529 - La Vierge Marie, modèle missionnaire pour l’Eglise

Page 1

1er Chantier de conversion pastorale :   Accompagner et protéger la famille ECCLESIA’M 2020 ! E g lise en MARTINIQUE N° 529 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 € 9 octobre 2016 La V ierge Marie, modèle missionnaire pour l’Eglise

Page 2

EDITORIAL L a liturgie de ce 28 e dimanche du temps ordinaire nous interpelle sur l’importance de la gratitude, de la reconnaissance vis-à-vis de Dieu. Nous recevons tout gratuitement de Lui, et il est important de lui dire merci, de lui rendre grâce. Nous avons besoin d’avoir cette relation d’amour \ avec Notre Père qui nous restaure, qui nous relève et qui nous redonne Vie. Octobre, mois du Rosaire ! Le 7 octobre, nous avons fêté Marie, Notre-Dame du Rosaire. Le chapelet est une école de prière, une école de la foi, nous dit le pape François. Demandons à la Vierge Marie de nous enseigner à vivre notre foi dans nos actions quotidiennes, et à donner une place \ majeure au Seigneur. Durant ce mois d’octobre, mettons-nous donc à l’école de la \ Sainte Vierge qui nous conduira à Jésus. Octobre est également le mois de la mission. Du dimanche16 au dimanche 23, le mois sera marqué par la Semaine Missionnaire Mondiale qui appelle les catholiques à la prière et au partage. La quête du Dimanche de la Mission (23 octobre), instaurée par le pape Pie XI en 1926, est le point culminant de la Semaine Missionnaire Mondiale. Elle est dévolue aux Œuvres Pontificales Missionnaires. La mission est également le thème traité dans notre dossier. Vous y découvrirez une interview de père Marcel Crépin, Délégué épiscopal à l’Aumônerie des Antillo-Guyanai\ s, en mission à Paris. Pour la mission, « il est extrêmement important que nous soyons formés, afin que nous puissions porter au monde la Bonne Nouvelle». Ne ratons donc pas les rendez-vous que nous donne le père Lafine, Délégué épiscopal en charge de la formati\ on, sur le thème de la Reconnaissance et la Responsabilité. Dans l’édition précédente, Mgr Macaire nous présentait l\ e plan pastoral ECCLESIA’M 2020 ! avec comme mot d’ordre : Montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise. Aujourd’hui, découvrons le premier chantier de conversion pastorale intitulé : « Accompagner et protéger la famille ». Par ailleurs, à l’approche de la fin de l’Année sainte de la\ Miséricorde, Père Catayée, Vicaire épiscopal, chargé de l’organisation du Jubilé de la Miséricorde, dresse un premier bilan pour notre diocèse. En ce mois du Rosaire, confions notre cheminement à Maman Marie. Demandons au Seigneur de nous accorder la grâce de la prière en famille… et soyons tous de fervents missionnaires ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE MÉDIAS Dossi\br :  REGARDS CROISÉS  SUR LA MISSION EGLISE UNIVERSELLE •  1 er Chantier de conver\bion pa\btorale : Accompagner et protéger la famille • Parole dominicale •  Octobre, moi\b du Ro\baire •   La lettre du Délégué épi\bcopal  en charge de la formation •  Paroi\b\be de Saint-Jo\beph  Rentrée ecclé\biale 2016 •  Me\b\bage du pape Françoi\b pour la Journée  mi\b\bionnaire mondiale 2016 :  Egli\be mi\b\bionnaire, témoin de mi\béricorde 23 AGENDA DE L’ARCHEVÊQUE 7 ANNÉE SAINTE DE LA \SMISÉRICORDE •  Mi\b\bionnaire... ici et ailleur\b ! •  Interview de Père Crépin, Délégué épi\bcopal  à l’Aumônerie de\b Antill\iai\b/Guyanai\b,  en mi\b\bion à Pari\b •  La Vierge pèlerine à Rivière-Salée • Jubilé de\b chorale\b • Jubilé de la Mi\bér\iicorde : le premier bilan 2 3 6 8 9 14 10 11 12 16 17 21 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr

Page 3

1 er  Chantier de conversion pastorale :   Accompagner et protéger la familleECCLESIA’M 2020 ! Interview de Mgr Macaire EEM : Monseigneur Macaire, si j’ai bien lu votre lettre pastorale, le premier chantier de l’Eglise en Martinique est celui de la Famille !? Oui. Et l’énoncé exact de ce chantier  est ACCOMPAGNER ET PROTEGER LA  FAMILLE.  Pour la petite histoire, c’est au  François, alors que je répondais au  feu des questions des acteurs de  la vie paroissiale rassemblés par  le père Jacek Ossowski, que j’ai  compris l’importance primordiale  de ce chantier pour la vie de l’Eglise,  pour répondre aux problèmes  de la Martinique et aux défis de  l’évangélisation : Pas de famille =  pas de société ; pas de famille = pas  d’Eglise. Ou encore : famille blessée =  société malade ; famille affaiblie =  Eglise souffrante.  Au cours de ma première année  d’épiscopat, j’ai senti que l’Eglise  n’était pas assez familiale (c’est  l’objet du deuxième chantier sur  la conversion missionnaire de la  pastorale), mais la raison profonde  de cet état de fait et de bon nombre  d’obstacles à l’avènement du bonheur,  c’est que les familles de Martinique  ne sont pas assez ecclésiales. Les  familles ne sont pas considérées  comme la première Eglise, la première  communauté où Dieu est annoncé,  où l’amour est expérimenté, où la  mission commence. Je ne reviendrai  pas ici sur tous les maux qui touchent  et blessent la famille martiniquaise,  mais les ateliers que je propose sont  là pour répondre à ces problèmes. EEM : Quels sont donc les ateliers de ce premier chantier ? Je propose quatre ateliers, les voilà : 1.  La structuration et consolidation  des mouvements de la Pastorale  Familiale  2.  Le rapport paroisses-familles :  les liens entre les familles de la  paroisse, le Dimanche familial, le  catéchisme et les sacrements, les  funérailles… 3.  La question du mariage aux Antilles 4.  Les problématiques particulières  des membres de la famille…  la parentalité, la masculinité, la  féminité, le célibat. EEM : Parlons des mouvements Je pense principalement aux Centres  de Préparation au Mariage, aux  Associations Familiales Catholiques,  à Solitude Béthanie, aux Equipes  Notre-Dame et à la Fraternité  « Cana », mais j’espère qu’il y a  d’autres réalités. Il s’agit, d’une part  de soutenir au maximum, du point de  vue logistique et moral, les initiatives  de ces mouvements qui portent les  différents charismes liés à la famille ;  d’autre part, de susciter régulièrement  des initiatives diocésaines pour les  dynamiser et les faire connaître. EEM : Il n’y a que ces mouvements et communautés qui s’occupent de la famille ? Non, justement. Il y a d’abord les  familles elles-mêmes au sein de  leurs paroisses. Les paroisses doivent  mettre la famille au centre de la  d’autres réalités. Il s’agit, d’une part  MOT DE L’EVÊQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 3

Page 4

MOT DE L’EVÊQUE communauté. Voici quelques pistes  à envisager : La constitution de groupes de familles  paroissiaux : pourquoi ne pas créer,  ou constituer, avec l’aide ou pas des  mouvements, dans chaque paroisse,  un ou plusieurs groupes de familles  que le prêtre rassemblera de temps  en temps et visitera régulièrement (ce  sera aussi bon pour le prêtre) ? On en  profitera pour construire une véritable  culture ecclésiale dans les familles : la  prière, le pardon, l’accueil de la vie, la  lecture de la Parole de Dieu en famille,  l’accueil des pauvres, les vacances, les  temps spirituels avec d’autres familles  et pour les couples (quand il y a un  couple), l’autorité parentale, etc. La célébration festive et familiale  du Dimanche : Il faudra réfléchir au  renouvellement total de la culture du  dimanche en famille. Les paroisses et les  districts devront aussi s’interroger sur  l’accueil que l’on réserve aux familles  pendant les messes dominicales. Les  horaires, la durée, la présence d’une  garderie et de l’Eveil à la Foi, des  toilettes… sont autant d’éléments qui  permettent (ou pas) à un parent de  venir à la messe ! Il faut avouer que  pour les familles, je pense en particulier  aux familles monoparentales, c’est  « mission impossible » d’aller à la  messe lorsque la célébration est trop  tôt ou trop tard, lorsque les enfants  deviennent insupportables et que  certains paroissiens (voire le prêtre !)  grognent parce que les enfants sont  "cireurs". Avoir un enfant signifie, pour  beaucoup de personnes, être exclu de  la pratique. Il faut le reconnaître et il faut  que cela cesse ! EEM :  Comment les acteurs de la paroisse peuvent-ils s’engager et se mettre en mission par rapport aux familles ? Il y a une opportunité extraordinaire qui  nous est fournie par les nombreuses  familles qui viennent vers nos  paroisses. C’est une opportunité que  nous ne saisissons pas ; au contraire,  on a parfois l’air de ne pas accueillir  ces personnes pour leur montrer Jésus !  Je parle en particulier du catéchisme.  Les familles et le catéchisme : 50 à 60%  des familles nous confient leurs enfants  pour le catéchisme. Mais nous ne nous  occupons pas de ces familles en tant  que telles. L’Eglise enseigne que c’est la  famille qui est la première responsable  de l’éducation chrétienne de l’enfant.  Le pape François l’a rappelé dans  Amoris Laetitia récemment. On marche  sur la tête et on s’épuise inutilement en  ignorant les parents dans la catéchèse ;  c’est contraire à tous les principes et  c’est un échec puisque beaucoup  de jeunes abandonnent l’Eglise à  l’exemple de leurs parents ! Il faut donc  que le catéchisme en Martinique se  transforme en un grand mouvement  d’évangélisation des familles et des  parents (tous les parents, quelles que  soient leurs situations matrimoniales).  Cela concerne aussi les parents qui se  préparent au baptême de leur enfant.  On ne peut pas faire de plus beau  cadeau à un enfant que de former  chrétiennement ses parents, surtout  lorsqu’eux-mêmes viennent frapper à  la porte de l’Eglise.  En tout cas, l’époque où l’on vient  inscrire son enfant au catéchisme et  où l’on revient le chercher à la fin de  l’année pour qu’il fasse sa communion,  sa profession de foi ou sa confirmation  doit être définitivement révolue en  2020. Par exemple, une visite annuelle  systématique de chaque famille par  un responsable de la paroisse et par  le prêtre doit être mise en œuvre. On  devra aussi imaginer des parcours  familiaux plus courts mais plus intenses  pour préparer les sacrements. Ni l’âge  ni le niveau scolaire ne doivent plus  être le premier critère pour recevoir  un sacrement, mais l’engagement de  la famille dans l’Eglise et la formation  reçue en famille… (Je reviendrai sur  cette question dans le chantier sur  l’éducation et le catéchisme). EEM :  Cet atelier concerne donc directement chaque paroisse et même chaque famille. La pastorale diocésaine va-t-elle intervenir ? Vous avez raison, il y a un niveau de  réflexion qui appartient au diocèse,  notamment en ce qui concerne le  discours moral en général. Je rappelle  qu’il n’appartient à aucun fidèle de  porter un jugement pastoral ou moral  sur les personnes et encore moins  d’édicter des règles ecclésiales. Cela  ne veut pas dire non plus que chacun  fait n’importe quoi. Mais ce ministère  est du ressort propre des pasteurs  et ultimement de l’évêque. Ici, la  réflexion du diocèse doit porter sur le  mariage et la préparation au mariage,  la parentalité, les femmes, les hommes.  EEM : Vous pensez que quelque chose doit changer quant au mariage ? Oh oui ! Sans conteste. Le Jubilé des  fiancés en février 2016 m’a ouvert les  yeux sur les différentes conceptions  du mariage et sur les pièges dans  lesquels les couples tombent. Il  m’appartient, avec les responsables  diocésains, de réfléchir et de donner  des directives. Le « mariage aux Antilles » doit faire  l’objet d’une étude et d’un programme  d’enseignement spécial. Des gouffres  successifs d’incompréhension se  sont créés entre trois conceptions  différentes : la conception théologale  de l’Eglise, l’opinion commune des  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 4

