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1er Chantier de conversion pastorale :
Accompagner et
protéger la famille
ECCLESIA’M 2020 !
E g lise
en MARTINIQUE
N° 529
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUEL — 2,00 €
9 octobre 2016
La V ierge Marie,
modèle missionnaire pour l’Eglise
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EDITORIAL
L
a liturgie de ce 28 e dimanche du temps ordinaire
nous interpelle sur l’importance de la gratitude, de la
reconnaissance vis-à-vis de Dieu. Nous recevons tout
gratuitement de Lui, et il est important de lui dire merci, de lui
rendre grâce. Nous avons besoin d’avoir cette relation d’amour \
avec Notre Père qui nous restaure, qui nous relève et qui nous
redonne Vie.
Octobre, mois du Rosaire ! Le 7 octobre, nous avons fêté Marie,
Notre-Dame du Rosaire.
Le chapelet est une école de prière, une école de la foi, nous dit le
pape François. Demandons à la Vierge Marie de nous enseigner à
vivre notre foi dans nos actions quotidiennes, et à donner une place \
majeure au Seigneur.
Durant ce mois d’octobre, mettons-nous donc à l’école de la \
Sainte Vierge qui nous conduira à Jésus.
Octobre est également le mois de la mission. Du dimanche16 au
dimanche 23, le mois sera marqué par la Semaine Missionnaire
Mondiale qui appelle les catholiques à la prière et au partage.
La quête du Dimanche de la Mission (23 octobre), instaurée
par le pape Pie XI en 1926, est le point culminant de la
Semaine Missionnaire Mondiale. Elle est dévolue aux Œuvres
Pontificales Missionnaires.
La mission est également le thème traité dans notre dossier.
Vous y découvrirez une interview de père Marcel Crépin,
Délégué épiscopal à l’Aumônerie des Antillo-Guyanai\
s, en
mission à Paris.
Pour la mission, « il est extrêmement important que nous soyons
formés, afin que nous puissions porter au monde la Bonne
Nouvelle». Ne ratons donc pas les rendez-vous que nous donne
le père Lafine, Délégué épiscopal en charge de la formati\
on, sur
le thème de la Reconnaissance et la Responsabilité.
Dans l’édition précédente, Mgr Macaire nous présentait l\
e
plan pastoral ECCLESIA’M 2020 ! avec comme mot d’ordre :
Montrer Jésus partout en Martinique et au-delà, personnellement
et en Eglise. Aujourd’hui, découvrons le premier chantier de
conversion pastorale intitulé : « Accompagner et protéger la
famille ».
Par ailleurs, à l’approche de la fin de l’Année sainte de la\
Miséricorde, Père Catayée, Vicaire épiscopal, chargé de
l’organisation du Jubilé de la Miséricorde, dresse un premier
bilan pour notre diocèse.
En ce mois du Rosaire, confions notre cheminement à Maman
Marie. Demandons au Seigneur de nous accorder la grâce de la
prière en famille… et soyons tous de fervents missionnaires !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
MÉDIAS
Dossi\br : REGARDS CROISÉS SUR LA MISSION
EGLISE UNIVERSELLE
• 1 er Chantier de conver\bion pa\btorale :
Accompagner et protéger la famille
• Parole dominicale
• Octobre, moi\b du Ro\baire
• La lettre du Délégué épi\bcopal en charge de la formation
• Paroi\b\be de Saint-Jo\beph Rentrée ecclé\biale 2016
• Me\b\bage du pape Françoi\b pour la Journée
mi\b\bionnaire mondiale 2016 :
Egli\be mi\b\bionnaire, témoin de mi\béricorde
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AGENDA DE L’ARCHEVÊQUE 7
ANNÉE SAINTE DE LA \SMISÉRICORDE
• Mi\b\bionnaire... ici et ailleur\b !
• Interview de Père Crépin, Délégué épi\bcopal
à l’Aumônerie de\b Antill\iai\b/Guyanai\b,
en mi\b\bion à Pari\b
• La Vierge pèlerine à Rivière-Salée
• Jubilé de\b chorale\b
• Jubilé de la Mi\bér\iicorde : le premier bilan
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
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1 er Chantier de conversion pastorale :
Accompagner et protéger la familleECCLESIA’M 2020 !
Interview de Mgr Macaire
EEM : Monseigneur Macaire, si
j’ai bien lu votre lettre pastorale,
le premier chantier de l’Eglise
en Martinique est celui de la
Famille !?
Oui. Et l’énoncé exact de ce chantier
est ACCOMPAGNER ET PROTEGER LA
FAMILLE.
Pour la petite histoire, c’est au
François, alors que je répondais au
feu des questions des acteurs de
la vie paroissiale rassemblés par
le père Jacek Ossowski, que j’ai
compris l’importance primordiale
de ce chantier pour la vie de l’Eglise,
pour répondre aux problèmes
de la Martinique et aux défis de
l’évangélisation : Pas de famille =
pas de société ; pas de famille = pas
d’Eglise. Ou encore : famille blessée =
société malade ; famille affaiblie =
Eglise souffrante.
Au cours de ma première année
d’épiscopat, j’ai senti que l’Eglise
n’était pas assez familiale (c’est
l’objet du deuxième chantier sur
la conversion missionnaire de la
pastorale), mais la raison profonde
de cet état de fait et de bon nombre
d’obstacles à l’avènement du bonheur,
c’est que les familles de Martinique
ne sont pas assez ecclésiales. Les
familles ne sont pas considérées
comme la première Eglise, la première
communauté où Dieu est annoncé,
où l’amour est expérimenté, où la
mission commence. Je ne reviendrai
pas ici sur tous les maux qui touchent
et blessent la famille martiniquaise,
mais les ateliers que je propose sont
là pour répondre à ces problèmes.
EEM : Quels sont donc les
ateliers de ce premier chantier ?
Je propose quatre ateliers, les voilà :
1. La structuration et consolidation
des mouvements de la Pastorale
Familiale
2. Le rapport paroisses-familles :
les liens entre les familles de la
paroisse, le Dimanche familial, le
catéchisme et les sacrements, les
funérailles…
3. La question du mariage aux Antilles
4. Les problématiques particulières
des membres de la famille…
la parentalité, la masculinité, la
féminité, le célibat.
EEM : Parlons des mouvements
Je pense principalement aux Centres
de Préparation au Mariage, aux
Associations Familiales Catholiques,
à Solitude Béthanie, aux Equipes
Notre-Dame et à la Fraternité
« Cana », mais j’espère qu’il y a
d’autres réalités. Il s’agit, d’une part
de soutenir au maximum, du point de
vue logistique et moral, les initiatives
de ces mouvements qui portent les
différents charismes liés à la famille ;
d’autre part, de susciter régulièrement
des initiatives diocésaines pour les
dynamiser et les faire connaître.
EEM : Il n’y a que ces
mouvements et communautés
qui s’occupent de la famille ?
Non, justement. Il y a d’abord les
familles elles-mêmes au sein de
leurs paroisses. Les paroisses doivent
mettre la famille au centre de la
d’autres réalités. Il s’agit, d’une part
MOT DE L’EVÊQUE
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MOT DE L’EVÊQUE
communauté. Voici quelques pistes
à envisager :
La constitution de groupes de familles
paroissiaux : pourquoi ne pas créer,
ou constituer, avec l’aide ou pas des
mouvements, dans chaque paroisse,
un ou plusieurs groupes de familles
que le prêtre rassemblera de temps
en temps et visitera régulièrement (ce
sera aussi bon pour le prêtre) ? On en
profitera pour construire une véritable
culture ecclésiale dans les familles : la
prière, le pardon, l’accueil de la vie, la
lecture de la Parole de Dieu en famille,
l’accueil des pauvres, les vacances, les
temps spirituels avec d’autres familles
et pour les couples (quand il y a un
couple), l’autorité parentale, etc.
La célébration festive et familiale
du Dimanche : Il faudra réfléchir au
renouvellement total de la culture du
dimanche en famille. Les paroisses et les
districts devront aussi s’interroger sur
l’accueil que l’on réserve aux familles
pendant les messes dominicales. Les
horaires, la durée, la présence d’une
garderie et de l’Eveil à la Foi, des
toilettes… sont autant d’éléments qui
permettent (ou pas) à un parent de
venir à la messe ! Il faut avouer que
pour les familles, je pense en particulier
aux familles monoparentales, c’est
« mission impossible » d’aller à la
messe lorsque la célébration est trop
tôt ou trop tard, lorsque les enfants
deviennent insupportables et que
certains paroissiens (voire le prêtre !)
grognent parce que les enfants sont
"cireurs". Avoir un enfant signifie, pour
beaucoup de personnes, être exclu de
la pratique. Il faut le reconnaître et il faut
que cela cesse !
EEM : Comment les acteurs de la
paroisse peuvent-ils s’engager et
se mettre en mission par rapport
aux familles ?
Il y a une opportunité extraordinaire qui
nous est fournie par les nombreuses
familles qui viennent vers nos
paroisses. C’est une opportunité que
nous ne saisissons pas ; au contraire,
on a parfois l’air de ne pas accueillir
ces personnes pour leur montrer Jésus !
Je parle en particulier du catéchisme.
Les familles et le catéchisme : 50 à 60%
des familles nous confient leurs enfants
pour le catéchisme. Mais nous ne nous
occupons pas de ces familles en tant
que telles. L’Eglise enseigne que c’est la
famille qui est la première responsable
de l’éducation chrétienne de l’enfant.
Le pape François l’a rappelé dans
Amoris Laetitia récemment. On marche
sur la tête et on s’épuise inutilement en
ignorant les parents dans la catéchèse ;
c’est contraire à tous les principes et
c’est un échec puisque beaucoup
de jeunes abandonnent l’Eglise à
l’exemple de leurs parents ! Il faut donc
que le catéchisme en Martinique se
transforme en un grand mouvement
d’évangélisation des familles et des
parents (tous les parents, quelles que
soient leurs situations matrimoniales).
Cela concerne aussi les parents qui se
préparent au baptême de leur enfant.
On ne peut pas faire de plus beau
cadeau à un enfant que de former
chrétiennement ses parents, surtout
lorsqu’eux-mêmes viennent frapper à
la porte de l’Eglise.
