce chemin, que j’ai consulté ceux qui devaient l’être sur les chantiers et sur la pertinence de chaque projet. Maintenant, nous entrons dans la phase du COMMENT, la partie pratique. EEM : Ces chantiers peuvent-ils démarrer tout de suite ? Non, justement. Il faudra encore du temps d’organisation et de réflexion pour peaufiner chaque projet. Il faudra désigner des « chefs de chantier » et entrer dans les démarches synodales de l’année 2017. Je fixe donc maintenant, en ce début d’année pastorale, les objectifs à atteindre en 2020 et les moyens que je propose pour les atteindre. Ensuite, courant 2017, je rassemblerai les responsables diocésains et les responsables paroissiaux dans des Assemblées synodales de réflexion et de travail. L’objectif ne sera pas - Intervie\b de Mgr Macaire - ECCLESIA’M 2020 ! LETTRE PASTORALE  La conception du plan pastoral et son déroulement ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 8

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d’avoir de grands débats, mais, de façon pragmatique, de former des équipes, de désigner des responsables d’atelier, de se fixer des calendriers, de confronter toutes les idées à la réalité, de se donner le temps des consultations et des études, etc. Puis, de septembre 2017 à septembre 2019, on fera des tests, des formations, on constituera des programmes et des équipes et on commencera à faire fonctionner les nouvelles structures… EEM : C’est une grosse machine. Vous pensez qu’on y arrivera ! Oui, bien sûr ! D’ailleurs, ne comptez pas sur moi pour nous fixer des objectifs raisonnables. Je trouve qu’il n’y a pas de pire démon que le démon « tanpi » et le démon « i bon konsa ». C’est de l’infidélité au Dieu de l’impossible que de ne pas avoir d’ambition. La mienne est simple : je veux que la Martinique soit la première société au monde à bâtir sur le roc de Jésus-Christ la Civilisation de l’Amour et à la montrer au monde. Cela dit, je ne suis pas un utopiste. Nous ne partons pas de rien. D’autres nous ont devancés dans des réflexions et des méthodes. Dans une réflexion pilotée par le Cardinal Jorge-Maria Bergoglio (le futur pape François) à partir d’une invitation du pape Benoît XVI, les évêques de l’Amérique latine et de la Caraïbe ont déclaré que « depuis le cénacle d'Aparecida, nous nous apprêtons à entreprendre une nouvelle étape de notre chemin pastoral, en nous déclarant en mission permanente. Avec le feu de l'Esprit, nous allons enflammer d'amour notre continent. En fidélité au mandat missionnaire, tous sont invités par Jésus à prendre part à sa mission. Que personne ne reste les bras croisés ! Être missionnaire, c'est annoncer Jésus- Christ avec créativité et audace dans tous les lieux où l'Évangile n'a pas été suffisamment annoncé ou accueilli, en particulier dans les environnements difficiles et oubliés et au-delà de nos frontières » (Aparecida, 2007). Quant aux techniques de travail, nous les avons déjà fait tester sur certains dossiers en cours comme la préparation au baptême des enfants de plus de 3 ans et leurs parents, ou la constitution du Service diocésain Padre Pio d’accompagnement et de délivrance . EEM : Vous parliez d’organisation à mettre en place. Pouvez-vous être plus précis ? Oui. Il faut réaliser un travail de fond préalable et relativement invisible. En fait, nous avons déjà lancé 5 chantiers de fondation, indispensables si l’on veut que les réalisations futures tiennent debout : D’abord, il faut tout simplement créer un Secrétariat Général. J’ai nommé le père Jonathan Codjie pour y travailler avec moi. Il devra veiller aux équipes, aux calendriers, collecter les résultats, mettre les gens en lien, noter les équipes en souffrance, régler les problèmes logistiques et discuter avec moi d’une vue d’ensemble du Plan, etc. Ensuite une réforme de la vie des prêtres a été travaillée en Conseil presbytéral. Elle a déjà eu des effets concrets comme le redécoupage des districts et l’aggiornamento de leur fonctionnement ; l’arrivée de nouveaux prêtres pour que d’autres soient plus disponibles pour des tâches de fond et des services transversaux. C’est aussi pour cela que j’ai fait toutes les nominations nouvelles ces dernières semaines. Je prends un exemple : le père Luc Philippon est désormais curé de la seule paroisse du Carbet, de façon à pouvoir mettre en place une véritable Pastorale du Tourisme, car ce dossier nous a paru essentiel pour les prochaines années. Nous avons aussi jeté les bases, avec le père Patrick Phanor et Kerry Moran, mon cérémoniaire, d’un perfectionnement de la Liturgie qui est la source et le sommet de la vie chrétienne, la célébration de la communion avec Dieu et des hommes entre eux. Le diacre Paul Rougon sera mon délégué pour harmoniser toutes les dimensions de ce travail. Ensuite, avec le père Hugues Lafine et toute une équipe, nous travaillons aussi à la création d’un centre de formation ambitieux de niveau universitaire. Il devrait être placé sous le patronage du père Gaston Jean-Michel. Il faudra en effet disposer de ministres nombreux et compétents ainsi que d’une élite bien formée. L’Eglise doit pouvoir offrir cela à ses enfants. Enfin, depuis plus d’un an, avec l’économe diocésain, le diacre Hervé Lordinot, et le Délégué à l’Immobilier, le père Jean-Michel Monconthour, nous consultons tous les responsables et les prêtres et réfléchissons à élaborer un plan des équipements immobiliers diocésains. Ces chantiers-là ne sont pas encore terminés, loin de là. Mais ils sont en cours et les bases du travail sont jetées, les responsables sont à l’œuvre avec des lettres de mission. J’ai bon espoir qu’ils seront en place avant la fin des chantiers qui mettront en œuvre la conversion missionnaire de notre pastorale . EEM : Et la communication ? Eh bien, ce n’est pas un chantier. Elle est en place et elle fonctionne très bien avec des équipes efficaces et organisées. Le service de communication du diocèse a de quoi rendre jaloux bien des institutions de ce monde. Radio Saint-Louis est très écoutée, le Service Multimédia fait un travail remarquable et qui est très regardé à l’extérieur du diocèse (dans le monde entier… mon récent voyage à Rome me l’a montré) et, bien sûr, Eglise en Martinique, son site et son journal, qui est la voix officielle du diocèse. Evidemment, s’il n’y avait pas tout cela, on ne pourrait rien faire; la communication serait le premier chantier . EEM : Alors, quels sont donc ces chantiers dans lesquels vous voulez nous voir travailler ? On ne pourra pas parler de tout aujourd’hui. Ce serait trop long. Je propose donc aux lecteurs de prendre chaque chantier un à un dans 5 prochains numéros d’Eglise en Martinique. En lisant chaque interview sur chacun des 5 chantiers, je voudrais, dans un premier temps, que tous ceux (individuellement ou en groupe) qui le désirent puissent réfléchir aux questions soulevées et laisser mûrir la réflexion. Le Secrétariat Général proposera une façon de collecter les avis pertinents. Ils seront pris en compte pour définir les orientations de chaque chantier. ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 9

