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2e Chantier de conversion pastorale :
Convertir la pastorale en Mission du parvis
ECCLESIA’M 2020 !
E g lise
en MARTINIQUE
N° 530
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUEL — 2,00 €
23 octobre 2016
Ouvrons les P ortes de nos paroisses !
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EDITORIAL
L
es textes de la liturgie de ce dimanche nous interpellent
sur notre orgueil et notre suffisance religieuse. Jésus
s’adresse à ceux qui se croient justes et qui méprisent
les autres.
Dieu ne fait pas de différence entre les personnes. Il écoute les \
pauvres en tout genre qui le prient. Il se soucie du juste, de celui
qui met sa confiance en Lui, qui crie vers Lui et L’appelle : « Un
pauvre a crié, Dieu l'écoute et le sauve ».
Aide-nous Seigneur à crier notre pauvreté ! Aide-nous à nous
convertir en profondeur.
Conversion, mission, renouveau… des mots qui sont des
fils conducteurs vers de nouvelles perspectives. La rubrique
Eglise universelle, reprend, en effet, un extrait du «Document
d'Aparecida », intitulé Conversion pastorale et renouveau
missionnaire des communautés, rédigé en 2007 par les évêques
d'Amérique Latine et de la Caraïbe, sous la direction du cardinal
Bergoglio (futur pape François). La vision est de bâtir des
communautés de disciples-missionnaires. Le pape n’a de cesse de
nous interpeler à cette conversion pastorale, notamment dans
notre manière d’agir et le changement des structures.
Convertir la pastorale en Mission du parvis. C’est le thème du 2
e
chantier du plan pastoral « ECCLESIA’M 2020 ! » que nous
présente Mgr Macaire dans cette édition. C’est un chantier
essentiel qui concerne toute l’Eglise catholique, nous dit l’évêque.
Un vaste chantier…
La fête de la Toussaint est proche. C’est l’occasion de rappeler
que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des
chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais
tous accessibles.
Dieu appelle chaque homme et chaque femme de manière unique,
quelle que soit la vocation, nous confirme d’ailleurs Gaëtan
Présent, séminariste Martiniquais, qui sera ordonné diacre le
30 octobre prochain, à Paris. Il nous parle de l’appel reçu…\
et
accueilli.
A une semaine du jour de prière pour les défunts, le 2 novembre,
Eglise en Martinique vous propose un dossier sur les Funérailles. Le
diacre permanent Serge Gélas, délégué diocésain à la P\
astorale
des funérailles, nous parle du rôle propre de la pastorale des
funérailles, essentielle dans la mission de l'Église à l'heure \
du
deuil.
En cette Journée mondiale des missions, Seigneur, éclaire ceux
qui se disent chrétiens afin qu’ils vivent dans le respect des
autres. Accorde-nous la grâce de reconnaître ceux qui sont
dans le besoin. Aide-nous aussi à être humbles, afin que nous
puissions devenir des instruments de Ton Règne.
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
MÉDIAS
Dossi\br : LES FUNÉRAILLES
EGLISE UNIVERSELLE
• 2 e Chantier de conver\bion pa\btorale :
Convertir la pa\btorale en mi\b\bion du parvi\b
• Tou\b\baint et Commémoration de\b fi dèle\b défunt\b
• Parole dominicale
• Gaëtan Pré\bent, futur diacre !
• La Pa\btorale de\b Jeune\b Pilotin\b (PJP) lance la Pa\btorale du parvi\b à Ca\be-Pi\rlote !
• Conver\bion pa\btorale
et renouveau mi\b\bionnaire de\b communauté\b
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ANNÉE SAINTE DE LA \SMISÉRICORDE
• Ô mort, où e\bt ta victoire ?
(1 Corinthien\b 15,55\r)
• Interview de Serge Géla\b, délégué diocé\bain à la Pa\btorale de\b funéraille\b
• La Vierge Pèlerine
aux Terre\b Sainville et à De Briant
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr
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2 e Chantier de conversion pastorale :
Convertir la pastorale en Mission du parvis
ECCLESIA’M 2020 !
Interview de Mgr Macaire
EEM : Monseigneur Macaire,
le deuxième chantier
d’ECCLESIA’M 2020 ! concerne la
CONVERSION MISSIONNAIRE
DE TOUTE LA PASTORALE. En
quoi cela consiste-t-il ?
Ce chantier est la mise en œuvre
pratique, dans la vie paroissiale, des
documents majeurs du Magistère de
l’Eglise ces dernières années. C’est un
chantier essentiel, qui concerne toute
l’Eglise Catholique. Récemment encore,
j’en ai parlé à Rome avec des évêques du
monde entier : de la Caraïbe, de France
ou d’ailleurs. En septembre, j’ai travaillé
pendant trois jours avec le clergé de la
Guyane sur cette problématique. Voici
quelques indications :
• Evangelii Nuntiandi de Paul VI,
Redemptoris Missio & Tertio Millenio
adveniente de Jean-Paul II n’ont cessé de
nous demander (« nous », c’est chaque
chrétien, chaque famille, chaque
paroisse, etc.) d’être fondamentalement
missionnaires.
• Le fameux Document d’Aparecida
en 2007, des évêques de l’Amérique
Latine et de la Caraïbe, consacre un
chapitre entier à ce qu’il appelle « la
conversion pastorale et le renouveau
missionnaire de nos communautés ». Il
déclare ceci, qui doit inspirer nos actions :
«Une ferme décision missionnaire doit
imprégner toutes les structures ecclésiales
et tous les plans pastoraux des diocèses, des
paroisses, des communautés religieuses,
des mouvements et d’autres institutions
de l’Église. Aucune communauté ne doit
se dispenser d’entrer résolument, avec
toutes ses forces, dans les processus
constants de renouveau missionnaire, et
d’abandonner les structures caduques
qui ne facilitent plus la transmission de
la foi » (Aparecida n°362).
• Le Synode sur la Nouvelle Evangélisation,
dans son message au monde du 26
octobre 2012, déclarait : « C’est à nous
aujourd’hui de rendre concrètement
accessibles des expériences d’Église, de
multiplier les puits auxquels inviter les
hommes et les femmes assoiffés, pour
faire rencontrer Jésus, véritable oasis
dans les déserts de la vie ».
• Et surtout la grande Exhortation
Apostolique Pastorale du pape François,
Evangelii Gaudium (la Joie de l’Evangile),
qui est le document pastoral majeur
du pape François : « Aujourd’hui, dans
cet “allez” de Jésus, nous sommes
tous appelés à cette nouvelle “sortie”
missionnaire. Tout chrétien et toute
communauté discernera quel est le
chemin que le Seigneur demande
pour sortir de son propre confort et
avoir le courage de rejoindre toutes les
périphéries qui ont besoin de la lumière
de l’Évangile » (EG n°20).
Il nous faut donc sans cesse traduire
en termes de structures et en actes
concrets cette volonté prophétique que
l’Esprit communique à nos pasteurs.
Notre pastorale doit devenir à 100%
missionnaire.
EEM : Pouvez-vous nous expli-
quer les raisons profondes de
cette « Conversion » Pastorale ?
Pourquoi !?
Parce que, en raison de circonstances
locales et mondiales, nous sommes
à un moment de notre histoire où
l’équilibre social peut basculer en
Martinique. Je l’ai expliqué dans
ma lettre pastorale. En parlant de la
LES RAISONS DE CE \rCHANTIER SYNODAL
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Une ferme décision
missionnaire
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Une ferme décision
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Une ferme décision
MOT DE L’EVÊQUE
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MOT DE L’EVÊQUE
peur, j’ai fait une référence implicite à
la Constitution Pastorale de Vatican II
« l’Eglise dans le monde de ce temps ».
Celle-ci commence par deux mots
« Gaudium et Spes » (les joies et les
espoirs), mais les deux autres mots qui
suivent sont plus importants, ce sont
ceux auxquels le concile va répondre :
« luctus et angor », « les angoisses et
les tristesses de ce temps ». Le concile
avait 50 ans d’avance. Car les angoisses
et les tristesses n’ont cessé d’augmenter
depuis. La violence semble croître dans
le monde et chez nous elle atteint un
paroxysme. Une sorte de « 3
ème guerre
mondiale » nous cerne et nous concerne.
Le monde, et notre petite Martinique
avec, est devenu une jungle. Il s’en
suit une panique sociale systématique
organisée par des puissances obscures
qui poussent le peuple à deux types
majeurs de (mauvaises) réponses :
la religion facile et la consommation
effrénée.
D’un côté, les mouvements religieux
ésotériques et sectaires se développent
comme autant de thérapies face aux
angoisses suscitées par la culture de
mort. Même certains chrétiens offrent
une religion où l’expérience de Jésus est
avant tout une recherche de consolation
personnelle et une fuite du monde.
D’autres systèmes plus ou moins
archaïques proposent quelques règles
morales, alimentaires et vestimentaires
simplistes et rassurantes, où se réfugient
les esprits trop tentés par le péché et la
violence…
L’autre choix, le plus courant et le plus
terrible, face à la terreur ambiante,
est de sombrer dans l’hédonisme et
la société de consommation. C’est
le fameux « mangeons et buvons car
demain nous mourrons » de saint Paul
aux Corinthiens… Tant de malheurs sur
les enfants de Dieu livrés à Mammon.
