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5e Chantier de conversion pastorale :
Soigner et délivrer les âmes
ECCLESIA’M 2020 !
E g lise
en MARTINIQUE
N° 533
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE — 2,00 €
4 décembre 2016
Congrès « F emme pour Jésus »
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EDITORIAL
N
ous voici au 2 e dimanche de l’Avent de l’année A.
Après l’appel à la vigilance que nous adressait la
Parole de Dieu dimanche dernier, c’est un appel à
la conversion qui nous est fait aujourd’hui : Convertissez-vous !
Laissons donc cet appel retentir dans nos cœurs… et
recherchons l’essentiel.
C’est un peu à la recherche de cet « essentiel » que le pape
François nous invite dans sa Lettre apostolique « Misericordia
et Misera » (« Miséricorde et pauvreté »), publiée a\
u lendemain
de la clôture de l’Année de la miséricorde. En effet, dans c\
ette
feuille de route, le Saint-Père nous exhorte à regarder de
l’avant, et à faire de cette Année sainte le point de départ d’un
nouveau chemin à parcourir. Il nous indique la route que nous
sommes appelés à suivre à l’avenir.
C’est sûrement dans cet esprit que de très nombreuses femmes
ont participé, durant trois jours (du 18 au 20 novembre), au
congrès qui leur était réservé, à la Ferme Perrine… Femme
pour Jésus. Ce temps fort, organisé avec brio par le Renouveau
charismatique, à l’initiative de Mgr Macaire, a été un vrai
challenge, une vraie réussite. Selon Raymonde Moundangui,
l’organisatrice, « cette belle manifestation fut une halte, riche \
de rencontres, de retrouvailles, d’amitié et de joie, la joie d’\
être
ensemble, avec Jésus ».
Tressaillons de joie ! Le dimanche 18 décembre 2016, à la
cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France, nous aurons la joie
d’assister à l’ordination diaconale, en vue du sacerdoce, du
séminariste Michel Delvarice. Mgr David Macaire présidera
la célébration. L’ordinand se livre pour vous dans un article
publié dans cette édition.
Notre archevêque nous présente le 5
e et dernier chantier
du plan pastoral ECCLESIA’M 2020 ! «Soigner et délivrer
les âmes». Il propose également, à toutes les PCE et aux
différents groupes d'Eglise, un questionnaire pour les quatre
semaines de l'Avent, intitulé "Les raisons d'espérer". Par
ailleurs, notre dossier concerne l’encyclique du pape François
sur la protection de notre maison commune, laudato Si ‘.
Profitons de cette période de l’Avent pour prendre du temps
pour lire la Parole de Dieu, pour lire les signes de la Bonne
nouvelle. Ecoutons l’appel à la conversion et préparons le
chemin du Seigneur !
Justine Lordinot ■
S ommaire
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
MÉDIAS
Dossier : LAUDATO SI E\b MARTI\bIQUE
• 5 e Chantier de conver\bion pa\btorale :
Soigner et délivrer le\b âme\b
• Que\btionnaire de l’Avent
23
• Laudato \bi’, une feuille de route
• Que\btion aux jeune\b \bur \rfacebook : Qu’attend\b-tu du Chri\bt ?
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
\bOS SAI\bTS
EGLISE U\bIVERSELLE
• Parole dominicale
• Solennité de l'Immaculé\re conceptionde la Bienheureu\be Vierge Marie
• Témoignage de Michel\r Delvarice futur diacre
• Congrè\b de\b femme\b, Femme\b pour Jé\bu\b
• Bienheureux Charle\b de Foucauld • «Mi\bericordia et Mi\bera» ("Mi\béricorde et pauvreté")
A\b\bÉE SAI\bTE DE LA M\sISÉRICORDE
• Suite du pèlerinage de l’icône de Marie, Mère de Mi\béricorde
11
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9
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AGE\bDA DE L’ARCHEVÊQUE 13
2
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22
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DIRECTEUR DE PUBLICATION : Père Luc Philippon RÉDACTRICE EN CHEF : Justine LORDINOT MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. \
05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES
I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort de France - Tél. 05 96 63 70 70
SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586
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5 e Chantier de conversion pastorale :
Soigner et délivrer les âmes
ECCLESIA’M 2020 !
REFLEXION GENERALE\r
EEM : Fin du suspense !!
Aujourd’hui, Monseigneur, vous
nous partagez vos réflexions sur
le 5
éme chantier d’ECCLESIA’M
2020 ! : « Soigner et délivrer les
âmes ». Qu’est-ce à-dire ?
Fin du suspense… pour vous ! Pour
moi, c’est le début. Comment mes
frères et sœurs vont-ils s’accaparer
ces chantiers et les mettre en œuvre ?
Que vont donner les assemblées
synodales de 2017 ?...
Mais revenons au sujet du jour.
Les blessures psycho-affectives et
les maladies spirituelles sont très
répandues, ici comme ailleurs. C’est la
conséquence de l’illusion du serpent qui
a fait croire aux hommes qu’ils pouvaient
« être comme des dieux » (Gn 3,5) s’ils
choisissaient eux-mêmes ce qui est bien
et ce qui est mal. Des philosophes dits
« humanistes » ont voulu montrer, au
cours des derniers siècles, que sans Dieu
les êtres humains seraient soi-disant plus
libres et plus heureux, plus fraternels et
moins névrosés. Le résultat est sous nos
yeux. Les troubles de l’âme concernent
aujourd’hui toutes les couches de la
population et tous les âges, dans le
monde entier, et particulièrement chez
nous aux Antilles. C’est une question de
santé publique, mais aussi et surtout
une question de Salut et de Vie éternelle.
Les conséquences, dans la société, les
familles et la vie des personnes, sont
énormes et bien réelles : violences,
addictions, maladies, dépression,
angoisses… ou, comme le dit saint Paul
aux Galates, « tout ce que produit la
chair : fornication, impureté, débauche
idolâtrie, magie, haines, discorde,
jalousie, emportements, disputes,
dissensions, scissions, sentiments
d'envie, orgies, ripailles et choses
semblables » (Gal 5,19). Cette liste
terrible ressemble trop à certaines
réalités de notre vie sociale ! Enfin,
le pasteur que je suis, pas plus que
les autres fidèles, ne peut rester
indifférent à la sentence de Paul pour
« ceux qui commettent de tels actes
et qui n’hériteront pas du Royaume »
(Gal 5,21).
EEM : L’Eglise peut-elle quelque
chose en ce domaine ? N’est-ce
pas l’affaire des médecins, des
psychiatres, des travailleurs
sociaux, des éducateurs et des
politiques ?
Sans conteste, la société fait de son
mieux, avec les moyens qui sont les
siens, pour contenir la vague, ou plutôt
le tsunami de mal-être qui frappe
les hommes et les femmes de notre
temps. Mais, même s’il y a des réussites
louables et des efforts réels, je ne suis
pas certain que ce pouvoir humain soit
en mesure de s’attaquer aux causes
profondes de cette destruction de l’être
humain en son corps, son équilibre,
sa dignité, sa famille, ses relations.
L’origine de ce combat est spirituelle
et c’est par l’Esprit que la vraie victoire
peut être remportée. « Le fruit de
l'Esprit, dit saint Paul, est charité, joie,
paix, longanimité, serviabilité, bonté,
confiance dans les autres, douceur,
maîtrise de soi » (Gal 5, 22-23).
L’héritage de l’Eglise Catholique est très
riche en ce domaine, aussi bien dans
sa dimension mystique que dans sa
dimension scientifique. Côté mystique
et spirituel, n’oublions pas que Jésus
a donné à ses apôtres le « pouvoir
des clés » pour délier les âmes sur
terre et au ciel (Mt 18,18) et le pouvoir
de prendre autorité, en son Nom,
sur toutes maladies et sur les esprits
mauvais. Les pasteurs, les spirituels
et les saints de l’Eglise ont toujours
MOT DE L’EVÊQUE
Soigner et délivrer les âmes
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 3
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MOT DE L’EVÊQUE
EEM : Quels sont donc les ateliers
de ce chantier pour soigner et
délivrer les âmes ?
Ce sont, il faut le reconnaître,
des ateliers assez spécialisés qui
demandent de la formation et des
compétences que Dieu demande à
l’Eglise de partager. Il y en a trois :
➊ La guérison spirituelle qui
concerne le ministère de délivrance
et d’exorcisme et la formation des
ministres.
➋ L’accompagnement spirituel
pour former et organiser toutes
les réalités qui offrent une écoute
au plus grand nombre.
➌ La santé et le bien-être des
gens dont l’Eglise s’est toujours
préoccupée au nom du Divin
Créateur qui veut le bonheur
de ses enfants.
EEM : Quelles sont les pistes
que vous proposez à ces
ateliers ?
En ce qui concerne la guérison
spirituelle , la réflexion est
l’une des plus avancée du plan
ECCLESIA’M 2020 !. Il a fallu en effet mettre en route au plus
vite cet atelier car le nombre de
demandes était très important
et que beaucoup de personnes sont
en souffrance. Or, dans ce genre de
souffrance, les gens sont prêts à faire
n’importe quoi, y compris à se jeter
dans la gueule du loup en allant voir
des gadé zafè pour être débarrassés de
leurs problèmes. Beaucoup s’imaginent
aussi que certains ministres ont un
pouvoir magique et qu’une simple
prière de leur part suffira. Ce n’est pas
vrai. L’Eglise n’a d’autre pouvoir que
l’Amour du Seigneur qui libère de
toutes chaînes. Mais il faut aussi que les
fidèles tourmentés soient disposés à
accueillir l’Amour et renoncent à toute
ténèbre. Et cela demande du temps !
La bonne nouvelle est que cet atelier
est en cours et que le « Service
diocésain saint Padre Pio » sera
bientôt opérationnel. Là-dessus,
nous n’attendrons pas 2020 pour
communiquer aux fidèles son
fonctionnement.
Mais vous comprendrez que ce
n’est pas en une journée qu’on peut
mettre en place une telle structure.
utilisé ce don du Seigneur à son Eglise
pour soigner et délivrer les âmes.
Côté scientifique et psychologique,
les moines, les théologiens et les
ascètes ont acquis une connaissance
inégalée du psychisme humain dont
ils se sont servi pour accompagner tant
d’hommes et de femmes vers la liberté
à travers les siècles et les méandres
complexés de leur vie.
Notre génération ne peut démissionner
de cette tâche urgente.
EEM : Y a-t-il des particularités
antillaises en ce domaine ?
Je crois que nous ignorons souvent la
dimension affective dans notre agir.