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Discours du pape François aux évêques Septembre 2016 «Le prochain le plus proche de l’évêque… est le prêtre !» EGLISE UNIVERSELLE\t C hers frères, Le séminaire de formation pour les évêques récemment nommés, organisé par la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, m’offre l’heureuse occasion de vous rencontrer et de vous saluer un par un. Je remercie le cardinal Fernando Filoni pour ses paroles et pour tout le travail qu’il mène à bien avec ses collaborateurs du dicastère. En venant à Rome en cette Année sainte de la miséricorde, vous vous êtes unis aux nombreux pèlerins de tous les coins du monde : cette expérience nous fait beaucoup de bien à tous ; elle nous fait sentir que nous sommes tous pèlerins, pèlerins de la miséricorde, que nous avons tous besoin de la grâce du Christ pour être miséricordieux comme le Père. Chaque évêque fait l’expérience, en première personne, de cette réalité et, comme vicaire du «Pasteur par excellence» des brebis, il est appelé à manifester par sa vie et son ministère épiscopal la paternité de Dieu, la bonté, la sollicitude, la miséricorde, la douceur et en même temps l’autorité du Christ, venu pour donner sa vie et pour faire de tous les hommes une seule famille, réconciliée dans l’amour du Père. Chacun de vous a été placé comme pasteur dans son diocèse pour gouverner l’Église de Dieu au nom du Père, de qui vous rendez l’image présente, au nom de Jésus-Christ son Fils, par qui vous avez été constitués maîtres, prêtres et guides, et au nom de l’Esprit Saint, qui donne vie à l’Église. Les lieux d’où vous provenez sont différents et distants les uns des autres, et ils appartiennent à la grande constellation des fameux «territoires de mission». C’est pourquoi chacun de vous a le grand privilège et en même temps la responsabilité d’être en première ligne dans l’évangélisation. A l’image du Bon Pasteur, vous êtes invités à prendre soin du troupeau et à aller à la recherche des brebis, en particulier de celles qui sont loin ou perdues, à recherche de nouvelles modalités pour l’annonce, pour aller à la rencontre des personnes, et à aider ceux qui ont reçu le don du baptême à grandir dans la foi, pour que les croyants, y compris les «tièdes» ou non pratiquants, découvrent de nouveau la joie de la foi et une fécondité évangélisatrice. C’est pourquoi je vous encourage à rencontrer aussi les brebis qui n’appartiennent pas encore à l’enclos du Christ : en effet, «l’évangélisation est essentiellement liée à la proclamation de l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas Jésus- Christ ou qui l’ont toujours refusé». Dans l’œuvre missionnaire, vous pouvez recourir à différents collaborateurs. Beaucoup de fidèles laïcs, immergés dans un monde marqué par des contradictions et des injustices, sont disponibles pour chercher le Seigneur et lui rendre témoignage. Il revient avant tout à l’évêque d’encourager, d’accompagner et de stimuler toutes les tentatives et les efforts qui se font déjà pour maintenir vivantes l’espérance et la foi. Les jeunes Églises dont vous êtes les pasteurs se caractérisent par la présence d’un clergé local parfois nombreux, parfois rare ou carrément modeste. En tout cas, je vous invite à prêter attention à la préparation des prêtres pendant les années de séminaire, sans cesser de les accompagner dans la formation permanente après l’ordination. Sachez leur offrir un exemple concret et tangible. Autant qu’il vous est possible, cherchez à participer avec eux aux principaux moments de formation, en ayant toujours soin aussi de la dimension pastorale. N’oubliez pas que le prochain le plus proche de l’évêque est le prêtre. Tous les prêtres doivent sentir la proximité de leur évêque. Quand un évêque reçoit un appel téléphonique du prêtre, ou qu’il lui arrive une lettre, il répond tout de suite, tout de suite ! Le même jour, si c’est possible. Mais cette proximité doit commencer au séminaire, dans la formation, et continuer. Le prochain le plus proche de l’évêque est le prêtre. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 10

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Le dynamisme du sacrement de l’Ordre, la vocation elle-même et la mission épiscopale, comme le devoir de suivre attentivement les problèmes et les questions concrètes de la société à évangéliser, exigent de chaque évêque de tendre vers la plénitude de la maturité du Christ (Ep. 4,13). A travers le témoignage de sa propre maturité humaine, spirituelle et intellectuelle, centrée sur la charité pastorale, que resplendisse aussi toujours plus clairement en vous la charité du Christ et la sollicitude de l’Église envers tous les hommes. Veillez attentivement pour que tout ce qui est mis en œuvre pour l’évangélisation et les différentes activités pastorales dont vous êtes les promoteurs ne soit pas abîmé ou rendu vain par des divisions déjà présentes, ou qui peuvent se créer. Les divisions sont l’arme que le diable a le plus facilement pour détruire l’Église de l’intérieur. Il a deux armes, mais la principale est la division ; l’autre, c’est l’argent. Le diable entre par les poches et détruit avec la langue, avec les commérages qui divisent et l’habitude du commérage est une habitude de «terrorisme». Le bavard est un «terroriste» qui lance une bombe, le commérage, pour détruire. S’il vous plaît, luttez contre les divisions, parce que c’est une des armes qu’a le diable pour détruire l’Église locale et l’Église universelle. En particulier, les différences dues aux diverses ethnies présentes sur un même territoire ne doivent pas pénétrer dans les communautés chrétiennes au point de prévaloir sur le bien de celles-ci. Il y a des défis difficiles à résoudre, mais avec la grâce de Dieu, la prière et la pénitence, c’est possible. L’Église est appelée à savoir se situer toujours au-dessus des connotations tribales et culturelles, et l’évêque, principe visible d’unité, a la tâche d’édifier sans cesse l’Église particulière dans la communion de tous ses membres. Chers frères, je suis sûr que ce que vous avez pu partager ces jours-ci aidera chacun à mener à bien, avec enthousiasme, son propre ministère. Prenez soin du peuple de Dieu qui vous est confié, prenez soin des prêtres, prenez soin des séminaristes. C’est là votre travail. Que Marie, notre Mère, vous protège et vous soutienne. Pour ma part, je vous assure de ma prière ; et vous aussi, s’il vous plaît, priez pour moi, j’en ai besoin moi aussi ! Source : zenit.org ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 11