Page 5

fidèles et la pratique réelle des  fiancés. Tout d’abord, l’Eglise enseigne  que le mariage est le sacrement  qui valide obligatoirement toute  relation d’amour légitime entre un  homme et une femme. Ensuite, la  plupart des fidèles ont parfois une  conception mondaine du mariage  comme le sacrement des gens-bien- comme-il-faut, ceux qui ont réussi  leur vie chrétienne. Ainsi, on dit aux  jeunes que tant qu’ils ne sont pas  mariés, ils n’ont pas leur place dans  l’Eglise (!). Enfin, il y a la conception  des fiancés (je parle ici des personnes  qui envisagent le mariage à plus ou  moins long terme) qui envisagent le  mariage quand leur vie de couple est  bien installée, qu’ils ont du travail, des  enfants et les moyens de dépenser  quelques milliers d’euro pour faire  une noce. A ce propos, il faudra  faire une enquête sur les coûts et  le business du mariage chez nous.  Cela éloigne tant de couples de la  bénédiction divine, du respect de  leurs frères chrétiens et de l’amour.  Une évolution du discours sur  les couples est aussi nécessaire.  Il faudra arrêter de condamner  systématiquement les personnes  non mariées. Leur situation n’est  pas parfaite devant Dieu, mais ils ne  vivent pas dans la débauche pour  autant. Certaines femmes souffrent  tellement de cette situation, qu’elles  refusent d’avoir des enfants et  même, remplies de honte, font des  avortements (!) pour ne pas concevoir  d’enfant « dans le péché ». (!) Une  belle réussite du diable, l’accusateur  qui a toujours voulu prendre la place  de Dieu. A ma connaissance, aucun  enfant n’est conçu « dans le péché »  puisque tout enfant est voulu par  Dieu ! Pour comprendre la situation  psychologique et sociale de ces  couples de chrétiens non mariés,  il faudra faire une enquête auprès  des hommes ; bâtir un programme  cursus  de réflexion où ces personnes  devront se sentir accueillies, aimées  par l’Eglise, encouragées dans un  chemin de progrès, comme on le fait  pour les catéchumènes. Il faudra  aussi réfléchir à la préparation et à  la célébration du mariage. La pratique  actuelle ne convient pas tout-à-fait.  Un autre point concerne l’éducation  affective et sexuelle. En cette matière,  tout et n’importe quoi se dit et se  vit, pour le plus grand malheur des  hommes, des femmes, des enfants et  des jeunes. Une grande immaturité  en ce domaine produit beaucoup  de dégâts et de tristesse. Il ne s’agit  pas de faire la morale aux gens, mais  d’apporter à ceux qui le souhaitent  une véritable éducation libératrice  en laquelle l’Eglise est experte. EEM :   Mais il n’y a pas que la vie de couple dans la famille ? En effet,  la parentalité, le célibat, la  féminité et la masculinité constituent  aussi un atelier important. L’époque  est difficile et stressante pour tous  les éducateurs, et en particulier pour  les parents. Eux-mêmes peut-être  manquent de référentiel éducatif,  mais l’environnement ne les aide  pas. L’Eglise a des compétences, des  associations, des professionnels, des  structures d’aide : il faut que cela  bénéficie au plus grand nombre !  Je propose que toutes les réalités  familiales élaborent une charte  des parents (comme cela se fait en  Guyane). Que l’on pourrait offrir à  chaque famille. Cette charte servirait  de base aux enseignements que  l’Eglise leur apporte. On peut même  imaginer une véritable école des  parents. Aujourd’hui, des associations  comme Alternative-Espoir offrent déjà  ce type d’aide ; il faudra certainement  étendre le projet.  Je ne veux pas non plus qu’on oublie le  nombre très important de célibataires  de tous âges et de toutes situations.  L’Eglise de 2020, et peut-être avant,  doit réfléchir sur l’accompagnement  des personnes célibataires. La Pastorale des hommes et l’éveil de  la féminité sont aussi des pistes de  travail auxquelles notre communauté  ne peut se dérober. Pour les hommes,  on devrait, je pense, leur réserver  des tâches particulières  dans chaque  paroisse. Les milieux trop féminins  ne sont pas propices au ministère  des hommes. Je préconise qu’on  leur réserve de façon stricte certains  ministères. Chaque pasteur verra  selon le cas. Par exemple, l’accueil  et le service d’ordre aux messes, la  catéchèse (eh oui, la catéchèse !) ou  mieux encore le cheminement, ou le  service de l’autel… etc. Le Peuple de  Dieu nous le demande et les initiatives  prises en ce sens connaissent un  véritable succès, signe d’une grande  attente. On a fait le jubilé des hommes  et on a vu le succès à la Ferme  Perrine. Pour les femmes, déjà très  présentes dans l’Eglise, mais peut- être pas assez prises en compte « en  tant que femmes, mères, épouses,  filles, sœurs… », reste à trouver des  projets et à créer par exemple une  Journée de la "femme selon le cœur  de Dieu", dans l’esprit du Congrès  des Femmes organisé les 18, 19 et 20  novembre prochain par le Renouveau  Charismatique. EEM :   D’autres projets ? Oui, beaucoup. Mais je pense que  ceux-là devraient suffire pour amorcer  la réflexion synodale… Rendez-vous  au prochain numéro de Eglise en  Martinique pour le deuxième chantier  sur la conversion missionnaire de la  pastorale paroissiale.  ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 5