EEM : Et vous-même, Monseigneur,
comment voyez-vous les choses
pour la Martinique ?
Merci de me poser la question. J’ose
dire que même si le Magistère de l’Eglise
ne nous avait pas placés dans cette
dimension de la Mission, celle-ci s’avère
vitale, VI-TALE, (je pèse mes mots) pour
l’Eglise du Christ qui est en Martinique
aujourd’hui.
Soyons clairs. Les paroisses de Martinique
vont bien et même très bien. Elles sont le
Corps du Christ au milieu de la cité des
hommes ; elles sont vivantes, ferventes
et joyeuses. La plupart peuvent encore
surfer sur la vague pendant quelques
années. Mais le rivage s’approche !
Si l’Eglise s’endort, si nos communautés
paroissiales ne convertissent pas leur
pastorale en M ission, dès aujourd’hui,
si elles ne sont pas « en sortie » (comme
dit le pape François), elles laisseront les
femmes et les hommes de ce pays aux
mains des vampires dans des chemins
de perdition. Il y aura non-assistance
à peuple en danger. Les chrétiens
vieilliront alors tranquillement dans
l’Eglise, protégés par la foi, les pasteurs
et les sacrements. Ils tiendront la route et
auront bonne conscience, mais pendant
ce temps le monde se perdra, leurs
enfants et leurs petits-enfants avec !
Nous aurons à rendre des comptes
devant Dieu.
En Martinique, de grands mouvements
laïcs ont transformé durablement la
société et l’Eglise, et ont permis à des
milliers de personnes de rencontrer
Jésus et d’entrer dans l’Eglise, de faire
l’expérience de l’Esprit et de devenir
missionnaires. Il y a eu les Confréries, puis
l’Action Catholique à partir des années 50
et, plus tard, le Renouveau Charismatique
dans les années 80. Le temps est venu
pour les paroisses de s’interroger sur leur
dynamisme et leur capacité à poursuivre
cette mission que les mouvements ont
assumée et assument encore. Le pape
François insiste beaucoup sur ce point.
Je souhaite que le Conseil Presbytéral se
charge de ce dossier. On peut par exemple
imaginer qu’ un délégué « ECCLESIA’M
2020 ! » par paroisse soit nommé.
Ce délégué sera membre du Conseil
paroissial et adjoint du Curé pour engager
les mutations nécessaires. Il sera aussi le
correspondant paroissial du Secrétariat
Général, chargé de faire remonter les
difficultés, les progrès, les questions, les
suggestions.
EEM : Quelles sont les caractéris-
tiques de la mission des paroisses en
Martinique ?
C’est d’abord ce qu’on appelle une mission
du parvis ! C’est-à-dire que cette mission
ne consiste pas, pour l’instant, à aller vers
des étrangers ; elle ne nous demande pas
encore d’aller vers des gens des autres
religions ; elle nous invite avant tout à
accueillir ceux qui frappent à notre porte
ou qui sont debout sur le parvis sans entrer
dans nos églises.
Nos églises sont encore pleines (et encore
pas partout), mais il y a plus de 50%
d’enfants catéchisés, et un pourcentage
plus élevé encore de baptisés ; la pratique
est donc médiocre, en fin de compte !
D’un autre côté, des gens frappent à la
‘‘‘‘
Le temps est venu pour
les paroisses de s’interroger
‘‘
les paroisses de s’interroger
‘‘
les paroisses de s’interroger
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Mais le rivage s’approche !
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Mais le rivage s’approche !
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Mais le rivage s’approche !
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LES ATELIERS SYNODAUX
porte de l’Eglise pour se préparer au
mariage, demander des sacrements pour
eux-mêmes ou leurs enfants, pour faire
célébrer les funérailles de leurs défunts.
Jusqu’à aujourd’hui, nous ne considérons
pas assez cette situation comme une
opportunité missionnaire, un appel de
Dieu. Parfois, au contraire, nous avons
un accueil administratif qui ne demande
qu’un minimum d’implication, et de la part
des demandeurs, et de la part surtout des
responsables laïcs ou clercs de l’Eglise.
Il arrive même que des gens soient reçus
avec peu d’égard ! Cela nourrit un certain
ressentiment vis-à-vis de l’Eglise chez
ces catholiques non-pratiquants. Je sais
que tous ces frères et sœurs ne sont pas
simples, ni toujours très cohérents dans
leurs demandes et leurs choix de vie.
Mais, souvent, ce sont des jeunes adultes
et ils sont maintenus en dehors de la
communauté. C’est grave. Notre avenir
est en jeu.
Pourquoi, d’après vous, certains
apostasient, passent à une autre religion,
puis changent soudain de vie alors qu’ils
ne le faisaient pas chez nous ? ou d’autres,
fuyant la « religion », se perdent dans
l’oisiveté, la vie facile, l’alcool, la drogue ou
les milieux ésotériques !? Tout simplement
parce qu’ils ont été accueillis et se sont
sentis aimés… ailleurs ! On comprend
alors la volonté très ferme du pape
François d’un « état permanent de Mission
et non d’une simple administration ». Nous
souhaitons que nos paroisses « avancent
sur le chemin d’une conversion pastorale et
missionnaire, qui ne peut laisser les choses
comme elles sont » (EG n°25). C’est clair ?
EEM : C’est clair ! EEM :
Alors quels sont les ateliers que vous nous proposez,
Monseigneur ?
Trois gros ateliers. Les voilà :
➊ L’Accueil dans les paroisses, à l’église et au presbytère : pour établir
un dispositif d’accueil à l’église le dimanche et dans les presbytères :
(bureau, téléphone, site internet…), prendre en compte chaque
paroissien et répondre positivement à ses demandes.
➋ L’ouverture des portes des Paroisses : pour servir les pauvres,
décentraliser la vie paroissiale, établir des programmes paroissiaux
d’évangélisation (cours Alpha ?), créer des groupes bibliques, proposer
un catéchuménat pour tous et confier des ministères aux jeunes adultes.
➌ La Conversion des structures : pour renouveler régulièrement les
cadres et les missions des laïcs, systématiser les Petites Communautés
Ecclésiales, et notamment les communautés de quartier.
EEM : Peut-on entrer dans le
détail de votre réflexion ?
Oui. Je souhaite qu’il y ait une véritable
conversion des comportements
d’accueil dans nos églises et nos
presbytères. C’est l’élément central de
cet atelier, et peut-être même de tout
le plan ECCLESIA’M 2020 ! :
L’accueil dans les paroisses, dans
les églises et dans les presbytères.
Demain matin, si Jésus visite une
de nos paroisses sous les traits de
quelqu’un de mauvaise vie, si Marie-
Madeleine débarque en pleurant
ou si Matthieu le débauché arrive
au presbytère, comment seront-ils
accueillis ? Cette question me fait
trembler. Mais je tremble plus encore
pour les « vrais gens » qui arrivent
à la messe ou au presbytère et qui
ne sont pas des chrétiens habitués.
J’ai peur pour eux. Sur qui vont-ils
tomber ? comment seront-ils reçus ?
va-t-on leur expliquer les choses avec
patience s’ils font des demandes qui
ne correspondent pas à nos critères ? Si
quelqu’un vient ou revient à la messe
pour la première fois, va-t-il avoir au
moins un frère ou une sœur pour
lui sourire, lui parler, lui demander
« comment il va » ? ou va-t-il faire face
à « des chrétiens qui semblent avoir un
air de Carême sans Pâques » comme dit
le pape François (EG n°6) !? Pour aider
les communautés à progresser en ce
sens, je demanderai d’ici quelques
mois à des « inspecteurs » anonymes,
comme pour le guide Michelin, d’aller
évaluer l’accueil dans chaque lieu
d’Eglise !
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Si Jésus visite
une de nos paroisses…
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une de nos paroisses…
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une de nos paroisses…
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MOT DE L’EVÊQUE
EEM : Concrètement, comment
cela doit-il se traduire selon vous ?
Voilà quelques éléments que j’espère
voir mis en place d’ici 2020 :
Un dispositif d’accueil à l’église :
Au moins pour chaque messe, il pourrait
y avoir une équipe d’accueil souriante et
qui va au-devant des gens, surtout des
inconnus et des marginaux, un bureau
d’accueil habilité à donner tous les
renseignements, une cellule d’écoute
pour ceux qui auraient quelques
détresses à confier ou besoin d’une
écoute particulière, des personnes
formées aux premiers secours
disponibles et des infrastructures
indispensables comme des WC
propres ! Certains dimanches, même
si nous sommes des centaines (raison
de plus !), on gagnerait à rompre
l’anonymat ; les paroissiens pourraient
porter une étiquette avec leur prénom.
C’est quand même inadmissible qu’on
ait pris l’habitude d’être des anonymes
à la messe alors que sur internet, sur
les plateformes téléphoniques, dans
les soirées, dans l’avion ou dans les
magasins, les gens vous appellent par
votre nom ! Déjà certaines paroisses
organisent de temps en temps des
« bwè-mangé » communautaires. Je
pense que, de façon simple, conviviale
et gratuite, des repas ou des apéros,
des agapes fraternelles peuvent être
partagés de temps en temps à la sortie
des messes, pour que tous puissent
échanger et se connaître. Je sais que ce
n’est pas dans notre culture antillaise
de rester après la messe (même pour le
prêtre), mais la culture évolue : d’autres
populations s’installent chez nous (ne
serait-ce que les touristes) et il y a de
plus en plus de personnes seules dans
le pays ; tout le monde n’a pas une
famille à retrouver le dimanche (… et
ça non plus, ce n’était pas dans notre
culture !).