Or, elle est souvent déterminante.
Notre sensibilité, quand elle n’est pas
maîtrisée, entraîne des violences et
de l’outrance. Nous sommes capables
de justifier et d’enrober nos réactions
avec des grands principes moraux très
rationnels. Inversement, il nous arrive
d’accuser les autres de malveillance ou
de leur prêter toutes sortes d’intentions
mauvaises. En fait, nos réactions sont,
la plupart du temps, fondées sur des
affects, des passions !
EEM : C’est-à-dire ?
Eh bien ! Nos réactions et nos relations
sont souvent déterminées davantage
par nos blessures profondes et
inconscientes que par des décisions
rationnelles. Un mépris reçu jadis, un
abandon, des violences, l’absence
d’un parent, un avortement, un
divorce, un pardon non-donné ou
au contraire des flatteries sont à la
source de tant de nos réactions, de
nos actes et de nos paroles ! Il faut
aussi considérer la contamination
qui provient des failles de notre
culture, des peurs du monde qui nous
entoure, de l’héritage plus ou moins
sombre de nos ancêtres et de notre
histoire et des infestations spirituelles
que certains ont contractées en allant
voir de mauvaises personnes.
Il est temps de mettre à disposition du
peuple de Dieu le trésor spirituel de
l’Eglise pour briser ces chaînes dans
le Nom de Jésus !?
l’Eglise de partager. Il y en a trois :
est en cours et que le « Service
diocésain saint Padre Pio » sera
bientôt opérationnel. Là-dessus,
La bonne nouvelle est que cet atelier
est en cours et que le « Service
diocésain saint Padre Pio » sera
est en cours et que le « Service
diocésain saint Padre Pio » sera
LES ATELIERS DU CHANTIE\rR
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 4
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Il aura fallu fédérer des prêtres, des
diacres, des religieuses, des laïcs et des
professionnels divers, prendre ensuite
le temps d’organisation, de structuration
et de formation nécessaire. De plus,
toutes les demandes ne relèvent
pas d’un ministère de délivrance et
d’exorcisme, et nous devons savoir
apporter une assistance, une réponse et
un diagnostic à ces fidèles tourmentés.
Mais les choses avancent. Merci
Seigneur !
EEM : Quelle différence faites-
vous avec l’accompagnement
spirituel ?
L’accompagnement spirituel
est l’atelier principal de ce chantier !
La pénurie d’accompagnateurs et le
manque de disponibilité du clergé,
trop peu nombreux, ont fait que bien
des fidèles ignorent qu’un des moyens
majeurs de la vie spirituelle dans
notre Eglise est l’accompagnement.
Bien-sûr, la pratique liturgique,
la confession régulière, la prière,
les lectures ou la radio, ou encore
l’engagement missionnaire et le service,
nourrissent quotidiennement nos
âmes et les protègent du mal. Mais
l’accompagnement spirituel avec
un frère ou une sœur qui m’écoute
régulièrement ou à certains moments
de mon existence, est indispensable.
Je pense notamment aux jeunes, aux
néophytes ou à tous ceux qui sont à
un tournant dans leur vie, ou encore
aux âmes, nombreuses j’espère,
qui veulent avancer plus loin sur le
chemin du Seigneur, sans parler de
ceux qui sont dans des milieux ou des
situations où leur vie spirituelle est
rendue difficile ou mise en danger…
En Martinique, le Seigneur a suscité
des lieux de bénédiction où des âmes,
ponctuellement ou régulièrement,
peuvent bénéficier de ce trésor. En
plus des prêtres, qui y consacrent déjà
pas mal de temps, il y a les monastères,
le Foyer de Charité, les communautés
comme l’Emmanuel, le Chemin Neuf,
Vie et Partage, les mouvements comme
le Renouveau Charismatique, Mère
de Miséricorde ou le Réseau Ignatien
qui se met en place. Je me réjouis
particulièrement de l’initiative de
Sr Bernadette et du père Jean-Marie
Yang-Ting qui ont mis toute leur énergie
à fonder le Centre "Eaux Jaillissantes"
qui a permis la formation de beaucoup
d’écoutants (dont votre serviteur !) et
l’accueil de tant de fidèles !
Cet atelier devra réfléchir à parfaire le
dispositif, à organiser des formations, à
créer des structures (des permanences
d’écoute par exemple, notamment
dans les trois sanctuaires diocésains
de la Délivrande, du Sacré-Cœur et
de la Salette), à faire en sorte que
des écoutants bien formés soient
disponibles dans chaque paroisse, en
lien avec les prêtres, le plus souvent
possible. C’est l’un des ministères
les plus importants de l’Eglise du
XXI ème siècle, mais il est très exigeant
spirituellement pour ceux qui
l’exercent.
EEM : Le troisième atelier de
ce chantier concerne la santé et
le bien-être ! Monseigneur, en
quoi l’Eglise catholique est-elle
concernée par ce domaine !?
Encore une fois, n’est-ce pas
l’affaire de professionnels ?
L’un n’empêche pas l’autre ! Je veux
dire que les chrétiens doivent savoir
être des professionnels dans les
domaines où le Seigneur les envoie.
Or, précisément, la santé et
le bien-être
ont toujours été
un domaine important de l’action
chrétienne. À ma connaissance,
le soin des malades et des « mal-en-
point » était un élément central du
ministère de Jésus. L’Eglise, depuis 2000
ans, a continué dans ce domaine. Les
moines et même les mystiques ont
mis en pratique, par l’alimentation, le
jeûne, l’activité physique, les plantes,
tous les ressorts que le Créateur
avait mis à leur disposition pour que
leur corps sain soit au service de la
sainteté de l’âme. Nous avons toute
une tradition ecclésiale et monastique
en ce domaine du bien-être et de la
santé, dont le maillon le plus célèbre
est sainte Hildegarde de Bingen,
faite docteur de l’Eglise par le pape
Benoît XVI.
Le drame, c’est que beaucoup de
fidèles et de pasteurs ont négligé ce
trésor et oublié cet enseignement
basique, alors même qu’en raison
d’une alimentation malsaine et des
conditions de vie stressantes, les
hommes de ce temps en ont d’autant
plus besoin. Cet appétit de bien-être
est même devenu une idole pour
beaucoup. Et les puissances d’argent
l’ont bien compris. Elles y répondent
chrétienne. À ma connaissance,
le soin des malades et des « mal-en-
point » était un élément central du
ministère de Jésus. L’Eglise, depuis 2000
trop peu nombreux, ont fait que bien
des fidèles ignorent qu’un des moyens
ministère de Jésus. L’Eglise, depuis 2000
ans, a continué dans ce domaine. Les
point » était un élément central du
ministère de Jésus. L’Eglise, depuis 2000
notre Eglise est l’accompagnement.
Bien-sûr, la pratique liturgique,
des fidèles ignorent qu’un des moyens
majeurs de la vie spirituelle dans
notre Eglise est l’accompagnement.
des fidèles ignorent qu’un des moyens
majeurs de la vie spirituelle dans majeurs de la vie spirituelle dans
notre Eglise est l’accompagnement.
Domaine du Fort Chemin Neuf MqueDomaine du Fort Chemin Neuf Mque
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 5
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MOT DE L’EVÊQUE
Questionnaire de l\C’Avent à destination de t\Coutes les PCE et gr\Coupes d’Eglise
1 ere semaine : Quelles sont les raisons d’espérer en l’Eglise : en ma paroisse, en mes prêtres, dans les vocations et les
jeunes, dans ma PCE ?
2
ème semaine : Quelles sont les raisons d’espérer en la famille : les familles en général, ma propre famille, mon couple, les
hommes, les femmes, les enfants ?
3
ème semaine : Quelles sont les raisons d’espérer dans le monde : dans l’économie et la politique, en la Martiniq\
ue, dans ma
commune, dans mon milieu professionnel, ailleurs dans le monde ?
4
ème semaine : Quelles sont les raisons d’espérer en Dieu : par rapport à moi-même (mes maladies, mes soucis per\
sonnels, etc.),
par rapport aux autres (le pardon), par rapport à mes regrets ou mes inquiétudes, par rapport à toute chose ?
avec plus ou moins de philanthropie :
médecines nouvelles et parallèles,
pratiques orientales et ésotériques,
pratiques alimentaires diverses et
coûteuses, sports inédits, cures, stages,
sessions et même « retraites »… Dans
tout cela, il y a du bon et parfois du
moins bon, notamment des pratiques
occultes. D’un autre côté, plusieurs
de ces pratiques sont inspirées
de l’enseignement des mystiques
catholiques. Il est temps que l’Eglise
réintègre son héritage, le purifie et le
propose à ses fils et à ses filles.
En outre, la société martiniquaise
connaît une période de vieillissement.
Ces problématiques sont au cœur
de la préoccupation des personnes
et des fidèles. Combien de fois, au
cours des retraites et des rencontres,
ce sujet n’est-il pas abordé dans les
conversations ? Cet atelier devra
donc mettre en œuvre cette tradition,
l’adapter à la réalité antillaise et
proposer largement (notamment aux
plus jeunes) un style de vie, d’activité
physique et sportive et d’alimentation
conforme à la volonté de Dieu sur le
corps de l’Homme.
EEM : Monseigneur Macaire,
nous en avons fini… ?
Pour l’exposé des premières idées…
oui ! Et encore !? Une plaquette
devrait être éditée avec l’ensemble
du plan pastoral. Cela constituera
un Instrumentum Laboris pour tous :
la base commune de travail et de
réflexion. Mais ce n’est qu’une étape.
Nous consacrerons 2017 à collecter
des nouvelles idées et à corriger
celles qui sont énoncées dans ces
interviews. Déjà plusieurs paroisses
se sont saisies de ces textes et des
initiatives voient le jour çà et là.
J’ai hâte de collectionner tout cela.
Sans oublier les cinq chantiers de
« fondation » (le secrétariat général
d’ECCLESIA’M 2020 !, la formation et
la création d’un Institut Catholique,
la vie des prêtres et les vocations, le
perfectionnement de la Liturgie et
l’immobilier) que je n’ai pas détaillés
ici, mais sur lesquels des équipes sont
déjà à pied d’œuvre.
