533 - Congrès « Femme pour Jésus »

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5e Chantier de conversion pastorale :   Soigner et délivrer les âmes ECCLESIA’M 2020 ! E g lise en MARTINIQUE N° 533 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE — 2,00 € 4 décembre 2016 Congrès « F emme pour Jésus »

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EDITORIAL N ous voici au 2 e dimanche de l’Avent de l’année A. Après l’appel à la vigilance que nous adressait la Parole de Dieu dimanche dernier, c’est un appel à la conversion qui nous est fait aujourd’hui : Convertissez-vous ! Laissons donc cet appel retentir dans nos cœurs… et recherchons l’essentiel. C’est un peu à la recherche de cet « essentiel » que le pape François nous invite dans sa Lettre apostolique « Misericordia et Misera » (« Miséricorde et pauvreté »), publiée a\ u lendemain de la clôture de l’Année de la miséricorde. En effet, dans c\ ette feuille de route, le Saint-Père nous exhorte à regarder de l’avant, et à faire de cette Année sainte le point de départ d’un nouveau chemin à parcourir. Il nous indique la route que nous sommes appelés à suivre à l’avenir. C’est sûrement dans cet esprit que de très nombreuses femmes ont participé, durant trois jours (du 18 au 20 novembre), au congrès qui leur était réservé, à la Ferme Perrine… Femme pour Jésus. Ce temps fort, organisé avec brio par le Renouveau charismatique, à l’initiative de Mgr Macaire, a été un vrai challenge, une vraie réussite. Selon Raymonde Moundangui, l’organisatrice, « cette belle manifestation fut une halte, riche \ de rencontres, de retrouvailles, d’amitié et de joie, la joie d’\ être ensemble, avec Jésus ». Tressaillons de joie ! Le dimanche 18 décembre 2016, à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France, nous aurons la joie d’assister à l’ordination diaconale, en vue du sacerdoce, du séminariste Michel Delvarice. Mgr David Macaire présidera la célébration. L’ordinand se livre pour vous dans un article publié dans cette édition. Notre archevêque nous présente le 5 e et dernier chantier du plan pastoral ECCLESIA’M 2020 ! «Soigner et délivrer les âmes». Il propose également, à toutes les PCE et aux différents groupes d'Eglise, un questionnaire pour les quatre semaines de l'Avent, intitulé "Les raisons d'espérer". Par ailleurs, notre dossier concerne l’encyclique du pape François sur la protection de notre maison commune, laudato Si ‘. Profitons de cette période de l’Avent pour prendre du temps pour lire la Parole de Dieu, pour lire les signes de la Bonne nouvelle. Ecoutons l’appel à la conversion et préparons le chemin du Seigneur ! Justine Lordinot ■ S ommaire EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE MÉDIAS Dossier  :  LAUDATO SI  E\b MARTI\bIQUE •  5 e Chantier de conver\bion pa\btorale : Soigner et délivrer le\b âme\b  • Que\btionnaire de l’Avent 23 •  Laudato \bi’, une feuille de route •  Que\btion aux jeune\b \bur \rfacebook : Qu’attend\b-tu du Chri\bt ? LITURGIE VIE DU DIOCÈSE \bOS SAI\bTS EGLISE U\bIVERSELLE • Parole dominicale •  Solennité de l'Immaculé\re conceptionde la Bienheureu\be Vierge Marie  •  Témoignage de Michel\r Delvarice  futur diacre • Congrè\b de\b femme\b, Femme\b pour Jé\bu\b •  Bienheureux Charle\b de Foucauld •  «Mi\bericordia et Mi\bera» ("Mi\béricorde et pauvreté") A\b\bÉE SAI\bTE DE LA M\sISÉRICORDE •  Suite du pèlerinage de l’icône de Marie, Mère de Mi\béricorde 11 10 8 9 14 AGE\bDA DE L’ARCHEVÊQUE 13 2 3 7 16 22 17 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \ 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort de France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@orange.fr

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5 e Chantier de conversion pastorale :   Soigner et délivrer les âmes ECCLESIA’M 2020 ! REFLEXION GENERALE\r  EEM : Fin du suspense !! Aujourd’hui, Monseigneur, vous nous partagez vos réflexions sur le 5 éme chantier d’ECCLESIA’M 2020 ! : « Soigner et délivrer les âmes ». Qu’est-ce à-dire ? Fin du suspense… pour vous ! Pour moi, c’est le début. Comment mes frères et sœurs vont-ils s’accaparer ces chantiers et les mettre en œuvre ? Que vont donner les assemblées synodales de 2017 ?... Mais revenons au sujet du jour. Les blessures psycho-affectives et les maladies spirituelles sont très répandues, ici comme ailleurs. C’est la conséquence de l’illusion du serpent qui a fait croire aux hommes qu’ils pouvaient « être comme des dieux » (Gn 3,5) s’ils choisissaient eux-mêmes ce qui est bien et ce qui est mal. Des philosophes dits « humanistes » ont voulu montrer, au cours des derniers siècles, que sans Dieu les êtres humains seraient soi-disant plus libres et plus heureux, plus fraternels et moins névrosés. Le résultat est sous nos yeux. Les troubles de l’âme concernent aujourd’hui toutes les couches de la population et tous les âges, dans le monde entier, et particulièrement chez nous aux Antilles. C’est une question de santé publique, mais aussi et surtout une question de Salut et de Vie éternelle. Les conséquences, dans la société, les familles et la vie des personnes, sont énormes et bien réelles : violences, addictions, maladies, dépression, angoisses… ou, comme le dit saint Paul aux Galates, « tout ce que produit la chair : fornication, impureté, débauche idolâtrie, magie, haines, discorde, jalousie, emportements, disputes, dissensions, scissions, sentiments d'envie, orgies, ripailles et choses semblables » (Gal 5,19). Cette liste terrible ressemble trop à certaines réalités de notre vie sociale ! Enfin, le pasteur que je suis, pas plus que les autres fidèles, ne peut rester indifférent à la sentence de Paul pour « ceux qui commettent de tels actes et qui n’hériteront pas du Royaume » (Gal 5,21). EEM : L’Eglise peut-elle quelque chose en ce domaine ? N’est-ce pas l’affaire des médecins, des psychiatres, des travailleurs sociaux, des éducateurs et des politiques ? Sans conteste, la société fait de son mieux, avec les moyens qui sont les siens, pour contenir la vague, ou plutôt le tsunami de mal-être qui frappe les hommes et les femmes de notre temps. Mais, même s’il y a des réussites louables et des efforts réels, je ne suis pas certain que ce pouvoir humain soit en mesure de s’attaquer aux causes profondes de cette destruction de l’être humain en son corps, son équilibre, sa dignité, sa famille, ses relations. L’origine de ce combat est spirituelle et c’est par l’Esprit que la vraie victoire peut être remportée. « Le fruit de l'Esprit, dit saint Paul, est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Gal 5, 22-23). L’héritage de l’Eglise Catholique est très riche en ce domaine, aussi bien dans sa dimension mystique que dans sa dimension scientifique. Côté mystique et spirituel, n’oublions pas que Jésus a donné à ses apôtres le « pouvoir des clés » pour délier les âmes sur terre et au ciel (Mt 18,18) et le pouvoir de prendre autorité, en son Nom, sur toutes maladies et sur les esprits mauvais. Les pasteurs, les spirituels et les saints de l’Eglise ont toujours MOT DE L’EVÊQUE Soigner et délivrer les âmes ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 3

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MOT DE L’EVÊQUE EEM : Quels sont donc les ateliers de ce chantier pour soigner et délivrer les âmes ? Ce sont, il faut le reconnaître, des ateliers assez spécialisés qui demandent de la formation et des compétences que Dieu demande à l’Eglise de partager. Il y en a trois : ➊ La guérison spirituelle qui concerne le ministère de délivrance et d’exorcisme et la formation des ministres. ➋ L’accompagnement spirituel pour former et organiser toutes les réalités qui offrent une écoute au plus grand nombre. ➌ La santé et le bien-être des gens dont l’Eglise s’est toujours préoccupée au nom du Divin Créateur qui veut le bonheur de ses enfants. EEM : Quelles sont les pistes que vous proposez à ces ateliers ? En ce qui concerne la guérison spirituelle , la réflexion est l’une des plus avancée du plan ECCLESIA’M 2020 !. Il a fallu en effet mettre en route au plus vite cet atelier car le nombre de demandes était très important et que beaucoup de personnes sont en souffrance. Or, dans ce genre de souffrance, les gens sont prêts à faire n’importe quoi, y compris à se jeter dans la gueule du loup en allant voir des gadé zafè pour être débarrassés de leurs problèmes. Beaucoup s’imaginent aussi que certains ministres ont un pouvoir magique et qu’une simple prière de leur part suffira. Ce n’est pas vrai. L’Eglise n’a d’autre pouvoir que l’Amour du Seigneur qui libère de toutes chaînes. Mais il faut aussi que les fidèles tourmentés soient disposés à accueillir l’Amour et renoncent à toute ténèbre. Et cela demande du temps ! La bonne nouvelle est que cet atelier est en cours et que le « Service diocésain saint Padre Pio » sera bientôt opérationnel. Là-dessus, nous n’attendrons pas 2020 pour communiquer aux fidèles son fonctionnement. Mais vous comprendrez que ce n’est pas en une journée qu’on peut mettre en place une telle structure. utilisé ce don du Seigneur à son Eglise pour soigner et délivrer les âmes. Côté scientifique et psychologique, les moines, les théologiens et les ascètes ont acquis une connaissance inégalée du psychisme humain dont ils se sont servi pour accompagner tant d’hommes et de femmes vers la liberté à travers les siècles et les méandres complexés de leur vie. Notre génération ne peut démissionner de cette tâche urgente. EEM : Y a-t-il des particularités antillaises en ce domaine ? Je crois que nous ignorons souvent la dimension affective dans notre agir. Or, elle est souvent déterminante. Notre sensibilité, quand elle n’est pas maîtrisée, entraîne des violences et de l’outrance. Nous sommes capables de justifier et d’enrober nos réactions avec des grands principes moraux très rationnels. Inversement, il nous arrive d’accuser les autres de malveillance ou de leur prêter toutes sortes d’intentions mauvaises. En fait, nos réactions sont, la plupart du temps, fondées sur des affects, des passions ! EEM : C’est-à-dire ? Eh bien ! Nos réactions et nos relations sont souvent déterminées davantage par nos blessures profondes et inconscientes que par des décisions rationnelles. Un mépris reçu jadis, un abandon, des violences, l’absence d’un parent, un avortement, un divorce, un pardon non-donné ou au contraire des flatteries sont à la source de tant de nos réactions, de nos actes et de nos paroles ! Il faut aussi considérer la contamination qui provient des failles de notre culture, des peurs du monde qui nous entoure, de l’héritage plus ou moins sombre de nos ancêtres et de notre histoire et des infestations spirituelles que certains ont contractées en allant voir de mauvaises personnes. Il est temps de mettre à disposition du peuple de Dieu le trésor spirituel de l’Eglise pour briser ces chaînes dans le Nom de Jésus !? l’Eglise de partager. Il y en a trois : est en cours et que le « Service diocésain saint Padre Pio » sera bientôt opérationnel. Là-dessus, La bonne nouvelle est que cet atelier est en cours et que le « Service diocésain saint Padre Pio » sera est en cours et que le « Service diocésain saint Padre Pio » sera LES ATELIERS DU CHANTIE\rR ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 4