Une équipe de Caritas (des membres du
Secours Catholique ou de Saint-Vincent
de Paul) à chaque messe pourrait se
tenir d’astreinte pour porter de l’aide
aux nécessiteux qui viendraient à nous
demander un secours.
EEM : Tout se passe à l’église et à
la messe ?
Non. Le presbytère est souvent le
premier contact pour ceux qui ne
connaissent rien à la vie paroissiale. C’est
donc un lieu majeur de cette pastorale
paroissiale du parvis pour ceux qui sont
loin ou qui se sont éloignés de l’Eglise.
J’insiste donc sur…
Le bon accueil dans les presbytères.
Les locaux qui reçoivent le public,
l’accueil téléphonique, la gestion du site
internet, les procédures d’inscription au
catéchisme ou à tout autre service… tout
doit être repensé en vue de l’accueil des
personnes les plus éloignées de l’Eglise.
Certaines paroisses font des efforts sur
ce point. Mais il faut généraliser cet élan.
Il est inadmissible qu’on reçoive parfois
chez nous un accueil moins chaleureux
que dans les administrations ou les
magasins. C’est une honte pour le
Christ. Je me montrerai sévère envers
les personnes (bénévoles ou salariées)
qui donneraient un contre-témoignage
pendant un service qui représente toute
la communauté chrétienne. Cela vaut
aussi et en premier lieu pour les prêtres.
Il faudra donc que soient formés à
l’accueil du public tous ceux qui doivent
exercer ce ministère.
D’ores et déjà, je demande qu’on
accueille chacun avec amour et patience,
notamment les personnes compliquées,
éloignées de l’Eglise ou qui se montrent
désagréables. Seuls les prêtres, en tant
que pasteurs, peuvent refuser des
demandes. Si une requête semble
incongrue ou en dehors des règles, les
responsables doivent répondre : « je
ne crois pas que ce soit possible, nous
allons demander au curé ». Je souhaite
aussi que les gens sachent clairement
où et quand ils peuvent voir leur
prêtre sans avoir à subir un parcours
du combattant.
Un très bel acte pastoral consiste
en l’établissement d’une liste de
paroissiens : Je pense qu’à l’heure des
réseaux sociaux, des facebook et des
whatsapp ou tout simplement des
emails, chaque personne ou chaque
famille pourrait s’inscrire dans une
paroisse. Ainsi chaque fidèle pourrait
confier ses coordonnées, ses centres
d’intérêt, ses disponibilités, ses attentes
vis-à-vis de la communauté. Il aurait aussi
la possibilité de faire des remarques
et des propositions au pasteur et aux
responsables. On organiserait des
réunions d’accueil pour les nouveaux
paroissiens 2 à 3 fois par an avec les
prêtres et leurs collaborateurs.
EEM : Une fois que les gens sont
accueillis, on continue comme
avant ? Quelques sourires suffi-
ront-ils ?
C’est déjà ça ! Mais, je suis d’accord,
il faudra aller plus loin et modifier le
fonctionnement et les propositions
Un dispositif d’accueil à l’église :
Au moins pour chaque messe, il pourrait
Le bon accueil dans les presbytères.
Les locaux qui reçoivent le public,
réunions d’accueil pour les nouveaux
paroissiens 2 à 3 fois par an avec les
prêtres et leurs collaborateurs.
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Qu’on accueille chacun
avec amour et patience
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Qu’on accueille chacun
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Qu’on accueille chacun
avec amour et patience
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avec amour et patience
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Ouvrir les portes
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Ouvrir les portes
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Ouvrir les portes
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paroissiales. Aujourd’hui, on est
trop centré sur nous-mêmes, sur
les paroissiens déjà fidèles, sur
les locaux déjà existants, sur les
horaires déjà en place. Je préconise
une opération portes ouvertes
dans les Paroisses. Je n’ai pas dit
une « journée portes ouvertes » (ce
serait déjà pas mal), mais une véritable
« culture de la porte ouverte » ! Les trois
derniers papes nous ont tous demandé
d’ouvrir les portes de l’église sans
crainte : pour laisser entrer Jésus (Jean-
Paul II), pour laisser entrer les gens
du parvis (Benoît XVI) ou pour sortir
nous-mêmes dans le monde (François).
Déjà, dit le pape François, « un des
signes concrets de cette ouverture
est d’avoir partout des églises avec
les portes ouvertes. De sorte que, si
quelqu’un veut suivre une motion de
l’Esprit et s’approcher pour chercher
Dieu, il ne rencontre pas la froideur
d’une porte close » (Evangelii Gaudium,
n° 47). Ouvrons les portes pour qu’un
grand mouvement catéchuménal,
le plus large possible, fasse revenir
les catholiques dans leur Eglise. Non
pas de force, avec des « tu dois », «
il faut », mais joyeusement, parce
qu’ils se sentiront accueillis et aimés.
Ouvrons les portes pour sortir et
élargir la vie paroissiale. Elle ne doit
plus se cantonner aux bâtiments autour
de l’église et du presbytère, mais se
répandre dans les quartiers et les
maisons et même les rues. Elle ne doit
plus continuer à être ultra-concentrée
sur la messe du dimanche, mais se
prolonger dans bien d’autres réalités
toute la semaine (dont l’Eucharistie
dominicale restera toujours la source
et le sommet, mais non le tout).
EEM : Que demandez-vous aux
paroisses ?
Organisons et proposons des
programmes paroissiaux d’évan-
gélisation (par exemple les cours
ALPHA qui ne sont pas encore
introduits en Martinique et qui ont
fait leurs preuves dans beaucoup de
pays). Il s’agit de temps de formation
sur quelques semaines en fonction
des besoins. La culture du Voir-Juger-
Agir prend ici toute son ampleur. Si on
s’aperçoit qu’il manque de catéchistes,
que les jeunes de la rue ne sont pas
évangélisés, que les hommes restent
au fond de l’église ou que les ados sont
victimes de la pornographie, etc. on
commence par arrêter de se plaindre et
de critiquer ! Puis le curé et ses équipes
doivent monter intelligemment des
programmes (une soirée à plusieurs
semaines) qui seront adaptés à chaque
public dans les horaires comme dans le
contenu (film, témoignage, sortie, etc.).
Il en sera de même pour la préparation
aux sacrements.
J’aimerais que des groupes bibliques
voient le jour le plus largement
possible. Les fidèles auraient la
possibilité de participer chaque
semaine, avec des horaires adaptés, à
un groupe de lecture biblique animé
par des personnes compétentes (avec
tous ceux qui se forment actuellement
dans le diocèse, j’espère pouvoir
missionner officiellement pour ce
faire des catéchistes pour adultes ).
Une méthode mise en place par
Mgr Emmanuel Lafont, évêque de la
Guyane et responsable pour la Caraïbe
de l’Animation Biblique de la Pastorale,
pourra être utilisée. Il existe une grande
exposition sur la Bible que plusieurs
diocèses ont déjà reçue avec grand
profit ; cela pourrait être un point de
départ. Je compte aussi former dans
une « école » un certain nombre
de ministres de la prédication pour
prêcher, enseigner et suppléer les
prêtres et les diacres (en dehors de la
messe bien-sûr). Il faudra que toujours
et partout on rappelle aux fidèles le
kérygme qui fonde notre foi en Jésus-
Christ : son incarnation, sa passion, sa
mort et sa résurrection.
Les groupes de catéchuménat
pourraient aussi s’étendre. Cela
nécessitera de repenser la durée de
la formation des catéchumènes et de
l’accompagnement des néophytes
(le catéchuménat est trop long et
le néophytat trop court). Déjà, j’ai
demandé que toute formation
catéchuménale passe par une retraite
fondamentale au Foyer de Charité ;
on devrait aussi réfléchir à ouvrir ces
groupes à davantage de fidèles. Ils
deviendraient alors des groupes de
formation permanente pour tous.
EEM : La dimension paroissiale
est-elle la seule possibilité d’être
en Eglise ?
A chaque paroisse, je demande une
vraie conversion des structures
missionnaires.
Le renouvellement régulier des
cadres et des missions des laïcs
de la paroisse permettra d’éviter la
cléricalisation des laïcs qui détiennent
des postes pendant des années. Autant
que possible, on fera en sorte de
préparer des remplaçants. Je demande
aussi de privilégier le ministère des
jeunes adultes et des actifs. Les
pasteurs devraient leur donner la
priorité (et non l’exclusivité) car ils sont
trop peu présents parmi les cadres
paroissiaux. Attention, pour leur faire
de la place, il ne faudra pas seulement
remplacer les plus anciens. Il faudra
réformer les horaires, les rythmes, les
méthodes et les objectifs. Il est certain
que le groupe du Rosaire ne pourra pas
se réunir à la salle paroissiale le lundi
matin à 9h30 s’il est dirigé par une jeune
mère de famille célibataire de 35 ans !
n° 47). Ouvrons les portes pour qu’
grand mouvement catéchuménal ,
le plus large possible, fasse revenir
semaine, avec des horaires adaptés, à
un groupe de lecture biblique animé
par des personnes compétentes (avec
Le renouvellement régulier des
cadres et des missions des laïcs
de la paroisse permettra d’éviter la (Evangelii Gaudium,
n° 47). Ouvrons les portes pour qu’ un n° 47). Ouvrons les portes pour qu’ un
grand mouvement catéchuménal
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MOT DE L’EVÊQUE
La Paroisse est essentielle car elle
fédère toutes les autres réalités. C’est
la paroisse qui a un pasteur (le « curé »)
et qui offre les sacrements du salut et
leur préparation. Mais elle ne suffit pas
en tant que dimension communautaire
et familiale. On a déjà parlé de la famille.