Page 6

Me\b\bage du pape Françoi\b  pour la Journée mi\b\bionnaire  mondiale 2016 Eglise missionnaire, témoin de miséricorde Me\b\bage du pape Françoi\b Me\b\bage du pape Françoi\b  EGLISE UNIVERSELLE\i C hers frères et sœurs, Le Jubilé extraordinaire de  la Miséricorde, que l’Église  vit actuellement, offre également  une lumière particulière à la Journée  missionnaire mondiale 2016. Il nous  invite à considérer la mission ad gentes  comme une grande, immense œuvre  de miséricorde tant spirituelle que  matérielle. En effet, au cours de cette  Journée missionnaire mondiale, nous  sommes tous invités à “sortir”, en tant  que disciples missionnaires, chacun  mettant au service des autres ses  propres talents, sa propre créativité, sa  propre sagesse et sa propre expérience  en ce qui concerne l’annonce du  message de la tendresse et de la  compassion de Dieu à l’ensemble de la  famille humaine. Sur la base du mandat  missionnaire, l’Église prend soin de  ceux qui ne connaissent pas l’Évangile,  parce qu’elle désire que tous soient  sauvés et arrivent à faire l’expérience  de l’amour du Seigneur. Elle « a pour  mission d’annoncer la miséricorde de  Dieu, cœur battant de l’Evangile » et  de la proclamer dans tous les coins de  la terre, jusqu’à atteindre tout homme,  femme, personne âgée, jeune et enfant. La miséricorde est source de joie intime  pour le cœur du Père lorsqu’Il rencontre  toute créature humaine. Depuis le  début, Il s’adresse avec amour même  aux plus fragiles, parce que sa grandeur  et sa puissance se révèlent justement  dans la capacité de s’identifier avec  les petits, les exclus, les opprimés. Il  est le Dieu bienveillant, attentif, fidèle.  Il se fait proche de ceux qui sont dans  le besoin pour être proche de tous, en  particulier des pauvres. Il s’implique  avec tendresse dans la réalité humaine  comme le feraient un père et une mère  dans la vie de leurs enfants. Le terme  utilisé dans la Bible pour exprimer la  miséricorde renvoie au sein maternel  et par suite à l’amour d’une mère  envers ses enfants, ces enfants qu’elle  aimera toujours, en toute circonstance,  et quoi qu’il arrive parce qu’ils sont  fruits de son sein. Il s’agit là également  d’un aspect essentiel de l’amour que  Dieu nourrit envers tous ses enfants,  en particulier envers les membres  du peuple qu’Il a généré et qu’Il veut  élever et éduquer. Face à leurs fragilités  et à leurs infidélités, son cœur s’émeut  et frémit de compassion et, cependant,  Il est miséricordieux envers tous, son  amour est pour tous les peuples et sa  tendresse s’étend à toutes les créatures. La miséricorde trouve sa manifestation  la plus haute et la plus accomplie dans  le Verbe incarné. Il révèle le visage  du Père riche en miséricorde, il « en  parle et l'explique à l'aide d'images et  de paraboles, mais surtout il l'incarne  et la personnifie ». En accueillant et  en suivant Jésus par l’intermédiaire  de l’Évangile et des Sacrements, sous  l’action de l’Esprit Saint, nous pouvons  devenir miséricordieux comme notre  Père céleste, en apprenant à aimer  comme Il nous aime, et en faisant de  notre vie un don gratuit, un signe de Sa  bonté. L’Église en premier lieu, au milieu  de l’humanité, est la communauté qui  vit de la miséricorde du Christ. Elle se  sent toujours regardée et choisie par  Lui avec un amour miséricordieux  et de cet amour, elle tire le style de  son mandat, elle vit de lui et elle le  fait connaître aux peuples dans un  dialogue respectueux avec chaque  culture et conviction religieuse. De cet amour de miséricorde rendent  témoignage, comme aux premiers  temps de l’expérience ecclésiale,  de nombreux hommes et femmes  de tout âge et de toute condition.  La considérable et croissante  présence féminine au sein du monde  missionnaire, à côté de celle des  hommes, constitue un signe éloquent de  l’amour maternel de Dieu. Les femmes,  laïques ou consacrées, et aujourd’hui  également de nombreuses familles,  réalisent leur vocation missionnaire  sous des formes variées : de l’annonce  directe de l’Évangile au service caritatif.  À côté de l’œuvre évangélisatrice et  sacramentelle des missionnaires, les  femmes et les familles comprennent  souvent de manière plus adéquate les  problèmes des personnes et savent  les affronter de manière opportune  et parfois inédite, en prenant soin  de la vie, en accordant une attention  particulière aux personnes plutôt  qu’aux structures et, en mettant en  jeu toutes les ressources humaines  et spirituelles dans la construction  de l’harmonie, des relations, de la  paix, de la solidarité, du dialogue,  de la collaboration et de la fraternité,  tant dans le cadre des rapports  interpersonnels que dans celui plus  vaste de la vie sociale et culturelle et en  particulier du soin des pauvres. ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 6

Page 7

Agenda de l’Archevêque Du 10 au 14 octobre : - Prédication de la retraite des prêtres de l’Archidiocèse de Marseille Samedi 15 - dimanche 16 octobre : Visite aux Abbayes Sainte-Cécile et Saint-Pierre de Solesmes Du 16 au 21 octobre : - Prédication de la retraite de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier Du 22 au 28 octobre : - Retraite à la Sainte-Baume Dimanche 30 octobre : - 11h : Messe à la cathédrale Sainte-Geneviève de Nanterre - 15h : Ordination diaconale de Gaëtan Présent, séminariste martiniquais, à l’église Sainte- Geneviève des Grandes Carrières (18 ème arrondissement de Paris) Du 4 au 9 novembre : - Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France à Lourdes Vendredi 11 novembre : - 15h : Eglise Saint-Sulpice (6 e) - Messe des Antillais et Guyanais avec les évêques de la Province ecclésiastique Samedi 12 novembre : - 9h30-13h : Eglise des Buttes-Chaumont (19 e) - temps de partage avec les jeunes suivi de l’eucharistie En de nombreux lieux, l’Évangélisation  est lancée au travers de l’activité  éducative, à laquelle l’œuvre  missionnaire consacre engagement  et temps, comme le vigneron  miséricordieux de l’Évangile, avec la  patience d’attendre les fruits après  des années de lente formation.  Sont ainsi suscitées des personnes  capables d’évangéliser et de faire  arriver l’Évangile où l’on ne s’attendrait  pas à le voir réalisé. L’Église peut être  appelée « mère » également pour  ceux qui pourront arriver à l’avenir à  la foi au Christ. Je souhaite donc que le  saint peuple de Dieu exerce le service  maternel de la miséricorde, qui aide  tant les peuples qui ne Le connaissent  pas encore à rencontrer et à aimer le  Seigneur. La foi, en effet, est un don de  Dieu et non pas le fruit du prosélytisme.  Elle grandit, cependant, grâce à la foi et  à la charité des évangélisateurs qui sont  témoins du Christ. En se rendant sur  les chemins du monde, il est demandé  aux disciples de Jésus cet amour qui ne  mesure pas, mais qui tend plutôt à avoir  envers tous la même mesure que celle  du Seigneur. Nous annonçons le don le  plus beau et le plus grand qu’Il nous a  fait : sa vie et son amour. Chaque peuple et chaque culture ont  le droit de recevoir le message du salut  qui est don de Dieu pour tous. Cela  est d’autant plus nécessaire si nous  considérons combien d’injustices,  de guerres, de crises humanitaires  attendent aujourd’hui de trouver une  solution. Les missionnaires savent par  expérience que l’Évangile du pardon et  de la miséricorde peut apporter la joie  et la réconciliation, la justice et la paix.  Le mandat de l’Évangile, « Allez donc, de  toutes les nations faites des disciples,  les baptisant au nom du Père et du Fils  et du Saint Esprit, et leur apprenant à  observer tout ce que je vous ai prescrit »  ne s’est pas achevé. Au contraire, il nous  engage tous, dans les scénarios présents  et les défis actuels, à nous sentir appelés  à une “sortie” missionnaire renouvelée,  ainsi que je l’indiquais également dans  l’Exhortation apostolique  Evangelii   gaudium : « Tout chrétien et toute  communauté discernera quel est le  chemin que le Seigneur demande, mais  nous sommes tous invités à accepter cet  appel : sortir de son propre confort et  avoir le courage de rejoindre toutes les  périphéries qui ont besoin de la lumière  de l’Évangile ». En cette Année jubilaire a lieu le 90 ème   anniversaire de la Journée missionnaire  mondiale, promue par l’Œuvre  pontificale de la Propagation de la Foi,  et approuvée par le pape Pie XI en 1926.  J’estime donc opportun de rappeler les  sages indications de mes prédécesseurs,  lesquels disposèrent qu’à cette Œuvre  soient destinées toutes les offrandes  que chaque diocèse, paroisse,  communauté religieuse, association  et mouvement ecclésial, de toutes les  parties du monde, pourraient recueillir  pour secourir les communautés  chrétiennes ayant besoin d’aide et  pour donner de l’élan à l’annonce de  l’Évangile jusqu’aux extrémités de la  terre. Aujourd’hui encore, ne nous  dérobons pas à ce geste de communion  ecclésiale missionnaire. Ne fermons pas  notre cœur sur nos préoccupations  particulières mais élargissons-le aux  horizons de toute l’humanité. Que la Très Sainte Vierge Marie, icône  sublime de l’humanité rachetée,  modèle missionnaire pour l’Église, nous  enseigne à tous, hommes, femmes et  familles, à susciter et à protéger en tout  lieu la présence vivante et mystérieuse  du Seigneur ressuscité qui renouvelle  et remplit de joie miséricordieuse  les relations entre les personnes, les  cultures et les peuples. Du Vatican, le 15 mai 2016,  Solennité de la Pentecôte Pape François  ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 7

Page 8

A nnée de la Miséricorde !  L’Icône de Jésus  Miséricordieux nous  montre Celui qui parle dans les  lectures entendues ce dimanche :  De son cœur jaillissent vers les  hommes dans la nuit -vers nous-  les rayons rouges et pâles, en flots  de grâce tandis que de sa main  percée il nous bénis. Savons- nous reconnaître ces grâces dans  nos vies ? Quelle reconnaissance  avons-nous envers ce Dieu si  bon, si tendre, si généreux, si  miséricordieux  ?                                                            La première lecture de ce  dimanche, la guérison miraculeuse  de Naaman, le général Syrien qui  était lépreux, souligne la gratuité du don : le prophète Elisée refuse  catégoriquement tout cadeau de  remerciement pour lui, ce qui  conduit Naaman à rendre un culte  au seul vrai Dieu, le Dieu d’Israël. Le Psaume 97  incite tous les  hommes, non seulement le peuple  de Dieu, mais aussi tous les  peuples, la terre entière, à acclamer  le Seigneur juste et victorieux qui,  dans son amour et sa fidélité, a fait  des merveilles en faveur de son  peuple.  L’épisode évangélique des 10   lépreux venant à la rencontre de  Jésus marchant vers Jérusalem,  nous fait entendre l’étonnement  peiné de Jésus face au manque  de reconnaissance de 9  des 10  lépreux guéris. Certes ces lépreux  ont fait un acte de foi puisque, sur  la parole de Jésus, ils sont partis  se montrer aux prêtres, ce que la  Loi prescrivait pour celui qui était  guéri, et à ce moment ils ne l’étaient  pas encore. Pourquoi ne viennent- ils pas rendre grâce ? Ne serait-ce  pas parce qu’ils sont tournés vers  eux-mêmes, vers cette guérison  qu’ils désirent si fortement qu’ils  en oublient le donateur ?  Le  Seigneur n’est pas un distributeur  automatique, il a un Cœur délicat  et aimant. C’est pourquoi il est  si  sensible à la foi, à la reconnaissance  de l’homme purifié de sa lèpre, un  Samaritain pourtant ! C’est peut- être cette condition qui lui permet  d’accueillir la guérison comme une  miséricorde, un don totalement  gratuit. Lui qui a été purifié, revient sur  ses pas et se prosterne devant  Jésus en lui rendant grâce. Par  sa démarche de justice, de foi et  de reconnaissance, il reçoit du  Seigneur une parole qui l’introduit  dans un autre don, plus grand que  la guérison physique, plus que la  purification légale selon la loi de  Moïse : Relève-toi et va : ta foi t’a  sauvé’ . Etre sauvé, c’est être uni  au Sauveur, c’est être entré dans  le Royaume, c’est être fils du Père  par et dans le Fils Bien-aimé. Mais  cela engage aussi : la grâce reçue  appelle l’Action de grâce de la  part du bénéficiaire, la prière et  le culte nouveau, oui. Mais, elle  contient un dynamisme qui appelle  à annoncer cette miséricorde, à la  communiquer à l’exemple de saint  Paul à qui Dieu a fait miséricorde,  et qui a consacré sa vie à l’annonce  de l’Evangile : Je supporte tout pour  ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils  obtiennent, eux aussi, le salut qui  est dans le Christ Jésus, avec la  gloire éternelle, écrit-il à son fils  spirituel Timothée.  « Miséricordieux comme le Père » :  tel est le thème de cette année  jubilaire. Bénéficiaires de la  Miséricorde du Père communiquée  par Jésus, nous sommes appelés à  entrer dans cet élan en glorifiant  Dieu par la parole et les actes.  Eternellement je chanterai les  miséricordes du Seigneur ! (Ps. 89) Père Emmanuel Aine ■ Dimanche 9 octobre \b016 2 Roi 5, 14\b17   •  P\2saume 97   •   2 Ti\2mothée 2,8\b13   •  Lu\2c 17,11\b19 28 ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C la P arole  D ominicale ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 8