En tout cas, l’époque où l’on vient
inscrire son enfant au catéchisme et
où l’on revient le chercher à la fin de
l’année pour qu’il fasse sa communion,
sa profession de foi ou sa confirmation
doit être définitivement révolue en
2020. Par exemple, une visite annuelle
systématique de chaque famille par
un responsable de la paroisse et par
le prêtre doit être mise en œuvre. On
devra aussi imaginer des parcours
familiaux plus courts mais plus intenses
pour préparer les sacrements. Ni l’âge
ni le niveau scolaire ne doivent plus
être le premier critère pour recevoir
un sacrement, mais l’engagement de
la famille dans l’Eglise et la formation
reçue en famille… (Je reviendrai sur
cette question dans le chantier sur
l’éducation et le catéchisme).
EEM : Cet atelier concerne donc
directement chaque paroisse et
même chaque famille. La pastorale
diocésaine va-t-elle intervenir ?
Vous avez raison, il y a un niveau de
réflexion qui appartient au diocèse,
notamment en ce qui concerne le
discours moral en général. Je rappelle
qu’il n’appartient à aucun fidèle de
porter un jugement pastoral ou moral
sur les personnes et encore moins
d’édicter des règles ecclésiales. Cela
ne veut pas dire non plus que chacun
fait n’importe quoi. Mais ce ministère
est du ressort propre des pasteurs
et ultimement de l’évêque. Ici, la
réflexion du diocèse doit porter sur le
mariage et la préparation au mariage,
la parentalité, les femmes, les hommes.
EEM : Vous pensez que quelque
chose doit changer quant au
mariage ?
Oh oui ! Sans conteste. Le Jubilé des
fiancés en février 2016 m’a ouvert les
yeux sur les différentes conceptions
du mariage et sur les pièges dans
lesquels les couples tombent. Il
m’appartient, avec les responsables
diocésains, de réfléchir et de donner
des directives.
Le « mariage aux Antilles » doit faire
l’objet d’une étude et d’un programme
d’enseignement spécial. Des gouffres
successifs d’incompréhension se
sont créés entre trois conceptions
différentes : la conception théologale
de l’Eglise, l’opinion commune des
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fidèles et la pratique réelle des
fiancés. Tout d’abord, l’Eglise enseigne
que le mariage est le sacrement
qui valide obligatoirement toute
relation d’amour légitime entre un
homme et une femme. Ensuite, la
plupart des fidèles ont parfois une
conception mondaine du mariage
comme le sacrement des gens-bien-
comme-il-faut, ceux qui ont réussi
leur vie chrétienne. Ainsi, on dit aux
jeunes que tant qu’ils ne sont pas
mariés, ils n’ont pas leur place dans
l’Eglise (!). Enfin, il y a la conception
des fiancés (je parle ici des personnes
qui envisagent le mariage à plus ou
moins long terme) qui envisagent le
mariage quand leur vie de couple est
bien installée, qu’ils ont du travail, des
enfants et les moyens de dépenser
quelques milliers d’euro pour faire
une noce. A ce propos, il faudra
faire une enquête sur les coûts et
le business du mariage chez nous.
Cela éloigne tant de couples de la
bénédiction divine, du respect de
leurs frères chrétiens et de l’amour.
Une évolution du discours sur
les couples est aussi nécessaire.
Il faudra arrêter de condamner
systématiquement les personnes
non mariées. Leur situation n’est
pas parfaite devant Dieu, mais ils ne
vivent pas dans la débauche pour
autant. Certaines femmes souffrent
tellement de cette situation, qu’elles
refusent d’avoir des enfants et
même, remplies de honte, font des
avortements (!) pour ne pas concevoir
d’enfant « dans le péché ». (!) Une
belle réussite du diable, l’accusateur
qui a toujours voulu prendre la place
de Dieu. A ma connaissance, aucun
enfant n’est conçu « dans le péché »
puisque tout enfant est voulu par
Dieu ! Pour comprendre la situation
psychologique et sociale de ces
couples de chrétiens non mariés,
il faudra faire une enquête auprès
des hommes ; bâtir un programme
cursus de réflexion où ces personnes
devront se sentir accueillies, aimées
par l’Eglise, encouragées dans un
chemin de progrès, comme on le fait
pour les catéchumènes. Il faudra
aussi réfléchir à la préparation et à
la célébration du mariage. La pratique
actuelle ne convient pas tout-à-fait.
Un autre point concerne l’éducation
affective et sexuelle. En cette matière,
tout et n’importe quoi se dit et se
vit, pour le plus grand malheur des
hommes, des femmes, des enfants et
des jeunes. Une grande immaturité
en ce domaine produit beaucoup
de dégâts et de tristesse. Il ne s’agit
pas de faire la morale aux gens, mais
d’apporter à ceux qui le souhaitent
une véritable éducation libératrice
en laquelle l’Eglise est experte.
EEM : Mais il n’y a pas que la
vie de couple dans la famille ?
En effet, la parentalité, le célibat, la
féminité et la masculinité constituent
aussi un atelier important. L’époque
est difficile et stressante pour tous
les éducateurs, et en particulier pour
les parents. Eux-mêmes peut-être
manquent de référentiel éducatif,
mais l’environnement ne les aide
pas. L’Eglise a des compétences, des
associations, des professionnels, des
structures d’aide : il faut que cela
bénéficie au plus grand nombre !
Je propose que toutes les réalités
familiales élaborent une charte
des parents (comme cela se fait en
Guyane). Que l’on pourrait offrir à
chaque famille. Cette charte servirait
de base aux enseignements que
l’Eglise leur apporte. On peut même
imaginer une véritable école des
parents. Aujourd’hui, des associations
comme Alternative-Espoir offrent déjà
ce type d’aide ; il faudra certainement
étendre le projet.
Je ne veux pas non plus qu’on oublie le
nombre très important de célibataires
de tous âges et de toutes situations.
L’Eglise de 2020, et peut-être avant,
doit réfléchir sur l’accompagnement
des personnes célibataires.
La Pastorale des hommes et l’éveil de
la féminité sont aussi des pistes de
travail auxquelles notre communauté
ne peut se dérober. Pour les hommes,
on devrait, je pense, leur réserver
des tâches particulières dans chaque
paroisse. Les milieux trop féminins
ne sont pas propices au ministère
des hommes. Je préconise qu’on
leur réserve de façon stricte certains
ministères. Chaque pasteur verra
selon le cas. Par exemple, l’accueil
et le service d’ordre aux messes, la
catéchèse (eh oui, la catéchèse !) ou
mieux encore le cheminement, ou le
service de l’autel… etc. Le Peuple de
Dieu nous le demande et les initiatives
prises en ce sens connaissent un
véritable succès, signe d’une grande
attente. On a fait le jubilé des hommes
et on a vu le succès à la Ferme
Perrine. Pour les femmes, déjà très
présentes dans l’Eglise, mais peut-
être pas assez prises en compte « en
tant que femmes, mères, épouses,
filles, sœurs… », reste à trouver des
projets et à créer par exemple une
Journée de la "femme selon le cœur
de Dieu", dans l’esprit du Congrès
des Femmes organisé les 18, 19 et 20
novembre prochain par le Renouveau
Charismatique.
EEM : D’autres projets ?
Oui, beaucoup. Mais je pense que
ceux-là devraient suffire pour amorcer
la réflexion synodale… Rendez-vous
au prochain numéro de Eglise en
Martinique pour le deuxième chantier
sur la conversion missionnaire de la
pastorale paroissiale.
■
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Me\b\bage du pape Françoi\b
pour la Journée mi\b\bionnaire mondiale 2016
Eglise missionnaire,
témoin de miséricorde
Me\b\bage du pape Françoi\b Me\b\bage du pape Françoi\b
EGLISE UNIVERSELLE\i
C
hers frères et sœurs,
Le Jubilé extraordinaire de
la Miséricorde, que l’Église
vit actuellement, offre également
une lumière particulière à la Journée
missionnaire mondiale 2016. Il nous
invite à considérer la mission ad gentes
comme une grande, immense œuvre
de miséricorde tant spirituelle que
matérielle. En effet, au cours de cette
Journée missionnaire mondiale, nous
sommes tous invités à “sortir”, en tant
que disciples missionnaires, chacun
mettant au service des autres ses
propres talents, sa propre créativité, sa
propre sagesse et sa propre expérience
en ce qui concerne l’annonce du
message de la tendresse et de la
compassion de Dieu à l’ensemble de la
famille humaine. Sur la base du mandat
missionnaire, l’Église prend soin de
ceux qui ne connaissent pas l’Évangile,
parce qu’elle désire que tous soient
sauvés et arrivent à faire l’expérience
de l’amour du Seigneur. Elle « a pour
mission d’annoncer la miséricorde de
Dieu, cœur battant de l’Evangile » et
de la proclamer dans tous les coins de
la terre, jusqu’à atteindre tout homme,
femme, personne âgée, jeune et enfant.
La miséricorde est source de joie intime
pour le cœur du Père lorsqu’Il rencontre
toute créature humaine. Depuis le
début, Il s’adresse avec amour même
aux plus fragiles, parce que sa grandeur
et sa puissance se révèlent justement
dans la capacité de s’identifier avec
les petits, les exclus, les opprimés. Il
est le Dieu bienveillant, attentif, fidèle.
Il se fait proche de ceux qui sont dans le besoin pour être proche de tous, en
particulier des pauvres. Il s’implique
avec tendresse dans la réalité humaine
comme le feraient un père et une mère
dans la vie de leurs enfants. Le terme
utilisé dans la Bible pour exprimer la
miséricorde renvoie au sein maternel
et par suite à l’amour d’une mère
envers ses enfants, ces enfants qu’elle
aimera toujours, en toute circonstance,
et quoi qu’il arrive parce qu’ils sont
fruits de son sein. Il s’agit là également
d’un aspect essentiel de l’amour que
Dieu nourrit envers tous ses enfants,
en particulier envers les membres
du peuple qu’Il a généré et qu’Il veut
élever et éduquer. Face à leurs fragilités
et à leurs infidélités, son cœur s’émeut
et frémit de compassion et, cependant,
Il est miséricordieux envers tous, son
amour est pour tous les peuples et sa
tendresse s’étend à toutes les créatures.