Enfin, j’attends des cinq assemblées
synodales (une par chantier) ce
double travail : évaluer les idées
de chaque atelier et en fournir les
ouvriers… Au travail ! Jésus nous
attend partout en Martinique et
au-delà, personnellement et en
Eglise ! ■
Vie et Partage Retraite de jeûne et prières à Tartane - août 2016Vie et Partage Retraite de jeûne et prières à Tartane - août 2016Vie et Partage Retraite de jeûne et prières à Tartane - août 2016
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 6
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«Misericordia et Misera»
("Mi\béricorde et pauvreté")
L
e Saint-Père met en lumière un
certain nombre d’expériences
et d’initiatives comme l’envoi
de Missionnaires de la Miséricorde,
ou les vendredis de la miséricorde,
mais il invite surtout à «regarder de
l’avant», à faire de cette Année sainte le
point de départ d’un nouveau chemin
à parcourir. Le Pape a ainsi annoncé
plusieurs gestes significatifs, comme
l’instauration d’une «Journée mondiale
des pauvres». Par ailleurs, il concède «à
tous les prêtres la faculté d’absoudre
le péché d’avortement», et prolonge
la faculté donnée aux prêtres de la
Fraternité Saint-Pie-X de donner une
confession «valide» et «licite» au-delà
du Jubilé.
Misericordia et Misera, cette lettre
apostolique est, en quelque sorte, un
prolongement de cette Année sainte.
Une feuille de route transmise par le
Pape pour «nous indiquer la route
que nous sommes appelés à suivre à
l’avenir». Le Saint-Père rappelle tout
d’abord que la miséricorde ne peut être
«une parenthèse dans la vie de l’Église,
elle en constitue l’existence même».
Tout se révèle dans la miséricorde, tout
se résout dans l’amour miséricordieux
du Père, souligne le Pape, rappelant
qu’«aucun d’entre nous ne peut poser
de conditions à la miséricorde». «Même
dans les cas les plus difficiles où l’on est
tenté de faire prévaloir une justice qui
vient seulement des normes, on doit
croire en la force qui jaillit de la grâce
divine».
Alors que les Portes saintes sont désormais
toutes refermées, le Saint-Père ouvre «le
temps de la miséricorde». Premier signe
concret pour encourager à «continuer
avec fidélité, joie et enthousiasme, à
faire l’expérience de la richesse de la
miséricorde» : l’instauration, à la lumière
du jubilé des personnes exclues, d’une
Journée mondiale des pauvres. Elle
sera célébrée, dans toute l’Église, le 33 e
dimanche du temps ordinaire. Une
journée qui aidera les communautés
et chaque baptisé à réfléchir sur la
manière dont la pauvreté est au cœur de
l’Évangile. Le Pape présente également
deux autres dispositions particulièrement
importantes, rappelant que le Sacrement
de la réconciliation doit retrouver sa place
centrale dans la vie chrétienne.
Juste avant l’ouverture de l’Année sainte,
le Pape avait annoncé, fait inédit, que
durant toute la durée du Jubilé, il concédait
à l’ensemble des prêtres, en vertu de
leur ministère, «la faculté d’absoudre le
péché d’avortement». Il a décidé que
«cette disposition, qui s’inscrivait dans
un temps limité, est désormais étendu
dans le temps, nonobstant toutes choses
contraires», c’est ce qu’a annoncé le
pape François qui rappelle avec force
que «l’avortement est un péché grave,
parce qu’il met fin à une vie innocente».
Cependant, indique-t-il, je dois affirmer
avec la même force qu’il n’existe aucun
péché que ne puisse rejoindre et détruire la
Miséricorde de Dieu, quand elle trouve un
cœur contrit qui demande à être réconcilié
avec le Père.
L’autre disposition qui s’étend au-delà de
la période jubilaire, concerne la fraternité
Saint-Pie-X. Le Pape avait décidé que
l’absolution reçue en se confessant aux
prêtres lefebvristes serait «valide» et
«licite» pendant le Jubilé. Le Saint-Père,
là aussi, «étend cette faculté au-delà
de la période jubilaire, jusqu’à ce que
soient prises de nouvelles dispositions,
pour que le signe sacramentel de
la réconciliation à travers le pardon
de l’Église ne fasse jamais défaut à
personne». Une décision, précise-t-il,
pour le bien pastoral des fidèles, et en
comptant sur la bonne volonté de leurs
prêtres, afin que la pleine communion
dans l’Église catholique puisse être
recouvrée avec l’aide de Dieu.
Concernant les Missionnaires de la
miséricorde, «une expérience de grâce
que l’Église a vécue avec beaucoup
d’efficacité», le Pape souhaite que leur
ministère extraordinaire ne s’arrête pas
avec la fermeture de la Porte sainte. Il
désire qu’il demeure comme signe
concret que la grâce du Jubilé est toujours
vivante et efficace partout dans le monde.
Il renouvelle aux prêtres l’invitation à se
préparer avec grand soin au ministère de
la Confession, qui est une vraie mission
sacerdotale. Enfin, autre suggestion du
Pape : qu’un dimanche dans l’année soit
entièrement consacré à la Parole de Dieu,
pour comprendre l’inépuisable richesse
qui provient du dialogue permanent entre
Dieu et son peuple.
Source : Radio Vatican ■
Le 21 novembre dernier\b au lendemain de la clôture de l’Année de la miséricorde\b le pape
François a rendu publique la lettre apostolique "Misericordia et Misera" (Miséricorde
et pauvreté)\b adressée à toute l’Église pour continuer à vivre la Miséricorde.
EGLISE UNIVERSELLE\r
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 7
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C
hers frères et sœurs, nous
voici au deuxième pallier de
notre marche vers Noël en
ce temps de l’Avent. C’est le moment
opportun pour méditer la Parole
de Dieu, pour ruminer les textes
à l’instar des prophètes et de tous
les chercheurs de Dieu qui, sans
relâche, sont à la quête de ce trésor
qui fera d’eux des bienheureux, et
ce trésor c’est le Christ ! Le Christ a
une Vérité à révéler à notre âme,
une histoire lumineuse qu’il désire
vivre avec nous dans le cœur de
chacun de nous, car celui qui
vient est différent de tout ce qui
existe sur terre. En effet, le Christ
est équitable, il ne jugera pas à la
façon des hommes. Le Christ est
loyal, il ne favorisera personne
d’après des critères matériels,
mais essentiellement selon les
œuvres de chacun parce qu’au
jour de la fin des temps, tout le
monde devra rendre des comptes.
Enfin, le Christ est fidèle, étant de
la lignée de David, c’est en ce sens
qu’il perpétue tout ce qu’avaient dit
les Ecritures antérieurement à lui ;
lui Fils de Dieu qui est venu pour
sauver tous les hommes en menant
sa mission jusqu’au bout.
Avec la venue de Noël, un temps
de paix nous est manifesté. C’est
un temps où il n’y aura plus de
division, ni de confusion entre
les hommes. La venue du Christ
annonce, dès son berceau, la présence du Royaume des cieux
où il ne se fait rien de mauvais, ni
de corrompu. Toute la terre sera
remplie de la connaissance de
Dieu. Que le monde le veuille ou
non, il a besoin de Rédemption et,
à chaque période de l’Avent, il est
comme dans l’attente de la venue
du Messie, car seul le Christ peut
étancher la soif des nations.
Chers frères et sœurs, c’est La
Parole de Dieu qui a créé le monde,
c’est la Parole de Dieu qui a sauvé
le monde, et c’est donc la Parole
de Dieu seule qui doit régner sur
le monde. C’est de cette manière
que la sagesse de Dieu doit planer
sur le monde, tel l’Esprit Saint à la
création du monde dans la Genèse.
Pour cela, tel l’apôtre Paul qui nous
demande de changer, nous devons
être accueillants les uns envers
les autres, vivre dans l’unité et
la solidarité comme le Christ et son Père, car Jésus ne fait pas de
différence entre les hommes sauf
pour ceux qui sont Bons de cœur,
puisque l’Evangile nous affirme
que « Le Royaume de Dieu est tout
proche » ; nous devons comprendre
par là même que seuls les Bons le
posséderont.
Ainsi tel qu’il est clairement affirmé
dans les Béatitudes : « Heureux les
pauvres en esprit, car le royaume
des cieux est à eux», « Heureux
ceux qui ont le cœur pur, car ils
verront Dieu».
La période de l’Avent nous offre
cette opportunité de faire le point
sur l’état de notre âme, c’est-à-dire
de faire le point sur tout ce qui
nous éloigne de Dieu telles que
la colère, la difficulté à pardonner
le prochain, la haine ; en somme,
tous ces sentiments néfastes qui
isolent et dissimulent l’homme de
la Lumière de Dieu. En ce deuxième
dimanche de l’Avent, chers frères
et sœurs, laissons la Parole de
Dieu modeler notre cœur, afin que
nous portions des fruits dignes de
l’esprit de Noël, et que nous soyons
dans la paix et la joie, comme le
demande St Paul aux Corinthiens :
« soyez dans la joie, perfectionnez-
vous, consolez-vous, ayez un même
sentiment, vivez en paix ; et le Dieu
d'amour et de paix sera avec vous ».
P. Thierry Jérôme, osb
Monastère de Terreville
■
Dimanche 4 décembre \b016
Isaïe 11\b1-10 • P\Lsaume 71 • Romain\L 15\b4-9 • Matthie\Lu 3\b 1-12
2 ème dimanche de l’Avent - Année A
la P arole D ominicale
Moi, je vous baptise
dans l’eau,
en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi
est plus fort que moi, …
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Mt 3,11
‘‘
l’Esprit Saint et le feu.
‘‘
l’Esprit Saint et le feu.
‘‘
Moi, je vous baptise
‘‘
Moi, je vous baptise
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 8
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Solennité de
l'Immaculée conception de la Bienheureuse Vierge Marie
8 décembre
LITURGIE
Le 8 décembre marque la fête de l’Immaculée Conception. La célébration de
l’Immaculée Conception de la Vierge Marie\b située dans les premiers jours de
la nouvelle année liturgique et du temps de l’Avent\b nous rappelle la destinée
unique de cette femme juive\b choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne\b Marie est
indissociable de l’enfant qu’elle a porté\b Jésus\b en qui s’est totalement manifesté
le Dieu vivant. Elle est appelée\b depuis le concile d’Éphèse (431)\b «Mère de Dieu».
Selon la tradition catholique\b depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX\b le 8
décembre 1854\b elle est déclarée préservée du péché origin\Lel dès sa naissance.
Pourquoi un dog\be ?\C
U
n dogme est une vérité
de foi solennellement
proclamée par le Pape
pour être accueillie par l’Église.