Page 9

LITURGIE Octobre, mois du Rosaire N otre Dame du Rosaire est  une des dénominations de  la Vierge Marie, le Rosaire  étant, chez les catholiques, un grand  chapelet qui lui est consacré. Il tire son  nom du latin ecclésiastique rosarium,  qui désignait la guirlande de roses  dont la Vierge était couronnée. La  fête catholique de Notre-Dame du  Rosaire a été instituée pour célébrer  la victoire à Lépante en 1571 ; elle est  fixée au 7 octobre depuis 1913. Au  fil des temps, le mois d'octobre est  devenu le mois consacré au Rosaire,  c'est-à-dire à la prière par Marie. En ce mois d'octobre, l’Église honore  plus particulièrement Marie comme  celle qui nous obtient les victoires  dans les situations les plus difficiles. Déjà, au temps de saint Dominique,  en 1213, c'est grâce au Rosaire que fut  gagnée la bataille de Muret, menée  par Simon de Montfort contre l'armée  albigeoise (c'est-à-dire la dangereuse  hérésie cathare). C'est encore par la  prière du Rosaire que le pape St Pie V  (qui était dominicain) a obtenu la  victoire sur les Turcs à Lépante, le 7  octobre 1571. Et c'est pourquoi il a  institué à cette date la fête du très  Saint Rosaire, appelée encore Notre- Dame des Victoires.  Par  le Rosaire encore, le pape  Innocent XI obtint en 1683 la  délivrance de Vienne de la menace,  toujours renouvelée, de l'Islam. Par  le Rosaire, une autre victoire fut  encore gagnée contre les Turcs devant  Belgrade  en 1716, et c'est ce qui décida  le pape Clément XI à étendre la fête du  Saint Rosaire à l'Église universelle. Par  le Rosaire,  St Louis-Marie Grignion de  Montfort forma l'âme chrétienne de la  Vendée (18 ème  siècle). C'est encore la prière du Rosaire  que la Vierge de Fatima, en 1917, a  demandé avec instance pour sauver  les âmes de l'enfer. La victoire de la  Marne, pendant la première guerre  mondiale (8 septembre 1918), a été  reconnue comme une victoire de  Notre-Dame. Elle a bloqué l'armée  allemande qui était à 50 km de Paris.  Une autre victoire encore a été gagnée  grâce à la récitation du Rosaire, c'est la  délivrance de l'Autriche de la menace  communiste, en 1947. Ainsi, le Rosaire est l'arme des combats  de Dieu, une arme toute pacifique,  reçue par saint Dominique des mains  de Marie. A toutes les époques, il a été  l'instrument des cœurs apostoliques.  Pa r le Rosaire, aujourd'hui, ne  pouvons-nous pas espérer  vaincre  l'immense indifférence d'un monde  sans espérance, et conduire les âmes  au Paradis de Dieu ? Par le Rosaire,  on peut tout obtenir. Selon une  gracieuse comparaison, c'est  une longue chaîne qui  relie le Ciel et la terre :  une des extrémités est  entre nos mains, et  l'autre dans celles de  la Sainte Vierge. Tant que le rosaire  sera récité, Dieu ne  pourra abandonner  le monde, car cette  prière est puissante  sur son cœur.  Pour prier Notre-Dame,  le Rosaire, dévotion mariale  par excellence, tient une place  prééminente : tant de fois, la Sainte  Vierge elle-même l'a demandé, avec  insistance, au cours de ses différentes  apparitions, à Fatima surtout.  En ce mois du Rosaire, disons tous, en  famille, notre chapelet. Le pape Jean- Paul II le demandait avec insistance.  A chacune de ses six apparitions,  notre Mère du Ciel a tenu à répéter  sa demande, toujours dans les mêmes  termes, avec la même insistance :  "Récitez le chapelet tous les jours !"  C'est dire à quel point cette belle  prière, tellement traditionnelle dans  l'Eglise, plaît souverainement à son  Cœur de Mère.  "Dans la sobriété de ses éléments, le  Rosaire concentre en lui la profondeur  de tout le message évangélique, dont  il est presque un résumé. Avec lui,  le peuple chrétien se met à l'école  de Marie, pour se laisser introduire  dans la contemplation de la beauté du  visage du Christ, et dans l'expérience  de la profondeur de son amour.  Par le Rosaire, le croyant puise  d'abondantes grâces, les recevant  presque des mains mêmes de la Mère  du Rédempteur." (Pape Jean Paul II, Lettre apostolique  Rosarium Virginis Mariae, octobre  2002). Source : http://www.prierenfamille.com/  ■ Notre-Dame. Elle a bloqué l'armée  allemande qui était à 50 km de Paris.  Une autre victoire encore a été gagnée  grâce à la récitation du Rosaire, c'est la  délivrance de l'Autriche de la menace  communiste, en 1947. Ainsi, le Rosaire est l'arme des combats  de Dieu, une arme toute pacifique,  reçue par saint Dominique des mains reçue par saint Dominique des mains  de Marie. A toutes les époques, il a été de Marie. A toutes les époques, il a été  l'instrument des cœurs apostoliques. l'instrument des cœurs apostoliques.   aujourd'hui, ne  pouvons-nous pas espérer  vaincre  l'immense indifférence d'un monde  et conduire les âmes  au Paradis de Dieu ? Par le Rosaire,  on peut tout obtenir. Selon une  gracieuse comparaison, c'est  une longue chaîne qui  relie le Ciel et la terre :  une des extrémités est  entre nos mains, et  l'autre dans celles de  Tant que le rosaire  sera récité, Dieu ne  pourra abandonner  le monde, car cette  prière est puissante  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 9

Page 10

C’est dans la commune de Rivière\bSalée que l’icône de la Miséricorde a terminé son  pèlerinage dans le sud. Elle est dans le centre depuis le samedi 3 septembre 2016  et ce, jusqu’au dimanch\2e 30 novembre 2016, jour de la \2fête du Christ\bRoi.   La Vierge pèlerine à Rivière-Salée ANNÉE SAINTE DE LA\i MISÉRICORDE Merci Maman Marie pour ton passage chez moi ; en fait c’est toi qui as tout fait, car quand j’ai su que j’étais la première visité j’ai été très surprise ne sachant pas quoi faire, et tout s’est bien passé. La vierge a été bien accueillie par une prière fervente et des louanges qui ont fortifié le groupe. Une maman a vu ses enfants qui s’étaient éloignés d’elle revenir. En définitif, cela a été une grande joie de passer ce temps précieux avec notre maman du ciel. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accompagnée, ce qui m’a permis de faire une bonne transition et conduire à bon port la Vierge à sa deuxième destination. Merci Maman Marie. Je suis la dernière à accueillir la Vierge pèle- rine à Petit Bourg. Il y avait si peu de monde à son arrivée, et plus elle avançait, plus elle faisait des disciples avides d'entendre ce qu'elle avait à nous apporter. Que de grâces ! Christiane Anna ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 10