La miséricorde trouve sa manifestation
la plus haute et la plus accomplie dans
le Verbe incarné. Il révèle le visage
du Père riche en miséricorde, il « en
parle et l'explique à l'aide d'images et
de paraboles, mais surtout il l'incarne
et la personnifie ». En accueillant et
en suivant Jésus par l’intermédiaire
de l’Évangile et des Sacrements, sous
l’action de l’Esprit Saint, nous pouvons
devenir miséricordieux comme notre
Père céleste, en apprenant à aimer
comme Il nous aime, et en faisant de
notre vie un don gratuit, un signe de Sa
bonté. L’Église en premier lieu, au milieu
de l’humanité, est la communauté qui
vit de la miséricorde du Christ. Elle se
sent toujours regardée et choisie par
Lui avec un amour miséricordieux
et de cet amour, elle tire le style de
son mandat, elle vit de lui et elle le
fait connaître aux peuples dans un
dialogue respectueux avec chaque
culture et conviction religieuse.
De cet amour de miséricorde rendent
témoignage, comme aux premiers
temps de l’expérience ecclésiale,
de nombreux hommes et femmes
de tout âge et de toute condition.
La considérable et croissante
présence féminine au sein du monde
missionnaire, à côté de celle des
hommes, constitue un signe éloquent de
l’amour maternel de Dieu. Les femmes,
laïques ou consacrées, et aujourd’hui
également de nombreuses familles,
réalisent leur vocation missionnaire
sous des formes variées : de l’annonce
directe de l’Évangile au service caritatif.
À côté de l’œuvre évangélisatrice et
sacramentelle des missionnaires, les
femmes et les familles comprennent
souvent de manière plus adéquate les
problèmes des personnes et savent
les affronter de manière opportune
et parfois inédite, en prenant soin
de la vie, en accordant une attention
particulière aux personnes plutôt
qu’aux structures et, en mettant en
jeu toutes les ressources humaines
et spirituelles dans la construction
de l’harmonie, des relations, de la
paix, de la solidarité, du dialogue,
de la collaboration et de la fraternité,
tant dans le cadre des rapports
interpersonnels que dans celui plus
vaste de la vie sociale et culturelle et en
particulier du soin des pauvres.
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Agenda de l’Archevêque
Du 10 au 14 octobre :
- Prédication de la retraite des prêtres de l’Archidiocèse de Marseille
Samedi 15 - dimanche 16 octobre :
Visite aux Abbayes Sainte-Cécile et Saint-Pierre de
Solesmes
Du 16 au 21 octobre :
- Prédication de la retraite de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier
Du 22 au 28 octobre :
- Retraite à la Sainte-Baume
Dimanche 30 octobre :
- 11h : Messe à la cathédrale Sainte-Geneviève de Nanterre - 15h
: Ordination diaconale de Gaëtan Présent,
séminariste martiniquais, à l’église Sainte-
Geneviève des Grandes Carrières (18
ème
arrondissement de Paris)
Du 4 au 9 novembre :
- Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France à Lourdes
Vendredi 11 novembre :
- 15h : Eglise Saint-Sulpice (6 e) - Messe des
Antillais et Guyanais avec les évêques de la
Province ecclésiastique
Samedi 12 novembre :
- 9h30-13h : Eglise des Buttes-Chaumont (19 e) -
temps de partage avec les jeunes suivi de
l’eucharistie
En de nombreux lieux, l’Évangélisation
est lancée au travers de l’activité
éducative, à laquelle l’œuvre
missionnaire consacre engagement
et temps, comme le vigneron
miséricordieux de l’Évangile, avec la
patience d’attendre les fruits après
des années de lente formation.
Sont ainsi suscitées des personnes
capables d’évangéliser et de faire
arriver l’Évangile où l’on ne s’attendrait
pas à le voir réalisé. L’Église peut être
appelée « mère » également pour
ceux qui pourront arriver à l’avenir à
la foi au Christ. Je souhaite donc que le
saint peuple de Dieu exerce le service
maternel de la miséricorde, qui aide
tant les peuples qui ne Le connaissent
pas encore à rencontrer et à aimer le
Seigneur. La foi, en effet, est un don de
Dieu et non pas le fruit du prosélytisme.
Elle grandit, cependant, grâce à la foi et
à la charité des évangélisateurs qui sont
témoins du Christ. En se rendant sur
les chemins du monde, il est demandé
aux disciples de Jésus cet amour qui ne
mesure pas, mais qui tend plutôt à avoir
envers tous la même mesure que celle
du Seigneur. Nous annonçons le don le
plus beau et le plus grand qu’Il nous a
fait : sa vie et son amour.
Chaque peuple et chaque culture ont
le droit de recevoir le message du salut
qui est don de Dieu pour tous. Cela
est d’autant plus nécessaire si nous
considérons combien d’injustices,
de guerres, de crises humanitaires
attendent aujourd’hui de trouver une
solution. Les missionnaires savent par
expérience que l’Évangile du pardon et
de la miséricorde peut apporter la joie
et la réconciliation, la justice et la paix.
Le mandat de l’Évangile, « Allez donc, de
toutes les nations faites des disciples,
les baptisant au nom du Père et du Fils
et du Saint Esprit, et leur apprenant à
observer tout ce que je vous ai prescrit »
ne s’est pas achevé. Au contraire, il nous
engage tous, dans les scénarios présents
et les défis actuels, à nous sentir appelés
à une “sortie” missionnaire renouvelée,
ainsi que je l’indiquais également dans
l’Exhortation apostolique Evangelii
gaudium : « Tout chrétien et toute
communauté discernera quel est le
chemin que le Seigneur demande, mais
nous sommes tous invités à accepter cet
appel : sortir de son propre confort et
avoir le courage de rejoindre toutes les
périphéries qui ont besoin de la lumière
de l’Évangile ».
En cette Année jubilaire a lieu le 90
ème
anniversaire de la Journée missionnaire
mondiale, promue par l’Œuvre
pontificale de la Propagation de la Foi,
et approuvée par le pape Pie XI en 1926.
J’estime donc opportun de rappeler les
sages indications de mes prédécesseurs,
lesquels disposèrent qu’à cette Œuvre
soient destinées toutes les offrandes
que chaque diocèse, paroisse,
communauté religieuse, association
et mouvement ecclésial, de toutes les
parties du monde, pourraient recueillir
pour secourir les communautés
chrétiennes ayant besoin d’aide et
pour donner de l’élan à l’annonce de
l’Évangile jusqu’aux extrémités de la
terre. Aujourd’hui encore, ne nous
dérobons pas à ce geste de communion
ecclésiale missionnaire. Ne fermons pas
notre cœur sur nos préoccupations
particulières mais élargissons-le aux
horizons de toute l’humanité.
Que la Très Sainte Vierge Marie, icône
sublime de l’humanité rachetée,
modèle missionnaire pour l’Église, nous
enseigne à tous, hommes, femmes et
familles, à susciter et à protéger en tout
lieu la présence vivante et mystérieuse
du Seigneur ressuscité qui renouvelle
et remplit de joie miséricordieuse
les relations entre les personnes, les
cultures et les peuples.
Du Vatican, le 15 mai 2016, Solennité de la Pentecôte
Pape François
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 7
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A
nnée de la Miséricorde !
L’Icône de Jésus
Miséricordieux nous
montre Celui qui parle dans les
lectures entendues ce dimanche :
De son cœur jaillissent vers les
hommes dans la nuit -vers nous-
les rayons rouges et pâles, en flots
de grâce tandis que de sa main
percée il nous bénis. Savons-
nous reconnaître ces grâces dans
nos vies ? Quelle reconnaissance
avons-nous envers ce Dieu si
bon, si tendre, si généreux, si
miséricordieux ?
La première lecture de ce
dimanche, la guérison miraculeuse
de Naaman, le général Syrien qui
était lépreux, souligne la gratuité
du don : le prophète Elisée refuse
catégoriquement tout cadeau de
remerciement pour lui, ce qui
conduit Naaman à rendre un culte
au seul vrai Dieu, le Dieu d’Israël.
Le Psaume 97 incite tous les
hommes, non seulement le peuple
de Dieu, mais aussi tous les
peuples, la terre entière, à acclamer
le Seigneur juste et victorieux qui,
dans son amour et sa fidélité, a fait
des merveilles en faveur de son
peuple. L’épisode évangélique des 10
lépreux venant à la rencontre de
Jésus marchant vers Jérusalem,
nous fait entendre l’étonnement
peiné de Jésus face au manque
de reconnaissance de 9 des 10
lépreux guéris. Certes ces lépreux
ont fait un acte de foi puisque, sur
la parole de Jésus, ils sont partis
se montrer aux prêtres, ce que la
Loi prescrivait pour celui qui était
guéri, et à ce moment ils ne l’étaient
pas encore. Pourquoi ne viennent-
ils pas rendre grâce ? Ne serait-ce
pas parce qu’ils sont tournés vers
eux-mêmes, vers cette guérison
qu’ils désirent si fortement qu’ils
en oublient le donateur ? Le
Seigneur n’est pas un distributeur
automatique, il a un Cœur délicat
et aimant. C’est pourquoi il est si
sensible à la foi, à la reconnaissance
de l’homme purifié de sa lèpre, un
Samaritain pourtant ! C’est peut-
être cette condition qui lui permet
d’accueillir la guérison comme une
miséricorde, un don totalement
gratuit.
Lui qui a été purifié, revient sur
ses pas et se prosterne devant
Jésus en lui rendant grâce. Par
sa démarche de justice, de foi et
de reconnaissance, il reçoit du
Seigneur une parole qui l’introduit dans un autre don, plus grand que
la guérison physique, plus que la
purification légale selon la loi de
Moïse : Relève-toi et va : ta foi t’a
sauvé’
. Etre sauvé, c’est être uni
au Sauveur, c’est être entré dans
le Royaume, c’est être fils du Père
par et dans le Fils Bien-aimé. Mais
cela engage aussi : la grâce reçue
appelle l’Action de grâce de la
part du bénéficiaire, la prière et
le culte nouveau, oui. Mais, elle
contient un dynamisme qui appelle
à annoncer cette miséricorde, à la
communiquer à l’exemple de saint
Paul à qui Dieu a fait miséricorde,
et qui a consacré sa vie à l’annonce
de l’Evangile : Je supporte tout pour
ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils
obtiennent, eux aussi, le salut qui
est dans le Christ Jésus, avec la
gloire éternelle, écrit-il à son fils
spirituel Timothée.