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Il aura fallu fédérer des prêtres, des diacres, des religieuses, des laïcs et des professionnels divers, prendre ensuite le temps d’organisation, de structuration et de formation nécessaire. De plus, toutes les demandes ne relèvent pas d’un ministère de délivrance et d’exorcisme, et nous devons savoir apporter une assistance, une réponse et un diagnostic à ces fidèles tourmentés. Mais les choses avancent. Merci Seigneur ! EEM : Quelle différence faites- vous avec l’accompagnement spirituel ? L’accompagnement spirituel est l’atelier principal de ce chantier ! La pénurie d’accompagnateurs et le manque de disponibilité du clergé, trop peu nombreux, ont fait que bien des fidèles ignorent qu’un des moyens majeurs de la vie spirituelle dans notre Eglise est l’accompagnement. Bien-sûr, la pratique liturgique, la confession régulière, la prière, les lectures ou la radio, ou encore l’engagement missionnaire et le service, nourrissent quotidiennement nos âmes et les protègent du mal. Mais l’accompagnement spirituel avec un frère ou une sœur qui m’écoute régulièrement ou à certains moments de mon existence, est indispensable. Je pense notamment aux jeunes, aux néophytes ou à tous ceux qui sont à un tournant dans leur vie, ou encore aux âmes, nombreuses j’espère, qui veulent avancer plus loin sur le chemin du Seigneur, sans parler de ceux qui sont dans des milieux ou des situations où leur vie spirituelle est rendue difficile ou mise en danger… En Martinique, le Seigneur a suscité des lieux de bénédiction où des âmes, ponctuellement ou régulièrement, peuvent bénéficier de ce trésor. En plus des prêtres, qui y consacrent déjà pas mal de temps, il y a les monastères, le Foyer de Charité, les communautés comme l’Emmanuel, le Chemin Neuf, Vie et Partage, les mouvements comme le Renouveau Charismatique, Mère de Miséricorde ou le Réseau Ignatien qui se met en place. Je me réjouis particulièrement de l’initiative de Sr Bernadette et du père Jean-Marie Yang-Ting qui ont mis toute leur énergie à fonder le Centre "Eaux Jaillissantes" qui a permis la formation de beaucoup d’écoutants (dont votre serviteur !) et l’accueil de tant de fidèles ! Cet atelier devra réfléchir à parfaire le dispositif, à organiser des formations, à créer des structures (des permanences d’écoute par exemple, notamment dans les trois sanctuaires diocésains de la Délivrande, du Sacré-Cœur et de la Salette), à faire en sorte que des écoutants bien formés soient disponibles dans chaque paroisse, en lien avec les prêtres, le plus souvent possible. C’est l’un des ministères les plus importants de l’Eglise du XXI ème siècle, mais il est très exigeant spirituellement pour ceux qui l’exercent. EEM : Le troisième atelier de ce chantier concerne la santé et le bien-être ! Monseigneur, en quoi l’Eglise catholique est-elle concernée par ce domaine !? Encore une fois, n’est-ce pas l’affaire de professionnels ? L’un n’empêche pas l’autre ! Je veux dire que les chrétiens doivent savoir être des professionnels dans les domaines où le Seigneur les envoie. Or, précisément, la santé et le bien-être ont toujours été un domaine important de l’action chrétienne. À ma connaissance, le soin des malades et des « mal-en- point » était un élément central du ministère de Jésus. L’Eglise, depuis 2000 ans, a continué dans ce domaine. Les moines et même les mystiques ont mis en pratique, par l’alimentation, le jeûne, l’activité physique, les plantes, tous les ressorts que le Créateur avait mis à leur disposition pour que leur corps sain soit au service de la sainteté de l’âme. Nous avons toute une tradition ecclésiale et monastique en ce domaine du bien-être et de la santé, dont le maillon le plus célèbre est sainte Hildegarde de Bingen, faite docteur de l’Eglise par le pape Benoît XVI. Le drame, c’est que beaucoup de fidèles et de pasteurs ont négligé ce trésor et oublié cet enseignement basique, alors même qu’en raison d’une alimentation malsaine et des conditions de vie stressantes, les hommes de ce temps en ont d’autant plus besoin. Cet appétit de bien-être est même devenu une idole pour beaucoup. Et les puissances d’argent l’ont bien compris. Elles y répondent chrétienne. À ma connaissance, le soin des malades et des « mal-en- point » était un élément central du ministère de Jésus. L’Eglise, depuis 2000 trop peu nombreux, ont fait que bien des fidèles ignorent qu’un des moyens ministère de Jésus. L’Eglise, depuis 2000 ans, a continué dans ce domaine. Les point » était un élément central du ministère de Jésus. L’Eglise, depuis 2000 notre Eglise est l’accompagnement. Bien-sûr, la pratique liturgique, des fidèles ignorent qu’un des moyens majeurs de la vie spirituelle dans notre Eglise est l’accompagnement. des fidèles ignorent qu’un des moyens majeurs de la vie spirituelle dans majeurs de la vie spirituelle dans notre Eglise est l’accompagnement. Domaine du Fort Chemin Neuf MqueDomaine du Fort Chemin Neuf Mque ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 5

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MOT DE L’EVÊQUE Questionnaire de l\C’Avent à destination de t\Coutes les PCE et gr\Coupes d’Eglise   1 ere semaine : Quelles sont les raisons d’espérer en l’Eglise : en ma paroisse, en mes prêtres, dans les vocations et les jeunes, dans ma PCE ?  2 ème semaine : Quelles sont les raisons d’espérer en la famille : les familles en général, ma propre famille, mon couple, les hommes, les femmes, les enfants ?  3 ème semaine : Quelles sont les raisons d’espérer dans le monde : dans l’économie et la politique, en la Martiniq\ ue, dans ma commune, dans mon milieu professionnel, ailleurs dans le monde ?  4 ème semaine : Quelles sont les raisons d’espérer en Dieu : par rapport à moi-même (mes maladies, mes soucis per\ sonnels, etc.), par rapport aux autres (le pardon), par rapport à mes regrets ou mes inquiétudes, par rapport à toute chose ? avec plus ou moins de philanthropie : médecines nouvelles et parallèles, pratiques orientales et ésotériques, pratiques alimentaires diverses et coûteuses, sports inédits, cures, stages, sessions et même « retraites »… Dans tout cela, il y a du bon et parfois du moins bon, notamment des pratiques occultes. D’un autre côté, plusieurs de ces pratiques sont inspirées de l’enseignement des mystiques catholiques. Il est temps que l’Eglise réintègre son héritage, le purifie et le propose à ses fils et à ses filles. En outre, la société martiniquaise connaît une période de vieillissement. Ces problématiques sont au cœur de la préoccupation des personnes et des fidèles. Combien de fois, au cours des retraites et des rencontres, ce sujet n’est-il pas abordé dans les conversations ? Cet atelier devra donc mettre en œuvre cette tradition, l’adapter à la réalité antillaise et proposer largement (notamment aux plus jeunes) un style de vie, d’activité physique et sportive et d’alimentation conforme à la volonté de Dieu sur le corps de l’Homme. EEM : Monseigneur Macaire, nous en avons fini… ? Pour l’exposé des premières idées… oui ! Et encore !? Une plaquette devrait être éditée avec l’ensemble du plan pastoral. Cela constituera un Instrumentum Laboris pour tous : la base commune de travail et de réflexion. Mais ce n’est qu’une étape. Nous consacrerons 2017 à collecter des nouvelles idées et à corriger celles qui sont énoncées dans ces interviews. Déjà plusieurs paroisses se sont saisies de ces textes et des initiatives voient le jour çà et là. J’ai hâte de collectionner tout cela. Sans oublier les cinq chantiers de « fondation » (le secrétariat général d’ECCLESIA’M 2020 !, la formation et la création d’un Institut Catholique, la vie des prêtres et les vocations, le perfectionnement de la Liturgie et l’immobilier) que je n’ai pas détaillés ici, mais sur lesquels des équipes sont déjà à pied d’œuvre. Enfin, j’attends des cinq assemblées synodales (une par chantier) ce double travail : évaluer les idées de chaque atelier et en fournir les ouvriers… Au travail ! Jésus nous attend partout en Martinique et au-delà, personnellement et en Eglise ! ■ Vie et Partage Retraite de jeûne et prières à Tartane - août 2016Vie et Partage Retraite de jeûne et prières à Tartane - août 2016Vie et Partage Retraite de jeûne et prières à Tartane - août 2016 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 6