Page 11

Le samedi 24 septembre 2016 a eu lieu, au palais des sports du Lamentin, le jubilé des  acteurs du chant et musiciens, de 8h a 16h30. Plus de 2000 personnes ont répondu  à  l’appel.  Cette  journée  s’est  déroulée  à  l’initiative  de  Mgr  David  Macaire  qui  veut  redonner au chant  \2liturgique sa vraie place. Jubilé des chorales N ous avons commencé par un  temps de prière et de louange,  suivi de l’intervention du père  Patrick-Alexis Phanor, responsable  diocésain de la Commission diocésaine  de la musique liturgique (CDML). Ce dernier a insisté, entre autres, sur la  fraternité qui doit régner au sein des  chorales, des groupes de louange :  Dans une fraternité chorale ou une  fraternité en groupe de louange, nous  devrions avoir l’habitude de chanter  ensemble, de manger ensemble et de  méditer ensemble. Pourquoi ? Parce  que notre mission, notre témoignage  apporte de nouvelles méthodes pour  que les humains apprennent à vivre plus  fraternellement. La tendance naturelle  des humains est de s’individualiser, de  s’isoler et même d’être hostiles les uns  envers les autre,  ce qui crée beaucoup  d’anomalies… Quand tous arriveront à  chanter ensemble avec leur cœur, avec  leur âme, de plus en plus on sentira cette  harmonie qui apporte la paix, la joie, la  santé. Chanter n’est jamais un acte banal ;  celui qui chante est un vivant, un être  éveillé et c’est d’abord sa vie debout qu’il  exprime par son chant. Celui qui chante  est un être enraciné dans sa terre, qu’elle  soit physique ou terre intérieure. Celui  qui chante a choisi de vivre et d’aimer.  Pour chanter, il faut nécessairement commencer par recevoir… Saint Augustin disait que « Chanter est  le propre de celui  qui aime ». Pour terminer, le père Patrick-Alexis  Phanor a souligné tout l’enjeu de la  musique et du chant liturgiques : Le chant  liturgique demande d’être manier avec  soin, avec humilité, avec discernement.  Il est trop puissant pour être ignoré et ne  pas servir à la plus grande gloire de Dieu.  Après cet enseignement, et pour clôturer  la matinée, nous avons écouté le  témoignage de deux choristes qui nous  ont partagé leur expérience de foi au sein  du chant choral. Après la pause déjeuner, à 13h30, un  temps de louange nous a permis de nous  remettre en prière, et d’être attentifs à  deux autres témoignages. De 14h30 à 16h30, nous avons célébré  l’Eucharistie présidée par Mgr David  Macaire, venu nous rejoindre en début  d’après-midi. Au cours de son homélie, il  a formulé ses souhaits quant à la mise en  place d’une liturgie qui favorise la prière.  Sachant l’ambiance qui règne dans les chorales, il compte sur la bonne volonté  de chacun pour faire grandir l’Eglise. Notre journée s’est terminée dans la joie  et la bonne humeur, car tous étaient  satisfaits d’avoir partagé ce moment  convivial, d’autant que Monseigneur  souhaite que ce temps fort se déroule  chaque année. Nous remercions tous ceux qui, de loin ou  de près, nous ont aidés financièrement,  matériellement et physiquement pour la  réalisation et la réussite de cette journée. Merci au père Phanor et à tous les  membres de la Commission qui se sont  dévoués à cette mission. Nous invitons tout un chacun à porter  tous ces projets en prière, et que le  Seigneur façonne les cœurs. Nous sommes le Corps du Christ, chacun  de nous est un membre de ce Corps.  Chacun reçoit la grâce de l Esprit pour le  bien du Corps entier. (Chant : Dieu nous a tous appelés de  Jacques Berthier, Didier Rimaud) Lucie Montézume et Sr Laurent,  membres de la CDML  ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 11

Page 12

ANNÉE SAINTE DE LA\i MISÉRICORDEANNÉE SAINTE DE LA\i MISÉRICORDE Le  Jubilé  de  la  Miséricorde  aura  mobilisé  beaucoup  d'énergie  et  beaucoup  d'initiatives.  Tout  d'abord,  une  équipe  de  prêtres  avait  été constituée pour réfléchir à sa mise e\2n œuvre. Jubilé de la Miséricorde : le premier bilan Rappel du calendrier diocésain de l’Année jubilaire de la Miséricorde  dans notre diocèse T rès vite, un programme de jubilés  inspiré de celui du Saint-Siège a  émergé, ainsi que la proposition  d'un lieu dédié aux confessions, une  chapelle de la Miséricorde. Le choix  s'était porté sur la chapelle du Christ-Roi. L'équipe a été en relation avec  Mgr Macaire pour le choix des lieux, des  portes jubilaires et des dates. Nous avons  abouti à un programme pour les jubilés et  autres manifestations, comme l'ouverture  de la Porte Sainte. Avec l'ouverture de la Porte Sainte,  nous avons eu un message très fort  de la part de notre archevêque  pour entrer dans cette Année sainte  extraordinaire ; un message qui a  eu un écho des plus forts, appelant  à nous défaire de nos héritages  négatifs. Le premier jubilé a été celui des  familles, au Morne-Rouge, qui a  eu lieu au lendemain de Noël. Il  a connu un certain succès compte  tenu des délais de préparation. La mise en place des confessions à  la chapelle du Christ-Roi s'est faite  après le Jubilé des prêtres qui avait  clôturé la retraite de ces derniers. En définitive, certains jubilés  comme celui des hommes ont été  ajoutés au programme initial. Ceci  a donné une grande impression de  dynamisme au cours de ce jubilé. Jubilé (J) ou Messe (M) Date Ouverture 13 décembre 2015 Familles  (J) 27 décembre 2015 Prêtres  (J) 8 janvier 2016 Communications  (J) 24 Janvier 2016 Vie Consacrée (M) 2 février 2016 Fiancés  (M) 13 - 14 février 2016 Malades  (M) 27 février 2016 Familles des détenus (M) 28 février 2016 24h pour Dieu 4 - 5 mars 2016 : 12h-12h Hommes 19 mars 2016 : 9h - 17h Fête de la Miséricorde 3 avril 2016 Enfants de Chœur (J) 17 avril 2016 Veillée pour ceux qui ont besoin de Consolation 5 mai 2016 (Ascension) Renouveau Charismatique (J) 15 mai 2016, 18h au16 mai 2016, 18 h Personnes atteintes de Handicap (J) 12 juin 2016 Elus  (J) 17 juillet 2016, Sainte-Anne Diacres  (M) 10 août 2016, 18h30, Lamentin Jeunes  (J) 27 août 2016, Morne-Rouge Santé  (M) 10 septembre 2016, Gros-Morne Jubilé des chorales (J) 24 septembre 2016, 9h-16h, Palais des Sports du Lamentin Monde caritatif et œuvres d’action sociale (M) 15h : Messe, église de De Briant Catéchistes  (M) 1 er octobre 2016, 14h,  église de De Briant Jubilé des Migrants (M) 2 octobre 2016, 15h, Saint-Christophe Monde de la pêche 22-23 octobre 2016, Saint-Pierre et Prêcheur Equipes funérailles + pompes funèbres (M) 6 novembre 2016, 15h, Cathédrale Pèlerinage des cinq portes 13 novembre 2016 Congrès des femmes 18-19-20 novembre 2016, Ferme Perrine ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 12

Page 13

La pastorale des sanctuaires a très  bien fonctionné,  et on a pu compter  de nombreuses démarches jubilaires.  Les fidèles de la Martinique ont pris au  sérieux cette Année sainte. Toutefois, pour être objectif et lucide, il  me semble qu'on soit passé à côté de l'un  des points importants de l'Année sainte.  Nous n'avons pas mis suffisamment  l'accent sur les œuvres corporelles et  spirituelles de miséricorde. En effet, le pape François nous invitait à  redécouvrir les œuvres de miséricorde  corporelles et spirituelles que le  Catéchisme de l’Eglise Catholique nous  enseigne :La multiplicité d'actions a, en quelque  sorte, éclipsé cette redécouverte.  J'ai l'impression qu'on a parlé de ces  œuvres au début de l'Année sainte,  et non tout au long de l'Année. On a  beaucoup parlé de miséricorde certes,  et le thème du carême s'est appuyé  sur ces œuvres, il est vrai. Mais, à mon  sens, on n'a pas suffisamment insisté  sur les œuvres de miséricorde que nous  pouvions accomplir tout au long de  cette Année, pour ne pas dire tout au  long de notre vie chrétienne. Toutefois, ce jubilé a permis une  re-dynamisation de notre Eglise, et  c'est un point positif. Il y a d'ailleurs,  sans aucun doute, des événements qui  seront reconduits. Pensons au Jubilé  des hommes qui sera reconduit dans  une certaine forme. Il y a également les  24 heures pour le Seigneur qui pourront  être rééditées. Et n'oublions pas que le  plan pastoral « ECCLESIA'M 2020 ! »  est né au cœur de ce Jubilé, et en est le  fruit. Les futures JCJ 2018 (Journées  Caribéennes de la Jeunesse) qui se  dérouleront en Martinique, en sont  un autre. Il nous reste maintenant à vivre le Jubilé  du monde de la pêche (en octobre),  et celui des équipes funérailles (en  novembre). enseigne : •     Donner à manger à ceux  qui ont faim •     Donner à boire à ceux  qui ont soif •    Vêtir ceux qui sont nus •    Abriter les étrangers •    Visiter les malades •    Visiter les prisonniers •     Ensevelir les morts. 7 œuvres de  Miséricorde corpor\.elle  •     Conseiller ceux qui ont  besoin •    Instruire les ignorants. •    Exhorter les pécheurs •    Consoler les affligés •    Pardonner les offenses •    Supporter les personnes  ennuyeuses •     Prier Dieu pour les vivants et  les morts. 7 œuvres de  Miséricorde spirit\.uelle Jubilé des hommesJubilé des hommesJubilé des hommesJubilé des hommes Jubilé des fiancésJubilé des fiancésJubilé des fiancésJubilé des fiancés Messe des maladesMesse des malades Le Jubilé de la Miséricorde s'achève,  mais s'ouvre pour nous ce formidable  chemin synodal. Notre Eglise ne doit  donc pas baisser les bras,  mais plutôt  se retrousser les manches.  En avant pour Montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise . Père Catayée, Vicaire épiscopal,  chargé de l’organisation  du Jubilé de la Miséricorde  ■ Jubilé des prêtresJubilé des prêtres ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 13