Je voudrais aussi insister sur une autre
dimension capitale de la vie chrétienne :
Les Petites Communautés Ecclésiales
(PCE) sans lesquelles aucun baptisé ne
vit vraiment la vie chrétienne. Cela est
vrai pour tous, même pour les prêtres
et l’évêque. Appartenir à une PCE est
un élément d’autant plus nécessaire
aujourd’hui que les deux autres
dimensions de la vie chrétienne, la
paroisse et la famille, l’une trop grande et
l’autre blessée, n’assurent pas toujours
leur rôle. L’objectif est que chaque
chrétien adulte, chaque famille ait la
possibilité d’appartenir à une PCE.
EEM : Pouvez-vous définir plus
clairement ce que vous entendez
par PCE ?
J’appelle PCE tous les groupes qui
correspondent à la définition suivante :
un groupe à taille humaine (moins de
50 personnes) dont les responsables
sont formés et missionnés par une
autorité légitime, où l’on enseigne
régulièrement la foi catholique, où l’on
prie habituellement avec d’autres et
dans lequel chaque membre, connu
et reconnu, peut exercer un service ou
une responsabilité au nom de l’Evangile.
Ce principe concerne les chorales,
les aumôneries, les groupes des
différentes pastorales (artistes, hommes,
migrants…), les équipes de service
(liturgie, fleurs, visiteurs de malades,
lecteurs, Caritas…), les groupes de prière
du Renouveau, les équipes d’Action
Catholique, du Mouvement Chrétien
des Retraités et des Entrepreneurs et
Dirigeants Chrétiens, les mouvements de
la Pastorale Familiale, les communautés
nouvelles (Chemin Neuf, Emmanuel,
Chemin Néo-Catéchuménal), les Equipes
Notre-Dame, les mouvements de jeunes,
les groupes bibliques, la Légion de Marie,
les tiers-ordres (franciscain, dominicain
et autres), les groupes de la Prière des
mères, de la Croisade des pères, des
Hommes du Très-Saint-Sacrement, les «
groupes de combat » de Vie et Partage,
les Equipes du Rosaire, etc. et, bien
entendu, les Communautés de quartier.
Chacune de ces réalités vit selon ses
charismes propres. Mais je demande
que chaque responsable soit conscient
de la « charge d’âme » qui lui incombe
sous la responsabilité des curés (dans
les paroisses) et respecte un cahier des
charges minimum (prière, enseignement,
accompagnement des membres) ; et que
chaque fidèle s’interroge : quelle est ma
PCE !?
EEM : Avant, on insistait surtout
sur les quartiers, on parlait de com-
munauté de quartier ou de secteur.
Est-ce encore à l’ordre du jour ?
Plus que jamais. Mais nous sommes
dans une époque de réseaux autres
que territoriaux. Je me suis réjoui de
constater que plusieurs paroisses de
l’île fonctionnent, pour le plus grand
bien des fidèles, avec un réseau de
communautés de quartier. Je pense,
par exemple, à l’énorme paroisse du
Lamentin qui doit en grande partie
sa vitalité et son dynamisme aux
communautés de secteur. On voit aussi
comment des mouvements religieux
plus ou moins hétérodoxes envahissent
les quartiers où l’Eglise est absente.
C’est pourquoi les communautés de
quartier sont un enjeu majeur de nos
structures paroissiales ! Le Délégué
diocésain proposera des méthodes
de travail, des thèmes de réflexion, des
questionnaires de Carême ou d’Avent,
des rassemblements diocésains, des
formations pour les responsables…
D’ores et déjà, je demande que les
responsables paroissiaux veillent en
priorité à dimension de la structure de
l’Eglise en visitant les communautés
existantes, en nommant des « sentinelles
de quartier », en organisant des missions
ou des visites pastorales des quartiers
par les curés et les services paroissiaux,
en restaurant ou créant si nécessaire
des chapelles ou des salles communes,
en faisant appel aux communautés
comme le Chemin Néo-catéchuménal
pour développer des catéchèses et des
communautés dans les quartiers où cela
est nécessaire.
EEM : Monseigneur, ce plan est
riche !?
Oui et il me reste encore trois chantiers
à vous présenter ! Mais rassurez-vous.
D’abord, nous nous donnons au moins
jusqu’en 2020 pour mettre les choses
en place. Ce n’est pas pour demain
matin ! Ensuite, il ne faut pas que tout
le monde s’occupe de tout et que l’on
retrouve toujours les mêmes sur tous les
chantiers et tous les ateliers. Au contraire,
ce plan doit être l’occasion de solliciter
de nouveaux responsables, notamment
des jeunes et des hommes, et que
chacun s’en tienne à un seul service. Nos
Assemblées Synodales de 2017 seront
consacrées à l’organisation du travail.
Nous apporterons ce que nous avons
et c’est le Seigneur qui multipliera les
pains ! Alors tchimbé raid’ ! ■
‘‘‘‘
Quelle est ma PCE !?
‘‘
Quelle est ma PCE !?
‘‘
Quelle est ma PCE !?
‘‘‘‘‘‘‘‘
U
‘‘
ne autre dimension ne autre dimension
‘‘
ne autre dimension
‘‘
capitale de la vie capitale de la vie
‘‘
capitale de la vie
‘‘ chrétie nnenne
‘‘
capitale de la vie
‘‘
capitale de la vie
dimension capitale de la vie chrétienne :
Les Petites Communautés Ecclésiales
(PCE) sans lesquelles aucun baptisé ne
l’île fonctionnent, pour le plus grand
bien des fidèles, avec
communautés de quartier. Je pense,
par exemple, à l’énorme paroisse du
l’île fonctionnent, pour le plus grand
un réseau de
Je pense,
l’île fonctionnent, pour le plus grand
un réseau de
communautés de quartier. Je pense,
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 octobre 2016 – n° 530 8
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Conversion pastorale et
renouveau missionnaire des communautés
EGLISE UNIVERSELLE\r
C
ette ferme décision
missionnaire doit imprégner
toutes les structures
ecclésiales et tous les plans pastoraux
des diocèses, des paroisses, des
communautés religieuses, des
mouvements et d’autres institutions
de l’Église. Aucune communauté ne
doit se dispenser d’entrer résolument,
avec toutes ses forces, dans les
processus constants de renouveau
missionnaire, et d’abandonner les
structures caduques qui ne facilitent
plus la transmission de la foi.
La conversion personnelle réveille
la capacité de tout soumettre au
service de l’instauration du Royaume.
Evêques, prêtres, diacres permanents,
consacrés, laïcs, nous sommes appelés
à assumer une attitude de conversion
pastorale permanente, qui implique
de discerner “ce que l’Esprit dit aux
Églises”.
Les transformations sociales et
culturelles représentent naturellement
de nouveaux défis pour l’Église dans
sa mission de construire le Royaume
de Dieu. D’où la nécessité, en fidélité
à l’Esprit Saint qui la conduit, d’un
renouveau qui entraîne des réformes
spirituelles, pastorales ainsi
qu’institutionnelles.
La conversion des pasteurs nous
conduit aussi à vivre et à promouvoir
une spiritualité de communion et
de participation, en la proposant
comme principe éducatif partout là
où se forment l’homme et le chrétien,
et où se construisent les familles et
les communautés. La conversion
pastorale exige que les communautés
ecclésiales soient des communautés
de disciples missionnaires autour
de Jésus-Christ, Maître et Pasteur. De là,
naît l’attitude d’ouverture nécessaire
à la participation effective de tous
les fidèles à la vie des communautés
chrétiennes. Aujourd’hui plus que
jamais, le témoignage de communion
ecclésiale et la sainteté sont une
urgence pastorale qui s’inspire du
commandement nouveau de l’amour
(cf. Jn 13, 35)
Nous trouvons le modèle de ce
renouveau communautaire
dans les premières communautés
chrétiennes (cf. Act 2, 42-47), qui
surent chercher des formes nouvelles
pour l’évangélisation, en fonction des
cultures et des circonstances.
La conversion pastorale de nos
communautés exige de passer d’une
pastorale de simple conservation à
une pastorale vraiment missionnaire.
Lorsque “l’unique programme de
l’Évangile” façonne nos communautés,
l’Église se manifeste comme une mère
qui vient à la rencontre, une maison
accueillante, une école permanente
de communion missionnaire.