Ainsi, le 8 décembre 1854, dans
la Bulle Ineffabilis Deus, le pape
Pie IX déclarait : « Nous déclarons,
prononçons et définissons
que la doctrine qui tient que
la bienheureuse Vierge Marie
a été, au premier instant de sa
conception, par une grâce et une
faveur singulière du Dieu tout
puissant, en vue des mérites de
Jésus Christ, Sauveur du genre
humain, préservée intacte de toute
souillure du péché originel, est une
doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi
elle doit être crue fermement et
constamment par tous les fidèles ».
En d’autres termes, pour accueillir
le Fils de Dieu, Marie ne pouvait
avoir en son cœur aucune trace
d’hésitation ou de refus. Dieu avait besoin que le don de son amour
rencontre une foi parfaitement
pure, une âme sans péché. Seule
la grâce (le don gratuit de Dieu)
pouvait ainsi la préparer, et elle en
est comblée (Évangile selon saint
Luc, chapitre 1). Comme un fruit
anticipé du pardon offert par Jésus
sur la croix, Marie (qui a été conçue
normalement, par l’union de son
père et de sa mère) est immaculée,
pure de tout péché, et préservée
de cette séparation d’avec Dieu qui
marque l’homme dès le début de
son existence, le péché originel.
Pour la plupart des gens,
«l’immaculée conception» voudrait
dire que Marie est devenue mère, a
conçu Jésus, par l’action de l’Esprit
Saint, sans relation conjugale.
Comme si la relation conjugale
était, par elle-même, un péché.
Ce n’est pas du tout ce que dit
la foi chrétienne. Si le mariage
était un péché, il ne pourrait
être un sacrement […] rappelle
Mgr Jacques Perrier, évêque de
Tarbes et Lourdes. « Que voulait
dire Pie IX ? Que fête l’Église
catholique le 8 décembre ? Ceci :
Marie, dès l’origine, a été totalement
étrangère au péché. C’est pourquoi,
dans toutes les apparitions, elle se
montre toujours merveilleusement
belle, rayonnante de lumière et de
bonté ».
Lourdes et l’I\b\bacu\Clée
Les apparitions de Lourdes
ont eu lieu quatre ans après la
proclamation solennelle du dogme
de l’Immaculée Conception par
le pape Pie IX. Le 25 mars 1858,
dans la grotte humide et sombre
de Massabielle, Marie converse
familièrement avec Bernadette qui
l’interroge ; elle lui dit son nom :
« Je suis l’Immaculée Conception ».
http://www.eglise.catholique.fr/
approfondir-sa-foi/connaitre-et-
aimer-dieu/marie/371604-la-fete-de-
limmaculee-conception/ ■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 9
Page 10
ANNÉE SAINTE DE LA\r MISÉRICORDE
Ce fut un temps d'unité et
de pur bonheur avec Marie.
Les enfants se sont joints à nous. Une
personne de confession évangélique,
présente, a dit avoir passé un moment
extraordinaire.
Le jour de la fête de Sainte-Thérèse\b Mgr David Macaire a présidé la célébration eucharistique\b
en présence de l’icône de la Vierge\b sur le parvis de l’église. Puis\b elle a poursuivi son
pèlerinage dans les paroisses de Saint-Chris\Ltophe\b Case-Pilote et Bellefontaine.
Suite du pèlerinage de l’icône
de Marie, Mère de Miséricorde
Huguette Le passage de la Vierge
a été pour moi le sym-
bole de la joie et de la réconciliation
familiale. La famille réunie dans
son intégralité (ce qui n’était pas
possible depuis des années) a vécu
un moment de partage et de paix. Vraiment, la présence de
Jésus et de Marie était
réelle : nous avons chanté en
langues. Merci à Mgr Macaire pour ce
beau cadeau qu’il nous a fait en cette
année de la Miséricorde. Qu’il soit
béni !
Eugénie
A Sainte-Thérè\be
A Saint Chri\btophe
Ca\be Pilote A Bellefontaine
Merci à notre Maman du Ciel
pour cet amour qu'elle nous a
donné. Moment inoubliable ! Mon
papa malade s’est levé et a participé à
la prière. "Pèlerine" donc il fallait qu'elle
continue sa route.
La visite de la Vierge a été riche en louange et prière.
Beaucoup de cœurs ont été
touchés. Merci Maman d’amour pour nos
outres d’eau changées en vin de noce.
Elodie
et Louise
Lydia
Après le passage de la Vierge
Pèlerine, une jeune atteinte d’un cancer
très avancé m’a contactée afin de m’ap-
prendre sa guérison, alors que j’avais
prié pour elle.
Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge Après le passage de la Vierge
Hélène
Mirella
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 10
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Je suis originaire d’Haïti\b né le 23 avril 1976 à Pilate. J’ai été baptisé environ un
mois après ma naissance\b le 20 mai à la paroisse Sainte Rose de Lima\b dirigée par
les pères de Sainte-Croix\b dans l’archidiocèse du Cap-Haïtien. Issu d’une famille
chrétienne catholique de dix enfants\b je suis le neuvième. Une de mes sœurs est
partie vers le père à l’âge de 17 ans\b un départ douloureux pour la famille. L’un de
mes frères a été ordonné prêtre en Octobre 2000\b il est curé d’une paroisse dans
l’archidiocèse du Cap-Haïtien\L.
VIE DU DIOCÈSE
Michel Delvarice, futur diacre
M
on père, dès son très jeune
âge, s’engage dans l’Église :
animateur de catéchèse, res-
ponsable de chapelle, et enfin leader
du mouvement « TKL » (« Ti Kominoté
Légliz »), les PCE. Il réunissait les
habitants du quartier pour partager
la Parole de Dieu, visiter les malades,
diffuser les informations politiques,
sociales ou ecclésiales, comme les
premières communautés chrétiennes :
ambiance «vwazinaj se fanmiy».
A 8 ans, à cause de ma santé j’ai quitté
ma commune natale pour le Cap-
Haitien, pour les soins et les études.
Là, j’étais dans une école congréganiste
(les Salésiens de Don Bosco) où j’ai fait
ma première communion.
C’est la que tout a commencé moi qui
avait toujours rêvé de devenir médecin.
Mais un dimanche, j’ai été à la messe de
l’école comme d’habitude. Le prêtre m’a
invité à venir à la sacristie avec un de
mes camarades et nous a proposé de
servir à la messe. J’étais très timide et
réservé. Je lui répondis avec une voix
tremblotante : Mais, mon père, je n’ai
jamais servi à la messe, je ne sais pas
comment faire. Il a répondu : Je vais
t’expliquer, ne t’inquiète pas. Il nous
a montré l’essentiel pour cette messe.
Le lendemain, nous étions convoqués
dans son bureau pendant la récréation
pour une séance pratique, première
formation de base en liturgie !
Après la messe, j’étais tout heureux
de ma première expérience et j’ai
continué à servir avec ferveur. Je me
suis inscrit dans un groupe de servants
de la paroisse et ça a duré dix ans :
dans le staff, comme responsable élu
par les membres, vice-coordonnateur,
secrétaire, trésorier et enfin conseiller.
J’ai appris à connaître l’Église, la vie
en communauté : c’est là qu’est née
ma vocation.
Après mes études secondaires, j’ai
tout quitté pour entamer une nouvelle
aventure. J’ai abandonné ma famille,
mes connaissances, ma localité dans
le nord et je me suis retrouvé à Port-
au-Prince, la capitale du pays pour
poursuivre mes études universitaires.
Ce n’était pas le même environnement
et le mode de vie était différent. Ca n’a
pas été simple au début, il m’a fallu un
temps d’adaptation. Le Seigneur ne
m’a jamais abandonné. Il avait déjà
un plan bien tracé pour moi, mais je
n’avais pas compris.
J’ai continué à aller à la messe dans
une paroisse non loin du quartier où
j’habitais. C’est là que j’ai rencontré
les Rédemptoristes, une congrégation
religieuse fondée par Saint Alphonse
de Liguori. J’ai été touché par leur
façon de célébrer la messe et interpellé
lors d’une célébration d’ordination.
J’ai senti comme une flamme qui me
brulait intérieurement. Ce jour-là, j’ai
voulu être à la place des ordinants. A
la fin de la célébration, ils ont annoncé
le recrutement de jeunes garçons
désirant répondre à un appel dans
cette communauté. Ils ont repris cette parole de Jésus en Mathieu 9, 37-38:
« La moisson est abondante, mais les
ouvriers peu nombreux ; priez donc
le Maître de la moisson d’envoyer des
ouvriers à sa moisson ». J’ai reçu l’appel
à m’investir dans le champ du Seigneur.
C’était pour moi un SOS, une façon de
dire qu’on a besoin de chacun de nous
dans les vignes du Seigneur. Le Christ
n’oublie personne. Il a besoin de cœurs
et de bouches, Il a besoin de la force
physique de la jeunesse pour convertir
le monde. J’ai été admis, après un camp
vocationnel d’un mois, au pré-noviciat
en 2000, l’année de l’ordination de mon
frère.
Encore une autre aventure ! Encore plus
loin de ma famille ! Cette fois, c’était
dans le département de la Grand’Anse,
le plus isolé du pays. Deux ans de pré-
noviciat et de noviciat à Jérémie puis
retour à Port-au-Prince, profession
temporaire dans la communauté (vœux
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 11
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MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 €
Règlement à l’ordre de :
ARCHEVÊCHÉ DE
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Nous retourner ce bon,
accompagné de votre règlement à :
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Boîte Postale 586
97207 FORT de France CEDEX
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Oui le Seigneur est notre joie !
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Adresse : .......................................................................\
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Mail : .......................................................................\
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Tél. : .......................................................................\
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Code Postal : .......................................................................\
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Ville : .......................................................................\
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Oui,
je m’abonne !
VIE DU DIOCÈSE
de chasteté, de pauvreté, d’obéissance).
Ensuite, j’ai demandé à entrer au
Grand Séminaire Notre-Dame pour
poursuivre ma formation : deux ans
de philosophie, puis deux années
de théologie au CIFOR (Centre Inter-
Instituts de Formation Religieuse).
Avec les Rédemptoristes, j’ai apris à
orienter ma vie et à chercher où le
Seigneur m’appelle véritablement.
Malheureusement, par la suite,
l’expérience n’était pas tout à fait
satisfaisante. Après la deuxième année
de théologie, j’ai laissé la communauté
et j’ai arrêté ma formation en théologie
et je suis rentré dans ma famille dans le
nord. J’y suis resté pendant six ans, mais
l’idée de boucler le cycle théologique (4
ans) et poursuivre mon cheminement
vers le sacerdoce m’est souvent venue
à l’esprit. Pendant ce temps, j’ai connu
pas mal de difficultés, instabilité dans
ma vie, la mort de ma mère en 2010
et j’en passe. Mais, j’ai été très bien
entouré par mes amis prêtres qui ne
se lassent jamais de me prodiguer de
bons conseils.