Page 14

Nombre de fidèles n’hésitent pas  à exprimer, avec insistance leurs  déceptions par rapport à certains  aspects de nos communautés  ecclésiales : • « Elles ne sont pas accueillantes »,  •   « On ne nous enseigne pas suffisam- ment la Bible dans nos paroisses »  •  « On est surtout attaché aux  dogmes », •  « On y est un peu anonyme, perdu  dans la masse (messe du dimanche),  et après plus rien, •  « Le voisin du dimanche fait comme  si il ne vous reconnaissait pas dès  le lundi ».  Sa ou lé fè mon chè … éti ou ka alé  épi sa ? … (tchip) !  •  « La dame responsable  du  catéchisme se prend pour qui ?  Non mais… elle me prend pour son  enfant ! » •  « Moi aussi j’étais à la chorale, mais  j’ai laissé, trop de cancans, trop de  chefs !» La liste pourrait être très longue et  selon la situation, on peut estimer ces  remarques plus ou moins fondées.  Peu importe, elles méritent notre  attention. Il ne s’agit pas de tout remettre en  cause de manière systématique.  Ces remarques ne doivent pas non  plus freiner la motivation de tous  ceux qui, sur le terrain, travaillent  à l’évangélisation en essayant  d’apporter quelques innovations  (forums, expériences en petites  communautés, cellules de prière…). Il s’agit de s’interroger avec sérénité  autour des questions que soulèvent  ces remarques :  la formulation  de l’annonce du salut, la mise en  place de nouvelles pastorales, le  problème de l’accueil, les notions de  reconnaissance et de responsabilité. On ne saurait aborder toutes ces  questions dans un seul  jet. Procédons  par étapes. Nous nous limiterons cette  année aux deux derniers points :  reconnaissance et responsabilité. a) Que recouvrent ces deux notions ? L’homme semble toujours en quête de  reconnaissance. Il est prêt à accepter  des responsabilités pour atteindre  ses objectifs. Est-ce un besoin si  vital ? Peut on  en déduire que ce  besoin participe à son avènement  et à son accomplissement, et par  quel processus ?  (Reconnaissance et  responsabilité – Regards croisés) b) Qu’en est-il dans la Bible ? Dieu lui-même, en s’adressant à  l’homme dès les premières pages de  la Bible, lui confie la responsabilité  de la création. En Genèse 3, après avoir accepté  de  manger du fruit interdit, l’homme  rejette toute la responsabilité de la  faute sur la femme (que Dieu lui a  donnée). En Genèse 4, Caïn, interrogé par Dieu  au sujet d’Abel  répond : « Suis-je  le gardien de mon frère ? » alors  qu’il vient de commettre le premier  fratricide de la Bible. (Reconnaissance  et responsabilité dans la Bible). c) Comment ces réalités sont vécues au sein de nos communautés ecclésiales ? (Pratiques ecclé- siales) d) Peut-on faire évoluer certaines pratiques ? (Perspectives) Pour ces types de réflexion, nous  restons fidèles à notre fonctionnement  habituel  du mercredi soir, de 18 h à  20 h : Quatre centres : Rivière-Salée, Sainte- Marie, Bellevue, Saint-Pierre Quatre pôles de réflexion avec des  intervenants différents.  Frères et sœurs,  la  formation  diocésaine  fait,  elle  aussi,  sa  rentrée.  Trois  formules  vous  sont  proposées  comme  l’année  dernière : 1. Formule du mercredi  La lettre du Délégué Épiscopal en charge de la formation 1. Formule du mercredi  VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 14

Page 15

1er semestre : Psychologie de l’adulte les 6, 20 et 27 octobre les 10, 17 et 24 novembre le 1 er, le 15 et le 22 décembre les 5, 19 et 26 janvier Tarif : 70     - Tout public 2 ème semestre : Spiritualité le 16 février les 9, 23 et 30 mars les 6 et 27 avril les 11 et 18 mai le 1 er et le 8 juin Ce calendrier est susceptible de subir des  modifications en fonction des disponibilités  de l’Archevêque. Tarif : 70    - Tout public Inscriptions auprès de Jeanne Potiron  au 0696 16 08 55, ou sur place Ce parcours est réservé aux étudiants inscrits en  parcours universitaire, en partenariat avec la faculté  de Lyon. Dans le cadre de cette formation une session  sur Saint Paul est prévue dans la première quinzaine  du mois de février. Cependant, elle pourrait être ouverte  à un plus large  public  (à déterminer avec l’intervenant). Inscriptions auprès de Jeanne Potiron au 0696 16 08 55 5 oct. - 12 oct. 26 oct. - 9 nov. 23 nov. - 30 nov. 7 dec. - 28 déc. 18 jan. - 25 jan. 15 fev. - 22 fev. 3 mai - 10 mai 24 mai - 31 mai Saint-Pierre Reconnaissance  et responsabilité  dans la Bible Reconnaissance  et responsabilité Regards croisés Pratiques ecclésiales Perspectives Bellevue Reconnaissance  et responsabilité Regards croisés Pratiques ecclésiales PerspectivesReconnaissance  et responsabilité  dans la Bible Sainte-Marie Pratiques ecclésiales PerspectivesReconnaissance  et responsabilité  dans la Bible Reconnaissance  et responsabilité Regards croisés Rivière-Salée PerspectivesReconnaissance  et responsabilité  dans la Bible Reconnaissance  et responsabilité Regards croisés Pratiques ecclésiales CENTRESDATE S 2. Formule du jeudi  \b. Formule du DUET  Le tableau qui suit résume le déroulement de la formation. Nous vous souhaitons une année de formation fructueuse. Tarif : 70   - Tout public - Inscriptions sur place Hugues Lafine  Délégué de l’Evêque pour la formation  ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 15

Page 16

A Saint\bJoseph, avec la rentrée, une page se  ferme pour laisser place à une autre. En effet, le 14 juillet dernier, le père Emmanuel  Saint\bHonoré, à la tête de la paroisse depuis   11  ans,  a  rassemblé  les  membres  du  comité  paroissial en récollection pour faire le bilan de  l’année  et  renouveler  leur  engagement  dans  leurs missions respectives. Paroisse de Saint-Joseph Rentrée ecclé\biale 2016 A la fin de la session ecclésiale 2016, le curé a été appelé à  la paroisse de Rivière-Pilote par notre Archevêque David  Macaire. Aussi a-t-il  préparé en douceur les fidèles à son  départ lors des dernières messes précédant les vacances, puis au  cours d’une manifestation d’adieu tenue en son honneur. Il fut  toujours bien entouré et ovationné. Les moments passés avec lui  furent  très émouvants. Aujourd’hui, la rentrée est effective et  une nouvelle page est ouverte.  Un autre curé, le père Wilfried Bannais a pris ses fonctions. « Après six ans de mission dans les paroisses Josseaud/Rivière- Pilote, annonce-t-il lors de la messe d’ouverture du 5 septembre  dernier, j’ai la joie d’être accueilli aujourd’hui dans votre paroisse  à Saint-Joseph, pour une nouvelle mission en CDI que notre  Archevêque, Mgr David Macaire, m’a confié». Déjà, le nouveau curé a pris ses marques et les paroissiens  apprennent à le connaître. La transition se fait normalement et  le mot d’ordre est donné : ce que l’Eglise attend du chrétien est  de : « vivre vraiment l’Eucharistie et faire vivre le Christ en nous,  dans nos familles et nos quartiers par des actions bien réelles».  « Nous allons donc travailler ensemble à l’organisation de notre vie  chrétienne et paroissiale, pour la gloire du Christ, sous l’impulsion  de l’Esprit Saint».  Monique Saingré, paroisse de Saint-Joseph  ■ VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 16

Page 17

C ette année, la Semaine  Missionnaire Mondiale se  déroulera du dimanche 16   au dimanche 23 octobre.  Elle ouvre  à la dimension universelle de l'Eglise  et répond à un triple objectif : -     S’informer sur la vie des communautés  chrétiennes à travers le monde ; -   Prier pour la Mission ; -   Faire un geste de partage en faveur  du Fonds Missionnaire Mondiale. En cette période de fin de l’Année  du Jubilé de la Miséricorde, arrive  le temps de la mise en œuvre de ce  que nous avons découvert. Pendant  le Jubilé nous avons eu l’occasion  de cheminer, de vivre et de mieux  comprendre ce qu’est la Miséricorde  de Dieu. Vient le temps de la mise  en œuvre. Le thème choisi nous y  engage et nous appelle à témoigner  de la Miséricorde de Dieu pour tous  les peuples. La mission… Va, je t’envoie ! La mission c'est le fait  d'être envoyé. On l'a souvent compris  comme l'envoi de missionnaires dans  des terres lointaines. Aujourd'hui,  on conçoit le fait d'être missionnaire  comme proprement lié au fait d'être baptisé. Annoncer l'Evangile est, en effet, la mission de tout baptisé. Le baptême invite à prier, témoigner de sa foi et exercer la charité : les piliers de la vie chrétienne. Être missionnaire, c’est donc la vocation de tout baptisé, ce à quoi Dieu appelle chacun de nous, et pas seulement les "curés" ou les "religieux" ! La Bible ne peut être plus claire (1 Co 9,16) : "Annoncer l’Evangile n’est pas pour moi un titre de gloire ; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile." Les missionnaires participent à la mission du Christ et sont envoyés au nom de Dieu au milieu des hommes. On peut être aussi missionnaire sans sortir de son environnement immédiat (Madeleine Delbrêl), de son carmel (Ste Thérèse de l’Enfant Jésus). (http://www.eglise.catholique.fr/) Le départ de missionnaires quittant leur famille, leurs amis, leur pays, leur langue, leur culture... ne devrait pas nous laisser indifférents. Ils nous montrent l’exemple de notre propre appel (vocare = appeler ) : témoigner de notre Foi en Jésus, Christ, Fils de Dieu, mort et ressuscité pour nous. Voilà notre Foi ! Il nous a sauvés de la mort, et nous invite à participer à sa Vie divine, à aimer en plénitude, à être des témoins ! Notre vocation à tous, c’est la sainteté : "n’ayez pas peur d’être les saints du 3e millénaire", nous rappelait le pape Jean- Paul II. A force de vouloir être ouverts sur le monde, nous oublions que, si nous sommes dans le monde, nous ne sommes pas du monde (Jn 15,19). Ainsi, n’ayons pas une Foi molle en Dieu, sans conviction, nonchalante. N’oublions pas qu’Il est Amour. N’hésitons pas à plonger dans l’océan de tendresse où le Seigneur nous attend, sous le bienveillant regard de la Vierge Marie. La Mission n’est pas réservée à des spécialistes, à des professionnels de la Foi ; elle est l’affaire de chacun. " Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. " (Mt 28,19). Parler de Jésus, ce n’est pas pour se La Mission, l’annonce de l’Evangile, se vit ici et ai\2lleurs. Elle nous concerne tous ! Le Jubilé de la Miséricorde donne à la 90 ème  Journée Missionnaire Mondiale du 23  octobre  2016,  une  lumière  particulière.  Disciples\bmissionnaires,  nous  sommes  invités à « annoncer la Miséricorde ». Toute l’Église catholique fête en même temps  la  Journée  Missionnaire  Mondiale.  Temps  de  communion,  où  chaque  paroisse  se  mobilise dans la p\2rière et la charité. Missionnaire… ici ou ailleurs Regard\b croi\bé\b \bur la mi\b\bion DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 17