Le projet pastoral du Diocèse, doit
être une réponse consciente et efficace
pour accueillir les exigences du monde
d’aujourd’hui, avec des indications
programmatiques concrètes, des
objectifs et des méthodes de travail
et de formation et la recherche
des moyens nécessaires pour
que l’annonce du Christ arrive aux
personnes, modèle les communautés
et influence profondément la société
et la culture, grâce au témoignage
des valeurs évangéliques. Les laïcs
doivent participer au discernement, à
la prise de décisions, à la planification
et à l’exécution. Ce projet diocésain
exige un suivi constant de la part de
l’évêque, des prêtres et des agents de
pastorale, avec une attitude souple,
grâce à laquelle ils resteront attentifs
aux exigences de la réalité toujours
changeante.
Prenant en compte les dimensions
de nos paroisses, il est souhaitable
de les sectoriser en unités territoriales
plus petites qui facilitent une plus
grande proximité aux personnes et
aux groupes vivant sur le territoire. Il
convient de promouvoir la création
de communautés de familles où
se développent le partage de la
foi chrétienne et les réponses aux
problèmes. Il ne s’agit pas seulement
de stratégies pour obtenir des succès
pastoraux, mais de la fidélité à
l’exemple du Maître, toujours proche,
accessible, disponible à tous, désireux
de communiquer la vie en chaque coin
de la terre.
Extrait du « Document d'Aparecida »,
rédigé en 2007 par les évêques d'Amérique Latine et de la Caraïbe, sous la direction du cardinal Bergoglio (futur pape François)
■
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LITURGIE
La Toussaint et la Commémoration des \bidèles dé\bunts, à la \bois séparées dans
le calendrier liturgique et en même temps articulées par leur enchainement,
mani\bestent, d’une part avec tous les saints, et de l’autre avec tous les \bidèles
dé\bunts, ce même Salut inaugur\Lé par le Christ mort et ressuscité.
Toussaint et Commémoration des fidèles défunts
"Peuple de bienheureux, peuple de Dieu en marche…"
L
a Toussaint est la fête de tous
les saints. Le 1er novembre,
l’Eglise célèbre la multitude
de ceux et celles qui ont été de
vivants et lumineux témoins du
Christ.
De nombreuses personnes humbles
ont donné à leur entourage immédiat
le témoignage authentique et
admirable de la sainteté. La liturgie
célèbre le Dieu trois fois saint
entouré de tous les élus sanctifiés
par sa grâce. Chacun ne reflète
qu’une part infime de la sainteté
infinie de Dieu.
L’adoration de Dieu est au centre
de la célébration de la Toussaint. La
liturgie est une action de grâce à Dieu
qui a fait de nous ses enfants. Les
chrétiens proclament leur espérance.
La solennité nous fait prendre
conscience de la foule de tous les
rachetés qui nous ont précédés, et du
monde invisible qui nous attend. Par
solidarité, ils intercèdent pour nous.
La Toussaint nous invite à être en
communion avec tous les rachetés,
le prêtre peut nous amener à nous
souvenir des personnes que nous
avons aimées. Cette célébration se
démarque de celle du lendemain,
une prière pour toutes les personnes
défuntes.
La Toussaint n’est pas le seul jour où
nous fêtons les saints. Tout au long de
l’année, nous fêtons ces personnes
qui ont eu une vie exemplaire et
sont des modèles pour nous ; ils
nous appellent à l’imitation. Nous
célébrons ainsi le Christ qui les a
façonnés à son image, et a créé entre
tous les hommes une communion
spirituelle.
L’étude de la vie des saints a une
valeur pédagogique, elle nous
entraîne vers le Christ. Ce ne sont
pas des personnes « brillantes »
mais elles reflètent par leur vie
la lumière du Christ. Le mystère
même de l’Eglise est la communion
fraternelle qui existe entre les vivants
et les morts à travers la prière et les
sacrements. Nous formons un seul
corps dont le Christ est la tête. Les
saints « nous aident à libérer le saint
qui se cache en nous comme un bloc
de marbre non encore sculpté que
l’amour de Dieu veut ciseler pour
qu’apparaisse son image ».
Cette fête est donc aussi l’occasion
de rappeler que tous les hommes
sont appelés à la sainteté, par
des chemins différents, parfois
surprenants ou inattendus, mais
tous accessibles. La sainteté n’est
pas une voie réservée à une élite :
elle concerne tous ceux et celles
qui choisissent de mettre leurs pas
dans ceux du Christ. La vie des saints
constitue une véritable catéchèse,
vivante et proche de nous. Elle
nous montre l’actualité de la Bonne
nouvelle et la présence agissante
de l’Esprit Saint parmi les hommes.
Témoins de l’amour de Dieu, ces
hommes et ces femmes nous sont
proches aussi par leur cheminement
(ils ne sont pas devenus saints
du jour au lendemain), par leurs
doutes, leurs questionnements…
en un mot : leur humanité.
La Toussaint a été longtemps
célébrée à proximité des fêtes de
Pâques et de la Pentecôte. Ce lien
avec ces deux grandes fêtes donne
le sens originel de la fête de la
Toussaint : goûter déjà à la joie de
ceux qui ont mis le Christ au centre
de leur vie et vivre dans l’espérance
de la Résurrection.
La fête de la Toussaint est inséparable
de la commémoration des défunts.
La première célébration est vécue
dans la joie ; la seconde est plus en
lien avec les souvenirs envers ceux
que nous avons aimés.
Le 2 novembre, l’Église catholique
met tous les défunts au cœur de sa
prière liturgique.
Cette fête liturgique est à la fois
une journée de commémoration et
une journée d’intercession ; on fait
mémoire des défunts et on prie pour
eux. On prie pour les défunts car ils
ont besoin d’une purification pour
être pleinement avec Dieu. Notre
prière peut les aider dans leur
épreuve de purification, en vertu
de ce qu’on appelle "la communion
des saints".
La communion des saints, c’est
la communion de vie qui existe
entre nous et ceux qui nous ont
précédés. Il y a, dans le Christ, mort
et ressuscité, un lien mutuel et une
solidarité entre les vivants et les
morts.
Source : http://www.liturgiecatholique.fr/ ■
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«
D
eux hommes mon-
tèrent au Temple
pour prier. L’un était
pharisien, et l’autre publicain ».
Le premier est plein de suffisance,
il aime s’écouter. Avec satisfaction,
il contemple sa conduite. Son
problème n’est pas dans ses
bonnes œuvres et dans sa vertu.
Bravo pour lui ! Son problème est
à la fois dans son orgueil et dans sa
naïveté. Orgueilleux, il l’est dans son
autoglorification : il se croit parfait, il
se juge non pécheur. Quelle naïveté !
Et surtout, il juge jusqu’au mépris
ce publicain qui, évidement, est
un pécheur rempli de mauvaises
œuvres. Et, ce qui est pire, il met sa
confiance et son salut précisément
dans « ses » œuvres et dans « sa »
vertu. Comme si c’était elles qui lui
apportaient le salut ; comme si c’était
lui qui se sauvait par lui-même ;
comme s’il était l’auteur de sa propre
justification.
Le second, le publicain, supplie
Dieu, il se tient à distance, il sait qu’il
est pécheur, il est humble devant
Dieu. Il l’affirme clairement : il ne
pratique pas de bonnes œuvres
et sa vertu est faible. Il n’a donc
rien à son actif pour « se » sauver.
En revanche, son humilité et son
réalisme sont grands, aussi grands
que sa confiance en la bonté et la
miséricorde du Seigneur. Il ne juge
pas les autres, ne se compare pas
aux « meilleurs » que lui. Il voit bien
l’obscurité qu’il a en lui et compte sur
la lumière de la miséricorde divine. Sa confiance réside dans le Seigneur
et non pas en lui-même. C’est un
pauvre qui ne peut compter sur lui-
même pour se sauver, mais qui a
besoin de Dieu pour y arriver.
Mais si on regarde bien ce passage
de l’Evangile, on voit encore un
troisième personnage important.
C’est Dieu, le Seigneur.
Dieu, dit
Ben Sirac le Sage dans la première
lecture, « ne fait pas de différence
entre les hommes ». Il ne dit pas :
« Celui-ci est correct et cet autre n’est
pas correct ». Ce qui l’intéresse
d’abord et avant tout, ce n’est pas
que l’un pratique des bonnes
œuvres et soit un champion de
la vertu ou que l’autre soit pétri
de péchés. Ce qui l’intéresse, c’est
de trouver chez l’un comme chez
l’autre une âme de pauvre, c’est-à-
dire quelqu’un qui a besoin de Lui
pour obtenir le salut. Bien sûr, Dieu
se réjouit que des personnes soient
engagées dans la foi, et aient les
mains remplies de bonnes œuvres.
Mais ce qui le réjouit le plus, c’est
précisément la prière du pauvre,
prière de celui qui attend son salut,
non pas de lui-même mais de Dieu,
prière à laquelle il ne peut résister :
« Un pauvre a crié ; Dieu l’écoute et
le sauve » dit le refrain du psaume.
Dieu ne regarde pas d’abord tes
bonnes œuvres ou tes péchés, il
regarde avant tout la disposition
de ton cœur qui attend tout de
Lui, qui compte sur Lui aux jours
de beau temps comme aux jours de
tempête. Si nous adoptons l’attitude du pharisien ou celle du publicain,
c’est de notre vie avec le Seigneur
qu’il s’agit. « Devenir juste » comme
le dit Jésus, dépend d’abord de
notre foi, de notre attente confiante
à l’égard de Dieu. Tous les pécheurs
qui cherchent à revenir à Dieu le
comprennent. La première étape de
la conversion n’est pas d’abord de
changer de vie, mais de croire en
Dieu et de le laisser agir en nous.