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C hers amis, dans cette parabole émouvante du riche qui n’est pas nommé et de Lazare qui signifie «secours de Dieu», Jésus nous expose le danger lié à l’abandon de sa Parole. Dans l’Évangile, Jésus ne nous dit pas que Lazare était bon. Il ne dit pas non plus pourquoi il était réduit à la misère. Était-il paresseux ? handicapé ? Cherchait-il à percevoir les allocations familiales sans travailler ? Faisait-il des efforts pour sortir de la pauvreté ? Ces questions ne semblent pas intéresser Jésus dans la Parole de Dieu de ce dimanche. Pour lui, l’essentiel est ailleurs. Aussi, Jésus ne reproche pas au riche d’avoir maltraité Lazard ou d’être à l’origine de sa misère. Cet homme avait sans doute des mérites aux yeux de la société. Le plus grand péché du riche de l’Évangile, ce n’est pas sa richesse, mais cette indifférence qui lui fait oublier le pauvre qui se meurt à sa porte sans l’avoir jamais rencontré. L’indifférence, malheureusement peut nous fait rater le paradis. De toute façon, la richesse et la pauvreté matérielles peuvent se vivre sous le regard de Dieu. L’une manifeste la prodigalité infinie de Dieu qui comble l’homme des biens de ce monde, non pour son seul plaisir personnel, mais pour être dispensateur de sa providence. L’autre exprime la pauvreté de la vie d’ici-bas, destinée à la plénitude du bonheur qui ne passe pas. «Heureux les pauvres de cœur !...» Nous sommes tous interpelés. Il ne s’agit point de s’identifier au pauvre sous prétexte qu’on a comme revenus le SMIG. L’enseignement du Christ, ce dimanche, est plus profond. Ce comportement friserait d’ailleurs l’indifférence. Nous avons tous une richesse. Et derrière le riche que nous sommes ici-bas se cache toujours un Lazare qui nous rappelle les exigences spirituelles et sociales des dons de Dieu. Le drame serait de dire «je ne connais pas ce Lazare». Le dialogue entre le riche, en proie à la souffrance, et Abraham qui refuse d’envoyer Lazare avertir ses cinq frères, nous apprend comment retrouver notre Lazare. Il ne s’agit pas de courir derrière les évènements extraordinaires pour le retrouver. Il est dans la Loi et les Prophètes. On ne peut pas rencontrer le Seigneur à travers sa Parole et les sacrements et être indifférent. Seigneur, aide-nous à intérioriser ta Parole, alors nous chercherons ton secours et nous combattrons l’indifférence. Père Gilles Aïzo ■ Dim\bnche 25 septembre 2016 A\bos 6,1a.4-7   •  P\psau\be 145   •  1Ti\b\pothée 6,11-16   • \p Luc 16,19-31 26 ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C la P arole  D ominicale ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 12

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LITURGIE 27 septe\bbre : Fête S\bint Vincent de P\bul (1581-1660) 29 septe\bbre : Fête des S\bints Arch\bnges Michel, G\bbriel\i et R\bph\bël C ’est le 24 avril 1581 qu’il voit le jour, dans le village de Pouy, près de Dax. Ordonné prêtre avant l’âge de 20 ans, il devient aumônier de la reine Marguerite de Navarre, la Reine Margot. Puis la rencontre avec le futur cardinal de Bérulle lui fait découvrir quelque chose de la grâce sacerdotale, et des devoirs qui s’y rattachent. Il devient curé de Clichy-la-Garenne, dans les environs de Paris. Il comprend que s’il veut aller à Dieu, son chemin doit passer désormais par le service des plus pauvres. Il entend parler de la misère des «pauvres gens des champs», il postule donc pour un ministère dans une paroisse rurale du Lyonnais, Chatillon- les-Dombes. C’est là qu’il fonde la première association de «servantes des pauvres» ou «confrérie de la charité». Attentif à la misère urbaine, celle des mendiants, des vieillards, des enfants maltraités et des nouveau- nés, il va fonder la congrégation des Prêtres de la Mission (les Lazaristes), pour l’évangélisation du monde rural et la formation du clergé. Puis, en collaboration avec Sainte Louise de Marillac, il fonde la «Compagnie des Filles de la Charité» (1633). Il multiplie les maisons d’accueil de Paris, l’hôpital de la Salpêtrière, et bien d’autres qui existent encore. En 1643, il est appelé auprès de Louis XIII pour l’assister sur son lit de mort. Devenue régente du royaume, sa veuve, Anne d’Autriche, le fait nommer au «conseil de conscience». Ainsi «Monsieur Vincent» participe aux affaires de l’État, notamment à la nomination des évêques. Il veille ainsi à ce que ceux-ci soient de vrais pasteurs. Le 27 septembre 1660, il s’éteint en murmurant le secret de sa vie : «Confiance ! Jésus !» Il aura été l’un des principaux artisans de la réforme catholique en France. En 1885, le pape Léon XIII le déclare «patron de toutes les œuvres charitables». L e 29 septembre, la liturgie de l'Église nous invite à fêter les saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël. Avec les saints Archanges, l'Église, en ce jour, honore tous les bons anges, dont Saint Michel a été le chef et le modèle au jour de la révolte de Lucifer et des mauvais anges. L’occupation des anges est de contempler Dieu, de L'aimer, de Le louer et d'exécuter Ses Volontés pour la conduite de l'univers et pour le salut des hommes. Aussi les voyons-nous chargés de différentes missions sur la terre, auprès des personnes, des familles, des paroisses, des diocèses, des royaumes, de l'Église entière. Ceux dont l'Écriture fait une mention particulière sont, outre l'Archange Saint Michel, l'Archange Gabriel ("la force de Dieu"), à qui semble avoir été confié le soin de tout ce qui regarde le mystère de l'Incarnation, et l'Archange Raphaël ("Dieu qui guérit"), qui conduisit et ramena si merveilleusement le jeune Tobie. Saint Michel ("qui est comme Dieu ?") a été fait non seulement Prince des Anges, mais aussi Prince des âmes qui doivent remplir les places demeurées vides par la chute des démons. Les Saints lui attribuent la plupart des apparitions mentionnées dans l'Ancien Testament. Il a été le protecteur de la Synagogue ; il est maintenant le protecteur de l'Église. L'Histoire nous rapporte tant de merveilles de cet Ange sublime, qu'on ne peut douter qu'il ne soit, dans les desseins de Dieu, l'un des principaux instruments de Sa puissance et de Sa bonté. Les saints ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 13