En 2012, après six ans, je suis retourné
à Port-au-Prince et j’ai contacté le
recteur du CIFOR. Il m’a accueilli et
j’ai fait les deux dernières années de
théologie comme étudiant auditeur,
sans être rattaché à aucun diocèse, ni
à une communauté religieuse… juste
accompagné par les responsables du
CIFOR.
Mon arrivée en Martinique est
providentielle. Après mes études
théologiques, je voulais rester dans
mon pays même si j’étais toujours
passionné par la mission Ad Extra.
En octobre 2014, par le biais d’un
ami prêtre, le père Enel Constant, qui
venait en remplacement en Martinique,
j’ai fait ma demande auprès du père
Emmanuel Chaulvet, responsable
des Vocations. Lui aussi a accueilli ma
demande. C’est vraiment l’œuvre de
l’Esprit-Saint si je suis aujourd’hui dans
le diocèse. Car l’Esprit souffle où Il veut
et quand Il veut.
Je suis arrivé en Martinique en juillet
2015. J’ai passé les trois premiers mois
au Foyer Dominique Savio. En octobre
2015, tout en étant à l’Archevêché avec
les autres séminaristes pour un temps
fraternel et communautaire, j’ai été
dans les paroisses Saint-Christophe
et Sainte-Thérèse avec les pères
Christian Catayée et Olivier-Marie
Lucenay. Je faisais partie de l’équipe
de la préparation de baptême et
j’ai accompagné les prêtres dans
les réunions et les célébrations. J’ai
appris beaucoup de choses avec
les paroissiens. Ils sont comme une
seconde famille pour moi. En juin
2016, j’ai été institué aux ministères
de Lecteur et d’Acolyte par Mgr David
Macaire à la chapelle de l’archevêché.
Actuellement, je suis en stage
préparatoire au diaconat à la cathédrale
Saint-Louis de Fort-de-France.
Voilà comment j’ai fait route avec le
Seigneur malgré mes limites et mes
faiblesses. Le Seigneur a un plan
d’amour pour chacun de nous. Il nous
connait mieux que nous-mêmes et
sait ce qu’il veut pour nous. Il nous
appelle tous à partager sa joie, il suffit
tout simplement de répondre à son
appel en lui disant « Oui Seigneur, je
veux faire ta volonté ». Ce n’est pas
toujours facile mais c’est cette réponse
qui donne un sens à ma vie spirituelle.
Aujourd’hui, je suis très heureux d’être
en Martinique pour continuer ce
cheminement, pour servir Dieu ainsi
que les martiniquais. Je serai ordonné
diacre le dimanche 18 décembre
2016 prochain, à la Cathédrale Saint-
Louis, par l’imposition des mains de
Mgr David Macaire, Archevêque de
Saint-Pierre et Fort-de-France.
Je rends grâce au Seigneur d’avoir mis
sur mon chemin toutes les personnes
qui m’ont permis de devenir ce que
je suis aujourd’hui au sein de l’Église,
pour l’accueil reçu et que je continue
à recevoir en Martinique, pour les
familles, les paroissiens de mes
paroisses de stage, pour les nouvelles
connaissances, qui m’accueillent
comme un membre de leur famille.
Je sollicite vos prières afin que je sois
un fidèle serviteur de la Parole pour
la Gloire de Dieu et le salut des âmes.
Soyez aussi, mes frères et sœurs,
assurés de mes prières.
Michel Delvarice, séminariste ■
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 12
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Nom : .......................................................................\
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Ville : .......................................................................\
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.......................
ouvert à tous et gratuit
V endredi 9 décembre à 19h30,
à la Chapelle Sainte-Thérèse
L'espérance, rue Adolphe Trillard, Chateauboeuf, Fort-de-France.
Plongeons dans l'esprit du temps de l'Avent avec un répertoire diversifié de chants spirituels portés par des chorales d'enfants et d'adultes.
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 4 décembre :
- 8h, au Saint-Esprit : Messe des Sapeurs-Pompiers (à l’occasion de la Sainte-Barbe)
- 10h30 : Confirmation à la paroisse du Vert-Pré
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Du lundi 5 au mercredi 7 décembre :
- Visite pastorale du district du Centre Ouest
Mercredi 7 décembre
18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 8 décembre : Solennité de l’Immaculée-
Conception
- 18h30, à Bellevue : Messe de la fête patronale et installation
du Curé
Vendredi 9 décembre :
- 17h, à Redoute : Messe de la Sainte-Geneviève avec les
Gendarmes
- 18h30, Au Grand Carbet : Temps fort de la Pastorale des
Jeunes
Samedi 10 décembre :
- A Bellevue : Rencontre des responsables des mouvements et services diocésains - 18h30 : A Saint-Pierre : Confirmation pour les paroisses
de Saint-Pierre et Fonds-Saint-Denis
Dimanche 11 décembre :
- 9h : Confirmation à Sainte-Luce
- 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
Lundi 12 décembre :
- Visite pastorale du Foyer de Charité de Trinité
Mardi 13 décembre :
- Conseil presbytéral
Mercredi 14 décembre,
18h : Catéchèse de l’Evêque à l’église Emmaüs
Jeudi 15 décembre :
- 18h, au Morne-Vert : Messe de présentation des deux prêtres desservants
Vendredi 16 décembre :
- 17h, au Domaine de Fonds-Saint-Jacques : Messe pour les esclaves
Dimanche 18 décembre :
- 15h : Ordination diaconale de Michel Delvarice à la Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France
- Suivie des Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 13
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Une foule immense que nul ne pouvait dénombrer… On aurait pu en dire autant du
Congrès des femmes sur le thème « Femmes pour Jésus »\b qui s’est tenu du 18 au 20
novembre 2016\b à la Ferme de Perrine (Lamentin). Trois jours réservés aux femmes… et
rien qu’aux femmes. Ce temps fort\b à l‘initiative de Mgr Macaire\b et très bien orchestré
par le Renouveau charismatique\b a\L accueilli pas loin de 2500 femmes chaque jour.
F
enm’ djok, sélibatè, mayé, divosé,
…. Toutes étaient venues à
ce rendez-vous pour vivre la
rencontre, pour recevoir des autres, mais
également pour donner un peu d’elles-
mêmes.
Le mot d’ordre qui était donné par
Maryse Audar, maîtresse du temps:
« soyons responsables les unes des
autres, soyons les gardiennes de nos
voisines».
Les groupes « Notre-Dame de la
Trinité » (le vendredi) et « Pléniel »
(samedi et dimanche) faisaient l’unité
dans l’assemblée avec des chants
appropriés aux différents temps
(louanges, recueillement, prière…).
Chaque journée était organisée autour
d’un grand thème qui en faisait le fil
conducteur pour les enseignements, les
témoignages, les rencontres en carrefour
et les sketches : Pour Jésus dans l’Eglise
(vendredi) ; Pour Jésus dans la société
(samedi) ; Pour Jésus dans la famille
(dimanche).
Les femmes ont ainsi bénéficié
d’interventions de qualité et ont pu
apprécier des témoignages émouvants,
édifiants, pleins de sincérité et d’amour,
venant de femmes de conditions
et milieux divers : politique (Mme
Cayot), professionnel (Mme Andrivon),
église (M mes Yerro, Rubal et Maillard),
association (M me Déglise), mères de famille
(M mes St-Prix et Valérie Carbety), célibataire
(M lle Dagobert), épouse (M me Levif)…).
La présence de la psychologue
chrétienne, Annick Philibert, a été très
appréciée pour la synthèse des différents
carrefours thématiques.
Le vendredi matin, Annie Rousselin, vice-
chancelière du diocèse, a partagé avec
l’auditoire la « Lettre de Jean-Paul II aux
femmes ». Le lendemain, Mgr Macaire
a fait un enseignement sur la doctrine
sociale de l’Eglise, qui est la traduction de
l’Evangile pour le monde, et qui repose
également sur l’action, sur le travail.
L’évêque a rappelé que la vocation de
la femme et de l’Eglise, est de « recevoir
la Parole et la mettre au monde ». Le
fondement même de la vie en société,
c’est le couple, précisera-t-il. La famille
repose sur le couple, et c’est sur la famille
VIE DU DIOCÈSE
Congrès des femmes
« Femme\b pour Jé\bu\b »
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 14
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Durant ces trois jours, j’ai vécu des partages
fraternels, la prière et l’Eucharistie d’une
manière plus participative et expressive que
ce que je vis outre-Atlantique, des enrichisse-
ments dans les témoignages de vie, dans les
enseignements reçus, ainsi qu’une introspec-
tion sur ma vie, ma mission de femme pour
chaque instant : « Quel sens lui donner dans
le plan que Dieu a pour moi ?».
Un dernier mot du fond du cœur : Merci !
Béatrice Grassely,
de Villenave d’Ornon
(Gironde), de passage en Martinique
Grande joie en Eglise, plus de
2000 femmes affamées, assoiffées de
Jésus, attentives, surprises de découvrir
ou redécouvrir un Dieu qui les aime, qui les attend
et ne les juge pas, à l’image de celles que rencontrait
Jésus pendant son ministère, il y a 2000 ans.
Cette histoire et ces rencontres ne sont pas
terminées, ni épuisées. Jésus est vivant, accueillant
et miséricordieux dans son Eglise. Cela s’est bien
vécu entre femmes…
L’une d’entre elles me disait : « j’ai compris
beaucoup de choses. Je vais changer mon
comportement. Je suis déterminée ». Mystère de
la présence et de l’action de Dieu.
Annie Rousselin,
vice-chancelière du diocèse
Moment savoureusement béni par le
Seigneur ! Que par la toute-puissance
de notre Dieu, l’onction, la bénédic-
tion et la joie vécues à Perrine se
répandent dans le cœur et la vie de
chaque Martiniquais.
Marie-Blaise Boulangé,
une catholique de Martinique
Quelques té\boignage\Cs…
que repose la société. La femme donc doit
avoir un regard sur la société. Elle ne doit
surtout pas jeter les valeurs féminines.
Le dernier jour du congrès, Sr Christine
(des Sœurs Missionnaires Dominicaines
de Notre-Dame de la Délivrande), avec son
humour habituel, a édifié l’assemblée lors
de son enseignement sur « la bienheureuse
Vierge Marie, la femme selon Dieu ».
Elle fera cette franche recommandation
aux femmes : Habillez-vous bien ! Soignez-
vous ! Prenez soin de vous ! Soyez toujours
belles !