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«Misericordia et Misera» ("Mi\béricorde et pauvreté") L e Saint-Père met en lumière un certain nombre d’expériences et d’initiatives comme l’envoi de Missionnaires de la Miséricorde, ou les vendredis de la miséricorde, mais il invite surtout à «regarder de l’avant», à faire de cette Année sainte le point de départ d’un nouveau chemin à parcourir. Le Pape a ainsi annoncé plusieurs gestes significatifs, comme l’instauration d’une «Journée mondiale des pauvres». Par ailleurs, il concède «à tous les prêtres la faculté d’absoudre le péché d’avortement», et prolonge la faculté donnée aux prêtres de la Fraternité Saint-Pie-X de donner une confession «valide» et «licite» au-delà du Jubilé. Misericordia et Misera, cette lettre apostolique est, en quelque sorte, un prolongement de cette Année sainte. Une feuille de route transmise par le Pape pour «nous indiquer la route que nous sommes appelés à suivre à l’avenir». Le Saint-Père rappelle tout d’abord que la miséricorde ne peut être «une parenthèse dans la vie de l’Église, elle en constitue l’existence même». Tout se révèle dans la miséricorde, tout se résout dans l’amour miséricordieux du Père, souligne le Pape, rappelant qu’«aucun d’entre nous ne peut poser de conditions à la miséricorde». «Même dans les cas les plus difficiles où l’on est tenté de faire prévaloir une justice qui vient seulement des normes, on doit croire en la force qui jaillit de la grâce divine». Alors que les Portes saintes sont désormais toutes refermées, le Saint-Père ouvre «le temps de la miséricorde». Premier signe concret pour encourager à «continuer avec fidélité, joie et enthousiasme, à faire l’expérience de la richesse de la miséricorde» : l’instauration, à la lumière du jubilé des personnes exclues, d’une Journée mondiale des pauvres. Elle sera célébrée, dans toute l’Église, le 33 e dimanche du temps ordinaire. Une journée qui aidera les communautés et chaque baptisé à réfléchir sur la manière dont la pauvreté est au cœur de l’Évangile. Le Pape présente également deux autres dispositions particulièrement importantes, rappelant que le Sacrement de la réconciliation doit retrouver sa place centrale dans la vie chrétienne. Juste avant l’ouverture de l’Année sainte, le Pape avait annoncé, fait inédit, que durant toute la durée du Jubilé, il concédait à l’ensemble des prêtres, en vertu de leur ministère, «la faculté d’absoudre le péché d’avortement». Il a décidé que «cette disposition, qui s’inscrivait dans un temps limité, est désormais étendu dans le temps, nonobstant toutes choses contraires», c’est ce qu’a annoncé le pape François qui rappelle avec force que «l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente». Cependant, indique-t-il, je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la Miséricorde de Dieu, quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père. L’autre disposition qui s’étend au-delà de la période jubilaire, concerne la fraternité Saint-Pie-X. Le Pape avait décidé que l’absolution reçue en se confessant aux prêtres lefebvristes serait «valide» et «licite» pendant le Jubilé. Le Saint-Père, là aussi, «étend cette faculté au-delà de la période jubilaire, jusqu’à ce que soient prises de nouvelles dispositions, pour que le signe sacramentel de la réconciliation à travers le pardon de l’Église ne fasse jamais défaut à personne». Une décision, précise-t-il, pour le bien pastoral des fidèles, et en comptant sur la bonne volonté de leurs prêtres, afin que la pleine communion dans l’Église catholique puisse être recouvrée avec l’aide de Dieu. Concernant les Missionnaires de la miséricorde, «une expérience de grâce que l’Église a vécue avec beaucoup d’efficacité», le Pape souhaite que leur ministère extraordinaire ne s’arrête pas avec la fermeture de la Porte sainte. Il désire qu’il demeure comme signe concret que la grâce du Jubilé est toujours vivante et efficace partout dans le monde. Il renouvelle aux prêtres l’invitation à se préparer avec grand soin au ministère de la Confession, qui est une vraie mission sacerdotale. Enfin, autre suggestion du Pape : qu’un dimanche dans l’année soit entièrement consacré à la Parole de Dieu, pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient du dialogue permanent entre Dieu et son peuple. Source : Radio Vatican ■ Le 21 novembre dernier\b au lendemain de la clôture de l’Année de la miséricorde\b le pape  François a rendu publique la lettre apostolique "Misericordia et Misera" (Miséricorde  et pauvreté)\b adressée à toute l’Église pour continuer à vivre la Miséricorde. EGLISE UNIVERSELLE\r ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 7

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C hers frères et sœurs, nous voici au deuxième pallier de notre marche vers Noël en ce temps de l’Avent. C’est le moment opportun pour méditer la Parole de Dieu, pour ruminer les textes à l’instar des prophètes et de tous les chercheurs de Dieu qui, sans relâche, sont à la quête de ce trésor qui fera d’eux des bienheureux, et ce trésor c’est le Christ ! Le Christ a une Vérité à révéler à notre âme, une histoire lumineuse qu’il désire vivre avec nous dans le cœur de chacun de nous, car celui qui vient est différent de tout ce qui existe sur terre. En effet, le Christ est équitable, il ne jugera pas à la façon des hommes. Le Christ est loyal, il ne favorisera personne d’après des critères matériels, mais essentiellement selon les œuvres de chacun parce qu’au jour de la fin des temps, tout le monde devra rendre des comptes. Enfin, le Christ est fidèle, étant de la lignée de David, c’est en ce sens qu’il perpétue tout ce qu’avaient dit les Ecritures antérieurement à lui ; lui Fils de Dieu qui est venu pour sauver tous les hommes en menant sa mission jusqu’au bout. Avec la venue de Noël, un temps de paix nous est manifesté. C’est un temps où il n’y aura plus de division, ni de confusion entre les hommes. La venue du Christ annonce, dès son berceau, la présence du Royaume des cieux où il ne se fait rien de mauvais, ni de corrompu. Toute la terre sera remplie de la connaissance de Dieu. Que le monde le veuille ou non, il a besoin de Rédemption et, à chaque période de l’Avent, il est comme dans l’attente de la venue du Messie, car seul le Christ peut étancher la soif des nations. Chers frères et sœurs, c’est La Parole de Dieu qui a créé le monde, c’est la Parole de Dieu qui a sauvé le monde, et c’est donc la Parole de Dieu seule qui doit régner sur le monde. C’est de cette manière que la sagesse de Dieu doit planer sur le monde, tel l’Esprit Saint à la création du monde dans la Genèse. Pour cela, tel l’apôtre Paul qui nous demande de changer, nous devons être accueillants les uns envers les autres, vivre dans l’unité et la solidarité comme le Christ et son Père, car Jésus ne fait pas de différence entre les hommes sauf pour ceux qui sont Bons de cœur, puisque l’Evangile nous affirme que « Le Royaume de Dieu est tout proche » ; nous devons comprendre par là même que seuls les Bons le posséderont. Ainsi tel qu’il est clairement affirmé dans les Béatitudes : « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux», « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu». La période de l’Avent nous offre cette opportunité de faire le point sur l’état de notre âme, c’est-à-dire de faire le point sur tout ce qui nous éloigne de Dieu telles que la colère, la difficulté à pardonner le prochain, la haine ; en somme, tous ces sentiments néfastes qui isolent et dissimulent l’homme de la Lumière de Dieu. En ce deuxième dimanche de l’Avent, chers frères et sœurs, laissons la Parole de Dieu modeler notre cœur, afin que nous portions des fruits dignes de l’esprit de Noël, et que nous soyons dans la paix et la joie, comme le demande St Paul aux Corinthiens : « soyez dans la joie, perfectionnez- vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix ; et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous ». P. Thierry Jérôme, osb Monastère de Terreville ■ Dimanche 4 décembre \b016 Isaïe 11\b1-10  •  P\Lsaume 71  •  Romain\L 15\b4-9  •  Matthie\Lu 3\b 1-12 2 ème dimanche de l’Avent - Année A la P arole  D ominicale Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, … Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Mt 3,11 ‘‘ l’Esprit Saint et le feu. ‘‘ l’Esprit Saint et le feu. ‘‘ Moi, je vous baptise ‘‘ Moi, je vous baptise ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 8