Quand, un jour, nous avons dit « Je
crois », ou bien quand, dans le secret
de la conscience, nous nous sommes
ouverts à Dieu, ou encore lorsque
nous entrons en silence dans une
église, nous laissant simplement
habiter par la présence invisible
de Dieu, l’essentiel est déjà fait.
Dieu, qui nous devance toujours,
peut accomplir son œuvre d’amour.
Aujourd’hui, Jésus nous met devant
l’essentiel. Quels que soient nos
échecs, si nous sommes tournés
vraiment vers Dieu, si nous avons au
cœur ce puissant désir de vivre avec
Dieu, nous sommes déjà sauvés !
Un grand philosophe danois du XIX
e
siècle disait : « Le contraire du péché,
ce n’est pas la vertu, mais la foi ».
Qui que nous soyons, quel que
soit notre passé ou notre présent,
heureux sommes-nous si maintenant
nous croyons, si maintenant nous
nous ouvrons à Dieu, si nous osons
lui donner notre confiance, si nous
nous laissons conduire par Lui.
Père Jacek Ossowski,
Curé du François
■
Dimanche 23 octob\be 2016
Si 35, 15b-17.20-22\La • Psaume 33 • 2 Timot\Lhée 4, 6-8.16-18 •\L Luc 18,9-14
30 ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C
la P arole D ominicale
Si 35, 15b-17.20-22\La • Psaume 33 • 2 Timot\Lhée 4, 6-8.16-18 •\L Luc 18,9-14
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Quelle fut ma
joie ce jour
où nous rece-
vions la vierge ; mon fils âgé
de 22 ans, après de longues
années d’éloignement de
l’Eglise, a pu s’entretenir
longuement avec un prêtre !
Jacqueline De Briant
L’Icône de Marie, Mère de Miséricorde, a poursuivi son pèlerinage sur les paroisses
des Terres Sainville et De briant. Elle a été accueillie par de nombreux \bidèles en
procession, dans la joie\L et le recueillement.
La Vierge Pèlerine
aux Terres Sainville et à De Briant
ANNÉE SAINTE DE LA\r MISÉRICORDE
J’ai reçu la vierge comme un cadeau :
Tout inspirait la clarté, la pureté et la
bonté de Marie… « Les portes de l’église s’ouvrent
désormais à moi » ; « Dieu s’est rapproché de moi,
moi qui ne suis pas digne ».
A l’arrivée de la vierge j’ai ressenti une
grande paix. Beaucoup de résolutions
ont été prises ; nous avons redécouvert que nous
sommes des "brebis égarées" uniques aux yeux de Dieu.
Marie, Mère de Miséricorde que nous
pensions accueillir, nous a montré que
c’est elle qui vient à notre rencontre, pour
nous apprendre à balayer notre maison afin de recevoir
celui qui est le chemin, la vérité, la vie.
LaurenceTerres Sainville
Marlette Terres Sainville
Louise Zoé De Briant
aux Terres-Sainville
aux Terres-Sainville
Chez Louise Zoé à de Briant chez Mme Raymond aux Terres-Sainville
Chez Mme Rolas,100 ans, à de Briant
à de Briant
Chez Jacqueline
à de Briant
Chez Jacqueline
à de Briant
Chez Jacqueline
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Q
uand le Seigneur a frappé à
ma porte, je refusais de croire
que l’appel au sacerdoce
me concernait, et pouvait me rendre
heureux. J’ai alors été accueilli, de 2008
à 2010, au foyer Dominique Savio, à
Redoute, et j’ai rencontré d’autres
jeunes hommes qui discernaient
leur vocation. J’ai compris que
d’autres pouvaient être habités par
ce genre de questionnements. Nous
avions des activités personnelles ou
communautaires qui nous donnaient
les moyens de discerner l’appel du
Seigneur pour nous : adoration, messe,
rencontres dans les paroisses avec
la pastorale des jeunes, temps forts
diocésains, missions d’évangélisation
dans le quartier de Redoute… Grâce
à celles-ci, j’ai d’abord vécu une
conversion : Jésus m’a révélé qu’Il
existe vraiment, et que je peux avoir
une relation personnelle avec lui. J’ai
appris ce que signifie être disciple de
Jésus. Aussi, la grâce que j’ai eue a été
que le pape Benoît XVI avait proclamé
l’année 2009/2010 comme « Année du
prêtre ». Pendant cette année, chaque
fois que je voyais un prêtre, j’avais des
paillettes dans les yeux, mon regard
et mon avis ont changé. Le Seigneur
m’a montré à plusieurs reprises que je
pouvais être heureux sur ce chemin, en vivant et en faisant comme les prêtres,
en étant celui par qui les torrents de
la miséricorde sont répandus dans
les cœurs. A l’issue de deux années
très riches en redécouverte de ma foi,
j’ai demandé à entrer en année de
fondation spirituelle.
Les premières difficultés ont
commencé. En effet, c’était la première
fois que je quittais aussi longtemps
ma famille, mes connaissances, mon
île pour atterrir à Paris. Le nouvel
environnement culturel, fraternel,
géographique, ecclésial m’a fait vivre un
vrai déplacement intérieur. Il m’a fallu
m’adapter, ce qui n’a pas été simple. Mais
le Seigneur ne m’a jamais abandonné.
Cette année 2010/2011 aussi a été très
riche malgré les difficultés. Entre la
lecture complète de la Bible, les temps
de prière personnelle, et surtout les
visites d’hôpital hebdomadaires, et les
retraites, le Seigneur s’est manifesté
confirmant son choix de faire de moi
un prêtre à son service dans son Eglise.
Désireux de faire la volonté de Dieu,
j’ai demandé à entrer au séminaire
pour poursuivre ma formation. J’intègre
donc, en septembre 2011, le séminaire
de l’archidiocèse de Paris pour un
parcours de deux ans de philosophie,
et quatre ans de théologie. Je découvre
la joie d’étudier, notamment les saintes
Ecritures et la théologie, la joie d’avoir
une foi intelligente car l’étude nous fait
entrer plus avant dans la contemplation
de l’œuvre de Dieu et de ses mystères,
fortifie la foi, et nous dispose à
être missionnaires. La formation
intellectuelle est équilibrée avec des
engagements pastoraux. Ce que j’ai
vécu dans les diverses paroisses où
j’ai été envoyé en mission m’a autant
formé que ce que j’ai vu dans les livres.
En effet, apprendre à développer
l’attention aux autres, grandir dans
la charité pastorale, ça ne s’apprend
pas dans les livres mais au contact des
brebis du Seigneur. J’étais notamment
animateur d’aumônerie de collège/
lycée, ou responsable des servants
de messe, et leur contact m’enseignait
beaucoup. J’ai appris à m’adapter aux
jeunes publics, à les écouter, à les aimer
tels qu’ils sont, à leur transmettre ce
dont ils ont besoin.
Dieu appelle chaque homme et chaque \bemme de
manière unique, quelle que soit la vocation. Dieu
nous connaît mieux que nous-mêmes, et ce qu’il nous
propose comme chemin de vie procure beaucoup de
vraies joies, avec quelques croix à porter aussi !
Gaëtan Présent,
futur diacre !
Di\bcerner l’appel de Dieu
dan\b ma vie
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 octobre 2016 – n° 530 13
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VIE DU DIOCÈSE
La Pastorale des Jeunes Pilotins (PJP)
lance la Pastorale du parvis à Case-Pilote !
C
e concert a réuni près de six cents jeunes au cœur de la commune, sur la place Gaston
Monnerville. On a pu noter la participation des chorales Chœur en Portée et Chœur
Sacré, ainsi que de l’artiste Rosy. Le public, venu nombreux, a pu apprécier le spectacle
présenté en Pologne par les Jmjistes du diocèse. Ce moment à permis à la Pastorale des jeunes
Pilotins d’offrir aux paroissiens de la commune et des alentours une fenêtre ouverte sur
l’implication des jeunes au sein de notre Eglise.
Il faut noter la présence des pères Olivier Marie Lucenay,
Vicaire au Lamentin, et Arnaud Goma, curé à De Briand, qui
ont témoigné aux jeunes leur confiance.
Le père Frédéric Essengo, curé de la paroisse, fait confiance
aux jeunes qui sont heureux d’œuvrer pour la Gloire de Dieu.
Il leur a rappelé qu’ils sont l’avenir de l’Eglise et qu’ensemble,
ils sont capables de faire bouger les choses.
Père Frédéric Essengo ■
Le dimanche 2 octobre 2016, la Pastorale des jeunes de Case-
Pilote a proposé un concert spirituel. Cette action s’inscrit dans la
continuité du plan ECCLESSIA’M 2020 ! proposé par l’archevêque.