« Miséricordieux comme le Père » :
tel est le thème de cette année
jubilaire. Bénéficiaires de la
Miséricorde du Père communiquée
par Jésus, nous sommes appelés à
entrer dans cet élan en glorifiant
Dieu par la parole et les actes.
Eternellement je chanterai les
miséricordes du Seigneur ! (Ps. 89)
Père Emmanuel Aine ■
Dimanche 9 octobre \b016
2 Roi 5, 14\b17 • P\2saume 97 • 2 Ti\2mothée 2,8\b13 • Lu\2c 17,11\b19
28 ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C
la P arole D ominicale
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 8
Page 9
LITURGIE
Octobre, mois du Rosaire
N
otre Dame du Rosaire est
une des dénominations de
la Vierge Marie, le Rosaire
étant, chez les catholiques, un grand
chapelet qui lui est consacré. Il tire son
nom du latin ecclésiastique rosarium,
qui désignait la guirlande de roses
dont la Vierge était couronnée. La
fête catholique de Notre-Dame du
Rosaire a été instituée pour célébrer
la victoire à Lépante en 1571 ; elle est
fixée au 7 octobre depuis 1913. Au
fil des temps, le mois d'octobre est
devenu le mois consacré au Rosaire,
c'est-à-dire à la prière par Marie.
En ce mois d'octobre, l’Église honore
plus particulièrement Marie comme
celle qui nous obtient les victoires
dans les situations les plus difficiles.
Déjà, au temps de saint Dominique,
en 1213, c'est grâce au Rosaire que fut
gagnée la bataille de Muret, menée
par Simon de Montfort contre l'armée
albigeoise (c'est-à-dire la dangereuse
hérésie cathare). C'est encore par la
prière du Rosaire que le pape St Pie V
(qui était dominicain) a obtenu la
victoire sur les Turcs à Lépante, le 7
octobre 1571. Et c'est pourquoi il a
institué à cette date la fête du très
Saint Rosaire, appelée encore Notre-
Dame des Victoires.
Par le Rosaire encore, le pape
Innocent XI obtint en 1683 la
délivrance de Vienne de la menace,
toujours renouvelée, de l'Islam. Par
le Rosaire, une autre victoire fut
encore gagnée contre les Turcs devant
Belgrade en 1716, et c'est ce qui décida
le pape Clément XI à étendre la fête du
Saint Rosaire à l'Église universelle. Par
le Rosaire, St Louis-Marie Grignion de
Montfort forma l'âme chrétienne de la
Vendée (18 ème siècle).
C'est encore la prière du Rosaire
que la Vierge de Fatima, en 1917, a
demandé avec instance pour sauver
les âmes de l'enfer. La victoire de la
Marne, pendant la première guerre
mondiale (8 septembre 1918), a été
reconnue comme une victoire de
Notre-Dame. Elle a bloqué l'armée
allemande qui était à 50 km de Paris.
Une autre victoire encore a été gagnée
grâce à la récitation du Rosaire, c'est la
délivrance de l'Autriche de la menace
communiste, en 1947.
Ainsi, le Rosaire est l'arme des combats
de Dieu, une arme toute pacifique,
reçue par saint Dominique des mains
de Marie. A toutes les époques, il a été
l'instrument des cœurs apostoliques.
Pa r le Rosaire, aujourd'hui, ne
pouvons-nous pas espérer vaincre
l'immense indifférence d'un monde
sans espérance, et conduire les âmes
au Paradis de Dieu ? Par le Rosaire,
on peut tout obtenir. Selon une
gracieuse comparaison, c'est
une longue chaîne qui
relie le Ciel et la terre :
une des extrémités est
entre nos mains, et
l'autre dans celles de
la Sainte Vierge.
Tant que le rosaire
sera récité, Dieu ne
pourra abandonner
le monde, car cette
prière est puissante
sur son cœur.
Pour prier Notre-Dame,
le Rosaire, dévotion mariale
par excellence, tient une place
prééminente : tant de fois, la Sainte
Vierge elle-même l'a demandé, avec
insistance, au cours de ses différentes
apparitions, à Fatima surtout.
En ce mois du Rosaire, disons tous, en
famille, notre chapelet. Le pape Jean-
Paul II le demandait avec insistance.
A chacune de ses six apparitions,
notre Mère du Ciel a tenu à répéter
sa demande, toujours dans les mêmes
termes, avec la même insistance :
"Récitez le chapelet tous les jours !"
C'est dire à quel point cette belle
prière, tellement traditionnelle dans
l'Eglise, plaît souverainement à son
Cœur de Mère. "Dans la sobriété de ses éléments, le
Rosaire concentre en lui la profondeur
de tout le message évangélique, dont
il est presque un résumé. Avec lui,
le peuple chrétien se met à l'école
de Marie, pour se laisser introduire
dans la contemplation de la beauté du
visage du Christ, et dans l'expérience
de la profondeur de son amour.
Par le Rosaire, le croyant puise
d'abondantes grâces, les recevant
presque des mains mêmes de la Mère
du Rédempteur."
(Pape Jean Paul II, Lettre apostolique
Rosarium Virginis Mariae, octobre
2002).
Source : http://www.prierenfamille.com/ ■
Notre-Dame. Elle a bloqué l'armée
allemande qui était à 50 km de Paris.
Une autre victoire encore a été gagnée
grâce à la récitation du Rosaire, c'est la
délivrance de l'Autriche de la menace
communiste, en 1947.
Ainsi, le Rosaire est l'arme des combats
de Dieu, une arme toute pacifique,
reçue par saint Dominique des mains reçue par saint Dominique des mains
de Marie. A toutes les époques, il a été de Marie. A toutes les époques, il a été
l'instrument des cœurs apostoliques. l'instrument des cœurs apostoliques.
aujourd'hui, ne
pouvons-nous pas espérer vaincre
l'immense indifférence d'un monde
et conduire les âmes
au Paradis de Dieu ? Par le Rosaire,
on peut tout obtenir. Selon une
gracieuse comparaison, c'est
une longue chaîne qui
relie le Ciel et la terre :
une des extrémités est
entre nos mains, et
l'autre dans celles de
Tant que le rosaire
sera récité, Dieu ne
pourra abandonner
le monde, car cette
prière est puissante
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 9
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C’est dans la commune de Rivière\bSalée que l’icône de la Miséricorde a terminé son
pèlerinage dans le sud. Elle est dans le centre depuis le samedi 3 septembre 2016
et ce, jusqu’au dimanch\2e 30 novembre 2016, jour de la \2fête du Christ\bRoi.
La Vierge pèlerine à Rivière-Salée
ANNÉE SAINTE DE LA\i MISÉRICORDE
Merci Maman Marie pour ton passage chez
moi ; en fait c’est toi qui as tout fait, car quand
j’ai su que j’étais la première visité j’ai été très surprise
ne sachant pas quoi faire, et tout s’est bien passé. La
vierge a été bien accueillie par une prière fervente et
des louanges qui ont fortifié le groupe.
Une maman a vu ses enfants qui s’étaient éloignés
d’elle revenir.
En définitif, cela a été une grande joie de passer ce
temps précieux avec notre maman du ciel. Je remercie
toutes les personnes qui m’ont accompagnée, ce qui
m’a permis de faire une bonne transition et conduire
à bon port la Vierge à sa deuxième destination. Merci
Maman Marie.
Je suis la dernière à accueillir la Vierge pèle-
rine à Petit Bourg. Il y avait si peu de monde
à son arrivée, et plus elle avançait, plus elle
faisait des disciples avides d'entendre ce qu'elle avait
à nous apporter. Que de grâces !
Christiane
Anna
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 10
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Le samedi 24 septembre 2016 a eu lieu, au palais des sports du Lamentin, le jubilé des
acteurs du chant et musiciens, de 8h a 16h30. Plus de 2000 personnes ont répondu
à l’appel. Cette journée s’est déroulée à l’initiative de Mgr David Macaire qui veut
redonner au chant \2liturgique sa vraie place.
Jubilé des chorales
N
ous avons commencé par un
temps de prière et de louange,
suivi de l’intervention du père
Patrick-Alexis Phanor, responsable
diocésain de la Commission diocésaine
de la musique liturgique (CDML).
Ce dernier a insisté, entre autres, sur la
fraternité qui doit régner au sein des
chorales, des groupes de louange :
Dans une fraternité chorale ou une
fraternité en groupe de louange, nous
devrions avoir l’habitude de chanter
ensemble, de manger ensemble et de
méditer ensemble. Pourquoi ? Parce
que notre mission, notre témoignage
apporte de nouvelles méthodes pour
que les humains apprennent à vivre plus
fraternellement. La tendance naturelle
des humains est de s’individualiser, de
s’isoler et même d’être hostiles les uns
envers les autre, ce qui crée beaucoup
d’anomalies… Quand tous arriveront à
chanter ensemble avec leur cœur, avec
leur âme, de plus en plus on sentira cette
harmonie qui apporte la paix, la joie, la
santé.
Chanter n’est jamais un acte banal ;
celui qui chante est un vivant, un être
éveillé et c’est d’abord sa vie debout qu’il
exprime par son chant. Celui qui chante
est un être enraciné dans sa terre, qu’elle
soit physique ou terre intérieure. Celui qui chante a choisi de vivre et d’aimer.
Pour chanter, il faut nécessairement
commencer par recevoir…
Saint Augustin disait que « Chanter est
le propre de celui qui aime ».
Pour terminer, le père Patrick-Alexis
Phanor a souligné tout l’enjeu de la
musique et du chant liturgiques : Le chant
liturgique demande d’être manier avec
soin, avec humilité, avec discernement.
Il est trop puissant pour être ignoré et ne
pas servir à la plus grande gloire de Dieu.