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C'est au son des cloches d'un \bariage que la vierge pèlerine fait son entrée dans la  co\b\bune iléenne. Pour l'occasion, la jeunesse \bariale de la paroisse, les groupes  de prières et de no\bbreux fidèles sont présents pour l'accueillir. La vierge pèlerine aux Trois-Ilets C 'est sur la place, devant l'église que passants, fidèles et curieux entourent peu à peu l'icône de Notre-Dame de la Miséricorde. C'est avec les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles que la jeunesse mariale précède la procession. C'est le début d'une semaine riche en grâces qui s'amorce, et les Iléens présents ne le savent pas encore… Après sa première nuit avec le père Monconthour, elle entame son parcours iléen. Jour après jour, de maison en maison et de quartier en quartier, elle visite malades, retraités, personnes grabataires, familles, enfants, célibataires… Chaque halte est l'occasion, pour ceux qui la reçoivent, d'accueillir des pèlerins qui la suivent, des amis, des fidèles, pour partager et prier ensemble. L'occasion d'une p\lrière  intergénérationnell\le Dans certaines familles, les enfants, mais aussi les adolescents ont pu se retrouver, et ont prié pour la paix, suite aux évènements qui ont ébranlé la France, mais aussi pour la conversion des terroristes. Dans certaines familles, des enfants qui vivent à l'étranger ont pu vivre, grâce aux nouvelles technologies, les rencontres avec leurs familles ici. La vierge a vraiment réuni enfants, amis et alliés. D'une voix unanime, tous ceux qui l'ont reçu et ont participé affirment que Notre- Dame de la Miséricorde a laissé la paix, et fait naître l'idée de poursuivre des rencontres autour de la prière dans les quartiers, pour se connaître, se découvrir, aller vers les autres, tout simplement pour «être ensemble» et non plus les uns à côté des autres. Merci Notre-Dame de la Miséricorde! Des Iléens comblés de ta visite. Maeva Emmanuelle Celeste Saint Lebe ■ GenevièveAu bourg Ce moment de prière a été très intense ; ma tante atteinte d'un cancer a pu vivre ce moment avec nous ; elle a vécu quelque chose de très fort, surtout au moment de mettre les intentions de prières dans l'urne. J'avais proposé de faire passer l'icône devant elle, et à ce moment précis, elle a eu un très gros sanglot, elle l'a touchée et a ressenti une grande paix. Les gens ont apprécié ce moment de paix auprès de Marie. Beaucoup de personnes ont été très touchées notamment moi qui suis séparée de mon fils Alexandre, mais aussi mes cousines… chacun a été touché de façon très forte par ce moment passé auprès de notre maman du ciel. ANNÉE SAINTE DE LA\t MISÉRICORDE La vierge nous a laissé sa paix ; cela nous a fait du bien de la recevoir. Quand nous sommes allés à l'Ehpad, ils ont tous participé à son accueil ; un résident unijambiste et aveugle a été très touché ; il a voulu toucher l'icône. Nous sommes ensuite montés dans une chambre pour les malades qui ne pouvaient se déplacer et une résidente nous a chanté l'Ave Maria en latin. Ils étaient tous heureux ; ils lui ont demandé des guérisons et la paix. Ce moment de prière nous a laissés dans une paix indescriptible, par rapport à toutes les fêtes qui nous entouraient, nous étions vraiment dans une atmosphère de légèreté, de douceur. Mes amis ont pu profiter de ce moment, et tous sont repartis très heureux. C'était un moment très riche ; les personnes ont été heureuses d'échanger autour de la Parole, pour chanter et prier. Les équipes du Rosaire étaient heureuses de se retrouver ; dans chaque maison, il y avait une vraie joie de se retrouver en famille, entre voisins, entre amis pour prier avec Marie. SoniaA l'Ehpad La vierge est arrivée dans des familles où les générations se sont retrouvées. Au sein de ces groupes, il y avait une grande paix, une belle unité dans la prière qui était pleine de joie. L'accueil par des enfants a donné l'assurance à d'autres enfants de se joindre à ces moments. Une dame a pris conscience que son fils, bien que très malade, vit toujours… Marie a provoqué la communication dans des familles, des personnes de confessions religieuses différentes, et a permis d'aller à la rencontre des uns et des autres. KhédiveQuartier Beaufond ChristianeQuartier Anse-Mitan C'était un moment très riche ; les personnes ont été heureuses d'échanger autour de la C'était un moment très riche ; les personnes ont été heureuses d'échanger autour de la C'était un moment très riche ; les personnes ont été heureuses d'échanger autour de la C'était un moment très riche ; les personnes ont été heureuses d'échanger autour de la C'était un moment très riche ; les personnes ont été heureuses d'échanger autour de la C'était un moment très riche ; les personnes C'était un moment très riche ; les personnes C'était un moment très riche ; les personnes C'était un moment très riche ; les personnes SidouQuartier Anse à l'âne ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 14

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VIE DU DIOCÈSE C ’est ainsi, que le 21 juillet dernier, le Groupe des défunts de la Paroisse de Sainte-Marie «Notre-Dame de l’Assomption» entreprit son pèlerinage à Sainte-Anne, au sanctuaire Notre-Dame de la Salette. Pour les responsables, l’originalité de cette démarche s’enracinait dans le désir de réfléchir pleinement, tant sur les Œuvres de miséricorde corporelles que spirituelles. Ce temps de partage de prière devrait être pour tous : les vivants comme les morts. L’indulgence jubilaire peut être obtenue également pour les défunts. Nous sommes liés à eux par le témoignage de foi et de charité qu’ils nous ont laissé. ... ». Cette démarche fut l’aboutissement d’un travail de préparation pour la cinquantaine de membres que compte le groupe. L’objectif du groupe repose sur 3 piliers fondamentaux : prier pour les défunts, établir un lien avec un prêtre, effectuer des actes de charité. Il correspond parfaitement aux Œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles «Ensevelir les morts et prier Dieu pour les vivants et pour les morts.» En ce matin de la saint Victor, nous étions plus de 140 pèlerins à prendre la route pour le sanctuaire de Notre- Dame de la Salette, où nous attendait le père Hyppolite pour l’enseignement, la célébration eucharistique et l’adoration. Cette démarche de foi fut également une occasion pour réviser sa propre vie en méditant les 14 stations de la passion de notre Seigneur Jésus- Christ. Il s’agissait de relire sa vie à la lumière de la Résurrection. Cette journée fut très enrichissante pour les membres du groupe et les invités ; ce fut un moment de partage et de fraternité, car nous avons accueilli ce jour des paroissiens du Marigot, du Morne-Des-Esses, de Trinité, de Tartane, du Lamentin et des Anses- d’Arlet. Les membres du groupe de prière pour les défunts se réunissent le 4 ème dimanche, de 16h à 18h, au presbytère de Sainte-Marie. ■ Voulu  forte\bent  par  le  pape  François,  le  Jubilé  de  la  Miséricorde  divine,  célébré  lors de l’Année Sainte et de l’ho\b\bage au cinquantenaire de la clôture du Concile  Vatican II,  est   le  che\bin  qui  unit  Dieu  et  l’ho\b\be,  pour  qu’il  ouvre  son  cœur  à  l’espérance d’être ai\bé pour toujours. VIE DU DIOCÈSE «•C CO d•TID\bDeIO tATO  DO tAtDO »TAex•nL2O  DO êCrn MO vDO  AO (nLMTn0•TvDO vnineD2O 0M MrTMO Paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Sainte-Marie Groupe de prière pour les défunts : « Notre-Dame de la Miséricorde et de La Consolati\oon » Quelle belle jour- née en présence de Jésus-Christ ! Avec quelle ferveur j’ai franchi cette Porte sainte ! Quelle belle leçon d’humilité et de sagesse ! Je suis sortie grandie de cette démarche ! L’homélie du prêtre, basée sur la misé- ricorde de Dieu, m’a pénétrée au plus profond de mon être. L’humilité et la sagesse qui animaient les responsables du groupe ne m’ont pas laissée indifférente. Ma foi en Jésus-Christ est bien présente. Merci à la paroisse Notre-Dame de l’As- somption et à son groupe de prière pour les défunts. Merci pour cette journée spiri- tuelle. Merci pour votre efficacité. Je vous rends hommage d’avoir mené à bien votre mission, d’avoir pu rétablir l’harmonie dans le groupe, c’est là la force des vrais serviteurs de Dieu. Liliane de la Paroisse de la Trinité Le pèleri- nage était bien parce que je ne savais pas qu’à Sainte-Anne on pou- vait faire un chemin de croix. Nous avons fait 14 stations. Le prêtre nous a parlé de la miséricorde de Dieu, et a pris l’exemple du petit garçon qui avait cassé la vitre du voisin… Cela m’a beaucoup inspiré et permis de comprendre la miséricorde de Dieu envers ses enfants. Même s’il faisait chaud j’ai tout aimé, on a prié, chanté dans le bus. Alors, ce que j’ai aimé le plus c’est la beauté du lieu. J’ai passé la Porte sainte violette où j’ai prié pour une intention qu’on m’avait donnée. Jean-David, 9 ans Jean Le passage de la Porte sainte en cette année de la Miséricorde a été un vrai processus de cheminement de ma foi. En toute obéissance, mais pas vraiment d’un pas décidé, j’ai reçu le Sacrement de Réconciliation la veille comme nous l’avait recommandé l’organisatrice. Je me suis senti léger, moi qui ne fréquente pas régulièrement ce Sacrement. Les surprises s’enchaînaient sur place : tout était magnifique. J’ai été marqué par la communion sous les deux espèces, c’était d’ailleurs la première de ma vie. J’ai déjà accompagné mon épouse à d’autres pèlerinages, mais cette fois-ci c’était spécial : j’ai fait l’expérience du Dieu Père qui vient à ma rencontre, ne s’arrête pas sur ma misère, mais me console et se livre à moi. Merci pour cette grâce, puisse t-elle nous permettre d’emprunter joyeusement la route du pardon au sein de notre couple. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 15