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Solennité de l'Immaculée conception de la Bienheureuse Vierge Marie 8 décembre LITURGIE Le  8  décembre  marque  la  fête  de  l’Immaculée  Conception.  La  célébration  de  l’Immaculée  Conception  de  la  Vierge  Marie\b  située  dans  les  premiers  jours  de  la  nouvelle  année  liturgique  et  du  temps  de  l’Avent\b  nous  rappelle  la  destinée  unique  de  cette  femme  juive\b  choisie  par  Dieu.  Pour  la  foi  chrétienne\b  Marie  est  indissociable de l’enfant qu’elle a porté\b Jésus\b en qui s’est totalement manifesté  le Dieu vivant. Elle est appelée\b depuis le concile d’Éphèse (431)\b «Mère de Dieu».  Selon la tradition catholique\b depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX\b le 8  décembre 1854\b elle est déclarée préservée du péché origin\Lel dès sa naissance.  Pourquoi un dog\be ?\C U n dogme est une vérité de foi solennellement proclamée par le Pape pour être accueillie par l’Église. Ainsi, le 8 décembre 1854, dans la Bulle Ineffabilis Deus, le pape Pie IX déclarait : « Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout puissant, en vue des mérites de Jésus Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles ». En d’autres termes, pour accueillir le Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en son cœur aucune trace d’hésitation ou de refus. Dieu avait besoin que le don de son amour rencontre une foi parfaitement pure, une âme sans péché. Seule la grâce (le don gratuit de Dieu) pouvait ainsi la préparer, et elle en est comblée (Évangile selon saint Luc, chapitre 1). Comme un fruit anticipé du pardon offert par Jésus sur la croix, Marie (qui a été conçue normalement, par l’union de son père et de sa mère) est immaculée, pure de tout péché, et préservée de cette séparation d’avec Dieu qui marque l’homme dès le début de son existence, le péché originel. Pour la plupart des gens, «l’immaculée conception» voudrait dire que Marie est devenue mère, a conçu Jésus, par l’action de l’Esprit Saint, sans relation conjugale. Comme si la relation conjugale était, par elle-même, un péché. Ce n’est pas du tout ce que dit la foi chrétienne. Si le mariage était un péché, il ne pourrait être un sacrement […] rappelle Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes. « Que voulait dire Pie IX ? Que fête l’Église catholique le 8 décembre ? Ceci : Marie, dès l’origine, a été totalement étrangère au péché. C’est pourquoi, dans toutes les apparitions, elle se montre toujours merveilleusement belle, rayonnante de lumière et de bonté ». Lourdes et l’I\b\bacu\Clée Les apparitions de Lourdes ont eu lieu quatre ans après la proclamation solennelle du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX. Le 25 mars 1858, dans la grotte humide et sombre de Massabielle, Marie converse familièrement avec Bernadette qui l’interroge ; elle lui dit son nom : « Je suis l’Immaculée Conception ». http://www.eglise.catholique.fr/ approfondir-sa-foi/connaitre-et- aimer-dieu/marie/371604-la-fete-de- limmaculee-conception/ ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 9

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ANNÉE SAINTE DE LA\r MISÉRICORDE Ce fut un temps d'unité et de pur bonheur avec Marie. Les enfants se sont joints à nous. Une personne de confession évangélique, présente, a dit avoir passé un moment extraordinaire. Le jour de la fête de Sainte-Thérèse\b Mgr David Macaire a présidé la célébration eucharistique\b  en  présence  de  l’icône  de  la  Vierge\b  sur  le  parvis  de  l’église.  Puis\b  elle  a  poursuivi  son  pèlerinage dans les paroisses de Saint-Chris\Ltophe\b Case-Pilote et Bellefontaine. Suite du pèlerinage de l’icône de Marie, Mère de Miséricorde Huguette Le passage de la Vierge a été pour moi le sym- bole de la joie et de la réconciliation familiale. La famille réunie dans son intégralité (ce qui n’était pas possible depuis des années) a vécu un moment de partage et de paix. Vraiment, la présence de Jésus et de Marie était réelle : nous avons chanté en langues. Merci à Mgr Macaire pour ce beau cadeau qu’il nous a fait en cette année de la Miséricorde. Qu’il soit béni ! Eugénie A Sainte-Thérè\be A Saint Chri\btophe Ca\be Pilote A Bellefontaine Merci à notre Maman du Ciel pour cet amour qu'elle nous a donné. Moment inoubliable ! Mon papa malade s’est levé et a participé à la prière. "Pèlerine" donc il fallait qu'elle continue sa route. La visite de la Vierge a été riche en louange et prière. Beaucoup de cœurs ont été touchés. Merci Maman d’amour pour nos outres d’eau changées en vin de noce. Elodie et Louise Lydia Après le passage de la Vierge Pèlerine, une jeune atteinte d’un cancer très avancé m’a contactée afin de m’ap- prendre sa guérison, alors que j’avais prié pour elle. Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Hélène Mirella ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 10

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Je suis originaire d’Haïti\b né le 23 avril 1976 à Pilate. J’ai été baptisé environ un  mois après ma naissance\b le 20 mai à la paroisse Sainte Rose de Lima\b dirigée par  les pères de Sainte-Croix\b dans l’archidiocèse du Cap-Haïtien. Issu d’une famille  chrétienne catholique de dix enfants\b je suis le neuvième. Une de mes sœurs est  partie vers le père à l’âge de 17 ans\b un départ douloureux pour la famille. L’un de  mes frères a été ordonné prêtre en Octobre 2000\b il est curé d’une paroisse dans  l’archidiocèse du Cap-Haïtien\L. VIE DU DIOCÈSE Michel Delvarice, futur diacre M on père, dès son très jeune âge, s’engage dans l’Église : animateur de catéchèse, res- ponsable de chapelle, et enfin leader du mouvement « TKL » (« Ti Kominoté Légliz »), les PCE. Il réunissait les habitants du quartier pour partager la Parole de Dieu, visiter les malades, diffuser les informations politiques, sociales ou ecclésiales, comme les premières communautés chrétiennes : ambiance «vwazinaj se fanmiy». A 8 ans, à cause de ma santé j’ai quitté ma commune natale pour le Cap- Haitien, pour les soins et les études. Là, j’étais dans une école congréganiste (les Salésiens de Don Bosco) où j’ai fait ma première communion. C’est la que tout a commencé moi qui avait toujours rêvé de devenir médecin. Mais un dimanche, j’ai été à la messe de l’école comme d’habitude. Le prêtre m’a invité à venir à la sacristie avec un de mes camarades et nous a proposé de servir à la messe. J’étais très timide et réservé. Je lui répondis avec une voix tremblotante : Mais, mon père, je n’ai jamais servi à la messe, je ne sais pas comment faire. Il a répondu : Je vais t’expliquer, ne t’inquiète pas. Il nous a montré l’essentiel pour cette messe. Le lendemain, nous étions convoqués dans son bureau pendant la récréation pour une séance pratique, première formation de base en liturgie ! Après la messe, j’étais tout heureux de ma première expérience et j’ai continué à servir avec ferveur. Je me suis inscrit dans un groupe de servants de la paroisse et ça a duré dix ans : dans le staff, comme responsable élu par les membres, vice-coordonnateur, secrétaire, trésorier et enfin conseiller. J’ai appris à connaître l’Église, la vie en communauté : c’est là qu’est née ma vocation. Après mes études secondaires, j’ai tout quitté pour entamer une nouvelle aventure. J’ai abandonné ma famille, mes connaissances, ma localité dans le nord et je me suis retrouvé à Port- au-Prince, la capitale du pays pour poursuivre mes études universitaires. Ce n’était pas le même environnement et le mode de vie était différent. Ca n’a pas été simple au début, il m’a fallu un temps d’adaptation. Le Seigneur ne m’a jamais abandonné. Il avait déjà un plan bien tracé pour moi, mais je n’avais pas compris. J’ai continué à aller à la messe dans une paroisse non loin du quartier où j’habitais. C’est là que j’ai rencontré les Rédemptoristes, une congrégation religieuse fondée par Saint Alphonse de Liguori. J’ai été touché par leur façon de célébrer la messe et interpellé lors d’une célébration d’ordination. J’ai senti comme une flamme qui me brulait intérieurement. Ce jour-là, j’ai voulu être à la place des ordinants. A la fin de la célébration, ils ont annoncé le recrutement de jeunes garçons désirant répondre à un appel dans cette communauté. Ils ont repris cette parole de Jésus en Mathieu 9, 37-38: « La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson ». J’ai reçu l’appel à m’investir dans le champ du Seigneur. C’était pour moi un SOS, une façon de dire qu’on a besoin de chacun de nous dans les vignes du Seigneur. Le Christ n’oublie personne. Il a besoin de cœurs et de bouches, Il a besoin de la force physique de la jeunesse pour convertir le monde. J’ai été admis, après un camp vocationnel d’un mois, au pré-noviciat en 2000, l’année de l’ordination de mon frère. Encore une autre aventure ! Encore plus loin de ma famille ! Cette fois, c’était dans le département de la Grand’Anse, le plus isolé du pays. Deux ans de pré- noviciat et de noviciat à Jérémie puis retour à Port-au-Prince, profession temporaire dans la communauté (vœux ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 11