Après cet enseignement, et pour clôturer
la matinée, nous avons écouté le
témoignage de deux choristes qui nous
ont partagé leur expérience de foi au sein
du chant choral.
Après la pause déjeuner, à 13h30, un
temps de louange nous a permis de nous
remettre en prière, et d’être attentifs à
deux autres témoignages.
De 14h30 à 16h30, nous avons célébré
l’Eucharistie présidée par Mgr David
Macaire, venu nous rejoindre en début
d’après-midi. Au cours de son homélie, il
a formulé ses souhaits quant à la mise en
place d’une liturgie qui favorise la prière.
Sachant l’ambiance qui règne dans les chorales, il compte sur la bonne volonté
de chacun pour faire grandir l’Eglise.
Notre journée s’est terminée dans la joie
et la bonne humeur, car tous étaient
satisfaits d’avoir partagé ce moment
convivial, d’autant que Monseigneur
souhaite que ce temps fort se déroule
chaque année.
Nous remercions tous ceux qui, de loin ou
de près, nous ont aidés financièrement,
matériellement et physiquement pour la
réalisation et la réussite de cette journée.
Merci au père Phanor et à tous les
membres de la Commission qui se sont
dévoués à cette mission.
Nous invitons tout un chacun à porter
tous ces projets en prière, et que le
Seigneur façonne les cœurs.
Nous sommes le Corps du Christ, chacun
de nous est un membre de ce Corps.
Chacun reçoit la grâce de l Esprit pour le
bien du Corps entier.
(Chant : Dieu nous a tous appelés de
Jacques Berthier, Didier Rimaud)
Lucie Montézume et Sr Laurent,
membres de la CDML
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 11
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ANNÉE SAINTE DE LA\i MISÉRICORDEANNÉE SAINTE DE LA\i MISÉRICORDE
Le Jubilé de la Miséricorde aura mobilisé beaucoup d'énergie et
beaucoup d'initiatives. Tout d'abord, une équipe de prêtres avait
été constituée pour réfléchir à sa mise e\2n œuvre.
Jubilé de la Miséricorde : le premier bilan
Rappel du calendrier diocésain de l’Année jubilaire de la Miséricorde
dans notre diocèse
T
rès vite, un programme de jubilés
inspiré de celui du Saint-Siège a
émergé, ainsi que la proposition
d'un lieu dédié aux confessions, une
chapelle de la Miséricorde. Le choix
s'était porté sur la chapelle du Christ-Roi.
L'équipe a été en relation avec
Mgr Macaire pour le choix des lieux, des
portes jubilaires et des dates. Nous avons
abouti à un programme pour les jubilés et
autres manifestations, comme l'ouverture
de la Porte Sainte. Avec l'ouverture de la Porte Sainte,
nous avons eu un message très fort
de la part de notre archevêque
pour entrer dans cette Année sainte
extraordinaire ; un message qui a
eu un écho des plus forts, appelant
à nous défaire de nos héritages
négatifs.
Le premier jubilé a été celui des
familles, au Morne-Rouge, qui a
eu lieu au lendemain de Noël. Il
a connu un certain succès compte
tenu des délais de préparation.
La mise en place des confessions à
la chapelle du Christ-Roi s'est faite
après le Jubilé des prêtres qui avait
clôturé la retraite de ces derniers.
En définitive, certains jubilés
comme celui des hommes ont été
ajoutés au programme initial. Ceci
a donné une grande impression de
dynamisme au cours de ce jubilé.
Jubilé
(J) ou Messe (M) Date
Ouverture 13 décembre 2015
Familles (J) 27 décembre 2015
Prêtres (J) 8 janvier 2016
Communications (J) 24 Janvier 2016
Vie Consacrée (M) 2 février 2016
Fiancés (M) 13 - 14 février 2016
Malades (M) 27 février 2016
Familles des détenus (M) 28 février 2016
24h pour Dieu 4 - 5 mars 2016 : 12h-12h
Hommes 19 mars 2016 : 9h - 17h
Fête de la Miséricorde 3 avril 2016
Enfants de Chœur (J) 17 avril 2016
Veillée pour ceux qui ont besoin de Consolation 5 mai 2016 (Ascension)
Renouveau Charismatique (J) 15 mai 2016, 18h au16 mai 2016, 18 h
Personnes atteintes de Handicap (J) 12 juin 2016
Elus (J) 17 juillet 2016, Sainte-Anne
Diacres (M) 10 août 2016, 18h30, Lamentin
Jeunes (J) 27 août 2016, Morne-Rouge
Santé (M) 10 septembre 2016, Gros-Morne
Jubilé des chorales (J) 24 septembre 2016, 9h-16h, Palais des Sports du Lamentin
Monde caritatif et œuvres d’action sociale (M) 15h : Messe, église de De Briant
Catéchistes (M) 1
er octobre 2016, 14h, église de De Briant
Jubilé des Migrants (M) 2 octobre 2016, 15h, Saint-Christophe
Monde de la pêche 22-23 octobre 2016, Saint-Pierre et Prêcheur
Equipes funérailles + pompes funèbres (M) 6 novembre 2016, 15h, Cathédrale
Pèlerinage des cinq portes 13 novembre 2016
Congrès des femmes 18-19-20 novembre 2016, Ferme Perrine
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 12
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La pastorale des sanctuaires a très
bien fonctionné, et on a pu compter
de nombreuses démarches jubilaires.
Les fidèles de la Martinique ont pris au
sérieux cette Année sainte.
Toutefois, pour être objectif et lucide, il
me semble qu'on soit passé à côté de l'un
des points importants de l'Année sainte.
Nous n'avons pas mis suffisamment
l'accent sur les œuvres corporelles et
spirituelles de miséricorde.
En effet, le pape François nous invitait à
redécouvrir les œuvres de miséricorde
corporelles et spirituelles que le
Catéchisme de l’Eglise Catholique nous
enseigne :La multiplicité d'actions a, en quelque
sorte, éclipsé cette redécouverte.
J'ai l'impression qu'on a parlé de ces
œuvres au début de l'Année sainte,
et non tout au long de l'Année. On a
beaucoup parlé de miséricorde certes,
et le thème du carême s'est appuyé
sur ces œuvres, il est vrai. Mais, à mon
sens, on n'a pas suffisamment insisté
sur les œuvres de miséricorde que nous
pouvions accomplir tout au long de
cette Année, pour ne pas dire tout au
long de notre vie chrétienne.
Toutefois, ce jubilé a permis une
re-dynamisation de notre Eglise, et
c'est un point positif. Il y a d'ailleurs,
sans aucun doute, des événements qui
seront reconduits. Pensons au Jubilé
des hommes qui sera reconduit dans
une certaine forme. Il y a également les
24 heures pour le Seigneur qui pourront
être rééditées. Et n'oublions pas que le
plan pastoral « ECCLESIA'M 2020 ! »
est né au cœur de ce Jubilé, et en est le
fruit. Les futures JCJ 2018 (Journées
Caribéennes de la Jeunesse) qui se
dérouleront en Martinique, en sont
un autre.
Il nous reste maintenant à vivre le Jubilé
du monde de la pêche (en octobre),
et celui des équipes funérailles (en
novembre).
enseigne :
•
Donner à manger à ceux
qui ont faim
•
Donner à boire à ceux
qui ont soif
•
Vêtir ceux qui sont nus
•
Abriter les étrangers
•
Visiter les malades
•
Visiter les prisonniers
•
Ensevelir les morts.
7 œuvres de
Miséricorde corpor\.elle
•
Conseiller ceux qui ont
besoin
•
Instruire les ignorants.
•
Exhorter les pécheurs
•
Consoler les affligés
•
Pardonner les offenses
•
Supporter les personnes
ennuyeuses
•
Prier Dieu pour les vivants et
les morts.
7 œuvres de
Miséricorde spirit\.uelle
Jubilé des hommesJubilé des hommesJubilé des hommesJubilé des hommes
Jubilé des fiancésJubilé des fiancésJubilé des fiancésJubilé des fiancés Messe des maladesMesse des malades
Le Jubilé de la Miséricorde s'achève,
mais s'ouvre pour nous ce formidable
chemin synodal. Notre Eglise ne doit
donc pas baisser les bras, mais plutôt
se retrousser les manches.
En avant pour Montrer Jésus
partout en Martinique et au-delà,
personnellement et en Eglise .
Père Catayée, Vicaire épiscopal,
chargé de l’organisation
du Jubilé de la Miséricorde
■
Jubilé des prêtresJubilé des prêtres
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Nombre de fidèles n’hésitent pas
à exprimer, avec insistance leurs
déceptions par rapport à certains
aspects de nos communautés
ecclésiales :
• « Elles ne sont pas accueillantes »,
• « On ne nous enseigne pas suffisam-
ment la Bible dans nos paroisses »
• « On est surtout attaché aux
dogmes »,
• « On y est un peu anonyme, perdu
dans la masse (messe du dimanche),
et après plus rien,
• « Le voisin du dimanche fait comme
si il ne vous reconnaissait pas dès
le lundi ».
Sa ou lé fè mon chè … éti ou ka alé
épi sa ? … (tchip) !
• « La dame responsable du catéchisme se prend pour qui ?
Non mais… elle me prend pour son
enfant ! »
• « Moi aussi j’étais à la chorale, mais j’ai laissé, trop de cancans, trop de
chefs !»
La liste pourrait être très longue et
selon la situation, on peut estimer ces
remarques plus ou moins fondées.
Peu importe, elles méritent notre
attention.
Il ne s’agit pas de tout remettre en
cause de manière systématique.
Ces remarques ne doivent pas non
plus freiner la motivation de tous
ceux qui, sur le terrain, travaillent
à l’évangélisation en essayant
d’apporter quelques innovations
(forums, expériences en petites
communautés, cellules de prière…).
Il s’agit de s’interroger avec sérénité
autour des questions que soulèvent
ces remarques : la formulation
de l’annonce du salut, la mise en
place de nouvelles pastorales, le
problème de l’accueil, les notions de
reconnaissance et de responsabilité.
On ne saurait aborder toutes ces
questions dans un seul jet. Procédons
par étapes.