Aussi, j’ai appris à aimer servir
mon cher diocèse en y revenant
tous les deux ans, occasion de me
réapproprier les réalités pastorales
qui me concerneront dans un futur
proche. Quand je reviens au pays,
je suis surtout animateur de retraite
au foyer de charité, ou au service
d’une paroisse. C’est toujours une
grande joie pour moi d’être auprès
des miens, de me former aux contacts
des jeunes Martiniquais. Je garde
comme souvenirs impérissables les
JMJ locales en 2013, et celles de cette
année à Cracovie. Je me réjouis de
voir toutes ces forces vives, jeunes
et moins jeunes, se lever pour le
Seigneur et pour rendre la Martinique
meilleure. C’est pour moi un fort motif
d’espérance.
Entrant maintenant dans ma dernière
année de formation, j’aurai la grande joie
de dire « oui » à Jésus. Ces six premières
années m’ont aidé à mûrir mon choix
de le suivre dans cette vocation, car je
suis à ma place. J’ai appris à aimer le
Christ, et l’Eglise telle qu’elle est, avec
ses forces et ses faiblesses, et c’est cet
amour qui me pousse à me donner
entièrement à Dieu, à me donner pour
l’annonce de l’Evangile. Mon désir d’être
ce médiateur entre Dieu et les hommes
a encore grandi pendant cette année de
la miséricorde où j’ai perçu quelques
prémices de la beauté et la nécessité
du ministère du prêtre.
Je recevrai d’abord l’ordination
diaconale, car le prêtre est avant tout
un serviteur, et le ministère de diacre
permet d’éprouver cela. A la fin de cette
année académique, je ferai mon retour
au pays natal pour vivre ma mission
auprès de toi, Eglise du Seigneur qui est
en Martinique, et recevrai l’ordination
presbytérale, si Dieu veut et si l'évêque
m'appelle.
A l’approche de ce grand jour pour
moi, mais surtout pour l’Eglise, je me
remets à vos prières pour que Dieu
fasse de moi un saint diacre, et un jour
prochain un saint prêtre. Soyez assurés
des miennes.
Gaëtan Présent, séminariste martiniquais ■
Ne deviens pas prêtre
qui veut ! C’est au terme
d’un parcours de 6 ans de
formation que les séminaristes
confirment leur appel, et leur
vocation à la prêtrise. Pour
cela, un lieu, le séminaire
où études, accompagnement
spirituel, temps de prière et
vie communautaire aident les
aspirants au discernement
et à devenir de futur « Bon
Pasteur »
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 23 octobre 2016 – n° 530 14
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DOSSIER Le\b funéraille\b
C
ependant, le message de
l’Evangile ouvre de vastes
perspectives d’espérance
devant la question de la mort. La
plus fondamentale, c’est que la
mort n’a pas le dernier mot : le
Christ est ressuscité, pour qu’en
Lui, nous soyons des ressuscités
(1 Corinthiens 15). Dans ce sens,
la mort est annoncée comme une
nouvelle naissance, dans la lumière
de Dieu, là où il n’y a plus ni deuil, ni
larme, ni douleur (Apocalypse 21) ;
mais elle est aussi un passage de
purification ou mieux de guérison
où nous sommes délestés de tout
ce qui nous empêche d’être en
communion avec l’Amour.
Ces perspectives ne sont pas
uniquement une affirmation de foi.
Elles sont aussi une expérience. Dès
cette vie, il est possible d’éprouver
que grandit en nous, comme une
semence, une vie plus forte que la
mort.
Si nous sommes vraiment vivants
dans l’amour, la justice, et la lumière,
nous entrevoyons déjà cet avenir
en plénitude, dans lequel Dieu
nous attend. De cette espérance de
l’Evangile, la communauté ecclésiale
est appelée à être témoin au travers
de la liturgie, de la catéchèse,
de la solidarité, dans toutes les
circonstances possibles.
La grande importance de
la Pastorale des funérailles
La pastorale des funérailles revêt
une importance toute particulière
dans ce témoignage. Elle consiste
à accompagner le défunt dans son
passage de la vie vers l’au-delà de
la mort, à prier pour lui et avec lui,
à rendre grâces pour tout ce qu’il a
apporté, à demander pardon pour
ce qui aurait manqué à l’amour.
Elle consiste aussi et surtout à
accompagner la famille et les amis
du défunt dans le processus de la
séparation et du deuil, en particulier
dans les jours proches du décès.
Cette pastorale est à la fois, un
moment important de solidarité et
de compassion humaine, et aussi
un moment privilégié d’annonce de
la résurrection et de proposition
de l’espérance chrétienne. C’est
une pastorale ecclésiale, car elle
concerne toute la communauté de
l’Église, qui accompagne le défunt
et sa famille. Elle revêt une grande
signification. Car au moment d’un
décès, se posent avec beaucoup
plus d’acuité les questions sur la
vie, la mort, l’au-delà de la mort.
Les familles des défunts, comme les
participants aux funérailles sont très
disponibles à entendre un message.
C’est pourquoi, la pastorale des
funérailles doit être conduite avec
beaucoup de soin et d’engagement.
Elle est même un lieu privilégié
d’annonce de la foi et d’exercice de
la compassion évangélique.
Ô mort,
où est ta
victoire ?
(1 Corinthien\b 15,55\r)
La mort est l’événement le plus décisi\b de la vie, avec la naissance. A tous, elle
pose question. Qu’est-ce que mourir ? Quel est le processus de la mort ? Qu’y
a-t-il après la mort ? Les dé\bunts sont-ils encore vivants, d’une autre \baçon ?
Pouvons-nous avoir contact avec eux, et eux avec nous ? La mort est mystérieuse,
pour une grande part, car elle est une \brontière dont on ne revient pas. De ce \bait,
les questions ne reçoivent que des \bragments de réponse.
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Le\b funéraille\b DOSSIER
Les ministres ordonnés, prêtres
et diacres, sont les ministres
ordinaires des funérailles. C’est à
eux que revient la présidence de
la célébration s’ils sont disponibles.
Des laïcs sont appelés à collaborer
avec les ministres ordonnés dans
ce service pastoral. Certains laïcs
peuvent recevoir la mission de
conduire la célébration en absence
de ministre ordonné. C’est au
curé d’organiser la répartition
des célébrations entre prêtres,
diacres et membres des équipes
funérailles. Si un prêtre ou un
diacre est proche de la famille
endeuillée, il est nécessaire qu’il
prenne contact avec le curé de la
paroisse, avant la célébration. Il la
préside en respectant la mission de
l’équipe qui a rencontré la famille.
Avec les ministres ordonnés,
les équipes funérailles sont la
manifestation de la présence de
l’Église, Corps du Christ. De par
son témoignage, la Parole qu’elle
proclame et la célébration, c’est
le Christ qui rejoint les hommes
dans leur détresse. Cette mission
est d’autant plus apparente quand
les familles se sont éloignées de la
vie de l’Église. Avec les ministres
ordonnés, l’équipe funérailles permet à toutes les personnes
(familles et amis), réunis autour du
défunt, de célébrer les funérailles
dans la Foi et de progresser dans la
rencontre avec le Christ.
La pastorale des funérailles
s’inscrit dans le quatrième principe
d’organisation de la catéchèse,
en réponse à des demandes
sacramentelles, décrit dans le
Texte national pour l’orientation
de la catéchèse en France. À partir
du Rituel, cette pastorale peut
facilement proposer un parcours
de type catéchuménal, ponctué par
différentes étapes liturgiques, des
célébrations de la Parole alternant
avec des rencontres fraternelles,
où il est possible de vivre un
temps de catéchèse adapté. On
n’oubliera jamais que l’objectif de
toute la pédagogie de l’initiation,
comme de toute la pastorale des
sacrements dans l’Église, est de
conduire ou de reconduire à
l’Eucharistie. C’est l’esprit même du
Rituel, où « les différents moments
constituent autant d’étapes dans
la célébration, qui doivent aider
les participants à approfondir le
sens chrétiens de la vie et de la
mort, et à accueillir l’espérance de
la Résurrection. »
Quelle démarche suite a un
décès \b
Face à la mort d’un être cher, la
démarche est la suivante : A partir du
moment où le médecin a déclaré le
décès, ce sont les pompes funèbres qui
prennent le relais.
Elles doivent obligatoirement diriger
les familles vers leur paroisse de
résidence, pour s’entretenir avec le
prêtre ou le diacre, à défaut la personne
habilitée à recueillir les informations
concernant le défunt, pour convenir
du jour et de l’heure des funérailles,
et ceci est valable pour tout le diocèse.
La crémation étant de plus en plus
demandée, la démarche diffère
légèrement : elle est identique à partir
du moment où la mort est déclarée.
Les pompes funèbres prennent le
relais dirigent les familles vers le
crématorium qui, avec les responsables,
s’entretiennent pour convenir du jour
et l’heure de la crémation, et ensuite
prennent contact avec le délégué
diocésain de la pastorale sur le site
du Funérarium de la joyau, pour avoir
un entretient avec la famille avant la
célébration. ■
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Michel Déglise : Vous êtes diacre
permanent : pouvez-vous nous
rappeler quand et par qui vous
avez été ordonné, et quelles
premières missions vous ont été
confiées ?
Serge Gélas : Et bien, le 19
décembre prochain précisément,
j'aurai six ans d'ordination puisque
c'est à cette date, en 2010, que notre
Archevêque émérite, Mgr Michel
Meranville, m'a ordonné diacre
permanent, en même temps que
trois de mes confrères, à savoir
Jean-Paul Levif, Paul Rougon et
Hervé Lordinot.