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MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Règlement à l’ordre de : ARCHEVÊCHÉ DE FORT-DE-FRANCE Nous retourner ce bon, accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX E g lise en MARTINIQUE E g lise en MARTINIQUE N° 523REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 €8 mai 2016 La famille , « Potomitan » de la société... et de l'Eglise ! lise MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE N° 523REVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEREVUE DIOCÉSAINEBIMENSUEL — 2,00 €8 mai 2016 E g lise en MARTINIQUE N° 525REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUEL — 2,00 €5 juin 2016 Oui le Seigneur est notre joie ! 5 juinSortie exceptionnelle de la prochaine édition le 26 juin 2016 La famille , «PPP de la société... et de l'Eglise ! PPP de la société... et de l'Eglise ! Oui le SSSeigneur est notre joie !Seigneur est notre joie !SSeigneur est notre joie !S Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... Oui, je m’abonne ! VIE DU DIOCÈSE de chasteté, de pauvreté, d’obéissance). Ensuite, j’ai demandé à entrer au Grand Séminaire Notre-Dame pour poursuivre ma formation : deux ans de philosophie, puis deux années de théologie au CIFOR (Centre Inter- Instituts de Formation Religieuse). Avec les Rédemptoristes, j’ai apris à orienter ma vie et à chercher où le Seigneur m’appelle véritablement. Malheureusement, par la suite, l’expérience n’était pas tout à fait satisfaisante. Après la deuxième année de théologie, j’ai laissé la communauté et j’ai arrêté ma formation en théologie et je suis rentré dans ma famille dans le nord. J’y suis resté pendant six ans, mais l’idée de boucler le cycle théologique (4 ans) et poursuivre mon cheminement vers le sacerdoce m’est souvent venue à l’esprit. Pendant ce temps, j’ai connu pas mal de difficultés, instabilité dans ma vie, la mort de ma mère en 2010 et j’en passe. Mais, j’ai été très bien entouré par mes amis prêtres qui ne se lassent jamais de me prodiguer de bons conseils. En 2012, après six ans, je suis retourné à Port-au-Prince et j’ai contacté le recteur du CIFOR. Il m’a accueilli et j’ai fait les deux dernières années de théologie comme étudiant auditeur, sans être rattaché à aucun diocèse, ni à une communauté religieuse… juste accompagné par les responsables du CIFOR. Mon arrivée en Martinique est providentielle. Après mes études théologiques, je voulais rester dans mon pays même si j’étais toujours passionné par la mission Ad Extra. En octobre 2014, par le biais d’un ami prêtre, le père Enel Constant, qui venait en remplacement en Martinique, j’ai fait ma demande auprès du père Emmanuel Chaulvet, responsable des Vocations. Lui aussi a accueilli ma demande. C’est vraiment l’œuvre de l’Esprit-Saint si je suis aujourd’hui dans le diocèse. Car l’Esprit souffle où Il veut et quand Il veut. Je suis arrivé en Martinique en juillet 2015. J’ai passé les trois premiers mois au Foyer Dominique Savio. En octobre 2015, tout en étant à l’Archevêché avec les autres séminaristes pour un temps fraternel et communautaire, j’ai été dans les paroisses Saint-Christophe et Sainte-Thérèse avec les pères Christian Catayée et Olivier-Marie Lucenay. Je faisais partie de l’équipe de la préparation de baptême et j’ai accompagné les prêtres dans les réunions et les célébrations. J’ai appris beaucoup de choses avec les paroissiens. Ils sont comme une seconde famille pour moi. En juin 2016, j’ai été institué aux ministères de Lecteur et d’Acolyte par Mgr David Macaire à la chapelle de l’archevêché. Actuellement, je suis en stage préparatoire au diaconat à la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France. Voilà comment j’ai fait route avec le Seigneur malgré mes limites et mes faiblesses. Le Seigneur a un plan d’amour pour chacun de nous. Il nous connait mieux que nous-mêmes et sait ce qu’il veut pour nous. Il nous appelle tous à partager sa joie, il suffit tout simplement de répondre à son appel en lui disant « Oui Seigneur, je veux faire ta volonté ». Ce n’est pas toujours facile mais c’est cette réponse qui donne un sens à ma vie spirituelle. Aujourd’hui, je suis très heureux d’être en Martinique pour continuer ce cheminement, pour servir Dieu ainsi que les martiniquais. Je serai ordonné diacre le dimanche 18 décembre 2016 prochain, à la Cathédrale Saint- Louis, par l’imposition des mains de Mgr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France. Je rends grâce au Seigneur d’avoir mis sur mon chemin toutes les personnes qui m’ont permis de devenir ce que je suis aujourd’hui au sein de l’Église, pour l’accueil reçu et que je continue à recevoir en Martinique, pour les familles, les paroissiens de mes paroisses de stage, pour les nouvelles connaissances, qui m’accueillent comme un membre de leur famille. Je sollicite vos prières afin que je sois un fidèle serviteur de la Parole pour la Gloire de Dieu et le salut des âmes. Soyez aussi, mes frères et sœurs, assurés de mes prières. Michel Delvarice, séminariste ■ ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 12

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Nom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ................... Prénom : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....... Adresse : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...... Mail : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Tél. : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ...................... Code Postal : .......................................................................\ .................................................................................................................... Ville : .......................................................................\ ...............................................................................................................................\ ....................... ouvert à tous et gratuit V endredi 9 décembre à 19h30, à la Chapelle Sainte-Thérèse L'espérance, rue Adolphe Trillard, Chateauboeuf, Fort-de-France. Plongeons dans l'esprit du temps de l'Avent avec un répertoire diversifié de chants spirituels portés par des chorales d'enfants et d'adultes. Agenda de l’Archevêque Dimanche 4 décembre : - 8h, au Saint-Esprit : Messe des Sapeurs-Pompiers (à l’occasion de la Sainte-Barbe) - 10h30 : Confirmation à la paroisse du Vert-Pré - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Du lundi 5 au mercredi 7 décembre : - Visite pastorale du district du Centre Ouest Mercredi 7 décembre 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 8 décembre : Solennité de l’Immaculée- Conception - 18h30, à Bellevue : Messe de la fête patronale et installation du Curé Vendredi 9 décembre : - 17h, à Redoute : Messe de la Sainte-Geneviève avec les Gendarmes - 18h30, Au Grand Carbet : Temps fort de la Pastorale des Jeunes Samedi 10 décembre : - A Bellevue : Rencontre des responsables des mouvements et services diocésains - 18h30 : A Saint-Pierre : Confirmation pour les paroisses de Saint-Pierre et Fonds-Saint-Denis Dimanche 11 décembre : - 9h : Confirmation à Sainte-Luce - 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 12 décembre : - Visite pastorale du Foyer de Charité de Trinité Mardi 13 décembre : - Conseil presbytéral Mercredi 14 décembre, 18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs Jeudi 15 décembre : - 18h, au Morne-Vert : Messe de présentation des deux prêtres desservants Vendredi 16 décembre : - 17h, au Domaine de Fonds-Saint-Jacques : Messe pour les esclaves Dimanche 18 décembre : - 15h : Ordination diaconale de Michel Delvarice à la Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France - Suivie des Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 13

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Une  foule  immense  que  nul  ne  pouvait  dénombrer…  On  aurait  pu  en  dire  autant  du  Congrès des femmes sur le thème « Femmes pour Jésus »\b qui s’est tenu du 18 au 20  novembre 2016\b à la Ferme de Perrine (Lamentin). Trois jours réservés aux femmes… et  rien qu’aux femmes. Ce temps fort\b à l‘initiative de Mgr Macaire\b et très bien orchestré  par le Renouveau charismatique\b a\L accueilli pas loin de 2500 femmes chaque jour. F enm’ djok, sélibatè, mayé, divosé, …. Toutes étaient venues à ce rendez-vous pour vivre la rencontre, pour recevoir des autres, mais également pour donner un peu d’elles- mêmes. Le mot d’ordre qui était donné par Maryse Audar, maîtresse du temps: « soyons responsables les unes des autres, soyons les gardiennes de nos voisines». Les groupes « Notre-Dame de la Trinité » (le vendredi) et « Pléniel » (samedi et dimanche) faisaient l’unité dans l’assemblée avec des chants appropriés aux différents temps (louanges, recueillement, prière…). Chaque journée était organisée autour d’un grand thème qui en faisait le fil conducteur pour les enseignements, les témoignages, les rencontres en carrefour et les sketches : Pour Jésus dans l’Eglise (vendredi) ; Pour Jésus dans la société (samedi) ; Pour Jésus dans la famille (dimanche). Les femmes ont ainsi bénéficié d’interventions de qualité et ont pu apprécier des témoignages émouvants, édifiants, pleins de sincérité et d’amour, venant de femmes de conditions et milieux divers : politique (Mme Cayot), professionnel (Mme Andrivon), église (M mes Yerro, Rubal et Maillard), association (M me Déglise), mères de famille (M mes St-Prix et Valérie Carbety), célibataire (M lle Dagobert), épouse (M me Levif)…). La présence de la psychologue chrétienne, Annick Philibert, a été très appréciée pour la synthèse des différents carrefours thématiques. Le vendredi matin, Annie Rousselin, vice- chancelière du diocèse, a partagé avec l’auditoire la « Lettre de Jean-Paul II aux femmes ». Le lendemain, Mgr Macaire a fait un enseignement sur la doctrine sociale de l’Eglise, qui est la traduction de l’Evangile pour le monde, et qui repose également sur l’action, sur le travail. L’évêque a rappelé que la vocation de la femme et de l’Eglise, est de « recevoir la Parole et la mettre au monde ». Le fondement même de la vie en société, c’est le couple, précisera-t-il. La famille repose sur le couple, et c’est sur la famille VIE DU DIOCÈSE Congrès des femmes « Femme\b pour Jé\bu\b » ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 14