Nous nous limiterons cette
année aux deux derniers points :
reconnaissance et responsabilité.
a) Que recouvrent ces deux
notions ?
L’homme semble toujours en quête de
reconnaissance. Il est prêt à accepter
des responsabilités pour atteindre
ses objectifs. Est-ce un besoin si
vital ? Peut on en déduire que ce
besoin participe à son avènement
et à son accomplissement, et par
quel processus ? (Reconnaissance et
responsabilité – Regards croisés)
b) Qu’en est-il dans la Bible ?
Dieu lui-même, en s’adressant à
l’homme dès les premières pages de
la Bible, lui confie la responsabilité
de la création.
En Genèse 3, après avoir accepté de
manger du fruit interdit, l’homme
rejette toute la responsabilité de la
faute sur la femme (que Dieu lui a
donnée).
En Genèse 4, Caïn, interrogé par Dieu
au sujet d’Abel répond : « Suis-je
le gardien de mon frère ? » alors
qu’il vient de commettre le premier
fratricide de la Bible. (Reconnaissance
et responsabilité dans la Bible).
c) Comment ces réalités sont vécues
au sein de nos communautés
ecclésiales ? (Pratiques ecclé-
siales)
d) Peut-on faire évoluer certaines pratiques ? (Perspectives)
Pour ces types de réflexion, nous
restons fidèles à notre fonctionnement
habituel du mercredi soir, de 18 h à
20 h :
Quatre centres : Rivière-Salée, Sainte-
Marie, Bellevue, Saint-Pierre
Quatre pôles de réflexion avec des
intervenants différents.
Frères et sœurs,
la formation diocésaine fait, elle aussi, sa rentrée.
Trois formules vous sont proposées comme l’année
dernière :
1. Formule du mercredi
La lettre du Délégué Épiscopal en charge de la formation
1. Formule du mercredi
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 14
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1er semestre : Psychologie de l’adulte
les 6, 20 et 27 octobre
les 10, 17 et 24 novembre
le 1
er, le 15 et le 22 décembre
les 5, 19 et 26 janvier
Tarif : 70
- Tout public
2
ème semestre : Spiritualité
le 16 février
les 9, 23 et 30 mars
les 6 et 27 avril
les 11 et 18 mai
le 1
er et le 8 juin
Ce calendrier est susceptible de subir des
modifications en fonction des disponibilités
de l’Archevêque.
Tarif : 70
- Tout public
Inscriptions auprès de Jeanne Potiron
au 0696 16 08 55, ou sur place
Ce parcours est réservé aux étudiants inscrits en
parcours universitaire, en partenariat avec la faculté
de Lyon. Dans le cadre de cette formation une session
sur Saint Paul est prévue dans la première quinzaine
du mois de février.
Cependant, elle pourrait être ouverte à un plus large
public (à déterminer avec l’intervenant).
Inscriptions auprès de Jeanne Potiron
au 0696 16 08 55
5 oct. - 12 oct.
26 oct. - 9 nov. 23 nov. - 30 nov.
7 dec. - 28 déc. 18 jan. - 25 jan.
15 fev. - 22 fev. 3 mai - 10 mai
24 mai - 31 mai
Saint-Pierre Reconnaissance
et responsabilité dans la Bible Reconnaissance
et responsabilité Regards croisés Pratiques ecclésiales
Perspectives
Bellevue Reconnaissance
et responsabilité Regards croisés Pratiques ecclésiales
PerspectivesReconnaissance
et responsabilité dans la Bible
Sainte-Marie Pratiques ecclésiales
PerspectivesReconnaissance
et responsabilité dans la Bible Reconnaissance
et responsabilité Regards croisés
Rivière-Salée PerspectivesReconnaissance
et responsabilité dans la Bible Reconnaissance
et responsabilité Regards croisés Pratiques ecclésiales
CENTRESDATE S
2. Formule du jeudi
\b. Formule du DUET
Le tableau qui suit résume le déroulement de la formation.
Nous vous souhaitons une année de formation fructueuse.
Tarif : 70
- Tout public - Inscriptions sur place
Hugues Lafine
Délégué de l’Evêque pour la formation
■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 15
Page 16
A Saint\bJoseph, avec la rentrée, une page se
ferme pour laisser place à une autre.
En effet, le 14 juillet dernier, le père Emmanuel
Saint\bHonoré, à la tête de la paroisse depuis
11 ans, a rassemblé les membres du comité
paroissial en récollection pour faire le bilan de
l’année et renouveler leur engagement dans
leurs missions respectives.
Paroisse de Saint-Joseph
Rentrée ecclé\biale 2016
A
la fin de la session ecclésiale 2016, le curé a été appelé à
la paroisse de Rivière-Pilote par notre Archevêque David
Macaire. Aussi a-t-il préparé en douceur les fidèles à son
départ lors des dernières messes précédant les vacances, puis au
cours d’une manifestation d’adieu tenue en son honneur. Il fut
toujours bien entouré et ovationné. Les moments passés avec lui
furent très émouvants.
Aujourd’hui, la rentrée est effective et une nouvelle page est ouverte.
Un autre curé, le père Wilfried Bannais a pris ses fonctions.
« Après six ans de mission dans les paroisses Josseaud/Rivière-
Pilote, annonce-t-il lors de la messe d’ouverture du 5 septembre
dernier, j’ai la joie d’être accueilli aujourd’hui dans votre paroisse
à Saint-Joseph, pour une nouvelle mission en CDI que notre
Archevêque, Mgr David Macaire, m’a confié».
Déjà, le nouveau curé a pris ses marques et les paroissiens
apprennent à le connaître. La transition se fait normalement et
le mot d’ordre est donné : ce que l’Eglise attend du chrétien est
de : « vivre vraiment l’Eucharistie et faire vivre le Christ en nous,
dans nos familles et nos quartiers par des actions bien réelles».
« Nous allons donc travailler ensemble à l’organisation de notre vie
chrétienne et paroissiale, pour la gloire du Christ, sous l’impulsion
de l’Esprit Saint».
Monique Saingré, paroisse de Saint-Joseph ■
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 16
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C
ette année, la Semaine
Missionnaire Mondiale se
déroulera du dimanche 16
au dimanche 23 octobre. Elle ouvre
à la dimension universelle de l'Eglise
et répond à un triple objectif :
- S’informer sur la vie des communautés
chrétiennes à travers le monde ;
- Prier pour la Mission ;
- Faire un geste de partage en faveur du Fonds Missionnaire Mondiale.
En cette période de fin de l’Année
du Jubilé de la Miséricorde, arrive
le temps de la mise en œuvre de ce
que nous avons découvert. Pendant
le Jubilé nous avons eu l’occasion
de cheminer, de vivre et de mieux
comprendre ce qu’est la Miséricorde
de Dieu. Vient le temps de la mise
en œuvre. Le thème choisi nous y
engage et nous appelle à témoigner
de la Miséricorde de Dieu pour tous
les peuples.
La mission…
Va, je t’envoie ! La mission c'est le fait
d'être envoyé. On l'a souvent compris
comme l'envoi de missionnaires dans
des terres lointaines. Aujourd'hui,
on conçoit le fait d'être missionnaire
comme proprement lié au fait d'être
baptisé. Annoncer l'Evangile est, en
effet, la mission de tout baptisé. Le
baptême invite à prier, témoigner de
sa foi et exercer la charité : les piliers
de la vie chrétienne.
Être missionnaire, c’est donc la
vocation de tout baptisé, ce à quoi
Dieu appelle chacun de nous, et
pas seulement les "curés" ou les
"religieux" ! La Bible ne peut être plus
claire (1 Co 9,16) : "Annoncer l’Evangile
n’est pas pour moi un titre de gloire ;
c’est une nécessité qui m’incombe.
Oui, malheur à moi si je n’annonçais
pas l’Evangile."
Les missionnaires participent à la
mission du Christ et sont envoyés au
nom de Dieu au milieu des hommes.
On peut être aussi missionnaire
sans sortir de son environnement
immédiat (Madeleine Delbrêl), de son
carmel (Ste Thérèse de l’Enfant Jésus).
(http://www.eglise.catholique.fr/)
Le départ de missionnaires quittant
leur famille, leurs amis, leur pays,
leur langue, leur culture... ne devrait
pas nous laisser indifférents. Ils nous
montrent l’exemple de notre propre
appel (vocare = appeler ) : témoigner de
notre Foi en Jésus, Christ, Fils de Dieu,
mort et ressuscité pour nous.
Voilà notre Foi ! Il nous a sauvés de la
mort, et nous invite à participer à sa
Vie divine, à aimer en plénitude, à être
des témoins !
Notre vocation à tous, c’est la sainteté :
"n’ayez pas peur d’être les saints du 3e
millénaire", nous rappelait le pape Jean-
Paul II. A force de vouloir être ouverts
sur le monde, nous oublions que, si
nous sommes dans le monde, nous ne
sommes pas du monde (Jn 15,19). Ainsi,
n’ayons pas une Foi molle en Dieu, sans
conviction, nonchalante. N’oublions
pas qu’Il est Amour. N’hésitons pas
à plonger dans l’océan de tendresse
où le Seigneur nous attend, sous le
bienveillant regard de la Vierge Marie.
La Mission n’est pas réservée à des
spécialistes, à des professionnels de la
Foi ; elle est l’affaire de chacun. " Allez
donc, de toutes les nations faites des
disciples, les baptisant au nom du Père
et du Fils et du Saint Esprit. " (Mt 28,19).
Parler de Jésus, ce n’est pas pour se
La Mission, l’annonce de l’Evangile, se vit ici et ai\2lleurs. Elle nous concerne tous !
Le Jubilé de la Miséricorde donne à la 90
ème Journée Missionnaire Mondiale du 23
octobre 2016, une lumière particulière. Disciples\bmissionnaires, nous sommes
invités à « annoncer la Miséricorde ». Toute l’Église catholique fête en même temps
la Journée Missionnaire Mondiale. Temps de communion, où chaque paroisse se
mobilise dans la p\2rière et la charité.
Missionnaire…
ici ou ailleurs
Regard\b croi\bé\b \bur la mi\b\bion DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 17
Page 18
mettre en valeur, mais au contraire
pour s’effacer derrière Lui.