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Père Lamgmegnesgo R\loland Sand\bidi, paroisse de Morne-\lVert Père Thibaut du Rus\lquec, ccn Avant de me présenter brièvement, j'aimerais exprimer ma profonde gratitude à Mgr David Macaire et à tout le diocèse pour l'accueil chaleureux. Je suis père Lamgmegnesgo Roland Sandwidi. Je suis originaire du Burkina Faso, plus précisément de l'archidiocèse de Koupéla, dont le pasteur est Mgr Séraphin François Rouamba qui m'a envoyé ici en Martinique pour la mission et pour des études en Anglais. Né le 1er août 1984, je suis issu d'une famille de neuf enfants. Ordonné prêtre le 7 juillet 2012, j'étais depuis lors au Petit Séminaire de notre diocèse comme formateur, avant qu'on ne m'affecte ici. Je suis content d'être là pour servir Dieu et son peuple. Ordonné prêtre en décembre 2009, je suis membre de la Communauté du Chemin Neuf. C’est après mes études de philosophie et de théologie au séminaire de Nantes, dont je suis originaire, que j’ai rejoint la Communauté du Chemin Neuf, attiré par la vie communautaire, la spiritualité charismatique et l’attention aux différentes confessions chrétiennes. J’ai été au service de foyer d’étudiants avant d’être nommé curé d’une paroisse entre Lyon et Grenoble. C’est de là où j’arrive, rejoignant le Domaine du Fort à Saint-Pierre pour être au service de cette maison d’accueil et de différentes missions du Chemin Neuf, auprès des jeunes et de la formation théologique et spirituelle, pour mieux suivre le Christ et l’annoncer. Père Arnack Bokombé,\l paroisse des Terr\les-Sainville Père Christian Mari\le Donet, op Je suis prêtre du diocèse d’Owando en République du Congo-Brazzaville. Né le 25 juin 1983, ordonné prêtre le 14 septembre 2014, j’ai été successivement économe du Moyen séminaire et directeur spirituel. Aussi, heureux d’être affecté en mission à titre Fidei Donum en Martinique, je bénis le Seigneur pour cette expérience missionnaire en disposant toute mon énergie pour le peuple de Dieu. Je suis le père Christian Marie Donet, frère dominicain. J’ai fait profession dans l’Ordre des Prêcheurs le 15 septembre 2007. Avant mon entrée au noviciat, le 14 septembre 2006, j’étais aide-soignant, travaillant de nuit à l’hôpital de Chalon-sur-Saône (Saône et Loire). Je suis Bourguignon d’origine, né au pied des vignes pendant les vendanges, le 19 septembre 1965. J’ai deux sœurs plus jeunes que moi, mariées avec des enfants, qui ne croient pas, bien que nous ayons été élevés dans une famille catholique. Issus d’un milieu agricole, j’ai fait des études pour obtenir un BTS en production animale. J’ai été éleveur de chèvres, j’ai fabriqué des fromages, et ensuite j’ai travaillé dans les vignes. Lorsqu’on me dit que je suis une vocation tardive, étant entré au noviciat à 40 ans, je me plais à dire que je suis plutôt une réponse tardive. En effet, depuis mon plus jeune âge, je sens en moi le désir d’être prêtre, et je pense avoir reçu l’appel vers l’âge de 15 ans. Les circonstances de la vie ont fait que je me suis éloigné, un temps, de l’Eglise, mais le Bon Pasteur a su venir rechercher sa brebis perdue. J’ai été ordonné prêtre le 30 juin 2013, à la Primatiale de Lyon. Après mes études de théologie je suis parti en mission pour 3 ans en Algérie, dans le diocèse d’Oran. Depuis le 1er février 2016, je suis assigné au couvent de l’Annonciation à Tours (37), qui abrite l’Oratoire de la Sainte Face, dont je serai très prochainement nommé Recteur. A mon retour en France, il m’a été demandé de devenir missionnaire de la miséricorde aux Antilles. J’ai commencé ma mission en Guadeloupe, puis en Martinique. En plus de cette mission, Mgr David Macaire m’a demandé d’être l’accompagnateur des établissements d’enseignement catholique. Avant de me présenter brièvement, j'aimerais exprimer ma profonde gratitude à Mgr David Macaire et Je suis père Lamgmegnesgo Roland Sandwidi. Je suis originaire du Burkina Faso, plus précisément de l'archidiocèse de Koupéla, dont le pasteur est Mgr Séraphin François Rouamba qui m'a envoyé ici en Martinique pour la mission et pour des études en Anglais. Né le 1er août 1984, je suis issu d'une famille de neuf enfants. Ordonné prêtre le 7 juillet 2012, j'étais depuis lors au Petit Séminaire de notre diocèse comme formateur, avant qu'on ne m'affecte ici. Je suis content d'être là pour servir Dieu et son peuple. Ordonné prêtre en décembre 2009, je suis membre de la Communauté du Chemin Neuf. C’est après mes études de philosophie et de théologie au séminaire de Nantes, dont je suis originaire, que j’ai rejoint la Communauté du Chemin Neuf, attiré par la vie communautaire, la spiritualité charismatique et l’attention aux différentes confessions chrétiennes. J’ai été au service de foyer d’étudiants avant d’être nommé curé d’une paroisse entre Lyon et Grenoble. C’est de là où j’arrive, m’a demandé d’être l’accompagnateur des établissements Je suis Bourguignon d’origine, né au comme formateur, avant qu'on ne m'affecte ici. Je suis content d'être là pour servir Dieu et son peuple. Je suis le père Christian Marie Donet, frère dominicain. J’ai fait profession dans l’Ordre des Prêcheurs le 15 septembre 2007. Avant mon entrée au noviciat, le 14 septembre 2006, j’étais aide-soignant, travaillant de nuit à l’hôpital de Chalon-sur-Saône (Saône et Loire). Je suis Bourguignon d’origine, né au Je suis Bourguignon d’origine, né au spirituelle, pour mieux suivre le Christ et l’annoncer. VIE DU DIOCÈSE A la rencontre des nouveaux prêtres accueillis dans le diocèse (suite) ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 16