Page 18

mettre en valeur, mais au contraire  pour s’effacer derrière Lui.  Notre monde a besoin d’une Parole  exigeante, forte, et vraie. Une Parole  qui aime. Jésus lui-même. Une Parole  vivante : Jésus ressuscité. Une Parole  qui élève, qui nous prend là où nous  sommes, et qui nous rend notre  dignité : "Personne ne t’a condamnée ?   Personne, Seigneur. Moi non plus, je  ne te condamne pas, va ! Désormais,  ne pèche plus. " (Jn 8,10-11). Voilà ce dont nous avons besoin, de  cette parole d’amour. "Alors Jésus fixa  sur lui son regard et l’aima. " (Mc 10,21).  Puissions-nous, Chrétiens, poser un  regard d’amour sur ceux que nous  croisons, à l’exemple du Christ. Et  quand nous pouvons agir, agissons !  Ne restons pas à regarder le ciel  et les nuages (cf. Ac 1,11). Agissons  avec Amour, donc avec fermeté et  miséricorde (qui prend la misère du  cœur, la partage), par Amour, et dans  l’Amour.   (https://qe.catholique.org) Nous ne sommes plus au temps où les  Français se sentaient responsables,  et partaient dans le monde annoncer  l’Évangile. Il y avait dans leur cœur  beaucoup de générosité, d’audace !  A l’évidence, les missionnaires d’hier  devaient « sortir », sortir de chez eux,  sortir d’eux-mêmes. Les temps ont changé. Ils nous invitent  à aller à l’essentiel. L’essentiel, c’est  Dieu. Dieu Trinité. Dieu relation : Dieu  veut être en relation avec l’Homme,  tous les hommes, toutes les femmes. Être missionnaire aujourd’hui, c’est  vouloir être « comme Dieu » : Être  relation. C’est facile à dire.  C’est héroïque à  mettre en œuvre. Pour « être relation », il faut oser  rencontrer. Il convient de comprendre  l’autre, d’analyser sa culture. Ensuite,  s’imposer de traduire le fondamental  de la foi dans l’amitié et la culture de  l’autre, c’est-à-dire, dans ce qu’il peut  comprendre, ce dont il a besoin. Et ce  n’est pas tout. Aujourd’hui, la mission s’appuie sur  nos communautés, sur le rayonnement  de leur prière et de leur entente,  sur leur ouverture et leur capacité  à se réformer pour accueillir, et  être au service, gratuitement. Etre  missionnaire, là où nous sommes, c’est  d’abord essayer d’être d’authentiques  chrétiens et se laisser précéder par  l’Esprit Saint en toutes choses… (http://www.mission-universelle.catholique.fr/) Missionnaire ici… En face de la souffrance dans ce  monde, des immenses besoins que  nous voyons tous les jours, nous avons  en tant que chrétiens la vocation et le  devoir de ne pas rester indifférents,  mais d’agir en faveur des pauvres, des  malades, des étrangers, des enfants et  des exclus de tous ordres. Le Samaritain nous a montré le chemin.  Il est allé jusqu’au point de se priver  de ses biens pour aider l’Autre. Il l’a  soigné, lui a prêté son âne, lui a fait  boire de son vin, lui a payé l’hôtel et  même s’est engagé à payer les frais  supplémentaires. Il fut prêt à faire le  sacrifice nécessaire pour une aide  efficace. Sommes-nous prêts à aller  jusque-là ?   Missionnaire là-ba\.s II n’y a aucun doute que suivre Jésus ne  se limite pas seulement à une simple  confession de foi verbale, mais cette foi  s’exprime dans des actions concrètes.  Nos missionnaires d’aujourd’hui,  montrent que vivre l’Evangile et  annoncer le salut vont de pair avec le  soulagement de la pauvreté et de la  misère. Nous savons que les grandes  œuvres missionnaires, fondées pour  apporter l’évangile aux plus pauvres,  sont engagées dans l’éducation, la  santé, l’agriculture, l’engagement  social. Elles suppléent à bien des  déficiences étatiques et ne baissent  pas les bras. Elles indiquent les routes  à suivre vers un développement  raisonnable et durable du pays. Nos  missionnaires, qu’ils soient prêtres  ou laïcs, hommes ou femmes sont au  service de l’Homme au nom du Christ,  dans un profond respect. (https://www.cath.ch/blogsf/etre-missionnaire- aujourdhui-annonce-de-la-bonne-nouvelle-et- engagement-social/) La mission commence\.  au coin de la rue Le Christ est à tous, Il est pour tous.  Nous ne pouvons donc pas garder  jalousement, comme un trésor, la  grâce que nous avons reçue… Spontanément, la mission, on  l’imagine comme étant la Parole  que l’on doit porter au loin. Mais la  mission commence au coin de la rue…  Tous, nous avons constamment à être  évangélisés, à entendre de nouveau  la Bonne Nouvelle (…). Dans nos  églises, nous devons même être  missionnaires, dans nos aumôneries,  dans nos groupes, mais cela ne se  fera qu’à la condition que nous ayons  une base arrière solide. Cette base  arrière, nous pouvons l’appeler  « notre paroisse », avec la célébration  des sacrements, avec la Présence  réelle du Christ, la méditation de la  Parole, l’adoration du Seigneur dans  l’Eucharistie, la rencontre des frères. Nous ne serons missionnaires, d’une  manière durable et efficace, qu’à  la condition que nous ayons une  vie chrétienne ordinaire solide,  sûre et stable. C’est pourquoi il est  extrêmement important que nous  soyons formés, que nous sachions  prier, que nous sachions nous balader  dans le livre des Evangiles et dans  la Bible tout entière, afin que nous  Regard\b croi\bé\b \bur la mi\b\bion DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 18

Page 19

puissions porter au monde la Bonne  Nouvelle. (www.mavocation.org) Une collecte le Di\.manche  de la Mission Le 23 octobre 2016, plus d’un milliard  de chrétiens seront en communion  les uns avec les autres dans la prière.  Ce sera aussi l’occasion de partager.  Une collecte est faite à l’échelle  mondiale pour les besoins de la  mission : chacun verse selon ses  moyens et reçoit selon ses besoins.  “… j’ai eu faim et vous m’avez donné  à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez  donné à boire ; j’étais étranger et vous  m’avez recueilli ; j’étais nu et vous  m’avez vêtu ; j’étais malade et vous  m’avez visité ; j’étais en prison et vous  êtes allés vers moi.” (Matthieu 25) Parlant de la Mission universelle  de l’Eglise, Saint Jean Paul II avait  écrit : C’est l’heure d’une nouvelle  imagination de la charité qui se  déploierait, non seulement à travers  les secours prodigués avec efficacité,  mais aussi dans la capacité de se faire  proche, d’être solidaire de ceux qui  souffrent, de manière que le geste  d’aide soit ressenti non comme une  aumône humiliante, mais comme un  partage fraternel. La quête mondiale pour la mission est  un acte missionnaire. Elle permet à  l’Église de vivre, d’assurer sa mission,  sa croissance dans le monde et de  favoriser l’annonce de l’Évangile.  L’Église lui donne le statut de « quête  impérée », l’intégralité de la collecte  est transmise aux Œuvres Pontificales  Missionnaires qui ont la charge de sa  collecte et de sa distribution. L’offrande est une contribution pour  soutenir la vie des prêtres dans  plus de 1 110 diocèses, construire  des chapelles, églises, lieux de  catéchèse (dans plus de 70 pays les  plus pauvres), assurer une formation  pastorale pour plus de 77 000  séminaristes et 220 000 catéchistes,  favoriser des projets d’éducation et  d’évangélisation.  (http://www.opm-france.org) Pour terminer, retrouvons un message  de Mgr David Macaire, extrait du Mot  de l’évêque, du 10 octobre 2015 : ‘‘ ’’ Un catholique est quelqu’un qui dit OU I à Dieu, maintenant et tout- de-suite, sans tenir compte de ses faiblesses et du regard du monde sur lui. Un catholique c’est toi, mon prochain. A tous, je lance et relance un appel pressant, l’appel du Concile Vatican II, l’appel des Papes. C’est un appel qui vient de l’Esprit-Saint et s’adresse à chaque chrétien catholique. Allez en mission, allez, allez ! Allez, mon prochain, allez, allez ! Dieu, notre Père, tu nous as révélé ton amour et ta miséricorde en ton Fils Jé\ sus-Christ. Nous te prions pour tous nos frères et sœurs en ce monde :donne à chacun de faire l’expérience de ta miséricorde et de trouver en Toi la source de l’espérance. Dieu de miséricorde, tourne vers nous ton regard de tendresse ; pardonne-nous nos péchés, guéris-nous de nos égoïsmes et donne-nous la force d’aimer comme tu nous aimes ! Dieu d’amour, envoie sur nous ton Esprit : qu’il nous donne de témoigner de ta miséricorde et de l’annoncer au monde entier. Amen ! Prière de la Semaine Missionnaire Mondiale 2016 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 19