Notre monde a besoin d’une Parole
exigeante, forte, et vraie. Une Parole
qui aime. Jésus lui-même. Une Parole
vivante : Jésus ressuscité. Une Parole
qui élève, qui nous prend là où nous
sommes, et qui nous rend notre
dignité : "Personne ne t’a condamnée ?
Personne, Seigneur. Moi non plus, je
ne te condamne pas, va ! Désormais,
ne pèche plus. " (Jn 8,10-11).
Voilà ce dont nous avons besoin, de
cette parole d’amour. "Alors Jésus fixa
sur lui son regard et l’aima. " (Mc 10,21).
Puissions-nous, Chrétiens, poser un
regard d’amour sur ceux que nous
croisons, à l’exemple du Christ. Et
quand nous pouvons agir, agissons !
Ne restons pas à regarder le ciel
et les nuages (cf. Ac 1,11). Agissons
avec Amour, donc avec fermeté et
miséricorde (qui prend la misère du
cœur, la partage), par Amour, et dans
l’Amour.
(https://qe.catholique.org)
Nous ne sommes plus au temps où les
Français se sentaient responsables,
et partaient dans le monde annoncer
l’Évangile. Il y avait dans leur cœur
beaucoup de générosité, d’audace !
A l’évidence, les missionnaires d’hier
devaient « sortir », sortir de chez eux,
sortir d’eux-mêmes.
Les temps ont changé. Ils nous invitent
à aller à l’essentiel. L’essentiel, c’est
Dieu. Dieu Trinité. Dieu relation : Dieu
veut être en relation avec l’Homme,
tous les hommes, toutes les femmes.
Être missionnaire aujourd’hui, c’est
vouloir être « comme Dieu » : Être
relation.
C’est facile à dire. C’est héroïque à
mettre en œuvre.
Pour « être relation », il faut oser
rencontrer. Il convient de comprendre
l’autre, d’analyser sa culture. Ensuite,
s’imposer de traduire le fondamental
de la foi dans l’amitié et la culture de
l’autre, c’est-à-dire, dans ce qu’il peut
comprendre, ce dont il a besoin. Et ce
n’est pas tout.
Aujourd’hui, la mission s’appuie sur
nos communautés, sur le rayonnement
de leur prière et de leur entente,
sur leur ouverture et leur capacité
à se réformer pour accueillir, et
être au service, gratuitement. Etre
missionnaire, là où nous sommes, c’est
d’abord essayer d’être d’authentiques
chrétiens et se laisser précéder par
l’Esprit Saint en toutes choses…
(http://www.mission-universelle.catholique.fr/)
Missionnaire ici…
En face de la souffrance dans ce
monde, des immenses besoins que
nous voyons tous les jours, nous avons
en tant que chrétiens la vocation et le
devoir de ne pas rester indifférents,
mais d’agir en faveur des pauvres, des
malades, des étrangers, des enfants et
des exclus de tous ordres.
Le Samaritain nous a montré le chemin.
Il est allé jusqu’au point de se priver
de ses biens pour aider l’Autre. Il l’a
soigné, lui a prêté son âne, lui a fait
boire de son vin, lui a payé l’hôtel et
même s’est engagé à payer les frais
supplémentaires. Il fut prêt à faire le
sacrifice nécessaire pour une aide
efficace. Sommes-nous prêts à aller
jusque-là ?
Missionnaire là-ba\.s
II n’y a aucun doute que suivre Jésus ne
se limite pas seulement à une simple
confession de foi verbale, mais cette foi
s’exprime dans des actions concrètes.
Nos missionnaires d’aujourd’hui,
montrent que vivre l’Evangile et
annoncer le salut vont de pair avec le
soulagement de la pauvreté et de la
misère. Nous savons que les grandes
œuvres missionnaires, fondées pour
apporter l’évangile aux plus pauvres,
sont engagées dans l’éducation, la
santé, l’agriculture, l’engagement
social. Elles suppléent à bien des
déficiences étatiques et ne baissent
pas les bras. Elles indiquent les routes
à suivre vers un développement
raisonnable et durable du pays. Nos
missionnaires, qu’ils soient prêtres
ou laïcs, hommes ou femmes sont au
service de l’Homme au nom du Christ,
dans un profond respect.
(https://www.cath.ch/blogsf/etre-missionnaire-
aujourdhui-annonce-de-la-bonne-nouvelle-et-
engagement-social/)
La mission commence\.
au coin de la rue
Le Christ est à tous, Il est pour tous.
Nous ne pouvons donc pas garder
jalousement, comme un trésor, la
grâce que nous avons reçue…
Spontanément, la mission, on
l’imagine comme étant la Parole
que l’on doit porter au loin. Mais la
mission commence au coin de la rue…
Tous, nous avons constamment à être
évangélisés, à entendre de nouveau
la Bonne Nouvelle (…). Dans nos
églises, nous devons même être
missionnaires, dans nos aumôneries,
dans nos groupes, mais cela ne se
fera qu’à la condition que nous ayons
une base arrière solide. Cette base
arrière, nous pouvons l’appeler
« notre paroisse », avec la célébration
des sacrements, avec la Présence
réelle du Christ, la méditation de la
Parole, l’adoration du Seigneur dans
l’Eucharistie, la rencontre des frères.
Nous ne serons missionnaires, d’une
manière durable et efficace, qu’à
la condition que nous ayons une
vie chrétienne ordinaire solide,
sûre et stable. C’est pourquoi il est
extrêmement important que nous
soyons formés, que nous sachions
prier, que nous sachions nous balader
dans le livre des Evangiles et dans
la Bible tout entière, afin que nous
Regard\b croi\bé\b \bur la mi\b\bion DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 18
Page 19
puissions porter au monde la Bonne
Nouvelle.
(www.mavocation.org)
Une collecte le Di\.manche
de la Mission
Le 23 octobre 2016, plus d’un milliard
de chrétiens seront en communion
les uns avec les autres dans la prière.
Ce sera aussi l’occasion de partager.
Une collecte est faite à l’échelle
mondiale pour les besoins de la
mission : chacun verse selon ses
moyens et reçoit selon ses besoins.
“… j’ai eu faim et vous m’avez donné
à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez
donné à boire ; j’étais étranger et vous
m’avez recueilli ; j’étais nu et vous
m’avez vêtu ; j’étais malade et vous
m’avez visité ; j’étais en prison et vous
êtes allés vers moi.” (Matthieu 25)
Parlant de la Mission universelle
de l’Eglise, Saint Jean Paul II avait
écrit : C’est l’heure d’une nouvelle
imagination de la charité qui se
déploierait, non seulement à travers
les secours prodigués avec efficacité,
mais aussi dans la capacité de se faire
proche, d’être solidaire de ceux qui
souffrent, de manière que le geste
d’aide soit ressenti non comme une
aumône humiliante, mais comme un
partage fraternel.
La quête mondiale pour la mission est
un acte missionnaire. Elle permet à
l’Église de vivre, d’assurer sa mission,
sa croissance dans le monde et de
favoriser l’annonce de l’Évangile.
L’Église lui donne le statut de « quête
impérée », l’intégralité de la collecte
est transmise aux Œuvres Pontificales
Missionnaires qui ont la charge de sa
collecte et de sa distribution.
L’offrande est une contribution pour
soutenir la vie des prêtres dans
plus de 1 110 diocèses, construire
des chapelles, églises, lieux de
catéchèse (dans plus de 70 pays les
plus pauvres), assurer une formation
pastorale pour plus de 77 000
séminaristes et 220 000 catéchistes,
favoriser des projets d’éducation et
d’évangélisation.
(http://www.opm-france.org)
Pour terminer, retrouvons un message
de Mgr David Macaire, extrait du Mot
de l’évêque, du 10 octobre 2015 :
‘‘
’’
Un catholique est
quelqu’un qui dit OU I
à Dieu, maintenant et tout-
de-suite, sans tenir compte de
ses faiblesses et du regard du
monde sur lui. Un catholique
c’est toi, mon prochain.
A tous, je lance et relance
un appel pressant, l’appel du
Concile Vatican II, l’appel
des Papes. C’est un appel
qui vient de l’Esprit-Saint et
s’adresse à chaque chrétien
catholique. Allez en mission,
allez, allez ! Allez, mon
prochain, allez, allez !
Dieu, notre Père,
tu nous as révélé ton amour et ta miséricorde en ton Fils Jé\
sus-Christ. Nous te prions pour tous nos frères et sœurs en ce monde :donne à chacun de faire l’expérience de ta miséricorde et de trouver en Toi la source de l’espérance.
Dieu de miséricorde,
tourne vers nous ton regard de tendresse ;
pardonne-nous nos péchés, guéris-nous de nos égoïsmes et donne-nous la force d’aimer comme tu nous aimes !
Dieu d’amour,
envoie sur nous ton Esprit :
qu’il nous donne de témoigner de ta miséricorde et de l’annoncer au monde entier. Amen !
Prière de la Semaine Missionnaire Mondiale 2016
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 19
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Père Crépin, vous êtes missionné au sein de l’Aumônerie
nationale des Antilles et de la Guyane, comment
accueillez-vous cette mission ?
Je l’accueille comme un appel à me mettre au service
de mes frères et sœurs originaires des Antilles et de la
Guyane vivant dans l’hexagone, car dans l’Eglise, toute
mission confiée par ceux qui en ont reçu la charge, est
toujours un appel à servir. Le récit du lavement des pieds
nous le rappelle fort bien (Jn 13,1-16).
Pouvez-vous nous repréciser la mission de l’Aumônerie
nationale ?
L’Aumônerie nationale des Antilles et de la Guyane
(ANAG) assure un service d’accueil, d’écoute,
d’accompagnement et de formation des Antillais et
Guyanais vivant (ou de passage) en France métropolitaine.