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Durant ces trois jours, j’ai vécu des partages fraternels, la prière et l’Eucharistie d’une manière plus participative et expressive que ce que je vis outre-Atlantique, des enrichisse- ments dans les témoignages de vie, dans les enseignements reçus, ainsi qu’une introspec- tion sur ma vie, ma mission de femme pour chaque instant : « Quel sens lui donner dans le plan que Dieu a pour moi ?». Un dernier mot du fond du cœur : Merci ! Béatrice Grassely, de Villenave d’Ornon (Gironde), de passage en Martinique Grande joie en Eglise, plus de 2000 femmes affamées, assoiffées de Jésus, attentives, surprises de découvrir ou redécouvrir un Dieu qui les aime, qui les attend et ne les juge pas, à l’image de celles que rencontrait Jésus pendant son ministère, il y a 2000 ans. Cette histoire et ces rencontres ne sont pas terminées, ni épuisées. Jésus est vivant, accueillant et miséricordieux dans son Eglise. Cela s’est bien vécu entre femmes… L’une d’entre elles me disait : « j’ai compris beaucoup de choses. Je vais changer mon comportement. Je suis déterminée ». Mystère de la présence et de l’action de Dieu. Annie Rousselin, vice-chancelière du diocèse Moment savoureusement béni par le Seigneur ! Que par la toute-puissance de notre Dieu, l’onction, la bénédic- tion et la joie vécues à Perrine se répandent dans le cœur et la vie de chaque Martiniquais. Marie-Blaise Boulangé, une catholique de Martinique Quelques té\boignage\Cs… que repose la société. La femme donc doit avoir un regard sur la société. Elle ne doit surtout pas jeter les valeurs féminines. Le dernier jour du congrès, Sr Christine (des Sœurs Missionnaires Dominicaines de Notre-Dame de la Délivrande), avec son humour habituel, a édifié l’assemblée lors de son enseignement sur « la bienheureuse Vierge Marie, la femme selon Dieu ». Elle fera cette franche recommandation aux femmes : Habillez-vous bien ! Soignez- vous ! Prenez soin de vous ! Soyez toujours belles ! Une messe a été célébrée chaque jour durant le congrès par les pères Degras et Monconthour le vendredi, et le père Henderson, le samedi. C’est Monseigneur lui-même qui a présidé la messe de la solennité du Christ Roi de l’Univers, le dimanche 20 novembre à 12h, accompagné du Frère Christian-Marie Donet, op, missionnaire de la Miséricorde, mais également de la Vierge pèlerine, Marie, femme choisie entre toutes les femmes. Il était important pour les femmes de prendre du temps pour elles, avec la Parole de Dieu, pour entre autres retrouver leur dignité, se ressourcer, être touchées, remodelées… Elles ont expérimenté la joie d’être FEMMES et ont pris conscience de leur vraie place dans la famille, dans la société et dans l’Eglise. Les témoignages, carrefours, chants… tout concourait à la prise de conscience de chacune de ces femmes, de leur réalité, pour susciter une réponse à leurs questionnements, pour les interpeller : Tu n’es pas seule, et il y a des solutions à chaque problème. Tu n’es pas un cas isolé, relève-toi ! Sans Dieu dans ta vie, tu peux réussir dans la vie, a-t-on fait remarquer, mais pas réussir ta vie ! Mgr Macaire dira également : « Vous êtes des reines, des prophétesses et prêtres du Dieu d’amour. N’oubliez jamais cela ! ». Doubout fenm ! ou sé ich Bondjé ! Justine Lordinot ■ Le Congrès "femmes pour Jésus" a tenu toutes ses pro- messes. En effet, plus de 2000 femmes s'étaient retrouvées pour vivre un moment extraordinaire selon 3 thématiques : Femmes pour Jésus dans l'Eglise, Femmes pour Jésus dans la socié\ té et Femmes pour Jésus dans la famille. Ces 3 journées étaient ponctuées par des tes temps forts de louange, d'enseignements, de partage en petits groupe\ s, de sketches servis avec brio, sans oublier le repas partagé. Tout au long de cet évènement inédit, plusieurs invitées ont pu donner leur témoignage de femme engagée dans l'Eglise, dans la famille ou dans la société. L'un des points forts de ce rassemblement a été la célébration eucharistique présidée par notre Archevêque Mgr David Macaire qui, au nom de tous les hommes, a demandé pardon à toutes les femmes pour les violences et outrage\ s subis. Il a souhaité également qu'au sortir de ce congrès, les femmes s'engagent un peu plus dans leurs actions, qu'elles avancent au large dans leur foi et être ainsi des témoins dans le monde. Cette belle manifestation fut une halte riche de rencontres, de retrouvailles, d'amitié et de joie, la joie d'être ensemble, avec Jésus. Je ne pensais pas être présente, mais Dieu en avait décidé autrement. Je lui ai signé une page blanche, le jour de mon mariage, qu’il a vocation de remplir. Je suis heureuse d’avoir pu suivre les deux derniers jours de ce congrès. Je retiens la joie des retrouvailles, des partages avec des sœurs qui veulent grandir pour plaire à Dieu. Une espérance nouvelle pour notre Martinique ! Raymonde Moundangui, responsable du Renouveau charismatique Pauline Paviot, paroisse Saint-Michel du François, femme, épouse, mère et employée Temps fort, temps enri- chissant, temps de découverte de la vraie valeur de la femme. La femme a, à tout jamais, sa place dans la société ; qu'elle reste déter- minée, femme « doubout » malgré les aléas de la vie. Eliane, paroisse de Case-Pilote ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 15

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NOS SAINTS Bienheureux Charles de Foucauld 1er  décembre 1916 - 1 er  décembre 2016  C harles de Foucauld, né à Strasbourg en 1858, meurt le 1er décembre 1916, à Tamanrasset, en Algérie. Son itinéraire est surprenant : orphelin de père et de mère à l’âge de 6 ans, au cours d’une adolescence difficile, il perd la foi, et s’enfonce dans une vie de jouissances et de désordre. Après une courte période militaire en Algérie, il démissionne et par goût de l’aventure, entreprend un voyage de repérage topographique au Maroc où il est impressionné par la foi des Musulmans. Ce qui le met en recherche de Dieu. De retour en France, il va dans les églises en faisant cette étrange prière : « Mon Dieu si vous existez, faites le moi connaitre ». L’accueil et la bonté de sa cousine, croyante et pratiquante, le mène à rencontrer l’Abbé Huvelin, à qui il demande des leçons de religion, le prêtre lui répond : « Mettez-vous à genoux et confessez- vous » ; il se convertit en recevant la miséricorde de Dieu, puis Jésus Hostie. Il a 28 ans. « Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui : Ma vocation religieuse date de la même heure que ma foi. Dieu est si grand » D’abord moine trappiste pendant 7 ans dans l’Ardèche, puis en Syrie, toujours en quête d’une plus grande pauvreté, il choisit de continuer à suivre le Christ dans un ermitage à Nazareth en tant que jardinier des sœurs Clarisses. Il passait de longs temps en adoration, méditant les Evangiles par écrit. De cette période, beaucoup d’écrits spirituels nous sont parvenus. Il refuse d’être prêtre par souci de rester à la dernière place comme Jésus. La Supérieure des Clarisses lui demande d’y réfléchir. Il accepte finalement à condition de servir chez les plus pauvres. Il part au séminaire à Viviers, une fois ordonné, il demande d’aller au Sahara, en Algérie : « je veux habituer tous les habitants, Chrétiens, Juifs et Musulmans à me regarder comme leur frère, le frère universel ». A Tamanrasset, il entre dans la vie du peuple Touareg qu’il aime et connait par le cœur ; Je ne suis pas ici pour convertir les Touaregs, mais essayer de les comprendre ». En 1916 il écrit : « Il n’y a pas de parole de l’Evangile qui ait davantage transformé ma vie que celle-ci : « tout ce que vous faites à l’un de ces petits c’est à moi que vous le faites », prononcée par la bouche de Celui qui a dit « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ». Le message de Charles de Foucauld à retenir : Jésus modèle unique, crier l’Evangile par toute sa vie, imiter Jésus à Nazareth, une simplification de vie où nous trouvons les éléments nutritifs pour faire fructifier notre vie de fils et de filles de Dieu Charles de Foucauld, mort seul, nous ouvre à la fraternité universelle, à l’altérité, au dialogue, à une volonté de rencontre et d’unité. « L’Islam a produit en moi un profond bouleversement, la vue de cette foi, de ces âmes vivant dans la continuelle présence de Dieu m’a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines. Je me suis mis à étudier l’Islam puis la Bible. « Il faut nous faire accepter, devenir pour eux l’ami sûr pour tous ceux qui sont des Autres par leur foi religieuse et leurs convictions ». La famille Foucauldienne est très nombreuse. Dans la Caraïbe : Les petites sœurs et les petits frères de Jésus ; Les petites sœurs de l’Evangile ; Les petites sœurs et les petits frères de l’Incarnation. Petites sœurs de Jésus et une amie ■ Charles de Foucauld   décembre 2016  ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 16

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Laudato si’, une feuille de route Ce texte offre un instrument et un support pour une première lecture de l’encyclique\b  en aidant à en comprendre la dynamique d’ensemble et à en extraire les lignes de force.  Un regard d’ense\bble\C Q uel genre de monde voulons- nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? Cette interrogation est au cœur de Laudato si’, l’encyclique du pape François sur la protection de notre maison commune. Cette question ne concerne pas seulement l’environnement de manière isolée, parce qu’on ne peut pas poser la question de manière fragmentaire, et ceci conduit à s’interroger sur le sens de l’existence et de ses valeurs à la base de la vie sociale : Pour quoi passons nous en ce monde, pour quoi venons-nous à cette vie, pour quoi travaillons nous et luttons-nous, pour quoi cette terre a-t- elle besoin de nous ? Si cette question de fond n’est pas prise en compte, dit le Souverain Pontife, je ne crois pas que nos préoccupations écologiques puissent obtenir des effets significatifs. Aujourd’hui, cette terre, maltraitée et saccagée, pleure, et ses gémissements rejoignent ceux de tous les laissés-pour- compte dans le monde. Le pape François invite à les écouter, en sollicitant chacun de nous (individus, familles, collectivités locales, nations et communauté internationale) à une conversion écologique, selon l’expression de St Jean- Paul II, c’est-à-dire « changer de cap », en assumant la beauté et la responsabilité d’un engagement « pour la protection de notre maison commune ». Dans le même temps, le pape François reconnait une sensibilité croissante concernant aussi bien l’environnement que la protection de la nature, et une sincère et douloureuse préoccupation qui grandit pour ce qui arrive à notre planète, légitimant ainsi un regard d’espérance qui ponctue toute l’encyclique, et envoie à tous un message clair et plein d’espérance : L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune ; l’être humain est encore capable d’intervenir positivement ; tout n’est pas perdu, parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l’extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer. Le pape François s’adresse bien sûr aux fidèles catholiques, en reprenant les paroles de saint Jean-Paul II : les chrétiens, notamment, savent que leurs devoirs à l’intérieur de la création et leurs devoirs à l’égard de la nature et du Créateur font partie intégrante de leur foi, mais propose spécialement d’entrer en dialogue avec tous en ce qui concerne notre maison commune. Chapitre  I  – Ce  qui  se  passe  dans notre \baison Les mutations climatiques : Le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives et politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour l’humanité. Si Le climat est un bien commun, de tous et pour tous, l’impact le plus fort de son altération retombe sur les plus pauvres, mais beaucoup de ceux qui détiennent plus de ressources et de pouvoir économique ou politique semblent surtout s’évertuer à masquer les problèmes ou à occulter les symptômes : Le manque de réactions face à ces drames de nos frères et sœurs est un signe de la perte de ce Laudato Si  en Martinique DOSSIER ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 17