Page 20

Père Crépin, vous êtes missionné au sein de l’Aumônerie nationale des Antilles et de la Guyane, comment accueillez-vous cette mission ? Je l’accueille comme un appel à me mettre au service de mes frères et sœurs originaires des Antilles et de la Guyane vivant dans l’hexagone, car dans l’Eglise, toute mission confiée par ceux qui en ont reçu la charge, est toujours un appel à servir. Le récit du lavement des pieds nous le rappelle fort bien (Jn 13,1-16). Pouvez-vous nous repréciser la mission de l’Aumônerie nationale ? L’Aumônerie nationale des Antilles et de la Guyane (ANAG) assure un service d’accueil, d’écoute, d’accompagnement et de formation des Antillais et Guyanais vivant (ou de passage) en France métropolitaine. En aidant ceux qui le souhaitent à consolider leur foi, elle n’a pas pour mission de se substituer aux paroisses, et encore moins aux diocèses. Au contraire, sa mission première est d’aider les Antillais et Guyanais à s’insérer dans la vie des Eglises locales, et à prendre une part active dans l’annonce de l’Evangile. C’est d’ailleurs le cas dans de nombreux diocèses, et particulièrement ceux d’Ile de France. La création d’aumôneries Antillo-Guyanaises dans plusieurs d’entre eux en est le reflet. En lien avec les aumôneries diocésaines, les groupes de prière, et avec l’accord des responsables diocésains ou paroissiaux, elle assure des temps de prière, d’enseignement, des pèlerinages, des célébrations eucharistiques. Elle prend part aux célébrations de commémoration de l’Abolition de l’esclavage. Quelle est la priorité pour l’ANAG cette année ? Cette année, pour répondre à la demande des évêques des Antilles et de la Guyane, la priorité sera mise sur l’accueil et l’accompagnement des jeunes venus en Métropole dans le cadre des études, du travail, ou pour toute autre raison. Comme le souligne Mgr Macaire : « Les jeunes qui partent en Métropole et ailleurs sont livrés à eux- mêmes en matière spirituelle… même les plus insérés dans nos paroisses locales désertent la pratique dès les premières semaines » (Cf. Le mot de l’Evêque, Revue Eglise en Martinique n° 527 ou sur http://martinique. catholique.fr/). Beaucoup de jeunes ne connaissent pas l’ANAG. Nous comptons donc sur tout un chacun pour qu’ils en aient connaissance. Ils peuvent :  Nous contacter sans tarder au 01 42 80 09 00.  Prendre part aux rencontres mensuelles, le premier vendredi de chaque mois (à l’église des Buttes-Chaumont, 80 rue de Meaux, 75019 Paris - Métro ligne 5, station Laumière). La première rencontre aura lieu le vendredi 4 novembre.  Constituer des groupes de réflexion et de partage ; pour ceux qui ne peuvent se rendre à Paris à cause de l’éloignement, contactez-nous et l’ANAG planifiera des rencontres avec vous. Nous aimerions relancer les aumôneries dans les grandes villes universitaires. Devant les nombreuses difficultés rencontrées par un certain nombre de jeunes, particulièrement les étudiants, nous mettons à leur disposition un numéro d’urgence : 07 68 86 42 74 Notez bien que ce numéro est réservé uniquement aux jeunes et pour les cas d’urgence. Pour toute autre démarche, passez par le secrétariat de l’aumônerie. Merci de votre compréhension ! Interview de Père Marcel Crépin Délégué Epi\bcopal à l’Aumônerie de\b Antill\iai\b/Guyanai\b, en mi\b\bion à Pari\b Regard\b croi\bé\b \bur la mi\b\bion Interview de Père Marcel Crépin DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 20

Page 21

Puisque vous faisiez allusion aux rencontres mensuelles, quels sont les temps forts prévus pour cette année ? Il y a bien sûr le rassemblement du 11 novembre, à l’église Saint Sulpice, dans le 6 e arrondissement de Paris, à partir de 13h30, où plus de 3000 Antillo-Guyanais, jeunes et moins jeunes se retrouvent aux côtés des évêques de Martinique, de Guadeloupe et de Guyane. Cette année un temps fort est prévu pour les jeunes avec Mgr Macaire, le 12 novembre, de 9h30 à 13h, à l’église des Buttes-Chaumont, 80 rue de Meaux, 75019 Paris. Les jeunes pourront partager sur ce qu’ils vivent… Venez nombreux ! Le 15 et le 30 avril deux Conférences/débats avec Gaétan Présent, au siège de l’aumônerie, sur l’Avortement et l’Euthanasie. Notre thème d’année étant, CHOISIS L’AMOUR, CHOISIS LA VIE ! Du 6 au 15 août, nous prévoyons un Festival de la Foi. Tous les autres temps forts concernant les aumôneries diocésaines, les groupes de réflexion, de prière, seront disponibles sur notre site internet à partir du 1 er novembre. Un dernier mot pour conclure ? Avant de conclure, je voudrais dire aux jeunes Antillo- Guyanais qui viennent dans l’hexagone pour les raisons évoquées précédemment, qu’ils sont nombreux à partir de leur diocèse, riches d’un trésor qu’ils ont reçu durant les années de catéchisme, de cheminement, dans leur famille, au contact des communautés chrétiennes, lors des nombreux temps forts diocésains, et qu’il ne faudrait donc pas qu’ils le dilapident comme nous le voyons dans la parabole du Fils prodigue (Luc 15, 11-32), ou ne l’enterrent, comme dans cette autre parabole, celle des talents (Mt 25, 14-30). Je termine en vous rappelant que pour mener à bien sa mission, l’ANAG ne dispose que de très peu de moyens et qu’elle compte sur la générosité de tous. Que le Seigneur vous bénisse ! ■ Aumônerie Nationale Antilles Guyane 5 bis rue de Mouzaia 75019 PARIS +33 (0)1 42 80 09 00 Mardi et vendredi de 9h à13h Mercredi 9h-13h 14h-17h Mail : laumonerieag@wanadoo.fr Site internet à partir du 1 er novembre : http://aumonerieantillo-guyanaise.fr/ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 21

Page 22

99.5 - 101.3 et 105.3 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 Fax : 05 96 71 86 05 contact@radiosaintlouis.com Pastorale des sanctuaires COMMUNIQUÉ Dans le cadre de la clôture de l’Année jubilaire, la pastorale des sanctuaires, sous la responsabilité du père Patrick Alexis Phanor, soutenue par le Père Christian Catayée, propose à tous ceux qui le voudront de vivre 5 journées de prière et de jeûne (au pain et\ à l’eau tiré du sac) au choix. Thème - 5 portes jubilaires - 5 pierres de Marie proposées à Medjugorje Aux intentions du diocèse, pour la paix dans le monde et pour vos intentions particulières. Les dates au choix - Samedi 22 octobre - Samedi 29 octobre - Samedi 5 novembre - Vendredi 11 novembre Dimanche 13 novembre (Fermeture des portes avec notre Évêque) Chaque jour nous serons accompagnés par un prêtre du diocèse ou par un prêtre invité. Le grand départ se fera à 5h du matin Soit à Fort de France, ou soit au Lamentin, pour un lancement de la journée à 6h au sanctuaire Notre-Dame de la Salette à Sainte-An\ ne. Clôture aux environs de 18h30, à la Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France. Pour toute inscription et information, appeler la librairie de l’Immaculée conception du Lamentin au 0596 39 22 13 A partir du 10 octobre 2016 Les places sont limitées ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 22

Page 23

MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € E g lise en MARTINIQUE N° 523REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 €8 mai 2016 La famille , « Potomitan » de la société... et de l'Eglise ! lise MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE N° 523REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUEL — 2,00 €8 mai 2016 E g lise en MARTINIQUE N° 525REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 €5 juin 2016 Oui le Seigneur est notre joie ! 5 juinSortie exceptionnelle de la prochaine édition le 26 juin 2016 Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE La famille , «PPP de la société... et de l'Eglise ! PPP de la société... et de l'Eglise ! Oui le SSSeigneur est notre joie !Seigneur est notre joie !SSeigneur est notre joie !S Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Oui, je m’abonne ! MEDIAS Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr Dimanche 9 octobre 2016 Transmission : la mission des aînés Gran moun, grandes personnes, grands-parents, quelle que soit la façon dont nous les nommons, nos aînés\  demeurent  aujourd’hui, dans nos sociétés d’Outre-mer, le pilier de la famille, le roc sur lequel repose toutes nos fragilités. Cette  semaine, nous nous posons plus particulièrement la question de la transmission de la foi des grands-parents à  leurs petits-enfants... du lien particulier et privilégié qui existe entre eux. Danièle Ludon, que tout le monde appelle  Mamie Danièle, viendra sur notre plateau nous raconter comment elle prie avec ses petits-enfants. Quant à Jenny  Gomma, elle nous accueillera chez elle à Fort-de-France en Martinique, où elle a pris ses neveux et nièces sous son  aile, car tous ses petits-enfants sont en métropole. Dimanche 16 octobre 2016 A l’occasion du bicentenaire de la rétrocession de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon à la France, Dieu m’est  témoin a choisi de consacrer une émission toute entière à l’archipel. Qui sont les Saint-Pierrais et les Miquelonais ?  Quels liens entretiennent-ils avec la France ? Comment les jeunes vivent-ils l'inévitable éloignement des études ?  L'âme chrétienne de l'archipel est-elle en train de disparaître ?  Dimanche 23 octobre 2016 On n’a pas attendu 70  ans ! Fort de ce titre anniversaire, le Secours catholique célèbre ses 70  ans cette année. 70 ans  d’actions menées dans toutes les régions du monde pour une soci\ été plus juste et plus fraternelle.  Dieu m’est témoin   a choisi cette semaine de donner la parole à ce mouvement, qui grâce à ses initiatives, occupe souvent le terrain,  là où les autorités publiques font défaut. Pour en parler, nous irons, entre autres, dans le nord de la Martinique, au  Prêcheur, où des familles fragilisées peuvent passer des vacances grâce au Secours catholique.  Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère.  L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 23

Page 24

Seigneur, nous t’aimons et nous t’adorons, mais augmente notre foi. Que ton Esprit nous anime et fasse de nous des missionnaires de ton amour dans notre monde qui a tant besoin de te connaître.

Numéros précédents