Une messe a été célébrée chaque
jour durant le congrès par les pères
Degras et Monconthour le vendredi,
et le père Henderson, le samedi. C’est
Monseigneur lui-même qui a présidé
la messe de la solennité du Christ Roi de
l’Univers, le dimanche 20 novembre à
12h, accompagné du Frère Christian-Marie
Donet, op, missionnaire de la Miséricorde,
mais également de la Vierge pèlerine,
Marie, femme choisie entre toutes les
femmes.
Il était important pour les femmes de
prendre du temps pour elles, avec
la Parole de Dieu, pour entre autres
retrouver leur dignité, se ressourcer, être
touchées, remodelées…
Elles ont expérimenté la joie d’être
FEMMES et ont pris conscience de leur
vraie place dans la famille, dans la société
et dans l’Eglise.
Les témoignages, carrefours, chants…
tout concourait à la prise de conscience
de chacune de ces femmes, de leur
réalité, pour susciter une réponse à leurs
questionnements, pour les interpeller :
Tu n’es pas seule, et il y a des solutions à
chaque problème. Tu n’es pas un cas isolé,
relève-toi !
Sans Dieu dans ta vie, tu peux réussir
dans la vie, a-t-on fait remarquer, mais
pas réussir ta vie ! Mgr Macaire dira
également : « Vous êtes des reines, des
prophétesses et prêtres du Dieu d’amour.
N’oubliez jamais cela ! ».
Doubout fenm ! ou sé ich Bondjé !
Justine Lordinot ■
Le Congrès "femmes pour Jésus" a tenu toutes ses pro-
messes. En effet, plus de 2000 femmes s'étaient retrouvées
pour vivre un moment extraordinaire selon 3 thématiques :
Femmes pour Jésus dans l'Eglise, Femmes pour Jésus dans la socié\
té et
Femmes pour Jésus dans la famille. Ces 3 journées étaient ponctuées par des
tes temps forts de louange, d'enseignements, de partage en petits groupe\
s,
de sketches servis avec brio, sans oublier le repas partagé. Tout au long de
cet évènement inédit, plusieurs invitées ont pu donner leur témoignage de
femme engagée dans l'Eglise, dans la famille ou dans la société. L'un des
points forts de ce rassemblement a été la célébration eucharistique présidée
par notre Archevêque Mgr David Macaire qui, au nom de tous les hommes,
a demandé pardon à toutes les femmes pour les violences et outrage\
s subis.
Il a souhaité également qu'au sortir de ce congrès, les femmes s'engagent un
peu plus dans leurs actions, qu'elles avancent au large dans leur foi et être
ainsi des témoins dans le monde.
Cette belle manifestation fut une halte riche de rencontres, de retrouvailles,
d'amitié et de joie, la joie d'être ensemble, avec Jésus.
Je ne pensais pas être présente, mais Dieu
en avait décidé autrement.
Je lui ai signé une page blanche, le jour de
mon mariage, qu’il a vocation de remplir.
Je suis heureuse d’avoir pu suivre les deux
derniers jours de ce congrès. Je retiens la
joie des retrouvailles, des partages avec
des sœurs qui veulent grandir pour plaire à
Dieu. Une espérance nouvelle pour notre
Martinique !
Raymonde Moundangui,
responsable du Renouveau charismatique
Pauline Paviot,
paroisse Saint-Michel du
François, femme, épouse, mère et employée
Temps fort, temps enri-
chissant, temps de
découverte de la vraie
valeur de la femme.
La femme a, à tout jamais, sa place
dans la société ; qu'elle reste déter-
minée, femme « doubout » malgré les
aléas de la vie.
Eliane,
paroisse
de Case-Pilote
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NOS SAINTS
Bienheureux
Charles de Foucauld
1er décembre 1916 - 1 er décembre 2016
C
harles de Foucauld, né à Strasbourg en 1858, meurt
le 1er décembre 1916, à Tamanrasset, en Algérie. Son
itinéraire est surprenant : orphelin de père et de
mère à l’âge de 6 ans, au cours d’une adolescence difficile,
il perd la foi, et s’enfonce dans une vie de jouissances et de
désordre. Après une courte période militaire en Algérie,
il démissionne et par goût de l’aventure, entreprend un
voyage de repérage topographique au Maroc où il est
impressionné par la foi des Musulmans. Ce qui le met
en recherche de Dieu. De retour en France, il va dans les
églises en faisant cette étrange prière : « Mon Dieu si vous
existez, faites le moi connaitre ». L’accueil et la bonté de
sa cousine, croyante et pratiquante, le mène à rencontrer
l’Abbé Huvelin, à qui il demande des leçons de religion,
le prêtre lui répond : « Mettez-vous à genoux et confessez-
vous » ; il se convertit en recevant la miséricorde de Dieu,
puis Jésus Hostie. Il a 28 ans. « Aussitôt que je crus qu’il y
avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement
que de ne vivre que pour lui : Ma vocation religieuse date
de la même heure que ma foi. Dieu est si grand »
D’abord moine trappiste pendant 7 ans dans l’Ardèche, puis
en Syrie, toujours en quête d’une plus grande pauvreté, il
choisit de continuer à suivre le Christ dans un ermitage
à Nazareth en tant que jardinier des sœurs Clarisses. Il
passait de longs temps en adoration, méditant les Evangiles
par écrit. De cette période, beaucoup d’écrits spirituels
nous sont parvenus. Il refuse d’être prêtre par souci de
rester à la dernière place comme Jésus. La Supérieure des
Clarisses lui demande d’y réfléchir. Il accepte finalement
à condition de servir chez les plus pauvres. Il part au
séminaire à Viviers, une fois ordonné, il demande d’aller
au Sahara, en Algérie : « je veux habituer tous les habitants,
Chrétiens, Juifs et Musulmans à me regarder comme leur
frère, le frère universel ». A Tamanrasset, il entre dans la
vie du peuple Touareg qu’il aime et connait par le cœur ;
Je ne suis pas ici pour convertir les Touaregs, mais essayer
de les comprendre ».
En 1916 il écrit : « Il n’y a pas de parole de l’Evangile qui
ait davantage transformé ma vie que celle-ci : « tout ce
que vous faites à l’un de ces petits c’est à moi que vous le
faites », prononcée par la bouche de Celui qui a dit « Ceci
est mon corps, ceci est mon sang ». Le message de Charles de Foucauld à retenir : Jésus modèle
unique, crier l’Evangile par toute sa vie, imiter Jésus à
Nazareth, une simplification de vie où nous trouvons les
éléments nutritifs pour faire fructifier notre vie de fils et de
filles de Dieu
Charles de Foucauld, mort seul, nous ouvre à la fraternité
universelle, à l’altérité, au dialogue, à une volonté de
rencontre et d’unité. « L’Islam a produit en moi un profond
bouleversement, la vue de cette foi, de ces âmes vivant dans
la continuelle présence de Dieu m’a fait entrevoir quelque
chose de plus grand et de plus vrai que les occupations
mondaines. Je me suis mis à étudier l’Islam puis la Bible.
« Il faut nous faire accepter, devenir pour eux l’ami sûr pour
tous ceux qui sont des Autres par leur foi religieuse et leurs
convictions ».
La famille Foucauldienne est très nombreuse. Dans la
Caraïbe : Les petites sœurs et les petits frères de Jésus ; Les
petites sœurs de l’Evangile ; Les petites sœurs et les petits
frères de l’Incarnation.
Petites sœurs de Jésus et une amie ■
Charles de Foucauld
décembre 2016
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Laudato si’, une feuille de route
Ce texte offre un instrument et un support pour une première lecture de l’encyclique\b
en aidant à en comprendre la dynamique d’ensemble et à en extraire les lignes de force.
Un regard d’ense\bble\C
Q
uel genre de monde voulons-
nous laisser à ceux qui nous
succèdent, aux enfants qui
grandissent ? Cette interrogation est au
cœur de Laudato si’, l’encyclique du pape
François sur la protection de notre maison
commune. Cette question ne concerne pas
seulement l’environnement de manière
isolée, parce qu’on ne peut pas poser
la question de manière fragmentaire, et
ceci conduit à s’interroger sur le sens de
l’existence et de ses valeurs à la base de
la vie sociale : Pour quoi passons nous
en ce monde, pour quoi venons-nous
à cette vie, pour quoi travaillons nous et
luttons-nous, pour quoi cette terre a-t-
elle besoin de nous ? Si cette question
de fond n’est pas prise en compte, dit le
Souverain Pontife, je ne crois pas que nos
préoccupations écologiques puissent
obtenir des effets significatifs.
Aujourd’hui, cette terre, maltraitée et
saccagée, pleure, et ses gémissements
rejoignent ceux de tous les laissés-pour-
compte dans le monde. Le pape François
invite à les écouter, en sollicitant chacun de nous (individus, familles, collectivités
locales, nations et communauté
internationale) à une conversion
écologique, selon l’expression de St Jean-
Paul II, c’est-à-dire « changer de cap », en
assumant la beauté et la responsabilité
d’un engagement « pour la protection de
notre maison commune ». Dans le même
temps, le pape François reconnait une
sensibilité croissante
concernant aussi
bien l’environnement que la protection
de la nature, et une sincère et douloureuse
préoccupation qui grandit pour ce qui
arrive à notre planète, légitimant ainsi
un regard d’espérance qui ponctue
toute l’encyclique, et envoie à tous un
message clair et plein d’espérance :
L’humanité possède encore la capacité
de collaborer pour construire notre
maison commune ; l’être humain est
encore capable d’intervenir positivement ;
tout n’est pas perdu, parce que les êtres
humains, capables de se dégrader à
l’extrême, peuvent aussi se surmonter,
opter de nouveau pour le bien et se
régénérer.
Le pape François s’adresse bien sûr
aux fidèles catholiques, en reprenant
les paroles de saint Jean-Paul II : les
chrétiens, notamment, savent que leurs
devoirs à l’intérieur de la création et
leurs devoirs à l’égard de la nature et
du Créateur font partie intégrante de
leur foi, mais propose spécialement
d’entrer en dialogue avec tous en ce
qui concerne notre maison commune.
Chapitre I – Ce qui se passe
dans notre \baison
Les mutations climatiques : Le
changement climatique est un problème
global aux graves répercussions
environnementales, sociales,
économiques, distributives et politiques,
et constitue l’un des principaux défis
actuels pour l’humanité. Si Le climat est
un bien commun, de tous et pour tous,
l’impact le plus fort de son altération
retombe sur les plus pauvres, mais
beaucoup de ceux qui détiennent plus
de ressources et de pouvoir économique
ou politique semblent surtout s’évertuer
à masquer les problèmes ou à occulter
les symptômes : Le manque de réactions
face à ces drames de nos frères et
sœurs est un signe de la perte de ce
Laudato Si en Martinique DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 17
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Laudato Si en Martinique DOSSIER
sens de responsabilité à l’égard de nos
semblables, sur lequel se fonde toute
société civile.