La mission qui m'avait été confiée
était l'accompagnement des
familles en deuil sur la paroisse
des Terres Sainville, et la Pastorale
des funérailles au Funérarium de
la Joyau. Mission confirmée par
Monseigneur par décret.
MD : Vous êtes délégué diocésain à
la Pastorale des funérailles : quelle
est précisément votre mission ?
SG : Hormis l'accompagnement
des familles en deuil sur la
paroisse, elle est particulière dans
la mesure où je suis responsable
de la Pastorale des funérailles
au funérarium de la Joyau, en
accompagnant spirituellement
les familles. Je suis en constante
collaboration avec le directeur du
site et ses collaborateurs, ainsi
que les différentes entreprises de
pompes funèbres, puisque ce sont
eux qui mettent les familles en
contact avec moi.
MD : La célébration des funérailles
est un moment important pour
la famille des défunts : la mort
d’un proche est toujours un choc,
l’espérance chrétienne l’atténue-
t-elle ?
SG : En effet, la mort d'un proche
c'est toujours un choc car on ne
s'y attend jamais, il y a toujours
l'espoir de vie, si minime soit-elle
la foi qu'on peut y avoir. Et avec
l'expérience que j'ai, les funérailles
catholiques apportent toujours cette
espérance qui atténue ce choc, car
il y a la Parole que l'on va entendre
et qui va nous redonner confiance
en la Vie.
MD : Très souvent, dans les
paroisses, ce ne sont plus les clercs
(prêtres ou diacres), mais des
équipes de laïcs qui sont chargées
de célébrer les funérailles :
certains y voient une cérémonie
« incomplète », voire même « au
rabais ». Qu’en pensez-vous ?
SG : En effet, nous ne sommes plus
dans les années 60 avant Vatican
II, ou on avait un curé avec un ou
deux vicaires, voire trois dans une
paroisse. Le manque de prêtres se
faisant sentir ici comme ailleurs,
les funérailles n'étant pas un
sacrement, pour suppléer l'absence
de prêtres des groupes de laïcs se
sont vus confier la responsabilité
de la célébration des funérailles.
MD : On distingue la célébration
des funérailles de la messe de
sortie : pouvez-vous nous rappeler
pourquoi ?
SG : La encore on revient avant
Vatican II, où les funérailles se
faisaient à la messe, mais avec la
pénurie de prêtres, la solution a
été de laisser les laïcs célébrer les
funérailles, et programmer la messe
de huitaine ou sortie, à une date ou
le curé est présent puisque c'est lui
seul qui peut célébrer l'Eucharistie.
MD : Organisez-vous des
formations pour les laïcs chargés
de ces célébrations ? Tous les
curés délèguent-ils cette charge
à des laïcs ?
SG : J'ai eu l'occasion de former
quelques laïcs à la demande de
leur curé, par contre, je ne sais pas
si tous les curés délèguent cette
charge à des laïcs.
MD : Depuis Vatican II, l’Eglise
n’est plus opposée à la crémation.
Pouvez-vous nous rappeler la
différence entre inhumation et
crémation ? Et pourquoi il y a
eu longtemps des réserves sur le
choix de la crémation ?
SG : L'Eglise ne refuse plus
la crémation à condition que
celle-ci ne soit pas envisagée par
Interview de Serge Gélas,
délégué diocé\bain à la Pa\btorale de\b funéraille\b
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Oui,
je m’abonne !
Le\b funéraille\b DOSSIER
opposition à la foi catholique. Le
document officiel qui gère cette
situation est la note de Mgr Feidt
du 4 juin 1986, publiée dans le
Directoire Canonique et Pastoral
pour les actes administratifs des
sacrements. La position la plus
récente de l'épiscopat correspond
à ce qui a été publié dans le point de
repère en pastorale des funérailles,
par la Commission épiscopale de
liturgie.
MD : Vous célébrez vous-mêmes
les funérailles : les voyez-vous
comme un temps privilégié pour
l’évangélisation, un temps où l’on
se pose « en vérité » la question du
sens de l’existence ?
SG : Tout à fait, dans la mesure où
beaucoup de non croyants, venant
accompagner le défunt à sa dernière
demeure, auront entendu une parole
d'espérance qui, prise au sérieux,
peut mener à la conversion.
MD : Quand Mgr Macaire vous
a confié cette mission, vous a-t-il
donné quelques orientations
pastorales à privilégier ?
SG : Non, pas particulièrement pour
le moment, mais je vais recevoir une
lettre de mission qui me précisera
les orientations pastorales à mettre
en œuvre.
MD : Enfin, nous allons dans
quelques jours célébrer la
Toussaint, et le lendemain le Jour
des défunts ; certains confondent
ces deux célébrations : pouvez-
vous nous rappeler le sens de
chacune d’elles ?
SG : La Toussaint fait partie des
fêtes principales du calendrier
liturgique chrétien avec Noël,
Pâques, l'Ascension, la Pentecôte
et l'Assomption. C'est la fête de
tous les Saints, qu'ils figurent ou pas
dans le calendrier. La Conférence
des évêques de France précise que
cette fête est aussi l'occasion de
rappeler que tous les hommes sont
appelés à la sainteté, par des chemins
différents, parfois surprenants ou
inattendus, mais tous accessibles.
Le jour des morts le 2 Novembre,
lui est dédié au souvenir de nos
morts.
MD : Merci Serge.
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MEDIAS
Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr
Mardi 1 er novembre 2016
Toussaint : fête des saints ou des défunts ?
La Toussaint est-elle uniquement la fête des saints ou aussi la fête des morts ? Ce n’est pas si clair puisque chaque
année, nous nous posons la question ; d’ailleurs devons-nous aussi fêter les morts ? Et faut-il être défunt pour être
saint ? En ce jour de la Toussaint, nous allons, dans Dieu m’est témoin, évoquer ce sujet. Et c’est le frère Eric-Thomas
Macé qui nous aidera à discerner.
Dimanche 6 novembre 2016
Marié, père de famille et diacre
Qu’est-ce qu’un diacre ? Qui sont les diacres permanents et comment répondent-ils à l’appel ? Face à l’hémorragie
des vocations au sein de l’Église, sont-ils une solution ? Quel est leur rôle dans l’Église et comment épaulent-ils
les prêtres dans leur ministère ? Dépendant directement des évêques, comment sont-ils considérés par leurs
frères prêtres ? Mariés, pères de famille et actifs professionnellement, comment organisent-ils leur vie pour servir
l’Église ? Quelle place occupe leur épouse dans leur ministère ? Fred Numa, ordonné en 2014 , sera notre invité. Ce
Martiniquais, originaire du Vauclin, père de famille de quatre grands enfants et directeur d’un centre de formation
agricole pour adulte à Mirande dans le Gers, viendra témoigner de sa vie de diacre. Il nous racontera comment il vit
sa mission de service, soutenu par sa femme Vincianne, car on n’est pas diacre tout seul.
Dieu m’est témoin est diffusé tous les dimanches matin, à 5h45 , sur Martinique 1 ère.
L’émission peut se revoir sur le site : www.dieumesttemoin.fr
Messe des Peuples Créolophones de la Caraïbe
Un logo pour
ECCLESIA’M 2020 !
COMMUNIQUÉS
Pour l’Eglise catholique, personne n’est étranger, personne n’est exclu, personne n’est lointain. (Paul VI, homélie de la clôture du concile œcuménique de Vatican II)
Les prêtres de la paroisse du Lamentin invitent tous les fidèles e\
t les personnes de bonne volonté à participer à la
messe des peuples créolophones de la Caraïbe, le vendredi 28 octobre 2016, à 19 h, à l’église Saint-Laurent
du Lamentin. Tous nos frères et sœurs de Guadeloupe, Guyane, Sainte-Lucie, Dominique, Haïti sont invités tout
particulièrement à y prendre part. Faisons l’expérience de la miséricorde, dans l’accueil et la rencontre avec nos frères
et sœurs venus d’ailleurs, et construisons une Eglise-famille.
Notre évêque, Mgr Macaire, et son Conseil, ont décidé de lancer un concours pour la création d’un nouveau logotype,
afin de donner une identité visuelle au plan pastoral ECCLESIA’M 2020 !
Nous vous invitons donc à laisser libre cours à votre créativité et à vos talents pour proposer un logo coloré, dynamique,
qui reflète une Eglise en "mouvement". Vos créations peuvent être déposées à l’archevêché ou trans\
mises par mail
au service de communication du diocèse à : secretariatcomcom@gmail.com
Diocèse de Fort-de-France, Service communication
Lanmès épi tout pep kréyol Lakarayib
Vandrèdi 28 oktob 2016, koté sétè o swè, Légliz Sen-Lo\
ran Lanmanten ké KONTAN WÉ ZOT !
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Dieu de vérité, Père, Fils et Saint-Esprit
nous te prions pour tous ceux qui t'ignorent, qui t'offensent. Soutiens et inspire tes serviteurs qui leur portent l'Evangile.
Eclaire la foi qui vacille, soutiens-la, pendant qu'elle est encore frag\
ile. Vivifie notre zèle missionnaire.
Donne-nous d'être les témoins de ta grâce,
pleins d'amour, de force et de foi, pour ta gloire et pour le salut du monde. Amen.