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Laudato Si  en Martinique DOSSIER sens de responsabilité à l’égard de nos semblables, sur lequel se fonde toute société civile. La question de l’eau : le Souverain Pontife affirme de façon claire que l’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel, parce qu’il détermine la survie des personnes, et par conséquent il est une condition pour l’exercice des autres droits humains. Priver les pauvres de l’accès à l’eau c’est leur nier le droit à la vie, enraciné dans leur dignité inaliénable. La perte de la biodiversité : Chaque année, disparaissent des milliers d’espèces végétales et animales que nous ne pourrons plus connaître, que nos enfants ne pourront pas voir, perdues pour toujours. Ce ne sont pas seulement des « ressources » exploitables, mais elles ont une valeur pour elles-mêmes. La dette écologique : dans le cadre d’une éthique des relations internationales, l’encyclique indique qu’il existe une véritable dette écologique, surtout du nord envers le sud. Face aux mutations climatiques, les responsabilités sont diverses, et celles des pays développées sont les plus importantes. Chapitre II –  L’Évangile de la Cr\Céation Pour illustrer les problématiques illustrées dans le chapitre précédant, le Pape relit les récits de la Bible, offre une vision globale qui vient de la tradition judéo-chrétienne et évoque la terrible responsabilité de l’être humain dans son rapport avec la Création, le lien intime entre toutes les créatures et le fait que l’environnement est un bien collectif, patrimoine de toute l’humanité, sous la responsabilité de tous. Dans la Bible, le Dieu qui libère et sauve est le même qui a créé l’univers, en lui affection et vigueur se conjuguent. Le récit de la création est central pour réfléchir sur le rapport entre l’homme et les autres créatures, et sur comment le péché rompt l’équilibre de toute la création dans son ensemble. Ces récits suggèrent que l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre. Selon la Bible, les trois relations vitales ont été rompues, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nous. Cette rupture est le péché. Pour cela, S’il est vrai que, parfois, nous les chrétiens avons mal interprété les Écritures, nous devons rejeter aujourd’hui avec force que, du fait d’avoir été créés à l’image de Dieu et de la mission de dominer la terre, découle pour nous une domination absolue sur les autres créatures, explique le Pape. À l’homme incombe la responsabilité de cultiver et protéger le jardin du monde en sachant que la fin ultime des autres créatures, ce n’est pas nous. Mais elles avancent toutes, avec nous et par nous, jusqu’au terme commun qui est Dieu. Le chapitre se conclut sur le cœur de la révélation chrétienne : « Jésus terrestre » dans sa relation si concrète et aimable avec le monde est ressuscité et glorieux, présent dans toute la création par sa Seigneurie universelle. Chapitre III – La racine hu\baine  de la crise écolog\Cique Ce chapitre présente une analyse de la situation actuelle, pour que nous ne considérions pas seulement les symptômes, mais aussi les causes les plus profondes, dans un dialogue avec la philosophie et les sciences humaines. Un des premiers points d’appui du chapitre sont les réflexions sur la technologie : l’amélioration des conditions de vie au cours de l’histoire est saluée, mais toutes ces capacités et avancées donnent à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier. Ce sont précisément les logiques de domination technocratiques qui mènent à la destruction de la nature et à l’exploitation des personnes et des populations les plus faibles. L’époque moderne se caractérise par une démesure anthropocentrique : l’être humain ne reconnait plus sa juste position par rapport au monde et prend une position autoréférentielle, exclusivement centrée sur elle-même et son propre pouvoir. En dérive ainsi une logique du «jetable», qui justifie tout type de déchet, qu’il soit environnemental ou humain, qui traite l’autre et la nature comme un simple objet et conduit à une myriade de formes de domination. La culture du relativisme est la même pathologie qui pousse une personne à exploiter son prochain et à le traiter comme un pur objet, l’obligeant aux travaux forcés, ou en faisant de lui un esclave à cause d’une dette. Sous cette lumière, l’encyclique affronte deux problèmes cruciaux pour le monde d’aujourd’hui. Avant tout en ce qui concerne le travail : «Dans n’importe quelle approche d’une écologie intégrale qui n’exclue pas l’être humain, il est indispensable d’incorporer la valeur du travail», tout comme «cesser d’investir Domaine d'Emeraude ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 18

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dans les personnes pour obtenir plus de profit immédiat est une très mauvaise affaire pour la société». Le second point concerne les limites du progrès scientifique, avec une référence claire aux OGM, «une question d’environnement complexe». «Même si, dans certaines régions, leur utilisation est à l’origine d’une croissance économique qui a aidé à résoudre des problèmes, il y a des difficultés importantes qui ne doivent pas être relativisées», comme «une concentration des terres productives entre les mains d’un petit nombre». Chapitre IV –  Une Écologie intég\Crale Le cœur de la proposition de l’encyclique est l’écologie intégrale comme nouveau paradigme de justice ; une écologie qui « incorpore la place spécifique de l’être humain dans ce monde et ses relations avec la réalité qui l’entoure ». En effet, nous ne pouvons «concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie». Ceci est valable pour divers champs, de l’économie à la politique, dans les différentes cultures, et de façon plus particulière dans celles qui sont les plus menacées, mais aussi dans chaque moment de notre vie quotidienne. La perspective de l’écologie intégrale met également en jeu une écologie des institutions : « Si tout est lié, l’état des institutions d’une société a aussi des conséquences sur l’environnement et sur la qualité de vie humaine : Toute atteinte à la solidarité et à l’amitié civique provoque des dommages à l’environnement ». Avec de nombreux exemples concrets, le François ne fait que répéter sa propre pensée : il y a un lien entre les questions environnementales et les questions sociales et humaines qui ne peut pas être rompu. Ainsi «l’analyse des problèmes environnementaux est inséparable de l’analyse des contextes humains, familiaux, de travail, urbains, et de la relation de chaque personne avec elle-même », ou « il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio- environnementale». L’écologie intégrale investit aussi la vie quotidienne, à laquelle l’encyclique consacre une attention spécifique, en particulier dans un environnement urbain. L’être humain a une grande capacité d’adaptation et « la créativité et la générosité sont admirables de la part de personnes comme de groupes qui sont capables de transcender les limites de l’environnement […] en apprenant à orienter leur vie au milieu du désordre et de la précarité». Un développement authentique présuppose une amélioration intégrale de la qualité de la vie humaine : espaces publics, logements, transports etc… Dans ce sens, « il faut reconnaître que notre propre corps nous met en relation directe avec l’environnement et avec les autres êtres vivants. L’acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune ; tandis qu’une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création ». Chapitre V – Quelques lignes  d’orientation et d\C’action Ce chapitre pose la question de ce que nous pouvons et devons faire. Les analyses ne peuvent suffire. Il faut des propositions «de dialogue et d’action qui concernent aussi bien chacun de nous que la politique internationale» et qui nous aident «à sortir de la spirale d’autodestruction dans laquelle nous nous enfonçons». Comme l’a rappelé plusieurs fois le Souverain Pontife, à partir de l’encyclique Pacem in terris, il faut des formes et des instruments efficaces de « gouvernance globale » : «En définitive, il faut un accord sur les régimes de gestion, pour toute la gamme de ce qu’on appelle les biens communs globaux», vu que «la protection de l’environnement ne peut pas être assurée uniquement en Biodiversité de l'Etang des SalinesBiodiversité de l'Etang des SalinesBiodiversité de l'Etang des Salines Savane des Pétrification à Sainte-AnneSavane des Pétrification à Sainte-AnneSavane des Pétrification à Sainte-AnneSavane des Pétrification à Sainte-Anne ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 19