En aidant ceux qui le souhaitent à consolider leur foi,
elle n’a pas pour mission de se substituer aux paroisses,
et encore moins aux diocèses. Au contraire, sa mission
première est d’aider les Antillais et Guyanais à s’insérer
dans la vie des Eglises locales, et à prendre une part active
dans l’annonce de l’Evangile. C’est d’ailleurs le cas dans
de nombreux diocèses, et particulièrement ceux d’Ile de
France. La création d’aumôneries Antillo-Guyanaises
dans plusieurs d’entre eux en est le reflet. En lien avec
les aumôneries diocésaines, les groupes de prière, et avec
l’accord des responsables diocésains ou paroissiaux,
elle assure des temps de prière, d’enseignement, des
pèlerinages, des célébrations eucharistiques. Elle prend
part aux célébrations de commémoration de l’Abolition
de l’esclavage.
Quelle est la priorité pour l’ANAG cette année ?
Cette année, pour répondre à la demande des évêques des
Antilles et de la Guyane, la priorité sera mise sur l’accueil
et l’accompagnement des jeunes venus en Métropole
dans le cadre des études, du travail, ou pour toute autre
raison. Comme le souligne Mgr Macaire : « Les jeunes
qui partent en Métropole et ailleurs sont livrés à eux-
mêmes en matière spirituelle… même les plus insérés
dans nos paroisses locales désertent la pratique dès les
premières semaines » (Cf. Le mot de l’Evêque, Revue
Eglise en Martinique n° 527 ou sur http://martinique.
catholique.fr/).
Beaucoup de jeunes ne connaissent pas l’ANAG.
Nous comptons donc sur tout un chacun pour
qu’ils en aient connaissance. Ils peuvent :
Nous contacter sans tarder au 01 42 80 09 00.
Prendre part aux rencontres mensuelles, le
premier vendredi de chaque mois (à l’église
des Buttes-Chaumont, 80 rue de Meaux, 75019
Paris - Métro ligne 5, station Laumière). La
première rencontre aura lieu le vendredi 4
novembre.
Constituer des groupes de réflexion et de
partage ; pour ceux qui ne peuvent se rendre à
Paris à cause de l’éloignement, contactez-nous
et l’ANAG planifiera des rencontres avec vous.
Nous aimerions relancer les aumôneries
dans les grandes villes universitaires.
Devant les nombreuses difficultés
rencontrées par un certain nombre de
jeunes, particulièrement les étudiants,
nous mettons à leur disposition un
numéro d’urgence : 07 68 86 42 74
Notez bien que ce numéro est réservé
uniquement aux jeunes et pour les cas
d’urgence. Pour toute autre démarche, passez
par le secrétariat de l’aumônerie. Merci de votre
compréhension !
Interview de Père Marcel Crépin
Délégué Epi\bcopal à l’Aumônerie de\b Antill\iai\b/Guyanai\b, en mi\b\bion à Pari\b
Regard\b croi\bé\b \bur la mi\b\bion
Interview de Père Marcel Crépin
DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 20
Page 21
Puisque vous faisiez allusion
aux rencontres mensuelles,
quels sont les temps forts
prévus pour cette année ?
Il y a bien sûr le rassemblement
du 11 novembre, à l’église
Saint Sulpice, dans le 6 e
arrondissement de Paris, à
partir de 13h30, où plus de
3000 Antillo-Guyanais, jeunes
et moins jeunes se retrouvent
aux côtés des évêques de
Martinique, de Guadeloupe et
de Guyane.
Cette année un temps fort est
prévu pour les jeunes avec
Mgr Macaire, le 12 novembre,
de 9h30 à 13h, à l’église des
Buttes-Chaumont, 80 rue de
Meaux, 75019 Paris. Les jeunes
pourront partager sur ce qu’ils
vivent… Venez nombreux !
Le 15 et le 30 avril deux
Conférences/débats avec
Gaétan Présent, au siège de
l’aumônerie, sur l’Avortement
et l’Euthanasie. Notre thème
d’année étant, CHOISIS
L’AMOUR, CHOISIS LA VIE !
Du 6 au 15 août, nous prévoyons
un Festival de la Foi.
Tous les autres temps forts
concernant les aumôneries
diocésaines, les groupes de
réflexion, de prière, seront
disponibles sur notre site internet
à partir du 1 er novembre.
Un dernier mot pour conclure ?
Avant de conclure, je voudrais
dire aux jeunes Antillo-
Guyanais qui viennent dans
l’hexagone pour les raisons
évoquées précédemment, qu’ils
sont nombreux à partir de leur
diocèse, riches d’un trésor qu’ils
ont reçu durant les années de
catéchisme, de cheminement,
dans leur famille, au contact
des communautés chrétiennes,
lors des nombreux temps forts
diocésains, et qu’il ne faudrait
donc pas qu’ils le dilapident
comme nous le voyons dans la
parabole du Fils prodigue (Luc
15, 11-32), ou ne l’enterrent,
comme dans cette autre parabole,
celle des talents (Mt 25, 14-30).
Je termine en vous rappelant que
pour mener à bien sa mission,
l’ANAG ne dispose que de très
peu de moyens et qu’elle compte
sur la générosité de tous. Que le
Seigneur vous bénisse !
■
Aumônerie Nationale
Antilles Guyane
5 bis rue de Mouzaia
75019 PARIS
+33 (0)1 42 80 09 00
Mardi et vendredi de 9h à13h
Mercredi 9h-13h 14h-17h
Mail : laumonerieag@wanadoo.fr
Site internet à partir du 1 er novembre :
http://aumonerieantillo-guyanaise.fr/
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 21
Page 22
99.5 - 101.3 et 105.3 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre,
ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France
Tél. : 05 96 71 86 04
Fax : 05 96 71 86 05
contact@radiosaintlouis.com
Pastorale des sanctuaires
COMMUNIQUÉ
Dans le cadre de la clôture de l’Année jubilaire, la pastorale des
sanctuaires, sous la responsabilité du père Patrick Alexis Phanor,
soutenue par le Père Christian Catayée, propose à tous ceux qui le
voudront de vivre 5 journées de prière et de jeûne (au pain et\
à l’eau
tiré du sac) au choix.
Thème
- 5 portes jubilaires
- 5 pierres de Marie proposées à Medjugorje
Aux intentions du diocèse, pour la paix dans le monde et pour vos intentions particulières.
Les dates au choix
- Samedi 22 octobre - Samedi 29 octobre
- Samedi 5 novembre - Vendredi 11 novembre Dimanche 13 novembre
(Fermeture des portes avec notre Évêque)
Chaque jour nous serons accompagnés par un prêtre du diocèse ou par un prêtre invité.
Le grand départ se fera à 5h du matin
Soit à Fort de France, ou soit au Lamentin, pour un lancement de la
journée à 6h au sanctuaire Notre-Dame de la Salette à Sainte-An\
ne.
Clôture aux environs de 18h30,
à la Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France.
Pour toute inscription et information, appeler la librairie de l’Immaculée conception du Lamentin au 0596 39 22 13
A partir du 10 octobre 2016
Les places sont limitées
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 22
Page 23
MARTINIQUE 40 €
GUADELOUPE 44 €
GUYANE 44 €
FRANCE et étranger 50 €
E g lise en MARTINIQUE N° 523REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUEL — 2,00 €8 mai 2016
La famille , « Potomitan »
de la société... et de l'Eglise !
lise MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE N° 523REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUEL — 2,00 €8 mai 2016
E g lise en MARTINIQUE
N° 525REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUEL — 2,00 €5 juin 2016
Oui le Seigneur est notre joie !
5 juinSortie exceptionnelle
de la prochaine édition le 26 juin 2016
Règlement à l’ordre de :
ARCHEVÊCHÉ DE
FORT-DE-FRANCE
Nous retourner ce bon,
accompagné de votre règlement à :
Eglise en Martinique
Boîte Postale 586
97207 FORT de France CEDEX
E g lise
en MARTINIQUE
La famille , «PPP de la société... et de l'Eglise ! PPP de la société... et de l'Eglise !
Oui le SSSeigneur est notre joie !Seigneur est notre joie !SSeigneur est notre joie !S
Nom : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
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Prénom : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
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Adresse : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
......
Mail : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
......................
Tél. : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
......................
Code Postal : .......................................................................\
....................................................................................................................
Ville : .......................................................................\
...............................................................................................................................\
.......................
Oui,
je m’abonne !
MEDIAS
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
Dimanche 9 octobre 2016
Transmission : la mission des aînés
Gran moun, grandes personnes, grands-parents, quelle que soit la façon dont nous les nommons, nos aînés\
demeurent
aujourd’hui, dans nos sociétés d’Outre-mer, le pilier de la famille, le roc sur lequel repose toutes nos fragilités. Cette
semaine, nous nous posons plus particulièrement la question de la transmission de la foi des grands-parents à
leurs petits-enfants... du lien particulier et privilégié qui existe entre eux. Danièle Ludon, que tout le monde appelle
Mamie Danièle, viendra sur notre plateau nous raconter comment elle prie avec ses petits-enfants. Quant à Jenny
Gomma, elle nous accueillera chez elle à Fort-de-France en Martinique, où elle a pris ses neveux et nièces sous son
aile, car tous ses petits-enfants sont en métropole.
Dimanche 16 octobre 2016
A l’occasion du bicentenaire de la rétrocession de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon à la France, Dieu m’est
témoin a choisi de consacrer une émission toute entière à l’archipel. Qui sont les Saint-Pierrais et les Miquelonais ?
Quels liens entretiennent-ils avec la France ? Comment les jeunes vivent-ils l'inévitable éloignement des études ?
L'âme chrétienne de l'archipel est-elle en train de disparaître ?
Dimanche 23 octobre 2016
On n’a pas attendu 70 ans ! Fort de ce titre anniversaire, le Secours catholique célèbre ses 70 ans cette année. 70 ans
d’actions menées dans toutes les régions du monde pour une soci\
été plus juste et plus fraternelle. Dieu m’est témoin
a choisi cette semaine de donner la parole à ce mouvement, qui grâce à ses initiatives, occupe souvent le terrain,
là où les autorités publiques font défaut. Pour en parler, nous irons, entre autres, dans le nord de la Martinique, au
Prêcheur, où des familles fragilisées peuvent passer des vacances grâce au Secours catholique.
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45, sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 octobre 2016 – n° 529 23
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Seigneur, nous t’aimons et nous t’adorons, mais augmente notre foi.
Que ton Esprit nous anime
et fasse de nous des missionnaires de ton amour dans notre monde
qui a tant besoin de te connaître.