La question de l’eau : le Souverain Pontife
affirme de façon claire que l’accès à l’eau
potable et sûre est un droit humain
primordial, fondamental et universel,
parce qu’il détermine la survie des
personnes, et par conséquent il est une
condition pour l’exercice des autres
droits humains. Priver les pauvres de
l’accès à l’eau c’est leur nier le droit
à la vie, enraciné dans leur dignité
inaliénable.
La perte de la biodiversité : Chaque
année, disparaissent des milliers
d’espèces végétales et animales que
nous ne pourrons plus connaître,
que nos enfants ne pourront pas
voir, perdues pour toujours. Ce ne
sont pas seulement des « ressources »
exploitables, mais elles ont une valeur
pour elles-mêmes.
La dette écologique : dans le cadre d’une
éthique des relations internationales,
l’encyclique indique qu’il existe une
véritable dette écologique, surtout du
nord envers le sud. Face aux mutations
climatiques, les responsabilités sont
diverses, et celles des pays développées
sont les plus importantes.
Chapitre II –
L’Évangile de la Cr\Céation
Pour illustrer les problématiques
illustrées dans le chapitre précédant, le
Pape relit les récits de la Bible, offre une
vision globale qui vient de la tradition
judéo-chrétienne et évoque la terrible
responsabilité de l’être humain dans son
rapport avec la Création, le lien intime
entre toutes les créatures et le fait que
l’environnement est un bien collectif,
patrimoine de toute l’humanité, sous la
responsabilité de tous.
Dans la Bible, le Dieu qui libère et sauve
est le même qui a créé l’univers, en
lui affection et vigueur se conjuguent.
Le récit de la création est central pour
réfléchir sur le rapport entre l’homme
et les autres créatures, et sur comment
le péché rompt l’équilibre de toute la
création dans son ensemble. Ces récits
suggèrent que l’existence humaine
repose sur trois relations fondamentales
intimement liées : la relation avec Dieu,
avec le prochain, et avec la terre. Selon
la Bible, les trois relations vitales ont été
rompues, non seulement à l’extérieur,
mais aussi à l’intérieur de nous. Cette
rupture est le péché.
Pour cela, S’il est vrai que, parfois, nous
les chrétiens avons mal interprété
les Écritures, nous devons rejeter
aujourd’hui avec force que, du fait d’avoir
été créés à l’image de Dieu et de la mission
de dominer la terre, découle pour nous
une domination absolue sur les autres
créatures, explique le Pape. À l’homme
incombe la responsabilité de cultiver et
protéger le jardin du monde en sachant
que la fin ultime des autres créatures,
ce n’est pas nous. Mais elles avancent
toutes, avec nous et par nous, jusqu’au
terme commun qui est Dieu.
Le chapitre se conclut sur le cœur de la
révélation chrétienne : « Jésus terrestre »
dans sa relation si concrète et aimable
avec le monde est ressuscité et glorieux,
présent dans toute la création par sa
Seigneurie universelle.
Chapitre III – La racine hu\baine
de la crise écolog\Cique
Ce chapitre présente une analyse de
la situation actuelle, pour que nous
ne considérions pas seulement les
symptômes, mais aussi les causes les
plus profondes, dans un dialogue avec
la philosophie et les sciences humaines.
Un des premiers points d’appui
du chapitre sont les réflexions sur
la technologie : l’amélioration des
conditions de vie au cours de l’histoire
est saluée, mais toutes ces capacités et
avancées donnent à ceux qui ont la
connaissance, et surtout le pouvoir
économique d’en faire usage, une
emprise impressionnante sur
l’ensemble de l’humanité et sur le
monde entier. Ce sont précisément les
logiques de domination technocratiques
qui mènent à la destruction de la nature
et à l’exploitation des personnes et des
populations les plus faibles.
L’époque moderne se caractérise par
une démesure anthropocentrique :
l’être humain ne reconnait plus sa
juste position par rapport au monde et
prend une position autoréférentielle,
exclusivement centrée sur elle-même et
son propre pouvoir. En dérive ainsi une
logique du «jetable», qui justifie tout type
de déchet, qu’il soit environnemental
ou humain, qui traite l’autre et la nature
comme un simple objet et conduit à
une myriade de formes de domination.
La culture du relativisme est la même
pathologie qui pousse une personne
à exploiter son prochain et à le traiter
comme un pur objet, l’obligeant aux
travaux forcés, ou en faisant de lui un
esclave à cause d’une dette.
Sous cette lumière, l’encyclique affronte
deux problèmes cruciaux pour le monde
d’aujourd’hui. Avant tout en ce qui
concerne le travail : «Dans n’importe
quelle approche d’une écologie intégrale
qui n’exclue pas l’être humain, il est
indispensable d’incorporer la valeur du
travail», tout comme «cesser d’investir
Domaine d'Emeraude
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dans les personnes pour obtenir
plus de profit immédiat est une très
mauvaise affaire pour la société».
Le second point concerne les limites
du progrès scientifique, avec une
référence claire aux OGM, «une
question d’environnement complexe».
«Même si, dans certaines régions,
leur utilisation est à l’origine d’une
croissance économique qui a aidé à
résoudre des problèmes, il y a des
difficultés importantes qui ne doivent
pas être relativisées», comme «une
concentration des terres productives
entre les mains d’un petit nombre».
Chapitre IV –
Une Écologie intég\Crale
Le cœur de la proposition de l’encyclique
est l’écologie intégrale comme nouveau
paradigme de justice ; une écologie
qui « incorpore la place spécifique de
l’être humain dans ce monde et ses
relations avec la réalité qui l’entoure ».
En effet, nous ne pouvons «concevoir
la nature comme séparée de nous
ou comme un simple cadre de notre
vie». Ceci est valable pour divers
champs, de l’économie à la politique,
dans les différentes cultures, et de façon
plus particulière dans celles qui sont les
plus menacées, mais aussi dans chaque
moment de notre vie quotidienne.
La perspective de l’écologie intégrale
met également en jeu une écologie des institutions : « Si tout est lié, l’état des
institutions d’une société a aussi des
conséquences sur l’environnement et
sur la qualité de vie humaine : Toute
atteinte à la solidarité et à l’amitié
civique provoque des dommages à
l’environnement
». Avec de nombreux
exemples concrets, le François ne fait que
répéter sa propre pensée : il y a un lien
entre les questions environnementales
et les questions sociales et humaines qui
ne peut pas être rompu. Ainsi «l’analyse
des problèmes environnementaux
est inséparable de l’analyse des
contextes humains, familiaux, de travail,
urbains, et de la relation de chaque
personne avec elle-même », ou « il
n’y a pas deux crises séparées, l’une
environnementale et l’autre sociale,
mais une seule et complexe crise socio-
environnementale».
L’écologie intégrale investit aussi la vie
quotidienne, à laquelle l’encyclique
consacre une attention spécifique, en
particulier dans un environnement
urbain. L’être humain a une grande
capacité d’adaptation et « la créativité
et la générosité sont admirables
de la part de personnes comme
de groupes qui sont capables
de transcender les limites de
l’environnement […] en apprenant à
orienter leur vie au milieu du désordre
et de la précarité». Un développement
authentique présuppose une
amélioration intégrale de la qualité
de la vie humaine : espaces publics,
logements, transports etc… Dans ce
sens, « il faut reconnaître que notre
propre corps nous met en relation
directe avec l’environnement et avec
les autres êtres vivants. L’acceptation
de son propre corps comme don de
Dieu est nécessaire pour accueillir et
pour accepter le monde tout entier
comme don du Père et maison
commune ; tandis qu’une logique
de domination sur son propre corps
devient une logique, parfois subtile,
de domination sur la création ».
Chapitre V – Quelques lignes
d’orientation et d\C’action
Ce chapitre pose la question de ce
que nous pouvons et devons faire. Les
analyses ne peuvent suffire. Il faut des
propositions «de dialogue et d’action
qui concernent aussi bien chacun de
nous que la politique internationale»
et qui nous aident «à sortir de la spirale
d’autodestruction dans laquelle nous
nous enfonçons».
Comme l’a rappelé plusieurs fois
le Souverain Pontife, à partir de
l’encyclique Pacem in terris, il faut des
formes et des instruments efficaces
de « gouvernance globale » : «En
définitive, il faut un accord sur les
régimes de gestion, pour toute la
gamme de ce qu’on appelle les
biens communs globaux», vu que
«la protection de l’environnement ne
peut pas être assurée uniquement en
Biodiversité de l'Etang des SalinesBiodiversité de l'Etang des SalinesBiodiversité de l'Etang des Salines Savane des Pétrification à Sainte-AnneSavane des Pétrification à Sainte-AnneSavane des Pétrification à Sainte-AnneSavane des Pétrification à Sainte-Anne
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fonction du calcul financier des coûts
et des bénéfices. L’environnement
fait partie de ces biens que les
mécanismes du marché ne sont
pas en mesure de défendre ou de
promouvoir de façon adéquate».
Le pape François insiste sur le
développement de processus de
décisions honnêtes et transparentes,
pour pouvoir «discerner»
quelles politiques et initiatives
entrepreneuriales pourront mener
vers un «développement intégral».
En particulier, l’étude de l’impact
environnemental d’un nouveau projet
« requiert des processus politiques
transparents et soumis au dialogue,
alors que la corruption, qui cache le
véritable impact environnemental
d’un projet en échange de
faveurs, conduit habituellement
à des accords fallacieux au sujet
desquels on évite information et
large débat.»
L’appel adressé à tout responsable
politique est particulièrement incisif,
afin qu’il ne cède pas «à la logique
d’efficacité et d’immédiateté» qui
domine aujourd’hui. «S’il ose le faire,
cela le conduira à reconnaître la dignité
que Dieu lui a donnée comme homme,
et il laissera après son passage dans
l’histoire un témoignage de généreuse
responsabilité».
Chapitre VI – Éducation
et spiritualité éco\Clogiques
Le chapitre final va au cœur de la
conversion écologique à laquelle
invite l’encyclique. Les racines de la
crise culturelle agissent en profondeur
et il n’est pas facile de redessiner les
habitudes et les comportements.