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fonction du calcul financier des coûts et des bénéfices. L’environnement fait partie de ces biens que les mécanismes du marché ne sont pas en mesure de défendre ou de promouvoir de façon adéquate». Le pape François insiste sur le développement de processus de décisions honnêtes et transparentes, pour pouvoir «discerner» quelles politiques et initiatives entrepreneuriales pourront mener vers un «développement intégral». En particulier, l’étude de l’impact environnemental d’un nouveau projet « requiert des processus politiques transparents et soumis au dialogue, alors que la corruption, qui cache le véritable impact environnemental d’un projet en échange de faveurs, conduit habituellement à des accords fallacieux au sujet desquels on évite information et large débat.» L’appel adressé à tout responsable politique est particulièrement incisif, afin qu’il ne cède pas «à la logique d’efficacité et d’immédiateté» qui domine aujourd’hui. «S’il ose le faire, cela le conduira à reconnaître la dignité que Dieu lui a donnée comme homme, et il laissera après son passage dans l’histoire un témoignage de généreuse responsabilité». Chapitre VI – Éducation  et spiritualité éco\Clogiques Le chapitre final va au cœur de la conversion écologique à laquelle invite l’encyclique. Les racines de la crise culturelle agissent en profondeur et il n’est pas facile de redessiner les habitudes et les comportements. L’éduction et la formation restent des défis majeurs : « tout changement a besoin de motivations et d’un chemin éducatif». Sont ainsi mentionnés tous les milieux éducatifs, en premier lieu «l’école, la famille, les moyens de communication, la catéchèse». La première section, le point de départ est «miser sur autre style de vie», qui ouvre aussi la possibilité d’«exercer une pression saine sur ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et social». C’est ce qui arrive quand les choix des consommateurs réussissent à «modifier le comportement des entreprises, en les forçant à considérer l’impact environnemental et les modèles de production». On ne peut sous-évaluer l’importance des parcours d’éducation environnementale capables d’incidences sur les gestes de la vie quotidienne, de la réduction de la consommation d’eau, au tri sélectif des déchets, « éteindre les lumières inutiles ». « Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme ». Tout cela sera plus simple à partir d’un regard contemplatif qui vient de la foi : « Pour le croyant, le monde ne se contemple pas de l’extérieur mais de l’intérieur, en reconnaissant les liens par lesquels le Père nous a unis à tous les êtres. En outre, en faisant croître les capacités spécifiques que Dieu lui a données, la conversion écologique conduit le croyant à développer sa créativité et son enthousiasme ». Revient ainsi la proposition d’Evangelii Gaudium : «La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice», et «le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie» ; de manière à ce qu’il soit possible de «reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis- à-vis des autres et du monde, que cela vaut la peine d’être bons et honnêtes». Après Laudato si’, l’examen de conscience, (l’instrument que l’Église a toujours recommandé pour orienter sa propre vie à la lumière de la relation avec le Seigneur), devra inclure une nouvelle dimension , en considérant non seulement comment est vécue la communion avec Dieu, avec les autres et avec nous-même, mais aussi avec toutes les créatures et la nature. Source : http://eglise.catholique.fr/vatican/ les-ecrits/laudato-si-une-feuille-de-route/ ■ Laudato Si  en Martinique DOSSIER VacKt Sainte-MarieVacKt Sainte-Marie MangroveMangrove ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 20

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E xcellence, La situation actuelle de détério- ration de l’environnement, for- tement liée à la dégradation humaine, éthique et sociale (cf. Enc. Laudato si’, nn. 48.56.122), dont malheureusement nous faisons l’expérience quotidien- nement, nous interpelle tous, chacun dans ses rôles et compétences, et nous porte à être ici réunis, avec une prise de conscience et un sens de responsabilité renouvelés. Le Royaume du Maroc abrite, en effet, la COP22 peu de jours après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris, adopté il y a moins d’un an. Son adoption représente une forte prise de conscience que, face aux thématiques aussi complexes que le changement climatique, l’action individuelle et/ou nationale n’est pas suffisante, mais qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une réponse collective responsable visant réellement à « collaborer pour construire notre maison commune » (ibid., n. 13). D’autre part, l’entrée en vigueur rapide de l’Accord renforce la conviction que nous pouvons et nous devons nous servir de notre intelligence pour orienter la technologie, tout comme pour cultiver et limiter aussi notre pouvoir (cf. ibid., n. 78), et pour les mettre « au service d’un autre type de progrès, plus sain, plus humain, plus social, plus intégral » (ibid., n. 112), capable de mettre l’économie au service de la personne humaine, de construire la paix et la justice, de sauvegarder l’environnement. L’Accord de Paris a tracé une route claire sur laquelle la communauté internationale tout entière est appelée à s’engager ; la COP22 représente une étape centrale de ce parcours. Cet Accord a un impact sur toute l’humanité, en particulier sur les plus pauvres et sur les générations futures, qui représentent la composante la plus vulnérable à l’impact préoccupant des changements climatiques et cela nous rappelle la grave responsabilité éthique et morale d’agir sans tarder, de la manière la plus libre possible des pressions politiques et économiques, en dépassant les intérêts et les comportements particuliers. Dans cette perspective, je vous adresse mes salutations, Monsieur le Président, ainsi qu’à tous ceux qui prennent part à cette Conférence, unies à mes vifs encouragements afin que les travaux de ces jours soient animés du même esprit de collaboration et de proposition manifesté durant la COP21. Après cette Conférence, a commencé la phase de la mise en œuvre de l’Accord de Paris ; moment délicat, où l’on se confronte, en entrant de manière plus concrète dans l’élaboration des règles, des mécanismes institutionnels et des éléments nécessaires pour sa mise en œuvre correcte et efficace. Il s’agit d’aspects complexes qui ne peuvent pas être délégués aux seuls interlocuteurs techniques, mais qui ont besoin d’un soutien continu et d’un encouragement politique, fondé sur la conscience que « nous sommes une seule famille humaine. Il n’y a pas de frontières ni de barrières politiques ou sociales qui nous permettent de nous isoler, et pour cela même il n’y a pas non plus de place pour la globalisation de l’indifférence » (ibid., n. 52.) L’une des principales contributions de cet Accord est celle de stimuler à promouvoir des stratégies nationales et internationales de développement, fondées sur une qualité de l’environnement que nous pourrions qualifier de solidaires. En effet, cet Accord encourage la solidarité envers les populations les plus vulnérables et encourage les fortes relations existant entre la lutte contre le changement climatique et celle contre la pauvreté. Bien que soient nombreux les éléments de caractère technique invoqués dans ce domaine, nous sommes également conscients qu’on ne peut tout réduire à la seule dimension économique et technologique : les solutions techniques sont nécessaires mais pas suffisantes. Il est essentiel et nécessaire de prendre aussi attentivement en considération les aspects éthiques et sociaux du nouveau paradigme de développement et de progrès. Ici, on entre dans les domaines fondamentaux de l’éducation et de la promotion de styles de vie destinés à favoriser les modèles de production et de consommation durables. Et cela rappelle la nécessité de faire grandir une conscience responsable envers notre maison commune. Tous les États parties sont appelés à contribuer à cette tâche, ainsi que les non-Party stakeholders : la société civile, le secteur privé, le monde scientifique, les institutions financières, les autorités infranationales, les communautés locales, les populations indigènes. En conclusion, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs participants à la COP22, je forme mes vœux les meilleurs afin que les travaux de la Conférence de Marrakech soient guidés par cette conscience de notre responsabilité qui doit encourager chacun de nous à promouvoir sérieusement une « culture de protection qui imprègne toute la société », la protection de la création, mais aussi du prochain, proche ou éloigné dans l’espace et dans le temps. Le style de vie fondé sur la culture du rebut est insoutenable et ne doit pas trouver de place dans nos modèles de développement et d’éducation. C’est un défi éducatif et culturel auquel, pour être réellement efficace dans la poursuite de ses objectifs exigeants, ne doit pas manquer de répondre aussi l’Accord de Paris. Tandis que je prie pour un déroulement heureux et fructueux des travaux, j’invoque sur vous et sur tous les participants la bénédiction du Tout- Puissant, que je vous demande de porter à tous les citoyens des pays que vous représentez. Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sincères et cordiales salutations. Pape François ■ E Message du pape François au président de la COP22 ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 21

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533 – Question : Qu’attends-tu du Christ ? 533 – Question : Qu’attends-tu du Christ ? Question aux jeunes sur facebook recueillis sur la page Facebook de père Olivier- Marie Lucenay Qu’attends-tu  du Christ ? ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 22

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Retrouvez les actualités du diocèse sur : http://martinique.catholique.fr 99.5 - 101.3 et 105,3 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : contact@radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort de France Tél. : MEDIAS Dimanche 18 décembre 2016 Chantons en Eglise Qu’est-ce qu’un chant liturgique ? Comment est-il composé et selon quels critères est-il validé pour la liturgie ? Cette semaine, l’oreille musicale de Dieu m’est témoin est une nouvelle fois sollicitée. Parmi les invités, nous retrouverons par Skype, père Patrick-Alexis Phanor, délégué épiscopal pour la musique liturgique et l’art sacré dans le diocèse de Martinique. ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\L MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7\b rue du Révérend Père Pinchon BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\LX Téléphone : 06 96 \L310 333 - E-mail : \Lmichel.pouch@wanadoo.fr oui ,  je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et as\ssurances-vie à l’Association Diocésaine. oui , je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon \sdomicile. LÉGUEZ à l’ Église catholique L’espérance en héritage Mes coordonnées  ❏ Mme ❏ Melle    ❏ M. \bom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\LINIQUE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 23

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Marie Immaculée Conception Le Père l’a façonnée sans nulle contrefaçon Car Il Lui a fait don de multiples façons Le poids du péché ne L’ayant pas lésée Ne pourra l’empêcher de faire Sa Volonté En toute liberté, sans se voir acculée Prenant la seule option elle qui sera réparation Elle se fera oblation dans une opération Qui dépasse la raison où l’interrogation Se fera communion sans délibération Elle a voulu comprendre pour ne pas se méprendre Qu’Il puisse se répandre quand Elle donnera Son « oui » Qui ne sera pas un « oui -dire » ni un béni « oui -oui » Mais un « oui » qui bénit et sera bénéfice Ayant su prendre le risque d’être co-rédemptrice Accompagnant le Christ dans Son Saint Sacrifice Un « oui » qui s’émerveille en restant en éveil Un « oui » qui s’abandonne en acceptant Le donUn « oui » qui s’abandonne en acceptant Le don Qui deviendra l’onction pour la libération de toutes les nations.Qui deviendra l’onction pour la libération de toutes les nations. Nicole Irène Piquion

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