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Père Sylvanus Noudéh\lou, paroisses de Marin\l et Sainte-Anne Je m’appelle Sylvanus Mensah Noudéhou, né le 1er novembre 1960, à Ouidah, en République du Bénin (Ex Dahomey, ancienne colonie française). Durant ma jeunesse, rien ne me prédestinait à être prêtre : j’ai toujours rêvé de devenir diplomate. Un jour, j’ai rencontré le Seigneur comme sur le chemin de Damas, et j’ai décidé de consacrer ma vie au service de l’Eglise et de Dieu. Après 2 années d’expérience de vie religieuse à Lomé, au Togo (les Petits Frères de l’Evangile), et cela jusqu’à la profession de mes premiers vœux, je retourne ensuite dans son diocèse d’origine de Lokossa sur conseil de mon oncle, prêtre lui-même. Après un stage d’une année d’observation à l’évêché de Lokossa de 1987 à 1988, le 28 novembre de la même année, je suis admis au séminaire propédeutique, préparatoire au grand séminaire. Après deux ans de philosophie et quatre ans de théologie, entrecoupés d’un an de stage dans une paroisse rurale, j’ai été ordonné prêtre le 30 novembre 1996, à Lokossa. Mon arrivée en France, en 2004, fait suite à ma demande d’aller en mission pour donner à la France ce que les missionnaires français ont apporté à l’Afrique en général, et à mon pays en particulier. Aujourd’hui, je me sens très heureux d’être en Martinique, que je connais depuis 2004, pour continuer ce cheminement pour la Gloire de Dieu et le salut des âmes. Après deux ans de philosophie et quatre ans de théologie, entrecoupés d’un an de stage dans une paroisse rurale, j’ai été ordonné prêtre le 30 Mon arrivée en France, en Agenda de l’Archevêque - 18h30 : Installation du nouveau Curé de Sainte-Thérèse sur le site de l’église de Sainte-Thérèse Dimanche 2 octobre : - 9h30 : Sacré-Cœur de Balata - Installation du nouveau Curé de Balata - 15h : Saint-Christophe - Jubilé des Migrants et installation du nouveau Curé de Saint-Christophe - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 4 octobre : Assemblée des Modérateurs Mercredi 5 octobre, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 6 octobre : - 18h30 : Josseaud - Présentation de l’équipe des prêtres de la paroisse de Josseaud Samedi 8 octobre : - 9h : Confirmation à Rivière-Pilote des confirmands de Rivière-Pilote et Josseaud - 18h : Carbet - Installation du nouveau Curé du Carbet - 17h30 : Mardi 4 octobre :Mardi 4 octobre :Mardi 4 octobre : Dimanche 25 septembre : - 7h30 : Cathédrale Saint-Louis - Installation du Curé de la Cathédrale - 10h : Sainte-Luce - Dédicace de la nouvelle église - 15h : De Briant - Jubilé du monde caritatif et installation du nouveau Curé de De Briant - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 27 septembre : Assemblée du clergé Mercredi 28 septembre, 18h : Catéchèse de l’Evêque (exceptionnellement organisée à L’Espérance, conjointement par L’Espérance et l’association Entreprises & Environnement) Jeudi 29 septembre : - 10h : Messe pontificale au François à l’occasion de la fête patronale - 18h30 : Lamentin - Installation du nouveau Curé du Lamentin Samedi 1 er octobre : - 9h : Confirmation à la paroisse du François - 14h : De Briant - Jubilé des catéchistes et envoi en mission ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 17

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Le  touris\be  est  un  phéno\bène  social,  culturel  et  écono\bique  qui  i\bplique  le déplace\bent de personnes vers des pays ou des endroits situés en dehors de leur environne\bent  habituel,  à  des  fins  personnelles  ou  professionnelles,  ou  pour affaires. Ces personnes sont appelées des visiteurs (et peuvent être des touristes ou  des  excursionnistes,  des  résidents  ou  des  non-résidents),  et  le  touris\be  se rapporte à leurs activités, qui supposent pour certaines, des dépenses touristiques . Un tourisme social... et solidaire ! D epuis qu’elle a été instituée par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en 1980, la Journée mondiale du tourisme est fêtée le 27 septembre, pour sensibiliser la Communauté internationale à l’importance du tourisme et à sa valeur sociale. On la célèbre par des manifestations adaptées au thème choisi par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil exécutif de l'OMT. Cette date a été retenue parce qu'elle marque un échelon important pour le tourisme mondial : l'anniversaire de l'adoption des Statuts de l'OMT, le 27 septembre 1970. Au calendrier des Nations Unies, c’est la date à laquelle le tourisme est officiellement à l’honneur, afin de mettre en lumière le potentiel qu’il possède de contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable. Assurer un tourisme accessible à tous, c’est mettre en place les conditions permettant de répondre aux besoins de chacun d’entre nous, que ce soit en voyage ou sur son lieu de vie. Handicap, même temporaire, familles avec des enfants en bas âge, population vieillissante : autant de raisons qui feront qu’à un moment ou à un autre de notre vie, nous bénéficierons tous de l’accessibilité universelle dans le tourisme. Au fil des décennies, le tourisme a connu un essor continu, et s’est diversifié de plus en plus, au point de devenir un des secteurs économiques à la croissance la plus rapide du monde. Le tourisme moderne est étroitement lié au développement, et il englobe un nombre grandissant de nouvelles destinations. Cette dynamique en fait un moteur essentiel du progrès socio- économique. Le tourisme est désormais un des grands acteurs du commerce international et, en même temps, il constitue une des principales sources de revenus de beaucoup de pays en développement. Cette croissance va de pair avec l’accentuation de la diversification et de la concurrence entre les destinations. L’expansion générale du tourisme dans les pays industrialisés et développés présente des avantages économiques, et crée des emplois dans de nombreux secteurs qui y sont liés, de l’agriculture aux télécommunications en passant par le bâtiment. La contribution du tourisme au bien-être économique dépend de la qualité et des recettes de l’offre touristique. L’OMT offre son assistance aux destinations pour qu’elles se positionnent de façon durable sur les marchés national et international qui ne cessent de se complexifier. En sa qualité d’institution des Nations Unies se consacrant au tourisme, elle souligne que ce sont surtout les pays en développement qui devraient bénéficier du tourisme durable, et elle intervient pour les aider à traduire cette possibilité dans la réalité. Source : http://wtd.unwto.org/fr/content/ propos-de-la-journee-mondiale-du- tourisme- ■ Tourisme, un des defis \tmissionnaires majeurs DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 18