L’éduction et la formation restent des
défis majeurs : « tout changement a
besoin de motivations et d’un chemin
éducatif». Sont ainsi mentionnés tous
les milieux éducatifs, en premier lieu
«l’école, la famille, les moyens de
communication, la catéchèse».
La première section, le point de départ
est «miser sur autre style de vie», qui
ouvre aussi la possibilité d’«exercer une
pression saine sur ceux qui détiennent
le pouvoir politique, économique et
social». C’est ce qui arrive quand les
choix des consommateurs réussissent
à «modifier le comportement des
entreprises, en les forçant à considérer
l’impact environnemental et les modèles
de production».
On ne peut sous-évaluer l’importance des
parcours d’éducation environnementale
capables d’incidences sur les gestes de
la vie quotidienne, de la réduction de
la consommation d’eau, au tri sélectif
des déchets, « éteindre les lumières
inutiles ». « Une écologie intégrale
est aussi faite de simples gestes
quotidiens par lesquels nous
rompons la logique de la violence,
de l’exploitation, de l’égoïsme ». Tout
cela sera plus simple à partir d’un regard
contemplatif qui vient de la foi : « Pour
le croyant, le monde ne se contemple
pas de l’extérieur mais de l’intérieur,
en reconnaissant les liens par lesquels
le Père nous a unis à tous les êtres. En
outre, en faisant croître les capacités
spécifiques que Dieu lui a données,
la conversion écologique conduit le
croyant à développer sa créativité et
son enthousiasme ».
Revient ainsi la proposition d’Evangelii
Gaudium : «La sobriété, qui est vécue
avec liberté et de manière consciente,
est libératrice», et «le bonheur requiert
de savoir limiter certains besoins qui
nous abrutissent, en nous rendant ainsi
disponibles aux multiples possibilités
qu’offre la vie» ; de manière à ce qu’il soit
possible de «reprendre conscience que
nous avons besoin les uns des autres,
que nous avons une responsabilité vis-
à-vis des autres et du monde, que cela
vaut la peine d’être bons et honnêtes».
Après Laudato si’, l’examen de
conscience, (l’instrument que l’Église
a toujours recommandé pour orienter
sa propre vie à la lumière de la relation
avec le Seigneur), devra inclure une
nouvelle dimension , en considérant
non seulement comment est vécue la
communion avec Dieu, avec les autres et
avec nous-même, mais aussi avec toutes
les créatures et la nature.
Source : http://eglise.catholique.fr/vatican/
les-ecrits/laudato-si-une-feuille-de-route/ ■
Laudato Si en Martinique DOSSIER
VacKt Sainte-MarieVacKt Sainte-Marie
MangroveMangrove
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Page 21
E
xcellence,
La situation actuelle de détério-
ration de l’environnement, for-
tement liée à la dégradation humaine,
éthique et sociale (cf. Enc. Laudato si’,
nn. 48.56.122), dont malheureusement
nous faisons l’expérience quotidien-
nement, nous interpelle tous, chacun
dans ses rôles et compétences, et nous
porte à être ici réunis, avec une prise de
conscience et un sens de responsabilité
renouvelés.
Le Royaume du Maroc abrite, en
effet, la COP22 peu de jours après
l’entrée en vigueur de l’Accord de
Paris, adopté il y a moins d’un an. Son
adoption représente une forte prise de
conscience que, face aux thématiques
aussi complexes que le changement
climatique, l’action individuelle et/ou
nationale n’est pas suffisante, mais qu’il
est nécessaire de mettre en œuvre une
réponse collective responsable visant
réellement à « collaborer pour construire
notre maison commune » (ibid., n. 13).
D’autre part, l’entrée en vigueur rapide
de l’Accord renforce la conviction que
nous pouvons et nous devons nous servir
de notre intelligence pour orienter la
technologie, tout comme pour cultiver
et limiter aussi notre pouvoir (cf. ibid.,
n. 78), et pour les mettre « au service
d’un autre type de progrès, plus sain, plus
humain, plus social, plus intégral » (ibid.,
n. 112), capable de mettre l’économie
au service de la personne humaine,
de construire la paix et la justice, de
sauvegarder l’environnement.
L’Accord de Paris a tracé une route
claire sur laquelle la communauté
internationale tout entière est appelée
à s’engager ; la COP22 représente une
étape centrale de ce parcours. Cet Accord
a un impact sur toute l’humanité, en
particulier sur les plus pauvres et sur
les générations futures, qui représentent
la composante la plus vulnérable à
l’impact préoccupant des changements
climatiques et cela nous rappelle la
grave responsabilité éthique et morale
d’agir sans tarder, de la manière la plus
libre possible des pressions politiques et
économiques, en dépassant les intérêts et
les comportements particuliers.
Dans cette perspective, je vous adresse
mes salutations, Monsieur le Président,
ainsi qu’à tous ceux qui prennent part
à cette Conférence, unies à mes vifs
encouragements afin que les travaux
de ces jours soient animés du même
esprit de collaboration et de proposition
manifesté durant la COP21. Après cette
Conférence, a commencé la phase de la
mise en œuvre de l’Accord de Paris ;
moment délicat, où l’on se confronte,
en entrant de manière plus concrète dans
l’élaboration des règles, des mécanismes
institutionnels et des éléments nécessaires
pour sa mise en œuvre correcte et
efficace. Il s’agit d’aspects complexes
qui ne peuvent pas être délégués aux
seuls interlocuteurs techniques, mais
qui ont besoin d’un soutien continu et
d’un encouragement politique, fondé
sur la conscience que « nous sommes
une seule famille humaine. Il n’y a pas
de frontières ni de barrières politiques
ou sociales qui nous permettent de nous
isoler, et pour cela même il n’y a pas non
plus de place pour la globalisation de
l’indifférence » (ibid., n. 52.)
L’une des principales contributions de cet
Accord est celle de stimuler à promouvoir
des stratégies nationales et internationales
de développement, fondées sur une
qualité de l’environnement que nous
pourrions qualifier de solidaires. En effet,
cet Accord encourage la solidarité envers
les populations les plus vulnérables et
encourage les fortes relations existant
entre la lutte contre le changement
climatique et celle contre la pauvreté.
Bien que soient nombreux les éléments
de caractère technique invoqués dans
ce domaine, nous sommes également
conscients qu’on ne peut tout réduire
à la seule dimension économique et
technologique : les solutions techniques
sont nécessaires mais pas suffisantes.
Il est essentiel et nécessaire de prendre
aussi attentivement en considération les
aspects éthiques et sociaux du nouveau
paradigme de développement et de
progrès.
Ici, on entre
dans les domaines
fondamentaux
de l’éducation et de la
promotion de styles de vie destinés à
favoriser les modèles de production
et de consommation durables. Et cela
rappelle la nécessité de faire grandir
une conscience responsable envers notre
maison commune. Tous les États parties
sont appelés à contribuer à cette tâche,
ainsi que les non-Party stakeholders :
la société civile, le secteur privé, le
monde scientifique, les institutions
financières, les autorités infranationales,
les communautés locales, les populations
indigènes.
En conclusion, Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs participants à la
COP22, je forme mes vœux les meilleurs
afin que les travaux de la Conférence
de Marrakech soient guidés par cette
conscience de notre responsabilité
qui doit encourager chacun de nous à
promouvoir sérieusement une « culture
de protection qui imprègne toute la
société », la protection de la création,
mais aussi du prochain, proche ou
éloigné dans l’espace et dans le temps.
Le style de vie fondé sur la culture du
rebut est insoutenable et ne doit pas
trouver de place dans nos modèles de
développement et d’éducation. C’est
un défi éducatif et culturel auquel, pour
être réellement efficace dans la poursuite
de ses objectifs exigeants, ne doit pas
manquer de répondre aussi l’Accord
de Paris.
Tandis que je prie pour un déroulement
heureux et fructueux des travaux,
j’invoque sur vous et sur tous les
participants la bénédiction du Tout-
Puissant, que je vous demande de porter
à tous les citoyens des pays que vous
représentez.
Veuillez croire, Monsieur le Président, à
l’assurance de mes sincères et cordiales
salutations.
Pape François ■
E
Message du pape François
au président de la COP22
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 21
Page 22
533 – Question : Qu’attends-tu du Christ ?
533 – Question : Qu’attends-tu du Christ ?
Question aux jeunes sur facebook
recueillis sur la
page Facebook
de père Olivier-
Marie Lucenay
Qu’attends-tu
du Christ ?
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 22
Page 23
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MEDIAS
Dimanche 18 décembre 2016
Chantons en Eglise
Qu’est-ce qu’un chant liturgique ? Comment est-il composé et selon quels critères est-il validé pour la liturgie ?
Cette semaine, l’oreille musicale de Dieu m’est témoin est une nouvelle fois sollicitée.
Parmi les invités, nous retrouverons par Skype, père Patrick-Alexis Phanor, délégué épiscopal pour la musique
liturgique et l’art sacré dans le diocèse de Martinique.
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE\L MARTINIQUE Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - 5-7\b rue du Révérend Père Pinchon
BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDE\LX
Téléphone : 06 96 \L310 333 - E-mail : \Lmichel.pouch@wanadoo.fr
oui , je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et as\ssurances-vie à l’Association Diocésaine.
oui , je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon \sdomicile.
LÉGUEZ
à l’ Église catholique
L’espérance en héritage
Mes coordonnées ❏ Mme ❏ Melle ❏ M.
\bom Prénom
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Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MART\LINIQUE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 4 décembre 2016 – n° 533 23
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Marie Immaculée Conception
Le Père l’a façonnée sans nulle contrefaçon
Car Il Lui a fait don de multiples façons
Le poids du péché ne L’ayant pas lésée
Ne pourra l’empêcher de faire Sa Volonté
En toute liberté, sans se voir acculée
Prenant la seule option elle qui sera réparation
Elle se fera oblation dans une opération
Qui dépasse la raison où l’interrogation
Se fera communion sans délibération
Elle a voulu comprendre pour ne pas se méprendre
Qu’Il puisse se répandre quand Elle donnera Son « oui »
Qui ne sera pas un « oui -dire » ni un béni « oui -oui »
Mais un « oui » qui bénit et sera bénéfice
Ayant su prendre le risque d’être co-rédemptrice
Accompagnant le Christ dans Son Saint Sacrifice
Un « oui » qui s’émerveille en restant en éveil
Un « oui » qui s’abandonne en acceptant Le donUn « oui » qui s’abandonne en acceptant Le don
Qui deviendra l’onction pour la libération de toutes les nations.Qui deviendra l’onction pour la libération de toutes les nations.
Nicole Irène Piquion