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Message pour la Journée \tMondiale du Tourisme 2016Message pour la Journée \tMondiale du Tourisme 2016 (27 septembre)(27 septembre) « Promouvoir l’accessibilité universelle « Promouvoir l’accessibilité universelle en faveur d’un tourisme pour tous »en faveur d’un tourisme pour tous » P romouvoir l’accessibilité universelle en faveur d’un tourisme pour tous : tel est le thème choisi par l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) pour la Journée Mondiale du Tourisme qui se tiendra, comme d’habitude, le 27 septembre. Le Saint-Siège a adhéré à cette initiative dès sa première édition, conscient de la grande importance de ce secteur, ainsi que des défis qu’il pose et des opportunités qu’il offre pour l’évangélisation. Ces dernières décennies, le nombre de personnes qui peuvent bénéficier d’un temps de vacances a considérablement augmenté. Selon le dernier Baromètre de l’Organisation Mondiale du Tourisme, se rapportant à l’année 2015, le nombre d’arrivées touristiques internationales s’élève à 1184 millions et, selon les prévisions, il atteindra la barre des deux milliards en 2030. Il faut y ajouter les chiffres plus élevés encore du tourisme local. Cette augmentation numérique a entraîné une prise de conscience toujours plus grande de l’influence positive exercée par le tourisme dans de nombreux secteurs de la vie, avec ses nombreuses vertus et potentialités. Sans ignorer certains de ses éléments ambigus ou négatifs, nous sommes convaincus que le tourisme humanise car il procure une occasion de repos, des opportunités de connaissance réciproque entre les peuples et les cultures ; il constitue un instrument de développement économique, favorise la paix et le dialogue, fournit des possibilités d’éducation et de croissance personnelle et des temps de rencontre avec la nature, ainsi qu’un espace de croissance spirituelle, pour ne citer que quelques-unes de ses caractéristiques positives. Sur la base de cette évaluation positive et en étant conscients que le tourisme, en particulier, et le temps libre, en général, sont une «exigence de la nature humaine, qui manifeste en elle-même une valeur inaliénable », nous devons conclure, soutenus en cela par le Magistère ecclésial, que le tourisme n’est pas seulement une opportunité, mais doit être un droit pour tous, qui ne peut pas être limité à certaines couches sociales ou à certaines zones géographiques précises. De son côté, l’Organisation Mondiale du Tourisme affirme, elle aussi, que le tourisme «constitue un droit également ouvert à tous les habitants du monde [...], et ne pas se voir opposer d’obstacles». Il est donc possible de parler d’un «droit au tourisme», qui est certainement la concrétisation du droit «au repos et aux loisirs, et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques » reconnu par l’article 24 de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée en 1948. Mais la constatation de la réalité démontre qu’il n’est pas à la portée de tous et que beaucoup sont encore ceux qui continuent d’être exclus de ce droit. Avant tout, dans de nombreux pays en voie de développement, où les ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 19

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Tourisme, un des defis \tmissionnaires majeurs DOSSIER besoins fondamentaux ne sont pas garantis, ce droit semble vraiment quelque chose de lointain, et en parler peut même apparaître comme une frivolité, alors même que cette activité se présente actuellement comme une ressource dans la lutte contre la pauvreté. Mais également, dans les pays économiquement plus développés, nous trouvons d’importantes couches de la société qui n’ont pas facilement accès au tourisme. Voilà pourquoi, au niveau internatio- nal, on encourage ce qu’on appelle le «tourisme pour tous», dont chacun peut bénéficier, et qui englobe les concepts de «tourisme accessible», «tourisme durable» et «tourisme social». Par «tourisme accessible», on entend l’effort visant à garantir que les destinations et les services touristiques soient accessibles à tous, indépendamment du profil culturel, des limitations permanentes ou temporaires (physiques, mentales ou sensorielles) ou des besoins particuliers comme ceux que requièrent, par exemple, les enfants et les personnes âgées. Le concept de «tourisme durable» inclut l’effort pour obtenir que cette activité humaine soit la plus respectueuse possible de la diversité culturelle et environnementale du lieu qui accueille, en prenant en considération les répercussions présentes et futures. L’encyclique Laudato si’ du pape François peut être d’une grande aide pour la bonne gestion de la création que Dieu a confiée à l’être humain. Le «tourisme social», de son côté, prétend que ne soient pas exclus ceux qui ont une culture différente, moins de ressources économiques, ou qui vivent dans des régions plus défavorisées. Parmi les groupes destinataires des interventions de ce secteur se trouvent les jeunes, les familles nombreuses, les personnes porteuses de handicap et les personnes âgées, comme le rappelle le Code mondial d’éthique du tourisme. Par conséquent, il est nécessaire de promouvoir un «tourisme pour tous» qui soit éthique et durable, où soit garanti un réel accès physique, économique et social, en évitant toute sorte de discrimination. Atteindre un objectif de ce type ne sera possible que si l’on peut compter sur les efforts de tous, hommes politiques, entrepreneurs, consommateurs, comme sur ceux des associations engagées dans ce milieu. L’Église évalue, d’une manière positive, les efforts qui sont accomplis en faveur d’un «tourisme pour tous», et les initiatives «qui placent réellement le tourisme au service de la réalisation de la personne et du développement social». Depuis longtemps, elle offre également sa contribution, tant par sa réflexion théorique que par ses nombreuses initiatives concrètes, dont beaucoup ont joué un rôle de pionnières, bien que réalisées avec des ressources économiques limitées, avec beaucoup de dévouement, obtenant ainsi de bons résultats. Que l’engagement ecclésial en faveur d’un «tourisme pour tous» soit vécu et compris comme un «témoignage de la prédilection particulière de Dieu pour les plus humbles». Cité du Vatican, 24 juin 2016 Conseil pontifical pour la Pastorale des migrants et des personnes en déplacement, Antonio Maria Card. Vegliò, Président Joseph Kalathiparambil, Secrétaire ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 20

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MD : P. Luc, bonjour. Vous venez d’être nommé délégué diocésain en charge de la Pastorale du tourisme, et vous êtes aussi le curé du Carbet. C’est un nouveau départ pour vous après vos années passées à De Briant, et comme délégué de l’Evêque à l’information ? P. L : Pour moi, c’est la mission d’évangélisation qui continue avec de nouveaux visages, une nouvelle communauté paroissiale et un nouveau champ d’évangélisation, différent de celui de la communication et de l’information. MD : Le 27 septembre, nous célébrons la Journée mondiale du Tourisme. Le Saint-Siège a soutenu cette initiative de l’OMT dès le début. L’Eglise défend un tourisme pour tous. Pourquoi ? P. L : Si l’on regarde ces dernières décennies, le nombre de personnes qui peuvent bénéficier d’un temps de vacances a augmenté. Le tourisme répond aux désirs de découverte, de connaissance, de rencontre des autres, de contemplation de ce qui est beau. Mais hélas, il est à constater que le tourisme n’est pas à la portée de tous. Il y a des obstacles à cela. Comme par exemple dans les pays en voie de développement où les besoins fondamentaux ne sont pas tous garantis. Ou encore, on constate que dans les pays économiquement plus développés, tous les enfants ne partent pas en vacances. Il est donc important de soutenir l’accès de tous aux vacances, aux voyages et aux loisirs. MD : Le tourisme est une activité économique vitale pour le développement de la Martinique. Comment promouvoir le tourisme sans développer aussi le sens de l’accueil de l’autre ? P. L : Ce n’est pas vital seulement pour la Martinique, mais pour toutes les îles de la Caraïbe. Il y a d'énormes possibilités en Martinique en matière de tourisme, mais il y a aussi beaucoup à faire notamment en matière d’accueil qui est un élément clé de l’activité touristique, et nous savons combien l’évangile est porteur du message d’accueil de toute personne. MD : Comment voyez-vous votre rôle de délégué diocésain ? P. L : Un service d’Eglise à partager avec d’autres. Je constate déjà qu’en Martinique nous avons deux axes touristiques. Nous accueillons tous ceux qui viennent de l’extérieur pour voir et rencontrer la Martinique. Nous avons aussi un second axe très développé ces dernières années qui consiste à développer le tourisme local : «partir en Martinique». D’autre part, cette pastorale du tourisme est aussi la pastorale du temps libre, et je pense particulièrement à tous nos ainés qui désirent connaître davantage les réalités locales. MD : Comment faciliter la découverte des églises, comptant parmi les monuments les plus anciens, qu’il s’agisse des deux cathédrales, des sanctuaires diocésains ou des églises paroissiales ? Les monastères et le Foyer de charité ? P. L : Il y aura une réflexion à mener avec chaque paroisse, car certaines sont déjà engagés dans la pastorale du tourisme avant même ma nomination. Les projets ne vont pas manquer pour favoriser un tourisme pour tous, et en particulier celui centré sur la découverte du patrimoine religieux de la Martiniques. La pastorale du tourisme… Un service d’Église dans la société Intervie\b du père Luc Philippon, Délé\tgué diocésain à la Pastorale du tourisme ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 21

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Tourisme, un des defis \tmissionnaires majeurs DOSSIER MD : Comment accueillir les visiteurs «fraternellement» et témoigner ainsi d’une foi vivante et ouverte, bien présente dans notre société ? P. L : Avec mon expérience d’ancien curé du Marin et de Sainte-Anne, j’encourage vivement les paroissiens, et plus largement tous les habitants, à accueillir chaleureusement tous ceux qui nous visitent, en les intégrant fraternellement dans nos assemblées en rendant grâce à Dieu pour leur présence au milieu de nous. MD : Pensez-vous installer des équipes dans le Sud, où les touristes sont très présents ? Mais aussi, dans le centre, avec le tourisme de croisière ? Et le Nord, où le tourisme est un axe important de développement ? P. L : Le tourisme est rencontre, et nous allons effectivement prendre des initiatives pour aller vers ceux qui nous rendent visite. Je souhaite en effet que des équipes voient le jour dans les différents districts et paroisses du diocèses. MD : En conclusion, avez-vous déjà prévu une réunion de rentrée de cette pastorale nouvelle, et des axes de travail ? Travaillerez-vous avec le nouveau délégué diocésain à la Pastorale des Migrants, le P. Snell Nord qui vient d’Haïti ? PL : Dans la mission, on n’est jamais tout seul. Le Seigneur me fera la grâce d’être entouré de frères et de sœurs pour travailler à ce nouveau champ de la pastorale diocésaine. Evidemment, nous ferons avant le lancement de la nouvelle année touristique, une réunion où nous prendrons la mesure de la mission. Mais surtout, le 27 septembre, Journée mondiale du tourisme, je célébrerai la messe pour le monde du tourisme à 18h30, en l’église Saint-Jacques du Carbet. Pour répondre à votre dernière question, je travaillerai avec tous les acteurs concernés et en particulier bien sûr, avec le P. Snell Nord, nouveau délégué diocésain chargé de la Pastorale des Migrants, puisque nos deux pastorales dépendent du même Conseil pontifical. MD : P. Luc, merci beaucoup et à bientôt. Propos recueillis par Michel Déglise ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 22

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Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € E g lise en MARTINIQUE N° 523REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 €8 mai 2016 La famille , « Potomitan » de la société... et de l'Eglise ! lise MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE N° 523REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUEL — 2,00 €8 mai 2016 E g lise en MARTINIQUE N° 525REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 €5 juin 2016 Oui le Seigneur est notre joie ! 5 juinSortie exceptionnelle de la prochaine édition le 26 juin 2016 Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE La famille , «PP de la société... et de l'Eglise ! PPPPPPotomitan » Potomitan » P de la société... et de l'Eglise ! Oui le SSSeigneur est notre joie !Seigneur est notre joie !SSeigneur est notre joie !S Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ........................ Code Postal : .......................................................................\ ..................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ......................... Oui, je m’abonne ! Mardi 26 juillet 2016 est né enfantsmiséricorde . Un site-web à desti- nation des enfants de 7 à 11 ans, qui propose de découvrir et grandir dans la Miséricorde au travers de témoignages, jeux, prières adaptés à leur âge. En effet, les enfants sont destinataires et témoins privilégiés de la Miséricorde. «Combien je désire que les années à venir soient comme imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu» (Pape François – Le visage de la Miséricorde n° 5). Le site enfantsmisericorde a été conçu par deux couples catholiques, Tony et Béatrice Pizzinato, avec Karine et Juan Alva Bernal. Il est sous le patronage de trois évêques français qui accompagnent depuis 2008 les Congrès de la Miséricorde en France : le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Mgr Albert-Marie de Monléon et Mgr Pascal Roland. Adresse du site : http://www.enfantsmisericorde.com/ Un site sur la Miséricorde pour les 7- 11 ans   •  « enfantsmisericorde »   99.5 - 101.3 et 105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 Fax : 05 96 71 86 05 contact@radiosaintlouis.com Début de la Formation diocésaine mercredi 4 octobre à 18h Thème : Reconnaissance et responsabilité Centre : salle paroissiale de Bellevue Sud : salle paroissiale de Rivière-Salée Nord Atlantique : salle paroissiale de Sainte-Marie Nord caraïbes : salle paroissiale de Saint-Pierre Tarif : 70€ Début des cours de psychologie jeudi 6 octobre à 18h - à la salle paroissiale de Bellevue Thème : la psychologie des adultes Formation payante : 70€ Service diocésain de la formation COMMUNIQUÉ MEDIAS ÉGLISE EN MARTINIQUE du 25 septembre 2016 – n° 528 23

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Il faut se dépouiller de soi, pour se remplir de Dieu, il faut se donner à Dieu pour se dépouiller de soi. Saint Vincent de Paul

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